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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:20
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

17/08/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 15 août 2015, la frégate de lutte anti sous-marine Montcalm a conduit au large des côtes chypriotes des activités de coopération avec le destroyer américain USS Porter.

 

Réalisée alors que cette année célèbre le 71ème anniversaire du débarquement en Provence au cours duquel le croiseur Montcalm s’était illustré par l’efficacité de son appui feu, cette opération était riche de sens pour les équipages.

Le Montcalm et l’USS Porter ont réalisé des entraînements conjoints de lutte anti sous-marine, de liaison de données tactiques et de tir au canon sur une cible flottante. Ces entraînements conduits avec succès visaient à entretenir la capacité de la marine nationale et de l’US Navy à opérer conjointement et immédiatement si cela devait être nécessaire.

En outre, un échange de personnel a permis à dix marins du Montcalm de monter à bord du destroyer américain le temps d’une journée, tandis que dix marins américains étaient accueillis par leurs homologues français. Le Lynx de la flottille 34F a également pris part aux échanges en effectuant plusieurs appontages, décollages et du vertical replenishment (ravitaillement vertical) sur la plateforme hélicoptère du bâtiment allié.

 

Suite de l’article

photo EMA / Marine Nationale

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 19:30
Op. Inherent Resolve - SITREP August 26, 2015

 

August 26, 2015 by CJTF-OIR - Release # 20150826

 

Military Airstrikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA – On Aug. 25, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted two airstrikes using remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 18 airstrikes coordinated with the government of Iraq using attack, bomber, fighter, fighter-attack and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Ayn Isa, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle.

• Near Kobani, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle.

 

Iraq

• Near Bayji, two airstrikes struck an ISIL tactical unit and terrain features denying ISIL a tactical advantage.

• Near Fallujah, one airstrike destroyed an ISIL mortar resupply vehicle.

• Near Mosul, three airstrikes struck three ISIL tactical units.

• Near Ramadi, two airstrikes struck two ISIL tactical units and destroyed three ISIL buildings and an ISIL mortar system.

• Near Sinjar, three airstrikes struck two ISIL tactical units and an ISIL mortar firing position and destroyed three ISIL fighting positions and an ISIL anti-aircraft artillery piece.

• Near Tuz, seven airstrikes struck an ISIL tactical unit, multiple ISIL fighting positions and terrain features denying ISIL a tactical advantage and destroyed 12 ISIL fighting positions, two ISIL vehicles an ISIL heavy machine gun and an ISIL weapons cache.

 

Airstrike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted airstrikes in Iraq include Australia, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom and United States. Coalition nations which have conducted airstrikes in Syria include Bahrain, Canada, Jordan, Saudi Arabia, United Arab Emirates and the U.S.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 07:20
Comment les Etats-Unis espionnent en France... légalement

 

05/08/2015 Par Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Les États-Unis utilisent le droit comme une arme pour espionner les entreprises étrangères, estime le député PS, Jean-Jacques Urvoas. Aujourd'hui, c'est au tour du Crédit Agricole d'être dans les mailles du filet de la justice américaine.

 

BNP Paris, Alstom... et maintenant Crédit Agricole. Des litiges qui permettent Washington d'espionner légalement de grands groupes français et étrangers, "un espionnage paré des vertus de la légalité", comme l'explique dans son rapport sur le renseignement le député Jean-Jacques Urvoas. Pour le député PS du Finistère, la ficelle est un peu grosse. "La législation américaine, notamment en raison de son caractère extraterritorial, apporte une illustration particulièrement éloquente de cette ambivalence par le biais de la procédure de discovery ainsi que l'existence du deal of justice", explique-t-il dans son rapport publié en décembre 2014.

"La procédure de discovery repose sur un principe fondamental de la common law selon lequel les parties dirigent l'instruction en lieu et place du juge, précise Jean-Jacques Urvoas. Dans cette configuration, le plaignant adresse des demandes de pièces au défendeur afin de cibler son action en justice. Le juge intervient alors uniquement pour valider le refus de communication ou, dans le cas contraire, prononcer des sanctions très lourdes lorsqu'il estime le refus infondé. Or, les demandes s'avèrent bien souvent extraordinairement vastes (d'où leur surnom de fishing expeditions ou parties de pêche) et peuvent procéder d'une volonté de profiter de cette procédure pour se livrer légalement à de l'espionnage économique".

En vertu de ce cadre législatif, les États-Unis s'arrogent le droit d'enquêter sur des agissements à l'étranger lorsqu'une entreprise est cotée sur une place boursière américaine. Jusqu'en 2004, Alstom était coté à Wall Street. S'agissant de BNP Paribas et de Crédit Agricole, ce sont des litiges portant sur des paiements en dollars impliquant des pays faisant l'objet de programmes américains de sanctions (Cuba, Iran, Libye, Soudan, Syrie...). Les États-Unis utilisent ainsi le droit comme une arme "d'une redoutable efficacité, qu'il soit détourné afin par exemple de voler des savoir-faire (notamment à l'occasion de contentieux déclenchés à cette fin) ou qu'il soit au contraire pensé comme un puissant instrument de prédation", assure le député PS du Finistère.

 

De lourdes amendes pour inciter à coopérer

Dans la plupart des cas de figure, les contentieux débouchent fréquemment sur des transactions dans le cadre de la pratique du "deal of justice", qui découle aussi directement du caractère extraterritorial de la législation états-unienne, notamment dans sa dimension anticorruption. Elle s'appuie principalement sur le Foreign Corrupt Act de 1977 et sur les lois de sanctions économiques contre des pays. Dans les faits, une entreprise se voit incriminée par le Department of Justice (DoJ) pour infraction à la loi états-unienne. Ce qui permet à l'administration d'agiter le spectre de lourdes amendes et de condamnations pénales pour les membres dirigeants de l'entreprise.

"Pour autant, en dépit de la lourdeur des fautes reprochées, elle propose opportunément une transaction avec les autorités administratives compétentes", explique Jean-Jacques Urvoas. L'entreprise doit alors reconnaître sa culpabilité et négocie le montant de l'amende infligée. En contrepartie, le DoJ renonce aux poursuites pour une période de trois ans, période pendant laquelle l'entreprise doit faire preuve d'un comportement exemplaire.

 

Un cheval de Troie imparable

"Pour prouver sa bonne foi, et là réside le principal problème", l'entreprise "doit accepter la mise en place d'un moniteur en son sein, moniteur qu'elle choisit mais dont la désignation définitive est soumise à l'approbation des États-Unis", souligne le député du Finistère. Ce moniteur a accès à l'intégralité des informations de l'entreprise afin de rédiger un rapport annuel extrêmement détaillé. Une aubaine pour les services de renseignement américain pour connaitre tous les marchés et les transactions d'une entreprise étrangère et de ses clients.

"Grâce au "Foreign intelligence surveillance act", les services de renseignement américains peuvent solliciter toute information nécessaire, y compris les rapports de monitorat. De telle sorte que la communauté du renseignement états-unienne, fort impliquée dans la vie économique du pays (à titre d'exemple, la CIA a créé et gère le fonds d'investissement IN-Q-Tel), dispose potentiellement d'informations concurrentielles précieuses", résume Jean-Jacques Urvoas.

Comment se prémunir contre ces ingérences légales? Pour le député du Finistère, "il est devenu impératif de disposer d'une législation nationale protégeant le secret des affaires conformément aux préconisations de l'article 39 du traité ADPIC issu de la convention de Marrakech de 1994 qui a institué l'Organisation mondiale du commerce".

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 19:30
Op. Inherent Resolve - SITREP August 25, 2015

 

August 25, 2015 by CJTF-OIR Release # 20150825

 

Military Airstrikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA – On Aug. 24, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted five airstrikes using fighter and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 31 airstrikes coordinated with the government of Iraq using attack, bomber, fighter, fighter-attack and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, two airstrikes destroyed an ISIL bunker, an ISIL fighting position and an ISIL structure.
• Near Al Hawl, one airstrike destroyed nine ISIL fighting positions.
• Near Ar Raqqah, one airstrike struck an ISIL tactical unit.
• Near Washiyah, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle.

 

Iraq

• Near Al Baghdadi, three airstrikes struck an ISIL large tactical unit and destroyed six ISIL rocket rails, an ISIL artillery piece, an ISIL building, an ISIL heavy machine gun, an ISIL mortar system, an ISIL rocket system, an ISIL weapons cache and an ISIL vehicle.
• Near Bayji, two airstrikes struck one large and one small ISIL tactical units and destroyed an ISIL excavator, an ISIL fighting position and an ISIL vehicle.
• Near Fallujah, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed four ISIL rocket systems.
• Near Kisik, two airstrikes struck an ISIL tactical unit and an ISIL sniper firing position and destroyed an ISIL fighting position and an ISIL heavy machine gun.
• Near Mosul, five airstrikes struck five ISIL tactical units and destroyed an ISIL fighting position and an ISIL vehicle.
• Near Sinjar, four airstrikes struck three ISIL tactical units and destroyed two ISIL fighting positions and an ISIL armored vehicle.
• Near Sultan Abdallah, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.
• Near Tal Afar, one airstrike struck and suppressed an ISIL heavy machine gun firing position.
• Near Tuz, 12 airstrikes struck an ISIL tactical unit and six ISIL staging areas and destroyed 57 ISIL fighting positions and three ISIL vehicles.

 

Airstrike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria and the wider international community.

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted airstrikes in Iraq include Australia, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom and United States. Coalition nations which have conducted airstrikes in Syria include Bahrain, Canada, Jordan, Saudi Arabia, United Arab Emirates and the U.S.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 16:50
Trident Juncture 2015

30 juil. 2015 by Belgian Defence Forces

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 12:30
Military Airstrikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

July 29, 2015 Combined Joint Task Force - Operation Inherent Resolve -Release # 20150729

 

SOUTHWEST ASIA – On July 28, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted three airstrikes using fighter and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 11 airstrikes coordinated with the Government of Iraq using attack, fighter-attack and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, two airstrikes struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL fighting positions.

• Near Idlib, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle.

 

Iraq

• Near Al Huwayjah, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle.

• Near Bayji, two airstrikes struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL vehicles and an ISIL VBIED.

• Near Habbaniyah, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL structure.

• Near Haditha, one airstrike destroyed an ISIL vehicle.

• Near Mosul, one airstrike destroyed an ISIL tunnel entrance.

• Near Ramadi, three airstrikes struck two ISIL tactical units and destroyed an ISIL armored vehicle, an ISIL structure and an ISIL fighting position.

• Near Sinjar, one airstrike struck an ISIL mortar position.

• Near Tal Afar, one airstrike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun and an ISIL fighting position.

 

Airstrike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted airstrikes in Iraq include Australia, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom and United States. Coalition nations which have conducted airstrikes in Syria include Bahrain, Canada, Jordan, Saudi Arabia, United Arab Emirates and the U.S.

 

Separately, on July 28 near Salqin, Syria, U.S. military forces conducted one airstrike against a network of veteran al-Qaida operatives, sometimes called the "Khorasan Group," who are plotting external attacks against the United States and our allies. The airstrike struck a tactical unit and destroyed a vehicle.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:50
G550 CAEW aircraft Photo Elta Systems, a subsidiary of IAI

G550 CAEW aircraft Photo Elta Systems, a subsidiary of IAI

 

July 27, 2015: Strategy Page

 

Italy is renewing its lease on its only SIGINT (signals intelligence) aircraft, mainly because of the continuing and growing problem with people smugglers operating out of Libya and trying to bring several hundred thousand illegal migrants to Italy. SIGINT aircraft are equipped to monitor all sorts of wireless communications and are a key tool in keeping track of what the smuggling gangs are up to. The SIGINT aircraft was built by an American firm, using a modified Gulfstream III business jet. This 30 ton twin-jet aircraft normally carries a crew of two and up to 19 passengers. Outfitted for SIGNINT most of the internal space is taken up by electronics, monitored by about four system operators while the two pilots keep the aircraft in the air for up to eight hours per sortie. Italy began leasing the Gulfstream III SIGINT aircraft in 2012 because the air force could not afford to buy it. The Italian deal involved paying for hours (in the air) used and was a lot cheaper than buying.

 

These are not the only militarized business jets Italy uses. In 2012 Italy bought two Israeli AWACS (Airborne Early Warning Aircraft) for $375 million each. Italy didn’t have a choice in this case as this was part of the offset for the recent Israeli purchase of $993 million worth of Italian jet trainers. Israel also calls this aircraft CAEW (Conformal Airborne Early Warning).

 

In 2008 Israel introduced this new AWACS design which used a long range business jet (the 40 ton Gulfstream G550) fitted out with Israeli made radar and electronics. The Israeli Air Force bought the CAEW AWACs in 2006 and the first two entered service in 2008. Israel had already sold the AWACS electronics to India, for installation in four Russian Il-50/76 aircraft. Singapore later bought four CAEWs.

 

The CAEW AWACS carries a Phalcon conformal (it is built into the lower fuselage) phased array radar, SIGINT equipment (to capture and analyze enemy electronic transmissions), and a communications system that can handle satellite signals as well as a wide array of other transmissions. There are six personnel on board to handle all this gear, plus the flight crew. The Gulfstream G550 used for this can stay in the air for over ten hours per sortie and can fly at up to 13,200 meters (41,000 feet).

 

The G550 is a larger version of the Gulfstream G400, which the U.S. Army uses as the C-20H transport. The U.S. Coast Guard, Air Force, and Navy also use militarized Gulfstreams (usually as C-37Vs). The 30 meter (96 foot) long aircraft has two engines and was built for long flights (over 11,000 kilometers). Current Gulfstream G550s cost about $40 million each.

 

The Phalcon radar is, in some respects, superior to the one used in the American AWACS. For example, Phalcon uses a phased array radar (thousands of small radar transmitters are fitted underneath the aircraft). The phased array radar, in combination with the latest, most powerful computers and other antennas for picking up a variety of signals, enables Phalcon to be more aware of what electronic equipment (airborne or on the ground) is operating up to 400 kilometers away. The phased array radar allows positions of aircraft on operator screens to be updated every 2-4 seconds, rather than every 20-40 seconds as is the case on the United States AWACS (which uses a rotating radar in a radome atop the aircraft). The first Phalcon system was fitted on a Boeing 707, although somewhat limited versions could be put onto a C-130. On a larger aircraft you can have more computers, and other electronics, as well as more human operators. But the major advantage of the Phalcon is that it is a more modern design. The U.S. AWACS is over twenty years old and has undergone upgrades to the original equipment. The Israeli air force operates six Phalcon aircraft (using Boeing 707 airframes).

 

Business jets have proven very popular for the latest generation of electronic support aircraft, mainly because the business jets have gotten larger and the electronics smaller and lighter. Altogether it is a cheaper and more affordable package. The next generation of these support aircraft will probably be unmanned UAVs.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:50
Opinion: Merkel Must End Devil's Pact with America

Enough is enough: American spying on Germany is killing the friendship between the countries. - source Spiegel DPA

 

July 07, 2015 By Markus Feldenkirchen - Spiegel.de

 

Following the latest revelations about surveillance by the United States on the German government and media, it is high time for Chancellor Angela Merkel to take action against the systematic spying.

 

The German-American friendship no longer exists. It may still remain between citizens of both countries, but not between their governments. Perhaps it has always been an illusion, perhaps the United States pulled away over the course of time. But what binds these two nations today cannot be considered friendship. Openness and fairness are part of the essence of friendship, which is about mutual respect and trust. A quarter century after the United States helped the German people restore their national unity, little remains of this friendship.

As new documents from WikiLeaks and reporting by SPIEGEL show, the NSA has been systematically spying on much of the German government. America's spies not only listened in on Chancellor Angela Merkel's private conversations about sensitive political issues. The NSA also bugged ministries, ministerial offices and other government agencies. Not even journalism is sacred to the Americans -- at least not in Germany. American spies monitored at least one SPIEGEL colleague in Berlin -- spies who represent a country that considers itself a guarantor of freedom of the press, one of the cornerstones of a liberal democracy.

Today we know: The friendly smile worn by Angela Merkel's hosts in Washington all these years has been insincere at best.

Sept. 11 is not a good enough excuse for what has transpired. The terrorist attacks were horrendous, and a turning point for America and the world. It was understandable that the administration in Washington believed that they needed to protect their country against future attacks. Just as friends and family need support after going through a sudden, traumatic experience, the Allies were prepared to show their support for their friend.

But what has come to light has nothing to do with the attacks of Sept. 11 and the fight against terrorism. The US began systematically spying on the German government at least since 1999 (perhaps even earlier); in other words, two years before the attacks on New York and Washington. It is questionable that the German Agricultural Ministry's fisheries department, which the NSA also spied on, had anything to do with Osama bin Laden or al-Qaida.

 

Unscrupulous

It wasn't security of the Western world that concerned the Americans. Instead they pursued their own interests, unscrupulously vying for slight political advantages in diplomatic dealings and in the struggle for economic prosperity. The reference to the terrorist threat has long become a fig leaf for habitual and brazen espionage.

In the US, the complaints, such as the ones formulated in this editorial, are taken as naive and twee. They are considered laughable. However, if naivety means that one has not yet given up the belief in fairness as the basis for the partnership, then one should be naive. It is also better than the pathetic act that Merkel's administration has put on for years with regards to the NSA: feigned public outrage over America's tactics.

The German government has engaged in a devil's pact with the US and its Orwellian spying machine. This may have been done out of fear -- fear of not receiving the potentially imperative information about a planned attack. But through her silence, Merkel has made the German government complicit. She allowed the law to be broken. She also permitted the principles that characterize open, democratic societies to be compromised.

The German government had the wrong priorities. There is no guarantee of security. Fear of an attack is no reason to sacrifice legal principles.

The chancellor must show Washington a clear sign of resistance. Germany must free itself from this pact with the NSA. In the future, it must write the rules for its cooperation with intelligence agencies itself -- which may mean that certain information will no longer be shared.

It would not be the end of cooperation between the two countries, particularly not on the issues of trade and foreign policy. Germany and America will have shared interests in certain matters. But currently, there's little room in the relationship for more than that.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 16:50
Coup d'envoi au déploiement d'un «Web du renseignement militaire»

 

27/07/2015 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Un nouveau réseau, visant à interconnecter l'ensemble des capacités militaires de renseignement de neuf pays de l'Otan, est lancé.

 

C'est un retour aux sources pour Internet. Quarante-six ans après la création du réseau expérimental Arpanet, à vocation militaire, par l'Arpa, une agence liée au Pentagone, un nouveau réseau militaire commence son déploiement au sein de l'Alliance atlantique (Otan). Il vise à interconnecter d'ici à cinq ans l'ensemble des capacités militaires de renseignement de neuf pays de l'Otan: États-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas et Norvège. Objectif? Créer le «joint ISR», ou «Web du renseignement militaire». «Ce programme a été décidé par les États-Unis et la France lors du sommet de Chicago en mai 2012. Il a fait l'objet d'un travail collaboratif entre les neuf pays et leurs industriels, puis il a été testé avec succès en 2014, dans le cadre d'un exercice grandeur nature en Norvège avec 1500 participants », explique Christophe de Dreuille, directeur des programmes de renseignement chez Airbus DS. La Direction générale de l'armement (DGA) a confié à la filiale défense d'Airbus l'industrialisation et le déploiement de la section française (systèmes Dopec et CSD) du futur réseau.

 

Sources et capacités de renseignement partagées

Ce Web militaire sera fermé, c'est-à-dire isolé des réseaux grand public, et il aura des capacités de protection défensives et offensives. Il faut en effet éviter que les informations sensibles soient captées ou polluées par l'«ennemi». Il intégrera aussi des outils de messagerie et de chat dédiés à l'échange rapide d'informations sur les théâtres d'opération. Les neuf pays partageront leurs sources et capacités de renseignement, par exemple des données collectées par un drone ou un satellite lors de missions en coalition. Le réseau aura plusieurs niveaux d'accès. Des pays amis pourront y entrer, au cas par cas. Lutte contre le terrorisme, la piraterie, la prolifération nucléaire… mais aussi protection d'événements sensibles comme le G20 ou le G8, ce réseau des réseaux promet plus de fluidité, d'efficacité et de réactivité. Le tout pour un budget maîtrisé, car partagé, de plusieurs millions d'euros par an et par pays.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 15:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

24/07/2015 Armée de l'air

 

Le meeting aérien du Royal International Air Tattoo s’est déroulé du 16 au 18 juillet 2015 sur la base aérienne britannique de Fairford. À cette occasion, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), a pu rencontrer entre autres ses homologues britannique et américain.

 

Ce meeting aérien international attire près de 150 000 visiteurs et rassemble une centaine d’appareils. Lors de sa visite, le CEMAA, qui occupera le poste de Supreme Allied Commander for Transformation (Commandant suprême allié transformation – SACT) à compter du 30 septembre prochain, a pu rencontrer de nombreux industriels mais aussi plusieurs de ses homologues.

Ainsi, les chefs d’état-major des armées de l’air française, américaine et britanique se sont réunis afin de signer une charte trilatérale, qui scelle leur vision stratégique commune.

 

Suite de l’article

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 17:35
Le Charles de Gaulle vu depuis le cockpit d'une Alouette III. photo M.Muller Marine Nationale

Le Charles de Gaulle vu depuis le cockpit d'une Alouette III. photo M.Muller Marine Nationale

 

17 juillet 2015 Portail des Sous-Marins

 

Pour la première fois, la marine indienne a officiellement indiqué la taille et les spécifications de son futur porte-avions. Elle a écrit à 4 grands chantiers navals, leur demandant des propositions pour l’aider à concevoir un porte-avions de 65.000 t et 300 m de long.

 

La lettre envoyée mercredi dernier, précise que le porte-avions doit avoir une vitesse maximale de plus de 30 nœuds. Elle ne se prononce en revanche pas sur le type de propulsion : nucléaire, diesel ou turbines à gaz.

 

La lettre indique que le porte-avions embarquera de 30 à 35 avions et environ 20 hélicoptères. Il aurait une catapulte et des brins d’arrêt, comme les porte-avions américains et français. Pour les aviateurs, il s’agirait d’un important changement puisqu’ils sont habitués aux appareils à décollage court, avec “ski-jump”.

 

Sans exiger un système électromagnétique, comme celui qui équipe le nouveau porte-avions américain USS Gerald R Ford, la marine indienne indique qu’il s’agit d’une possibilité.

 

La lettre a été envoyée à Lockheed Martin, BAE Systems, DCNS et Rosoboronexport.

 

Les spécialistes soulignent que les caractéristiques annoncées sont proches de celles du Charles de Gaulle et du Queen Elizabeth II.

 

La lettre donne une semaine pour répondre, exigeant une proposition pour le 22 juillet, réponse qui doit contenir des éléments de prix.

 

« Ce processus d’évaluation va au moins prendre une décennie. Il est impossible que quiconque puisse proposer une proposition détaillée en terme de prix dans un délai aussi court, » se plaint un haut responsable de l’un des vendeurs contactés.

 

Référence : Business Standard (Inde)

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 17:20
photo P.Dagois -Marine nationale

photo P.Dagois -Marine nationale

 

09/07/2015 Sources : EMA

 

Dimanche 5 juillet 2015, le centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA) a conduit au large de Djibouti une campagne d’homologation de l’aéronef de transport américain Boeing V-22 Osprey  sur le BPC Dixmude.

 

L’objectif recherché au travers de cette homologation est de renforcer l’interopérabilité entre les marines française et américaine. Le BPC Dixmude a pour cela accueilli durant quelques heures un V-22 de l’US Marine Corps du 15ème MEU, provenant de l’USS Essex. Le V-22 est un convertible, c’est-à-dire un croisement entre un avion de transport militaire et un hélicoptère. Sa conception à rotors basculants lui permet de décoller et d’atterrir verticalement. En 2014, pour la première fois, une série d’appontages avait été réalisée sur  les BPC Dixmude puis Mistral. Un spot d’atterrissage spécifique au V-22 avait ainsi été choisi, à proximité du spot hélicoptère n°1, puis expérimenté. A des fins de progressivité, les aéronefs n’avaient alors stationné que quelques minutes sur le pont d’envol. Cette fois, en plus des appontages désormais « classiques » qui ont été réalisés, l’équipe du CEPA a conduit toute une série d’expérimentations afin de démontrer la capacité du BPC à accueillir un V-22 à des fins opérationnelles : embarquer et débarquer du personnel, ravitailler et stationner sur le pont d’envol moteurs coupés.

 

L’enjeu était donc de taille.

 

Les équipes du pont d’envol, de la passerelle et de la sécurité ont été briefés par leurs homologues américains. Lorsque le V-22 s’est approché, les marins ont été impressionnés par l’imposante machine, qui est venue se poser sur l’avant du pont d’envol du BPC Dixmude. C’est un grand pas qui a ainsi été fait, sous le contrôle de l’équipe du CEPA venue de métropole pour l’occasion, et qui a pris place à la fois à bord du BPC et du V-22. Les présentations de l’aéronef se sont succédées,  suivies de mesures de températures sur le pont. Le posé final a été mis à profit pour débarquer du personnel et effectuer un ravitaillement rotors tournants, avant de couper les moteurs – une première sur un BPC français.

 

Cette opération a été un grand succès : toutes les mesures et manœuvres prévues par le CEPA ont pu être réalisées. Les experts pourront se prononcer sur l’homologation et le cadre futur de l’interopérabilité du V-22 sur BPC. Good Job !

photo P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationalephoto P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationale
photo P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationale
photo P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationalephoto P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationalephoto P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationale

photo P.Dagois & F. de Feydeau -Marine nationale

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 16:30
La Belgique a assuré 5,5% des missions d'attaque contre l'EI (20.07.2015)

 

20/07/15 7sur7.be

 

La composante Air a effectué, en neuf mois d'opération en Irak au profit de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, 163 attaques au sol contre des objectifs terrestres du groupe terroriste sunnite Etat islamique (EI) en 796 sorties, a indiqué lundi un haut responsable militaire, trois semaines après la fin de cette mission, qui devrait reprendre d'ici un an en alternance avec les Pays-Bas.

 

Six chasseurs-bombardiers F-16 belges ont opéré  uniquement en Irak  entre début octobre 2014 et fin juin dernier au départ de la Jordanie, notamment pour appuyer les troupes irakiennes au sol qui s'opposent à l'avancée de l'EI (alias Daech en arabe). Ils ont effectué 3.552 heures de vol dont une partie de nuit, attaquant 163 objectifs de Daesh, parfois avec plusieurs bombes de 250 kilos, ce qui représente 5,5% de l'effort de la coalition internationale.

"Sans causer de dommages collatéraux", grâce aux précautions prises, a assuré le commandant de la composante Air, le général Frederik Vansina, au cours d'un point presse sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg) à l'occasion d'un vol en F-16 du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

 

Un système d'alternance avec les Pays-Bas

La campagne aérienne produit ses effets et l'avancée de Daech a été stoppée, le mouvement ayant perdu 30% des territoires qu'il contrôlait en dépit de quelques "succès tactiques temporaires", a-t-il ajouté, tout en admettant que la lutte contre l'EI serait de "longue haleine".

La participation belge aux opérations aériennes a été suspendue fin juin, pour des raisons budgétaires, avec un retour des avions quelques jours plus tard à Florennes.

La Belgique et les Pays-Bas ont toutefois convenu d'un système d'alternance qui font que les deux forces aériennes se relèveront mutuellement à partir de l'été 2016.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

 

3 juillet 2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Version complète d'un article paru dans Le Monde du 2 juillet 2015

 

Il n’existe fondamentalement que deux manières de terminer une guerre : la négociation, plus ou moins explicite, ou la destruction de l’un des camps. En Irak, les Américains, par l’intermédiaire ou non du gouvernement irakien, ont négocié avec l’armée du Mahdi en 2004 et 2008 ou avec les tribus sunnites à la fin de 2006. En revanche le dialogue n’y a jamais été envisagé, ni possible en fait, avec l’Etat islamique en Irak, premier avatar de Daech. La destruction était donc la seule option et en 2007 et elle a presque réussi. Elle reste, à ce jour et pour l’instant, encore la seule voie envisagée face à l’Etat islamique (EI).

 

Le problème opérationnel qui se pose aujourd’hui est que si une campagne aérienne peut parfois imposer une négociation favorable, croire que cela peut entraîner la destruction de l’Etat islamique est en revanche un vœu pieux. C’est un espoir pourtant régulièrement mis en avant par certains responsables américains mais qui apparaît plus comme un argument de justification des actions en cours que comme une hypothèse sérieuse. Comme au temps du « comptage des corps » vietnamiens, le Pentagone peut se targuer de tuer 1 000 combattants ennemis chaque mois. Daech n’en augmente pas moins ses forces, et son expansion est surtout limitée par son incapacité à occuper le terrain au-delà de l’espace arabe sunnite qui lui assure ressources et légitimité.

 

Il est possible en fait que cette campagne aérienne, dont tous les Sunnites de la région constatent qu’elle les frappe eux et pas Assad, soit également et paradoxalement un sergent-recruteur  pour l’ennemi. D’un point de vue tactique, Daech a également adopté les méthodes de furtivité terrestre bien connues, comme la dispersion des forces, leur immersion dans la population, l’emploi de véhicules civils, la construction d’abris souterrains, etc. qui réduisent considérablement l’efficacité de la puissance aérienne. Pour autant, ces méthodes, en particulier la dispersion, ont aussi pour effet de rendre vulnérable à une offensive terrestre de grande ampleur. Or, celle-ci ne vient pas. 

 

Pour détruire un Etat ou une organisation formant un proto-Etat comme le « califat », on ne connaît pas pour l’instant d’autre moyen que de commencer par disloquer son armée et de réduire tout ce qui lui fournit les moyens et, surtout, les raisons de combattre. Cette dislocation ne peut, elle-même, être obtenue, à la manière de l’opération française Serval au nord du Mali, qu’en s’emparant du territoire contrôlé par l’ennemi tout en agissant sur les sources politiques de sa force et en préservant la population civile environnante.

 

Contre Daech, deux objectifs géographiques sont possibles : Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak et capitale économique de l’organisation, et l’Euphrate, de Falloujah à Raqqa, la capitale politique. La deuxième option est la plus difficile mais sans doute la plus décisive. Une fois les drapeaux du califat auto-proclamé retirés de Falloujah, Ramādī, Abu Kamal, Deir ez-Zor et Raqqa, la capacité de résistance des autres territoires de l’EI sera très affaiblie, y compris à Mossoul. Les allégeances diverses hors du territoire central s’en trouveront également fragilisées.

 

Cette offensive sur l’Euphrate serait logiquement menée par un corps aéroterrestre blindé appuyé par une capacité de frappe en propre précise et puissante, et dont la mission serait de progresser le long du fleuve, de cloisonner une à une les cités pour s’en emparer puis de les nettoyer de toute présence ennemie visible. Elle pourrait partir d’Urfa en Turquie, à condition que le gouvernement d’Ankara l'accepte ou, plus probablement, de  Bagdad, base politique et logistique bien plus aisée. La mise en place de ce corps prendrait techniquement des semaines, des mois si on ajoute le processus de décision politique préalable à la formation d'une coalition.

 

Autour de ce corps aéroterrestre et en profondeur du dispositif adverse, une autre force de frappe et de raids, s’attaquerait à la structure de commandement, à la logistique, aux mouvements et aux concentrations de forces. C’est bien cette combinaison des contraires entre l’impossibilité pour l’ennemi de se concentrer sous peine d’être frappé et l’impossibilité de résister efficacement à une puissante attaque au sol en étant dispersé qui donnerait un plein effet opérationnel.

 

L’armée de Daech est constituée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations pouvant varier de 30 000 à 80 000, parfois plus si on intègre des unités non-permanentes de défense locale. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, fondamentalement une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques des années 1960. En soi, il n’y a là rien de très puissant, une très faible fraction par exemple des armées de Saddam Hussein broyées par les coalitions menées par les Américains. La différence est que les combattants de l’armée de Daech sont plutôt compétents tactiquement et surtout très motivés. Ce dernier point fait toute la différence, surtout face à des forces armées et milices qui ne le sont pas hors de leur zone ethno-confessionnelle mais aussi face à des armées professionnelles occidentales, tout à fait résolues mais dont les gouvernements sont sensibles aux pertes. En 2003, il a fallu, malgré toute l’armée irakienne, moins d’un mois aux divisions américaines pour s’emparer de Bagdad depuis le Koweït. Un an plus tard, la prise de la seule ville de Falloujah, tenue par quelques milliers de combattants légers, a nécessité neuf mois d'efforts.

 

D’un point de vue tactique, cette motivation extrême permet d’introduire sur le champ de bataille des combattants-suicide, souvent motorisés, qui servent de missiles de croisière du pauvre. Avec la mobilité des milliers de véhicules légers disponibles, elle autorise aussi des modes d’action très décentralisés, en essaim offensifs ou défensifs, enveloppant les forces adverses ou s’infiltrant entre elles à la recherche du combat rapproché.

 

Comme la reprise de Tikrit l’a montré en mars dernier ou les batailles de l’époque de l’occupation américaine, face à un tel adversaire s’emparer de chaque ville le long de l’Euphrate sera difficile et prendra à chaque fois des semaines sinon des mois, pour éliminer jusqu’au dernier combattant suicide ou le dernier piège explosif. Pour reprendre Falloujah en novembre 2004, face à 3 000 combattants, les Américains ont déployé 15 000 hommes et d’énormes moyens de feux. La saisie de la ville a demandé une semaine de combats difficiles et encore un mois supplémentaire de nettoyage de toutes les habitations, le tout au prix de 73 tués et plusieurs centaines de blessés. Le contingent américain présent en Irak (130 000 hommes) avait alors mis plus d’un an pour reprendre le contrôle des villes du Tigre et de l’Euphrate au nord de Bagdad. L’ordre de grandeur pour une offensive sur l’Euphrate menée par une force moderne représente donc au moins dix fois ce que la France a déployé avec l’opération Serval, soit plus de 40 000 hommes avec des milliers de véhicules blindés terrestres et d’aéronefs. Il faut s’attendre ensuite à ce que cette force déplore plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, et beaucoup plus s’il s’agit de forces moins modernes, protégées et professionnelles que les troupes occidentales.

 

Encore ne s’agit-il là que de la phase de conquête, il faut ensuite contrôler et sécuriser le terrain pris tout en poursuivant la traque d’une organisation revenue à la guerre souterraine. Cela peut durer plusieurs années et nécessiterait de nombreux moyens humains, au moins 100 000 hommes, et de quoi administrer et faire vivre ce Sunnistan, avant une normalisation de la situation. Cela implique un comportement respectueux de la force occupante mais aussi, et c’est l’élément le plus important, un contexte politique qui fasse que cette force ne soit pas perçue comme illégitime.

 

Cette phase de stabilisation peut, si elle est bien conduite et avec les moyens suffisants, permettre de dégager des marges de résolution politique tout en tarissant l’Etat islamique et les autres organisations radicales de ses ressources, le combat n’en sera pas terminé pour autant. Après avoir été chassé de Bagdad et d’Anbar en 2007, l’EII a survécu pendant des années dans les provinces de Salah al-Din et surtout de Ninive avant de reprendre de l’ampleur. La traque, affaire de police et de services, doit donc continuer pendant la stabilisation, et elle constitue aussi une œuvre de longue haleine.

 

Actuellement, aucun acteur régional ne possède les moyens pour réaliser toutes ces opérations. Les armées locales, qui ne sont plus vraiment des armées étatiques mais des forces de défense du régime et des groupes non-sunnites, n’ont pour l’instant pas la motivation pour réaliser la conquête de l’Euphrate et cela dépasse largement le seul problème de formation technique et tactique auquel s’attache, en Irak, la coalition. Rappelons que depuis la chute de Saddam Hussein, le département d’Etat américain a formé, avec l’aide de sociétés privées, une première « nouvelle » armée irakienne  qui s’est effondrée en avril 2004 ; que le département de la défense a pris le relais ensuite, encadrant (une équipe de conseillers par bataillon, état-major, camp d’entraînement), finançant (25 milliards de dollars), appuyant par ses feux et soutenant par sa logistique, une collection de 200 bataillons qui ne se sont vraiment avérés utiles aux côtés des Américains qu’au bout de trois ans. Avec la politique sectaire de Nouri el-Maliki et la concentration des forces efficaces autour de sa personne, cette troupe est ensuite rapidement devenue une armée Potemkine. Les Américains et leurs alliés peuvent donc s’efforcer de reformer une troisième « nouvelle » armée irakienne mais il n’y a guère de raison pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Quant à l’armée d’Assad, actuellement la plus grande organisation terroriste au monde, il ne peut être sérieusement question de l’épauler sous peine de renforcer encore la position politique de l'ennemi. Ajoutons encore une fois que la conquête ne constitue qu’une première phase et pas forcément la plus compliquée. Si ces forces sont déjà incapables de s’emparer des bastions de l’EI, elles sont encore plus incapables de les tenir si elles se comportent comme elles se sont toujours comportées jusque-là.

 

De fait, actuellement, seules des armées professionnelles occidentales, et peut-être russe, peuvent envoyer des soldats combattre avec courage et efficacité sur l’Euphrate avec éventuellement l’appoint de forces des monarchies arabes, jordanienne surtout. Pour la phase de stabilisation, un contrôle par les forces d’Assad ou par des milices chiites irakiennes est par totalement inconcevable, comme l’ont montré, en Irak seulement, les suites de la prise de Tikrit ou les précédents des « forces spéciales de la police » utilisées par les gouvernements à dominante chiite depuis 2005. Pour assurer cette mission, il est pour l’instant difficile d’imaginer autre chose qu’une force internationale arabo-occidentale, en admettant que l’on trouve suffisamment d’Etats volontaires pour s’engager dans un nouvel « Afghanistan ».

 

Or et très clairement, les Etats extérieurs à la région, Etats-Unis en premier et sans qui rien d’important ne peut se faire, n’ont pas la volonté de s’engager vraiment, même lorsqu’ils sont frappés sur leur sol. Les affres des occupations afghane et irakienne sont encore trop récentes pour imaginer qu’un exécutif envisage sérieusement de le proposer à son opinion. En l’état actuel de la situation politique locale et intérieures aux différents membres de la coalition, il n’y aura donc pas de conquête de l’Euphrate, ni de stabilisation du territoire actuellement tenu par Daech.

 

La principale force de l’Etat islamique est la somme des contradictions et ambiguïtés qui paralysent ceux qui l’entourent pour qui il constitue à la fois un ennemi pour soi et un allié contre les autres. Envisager simplement de détruire militairement l’Etat islamique suppose donc d’abord une modification profonde du contexte politique environnant. Que le pouvoir se transforme à Bagdad et Damas, de gré ou par la force des événements, en quelque chose de plus légitime à la fois aux yeux de la communauté internationale et aux arabes sunnites de la région, ou au moins que le gouvernement turc considère Daech comme un ennemi et non un allié et il sera alors possible pour une coalition de mener une vraie offensive.

 

Sans cela, et c’est ce qui est le plus probable, sauf peut-être du côté de Damas, Daech continuera d’exister. Il faudra alors accepter de vivre en situation de guerre endémique, et donc d’accepter d’autres attaques terroristes, jusqu’à l’acceptation de l’existence d’un nouvel Etat radical au Moyen-Orient. La situation ressemblera alors en proportion réduite à l’attitude des Occidentaux face aux Bolcheviks, refusant leur existence mais ne voulant pas mener, outre quelques petites expéditions périphériques, une guerre directe contre eux et se contentant de soutenir des factions locales divisées. L’URSS s’est finalement formée, a occupé tout le vide politique qu’elle pouvait occuper pour se consacrer ensuite prioritairement à la mise en œuvre du communisme « dans un seul pays » et secondairement au Komintern. L’Occident a fini pas vivre avec la présence d’une URSS, contenue mais reconnue jusqu’à son effondrement. Plus récemment, l’Iran des mollahs a mis en place en 1979 une version chiite de l’Etat islamique actuel. La France et les Etats-Unis en particulier, l’ont affronté indirectement (provoquant la mort de plus de Français que Daech pour l’instant) puis se sont contentés de le contenir, avant, sans doute sous peu, de le reconnaître et de faire la paix. Nous avons également accepté de vivre, et même un temps de s’associer, avec la Libye de Kadhafi, que nous avions combattu au Tchad et qui avait, entre autres et là-aussi, tué plus de citoyens français par attentats que Daech. Nous sommes très proche d’une Arabie Saoudite, qui sur le fond n’est pas très différente idéologiquement de l'EI, mais qui a le bon gout de ne pas filmer ses exécutions et d’être riche. Un tel processus d'acceptation serait long, difficile à admettre, mais il est possible, sinon malheureusement hautement probable, faute de réelle volonté contraire. Il reste à imaginer ce que va représenter la vie avec Daech.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:30
Comment lutter contre Daesh ?


01.07.2015 LeMonde.fr
 

La communauté internationale parviendra-t-elle à vaincre l'organisation Etat islamique qui vient de célébrer le premier anniversaire du « califat » ? Analyse des stratégies militaires pour réduire son emprise au Proche-Orient.

 

- Détruire les capitales du « califat », par Michel Goya, colonel dans les troupes de marine et historien. Il est possible de vaincre militairement Daech grâce à une grande opération héliportée et aéroportée sur l’Euphrate. Un combat qui pourrait durer plusieurs années et qui nécessiterait au moins 100 000 hommes sur le terrain

 

- La logique suicidaire de Daech pourrait provoquer sa propre chute, par Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La logique nihiliste de l’Etat islamique pourrait se retourner contre lui et accélérer son effondrement.

 

A lire aussi :

 

- Face à la progression de l’Etat islamique, quelle stratégie pour la coalition ? La réunion des alliés de la coalition mardi à Paris doit permettre d’échanger sur le plan à adopter après les récentes avancées des djihadistes..... Le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, est arrivé, mardi 2 juin, à Paris, déterminé à relancer la dynamique contre l’expansion de l’Etat islamique.

 

- Face à l'avancée djihadiste, les Etats-Unis impuissants

 

- L'art militaire de l'antiterrorisme Au fil des années, la lutte contre le terrorisme a glissé du terrain policier vers le domaine militaire. Pour l'armée française, elle devient un élément structurant.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 16:20
Histoire d'applis: de la lutte américaine contre Daesh au concept français de "smart base"


27.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Lu dans DefenseOne.com (voir ici) cet article sur le projet de recourir à des applis civiles "militarisées". Ces applications nouvelles développées par la JIEDDO (à l'image de Skype et FaceTime) permettraient à des mentors US de suivre virtuellement les soldats irakiens ou kurdes qu'ils ont formés lorsque ces derniers sont en opération et de les conseiller en direct.

La Joint IED Defeat Organization teste déjà ces applis en Afghanistan dans le cadre de la lutte contre les IED (lutte pilotée par cette Joint IED Defeat Organization).

Puisque l'on parle d'applis, j'en profite pour parler des commandos Air de la base d'Evreux qui vont tester une application développée par un lieutenant de l’armée de terre. Son projet baptisé Auxylium a reçu le prix de l’innovation participative en 2010.

L'application associe "localisation du combattant, technique de communication moderne, transmission de données protégées sur des terminaux du type smartphones durcis, le tout dans un contexte de combat débarqué en utilisant principalement des technologies sur étagère, à coûts réduits", ainsi que l'a expliqué le général Joël Rode dans sa présentation du projet Smart Base qui sera inauguré lundi à Evreux.

A Evreux, profitant de la présence du Groupement Tactique des Systèmes d’Information et de Communication Aéronautiques (GT SIC Aéro 10.805), devrait aussi être testée une appli baptisée "Aviactor" conçue à l’image des systèmes déployés dans les smart Cities.

Après avoir téléchargé et installé sur leur smartphone l’application Aviactor, le personnel de la base aura accès à tout un environnement interactif lui permettant de consulter un ensemble d’informations utiles sur sa vie quotidienne sur le site. De plus, il est en mesure d’enrichir lui-même ce contenu quelle que soit sa position géographique, comme signaler immédiatement un évènement non-conforme sur le site (intrusion par exemple).

Enfin, toujours lundi, à Evreux, aura lieu l'installation d'une pépinière numérique colocalisée auprès du GT SIC Aéro. Cetincubateur de start-up dédiées aux nouvelles technologies et aux environnements connectés pourra bénéficier des savoir-faire, de l’expérience et des conseils des militaires spécialistes du GT SIC Aéro. En contrepartie, le GT SIC Aéro pourra bénéficier de la capacité d’innovation et de veille technologique que proposent les start-up.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:50
NATO’s Readiness Action Plan


1 juil. 2015 by NATO

 

NATO's undertaking more land, sea and air exercises and is creating a new task force, around 5000 strong, which will be able to deploy with 48 hours notice to wherever it is needed. It's all part of RAP or the Readiness Action Plan.

More information about RAP: http://goo.gl/ZhZ0tg

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:50
Remus prêt à l'utilisation  Photo US Navy - Remus team

Remus prêt à l'utilisation Photo US Navy - Remus team

 

30/06/2015 René Steyaert – MIL.be

 

Du 8 au 18 juin 2015, la Remus Search Team de la Composante Marine belge a participé à BALTOPS 15, un exercice international d'envergure en Pologne. Plus de 5000 militaires, 49 navires et quelque 80 avions y ont pris part.

 

La Remus Search Team belge a travaillé avec une équipe de plongée néerlandaise placée sous commandement américain. Plus tard, le groupe a accueilli une équipe de déminage néerlandaise, diverses équipes "Remus" et des plongeurs de plusieurs nationalités. Le groupe se trouvait près de la ville portuaire d'Utska (Pologne) et logeait dans un camp militaire composé de tentes. Ses membres opéraient généralement depuis le port et régulièrement depuis la plage.

 

L'équipe "Remus" avait pour mission de garder deux chenaux libres d'accès afin que les navires amphibies puissent y débarquer troupes et matériel. Du 16 au 18 juin, la zone où opérait notre personnel a été particulièrement médiatisée, plaçant notre équipe aux premières loges et ajoutant un défi à la mission. Celle-ci fut un réel succès. Outre les mines d'exercice, l'équipe a également localisé les restes d'anciennes munitions de guerre.

Photo US Navy - Remus teamPhoto US Navy - Remus teamPhoto US Navy - Remus team
Photo US Navy - Remus team

Photo US Navy - Remus team

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 11:20
Scandale des écoutes: la NSA espionnait aussi les ministres français de l’Économie et du Budget

 

30 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Pierre Moscovici et François Baroin ont été écoutés par les services secrets américains lorsqu’ils étaient au ministère de l’Economie et des Finances, selon plusieurs documents obtenus par WikiLeaks et rendus publics lundi soir par Libération et Médiapart.

 

Médiapart assure que la NSA (National Security Agency) s’est livrée à un «espionnage économique massif de la France» et cite cinq synthèses d’interceptions téléphoniques rendues publiques par WikiLeaks.

Le site d’information s’interroge sur certains «contrats commerciaux perdus par les entreprises françaises», sans pouvoir faire de «lien objectif» entre une potentielle écoute et l’issue du contrat «puisqu’aucun nom de société n’est cité dans ces documents».

«Plusieurs personnalités politiques et hauts fonctionnaires français ont été écoutés ces dernières années», assurent les deux médias, citant Pierre Moscovici, ministre de l’Economie de mai 2012 à août 2014, et François Baroin, ministre du Budget de mars 2010 à novembre 2011.

 

Suite de l’article

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 05:50
Servir à l’OTAN

Naples, le 21 mai 2015. Emblème du Joint force command de Naples (JFC, Commandement des forces interarmées), drapeaux des pays membres et de l'OTAN. Crédit : Armée Terre/J. Bardenet

 

28/06/2015 Armée de Terre 2015

 

En 2009, la France a réintégré la structure militaire de commandement de l’Organisation du Traité d’Atlantique Nord pour renforcer son influence au sein de l’OTAN. Désormais, on distingue deux types de postes dans les états-majors otaniens : les insérés et les non insérés. Découvrez le témoignage de trois militaires français du commandement des forces interarmées de Naples (JFC).

 

Intégrés dans des bureaux internationaux, les militaires français insérés apportent leur expertise dans tous les services des états-majors de l’OTAN. L’adjudant Sonia est en poste au service infrastructure du JFC tandis que le commandant Alfredo est intégré au centre de commandement interarmées des opérations (JOC).

 

Les militaires français non-insérés, quant à eux, sont des éléments de soutien national (ESN). Ils assurent l’administration des services financiers, des systèmes d’information et de communication, des chancelleries et des ressources humaines incluant le volet condition du personnel.

 

Portrait de l'adjudant, du Joint force command de Naples (JFC, Commandement des forces interarmées). Crédit : Armée Terre/J. Bardenet

Portrait de l'adjudant, du Joint force command de Naples (JFC, Commandement des forces interarmées). Crédit : Armée Terre/J. Bardenet

L’adjudant-chef Jean-Paul, chef de la cellule budget à l’ESN explique : « Mon travail est de soutenir nos soldats français insérés dans l’état-major otanien. Chacune des spécialités sont représentées à l’ESN, mais nous avons aussi d’autres casquettes. Je suis par exemple responsable de l’habillement ». En lien avec le Groupement de soutien au personnel isolé (GSPI), il fournit les paquetages complémentaires aux militaires français projetés en opération. « Je m’occupe également des dossiers de changement de résidence ou de l’état des vivres pour les marins insérés », détaille-t-il.

 

« Nous avons à charge le soutien administratif global, comme le ferait une GSBDD en France, mais à plus petite échelle. À l’ESN, nous travaillons entre français, au sein d’un état-major international. » Il ajoute : « Je suis de l’arme des troupes de marine. Je connais l’Afrique et l’outre-mer et pour moi cette mutation est atypique. Nous travaillons avec d’autres nations et nos échanges sont très enrichissants. En tant que spécialiste, le suivi du budget n’est pas complexe, mais nous sommes en contact avec des fournisseurs locaux. Cette expérience m’a permis de revaloriser mon anglais et d’apprendre l’italien. Les TDM ont l’habitude de partir en séjour, mais en Europe, c’est encore différent. Cette expérience m’apporte une autre vision des choses. Je la renouvellerai avec plaisir, mais du côté inséré cette fois. »

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 05:20
L'Hermione sera à New York du 1er Juillet au 5 juillet matin

photo Marquis Sword

 

source presse.rivacom.fr

 

Du 1er au 4 juillet matin : la frégate sera au Pier 15, Sout Street Seaport Museum

 

  • 1er juillet : 

HERMIONE Arrivée du bateau 

Media Check-in: 7:15AM, Pier 15
Hermione Arrival: between 8:00-8:30AM
Arrival Ceremony: 10:00AM : 

Accueil par le bagad de Lann Bihoué.
Discours de bienvenue de Craig Stepelton, Ambassadeur, de Bertrand Lortholary, Consul Général de France à New-York et Penny Abeywardena, NYC commissioner for international affairs, de Miles Young, président de Friends of Hermione in America.

Débarquement de la seconde barrique d'eaux de vie (Coupe 250) embarquée en France pour le Voyage de l'Hermione. Cette barrique sera vendue au profit d'une oeuvre caritative le 7 juillet à l'occasion du Diner de Gala organisé pour célébrere les 250 ans de la Maison Hennessy

10h50 : Visite presse à bord

Contact cérémonie / presse : Lauren O’Leary  Cell : +1(646) 643 2500 -lauren.o'leary@ogilvy.com

 

VILLAGE A QUAI 

Ouverture publique du Village HERITAGE
de 9:00 à 19:00 locale (le bateau n'est pas ouvert)

 

  • Le 2 juillet  -  

HERMIONE

 : Pier 15 , Sout Street Seaport Museum
Quand 
- de 9:00 à 19:00 : Ouverture du Village HERITAGE et de 
- de 9:00 à 16:00 : L'HERMIONE est ouvert à la visite

 

BREAK A MOZART

Quand : 20:00 
Où : Central Park - RUMSEY Playfield (entrée au niveau de la 69th Street et 5e Avenue) 

Quoi : Pour fêter l'évènement de L'Hermione, le Centre Chorégraphique National de La Rochelle donnera une représentation du nouveau spectacle créé par Kader Attou, "Break à Mozart".

"Break à Mozart" sera joué le 2 juillet prochain à Central Park au moment où l'Hermione sera en escale à New-York. Le nouveau spectacle de Kader Attou fait dialoguer les danseurs de street-dance du Centre Chorégraphique de La Rochelle avec les musiciens de l'Orchestre des Champs-Elysées jouant du Mozart. Dix danseurs hip-hop répondent sur scène à dix instrumentistes de l’Orchestre, tour à tour trio, quatuor ou ensemble de cordes. 

 

  • Le 3 juillet   

HERMIONE
 : Pier 15 , Sout Street Seaport Museum
Quand 
- de 9:00 à 19:00 : Ouverture du Village HERITAGE et de 
- de 9:00 à 16:00 : L'HERMIONE est ouvert à la visite

 

Cérémonie de levée des couleurs

Quand : 11:00-12:30
 : de Pier 15 et 16 à Bowling Green

Cérémonie de levée des drapeaux dirigée par la Lower Manhattan Historical Society.

L' événement débutera à Pier 16 avec un déferlement de drapeaux amenés à bord de L'Hermione lors de son voyage transatlantique . Un défilé se tiendra de Pier 16 à Bowling Green. Avec en tête de défilé les drapeaux français et américains , la parade se déroulera à partir de la rue Water jusqu'à Wall Street à Broadway, puis Bowling Green . A 12 heures , il y aura une cérémonie de lever des couleurs françaises et américaines .

 

" Les Demoiselles de Rochefort "

Où : Castle Clinton Plaza , Battery parc
Quand : 20h30

Projection du film " Les Demoiselles de Rochefort " à Battery Park . Parrainé par la Région Poitou- Charentes dans le cadre de «Le Festival de Hermione " .

Pour plus d'information:

contacter NYC Parks , +1 (212)-830-7754 ou www.nycgovparks.org
Pas de billets nécessaires

 

  • Le 4 juillet   

 

Exposition "Revolution : NYC & la guerre pour l'indépendance"
présentée par la New-York  Historical Society

Où : Governor's Island  @ Maison 18,  Nolan Park
Quand : 11h00

Une installation qui jette la lumière sur la vie de soldat et de civil de deux New-Yorkais au cours de la guerre d'indépendance.

L'exposition est visible du 4 Juillet au 27 Septembre, chaque samedi et dimanche 
Pour plus d'info : http://www.nyhistory.org/exhibitions/revolution-nyc-war-independence et http://govisland.com/calendar/exhibitions/the-american-revolution-nyc

 

LA GRANDE PARADE HERMIONE

A l'occasion des cérémonies officielles de la ville de New York pour la fête nationale du 4 juillet, célébrant l'indépendance de la Nation, l'Hermione 

Voir la carte LA CARTE DES PARCOURS, LIEUX ET FESTIVITES

9h00 : appareillage de l4Hermione du Pier 15

10h30 : rassemblement de l'ensemble des bateaux participant à la parade au sud du Pont de Verrazano 

11h00 : début de la Parade - l'Hermione ouvre la route

12h00 : passage prévu devant la Statue de la Liberté

Entrée dans l'Hudson River, navigation coté Manahattan 

13h00 : demi-tour devant l'Intrepid Museum et descente retour de l'Hudson River coté New Jersey
Dispersion devant le Morris Canal, coté New Jersey

L'Hermione rejoint Governors Island - Yankee Pier vers 15h00

http://parade.hermione2015.com/

 

EXPOSITION "Lafayette's Return: The “Boy General," the American Revolution, and the Hermione"

 : New-York Historical Society
Quand : du 1er Juin au 16 août de 09h00-17h00

L'exposition de la New-York Historical Society se concentre à la fois sur lla reconstruction de la Frégate et sur La Fayette lui-même, le "Garçon général" dont l'amitié étroite avec George Washington et ses réseaux diplomatiques à Paris a aidé à gagner la guerre. L'exposition met en lumière les premières années de Lafayette de son plaidoyer initial au nom de la Révolution à la fin des années 1770, au voyage de l'Hermione en 1780 et les événements qui ont conduit à la reddition britannique à Yorktown en 1781.

L'exposition s'appuie sur la riche collection de manuscrits sur La Fayette et la révolution américaine : peintures, gravures , des matériaux et objets  d'époque, dont certains du musée du chateau de La Grange, propriéte de La Fayette en France , encore jamais exposés,  ainsi que de nombreuses pièces appartenant à d'autres musées et des archives universitaires comprennent de précieux manuscrits de la Bibliothèque Skillman au Lafayette College . 

http://www.nyhistory.org/

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:54
Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)

Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)


26.06.2015 source SHD

 

26 juin 1683 : bombardement d’Alger. Louis XIV ordonne à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger (à 2 reprises) afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés. Le canon Baba-Merzoug ou la Consulaire est exposé depuis 1833 à l’arsenal de Brest.

 

26 juin 1745 : prise de Cap Breton (actuel Canada). L’ile royale ou du Cap Breton est française depuis sa prise de possession par Jacques Cartier en 1534. Située à l’embouchure du Saint Laurent, dans des eaux poissonneuses et près de la Nouvelle Angleterre, l’ile a une position stratégique qu’envient les Anglais. Après un siège de 6 semaines, Louisbourg, principal port de l’ile, se rend aux Anglais.

Note RP Defense : voir La colonie française de l'Île-Royale (Louisbourg)

 

26 juin 1794 : bataille de Fleurus (Belgique actuelle). Les Français battent les coalisés. Le 8 messidor an II, sur ce même champ de bataille de Fleurus, près de Charleroi, où, le duc de Luxembourg a écrasé les Hollandais le 1er juillet 1690, l'armée de Sambre et Meuse commandée par Jourdan résiste aux assauts des coalisés (Autriche, Angleterre, Hanovre) commandés par le prince de Saxe-Cobourg. La bataille a lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Après plusieurs assauts frontaux infructueux, les coalisés laissent à Jourdan le champ de bataille, qui a bénéficié des informations transmises grâce aux observations du capitaine Coutelle, embarqué à bord d'un ballon captif. L'armée française, à bout de forces et de munitions n'engage pas la poursuite. Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite. Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région. Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.

 

26 juin 1889 : création du poste de Bangui (actuelle Rep. Centrafricaine). Avec 22 tirailleurs, Albert Dolisie, lieutenant-gouverneur du Congo fonde un poste qui va devenir la capitale de la Centrafrique.

 

26 juin 1918 : fin des combats du bois Belleau (Aisne). La 4ème brigade de Marines (2ème US infantry division) a pris le bois de Belleau après presque un mois de combats très meurtriers. C’est le combat fondateur du corps des US Marines, toujours célébré aujourd’hui.

Note RP Defense :voir  LE MUSEE DE LA MEMOIRE DE BELLEAU 1914 - 1918

 

26 juin 1918 : les premiers obus du Parizer Geschutz tombent sur Paris. Moins connu que la grosse Bertha, le canon projetait tout de même des obus de 210 mm avec une vitesse initiale de 1600 m/s… à 100 km. Les contraintes sur cette arme étaient telles qu’il fallait à la pièce un tube neuf tous les 50 coups. C’est la propagande allemande sur la grosse Bertha qui conduit la presse française de l’époque à attribuer les bombardements parisiens à la désormais célèbre Grosse Bertha. Cette dernière a contribué par sa puissance (150 ou 80 tonnes selon le modèle, tirant des obus de 1160kg et d’un calibre de 420 mm) à la reddition des places de Namur, Lièges, Bruxelles et Manonviller.

 

26 juin 1945 : signature de la charte des Nations Unies (Etats-Unis - San Francisco)

 

26 juin 1948 : début du pont aérien (Berlin).

Les Soviétiques interdisent la libre circulation des biens et des marchandises entre les zones d'occupation alliées et Berlin pour sanctionner leur refus de se plier au régime d'occupation que Staline impose progressivement en Europe de l'Est. Les Etats-Unis déclenchent alors un gigantesque pont aérien qui va durer près d'un an et permettre à la partie Ouest de Berlin de survivre. Plus de 275 000 vols acheminent environ 2,5 millions de tonnes de marchandises  pendant le blocus de Berlin et évitent ainsi que les alliés de la veille ne s'affrontent directement. 15 ans plus tard, jour pour jour, le président Kennedy en visite commémorative à Berlin lance son fameux « Ich bin ein Berliner ».

 

Note RP Defense :

voir Le pont aérien (26 juin 1948 au 30 septembre 1949)

voir Le pont aérien de Berlin 1948/1949

 

26 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti.

 

26 juin 1980 : VGE annonce le développement de la bombe N. Lors d’une conférence de presse le président Valéry Giscard d’Estaing rappelle qu’il a lancé en 1976 l’étude de faisabilité de la bombe à neutrons et qu’il engage maintenant le processus de développement après la réussite des essais. La bombe N entrait dans la panoplie des armes tactiques puis préstratégiques. L’annonce de VGE coïncide avec la décision de créer un lanceur stratégique mobile (système Hadès) qui viendrait remplacer le système Pluton.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:20
Quand les Américains espionnaient les ordinateurs de l'Élysée

 

24/06/2015 Propos recueillis par Aziz Zemouri - Le Point.fr

 

En 2011, l'Élysée découvrait un mouchard américain dans ses PC. Bernard Muenkel, patron du service informatique du palais présidentiel, s'en souvient.

 

Bernard Muenkel, en charge du service informatique du palais présidentiel jusqu'en avril 2013, a mis hors d'état de nuire le virus-espion en 2012. Il a été décoré de l'ordre national du mérite par l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

 

Le Point.fr : Comment avez-vous découvert ce virus-espion ?

Bernard Muenkel : À la fin de l'année 2011, nous avons constaté des flux bizarres sur des ordinateurs qui avaient pour particularité d'être utilisés par les personnels de la cellule diplomatique. Dès qu'un fonctionnaire utilisait Internet, le mouchard s'activait et détournait les connexions vers la Malaisie. L'enquête a duré plusieurs mois. Nous entrions en campagne présidentielle. Nous avions carte blanche - y compris en termes budgétaires - de la part du président Sarkozy et de son directeur de cabinet, le préfet Christian Frémont, pour mettre hors d'état de nuire ce virus. Mais nous devions rester très discrets.

 

Comment est-on sûr qu'il s'agissait d'une pénétration américaine au sein des serveurs de l'Élysée ?

Seuls deux ou trois pays étaient capables d'utiliser cette technologie. Mais, surtout, le signal émetteur était très proche de nos bureaux. Et comme nous jouxtons l'ambassade des États-Unis, il ne pouvait y avoir aucun doute.

 

Suite de l’entretien

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 11:56
Une souveraineté sous surveillance


25.06.2015 par Laurent Marchand - Tout un monde
 

Le lieu est l’un des plus sûrs de Paris. A l’un  des angles de la place de la Concorde. Les Etats-Unis d’Amérique y ont leur ambassade. Un lieu sécurisé à l’extrême. Avec barrage anti-assaut. Double contrôle à l’entrée. Obligation pour tout visiteur de montrer patte blanche. Et même de laisser son téléphone portable à la guérite si on doit rencontrer un diplomate américain. 

Comme dans toutes les ambassades, les services de renseignement jouent un rôle double-face. De protection et d’information. Nul ne l’ignorait. Ce que l’on ne savait pas avec autant de précision, cependant, c’est qu’au sommet de ce bunker luxueux une cellule d’espionnage écoutait le sommet de l’Etat: le président de la République en personne.

 

Ecartons les fausses naïvetés. La nouvelle n’a pas surpris ceux qui ont suivi, depuis le début, l’affaire WikiLeaks et la suite de révélations sur les méthodes de la NSA. N’a-t-on pas appris récemment que l’Allemagne, offusquée d’apprendre que le portable de la Chancelière était sous écoute, avait en réalité collaboré avec les services américains pour collecter de l’information sur… la France ? Au championnat du monde de l’espionnage, il y a beaucoup de prétendants au titre. Même si les plus puissants ont une bonne longueur d’avance technologique.

Le fait, et sa publicité,  n’en sont pas moins graves. L’espionnage du Président français par les services de son principal allié stratégique est une blessure. Elle affaiblit le principe de souveraineté en son représentant le plus qualifié. Elle souligne la vulnérabilité du système de protection français. Elle entame la confiance entre deux alliés majeurs. Elle mine la rhétorique de défense des libertés qui a toujours entouré l’amitié franco-américaine depuis La Fayette.

L’arroseur arrosé

Le moment choisi pour diffuser ces révélations ne tient pas du hasard. Cela n’a échappé à personne. Le jour même où le Parlement français s’apprête à voter une loi sur le renseignement, contestée sur certains points de droit, l’opinion française découvre que le sommet de l’Etat est lui-même surveillé. Les grandes oreilles étaient américaines, le calendrier du scoop est français.

Les « lanceurs d’alerte » comme Julian Assange ou Edward Snowden ne prétendent pas seulement effectuer des scoops ; ils estiment que la surveillance démocratique des appareils d’Etat est un enjeu fondamental de la société de l’information. Difficile de nier cet enjeu majeur. Le réguler, c’est une autre affaire.

Le débat sur la loi renseignement illustre parfaitement les difficultés de cette régulation à l’heure du fichage de masse. Encadrer certaines pratiques déjà existantes est une bonne chose. Les légitimer par le droit, sans véritable contrepoids judiciaire, c’est laisser les mains libres à celui qui tient l’appareil d’Etat. La confiance ne peut, seule, suffire à protéger. Ni le citoyen. Ni, on le voit, l’allié le plus proche.

Contrôle et contrepoids. Montesquieu y voyait le critère même de l’équilibre des pouvoirs. Ce sont depuis deux siècles les ressorts de la démocratie américaine qu’Alexis de Tocqueville, le plus américain des philosophes français, décrivit si bien. Les défis posés au XXIème siècle par internet et la puissance de la technologie sont considérables et exigent de réécrire ces principes dans une nouvelle langue. Entre citoyens. Entre alliés.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:50
photo Nato

photo Nato

 

22 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - L'Otan va décider cette semaine de renforcer sa force de réaction rapide en portant sa capacité à 30.000 à 40.000 hommes, soit plus du double de sa taille actuelle, a annoncé lundi le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg.

 

Les ministres de la Défense de l'Otan vont prendre la décision de renforcer la puissance et les capacités de la Force de réaction rapide de l'Otan jusqu'à 30.000 à 40.000 hommes, plus du double de sa taille actuelle, a déclaré M. Stoltenberg, alors que les ministres doivent se retrouver mercredi et jeudi au siège de l'Alliance à Bruxelles.

 

L'alliance, dominée par les Etats-Unis, avait créé en 2002 cette force de réaction rapide, dotée de quelque 13.000 hommes avec la capacité de se déployer beaucoup plus rapidement que les forces principales.

 

Mais la crise en Ukraine et l'intervention de Moscou pour soutenir les séparatistes pro-russes ont démontré que cette force pourrait ne pas être suffisamment rapide, dans un contexte sécuritaire qui a largement évolué, a souligné M. Stoltenberg.

 

En septembre, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan ont donc approuvé une structure plus légère et encore plus rapide, la force fer de lance, composée de 5.000 hommes et capable de se déployer dans un délai se comptant en jours et non en mois.

 

M. Stoltenberg a estimé que le renforcement de cette force très rapide progressait à bon rythme.

 

Il a ajouté que l'Otan allait accélérer son processus décisionnel pour faire face aux nouveaux défis, avec notamment la création au sein de sa structure de commandement d'un nouveau quartier général pour coordonner les questions de logistique.

 

En conséquence, le commandant suprême de l'Otan aura plus de responsabilités en matière de déploiement, afin que l'alliance de 28 Etats membres puisse répondre plus rapidement, a-t-il expliqué. Ceci ne remet toutefois pas en cause le contrôle des politiques sur les militaires, a souligné M. Stoltenberg.

 

Il s'agit de décisions importantes, qui font partie de l'adaptation de l'Otan à un nouvel environnement sécuritaire, a estimé le secrétaire général, en soulignant l'importance pour les pays membres de se conformer à leur engagement de septembre dernier d'augmenter leurs dépenses militaires pour qu'elles atteignent 2% de leur Produit intérieur brut (PIB).

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