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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 16:55
[Euronaval 2016] Avion de patrouille maritime Atlantique 2 rénové


12 oct. 2016 Ministère de la Défense

 

Missions :
• Sûreté et soutien de la Force océanique stratégique (escorte des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins)
• Lutte anti-surface et lutte anti-sous-marine à long rayon d’action
• Sauvegarde maritime (sauvetage, lutte contre le narcotrafic et la piraterie, police en mer)

Objectifs de la rénovation de l’Atlantique 2 :
• Améliorer les performances pour faire face à l’évolution du contexte (opérations en zones littorales) et de la menace (prolifération de sous-marins classiques performants et discrets)
• Traiter les obsolescences du système de combat
• Sous-système rénovés : radar (intégration du Searchmaster), calculateurs tactiques, système acoustique, visualisations tactiques, système électro-optique

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:56
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

10/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Depuis le départ en mission du groupe aéronaval (GAN), toutes les flottilles de l’aéronautique navale sont engagées en opération. L’activité de la force de l’aéronautique navale illustre ainsi parfaitement le concept d’une Marine 3+1*.

 

La mission permanente de « protection » sollicite ainsi les flottilles 24F, 35F et 32F qui déploient un Falcon 50 Marine, et des hélicoptères Dauphin Service Public, et EC225sur toutes les façades maritimes métropolitaines et dans les DOM-COM. La 25F assure quant à elle cette mission de protection en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie avec un Falcon 200Guardian.

 

La mission d’ « intervention » regroupe les déploiements Arromanches 2, Sophia, Atalante, Méditerranée orientale(Médor) et Corymbe.Arromanches 2sollicite le groupe aérien embarqué (GAé) (4F, 11F, 12F, 17F, 35F), deux E2C Hawkeye, des Rafale Marine et desSuper Etendard Modernisé(SEM) un détachement d’hélicoptère Caïmande la 31F sur la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, un détachement 22S sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne. La mission Sophia,qui vise à surveiller les flux en Méditerranée et à démanteler les réseaux criminels de passeurs, fait régulièrement intervenir la flottille 24F, depuis la Sicile. En MEDOR, la frégate de type La Fayette Courbetest actuellement déployée avec son détachement Pantherde la 36F. Dans le golfe de Guinée, un hélicoptère Alouette3 de la 22S est actuellement déployé sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistralen mission Corymbe. En océan Indien, un Falcon 50 Marineparticipe régulièrement à l’opération Atalante, depuis Djibouti. La 28F avec un Xinguet la 57S, avec un Falcon 10 Marineassurent une partie de la logistique opérationnelle de ces opérations.

 

La permanence de la dissuasion nucléaire met à contribution les flottilles d’avions de patrouille maritime Atlantique 2(21F et 23F) qui coopèrent avec les hélicoptères Lynxde la 34F pour son volet océanique (FOST). La force aéronavale nucléaire (FANu), qui, avec les forces aériennes stratégiques (FAS) constitue le volet aéroporté de la dissuasion, implique l’ensemble des flottilles du GAé, notamment les Rafale Marineet les Super Etendard Modernisé(SEM) qui mettent en œuvre le missile ASMP-A.

 

Les 5500 marins du ciel mettent en œuvre 220 aéronefs à partir de 5 bases de l’aéronautique navale (BAN). Cette force maritime est placée sous le commandement de l’amiral commandant la force aéronautique navale (ALAVIA), basé à Toulon.

 

* Intervenir, protéger, dissuader, en permanence

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Le 23 octobre 2015, les nouveaux embarqués du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Terrible équipage rouge se sont vu remettre, au cours d’une cérémonie réunissant l’ensemble de l’équipage, la fourragère verte rayée de rouge. Au cours de cette cérémonie certains marins se sont vus remettre l’insigne du certificat supérieur de sous-marinier. Plusieurs marins ont également été récompensés par des citations individuelles sans croix pour leur dévouement continu au service de la force océanique stratégique.

 

Si les marins d’une vingtaine d’unités de la Marine portent une fourragère, ces cérémonies de remise restent relativement rares. La fourragère du Terrible, augmentée d’une olive rouge rayée de vert, rappelle les cinq citations à l’ordre de l’armée navale qui ont récompensé les actions héroïques du contre-torpilleur du même nom durant la Seconde guerre mondiale : appareillage et riposte énergique sous le feu des navires anglais à Mers-el-Kébir, tir contre les unités côtières allemandes au matin du 15 août 1944 au débarquement de Provence et attaque des convois ennemis en Méditerranée. Ses héritiers ont donc le privilège de porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1939-1945, marquant ainsi leur attachement à des valeurs qui les guident encore aujourd’hui dans le service des intérêts vitaux de la France depuis le monde des abysses.

 

Cette récompense met aussi à l’honneur toutes les actions moins visibles des SNLE, dont deux ont porté le nom « Terrible ». Le SNLE Le Terrible, le plus récent des sous-marins français, porteur du missile M 51, admis au service actif en 2010, a effectué douze patrouilles opérationnelles, contribuant ainsi à la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03.11.2015 par ASP S. Violanti - Marine nationale

 

Les atomiciens, spécialistes du fonctionnement des bâtiments à propulsion nucléaire, sont des maillons essentiels à la conduite des missions liées à la dissuasion et à la projection de puissance. Chaque année, 80 marins sont sélectionnés pour intégrer cette filière d’excellence. Focus sur le nouveau modèle de formation des atomiciens.

 

Dans un contexte de déflation des effectifs, les besoins en compétences deviennent toujours plus aigus pour la Marine. Ce constat est particulièrement avéré pour les atomiciens (ATO). Une réflexion a donc été menée avec les acteurs de l’énergie atomique pour adapter leur cursus au contexte.

 

La formation délivrée est désormais mieux adaptée à l’emploi occupé, avec une orientation plus précoce et une formation plus spécialisée qui s’articule toujours en trois grandes étapes :

• un module « métier » adapté à chaque spécialité : Mécanicien (MECAN) ou Électrotechnicien (ELECT). Il s’agit d’un brevet supérieur (BS) ramené à une durée de 15 semaines et qui constitue le tronc commun de chacune des deux spécialités ;

• une formation à l’École des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA) répartie dans un premier temps en tronc commun, suivi d’une formation adaptée au futur emploi, pour l’acquisition de la compétence atomicien ;

• une période de pré-embarquement d’une durée de 20 semaines à l’École de navigation sous-marine (ENSM(1)).

 

La mise en œuvre de ce nouveau cursus nécessite une phase transitoire qui passe notamment par une réorganisation de la formation au sein des écoles. C’est un défi complexe car celles-ci doivent garantir aux élèves et aux futurs employeurs la même qualité de formation, tout en assurant l’ensemble des enseignements de leur périmètre.

 

(1) ENSM BPN à Toulon (École de navigation sous-marine et des bâtiments à propulsion nucléaire) ou ENSM Brest.

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:55
Sentinelles maritimes

 

26 Mars 2015 par CV Didier Piaton – Marine Nationale

 

Comme le rappelle le Livre Blanc de 2013, « La protection reste première dans notre stratégie de défense et de sécurité nationale. Elle ne saurait être assurée sans la capacité de dissuasion et d’intervention. » Protéger est l’essence même des armées.

 

Dans la Marine, chacun se consacre, directement ou indirectement, de façon permanente ou occasionnelle, en métropole ou outre-mer, à protéger les Français, bien souvent sans que ces derniers ne le sachent.

 

Les marins de la  dissuasion nucléaire, Force océanique stratégique et Force aéronavale nucléaire, contribuent, avec toutes les unités de la Marine qui les soutiennent en permanence, à préserver les intérêts vitaux de la nation.

 

Avec les moyens d’intervention engagés dans différentes opérations au-delà de nos frontières et de l’horizon, comme actuellement le groupe aéronaval, la force de guerre des mines et l’état-major de la TF 150, les commandos Marine, les bâtiments déployés en opération Corymbe, dans le Golfe de Guinée, et en Méditerranée ou encore les unités de Nouvelle-Calédonie en secours au Vanuatu, l’action de nos forces maritimes donne à notre pays influence et profondeur stratégique.

 

En parallèle à ces missions par nature lointaines, 3280 marins sont engagés en métropole (500 outre-mer) dans le dispositif permanent de protection, sur les points d’importance vitale, le long du littoral et dans la profondeur de nos approches maritimes.

 

Marins des équipages de la Flotte ou gendarmes maritimes, ils participent à la protection des installations de la Marine et de la dissuasion. Ils assurent la sécurité de notre pays dans le cadre de l’action de l’Etat en mer ou de la défense maritime du territoire.

 

Chaque jour ils tiennent les alertes opérationnelles.

 

Chaque jour ils sauvent des vies en mer, luttent contre les pollutions, combattent les trafiquants, surveillent le littoral et les eaux territoriales, neutralisent des engins explosifs hérités des conflits passés. Ils patrouillent à terre ou en mer pour acquérir le renseignement nécessaire à l’anticipation de la menace et se tiennent prêts chaque jour à intervenir en mer en cas de menace avérée.

 

Ces 3280 marins sont nos sentinelles, des professionnels de la mer sur qui la France peut compter, en permanence.

 

Parmi eux, les fusiliers marins sont les plus nombreux. Ils arment le dispositif de protection-défense. ALFUSCO[i] vient d’en conduire une réorganisation d’ampleur pour mieux répondre au besoin opérationnel. Avec cette nouvelle posture, ils témoignent ainsi d’une capacité d’adaptation aussi exemplaire qu’indispensable pour conserver l’avantage tactique et moral.

 

[i] Amiral commandant la Force des fusiliers marins et commandos

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:55
Un drone détecté au-dessus du Centre de transmissions de la Marine nationale

Le centre de transmissions de la Marine nationale a été survolé par un drone dans la soirée de samedi. Le site est ultra-sensible. photo Alain MONOT - Marine nationale

 

08/03/2015 par Thomas Martin - larepublique77.fr/

 

Un drone a été détecté à deux reprises samedi au-dessus du centre de transmissions de la Marine nationale, une première fois vers 16h30 avant qu’il ne disparaisse puis à nouveau vers 20h30-21h.

 

Un hélicoptère de la gendarmerie a été envoyé sur place jusque vers 23 heures afin de tenter d’intercepter l’engin. En vain. Avec Kerlouan (Finistère), Rosnay (Indre) et La Régine (Aude), le centre de transmissions (CTM) de la Marine nationale de Sainte-Assise, à cheval sur trois communes (Seine Port, Boissise-la-Bertrand et Cesson) fait partie des lieux stratégiques de l’armée française. C’est l’un des cœurs de transmission de la force nucléaire française, dépendant de la Force océanique stratégique (Fost) qui gère les transmissions des sous-marins nucléaires français.

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:55
Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

 

27/01/2015 Sources Marine nationale

 

Un dimanche de janvier, 22h. Le Commandant L’Herminier appareille de la base navale de Brest pour escorter un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) de retour de patrouille. Quatre jours de mer dans des conditions difficiles. Une mission habituelle pour l’équipage. Une mission prioritaire également pour le commandement des opérations de la marine à Brest. La  crédibilité de la force océanique stratégique en dépend.

Cette mission de soutien à la FOST (force océanique stratégique) constitue aujourd’hui le quotidien de l’équipage de l’aviso Commandant L’Herminier. Une mission qu’il réalise depuis novembre dernier, à la suite d’une période d’entretien et d’un stage de remise en condition opérationnelle.

Du 14 avril au 11 octobre 2014, l’aviso Commandant L’Herminier a subi un arrêt technique majeur pour redonner du potentiel à ses installations et déployer le nouveau système de communication RIFAN 2. L’implication forte de l’équipage a permis de terminer cette phase d’entretien avec plusieurs jours d’avance sur le planning industriel.

Dès la fin de la période d’entretien, l’aviso Commandant L’Herminier a repris la mer pour retrouver sa disponibilité opérationnelle. Les créneaux d’entraînement individuel ont été particulièrement intenses : manœuvres AVIA avec le concours des flottilles 33F et 34F, exercices sécurité et de maîtrise des capacités opérationnelles avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, mises en œuvre des procédures de lutte sous la mer ou encore tirs de tous calibres.

 

Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

« Assurer la liberté d’action des SNLE »

 

La Marine nationale met en œuvre les moyens nécessaires pour assurer en permanence la protection et la sûreté des SNLE. Pour cela, un certain nombre d’unités, frégates ASM, avisos, chasseurs de mines, avions de patrouilles maritimes, vedettes de gendarmerie maritime, fusiliers marins et compagnies de l’Armée de Terre sont déployées, en mer, en l’air ou en alerte sous court préavis selon la situation des SNLE.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

 

14 Novembre 2014 Marine nationale / M.Muller

 

Les 28 et 29 octobre 2014, le Chasseur de mines tripartite (CMT) Aigle a accompli à une mission Iroise en rade de Brest. Cette mission consiste principalement à sécuriser les chenaux empruntés par les unités précieuses de la Marine nationale, tels que les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Pendant deux jours, le bâtiment a passé au crible une zone de navigation prédéterminée avec ses plongeurs démineurs, ses sonars de coque et son poisson auto propulsé (PAP).

 

Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

Dès le premier jour, en fin de matinée, les marins détectent sur leurs écrans une ombre acoustique anormale, transmise par l’un des sonars de coque. Celle-ci peut être due à la présence d’une mine ou d’un engin explosif historique. Le poisson Auto Propulsé (PAP) est mis à l’eau pour identifier l’écho. Cet engin ultra perfectionné est équipé d’une caméra. Les images sont transmises instantanément au central opération (CO) du bâtiment. Cette fois, il ne s’agit que d’un rocher.

 

En cours d’après-midi, une nouvelle détection sonar conduit le commandant du chasseur de mines à lancer une mission d’identification sous-marine avec l’appui de ses plongeurs démineurs. Cette mission est mise à profit pour entraîner l’équipage à bien réagir en cas d’un accident de plongée….

 

La chasse aux mines : une mission en quatre étapes pour les marins des CMT

 

Phase 1 : La détection

Dans un premier temps, les marins mettent en œuvre un sonar « détecteur ». Ce sonar de coque de  grande portée permet la détection de nombreux objets sous la surface de l’eau.

 

Phase 2: La classification

Les marins utilisent ensuite un second sonar de coque : le sonar classificateur. Sa portée est plus courte mais il donne en revanche une image de l’ombre acoustique de l’objet portée sur le fond. En interprétant cette image, les détecteurs du CO sont en mesure de classifier l’écho et déterminer s’il s’agit ou pas d’une mine.

 

Phase 3: Identification

 

Mission Iroise à bord du chasseur de mine tripartite Aigle

L’identification précise de l’objet est confiée aux plongeurs-démineurs ou au poisson auto propulsé.

 

Phase 4 : Le contre minage

L’opération finale consiste à détruire la mine. Les plongeurs démineurs fixent une charge explosive sur la mine et déclenchent son pétardement à distance. Si l’état de la mer et la clarté de l’eau le permettent, la destruction de la mine peut être réalisée aussi par le PAP. Ce robot sous-marin est en mesure de déposer une charge explosive à proximité de la mine.

 

Iroise : une mission de soutien à la force océanique stratégique

En sécurisant les chenaux empruntés par les SNLE entre la base de l’île Longue et la haute mer, les chasseurs de mines soutiennent principalement la force océanique stratégique (FOST). C’est la raison pour laquelle 8 des 11 chasseurs de mines de la marine nationale sont basés à Brest. Ils constituent un maillon indispensable de la dissuasion nucléaire française. Cette mission est baptisée « Iroise ».

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:55
VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

20 Juin 2014 propos recueillis par Cols Bleus auprès du VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

Faisant suite aux débats de ces dernières semaines sur la dissuasion nucléaire à l’Assemblée nationale, le vice-amiral d’escadre Charles-Edouard de Coriolis revient sur la mission des forces sous-marines et leur féminisation. Il présente le SNA Barracuda et souligne la qualité des équipages.

 

Amiral, quelles sont les missions dévolues aux forces sous-marines françaises ? En quoi participent-elles pleinement aux fonctions stratégiques de notre sécurité et de notre défense ?

 

Les opérations sous-marines couvrent un large spectre d'activités allant des missions de dissuasion aux missions de renseignement et d'intervention. Les SNLE avec leur permanence à la mer représentent une des pierres angulaires de la dissuasion française. Capables d'opérer discrètement et dans la durée, les SNA peuvent, grâce à la multiplicité de leurs capteurs, acquérir une perception détaillée d'un site, sans dévoiler notre présence.

 

Excellent chasseur de sous-marins, le SNA joue un rôle important dans la protection des SNLE. Il concourt directement à leur entraînement en permettant à leurs équipages de faire face à toute forme de menace sous-marine constamment en évolution. Les SNA sont également la vitrine des forces sous-marines et leur activité aussi bien en opération qu'en entraînement témoigne du niveau opérationnel de l'ensemble des forces sous-marines et contribue ainsi à crédibiliser la dissuasion.

 

Les forces sous-marines participent également aux autres fonctions stratégiques: connaissance et anticipation afin d'entretenir notre expertise des théâtres de crises potentielles; prévention grâce aux SNA qui, discrètement et dans la durée, recueillent du renseignement précieux en zone de crise; intervention enfin en soutien du groupe aéronaval ou dans le cadre des opérations spéciales (mise en œuvre discrète de forces spéciales).

 

photo Alain MONOT - Marine nationale

photo Alain MONOT - Marine nationale

 

La dissuasion a été au cœur des débats ces dernières semaines, notamment à l'assemblée nationale et parfois critiquée

 

Les SNLE sont en réalité en opérations extérieures permanentes pour porter une partie de la dissuasion française. En quoi concrètement la FOST conduit-elle une mission permanente d’importance vitale pour notre pays ?

 

Dans le cadre de la protection de nos intérêts vitaux, la mission principale des SNLE est de fournir une capacité de frappe en second délivrant des dommages inacceptables (réplique à une frappe massive sur le territoire français par exemple). Cette capacité est conférée par l'invulnérabilité du sous-marin qui est la somme de sa discrétion et de sa capacité de dilution dans les vastes espaces océaniques. Depuis le début des années 2000, la dissuasion a su s'adapter au contexte géostratégique en ciblant les centres de pouvoir (politique, économique ou militaire) d'un agresseur potentiel et non plus des populations en tant que telles. Elle peut aussi être employée dans le cadre d'un avertissement nucléaire.

 

La Marine va bientôt voir le SNA Barracuda rejoindre les forces. Qu'est-ce que ces nouvelles unités vont apporter de plus?

 

Crédits : Marine Nationale

Crédits : Marine Nationale

 

La série des Barracuda remplacera la série précédente des Rubis après plus de 35 ans de service à la mer. Ces sous-marins bénéficieront des développements déjà réalisés au profit de la chaufferie nucléaire et du système de combat des SNLE type triomphant ce qui leur redonnera du potentiel vis-à-vis des nouvelles générations de SNA russes et chinois par exemple. Bien sûr, ils escorteront toujours le groupe aéronaval.

 

Les nouvelles capacités du Barracuda (opérations spéciales et missile de croisière naval/MdCN) donneront une dimension supplémentaire aux SNA dans le cadre des missions de projection de forces et de puissance. Véritable capacité de frappe en profondeur, le MdCN fait du SNA un outil redoutable de gestion de crise en complément des unités navales et aéronavales. Certains secteurs de tir ne seront en pratique atteignables que par le SNA, apte à se déployer discrètement au plus prêt de la menace. La mise en œuvre du MdCN par un SNA répond à ce besoin de complémentarité des moyens et garantit un effet de surprise sur l'adversaire.

 

SNA ou SNLE, l’efficacité des sous-marins français ne repose pas uniquement sur des outils technologiques performants, mais avant tout sur l’excellence de ses équipages. Comment recrute-t-on dans ce domaine ? Quelles sont les qualités attendues pour faire un bon sous-marinier ? Comment forme-t-on et fidélise-t-on les équipages ?

 

La force de nos sous-marins repose, avant toute chose, sur la qualité de nos équipages qui doivent maitriser une unité particulièrement complexe. Tous volontaires, les sous-mariniers sont sélectionnés puis formés pour parvenir à un niveau de compétence élevé et enfin évalués régulièrement au travers de contrôles, tout d’abord sur simulateurs à terre puis à la mer. Ce cycle de formation/contrôle périodique accompagne le sous-marinier durant toute sa carrière : il est exigeant mais incontournable pour atteindre le niveau d’exigence attendu au sein de nos équipages.

 

Le recrutement se fait au sein d'un vivier d'hommes (et bientôt de femmes) ayant un bagage scolaire suffisamment solide pour répondre aux exigences de la formation et ayant un sens marqué de l'engagement dans la mesure où une carrière sous-marine s'inscrit dans la durée.

 

La fidélisation passe par une valorisation de la personne : adhésion à la mission de dissuasion, formation et promotion internes qui permettent une évolution plus rapide. La formation et l’expérience acquise sont d’ailleurs unanimement reconnues. Enfin prime "sous-marin" et annuités supplémentaires valorisent la condition par des compléments de solde.

 

La féminisation des sous-marins est également un sujet qui a beaucoup fait couler d'encre ces derniers temps. Comment va-t-elle se mettre en place dans votre force ?

 

Fort du retour d'expérience de l'US Navy et dans le prolongement des réflexions conduites par la marine, sur proposition du CEMM, le ministre de la Défense a décidé l'intégration, de deux à trois officiers féminins dans un ou deux équipages de SNLE à partir de 2017. Ces officiers féminins devront être recrutés sur la base du volontariat et suivre des parcours de qualification identiques à ceux de leurs homologues masculins. C'est bien le temps nécessaire à la formation qui donnera le tempo d'embarquement et notamment celui du médecin dont le complément de formation dure 18 mois environ. Un médecin ainsi formé est appelé à servir pendant trois ou quatre ans sur un sous-marin. Appelées à occuper prioritairement les responsabilités de médecin et d'officier de la filière «énergie», cds femmes pourraient occuper également les fonctions d'officier chef du quart (OCDQ).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:55
SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

04/07/2013 Marine nationale

 

Le vice amiral d’escadre (VAE) Charles-Edouard de Coriolis, amiral commandant les forces sous marines et la force océanique stratégique (Alfost), a fait reconnaître le jeudi 4 juillet le capitaine de vaisseau (CV) Stéphan Meunier comme nouveau commandant de l’Escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque.

 

 

Biographie du Capitaine de vaisseau Stephan Meunier

 

Entré à l’ École navale en 1988, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier rejoint les forces sous-marines en 1992 après une affectation de chef de service à bord de l’aviso Commandant Blaison à Brest. Il navigue ensuite sur les sous-marins nucléaires d’attaque Saphir et Casabianca basés à Toulon.

 

Diplômé de l’école des systèmes de combat et armes navales, il occupe de 1996 à 1999 les fonctions d’officier chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude puis d’expert du système de combat tactique à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins L’Indomptable.

 

En juillet 1999, il prend le commandement du patrouilleur La Boudeuse à la Réunion. Au cours de cette affectation, il participe à la surveillance maritime de la zone sud de l’océan Indien et à des actions de coopération en Afrique australe et à Madagascar.

 

De retour en métropole, il est chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste. Breveté atomicien en 2001, il est nommé commandant en second du sous-marin Saphir en 2002 et participe aux missions Héraclès et Enduring Freedom en Océan Indien.

 

Il dirige ensuite le bureau «Systèmes en Expérimentation» de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque, responsable de l’intégration et du suivi de nouveaux équipements. De mai 2004 à juin 2006, le capitaine de frégate Stephan Meunier commande l’équipage rouge du sous-marin nucléaire d’attaque Rubis.

 

Admis au Collège Interarmées de Défense (École de Guerre), il se perfectionne dans les domaines de la préparation de l’avenir et de la prolifération des armes de destruction massives. En 2007, il est affecté au secrétariat permanent du conseil des systèmes de force au sein de l’état-major des armées en charge de l’arbitrage capacitaire des grands programmes d’armement. De 2008 à 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est officier de programme du sous-marin nucléaire d’attaque de type Barracuda destiné à remplacer les sous-marins de la classe «Rubis».

 

Depuis l’été 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est le chef d’état-major de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque basés à Toulon.

 

Chevalier de la légion d’honneur et titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, il est marié et père de trois enfants.

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 16:55
Triomphant. Discrète montée en puissance

A gauche, l'amiral cinq étoiles François Dupont a été le premier commandant du Triomphant. Il était accueilli, hier, par l'un des deux commandants actuels, le capitaine de vaisseau Frédéric Renaudeau, le sous-marin terminant actuellement une période d'entretien programmée entre deux patrouilles. (Photo S. J.

 

23 septembre 2007 Le Télégramme

 

Les débuts de ce sous-marin nucléaire de dernière génération n'avaient pas été si triomphants que cela. Premier de la série, il avait connu des difficultés de mise au point, jusqu'à une retentissante fuite radioactive sur ses têtes nucléaires ! Dix ans après, la pression a eu le temps de retomber.

 

On célébrait hier, à l'île Longue, les dix ans de service actif du Triomphant, en compagnie des marins et des officiers l'ayant porté au niveau opérationnel qu'on lui connaît aujourd'hui. Son premier commandant, François Dupont, aujourd'hui amiral cinq étoiles et inspecteur général des armées, n'a pourtant pas le sentiment d'avoir essuyé les plâtres. « C'était un projet lourd mais bien pensé, avec son lot de soucis techniques propres à tous les prototypes », commente-t-il aujourd'hui pudiquement. Aussi silencieux qu'une voiture Le défi technologique de ce premier d'une série de quatre (*) était un gros morceau, sans doute aussi imposant que l'immense masse d'acier à très haute limite élastique spécialement développé à l'occasion (138 m de long). Le Triomphant a été conçu pour plonger plus profond (au delà de 400 m), gagner en vitesse et en discrétion, en embarquant des moyens de détection encore plus lourds. À l'époque de son lancement, les journalistes avaient usé d'un saisissant raccourci : « Le bruit de ce sous-marin en déplacement sous l'eau (14.000 tonnes) a été ramené à une voiture en marche, contre celui d'un hélicoptère pour la génération précédente ». Côté confort de navigation, de part sa taille et son poids augmenté, le sous-marin avait même gagné en stabilité de surface. Plus gros mais pas plus spacieux À l'intérieur, les marins (à 110 au lieu de 130 dans un sous-marin plus gros) qui s'attendaient à disposer de davantage de place allaient vite déchanter. Les efforts pour gagner en discrétion acoustique étaient aussi consommateurs d'espace, chaque élément du bord étant suspendu à l'aide de complexes et volumineux systèmes hydrauliques. Mais surtout, le navire retrouvait ses vieux démons au cours de son premier gros entretien, prolongé de six longs et dispendieux mois (autour de 200 M€ la révision !). Dans les rangs des sous-mariniers, pourtant connus pour leur discrétion sans faille, critiques et sarcasmes avaient fini par remonter à la surface. Sans tambour ni trompette Le Triomphant a finalement réussi à décoller la poisse qui accompagne la montée en puissance des prototypes les plus complexes. Tranquillement, 19 patrouilles et plus de 1.500 jours de mer plus tard (journées d'entraînement comprises), le Triomphant s'est imposé parmi les sous-marins les plus fiables de sa génération. Privé de toute communication, dans l'ombre de missions toujours aussi confidentielles, au sommet d'une dissuasion française jamais remise en question depuis la fin des années soixante. * Le quatrième, le Terrible, actuellement construit à Cherbourg et livré en 2010, disposera des toutes dernières innovations en matière de détection et sera équipé du nouveau missile M51.

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