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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:25
FAG : interception d’une pirogue d’orpailleurs illégaux

 

14/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 30 octobre 2014, alors qu’ils réalisaient une patrouille conjointe avec leurs homologues gendarmes, des soldats de la 2e compagnie du 9e régiment d’infanterie de Marine (9eRIMa) ont intercepté une pirogue sur la rivière Tampok, dans le cœur du parc amazonien de Guyane à une trentaine de kilomètres de Maripasoula.

 

Le chargement de cette pirogue était destiné à approvisionner un site d’orpaillage illégal. Marchandises détruites ou confisquées et pirogue coulée n’étaient probablement pas le gain espéré par les orpailleurs illégaux. Au final, ce sont plusieurs centaines de kilos de vivres, du carburant, des groupes électrogènes ou encore des congélateurs qui feront défaut sur les sites d’orpaillage illégal, où les conditions de vie sont déjà très atteintes.

 

Pour mémoire, cette semaine, les actions menées par les soldats et les gendarmes ont permis de mettre hors circuit trois pirogues, et leur chargement, dans le Grand Sud.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent dans un cadre exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

FAG : interception d’une pirogue d’orpailleurs illégaux

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:55
Football et Défense : ensemble vers un même but

 

14/11/2014 CNE Laetitia Périer

 

Vendredi 14 novembre, à 20h 45, l’équipe de France de football affronte l’Albanie en match amical à Rennes. Avant le coup d’envoi, une convention sera signée entre le ministère de la Défense et la Fédération française de football (FFF) afin de lancer un partenariat, notamment dans le domaine du soutien à la réadaptation par le sport des militaires blessés.

 

Vendredi 14 novembre, l’équipe de France de football affronte en match amical l’Albanie au stade  de la Route de Lorient, à Rennes. Avant le coup d’envoi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le président  de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graet, signeront une convention afin de lancer un partenariat dans les domaines du soutien à la réadaptation par le sport des militaires blessés et de l’insertion professionnelle, mais également de la coopération technique et du développement de l’arbitrage.

Rappelant l’importance accordée au sport dans les armées, ce match est aussi l’occasion de rendre hommage aux anciens combattants, aux victimes de guerre et à leurs familles, cent ans exactement après le début de la Première Guerre mondiale. A ce titre, les commentateurs sportifs, le staff de l’équipe de France et les joueurs en tenue d’échauffement porteront le Bleuet de France. Aujourd’hui, les fonds récoltés par cette œuvre permettent d’aider financièrement les anciens combattants, les veuves de guerre, les orphelins mais aussi de soutenir les militaires blessés en opérations extérieures ou d’accompagner les familles endeuillées.

Toujours dans cet esprit de soutien et d’hommage aux militaires, des soldats blessés en opérations et leurs familles seront présents en tribune, sur invitation de la FFF. Ces militaires appartiennent à l’armée de Terre, à la Marine nationale, à l’armée de l’Air et à la gendarmerie. Le soutien aux blessés au sein des armées est une priorité du ministère de la Défense qui met en œuvre une démarche globale, dans la durée, alliant accompagnement médical, professionnel, psychologique mais aussi social. Le sport contribuant à cette réadaptation, le soutien de la FFF n’en est que plus significatif.

 

Outre Jean-Yves Le Drian et les militaires blessés et leurs familles en tribune, le chef d’état-major des armées, le général de Villiers, sera également présent. Enfin, la Marseillaise sera jouée par la musique de l'artillerie et le coup d’envoi fictif du match sera donné par le sergent Jean-Louis Michaud, du 7e bataillon de chasseurs alpins. Amputé du bas de la jambe droite après une grave blessure en Afghanistan, il a repris la pratique du sport pendant sa convalescence. Aujourd’hui, il occupe la fonction de moniteur de sport au sein de son régiment et est membre de l’équipe de France de football des amputés. Il participera prochainement avec cette équipe à la Coupe du monde qui se déroulera au Mexique.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:55
[Intégrale] «1914-2014 se souvenir de la Grande Guerre» (Jdef)


14 nov. 2014 Ministère de la Défense

 

Dans ce numéro « 1914-2014 se souvenir de la Grande Guerre », le Journal de la Défense (#Jdef) vous fait revivre les débuts du conflit harassants et meurtriers pour les soldats. Cent ans après, le souvenir de cette guerre est toujours aussi vif dans les armées et la nation.

Au programme de ce numéro 97 de novembre 2014 :

1914–2014. Il y a 100 ans, la Grande Guerre éclate. Elle durera quatre ans et fera 9 400 000 morts. Un siècle plus tard, la mémoire des combattants est toujours célébrée un peu partout en France, en particulier en cette année du centenaire de la Première Guerre mondiale.


Dans les coulisses
« Le temps d’un week-end, des reconstitutions historiques nous ont permis de remonter le temps et de revivre l’histoire de la bataille de la Marne. A Chauconin-Neufmoutiers (Seine et Marne), dans un champ dévasté par des trous d’obus, nous assistons à un assaut de tranchées des plus authentiques. Les figurants allemands coiffés du fameux casque à pointe sortent de leurs tranchées pour attaquer les fantassins français. Ces derniers valeureux bondissent de la tranchée française leur fusil Lebel à la main pour contre-attaquer. Des effets pyrotechniques rajoutent au réalisme de la scène. Le public, tout comme nous, est captivé par cette scène de bataille. Le bruit et l’odeur nous donnent un aperçu de ce qu’a pu être le quotidien des soldats dans les tranchées pendant quatre années. Des rats en tissus pendus sur les parois des tranchées évoquent le calvaire que représentaient ces animaux pour les poilus. Ne manquait que la boue pour rajouter au réalisme de cette journée de reconstitution. » Carine Bobbera, journaliste

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 14:50
Airbus Helicopters a-t-il été victime d'un piratage informatique américain ?

Airbus Helicopters a-t-il subi une attaque informatique des Etats-Unis dans le cadre de l'appel international lancé par la Pologne qui veut acquérir 70 hélicoptères de transport

 

13/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon des sources concordantes, Airbus Helicopters a été victime d'une attaque informatique. Le constructeur a de "fortes suspicions" d'une attaque venant des États-Unis.

 

C'est peut-être une affaire d'État. Certes ce qui s'est passé chez Airbus Helicopters n'est pas réellement surprenant mais si l'enquête des autorités françaises en cours confirme les "fortes suspicions" du constructeur de Marignane, selon des sources concordantes, elle mettrait une nouvelle fois en lumière les pratiques détestables d'espionnage des États-Unis à l'égard de leurs alliés malgré toutes les conséquences néfastes sur le plan diplomatique de l'affaire Snowden. Ce qui est sûr, selon ces mêmes sources, c'est que Airbus Helicopters a bien été victime d'une attaque informatique, dont l'ampleur reste encore à déterminer.

Le constructeur de Marignane s'est récemment aperçu d'une intrusion ou d'une tentative d'intrusion dans ses réseaux de communications. Alerté par Airbus Helicopters, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), l'autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d'information, a lancé une enquête pour savoir si les intrusions ont réussi et, si c'est le cas, pour déterminer l'ampleur des dommages. Contacté par La Tribune, Airbus Helicopters affirme qu'"aucune information classifiée" n'a été dérobée. Mais, selon des sources concordantes interrogées par La Tribune, le constructeur nourrit de "fortes suspicions" vis-à-vis des États-Unis. "Mais nous n'avons pas encore d'éléments pour le démontrer", explique-t-on chez le constructeur à La Tribune.

 

En jeu, un important appel d 'offre en Pologne

Pourquoi les États-Unis ? Selon ces mêmes sources, le constructeur suspecte s'être fait "piraté" dans le cadre de l'appel d'offres international lancé par la Pologne, qui veut acheter 70 hélicoptères de transport pour un montant estimé à 2,5 milliards d'euros environ. Les trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou EC725) et l'américain Sikorsky (S-70) attendent une décision de Varsovie fin 2014, voire début 2015. Les candidats ont jusqu'au 28 novembre pour déposer leurs offres. Jusqu'ici la compétition entre Airbus Helicopters et Sikorsky était très, très chaude.

Depuis plusieurs jours, Sikorsky joue d'ailleurs un drôle de jeu en Pologne. Les Américains veulent vendre des hélicoptères dont les performances ne correspondent pas au cahier de charge établi par Varsovie. Ce sont des appareils d'ancienne génération qu'ils ont en stock. Le ministère polonais de la Défense a répliqué fin octobre sur un ton extrêmement ferme à  un courrier du président du consortium Sikorsky Aircraft Corporation (SAC) Mick Maurer, en affirmant que c'est à lui qu'appartient de "définir les besoins des forces armées et non au soumissionnaire de lui indiquer ce qu'il a à vendre".

 

Que va faire Sikorsky ?

"Les exigences concernant l'hélicoptère multitâche étaient connues depuis mai dernier et la société SAC dispose d'appareils qui y répondent", a relevé le ministère polonais, avant de noter que "les autres candidats ont annoncé qu'ils présenteraient des offres correspondant aux exigences de l'Inspection de l'Armement". Le ministère "ne prévoit pas d'annuler l'appel d'offres ou d'en modifier les termes au détriment de la Pologne", a assuré Varsovie, laissant entendre que tel était le sens de la lettre de Sikorsky. Il "reste ouvert à un dialogue équitable avec tous les candidats, mais ne cède pas aux pressions de contractants potentiels concernant les termes de la commande".

Du coup, le 30 octobre, Sikorsky Aircraft a annoncé qu'elle ne participerait pas à l'appel d'offres pour la fourniture de 70 hélicoptères à la Pologne si les termes n'en sont pas modifiés. Le constructeur a précisé qu'il ne présenterait pas de proposition avec son partenaire polonais PZL Mielec car il lui semble impossible de livrer ses hélicoptères Black Hawk dans les conditions définies par l'appel d'offres. Dans un communiqué, le ministère polonais de la Défense a qualifié cette attitude de tactique de négociation, ce qu'a démenti Sikorsky. Le ministère a confirmé qu'il n'envisageait pas de modifier les termes de l'appel d'offres.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:56
Propos liminaire du CEMA à l’Assemblée Nationale sur le PLF 2015

Note RP Defense : soulignement et mise en gras par mes soins.

 

14/11/2014 Sources EMA

 

Propos liminaire du CEMA à l’Assemblée Nationale sur le PLF 2015 à l'assemblée nationale le 7 octobre 2014

 

Madame la Présidente,

Mesdames et messieurs les Députés,

 

Je voudrais en tout premier lieu vous remercier de me donner l’occasion de m’exprimer une nouvelle fois devant vous. C’est pour moi un honneur et un rendez-vous majeur, car le projet de loi de finances, objet de cette audition, vise à donner à la France, pour l’année 2015, les moyens dont elle a besoin pour sa défense.

 

J’attache en effet la plus grande importance à ces échanges directs avec la représentation nationale. Comme nous le savons tous, la LPM 2014-2019 a été bâtie sur la base de la vision stratégique de la France, exprimée dans le Livre Blanc de 2013. Aujourd’hui, cette analyse stratégique qui a conduit au choix d’un modèle d’armée complet est confortée par la nette dégradation du contexte sécuritaire international.

 

A l’heure où je vous parle, nos forces sont engagées sur plusieurs fronts. Elles contribuent ainsi à la protection de nos concitoyens et des intérêts de la France. Dans le même temps, ces mêmes armées continuent à se réformer en profondeur.

 

Elles consentent des efforts considérables. Et tout cela, 7 jours sur 7 ; 24 heures sur 24.

 

Je ne vais pas chercher à vous convaincre de la pertinence de cette loi de programmation qui doit beaucoup à l’engagement des parlementaires. Le Président de la République a répété à plusieurs reprises son engagement à maintenir les crédits de la LPM. Il l’a encore fait le 28 août dernier, lors de la conférence des ambassadeurs.

 

C’est la troisième fois [Février (réforme des armées) et mai (dissuasion).] que je viens, en tant que chef d’état-major des armées, devant votre commission1. Aujourd’hui, je souhaite vous donner ma vision des enjeux que porte la loi de finance 2015 pour notre défense et notre sécurité.

 

Pour moi, chef militaire, l’année 2015 s’annonce comme, l’année charnière de la LPM, l’année de vérité. Pour vous le démontrer, j’articulerai mon discours en 3 parties :

 

1. Le contexte sécuritaire. Il change sous nos yeux ; nos armées sont dans l’action.

2. La transformation. Nous sommes sous pression.

3. Mes préoccupations. En toute transparence.

 

***

 

Première partie, donc : le contexte sécuritaire.

 

En quelques mois, il s’est profondément dégradé, il s’est durci. La conflictualité, « le tumulte du monde » a augmenté.

 

Les fractures sont multiples : sur le flanc Est de l’Europe, la crise ukrainienne renoue avec les conflits de type interétatique. Sur le flanc Sud, des guerres hybrides, transnationales, de plus en plus violentes, se multiplient : Syrie, Irak, Libye.

 

Dans le même temps, l’épidémie Ebola se propage et menace la stabilité de pays entiers. La menace de type cyber est elle aussi en pleine expansion.

Daech, mais aussi AQMI, Boko Haram ou encore les shebabs somaliens forment une nébuleuse d’organisations terroristes et de trafics mafieux, dont les activités s’enchevêtrent.

 

Les échos de ce monde tumultueux se font entendre sur le sol national avec la menace grandissante d’actes terroristes commandités depuis l’extérieur ou encore du retour des ressortissants français partis combattre au Levant ou ailleurs. Des appels à enlever, à tuer des Français, se font entendre.

 

Nos concitoyens sont menacés, ils ont besoin de protection. Nous avons le devoir de ne pas baisser la garde !

 

Vous le savez tous, mesdames et messieurs les Députés : face à ces menaces croissantes et multiformes, les armées françaises sont déjà pleinement engagées sur le territoire national, mais aussi au-delà de nos frontières.

 

Elles offrent une protection globale qui passe par la posture permanente de dissuasion nucléaire, qui sanctuarise nos intérêts vitaux grâce à ses deux composantes.

C’est aussi le sens de la surveillance de nos espaces aériens et maritimes avec la police du ciel et l’action de l’État en mer. Le contre-terrorisme maritime et la lutte contre tous les trafics en mer constitue aussi un enjeu majeur, notamment outremer. C’est l’une des missions de notre marine.

 

A l’heure où je vous parle, nous avons plus de 20 000 militaires déployés hors de la métropole, dont plus de 8 000 au profit de 27 opérations, sur 4 continents, dans les airs et sur tous les océans. Ils participent à la résolution des crises, à la protection des populations civiles et de nos ressortissants, et à la défense de nos intérêts et de nos valeurs. Les autres préparent et soutiennent ces opérations ou y contribuent directement, depuis nos bases prépositionnées, outremer et à l’étranger, en Afrique subsaharienne, comme dans le Golfe arabo- persique.

 

Dans la bande sahélo-saharienne, l’opération Serval a été un succès. Je peux vous le dire, à chaque fois que je rencontre mes homologues, partout dans le monde, quelle que soit la nation, c’est toujours une vraie admiration pour ce que nos armées ont réalisé.

 

Aujourd’hui, notre stratégie a évolué avec la régionalisation du dispositif et le renforcement du partenariat avec nos alliés africains.

 

Ce changement d’échelle est porté par la nouvelle opération transfrontalière Barkhane qui s’étend de la Mauritanie au Tchad.

 

Notre but est maintenant de transférer la sécurisation de la zone aux pays concernés en accompagnant la montée en puissance de leurs capacités. C’est le sens du partenariat élargi que nous avons établi avec la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso et le Tchad. Ces pays forment le groupe qu’ils ont baptisé le « G5 Sahel » et c’est à mon sens la meilleure instance pour faire progresser la sécurité dans la région. J’ai des contacts permanents avec mes homologues de ces

5 pays, auxquels j’ajoute évidemment le Sénégal, ainsi que l’Algérie, où j’étais il y a 3 semaines. Je crois que nous pouvons voir dans l’efficience de ce G5 Sahel, le résultat d’années de coopération avec nos amis africains.

Avec ce dispositif dans la bande sahélo-saharienne, nous sommes au croisement des menaces terroristes, dont AQMI et Boko Haram. Nous regardons au Nord en direction de la Libye, qui sert de zone de transit et de refuge, et vers le Sud avec la menace en expansion de Boko Haram. Nous devons aussi rester vigilants, en particulier au Nord Mali, où les groupes armés terroristes pourraient se reconstituer dans les mois à venir.

 

L’opération Barkhane est ma priorité opérationnelle. La défense de la Nation ne commence pas à nos frontières immédiates. Nous menons au Sahel une défense de l’avant qui participe directement à la défense de la France et de l’Europe.

 

Pour mener cette opération, outre l’action menée avec nos partenaires africains, j’attache une grande importance aux coopérations actives avec nos alliés. Les Américains, les Allemands, les Espagnols, les Britanniques, mais aussi d’autres pays européens, renforcent nos capacités. Ils le font dans le domaine du recueil de renseignement avec l’emploi de drones, dans le transport tactique et logistique ou encore dans celui de la formation. Ces coopérations pragmatiques sont d’autant plus indispensables que nous avons des réductions temporaires de capacité, qui ne seront comblées que par l’arrivée d’équipements supplémentaires.

 

S’agissant de la République Centrafricaine, nous sommes actuellement arrivés à un palier militaire ; la prochaine étape sera avant tout politique. Elle devra mener à la restauration de l’Etat, de son administration et à la réconciliation nationale.

 

L’opération Sangaris installe, consolide les conditions pour cette nouvelle étape, clé de la pacification du pays.

 

Le travail effectué depuis le début de cette opération a été aussi remarquable que difficile. En intervenant, en premier, nous avons évité le pire, c’est-à-dire le massacre interethnique et le désastre humanitaire. Les écoles ont rouvert, les marchés sont réapprovisionnés.

 

Mais en RCA, comme ailleurs, rien ne sert de gagner la guerre si nous ne gagnons pas la paix. Cette paix, nous la gagnerons par une approche globale qui conjugue les champs de la sécurité, du développement et de la gouvernance.

 

Pour ce qui concerne la crise ukrainienne, elle est un enjeu collectif de défense pour l’Europe et un défi pour l’OTAN.

 

A cette occasion, l’Union Européenne a redécouvert que ses frontières étaient instables. La France a été solidaire et a assumé ses responsabilités au sein de l’OTAN. Nous avons déployé des Rafale en Pologne et des navires en Baltique pour « réassurer » certains de nos alliés. Nous étudions actuellement le déploiement, en partenariat avec les Allemands, d’un module de drones en Ukraine dans le cadre de l’OSCE, pour surveiller la mise en œuvre effective du cessez-le-feu.

 

Le déploiement, en mer Noire, de navires de notre marine nationale, a permis à la France d’évaluer la situation en toute autonomie ; et nous a donné du poids dans les choix de l’Alliance.

 

Le dernier sommet de l’OTAN qui s’est tenu le mois dernier au Pays de Galles a également adopté différentes mesures. La plus emblématique est la création d’une force à très haute réactivité, sorte de « guépard de l’OTAN ». Nous en avons parlé avec les chefs d’état- major des 28 pays de l’OTAN à Vilnius, lors notre réunion il y a 2 semaines, et nous travaillons à la mise en œuvre de cette force, en liaison avec SACEUR et SACT, les deux commandements stratégiques concernés.

 

Cette situation sur le flanc Est rappelle, me semble-t-il, l’actualité et la pertinence de notre dissuasion nucléaire, qui ne doit pas être remise en cause par le seul prisme des conflits non étatiques, de type terroriste.

 

Il nous faut également être présents au Levant, car notre sécurité s’y joue aussi.

 

Nous parlons là de notre flanc Sud. Les djihadistes de « Daech », représentent une véritable armée d’hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes. Là encore, nous sommes engagés, en première ligne, avec nos alliés. Nous participons aux frappes aériennes, mais aussi au recueil et au partage du renseignement.

 

Une conséquence directe des conflits au Levant est la menace grandissante du retour sur le sol national des Français partis y combattre. Cette problématique est là pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens.

 

Le Levant met l’accent sur l’indispensable nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation tactique et stratégique. C’est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la LPM.

 

Ce rapide parcours, non exhaustif, des principaux foyers de crises rend compte de la réalité de l’augmentation des menaces. Et les menaces actuelles n’effacent pas celles d’hier. Mi-septembre, en moins de 2 semaines, nous avons ouvert trois nouveaux théâtres de nature bien différents : l’Irak, l’Ukraine avec l’OSCE, Ebola avec notre participation, en cours de définition, à la lutte contre ce fléau déstabilisateur de l’Afrique de l’Ouest.

 

Le corolaire direct est que nos opérations s’installent dans la durée. C’est un constat que je partage avec mes homologues américain, britannique et allemand.

 

Dans ce contexte, la France peut s’appuyer sur un modèle d’armée, certes taillé au plus juste, mais qui saura répondre aux surprises stratégiques évoquées dans le Livre Blanc. Après la Libye, le Mali et le Levant, que peut-il arriver ?

Nous avons de belles armées et elles sont efficaces. Nous avons un outil militaire très réactif. C’est le fruit d’une culture, d’un processus décisionnel extrêmement performant, d’une préparation opérationnelle rigoureuse et aussi d’une grande expérience, acquise sur tous les fronts ! C’est aussi ce que permet notre dispositif de forces prépositionnées, comme le rappelle les frappes aériennes lancées depuis les EAU et où les trois armées sont représentées. Parce qu’il est crédible, notre outil militaire est considéré par nos alliés, craint par nos adversaires.

 

Ces succès entretiennent le moral de nos soldats avec la contrepartie, bien sûr, de peser sur la préparation opérationnelle et d’user les matériels. Deux exemples permettent de l’illustrer :

En l’espace de 25 mois, une chirurgienne de 32 ans a participé à 5 opérations extérieures de 2 à 3 mois chacune, en parallèle de son travail en hôpital militaire.

Sur le plan des matériels majeurs, nos hélicoptères s’usent très vite au Sahel avec pour résultat un taux de disponibilité réduit parfois à moins de 50 % de l’ensemble du parc.

 

Il nous faut prendre en compte cette usure des personnes et des matériels. Pour autant, ces opérations sont aussi pour moi une source de grande fierté. On ne va s’en plaindre ! Le comportement opérationnel de nos armées est le révélateur des qualités de nos jeunes militaires. Elle est la preuve de l’endurance et du dévouement à notre pays de nos jeunes engagés. Nous avons une belle jeunesse. Elle est généreuse. Elle mérite le respect de la Nation, sa considération et son soutien.

 

Très concrètement, nos armées transforment parfois des jeunes, aux parcours chaotiques, ou dans la difficulté, en véritables héros.

 

La crédibilité opérationnelle des armées est également à mettre au crédit de nos équipements et donc de la direction générale de l’armement et de nos industriels. C’est la force de ce trinôme armées- DGA-industrie qui permet de trouver les solutions les plus adaptées et aussi de gagner sur les marchés export et je tenais à le dire ici devant vous. On n’insiste pas assez sur « l’équipe de France de Défense ». Vous connaissez peut-être mon tropisme pour le football !

 

Au bilan, les constats établis au cours de cette première partie confirment la pertinence de notre modèle d’armée complet et des choix exprimés dans le Livre Blanc et inscrits dans la LPM.

 

Nos armées sont au rendez-vous. Elles s’adaptent aux évolutions du contexte sécuritaire et sont en ordre de marche pour y faire face. Dans le même temps, « la vente continue pendant les travaux » : pendant qu’elles sont engagées en opérations, souvent dans des conditions très difficiles, nos armées consentent aussi d’énormes efforts pour se transformer ; ce qui m’amène naturellement à ma deuxième partie.

 

***

 

La transformation des armées. En effet, pour continuer à être au rendez-vous, les armées se transforment sous forte pression budgétaire.

 

Vous le savez, depuis de nombreuses années, nos armées françaises se sont pleinement engagées dans une profonde transformation dont le but est de concilier les efforts budgétaires demandés avec le maintien de leur excellence opérationnelle. Il s’agit de fournir à la France le meilleur outil de défense possible pour faire face aux menaces, de donner à notre pays l’outil de ses ambitions et de ses besoins.

 

Tout au long de cette manœuvre, alors que les lignes bougent, et tout en continuant à assurer les opérations, nous devons conserver la cohérence de nos armées sous forte contrainte budgétaire. Cette contrainte, nous ne voulons pas la subir mais mettre les forces en mouvement par leur adhésion à un projet porteur d’avenir, réaliste. C’est un exercice particulièrement compliqué. Pour cela, nous nous sommes organisés avec soin :

un plan stratégique a été construit. Il s’appuie sur une cartographie des risques et sur une analyse fonctionnelle ;

un projet (CAP 2020) a été réalisé. Il traduit le plan stratégique en actions à conduire. Les trois armées et les six directions et services ont, à leur tour, construit et rédigé des projets pour leurs propres entités. Chacun d’eux s’inscrit dans le plan d’ensemble de CAP 2020, qui, pour la première fois, est un projet global, parfaitement cohérent avec la LPM 2014-2019 ;

trente et un chantiers transverses ont été lancés. Les projets Etat- major, formation, modèle RH ou supply chain (processus logistique) sont les plus structurants et aussi les plus sensibles.

 

J’insiste sur la grande cohérence qui existe entre les conclusions du Livre Blanc, la loi de programmation militaire, le plan stratégique des armées, le projet CAP 2020 et les projets des armées, directions et services. Ils s’inscrivent tous dans le même horizon temporel. C’est aussi un ensemble fragile. C’est une sorte d’ensemble où chaque pièce repose sur les autres ; si une seule bouge, l’ensemble est remis en question.

 

Oui, je le dis souvent : le costume est taillé au plus juste. Les marges de manœuvre sont inexistantes. Avec la Révision Générale des Politiques Publiques puis la Modernisation de l’Action Publique, toutes les pistes d’optimisation ont été explorées et mises en œuvre. Je me propose de vous en faire la démonstration à travers les trois grands domaines qui structurent le budget : la masse salariale, le fonctionnement et les équipements.

 

Premièrement, la masse salariale.

 

Pour le budget 2015, elle sera en baisse pour la quatrième année consécutive avec une diminution de 2,1% par rapport à 2014. Cette baisse concrétise les efforts des armées.

 

Sur l’année 2015, la masse salariale représentera 10,9 milliards d’euros, sur le budget global de 31,4 milliard d’euros pour la mission défense. Ce sont 7 500 postes qui doivent être supprimés sur le périmètre de la mission défense, dont 7 046 pour les armées directions et services, sous mon autorité, soit une économie de plus de 210 M€. En outre, nous maintenons l’effort de dépyramidage de nos effectifs, en particulier pour les officiers avec la suppression de 1 000 postes. Dans le même temps, les mesures catégorielles ont été réduites à

 

40 millions par an, soit la moitié du montant de ce qui était inscrit dans la précédente LPM. Compte tenu des efforts demandés à nos personnels, militaires et civils, on ne peut pas descendre plus bas.

 

En 10 ans, entre 2009 et 2019, nos effectifs auront diminué d’un quart. C’est considérable ! En 2014, le ministère de la défense, à lui seul, assumera près de 60% des suppressions d’emplois d’Etat. En 2015, ce ratio augmentera encore jusqu’à 66%. Et plus on avance, plus il est difficile d’identifier des postes à supprimer. On ne peut pas aller plus vite !

 

On ne peut pas aller plus vite car, tout en réalisant la déflation d’effectifs prévue par la LPM, il faut continuer à s’adapter, c’est-à- dire rénover le modèle RH et simplifier nos procédures.

 

Notre modèle RH évolue en effet vers un modèle optimisé, plus fluide, mieux maîtrisé et capable de conserver son attractivité. Il s’agit aussi d’adapter notre organisation. Pour cela, nous réduisons la taille des états-majors centraux, notamment l’état-major des armées qui a vu son effectif passer, en deux ans, de 900 à 600 personnes. Je ne connais pas d’équivalent dans la fonction publique ! Nous aurons aussi à conduire le déménagement du commandement des armées sur Balard.

 

C’est un défi supplémentaire qui nous attend en 2015, un défi, dont il ne faut pas sous-estimer l’ampleur.

 

Ces réorganisations toucheront aussi les forces de présence et les forces prépositionnées. Il faudra bien en mesurer les conséquences en termes de perte de réactivité, de connaissance des théâtres et, in fine, de liberté d’action.

 

Voilà pour la masse salariale. On ne peut pas faire mieux, sauf à rompre la cohérence de la LPM.

 

Deuxièmement, le fonctionnement.

 

Il représente 7 milliard d’euros pour 2015, et se décompose en deux types d’agrégats : le fonctionnement courant d’une part, l’activité opérationnelle d’autre part. Autrement dit, tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne des unités et à l’entraînement des forces.

 

S’agissant du fonctionnement courant, à hauteur de 2,6 milliards d’euros, il doit permettre d’assurer des conditions de vie et de travail décentes.

 

Sur ce point nous sommes déjà en limite de rupture. Et ce dans des proportions telles que le Ministre, Jean-Yves Le Drian, a décidé un abondement de 30 millions d’euros en fin d’année dernière, afin de soutenir les bases de défense, pour satisfaire en partie les besoins les plus basiques, comme le chauffage ou la réparation des douches !

 

Comment peut-on envisager d’aller plus loin en matière de fonctionnement quand la hausse de la TVA notamment est prise sous enveloppe et que les coûts de l’énergie et des fluides, également pris sous enveloppe, représentent 40% des dépenses des bases de défense ?

 

Que les choses soient dites, il n’y a plus de gras dans nos armées, si toutefois il y en a eu. J’invite ceux qui n’en sont pas convaincus à aller voir les conditions de travail et de vie de nos soldats.

 

Pour réduire nos coûts de fonctionnement, nous devons continuer à densifier nos emprises, ce qui signifie des restructurations et j’en reparlerai ci-après.

 

Quant à l’agrégat de l’activité opérationnelle, 4,4 milliards d’euros, il comprend l’entretien programmé du matériel et les frais de fonctionnement liés à l’entraînement, comme les munitions et le carburant opérationnel liés aux exercices.

 

La préparation opérationnelle, c’est le gage de notre réactivité ; c’est l’assurance de la sécurité de notre personnel. La première partie de mon exposé a illustré ce qu’elle rendait possible en opération. Seul un niveau suffisant de préparation opérationnelle, d’entraînement, permet par exemple à des pilotes d’hélicoptère de poser leurs machines sur le pont d’envol d’un bateau de la marine, ou à un pilote de l’armée de l’air de poser son avion tactique sur un terrain de fortune. Il n’y a rien d’inné en la matière ; il n’y a que de l’acquis au fil du temps, lorsque les moyens sont suffisants pour le faire. C’est la sécurité de notre personnel dont il s’agit.

 

S’agissant aussi de l’entretien du matériel, là encore, nous avons dû nous adapter : à l’usure du matériel existant d’une part, et à l’attente de l’arrivée des matériels nouveaux d’autre part.

 

L’objectif est de remonter progressivement, à partir de 2016, les indicateurs d’activité opérationnelle. Notre ministre, Jean-Yves Le Drian, l’a rappelé devant vous, la semaine dernière, lors de son audition : c’est une priorité de la LPM. Cela nécessite de réaliser des économies structurelles dans le domaine du maintien en condition opérationnel (MCO). C’est l’enjeu du projet « supply chain » qui vise, entre autre chose, à optimiser les fonctions liées aux approvisionnements et à la logistique.

 

Nous comptons également sur les coopérations internationales, sur lesquelles la LPM insiste et pour lesquelles il s’agit maintenant de faire effort. Ceci dans une approche que je souhaite pragmatique, dans un objectif d’interopérabilité, mais aussi de recherche de gains financiers. C’est par exemple l’enjeu de l’état-major de forces conjoints avec nos amis britanniques, projet qui avance de manière remarquable. Nous serons au rendez-vous en 2016.

 

Donc, vous le voyez, pour le fonctionnement, je ne vois pas de marges.

 

Enfin, et troisièmement, les équipements, 13,5 M d’€ pour 2015.

 

Les équipements concernent principalement trois grands domaines : la dissuasion, les programmes d’armement et l’infrastructure.

 

La dissuasion : les investissements en la matière représentent 3,6 milliards d’euros annuellement, sur la période. Je me suis déjà exprimé devant vous sur la dissuasion en mai dernier. Nous avons intégré 1,9 milliard d’économies sur la période de LPM. On ne peut pas aller plus loin, sans remettre en cause les choix fondamentaux, ce qui n’est pas souhaitable.

 

Les programmes d’armement : les commandes, comme les livraisons attendues visent en premier lieu au remplacement de matériels qu’il n’est plus possible de prolonger davantage.

 

Nos avions ravitailleurs actuels, les KC135, ont plus de 50 ans. Ils datent du début des années 1960, tout comme les avions Caravelle. Qui accepterait aujourd’hui de voler dans une Caravelle ? Nos véhicules blindés actuellement déployés en RCA ont 40 ans. Nos hélicoptères Puma ont eux-aussi presque 40 ans. Je pourrais multiplier les exemples.

 

L’infrastructure : j’avais déjà fait le constat devant la commission des finances du Sénat en juillet, lors de mon audition sur l’exécution du budget 2013, ce budget est sous-doté : le flux financier est déjà sous tension.

 

Un plan d’urgence pour l’infrastructure a dû être mis en œuvre. Ce plan pluriannuel, qui représente 67 millions d’euros en 2014, nous permettra de résoudre 310 points durs sur 670 identifiés. Il s’agit aussi en 2015 de lancer les réparations de bâtiments d’hébergement à Coëtquidan, à Toulon et à Brest, ou encore d’un point d’alimentation sur la base aérienne d’Orléans.

 

Environ 200 M€ supplémentaires par an seraient nécessaires, ne serait-ce que pour stabiliser la situation actuelle de nos infrastructures, sauf si nous acceptons collectivement de réduire notre empreinte au sol par des effets de structure. Je rappelle de nouveau que la plupart de nos jeunes soldats et sous-officiers vivent dans une enceinte militaire, donc sur leur lieu de travail.

 

Mesdames et messieurs les députés, il n’y a pas de gras dans nos armées. On attaque le muscle, alors que la situation sécuritaire se dégrade ! C’est mon devoir de vous le dire.

 

 

Cela me mène à ma dernière partie :

 

Mes préoccupations, ce que j’ai continuellement à l’esprit.

 

Elles sont au nombre de 4 : la conduite des opérations, le budget, les restructurations, et le moral.

 

Premier point de vigilance : la conduite des opérations.

 

Pour conduire les opérations d’aujourd’hui, en tant que chef militaire, j’ai besoin d’être réactif, de durer, de protéger mes forces, de les soutenir. J’ai aussi besoin d’allonge pour me renseigner et frapper au plus loin. Nos armées engagées au front attendent des drones, des ravitailleurs en vol, des véhicules de transport tactique, du blindage, des hélicoptères de manœuvre, des navires pour le contrôle des flux maritimes.

 

J’ai besoin que le calendrier de l’arrivée des nouveaux équipements soit respecté !

 

Il me faut aussi de la souplesse et de la liberté d’action pour adapter les équipements et les effectifs de façon réactive aux contingences des guerres que nous menons.

 

J’ai besoin de poursuivre les coopérations militaires internationales dans un esprit de partage des coûts et du fardeau sécuritaire.

 

Enfin, les opérations et les nouveaux engagements doivent faire l’objet d’un remboursement budgétaire. Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers !

 

C’est un besoin essentiel de stabilité budgétaire qui me mène à mon deuxième point d’attention : le budget.

 

Le chef des armées, le Président de la République, m’a confié une mission. Il a garanti les moyens de cette mission : ce sont les 31,4 milliards d’euros pour 2015. Certes, rien que les 31,4 milliards d’euros, mais la totalité des 31,4 milliards d’euros ! C’est sur ce projet que nous sommes engagés.

 

Je crains l’infiltration rampante, le grignotage progressif de nos ressources financières. J’ai besoin des ressources 2015 en temps et en heure. Cette lisibilité m’est indispensable pour maîtriser les risques et mettre en œuvre une gestion efficiente. Pour cela :

 

Les surcoûts OPEX doivent être partagés conformément à la LPM qui comporte, dans son article 4, le principe de leur couverture par recours, sans condition, à la réserve interministérielle de précaution.

 

Le dégel des crédits doit intervenir suffisamment tôt. Ne serait-ce que pour la santé, voire la survie financière des entreprises qui nous fournissent, et en particulier des PME.

 

Les ressources exceptionnelles doivent être confirmées. Je me réjouis sur ce point de la décision de création d’une structure ad hoc pour disposer de l’intégralité des 2,3 milliards de ressources exceptionnelles pour 2015. Les armées ne peuvent qu’être favorables à cette recherche de solutions financières innovantes. Je rappelle que 2015 est l’année la plus richement dotée en REX avec une part relative s’élevant à 7,3% des crédits.

 

Le risque lié aux prévisions d’export du Rafale doit, lui aussi, être couvert ; uniquement si nécessaire, bien sûr.

 

Enfin, ces principes vertueux, mais élémentaires, doivent être mis en œuvre dès l’exercice 2014 afin de ne pas hypothéquer l’année 2015, dont la réussite est aussi conditionnée par les données d’entrée de gestion. L’enjeu est en particulier la maîtrise du report de charges. Je rappelle que celui-ci a atteint, fin 2013, la somme de 3,45 milliard d’euros. Là encore, on ne peut pas, me semble-t-il, aller plus loin ! Vous l’avez bien compris, seule l’obtention en 2015 de l’intégralité des ressources, en volume et au bon cadencement, permettra de franchir la barre. 2015 est l’année de vérité.

 

Troisième point de vigilance, les restructurations.

 

La réduction des coûts de fonctionnement n’est possible qu’en fermant des sites et en densifiant d’autres, bref en regroupant nos emprises chaque fois que cela est possible et pertinent. Cette manœuvre doit être mise en regard de celle de la déflation des effectifs. Nous sommes prêts à effectuer ces mouvements de rationalisation. Là encore, conduire une manœuvre cohérente, préparée et accompagnée dans sa dimension sociale nécessite de la lisibilité.

 

Nous attendons donc avec impatience l’annonce des restructurations 2015, qui devrait intervenir dans les jours à venir. L’inquiétude est là, l’attente des annonces de fermeture de site est une période anxiogène et interdit toute programmation. Je le constate à chaque fois que je me rends dans les forces : c’est la première préoccupation actuelle, tous personnels confondus.

 

Considérant les conséquences familiales, personnelles et professionnelles de ces décisions, j’estime également indispensable que les annonces, relatives à la période 2016-2019, interviennent avant la fin de cette année, ou au plus tard en début d’année 2015. Les chefs d’état-major d’armées et moi-même sommes particulièrement attentifs à ce point qui pèse sur le moral, objet de mon quatrième et dernier point majeur d’attention :

 

Le moral :

 

Les hommes et les femmes de nos armées ont un sens aigu du service. Ils se font une haute idée de leur métier qu’ils vivent souvent comme une véritable vocation. J’ai encore pu le constater lors des commémorations 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux, liées à la grande guerre : nos soldats d’aujourd’hui se reconnaissent dans les mêmes valeurs qui ont guidé leurs anciens de 14. Ce sont : le courage face à l’adversité, la fraternité d’armes, le sens du service, l’abnégation, le dévouement pouvant aller jusqu’à donner sa propre vie.

 

Nos armées sont engagées dans de nombreuses opérations qui sont de plus en plus dures et qui vont se prolonger. Dans le même temps, elles se réforment et consentent des efforts sans équivalent pour absorber les contraintes budgétaires qui leur sont imposées et j’ai essayé de vous le démontrer.

 

Dans ce contexte difficile, et c’est bien compréhensible, le moral de nos soldats, marins et aviateurs est changeant. Il est excellent en opérations. Il est parfois fragile dans la vie quotidienne. Il est à surveiller. C’est une préoccupation majeure : dans notre organisation avant tout humaine, le succès repose d’abord sur la cohésion et les forces morales. Ce sont elles qui nous permettront de franchir l’obstacle et d’être au rendez-vous des combats de demain.

 

Les efforts consentis, au quotidien, par nos soldats ne se conçoivent que dans une réelle perspective de retour à un niveau acceptable en matière de condition de vie et de travail. Ce n’est que justice sociale ! Je crois vraiment qu’il ne faut pas se cacher que toute économie supplémentaire demanderait d’autres efforts et induirait un risque non maîtrisé d’aller au-delà du seuil de l’acceptabilité sociale. Ne vous y trompez pas, nos soldats râlent parfois, mais parce qu’ils veulent faire leur métier ! Ils ne demandent qu’une chose : « Da materiam splensescam » : « donnez-moi les moyens et je resplendirai ». C’est la devise du 2ème régiment de Dragons, mon premier régiment.

 

***

 

Mesdames et messieurs les Députés, pour conclure, je dirai que la défense est plus que jamais au cœur de l’intérêt national.

 

Le contexte sécuritaire actuel renforce la pertinence de la Loi de programmation militaire en faveur d’un modèle d’armée complet. Nous sommes persuadés que c’est le bon choix et nous sommes prêts à poursuivre les efforts qui nous sont demandés pour cela.

 

Les hommes et les femmes de nos armées, nos jeunes, risquent leurs vies au nom de la France, en notre nom à tous. En retour, nous avons un contrat moral avec eux. Ils ne comprendraient pas, comme d’ailleurs nos concitoyens, que la LPM puisse être amputée de quelconque manière, dans le contexte actuel en France et dans le monde.

 

Le Président de la République, chef des armées, a garanti le respect de cette LPM. Nous attendons donc une exécution conforme pour l’exercice 2015, d’autant plus que 2015 constitue une véritable année charnière, une année de vérité, dans tous les domaines. Il ne faut pas baisser la garde !

 

Vous pouvez compter sur mon engagement sans faille et sur ma totale loyauté. Je compte sur votre soutien pour le succès des armes de la France.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:55
Démonstration de sauvetage au combat

 

13/11/2014 Camille PEGOL - Armée de Terre

 

Lors de la Foire internationale de Metz, le 3e régiment de hussards (3e RH) et une équipe médicale de l’Hôpital d’instruction des armées (HIA) Legouest ont mené, conjointement et pour la première fois, une démonstration de sauvetage au combat.

 

Reconnaissance à pied, coups de feu factices, évacuation d’un soldat blessé… Au plus près de la réalité, tout a été mis en œuvre pour présenter aux visiteurs la maîtrise du sauvetage au combat et la médicalisation de l’avant. Le 3e RH et l’HIA ont montré comment chaque soldat, dont l’auxiliaire sanitaire, est en mesure d’effectuer les premiers soins sur un blessé, grâce notamment à la trousse individuelle du combattant dont chacun est équipé. L’accent était mis sur le travail de communication et de coordination des équipes médicales et des unités combattantes.

 

Cette démonstration a ainsi mis en avant l’importance de chaque geste permettant de gagner les précieuses secondes qui peuvent sauver la vie d’un blessé.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:50
La FLF Guépratte achève sa préparation en Crète


13/11/2014 Marine Nationale

 

À la suite de son escale en Crète, du 1er au 5 Novembre 2014, la frégate de type La Fayette (FLF) Guépratte a pris part à deux entraînements organisés avec les forces armées grecques. Le bord s’est tout d’abord entraîné à la lutte antiaérienne avec  la participation de deux chasseurs F16 qui ont permis d’affuter les réactions du central opérations. Puis, un exercice de lutte antinavire a été mené face à un patrouilleur lance-missile de la marine hellénique.

 

L’équipe de visite du Guépratte a également participé à un stage de deux jours au NATO Maritime Interdiction Operational Training Center (NMIOTC) durant l’escale, ce qui a permis aux marins de l’équipe de perfectionner leurs techniques d’intervention en milieu maritime et de renforcer la cohésion du groupe.

 

Ces exercices et entraînements, qui viennent tester et font progresser les capacités opérationnelles du navire et de son équipage, constituent l’aboutissement de la longue préparation du Guépratte à son déploiement.

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:45
Sangaris : point de situation du 13 novembre 2014

 

13/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 6 au 13 novembre 2014

 

En République centrafricaine, la semaine est restée calme alors que la force Sangaris a achevé l’ensemble de ses relèves.

 

A Bangui, le groupement tactique interarmes (GTIA) Picardie a poursuivi ses patrouilles en ville en appui des forces internationales. Sangaris a fait porter son effort sur le 4e arrondissement, théâtre des tensions de la semaine passée. Le 7 novembre, la mairie du 8earrondissement de Bangui a été inaugurée en présence de nombreuses personnalités. Pillé et saccagée durant le plus fort de la crise centrafricaine, elle a été restaurée par des artisans locaux grâce à la coopération de la force Sangaris. Cette inauguration montre le retour progressif de l’ensemble des structures étatiques et administratives en RCA.

 

En province, la semaine est restée calme dans la zone de responsabilité du GTIA Korrigan. Le 7 novembre, des missions de reconnaissance ont été menées dans la région de Dekoa. Le lendemain, une mission de contrôle de zone le long de l’axe principal du couloir central, à Sibut, a permis de limiter l’activité des coupeurs de route. A Grimari, la journée du 6 novembre a été marquée par la visite de l’un des conseiller de la Chef d’Etat de Transition (CET), venu rencontrer les représentants de l'Etat de la localité.

 

Du 6 au 8 novembre, dans la région de Damara, à 70 km au Nord de Bangui, s’est déroulée la première mission du drone de reconnaissance au contact (DRAC). Un groupe DRAC est en effet déployé en République centrafricaine depuis le 26 octobre. Cette capacité nouvelle vient densifier les moyens dont dispose Sangaris pour opérer et appuyer la MINUSCA.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : point de situation du 13 novembre 2014Sangaris : point de situation du 13 novembre 2014

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:45
Le Caïman face à son destin…

Pour son premier déploiement opérationnel, le Caïman fait face à des conditions d’emploi particulièrement difficiles. - photo EMA

 

13 novembre, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Dix-neuf ans moins quelques jours après son premier vol, le NH90 arrive donc sur un théâtre d’opération sous les couleurs françaises. Après quatre journées de convoyage, deux Caïman du 1er RHC ont rallié de façon autonome Gao (Mali) en partant de leur base de Phalsbourg. Au Mali, les deux appareils et leurs équipages s’intègrent dans un sous groupement aéromobile (SGAM) fort d’une dizaine d’appareils.

 

Ce déploiement constitue une épreuve de vérité pour le NH90, qui va devoir faire la preuve de ses capacités à durer dans un environnement très hostile. L’Alat a beaucoup sacrifié pour cet appareil, pour en porter le développement et en commander pour l’instant 68 exemplaires. Le Caïman part avec de solides atouts sur le théâtre malien, avec en premier lieu une puissance qui lui permettra d’affronter plus sereinement les fortes chaleurs. Dans le monde de l’hélicoptère plus qu’ailleurs, puissance égale sécurité. Autre facteur de sécurité, son avionique perfectionnée sur laquelle les équipages pourront s’appuyer pour évoluer en conditions marginales (nuit noire, mauvaise visibilité due au sable etc). Le Caïman est aussi un hélicoptère doté d’une solide autonomie. A la masse maximale de onze tonnes, avec trois réservoirs supplémentaires en soute, l’appareil affiche une autonomie de cinq heures. Bluffant ! Bien évidemment, libérer de la charge utile impose d’enlever des réservoirs en soute, mais le Caïman garde tout de même les pattes très longues au contraire de l’animal dont il tire le nom. L’hélicoptère est aussi rapide, avec une vitesse de croisière d’environ 250 km/h. Vitesse et autonomie en font un partenaire idéal du Tigre qui affiche les mêmes caractéristiques. Entre Tessalit et Gao, une Gazelle ou un Puma un peu chargé doit stopper à Kidal pour faire le plein.  Le Tigre et le NH90 peuvent quant à eux filer droit d’un seul coup d’aile. Pour le SGAM, la mise en œuvre conjointe de Tigre et de Caïman sera l’occasion de repenser en profondeur le déroulement de ses missions et l’emploi de ses appareils.

 

Tout ne va pas être facile pour autant. Les Caïman devront en premier lieu faire face à un ennemi omniprésent, le sable. Sa granulosité très fine et son très fort pouvoir abrasif causent des ravages dans les mécaniques et les éléments tournants. Aucun filtre parfait n’existe face à cette poussière qui parvient à s’infiltrer partout. Seule solution : un entretien régulier des appareils, au besoin en passant l’aspirateur dans ses équipements les plus sensibles. Cette question du sable se conjugue avec celle des fortes chaleurs. Tous les équipements électroniques (calculateurs, écrans etc.) du Caïman  fonctionnent avec des batteries de micro ventilateurs. Les semaines à venir diront leur sensibilité réelle aux conditions extrêmes rencontrées au Mali. Les expérimentations « temps chaud » conduites à Djibouti sont une chose, l’emploi d’un appareil sur le terrain plusieurs mois d’affilée en sont une autre…

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:55
Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

 

12 novembre 2014 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

Dans le cadre du projet européen ODREA (1), pendant une dizaine de jours consécutifs des essais, en vraie grandeur, ont été réalisés dans la région Toulousaine avec un drone Patroller de Sagem pour tester la capacité du système télépiloté à s’insérer dans le trafic d’un aéroport international tel que Toulouse-Blagnac. La fonction « Détecter et éviter » (« Detect and Avoid ») a également été testée à l’aide d’un TB20 de l’ENAC, du côté de Muret.

 

 

Lire l’article

 

[1] Projet ODREA (Operational Demonstration of Remotely piloted aircraft systems in European Airspace) est co-financé par l’entreprise commune SESAR JU (Single European Sky ATM Research Joint Undertaking. Il regroupe des partenaires industriels et institutionnels français : Rockwell Collins France, Sagem (Groupe Safran), la DSNA (Direction des Services de la Navigation Aérienne) et l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile). L’objectif du projet ODREA est de définir des concepts opérationnels pour les RPAS (Remotely Piloted Aircraft System), les procédures opérationnelles associées puis de les valider à l’aide de simulations et de vols réels avec l’aéronef télépiloté Patroller de Sagem, embarquant un pilote de sécurité.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:55
Fin de mission pour la frégate légère furtive (FLF) Courbet


14/11/2014 Sources EMA

 

Partie le 25 juillet dernier, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a accosté à Toulon le 7 novembre après un long déploiement opérationnel en mer Méditerranée et dans l’océan Indien.

 

Dès le début de la mission, le Courbet a été engagé dans une opération d’évacuation de ressortissants en Libye avec le Montcalm.

 

Par la suite, le Courbet a été engagé dans l’opération de lutte anti-terroriste Enduring Freedom, au sein des Combined Task Forces 150 et 152, du 4 août au 13 octobre. La frégate a ensuite effectuée une patrouille de présence et de recueil de renseignement en Méditerranée orientale jusqu’au 29 octobre.

 

Pendant l’opération Enduring Freedom, le Courbet a assuré la contribution de la France à la mission de lutte contre les trafics maritimes liés au terrorisme dans la mer Rouge, le golfe d’Aden, la mer d’Arabie et le golfe d’Oman. Une vingtaine de contrôles appelés « approach and assist », une visite complète d’un boutre, des coopérations avec les marines des pays riverains (Koweït, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn) ont été réalisées pendant ces deux mois. Deux interactions de plus grande envergure avec les marines américaines et anglaises ont également été menées à bien, montrant le haut degré d’interopérabilité de nos marines.

 

L’hélicoptère type Panther et son détachement de la flottille 36F, présents tout au long de la mission, ont réalisé plus d’une trentaine de SURMAR (vols de surveillance maritimes) qui ont permis de recueillir du renseignement et d’améliorer notre connaissance de la région au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale, lieu de la deuxième phase opérationnelle du déploiement du Courbet.

 

Après le passage du canal de Suez le 13 octobre, et une coopération opérationnelle avec la Marine égyptienne au large d’Alexandrie, le bâtiment s’est consacré pleinement à une mission de recueil de renseignement dans cette zone sensible

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:55
Le musée aéronautique d’Angers commémore 14-18

 

11 novembre Aerobuzz.fr

 

A l’occasion du Centenaire de la Guerre 14-18, Espace Air Passion (musée aéronautique régional d’Angers) organise une exposition pédagogique et des ateliers maquettes à destination de la jeunesse. L’exposition pédagogique consacrée aux As de la Grande Guerre, est spécialement présentée pendant l’année scolaire 2014-2015 (20 octobre 2014 au 03 juillet 2015).

 

Suite de l’article

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:50
Chasseur de mines du type "tripartite" (CMT) Pégase

Chasseur de mines du type "tripartite" (CMT) Pégase

 

13/11/2014 Sources Marine nationale

 

Du 30 octobre au 12 novembre, la force de guerre des mines de l’OTAN (SNMCMG1*) a mené une importante opération de recherche et de neutralisation d’engins explosifs historiques intitulée « Historical Ordnance Disposal », au large de Dieppe et Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime). Commandé par un officier lituanien à bord du Jotvingis, la force était composée de huit bâtiments chasseurs de mines de huit nationalités différentes, soit environ 400 marins.

 

Bilan de l’opération OTAN Historical Ordnance Disposal 2014 en Manche

Chaque chasseur de mines s’est vu attribuer une « boîte » par le commandant de la force, dans la zone définie par la préfecture maritime Manche – mer du Nord. Les étoiles représentent les mines découvertes lors de l’opération HOD 2014 (bleu : contreminées – rouge : identifiées et restant à contreminer plus tard par la Marine nationale).

 

Malgré des conditions météorologiques et un état de mer peu favorables à l’utilisation de leurs sonars, les chasseurs de mines ont investigués plusieurs centaines de « contacts », qui une fois identifiés par le biais de plongeurs ou de drones sous-marins ont permis la découverte de 7 mines représentant l’équivalent de  5370 kg de TNT (4 mines allemandes Luft Minetype B et une de type A, ainsi que deux mines d’une tonne Bombenmine 1000). Trois des mines ont été découvertes à la fin de l’opération et n’ont pas pu être contreminées faute de conditions favorables. Elles le seront prochainement par la Marine nationale.

 

L’action de cette force est venue compléter le travail quotidien des chasseurs de mines et plongeurs démineurs de la Marine nationale, en mer et sur l’estran, qui conduit à la neutralisation de 500 à 1000 engins explosifs historiques chaque année en Manche – mer du Nord (de l’obus de petit calibre à la mine d’une tonne).

 

Bilan de l’opération OTAN Historical Ordnance Disposal 2014 en Manche

Résultat de l’exploration des fonds marins par le sonar du chasseur de mines belge Crocus dans sa « boîte ». Chaque forme symbolise un contact qui a nécessité une attention particulière afin de discriminer schématiquement les rochers des mines. On distingue par ailleurs en bas à droite le trajet opéré par le chasseur de mines pour scanner l’ensemble de sa zone.

 

Depuis 1996, le SNMCMG1 intervient presque tous les ans dans les eaux françaises, en lien avec la préfecture maritime Manche – mer du Nord, qui définit les zones de travail et valide les horaires et lieux de contreminage des engins découverts, par l’intermédiaire du Centre des opérations maritimes de Cherbourg.

 

Au terme de l’opération, la force de l’OTAN a fourni l’ensemble des données au Centre des opérations maritimes de Cherbourg, permettant ainsi d’en disposer lors des prochaines opérations dans cette zone.

 

Navires composant la force et s’étant chacun vu attribuer une zone de travail (cf. carte) :

    M42 Jotvingis (Lituanie), également bâtiment support l’état-major de la force

    M314 Sakala (Estonie)

    M862 Zierrikee (Pays-Bas)

    M621 Flaming (Pologne)

    M1068 Datteln (Allemagne)

    M917 Crocus (Belgique)

    M06 Talivaldis (Lettonie)

    M644 Pégase (France - le CMT base à Brest a rejoint la force pour la durée de l’opération HOD en Manche.)

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:45
Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014

 

13/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 6 au 13 novembre 2014.

 

Dans la BSS la situation a été calme cette semaine malgré des actions de harcèlement des groupes armés terroristes dans le Nord du Mali.

 

Les opérations se poursuivent quotidiennement dans les deux fuseaux.

 

Le 6 novembre, le général de division Palasset, commandant l’opération Barkhane, a reçu le général d’armée américain David Rodriguez, commandant en chef d’AFRICOM. Cette rencontre souligne les excellentes relations entretenues avec nos alliés américains qui apportent une aide aux opérations françaises dans le Sahel, notamment en terme de transport aérien.

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane a mené du 28 octobre au 6 novembre l’opération Tudelle de lutte contre les terroristes. Cette opération a mobilisé plus de 400 militaires dans des actions de contrôle de zone et de fouilles de caches terroristes. Au bilan, elle a permis la neutralisation de 26 terroristes, dont deux se sont rendus et ont été transférés aux autorités maliennes. Lors de cette opération, six véhicules, des dizaines de roquettes RPG7 et leurs lance-roquette, des dizaines de grenades à main et fusils, ainsi qu’un dépôt logistique ont été découverts.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014
Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:45
Sangaris : premier posé de l’A400M Atlas à Bangui

 

13/11/2014 Armée de l'air

 

Le 7 novembre 2014, un A400M Atlas de l’escadron de transport 1/61 "Touraine" s’est posé pour la première fois sur la plateforme aéroportuaire de Bangui.

 

L’A400M s’est posé à 9h45 sur l’aéroport de M’Poko pour y décharger 7,4 tonnes de matériels destinés au ravitaillement de la force Sangaris. Le nouvel avion de transport tactique de l'armée de l'air a été engagé au service des opérations extérieures peu de temps après sa livraison.

 

Partis de la base aérienne 123 d’Orléans, les quatorze membres d’équipage (pilotes, mécaniciens d’équipage et chefs de soute) ont fait escale à N’Djamena, au Tchad, avant de regagner Bangui.

 

L'appareil répond parfaitement aux besoins actuels de la force française engagée en Centrafrique. Sa capacité d’emport, entre 20 et 30 tonnes, et son allonge stratégique, représentent une véritable économie des moyens ainsi qu’un gain de temps non négligeable au regard des capacités des appareils d’ancienne génération.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

 

Pour en savoir plus sur l'opération Sangaris, consultez le site de l'état-major des armées.

Sangaris : premier posé de l’A400M Atlas à BanguiSangaris : premier posé de l’A400M Atlas à Bangui

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:30
Liban : l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) participe à un exercice de la FINUL

 

 

13/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 6 novembre 2014, sur le camp espagnol de 7-2 situé au Nord-Est de la zone d’opération de la FINUL, l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la Force Commander Reserve (FCR) a pris part à un exercice d’intervention sur un engin explosif improvisé (IED - improvised explosive device) réunissant également les spécialistes EOD des contingents espagnols, italiens et finlandais.

 

Le scénario de cet exercice visait à permettre aux différentes équipes spécialisées dans la lutte contre les IED de détecter, neutraliser et analyser un IED fictif. Un chien détecteur d’explosif (EDD) espagnol a tout d’abord décelé la présence d’explosif dans une voiture.Grâce à un robot, l’équipe italienne d’un robot a ouvert les portes de la voiture en sécurité, permettant aux EOD français d’intervenir, revêtus d’équipements de protection, pour neutraliser le colis suspect. Après cette neutralisation les EOD finlandais sont intervenus pour collecter les résidus de l’IED afin de les analyser pour identifier le type et l’origine possible de l’IED.

 

Placé sous la responsabilité de l’état-major basé à Naqoura, cet exercice a permis aux équipes de spécialistes EOD de la FINUL de réaliser ensemble une intervention réaliste tout en développant l’interopérabilité de leurs savoir-faire respectifs.

 

Les équipes d’intervention EOD sont composées d’un binôme de sous-officiers spécialisés dans la lutte contre toutes sortes d’engins explosifs, qu’ils soient artisanaux ou« manufacturés»telles que des munitions de guerre, des plus simples, comme les grenades, aux plus complexes comme les missiles. Ils ont une connaissance approfondie de tous les mécanismes de fonctionnement existants et sont équipés de moyens de détection, d’approche et de neutralisation sophistiqués. Une équipe cynotechnique est intégrée à cette équipe dans la phase détection et une équipe médicale est systématiquement en soutien.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Liban : l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) participe à un exercice de la FINUL
Liban : l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) participe à un exercice de la FINUL

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:55
Sivens : Publication du rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationale

 

13 novembre 2014 interieur.gouv.fr

 

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a annoncé, le jeudi 13 novembre, lors d'une conférence de presse, la publication du premier rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationales sur l'emploi des munitions dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre.

 

Au cours de cette même conférence, le ministre a annoncé une série de mesures destinées à prévenir tout nouveau drame :

  • L'interdiction de l'utilisation par les forces de l'ordre des grenades offensives dans les opérations de maintien de l'ordre.
  • Le durcissement des modalités d'emploi des grenades lacrymogènes à effet de souffle, dites GLI [pour grenade lacrymogène instantanée]. L'utilisation de ces munitions devra désormais se faire en binôme, un binôme composé du lanceur lui-même et d'un superviseur ayant le recul nécessaire pour évaluer la situation et guider l'opération.
  • L'enregistrement vidéo de toutes les opérations de maintien de l'ordre à risques.
  • La mise en place d'un groupe de travail commun police et gendarmerie nationales afin d'améliorer la doctrine du maintien de l'ordre.
  • Dans le souci d'informer clairement les manifestants sur l'évolution de postures des forces de l'ordre, une information plus claire sera dispensée. Le libellé des sommations faites au cours des opérations sera revu pour mieux faire la distinction entre les différents degrés de réponse des forces. Une annonce visuelle complètera cette information clarifiée.

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:55
Les finalistes pour le remplaçant du FAMAS connus avant la fin de l'année

 

13.11.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Defense Globale


Les stocks de FAMAS s'épuisent doucettement ; le marché de l'Arme individuelle future (AIF) prend donc une importance considérable.

Pour la première fois de son histoire, l'armée française devrait acheter sur étagère un fusil d'assaut étranger, environ 90 000 exemplaires à livrer en quatorze ans. Enfin, on dit sur étagère mais les contraintes seront telles, notamment l'intégration au système Félin de l'infanterie, qu'il s'agira d'une arme (presque) sur mesure... Les cinq finalistes devraient être connus avant la fin de l'année pour une généralisation dans les forces en 2018.

Une vingtaine de candidats a remis un dossier à la Direction générale de l'armement à l'issue de l'avis de marché du 14 mai. Dont voici les principales caractéristiques : 45 000 AIF version standard, 45 000 AIF version courte, 38 millions de cartouches 5.56 x 45 mm calibre OTAN d'exercice, 51 000 grenades 40 x 46 mm basse vitesse anti-personnel/anti-véhicule, 13 000 grenades fumigènes, 28 000 grenades d'exercice et un système de soutien (maintenance, pièces de rechange, instruction, formations, documentations techniques). Phrase importante : " L'Arme individuelle future, dans sa version standard, devra être adaptée au tir de grenades à fusil et à l'intégration dans le système d'arme Félin. "

Le contrat pourrait être notifié en décembre 2016 pour une exécution durant quatorze ans. C'est-à-dire, à peu près conjointement avec les reste du programme Scorpion qui vient d'être signé. 

 

Tests en unités en 2015

La DGA et la STAT (Section technique de l'armée de terre) épluchent les dossiers de candidatures et mènent des premières expérimentations qui doivent aboutir à la sélection des cinq meilleures offres avant fin décembre 2014. Les heureux sélectionnés seront alors testés en unités, mais aussi dans tous les milieux extrêmes possible (désert, neige, boue, sable, eau, mer...), en zone urbaine... Ce qui ne demande pas les mêmes qualités.

Outre l'efficacité et la fiabilité, il faudra prendre en compte la capacité d'intégration dans le système Félin (fantassin à équipement et liaison intégrés). C'est-à-dire analyser les retours d'expérience des premiers déploiements en opération du système (lunette de visée, optronique, alimentation...). A l'industriel de mener ces études et ces adaptations. Le jeu en vaut la chandelle pour un contrat d'environ 400 millions d'euros. D'autant qu'une arme adoptée par l'armée française constitue un gage d'excellence et un pub pour le marché mondial. " Depuis le Mali, l'image de l'infanterie française est énorme à l'étranger ", nous dit un officier qui vient de passer trois ans à l'OTAN.

On a présenté un peu vite comme futur vainqueur le HK 416 de l'Allemand Heckler & Koch. Parce qu'il est largement utilisé par les Forces spéciales françaises. C'est un avantage mais les FS ont des besoins et des emplois spécifiques, loin du quotidien du fantassin. Les Forces spéciales ne sont pas non plus " félinisées ".

Il faut également considérer les contextes politiques et économiques. Des contrats d'armement à destination du Qatar (des missiles antichars MILAN de MBDA) sont ainsi bloqués par nos voisins allemands... Tout peut jouer.

 

Les favoris et un Français ?

Le HK 416 d'Heckler & Koch reste dans le peloton des favoris. Comme le FN SCAR des Belges de la Fabrique nationale d'Herstal (à qui la France achète déjà ses mitrailleuses légères MINIMI et ses MAG 7.62). On peut citer l'AXR160 de l'Italien Beretta, les SIG SG 550 et 553 de Swiss Arms AG, le AUG A1 de l'Autrichien Steyr Mannlicher et son petit-cousin, le F90 de Thales, fusil développé par sa filiale australienne.

Une autre entreprise française, le réputé fabricant de fusils de chasse stéphanois Verney-Carron, se met sur les rangs en association à 60 % avec l'Israélien IWI (Israel Weapon Industry). Il propose le FAST (fusil d'assaut de Saint-Etienne, ce qui serait un sacré clin d'œil à l'histoire), dérivé du Galil et du Tavor d'IWI, sur base Kalachnikov.

Si le Français veut s'engager sur le marché de la Défense, sa candidature ne correspond pas à l'appel d'offre européen : on réclame un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros par an (12 M€ pour Verney-Carron) et surtout, on demande des moyens de production situés et mis en œuvre actuellement sur le territoire de l'Union européenne ou de l'espace économique européen (même chose pour les sources d'approvisionnement pour les canons et les têtes de culasse, les chaînes d'assemblage).

Le Fusil d'assaut de Saint-Etienne serait pourtant un sacré hommage au FAMAS (Fusil d'assaut des manufactures d'armes de Saint-Etienne), conçu en 1973 et fourni aux armées françaises à partir de 1983 par MAS, puis GIAT-Industries (devenu Nexter). Une histoire qui accessoirement en dit long sur la désindustrialisation de la France...

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:55
La brigade des forces spéciales Terre (BFST) à l’honneur

 

13/11/2014 Camille PEGOL - Armée de Terre

 

Le 6 novembre, à Pau, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, a décoré les drapeaux des trois régiments de la brigade des forces spéciales Terre (BFST) de la croix de la Valeur militaire, avec palme.

 

Cette mise à l’honneur des forces spéciales de l’armée de Terre récompense les nombreuses missions accomplies par le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa), le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) et le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) au cours de l’opération SERVAL, au Mal

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:55
La frégate Forbin et la FREMM Normandie en entraînement croisé en Méditerranée

 

13 Novembre 2014 Marine nationale

 

Le 3 novembre 2014, la frégate de défense aérienne Forbin a appareillé pour une semaine dédiée à l’entretien de ses savoir-faire. Sous le coup d’un épisode météorologique agité, l’équipage a su faire face aux mauvaises conditions de mer pour mener de front les nombreux exercices organisés dans les différents domaines de lutte et en particulier dans son domaine de prédilection, la lutte antiaérienne.

 

Les artilleurs, malgré les mouvements de plate-forme, ont su exercer leur savoir-faire au cours de deux séances de tirs d’artillerie contre des aéronefs et missiles (« gunex »). Les cibles dédiées qui ont été mises en œuvre pour simuler des aéronefs hostiles et missiles ont été abattues, touchées de plein fouet par les différentes pièces d’artillerie du Forbin : canons de 76 mm, de 20 mm et 12,7 mm.

 

Pendant ces quelques jours, l’activité au central opérations (CO) a été dense. Les «gunex» ont accompagné ou précédé des exercices de défense aérienne plus conséquents. Le concours de plusieurs aéronefs (avions de chasse notamment) et un entraînement conjoint avec la FDA Chevalier Paul ont permis de donner un grand réalisme aux exercices menés. Cette coopération entre les deux «sisterships» est assez rare, elle fut extrêmement intéressante et a permis, outre la mutualisation des moyens, un échange opérationnel très riche.

 

La lutte anti sous-marine n’a pas été délaissée grâce au déroulement d’un exercice spécifique. La mise en œuvre d’une cible «EMATT» a permis de tester la capacité des installations ASM du bord, le savoir-faire des opérateurs spécialisés, et la réactivité de l’équipage dans son ensemble face à une menace torpille.

 

Un autre pan plus discret des capacités du Forbin, la guerre électronique, a aussi été mis à l’épreuve avec succès durant la semaine.

 

Le bord a également exploité cette sortie à la mer pour perfectionner ses connaissances et sa résilience face à des feux multiples durant différents exercices de lutte incendie.

 

Par ailleurs, le Forbin a apporté son concours à la frégate multi-missions (FREMM) «Normandie», qui réalisait des essais à la mer. Les deux unités, dotées chacune d’une grande polyvalence dans les domaines de lutte, ont navigué de concert et conduit avec succès des essais très pointus de transmission par liaison de données tactiques.

 

À l’issue du déroulement de cette courte période de navigation, le Forbin a retrouvé le port de Toulon. Cette sortie, dédiée à l’entraînement, a été dense et fructueuse. Elle a permis d’améliorer encore les capacités opérationnelles du bâtiment et de son équipage et a confirmé, s’il le fallait, que le Forbin est «paré au combat».

La frégate Forbin et la FREMM Normandie en entraînement croisé en Méditerranée

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:50
Le patrouilleur Pluvier participe aux cérémonies de commémoration de l’armistice à Londres

 

13 Novembre 2014 Source : Marine nationale

 

Le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier a fait escale à Londres 9 au 13 novembre 2014. Le dimanche soir, au «Terminé barre et machines!», le bâtiment est accosté à West India docky, en plein cœur de la ville et non loin de la fameuse City.

 

Le 11 novembre, une délégation participe a deux cérémonies de commémoration de l'armistice. La première cérémonie a eu lieu au National Cemetery of First an Second World War en présence de madame l'ambassadeur et des associations d'anciens combattants. La deuxième cérémonie de la journée a eu lieu aux pieds de la statue du Maréchal Foch, en plein centre de Londres. En effet, le Maréchal Foch est le seul Français à avoir été fait maréchal britannique. Cette cérémonie était présidée conjointement par madame l'ambassadeur et le Lord Mayor de la City of Westminster, et a eu lieu en présence de nombreux spectateurs. Le soir même, six vétérans britanniques ont été faits chevaliers de la Légion d'Honneur à la résidence de madame l'ambassadeur.

 

L'équipage, fier d'avoir pu participer à ces cérémonies, a également pu profiter de la vie londonienne au cours de cette courte escale.

Le patrouilleur Pluvier participe aux cérémonies de commémoration de l’armistice à Londres

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:55
Route du Rhum : La Marine aux côtés des skippers d’exception

 

13/11/2014 Sources : Marine nationale

 

A Pointe-à-Pitre, les marins des forces armées aux Antilles se sont donnés rendez-vous pour partager une passion commune avec les skippers et le public de la Route du Rhum : la mer.

 

La Marine est naturellement liée avec le monde de la voile. Cette amitié de longue date trouve ses racines dans la solidarité qui unit tous les «gens de mer». Skippers professionnels, amoureux de la voile et marins d’État partagent les mêmes valeurs dans un environnement commun : goût pour la confrontation avec l’exigence de l’océan, dépassement de soi, sens de l’effort, solidarité…

 

La Marine nationale concrétise son attachement au monde de la voile en étant partenaire institutionnel des grandes courses au large comme la Route du Rhum. Cette année,  le patrouilleur de service public Pluvier a donné le départ de la course à Saint Malo le 02 novembre dernier, et le remorqueur portuaire côtier Maïto escorte et assure actuellement la sécurité des concurrents sur les derniers nautiques de leur arrivée à Pointe-à-Pitre.

 

L’arrivée de la Route du Rhum en Guadeloupe est aussi l’occasion pour le public présent d’aller à la rencontre des équipages de la Marine, à bord du Maïtoou au stand d’information des armées sur le village de la course, pour mieux comprendre leurs métiers et les missions qu’ils exercent sur toutes les mers du globe.

 

En aparté : à l’arrivée de Yann Guichard lundi 10 novembre 2014, les marins des forces armées aux Antilles sont allés féliciter le skipper. Clin d’oeil complice de la part de Yann Guichard, « sincèrement touché par cette attention » a-t-il confié.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:50
MetOp-SG - Meteorological data across the entire globe

 

12 nov. 2014

 

MetOp-SG comprises two series of satellites, with three units in each series. The Satellite A series focuses on optical instruments and atmospheric sounders, while the Satellite B series focuses on microwave instruments. Both types will be based on Airbus Defense and Space’s Astrobus high-power satellite platforms. While the Satellite A series will be developed and built under the industrial lead of Airbus Defence and Space in Toulouse (France), the design and manufacture of the Satellite B series will be led by the company’s Friedrichshafen site in Germany.
More information: http://bit.ly/1ueWw8P

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:50
Escale à Plymouth et commémoration pour la frégate Latouche-Tréville

 

12 Novembre 2014 Marine Nationale

 

Du 7 au 11 novembre 2014, le Latouche-Tréville a fait escale à Plymouth, en Grande-Bretagne. A cette occasion, une délégation de l'équipage a participé à une cérémonie commémorative de l'Armistice de la Première Guerre mondiale, le dimanche 9 novembre, dans le cadre du Remembrance day.

 

En présence des hautes autorités civiles et militaires de Plymouth et sa région, le capitaine de vaisseau Matthieu Drevon, commandant la frégate, a déposé durant la cérémonie une gerbe de coquelicots au pied du monument commémoratif. Cette cérémonie a permis de mettre en exergue la force des liens unissant nos deux nations, en particulier en cette année 2014, année du centenaire du début de la Grande Guerre.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
94ème Anniversaire des fortes têtes du 4e Régiment Etranger

 

12-11-2014 source 4e RE Réf : 424 -43

 

Le 4ème Régiment étranger fêtera vendredi 14 novembre le 94ème anniversaire de sa création.

 

Une prise d’armes suivies d’un vin d’honneur ouvert au public aura lieu au quartier Capitaine DANJOU.

 

Vous pourrez être accueilli à partir de 10h00, les portes du quartier fermeront à 10h45.

 

C’est le général de division Pierre Barbaud, ancien chef de corps du régiment, qui présidera la prise d’armes.

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