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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 18:55
2014: une bonne année pour l'export défense

La France, dès début 2015, a signé plusieurs contrats pour la vente de Rafale. photo Ministère de la Défense

 

03/06/2015 par Justine BOQUET – Air & Cosmos

 

Début juin est paru le rapport au Parlement 2015 sur les exportations d'armement en France. 2014 fût une très bonne année. Ainsi comme l'a déclaré Jean-Yves Le Drian « avec 8,2 milliards d'euros, les prises de commandes de l'industrie françaises progressent de 18% par rapport à 2013 ».

 

En effet, au regard de l'évolution des prises de commandes françaises depuis 2005, on remarque une hausse continue depuis 2012. Le résultat 2014 « est le meilleur jamais enregistré par ce secteur », avec une forte augmentation de la part des contrats supérieurs à 200 millions d'euros.

 

Avec 5 735 millions d'euros de commandes passées, la région proche et moyen-orient représente le plus gros client de la France en 2014. Il faut dire que l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Qatar ont vu leurs acquisitions explosées depuis 2013. Ils sont respectivement le 1er, 4ème et 15ème client export de la France sur la période 2005-2014.

 

Toutefois le commerce intra-européen est toujours autant florissant, l'UE ayant passée – l'année dernière – pour plus de 300 millions d'euros de commandes à la France. Le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne sont, quant à eux, les 8è, 17è et 19è principaux clients de la France sur la même période.

 

Enfin le continent asiatique représente un potentiel de vente intéressant, avec 981,2 millions d'euros de commandes passées. On retrouve parmi les clients majeurs de Paris l'Inde (n°2), la Malaisie (n°7), Singapour (n°9), l'Indonésie (n°11), la Corée du Sud (n°14), le Pakistan (n°16) et la Chine (n°18).

 

Le Brésil, les Etats-Unis, le Maroc, la Russie, l'Egypte, l'Australie et le Mexique ont eux aussi été des acheteurs importants pour l'Hexagone sur la période 2005-2014.

 

Plus récemment, entre 2010 et 2014, l'Arabie Saoudite s'est positionnée comme étant LE client majeur de la France avec 12 milliards d'euros de commande. Elle est suivie par l'Inde et le Brésil (6 milliards), les Emirats Arabes Unis (4 milliards), les Etats-Unis et le Maroc (3 milliards) et enfin le Royaume-Uni, la Malaisie, Singapour et la Russie (2 milliards).

 

Malgré ces résultats plus que satisfaisants, la France ne parvient pas à se démarquer du conglomérat européen. Les parts de marché pour l'exportation d'armement entre 2010-2014 sont majoritairement détenues par les Etats-Unis avec 48,2%. La France se perd donc dans l'UE, qui représente 28,2% des parts de marché.

 

Les contrats récemment conclus devraient permettre à Paris de maintenir ce cap voir même de progresser davantage. Ainsi, en février 2015, la France a signé avec l'Egypte pour la livraison de 24 Rafale. En mai, c'est le Qatar qui a passé commande, et ce pour le même nombre d'appareils.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 17:55
L'industrie française de l'armement vise toujours plus loin

 

3 juin 2015 par Jérôme Jadot - .franceinfo.fr

 

Le ministère de la Défense a publié les chiffres des exportations d'armes françaises, en forte hausse en 2014. Une augmentation de 18% pour des ventes s'élevant à plus de huit milliards d'euros, portée par des contrats à plusieurs centaines de millions d'euros.

 

C'est un incontestable bol d'air pour la balance commerciale française. Dans un rapport publié mercredi, le ministère de la Défense se réjouit de la bonne santé des exportations françaises d'armes, en hausse de 18% en 2014. "La meilleure performance à l'export depuis 15 ans", précise le texte.

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:56
Remise du rapport au Parlement sur les exportations d’armement

Ce rapport, qui prolonge la démarche de transparence engagée en 2012 par le Gouvernement, facilite la lisibilité et la compréhension des exportations d’armements effectuées par la France.

 

04/06/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Le rapport au Parlement sur les exportations d’armement a été remis aux députés et aux sénateurs lundi 1er juin.

 

Le rapport au Parlement 2015 sur les exportations d’armement a été remis lundi 1er juin aux députés et aux sénateurs. Ce rapport, qui prolonge la démarche de transparence engagée en 2012 par le Gouvernement, facilite la lisibilité et la compréhension des exportations d’armement effectuées par la France.

 

En dépit de l’accentuation de la concurrence au niveau internationale, les exportations françaises marquent une progression de près de 18 % des prises de commandes par rapport à 2013, représentant 8,2 milliards d’euros pour l’année 2014. Cette réussite est le fruit de l’implication complète des services de l’État et du ministère de la Défense aux côtés de tous les acteurs industriels réunis au sein de l’équipe France.  Les exportations d’armement constituent une garantie essentielle de l’autonomie de la France en maintenant la capacité du pays à répondre aux futurs besoins d’équipements de ses armées.

 

Les excellents résultats 2014 contribuent à la préservation de la base industrielle et technologique de Défense (BITD) tout en apportant une contribution décisive au commerce extérieur du pays. Les exportations françaises confortent un maillage à travers tout le territoire, concourant à son développement économique et industriel. Elles concernent ainsi directement un cinquième de l’ensemble des emplois de l’industrie de Défense (environ 37 000 emplois) et 669 entreprises françaises, dont plus de la moitié sont des PME.

 

Le rapport dresse également un bilan de la réforme du contrôle des exportations entrepris depuis un an. Cette réforme a permis de renforcer l’outil français de contrôle en favorisant un examen encore plus approfondi des demandes d’autorisation d’exportation. Il facilite également l’accès de toutes les entreprises au processus de contrôle. Ainsi, en 2014, les vingt-deux agents assermentés du ministère de la Défense ont effectué un contrôle sur place et sur pièce de trente-sept sociétés.

 

Sur le plan international, la France soutient également de nombreuses initiatives en matière de maîtrises des armements. Cet appui s’est notamment traduit en 2014 par la ratification du Traité sur le commerce des armes (TCA), premier grand traité dans le domaine du désarmement et de la maîtrise des armements adopté depuis 1996. Ce traité vise à prévenir efficacement les conséquences dramatiques du commerce illicite ou non régulé des armes sur les populations civiles. Il contribuera à l’avenir au renforcement de la paix et de la sécurité internationales, la France ayant réaffirmé sa disponibilité à coopérer avec tous les États qui lui en feront la demande pour les assister dans la mise en œuvre du TCA.

 

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:40
Russie: les ventes d'armes se maintiennent malgré les sanctions

 

Moscou, 19 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Les exportations d'équipements militaires de la Russie, deuxième vendeur d'armes de la planète, ont généré 15,5 milliards de dollars en 2014 malgré les sanctions occidentales visant le secteur de la Défense en raison de la crise ukrainienne, a annoncé jeudi un haut responsable russe.

 

"Nous avons légèrement dépassé nos prévisions, avec des ventes d'armes pour un montant total de 15,5 milliards de dollars", a déclaré Alexandre Fomine, directeur du Service fédéral de coopération militaro-technique, cité par l'agence de presse Ria Novosti.

 

En 2013, les exportations d'armes russes avaient atteint 15,7 milliards de dollars.

 

Les sanctions imposées par l'Occident "ont un impact indéniablement négatif sur notre travail mais le résultat de notre travail sera satisfaisant cette année", a ajouté M. Fomine.

 

La Chine et l'Inde sont les deux plus importants clients de la Russie, qui a également exporté pour environ un milliard de dollars d'armes au Venezuela et au Vietnam en 2014, selon Ria Novosti.

 

En janvier, le président russe Vladimir Poutine s'était félicité du maintien des exportations d'armes, vantant la réputation russe de "partenaire fiable et prévisible", une critique indirecte de la France qui a lié sa décision de livrer à la Russie des navires de guerre Mistral à un apaisement du conflit dans l'est de l'Ukraine.

 

Les sanctions imposées par Washington à la Russie pour son rôle présumé dans la crise ukrainienne portent notamment sur le secteur de la Défense. L'UE prohibe l'importation et l'exportation d'armes de et vers la Russie.

 

Les autorités russes ont mis des moyens importants ces dernières années dans la modernisation des forces armées et l'industrie de la Défense, une volonté renforcée avec la crise actuelle. Le secteur représente un poids croissant dans le budget de l'Etat.

 

Selon les statistiques publiées lundi par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), qui portent sur une période de cinq ans (2010-2014), la Russie est le deuxième vendeur d'armes au monde derrière les Etats-Unis et représente 27% des exportations.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 22:55
photo Dassault - DCNS - Nexter Systems - RTD - MBDA

photo Dassault - DCNS - Nexter Systems - RTD - MBDA

 

11 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Les exportations françaises d'armement ont atteint un nouveau record en 2014, avec un montant supérieur à 8 milliards d'euros, a annoncé mercredi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Depuis mon arrivée (en 2012), le montant des prises de commandes a doublé, a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse.

 

Celles-ci se sont élevées à 4,8 milliards d'euros en 2012 et 6,87 milliards d'euros en 2013 (+43% par rapport à l'année précédente). En 2014, la hausse est donc d'au moins 16% par rapport à 2013.

 

J'ai toutes les raisons de penser que nous allons poursuivre sur cette lancée en 2015, a poursuivi le ministre, en prenant l'engagement de redoubler d'efforts pour remporter d'autres contrats.

 

A ces conditions, nous pourrons effectuer les investissements prévus par la Loi de programmation militaire (LPM) pour la modernisation de nos forces, a-t-il estimé.

 

La France va notamment livrer trois milliards de dollars d'armements au Liban à partir d'avril, ainsi que 24 avions de chasse Rafale et une frégate multimissions à l'Égypte, un contrat d'un montant de 5,2 milliards d'euros.

 

Au titre des matériels nécessaires aux forces armées, M. Le Drian a indiqué avoir demandé la préparation de plans spécifiques afin de doter les forces françaises d'hélicoptères, spécialement d'hélicoptères de manoeuvre, et de moyens de transports aériens tactiques.

 

Ce sont des lacunes qui sont clairement apparues réelles au cours des derniers mois et nous devons y remédier, a-t-il dit.

 

Trois drones de moyenne altitude longue endurance (MALE) Reaper seront commandés à l'été, et une livraison aux armées interviendra au début du mois d'avril, a-t-il par ailleurs indiqué.

 

L'industrie de défense française génère un chiffre d'affaires de plus de 17 milliards d'euros pour 165.000 emplois directs ou indirects, selon un rapport publié en 2014 par le ministère de la Défense.

 

Avec 29% du total des exportations recensées en 2013, les États-Unis dominent le marché mondial de l'armement, devant la Russie (27%), l'Allemagne, la Chine et la France.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 08:55
photo S. Randé - Dassault Aviation

photo S. Randé - Dassault Aviation

 

05 mars 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Pour Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, la vente de 24 appareils à l'Egypte permet de stabiliser les emplois sur la chaîne de fabrication du Rafale. En cas de nouveau contrat, l'avionneur pourrait doubler ses cadences de production.

 

En marge de la visite du président de la République le 4 mars dernier à l'usine d'assemblage des Rafale de Mérignac (Gironde), Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a confié un certain optimisme pour la signature d'un nouveau contrat dans le courant de cette année. S'il ne veut pas parler d'une signature imminente, il évoque "des chances certaines d'en faire un deuxième en 2015"

Le récent contrat de vente de 24 appareils à l'Egypte a changé la donne et pourrait accélérer les négociations avec l'Inde, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, la Malaisie. "Un certain nombre de pays qui sont très intéressés. Ils étaient déjà très intéressés par le seul fait que le Rafale est opérationnel sur un certain nombre de théâtres d'opération. A cette réussite opérationnelle s'ajoute maintenant une réussite commerciale", se réjouit Eric Trappier.

 

Finaliser le contrat

Le dirigeant est revenu sur le contrat indien. Les négociations pour la vente de 126 Rafale durent depuis plus de trois ans.

"L'armée de l'air indienne est extrêmement satisfaite avec les définitions techniques. Nous avons finalisé nos accords industriels avec le grand partenaire industriel HAL qui doit fabriquer une grande partie des avions localement, assure le dirigeant. Nous avons un partage contractuel des tâches sur lequel nous nous sommes mis d'accord. Maintenant il nous faut finaliser le contrat avec le ministère indien de la défense."

 

Doubler le rythme de production ? 

Le PDG a également fait le point sur la charge industrielle du site de Mérignac où 1200 personnes travaillent à la production des jets d'affaires Falcon et des Rafale. Environ 80 ingénieurs, techniciens et compagnons sont mobilisés directement sur la ligne d'assemblage de l'avion de combat. L'usine doit encore produire une cinquantaine d'avions pour l'armée française, auxquels s'ajoutent les 24 appareils égyptiens. 

"Ce type de contrat à l'exportation a une incidence immédiate sur la stabilisation de l'emploi. Du fait d'une certaine substitution des livraisons entre les deux pays, cela donne un plan de charge en flux qui reste le même mais qui dure plus longtemps", explique le dirigeant. En cas de signature d'un second contrat à l'exportation, l'avionneur pourrait doubler son rythme de production en sortant deux appareils par mois.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent

 

10 février 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com
 

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

 

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

 

Les cinq clés du succès

 

Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

 

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

 

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

 

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

 

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

 

Retrouvez aussi notre dossier L'EGYPTE, NOUVEL ÉPISODE DANS LE FEUILLETON DE L'EXPORTATION DU RAFALE

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 08:50
Sweden's arms export agency not closing after all

 

12/17/2014 Defence IQ Press

 

The Swedish Defence and Security Export Agency (FXM), which announced it would close in October following negotiations between the Social Democratic Party (SDP) and the Green Party when forming the new government, is to “remain” according to a statement.

 

An Alliance Parties’ budget bill was passed earlier this month with the Committee on Defence releasing a report a short time after that emphasised the significance of FXM.

The report said “an important objective in setting up the Agency was, among other things, to promote greater transparency with regard to defence export activities and to make a distinction between these activities and the other activities of the Swedish Defence Materiel Administration and the Swedish Armed Forces. The Agency has achieved this objective.”

The Greens had opposed the need for a defence export agency – or a state arms export promotion agency as it called FXM – but further negotiations appear to have secured the future of FXM.

You can read an exclusive interview in the next issue of Defence Industry Bulletin with FXM’s Director-General Ulf Hammarström where he explains the importance of the export agency and how it works with other organisations such as FMV. He also discusses future prospects such as the deal with Switzerland for Sweden’s Gripen aircraft, which may still be alive despite a No vote in the referendum in May.

The next issue of Defence Industry Bulletin is due to be released in January 2015.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 10:55
Le GICAT se tourne vers l’international

 

23 septembre, 2014 Guillaume Belan

 

 « Avec un président italo-polonais à la direction du GICAT, la France est un modèle pour l’Europe de la Défense ». C’est sur ces mots que le nouveau président du GICAT a débuté sa première conférence de presse. Élu en juin dernier (et seul candidat) par les membres du Groupement des industriels français de la défense terrestre, Stefano Chmielewski, PDG de Renault Truck Defense, avait réservé sa première conférence en tant que patron du GICAT à des journalistes de l’AJD (Association des Journalistes de la Défense) ce matin. Sur un marché terrestre évalué à 110 milliards d’euros, les industries du GICAT affichent un chiffre d’affaires compris entre 10 et 14 Milliards, avec une tendance lourde vers la sécurité. Concernant le marché national, Stefano Chmielewski s’estime « confiant » sur une notification rapide du programme français Scorpion, « un accord a été trouvé cet été ». Scorpion, programme d’ensemble, qui doit venir renouveler les capacités de l’armée de terre française (VBMR, EBRC, modernisation des Tigre, Leclerc ou Felin…), représente plus de 5 milliards d’euros sur 15 ans pour remplacer des équipements à bout de souffle. il est également porteur d’enjeux industriels très forts.

Le nouveau président a ensuite affiché le cap pour le syndicat industriel du terrestre : l’export.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:55
Eurosatory : Le groupe Manitou reçoit le trophée de l'export au salon

 

18 juin 2014 Ouest-France

 

Le groupe Manitou expose au salon international de la défense qui se tient à Paris jusqu'au 19 juin et met avant plus de 30 ans d'expérience au service des forces armées.

 

Cette année, le groupe Manitou se voit décerner le trophée de l'export par le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT). Il récompense ainsi le développement à l'international du groupe dans le domaine de la défense pour son expertise et son savoir-faire.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:20
"ITAR" : la réforme d’un système datant de la guerre froide – Partie I : la réforme

 

 

19/05/2014 par Olivier-Pierre JACQUOTTE *  - LE CERCLE, LesEchos.fr

 

ITAR est un acronyme redouté par les industriels de la défense, c’est maintenant EAR qu’il faut lui adjoindre. Le système américain de contrôle des exportations vit une réforme majeure (partie I) dont un jalon important vient d’être franchi. Que doit en attendre l’industrie européenne : menaces ou opportunités (partie II) ? Et qu'en est-il précisément pour les satellites (partie III) ?

 

Cet article est le premier article consacré à la réforme du système américain de contrôle des exportations de matériels de défense. Il se penche sur la réforme en elle-même. Un second article est quant à lui consacré aux conséquences de cette réforme pour l’industrie européenne. Le cas particulier des satellites est enfin examiné dans un dernier article.

 

L’indispensable réforme

Les États-Unis disposent d’un système de contrôle des exportations des matériels de défense bien connu des industriels du domaine sous l’acronyme un peu réducteur d’ITAR. Mis en place dans les années 70 dans un contexte de guerre froide, durci après le 11 septembre, ce système a toujours été accusé d’être complexe, peu efficace, redondant et, cherchant à protéger trop, de diminuer la capacité du pays à focaliser les ressources appelées à diminuer sur les priorités les plus critiques en matière de sécurité. A ces défauts, s’ajoute celui souvent invoqué en dehors des États-Unis et pomme de discorde dans la relation transatlantique, d’être un outil politique de protectionniste industriel, alors qu’il ne s’agit véritablement pour les autorités américaines que d’un outil pour assurer la sécurité du pays.

Annoncée par le Président Obama en janvier 2010 dans le cadre de la National Export Initiative, reprise par le Secrétaire à la Défense Gates trois mois plus tard, la réforme du système de contrôle a été lancée avec pour double objectif d’améliorer la compétitivité et de renforcer la sécurité des États-Unis. Conduite par la Maison-Blanche, soutenue par de nombreuses branches du gouvernement américain [1], cette réforme est depuis plus de 20 ans la tentative la plus approfondie de rénovation d’un système modifié à la marge depuis des années.

 

Les principes de la réforme

 

Le système de contrôle américain repose principalement sur deux piliers régulateurs selon la nature des articles (terme recouvrant tout type de marchandise ainsi que les technologies, logiciels, données techniques, services, formations...) : les articles militaires sont listés dans l’USML (US Munitions List), régis par l’ITAR (International Traffic in Arms Regulations) et administrés par le Département d’État ; les articles commerciaux ou à usage dual sont quant eux listés dans la CCL (Commerce Controlled List), régis par l’EAR (Export Administration Regulations) et administrés par le Département du Commerce.

La réforme entend résoudre les défauts du système en s’attaquant tout d’abord à cette bicéphalie et donc à ses points d’entrée, les listes CCL et USML, qui déterminent la nature des articles à exporter et le régime qui en régulera les transferts. La CCL, qualifiée de positive, est une liste exhaustive qui utilise des spécifications détaillées de performances [2]. Par opposition, l’USML, considérée en priorité vis-à-vis de la CCL lors de la détermination de la juridiction, est une liste générale d’articles inclus selon des critères de conception et d’utilisation, incluant les systèmes entiers jusqu’au moindre boulon ou composant électronique [3] ; elle laisse une large place à l’ambiguïté et à l’interprétation subjective du régulateur. La détermination de la liste à considérer peut être difficile et source de doute. Ces listes sont par ailleurs accompagnées de nombreux niveaux de contrôle liés aux pays destinataires des articles et d’une multitude d’exceptions (ITAR) et d’exemptions (EAR).

Globalement, le système était jusqu’alors surchargé par ces deux listes exhaustives d’articles à contrôler, 95 % des demandes de licences étant faciles à traiter et accordées, car issues de pays européens ou de l’OTAN. La réforme se propose donc de se concentrer sur les 5 % difficiles représentant les cas – articles et/ou destinations – sensibles afin d’éviter un gaspillage important en ressources et pouvoir travailler en priorité sur les transferts de technologies ayant un réel impact pour la sécurité nationale. Pour cela, il était envisagé d’identifier une liste unique hiérarchisée (tiered) en fonction de la sensibilité des articles qui permettrait de protéger les "joyaux de la couronne" et sur laquelle s’appuierait le système de contrôle.

Le deuxième aspect sur lequel la réforme s’attaque est "l’amalgame byzantin d’autorités, de rôles et de missions éparpillés au sein du gouvernement, appareil bureaucratique qui a poussé sur le dos du contrôle des exportations, diffus et confus, induisant erreurs et conflits internes et qui favorise les lacunes dans le dispositif dont profite certains intérêts contraires à la sécurité du pays" (Robert Gates, avril 2010). L’objectif de la réforme est ici la mise en place d’une entité de licence unique en charge de la juridiction des biens tout autant militaires que duaux civilo-militaires, d’une entité de contrôle unique, ainsi que d’un système d’information unique permettant de consolider les informations, en particulier eu égard aux utilisateurs impliqués dans les activités contraires à la sécurité du pays.

 

Un principe de réalisme

 

Les objectifs relatifs aux quatre singularités envisagées étaient extrêmement ambitieux à plusieurs titres, celui relatif à la liste unique principalement. Celles-ci ont des structures totalement différentes, technologies pour la CCL, applications pour l’USML, et nécessitent un travail d’alignement complet avant toute fusion éventuelle.

L’objectif de liste unique hiérarchisée a été provisoirement abandonné et il a été décidé fin 2011 de procéder à une étape intermédiaire où les listes seraient amendées selon deux principes afin de préparer une fusion ultérieure des listes, aujourd’hui qualifiée d’éventuelle :

- Clarification des frontières (bright lines) entre listes pour réduire les incertitudes tant du côté de l’industrie que du gouvernement et faciliter l’accord des licences,

- Liste militaire qualifiée de plus positive où les articles inclus sont précisément décrits en lieu et place des descriptions génériques actuelles, incluant automatiquement tous les sous-systèmes, composants et accessoires.

Dans cet esprit, le gouvernement américain a travaillé sur une simplification de l’USML par transfert des articles les moins sensibles vers la CCL et création de nouvelles catégories (dites 600-Series) hébergeant les articles transférés. Il met en œuvre une méthode originale et transparente de concertation avec l’industrie, par publication des propositions de modifications et appel à commentaires de la part du public et des industriels sur la manière de rendre l’USML plus positive. À ce jour, la quasi-totalité de chacune des listes a fait l’objet d’amendements qui sont entrés ou entrent progressivement en vigueur, un jalon important ayant été franchi le 13 mai 2014 lors de la publication des amendements concernant les satellites. Ceci a naturellement conduit à un allègement considérable de l’USML par transfert de centaines de milliers d’articles : l’administration a par exemple estimé à 75 % en valeur le taux de transfert des articles concernant avions et leurs moteurs.

Afin de maintenir un certain contrôle sur les articles transférés vers la CCL, l’exemption spécifique Strategic Trade Authorization (STA) a été créée : celle-ci allège le processus de licence pour certains articles et pour 36 pays (dont la France) considérés comme alliés des États-Unis. Développée dans le but de renforcer l’interopérabilité inter-alliés, cette exemption élimine les délais de décision et des incertitudes, et raccourcit donc ceux entre commande et livraison.

Les modifications de l’ITAR et de l’EAR ont enfin permis de clarifier certaines définitions couramment utilisées dans les listes et qui paradoxalement ne faisaient jusqu’à présent l’objet de définitions consolidées entre chacune des listes, en particulier celle des défenses services ou des articles specially designed.

 

Et ensuite...

La route vers le système plus agile, transparent, prédictible et efficace voulu par Robert Gates est encore longue. Des progrès considérables ont cependant été apportés au système. À terme, la réforme sera sans doute source de menaces, mais aussi d’opportunités : il est donc important de rester attentif et vigilant et suivre sa mise en oeuvre afin de contrer les premières et de profiter des secondes, et actif en suivant les évolutions, voire en participant par des contributions aux propositions de modifications.

 

Notes :

[1] On utilisera ici pour "administration" et "gouvernement" les significations américaines inverses par rapport à celles nationales.

[2] Par exemple : MMIC power amplifier rated for operations at frequencies exceeding 31.8GHz up to and including 37.5 GHz and with an average output greater than 0.1nW (CCL/ECCN 3A001-b.2.d).

[3] Par exemple : Spacecraft, including communications satellites, remote sensing satellites, scientific satellites, research satellites, navigation satellites, experimental and multi-missions satellites (USML/Cat.XV-a).

* Olivier-Pierre JACQUOTTE

 
Président de société de conseil et consultant, Global Reach
 
 
 

Olivier-Pierre Jacquotte (X77, PhD, IGA e.r.) a occupé durant près de 30 ans à la DGA (Délégation, devenue Direction Générale de l'Armement) des postes de responsabilité liés à la Recherche et Technologie de défense et à l’international (dont 7 ans aux Etats-Unis). Depuis 2012, il préside la société de conseil Global Reach qu’il a créée. Il est consultant spécialisé dans les domaines de la R&T, du développement international et de la relation institutionnelle.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:55
Les défis de la défense en 2014 (2/5) : l'export de plus en plus cruciale pour l'industrie d'armement

Le Rafale atterrira-t-il au Qatar en 2014 ?

 

28/01/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les défis de la défense en 2014 en cinq volets. Deuxième volet, l'exportation qui sera cruciale pour tous les groupes de défense en termes de charges de travail et d'objectifs de croissance.

"Les chiffres 2013 vont être singulièrement supérieurs à ceux de 2012, avait expliqué en novembre à La Tribune le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La France a engrangé des commandes significatives cette année à l'image du contrat LEX (modernisation des frégates saoudiennes) avec l'Arabie saoudite". Après une année 2012 très modeste en terme de prises de commandes à l'exportation (5 milliards d'euros), les industriels français ont en 2013 retrouvé quelques couleurs à l'export.

 

Les exportations, un rôle important pour l'industrie

"Les exportations jouent un rôle important pour l'industrie française et le dynamisme de notre économie", a rappelé le ministère de la Défense dans le dernier rapport au Parlement sur les exportations. Outre le contrat Lex (1,1 milliard d'euros), les groupes français ont réussi à l'image notamment de Thales, de MBDA, qui a fait une bonne année en Arabie Saoudite (Storm Shadow, Sinbad-RC, VL Mica…), et d'Airbus Helicopters, à signer en 2013 plusieurs contrats supérieurs à 100 millions d'euros. Mais il faut aussi que les industriels améliorent leur niveau de prestations à l'export en livrant à l'heure avec les performances exigées par les clients et en étant irréprochable dans le soutien, rappelle un responsable du ministère de la Défense.

Pour Jean-Yves Le Drian, qui mouille sa chemise sur les grandes campagnes, l'exportation est un bon relais de croissance pour les groupes fortement impactés par la baisse du budget français de la défense. "Confrontées aux contraintes budgétaires et à la complexification (donc au coût croissant) des systèmes d'armes, les commandes nationales afférentes aux besoins militaires français ne suffisent plus à maintenir des secteurs stratégiques de notre industrie indispensables à l'équipement de nos armées. Les exportations contribuent à rentabiliser les projets par l'allongement des séries et la baisse des prix unitaires", avait déjà expliqué en 2012 le ministère de la Défense.

L'exportation est également très importante pour les PDG des groupes qui ont promis de la croissance grâce aux pays émergents à l'image de Jean-Bernard Lévy, patron de Thales, qui mise beaucoup sur l'exportation dans ces pays cibles. Et la direction générale de l'armement (DGA) soutient fortement les campagnes commerciales des industriels, en contribuant à encourager, lancer et fluidifier les coopérations techniques, technologiques et industrielles avec les pays visés.

Un bilan malgré tout en demi-teinte

Pourtant, le bilan 2013 aurait pu être meilleur. Bien meilleur même. Mais comme lors des dernières années, l'industrie tricolore n'a pas réussi à accrocher à son tableau de chasse un "éléphant blanc", le mégacontrat qui structure pour une dizaine d'année une partie de la filière d'armement française. Thales en Arabie saoudite avec Mark 3 (4 milliards d'euros), Dassault Aviation en Inde et au Qatar (contrat avion de combat), MBDA en Inde avec le programme de défense aérienne SRSAM (1,8 milliard d'euros) et à Oman (défense aérienne), DCNS à Singapour avec deux sous-marins (1,8 milliard), et enfin Nexter au Canada avec les VBCI (2 milliards de dollars) ont tous échoué à accrocher ce fameux contrat l'année dernière.

Partie remise ? Pas sûr. Car DCNS a perdu la compétition face à l'allemand TKMS à Singapour. Idem pour MBDA face à Raytheon à Oman. Nexter est tombé dans un traquenard au Canada, qui a annulé son appel d'offre. Déception immense chez Nexter qui a entrevu une première grande victoire à l'export et surtout la fin de ses soucis de charge de travail. Le contrat Mark 3 semble quant à lui perdu dans les sables saoudiens pour Thales de l'avis général même si en interne certains continuent à y croire.

 

Le Rafale au Qatar en 2014 ?

Reste MBDA en Inde, qui a de bonnes chances de signer enfin ce contrat, dont les négociations sont terminées depuis décembre 2011. Dassault garde espoir au Qatar pour cette année tandis qu'un contrat en Inde est maintenant attendu en 2015. Une choses est sûre, les Emirats Arabes Unis vont certainement mettre en vigueur en 2014 le contrat Falcon Eye de 700 millions d'euros (Thales Alenia Space et Airbus Space Systems) ainsi que celui de 250 millions d'euros sur les 17 radars Ground Master (Thales). Soit près de 1 milliard d'euros déjà engrangé à l'export en 2014. Et plus si on compte également une intention de commande pour MBDA à Singapour de missiles Aster 30. Enfin, les groupes français attendent encore la "shopping list" des Libanais financée par l'Arabie Saoudite (3 milliards de dollars). Des contrats pourraient être signés dès cette année.

L'industrie aura-t-elle une ou des bonnes surprises en 2014 ? En tout cas, de nombreuses campagnes sont en cours. Et l'industrie française n'est pas à l'abri enfin d'une bonne nouvelle au Qatar où plus de 20 milliards d'euros de prospects sont en cours pour les groupes tricolores, outre le Rafale : hélicoptères NH90 - 12 TTH, 10 NFH -, 680 VBCI, deux frégates et quatre corvettes, système de défense aérienne…). Tout comme en Pologne : 70 hélicoptères de transport EC725 pour 3 milliards d'euros (Airbus Helicopters ?), trois sous-marins pour plus de 1,5 milliard d'euros (DCNS ?) et un système de missiles de courte et moyenne portée (MBDA, Thales ?).

Le missilier MBDA pourrait également avoir l'opportunité d'équiper les avions de combat européens Gripen (Suisse et Brésil) et Typhoon (Oman, Koweït, Bahreïn…). Sans compter au Qatar avec le Rafale si jamais la vente se concrétise. Tout comme pour Safran avec les bombes AASM, qui se vendent bien. Enfin, Airbus Defence est en train de concrétiser une vente d'avions ravitailleurs MRTT à Singapour.

 

L'exportation de plus en plus cruciale pour certains industriels

En 2014, l'exportation sera donc l'un des points clés de la bonne santé des industriels, notamment des plate-formistes comme Nexter, DCNS, Dassault Aviation ou encore Airbus Helicopters. Certains d'entre eux ont tout intérêt à rapidement engranger des commandes à l'export pour éviter des périodes de sous-charge dangereuses. C'est le cas de Nexter, qui a besoin d'un contrat export (VBCI aux Emirats Arabes Unis et au Qatar) pour faire la soudure entre la fin des livraisons du VBCI, qui vont s'achever dès la fin de 2014, et les prochains programmes encore en gestation, le véhicule blindé multi-rôle (VBMR) et l'Engin blindé de reconnaissance de combat (EBRC). En début d'année, Nexter avait annoncé qu'il devait encore travailler pour confirmer la moitié de sa charge de travail pour 2015...

C'est aussi un peu le cas de DCNS après son échec à Singapour. Il n'y a plus de campagnes à l'heure actuelle, à l'exception de celle de Pologne qui semble promise à l'allemand TKMS même si DCNS fait feu de tout bois pour faire évoluer la tendane. Car la finalisation des campagnes d'Australie et de Norvège sont attendues au-delà de 2020. En outre, la deuxième tranche des programmes sous-marins en Inde, Malaisie et Chili sont également en gestation. Même si l'Inde a décidé en décembre dernier de lancer l'acquisition de six sous-marins supplémentaires, dont quatre fabriqués localement.

 

Relire le premier volet :

Les défis de la défense en 2014 (1/5) : une loi de programmation militaire déjà sous pression

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:35

China Armed Forces source Brahmand.com

 

19.03.2013 Gabriel Gresillon Correspondant à Pékin – LesEchos.fr

 

Il y a un nouveau dans le club des cinq pays qui exportent le plus d'armement au monde : la Chine. D'après le rapport du Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), la première puissance asiatique a détrôné le Royaume-Uni au cours de la période allant de 2008 à 2012, pour devenir le cinquième exportateur mondial de matériels militaires en volume, d'après l'unité de compte développée par le Sipri.

 

http://www.lesechos.fr/medias/2013/03/19/550286_0202648412770_web_tete.jpg

 

Au cours de ces cinq années, ses ventes d'armements ont augmenté de 162 % par rapport aux cinq années précédentes, quand les ventes mondiales ne croissaient « que » de 17 %. La Chine représente désormais 5 % de ce commerce dans le monde, contre 2 % auparavant. C'est la première fois depuis vingt ans, précise le Sipri, que la liste des cinq plus grands exportateurs mondiaux est modifiée. C'est aussi la première fois que la Chine entre dans ce classement depuis la fin de la guerre froide.

 

Le principal client de Pékin est, de loin, le Pakistan. Il absorbe 55 % de ses ventes et commande «  des armements très diversifiés, allant de l'avion de chasse JF-17 développé conjointement par les deux pays aux frégates en passant par les armements légers », note un expert militaire. Mais ce dernier constate que l'on retrouve désormais «  des armements chinois un peu partout, notamment en Afrique ». Au Sipri, le directeur du programme Transferts d'armes, Paul Holtom, note qu'un «  certain nombre d'échanges récents indiquent que la Chine devient un important exportateur d'armes vers un nombre croissant de pays importateurs ».

 

Le made in Chine de plus en plus crédible

 

Une évolution qui traduit la montée en puissance de l'industrie militaire chinoise, qui a enchaîné les percées technologiques ces dernières années, développant des drones de combat, deux avions furtifs, les J20 et J31 qui seront bientôt opérationnels, des hélicoptères de combat (Z10 et Z19), progressant dans la technologie permettant de faire décoller et atterrir des jets sur son porte-avion présenté l'année dernière ou encore dans les systèmes antimissiles. En matière militaire, la crédibilité du made in China est à la hausse.

 

Musclant sa propre production, la Chine a donc moins besoin d'importer des armes. Elle n'est plus que le deuxième importateur d'armements, avec 6 % des commandes mondiales, très loin derrière l'Inde (12 %), premier client de la Russie. En matière d'achats d'armes, le centre de gravité mondiale a basculé à l'est : 47 % des importations viennent d'Asie et d'Océanie. Le Pakistan, la Corée du Sud et Singapour représentent respectivement 5 %, 5 % et 4 % de ces importations. L'Europe, en revanche, accuse le coup de la crise financière qu'elle traverse, avec des importations d'armements en baisse de 20 % (et de 61 % pour la Grèce). Le numéro un des ventes d'armes reste les Etats-Unis, avec 30 % des parts de marché mondiales, devant la Russie, à 26 %. L'Allemagne (7 %) serait troisième et la France (6 %) quatrième, mais les deux pays européens voient leur position s'éroder. C'est la première fois depuis 1950 que le Royaume-Uni ne figure pas dans la liste des cinq plus grands exportateurs d'armements. Mais cet avis ne fait pas l'unanimité. Selon le gouvernement britannique, la Grande-Bretagne a été en 2011 le deuxième exportateur d'armes de la planète.

 

Comment le Sipri fait ses comptes

 

Pour classer les différents pays exportateurs, le Sipri utilise un indicateur propre le « trend-indicator value ».

 

Cet indicateur mesure les exportations en volume et non pas en valeur, d'où des contradictions totales avec les statistiques de chaque pays. La France revendique par exemple le quatrième rang derrière la Grande-Bretagne et devant l'Allemagne.

 

A chaque armement est attribué un nombre de « TIV » en fonction de ses capacités opérationnelles.

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