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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 13:50
photo Bundesminister des Innern

photo Bundesminister des Innern

 

20/11/2015 LePoint.fr ( AFP)

 

Le Commissaire européen chargé des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, a proposé vendredi la création d'une Agence européenne du renseignement après les attentats de Paris qui ont mis en lumière des failles dans la coopération entre services secrets.

 

"Après les attentats de Charlie Hebdo (en janvier à Paris, ndlr), j'avais proposé - et cela a été fait - de créer un centre antiterroriste au sein d'Europol", l'agence européenne de coopération policière basée à La Haye, a rappelé le commissaire à son arrivée à une réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice convoquée après les attentats de Paris.

 

"Mais je crois qu'il est temps de faire un pas supplémentaire en avant et de créer la base d'une Agence européenne du renseignement", a-t-il plaidé. "Il faut que notre coopération soit basée sur la confiance et l'efficacité", a insisté M. Avramopoulos.

 

La création d'une telle agence, une sorte de FBI à l'européenne, ne peut avoir lieu sans un changement des traités, puisque le renseignement est par excellence un domaine relevant de la souveraineté nationale.

 

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a immédiatement étouffé le projet dans l'oeuf: "Nous ne devrions pas gaspiller notre énergie sur une Agence européenne de renseignement. Je ne peux pas imaginer qu'on puisse renoncer à notre souveraineté nationale" en la matière *, a-t-il réagi.

 

"Nous devrions plutôt nous concentrer sur l'amélioration de l'échange d'informations entre des institutions déjà existantes. C'est là qu'on peut avoir un vrai gain en termes sécuritaires", a avancé le ministre allemand.

 

Les ministres de l'Intérieur et de la Justice des 28 pays de l'UE doivent pousser vendredi à un renforcement de la lutte contre le trafic d'armes, à une révision rapide des règles de l'espace Schengen --afin que les contrôles systématiques aux frontières extérieures de l'UE puissent désormais aussi concerner les ressortissants européens--, et faire le point sur les négociations sur le fichier européen de passagers aériens (PNR).

 

* Note RP Defense: l'Allemagne a parfaitement illustré la coopération en matière de renseignement. Le Bundesnachrichtendienst (BND) a parfaitement coopéré avec la NSA. Mais il ne s'agissait pas de coopération européenne.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:50
"European Guardian 2015" welcomes distinguished guests

 

Vienna - 15 September, 2015 European Defence Agency


Improvised Explosive Devices (IEDs) continue to cause significant casualties in operations as well as in civil surroundings. Therefore, countering them remains a priority for all participating Member States. There are situations where the use of normal explosives ordnance disposal procedures is inappropriate due to the operational situation, and Manual Neutralisation Techniques – a last resort of Commanders - might be required to counter the threat. On 8 September, Austria and the European Defence Agency organised the second Distinguished Visitors day during the margins of Exercise “European Guardian 2015” at the Austrian Logistics School facilities of Vienna, Austria.

 

Forty participants from Austria, Colombia, France, Germany, Italy, the Netherlands, Romania, Republic of Serbia, Sweden, and UK, attended the Distinguished Visitors’ Day of the European Guardian 2015 Manual Neutralisation Techniques Courses & Exercises programme. Representatives from EUROPOL and the C-IED Centre of Excellence also took part in the event. 

The day was presided over by the Austrian Armed Forces Capabilities Director Brigadier General Peter Resch and the EDA Capability, Armament & Technology Director, Peter Round. Both recognised the relevance of the programme and insisted on the need to continue to develop it in the future. 

A live demonstration, executed by an MNT specialists team, was staged in the margins of the meeting. The demonstration consisted of the disposal of an IED which held a chemical payload and several complex initiation systems. Attendees not only had the opportunity to witness all MNT teams immersed in their tasks but also to discuss their activity and the latest innovations in MNT kits. 

Attendees discussed their expectations of the programme during their visit to the specific “urban” simulated training area. It was generally agreed that one of the most relevant take away points was that MNT operators are highly trained and few in number, and that given the high degree of specialisation needed, frequent refresher training of MNT operators was considered crucial. To that end, the Manual Neutralisation Techniques Courses & Exercises programme is extremely valuable. The next milestone within the programme will be the first one week MNT refresher course to be held in November 2015 at the Austrian Logistics School.

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:50
Frans Timmermans - photo EU Commission

Frans Timmermans - photo EU Commission

 

28 avril 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La radicalisation de jeunes musulmans et les menaces de nouveaux attentats dans l’UE imposent de renforcer la sécurité, mais il n’est pas question de réduire les libertés civiles ni de créer un FBI européen, a affirmé à l’AFP le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

 

La stratégie pour la sécurité intérieure proposée par l’exécutif bruxellois prévoit la création d’un centre européen du contre-terrorisme au sein d’Europol pour donner aux Etats « un cadre de coopération », a-t-il expliqué, après les attentats de Bruxelles, Paris et Copenhague.

 

« Il n’est pas question de proposer un +Patriot act+ ni un FBI européen. On ne change pas le droit, ni les traités, ni les compétences », a-t-il assuré. « Pour les Etats, la sécurité est le noyau dur de la souveraineté nationale. Ouvrir un débat sur les compétences serait stérile ». « L’objectif de la stratégie proposée par la Commission est de lever les barrières pour une meilleure coopération », a-t-il insisté.

 

Une des demandes formulées par la France est le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’espace de libre circulation Schengen, qui réunit 22 des 28 Etats membres.

 

Les membres de Schengen réclament également un fichier européen des données des passagers des compagnies aériennes similaire à celui exigé par les Etats Unis. Le projet PNR est bloqué au Parlement européen, qui réclame des garanties sur la protection des données.

 

L’objectif de ces deux mesures est d’obtenir des informations sur les départs des ressortissants européens soupçonnées de vouloir rejoindre les mouvements djihadistes en Syrie et en Irak, et informer les Etats de leur retour.

 

Les contrôles systématiques des citoyens européens sont interdits par le code des frontières de Schengen. « La France a demandé d’envisager un amendement à cette législation. Ce n’est pas à exclure. Mais pas à l’heure actuelle. Pour le moment, nous devons améliorer ce qui existe », a insisté M. Timmermans.

 

« Il est évident que les Etats ont des informations par leurs services de renseignements, mais ils ne les partagent pas, à cause du manque de confiance qui règne entre eux », a déploré l’ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères. « Les services de renseignements pratiquent le donnant-donnant. Et ils se posent toujours la question: puis-je avoir confiance? ».

 

« Le centre européen de renseignement vise à créer un espace de coopération entre les services » au sein d’Europol, a-t-il expliqué. Le Royaume-Uni, comme l’Irlande, Chypre, Malte, la Roumanie et la Bulgarie ne sont pas membres de Schengen, mais Londres ne s’oppose pas à cette coopération, selon lui.

 

Frans Timmermans s’est refusé à donner un calendrier. La feuille de route pour renforcer la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la cybercriminalité est soumise aux Etats et au Parlement. « Nous devons faire mieux, mais je ne suis pas naïf. Cela ne va pas se faire demain », a-t-il reconnu.

 

La tentation est grande dans les Etats de prendre des mesures nationales. La France est en passe de se doter d’une loi sur le renseignement, critiquée notamment par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), inquiète d’une dérive vers une « surveillance généralisée et indifférenciée ». Le gouvernement français récuse cette accusation.

 

Ne souhaitant pas commenter cette législation, M. Timmermans a rappelé que « la Commission protège les droits fondamentaux et assurera cette protection ». « Nous comprenons la nécessité d’augmenter la sécurité en France, mais nous devons vérifier que les mesures sont proportionnelles à la menace pour la sécurité », a-t-il ajouté.

 

« Le choix est entre les mains des Etats. Soit on a un système unique pour tous, soit on a 28 systèmes différents. Pour assurer une meilleur protection, il vaut mieux avoir un système unique européen », a-t-il soutenu. « Nous essayons d’aider les Etats à mieux coopérer. Mais si on peut mener le cheval à l’eau, on ne peut pas le forcer à boire ».

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 14:50
Arnaud Danjean : il faut harmoniser les législations anti-terroristes en Europe

 

14/01 Par Audrey Tilve - euronews.com

 

Depuis le 11 septembre 2001, jamais la menace terroriste n’a été aussi aigüe, mais également aussi diffuse et décentralisée. C’est le directeur d’Europol, Rob Wainwright, qui le confirme. Alors l’Union européenne peut-elle faire davantage ou autrement en matière de contre-terrorisme ? Les instruments de coopération sont en tout cas multiples. Europol, Eurojust, bases de données diverses, réseaux d’experts ou de forces spéciales, soutien financier… L’Europe est sur tous les fronts, mais les moyens souvent modestes.

 

La sécurité européenne est indissociable de l’espace Schengen qui réunit 22 pays de l’Union européenne plus quatre autres : Islande, Liechstenstein, Norvège et Suisse. Cet espace se voulant sans frontières dispose de ses propres règles et les contrôles entre ces pays ne peuvent être retablis qu‘à titre exceptionnel, en cas de menace à l’ordre public ou à la sécurité. C’est donc sur les frontières extérieures que se concentre la surveillance.

Pour la renforcer, beaucoup militent en faveur d’un PNR européen, un “ Passenger name record “ qui consisterait à mettre en commun les informations sur les voyageurs, en particulier ceux qui entrent et sortent du territoire européen. Mais au Parlement, la gauche et les libéraux ont jusqu’ici rejeté un projet jugé liberticide.

 

Nous avons parlé de ces enjeux avec l’eurodéputé de centre-droit Arnaud Danjean, qui a longtemps présidé la sous-commission sécurité et défense au Parlement européen.

 

Lire la retranscription de cette interview.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 12:30
Entre 3.000 et 5.000 Européens sont partis faire le djihad

 

14 janvier 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Le directeur d’Europol a estimé mardi qu’entre 3.000 et 5.000 Européens étaient partis faire le djihad dans des pays comme la Syrie et qu’ils pourraient représenter une menace de retour chez eux.

 

« Nous parlons de quelque 3.000 à 5.000 citoyens de l’UE (Union européenne) », a déclaré Rob Wainwright, interrogé à Londres par la commission des Affaires intérieures du Parlement britannique sur le nombre de personnes qui ont quitté l’Europe pour aller se battre aux côtés de mouvements islamistes.

 

Selon lui, ces personnes, des jeunes hommes en majorité, représentent, s’il y reviennent, un danger pour la sécurité de leur pays d’origine.

 

« Clairement, nous avons affaire à un grand nombre, principalement de jeunes hommes, qui ont le potentiel de revenir et le potentiel, ou l’intention et la capacité, de mener des attaques comme celles de Paris la semaine dernière », a-t-il dit.

 

« C’est certainement la menace terroriste la plus sérieuse à laquelle l’Europe doit faire face depuis le 11-Septembre », a-t-il mis en garde.

 

Selon lui, Europol a déjà rassemblé les noms de 2.500 suspects auprès des services des différents pays de l’UE.

 

Dans un entretien avec l’AFP à Bruxelles mardi, le coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a déclaré que, selon les données en sa possession, près de 3.000 Européens se sont enrôlés dans les groupes djihadistes en Syrie ou en Irak, dont 30% sont revenus dans les pays de l’UE.

 

Pour M. Wainwright, « le problème ne concerne pas seulement la Syrie ou l’Irak mais aussi d’autres zones de conflits, d’autres réseaux terroristes à travers le monde » comme l’Afrique ou la péninsule arabique.

 

Il a aussi souligné que « les médias sociaux constituaient un outil de recrutement » ainsi qu’un « outil de propagande ». Internet est utilisé de manière « bien plus agressive, bien plus imaginative » qu’avant, a-t-il souligné.

 

« Nous devons avoir une collaboration plus proche et plus productive entre les autorités et les entreprises technologiques », a-t-il ajouté, se faisant l’écho d’une revendication au niveau national britannique mais aussi français.

 

« Tandis que les services de sécurité se sont assez justement concentrés prioritairement sur les combattants qui reviennent de Syrie et d’Irak, les événements à Paris la semaine dernière montrent qu’il y a clairement une menace de la part des cellules dormantes », a encore souligné le directeur d’Europol.

 

Saïd Kouachi, un des deux frères responsables de l’attentat contre le magazine satirique français Charlie Hebdo, a fréquenté une université fondamentaliste au Yémen avant de s’entraîner au maniement des armes avec Al-Qaïda. En 2013, il a participé, armes en main, avec de nombreux autres étudiants étrangers, à la défense du centre salafiste de Dammaj, dans le nord du Yémen, attaqué par des miliciens chiites.

 

Son frère Chérif a fait partie de la « filière des Buttes-Chaumont » à Paris, qui visait à envoyer des djihadistes dans les rangs de la branche irakienne d’Al-Qaïda, dirigée à l’époque par Abou Moussab al-Zarkaoui. Formé en France au maniement de la kalachnikov, il avait toutefois été interpellé en 2005, juste avant de s’envoler pour l’Irak

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:50
Law Enforcement and Military Combine Efforts at the First European Homemade Explosives Course

 

Brussels - 02 July, 2014 European Defence Agency
 

Experts from the civilian law enforcement and the military have taken part in the first European Homemade Explosives Training course which took place between 2 and 6 June in the Curragh Camp at the IE Department of Defence Ordnance School.

 

The course, run jointly by the European Defence Agency and Europol, brought together 28 experts from 16 different countries.  The participants took part in highly realistic training scenarios involving homemade explosives, in order to improve skills and to share best practices. The training consisted of identifying, processing, and disposing of different types of  homemade explosives that can be found in improvised laboratories, such as those of criminals and/or terrorists.

The cooperation between EDA and Europol reflects the need for a combined civil-military approach to the threat not only of homemade explosives but the whole C-IED spectrum. This approach helps to ensure that there are clear lines of communication between the two and the need to share skills and experiences among military and civilian law enforcement agencies.

 

EU-US Cooperation

The course also showed the increasingly close ties between EU and US actors in the field of explosives security and safety issues with participation and support from the United States Department of Justice (DOJ), Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), and the Federal Bureau of Investigation (FBI).

The course received very positive feedback from participants, with organisers looking at the possibility of arranging a second course to meet the high level of demand. 

The course forms part of EDA’s comprehensive approach to tackling improvised explosive devices (IEDs). These efforts include areas such as  the counter-IED Technical exploitation lab Level 2 Multinational Technical Exploitation Laboratory, MNTEL (D) which  has been stationed in Afghanistan since 2011, a Manual Neutralisation Techniques Category B programme, for which the first exercise will be held in September in Vienna (1 to 12 September), the Joint Deployable Exploitation Analysis laboratory (JDEAL) initiative, which its operational life is intended to start in November 2014 as well as another ongoing C IED related activities and projects.

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:50
La cybercriminalité en plein essor, selon un rapport européen

 

10.02.2014 Romandie.com(ats)

 

Viol en ligne, chantage sexuel, arnaques bancaires: la cybercriminalité ne recule devant rien. Le premier rapport d'activités du Centre européen de lutte contre cette nouvelle forme de criminalité l'a révélé lundi à Bruxelles.

 

"Les cybercriminels sont très intelligents et nous devons être plus intelligents et plus rapides si nous voulons lutter à armes égales", a averti Cecilia Malmström, commissaire européenne responsable de la Sécurité et des Affaires intérieures. Elle s'est exprimée lors de la présentation de ce rapport préparé par le Danois Troels Orting, directeur de l'EC3, le centre européen contre le cybercrime.

 

Les crimes recensés par l'EC3 en une année dans le "darknet", la face sombre d'Internet, font froid dans le dos. Mme Malmström a parlé d'images de viols diffusées en direct et suivies en streaming par les acheteurs. "Il n'y a pas de téléchargement donc pas de preuve", a-t-elle souligné.

 

La commissaire a également parlé de "sextorsion" avec des images d'enfants mineurs. Celles-ci sont utilisées pour les contraindre à d'autres activités sexuelles sous la menace de diffuser ces images à leurs parents et à leurs proches.

 

Cartes bancaires clonées

 

Troels Ording a raconté une escroquerie dans laquelle des cartes bancaires à montant limité ont été clonées et transformées en cartes de retrait illimité. Ainsi, "45 millions d'euros ont été détournés grâce à cette opération qui a pris deux heures. Plus besoin de prendre son fusil à pompe pour braquer une banque", a-t-il commenté.

 

Car "n'importe qui peut devenir un cybercriminel", ont insisté les deux intervenants. "Tous les outils sont disponibles en ligne à des prix très raisonnables" pour espionner un ordinateur ou un téléphone portable, a déploré Cécilia Malmström.

 

Crime organisé

 

La commissaire a encore souligné que l'utilisation d'Internet par le crime organisé prend une autre dimension avec des méthodes de plus en plus sophistiquées et des virus de plus en plus agressifs.

 

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