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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 07:55
photo ECPAD

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04.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

L'Afghanistan avait mis à mal les matériels de l'armée de terre française. La BSS les achève, selon le général Pierre de Villiers devant les députés de la commission de la Défense. Surtout quand ces équipements ne sont pas d'une première jeunesse: "Il faut avoir à l’esprit l’état réel de nos équipements : lors de mon déplacement à Tessalit, il y a une quinzaine de jours, j’ai embarqué dans un véhicule de l’avant blindé (VAB) livré en… 1983", a ainsi raconté le CEMA le 21 mai.

 

Extraits de son audition:
 

"La pression opérationnelle exercée par les OPEX sur les armées est accentuée par deux facteurs principaux. Le premier facteur concerne les élongations. Les opérations se déroulent sur des zones aux dimensions très importantes qui mettent sous tension nos moyens de transport aéroterrestres avec une surconsommation de leur potentiel. La zone d’opération au Sahel, on ne le dit pas assez, représente à elle seule près de huit fois la superficie de la France, ce qui implique des temps de vol importants pour que nos avions et nos hélicoptères arrivent sur leurs objectifs, et nécessite deux fois plus de moyens de communication qu’un autre théâtre. Autre illustration de ces élongations : l’évacuation de nos ressortissants par la marine, le mois dernier au Yémen, s’est déroulée à 5 000 kilomètres de nos frontières.
Le deuxième facteur est la dureté des théâtres et des opérations. Les conditions d’engagement sont extrêmes pour le personnel comme pour les équipements. Au nord du Mali, du fait de la chaleur – quelque 45 degrés –, chaque homme consomme chaque jour plus de douze litres d’eau. Le caractère abrasif des sables du Sahel et du Levant, de la rocaille des massifs du nord du Mali et de la latérite centrafricaine, conjugué aux vents violents, à la chaleur et aux amplitudes de température de ces théâtres, provoquent également une usure accélérée de nos matériels. Pour les vecteurs aériens, notamment les hélicoptères, ces conditions extrêmes provoquent une dégradation majeure des ensembles mécaniques."

Conséquence: quelque 20 % des matériels terrestres de retour de l’opération Barkhane sont irrécupérables.

 

Le texte de l'audition du général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 est à lire ici.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 07:35
photo EMA

photo EMA

 

04/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 28 mai 2015, un Puma des FANC et une équipe du centre médical interarmées (CMIA) de Nouméa ont réalisé une mission d’évacuation médicalisée au profit d’un membre de l’équipage du navire de pêche calédonien Pescana courageux.

 

Cette mission a été lancée à la suite d’une demande du Pescana courageux, qui a sollicité le centre de secours en mer (MRCC) de Nouméa, le 27 mai 2015 à 11h, au profit d’un de ses membres d’équipage. Celui-ci souffrait de violentes douleurs à l’aine. Après avis du centre de consultation médicale maritime (CCMM) situé à Toulouse, la décision de réaliser une mission d’évacuation sanitaire au profit du Pescana courageux a été prise dès la fin de matinée. Compte tenu de la position du navire, situé à 2 jours de navigation de Nouméa (300 nautiques), l’intervention a été réalisée en hélicoptère Puma.

 

Ainsi, le lendemain suivant l’alerte, le 28 mai 2015, à environ 150 nautiques à l’Est des côtes calédoniennes et en coordination avec le MRCC Nouméa, un Puma de l’escadron de transport 52 a décollé de la base aérienne 186 Lieutenant Paul Klein à 7h40 pour rejoindre le navire de pêche. Arrivé sur zone à 8h50, les militaires ont débuté l’hélitreuillage du malade. A 9h, le matelot du Pescana courageux a été pris en charge par l’équipe médicale, qui a entamé son trajet de retour vers Nouméa. L’hélicoptère s’est posé à 10h05 au port autonome, où une ambulance a évacué le blessé vers le CHT Gaston Bourret de Nouméa.

 

Les FANC constituent le point d’appui central du « théâtre Pacifique» avec un dispositif interarmées centré sur un groupement tactique interarmes (GTIA) et les moyens de projection associés. Le MRCC, situé au sein de l’état-major des FANC, coordonne quotidiennement des missions d’assistance ou de sauvetage dans les zones de responsabilité de la Nouvelle-Calédonie, de Wallis et Futuna, et de pays voisins. Avec les Forces armées en Polynésie Française (FAPF), dispositif interarmées à dominante maritime, les FANC ont pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France dans leur zone de responsabilité, d’animer la coopération régionale et d’entretenir des relations privilégiées avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique. Enfin, les FANC engagent régulièrement leurs moyens pour des opérations d’aide aux populations, en appui des autres services de l’Etat.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 18:55
2014: une bonne année pour l'export défense

La France, dès début 2015, a signé plusieurs contrats pour la vente de Rafale. photo Ministère de la Défense

 

03/06/2015 par Justine BOQUET – Air & Cosmos

 

Début juin est paru le rapport au Parlement 2015 sur les exportations d'armement en France. 2014 fût une très bonne année. Ainsi comme l'a déclaré Jean-Yves Le Drian « avec 8,2 milliards d'euros, les prises de commandes de l'industrie françaises progressent de 18% par rapport à 2013 ».

 

En effet, au regard de l'évolution des prises de commandes françaises depuis 2005, on remarque une hausse continue depuis 2012. Le résultat 2014 « est le meilleur jamais enregistré par ce secteur », avec une forte augmentation de la part des contrats supérieurs à 200 millions d'euros.

 

Avec 5 735 millions d'euros de commandes passées, la région proche et moyen-orient représente le plus gros client de la France en 2014. Il faut dire que l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Qatar ont vu leurs acquisitions explosées depuis 2013. Ils sont respectivement le 1er, 4ème et 15ème client export de la France sur la période 2005-2014.

 

Toutefois le commerce intra-européen est toujours autant florissant, l'UE ayant passée – l'année dernière – pour plus de 300 millions d'euros de commandes à la France. Le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne sont, quant à eux, les 8è, 17è et 19è principaux clients de la France sur la même période.

 

Enfin le continent asiatique représente un potentiel de vente intéressant, avec 981,2 millions d'euros de commandes passées. On retrouve parmi les clients majeurs de Paris l'Inde (n°2), la Malaisie (n°7), Singapour (n°9), l'Indonésie (n°11), la Corée du Sud (n°14), le Pakistan (n°16) et la Chine (n°18).

 

Le Brésil, les Etats-Unis, le Maroc, la Russie, l'Egypte, l'Australie et le Mexique ont eux aussi été des acheteurs importants pour l'Hexagone sur la période 2005-2014.

 

Plus récemment, entre 2010 et 2014, l'Arabie Saoudite s'est positionnée comme étant LE client majeur de la France avec 12 milliards d'euros de commande. Elle est suivie par l'Inde et le Brésil (6 milliards), les Emirats Arabes Unis (4 milliards), les Etats-Unis et le Maroc (3 milliards) et enfin le Royaume-Uni, la Malaisie, Singapour et la Russie (2 milliards).

 

Malgré ces résultats plus que satisfaisants, la France ne parvient pas à se démarquer du conglomérat européen. Les parts de marché pour l'exportation d'armement entre 2010-2014 sont majoritairement détenues par les Etats-Unis avec 48,2%. La France se perd donc dans l'UE, qui représente 28,2% des parts de marché.

 

Les contrats récemment conclus devraient permettre à Paris de maintenir ce cap voir même de progresser davantage. Ainsi, en février 2015, la France a signé avec l'Egypte pour la livraison de 24 Rafale. En mai, c'est le Qatar qui a passé commande, et ce pour le même nombre d'appareils.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 17:55
L'industrie française de l'armement vise toujours plus loin

 

3 juin 2015 par Jérôme Jadot - .franceinfo.fr

 

Le ministère de la Défense a publié les chiffres des exportations d'armes françaises, en forte hausse en 2014. Une augmentation de 18% pour des ventes s'élevant à plus de huit milliards d'euros, portée par des contrats à plusieurs centaines de millions d'euros.

 

C'est un incontestable bol d'air pour la balance commerciale française. Dans un rapport publié mercredi, le ministère de la Défense se réjouit de la bonne santé des exportations françaises d'armes, en hausse de 18% en 2014. "La meilleure performance à l'export depuis 15 ans", précise le texte.

 

Suite de l’article

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:55
photo SIA Lab

photo SIA Lab

 

Source SIA Lab

 

Le 29 mai 2015, la dix-neuvième session de démonstrations s’est déroulée au SIA Lab, sur le thème « La santé connectée au service des armées »,  en présence d’une vingtaine de représentants du ministère de la Défense.

Les opérations militaires se déroulent dans un cadre de plus en plus numérisé et les processus de santé doivent s’intégrer harmonieusement dans les processus développés en interarmées ou par les armées pilotes du soutien.

Il s’agit, dans ce cadre, de présenter en complément du programme ISSAN, des outils permettant de satisfaire le besoin opérationnel.

 

Trois solutions ont été présentées lors de cette session :

- La société INTERACTION HEALTHCARE a présenté une solution de simulation numérique en santé.  Son application permet d’organiser des sessions de formation autour d’un cas clinique. www.interaction-healthcare.com

- La société AMA a présenté XPERTEYE, une solution de formation et de télé-assistance à partir de lunettes connectées. Cet outil permet au médecin de guider à distance, et par visioconférence, un infirmier portant secours à un blessé sur le terrain. www.advancedmedicalapplication.com

- La société SWID a présenté une suite de solutions logicielles : S-Frag, TMDB et S-Grity, permettant la protection et le marquage des données issues des dossiers médicaux numérisés. SWID peut également garantir l’intégrité des sources de données médicales. www.swid.fr

 

Les présentations actives en direct ont couvert les aspects techniques et opérationnels de chaque solution, suivies de sessions de questions-réponses avec la salle.
Un atelier de réflexion à huis clos a conclu la session et les participants étatiques ont pu échanger sur les avantages et possibilités qu’ils entrevoyaient pour ces quatre solutions, dans le cadre de leurs activités.

La prochaine session de démonstrations, qui se tiendra le jeudi 25 juin, aura pour thème « La cybersécurité ».
Participation réservée aux représentants du ministère de la Défense et uniquement sur invitation.

 

Pour tout renseignement, contactez le SIA Lab et retrouvez les dernières actualités sur notre site internet www.sia-lab.fr.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:55
photo A.Manzano Marine nationale

photo A.Manzano Marine nationale


28.05.2015 par Défense Sud-Ouest
 

MARINE ET ARMÉE DE TERRE MAIN DANS LA MAIN. Le mardi 19 mai 2015, le 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau et le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral ont été réunis en binôme officiel au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée sur le pont d’envol du bâtiment dans la rade de Toulon.


La cérémonie rassemblant une centaine de militaires du 5e RHC et une centaine de marins a notamment été marquée par la signature de la charte de jumelage, signée par le colonel Stéphane Richou, commandant le 5e RHC, et par le capitaine de vaisseau Benoit de Guibert, commandant le BPC «Mistral», puis par la remise de récompenses à plusieurs personnels du régiment. Les deux commandants ont ainsi eu le plaisir de pouvoir décorer des militaires de l’autre unité, donnant ainsi tout son sens à ce jumelage.
Engagés à de nombreuses reprises en opérations comme en exercice interarmées, le BPC Mistral et le 5e RHC entretiennent des relations privilégiées depuis de nombreuses années. L’opération Harmattan, en 2011, est l’un des principaux temps forts de l’engagement opérationnel simultané des deux unités. L’objectif de ce partenariat est de favoriser, dans un esprit tourné vers l’efficacité en opérations, les échanges entre le régiment et le bâtiment. Au-delà des opérations menées conjointement, les deux unités sont régulièrement appelées à s’entrainer ensemble, en particulier lors de campagnes d’appontages au cours desquelles les pilotes du 5ème RHC viennent entretenir leur qualifications et leur aptitude à se poser et à décoller du pont d’envol du «Mistral». Ces campagnes permettent également au «grand équipage», composé de marins et de terriens, d’entretenir leur fraternité opérationnelle et leur capacité à œuvrer ensemble, dans l’espace restreint d’un bâtiment de combat et l’environnement parfois hostile que représente la mer.

photo A.Manzano Marine nationalephoto A.Manzano Marine nationale
photo A.Manzano Marine nationale

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo ECPAD / Armée de Terre

photo ECPAD / Armée de Terre

 

04/06/2015 Source : Etat-major des armées

 

La présence continue des militaires français sur le terrain a permis ces dernières semaines de conduire une combinaison d’actions planifiées et d’opportunité, en appui des forces partenaires ou en autonomie. Parallèlement, les relèves des militaires de la force Barkhane se sont achevées le 3 juin.

 

Le chef d’État-major des armées, le général d’armée de Villiers, a participé le 27 mai 2015 à la réunion du G5 Sahel à N’Djamena, sur invitation de ses homologues tchadien, nigérien, malien, mauritanien et burkinabé, un peu plus d’un an après le premier G5 Sahel. Le CEMA s’est ensuite rendu au camp Kossei pour s’entretenir avec la force Barkhane sur son évaluation de la situation régionale.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo ECPAD / Armée de Terre

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

04/06/2015 Source : État-major des armées

 

La force Sangaris poursuit son désengagement progressif, qui devrait l’amener à un format de 900 militaires d’ici fin juin 2015.

 

Le dispositif français se resserre ainsi progressivement autour de la capitale, tout en conservant une posture de « force de réaction » mobile au profit des forces de l’ONU. Les emprises militaires française à Bria et N’Délé ont ainsi été transférée à la MINUSCA les 22 et 28 mai 2015. Pour ce qui est du dispositif français, trois hélicoptères Puma ont été désengagés du théâtre fin mai.

Les 800 militaires qui seront désengagés du théâtre dans les semaines à venir passeront par un sas de décompression en Crète. Cette nouvelle structure remplace celle de Dakar, qui avait accueilli les précédents mandats de retour de République centrafricaine.

En parallèle, la force Sangaris reste active en appui de la MINUSCA. Elle a ainsi appuyé le bataillon pakistanais de l’ONU dans le couloir central du pays, au Nord-Est de Dékoa, dans une zone de tensions liées à la transhumance. Dans le même temps, les militaires français ont appuyé un bataillon burundais de la MINUSCA dans des opérations de contrôle d’axe routier au Nord de Bangui, entre Damara et Sibut.

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle.

photo EMA / Armée de Terre

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre


04/06/2015 SCH Beltran  - armée de Terre

 

Le 1er régiment de tirailleurs (1er RTir) a célébré le 71e anniversaire de la bataille du Garigliano.

 

Cette bataille, menée lors de la campagne d’Italie en 1944, a permis aux troupes du Corps expéditionnaire français (CEF) commandé par le général Juin, d’enfoncer la ligne de défense située sur le fleuve Garigliano et de libérer la voie vers Rome pour les Alliés. 60% du CEF était constitué de soldats issus de l’armée d’Afrique.

Aujourd’hui, le 1er RTir est l’héritier de ces unités et de leurs traditions. Projeté en République centrafricaine, plusieurs commémorations ont eu lieu sur les camps de M’Poko, Bangui et à Bambari. Le général Pierre Gillet, commandant la force Sangaris, a présidé la cérémonie nocturne empreinte d’émotion et de solennité.

 

Note RP Defense :

voir La campagne d'Italie (3 septembre 1943 - 2 mai 1945)

voir L’engagement des Français aux côtés des Alliés pendant la campagne d’Italie (décembre 1943-juillet 1944)

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:30
Chammal : point de situation du 4 juin 2015

 

04/06/2015 Source : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition.

 

L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 23 sorties aériennes et 3 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 4 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Sinjar et Tal Afar.

 

A Bagdad, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit des forces irakiennes de l'ICTS et de la 6edivision irakienne, dans la région de Bagdad. Les cadres du détachement d’instruction opérationnelle concentrent actuellement les formations qu’ils dispensent sur les techniques commandos et les missions en état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:56
Remise du rapport au Parlement sur les exportations d’armement

Ce rapport, qui prolonge la démarche de transparence engagée en 2012 par le Gouvernement, facilite la lisibilité et la compréhension des exportations d’armements effectuées par la France.

 

04/06/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Le rapport au Parlement sur les exportations d’armement a été remis aux députés et aux sénateurs lundi 1er juin.

 

Le rapport au Parlement 2015 sur les exportations d’armement a été remis lundi 1er juin aux députés et aux sénateurs. Ce rapport, qui prolonge la démarche de transparence engagée en 2012 par le Gouvernement, facilite la lisibilité et la compréhension des exportations d’armement effectuées par la France.

 

En dépit de l’accentuation de la concurrence au niveau internationale, les exportations françaises marquent une progression de près de 18 % des prises de commandes par rapport à 2013, représentant 8,2 milliards d’euros pour l’année 2014. Cette réussite est le fruit de l’implication complète des services de l’État et du ministère de la Défense aux côtés de tous les acteurs industriels réunis au sein de l’équipe France.  Les exportations d’armement constituent une garantie essentielle de l’autonomie de la France en maintenant la capacité du pays à répondre aux futurs besoins d’équipements de ses armées.

 

Les excellents résultats 2014 contribuent à la préservation de la base industrielle et technologique de Défense (BITD) tout en apportant une contribution décisive au commerce extérieur du pays. Les exportations françaises confortent un maillage à travers tout le territoire, concourant à son développement économique et industriel. Elles concernent ainsi directement un cinquième de l’ensemble des emplois de l’industrie de Défense (environ 37 000 emplois) et 669 entreprises françaises, dont plus de la moitié sont des PME.

 

Le rapport dresse également un bilan de la réforme du contrôle des exportations entrepris depuis un an. Cette réforme a permis de renforcer l’outil français de contrôle en favorisant un examen encore plus approfondi des demandes d’autorisation d’exportation. Il facilite également l’accès de toutes les entreprises au processus de contrôle. Ainsi, en 2014, les vingt-deux agents assermentés du ministère de la Défense ont effectué un contrôle sur place et sur pièce de trente-sept sociétés.

 

Sur le plan international, la France soutient également de nombreuses initiatives en matière de maîtrises des armements. Cet appui s’est notamment traduit en 2014 par la ratification du Traité sur le commerce des armes (TCA), premier grand traité dans le domaine du désarmement et de la maîtrise des armements adopté depuis 1996. Ce traité vise à prévenir efficacement les conséquences dramatiques du commerce illicite ou non régulé des armes sur les populations civiles. Il contribuera à l’avenir au renforcement de la paix et de la sécurité internationales, la France ayant réaffirmé sa disponibilité à coopérer avec tous les États qui lui en feront la demande pour les assister dans la mise en œuvre du TCA.

 

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:55
Credits Areva ELTA

Credits Areva ELTA

 

04 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - L'Etat s'est déclaré favorable à une reprise par EDF de la majorité de l'activité réacteurs d'Areva afin de pérenniser la filière nucléaire française, a affirmé jeudi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a réitéré qu'il n'y aurait pas de licenciement sec.

 

Cette décision de l'Etat a pour objectif de donner une stabilité, une pérennité à la filière nucléaire qui est une filière d'avenir en France comme à l'international, a affirmé le ministre sur France Info, niant qu'il s'agisse d'un démantèlement d'Areva.

 

Il faut que le camp français travaille ensemble à l'international, a ajouté M. Macron, qui a rappelé qu'Areva et EDF avaient trop souvent, par le passé, joué l'une contre l'autre, aussi bien à l'international que sur notre propre sol.

 

Il a souligné que la décision du gouvernement était stratégique, mais qu'elle était soumise à la condition qu'il y ait un vrai pacte industriel entre EDF et Areva, qui disposent désormais d'un mois pour parvenir à un accord.

 

On se donne un mois pour que ce pacte puisse être signé entre EDF et Areva, a-t-il insisté.

 

Le ministre a rappelé que l'Etat avait exigé avant même l'annonce de mercredi qu'il ne devait pas y avoir de licenciement sec et insisté sur la préservation de tous les sites de production.

 

La priorité ce n'est pas quelque plan social que ce soit, mais la négociation stratégique, industrielle et commerciale, a-t-il assuré.

 

L'Etat a tranché mercredi en faveur d'une reprise par EDF de la majorité de l'activité réacteurs d'Areva tout en s'engageant à renflouer le groupe, signant la fin du modèle intégré prôné depuis la création du spécialiste du nucléaire en 2001.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

04 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - La force française Sangaris, engagée en Centrafrique depuis décembre 2013, va passer de 1.700 à 900 hommes d'ici la fin du mois de juin, a annoncé jeudi l'armée française.

 

Le volume des forces dans le mois à venir passera de 1.700 à 900 militaires, a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Gilles Jaron, soulignant que ce retrait s'inscrivait dans un processus de désengagement amorcé il y a plusieurs mois.

 

De plus en plus notre dispositif va se recentrer sur la capitale Bangui. A partir de Bangui nous serons capables de nous déployer extrêmement rapidement en appui des forces de l'Onu mobilisées dans le pays, a ajouté l'officier, précisant qu'un certain nombre de sites où étaient présents les soldats français allaient passer sous l'autorité de l'Onu.

 

L'opération Sangaris a été déclenchée en 2013, sous mandat de l'Onu, pour stabiliser la situation en Centrafrique alors en proie au chaos total, et tenter d'enrayer les tueries entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Au plus fort de sa présence elle a compté 2.000 hommmes.

 

Une force onusienne de maintien de la paix de quelque 10.000 hommes est déployée dans le pays, censé organiser des élections avant la fin 2015.

 

La Centrafrique a plongé dans la tourmente après le renversement du président François Bozize par une rébellion à dominante musulmane, la Seleka, en mars 2013.

 

Cette rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après l'intervention de l'armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka à dominante chrétienne.

 

Paris, qui au départ misait sur une intervention de six mois, n'a jamais fait mystère de sa volonté de se désengager, notamment pour renforcer son dispositif anti-terroriste Barkhane déployé dans cinq pays du Sahel.

 

L'opération Sangaris a été entachée par des accusations de viols sur des enfants qu'auraient commis des militaires français.

 

Une enquête est ouverte en France sur cette affaire où 14 soldats ont été mis en cause, dont trois identifiés, par les témoignages de six enfants dénonçant des faits commis entre fin 2013 et début juin 2014.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 11:55
Chronique culturelle du 4 Juin 2015 - SHD

La garde impériale à Magenta, le 4 juin 1859  - musée de l'Armée (Dist. RMN-Grand Palais) photo Pascal Segrette

 

04.06.2015 source SHD

 

4 juin : sainte Clothilde : patronne de l'ALAT (aviation légère de l’armée de Terre). Bonne fête aux Clothilde (avec ou sans « h »).

 

4 juin 1525 : fin de la guerre des paysans (Allemagne). Prélude à la guerre de Trente ans, la Bauernkrieg qui secoue le Saint Empire pendant deux années trouve ses racines dans la misère. De plus, la Réforme qu'introduit Luther à ce moment, brise beaucoup de tabous et incite les paysans à se révolter, sous l'impulsion de prêcheurs millénaristes. Des bandes se créent arborant la bannière rouge frappée du mot "liberté" et ravagent l'Empire. La répression est méthodique et très meurtrière. Même si ces mêmes paysans révoltés sont ceux qui fourniront les rangs des courageux et robustes Landsknecht, leur armement et tactique sont surclassés par les troupes impériales. Cette guerre aurait fait 100 000 morts. Considérée par Engels comme une des premières manifestations de la lutte des classes, elle a traumatisé l'Allemagne.

 

4 juin 1629 : naufrage du Batavia (Côte ouest de l'Australie). Cas édifiant de mutinerie montrant les dangers d'un commandement défaillant en milieu hostile et fermé.  Le Batavia navire de la compagnie des Indes Néerlandaises fait naufrage sur un récif. Les rescapés se répartissent sur les îles de l'archipel tandis que le capitaine et 48 passagers embarquent à bord d'une chaloupe pour trouver de l'aide. Ils atteignent, le 7 juillet, Batavia (aujourd'hui Jakarta). Pendant ce temps sur l'archipel, se développe une société de type totalitaire contrôlée par l’un des rescapés les plus habiles qui instaure un climat de terreur avec l’aide d’une partie des soldats du bord. Les secours arrivent le 17 septembre, trouvant l’archipel en pleine guerre. Sur les 320 passagers, seuls un tiers put rentrer (115 furent assassinées sur l'île).

 

4 juin 1859 : bataille de Magenta (Italie). La bataille de Magenta se termine par une victoire franco-sarde contre les Autrichiens. Dans la nuit du 2  au 3 juin, le génie français, protégé par l'artillerie, jette un pont de barques de 180 mètres à Turbigo : le IIe corps d'armée peut commencer à traverser afin de soutenir les premiers combats à Turbigo et Robecchetto. Le matin du 4 juin, Napoléon III entend tonner le canon, de son observatoire dans la tour de San Martino al Basto et  convaincu que l'attaque de Mac Mahon est engagée, il ordonne aux troupes en attente près du Tessin de se déplacer vers les ponts existant. Les Autrichiens réussissent à en faire sauter 2 sur 3 si bien que les Français ont du mal à se coordonner. L’espace d’une heure, les renforts autrichiens submergent les Français à tel point qu'un télégramme est envoyé à Vienne qui annonce la victoire. Cependant après de féroces combats, les Français réussissent à passer sur le ponte Nuovo après que les Autrichiens, menacés sur leur flanc droit par Mac Mahon qui a repoussé l'attaque à Boffalora, se retirent à Magenta. Les Autrichiens se réfugient dans les habitations espérant défendre le territoire mètre par mètre. Par une manœuvre en tenaille, les Français attaquent l'ennemi retranché dans la ville. Au soir du 4 juin, l'empereur Napoléon III nomme Mac Mahon maréchal de France et duc de Magenta.

 

4 juin 1940 : les Allemands entrent dans Dunkerque. 40 000 soldats (la plupart français) sont faits prisonniers lorsqu’au petit matin les troupes allemandes atteignent les plages. 340 000 soldats (dont 112 000 français) ont réussi à évacuer la poche de Dunkerque au cours de l'opération Dynamo. L'armement, les munitions et le matériel abandonné sont cependant gigantesques. Lire les RHA n° 12 et 173.

 

4 juin 1944 : les Américains à Rome. La 5ème armée du général Clark entre dans Rome. La bataille de Monte Cassino s’est achevée le 18 mai.

 

4 juin 1958 : "Je vous ai compris ! " (Alger). C’est l'un des discours les plus célèbres de Charles de Gaulle. Prononcé sur le Forum à Alger, quelques jours après l'investiture de de Gaulle et devant des milliers de spectateurs qui l'acclament comme le sauveur de l'Algérie française, ce discours sera très souvent cité pour dénoncer l'évolution du nouveau Président de la République sur le devenir de l'Algérie.

 

4 juin 1982 : début de l’opération Paix en Galilée (Liban). Tsahal entre au Liban malgré le dispositif d’interposition de la FINUL sur la frontière. Les forces palestiniennes sont encerclées dans Beyrouth le 1er aout.

 

4 juin 1989 : l'armée chinoise tire sur la foule (place Tiananmen). L’armée chinoise intervient pour faire cesser les manifestations étudiantes qui se déroulent place Tiananmen depuis près de 2 mois (15 avril). Le bilan humain varie selon les sources entre 240 et 10 000 morts.

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 11:55
Le général André Lanata nommé au poste de chef d’état-major de l’armée de l’air

 

04/06/2015 Armée de l'air

 

Sur décision du Conseil des ministres du 03 juin 2015, le général de corps aérien André Lanata a été nommé chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Le général Lanata prendra ses fonctions le 21 septembre 2015 et sera élevé aux rang et appellation de général d’armée aérienne à la même date.

 

Actuel sous-chef d’état-major « plans » à l’état-major des armées, le général André Lanata succèdera au général Denis Mercier qui occupe la fonction de CEMAA depuis le 17 septembre 2012 et est amené à rejoindre prochainement l’Otan en tant que Supreme Allied Commander Transformation.

 

Diplômé de l’École de l’Air (promotion 1981 "Colonel Rossi dit Levallois"), le général Lanata a, au cours de sa carrière, occupé de nombreuses responsabilités au sein de l’armée de l’air et du ministère de la Défense.

 

Officier rédacteur au bureau «programmes d’armement» de l’état-major de l’armée de l’air dès 1993, il est ensuite affecté sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey où il prend le commandement d’un escadron de chasse évoluant sur Mirage 2000D.

 

Suite à un passage à l’état-major des armées de 2000 à 2004, il prend le commandement de la base aérienne 188 de Djibouti, où il est également nommé commandant des forces aériennes françaises stationnées à Djibouti et de la base de soutien à vocation interarmées (BSVIA).

 

De retour sur le territoire national, il intègre, de 2006 à 2008, l’état-major de l’armée de l’air en tant que chef du bureau «plans». Il rejoint ensuite l’état-major des armées, au poste de général sous-chef «opérations», fonction qu’il occupe de 2011 à 2013.

 

Pilote de chasse ayant débuté sa carrière sur Mirage F1-CR, le général Lanata totalise 146 missions de guerre réalisées de nombreux détachements en opérations extérieures (Afrique, Guerre du Golfe, ex-Yougoslavie).

 

Son père, le général Vincent Lanata, avait été également CEMAA de 1991 à 1994.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 11:20
Les faucons noirs au 1er RA

 

04/06/2015 Joseph Dauce - armée Terre 2015

 

Région de Belfort : du 18 au 21 mai 2015, le 1er régiment d’artillerie (RA) a organisé la 3ème édition de l’exercice ROYAL BLACKHAWK, la seule manœuvre interarmes, interarmées et interalliés à se dérouler sur le territoire français.

 

A grand renfort d’éléments de la 3e dimension, les équipes d’observation et de coordination (EOC) du 1er RA ont pu s’entraîner, en vue de leur projection, au plus près des conditions réelles de combat.

 

Détails en images.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
photo  J.Lempin ECPAD

photo J.Lempin ECPAD

 

04.06.2015 par Jean Esparbès, étudiant à Sciences Po Lille - en stage à La Voix du Nord et au blog Défense globale.
 

Liban, Afghanistan, Mali, Centrafrique, voire Irak, l’armée de terre est en première ligne (80 % des plus de 7 000 soldats français en opérations extérieures). Les miliciens, djihadistes et autres « groupes armés terroristes » (GAT), selon la terminologie officielle, sont les adversaires des fantassins français. Le colonel Jean-Luc Theus, du Centre d’exploitation du renseignement terrestre, a présenté cette nouvelle génération lors d’une conférence à Sciences Po Lille en avril 2015. Le sujet n’est pas aussi nouveau que cela (Liban, Balkans, Afghanistan). Mais nous sommes actuellement très loin de l’affrontement envisagé avec l’armée Rouge...

 

Ces nouveaux adversaires se caractérisent avant tout par leur agilité et leur désinhibition face à la mort et la violence. « Tous les coups sont permis », illustre le colonel Theus. Cet étalage de violence est autant un mode de combat qu’un outil psychologique de propagande. Autant pour semer la peur que pour recruter.

Avant la prise de Ramadi, certains membres des forces de sécurité irakienne reçurent les photos de corps décapités de soldats ou policiers sur leur téléphone portable. Le message est clair : voici ce qui vous attend si vous ne vous soumettez pas. Les vidéos de propagande sur Internet sont autant d’illustrations d’une esthétique de la violence et d’une glorification des martyrs. En Centrafrique, cette désinhibition se reflète dans les innombrables violences et lynchages, dont les soldats français de l’opération Sangaris sont parfois les témoins impuissants.

« L’agilité tactique et individuelle » est un autre de ses traits saillants. Dans le Sahel, les « GAT » (Al Qaïda au Maghreb Islamique, Al Mourabitoune) ne sont pas en mesure d’attaquer frontalement les troupes françaises. Pour durer, ils évitent la confrontation, se dissimulent parmi la population intimidée. Leurs moyens d’actions privilégiés incluent l’emploi de roquettes, de mines, d’engins explosifs improvisés.

 

L'alliance du terrorisme et de la guerre conventionnelle

L’archétype de cette souplesse serait l’Etat Islamique, héritier d’Al-Qaïda en Irak, fondé en 2003. Il combine des modes d’actions dits « terroristes » (attentats à la voiture piégée, camions suicides, tirs de mortier), à des méthodes de guerre conventionnelle (missiles anti-aériens portables et antichars). C’est aussi l’adaptation. Il dissémine forces et matériels dans les zones sous son contrôle. Daech propose même des nouveautés stratégiques, comme la prise simultanée en mai de Palmyre en Syrie et de Ramadi en Irak, après des mois de siège.

Toujours selon le colonel Theus du CERT, cela traduit une redéfinition de principes et des pratiques de la guerre. Les soldats français, eux, sont soumis aux lois de la guerre édictées dans des conventions internationales. « Le droit des conflits armés est instrumentalisé par l’adversaire. » Comment distinguer un civil d’un irrégulier ? La différence avec un soldat professionnel se situe dans l’absence de carcan doctrinal et par la légèreté des structures de commandement. « Le soldat français est, lui, soumis à des freins réglementaires (doctrine, commandement) et psychologiques. Certaines actions lui sont interdites. »

Face à ces adversaires, l’armée de terre doit s’adapter, au risque d’être surprise comme le furent les Israéliens face au Hezbollah en 2006.

 

L'alourdissement, un défi occidental

Les sociétés occidentales ne tolèrent plus les pertes massives. L'impérative protection des hommes passe par le blindage généralisé. Les pertes au combat sont historiquement basses (15 soldats français morts en OPEX en Afrique depuis janvier 2013). Seulement, le gilet pare-éclats du fantassin (photo ci-dessus) réduit sa mobilité. Pour le matériel, l’alourdissement est générationnel (le dernier VBCI, véhicule blindé de combat d’infanterie, passe de 29 à 32 tonnes pour mieux se protéger).

Pour faire face à cette agilité, le Livre blanc de 2013 et la Loi de programmation militaire 2014-2019 favorisent le renseignement, l’aéromobilité et les forces spéciales.

Cette adaptation ne doit pas oublier le niveau politique. La réponse n’est pas uniquement matérielle et doctrinale. Ni militaire.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
Didier Le Bret, du centre de crise du Quai d'Orsay au renseignement à l'Elysée

 

03/06/2015 LePoint.fr (AFP)

 

Le diplomate Didier Le Bret, 52 ans, directeur du centre de crise du Quai d'Orsay, a été nommé mercredi en Conseil des ministres coordonnateur national du renseignement à l'Elysée, un poste créé en 2008 par Nicolas Sarkozy qui pourrait prendre un nouveau relief après les attentats jihadistes de janvier.

 

L'ancien ambassadeur en Haïti, révélé par sa gestion de l'après-séisme en 2010, remplacera à cette fonction à la présidence française le préfet Alain Zabulon qui est nommé directeur de la sûreté, du management des risques et de la conformité d'Aéroports de Paris (ADP).

 

Sous l'ère Sarkozy, le poste n'avait guère permis l'harmonie entre la cellule diplomatique de l'Elysée, la DGSE et le cabinet présidentiel, note-t-on de source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

 

Le défi de cette fonction est de créer des liens étroits entre différentes administrations - Quai d'Orsay, Défense, services d'espionnage intérieur et extérieur - ainsi qu'au sein de l'Elysée entre le cabinet présidentiel, l'état-major particulier du président François Hollande et ses conseillers diplomatiques, selon la même source.

 

L'onde de choc provoquée par les attentats de janvier (17 morts) et le renforcement des moyens de renseignement qui a suivi devraient accentuer la nécessité d'une coordination poussée entre les différents acteurs du secteur, notamment pour éviter la "guerre des services".

 

Après Haïti, Didier Le Bret était devenu en 2013 directeur du centre de crise du Quai d'Orsay, organisme mobilisé lorsque des Français se trouvant à l'étranger sont victimes d'une catastrophe naturelle ou pris en otages dans des pays à risques.

 

Fin 2014, il avait été pressenti pour prendre la tête de l'Institut français, organisme qui chapeaute les centres culturels français à l'étranger. Le diplomate Antonin Baudry, scénariste de la bande dessinée Quai d'Orsay, lui avait été finalement préféré au dernier moment.

 

Didier Le Bret avait entrepris alors une réorganisation du centre de crise du Quai d'Orsay, récupérant des bureaux et des services. Dans la foulée, il s'était vu attribuer le 29 avril dernier lors d'un Conseil des ministres sur proposition du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius le titre d'"ambassadeur à la gestion des crises".

 

Né le 25 mars 1963, Didier Le Bret est selon des articles de presse le compagnon de Mazarine Pingeot, fille de l'ancien président François Mitterrand (décédé en 1996) et d'Anne Pingeot.

 

Au cours de sa carrière, il a été entre autres en poste à Moscou (1993-1994), à New York auprès de l'Onu (1998-2002), à Dakar (2005-2007) et conseiller puis directeur adjoint au cabinet de l'ancien ministre UMP à la Coopération Alain Joyandet (2007-2009).

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/06/2015 Armée de l'air

 

Le 26 mai 2015, les chefs d’établissement de la Meuse et des représentants de la Défense se sont entretenus sur le thème des liens entre l’armée et la nation.

 

Organisée par Patrick Steil, principal du collège Emile Chatelet de Vaubécourt, la réunion s’est tenue à Bar Le Duc. Objectif : découvrir les différentes dimensions du partenariat entre les ministères de l’Education nationale, de la Défense et de l’Intérieur.

 

Une visite de la base aérienne 113 a suivi, en présence du général de gendarmerie Georges Strub, du délégué militaire départemental, le colonel Jacques Mienville, du secrétaire général de la DSDEN 55, Patrick Chevrier, du conseiller défense du Recteur, de représentants de l’état-major de la zone de défense ainsi que de l’ensemble des chefs d’établissement.

 Le colonel Jérôme Bellanger, commandant la base aérienne 113, a ensuite présenté ses principales missions à Saint-Dizier. Les participants à cet échange ont aussi pu assister à des décollages, et visiter l’escadron de transformation Rafale 2/92 « Aquitaine ».

 

De nombreux projets ont pu être partagés entre les élèves et les représentants de la Défense, en particulier sur le devoir de mémoire, les stages/écoles, ou encore sur la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/06/2015 Armée de l'air

 

Les 21 et 22 mai s’est tenue, à Hyères, la troisième édition du séminaire Ops Talk. Au programme, des rencontres entre professionnels de la formation à l’anglais aéronautique, et grands noms de l’aviation française et européenne.

 

Cet événement a réuni pour la première fois des acteurs de la formation à différents échelons (ministériels, interministériels, publics et privés) et des participants representants l’Otan et plusieurs pays européens. L’accent a été mis sur l’intérêt à porter aux compétences de chacun en anglais, le but étant de savoir les identifier, les développer et les valoriser.

 

Aux cours des deux journées de rencontre, les différents acteurs ont échangé sur leurs expériences passées et ont poussé la réflexion lors de débats thématiques. Les retours de l’EATC (European Air Transport Command - commandement du transport aérien européen), de l’Otan, du CASPOA (centre d’analyse et de simulation pour la préparation des opérations aériennes)  ont permis d’identifier les besoins linguistiques liés à l’environnement aéronautique. L’anglais étant une compétence professionnelle et opérationnelle à part entière, ils ont mis en exergue l’importance de la maîtrise de la langue.

 

Ce séminaire permet, à terme, d’établir des partenariats fructueux aux différentes échelles. Des engagements qui viennent consolider l’expertise de l’armée de l’air dans le domaine de la formation linguistique.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:55
Viols en Centrafrique : l’enquête déclassifiée

 

03/06/2015 par valeursactuelles.com

 

Centrafrique. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné cet après-midi son feu vert pour déclassifier l’enquête interne sur les accusations de viols en Centrafrique sur des enfants, par des militaires français.

 

L’enquête déclassifiée

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son feu vert à la déclassification de l’enquête interne de l’armée sur les accusations de viols d’enfants par des militaires français en Centrafrique. « Le ministre a répondu favorablement à la demande de la justice » après « un avis favorable » de la Commission consultative du secret de la défense nationale, a précisé l’entourage du ministre à l’AFP.

Une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Paris le 7 mai dernier, après des révélations publiées dans le quotidien britannique The Guardian. La gendarmerie prévôtale et la section de recherches de la gendarmerie de Paris se sont déplacés à Bangui en août 2014 pour mener une enquête. « Ils ont procédé à un certain nombre de vérifications » a indiqué le parquet.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

03/06/2015 LTN Facchin - armée de Terre

 

Impliquée dans la lutte contre Ebola, l’armée française a déployé à Conakry un centre de traitement des soignants (CTS) au profit du personnel médical et para médical guinéen.

 

Dans une mission où la santé est le cœur de l’opérationnel, le soutien de l’armée de Terre est indispensable. Ce combat contre un ennemi invisible, implique de nombreux acteurs. En renfort de personnel, le régiment médicalisé gonfle les effectifs du service de santé des armées. Des spécialistes en menace nucléaire, bactériologique et chimique, du 2e régiment de dragons, assurent la biosécurité des militaires ainsi que du centre de traitement des soignants. Enfin, une équipe d’experts en transmission/énergie a recréé l’environnement et la vie numérique des structures françaises.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:35
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

03/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 20 au 30 mai 2015, les forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) ont participé à l’opération de police des pêches Tui Moana, organisée par la Forum Fishery Agency (FFA).

 

Les FANC et les forces armées en Polynésie française (FAPF) ont été engagées pendant 10 jours aux côtés des Samoa, des îles Cook, des Tonga, des Fidji, de Tuvalu et du Tokelau, soutenus par les Etats-Unis, l’Australie et de la Nouvelle-Zélande dans cette opération de surveillance maritime régionale.

 

L’objectif de Tui Moana était de surveiller les zones de concentration de pêcheurs et de montrer la capacité des nations partenaires à partager et à exploiter des informations afin, si nécessaire, d’inspecter les pêcheurs suspects et de contrôler la légalité des prises.

 

Pour cette opération, les moyens des FANC étaient déployés dans les zones économiques exclusives (ZEE) et les eaux internationales entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Tout d’abord, un Falcon 200Gardian du détachement de la flottille 25F a été prépositionné à Wallis afin de conduire des missions de surveillance maritime en collaboration avec la frégate de surveillance Vendémiaire dans la ZEE de ce territoire français.

 

Dans le cadre de sa mission de représentation, le Vendémiaire a patrouillé dans la ZEE de Wallis pendant une semaine, et a effectué des contrôles dans une poche de haute mer située entre le Vanuatu et Fidji. Un officier tongien et un officier fidjien ont embarqué sur la frégate française lors d’une escale à Sydney, renforçant ainsi la coopération entretenue avec ces nations dans le cadre de la police des pêches. Un patrouilleur fidjien est également entré en interaction avec le Vendémiaire.

 

Coordonnée par la FFA, instance internationale regroupant 17 États du Pacifique Sud et ayant pour vocation la gestion et la préservation de la ressource halieutique, l’opération Tui Moana a permis de réaliser plusieurs dizaines de contrôles (VHF et radio) et plusieurs visites de navire de pêche. Pour sa part le Vendémiaire,en coopération avec le Gardian, a effectué une inspection sur trois navires : deux chinois et un fidjien. Aucune infraction n’a été identifiée lors de ces visites.

 

En plus de Tui Moana, les opérations Kuru-Kuru, Rai Balang, Big Eye (FFA), Nasse (nouvelle opération organisée par les FANC, l’Australie et la Nouvelle-Zélande) et Tautaï (organisée par les FAPF) sont des opérations d’envergure de police des pêches auxquelles participe la France dans cette région du monde.

 

Les FANC constituent le point d’appui central du « théâtre » Pacifique avec un dispositif interarmées centré sur un groupement tactique interarmes (GTIA) et les moyens de projection associés. Avec les forces armées en Polynésie française (FAPF), dispositif interarmées à dominante maritime, les FANC ont pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France dans leur zone de responsabilité, d’animer la coopération régionale et d’entretenir des relations privilégiées avec l’ensemble des pays riverains de la zone Pacifique. Enfin, les FANC engagent régulièrement leurs moyens pour des opérations d’aide aux populations, en appui des autres services de l’Etat.

 

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 20:55
Didier Le Bret nommé à la tête de la coordination des services de renseignement

 

03.06.2015 par valeursactuelles.com

 

Renseignement. L’information a été avancée hier par Jean-Dominique Merchet. Didier Le Bret va être nommé coordonnateur national du renseignement (CNR) en Conseil des ministres ce mercredi 3 juin.

 

Ce diplomate de 53 ans était depuis janvier 2013 directeur du Centre de crise et de soutien du ministère français des Affaires étrangères. Cette cellule qui dépend du Quai d’Orsay est en charge de la coordination de l’action du Gouvernement lors de crises humanitaires et internationales.

 

Titulaire d’une Maîtrise de Lettres classiques, de Sciences Po Lyon et d’un DEA, il a occupé plusieurs fonctions diplomatiques à l’ambassade de France à Moscou, à Vilnius, à New York (Nations Unies), à Dakar et a été plus récemment ambassadeur de France en Haïti. Entre 2007 et 2009, il a été le collaborateur de deux ministres de Nicolas Sarkozy : Jean-Marie Bockel puis Alain Joyandet au secrétariat d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie.

 

Une mission compliquée après le départ d’Alain Zabulon

 

Didier Le Bret succède à Alain Zabulon, récemment nommé chez Aéroports de Paris (ADP). Le passage d’Alain Zabulon au Conseil national du renseignement a été très critiqué. N’ayant pas réussi à trouver ses marques dans cet univers, cet ancien préfet de Corrèze n’était pas apprécié de Bernard Bajolet (patron de la DGSE) et du général Benoît Puga (chef d’état-major particulier du président de la République). Des sources élyséennes, lui ont reproché son « absence totale » après les attentats du 11 janvier, ne cachant pas qu’Alain Zabulon « donnait souvent raison au dernier qui avait parlé ». Les spécialistes du domaine n’ont jamais accepté la nomination de ce préfet, directeur adjoint de cabinet de François Hollande à l’Élysée en 2012 et 2013. En cause, « son manque de recul, sa politisation et son parti pris systématique ». Des sources internes confient par ailleurs qu’après avoir « limogé son ancien adjoint Pierre Lieutaud », Zabulon était « incapable de prendre une décision, car il ne conna[issait] pas ses dossiers ».

 

Contactés par Valeurs actuelles, des acteurs du renseignement confient qu’ « Alain Zabulon a tué le poste » et que « la tâche de Le Bret est immense ». L’un d’entre eux qui apprécie Didier Le Bret pour ses « compétences professionnelles remarquables » émet toutefois quelques craintes : « Pourquoi François Hollande a-t-il choisi un diplomate à la tête de la coordination des services ? Pour envoyer un signal positif après le départ d’Alain Zabulon, il aurait été plus judicieux de nommer un militaire ou un policier ».

 

Le CNR assure la coordination entre la DGSE, la DGSI, la DRM, la DPSD, la DNRED et Tracfin.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Alors qu’il patrouillait au large des côtes somaliennes, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var, navire de commandement de la Combined Task Force (CTF) 150, a rejoint deux bâtiments espagnols de la force européenne de lutte contre la piraterie Atalante (TF 465), afin de les ravitailler en carburant, leur permettant ainsi de poursuivre leur déploiement opérationnel.

 

Le 27 mai 2015, tôt dans la matinée, le transport de chalands de débarquement (TCD) Galicia, navire-amiral de la TF 465, et le patrouilleur hauturier Infanta Cristina, également intégré dans la force, se sont présentés pour effectuer un ravitaillement double à la mer avec le BCR Var. Ces manœuvres sont particulièrement exigeantes du fait de la nature très différente des bâtiments engagés, tant par leur tonnage que leur manœuvrabilité. En effet, elles nécessitent que les bâtiments conservent exactement le même cap et la même vitesse pendant plusieurs heures, requérant une attention de tous les instants de la part des équipes de navigation. Du fait de la bonne maîtrise des procédures communes par les différents équipages, ce double ravitaillement s’est déroulé sans accroc, malgré une mer bien formée et des conditions de navigation difficiles, démontrant une fois de plus l’interopérabilité entre les marines alliées.

 

Le Galicia a également profité de cette séquence de ravitaillement pour entraîner l’équipage de son hélicoptère Sea King à des manœuvres de transport de charge et de treuillage depuis la plateforme hélicoptère du Var. A l’issue de ces différentes interactions, les trois bâtiments ont repris leur route respective afin de poursuivre leurs opérations de patrouille, le Varau profit de la CTF-150, le Galicia et l’Infanta Cristina au sein de la force européenne Atalante.

 

La France assure le commandement de la CTF-150 depuis le 6 avril 2015, et ce pour la neuvième fois depuis sa création en 2001. Mise en place à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la CTF-150, placée sous commandement des Combined Maritime Forces (CMF), rassemble une coalition de 18 nations qui fournissent des moyens navals et aériens pour assurer la permanence de la mission. Elle est l’une des trois Task Forces des CMF, sous commandement américain, avec la CTF-151, engagée dans la lutte contre la piraterie, et la CTF-152, assurant la sécurité maritime du golfe arabo-persique. Aujourd’hui, trente nations sont engagées dans la coalition.

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale
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