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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:55
Les armées auront de nouveaux équipements d'ici à 2019

7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90 vont étre commmandés par le ministère de la Défense. photo A. Pecchi - Airbus HC

 

20/05/2015 Par Véronique Guillermard – leFigaro.fr

 

La loi de programmation militaire actualisée prévoit 1,5 milliard d'euros pour accélérer l'acquisition de matériels.

 

La loi de programmation militaire (LPM) actualisée 2014-2019 a été adoptée, mercredi 20 mai, en Conseil des ministres. Le texte, qui prévoit 3,8 milliards d'euros de crédits budgétaires supplémentaires en faveur de la défense entre 2015 et 2019, sera discuté au Parlement au cours de la première semaine de juin.

Le texte prévoit un effort conséquent au bénéfice des équipements. Une bonne nouvelle pour les armées et les industriels de l'armement. Le ministère de la Défense espère disposer d'une enveloppe de 2 milliards d'euros. Sur ce total, 500 millions seront consacrés au maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels utilisés intensivement par les 9 000 militaires engagés sur les théâtres d'opération extérieurs, afin que leur taux de disponibilité reste optimum. «Un demi-milliard de crédits budgétaires frais sera en outre programmé en urgence pour financer un surcroît d'équipements prioritaires», précise-t-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian. L'Hôtel de Brienne espère enfin dégager 1 milliard, toujours au bénéfice de matériels neufs, grâce aux marges de manœuvres financières créées par l'évolution de certains indices (baisse du pétrole et de l'euro, notamment).

L'exercice ne sera pas facile. «Nous sommes encore hyper-serrés au vu de l'engagement de nos forces sur le terrain. Consacrer 1,5 milliard d'euros en plus pour les équiper en matériels neufs représente un effort considérable. Mais il faut espérer que le milliard issu du ministère sera bien au rendez-vous», admet un conseiller de Jean-Yves Le Drian. La LPM, bien qu'actualisée, reste dans un cadre très contraint.

 

Airbus Group sous pression

Afin de répondre à l'urgence, le ministère de la Défense prévoit de commander «tout de suite» 7 hélicoptères d'attaque Tigre et 6 hélicoptères de transport NH 90. De même, la livraison des 3 derniers ravitailleurs (MRTT) sur les 12 prévus sera anticipée, compte tenu du risque de rupture de la flotte de Transall, à bout de souffle. Leur moyenne d'âge atteint désormais 51 ans. «Et, compte tenu des aléas qui pèsent sur la livraison de l'Airbus A 400M», la France étudie l'acquisition de quatre C 130 auprès de l'américain Lockheed Martin.

«La décision n'est pas encore prise. Nous la prendrons au plus tard à la fin 2015», précise le ministère de la Défense. Celui-ci met Airbus Group sous pression après l'accident d'un A 400M début mai et la découverte d'un problème potentiel sur le moteur (nos éditions du 20 mai). Pragmatique, Jean-Yves Le Drian n'hésitera pas à répondre à l'urgence capacitaire, comme il l'a déjà fait en achetant des drones de reconnaissance américains Reaper. Ils seront d'ailleurs dotés d'une capacité d'écoute électromagnétique. De même, deux C 130 déjà en service seront dotés de capacités offensives avec des missiles Griffin fabriqués par Raytheon.

L'Hôtel de Brienne a aussi tenu compte des contrats signés à l'exportation afin que les armées ne soient pas «perdantes». Six avions de combat Rafale et la frégate Normandie seront en effet prélevés sur le quota français pour livrer l'Égypte. «Mais, à fin 2019, insiste-t-on au cabinet du ministre, l'armée de l'air aura bien les 26 Rafale prévus dans la LPM et la Marine ses 6 frégates de lutte antisoumarine. Et nous avançons la construction d'une neuvième frégate multimission.»

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:55
photo CNE - La Saint-Cyrienne

photo CNE - La Saint-Cyrienne

 

21 mai 2015  par le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT, Président du Comité National d'Entente

 

Panthéon et hommage à la Résistance :nous voulons de jeunes héros !
 

2015. Les Français commémorent le 70 ème anniversaire de la Libération. C’est avant tout le combat contre les nazis et l’envahisseur. L’Honneur de la France a été porté par tous ceux qui ont agi en ce sens. Ils ont été nombreux, certains ont eu des conduites héroïques. Un plus grand nombre encore a été victime de la barbarie sans voir l’aube de la Libération.

 

Des hommes et des femmes se sont engagés dans la résistance à l’occupant soit dans les Forces Françaises Libres, soit au sein des différents réseaux de l’intérieur. Ils méritent que le pays se souvienne d’eux et les cite en exemples. Les associations patriotiques et du monde combattant ont vocation à s’exprimer en ce sens. Dans leurs rangs, très nombreux sont ceux, de toutes générations, qui ont donné des gages voire même leur sang au nom de leur indéfectible attachement à la France et donc à la République.

 

La Libération c’est avant tout le retour du drapeau qui est le symbole même de la France. Il doit être respecté en tout temps et en tout lieu par les anciens comme par les jeunes. Le Comité National d’Entente a proposé en décembre 2014 au Président de la République cinq noms de jeunes héros, dont quatre Compagnons de la Libération, pour les faire « entrer au Panthéon » à l’occasion de la commémoration de la Libération. Aucune réponse ne lui a été faite. Il déplore cette indifférence incompréhensible mais il regrette plus encore qu’un signal ambigu soit fait à cette occasion. La Jeunesse de France a généré des héros pour libérer la patrie durant cette deuxième guerre mondiale. Pourquoi alors leur préférer, à cette occasion, une victime de la barbarie, même comme Jean Zay ? La confusion trop fréquente entre ceux qui sont des victimes, ceux qui font leur devoir et les héros, est une erreur.

 

Le Comité National d’Entente réaffirme, à l’occasion de la prochaine cérémonie du 27 mai au Panthéon, qu’il eut été grand de glorifier de jeunes héros dont l’attachement au drapeau national n’aurait souffert d’aucune controverse ni d’aucune ambigüité.

 

Nous voulons au Panthéon de jeunes héros fiers du Drapeau de la République : tel est le sens de notre communiqué !

 
                
Le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT
Président du Comité National d'Entente
 
 
Associations signataires du présent communiqué
  • A.C.U.F. (Association des Combattants de l'Union Française)
  • A.E.A. (Association des Elèves de l’Ecole de l’Air)
  • A.E.N. (Association des Anciens de l’Ecole Navale)
  • A.E.T. (Association des Enfants de Troupes)
  • A.N.C.G.V.M. (Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire)
  • A.N.C.M. (Association Nationale des Commissaires de la Marine)
  • A.N.C.C.O.R. « Ceux de Cherchell »
  • A.N.O.C.R. (Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite)
  • ANOPEX (Association Nationale des Participants aux Opérations Extérieures)
  • A.N.O.R.GEND (Association Nationale des Réservistes de la Gendarmerie)
  • A.N.O.R.I. (Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie)
  • A.N.R.A.T. (Association Nationale des Réserves de l’Armée de terre)
  • F.A.C.S. (Fédération des Anciens Combattants résidant hors de France)
  • F.N.A. (Fédération Nationale de l’Artillerie)
  • F.N.A.O.M. / A.C.T.D.M. (Fédération Nationale des Anciens d’Outre-Mer et Anciens Combattants TDM)
  • F.N.A.C. (Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pieds, alpins et mécanisés)
  • F.N.A.P. (Fédération Nationale des Associations Parachutistes)
  • F.N.B.M.I.G. (Fédération Nationale des Blessés Multiples et Impotents de Guerre)
  • F.N.G. (Fédération Nationale du Génie)
  • F.N.T. (Fédération Nationale du Train)
  • F.R.E.S.M. (Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne)
  • F.S.A.L.E. (Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion Etrangère)
  • L’EPAULETTE (Association des officiers de recrutement interne et sous contrat)
  • La Fraternelle Militaire
  • La Saint-Cyrienne (Association des Elèves et anciens élèves de l’Ecole Spéciale Militaire)
  • MINERVE (association de l’enseignement militaire supérieur, scientifique et académique)
  • Promotion VICTOIRE
  • TREFLE (Elèves et anciens élèves de l’Ecole des Officiers de Gendarmerie)
  • U.A.G. (Union des Aveugles de Guerre)
  • U.N.A.A.L.A.T. (Union Nationale des Associations de l’A.L.A.T.)
  • U.N.A.B.C.C. (Union Nationale de l’Arme Blindée Cavalerie et Chars)
  • U.N.C. (Union Nationale des Combattants)
  • U.N.A.C.I.T.A. (Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des T.O.E. et d’AFN)
  • U.N.O.R. (Union Nationale des Officiers de Réserve)
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:56
"Dans le texte" et sans surprise, l'actualisation de la LPM en conseil des ministres

 

20.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Jean-Yves Le Drian a présenté ce matin [20 mai], le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire pour les années 2015 à 2019.

Voici le texte diffusé à l'issue du conseil des ministres, annonçant ce qui sera présenté aux Parlementaires. Un texte sans surprise et sans détails; il faudra donc attendre les débats pour découvrir les subtilités de cette actualisation.

Toutefois, pour en savoir plus (sur les commandes dont 4 C-130 etc et sur les effectifs), et pour accéder au dossier thématique (et au texte du projet de loi), cliquer ici.

"La loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale met en oeuvre les orientations de la politique de défense définies par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié le 29 avril 2013. Elle programme les ressources et les capacités allouées à la défense nationale pour six ans. Ainsi que le prévoyait l’article 6 de la loi, le présent projet de loi procède à l’actualisation de la programmation militaire selon les décisions arrêtées par le Président de la République lors du conseil de défense du 29 avril 2015.
Cette actualisation s’inscrit dans les principes de la stratégie de défense et de sécurité nationale énoncés dans le Livre blanc et préserve les grands équilibres de la programmation militaire, tout en intégrant les évolutions survenues depuis 2013. Elle consolide l’effort de défense de la France compte tenu de l’acuité des lourdes menaces qui pèsent contre la sécurité de la France et de ses intérêts, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire.
Depuis 2013, les responsabilités de la France vis-àvis des États et des populations soumis à la violence des attaques terroristes ainsi que les besoins de la sécurité du pays ont conduit à un niveau élevé d’engagement extérieur des armées, au-delà des seuils fixés dans le Livre Blanc de 2013. Simultanément, au regard des impératifs de protection des Français depuis les attentats de janvier 2015, le Président de la République a décidé de pérenniser le déploiement de 7 000 militaires sur le territoire national dans le cadre de l’opération « Sentinelle » et le renforcement des dispositifs de protection du ministère de la défense. Pour garantir la capacité des armées à conduire dans la durée l’ensemble de leurs engagements opérationnels et à assurer en toute occasion la sécurité des Français, sur le territoire national comme en intervention extérieure, un ajustement des effectifs, un effort au profit des équipements les plus employés dans les opérations et un renforcement des capacités de renseignement et de cyberdéfense ont été décidés. 3,8 milliards d’euros de crédits supplémentaires seront dégagés sur quatre années au profit la programmation militaire, portant le montant de ses ressources, hors pensions, à 162,4 milliards d’euros courants sur la période 2015-2019. En outre, ces ressources seront sécurisées en substituant des crédits budgétaires aux ressources exceptionnelles prévues dans la loi de 2013. Dès 2015, les ressources de la mission défense sont intégralement composées de crédits budgétaires et des produits de cessions immobilières ou d’équipements militaires.La posture de protection terrestre est renforcée et les forces devront être capables de déployer dans la durée 7 000 hommes sur le territoire national, avec une capacité à monter en quelques jours jusqu’à 10 000 hommes pour un mois, ainsi que les moyens adaptés des forces navales et aériennes. Ce déploiement doit contribuer, au profit de l’autorité civile et en renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, à la protection des points d’importance vitale et des flux essentiels pour la vie du pays, au contrôle de l’accès au territoire et à la sauvegarde des populations.
À cet effet, les effectifs de la force opérationnelle terrestre seront portés de 66 000 à 77 000 hommes. La contribution de la réserve opérationnelle militaire sera également accrue et l’activation du contrat opérationnel de protection pourra entraîner le recours à de nouvelles conditions d’appel de la réserve, plus souples et plus réactives. Le projet de loi modifie pour cela l’évolution prévisionnelle des effectifs de la mission « Défense » qui atteindront 261 161 équivalents temps pleins (ETPE) en 2019 : la diminution des effectifs, initialement prévue à hauteur de 33 675 ETP sur la période 2014-2019, est atténuée de 18 750 ETP et s’établira à 14 925 déflations, dont 6 618 sur 2015-2019 – hors effectifs de stagiaires prévus dans le cadre de l’expérimentation du Service militaire volontaire. Les réformes et rationalisations engagées par le ministère de la défense seront poursuivies afin de permettre la réorientation de 15 000 postes des fonctions de soutien vers la protection du territoire national, tout en consolidant des parcours professionnels attractifs et en maîtrisant sa masse salariale.
Ce projet de loi prévoit en outre un effort accentué au profit de l’équipement des forces dans certaines capacités critiques telles que l’entretien des matériels, les hélicoptères, l’aviation de transport tactique ou encore le renseignement. Une enveloppe de 88 milliards d’euros courants sur la période 2015- 2019 sera ainsi consacrée à l’équipement et bénéficiera à l’industrie de défense, secteur crucial de l’économie et indispensable à l’autonomie stratégique de la France. En moyenne, la dotation annuelle s’élèvera à près de 17,6 milliards d’euros courants.
En outre, les prévisions d’exportation de la loi de programmation militaire sont en passe d’être tenues, en particulier dans les domaines aéronautique et naval, comme l’illustrent la concrétisation récente de l’exportation de l’avion de combat Rafale au profit de l’Égypte et du Qatar, l’annonce concomitante d’une prochaine commande indienne et la livraison d’une frégate européenne multi missions à l’Égypte en 2015.Enfin, le présent projet de loi comporte un volet normatif, dont certaines dispositions portant sur la gestion des ressources humaines qui doivent permettre l’exécution de la programmation militaire, d’autres tirant les conséquences d’évolutions juridiques intervenues depuis 2013. À la suite des deux arrêts du 2 octobre 2014 de la Cour européenne des droits de l’homme, le projet loi intègre ainsi le droit pour les militaires de créer et d’adhérer librement à des Associations professionnelles nationales de militaires."

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:56
Les crédits accordés à l’armée ne bénéficieront pas forcément à l'industrie européenne

 

20.05.2015 Par Nathalie Guibert et Dominique Gallois - lemonde.fr

 

Les armées françaises vont bénéficier de moyens supplémentaires, humains et matériels. La décision a été prise par François Hollande après les attentats terroristes de janvier, qui ont tué 17 personnes à Paris. C’est l’objet du projet de révision de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, examiné en conseil des ministres mercredi 20 mai.

Ce sont ainsi 3,8 milliards d’euros de ressources financières qui viendront s’ajouter, de 2016 à 2019, dans l’enveloppe de la LPM, votée en décembre 2013 (190 milliards d’euros courant sur cinq ans). Dans ce surplus de crédits, 1 milliard d’euros sera consacré à l’achat de nouveaux équipements.

« C’est une excellente nouvelle pour toutes les entreprises de défense, surtout pour les plus petites d’entre elles à l’équilibre fragile», a relevé Marwan Lahoud, président du Conseil des industries de défense (Cidef).

Reste qu’il n’est pas dit que ce surplus de contrats profite aux industriels français et/ou européens du secteur. Une partie de l’enveloppe supplémentaire pourrait en effet être utilisée pour acheter du matériel auprès de l’industrie américaine.

 

L’armée de l’air veut des avions américains

C’est le cas par exemple dans le domaine des avions de transport militaire et de ravitaillement. L’armée de l’air et les forces spéciales réclament en effet l’achat de quatre C-130 de l’américain Lockheed Martin (dont deux destinés à ravitailler en vol les hélicoptères).

Cette acquisition « sur étagère » se ferait au détriment de l’A400M d’Airbus, en raison des retards du programme de l’avion européen et de son incapacité, dans sa version actuelle, à larguer des parachutistes ou à effectuer du ravitaillement en vol.

L’avionneur européen a promis des modifications pour répondre aux besoins. Des tests sont menés depuis un an, et un calendrier de mise en oeuvre de ces modifications sera présenté au début de l’été.

La Direction générale de l’armement soutient Airbus en arguant d’un coût exorbitant des quatre avions américains, évalué à environ 800 millions d’euros. Un argument battu en brèche chez les militaires, comme chez les parlementaires, qui jugent cette facture gonflée, l’estimant à 240 millions d’euros.

La décision est suspendue à la proposition d’Airbus, explique-t-on au ministère de la défense. La réponse de l’avionneur dépendra aussi des résultats de l’analyse des boîtes noires de l’A400M, qui s’est écrasé à Séville début mai.

 

La francisation des drones américains abandonnée

En raison de l’urgence, la « francisation » des équipements des drones de surveillance américains Reaper, déployés au Sahel, a par ailleurs été abandonnée. Le nouveau projet scelle l’achat d’un système de détection américain ROEM (renseignement d’origine électromagnétique), réclamé par l’armée de l’air.

Cette mise aux normes françaises avait pourtant fait l’objet d’un engagement en 2014 lors de l’achat, en urgence, de drones aux États-Unis plutôt qu’en Europe. Thales était sur les rangs.

Malgré tout, la nouvelle enveloppe de 1 milliard d’euros prévoit l’acquisition de sept hélicoptères d’attaque Tigre supplémentaires et de six NH90 spécialisés dans le transport de troupes, appareils fabriqués par Airbus Hélicoptères.

S’y ajoute l’achat de deux patrouilleurs pour la marine. Ou encore l’accélération de projets déjà prévus, comme le troisième satellite d’observation Musis, fabriqué, à Toulouse, par Airbus Defence and Space (Thales Alenia Space fournissant l’optique) alors qu’il est financé aux deux tiers (200 millions d’euros) par les Allemands.

 

Lire aussi : Défense : le gros de l’effort reporté à l’après-2017

Lire aussi : À la France les satellites d’observation, à l’Allemagne les drones

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:56
Le premier tir d'un missile de croisière depuis une unité de surface en Europe (19.05.2015) photo L.Bernardin Marine Nationale

Le premier tir d'un missile de croisière depuis une unité de surface en Europe (19.05.2015) photo L.Bernardin Marine Nationale


20.05.2015 par Le Fauteuil de Colbert
 

Le lendemain du premier tir d'un MdCN par la frégate Aquitaine (en lieu et place de la Normandie), le projet de loi pour l'actualisation (prévue depuis fin 2014 de mémoire) de la loi de programmation militaire 2014-2019. Si la certitude budgétaire de la défense militaire de la France est à la hauteur du brouillard de la guerre de Clausewitz, reconnaissons au moins l'effort. En supposant que ce gouvernement respecte tous ses engagements financiers  pour la Défense nationale d'ici à 2017, ce serait bien une première depuis 1962 ou 1945. 

 

Nous trouvons toutes les informations dans le document mis en ligne par le ministère et que vous pouvez lire.


Forces navales
5 missions navales permanentes

En ce qui concerne les affaires navales, le ministre de la Défense reconnaît aussi à la Marine nationale un niveau d'engagement particulièrement important qui nécessite des ajustements et des efforts :
"L’augmentation du niveau d’engagement des forces navales présentes sur 5 zones de déploiement, l’élévation des exigences de protection face à la menace terroriste et l’impact des contrats d’exportation (notamment Egypte) induisent des ajustements sur la trajectoire de ralliement du modèle." (p. 71)

FLOTLOG

Il est bien confirmé (pp. 36, 72) que d'ici à 2019 le format logistique de la Marine nationale demeurera bloqué à trois BCR (le Marne sera bientôt retiré du service cette année). Bonne surprise, le programme FLOTLOG est avancé à cette loi de programmation militaire : "La flotte logistique Flotlog destinée à remplacer les actuels pétroliers ravitailleurs polyvalents et autres bâtiments de soutien comportera 3 unités, dont la première sera commandée en fin de période." (p. 72) Par contre, le tableau récapitulatif (p. 79) laisse entendre que le format actuellement retenu est de 3 FLOTLOG.

Les problèmes du porte-avions

La refonte à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle devrait dégager bien des marges de manœuvre logistiques pendant plus de 28 mois (2016-2019). Cette opération majeure débutera en 2017 et non plus fin 2016 (pour reporter la charge financière ?) :
"Le deuxième arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle débutera en 2017. Outre le rechargement des cœurs nucléaires et une révision générale, cet arrêt sera mis à profit pour réaliser une opération visant au maintien de ses principales capacités opérationnelles et son adaptation à un groupe aéronaval centré sur le Rafale, consécutif au retrait définitif de service, en 2016, du Super-Etendard Modernisé." (p. 72)

 

La France maintient le statu quo aéronaval par cette opération dont les estimations financières oscillent entre 1,2 et 1,6 milliards d'euros. Nous ne savons pas non plus le niveau d'ambition de cette opération (nouveaux radars par exemple ?). Qui plus est, le déplacement de fin 2016 à 2017 de cet arrêt laisse raisonnablement augurer de craintes quant à sa réalisation car les élections présidentielles ne réussissent guère aux porte-avions en France depuis 1994.

 

La question du deuxième porte-avions est donc renvoyé à une loi de programmation militaire future. Ce sera peut-être l'occasion d'étudier de nouveau certaines hypothèses, à l'instar du choix de la propulsion (nucléaire ou conventionnelle), les capacités embarquées (catapultes électromagnétiques ?) ou de la pertinence de rapprocher les conceptions et industrialisation des coques des PA 2 (le R92 Richelieu en attente depuis 1990) et PA3 (le successeur au Charles de Gaulle) de celles des FLOTLOG.

Classe Suffren

Les Force Sous-Marine (F.S.M.) perdent encore une année puisque le renouvellement des Sous-marins Nucléaire d'Attaque (S.N.A.) s'éloignent d'une année supplémentaire pour la première unité qui ne sera "livrée" qu'en 2018, et non plus mise en service en 2017 (initialement 2012) :
"Fin 2018, le premier des 6 nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, remplaçant les Rubis, aura été livré et admis au service actif. Les Barracuda présenteront des capacités multirôles, mettant en œuvre notamment, outre des capacités de renseignement, la torpille lourde, le missile de croisière naval (MdCN) et, lorsque nécessaire, des nageurs de combat." (p. 72) Le Rubis sera retiré du service en 2017.

La Force de Guerre des Mines peut jouir d'une certaine bonne nouvelle car dans le tableau récapitulatif (p. 79) ainsi que dans le bilan de la Marine à l'Horizon 2025 (p. 36) il est question d'une force de guerre des mines équipée du SLAMF (p. 36). Ce qui correspond à SLAMF 4 bâtiments et 8 système de drones (p. 79).

17 à 16 (15) frégates de 1er rang

La Normandie justement devrait être remplacée par une neuvième frégate de la classe Aquitaine (bien que le document ne semble pas en tenir compte) aux dires des déclarations de Jean-Yves Le Drian. Le ministère (p. 72) confirme l'objectif de six FREMM en service d'ici à 2019, deux autres d'ici à 2022 (les deux FREDA). Le ministère de la Défense doit se prononcer en 2016 sur les trois dernières unités de la classe.

 

La Royale a 17 frégates de premier rang en 2015. Fin 2019 (p. 81), ce chiffre tombe à 16 frégates pour un objectif de 15 :

  • "la" classe La Fayette (la première unité atteindra la trentième année de service en 2026) seront modernisés avec, notamment, l'adjonction d'un sonar au fil des arrêts techniques programmés, pour assurer la transition avec les frégates de taille intermédiaire (p. 29, 72).
    Aucun calendrier ni nombre d'unités modernisées (toutes ?) n'est précisé.

  • les Frégates de Taille Intermédiaire (F.T.I.) deviennent une réalité puisqu'il est dit que la première unité sera livré en 2023 (p. 29, 72). Elles sont "complémentaires des FREMM" (p. 29). 

 

Nous trouvons un détail intéressant pour tenter de comprendre le format des frégates : "(15) Deux frégates anti-sous-marines d’ancienne génération (désarmés post-2019 en fonction de l’admission au service actif des FREMM pour maintenir au niveau requis la capacité de lutte sous la mer), 5 FREMM (le prélèvement de la FREMM « Normandie » pour l’export Egypte nécessite que le rythme de production de FREMM françaises soit adapté pour respecter l’objectif LPM de six frégates anti sous-marines livrées avant fin 2019), 4 frégates de défense aérienne (dont 2 FAA d’ancienne génération) et 5 frégates légères furtives (à rénover)." (p. 82)

Le niveau d'ambitions par unité ne diminue puisque les FREMM doivent toujours rassembler un système d'armes des plus complets :

  • "Les FREMM embarqueront le missile de croisière naval (MdCN) à partir de 2015, le missile antinavires Exocet MM 40 B3 à portée étendue, la torpille anti-sous-marine MU 90, l’hélicoptère de combat anti-sous-marin NFH 90 et le missile de défense aérienne et anti-missiles ASTER." (p. 72)

  • "Le NFH 90 CAIMAN (Nato Frigate Helicopter) version combat, équipe les frégates de nouvelle génération Horizon et FREMM, à raison d’un hélicoptère par frégate. Le CAIMAN participe aussi aux missions de sauvetage en mer dans sa version soutien. Pour assurer ces missions de combat et soutien naval, 27 CAIMAN sont en cours de livraison. Les 24 premiers seront livrés avant la fin de la présente loi." (p. 27)

Enfin, la modernisation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 suit son cours : "La rénovation des avions de patrouille maritime ATL 2 entrera en réalisation avec des premières livraisons en 2018. Deux avions auront été rénovés fin 2019 sur les quinze prévus." (p. 72). Par extension, il convient de se demander si la commande accélérée des A330 MRTT (dont le CEMAA vante les qualités comme plateforme C2), la potentielle commande de 4 C-130 (avec missiles Griffin) et l'éventuelle modernisation des C-130 restants pourraient être autant de bonnes raisons de retirer du Moyen-Orient des ATL2 bien plus utiles à la mer, notamment dans l'Atlantique Nord où ils sont très demandés, notamment par l'OTAN. 

 


Forces maritimes

La Marine nationale (pp. 9, 29, 36) devrait voir ses moyens de sauvegarde maritime, du côté des unités de surface renforcés. Ainsi, le document annonce : 

  • la commande du B4M, ce programme se traduit dans les faits par la levée de l'option pour la quatrième unité du programme BMM/B2M qui est très attendue dans l'océan Indien, au point qu'il y ait des tensions rue Royale pour le premier port base du d'Entrecastaux

  • le programme BSAH devrait se matérialiser par une commande à la rentrée des 4 premières unités en acquisition patrimoniale depuis l'échec du PPP, il est toujours questions que 4 autres bateaux soient affrétés. Il ne serait pas étonnant que les 4 premiers navires soit un "dérivé", à peine une sous-classe, des BMM.

Il serait question que le programme BATSIMAR soit avancé de deux ans, soit de 2024 à 2022 pour l'entrée en service des deux premières unités, suivies de deux bateaux chaque année pour atteindre une cible d'environ 15 à 18 patrouilleurs hauturiers.

 

Ces programmes sont cruciaux pour renforcer les capacités logistiques de la Marine nationale en soutien à ses missions militaires et de sauvegarde maritime. Le nombre de navires dédiés à l'Action de l'État en Mer de 2015 (18 patrouilleurs et 3 BATRAL, p. 81) à 2019 (4 B2M + 2 PLG + 7 avisos A 69 + 6 patrouilleurs d’ancienne génération de tout type, p. 81) chute de 2 unités.  

 

AVSIMAR n'est pas évoqué mais le tableau des moyens de surveillance aéromaritime semble résister par la confirmation du versement de 4 Atlantique 2 à l'AEM : "16 avions de surveillance maritime (12 de type FALCON et 4 ATL2)" (p. 81).

 

Horizon Marine 2025

Nous pouvons trouver le plan naval édité en 2015 (Horizon 2025) ajusté pour le tonnage à atteindre dans dix ans (p. 36) :

 

"La marine mettra en œuvre une composante sous-marine de 4 Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et 6 Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA type Rubis et Barracuda équipé du missile de croisière naval - MdCN), une composante de surface soutenue par 3 bâtiments de soutien logistique et constituée d’un porte-avions, de 3 Bâtiments de projection et de commandement (BPC), de 15 frégates de premier rang (FREMM équipées du MdCN, Frégates de défense aérienne (FDA) et Frégates de taille intermédiaire - FTI), d’une force de guerre des mines équipée du Système de lutte anti-mines futur (SLAMF) et une composante aéronavale de 15 avions de patrouille maritime rénovés, 27 hélicoptères NH90 de combat embarqués et 40 avions de chasse Rafale marine. •  Par ailleurs, 6 frégates de surveillance, 4 Bâtiments multimission (B2M), 8 Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) (dont 4 affrétés), ainsi que des Bâtiments de surveillance et d’intervention maritimes (BATSIMAR), des avions de surveillance maritime et des hélicoptères légers contribueront à la protection des espaces maritimes et à la défense de nos intérêts en métropole et outre-mer."

Marine 2025 déplacerait alors 387 500 tonnes.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:55
A column of 45 Royal Marine Commandos yomp towards Port Stanley. Royal Marine Peter Robinson, carrying the Union Jack flag on his backpack as identification, brings up the rear. This photograph, taken in black and white and colour, became one of the iconic images of the Falklands Conflict

A column of 45 Royal Marine Commandos yomp towards Port Stanley. Royal Marine Peter Robinson, carrying the Union Jack flag on his backpack as identification, brings up the rear. This photograph, taken in black and white and colour, became one of the iconic images of the Falklands Conflict


source SHD
 

21 mai 1420 : traité de Troyes. Le duc de Bourgogne, Philippe Le Bon et le roi d'Angleterre, Henri V, signent le traité qui livre la France aux Anglais. C'est le résultat de la défaite française d'Azincourt et de la division du royaume entre les Bourguignons et les Armagnacs. Le dauphin Charles VI ne règne plus que sur la moitié sud de la France, son conseil et sa cour sont itinérants.

 

21 mai 1521 : fin du siège de Pampelune (Espagne). Le 20 mai, le général Lesparre prend la ville de Pampelune avec 13 000 franco-navarrais, dans le cadre de la lutte entre François Ier et Charles Quint. La forteresse, défendue par Miguel de Herrera et à peine 1000 Castillans, résiste encore quelques heures alors que tout espoir de vaincre a disparu. Le chef de la forteresse s'est laissé convaincre par la fougue d’Ignace de Loyola qui désire combattre jusqu’au bout quoiqu'il advienne. Noble, basque et chef militaire plein d'avenir, Loyola possède déjà certaines des qualités de persuasion et courage qui feront de lui quelques années plus tard, le fondateur et "général" de l'ordre jésuite. L’artillerie française tire juste et à force de concentrer son bombardement sur les remparts, finit par ouvrir une brèche. Loyola prend la tête d’un détachement pour repousser l’assaut qui se prépare contre l’ouverture pratiquée dans l’enceinte, mais un boulet de canon lui brise les jambes. Le prometteur mais dorénavant boiteux, Ignace de Loyola, vient d’entrer sans le savoir, dans sa deuxième carrière : Il sera général (des Jésuites) et conquérant (d’un empire spirituel).

 

21 mai 1813 : bataille de Bautzen. Lors de la campagne de Saxe, les maréchaux Oudinot et Ney culbutent une armée prusso-russe (Blücher et Barclay de Tolly), qui parvient néanmoins à se retirer en bon ordre. Le seul réel bénéfice de la journée est la confirmation de l'audace et de la ténacité des "Marie-Louise", ces jeunes  conscrits qui ont connu leur baptême du feu à Lützen (2 mai).

 

21 mai 1871 : début de la semaine sanglante (Paris). Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, envoie 130 000 hommes (« les Versaillais ») mettre fin à la tentative de révolution des communards parisiens. La reconquête de la capitale se fait quartier par quartier causant un minimum de 20 000 morts.

 

21 mai 1891 : Pierre Loti « immortel ». Le capitaine de frégate Julien Viaud (Pierre Loti en littérature) est élu à l’Académie française. Il n’ a que 42 ans.

 

21 mai 1940 : accident du général Billotte. (Ypres – Belgique). A l’issue de la conférence d’Ypres, qui a regroupé les représentants belges, britanniques et français pour décider des mesures à prendre suite à l’encerclement de l’armée du Nord par les forces allemandes, le général Billotte, commandant le corps français et chargé de conduire la contre-offensive contre les unités allemandes les plus avancées, se tue dans un accident de voiture en retournant à son PC. La vacance du commandement sera quasi-totale durant plusieurs jours, empêchant les alliés de saisir l’opportunité d’une « nouvelle Marne », alors même que des avions de reconnaissance français ont décelé la faille dans le dispositif allemand extrêmement étiré. Le commandant britannique, Lord Gort, conduit néanmoins l’attaque qui lui a été demandée à partir d’Arras avec un bataillon de chars qui sera presque totalement détruit, mais non sans mettre sérieusement en difficulté la 7° panzer division du Général Rommel ; toutefois, aucune troupe n’est prévue pour exploiter cette percée. En dehors de l’encerclement, au Sud-Est, le général Besson commandant le groupe d’armées N°3, mal informé des conclusions d’Ypres (cf. la mort de Billotte) et faisant peu confiance aux anglais, reste passif, malgré une supériorité numérique et matérielle croissante grâce à l’arrivée permanente de renforts de Lorraine.

 

21 mai 1982 : débarquement britannique à San Carlos (Iles Falkland). Depuis que l’Argentine a envahi les iles Falkland (2 avril), les troupes britanniques et argentines se sont affrontées très brièvement en Géorgie du Sud (coup de main des SAS) puis sur mer et dans les airs (Harrier/Mirage III). Le 21 mai, alors que les Britanniques débarquent avec succès 4000 hommes dans la baie de San Carlos pour y établir une tête de pont vers Port Stanley, une attaque aérienne argentine coule une frégate et endommage 2 destroyers en couverture de l’opération.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:54
Actualisation de la Loi de programmation militaire 2014 / 2019


20/05/2015 Ministère de la Défense

 

Les évolutions du contexte international survenues depuis 2013 et le niveau élevé d’engagement des forces armées qui en a résulté ont conforté les analyses du Livre blanc, mais ont également conduit au dépassement des seuils opérationnels fixés par ce dernier.

 À cet égard, les attaques de janvier 2015 ont apporté la tragique confirmation que la France, comme les autres États européens, était directement exposée à une menace terroriste en pleine expansion. L’ensemble de ces facteurs rendait d’autant plus nécessaire l’actualisation de la Loi de programmation militaire, prévue par la loi de programmation.

Grâce à des ressources financières en hausse, ce projet de loi réduit les déflations d’effectifs et porte un effort significatif sur les équipements clés au profit du renseignement et de l’action opérationnelle. Il prévoit également la rénovation de la concertation par la création des associations professionnelles nationales de militaires ainsi qu’un appel renforcé à la réserve militaire

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

20/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le mercredi 20 mai 2015, le patrouilleur de haute mer de la marine nationale « Commandant Birot », engagé dans l’opération Triton depuis le 27 avril dernier, a porté assistance à une embarcation signalée en détresse en haute mer à 160 nautiques (296 km) dans le sud-est des côtes italiennes.

 

Cette mission de sauvetage était conduite sous la responsabilité du Centre de coordination des opérations de sauvetage de Rome (MRCC Rome - Maritime rescue coordination center).

 

Ce navire de pêche, « l’Afandina », d’une vingtaine de mètres de long, avait été préalablement détecté par un avion italien également engagé dans l’opération Triton.

 

Au total, 297 naufragés, dont 51 femmes et enfants, ont été recueillis et pris en charge par l’équipage du « Commandant Birot »,dont le médecin et les infirmiers du bord.

 

Le patrouilleur de haute mer fait actuellement route vers Tarente. À leur arrivée à terre, les personnes secourues seront prises en charge par les autorités italiennes.

 

Depuis la décision du Conseil européen  le 23 avril 2015 de renforcer la présence de l’Union européenne en mer, la France a mis à disposition de l’agence FRONTEX un bâtiment de la Marine nationale. Le « Commandant Birot »  patrouille au sud de l’Italie depuis le 27 avril dans la zone de l’opération Triton.

 

REPÈRES

 

FRONTEX : créée par le Conseil en 2004, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (FRONTEX) est opérationnelle depuis le 1er mai 2005. Elle vise à coordonner entre les États membres les opérations en matière de gestion des frontières extérieures. Outre sa responsabilité en matière de formation, d’analyse des risques et de recherche technologique, les principales missions de FRONTEX consistent à apporter une assistance technique et opérationnelle aux États membres en matière de gestion des frontières extérieures et à leur fournir l’appui nécessaire pour organiser des opérations de retour conjointes. De plus, l’agence met à disposition des États membres une force de réaction rapide composée d’un vivier de gardes-frontières européens, dont le déploiement peut intervenir en cas de crise.

 

OPERATION TRITON : lancée le 1er novembre 2014 et dirigée depuis l’ICC (International Coordination Center - centre de coordination international) de FRONTEX à Rome, cette opération navale a pour objectif de surveiller et de contrôler les flux migratoires en direction de l’Italie et des autres Etats de l’Union européennes. En cas de détresse en mer, les opérations de sauvetage sont coordonnées par le MRCC de Rome.

 

LE COMMANDANT BIROT : ce patrouilleur de haute mer assure des missions de surveillance de nos approches maritimes (Posture permanente), de service public (sauvetage, police des pêches), d’escorte de bâtiments en zone de crise (lutte contre les trafics, la piraterie et le terrorisme maritime) et des déploiements opérationnels plus lointains (Océan indien, Golfe de Guinée…).

 

LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION ILLEGALE : ces actions s’inscrivent dans un cadre interministériel (Action de l’État en mer) et  international pour ce qui est des opérations coordonnées par l’agence européenne FRONTEX. Cette lutte est prioritairement dirigée contre les réseaux criminels qui exploitent la situation des migrants et qui les mettent en danger. Les opérations de lutte contre l’immigration illégale s’apparentent le plus souvent à de véritables actions d’urgence de sauvetage en haute mer, compte tenu de l’état des embarcations dans lesquelles naviguent les migrants. Elles revêtent par ailleurs une dimension humanitaire à laquelle les équipages de la Marine nationale sont formés et entraînés.

 

En 2014, la Marine nationale a intercepté près de 170 embarcations  et  170 passeurs et porté secours à près de 2 900 immigrants clandestins.

photo Marine Nationale

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:45
photo EMA / Armée de Terre

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21/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La semaine a été marquée dans le fuseau Est par la fin d’une nouvelle opération bipartite de contrôle de zone dans la région de la passe de Salvador, à l’extrême Nord du Niger. Cette opération, conduite du 9 au 20 mai avec les forces armées nigériennes, et débutée par une opération aéroportée, avait pour objectif d’entraver les flux logistiques des groupes armés terroristes. A l’issue d’un violent accrochage, les forces françaises et nigériennes ont mis hors de combat six individus lourdement armés.

 

Dans le fuseau Ouest, dans la nuit du 17 au 18 mai, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans le nord du Mali. Quatre terroristes ont été tués au cours des combats. Parmi eux figurent Amada Ag Hama alias « Abdelkrim le Touareg » et Ibrahim Ag Inawalen alias « Bana », deux des principaux chefs d’AQMI et d’Ansar Eddine. Ces deux groupes sont responsables de nombreuses attaques terroristes contre les forces internationales, ainsi que d’exactions répétées à l’encontre des populations maliennes. Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO, porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens.

 

La semaine a également été marquée par la fin des opérations de relève entre le groupement tactique désert (GTD) Rapace et le GTD Mistral, principalement armé par 21e RIMa.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:45
photo EMA / Armée de Terre

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21/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation est restée calme dans l’ensemble du pays. La semaine a été principalement marquée par la clôture du forum de Bangui, le 11 mai 2015. La capitale a par ailleurs connu quelques agitations de faible ampleur les 11 et 12 mai 2015, entièrement résorbées par la MINUSCA qui a engagé sa force de police de réaction rapide (QRF). La force Sangaris n’a pas eu besoin d’intervenir en appui. Dans le même temps, quelques patrouilles conjointes avec la MINUSCA ont été conduites dans les régions de Kaga Bandoro, Damara et Sibut.

 

Le mardi 19 mai, la base opérationnelle de Bria été transférée à la MINUSCA.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:45
Sahel : deux importants chefs terroristes mis hors de combat

 

20/05/2015 Communiqué de presse du Ministère de la Défense

 

Dans la nuit du 17 au 18 mai, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans lenord du Mali.

 

Quatre terroristes ont été tués au cours des combats. Parmi eux figurent Amada Ag Hamaalias « Abdelkrim le Touareg » et Ibrahim Ag Inawalen  alias « Bana »,  deux des principaux chefs  d’AQMI  et  d’Ansar  Eddine.  Ces  deux  groupes  sont  responsables  de  nombreuses attaques  terroristes  contre  les  forces  internationales,  ainsi  que  d’exactions  répétées  à l’encontre des populations maliennes.Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO, porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens.Le ministre de la Défense félicite les forces françaises pour leur action et leur déterminationdans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

21/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Dans la région de Bagdad, les forces françaises poursuivent leurs activités de formations spécifiques au profit de la 6e division irakienne et de l’ICTS (l’Iraqi Counter Terrorism Service). Parallèlement, depuis le 13 mai, dans le cadre du volet aérien de l’opération, 17 sorties aériennes ont été réalisées et 13 frappes portées contre des objectifs au sol dans les régions de Baïji, Ramadi, Mossoul et Sinjar. Ces actions ont permis la destruction de positions de combat, de bâtiments occupés par des combattants et de véhicules suicides.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et sixMirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 11:50
L'hélicoptère Tigre: une exemple de coopération internationale plutôt réussie - photo S.Vincent Armée de Terre

L'hélicoptère Tigre: une exemple de coopération internationale plutôt réussie - photo S.Vincent Armée de Terre

 

20/05/2015 Par le Capitaine de corvette Julien Droit, 22ème promotion de l'école de guerre

 

En matière d'armements, la coopération internationale est toujours synonyme de coût beaucoup plus élevés. Mais, à condition d'une véritable ambition politique, le jeu de la coopération peut être gagnant.

 

Dans le contexte budgétaire actuel fortement contraint, l'exécution de la loi de programmation militaire est incertaine. Le bon déroulement des programmes militaires pourrait être remis en cause car les coûts d'acquisition deviennent de plus en plus élevés. La coopération internationale pourrait être une solution efficace pour réduire significativement ces coûts mais elle se révèle souvent décevante. La performance d'un programme d'armement ne dépend pas tant du nombre de pays participants que de la volonté politique de ces pays.

 

Des coûts toujours plus élevés rendent la coopération indispensable...

Lorsque l'on s'intéresse au coût d'acquisition unitaire des systèmes d'armes modernes, on constate qu'il est en constante augmentation. Pour obtenir un outil de défense toujours plus performant, la recherche et le développement de technologies nouvelles deviennent de plus en plus coûteux. Ces dépenses deviennent si élevées qu'il sera bientôt impossible pour un seul pays d'acquérir et de maintenir en condition de tels équipements. Le programme américain Joint Strike Fighter (JSF) F-35 de Lockheed Martin, avion de combat le plus sophistiqué et le plus cher au monde, en est un parfait exemple. Ici, la coopération internationale permet de réduire les coûts d'acquisition en bénéficiant d'effets de série et de gains relatifs à certains développements communs. Les coûts fixes de recherche et de développement pour maîtriser une technologie sont alors répartis entre les partenaires.

 

... mais elle n'est pas optimale

Keith Hartley et Derek Braddon apportent, dans leur étude publiée en février 2014 dans la revue Defence and Peace Economics, un éclairage sur l'impact du nombre de nations participantes dans les projets collaboratifs. Ils concluent qu'aucune règle générale ne se dégage car les paramètres influençant la performance d'un projet sont difficilement isolables les uns des autres.
L'analyse du retour d'expérience montre pourtant qu'un programme en coopération est plus coûteux qu'un programme national d'un facteur égal à la racine carrée du nombre de nations partenaires. Les temps de développement d'un projet en coopération sont, quant à eux, souvent multipliés par la racine cubique du nombre de nations partenaires. Un programme regroupant 4 pays partenaires est généralement deux fois plus cher qu'un programme national et sa phase de développement dure 1,6 fois plus longtemps. Il faut tout de même garder à l'esprit que les frais étant divisés par le nombre de participants, chaque pays investit moins que ce qu'il aurait dû investir s'il avait été seul.

 

Partenariats: complexité et enjeux politiques...

Deux explications peuvent être apportées. D'une part, lorsque le nombre de pays participants augmente, les relations entre partenaires se complexifient, d'autant plus lorsqu'il s'agit de programmes importants d'armement. Les coûts de fonctionnement de la structure décisionnelle s'accroissent et les prises de décision sont ralenties par la lourdeur des systèmes de gouvernance. D'autre part, les enjeux des programmes d'armement ne sont pas seulement économiques mais aussi politiques. Chaque pays cherche à préserver ses intérêts nationaux en favorisant son industrie de défense pour maintenir ses capacités de production et protéger ses emplois. L'objectif est alors de positionner au travers des programmes de coopération l'industrie nationale pour qu'elle puisse bénéficier de retombées export sous une forme ou une autre. La coopération n'aboutit alors qu'à un compromis rarement optimal avec un montage industriel compliqué et donc risqué. Le retard et les surcoûts des programmes A400M, Tigre ou NH90 témoignent des difficultés de coopération entre les pays clients. Les armées sont alors confrontées à des suivis de configuration extrêmement complexes et à de multiples problèmes de compatibilité de matériel.

 

...malgré de réels succès

En réalité, rien ne prouve formellement que la performance d'un projet en termes de coût et de temps de développement soit affectée par le nombre de nations partenaires. Il suffit de comparer les performances du consortium européen Airbus Industrie regroupant la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni, face au géant américain Boeing pour en être convaincu. Citons également le Nato Submarine Rescue System (NSRS), copropriété à parts égales du Royaume-Uni, de la Norvège et de la France qui est aujourd'hui le système de sauvetage de sous-marins le plus performant au monde. Le NSRS n'aurait certainement jamais vu le jour sans la coopération des trois nations car aucune des nations n'aurait pu financer et mettre en œuvre seule ce système.

 

Une véritable ambition politique commune

La performance d'un programme en coopération n'est-elle pas simplement conditionnée par le politique ?
Il semblerait qu'une véritable ambition politique avec un but commun soit la clé pour une coopération réussie. Cependant, elle n'est souvent trouvée que dans le cadre de relations bilatérales. Durant la guerre froide, la coopération franco-britannique s'est illustrée dans des programmes militaires comme les hélicoptères Puma et Gazelle. Aujourd'hui, les frégates Horizon et FREMM témoignent des échanges fructueux entre la France et l'Italie.
Mais l'absence de signaux politiques forts pour relancer l'Europe de la défense est très inquiétante. Depuis 2006, l'organisme conjoint de coopération en matière d'armement (OCCAr) ne développe pas de nouveaux projets structurants même si les ministres européens de la défense ont déclaré en novembre 2008 que l'OCCAr avait vocation à devenir un partenaire privilégié de l'Agence européenne de Défense (AED).

 En 1950, Robert Schuman a su lancer le processus de construction d'une Europe communautaire mais les activités d'armement y avaient été exclues. Aujourd'hui, la nouvelle donne géostratégique et le contexte économique rendent la coopération internationale dans ce domaine incontournable. Les initiatives visant à promouvoir la mise en place de capacités militaires au profit de l'Europe méritent d'être poursuivies. Une réelle politique industrielle commune en matière de défense permettrait aux états européens d'optimiser leurs dépenses militaires.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:55
Du 15 AU 21 juin 2015, l’ONERA vous accueille au Salon du Bourget

 

20.05.2015 - ONERA

 

Acteur majeur de la recherche et technologie aéronautique et spatiale en France, l’ONERA sera présent au salon du Bourget.

 

Vous êtes institutionnel, industriel, journaliste, étudiant ou encore passionné par l’aéronautique ? Venez découvrir nos compétences et domaines d’excellence sur notre stand, situé dans le hall 2A (n° C271). Notre équipe vous accueillera du 15 au 21 juin, de 8 h 30 à 18 h 00. Si vous souhaitez prendre rendez-vous préalablement à votre visite, contactez-nous par email : rdv . bourget2015 @ onera . fr.

 

Au travers du thème, « l’ONERA pense et teste les ruptures de demain », le centre français de recherche aéronautique et spatiale mettra en avant ses innovations technologiques et sa capacité à concevoir des systèmes complexes pour l’aéronautique du futur, civile ou militaire. A cette occasion, l’ONERA présentera trois thématiques d’intérêt stratégique, économique et environnemental :

 

    Une aéronautique plus verte. L’ONERA participe à la conception de nouveaux moteurs et de nouvelles configurations d’avions pour réduire la consommation, les émissions polluantes, et le bruit.

    Performance et maîtrise des drones. L’ONERA présente ses savoir-faire pour la conception de drones innovants et la lutte contre les drones malveillants.

    Du concept au démonstrateur en vol. L’ONERA illustre sa capacité à travailler en synergie avec des agences de recherche et des industriels, les PME en particulier, pour la réalisation de démonstrateurs industrialisables.

 

Sans technologie pas de programme. Mais sans recherche, pas de technologies. Deux exemples démontrent l’apport des compétences de l’ONERA en termes d’innovation et la nécessité d’investir en recherche, pour continuer à transmettre à l’industrie les technologies validées qui lui permettront de conforter son avance.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:55
photo DCNS

photo DCNS

 

20.05.2015 par DCNS

 

DCNS est maître d’œuvre unique de l’arrêt technique majeur n°2 (ATM2) du porte-avions Charles de Gaulle, programmé début 2017. Le Groupe s’y prépare activement depuis plusieurs années à travers une montée en puissance progressive de ce chantier d’exception. Cette opération est réalisée en lien étroit avec la Direction Générale de l’Armement (DGA), le Service de Soutien de la Flotte de Marine nationale et l’équipage du porte-avions. Des échanges d’autant plus importants que l’équipage participera activement aux travaux d’entretien et de rénovation du navire. Revue des trois enjeux industriels majeurs pour l’un des fleurons de la Marine nationale.

 

Redonner du potentiel à la plateforme

DCNS réalisera le maintien en condition opérationnelle décennal du bâtiment afin de redonner du potentiel à l’ensemble des installations. Seront notamment réalisés la visite des chaufferies et le remplacement du combustible, la visite des lignes d’arbres, les travaux de maintenance sur les catapultes, la visite des machines ainsi que la rénovation de la climatisation et d’une cuisine.

 

Moderniser le système de combat

Durant cet arrêt technique, les équipes de DCNS assureront également la rénovation du système de combat. Elle comporte plusieurs aspects liés au changement des réseaux informatiques ainsi qu’à la mise en place de moyens garantissant la sécurité des systèmes informatiques. Différents changement de senseurs, radars de veille, radars de navigation, capteurs infrarouge, caméra optronique ainsi que la rénovation du système de communications sont prévus. Le portage du SENIT donnera lieu à une refonte du central opérations.

 

Assurer le passage au « Tout Rafale » en optimisant la plateforme

Pour finir, des travaux seront engagés pour adapter le navire au nouveau groupe aérien embarqué, avec un passage au « tout Rafale » suite au retrait du service actif du Super Etendard modernisé. Plusieurs systèmes et installations seront remplacés et refondus : les installations d’aides à l’appontage, et les systèmes de trajectographie. Par ailleurs, le système de surveillance centralisée des installations, les systèmes d’aide à la maîtrise des avaries ainsi que les automates de conduite de la plateforme sont aussi modernisés pour remettre le porte-avions au meilleur standard technologique.

Intervenant à mi-vie du bâtiment, une opération de cette envergure se prépare plusieurs années à l’avance. Dès à présent, plus de 400 personnes chez DCNS œuvrent au développement des futurs systèmes et préparent les opérations pour atteindre un pic de 2000 personnes pendant l’arrêt technique.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:50
photo EUMC / EMA

photo EUMC / EMA

 

19/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 19 mai 2015, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu à Bruxelles pour participer au Comité Militaire de l’Union Européenne (CMUE).

 

Au-delà de l’opportunité qu’elle offre aux chefs d’état-major européens de s’entretenir directement, cette édition du CMUE revêt un intérêt particulier. Elle se déroule à un mois de la tenue, les 25 et 26 juin prochains, d’un Conseil européen en partie consacré aux questions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

 

L’actualité a placé la Méditerranée en première ligne des débats au lendemain des dramatiques naufrages de migrants au large de l’Italie. Le 18 mai, les ministres de la Défense européens ont pris la décision d’établir une opération conjointe pour faire face à cette situation. D’ores et déjà baptisée force européenne maritime en Méditerranée (EUNAVFOR MED), celle-ci entend contribuer à la lutte contre les trafics de migrants en Méditerranée. Les CEMA ont donc abordé les modalités d’application de cette opération, dont le lancement est prévu le 22 juin.

 

Les chefs d’état-major ont ensuite fait le point sur les missions conduites dans le cadre de l’Union Européenne, dont l’opération EUNAVFOR ATALANTA (« Atalante ») qui, depuis son déploiement en 2008, lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden et protège l’acheminement des bâtiments du Programme Alimentaire Mondial.

 

Différentes missions de formation et de conseil ont également été abordées, telles qu’European Union training mission (EUTM) Mali ou European Union military assistance mission(EUMAM) RCA, toutes deux à l’œuvre dans des Etats qui sont aussi des théâtres où sont engagées les forces françaises, ce qui montre la complémentarité entre les actions nationales et européennes.

 

REPERES :

 

CMUE :

Le Comité Militaire de l’Union Européenne (CMUE) est l'organe militaire le plus élevé mis en place au sein de l’Union Européenne. Chargé de fournir à l’échelon politique des recommandations et des avis militaires sur toutes les questions militaires au sein de l'UE, il constitue une enceinte de consultation et de coopération militaire entre les Etats membres. Les chefs d’état-major des différentes armées européennes s'y retrouvent ainsi pour étudier les questions relevant du domaine de la prévention des conflits et de la gestion des crises.

 

EUNAVFOR ATALANTA (Atalante) :

L’opération Atalanteest une opération navale de l’Union Européenne sous commandement britannique lancée le 10 décembre 2008 et dont le mandat court jusqu’en décembre 2016. La mission vise à assurer la sécurité du trafic maritime dans le golfe d’Aden et dans le Sud-Est de la Somalie, mais aussi de dissuader, prévenir et réprimer les actes de piraterie. Au cours des trois dernières années, ces actes se sont stabilisés à un niveau quasi-nul.

 

EUTM Mali :

Depuis 2013, vingt-huit nations sont engagées dans la mission de l’Union Européenne EUTM Mali (European Union Training Mission), destinée à former les bataillons de l’armée malienne. Cette mission intègre également un volet de conseil et d’expertise au profit des forces maliennes. Six bataillons ont déjà été formés et un septième achève son cycle d’instruction à Koulikoro. Une vingtaine de militaires français sont engagés dans cette mission.

 

EUMAM RCA :

European military assistance mission (EUMAM) RCA est une mission de l’Union Européenne lancée le 16 mars 2015. Elle a pour but de prodiguer des conseils adaptés aux forces armées centrafricaines (FACA) en pleine reconstitution. Elle assiste les autorités politiques et militaires centrafricaines dans leur transition vers « une armée professionnelle, démocratiquement contrôlée et représentative de la diversité du peuple centrafricain ».

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA (archives)

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20/05/2015 Par Le Figaro.fr avec Reuters



Le ministère de la Défense vient d'annoncer la mort de quatre "terroristes" dont deux des principaux chefs d'Al-qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine, tués par l'armée française dans le nord du Mali. Un des chefs abattu, "Abdelkrim le Touareg", est lié à l'enlèvement et au meurtre des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, en 2013.

L'opération des forces spéciales a été menée dans la nuit du 17 au 18 mai, selon le ministère. "Quatre terroristes ont été tués au cours des combats", indique la Défense française dans un communiqué. "Parmi eux figurent Amada Ag Hama alias 'Abdelkrim le Touareg' et Ibrahim Ag Inawalen alias 'Bana', deux des principaux chefs d'Aqmi et d'Ansar Eddine".

"Ces deux groupes sont responsables de nombreuses attaques terroristes contre les forces internationales, ainsi que d'exactions répétées à l'encontre des populations maliennes", ajoute-t-il.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

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20/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 17 avril 2015, dans le cadre du soutien logistique à l’opération Barkhane,les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) ont organisé depuis le camp de Port-Bouët, à Abidjan, un convoi de matériels régénérés.

 

Il s’agissait de l’ultime étape d’un processus de soutien logistique « de deuxième niveau » au profit de l’opération Barkhane, intervenantaprès le soutien logistique apporté en premier niveau par le bataillon logistique de la force Barkhane. Dans un premier temps, quatre véhicules blindés légers (VBL), désengagés de la bande sahélo-saharienne, ont été pris en charge et régénérés. Ces véhicules ont été remis en état. Le détachement maintenance des matériels terrestres (DMMT) des FFCI a réalisé cette maintenance curative et préventive dans les meilleurs délais. Les matériels ont ensuite quitté Abidjan par un convoi externalisé. Enfin, les FFCI ont assuré leur raccompagnement vers leur destination initiale, N’Djamena.

 

Ce processus « boucle courte » permet d’éviter un retour en métropole, et donc de diminuer les délais et les coûts et d’améliorer la performance logistique.

 

Cette manœuvre s’est appuyée sur les capacités de plateforme logistique offertes par les FFCI, dans le cadre de leur mission de point d’appui principal des forces françaises engagées en Afrique de l’Ouest. Cette mission de régénération de matériels confiée aux FFCI a été rendue possible grâce à la collaboration étroite avec les différents acteurs des FFCI, de la métropole et des théâtres d’opérations soutenus.

 

Les FFCI, créées le 1erjanvier 2015, assurent la protection des ressortissants français et entretiennent la coopération militaire régionale, notamment bilatérale avec les Forces de la République de Côte d’Ivoire. Elles sont également en mesure d’appuyer les partenaires de la région, notamment l’ONUCI. En tant que base opérationnelle avancée, elles constituent le point d’appui principal de nos forces de présence sur la façade ouest-africaine, et sont un réservoir de force rapidement projetable en cas de crise dans la région.

photo EMA / Armée de Terre

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:35
photo EMA

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19/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 18 mai 2015, le général d’armée Pierre de Villiers a reçu, à Paris, le lieutenant general Tim Keating, chef d’état-major des armées néo-zélandaises.

 

Organisée seulement un mois après la célébration de l’ANZAC Day et alors que la France et la Nouvelle-Zélande fêtent cette année le 70ème anniversaire de leurs relations bilatérales, cette rencontre s’inscrivait donc dans un calendrier mémoriel et diplomatique fort.

 

Après avoir assisté à un point de situation sur les nombreux engagements de nos forces armées en opérations extérieures et sur le territoire national au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le général Keating a pu s’entretenir avec le général de Villiers.

 

Fort de l’amitié ancienne qui lie nos deux pays, le général de Villiers et le général Keating ont fait le point sur la situation sécuritaire, plus particulièrement celle du Levant où les forces néo-zélandaises vont prochainement participer, aux côtés de la force Chammal, à la coalition engagée dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Les deux CEMA sont également revenus sur la coopération régionale mise en œuvre dans le Pacifique où les forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) et les forces armées néo-zélandaises participent à la sécurité maritime, que ce soit dans le cadre de sommets réguliers comme le Quadrilateral Defence Coordination Group (QUAD) ou le South Pacific Defence Ministers’ Meeting (SPDMM), ou lors d’activités opérationnelles conjointes. Ils se sont également félicités de l’excellente coopération multilatérale menée sur le volet du secours aux populations dans le cadre des accords FRANZ, comme récemment lors de l’intervention au Vanuatu dévasté par le cyclone PAM. Ils ont notamment évoqué les exercices Southern Katipo et Croix du Sud qui constituent alternativement chaque année un temps opérationnel fort.

 

Repères

 

Cérémonies de l’ANZAC DAY (Australian and New-Zealand Army Corps):

Ces cérémonies rappellent avec ferveur et émotion l’engagement des troupes australiennes et néo-zélandaises sur le sol français lors des batailles de Picardie en 1916 et 1918. Près de 1200 soldats australiens et néo-zélandais ont perdu la vie lors de ces batailles qui ont scellé la profonde amitié qui lie nos deux pays.

 

Les accords FRANZ : Accord tripartite de coopération signé en 1992 entre la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande visant à rationaliser l’aide civile et militaire aux pays et territoires insulaires du Pacifique victimes de catastrophes naturelles.

 

Le QUAD : le Quadrilateral Defence Coordination Group rassemble la France, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, avec pour objectif de coordonner les efforts de sécurité dans l’océan Pacifique, notamment dans le domaine maritime, en accompagnant les États insulaires vers une gestion saine et durable de leurs ressources naturelles.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

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19/05/2015 Sources : État-major des armées

 

L’Adjudant Richard, projeté en Jordanie depuis le 28 mars 2015 dans le cadre de l’opération Chammal, occupe le poste d’adjoint au chef du Centre de Coordination Interarmées des Transports, Transits et mouvements (CCITTM) du détachement chasse en Jordanie.

Son rôle, sur le théâtre, consiste à superviser les activités liées au chargement et au déchargement du fret aérien, terrestre et maritime provenant ou à destination de la métropole. À ce titre, il encadre une équipe de cinq militaires du détachement de transit interarmées aérien (DETIA).

 

Ainsi, dans le cadre des opérations d’acheminement de fret par la voie maritime, comme celles ayant eu cours du 23 au 25 avril 2015, l’Adjudant Richard doit veiller au bon déroulement des opérations de chargement du fret dans les camions acheminés vers Aqaba, l’unique port jordanien situé sur la Mer Rouge. Il doit également, dans la perspective du chargement du navire, procéder à la vérification du dossier douanier du fret militaire transporté, dont l’absence ou le caractère incomplet entrainerait l’annulation des manœuvres de chargement.

 

Lorsqu’il évoque ses fonctions en Jordanie, l’Adjudant Richard relève « la spécificité du transit avec ses différentes voies d’acheminement» et « les défis à relever face aux nombreuses problématiques qui surgissent à chaque mission ». Et c’est cela, dit-il, qui lui plaît dans son métier.

 

Après cinq années passées en tant que militaire du rang, au 1er régiment médical de Metz (1er RMED), dans la spécialité santé au sein de laquelle il a obtenu tous les diplômes requis (brancardier, secouriste, auxiliaire sanitaire, conducteur ambulancier), l’Adjudant Richard a passé avec succès les examens nécessaires pour devenir sous-officier. Ensuite, à sa sortie de Saint-Maixent en 2003, il est retourné au 1erRMED mais est passé dans la spécialité du train. Muté en 2007 au 503èmeRT de Souge, il a alors suivi son régiment à Nîmes Garons en 2011 dans le cadre des restructurations. Aujourd’hui, en métropole, l’Adjudant Richard est chef de peloton au sein de l’escadron de ravitaillement du 503èmeRégiment du train (503èmeRT) à Nîmes.

 

En 16 ans de carrière, il a effectué quatre opérations extérieures, deux missions de courte durée, ainsi que de nombreux détachements. Mais c’est au Mali, en 2013, dans le cadre de l’opération Serval, qu’il découvre le milieu aéronautique : il est alors chargé de la mise en place d’un DETIA au sein d’un bataillon logistique. Cette expérience lui a permis de découvrir le fonctionnement de la logistique relative au fret aérien, et c’est donc tout naturellement qu’il s’est intégré au détachement chasse projeté en Jordanie dans lequel 15% des militaires sont issus de l’armée de terre et des services interarmées.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

photo EMA / Armée de l'Air

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:30
photo EMA / Armée de Terre

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20/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 8 mai 2015, les 850 militaires de la FCR (Force Commander Reserve), basés à Dayr Kifa, ont reçu la visite du général italien Portolano, commandant la Force Intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL). Le général a rencontré les éléments français du mandat XXIII déployés depuis mars 2015 dans le cadre de l’opération Daman. Le contingent français a par ailleurs contribué à organiser la cinquième édition du concours de la francophonie qui a eu lieu quelques jours plus tard.

 

A l’occasion de la visite du Force Commander, les militaires du contingent français lui ont présenté les capacités et les moyens opérationnels uniques dont ils disposent au sein de la FINUL. Cette spécificité conduit les militaires français à échanger régulièrement avec d’autres forces sur leurs moyens opérationnels. Ainsi, le 7 mai 2015, ils avaient réalisé au profit de 15 officiers libanais une présentation des équipements français, comme le poste radio PR4G et les moyens de la chaîne de commandement numérisée. Mais ce sont les outils de la NEB (numérisation de l’espace de bataille) qui avaient éveillé le plus vif intérêt parmi les membres du LAF Communication Committee.

 

La visite du Force Commanders est conclue par une cérémonie de remise de diplômes dans le cadre d’une coopération entre militaires libanais et français. Parfaitement avisé de nos méthodes d’opérations, le général Portolano a exprimé aux soldats français toute sa satisfaction : « Vous êtes un des pays piliers de la FINUL, votre force réside dans votre capacité d’action et de réaction. Je suis très admiratif et reconnaissant du travail qui est fourni par la FCR dans le cadre de cette mission de maintien de la paix dans le sud Liban. »

 

Quelques jours plus tard, le 12 mai 2015, s’est tenue la cérémonie de remise des prix du concours de la Francophonie 2015, que le contingent français avait organisé en liaison avec l’Institut français au Liban. Monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, Monsieur Philippe Juvin, député européen et Maire de la Garenne-Colombes (92), le général Hautecloque-Raysz, chef d’état-major de la FINUL, ainsi que le colonel Hasard, chef de corps de la Force Commander Reserve, étaient présents pour l’occasion.

 

Le concours consistait en la réalisation d’œuvres individuelles et collectives mêlant textes en français et images, et le thème choisi pour cette 5ème édition était « Antoine Poidebard, un archéologue français au Liban ». Cette année, 21 écoles du sud-Liban ont participé, ce qui représentait plus de 320 enfants. Cet évènement visait à promouvoir la francophonie et à susciter chez les élèves le désir de poursuivre l’apprentissage de la langue française, contribuant ainsi au rayonnement de la France. Il s’inscrivait également dans la volonté de la FCR de s’intégrer toujours davantage dans son environnement.

 

C’était la cinquième année que les éléments français de la FINUL organisaient le concours de la francophonie, avec de nombreux sponsors, dont la ville de la Garenne-Colombes (92) qui accueillera les 25 lauréats du concours pour une visite de cinq jours à Paris du 22 au 27 Juin 2015.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir sur court préavis au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:25
photo EMA / Marine Nationale

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20/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 6 au 10 mai 2015, le bâtiment de transport léger Dumont d’Urville a effectué une escale à Santiago de Cuba, profitant de son déploiement dans le cadre de l’entraînement opérationnel franco-dominicain Dunas des forces armées aux Antilles (FAA).

 

Comme pour tous les bâtiments de la Marine nationale à l’étranger, l’escale du Dumont d’Urville a permis de développer les relations que la France entretient avec le pays d’accueil au titre de la diplomatie de Défense. Cette escale était effectuée dans le cadre d’un déploiement qui visait à renforcer la connaissance de l’environnement géostratégique des FAA.

 

En escale à l’étranger, le Dumont d’Urville représente un morceau du territoire national. A son échelle, il a donc servi à renforcer le rayonnement de la France à l’étranger, mais également à développer la coopération entre les deux pays. Poursuivre le développement d'échanges maritimes avec les nations œuvrant dans la zone Caraïbe, entretenir une coopération de proximité permettant d'améliorer la lutte contre les trafics illicites et développer l'interopérabilité dans le domaine du secours aux populations en cas de catastrophe naturelle ou encore de lutte contre la pollution maritime sont au cœur des préoccupations des FAA.

 

Cuba fait partie des partenaires d'Amérique latine avec qui la France entretient une coopération régionale, dans le cadre de son dispositif des forces prépositionnées sur le théâtre Caraïbe et Amérique du Sud. Cette coopération a d’ailleurs été mise en avant lors de la visite historique à Cuba du Président de la République le 11 mai 2015.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA mènent notamment des opérations de surveillance maritime et de service public (lutte contre le narcotrafic, lutte contre les pollutions, police des pêches, sauvetage en mer). La lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbe est effectuée en coopération interministérielle et internationale, principalement en lien avec les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Mexique, le Brésil et la Colombie.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 15:55
La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

 

20/05/2015 DGA

 

La frégate Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM), vient de tirer avec succès un Missile de croisière naval (MdCN) le 19 mai 2015, sur les polygones de tir du centre DGA Essais de missiles au large de l’île du Levant. C’est la première fois en Europe qu’un bâtiment de surface tire un missile de croisière. L’Aquitaine a également tiré avec succès le 12 mai son premier missile de type Mer-Mer 40 Exocet.

 

Ces deux tirs de synthèse préparés par l’équipage de la Marine nationale, les équipes de la Direction générale de l’armement (DGA) et les industriels MBDA et DCNS s’inscrivent dans le cadre de la vérification des capacités techniques des FREMM avant l’admission au service actif. C’est un jalon supplémentaire qui a été franchi, après le tir d’un missile antiaérien Aster 15 en 2013 et la mise en service le 13 mars dernier de la torpille légère MU 90 sur le Caïman marine, version navale de l’hélicoptère NH90.

 

Future ossature des bâtiments de combat de la marine, les FREMM sont des bâtiments fortement armés : missiles de croisière navals, missiles antinavires Exocet MM40, missiles antiaériens Aster et torpilles anti-sous-marines MU90. Toutes les FREMM pourront mettre en oeuvre un hélicoptère Caïman marine, ainsi que des forces spéciales et leurs équipements. Six FREMM seront livrées avant mi-2019.

 

Le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:55
photo Marine Nationale

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19/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 19 mai 2015, les bâtiments du groupe aéronaval (GAN) ont retrouvé les quais de la base navale de Toulon, leur port base. Ces accostages, précédés il y a quelques jours par celui du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste (SNA), marquent pour le porte-avions Charles de Gaulle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate anti sous-marine Jean de Vienne et le pétrolier-ravitailleur Meuse, la fin de la mission Arromanches qui les aura menés en océan Indien et dans le nord du golfe arabo-persique.

 

C’est avec émotion que, plus de quatre mois après leur départ, les 2 600 marins de la Task Force 473 ont été accueillis par leur famille, sur les quais Milhaud où chacun des bâtiments venait d’accoster. Le 13 janvier 2015, ils avaient mis le cap vers l’océan Indien pour une mission de prépositionnement qui s’est révélée d’une exceptionnelle densité.

 

Ainsi, après une séquence opérationnelle en Méditerranée réalisée en coopération avec les forces armées italiennes et grecques et ayant comporté une patrouille commune avec la force maritime de l’OTAN déployée en Méditerranée, la SNMG2 (Standing NATO Maritime Group 2), le GAN a conduit, dès son arrivée en mer Rouge à la fin du mois de janvier, un exercice bilatéral avec les forces armées saoudiennes. Baptisé White Shark, il a contribué au développement des savoir-faire communs avec ce partenaire important de la région et s’est achevé par une patrouille opérationnelle conjointe précédant le franchissement du détroit de Bab el Mandeb.

 

C’est ensuite vers le golfe arabo-persique que s’est dirigé le GAN afin de participer pendant huit semaines à l’opération Chammal de lutte contre le groupe terroriste Daech en Irak. Cet engagement opérationnel couronné de succès, au cours duquel le GAN a mené quotidiennement dix à quinze sorties de combat, a été conduit au sein des structures de commandement américaines, en coordination étroite avec la Task Force 50, constituée autour du porte-avions américain Carl Vinson. Signe des progrès considérables réalisés dans l’interopérabilité avec nos alliés américains et des relations de confiance qui unissent nos marines, la TF 473 a, à plusieurs reprises, assuré la permanence aéronavale dans le nord du golfe arabo-persique, notamment pendant la relève des porte-avions américains. Avec l’intégration du HMS Kent, qui a assuré pendant près de trois mois, jusqu’à la mi-avril 2015, la protection du Charles de Gaulle, on se souviendra que cette mission a également marqué une étape important dans la coopération bilatérale franco-britannique.

 

A sa sortie du Golfe, la TF 473 a mis le cap vers l’Inde où elle a conduit l’exercice Varuna du 28 avril au 2 mai 2015. Pour sa 14ème édition, cet exercice a été l’occasion pour le GAN et son homologue indien constitué autour du porte-avions Viraat, de renforcer la capacité des deux marines à opérer ensemble au service de la sécurité maritime en océan Indien. Après avoir franchi le canal de Suez le 12 mai 2015, le GAN a contribué à la sécurité maritime en Méditerranée orientale avant d’entraîner durant quelques jours les jeunes pilotes de chasse de l’aéronautique navale.

 

Symbole fort de l’importance accordée à cette mission, le vice-amiral d’escadre Coindreau commandant la force d’action navale a tenu à venir saluer les marins de la force pour le courage, le professionnalisme et la pugnacité dont ils ont fait preuve durant ces mois intenses. Il a également assisté au dernier retour de mission du pétrolier ravitailleur Meuse,qui sera retiré du service actif d’ici quelques semaines, après 35 années de bons et loyaux services.

 

Cette mission dorénavant accomplie, les marins du groupe aéronaval vont profiter de quelques jours de repos bien mérités, tout en se tenant prêts à répondre à toute nouvelle sollicitation opérationnelle. Les équipages du Charles de Gaulle et de son groupe aérien embarqué, hisseront bientôt les voiles vers les Champs-Elysées où ils défileront le 14 juillet 2015.

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photo Marine Nationale

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:55
Les ambassadeurs 2015 de l'armée de l'air - photo Armée de l'Air

Les ambassadeurs 2015 de l'armée de l'air - photo Armée de l'Air

 

19/05/2015 Armée de l'air

 

Le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA) s'est rendu le mardi 12 mai 2015 sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence pour la présentation officielle du programme des démonstrateurs.

 

À cette occasion, le CEMAA a validé les programmes 2015 des ambassadeurs de l'armée de l'air qui sont : la Patrouille de France (PAF), l'équipe de voltige de l’armée de l’air (EVAA), les Ramex Delta, la patrouille « Cartouche Doré » et le Rafale Solo Display.

 

Organisé chaque année au mois de mai, cet événement marque traditionnellement le début de la saison des meetings aériens.

 

En fin de journée, une conférence du CEMAA a également été organisée au profit des élèves-officiers et des cadres de l’École de l’air, une école qu'il connaît parfaitement pour en avoir assuré le commandement de 2008 à 2010.

Décollage du Rafale Solo Display pour sa présentation en vol - photo Armée de l'Air

Décollage du Rafale Solo Display pour sa présentation en vol - photo Armée de l'Air

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