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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:20
photo Lockheed Martin

photo Lockheed Martin

 

24 Jun 2015 By: Beth Stevenson – FG

 

The UK and USA have carried out the first short take-off test of the Lockheed Martin F-35B Lightning II during a ground-based test at Patuxent River Naval Air Station in Maryland, USA on 19 June.

 

This marks the start of the first phase of testing to certify the UK’s short take-off and vertical landing F-35B as capable of take off and landing from an aircraft carrier. The work is being controlled by the F-35 Pax River Integrated Test Force (ITF), assigned to the Air Test and Evaluation Sqn 23.

 

Test aircraft BF-04 took off on a ski-jump, demonstrating the F-35B’s ability to integrate into the UK’s future operations. The UK has selected the ski-jump approach as opposed to the catapult and arresting gear approach favoured by the USA in its carrier operations.

 

The UK’s new carriers – HMS Queen Elizabeth and HMS Prince of Wales – are shorter and contain an upward slope ramp at the bow, curved to allow for the F-35B to launch upward and forward at the same time. This allows the aircraft to take off with more weight and at a lower speed than a horizontal launch permits, the UK Ministry of Defence says.

 

"Friday’s F-35B ski-jump was a great success for the joint ski-jump team,” says Peter Wilson, BAE Systems test pilot and ski-jump project lead.

 

“As expected, aircraft BF-04 performed well and I can’t wait until we’re conducting F35 ski-jumps from the deck of the Queen Elizabeth carrier. Until then, the de-risking that we’re able to achieve now during phase I of our ski jump testing will equip us with valuable data we’ll use to fuel our phase II efforts.”

 

This follows a test on 12 June during which Royal Air Force test pilot Sqn Ldr Andy Edgell released two inert Raytheon Paveway IV precision-guided bombs from F-35B test aircraft BF-03.

 

The 500lb dual mode weapons were dropped over the Atlantic Test Ranges at Pax River, marking the first weapons separation test of the Paveway by the ITF. The passive bombs safely separated from an internal weapons bay within the F-35B, Lockheed Martin says, and maintained the stealth characteristics of the aircraft throughout

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:20
Les USA assurent ne pas cibler les communications de Hollande


24.06.2015 LeFigaro.fr (AFP)

La Maison-Blanche a assuré mardi soir (dans la nuit, en France métropolitaine) qu'elle ne ciblait pas les communications du président français François Hollande et qu'elle ne le ferait pas, après la publication d'informations selon lesquelles les Etats-Unis ont espionné les trois derniers présidents français.

"Nous ne ciblons pas et nous ne ciblerons pas les communications du président Hollande", a indiqué à l'Agence France-Presse Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), sans autres précisions sur les opérations qui ont pu être menées dans le passé. "Nous travaillons étroitement avec la France sur tous les sujets de dimension internationale et les Français sont des partenaires indispensables", a-t-il ajouté.

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:50
BALTOPS 2015: A Show of Force in the Baltic Sea


20 juin 2015 by NATO

 

Ships, planes, and hundreds of Marines attacked a beachfront off the Baltic Sea this week. This impressive show of force is part of BALTOPS 2015 - an annual US-led NATO exercise designed to enhance flexibility and interoperability, and demonstrate the resolve of allied and partner forces to defend the Baltic region.

Thousands of military personnel take part in this multinational exercise involving 49 ships, 61 aircraft, 1 submarine, and a combined landing force of 700 troops. 17 NATO Allies and partner nations participated in BALTOPS 2015, which took place in Poland, Sweden, Germany, and throughout the Baltic Sea.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:20
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

Par - Le Monde.fr |

 

Pour une fois, au Salon du Bourget, c’est le bruit des hélices des hélicoptères qui couvre celui des moteurs d’avions. L’américain Sikorsky a lancé un mouvement de restructuration du secteur. Le numéro un des hélicoptères militaires est à vendre. Son propriétaire, le groupe United Technologies Corporation (UTC), qui contrôle également le motoriste Pratt & Whitney, en demande environ 8 milliards de dollars (7 milliards d'euros). Plusieurs candidats seraient sur les rangs pour le racheter, dont les deux américains, Bell et Lockheed Martin, et le français Airbus Helicopters. Guillaume Faury, PDG de la filiale hélicoptères d’Airbus, a admis « regarder attentivement le dossier ».

Toutefois, chez Airbus on admet ne se fait guère d’illusion : « Il paraît très peu vraisemblable que les autorités américaines laissent passer sous contrôle européen l’un des premiers fournisseurs du Pentagone. » En outre, les 8 milliards de dollars demandés pour Sikorsky pourraient représenter une trop grosse somme pour l’entreprise.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:20
H160 - photo Airbus HC

H160 - photo Airbus HC

 

16 juin 2015 Par Olivier James - Usinenouvelle.com


Les rumeurs de rapprochement entre Airbus Helicopters et Sikorsky vont bon train au salon aéronautique du Bourget. Un scénario qui reste très hypothétique.

Le marché des hélicoptères s'agite ! Lundi 15 juin, le conglomérat industriel américain United Technologies (UTC) a fait connaître son désir de se séparer de sa filiale de fabrication d'hélicoptères Sikorsky aux profits en fortes baisses. De quoi faire dire le lendemain même à Guillaume Faury, le pdg d’Airbus Helicopters qu’il "surveillait de près" cette opération. En moins de 24 heures, le salon du Bourget donne à voir un marché des hélicoptères en pleine reconfiguration.

C’est que ce marché est à la peine depuis quelques années. Entre la diminution des budgets militaires dans nombre de pays et la baisse de régime du secteur gazier et pétrolier, grand client d’hélicoptères civils, la filière fait grise mine. Quant au prometteur marché chinois, il reste bien trop encadré pour vraiment offrir des débouchés commerciaux massifs.

 

Un rapprochement d’égal à égal
Dans ce contexte, le rapprochement entre deux acteurs importants aurait du sens sur le papier et participerait à la consolidation de la filière. Mais Airbus Helicopters (filiale d’Airbus Group) compte-t-il vraiment racheter Sikorsky, dont le prix s’élèverait à environ 8 milliards de dollars ? Impossible avec les propos sibyllins de Guillaume Faury d’en conclure quoi que ce soit. "C’est une importante évolution, nous  regardons ce que fait UTC" , a affirmé le pdg d’Airbus Helicopters. Et de rajouter : "we keep an eye" (on regarde de près, en Français).

Sur le papier, le rapprochement aurait belle allure. Les chiffres d’affaires des deux groupes sont très proches : Sikorsky affiche 6,7 milliards d’euros de vente, contre 6,5 milliards pour Airbus Helicopters. Quant aux complémentarités industrielles, elles pourraient être au rendez-vous : la majeure partie des ventes de Sikorsky proviennent du militaire (70%), alors qu’Airbus Helicopters est le numéro un mondial des hélicoptères civils (même si son chiffre d’affaires est réparti à 50/50 sur les deux segments).

 

Un rapprochement impossible ?
"Ils auraient tout intérêt à racheter Sikorsky pour empêcher un autre concurrent de le faire", estime une source anonyme dans le secteur des hélicoptères. Parmi les concurrents les plus sérieux, Textron et Lockheed Martin. Mais ce scénario a ses limites. Sikorsky produit en effet le Black Hawk (best-seller de l’armée américaine) et le Marine One, l’hélicoptère utilisé par le président des Etats-Unis. Laisserait-on un européen produire ces appareils ?

"Il me semble peu probable qu’une société américaine dont de nombreux contrats sont liés au Département de la Défense des Etats-Unis passe sous contrôle européen", souligne une source proche du dossier. Impossible, alors, ce rapprochement ? Le système de base de données du FBI est bien fourni par une société française. Son nom : Safran.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:20
Scorpion Jet photo Textron AirLand

Scorpion Jet photo Textron AirLand

 

June 17, 2015 thalesgroup.com

 

International Paris Airshow, 17 June, 2015 – Thales and Textron AirLand announced today at the International Paris Air Show 2015, that they have successfully jointly integrated Thales’ I-Master radar on to Textron AirLand’s Scorpion Jet(tm). The addition of the radar into the Scorpion’s mission system compliments the Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR) sensor suite which already includes a high end EO/IR capability.

 

Having integrated the multi-mode radar into Scorpion within just two weeks, the first flight trials took place in late May. Combined with an EO/IR camera, I-Master adds long range, wide area surveillance and target tracking. Both payloads are operated simultaneously by a single operator.

 

    “Thales is very pleased to have worked with Textron Airland to integrate the Thales I-Master radar onto the Scorpion jet. As a market leader, we are continuously striving to improve our offerings. This joint exercise shows how flexible the radar is and how easily it can be integrated onto a platform. The combination of I-Master and the Scorpion jet demonstrates a powerful ‘surveillance and strike’ capability.” said Eddie Awang, Thales’s Vice President in charge of Intelligence, Surveillance & Reconnaissance business

 

Textron AirLand’s Scorpion was introduced in 2013 and has completed more than 400 hours of flight testing with an exceptionally high mission availability score.  Scorpion is a highly affordable, multi-mission aircraft offering diverse capabilities including intelligence, surveillance and reconnaissance, humanitarian assistance, disaster relief, advanced training and precision strike.

 

Aircraft features include twin-engine power, two-seat operation, large internal payload capacity, high-definition ISR cameras, wing-mounted weapons stations, and modern avionics within an all-composite structure.  With the ability to get to an escalating situation quickly – yet manoeuvring at much lower speeds, Scorpion brings the ability to see and exploit perishable intelligence and strike fleeting targets, bringing tactical advantage to demanding situations.

 

The Thales I-Master radar is a compact, lightweight, all-weather tactical surveillance radar, providing world-leading Ground Moving Target Indication (GMTI), Synthetic Aperture Radar (SAR) performance and Maritime Moving Target Indication (MMTI) mode. I-MASTER provides high fidelity imagery for locating and classifying both moving and stationary targets at long stand-off ranges over land and sea.

 

The choice of modes in a single sensor, together with its small form factor and high-performance capability, makes I-Master ideally suited for a range of air surveillance missions such as maritime security, border protection, disaster/humanitarian relief and counter narcotics.

 

The Scorpion jet, fitted with I-Master, can be seen from June 15-18 at the International Paris Air Show, Textron Pavilion A-2, during the show hours from 8:30 a.m. to 6 p.m. daily.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:20
General Atomics et Cobham s'allient pour assurer le soutien des drones Reaper et Predator

 

16.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Voici une alliance qui risque de peser lourd: le constructeur américain de drones General Atomics et l'équipementier et prestataire de services britannique Cobham viennent de signer un accord dans le domaine du soutien des drones de type Predator et Reaper. Le communiqué de presse précise que le groupement d'entreprises va offrir ses services au Royaume-Uni (lvoir ici le site Drone Wars UK) et en Australie où "de futures opportunités" sont prévisibles.

Ce groupement devrait tout naturellement surveiller ce que les autres utilisateurs européens de drones Reaper, dont la France, vont décider en matière de soutien de leurs matériels.

Le MQ-9 Users Group qui s'était réuni en janvier à l'initiative de Paris avait mis en place quatre groupes de travail portant sur la formation, la simulation, l’insertion dans l’espace aérien et le soutien. Sa prochaine réunion était planifiée pour le mois de juin 2015... L'arrivée du duo anglo-américain risque de changer la donne.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:20
USS Jason Dunham starts at-sea phase of BALTOPS 2015


10 juin 2015 U.S. Navy timelapse video

 

GDYNIA, Poland (June 8, 2015) The guided-missile destroyer USS Jason Dunham (DDG 109) moves away from the guided-missile cruiser USS Vicksburg (CG 69) while pulling out of port in Gdynia, Poland. Jason Dunham is participating in exercise Baltic Operations (BALTOPS) 2015. BALTOPS is an annually recurring multinational exercise designed to enhance flexibility and interoperability, as well as demonstrate resolve of Allied and partner forces to defend the Baltic region. (/Released)

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 16:50
BALTOPS amphibious landing exercise in Sweden


13 juin 2015 by NATO TV video/Released

 

RAVLUNDA, Sweden (June 13, 2015) A combined landing force from Finnish, Swedish, United Kingdom and United States Marines disembark from Polish, UK and U.S. amphibious ships to conduct an amphibious landing rehearsal during BALTOPS 2015, June 13. Vice Adm. James G. Foggo III, commander of U.S. 6th Fleet, provides comments about the exercise at the end of the video.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 07:58
Entretien avec le commissaire général du Salon du Bourget


12/06/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Emeric d’Arcimoles présente les principaux enjeux du Salon international de l’aéronautique et de l’espace 2015, ainsi que les nouveautés de cette 51e édition. Entretien.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 05:20
Un char américain Abrams débarque dans le port de Riga, en Lettonie, le 9 mars 2015. (photo US DoD)

Un char américain Abrams débarque dans le port de Riga, en Lettonie, le 9 mars 2015. (photo US DoD)

 

15 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Les États-Unis sont en passe d’entreposer des armes lourdes, y compris des chars, et jusqu’à 5.000 hommes, dans plusieurs pays baltes et d’Europe de l’Est pour contrer une éventuelle agression russe, affirme ce week-end le New York Times.

 

Si la proposition du Pentagone est acceptée par l’exécutif américain, les États-Unis entreposeront pour la première fois des armes lourdes dans ces pays qui ont récemment adhéré à l’OTAN et qui, avant la chute du mur de Berlin, appartenaient à la sphère d’influence de l’Union soviétique, affirme le quotidien qui cite des sources américaines et alliées anonymes.

 

Il s’agit de rassurer les pays baltes et d’autres pays d’Europe de l’Est qui sont très inquiets depuis l’annexion de la Crimée et les combats en Ukraine, où des séparatistes pro-russes contestent l’autorité de Kiev dans l’est du pays.

 

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d’armer les séparatistes et d’avoir déployé des troupes régulières pour les aider.

 

Selon le New York Times, la proposition doit encore recevoir l’aval du secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, et de la Maison Blanche. Le quotidien souligne que certains alliés de l’OTAN s’inquiètent de la réaction de la Russie.

 

Un porte-parole du Pentagone cité par le quotidien souligne qu’aucune décision n’a encore été prise.

 

Les responsables qui ont parlé au quotidien estiment que le Pentagone devrait avoir le feu vert avant une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, ce mois-ci à Bruxelles.

 

En l’état actuel des plans du Pentagone, de l’équipement pour quelque 150 hommes (une compagnie dans l’armée américaine) serait stocké dans chacun des trois pays baltes.

 

De l’équipement pour une compagnie ou un bataillon (750 militaires environ) serait entreposé en Pologne, Roumanie, Bulgarie et peut-être en Hongrie, ont précisé ces sources.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 11:50
Medium Extended Air Defense System ( photo MEADS International)

Medium Extended Air Defense System ( photo MEADS International)


10.06.2015  Lockheed Martin
 

The German Federal Ministry of Defence has chosen the Medium Extended Air Defense System (MEADS) as the basis for Taktisches Luftverteidigungssystem (TLVS), a next-generation network-based tactical air and missile defense system. It will replace Patriot air defense systems initially fielded in the 1980s.

 

Lockheed Martin (NYSE: LMT) will share in development of Germany’s TLVS with its MEADS International partner MBDA Deutschland.

“Lockheed Martin is fully committed to the success of TLVS,” said Rick Edwards, president of Lockheed Martin Missiles and Fire Control. “It reflects our continuing commitment to international partnerships and ongoing support for the German government’s leadership role in European missile defense.”

MEADS has been developed through MEADS International, a cooperative venture between MBDA and Lockheed Martin. The TLVS program ensures seamless continuation of this successful development partnership. Lockheed Martin companies in Dallas, Texas; Huntsville, Alabama; Orlando, Florida; and Syracuse, New York, are expected to support the German program.

“With this decision in favour of MEADS, Germany has opted for a powerful, state-of-the-art, long term ground-based air and missile defence system sufficient to meet the threats both of today and of the future,” said Thomas Homberg, managing director of MBDA Deutschland. “It is now our shared responsibility, together with the armed forces, to provide a solid basis for the introduction of the system.”

In 2013, at White Sands Missile Range, New Mexico, MEADS became the first air and missile defense system to demonstrate a dual intercept of targets attacking simultaneously from opposite directions. MEADS is designed to significantly reduce operation and support costs by covering a larger area with less manpower and equipment, and less demand on airlift. Once in theater, MEADS elements emplace more quickly and can be repositioned without shutting the system down.

“We are honored that MEADS will provide the foundation for Germany’s next-generation air and missile defense system,” said Mike Trotsky, vice president of air and missile defense at Lockheed Martin Missiles and Fire Control. “Only MEADS has demonstrated the advanced network capabilities and 360-degree defense that are now essential requirements for air and missile defense systems.”

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 11:20
USS Jason Dunhan fires 5" gun as part of BALTOPS 2015


12 juin 2015 par US Navy

 

BALTIC SEA (June 11, 2015) USS Jason Dunham (DDG 109) fires it's 5-inch during BALTOPS 2015, June 11. Jason Dunham, an Arleigh Burke-class guided-missile destroyer, homeported in Norfolk, is participating in exercise Baltic Operations (BALTOPS) 2015. BALTOPS is an annually recurring multinational exercise designed to enhance flexibility and interoperability, as well as demonstrate resolve of Allied and partner forces to defend the Baltic region. (U.S. Navy video/Released)

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 16:55
Marines et légionnaires posent ensemble sur un VBCI du 2ème REI (photo armée de Terre)

Marines et légionnaires posent ensemble sur un VBCI du 2ème REI (photo armée de Terre)

 

12 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Il y a quelques semaines, les légionnaires du 2ème REI recevaient quelques-uns de leurs homologues du corps des Marines américain pour un exercice commun organisé dans le camp des Garrigues. La 6e brigade légère blindée (BLB) a depuis longtemps lié d’étroits liens avec la 2nd US Marines division qui est la division de l’USMC affectée sur la façade atlantique des USA et donc en contact direct avec l’Europe.

 

La 6ème BLB est une des deux brigades de l’armée de Terre à vocation amphibie, avec la 9ème BIMA. Cet entrainement a été une occasion pour les légionnaires de montrer aux Marines leurs tout nouveaux VBCI qu’ils ont reçus au début de l’année. Les Marines risquent eux d’encore attendre avant de recevoir leurs nouveaux véhicules blindés.

 

Jusqu’ici, l’USMC est toujours équipé d’AAV-7 pour l’assaut amphibie et de LAV-25 pour la reconnaissance et le transport de troupe. Le programme de remplacement des AAV-7, l’EFV (Expeditionary Fighting Vehicle) n’a pas abouti et a été remplacé par l’Amphibious Combat Vehicle qui avance lentement et le Marine Personnel Carrier, devant remplacer les LAV, n’est pas plus avancé.

 

En matière de nouveautés, le corps des Marines n’est cependant pas en reste ces dernières semaines dans le domaine aéronaval. Pour la première fois, 6 F-35B ont été embarqués sur un navire amphibie de l’US Navy, l’USS Wasp (LHD-1), qui avait également été le premier à accueillir un appontage de F-35B. Entre le 18 et le 29 mai, les pilotes de l’USMC ont réalisé plus de 100 décollages et appontages sur le bâtiment.

 

Ce premier test opérationnel a également été marqué par un autre évènement. Pour la première fois, un MV-22 Osprey a transporté un turboréacteur F-135 (celui équipant le F-35). Cette manœuvre représente une étape importante pour l’US Navy vu qu’elle compte bien remplacer ses vénérables C-2 Greyhound avec de nouveaux V-22.

Les Marines ont eu l’occasion d’examiner les VBCI français (Photo armée de Terre)

Les Marines ont eu l’occasion d’examiner les VBCI français (Photo armée de Terre)

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 07:50
Photo Christian Decloedt - MIL.be

Photo Christian Decloedt - MIL.be

 

10/06/2015 Kurt Verwilligen – MIL.be

 

Composante Air,F-16,10 Wing Tactique,2 Wing Tactique,

 

Il y a quarante ans, cinq pays amorçaient le programme d'achat des avions de combat F-16. Ce mardi 9 juin 2015, les membres du Multi National Fighter Program (MNFP) fêtaient l'événement sur la base aérienne de Beauvechain.

 

Le F-16, de sa version initiale aux améliorations soutenues visant à relever les défis de la guerre aérienne moderne, marque l'un des plus grands succès en matière de développement de systèmes d'armes.

 

Le MNFP F-16 est né le 10 juin 1975, après signature des ministres de la Défense de la Belgique, du Danemark, des Pays-Bas, de la Norvège et du Secrétaire de la Défense des États-Unis d'un Memorandum of Understanding (MOU), charte fondamentale du programme destinée à développer et produire le chasseur multirôle F-16. En 2002, le Portugal devenait le sixième membre du consortium.

 

Après la production et la livraison des avions, le partenariat s'est poursuivi. C'est sur base du programme MNFP que les États-Unis ont offert aux participants la poursuite de la mise à jour du programme Mid-Life Update des F-16 (MLU) en novembre 1987. Ce programme a pour objet l'accroissement de la performance opérationnelle de l'avion, l'amélioration de sa fiabilité, l'assurance des entretiens et de l'appui au-delà de 2023.

 

Aujourd'hui, grâce au MNFP, les nations participantes bénéficient d'un système d'armes de haute technologie qui reste adapté aux conflits actuels et futurs. En partageant les coûts de développement, les pays partenaires trouvent une solution face aux restrictions économiques.

Photo Christian Decloedt - MIL.bePhoto Christian Decloedt - MIL.be

Photo Christian Decloedt - MIL.be

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 18:20
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre


10 juin 2015 par Armée de Terre

 

Le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI) de Nîmes a accueilli deux sections de l’US Marines pour un entraînement commun. La relation étroite tissée entre la 6e brigade légère blindée (6e BLB) et le 2nd US Marines division est à l’origine de cette manœuvre organisée dans le camp des Garrigues du 24 mai au 1er juin.

Les militaires français et américains ont mis à profit cet échange pour travailler conjointement les procédures opérationnelles et améliorer leur interopérabilité. Fiers de leur nouveau véhicule, les légionnaires en ont profité pour leur présenter le tout récent VBCI.


Explications

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:20
Une nouvelle commande de F-35

 

08/06/2015  par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Le département de la défense américain a annoncé l'attribution à Lockheed Martin d'un contrat de plus de 920M$ pour la production de 94 F-35.

 

Ce contrat prévoit la commande de 44 F-35A (Version conventionnelle) pour l'US Air Force, 14 F-35B (Version à décollage court et atterrissage vertical) pour les Marines et de 2 F-35C (Version embarquée) pour l'US Navy.

 

L'Italie réceptionnera deux F-35A et autant de F-35B. La Grande Bretagne bénéficiera également de deux F-35B. Ce contrat prévoit la fourniture de 8 F-35A à l'Australie, 2 pour la Turquie, 6 pour la Norvège et 16 autres appareils pour d'autres clients non dévoilés.

 

Le Pentagone ne précise pas à quel lot LRIP (Production de pré série) ces appareils appartiendront. Fin 2014 il était prévu qu'un total de 57 F-35 soient commandés au titre de l'année fiscale 2015 et 97 appareils au titre de l'année fiscale 2016.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:55
«Royal Blackhawk» : entraînement à l’appui feu pour les Fennec

 

08/06/2015 Armée de l'air

 

L’armée de l’air a participé à un exercice d’appui feu interarmées et interallié, « Royal Blackhawk », organisé fin mai 2015, dans la périphérie de Belfort. A cette occasion, deux Fennec ont renforcé leur maîtrise de la capacité d’appui feu au profit des troupes au sol.

 

Baptisé « Royal Blackhawk », l’exercice a rassemblé cinq nations différentes (France, Belgique, Angleterre, Pays-Bas et Etats-Unis) simulant une insurrection. Objectif : entraîner les FAC (Forward Air Controller – contrôleurs aériens avancés) et les équipages aux procédures CAS (Close Air Support – appui aérien rapproché) et CCA (Close Combat Attack – appui feux rapproché).

 

Le scénario impliquait la mise en place d’une base opérationnelle avancée (FOB pour Forward Operational Base) avec le soutien de deux CH-47 Chinook et de deux UH-60 Blackhawk américains. L’exercice comptait également des Mirage 2000, Rafale, Alphajet et deux hélicoptères Fennec des escadrons 5/67 «Alpilles» et 3/67 « Parisis » côté armée de l'air, ainsi qu'une Gazelle de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT).

 

Le Fennec à l’appui feu

 

Seul hélicoptère sur place à pouvoir réaliser des missions d’appui aérien rapproché et d’appui feu, le Fennec simulait l’emport de son canon de 20 mm, embarquant 240 obus pour plus d’1h30 d’autonomie.

 

Le volet renseignement de l’exercice a permis de mettre en valeur la discrétion du Fennec, informant en permanence des actions des insurgés sur le terrain : mise en place d’engins explosifs improvisés, embuscade sur un convoi allié, ou encore mise en place de système sol-air portable à proximité de la FOB avant l’arrivée des hélicoptères américains.

 

«Cette configuration, que nous avons déjà largement éprouvée dès les débuts de l’opération Sangaris (Centrafrique) en décembre 2013, offre une polyvalence adaptée aux théâtres d’opérations extérieures, où le renseignement en temps réel et l’appui feu sont indispensables au succès des missions des troupes au sol», souligne un pilote de Fennec, avant d’ajouter : «L’appui feu est au cœur des préoccupations des deux escadrons Fennec que sont l’«Alpilles» et le « Parisis ». Ce type d’exercice réaliste permet à nos équipages d’acquérir une expertise reconnue, renforçant leur efficacité lors des opérations extérieures».

«Royal Blackhawk» : entraînement à l’appui feu pour les Fennec
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:50
40 ans du F-16 Multinational Fighter Programm (MNFP)

 

05/06/2015 par MIL.be

 

Le mardi 9 juin 2015 le "F-16 Multinational Fighter Program" (MNFP), l’organisme chargé du développement, de la production et de la modernisation du F-16, célèbre son 40e anniversaire de coopération fructueuse sur la base aérienne de Beauvechain.

 

Les quatre partenaires fondateurs européens (Belgique, Danemark, Pays-Bas et Norvège) et les Etats-Unis ont conclu le 10 juin 1975 un accord de coopération pour l’acquisition, la production et la maintenance du F-16 durant toute sa vie opérationnelle. Le Portugal est devenu le 6e partenaire en 2002.

 

Grâce au MNFP et la programmation de la modernisation continuelle du F-16, dont le ‘Mid-Life Update’ est l’étape la plus importante, les forces aériennes participantes disposent d’un système d’arme high-tech qui reste pertinent dans les conflits actuels et à venir. En partageant ainsi les coûts de développement on a pu fournir une réponse à la réalité économique des pays partenaires.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:20
Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC

Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC


05.06.2015 By U.S. Marine Corps Forces Europe and Africa

 

U.S. Marines with Special-Purpose Marine Air-Ground Task Force Crisis Response-Africa trained with upwards of 60 French Foreign Legionnaires from the 2nd Foreign Infantry Regiment, 6th Light Armored Brigade, in Nimes, France, May 27-29, as both units continue to deploy their Marines and Soldiers into Africa.

 

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Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:50
photo BND

photo BND

 

7 juin 2015 liberation.fr (AFP)

 

Selon la presse, les services secrets allemands auraient collecté des données sur leurs voisins européens pour le compte... de la NSA américaine. Une enquête a été ouverte.

 

Une enquête a été ouverte par le parquet fédéral belge après les informations faisant état d’un espionnage à grande échelle en Europe par les services secrets allemands BND pour le compte de leurs homologues américains de la NSA. «Nous confirmons l’ouverture d’une information judiciaire», qui correspond en Belgique à une enquête préliminaire confiée aux services de police, a déclaré Jean-Pascal Thoreau, porte-parole du parquet fédéral.

 

Le journal De Tijd, qui a révélé l’information, précise que cette enquête a été ouverte vendredi. «Son objectif est de s’informer sur la nature exacte des faits qui pourraient avoir été commis et qui pourraient être reprochés, suite aux informations parues relativement à ce problème», a ajouté Jean-Pascal Thoreau.

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:50
La baie propulsive réutilisable « Adeline » crédits: Airbus DS

La baie propulsive réutilisable « Adeline » crédits: Airbus DS

 

07 juin 2015 par Hassan Meddah – UsineNouvelle.com

 

Depuis 2010, le maître d’œuvre d'Ariane travaille sur des concepts de lanceurs réutilisables. Contrairement à SpaceX, Airbus imagine récupérer les deux étages principaux de la fusée. L'enjeu: baisser les coûts d'exploitation d'Ariane de l'ordre 30%.

 

Airbus cachait bien son jeu...dans un garage. Aux Mureaux dans les Yvelines, une poignée d'ingénieurs d'Airbus travaillent dans un hangar isolé, loin des installations où sont assemblés les éléments de l'étage principal d'Ariane 5. Et ce depuis 5 ans, dans le plus grand secret du reste des équipes afin d’éviter toute fuite. Leur mission: préparer un lanceur réutilisable dans le but de faire baisser drastiquement les coûts d'exploitation d'Arianespace.

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 20:20
photo US Army

photo US Army

 

18 juil. 2014 by US Army

 

Jim Martin jumped with the 101st Airborne Division into Normandy, fought in Operation Market Garden, and held on to the city of Bastogne during the Battle of the Bulge. Ninety-three-year-old Jim "Pee Wee" Martin tells history of being an airborne Soldier during World War Two.

Explore more at: D-Day: June 6, 1944

 

Note RP Defense : voir Historique de la 101st Airborne Division

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 20:55
D-Day Remembered


5 juin 2015 by US Navy

 

June 6th marks the 71st anniversary of D-Day, and serves as a reminder of the sacrifices made by the greatest generation.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

04.06.2015  Notes d'Analyse Géopolitique - GEM

 

Economie mondiale et sécurité internationale au risque des crises sanitaires

 

L’Afrique de l’Ouest n’en a pas fini avec Ebola. Plus d’un an après avoir été officiellement déclarée par l’OMS, le 25 mars 2014, la chaîne de contamination n’est toujours pas maîtrisée. Le G7 réuni les 7 et 8 juin prochain en Allemagne y consacrera d’ailleurs une partie de ses travaux.

Si le pire n’est pas advenu, les conséquences de cette épidémie se font toujours sentir. Sa très forte médiatisation est certes liée à son importante létalité, les personnes contaminées trouvant la mort dans 50 à 80 % des cas. Mais aussi au risque qu’elle peut faire peser sur la stabilité des pays touchés.

Elle reflète surtout la place accrue des questions sanitaires dans les relations internationales. Et, en creux, la fragilité potentielle de notre monde globalisé.

L’épidémie de fièvre liée au virus Ebola s’est déclarée en Guinée en novembre 2013. Il a cependant fallu attendre mars 2014 pour qu’elle se déclenche, c’est-à-dire que l’on assiste à l’augmentation rapide de son incidence. Elle se propage dès lors au Liberia et en Sierra Leone, puis dans des pays hors de la zone, comme l’Espagne et les États-Unis.

« Cette fièvre hémorragique s’est ainsi muée en véritable crise de santé publique internationale », observe Jessica Some sur le site les-yeux-du-monde.fr (29/12/2014). « Ses implications sociales, humanitaires mais aussi économiques et sécuritaires ont suscité un vif intérêt des médias, des décideurs politiques et de l’opinion internationale, conduisant à des prévisions plus ou moins erronées. »

Le Center for Disease and Prevention américain va en effet jusqu’à prévoir près de 1,4 million de morts en moins d’un an. Au 23 mars 2015, l’OMS recense 24 842 cas, dont 10 299 mortels. Une mortalité certes tragique, mais concentrée lors du pic de l’épidémie, au 2e semestre 2014, lorsque plus de 1 000 nouveaux cas étaient dénombrés chaque semaine.

Et surtout, d’un niveau nettement inférieur au paludisme, par exemple (qui cause entre 1,4 et 3 millions de morts par an), ou même à la grippe (entre 250 000 et 500 000 morts par an).

 

De la santé à la sécurité internationale

Si la crise a pris une telle proportion, c’est en raison de sa diffusion au-delà de son foyer initial, en Afrique de l’Ouest et jusque dans les pays développés, par l’effet des flux migratoires. Soit un scénario catastrophe pour l’OMS, alors même que le virus Ebola est connu et surveillé depuis plus de vingt ans. Il n’est d’ailleurs pas anodin que les États-Unis décident d’envoyer des militaires sur place, et en nombre: 3000 au Liberia, soit autant que l’ensemble des forces françaises mobilisées face à la menace islamiste dans la bande sahélo-saharienne.

Sur son blog Défense en ligne (10/10/2014), Philippe Leymarie, journaliste au Monde diplomatique, propose cette analyse de la position américaine : « Faisant valoir qu’ en Afrique de l’Ouest ‘les hôpitaux, cliniques, centres de traitement sont dépassés, laissant les gens mourir dans la rue’, et que ‘les systèmes de santé publique sont prêts de s’effondrer’, Barack Obama, devant l’assemblée générale de l’ONU, le 25 septembre [2014], avait appelé l’ ensemble du monde à la rescousse, affirmant que ‘seule l’ Amérique a la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de Daesh’, de ‘battre le rappel mondial contre l’agression russe’, et de ‘contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola’.‘

C’est un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux’, avait-il conclu. Un discours aux traditionnels accents hégémoniques, sans doute destiné à convaincre surtout l’opinion américaine (qui avait élu ce président démocrate pour qu’il les tire des mauvais pas internationaux, plutôt que de les y ramener). Mais qui met pour la seconde fois un problème de santé publique au même rang que les grands conflits diplomatiques et militaires du moment. »

La première fois était en 2000, lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU avait évoqué pour la première fois les menaces que pouvait générer le sida en Afrique, « avec des conséquences comme l’affaiblissement des armées nationales dans les pays les plus touchés par la maladie (au risque de ne pouvoir assumer leurs responsabilités en matière de surveillance des frontières, de dissuasion, etc.), ou l’impossibilité pour ces derniers de fournir aux forces internationales les contingents de paix promis. »

 

Quand la peur s’empare des économies…

De son côté, la Banque mondiale a très rapidement analysé les conséquences économiques de l’épidémie. Un premier rapport publié le 8 octobre 2014 fait état d’un risque de perte de croissance compris entre 2,2 et 7,4 milliards de dollars pour l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest sur l’année 2014.

Outre de moindres rentrées fiscales, une aggravation des déficits publics et une hausse des prix, « la maladie et la mortalité pèsent à la fois sur les systèmes de santé et les outils de production des pays en amoindrissant la force de travail de manière temporaire ou définitive ». Dans sa dernière note (18/05/2015), la Banque mondiale relève que la crise continue « de paralyser les économies de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, malgré la baisse significative du taux de contamination constatée dans ces trois pays ».

Selon ses estimations, « le manque à gagner du fait de l’épidémie se chiffrera en 2015 à 1,6 milliard de revenus pour les trois pays ». Pour y faire face, elle a mobilisé un montant total de 1,62 milliard de dollars à l’appui des efforts de lutte contre l’épidémie et de redressement de l’économie des pays les plus éprouvés par Ebola.

D’autant qu’aux effets, réels, de la maladie s’ajoute la peur de la contagion. Contagion locale bien sûr, mais également crainte d’une propagation insidieuse aux populations et donc aux économies africaines, occidentales et asiatiques. Surnommé « l’indice de la peur », l’indice Vix, qui mesure la volatilité des marchés d’actions aux États-Unis, a bondi de 100 % au plus fort de la crise, en octobre 2014.

La société London Mining, deuxième plus important producteur de minerai de fer de Sierra Leone illustre les effets possibles d’une telle crise: après avoir dû revoir ses prévisions d’extraction à la baisse au mois d’août 2014, le cours de ses actions a chuté de 80 % le 8 octobre à la Bourse de Londres, contraignant son conseil d’administration à demander le placement de la société sous tutelle judiciaire.

Son principal concurrent, le géant ArcelorMittal, a renoncé dans le même temps à un projet d’agrandissement d’une mine exploitée au Liberia, qui devait voir tripler sa production de minerai de fer.

De nombreux secteurs peuvent en effet subir de plein fouet une telle crise: extraction minière et agroalimentaire (en particulier les matières premières agricoles comme le cacao), transport et tourisme.

« Sitôt les premiers cas d’Ebola recensés ailleurs qu’en Afrique, les cours de certaines compagnies aériennes ont reculé en Bourse, rappelle le magazine Valeurs actuelles (30/10/2014). Comme ce fut le cas, le 7 octobre [2014], à la Bourse de Londres après la découverte d’un cas en Espagne, qui s’est traduit par un plongeon de 7 % du cours d’International Airlines Group, la maison mère de British Airways et d’Iberia ; comme le 1er octobre aux États-Unis, avec le recul de plus de 3 % des compagnies aériennes Delta Air Lines et American Airlines ».

Quant au groupe français Bolloré, il a vu ses actions perdre 18 % de leur valeur en un mois, les investisseurs ayant anticipé une baisse du chiffre d’affaires de sa filiale Bolloré Africa Logistics. L’effet domino est donc évident.

Déjà lors des épidémies de Sras et de grippe H1N1, le trafic aérien mondial avait baissé de 2,6 % et même de 32 % pour le trafic vers l’Asie entre avril 2003 et avril 2002!

 

La mobilisation des pays développés

Certaines ONG ont certes critiqué la lenteur de la réaction initiale de la communauté internationale, et en particulier de l’OMS. Ainsi Médecins sans frontières (MSF), dont le rapport Poussés au-delà de nos limites (mars 2015), qui retrace « une année de lutte contre la plus vaste épidémie d’Ebola de l’Histoire », fustige ceux qui ont « ignoré les appels à l’aide et ont réagi avec retard ».

Il est vrai que, sur le terrain, la situation est rapidement critique. « Présente en première ligne dès sa découverte, explique Le Monde (24/03/2015), MSF s’est vite rendu compte que celle-ci était hors norme, avec une multitude de foyers et une extension hors des zones forestières vers les grands centres urbains, favorisée par les mouvements de populations transfrontaliers. »

Il faut attendre le 8 août 2014 pour que l’OMS déclare que l’épidémie en cours est une « urgence internationale ». Critiquée dans le passé pour avoir diffusé des messages d’alerte ayant suscité une mobilisation et des dons « inutiles », il est vrai que l’organisation internationale s’est montrée prudente.

Mais dès lors, la mobilisation des États s’enclenche, et constitue encore aujourd’hui l’une des plus importantes face à un problème sanitaire.

Et ce sont des laboratoires français, britanniques et américains qui travaillent d’arrache-pied à la mise au point de traitements et vaccins contre le virus.

L’usage des fonds de secours reste toujours sujet à caution: des associations comme l’AGT guinéenne estiment que seuls 3 % des dons pour la lutte contre l’épidémie peuvent être tracés jusqu’aux actions de terrain.

Mais la Banque mondiale s’est engagée à créer un nouveau mécanisme de riposte d’urgence aux pandémies, afin que la communauté internationale soit mieux préparée aux situations d’urgence sanitaire.

Il devrait permettre, le cas échéant, d’acheminer plus rapidement les fonds. Nul doute qu’il soit mobilisé à l’avenir.

Dans notre monde globalisé, en matière sanitaire aussi, s’applique la théorie du chaos : le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout de la planète…

 

 

Pour aller plus loin:

  • « Ebola, une affaire de sécurité nationale », par Philippe Ley- marie, in Défense en ligne, blog hébergé par Le Monde diplomatique, 10/10/2014;
  • « Ebola. Quand la peur s’empare des économies », par Frédéric Paya, in Valeurs actuelles, 30/10/2014 ;
  • « Ebola : géopolitique d’une épidémie », par Jessica Some, les-yeux-du-monde. fr, 29/12/2014.
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