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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 13:55
Charge des cavaliers wurtembourgeois à La Rothière, le 1er février 1814. par Richard Knötel

Charge des cavaliers wurtembourgeois à La Rothière, le 1er février 1814. par Richard Knötel

 

01.02.2016 source SHD

 

1er février 1702 : bataille de Crémone (Italie du nord). Durant la guerre de succession d'Espagne, la garnison de Crémone est surprise par un audacieux coup de main des assaillants. Introduit dans la place forte par une canalisation, un "commando" fait prisonnier le commandant français Villeroy, arrivé la veille, et s'empare de la porte Ste-Marguerite, par laquelle le prince Eugène entre dans la ville avec 3 000 hommes.  Il en est cependant rejeté peu après par un vigoureux retour offensif de la garnison franco-espagnole.

 

1er février 1814 : bataille de la Rothière (département de l’Aube). Les 40 000 hommes de Napoléon doivent battre en retraite devant plus de 80 000 coalisés commandés pour l’occasion par Blücher. Pas moins de six souverains lui confient leurs troupes ce jour-là. Pour éviter les tirs fratricides, Blücher décide de faire porter une écharpe blanche au bras gauche des coalisés, tant il y a d’uniformes différents sur le champ de bataille. Il veut attaquer Napoléon avant qu'il ne passe l'Aube et ne reçoive des renforts. Obligés de faire front, les Français mènent un combat retardateur le temps de franchir le cours d'eau. Les combats se déroulent au corps à corps dans le village. Même si les pertes ennemies (7000) sont largement supérieures à celles des Français (4600), Napoléon n'a pas réussi à éviter ce combat et a dû céder le champ de bataille à Blücher. Cette relative défaite ternit l'image de l'Empereur puisqu'il commande en personne à la Rothière. Dans quelques jours, il prendra une magistrale revanche à Champaubert puis Montmirail. Cependant, le tout s'inscrit dans une inexorable retraite vers Paris qui sape le moral des troupes et des généraux de Napoléon...

 

1er février 1841 : traditions des chasseurs. Le duc d'Orléans fait créer une fanfare de 16 bugles par bataillon de chasseurs.

 

1er février 1879 : la Marseillaise devient l’hymne national. Composée par le capitaine du Génie, Rouget de l’Isle, à la mairie de Strasbourg, elle est à l’origine le chant de l’Armée du Rhin. La Convention en fait déjà l’hymne national, le 14 juillet 1795 : elle le restera jusqu’en 1804. Sous le régime de Vichy, elle se chante conjointement avec Maréchal, nous voilà !, tandis qu’en zone occupée, elle est interdite à partir du 17 juillet 1941. L’article 2 de la constitution de la Vème République réaffirme son caractère d’hymne national. Lire La Marseillaise, la guerre ou la paix par Michel Vovelle dans les Lieux de Mémoire.

 

1er  février 1917 : l’Allemagne déclare la guerre sous-marine à outrance.

 

1er février 1943 : collision en vol (au-dessus du port de Tunis). Un chasseur allemand perdant le contrôle de son appareil durant l’attaque d’une formation de B17 percute l’arrière du fuselage de la forteresse volante nommée « All American  » pilotée par le Ltt Kendrick R. Bragg du 414th Bomb Squadron.  La partie gauche du plan fixe et l’aileron gauche sont complètement arrachés. L’équipage retient avec les suspentes des parachutes la partie arrière de l’appareil qui risque à tout moment de s’envoler. Durant son vol retour vers l’Angleterre, le B17 est attaqué par des Me-109 qui rompent le combat constatant que tous les mitrailleurs de la forteresse sont actifs. Le bombardier se pose finalement contre toute attente sans dommage supplémentaire et donne lieu à l’une des photos les plus célèbres de la guerre.

1er février 1944 : création des FFI. Charles de Gaulle unifie l’Organisation de résistance de l’armée et les Francs-tireurs et partisans sous l’appellation, Forces françaises de l’intérieur.

 

1er-2 février 1951 : combats de Twin Tunnels (guerre de Corée). A peine 2 mois après être arrivé sur le théâtre, le bataillon français se retrouve encerclé avec le 3ème Bataillon du 23ème RI US à Twin-tunnels, à plus de 30 km en avant du front de la 8ème Armée US à laquelle il est rattaché. Les deux unités résistent victorieusement aux assauts d’une division chinoise qu'elles mettent hors de combat, parvenant ainsi à rompre l’encerclement le lendemain 3 février au cours de l’ultime charge à la baïonnette connue de l’armée française. Les Français perdent 32 tués et 180 blessés en dix heures. Ce fait d'armes vaut au bataillon français sa première Citation Présidentielle Américaine ou Presidential Unit Citation (PUC). La citation est sensée récompenser (après le 7 décembre 1941- Pearl Harbour) les unités américaines et leurs alliés pour acte d’héroïsme hors du commun au combat. Les unités doivent avoir combattu avec respect, détermination et esprit de corps en toutes situations, même d’extrême difficulté.

 

1er février 1957 : décès du maréchal Paulus. « Commandant la 6ème Armée à Stalingrad, il a été élevé à la dignité de maréchal le 30 janvier 1943 : Hitler souhaitait qu’il préfère le suicide à la reddition, en effet jamais aucun maréchal de l’armée allemande ne s’était encore rendu à l’ennemi. Le lendemain, il se rend ainsi que tout son état-major. Prisonnier des Russes, il adhère au Comité national pour une Allemagne libre soutenu par l’URSS. De retour en Allemagne de l’Est en 1953, il dirige le bureau de recherche d’histoire de la guerre à la Haute école de de la police populaire encasernée, future armée de la RDA ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

1er février 1968 : exécution sommaire d'un capitaine Viet Cong (Saigon).  En pleine offensive du Têt, des Viet Congs infiltrés dans Saigon commettent des assassinats ciblés dont ceux de policiers (et leurs familles) appartenant aux forces de l'ordre que commande le général Nguyen Ngọc Loan (à G sur la photo). Le capitaine  Nguyễn Văn Lém (à D) du Viet Cong est arrêté et amené devant le général Ngoc Loan qui l'exécute froidement en présence des médias. La scène est célèbre. La photo a permis à Eddie Adams d'Associated Press d'obtenir le prix Pulitzer en 1969, mais a surtout contribué à accentuer l'opposition à la guerre des Américains. Le cliché montre une scène indéniablement révoltante. Eddie Adams s'en est toujours voulu de l'avoir prise estimant qu'elle ne rendait pas compte de toute la complexité de la situation et du fait que l'horreur était l'œuvre du camp adverse quelques instants plus tôt. (Photo 2).

 

1er février 2003 : accident de la navette spatiale Columbia. La navette Columbia se désintègre lors de son retour dans l’atmosphère terrestre : lors du décollage, un morceau de mousse isolante du réservoir externe s’est détaché et a percuté le bord d’attaque de l’aile gauche. Cet incident a fragilisé le Thermal Protection System, la couche de brique réfractaire, et a permis à l’air chaud de pénétrer dans la structure de l’aile conduisant à sa destruction. Les 7 astronautes, 6 américains et 1 israélien, sont tués.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:50
Avion Piper-Aztec de SAFIRE, partenaire du projet photo SAFIRE

Avion Piper-Aztec de SAFIRE, partenaire du projet photo SAFIRE

 

31.01.2016 par ONERA

 

TERRISCOPE est une plateforme de recherche dédiée à l’imagerie aéroportée pour l’étude de l’environnement et des territoires. TERRISCOPE a pour objectif de favoriser l’éclosion de nouveaux services, en particulier à partir de la filière drones. Les développements démarrent en janvier 2016 pour une durée de 3 ans.

 

TERRISCOPE associe deux plateformes de drones à aile fixe à tout un ensemble de capteurs, énergétiquement sobres et  de faible encombrement. Principalement financée par la région Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées et par des fonds FEDER de l’Union Européenne, l’usage de cette plateforme met en synergie les compétences et moyens de l’ONERA et de SAFIRE*, opérateur public d’avions de recherche instrumentés, TERRISCOPE fonctionnera notamment avec le laboratoire ONERA pour l’exploitation de données de télédétection, LIMA, développé avec le soutien de la région Midi-Pyrénées, de Toulouse Métropole et de fonds FEDER**, et inaugurée en 2013.

Les travaux menées par l’ONERA avec TERRISCOPE, en association avec des organismes publics et des industriels, ont notamment pour objectif de favoriser le développement de services basés sur la télédétection aéroportée.

A côté d’applications ponctuelles dédiées au domaine environnemental (par exemple : identification des pertes énergétiques du bâti, détermination du stock d’eaux de surface, du potentiel  de production d’énergie renouvelable), les services issus de la collecte de données sur des zones étendues et/ou à la géométrie complexe seront particulièrement visés (dynamiques métropolitaines, fonctionnement des grandes exploitations agricoles et forestières, gestion des ressources naturelles). Un autre domaine concernera l’inspection des infrastructures industrielles ou civiles étendues : sites de productions, grands linéaires, grands bâtiments.

 

Image infrarouge extraite d’une image hyperspectrale de la caméra Hyspex proche infrarouge ©ONERA

Image infrarouge extraite d’une image hyperspectrale de la caméra Hyspex proche infrarouge ©ONERA

 

Les travaux de la plateforme s’articulent autour de trois axes :

  • mise en place d’une capacité de mesures aéroportées à partir de différents drones à voilure fixe, ainsi que des systèmes compacts ou miniaturisés : imageurs hyperspectraux de nouvelle génération, lidar 3D topographique à onde complète, caméras multispectrales en infrarouge
  • prise en charge dans LIMA des prétraitements et archivages de ces nouvelles données, ainsi que des capacités d’étalonnage et de maintien en conditions opérationnelles des nouveaux capteurs
  • renforcement des capacités de mesures aéroportées actuelles embarquées sur les avions existants de SAFIRE, avec en particulier l’intégration de certains des capteurs acquis pour les drones et le développement d’un  lidar embarqué de mesures du champ de vent dans les basses couches atmosphériques

Les moyens mis en place et en commun seront à la disposition de la communauté scientifique et industrielle régionale et nationale.

 

Drone L’avion jaune de l’ONERA en opération ©ONERA

Drone L’avion jaune de l’ONERA en opération ©ONERA

 

*SAFIRE, Unité mixte de services qui dépend de Météo France, du CNRS-INSU (Sciences de l’Univers) et du CNES

**FEDER : Fonds européen de développement économique et régional, fonds structurel européen qui vise à renforcer la cohésion économique et sociale en corrigeant les déséquilibres régionaux.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

28/01/2016  Armée de l'air

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf, en Allemagne, la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet, l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

 

Outre la réduction de la charge d’audits et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large. Il est en effet le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf. De plus, il accroît l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands. Enfin, il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

 

Navigabilité

La navigabilité des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par l’autorité de navigabilité compétente. La vocation de la navigabilité est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsque in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

 

EMAR

Les agréments de navigabilité́ EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les États membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:50
photo O. Debes / Armée de Terre

photo O. Debes / Armée de Terre


27/01/2016 Armée de Terre

 

L’Eurocorps (structure comprenant des militaires de neuf nations) est capable de se déployer en opération au profit de l’Union européenne, de l’OTAN ou de l’un des pays contributeurs, tels que l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg ou encore la Pologne. C’est actuellement le cas au Mali où une soixantaine de personnes est engagée en opération EUTM (european union training mission in Mali) mais également en métropole où l’Eurocorps participe à l’opération Sentinelle. Prochaine étape pour ces militaires : prendre en 2016 le HQ EU Battle group au Mali. Dans ce cadre, l’état-major suit un entraînement spécifique.

 

L’Eurocorps conduit actuellement une série de 5 exercices qui se dérouleront jusqu’à fin juin pour lui permettre de prendre l’alerte EUBG (european union battle group) au cours du 2e semestre 2016, sous la responsabilité de la France. Plus de 250 militaires français et des pays membres se mobilisent pour ce cycle de préparation opérationnelle.

Depuis son premier engagement en 1998, sous la forme d’une participation à la force de stabilisation en Bosnie-Herzégovine, l’Eurocorps a été engagé à de nombreuses reprises. Il a ainsi pris pour la première fois le commandement d’une opération au Kosovo en 2000, puis celui de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, en 2004 et 2012.

 

Retrouvez notre page consacrée à l’Eurocorps.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

26/01/2016 Adj Jean-Laurent Nijean - armée de l'air

 

Un an après le tragique accident d’Albacete, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), s’est rendu sur la base aérienne de Nancy-Ochey et sur l’élément air rattaché de Châteaudun pour rendre hommage aux neuf aviateurs français qui ont péri le 26 janvier 2015.

 

Mardi 26 janvier 2016, le CEMAA, accompagné du général Patrick Pacorel, inspecteur de l’armée de l’air, du général Bernard Schuler, commandant les forces aériennes stratégiques, du général Guy Girier, directeur central de la SIMMAD (structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la Défense), et du général Philippe Lavigne, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, a été accueilli sur la base aérienne (BA) 133 de Nancy par le colonel Olivier Lapray, commandant la BA 133.

 

Lors d’une cérémonie militaire, il a commémoré l’anniversaire de l’accident d’Albacete. Principalement composé de troupes de l’escadron de chasse 1/3 «Navarre» et de l’escadron de soutien technique aéronautique 15/3 «Malzéville», le dispositif comprenait une délégation particulière réunissant le personnel présent sur le site espagnol le jour du drame. Le général a décoré des aviateurs qui se sont distingués en portant secours à leurs camarades au péril de leur vie.

 

Après cette remise de décoration, CEMAA a prononcé l’ordre du jour : «Il y a un an, jour pour jour, 11 personnes perdraient tragiquement la vie dans un dramatique accident au cours duquel, suite à un incident technique, un chasseur grec s’abîmait, tuant son équipage, sur le parking du détachement français au moment où tous préparaient le décollage de la prochaine mission. Brutalement arrachés à leurs familles, à leurs proches et à leurs camarades, neuf aviateurs français nous quittaient : le lieutenant-colonel Mathieu Bigand, le commandant Gildas Tison, le capitaine Marjorie Kocher, le capitaine Arnaud Poignant, l’adjudant-chef François Combourieu, l’adjudant-chef Thierry Galoux, l’adjudant Gilles Meyer, le sergent-chef Nicolas Dhez et le sergent-chef Régis Lefeuvre…»

 

Cette allocution a été ponctuée par le passage des Alphajet de la Patrouille de France venus peindre le ciel d’un ruban tricolore à la mémoire des aviateurs disparus.

 

À l’issue de cette cérémonie, le CEMAA a inauguré une stèle commémorative avant de partager un moment avec les familles et les camarades des sept disparus nancéens et les blessés.

 

«Chères familles, chers blessés, chers aviateurs. C’est par une note d’espérance que je voudrais conclure cette brève intervention. Espérance dans l’exemple que nous apportent les disparus, espérance par la solidarité qui s’est exprimée et enfin espérance par les missions qui se poursuivent pour nous entraîner comme à Albacete», a déclaré le CEMAA.

 

Le général Lanata et la délégation se sont ensuite rendus sur l’élément air rattache 279 de Châteaudun pour y dévoiler une plaque commémorative.

 

Aujourd’hui, cet accident reste gravé dans la mémoire des aviateurs, les blessés les plus grave découvrent peu à peu une nouvelle vie et sont repassés en fin d’années revoir leurs camarades en unité puisque leur état le leur permettait entre hospitalisation lourde et rééducation. Les autres blessés ont repris l’entrainement et les engagements opérationnels ; certains d’entre eux rentre juste d’un détachement en Jordanie et d’autres sont aujourd’hui même sur la base d’Albacete pour décrocher la qualification « Chef de mission » lors de l’entraînement OTAN Tactical Leadership Program (TLP), certification ultime des pilotes et navigateurs de combat pour conduire les opérations coalisées, et repartir au combat.

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Le drame d’Albacete

 

Lundi 26 janvier 2015, à 15h30, un avion de chasse F16 biplace grec a connu un incident au décollage et a dévié de sa trajectoire. L’avion s’est écrasé à proximité immédiate du lieu de stationnement des avions français. Les équipages et mécaniciens français étaient sur place, se préparant au décollage de leurs appareils pour une mission d’entrainement. Neuf victimes sont à dénombrer : sept étaient affectées sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, une provenait de la base de Châteaudun et la dernière officiait en qualité d’officier d’échange en Espagne. Cinq blessés graves des bases de Nancy et de Mont-de-Marsan sont également à dénombrer.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Airbus Helicopters aircraft in action 2016


25 janv. 2016 by Airbus Helicopters

 

Discover the Airbus Helicopters aircraft over their missions.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Defence Secretary welcomes deeper security relationship with Germany

 

25 January 2016 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Defence Secretary Michael Fallon discussed the strengthening of Britain’s security ties with Germany when he met counterpart Ursula Von der Leyen in Berlin today, where the Ministers confirmed their shared vision for a closer and stronger partnership.

 

Germany is a key ally for the UK – a fact that was formally recognised in November’s Strategic Defence and Security Review when Germany was elevated to a ‘tier one’ defence relationship, alongside the US and France.

Mr Fallon and Dr Von der Leyen discussed how the countries’ Armed Forces can develop their collaboration on operations, missions and training. This will be in evidence as Britain becomes a lead nation for the Transatlantic Capability Enhancement and Training (TACET) initiative, working alongside Germany and the US to deliver a robust military presence in Eastern Europe. Both countries will also work together to ensure NATO remains strong and united; tackle terrorist threats; build capacity outside of Europe; and enhance the interoperability between their Armed Forces.

The Ministers also announced a new UK-Germany ‘Ministerial Dialogue on Equipment and Capability Cooperation’. At the first meeting, in March, Ministers will discuss reducing support costs on common aircraft, notably A400M and Typhoon, and exploring future innovation.

The Defence Secretary also took the opportunity to welcome Germany’s expanded role in the counter-Daesh coalition, following last week’s meeting in Paris where it was agreed to intensify strikes against the militants’ infrastructure in Iraq and Syria.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Our defence review elevated Germany to a top tier ally, alongside France and the United States. We are already working closely together within NATO and in the fight against Daesh. Now I want to see more collaboration on operations, missions and training and deeper industrial cooperation.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Crédits BATS

Crédits BATS

 

22 janvier 2016 RTL.be (Belga)

 

Des militaires détachés auprès d'ambassades belges à l'étranger jouent de plus en plus souvent le rôle d'intermédiaires entre l'industrie de l'armement et le pays où ils sont stationnés, affirme vendredi De Morgen, qui évoque dix-sept interventions de ce type l'an dernier.

 

La Belgique détache une vingtaine de membres de la Défense dans ses ambassades à travers le monde, afin de conseiller le diplomate en poste sur le volet militaire ou faciliter les rapatriements en cas de situation tendue. Mais ces attachés jouent aussi un rôle moins connu, celui d'intermédiaire entre l'industrie belge de l'armement et le pays où ils sont stationnés. Or depuis trois ans, cette fonction a pris de l'ampleur: le nombre de contacts de cette nature est passé de deux en 2012 à quatre en 2013, douze en 2014 et dix-sept en 2015. De Morgen recense dans ces contacts l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le sultanat d'Oman, le Koweït et le Qatar. Plus des trois quarts de ces contacts ont été noués au bénéfice de l'industrie wallonne, le reste pour l'industrie flamande, reflétant ainsi la répartition historique de ce type d'industrie. La FN Herstal apparaît en haut de la liste, de même que la société liégeoise BATS (Belgian Advanced Technology Systems), spécialisée en sécurité intérieure

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:50
photo MSC

photo MSC

 

25.01.2016

 

Manuel Valls est partout. Après avoir volé la vedette à Emmanuel Macron au Forum de Davos, il se rendre à la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich, rendez-vous habituellement réservé au ministre de la Défense.

 

Preuve supplémentaire de sa volonté de maintenir une posture sécuritaire tout en cherchant davantage de visibilité internationale, Manuel Valls se rendra, selon nos informations, pour la première fois, le 13 février à la Conférence sur la sécurité de Munich, la rencontre annuelle majeure du gotha de la Défense en Europe. Le Premier ministre y évoquera la lutte contre le djihadisme international. Ce forum est ouvert à tous les dirigeants européens et étrangers qui s'investissent sur les questions de défense et de stratégie. Il doit accueillir par exemple cette année les présidents polonais et ukrainien, le roi de Jordanie ou les patrons des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Serguei Lavrov. Il permet aussi des réunions bilatérales entre ministres de la Défense et professionnels de l'industrie de défense.

Suite de l'article

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:50
Crédits : Inmarsat

Crédits : Inmarsat

 

25/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Space Systems a remporté 4 compétitions sur les 17 accessibles, tandis que Thales Alenia Space en a gagné deux ainsi qu'une charge utile.

 

Les deux constructeurs de satellites de télécoms français - Airbus Space Systems et Thales Alenia Space (TAS) - ont réalisé une année commerciale satisfaisante en gagnant l'an dernier 6 des 17 compétitions du marché accessible. Les deux groupes ont également obtenu en 2015 en partenariat une commande de gré à gré de la part de la DGA (direction générale de l'armement) portant sur la livraison de deux satellites de télécoms militaires à l'armée de l'air française, COMSAT NG (Communication par satellites de nouvelle génération). Le montant du programme s'élève à 3,8 milliards d'euros environ sur une période de 17 ans, dont 1 milliard d'euros pour la première tranche portant sur la construction des deux satellites.

En 2015, Airbus Space Systems a remporté quatre compétitions l'an dernier : SES-14, Quantum d'Eutelsat et deux Inmarsat-6 (600 millions de dollars). De son côté, TAS a gagné deux compétitions, l'une pour un satellite acheté par le Bangladesh (Banghabandu-1) et un autre par Eutelsat. La filiale spatiale de Thales a également remporté la fabrication d'une charge utile pour l'opérateur argentin Arsat. Les deux constructeurs ont également fait la preuve de leur compétitivité en étant présent sur le segment des satellites électriques. Notamment la filiale spatiale d'Airbus Group, qui a déjà vendu six satellites de télécoms haute puissance tout électrique.

 

Loral a remporté 5 compétitions en 2015

C'est le canadien Space System Loral (SSL) qui a terminé la course en tête avec cinq compétitions gagnées (Telstar 18V/Apstar 5, BSAT-4a, Azerspace 2/Intesat 38, Telstar 19V et Telkom 4). Mais le modèle économique de Loral est basé sur l'obtention de sept contrats par an. Enfin, les trois constructeurs américains Boeing, Lockheed Martin et Orbital ATK ont respectivement gagné chacun deux compétitions : SES-15 et Intelsat 37 (Boeing),  Arabsat 6A et Hellas SAT4/Saudi Geosat1 (Lockheed Martin), et, enfin, SES-16 et DTH-2 (Orbital ATK).

Sur le marché non accessible, figurent trois satellites de télécoms chinois (Chinasat 6C, Apstar 6C et Chinasat 18) ainsi que le satellite argentin Arsat 3 construit par le constructeur local INVAP, partenaire de TAS, et le satellite turc Turksat 6A, fabriqué par Turkish Aerospace Industries (TAI). Enfin, le constructeur indien ISRO construira deux satellites GSat 17 et GSat 18.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:50
2 YORKS Put On Impressive Live-Firing Display Despite Sub-Zero Chill


21 janv. 2016 Forces TV

 

2nd Battalion The Yorkshire Regiment (2 YORKS) have been in action in Northumbria.

The live firing exercise on the Otterburn training area was all part of their new light mechanised infantry role.

It's been a challenging time for the battalion who have had to squeeze two years of training into just five months.

The sub-zero temperatures only added to the testing ranges.

There are two main live firing range areas, at Otterburn and Redesdale, for artillery, demolitions, all infantry weapons and restricted armoured vehicle firing.
 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:55
photo Peter Bastiaans - Safran

photo Peter Bastiaans - Safran

 

23-01-2016 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

L'armée française va commander 14 drones tactiques Patroller à Sagem, filiale de Safran. Un coup de théâtre, tant le Watchkeeper de Thales a longtemps été donné ultra-favori.

 

Un coup de théâtre. Après deux ans d’une compétition farouche entre deux champions français de la défense, c’est finalement le drone Patroller de Sagem (groupe Safran) qui a remporté l’appel d’offres pour le renouvellement des drones tactiques de l’armée de terre, face au Watchkeeper de Thales. Le contrat, de 300 millions d'euros environ en intégrant la maintenance des appareils sur dix ans, prévoit la livraison à partir de 2018 de 14 drones : deux systèmes de cinq appareils chacun, et quatre drones pour l’entraînement et la formation. Ces appareils remplaceront les vieux Sperwer de l’armée de terre, déjà fabriqués par Sagem.

Comment le Watchkeeper, grand favori de la compétition, a-t-il pu se faire coiffer ainsi au finish ? Le drone de Thales semblait pourtant avoir tous les atouts en main : basé sur une cellule israélienne (le Hermes 450), il est développé et assemblé par la filiale britannique de Thales, ce qui cadrait parfaitement avec les traités de coopération militaire de Lancaster House, signés en 2010 par la France et le Royaume-Uni. Il était déjà en utilisation en Grande-Bretagne, qui l’avait déployé un temps en Afghanistan. L’armée de terre ne jurait que par lui, voyant d’un mauvais œil le lancement d’un appel d’offres impliquant le Patroller.

 

Victoire sur le terrain

Le 22 octobre 2014, le chef d’état-major des armées lui-même, le général Pierre de Villiers, ne faisait pas mystère de sa préférence : "Je préconise le Watchkeeper, que j’ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House", assurait-il devant les sénateurs de la commission de défense.

Le Patroller de Sagem, drone basé sur le motoplaneur S-15 de l’allemand Stemme, a finalement renversé la vapeur. Plus que sur le prix, de même ordre chez les deux rivaux, la différence semble s’être faite sur le terrain. "Suite à 18 mois de tests, il y a eu un consensus entre la DGA et l’armée de terre sur le fait qu’il était largement supérieur, assure un proche du dossier. La performance de la boule optronique, avec des images parfaites, a bluffé l’armée de terre." Le fait que le Patroller puisse voler au-dessus du territoire national a aussi été un critère déterminant : Sagem avait organisé une campagne d’essais fin 2014, une vingtaine de vols à proximité de Toulouse pour tester l’insertion du Patroller dans l’espace aérien civil.

 

Un drone en grande partie made in France

Le Patroller présentait un autre avantage : plus de 80% de sa valeur ajoutée est réalisée en France, contre 30% environ pour le Watchkeeper. Seule la cellule est allemande : la R&D est basée à Eragny, les boules optroniques sont conçues à Dijon, les caméras infrarouges à Poitiers, les cartes électroniques à Fougères (Ille-et-Villaine) et l’intégration finale et le segment sol à Montluçon (Allier). 300 emplois étaient ainsi, directement ou indirectement, liés au choix du Patroller. Toute la chaîne d’information est française, à l’inverse du Watchkeeper, équipé d’une boule optronique conçue par l’israélien Elbit Systems. "Le made in France n’était pas un critère de choix, mais si l’emploi et les compétences sur le territoire national se développent, c’est une bonne chose", explique-t-on au ministère de la défense.

Sagem pourra aussi s’appuyer sur la commande française pour ses campagnes export. Le Sperwer avait été vendu à 6 pays, dont la France, les Pays-Bas et le Canada (150 drones en tout). L’industriel français espère exporter son successeur en Egypte et en Asie notamment, l’appareil pouvant être dédié à des missions militaires, gouvernementales (douanes, surveillance de frontières…) ou civiles.

 

La France a encore du retard

La filière française des drones rattrape-t-elle pour autant son retard sur le segment des drones militaires, ultra-dominé par les Etats-Unis et Israël ? On en est loin. Des années d’incurie partagée entre les industriels, les militaires et les politiques ont abouti à une dépendance des  forces françaises envers les groupes étrangers. Sur le segment des drones MALE (plus gros et dotés de performances supérieures aux drones tactiques type Patroller), l’armée de l’air utilise ainsi au Sahel trois drones Reaper achetés à l’américain General Atomics, la DGA ayant commandé deux autres systèmes de trois drones.

La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont bien lancé un projet de drone de surveillance européen rassemblant Dassault, Airbus Group et Finmeccanica, mais l’horizon du projet (passé de 2020 à 2025) est trop lointain pour être vraiment crédible. L’Europe est heureusement bien plus avancée sur le programme de drone de combat Neuron, développé par Dassault, à la tête d’une équipe d’industriels (Airbus, Saab, Alenia, HAI, Ruag…). Le prototype de ce drone furtif, dont la signature radar est celle d’un oiseau, est actuellement en phase d’essais en Suède. Il a tiré ses premières bombes d’essai en septembre, selon le blog le Mamouth.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:50
Le Parlement européen va revoir la clause de défense mutuelle

 

22/01/2016 L'Orient-Le Jour

 

Le Parlement européen veut améliorer la mise en œuvre de la clause de défense mutuelle, sollicitée pour la première fois dans l'histoire de l'UE par la France après les attentats de Paris, selon une résolution adoptée hier à Strasbourg. Le Parlement demande ainsi au Conseil et aux États membres « d'élaborer et d'adopter au plus vite un cadre politique » pour la mise en œuvre de l'article 42-7 des traités européens, qui prévoit une clause de solidarité en cas d'agression contre un pays de l'UE.

Les eurodéputés regrettent l'absence de modalités pratiques et de lignes directrices qui permettraient « d'assurer une réponse efficace lorsqu'un État membre invoque la clause de défense mutuelle », ce qui a provoqué une gestion « ad hoc » de la situation lorsque la procédure a été utilisée par la France. Le Parlement « est profondément convaincu que toutes les actions nationales, bilatérales et multilatérales entreprises à la suite de l'activation de l'article (...) devraient être notifiées au Conseil et simultanément rendues publiques ».

Selon les eurodéputés, la décision de la France doit « servir de catalyseur » à un débat plus approfondi sur la politique de sécurité et de défense de l'UE. L'Union « a besoin d'un quartier général civil et militaire permanent aux niveaux stratégique et opérationnel », estiment les parlementaires qui se prononcent pour doter l'UE de moyens autonomes de défense.

Au cours d'un débat sur le sujet, qui s'est tenu mercredi soir à Strasbourg, entre les députés et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, cette dernière a écarté toute intervention de l'entité européenne en Syrie. La France n'a pas demandé d'assistance militaire, mais une aide – logistique ou autre – sur ses théâtres d'intervention à l'étranger.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:55
Airbus Helicopters résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marchés (Crédits : Airbus HC - Frédéric Lert)

Airbus Helicopters résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marchés (Crédits : Airbus HC - Frédéric Lert)

 

25/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Après une année commerciale très difficile en 2015, le constructeur de Marignane doit impérativement vendre des hélicoptères militaires et civils lourds (NH90, H225, H225M, H175...). Car Airbus Helicopters va être déjà confronté à un problème de charge de travail dès cette année

 

Bis repetita pour Airbus Helicopters. A l'instar de 2015, le véritable enjeu de 2016 pour Airbus Helicopters sera de prendre à tout prix des commandes dans le segment des hélicoptères lourds même si le contexte macroéconomique restera encore très difficile cette année. Car en 2015, l'hélicoptériste européen n'est pas parvenu à atteindre son objectif prioritaire de gagner au moins deux gros contrats militaires. Du coup, le carnet de commandes s'effrite.

Hormis la Corée du Sud, où le constructeur a été choisi pour codévelopper et cofabriquer des hélicoptères légers militaires et civils sur la base d'une version d'un Dauphin 155 B1, le constructeur de Marignane n'a pas finalisé des ventes pourtant bien engagées dès la fin 2014 et au début 2015. C'est le cas du NH90 au Qatar (22), du Caracal au Koweït (24 + 6 en option) et en Pologne (50), et du H225 au Mexique (50), où une commande avait été envisagée sérieusement. Mais Mexico a été rattrapé par la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole, et la commande a fait pschitt en dépit de la venue en France du président mexicain Enrique Peña Nieto qui était l'invité d'honneur du défilé du 14 juillet. Déception également au Japon, qui a décidé de choisir le Bell 412, une plate-forme de plus de 50 ans, face au programme X9, le nouvel hélicoptère de 4 à 5 tonnes que souhaite développer Airbus Helicopters.

Heureusement que le ministère de la Défense français a apporté une bouffée d'oxygène commerciale en commandant 7 Tigre et 6 NH90 supplémentaires. En outre, le Pentagone est lui aussi venu à la rescousse du constructeur de Marignane en passant commande de 53 hélicoptères légers UH-72A Lakota supplémentaires en deux fois (41 et 12) en 2015 pour un montant de près de 300 millions de dollars. Ils seront fabriqués dans l'usine du groupe à Columbus, aux Etats-Unis.

 

Un problème de charge de travail en 2016

Engagé dans six campagnes majeures en début de l'année - Pologne, Qatar, Koweït, Corée du Sud, Japon et Mexique -, le constructeur les avait toutes gagnées plus ou moins sur le papier. Mais au final, seule la Corée du Sud a signé en faveur d'Airbus Helicopters. en revanche, le Japon lui a tourné le dos, lui préférant à sa très grande surprise Bell. En conséquence, le bilan de l'année commerciale pose véritablement un problème de charge de travail en 2016 et début 2017. Et même au-delà si certains de ces contrats (Qatar, Koweït) ne gonflent pas rapidement son carnet de commandes. Enfin, Airbus Helicopters ne peut surtout pas se permettre une nouvelle année blanche commerciale ou presque avec le H225 (2 exemplaires vendus en 2015).

Mais la chute continue du pétrole (de 110 à 30 dollars le prix du baril) pénalise durement les constructeurs d'hélicoptères, notamment sur deux marchés à très forte valeur ajoutée : le marché pétrole et gaz (oil & gas) et le marché militaire vers les pays producteurs de pétrole. C'est bien sûr le cas d'Airbus Helicopters au Mexique, Koweït et Qatar. Enfin, le tout nouveau gouvernement conservateur polonais reste très hostile au choix de l'équipe précédente, qui avait choisi le constructeur de Marignane, face à l'américain Sikorsky et Finmeccanica Helicopters (ex-AgustaWestland). Ce qui n'est pas une surprise après les nombreuses déclarations très agressives prononcées lors de la campagne des législatives.

Enfin, le ministère de la Défense souhaiterait que le constructeur de Marignane privilégie un peu plus le Caïman NH90, au détriment du Caracal dont le prix est - il est vrai - plus attractif pour les pays intéressés par ce type d'appareils. Comme en Inde, où cet appareil a été choisi. Airbus Helicopters est entré en 2015 en négociations exclusives pour vendre aux gardes-côtes indiens 14 H225M (Caracal). Le contrat est estimé à plus de 400 millions d'euros. Avec un peu de chance, Airbus Helicopters pourrait finaliser cette vente en 2016. Il lorgne également un marché d'une centaine d'hélicoptères légers pour la Marine dans le cadre du programme NUH (hélicoptères utilitaires navals) et propose la dernière version militarisée du Dauphin, l'AS565 MBe Panther. L'appel d'offre est attendu depuis plusieurs mois.

 

Un marché qui s'effondre

Attendu en 2015, le rebond du marché civil n'a pas été du tout au rendez-vous. C'est le moins que l'on puisse dire. Entre le premier semestre 2014 et celui de 2015, le marché civil et parapublic s'est effondré de 45%. Double peine pour Airbus Helicopters avec l'Ecureuil (H125) qui commence à montrer quelques signes de faiblesse face au 407 de Bell même si en Chine, il peut retrouver une nouvelle jeunesse avec un possible contrat d'une centaine d'appareils en vue.

Au 1er semestre 2015, seulement 269 hélicoptères ont été vendus, contre 494 en 2014 et 518 en 2013 sur la même période. Des chiffres catastrophiques d'autant que le marché militaire a également plongé de 64% sur la même période. Il est passé de 526 appareils vendus à 188 entre le 1er semestre 2014 et celui de 2015. En revanche, le second semestre a semble-t-il été meilleur mais sans totalement compenser la chute brutale du début d'année

Airbus Helicopters peut toutefois trouver quelques motifs d'espérance. Il résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Selon nos informations, au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marché grâce à un taux de change euro/dollar plus favorable et l'arrivée de nouveaux produits attractifs (H175 et la nouvelle version du H145).

 

Des raisons d'espérer

En dépit d'un environnement macroéconomique difficile, à l'exception du rééquilibrage du taux de change euro/dollar, Airbus Helicopters se montre toutefois relativement résilient. Au premier rang des satisfactions de l'année dernière, les ventes de H175, mis en service fin décembre 2014, ont décollé de façon raisonnable. Le constructeur devrait annoncer un peu moins d'une quarantaine de ventes de son nouveau modèle de transport civil (7 tonnes). Il en avait vendu 38 fin septembre à des opérateurs de référence (Bristow, Milestone Aviation Group, LCI, Government Flying Services...). Une bonne nouvelle qui pourrait peut être dérider la direction d'Airbus Group, très frileuse à lancer de nouveaux modèles (X6 le successeur du Super Puma, X9, voire X2, le successeur de l'Ecureuil). Dans ce contexte, il sera intéressant de voir comment le H160 va être accepté par le marché.

Par ailleurs, Airbus Helicopters, même s'il ne souhaite pas le claironner, mise beaucoup sur le H215 (Puma C1e), nouvelle version du Super Puma qui sera assemblée en Roumanie. Sa configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison, les coûts d'exploitation et de maintenance a déjà séduit la Bolivie, l'Afrique du Sud et l'Albanie. Cet appareil vise le renouvellement des flottes russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, qui sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters.

En Chine, Airbus Helicopters a signé fin octobre une lettre d'intention pour installer une chaîne d'assemblage du H135. Si cette initiative se finalise, le marché chinois pourrait s'ouvrir en grand au constructeur européen. Le H135 est, selon Airbus Helicopters, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. L'installation d'une FAL H135 en Chine permettra de répondre idéalement à la demande croissante pour ces capacités EMS et maintien de l'ordre.

Enfin, en Inde, le constructeur mise sur un assouplissement de la réglementation de la gestion de l'espace aérien. New Delhi a un projet de directive qui pourrait être prête d'ici à la fin de cette année. En outre, les Indiens planchent sur une baisse des taxes sur les pièces détachées. Ce qui pourrait développer le support local (MRO). La libéralisation du ciel indien, le développement des infrastructures et la baisse des taxes pourrait faire doubler l'activité d'Airbus Helicopters en Inde.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:50
photo Amée de l'Air

photo Amée de l'Air

 

22/01/2016 Ministère de la Défense

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

Ce certificat permet à l’autorité française de reconnaitre dorénavant la validité des agréments de navigabilité que le LufABw délivrera à des organismes d’entretien (145) d’A400M, à des organismes de formation à la maintenance des techniciens (147), ou pour la délivrance des licences de mécaniciens d’A400M (66).

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet,  l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère  désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

Outre réduire la charge d’audit et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large :

  •  il est le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf ;
  •  il accroit l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands ;
  •  il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), au cours d’une brève cérémonie, le général de division aérienne Rameau, directeur de la DSAÉ, a remis le certificat de reconnaissance au Major General Rieks, directeur du LufABw.

 

* Navigabilité

La « navigabilité » des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à  la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par « l’autorité de navigabilité » compétente. La vocation de la « navigabilité » est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

** EMAR

Les agréments de navigabilité EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les états membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:50
StratoBus - halfway between a drone and a satellite - photo Thales Alenia Space

StratoBus - halfway between a drone and a satellite - photo Thales Alenia Space


22 janv. 2016 by Thales Group

 

The StratoBus project may immediately call to mind Google's Project Loon. But the advantage of StratoBus is that it offers long endurance and complete autonomy from a fixed position, while the high-altitude balloons in Loon move around the Earth and will offer only limited autonomy. StratoBus, a surprising vehicle halfway between a drone and a satellite, will be able to carry out a wide range of missions, including observation, security, telecommunications, broadcasting and navigation... and it offers a lifespan of five year.

Further information on Stratobus

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:50
photo NATO

photo NATO

 

22/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Le 21 janvier 2016, le général d’armée Pierre de Villiers a assisté au comité militaire de l’OTAN (MCCS - Military Committee in Chiefs of Staff Session) qui réunit trois fois par an à Bruxelles les chefs d’état-major des pays membres de l’Alliance atlantique.

 

A moins de six mois du sommet de Varsovie, l’objet de ce comité militaire était de faire le point sur les grands projets de la feuille de route établie à Newport deux ans plus tôt. Le  « plan d’action pour la réactivité » (Readiness action plan – RAP) et l’adaptation de l’Alliance à l’évolution des menaces sur les flancs Est et Sud de l’Europe ont ainsi été au cœur des discussions.

 

Lors de son intervention, le général de Villiers a fait le point sur le niveau d’engagement inégalé des forces françaises au Sahel, au Levant et sur le territoire national en soulignant les risques liés à la menace terroriste sur la sécurité internationale. Il a notamment pu développer ce point lors de ses entretiens bilatéraux avec ses partenaires, notamment italiens, australiens et lettons. Lors du MCCS, le CEMA a salué les avancées réalisées au titre du « plan d’action pour la réactivité » (RAP) avant de rappeler que l’ensemble des projets de Newport, déterminant pour l’adaptation de l’OTAN, devait être atteint en optimisant les ressources de l’alliance.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:50
Air Chief Marshal Sir Stuart Peach - photo UK MoD

Air Chief Marshal Sir Stuart Peach - photo UK MoD

 

 

Her Majesty the Queen has approved the appointment of Air Chief Marshal Sir Stuart Peach GBE KCB ADC DL to take over from General Sir Nicholas Houghton GCB CBE ADC as the next Chief of the Defence Staff this summer.

 

Michael Fallon, Secretary of State for Defence, said:

I am delighted to announce that Air Chief Marshal Sir Stuart Peach will assume the role of Chief of the Defence Staff this summer when General Sir Nicholas Houghton retires.

Sir Stuart has been an outstanding VCDS and I look forward to working closely with him in taking the fight to Daesh and ensuring we have the best Armed Forces to keep Britain safe.

A biography for Air Chief Marshal Sir Stuart Peach can be found on the here.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
Defence Secretary Michael Fallon visiting HMNB Clyde.  Photo UK MoD

Defence Secretary Michael Fallon visiting HMNB Clyde. Photo UK MoD

 

21 January 2016 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Defence Secretary has visited the home of the Royal Navy’s submarine service to make clear the Government’s commitment to the nuclear deterrent.

 

Michael Fallon met submariners today (Thursday) and visited the Vanguard class submarine HMS Vigilant at HM Naval Base Clyde, at Faslane near Glasgow.

Vigilant is one of the four 16,000-tonne vessels which patrol the oceans and make up the UK’s independent strategic nuclear deterrent, which the Royal Navy has operated for more than 40 years.

Mr Fallon was briefed on the submarine’s operations by Vigilant’s commanding officer, Commander Dan Martyn, who guided him through the boat’s control room, missile compartment and missile control centre.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Around the clock nuclear deterrent is as crucial to Britain’s defence now as it has ever been. It is the ultimate guarantee of the nation’s security.

We use our nuclear deterrent every day to deter a nuclear attack, nuclear blackmail and extreme threats that cannot be countered by any other means.

The Defence Secretary also had a chance to take in some of the infrastructure and world-class training facilities at the base.

Rear Admiral John Weale, Rear Admiral Submarines, said:

As a highly professional Service, the Royal Navy is entrusted with safely delivering continuous at sea deterrence. Since 1969 we have ensured at least one submarine was deployed at all times, as the nation’s ultimate security insurance policy.

We are now witnessing a resurgence in the Submarine Service; new submarines and driven personnel. Within the next four years all the UK’s submarines will be based in Scotland. This will lead to the creation of 1,400 new jobs taking the total number employed at HM Naval Base Clyde to 8,200 by 2022.

Commander Dan Martyn, Captain of HMS Vigilant, said:

The men and women of the Vanguard class submarines fully understand their role and responsibility in ultimately protecting the people of the United Kingdom.

The Submarine Service’s absolute professionalism ensures that the country’s nuclear deterrent provides safety and security for us all every hour of every day.

Vanguard Submarine infographic Photo UK MoD

Vanguard Submarine infographic Photo UK MoD

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
Attentats de Paris : deux nouvelles interpellations à Molenbeek

(archives) source photo CGSU

 

21/01/2016 Le Point.fr (AFP)

 

En Belgique, dix hommes ont été inculpés dans le cadre de l'enquête qui a permis de démanteler une partie du réseau qui a aidé Salah Abdeslam, en fuite.

 

La justice belge a annoncé que deux hommes avaient été interpellés dans la commune bruxelloise de Molenbeek lors de perquisitions menées mercredi et jeudi matin dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris. "Ces deux personnes ont été interpellées en raison de leurs liens présumés avec différentes personnes citées dans le dossier", a expliqué dans un communiqué le parquet fédéral. "Ni arme ni explosif n'ont été découverts" lors de ces deux perquisitions.

Le juge d'instruction chargé du dossier décidera dans le courant de la journée de leur inculpation et de leur placement en détention provisoire éventuelles, selon la même source. La première perquisition a eu lieu mercredi après-midi chaussée de Gand, l'une des principales artères de Molenbeek. "Une personne a été privée de liberté. Il s'agit de Zakaria J., né en 1986, de nationalité belge", selon le communiqué.

Suite de l’article

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961 (Crédits : Safran)

Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961 (Crédits : Safran)

 

20/01/2016 par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La filiale à 50/50 entre Safran et Martin-Baker Aircraft se dit prête à produire quatre sièges du Rafale par mois dès 2017 grâce aux contrats export gagnés par Dassault Aviation.


SEMMB (Société d'exploitation des matériels Martin Baker), filiale à 50/50 entre Safran (France) et Martin-Baker Aircraft (UK), vient de produire le 250ème siège éjectable (MKF16F) destiné au Rafale, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié ce mardi. La société, qui compte une cinquantaine de salariés, conçoit, développe et produit des sièges éjectables utilisés sur tous les avions de chasse de conception française, pour plus de trente armées de l'air dans le monde. Elle assure également la fourniture des pièces nécessaires à leur maintenance.

SEMMB livre aujourd'hui 20 sièges neufs par an, soit environ 1,5 siège par mois. Grâce aux contrats à l'export du Rafale, signés (Égypte, Qatar) ou en cours de signature (Inde, Émirats Arabes Unis), "la cadence de production pourrait passer à quatre sièges par mois dès 2017", a estimé SEMMB. Les activités de maintenance représentent aujourd'hui de 100 à 130 révisions de sièges par an. Les sièges sont révisés tous les deux ans après leur mise en service, avec une révision générale tous les 6 ans.

 

698 pilotes sauvés

Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961, a précisé la filiale de Safran et Martin-Baker Aircraft. SEMMB a produit 5.700 sièges, dont 250 pour le Rafale, 1.470 pour le Mirage 2000, 47 pour le Super Etendard, et 220 pour l'Alphajet, l'avion d'entrainement des pilotes des armées.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:50
credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

 

21.01.2016 Sécurité et défense REF. : 20160119STO10518

 

 

À la suite des attaques terroristes qui se sont déroulées à Paris en novembre 2015, la France a demandé l'aide des autres États membres en activant pour la première fois la clause « d'aide et d'assistance » prévue par les traités européens. Cette procédure soulève de nombreuses questions concernant la marche à suivre ainsi que le rôle de l'Union européenne. Mercredi 20 janvier, les députés réunis en plénière débattront d'une résolution à ce sujet. Celle-ci sera soumise à un vote le lendemain.

 

L'article 42 paragraphe 7 du traité sur l'Union européenne

La clause de défense mutuelle, ou article 42 paragraphe 7 du Traité sur l'Union européenne, a été introduite en 2009 avec le traité de Lisbonne. Elle stipule que les pays de l'Union européenne sont obligés d'aider un État membre si celui-ci est l'objet « d'une agression armée sur son territoire ». Ce soutien doit demeurer conforme aux possibles engagements souscrits au sein de l'OTAN (l'Organisation du traité de l'Atlantique nord).
Pourtant, aucune procédure formelle n'a été prévue. L'article ne requiert pas expressément une assistance de nature militaire. Les pays qui mènent une politique de neutralité, comme l'Australie, la Finlande, l'Irlande et la Suède, peuvent donc également coopérer s'ils le souhaitent.

 

Quel type d'assistance cet article prévoit-il ?

Depuis sa demande d'assistance invoquée le 17 novembre 2015, la France organise des pourparlers bilatéraux avec les autres États membres afin de savoir quel type d'assistance est possible. Certains pays ont exprimé leur volonté de rejoindre les opérations menées en Syrie et en Irak. D'autres sont prêts à renforcer leur présence dans le cadre de missions internationales, ce qui permettrait aux troupes françaises d'être transférées ailleurs.

 

Le rôle de l'Union européenne

Le type d'assistance requis étant convenu entre les États à un niveau bilatéral, le rôle de l'Union européenne est plutôt limité. Pourtant, l'Union pourrait faciliter et coordonner le processus.

Dans une résolution datant de novembre 2012, les députés ont invité la Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, à cette époque Catherine Ashton, à proposer des modalités pratiques ainsi que des lignes directrices au sujet de la clause de défense mutuelle.

 

Débat et vote en plénière 

Les députés réunis en session plénière à Strasbourg débattront aujourd'hui de la clause de défense mutuelle. Ils se demanderont notamment si un plus fort engagement de l'Union européenne pourrait être utile.

Le débat aura lieu mercredi 20 janvier au soir. La résolution sera votée jeudi 21 janvier un peu après 12 heures (heure de Paris).

 

Pour suivre la session plénière en direct, cliquez ici.

 

 

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:50
Réunion de la sous-commission "sécurité et défense" - 25 jan

 

source SEDE(2016)0125_1

 

 

 

1.  Adoption de l'ordre du jour

2.  Approbation des procès-verbaux des réunions des:

·12 novembre 2015  PV – PE571.697v01-00

·30 novembre-1 er  décembre 2015  PV – PE572.875v01-00

·3 décembre 2015  PV – PE573.077v01-00

3.  Communications de la présidente

4.  La dimension militaire de l'approche globale: état d'avancement et voie à suivre
- Échange de vues avec le général Mikhail Kostarakos, président du comité militaire de l'Union européenne

En association avec la délégation à la commission parlementaire d'association UE-Ukraine

5.  Situation générale en matière de sécurité en Ukraine -EUAM - quel rôle pour l'Union?
Échange de vues avec:
- Kenneth Deane, directeur de la capacité civile de planification et de conduite de l'UE, SEAE
- Liubov Nepop, chef f.f. de la mission de l'Ukraine auprès de l'Union

Conjointement avec la sous-commission "droits de l'homme"

6.  Les enfants dans les conflits armés: les défis de l'action internationale
- Échange de vues avec Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour le sort des enfants en temps de conflit armé

7.  Questions diverses

8.  Prochaines réunions

·4 février 2016, de 9 heures à 10 h 30 (Strasbourg)

·17 février 2016, de 9 heures à 12 h 30 et de 15 heures à 18 h 30 (Bruxelles)

·18 février 2016, de 9 heures à 12 h 30 (Bruxelles)

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 17:50
Nano-drones source Julius Maximilian University of Würzburg (Germany)

Nano-drones source Julius Maximilian University of Würzburg (Germany)

 

Jan. 13, 2016 smart2zero.com

 

Compact multicopter drones are increasingly popular as toys. Even commercial companies like internet retailer Amazon are considering to deliver their consignments through automated drones. The common denominator of these flying objects is their ability to execute even complex manoeuvres with extreme precision. Computer-based control algorithms play a decisive role in this equation.

 

A team of scientists of the Julius Maximilian University of Würzburg (Germany) now plans to transfer these principles and features to the nanometre scale. Their intention is developing tiny nano drones that can be controlled via laser. The cloud: the polarised laser rays will not only carry control information but likewise the power for operation.
If successful, the scientists would have created an entirely new class of nano tools that can be steered with extreme precision through liquids – to the benefit of nantotechnologies and life sciences. For instance, these drones could assume tasks like performing 3D scans on nano particles, or arranging such particles in a given order. Another imaginable application would be manipulating objects within cells.
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 17:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


15/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Déployé depuis le 7 octobre dans le Golfe de Guinée pour l’opération Corymbe, le BPC Mistral est désormais sur le chemin du retour vers son port-base, à Toulon avec le sentiment du devoir accompli après une mission dans le golfe de Guinée dense et riche. Le transfert d’autorité (TOA) de l’opération s’est fait à Dakar, à bord du PHM Commandant Birot où le CV de Guibert a symboliquement remis au CC Boyer, le « témoin » de l’opération Corymbe.

 

Renforcer la coopération régionale pour permettre aux pays riverains du Golfe de Guinée de sécuriser leur espace maritime tout en assurant la protection des intérêts français. Tels étaient les principaux objectifs de l’opération.

Quelques jours après le départ, le patrouilleur espagnol Centinela a assuré la protection rapprochée du Mistral en l’escortant au large de Dakar au Sénégal. Cette interaction s’est faite dans le cadre de l’initiative quadripartite (Portugal, Espagne, Danemark, France) qui vient renforcer la coopération maritime dans la région et les échanges entre les quatre pays alliés.

 

Exercice NEMO 15.4 : 8 nations riveraines du Golfe de Guinée et 3 pays européens réunis

Fin octobre, le BPC est entré dans le vif du sujet avec l’exercice NEMO 15.4. Cet entraînement multinational a connu un succès inédit puisqu'il a vu, durant neuf jours, la participation de huit nations riveraines du golfe de Guinée (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigéria, Cameroun, Gabon, Congo) et trois pays européens (France, Espagne et Royaume-Uni). Ce ne sont pas moins de quinze bâtiments et plusieurs centres opérationnels à terre qui ont ainsi pris part aux différents exercices dédiés à la sécurisation des espaces maritimes, mettant en évidence une réelle prise en compte de cette problématique par les pays de la région et une consolidation du processus de Yaoundé.

 

Exercice NEMO 15.4

Périodes d’instructions opérationnelles : 160 marins africains de 7 nationalités différentes ont bénéficié d’une instruction

Chaque relâche opérationnelle a été aussi l’occasion pour l’équipage du Mistral de former leurs homologues du golfe de Guinée. Lors de périodes d’instructions opérationnelles (PIO) au profit des marines riveraines, ce sont plus de 160 marins africains de 7 nationalités différentes qui ont bénéficié d’une instruction dans des domaines aussi variés que la protection-défense, la sécurité, la plongée, l’interrogation et la communication maritime ou encore les techniques de base pour effectuer une visite dans le cadre du contrôle des pêches, de la lutte contre le narcotrafic ou la piraterie. Le point d’orgue des ces instructions a été l’embarquement de 72 élèves de 13 nationalités différentes de l’Ecole Nationale à Vocation Régionale (ENVR) de Bata (Guinée Equatoriale). Les quelques jours passés à bord du BPC Mistral ont permis aux élèves venus de tout le continent de découvrir la vie embarquée, mais aussi de mettre en pratique la théorie apprise lors de leur scolarité à terre.

 

Instructions au profit de la Marine ghanéenne par l’équipage du BPC Mistral

Interactions : Mise en œuvre de la polyvalence et du caractère interarmées du BPC Mistral

Des interactions avec les Forces Françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) et les Éléments Français au Gabon ont également mis en exergue la polyvalence et le caractère interarmées du BPC. A Libreville, c’est un hélicoptère de l’ Armée de l'air qui a pu s’entrainer à l’appontage et échanger savoir-faire et informations avec le détachement 22S présent à bord. Au large d’Abidjan et San Pedro, c’est un grand exercice amphibie qui a réuni les FFCI et les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Au total, ce sont 260 militaires et 60 véhicules qui ont embarqué puis réalisé un débarquement amphibie complet sur une plage préalablement vérifiée et sécurisée.

 

Grand exercice amphibie Mistral d'Ivoire 2015

Consolider la coopération maritime régionale : Plus d’une quarantaine d’ambassadeurs français et étrangers, plusieurs ministres et autorités des pays riverains sur le BPC Mistral

Enfin, cette opération extérieure a été aussi l’occasion de renforcer les liens forts qui existent entre la France et les pays riverains du golfe de Guinée. Le Mistral a ainsi accueilli plus d’une quarantaine d’ambassadeurs français et étrangers, plusieurs ministres et autorités des pays riverains, leurs chefs d’état major des armées ou de la marine ainsi que de nombreux industriels présents dans l’économie locale. Cette proximité, essentielle pour consolider la coopération maritime régionale, est rendue possible par la présence des différents bâtiments de la Marine Nationale déployés dans cette mission quasi-permanente depuis 1990.

13 000 nautiques parcourus, l’équivalent de 21 000 km

Les 13 000 nautiques passés à sillonner le Golfe de Guinée ont donc été pleinement mis à profit par le Mistral pour atteindre l’ensemble des objectifs qui lui étaient assignés. C’est avec le sentiment du devoir accompli que l’équipage navigue désormais vers Lisbonne, dernière étape du déploiement avant son retour à Toulon.

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