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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

3 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Trois des quatre moteurs de l’avion de transport militaire A400M qui s’est écrasé à Séville (sud de l’Espagne) début mai, faisant 4 morts et 2 blessés graves, ont connu des problèmes de puissance au décollage, a annoncé Airbus Defence and Space, en citant les premières analyses de la commission d’enquête espagnole.

 

« Les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage », a indiqué le groupe dans un communiqué.

 

Airbus DS ajoute que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol.

 

Ces éléments coïncident avec les problèmes identifiés par l’avionneur le 19 mai dans une note d’alerte diffusée aux opérateurs de l’appareil.

 

« Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur +flight idle+ (ralenti, NDLR) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance », poursuit l’avionneur.

 

Ces éléments sont basés sur l’exploitation des boîtes noires de l’appareil.

 

Le 19 mai, Airbus avait déjà ordonné à ses clients une inspection de leurs appareils A400M, leur adressant une note d’alerte pour leur demander de contrôler le système de gestion électronique des moteurs.

 

Dans son communiqué, Airbus DS souligne que ces éléments n’ajoutent pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’alerte opérationnelle du 19 mai.

 

L’avion effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie prévue pour juillet.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:55
TALIOS - photo Thales Group

TALIOS - photo Thales Group

 

3 juin 2015 by Thales Group

 

Designed entirely around operational feedback from users, TALIOS is the latest addition to the Thales family. TALIOS is the first optronic pod to cover the entire critical decision chain from intelligence gathering to weapon delivery.

Capabilities range from deep strike with long-range missiles and bombs to air-to-air target identification and close air support, and include the rapidly emerging requirement of Non-Traditional Information, Surveillance and Reconnaissance (NTISR).

Key features

- Latest generation of high-resolution sensors and high-precision line-of-sight stabilization
- Wide-angle vision providing critical contextual information and making the pod a key component of the pilot’s visual environment throughout the mission.
- Open architecture and a high level of functional integration


All functions will be standard for both French and international customers. With its open architecture, the TALIOS pod is conceived as a ‘plug & fight’ system for integration on all existing and future fighters.

Further information

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
NATO Luftraumüberwachung: Im AWACS ins Baltikum


28 mai 2015 Quelle: Redaktion der Bundesdwehr 05/2015  15E15401

 

Das große kreisrunde Radar auf dem Dach ist das Markenzeichen das AWACS. Wir waren bei einer Mission des NATO - Überwachungsflugzeugs mit an Bord und zeigen, wie das Innenleben des mit Elektronik vollgepackten Jets.


Das Missionsziel: der östliche NATO Raum.

Musik: Into Battle, B. Bradley, T. Balmforth, Universal

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
Thales équipera les nouveaux hélicoptères Merlin de la Royal Navy

Le radar Searchwater de Thales utilise un système innovant assurant une visibilité à 360° sous l’hélicoptère Merlin, et qui se replie sur le flanc de l’aéronef lorsqu’il n’est pas utilisé. - photo Thales

 

29 mai 2015 par Aerobuzz.fr

 

Thales a été retenu au Royaume-Uni dans le cadre du projet Crowsnest pour fournir à la Royal Navy un nouveau système de surveillance et de contrôle aéroporté destiné à assurer la protection des forces interarmées et des porte-avions de classe Queen Elizabeth.

 

Au terme d’un appel d’offres industriel, Lockheed Martin, maître d’œuvre du ministère de la Défense britannique pour le programme des hélicoptères Merlin, a retenu la nouvelle génération du radar Searchwater et du système de mission Cerberus de Thales. Les hélicoptères Merlin de la Royal Navy, qui seront adaptés en conséquence, disposeront ainsi de capacités de pointe en matière de surveillance et de contrôle aéroportés (ASaC1).

 

Suite de l'article

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS


03.06.2015 par Aerobuzz.fr


Hier soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l’AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l’ensemble des opérateurs de l’A400M. L’AIT informe que les données du DFDR (l’enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l’enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d’Airbus Defence and Space envoyées en soutien.

 

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 de l’A400M qui s’est écrasé le 9 mai 2015 près de Séville, ont subi un gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l’équipage. Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l’AOT du 19 mai.

 

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l’avion ont fonctionné normalement et qu’il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n’ajoute pas d’autres recommandations à celles figurant dans l’AOT du 19 mai.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:50
Photo Patrick Brion – MIL.be

Photo Patrick Brion – MIL.be

 

29/05/2015 Liesbeth Bardyn – MIL.be

 

 

Dans l’est de l’Allemagne se trouve le grand camp d’entraînement de 230 km² de Grafenwöhr. C’est là que de mi-mai à fin mai trois bataillons de la Brigade Medium ont dressés leurs tentes pour améliorer leurs techniques de tir et leurs compétences tactiques.

 

Le village d’entraînement dans le sud du camp d’exercice paraît désert, mais les apparences sont trompeuses. Dans les maisons se sont cachés des ennemis que nos militaires doivent maîtriser. Une compagnie du Bataillon de Chasseurs Ardennais encercle le village et nettoie un à un chaque bâtiment. Le feu est ouvert, les explosifs sont découverts et les bombes fumigènes volent un peu partout.

 

« Il est nécessaire d’organiser régulièrement de tels exercices », explique le commandant de bataillon lieutenant-colonel Jean-Pol Baugnée. « Lors d’opérations il nous arrive souvent de devoir nettoyer des maisons. En Belgique on ne dispose pas d’une infrastructure assez grande pour permettre à autant de militaires de s’entraîner en même temps. » Tout le monde est d’accord sur ce dernier point. Le camp allemand offre à nos militaires plus de possibilités d’entraînement que n’importe quel domaine militaire dans notre pays. « Ici nous disposons de stands de tirs qui s’étendent sur des kilomètres », confirme le commandant de brigade colonel Eric Harvent. « Grâce à cela nous pouvons tester des systèmes d’armes ayant une grande portée, ce qui n’est pas souvent possible en Belgique. De plus nos hommes se retrouvent dans un environnement inconnu. Cela rend l’exercice plus réaliste. »

 

Photo Patrick Brion – MIL.bePhoto Patrick Brion – MIL.be
Photo Patrick Brion – MIL.bePhoto Patrick Brion – MIL.be
Photo Patrick Brion – MIL.bePhoto Patrick Brion – MIL.be

Photo Patrick Brion – MIL.be

Une cible s’élève d’un coup dans l’herbe. Un militaire met un ‘ennemi’ hors service avec son arme. Une centaine de mètres plus loin une autre cible apparaît soudainement. C’est le canon DF30 qui s’en charge et qui ouvre le feu. Un peloton du Bataillon Bevrijding - 5 Ligne a pris position sur le grand stand de tir de Grafenwöhr. Avec deux autres pelotons et avec l’aide des véhicules blindés ils essayent de prendre possession d’une zone qui s’étend sur plusieurs kilomètres. « Grâce aux grands stands de tir nous pouvons déployer le soutien d’artillerie des canons DF30 et DF90 », raconte le commandant de bataillon lieutenant-colonel Gert Van Goethem. « Ainsi nos soldats de combats ont l’occasion de se rendre compte du soutien que peuvent leur apporter ces grands systèmes d’armement lors d’une mission. Ainsi ils ont plus de confiance en eux quand ils se retrouvent dans une situation dangereuse. »

 

Une dernière unité de combat, le Bataillon Carabiniers Prins Boudewijn-Grenadiers se cache dans la lisière du bois devant un bâtiment suspect. Au signal du commandant de peloton, le caporal Diether Nauwelaerts et son équipe prennent d’assaut la maison. « S’entraîner avec des munitions n’est hélas pas souvent possible », explique le caporal Nauwelaerts. « Ceci est donc un moment d’enseignement idéal. Mais c’est aussi l’occasion de renforcer l’esprit d’équipe. » Son commandant de peloton le sous-lieutenant Jelle Camps hoche la tête en affirmation. « Nos militaires n’ont pas le droit à beaucoup de sommeil ni de confort lors de l’exercice. Mais en opération ce n’est pas différent. Il vaut donc mieux qu’ils soient préparés. »

Vidéo : DG COM

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:50
Airbus : le programme A400M est-il en danger ?

Les clients de l'A400M s'apprêtent à annoncer des réductions massives de commandes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Réduction massive des commandes, absence d'autoprotection, parachutage par les portes latérales à revoir, logiciels du FADEC déficients, crash, retards de livraison... L'A400M pose beaucoup de problèmes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, et le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier. En pose-t-il beaucoup trop?


 

Décidément le programme A400M est maudit. Depuis son lancement en 2001, cet appareil de transport militaire semble poursuivi par une malédiction. C'est le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, qui est apparu, lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, inquiet pour ce programme, y compris pour son avenir. Car selon lui, "on peut s'interroger sur l'attitude des pays parties prenantes du programme, sachant qu'un certain nombre d'entre eux envisagent d'ores et déjà de diminuer massivement leurs commandes. Au mois de juillet prochain, M. Enders (PDG d'Airbus Group, ndlr) rencontrera le ministre de la Défense : il sera question du nombre d'avions susceptibles d'être livrés à la France en 2015".

Dans ce nouveau contexte, pour Laurent Collet-Billon, "plusieurs questions se posent. La première est de savoir comment garantir que l'évolution de la production, de la part d'Airbus, ne conduise pas à des régressions".

S'agissant du crash d'un appareil début mai, Laurent Collet-Billon a rappelé que trois des quatre moteurs de l'appareil sont tombés en panne. Selon lui, "les causes de l'accident pourraient être à chercher dans une modification mal conçue du FADEC - Full authority digital engine control - et, probablement, dans une erreur de production". Airbus Group a émis une recommandation technique sur la vérification des moteurs. L'appareil, qui s'est crashé, avait "un FADEC du même type que celui développé en Malaisie et en Turquie, donc différent de celui des six avions français, lesquels ont accumulé plus de 10.000 heures de vol : on peut donc dire qu'ils sont sûrs".

 

Les boites noires exploitées

Mardi soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l'AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l'ensemble des opérateurs de l'A400M. Selon le communiqué publié ce mercredi, "l'AIT informe que les données du DFDR (l'enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l'enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d'Airbus Defence and Space envoyées en soutien".

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l'équipage. "Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l'équipage pour récupérer de la puissance", a expliqué Airbus Defence and Space. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l'AOT du 19 mai.

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l'avion ont fonctionné normalement et qu'il n'y a pas eu d'autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n'ajoute pas d'autres recommandations à celles figurant dans l'AOT du 19 mai.

 

Le DGA recense de nombreux autres déboires de l'A400M

L'avancement des différents développements en cours concerne les capacités tactiques de l'avion : extraction de charges lourdes par la rampe arrière, parachutage par les deux portes latérales et, "fonction essentielle aujourd'hui absente", autoprotection de l'avion - "en particulier contre les missiles de courte portée à guidage infrarouge", a expliqué Laurent Collet-Billon. Selon lui, "l'extraction des charges lourdes ne posera pas de problème particulier mais le doute est de mise sur le parachutage simultané par les deux portes". Et de rappeler que "l'histoire, sur ce point, se répète puisque le C-17 avait connu le même problème - lequel avait été réglé par un changement de parachute : la solution est sans doute à chercher de ce côté, une fois encore".

Laurent Collet-Billon est en revanche plus inquiet sur le développement de l'autoprotection. Tout comme le chef d'état- major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui a rappelé que sa "principale priorité" était "désormais l'arrivée des capacités tactiques, en particulier d'autoprotection, qui était prévue pour 2015, mais qui a pris du retard". Le général Mercier  peut être inquiet surtout après l'audition du Délégué général. "Je n'ai pas beaucoup de nouvelles s'agissant de l'autoprotection, a souligné ce dernier, ce qui n'est évidemment pas bon signe. Airbus a fait entrer en lice plusieurs entreprises sur le développement de cette capacité ; nous souhaitons donc avoir des précisions quant à ses perspectives d'intégration".

Enfin, s'agissant du ravitaillement en vol des hélicoptères, "les dernières nouvelles ne sont guère positives non plus", a-t-il expliqué. Des informations qui pourraient plomber le moral du général Mercier sur l'exécution de ses missions de transport tactique. D'autant qu'il est lui aussi insatisfait des livraisons des A400M qui "arrivent, mais pas au rythme que nous souhaiterions". Une inquiétude également partagée le 20 mai dernier à l'Assemblée nationale par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : "je ne suis pas certain que nous recevrons bien les quatre appareils qui doivent nous être livrés en 2015. Or nous en avons besoin pour nos opérations extérieures".

 

A quoi servent les A400M?

"L'A400M représente déjà un atout pour nos missions logistiques", a assuré le général Mercier. Ces avions effectueront toutes leurs missions depuis la base aérienne d'Orléans, qui est "un système de combat à part entière, y compris pour les opérations extérieures". "Les possibilités de l'A400M quant à l'acheminement des matériels lourds sur des pistes sommairement préparées, par exemple, sont tout à fait significatives", a rappelé de son côté Laurent Collet-Billon, qui "continue d'être un farouche partisan de l'A400M".

"L'intérêt pour cet avion est au demeurant manifeste, non seulement de la part de la Malaisie, mais aussi des pays du Moyen-Orient, indépendamment des questions posées sur l'accident", a notamment assuré le patron de la DGA.

Le chef d'état-major souhaite également moderniser les capacités de l'armée de l'air. Dans ce cadre, l'escadron Touraine, premier escadron de transport équipé d'A400M Atlas, "continue à recevoir des appareils. Il dispose aujourd'hui de six avions, le septième devant arriver d'ici deux ou trois semaines"., a précisé le général Mercier. Cette modernisation permet, en parallèle, de simplifier le réseau des bases de transport. En 2016, l'armée de l'air ne disposera plus que de deux grands pôles de transport : le pôle A400M et opérations spéciales à Orléans et le pôle cargo léger et moyen à Évreux, où elle va transférer les CASA actuellement basés à Creil. Ce regroupement de spécialistes de la maintenance aéronautique au sein d'un escadron de soutien unique sur la base d'Évreux optimisera des compétences qui se raréfient.

 

Pourquoi l'achat de C-130?

Pourquoi la France veut-elle acheter des avions de transport tactiques C-130 d'occasion fabriqué par l'américain Lockheed Martin ? "Le vieillissement de la flotte d'avions de transport tactiques, en particulier les Transall et les C-130, est une préoccupation sensible, alors même que l'A400M rencontre les difficultés que l'on connaît. Cela conduit à envisager l'acquisition de C-130, a priori d'occasion, dont certains permettraient le ravitaillement en vol des hélicoptères", a expliqué le Délégué général pour l'armement. Par ailleurs, certains des C-130 seront équipés de missiles pour les besoins des forces spéciales.

"Compte tenu du renforcement de nos forces spéciales, et du fort taux d'utilisation de nos aéronefs, nous devrons peut-être nous doter très vite de moyens de transport tactique autres, en plus des A400M déjà commandés. Nécessité fera loi", a précisé aux député le ministre de la Défense.

Le ministère avait expliqué en mai qu'il étudiait la mise à disposition (acquisition ou location) d'une capacité de quatre appareils supplémentaires de transport, les C130, dont deux équipés pour pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères. Pour Laurent Collet-Billon, "cette fonction est importante en Afrique, dans la mesure où la méthode actuelle de ravitaillement, au sol, sur des terrains sablonneux, est agressive pour les moteurs". Ce que confirme le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui parle de "surintensité" pour ce type de matériels dans la bande saharo-sahélienne.

"Elle correspond à une usure prématurée des matériels, à une surconsommation de munition, etc. Par exemple, les hélicoptères et les moteurs des C130 utilisés dans la bande saharo-sahélienne vieillissent prématurément à cause du sable", a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense.

 

Renouvellement de la flotte de C-130

Avec les nouveaux aléas de l'A400M, de nouvelles réflexions pourraient amener le ministère de la Défense à anticiper le renouvellement de la flotte de C-130 prévu après 2020. La France dispose déjà d'une flotte de quatorze appareils, notamment utilisés par les forces spéciales et les services et tous acquis d'occasion. Mais cette flotte n'est pas toute neuve. "S'y intéresser dès aujourd'hui est donc une anticipation davantage qu'une rupture stratégique, a expliqué Laurent Collet-Billon. La réflexion en ce domaine sera menée d'ici à la fin de l'année".

"Je suis aussi très attentivement la modernisation des C130, a pour sa part indiqué aux députés le général Mercier. Celle-ci est double. Elle est d'une part d'ordre réglementaire: il faut donner à ces avions anciens la possibilité de s'inscrire dans la circulation aérienne générale, compte tenu des nouvelles normes. Elle est, d'autre part, opérationnelle : ces appareils doivent continuer à répondre aux besoins des forces spéciales dans les meilleures conditions".

Laurent Collet-Billon a également rappelé aux députés que "l'A400M dispose de capacités tactiques, mais il ne constitue pas, à proprement parler, un avion tactique au sens où l'étaient le Transall ou même les C-130 - avions préférés des forces spéciales et des services -, compte tenu notamment de son volume et de son envergure". C'est pour cela qu'il avait déjà suggéré l'acquisition de C-130 "capables de ravitaillements en vol, en l'occurrence quatre C-130J neufs, pour un prix de l'ordre de 800 millions d'euros qui, bien que très critiqué, correspondait aux prix communiqués à la faveur de contacts sur place, aux États-Unis - étant entendu que le projet n'a jamais été officiellement formalisé".

"Si le contrat est si onéreux, c'est non seulement parce que le C-130J est la dernière version produite par Lockheed Martin, mais aussi parce que ses moteurs, son avionique et son pilotage sont différents - le nombre de pilotes est réduit à deux -, d'où la nécessité d'acheter des services d'instruction des personnels, des simulateurs et de la logistique supplémentaire", a expliqué le Délégué général pour l'armement.

Le prix de l'A400M avoisine les 130 millions d'euros, mais ce chiffre monte à 150 millions si l'on y ajoute la part afférente au développement. Un C-130, lui, coûte quelque 90 millions de dollars, selon Laurent Collet-Billon.

 

Où acheter des avions d'occasion?

L'achat d'A400M d'occasion ne semble pas aussi facile que cela. Selon Laurent Collet-Billon, les États-Unis ne sont "guère vendeurs de C-130 d'occasion, pour la bonne raison qu'ils les utilisent". "S'agissant des appareils que nous souhaitons armer, il ne s'agit pas tant de Gunship, au demeurant, que d'appareils équipés de missiles Griffin sous pylônes, tels que ceux utilisés par les forces spéciales américaines. Les Marines disposent effectivement d'appareils de ravitaillement en vol des hélicoptères, mais ils ne sont pas prêteurs..", a-t-il regretté.

"Si les États-Unis ne sont ni prêteurs ni vendeurs en ce domaine, c'est sans doute parce qu'ils n'ont aucune idée du futur programme d'avion de transport : ne restent sur la ligne de production, selon mes informations, que quatre C-17 à queue blanche ; les C-130J, eux, sont déjà réservés".

La France envisage l'acquisition de C-130H "de bonne qualité, dotés, si possible, d'une avionique et de moteurs similaires à ceux de nos propres avions remis à niveau". Le ministère de la Défense ferait appel à une entreprise comme Marshall afin d'installer des systèmes de ravitaillement à bord sous forme de kits.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 13:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/06/2015 Armée de l'air

 

Du 22 mai au 5 juin 2015, une centaine d’aéronefs multiplient des missions sur le théâtre nordique à l’occasion de la deuxième édition d’«Arctic Challenge Exercise» (ACE).

 

Avec plus de 4000 participants provenant de neuf nations (Allemagne, États-Unis, France, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse), ACE 2015 est l’un des plus grands exercices en Europe. « Aucune base en Europe ne peut accueillir un tel dispositif, explique le lieutenant-colonel Isaac, commandant le détachement air (Détair) français. Le stationnement des différents escadrons est réparti entre les bases aériennes de Bodø en Norvège, de Rovaniemi en Finlande et de Kallax en Suède. »

 

108 aviateurs de l’armée de l’air ont été déployés sur la base de Rovaniemi, en Laponie finlandaise. Ils ont mis en place six Mirage 2000 (quatre 2000-5, un 2000 C et un 2000 B). Le détachement français comprend du personnel du groupe de chasse 1/2 « Cigognes » de Luxeuil, de l’escadron de chasse 2/5 « Île–de-France » d’Orange et des escadrons de soutien technique aéronautique. Le Détair est également composé de spécialistes de l’escadron de programmation et d'instruction de guerre électronique (EPIGE) de Mont-de-Marsan, de commandos de l’air, du personnel médical, et de techniciens des systèmes d’information et de communications aéronautiques. « Nous avons également un jeune pilote de l’unité qui est détaché à Bodø en Norvège, précise le lieutenant-colonel. Il représente le détachement français auprès du commandement de l’exercice. Il prend part à l’animation de l’exercice et exprime nos desiderata en fonction de nos capacités et besoins d’entraînement. »

 

Chaque jour, trois vagues de chasseurs s’envolent vers les vastes zones d’entraînement. La première vague est réservée aux entraînements locaux. Les escadrons finlandais, français et suédois réalisent des missions conjointes depuis la base de Rovaniemi. La deuxième, quant à elle, met en musique près d’une centaine d’avions dans un scénario complexe. Le Mission Commander (chef de mission) orchestre son plan de bataille par l’intermédiaire de la visioconférence pour pallier l’éloignement des trois bases de stationnement. Pour finir, un troisième tour, l’« extra », permet aux avions français d’optimiser leur entraînement. Les pilotes de Mirage 2000 de Luxeuil et d’Orange se confrontent alors dans des configurations d’entraînement diverses et variées.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 11:50
EDA and Italy discuss defence cooperation

EDA Chief Executive Jorge Domecq (right) with the Italian Secretary General of Defence and National Armaments Director, Lt. Gen. Enzo Stefanini. Photo Italian Ministry of Defence.

 

Rome - 03 June, 2015 European Defence Agency

 

On 13 May, Jorge Domecq, EDA Chief Executive, met with Roberta Pinotti, the Italian Minister of Defence, to exchange views on the preparation of the European Council in June 2015 and Italy’s participation in EDA projects. 

 

“The visit to Rome allowed for numerous interesting and forward looking discussions. We touched upon Italy’s involvement in EDA’s key capability programmes on Remotely Piloted Aircraft Systems and cyber defence as well as the update of the European security strategy. Another important topic was the Agency’s project on maritime surveillance (MARSUR). I also assured Minister Pinotti of the Agency’s willingness to provide operational support for a possible CSDP mission in the southern central Mediterranean”, Jorge Domecq said in Rome. 

The visit in Italy also allowed for meetings with other high-ranking officials of the Ministry of Defence, the Chief of Defence, the President of the Defence Committee in the Italian Senate and the CEO of Finmeccanica. It is part of a series of visits by Mr. Domecq to all EDA Member States following his appointment as EDA Chief Executive. 

 

More information:

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 11:50
Airbus Helicopters assurera le soutien des H145M de la Bundeswehr

Pour les sept ans à venir, la Bundeswehr a confié à Airbus Helicopters la mission d’assurer un niveau optimum de disponibilité, de fiabilité et d’aptitude au vol aux 15 hélicoptères H145M (anciennement EC645 T2). Photo Ch. Abarr  - Airbus Helicopters

 

02.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Les Forces armées allemandes (Bundeswehr) et Airbus Helicopters ont signé un contrat de services global concernant les nouveaux hélicoptères H145M, dont l’entrée en service au sein de l’armée de l’Air allemande est prévue dans le courant de cette année.

 

D’une durée de sept ans, cet accord global de services et d’assistance en coopération permettra d’assurer un niveau optimum de disponibilité, de fiabilité et d’aptitude au vol aux 15 hélicoptères H145M (anciennement EC645 T2) que comptera la flotte allemande. Ces appareils seront principalement exploités lors de missions accomplies avec les Forces d’intervention spéciales KSK (Kommando Spezialkräfte).

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:50
Leclerc MBT - photo Armée de Terre

Leclerc MBT - photo Armée de Terre

 

May 14, 2015: Strategy Page

 

In late April French forces arrived in Poland to reinforce NATO troops already there. The French joined American and Canadian who together with Polish troops will be involved in a joint exercises between May 11th and 29th. It is the first time when the French “Leclerc” tanks, “VBCI” Infantry Fighting Vehicles, and the French infantry, equipped with the French “Felin” Future Soldier system have all been deployed in Poland.

 

The French sent about 300 soldiers and 90 vehicles. These included 15 Leclerc tanks supported by some mechanized infantry equipped with the “Felin” Future Soldier equipment and the latest VBCI wheeled infantry fighting vehicles. There was also a platoon of engineers.

 

“Leclerc” is French main tank used by the France and the UAE (United Arab Emirates). Leclerc entered service in 1992, a decade after their contemporaries the American M1 and German Leopard 2. Unlike the German and American tanks Leclerc uses an automatic loading system which improves rate of fire-on-the-move to 12 rounds per minute. The main weapon is a 120mm smoothbore gun. There is also a 12.7mm co-axial (to the 120mm cannon) machine gun and remote controlled 7.62mm machine gun atop the turret. Leclerc is smaller and lighter (only 56 tons) that British, German, American or Israeli tanks.

 

VBCI - photo Armée de Terre

VBCI - photo Armée de Terre

“VBCI” is an IFV (Infantry Fighting Vehicle) designed to accompany tanks. It represents a balance between protection, performance and payload. The 8x8 wheeled platform was intended to replace the AMX-10P. VBCI main armament is a stabilized 25mm gun and the vehicle weighs 26 tons. VBCI has been used in Afghanistan, Mali and the Central African Republic and so far none have been lost. France has rdered about 700 vehicles.

FELIN - photo Armée de Terre

FELIN - photo Armée de Terre

“Felin” is French variation of Future solider programs. The system goal is to provide the soldier with improved close-combat capability in terms of lethality, survivability, mobility and C4I (command, control, computers, communications and information). System was designed to weigh less than 24 kg (53 pounds) and include weapons, ammunition, ballistic protection and 24-hour energy, food and water provisions. Frelin uses a day/night camera mounted on the assault rifle and two small LED displays mounted on the helmet which allows shooting from behind corner. There is also a helmet mounted osteo-microphone which picks up speech by sensing the vibration in the wearer’s skull (eliminates background noise). France ordered 22,000 Frelin sets (for $30,000 each) and by 2014 about 10,000 were delivered to army units.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:50
La Roumanie reçoit ses derniers PVP mais pense à l’avenir

 

2 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Du 18 au 21 mai, Panhard Général Défense a reçu une délégation du Ministère de la Défense Roumain qui venait réceptionner le dernier lot de 6 PVP destinés à l’Armée roumaine. Le ministère de la Défense roumain a acquis en 2012 16 véhicules, et cette visite avait pour but la réception du dernier lot de 6 PVP.

 

La version LAORV spécifique à l’armée Roumaine apporte de nombreux nouveaux développements. Outre sa protection balistique niveau 2 STANAG, il est équipé d’une protection anti-mine niveau 2A STANAG. L’utilisation opérationnelle du véhicule est possible dans des zones climatiques de -32°C à +50°C. Les véhicules étant ensuite équipés par la société Roumaine CSR pour remplir des missions de contrôle de zones et périmètres, ils sont prêts à s’inscrire dans une projection internationale sous l’égide des Nations Unies ou de l’OTAN. Les PVP roumains sont armés de mitrailleuses 7,62mm Cugir Mitraliera md.66 qui sont la version roumaine de la PKM russe.

 

La Roumanie est le 4ème client du PVP après évidemment la France (plus de 1200 véhicules en service depuis 2008), le Chili (15 véhicules), le Togo (6 véhicules).

 

La force terrestre roumaine a encore un long chemin à faire. Devenue membre de l’OTAN en 2004, son armée est encore en grande partie celle d’un pays du pacte de Varsovie. Ses chars de combat sont des T-55 améliorés localement, ses VCI sont des BMP-1 construits sous-license (modernisés toutefois avec l’adjonction d’une tourelle israélienne OWS-25R emportant un canon de 25mm et deux missiles antichars Spike ou AT-3), ses véhicules à roues des BTR-60, 70 et 80, des BRDM-2… Son matériel moderne est celui qu’elle a acheté, loué ou reçu pour son déploiement en Afghanistan, à savoir une trentaine de Piranha IIIC, des HMMWV et des MRAP. Plusieurs VAMTAC espagnols (pour ses Forces Spéciales) et une trentaine d’automoteurs anti-aériens Guepard ont également été achetés par Bucarest.

 

En première ligne face à la situation explosive en Ukraine, la Roumanie a décidé de prendre des mesures en augmentant son budget militaire de 1,4% de son PIB en 2014 à 1,7% en 2015. Pour ce faire, Bucarest a du négocier avec l’Union européenne et le FMI afin de modifier le planning de réduction de son déficit budgétaire. Certains prédisent que la Roumanie atteindra les 2% du PIB prévu par l’OTAN en 2017. Elle aura bien besoin de cet argent pour moderniser son armée qui en a bien besoin.

Les PVP sont armées d’une mitrailleuse de 7,62mm PKM (d’origine roumaine)

Les PVP sont armées d’une mitrailleuse de 7,62mm PKM (d’origine roumaine)

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS

 

02/06/2015  Le Point.fr (AFP)

 

Le système de régulation des turboréacteurs "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", affirme El Confidencial.

 

De nombreux protocoles ont été ignorés lors de l'assemblage final de l'avion de transport militaire A400M qui s'est écrasé le 9 mai près de Séville, faisant quatre morts, pour rattraper les retards de livraison, affirme mardi le site économique espagnol El Confidencial. Le FADEC (Full Authority Digital Engine Control), système de régulation des turboréacteurs, "aurait dû être testé auparavant, en simulateur, afin de vérifier que tout fonctionnait", assure ce média en ligne en citant des "sources du secteur aéronautique".

"De nombreux protocoles ont été ignorés. Si l'appareil avait fait le rodage des moteurs à haute vitesse au sol avant le premier vol, les moteurs se seraient bloqués" avant les essais en vol, selon les mêmes sources. "Et tout est dû à l'urgence", ajoutent-elles. Airbus était en effet critiqué par ses clients pour les retards dans la livraison de l'A400M. Le directeur de la stratégie d'Airbus Group, Marwan Lahoud, cité jeudi par le quotidien allemand Handelsblatt, avait reconnu "un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final" de l'A400M.

 

"Combinaison de facteurs"

Le PDG d'Airbus, filiale aéronautique civile d'Airbus Group, avait estimé samedi qu'il y avait eu "soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures". "Tant que la commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires n'a pas communiqué, il est trop tôt pour déterminer les causes de l'accident", a déclaré mardi une porte-parole du groupe interrogée sur les informations du site El Confidencial.

"Comme pour tout accident, il y aura probablement une combinaison de facteurs et non une cause unique", a-t-elle ajouté. L'appareil sorti de la chaîne d'assemblage des A400M à Séville, dans le sud de l'Espagne, s'est écrasé le 9 mai peu après le décollage, à la suite apparemment d'une panne des moteurs. Quatre des membres d'équipage ont été tués, deux autres grièvement blessés.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:50
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

01/06/2015 Source: État-major des armées

 

Le 27 mai 2015, la frégate de défense aérienne Forbin a conduit au large de Chypre l’exercice de coopération multinationale Argonaut. Cet entraînement aux opérations de sauvetage en mer (SAR) a rassemblé des moyens médicaux, navals et aériens et des renforts d’état-major de plusieurs nations.

 

Sous la houlette des autorités chypriotes, cet exercice annuel a pour objectif d’entraîner de jour comme de nuit les moyens maritimes et terrestres présents dans la région à la planification et la conduite d’une opération de sauvetage en mer d’envergure. En effet, la prise en charge de naufragés en mer peut dépasser le seul cadre d’action du pays côtier le plus proche.

 

Cette année, les forces armées chypriotes, britanniques, américaines, grecques et françaises se sont ainsi coordonnées pour procéder à la récupération de naufragés fictifs (mannequins ou plongeurs des forces armées).

 

Le scenario de la phase tactique consistait à faire travailler de concert une frégate française (le Forbin), un patrouilleur grec, quatre patrouilleurs chypriotes et des moyens aériens composés d’un hélicoptère Panther de la 36F embarqué sur le Forbin, de deux hélicoptères chypriotes AW 139 de la sécurité civile, d’un hélicoptère Griffin britannique, et de trois avions, un avion léger du Forest Department de Chypre, un P-3C Orion de l’US Navy et un HerculesC-130 grec. C’est le Joint Rescue Coordination Center(JRCC) de Larnaca (Chypre) qui assurait la direction des opérations depuis la terre.

 

Le matin, un avion de ligne transportant des ressortissants européens évacués du Proche-Orient s’abîmait fictivement en mer. Les hélicoptères de la sécurité civile de Larnaca et le Pantherdu Forbin, appuyés par un avion chypriote, sont alors partis à la recherche des naufragés en haute mer.

 

Ces derniers ont ensuite été treuillés et déposés à bord du Forbin ou des patrouilleurs chypriotes afin d’être pris en charge par les équipes médicales et les membres de la sécurité civile chypriote embarqués. Grâce aux appontages effectués à bord du Forbin, cet exercice a également contribué à améliorer l’interopérabilité entre les hélicoptères AW139 de la sécurité civile chypriote et les bâtiments de la marine nationale. Dans la nuit, un bateau à passagers coulait fictivement, entraînant dans sa perte plusieurs centaines de ressortissants européens évacués du Moyen-Orient. Les moyens présents sur zone se sont alors mobilisés pour les retrouver. Tandis qu’un avion Herculesgrec illuminait la zone par le largage d’une multitude d’artifices éclairants, l’équipage du Forbin, les yeux rivés sur la mer, cherchait les naufragés et coordonnait l’ensemble des moyens engagés.

 

La veille attentive a permis de récupérer plusieurs hommes à la mer (mannequins) grâce aux embarcations du Forbin. L’hélicoptère Panther a également pu treuiller de nuit des naufragés mannequins qui, une fois déposés à bord, ont pu être pris en charge par l’équipe médicale.

 

A l’issue de cette journée d’entraînement riche et profitable, le Forbin a poursuivi sa mission opérationnelle en maintenant son attention sur la mer et dans les airs.

 

Ce type d’exercice démontre la capacité de coordinations des partenaires engagés dans cette région méditerranéenne dont les récents événements ont confirmé qu’elle restait une zone sensible aux catastrophes migratoire, nécessitant de pouvoir agir collectivement.

photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:50
Le général Badia et le directeur de la DSAé

Le général Badia et le directeur de la DSAé

 

02/06/2015 Armée de l'air

 

Le commandant de l’EATC (european air transport command - commandement européen du transport aérien) a rencontré le directeur de la sécurité aéronautique de l’état (DSAÉ), le vendredi 22 mai 2015, à Villacoublay.

 

La direction de la sécurité aéronautique de l’état a présenté ses activités au général Badia (Lutwaffe), commandant de l’EATC, accompagné du « Senior National Representative français », le colonel Kolm. Celles-ci concernent la mise en œuvre des normes européennes de navigabilité, les EMARs (european military airworthiness requirements), dans les programmes A400M et A330 MRTT. Le développement et l’application de ce corpus réglementaire visent à permettre une maintenance croisée des stocks de pièces mutualisés sur l’A400M entre la France et l’Allemagne d’une part, et la Grande Bretagne d’autre part.

 

L’EATC, opérationnel depuis 4 ans, exploite jusqu’à 223 avions de transport de 20 types différents, appartenant à 7 nations fondatrices dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique, rejointes depuis par l’Espagne, le Luxembourg et l’Italie. Cette exploitation commune permet de tirer le meilleur parti des flottes de chaque état-membre.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:30
IDEF 2015 - SITTA


28/05/2015 par SITTA

 

La 12ème édition du salon IDEF s’est déroulée du 5 au 8 mai 2015 à Istanbul, dans l’enceinte du centre des expositions TUYAP. Cet événement, riche en nouveautés, pour la plupart issues de l’industrie d’armement turque, accueillait de très nombreux visiteurs de différentes nationalités. Il faut notamment noter les premières participations de la Chine, de l’Indonésie, de la Biélorussie ou encore de la Jordanie. Ceux-ci ont profité de l’événement pour mettre en avant les capacités de leur industrie de défense. Mais au final ce salon a mis en valeur le dynamisme des entreprises turques comme Aselsan, FNSS ou Ottokar.

 

KAPLAN 20 (FNSS - Turquie)

Le VCI chenillé polyvalent KAPLAN 20 est propulsé par un moteur diesel qui possède un rapport poids/puissance de 25 chevaux par tonne. Il est couplé à une boite de vitesse automatique qui lui permet de rouler à près de 70 km/h pour une autonomie de plus de 650 kilomètres. L'engin possède des chenilles en matière synthétique qui permettent de réduire la masse de l'engin sans diminuer les performances. Selon les missions, le nombre de personnel embarqué variera de neuf à onze, équipage de trois personnels compris. L'engin est amphibie et ses propulseurs se situent de chaque côté à l’arrière du véhicule.

KAPLAN 20

La tourelle électrique stabilisée est télé-opérée. La configuration présentée lors du salon possède un canon automatique de 30 mm et une mitrailleuse coaxiale en 7,62 x 51 mm.

Le chef d'engin dispose d'un viseur panoramique d’observation et de tir. Il inclut une voie thermique, une voie « jour », un télémètre laser et une conduite de tir. Il est indépendant de la tourelle et fonctionne sur 360°. Le tireur dispose pour le tir d'un bloc optronique stabilisé comprenant les mêmes éléments que la lunette du chef d’engin.

La protection de l'engin est assurée par un blindage modulaire, un système de protection dynamique, des lance-pots fumigènes, un système d'extinction automatique du feu, un système de détection et de protection NRBC, et des sièges anti-blast. Sa signature thermique est réduite. Enfin il est pourvu du nouveau système d’identification ami-ennemi produit par le groupe turc ASELSAN.

 

TULPAR S (OTOKAR - Turquie)

Le TULPAR S est la version du TULPARoptimisée pour les opérations amphibies et les franchissements de cours d'eau.

Ce VBCI chenillé est équipé d’un moteur développant 280 kW, qui permet de suivre sans difficulté les chars de bataille en tout terrain. Sa vitesse maximale est de 70 km/h pour une autonomie de 500 kilomètres. La version « combat d’infanterie » transporte trois membres d’équipages et sept fantassins. Lors du salon, le TULPAR S était présenté dans sa version « antichar ». Il était équipé une tourelle télé-opérée AT-MLS équipée de quatre missiles russes KORNET-E et d’une mitrailleuse coaxiale en 7,62 x 51 mm développée par la firme ASELSAN.  Des lance-pots fumigènes sont montés sur le châssis.

TULPAR S

Comme le KAPLAN 20, le TULPAR S est pourvu de chenilles en matière synthétique qui permettent, entre autres, de réduire sa masse à 15 tonnes. Afin de faciliter la manœuvre de l’engin, le pilote dispose de caméras à l’avant et à l’arrière. Les dimensions du véhicule sont de 5,7 mètres de long pour 2,9 mètres de large et une hauteur de caisse de 2 mètres.

En équipement standard, l’engin est doté d’une protection NRBC, d’un système d’extinction du feu, d’un système de navigation par satellite, d’un écran de contrôle visibilité pour le pilote, d’un système automatisé de tension des chenilles, de sièges anti-blast et d’un équipement de C3I.

Le TULPAR-S est prévu en plusieurs versions parmi lesquelles : transport de troupe, combat d’infanterie, antichar, soutien, maintenance/dépannage et Ambulance.

 

PARS 4x4 (FNSS - Turquie)

La firme turque FNSS présentait pour la première fois le dernier né de la famille PARSen version 4x4.

PARS 4x4 (Turquie)

Cet engin a été conçu pour être très mobile avec un ratio poids/puissance de 30 chevaux par tonne. Son moteur diesel lui permet d’atteindre les 120 km/h pour une autonomie de 700 kilomètres. Il peut gravir des pentes de 70% et franchir un devers de 40%. L’engin est pourvu d’un système CTIS qui lui permet une meilleure mobilité en tout terrain.  Une faible signature radar et infrarouge (avec une hauteur de 1,9 m) et une capacité amphibie complètent les caractéristiques du véhicule.

L’équipage est composé de cinq hommes. Le PARS 4x4 permet d’assurer une large gamme de missions selon sa configuration : véhicule de reconnaissance, commandement, surveillance du champ de bataille, porteur d’arme collective ou antichar, etc.

Ce blindé est amphibie sans préparation grâce aux deux hydrojets placés à l'arrière. Sa vitesse sur l’eau est d’environ 5km/h. Il peut traverser des cours d’eau ou servir pour des opérations de débarquement.

Le PARS 4x4 est aérotransportable par avion de type HERCULES C 130 et sous élingues par hélicoptère CH 47 CHINOOK.

 

VURAN (BMC - Turquie)

En pleine renaissance, la firme turque BMCa présenté en avant-première le véhicule blindé VURAN. 60 exemplaires ont déjà été commandés par les forces spéciales du ministère de l’intérieur turc.

Vuran (Turquie)

Ce blindé monocoque équipé d’un châssis en « V » est optimisé pour protéger l’équipage en cas d’attaque EEI ou de mine antichar. Il est destiné à assurer une large gamme de missions : reconnaissance, commandement ou encore transport de matériel.  

Le VURAN est propulsé par un moteur CUMMINS turbo diesel de six cylindres, et son autonomie sur route est de 600 km. Il est couplé à une boite de vitesse de six rapports. Le véhicule peut franchir des coupures d’eau de 80 cm et gravir une pente de 30°. Il dispose également de suspensions indépendantes avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques télescopiques, d’un système de freinage ABS, d’une direction assistée hydraulique et de pneus 395/85R20 qui permettent de rouler sur route comme en tout terrain. Le VURAN transporte jusqu’à neuf personnes.

L’engin présenté lors du salon était équipé d’une tourelle télé-opérée armée d’une mitrailleuse  de calibre 12,7 x 99 mm pour assurer son autodéfense.

 

PMC (ROKETSAN - Turquie)

La firme ROKETSAN présentait pour la première fois la Pedestral Mounted CIRIT(PMC). Il s’agit d’une application sol-sol développée autour de la roquette air-sol à guidage terminal laser CIRIT.

PMC (Turquie)

La roquette CIRIT est connue pour sa capacité de frappe d’une précision élevée et pour son coût faible par rapport à ses concurrentes. Son architecture longiligne permet de l’intégrer sur un grand nombre de plateformes. Initialement prévue pour être l’armement principal des hélicoptères d'attaque TA 129, la CIRIT a déjà été installée sur d’autres versions d’hélicoptères, mais aussi sur des avions de patrouille de frontière, des drones, des plates-formes navales, des plates-formes terrestres fixes et mobiles.

La tourelle télé-opérée (RCWS) du système CIRIT était montée pour l’occasion sur un châssis chenillé FNSS ACV 19. Elle peut également être installée sur d’autres véhicules possédant une charge utile de 600 kg. La tourelle est composée de deux paniers de quatre roquettes. Le système est stabilisé sur deux axes, ce qui permet de tirer en roulant. Elle fonctionne sur un axe de rotation de 360°. Le système est complété par un mat optronique télescopique EOStournant également sur 360°. Ce bloc optronique permet d’observer et de tirer de jour comme de nuit et d’assurer un suivi automatique de la cible à l’aide d’un laser autonome compatible avec le STANAG 3733. L’engin est aérotransportable par avion de type HERCULES C 130.

Pod de tir CIRIT (Turquie)

 

AT MLS (ASELSAN - Turquie)

La firme Aselsan présentait pour la première fois sa tourelle AT MLS, montée sur le véhicule chenillé TULPAR-S à l’occasion du salon.

L’AT MLS (AntiTank Missile Launching System)est de type télé-opérée. Elle était armée de quatre missiles KORNET-E, mais elle peut également être pourvue d’autres types de missiles comme les HELLFIRE et JAVELIN américains ou comme l’OMTAS turc produit par ROKETSAN. La tourelle est également munie d’une arme d’autoprotection allant de la mitrailleuse du type GMPG (modèle choisi lors de la présentation) au canon de 25 mm.

AT MLS (Turquie)

Le poids réduit de cette tourelle permet de l’installer sur une grande variété d’engins et de moderniser à moindres frais des véhicules plus anciens. La tourelle AT MLS est stabilisée sur deux axes, permettant ainsi le tir en mouvement avec une rotation de 360°.

 

Le fusil XTR 12 (UTAS - Turquie)

La firme turque UTAS proposait son nouveau fusil en calibre 12 XTR 12. Cette compagnie avait présenté le modèle UTAS 15 lors du salon IDEF 2011.

Cette nouvelle arme utilise la partie « basse » du fusil AR 15. Cela facilite la prise en main par les utilisateurs habituels d'armes comme le M16ou le HK 416. La crosse est rétractable et peut être réglée en fonction de la taille du tireur et de son équipement.

XTR 12 (Turquie)

Cette arme semi-automatique fonctionne par emprunt des gaz avec un verrouillage rotatif de la culasse. Le canon de 475 mm de long est pourvu d'un cache-flammes réduisant la signature visuelle lors du tir. D’une longueur de 1045 mm crosse déployée, l'arme descend à 965 mm quand celle-ci est rentrée. Sa masse est de 3,6 kg.

Le puit de chargeur accepte les magasins pouvant contenir 2 ,5 ou 7 cartouches. L'arme se démonte facilement en moins de 30 secondes et sans outil. Le fût de l’arme est de type quadri-rails, ce qui permet le montage d'accessoires divers tels un pointeur laser ou une lampe tactique.

Le système de visée original est constitué d'une hausse et d'un guidon ; l'arme possède un rail PICATINNYtout le long du fût et du boitier, qui permet le montage de systèmes de visée optique de type AIMPOINT ou EOTech.

 

GLOCK 43 (Glock – Autriche)

Après avoir dévoilé le GLOCK 42en 2014 et afin de satisfaire les utilisateurs, le groupe autrichien présentait le pistolet GLOCK 43. Il reprend une architecture identique à celle de la version « 42 », et diffère uniquement par son chambrage pour la  cartouche 9 x 19 mm.

GLOCK 43 (Autriche)

Le pistolet mesure 159 mm, pour 86 mm de canon, et pèse moins de 509 grammes. Son chargeur à pile unique réduit l’épaisseur de la poignée pistolet à 26 mm ainsi que la glissière (voir image comparant les GLOCK 43 et GLOCK 26).

Comparatif entre les GLOCK 26 etGLOCK 43 (Autriche)

Le chargeur de l’arme ne contient que six cartouches, ce qui pourrait sembler peu. L’arme conserve les dernières modifications liées à la 4èmegénération des GLOCK, mais a perdu le rail de fixation pour accessoire. Les organes de visée sont dotés de tritium. Compte tenu de l’intérêt que suscitent les armes de la marque autrichienne, il apparait logique que de nombreuses entreprises développent rapidement des accessoires dédiés à cette version.

 

HTGL 0003 (HATSAN - Turquie)

La firme turque HATSAN, habituellement spécialisée dans les armes de calibre 12, présentait pour la première fois le lance-grenades multiple à barillet HTGL 0003. Ce lance-grenades possède un barillet de six grenades.

L'arme est équipée d’une crosse rétractable avec appui-joue réglable en hauteur (selon l’emploi d’une visée mécanique ou optique). Cette crosse peut être démontée lors d’utilisation en espace confiné. Le HTGL 0003 dispose d'une poignée pistolet et d'une poignée antérieure pour une meilleure prise en main.

HTGL 0003 (Turquie)

Le système de visée est constitué d'une hausse rabattable et d'un guidon. Le canon est doté d’un rail PICATINNYqui permet le montage de systèmes de visée « point rouge ». Le chargement et le déchargement du barillet s’effectuent en appuyant sur le verrou placé derrière le barillet. Le barillet bascule alors vers l'avant et donne ainsi accès aux logements des munitions. Ce type d'arme (à barillet) permet de délivrer très rapidement un grand nombre de munitions à létalité réduite ou létale.

 

M3000 R (STOEGER-Turquie)

La firme turque STOEGER présentait de nombreuses armes dont le fusil de calibre 12 M3000 R. Destinée essentiellement aux forces de police, cette arme de conception classique fonctionne par emprunt des gaz. Elle utilise la large gamme de munitions de calibre 12, telle l’AM 403 PSR produite par le groupe brésilienCONDOR.

Sa crosse pleine fixe en matière synthétique est pourvue d’une couche en caoutchouc alvéolée qui permet de réduire l’effet du recul, et ainsi d’améliorer les conditions de tir. Un rail PICATINNY surélevé est fixé sur le dessus du canon, après la boite de culasse, pour le montage de systèmes de visée optique point rouge (AIMPOINT par exemple). Le magasin tubulaire est placé parallèlement sous le canon et peut contenir deux ou quatre cartouches. Le canon de 610 mm peut être équipé d’un cache-flammes ou d’un compensateur de relèvement. L’arme sans accessoire pèse 3,5 kilogrammes.

STOEGER M 3000 R (Turquie)

 

ATA ARMS Neo Tactical 2 (STOEGER-Turquie)

Le nouveau fusil semi-automatique ATA ARMS Neo Tactical 2 fonctionne par emprunt des gaz. Il possède une crosse pleine fixe avec poignée pistolet intégrée. La crosse est pourvue d’une plaque de couche en caoutchouc afin de limiter les effets du recul. Le fut en matière synthétique englobe le magasin tubulaire placé parallèlement sous le canon. Un bouchon à l’extrémité du magasin permet d’ajouter une extension afin d’augmenter la capacité en munitions.

Le système de visée est constitué d’une hausse montée sur rail PICATINNY et d’un guidon surélevé protégé par des oreilles de protection. Le rail PICATINNY permet de monter un système de visée de type point rouge. Le canon de 470 mm est pourvu d’un cache-flamme limitant la signature visuelle lors du tir.

Compte tenu de la variété des munitions de calibre 12 disponibles sur le marché, l’arme peut être utilisée par la police (maintien de l’ordre, opérations en zone urbaine, destruction de moteurs de véhicules, etc.) ou par une force militaire (combat en zone urbaine, combat en jungle, surveillance de zones sensibles, etc.).

 

CONDOR GL 120 CS et  AM 403 PSR (CONDOR - Brésil)

La firme brésilienne CONDOR, spécialisée dans les munitions à létalité réduite, présentait de nombreuses nouveautés dont :

la grenade GL 120 CS de type lacrymogène dispose d'un bouchon allumeur dont le retard est très court (0,5 à 3,5 s) afin d’empêcher le renvoi de la grenade sur le lanceur. Cette munition offre l'avantage de ne pas bruler permettant notamment de l'utiliser dans une maison sans déclencher d’incendie.

GL 120 CS (Brésil)

la cartouche de calibre 12 AM 403 PSR permet d’arrêter un personnel à très courte portée. Cette munition est très précise jusqu’à 20 mètres. Sa hauteur est de 64 mm et elle pèse moins de 20 grammes.

AM 403 PSR

 

Arsenal GLV-REFJ et  RLV-3RB (Arsenal Jsc 2000 - Bulgarie)

La firme bulgare présentait de nombreuses nouveautés pour cette édition 2015 parmi lesquelles deux nouvelles grenades :

-       la grenade antipersonelle bondissante GLV-HEFJ

Cette munition est destinée à traiter des personnels en terrain découvert ou dans des tranchées.Cette grenade à la particularité de rebondir à l'impact comme le VOG 25 P, elleexplose entre 0,5 mètre et 2,5 mètres, elle a un rayon létale de 9 mètres. C’est une grenade de 40 x 46 mm basse vélocité avec une charge à fragmentation. La grenade a une sécurité de bouche de 10 mètres et intègre une autodestruction à temps comprise entre 14 et 19 secondes.  La portée maximum est de 400 mètres, cette grenade mesure 115 mm de haut pour un poids de 267 grammes, elle est compatible avec tous les lance-grenades normalisés OTAN comme un M 203 ou le Milkor MGL.

Arsenal GLV-HEFJ

-       la grenade à létalité réduite RLV-3RB

Cette grenade est destiné aux operations de maintien de l'ordre pour les forces de l'ordre ou aux opérations de maintien de la paix pour les forces armées.

la charge de la grenade est constitué de trois projectiles en caoutchouc destinnés à disperser un groupes d'individus. La portée pratique est de 30 mètres et la portée maximale est de 90 mètres.Cette grenade mesure 103 mm de haut pour un poids de 225 grammes.

Arsenal RLV-3RB

 

Munitions à létalité réduite (DAEKWANG Chemical Co - Corée du Sud)

La firme sud-coréenne DAEKWANG présentait de nombreuses munitions parmi lesquelles :

- la grenade de 40 mm lacrymogène à basse vélocité DK 40 U, d’une portée pratique de 100 mètres mesure 102 mm et pèse 133 grammes. Le conteneur qui contient le lacrymogène se déclenche 2 à 3 secondes après le tir. Il délivre le gaz lacrymogène pendant une période allant de 15 à 25 secondes. Ce type de munition est utilisé contre des forcenés ou pour disperser un groupe de manifestants.

DK 40 U

- la grenade de 40 mm à basse vélocité DK 40 R 60 contient plus de 60 billes de chevrotines en caoutchouc. Elle mesure 127 mm pour une masse de 110 grammes. Elle projette une gerbe de billes d’un diamètre de 12 mm à près de 50 mètres. Cette munition sera employée pour disperser un groupe de manifestants violents sans les blesser.

DK 40 R 60

 

KVITNYK-E (UKROBORONPROM-Ukraine)

La munition d'artillerie à guidage terminal KVITNYK-Eest disponible en 152 ou 155 mm. Elle est guidée sur l'objectif via un système de désignation laser. Durant la phase finale du vol, le bloc laser placé à l’avant de la munition se cale sur la tache laser émise par un pointeur déporté, calcule les corrections à effectuer, et pilote la munition grâce à des gouvernes situées à l’avant du projectile. Ce type de munition guidée permet de limiter la quantité de munitions consommées mais aussi les dommages collatéraux.

KVITNYK-E

Le KVITNYK-E mesure 1 250 mm et pèse 50 kg. La charge explosive pèse huit kilos. Cette munition sera employée en priorité contre les véhicules blindés légers à mobilité réduite, les pièces d'artillerie, les postes de commandements, les postes de transmissions, les ponts ou encore les fortifications.

 

MOSKITO-TI (VECTRONIX-Suisse)

La firme VECTRONIX présentait le MOSKITO-TI. Ce bloc optronique monoculaire portatif permet de surveiller et de recueillir nombres d’informations. Il intègre trois voies (« jour » de grossissement X6, à basse luminosité et thermique), un télémètre laser Eyesafequi permet une prise de mesure allant de 10 à 10 000 mètres, un pointeur laser IR Eyesafe, un compas magnétique et en option un système de positionnement GPS, GLONASS, ou GALILEO selon le client.

MOSKITO TI

Son encombrement est réduit (dimensions de 130x170x880 mm) et il pèse moins de 1,33 kg. Il est alimenté par quatre piles de type CR 123, permettant une autonomie de six heures. Ce système à l’ergonomie travaillée permet une bonne prise en main et une mise en œuvre facilitée.

 

ENGEREK 4C 640 (TRANSVARO-Turquie)

ENGEREK 4 C 640 est une lunette de visée thermique pour arme d’épaule. Elle permet le tir de jour comme de nuit, mais également à travers la fumée.

La lunette fonctionne dans la bande spectrale des 8-14 µm. Elle possède un capteur de 640x480 pixels pour un champ de 16° et un grossissement de 1. L’alimentation assurée par deux piles AA offre une autonomie de quatre heures. Pour faciliter la prise de visée, l’optique est couplée à un pointeur laser IR d’une longueur d’onde de 650 nm.

Cette lunette thermique non refroidie compacte (142x70x83 mm) pèse moins de 453 grammes. L’optique est étanche jusqu’à un mètre de profondeur et la température de fonctionnement est de -45°c à +55°c.

ENGEREK 4C 640

 

MEERKAT LFA (INSTRO PRECISION - Grande Bretagne)

La firme britannique INSTRO PRECISION, reconnue pour la qualité de ses produits utilisés par de nombreuses armées, présentait le MEERKAT LFA, support trépied ultra léger.

Cette base est équipée de pieds indépendamment réglables en longueur. Sa configuration permet au LFA de travailler au plus près du sol réduisant ainsi au maximum la hauteur de la lunette de l’observateur, ce qui le protège des vues.

Le MEERKAT LFA pèse seulement 890 grammes et peut supporter un système de visée optique de plus de cinq kilogrammes. En position haute il mesure 709 mm et 167 mm en position basse. En position de transport, l’encombrement est de 103x106x500 mm.

Ce système intéresse dès à présent de nombreuses unités et notamment des entités américaines.

MEERKAT LFA

 

FRR (SCOTT Safety - Grande-Bretagne)

La compagnie britannique SCOTT Safety, spécialisée dans les équipements NRBC, présentait le nouveau masque à gaz FRR (First Responder Respirator).

L’apparition de cet équipement fait suite à la demande du ministère britannique de la défense qui souhaitait un masque performant et surtout simple d’utilisation. Le FRR est une évolution du GSR déjà adopté par de nombreux pays.

Le masque emploie des filtres NRBC à vocation civile et militaire. Il est disponible en cinq tailles. La conception modulaire du système permet de simplifier sa maintenance. Le FRR est doté d’une canule qui permet de s’hydrater. La face interne du masque possède une première partie à double joint qui améliore le confort et augmente la protection. Les valves jumelles montées en série permettent d’assurer une inspiration hautement purifiée avec une faible résistance du flux d’air. Le système de « masque dans un masque » a été breveté et permet une protection inégalée tout en contrôlant les effets de sudation.

Le masque peut être couplé à une interface d'amplification vocale de communication radio, une bouteille d’air auxiliaire et il peut recevoir des filtres optiques (IR, UV, etc.).

FRR

 

XQ 06 "FI" (KARTAL SavunnaTeknolojileri - Turquie)

La firme turque présentait pour la première fois le drone UAS XQ 06 « FI ». Ce système est de type « Hunter-Killer ».

Ce système permet à une équipe réduite d’effectuer un tir de précision à longue distance en l’absence de soutien d'artillerie ou d’appui aérien. Il est notamment capable de détruire un Pick-up à près de douze kilomètres.

XQ 06 « FI »

Ce système économique possède aussi l’avantage de posséder une signature sonore réduite. Le XQ 06 « FI »est conditionné dans un conteneur qui sert de tube de lancement, ce qui réduit son encombrement au transport.

Le système en vol pèse moins de 3,5 kilogrammes. Son envergure est de 150 centimètres et sa vitesse est comprise entre 75 et 112,5 km/h. Son altitude maximale est de 4 600 mètres et son autonomie est de 15 minutes. Il peut transporter jusqu’à 500 grammes d'explosif. L'acquisition de la cible s’effectue au moyen d’une caméra embarquée.

 

MRTP 45 (YOUNCA ONUK - Turquie)

La firme turque Younca Onuk spécialisée dans la construction de bâtiments de surface de type Fast Patrol et Fast Attack Craft présentait le MRTP 45.

Les bâtiments de type MRTP ont été conçus pour maximiser l'autonomie, le poids de l'équipement embarqué, la vitesse, la modularité, les capacités en mer, la fiabilité et une maintenance aisée. Dans le même temps, les études avaient pour but de réduire les coûts, les dimensions, le nombre de personnels embarqués et la signature radar du bâtiment.

Le MRTP 45 est la plus grande unité présentée par l'entreprise, avec une longueur de 48 mètres pour une masse de 270 tonnes. Selon la version, il est propulsé par trois moteurs diesels de 4300 kW ou par deux moteurs diesels de 1939 kW et de deux turbines à gaz de 7621 kW. La vitesse maximale est de 60 nœuds soit environ 111 km/h. Son autonomie est donnée pour 2 000 miles nautiques soit environ 3 700 kilomètres.

Le bâtiment sera configuré à la demande du client. La maquette présentée était armée d'une tourelle « stealth » de 57 mm à la proue, de tourelles télé-opérées STAMP sur les côtés, d'un lanceur de missiles anti-navires HARPOONBLOCK 2, de lanceurs de missiles anti-aériens IGLA et d'un lanceur RAMà la poupe.

MRTP 45

 

Torpille anti-torpille TORK (ASELSAN - Turquie)

La torpille anti-torpille TORK conçue par la compagnie turque ASELSAN était présentée pour la première fois.

Cette munition est destinée au missions de contre mesure et de destruction contre les torpilles lancées depuis les sous-marins, les bâtiments de surface ou les avions de patrouille maritime. Elle se distingue des torpilles de combat par sa manœuvrabilité et sa vitesse.

TORK

Elle peut être installée sur des bâtiments de surface et possède un système de guidage actif. La munition à vocation Hard-killmesure plus de 2 mètres, pour un diamètre de 200 mm et une masse de 200 kilogrammes.

Bien qu’il ne soit pas encore en service, ce nouveau produit démontre le dynamisme de la firme turque ASELSAN.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

Signature de la reddition le 7 mai 1945 - Crédits Musée de la Reddition et Fondation Maréchal de Lattre de Tassigny

 

01/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

Pourquoi la France célèbre-t-elle la reddition allemande de 1945 le 8 mai, et la Russie le 9 mai, quand un acte de reddition fut signé à Reims le 7 mai ? C’est parce que, pour des raisons diplomatiques, la reddition fut signée une deuxième fois, dans des termes presque identiques,  le lendemain, le 8 mai à Berlin.

 

« Berlin a eu beaucoup plus de publicité que Reims, et comme la chose a été annoncée le 8 mai, la mémoire collective se rappelle le 8 mai. On oublie un peu que c’est à Reims le 7 mai que ça s’est passé », explique à Terre information magazine M. Marc Bouxin,  Conservateur en chef du patrimoine et directeur du Musée de la Reddition à Reims.

 

Hitler est mort le 30 avril. Le 6 mai, le général Alfred Jodl, chef d’état-major allemand, vient négocier en essayant d’obtenir un délai  permettant  à un maximum de civils et soldats allemands de gagner les lignes occidentales en Allemagne pour ne pas tomber aux mains des Soviétiques.

 

Le délai fut accordé car les Alliés voulaient rapidement mettre fin aux négociations pour éviter du jusqu’au boutisme par les Allemands, et parce que l’armée rouge pénétrait de plus en plus profondément en Allemagne et en Europe centrale.

 

L’acte de reddition fut signé à Reims au quartier général allié à 2 heures 41 du matin le 7 mai, prévoyant la fin des combats le 8 mai à 23 h 01, pratiquement deux jours plus tard.

 

Mais le chef soviétique, le maréchal Staline, vexé, exigea ensuite une seconde cérémonie au quartier général soviétique à Berlin. Les Occidentaux acceptèrent pour ménager diplomatiquement l’URSS.

 

La cérémonie de Berlin eut lieu quelques minutes après le cessez-le-feu sur tous les fronts européens le 8 mai à 23 heures 01. Avec la différence de fuseau horaire, c’était déjà le 9 mai pour les Soviétiques.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Le Leopard 2A7 présenté à Eurosatory 2010

Le Leopard 2A7 présenté à Eurosatory 2010

 

1 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Le ministère allemand de la Défense a récemment annoncé ses intentions concernant le futur char de combat allemand. Lors d’une intervention devant le parlement allemand, la ministre a annoncé que les « technologies et concepts allaient être évaluées entre 2015 et 2018 conjointement avec l’industrie allemande ». La raison avancée, tout à fait légitime, de ces études est l’âge avancé du Léopard 2 qui, lancé en 1979, approche des 40 ans de service. La résurgence de la menace à l’Est, conjointement avec les avancées de l’industrie de défense russe, semble être également une raison valable.

 

Le Leopard 2 devrait commencer à sortir de service à partir de 2030, après 50 ans de bons et loyaux service. Sur les 2000 chars que la Bundeswehr a reçus durant la guerre froide, il n’en reste que près de 240 en service actif. Le mois passé, la ministre allemande de la Défense a envisagé de remettre en service une centaine de chars qui étaient jusque-là en réserve. Un livre blanc est actuellement en cours de rédaction. Sa publication nous en dira plus sur les plans allemands en matière de défense.

 

Pour revenir au projet de Leopard 3, les médias allemands avancent que le rapprochement entre la société allemande KMW (Krauss-Maffei Wegmann) et le français Nexter ferait un solide candidat pour le développement de ce futur char. Nexter et KMW ont probablement plus d’expérience que quiconque sur le continent européen.

Pour rappel, un éventuel rapprochement franco-allemand est, pour l’instant, soumis en France au vote final de la loi Macron pour la croissance et l’activité, prévue dans le courant de juillet ou à la  rentrée parlementaire. La dernière phase du mariage entre les deux groupes sera alors enclenchée.

 

En attendant que le projet de nouveau char franco-allemand se concrétise, les deux pays ne se croisent pas les bras. La France a récemment lancé le programme de rénovation du char Leclerc qui doit conduire à la livraison de 200 « Leclerc Rénovés » à partir de 2020, ce qui devrait leur permettre de durer jusqu’en 2040. Du côté allemand, les Leopard ont été élevé au standard 2A6 à partir de 2001. Une première tranche de 20 Leopard 2A7 a également été commandée et livrée à partir de décembre 2014. Mais leur remplacement doit débuter à partir de 2030, soit au moins 10 ans plus tôt que celui des Leclerc. Le calendrier allemand est donc plus serré que celui des Français. Espérons que ce décalage de timing ne soit pas préjudiciable lors des négociations futures et que cette occasion opérationnelle et industrielle ne soit pas manquée, comme cela a déjà eu lieu par le passé…

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Evakuierung aus Krisengebieten – die Luftwaffe zeigt ihre Fähigkeiten

 

1 juin 2015 Quelle: Redaktion der Bundedswehr 06/2015 15E21201

 

SNAP 2015 (Significanceof National Air Power) ist eine Evakuierungsübung der Luftwaffe. In Krisen- und Kriegsgebieten hat die Bundeswehr die Fähigkeit Zivilisten und Soldaten zu retten.
Gezeigt wird, welche Kräfte die Luftwaffe für Evakuierungsoperationen einsetzten kann.


Musik: I came to fight, Bryan New, Universal

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

30/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Déployé depuis fin avril en Pologne dans le cadre de sa préparation opérationnelle, le SGTIA blindé français a participé, du 25 au 29 mai 2015, à l’édition 2015 de PUMA.

 

Cette année, à l’invitation de leur partenaire polonais, les forces françaises ont pour la première fois participé à cet exercice. L’objectif pour le détachement français était de réaliser des entraînements avec l’armée polonaise, ainsi qu’avec nos alliés américains présents sur le camp. C’était aussi l’occasion d’entretenir les savoir-faire et l’interopérabilité de la composante blindée dans un cadre multilatéral.

 

Par ailleurs, en déployant l’un des plus modernes et des plus performants de ses équipements au plus proche de ses alliés d’Europe Centrale et du Nord, la France contribue aux mesures d’assurance mises en œuvre par l’OTAN.

 

Fondée sur une amitié ancienne entre nos deux nations, la coopération militaire franco-polonaise a été bâtie et renforcée régulièrement tout au long de la dernière décennie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un accord intergouvernemental relatif à la coopération de défense signé en avril 2002 et consolidé en 2008 par une déclaration conjointe sur le partenariat stratégique franco-polonais. La coopération militaire bilatérale entre nos deux pays est régulièrement mise en œuvre dans le cadre de programmes d’échanges académiques, mais aussi lors d’exercices et d’entraînements bilatéraux et multilatéraux.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

01/06/2015 Sources : Marine nationale

 

Du 27 au 31 mai 2015, le BCR Somme a fait escale à Narvik (Norvège), dans le cadre des commémorations de la bataille de Narvik (avril - juin 1940), aux côtés des détachements et représentants des forces armées norvégiennes, polonaises, britanniques et allemandes.

 

C’était pour la ville de Narvik l’occasion de commémorer le 75ème anniversaire de la bataille navale et terrestre qui suivit l’invasion de la Norvège par les allemands. Les combats se déroulèrent du 9 avril au 28 mai 1940, jour de la reprise de la ville par les forces Alliés (France, Pologne, Royaume-Uni, Norvège) engagées contre les 5000 « alpen jaeger » et marins du général allemand Eduard Dietl.

 

Un corps expéditionnaire français de 13 000 hommes, placés sous les ordres du Général Béthouard et composé de deux demi brigades de chasseurs alpins, de la 13ème demi-brigade de Légion Étrangère (DBMLE), d’une compagnie d’artillerie et de la brigade autonome polonaise des chasseurs de Podhale, opéra le débarquement de vive force qui réussit à libérer la ville et à repousser les allemands sur la frontière suédoise.

 

Les représentants et autorités locales et étrangères ont embarqué le 27 mai à bord du Magnus Lagabote (bâtiment de commandement et de support logistique des Gardes Côtes norvégiens) pour déposer des gerbes en mer à l’emplacement des épaves des bâtiments norvégiens, polonais, britanniques et allemands coulés et sabordés entre avril et mai 1940 dans l’Ofotjorden, face à la ville.

 

Le 28 mai, les cérémonies se sont déroulées en présence du Prince héritier de Norvège, son altesse royale le Prince Haakon, du Ministre de la Défense norvégien Mme Ine Eriksen Soreide, et du chef d’Etat major des armées norvégien, le Lieutenant Général Morten Haga Lunde, venus commémorer un moment important de l’histoire militaire du pays.

 

Sur les rangs, les marins du détachement de la Somme étaient présents aux côtés du détachement de chasseurs polonais et des sections norvégiennes composées de jeunes appelés effectuant leur service national. Après une cérémonie au Mémorial des Anciens Combattants, les troupes se sont rendues au cimetière de Narvik pour rendre hommage aux 8 500 soldats tombés au cours des combats, avant de défiler dans le centre ville.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:25
Lancement réussi du satellite franco-italien Sicral2

 

28/05/2015  Economie et technologie

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, se félicite du succès du lancement dimanche 26 avril 2015 du satellite franco-italien de télécommunications militaires Sicral 2 (Sistema Italiano per Comunicazioni Riservate ed Allarmi). Sicral 2 a été mis en orbite depuis Kourou par une fusée Ariane 5 à 22h00, heure de Paris.

 

Jean-Yves Le Drian a déclaré : « Cette réussite consolide la coopération franco-italienne dans le domaine spatial et contribue à renforcer les capacités opérationnelles européennes. Elle est le fruit de l’excellent niveau technologique de l’industrie spatiale européenne. »

 

Sicral 2 est cofinancé par la France et l’Italie. Le montant de la part française de cet investissement est de 120 M€. Dans le cadre de cette coopération, la direction générale de l’armement (DGA) est l’interlocuteur français du ministère de la Défense italien qui assure la maîtrise d’ouvrage du programme. Thales Alenia Space a développé Sicral 2 en cotraitance avec Telespazio. L’assemblage du satellite a été effectué par Thales Alenia Space sur son site de Cannes (Alpes-Maritimes). Ce projet a mobilisé 170 emplois à forte valeur ajoutée à Cannes et à Toulouse.

 

Sicral 2 vient compléter les capacités nationales actuelles, constituées des deux satellites militaires Syracuse IIIA et IIIB, lancés en 2005 et 2006, ainsi que le satellite franco-italien de communications civilo-militaire Athena-Fidus lancé en 2014. Cette constellation permet de répondre, en toute autonomie, aux différents besoins des forces armées pour des télécommunications à longues distances, sécurisées et résistantes à la menace de guerre électronique. La relève de ces capacités en France sera assurée au début de la prochaine décennie par le programme Comsat NG qui sera lancé pendant l’actuelle loi de programmation militaire 2014-2019.

 

Sicral 2, plateforme dont la durée de vie est prévue pour 15 ans, embarque trois charges de télécommunications séparées : deux pour l’Italie et une pour la France. La charge française utilise la bande de fréquences SHF, permettant l’emploi des stations au sol fixes et des terminaux déployables du système Syracuse.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:50
Pour le patron d'Airbus, le crash de l'A400M ne remet pas en cause sa conception

Des défauts de procédure de contrôle pourraient avoir causé le crash de l'A400M en Espagne, selon le patron d'Airbus, Fabrice Brégier. photo Airbus Military

 

30/05/2015 latribune.fr

 

Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus estime que la faille à l'origine de l'accident d'un A400M début mai en Espagne est à chercher au niveau des procédures de test.

 

Pas d'erreur dans la conception de l'A400M. C'est ce que 'affirme le patron de la filiale aéronautique civile d'Airbus Group. "La conception de l'avion n'est pas à remettre en cause", a affirmé Fabrice Brégier lors d'une émission organisée par FranceInter, ITélé et les Echos ce samedi. Il était invité à donner son opinion sur les causes possibles de l'accident survenu le 9 mai à Séville qui a causé la mort de 4 personnes et fait 2 blessés graves.

 

Procédures de tests

Deux jours plus tôt, Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie chez Airbus Group, a admis dans le quotidien allemand Handelsblatt qu'un problème au niveau de la production finale a pu provoquer un crash. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé. Il serait question d'un problème dans l'installation du logiciel de contrôle des moteurs.

Réagissant à ces informations, Fabrice Brégier a indiqué:

"Ensuite, il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

 

"On tire l'ensemble des conséquences d'un tel accident"

Si la responsabilité du programme A400M donc d'une enquête sur les causes de l'accident échoit à la branche défense d'Airbus Group, le dirigeant de la branche civile à souligné:

Au niveau du groupe, on tire à chaque fois l'ensemble des conséquences d'un tel accident, ou même d'un incident".

Fabrice Brégier, qui s'exprimait quelques jours avant l'ouverture du salon du Bourget, a assuré: "on n'a pas eu, à Toulouse, de problème au cours des 20 dernières années."

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:50
Vente de 50 Caracal : Airbus Helicopters a passé une nouvelle étape en Pologne

Les négociations avec Airbus Helicopters pourraient débuter en juin et durer 90 jours (photo Airbus HC)

 

27/05/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

L'appareil H225M Caracal du constructeur de Marignane a passé avec succès les essais en vol en Pologne, en vue de conclure un contrat d'acquisition de 50 exemplaires de cet appareil fabriqués localement.

 

 

C'est encore une bonne nouvelle pour Airbus Helicopters. L'appareil H225M Caracal du constructeur de Marignane a passé avec succès les essais en vol en Pologne, en vue de conclure un contrat d'acquisition de 50 exemplaires de cet appareil, a indiqué ce mercredi l'armée polonaise. "Je peux annoncer aujourd'hui avec certitude que cet hélicoptère a rempli toutes les exigences des forces armées, en conformité avec l'offre d'Airbus", a déclaré à la presse sur la base aérienne de Powidz, le général Miroslaw Rozanski, du ministère de la Défense.

Désormais, le dossier passe au ministère de l'Économie pour des négociations avec Airbus Helicopters d'un programme d'investissement et de transfert de technologies et, une fois cet accord acquis, au ministère de la Défense qui va "négocier les précisions à apporter au contrat final", a-t-il précisé. "Nous sommes à mi-chemin" sur ce dossier, a estimé le général Rozanski. Les négociations avec Airbus Helicopters pourraient débuter en juin et durer 90 jours, a-t-il indiqué.

 

Airbus Helicopters sélectionné

Varsovie avait annoncé fin avril avoir choisi l'offre d'Airbus pour des essais en vol, ce qui déjà laissait augurer une signature d'un contrat définitif, estimé par la presse polonaise à 13 milliards de zlotys (3,2 milliards d'euros). La Pologne a préféré l'offre d'Airbus Helicopters à celles de l'américain Sikorsky et du groupe italo-britannique AgustaWestland. Après la conclusion du contrat, les premiers appareils, encore montés en France, devraient arriver en Pologne en 2017, tandis que ceux assemblés en Pologne les suivraient en 2018, avait précisé par la suite le PDG d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury.

Selon Guillaume Faury, Airbus Helicopters souhaite faire de la Pologne son "cinquième pilier" en Europe, après la France, l'Allemagne, l'Espagne et la Grande-Bretagne. La commande attendue de 50 hélicoptères Caracal devrait déboucher sur la création de 1.250 emplois directs et 2.000 indirects en Pologne, a-t-il indiqué. Il a déclaré que son groupe, qui emploie actuellement 900 personnes en Pologne, installerait une chaîne de montage de Caracal à Lodz (centre), où Airbus Group avait déjà ouvert récemment un centre de recherche.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:50
Et si l'Europe de la Défense passait par des décisions très pragmatiques

Le Tigre est le résultat d'une coopération européenne entre l'Allemagne, la France et l'Espagne - (Tiger HAD - EC665 photo Airbus HC)

 

28/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour construire l’Europe de la Défense, pourquoi ne pas être simplement pragmatique en réalisant une harmonisation des besoins capacitaires des principales armées européennes et des calendriers?

 

Une simple harmonisation des besoins capacitaires et des calendriers de mise en service des équipements militaires des armées européennes serait déjà un petit pas vers le grand objectif d'une Europe de la défense, dont il faut le rappeler aucun pays européen ne veut, à l'exception notoire de la France. A défaut d'une mobilisation au niveau politique, l'Europe de la défense pourrait paradoxalement prendre un peu de consistance grâce aux contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des budgets militaires des pays de l'Union européenne, qui avaient pourtant pris l'engagement au sommet de l'Otan à Newport de consacrer 2% du PIB aux dépenses de défense.

"Si les difficultés budgétaires des États font peser des contraintes lourdes sur leurs budgets militaires, elles ont toutefois pour effet de les inciter plus que jamais à mutualiser leurs efforts au niveau européen, expliquait la députée PS de Gironde Marie Récalde dans un rapport consacré à la relance de l'Europe de la défense. La crise pourrait ainsi être le catalyseur de la construction d'une véritable Europe de la défense". Mais jusqu'ici, cette vision très pragmatique de l'Europe de la défense ne s'est pas vraiment réalisée. Ou à la marge. Les budgets de l'Agence européenne de la défense (AED) et de l'Occar, un organisme intergouvernemental qui gère certains programmes européens (A400M, Tigre, frégates FREMM...), n'ont pas été augmentés de façon significative.

 

Comment faire ?

L'Europe dispose déjà de deux "outils institutionnels solides", comme le souligne le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Camille Grand, pour renforcer les coopérations capacitaires, et donc à même de mieux utiliser l'argent public qui fait aujourd'hui défaut aux armées. Pour Marie Récalde, l'AED est la mieux placée pour "coordonner et établir les priorités des besoins futurs en matière de capacités civiles et militaires". Un exercice de priorisation, qui permettrait de garantir "la cohérence capacitaire des États de l'Union tout en étant légitime et pragmatique", selon la députée de Gironde. En outre, l'AED devrait être capable de développer des équipements avec une communalité très poussée pour les armées membres, ce qui limiterait les spécifications coûteuses exigées par chacune d'elles.

Cette démarche pourrait être également un facteur de la consolidation des industries de défense. Il existe par exemple en Europe six grands chantiers européens capables de fabriquer des sous-marins et/ou de très grands bâtiments de surface : le britannique BAE Systems, le néerlandais Damen, le français DCNS, l'italien Fincantieri, l'espagnol Navantia et l'allemand TKMS. Voire le suédois Kockums, qui a repris sa liberté après avoir été contrôlé par TKMS. Trop, beaucoup trop. Pour autant, a contrario MBDA réunit déjà quasiment toute l'industrie missilière européenne.

 

Vers un char franco-allemand

Enfin, dans l'armement terrestre, le processus de rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), qui devrait aller sans aucun doute à son terme, est également un nouveau pas vers la consolidation du secteur... et de l'harmonisation des besoins capacitaires. Comme l'a expliqué en début d'année à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le PDG de KMW, Frank Haun, "dans cinq ans, nous aurons avancé dans le processus de développement d'un nouveau char lourd - qu'il s'appelle Léopard 3 ou Léoclerc, peu importe : il sera développé en commun, et pourra commencer à équiper nos forces à l'horizon 2025-2030 pour remplacer les chars Leclerc et Léopard 2".

S'il se concrétisait, ce programme aurait une forte valeur symbolique dans l'harmonisation des besoins capacitaires entre l'Allemagne et la France. Ce qui serait déjà un pas de géant pour une Europe de la défense, dont le moteur a été longtemps la coopération entre Berlin et Paris. Une relation qui s'est étiolée avec le temps alors même que les deux capitales ont créé un géant de l'aéronautique et de la défense, Airbus Group (ex-EADS). Enfin, la volonté récemment exprimée de fabriquer à trois pays (Allemagne, France et Italie) un drone MALE de troisième génération "Made in Europe", si elle se confirme, sera également un bon test pour aller vers cette Europe de la défense pragmatique.

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