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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
Le visage des hommes (1914-2014), Un face-à-face avec le blessé de guerre

 

06/11/2014 BCISSA  -  DCSSA

« Un jour de garde, un jour d’été comme les autres, dans un hôpital militaire: les blessés en fauteuil roulant circulent dans le hall où les visiteurs font mine de ne pas voir les visages bandés, les membres amputés. Les blouses blanches se croisent d’un pas pressé. Aucun bruit, aucun cri, un silence quasi religieux règne dans cette cathédrale de la douleur.

Midi : le « bip » retentit. Le service de réanimation demande d’urgence la présence du psychiatre. Un grand blessé, hospitalisé depuis une dizaine de jours, se réveille. Il ne supporte pas la machine qui lui permet de respirer : « Venez nous aider, nous allons le perdre ! Comment faire ? Comment le sauver ? ». Il est pourtant revenu vivant du pire. Il a survécu à un attentat-suicide en Afghanistan. Dans la presse du jour, on peut lire qu’il a été « très abîmé ». Marc ouvre les yeux. Ce premier regard va inaugurer une longue histoire médicale, une aventure humaine.»

 

Les « Gueules Cassées », les grands mutilés, incarnent l’horreur de la guerre, de la violence, mais aussi la figure du tabou que l’on veut hors du regard et que l’on cherche à oublier. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, trois soldats atrocement défigurés ont fondé une association pour venir en aide à leurs camarades en leur redonnant une existence sociale. Un siècle plus tard, leur histoire est toujours d’actualité pour de nouvelles générations de blessés au combat.

Le médecin en chef Marie-Dominique Colas donne la parole à ces témoins anonymes, à d’autres plus connus, comme Geneviève de Galard, et nous fait franchir les différentes étapes de la reconstruction physique et psychique : de la « gueule » à la face, puis de la face au visage comme ultime renaissance de leur humanité.

 

Pr Marie-Dominique Colas
Ouvrage broché 250 pages
Format 15,5 x 22 cm
ISBN n°978-2-7025-1616 424 € 

    

Avec le soutien de

     

Professeur agrégé du Val-de-Grâce, le médecin en chef Marie-Dominique Colas est psychiatre, chef d’un service de l’hôpital d’instruction des armées Percy où sont accueillis les militaires blessés au combat. Médecin militaire avant tout comme elle aime à le rappeler, elle n’a pas négligé sa pratique en milieu opérationnel, que ce soit dans les Balkans, en République de Côte d’Ivoire, en Afghanistan et plus récemment au Mali. A l’hôpital Percy, elle met ses connaissances et son expérience hospitalière à l’épreuve de la réalité de la psychiatrie de guerre. Titulaire d’un doctorat de recherche en psychopathologie et psychanalyse consacré aux « Gueules Cassées », membre actif de plusieurs sociétés savantes, le médecin en chef  Marie-Dominique Colas est également expert en médecine aéronautique. La réflexion qu’elle conduit sur la clinique de la défiguration et du blessé de guerre s’inscrit dans cet engagement sans faille du service de santé des armées au chevet de ceux qui ont choisi de servir la France.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
La 4e compagnie du 2e Régiment Etranger de Parachutistes de retour de Centrafrique

 

29-10-2014 source 2e REP Réf : 314 -1358

 

La 4e compagnie a fait son retour au camp Raffalli, le mercredi 29 octobre. Emmenée par son commandant d’unité, le capitaine Gabriel Vallier, elle a défilé devant l’état-major du régiment avant de reprendre possession de ses quartiers. Durant un mandat de près de 4 mois en Centrafrique au sein de l’opération Sangaris, elle aura été appelée à remplir des missions très variées et engagées, au profit de 5 GTIA différents. Fidèles à la tradition des légionnaires bâtisseurs, les gris ont aménagé 4 postes aux couleurs de la Légion. Craints des hommes armés animés de mauvaises intentions dans leurs zones d’action mais appréciés de la population, ils ont, sur le terrain, fait honneur au régiment et à nos anciens.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
"Projet Grand Musée" de la Légion Etrangère

 

09-11-2014 source SAMLE Réf : 114 - 40

 

Comment prendre une part active et personnelle au "Projet Grand Musée"?

Le Grand musée sort de terre

 

Le Projet est maintenant à la fois bien visible et tangible. Aussi, les visiteurs demandent souvent comment ils peuvent prendre une part active et personnelle à cette belle entreprise orchestrée par la Société des Amis du Musée de la Légion Etrangère (SAMLE). La réponse n’est pas unique. Chacun trouvera donc le moyen d’oeuvrer efficacement pour passer des paroles qui ne restent que des intentions, aux actes qui sont “actions”.

 

Le premier moyen d’aider le musée est d’adhérer à la SAMLE qui “contribue à la conservation, au développement, à la mise en valeur et au rayonnement” du patrimoine de la Légion étrangère.


En étant membre, on s’unit … et chacun sait que l’union fait la force, pour mener à bien cette mission essentielle non seulement pour le musée mais pour la Légion Etrangère elle-même.

 

Pour ceux qui ne veulent pas adhérer à une association, ils ont toujours la possibilité de faire un don à la SAMLE.

 

Une autre manière consiste à enrichir les collections. En donnant au musée des objets documentés et relatifs à la Légion, nous les préservons et leur garantissons un avenir.

Musée de France, les objets entrés à l’inventaire sont “incessibles, inaliénables et imprescriptibles”. D’autre part, en cas de restauration, ils sont entre les mains de professionnels qualifiés qui garantissent de conserver à l’objet son intégrité.

 

Enfin, en faisant connaître et en visitant le musée, vous participez à son rayonnement puisque vous devenez, en quelque sorte son ambassadeur. Vous lui donnez alors du sens car un musée qui n’est pas visité perd tout son intérêt. Il n’a pas de raison d’être et les objets seraient alors mieux conservés en restant dans les réserves.

 

En fait, aider le musée c’est précisément choisir un moyen d’agir dans l’une de ses composantes car le musée est bien la rencontre entre un lieu, une collection et le public.

 

Le musée est ouvert les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 10 à 12 heures et de 15 à 18 heures.

 

Les visites guidées sont possibles pour les groupes

 

Vous pouvez contacter le musée de la Légion étrangère :

  • Par téléphone :  04 42 18 12 41
  • Par courriel : musee.legionetrangere@gmail.com
  • Adresse postale :  

Musée de la Légion étrangère
Quartier Viénot
Route de la Légion 
BP 21 355
13 784 AUBAGNE CEDEX

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
Visite du général Olivier Salaün, commandant de la 11e BP


20-10-2014 source 2e REP Réf : 312 - 369

 

Le général Olivier Salaün, commandant la 11e Brigade parachutiste, a effectué une visite de commandement au régiment du jeudi 16 au vendredi 17 octobre. Dès son arrivée, il est notamment revenu sur les annonces de baisse des effectifs, et la dissolution programmée de la section de reconnaissance régimentaire de la CEA. Le général a ensuite assisté à la présentation de la MCP et de la projection au Tchad, en présence du chef de corps Jean-Michel Meunier et des officiers supérieurs. Un point de situation RH lui a également été fait suite au plan annuel de mutation, avant que les projets innovation/préparation de l’avenir ne lui soient présentés.

Remise de képis blancs

Le dernier jour de sa visite, le général a supervisé l’entraînement — sur la piste d’audace du régiment — d’une section de la batterie du 35e RAP en PCP. Il a ensuite assisté à une remise de képis blancs aux engagés volontaires de la Légion étrangère de la 1ère compagnie du 4e RE, qu’il a chaleureusement félicité de leur engagement. Avant son départ, un repas a été donné au CMSO en présence de tous les cadres du régiment. Le général en a profité pour faire connaissance avec l’ensemble des personnels, dans une ambiance particulièrement conviviale.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
Inauguration du bureau restauré de Georges Clemenceau

 

12/11/2014 Ministère de la Défense

 

Le bureau restauré de Georges Clemenceau, tel qu’il l’a occupé de 1917 à 1920, sera inauguré par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 17 novembre 2014 à l’Hôtel de Brienne (Paris)

 

Le 16 novembre 1917, Georges Clemenceau devient Président du Conseil et ministre de la Guerre. Dans ces fonctions, il conduit la France et mène la guerre jusqu’à la victoire. Le 11 novembre 1918, il annonce l’Armistice au peuple français de la fenêtre de son bureau à l’Hôtel de Brienne, le ministère de la Défense.

 

Clemenceau chef de guerre est donc, avec le général de Gaulle, l’une des plus illustres figures parmi celles qui sont passées par l’Hôtel de Brienne.

 

Attaché à la figure de Clemenceau et défenseur de sa mémoire, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a tenu à restaurer son bureau tel qu’il l’occupa lorsque la Grande Guerre faisait rage. Pendant dix mois, les équipes du ministère de la Défense se sont mobilisées en lien avec l’architecte en chef des monuments historiques pour la réalisation d’un projet patrimonial sans précédent : recréer, non seulement la pièce, mais aussi l’atmosphère, du bureau de Georges Clemenceau, avec notamment le mobilier de l’époque, ses livres et ses cartes d’état-major.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:55
Visite du général COMBIM au 2e REG

 

31-10-2014 source 2e REG Réf : 561 -594

 

Le général de brigade Bizeul, commandant la 27e brigade d'infanterie de montagne (27e BIM), a effectué sa première visite de commandement du 2e régiment étranger de génie, le vendredi 24 octobre 2014. A cette occasion, il a pu assister à un exercice de franchissement de la 1ère compagnie.

 

Le général Hervé Bizeul, commandant la 27e brigade d'infanterie de montagne, ayant pris ses fonctions le 1er Août 2014, s'est rendu pour sa 1ère visite de commandemrnt sur les terres du 2e REG, le vendredi 24 octobre 2014.

 

Régiment opérationnel oblige, le général COMBIM a été d'abord accueilli sur les bords du Rhône, où un exercice de mise en oeuvre de moyen léger de franchissement (MLF) était conduit par la 1ere compagnie. Capable de déployer d'importants dispositifs de franchissement de coupure humide, le 2e REG  se prépare en vue de l'exercice de brigade CERCES, au cours duquel il devra appuyer les bataillons dans le franchissement du lac de Serre Ponçon.

 

A son arrivée au quartier Maréchal Koenig, le général COMBIM a été accueilli, au son du clairon, par un piquet d'honneur armé par la compagnie d'appui. Il s'est ensuite adressé aux cadres et caporaux-chefs du régiment, auxquels il a fait part de sa fierté, de sa confiance et de ses attentes pour le 2e REG.

 

Au cours d’un pot puis d'un déjeuner rythmés par des chants familiés*, le général COMBIM a pu échanger avec l’ensemble des cadres et légionnaires présents au 2e REG.

 

S'en suivit une présentation des infrastructures concourants à la préparation opérationnelle, notamment le complexe sportif, les infrastructures de tir et la salle EOD (Explosive Ordinance Disposal), qui recelle quantité d'engins explosifs improvisés (EEI), allant de la munition enterrée jusqu'aux chargeurs d'AK 47 piégés retrouvés sur les récents théâtres.

Enfin, le chef de corps, le colonel Jean-Christophe Reussner, épaulé par ses chefs de services, lui a présenté le 2e REG en 2014 avec ses forces et ses préoccupations.

 

Après avoir signé le livre d'or régimentaire, c'est avec une vision concrète de ses légionnaires sapeurs de montagne que le général Bizeul est reparti du plateau d'Albion.

 

*Le général Hervé Bizeul a servi 2 années à la compagnie montagne du 2e REP.

Visite du général COMBIM au 2e REG
Visite du général COMBIM au 2e REG
Visite du général COMBIM au 2e REG
Visite du général COMBIM au 2e REG
Visite du général COMBIM au 2e REG

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:54
Un pipin méritant récompensé par un vol sur Alphajet

 

06/11/2014 Armée de l'air

 

Le 20 octobre 2014, Thomas Patry, élève de l’école des pupilles de l’air (EPA) de Grenoble, a pris place à bord d’un Alphajet de l’école de l’aviation de chasse (EAC) à Tours. Une expérience inoubliable pour ce jeune pipin.

 

En juin 2014, les performances scolaires et l’esprit de cohésion des élèves de l’EPA ont été salués lors de la traditionnelle cérémonie de remises des prix. Parmi eux, Thomas Patry s’est distingué et a ainsi reçu le prix spécial du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air : un vol de découverte sur Alphajet.

 

Le 20 octobre dernier, il s’est ainsi rendu sur la base aérienne 705 de Tours pour participer à une mission d’entraînement menée par l’EAC 314. Après une séance de simulateur, le pipin s’est installé en place arrière d’un Alphajet pour enchaîner vol en basse altitude, simulation de  bombardement d’une cible et combats aériens rapprochés. « C’était très éprouvant physiquement, confie-t-il. Mais j’espère déjà remonter à bord, en tant qu’élève officier ! »

Un pipin méritant récompensé par un vol sur Alphajet

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:54
Remise des diplômes au personnel de la filière Pont d’Envol

 

04/11/2014 Marine Nationale

 

Le 31 octobre 2014, sur la plate-forme d’entraînement de l’École du personnel de pont d’envol (EPPE) de la base d’aéronautique navale (BAN) de Hyères, le capitaine de vaisseau Dufit, commandant l’aéronautique navale locale, a présidé une cérémonie de remise des diplômes et d’insignes aux élèves issues des cours QMF MPONVOL et DIRPONVOL. Le capitaine de vaisseau Lefebvre de Saint-Germain, commandant en second du porte-avions Charles de Gaulle et une délégation du service « Pont d’envol-Hangar » étaient également présents.

 

Entre la mer, la vie en équipage et les missions opérationnelles, la vie de marin offre un environnement exceptionnel, source d’une expérience humaine et professionnelle hors du commun. Dans ce contexte particulier, directeurs et matelots de la filière « pont d’envol », employés à bord du porte-avions ou des bâtiments porte-hélicoptères, forment l’un des piliers de la sécurité des vols des aéronefs de la force de l’aéronautique navale. Leur rôle déterminant est d’assurer les manœuvres des avions et hélicoptères, avant et après chaque vol.

 

Lors de son discours, le capitaine de vaisseau Dufit a félicité les nouveaux diplômés pour leur efficacité et leur professionnalisme. Il a également rappelé les valeurs de discipline, rigueur, d’esprit d’équipe et d’abnégation, nécessaires à la confiance sur laquelle repose la sécurité sur nos plates-formes.

 

Cette cérémonie s’est déroulée sous les regards émus et fiers des familles des nouveaux diplômés. A présent, ces derniers s’apprêtent à embarquer à bord de leurs unités respectives, afin de démarrer leur nouvelle vie professionnelle au sein de l’aviation embarquée.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:45
Photos DLEM

Photos DLEM

 

10-11-2014 source DLEM Réf : 119 -118

 

Le Général de brigade Franck REIGNIER nouveau COMSUP des FAZSOI est venu à MAYOTTE dès sa prise de commandement pour y rencontrer les légionnaires et les services rattachés.

 

Le quartier CABARIBERE est en  effervescence en ce début du mois d'octobre. En effet, le nouveau Général commandant les, FAZSOI vient à leur rencontre  aprés les avoir croisés lors de l'exercice PAPANGUE sur l'île de la Réunion.

 

Accueilli comme il se doit par un piquet d'honneur de la Légion Etrangère en tenue de parade, le général a pu s'entretenir avec tous les grands chefs de service, les commandants d'unité et surtout avec la troupe très fière de lui démontrer son engagement opérationnel dans cette partie du monde dont la stabilité des pays environnants implique une veille permanente.

 

Aprés avoir pu apprécier l'accueil des légionnaires et constater leur condition de vie et de travail, le général sait qu'il peut compter sur les hommes du "rocher" éloignés des Etats-majors par la distance mais si proche de la zone d'intervention des Forces Armées de la Zone Sud de l'Océan Indien....

Visite du Général COMSUP FAZSOIVisite du Général COMSUP FAZSOI
Visite du Général COMSUP FAZSOIVisite du Général COMSUP FAZSOI
Visite du Général COMSUP FAZSOIVisite du Général COMSUP FAZSOI
Visite du Général COMSUP FAZSOIVisite du Général COMSUP FAZSOI

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:45
Photo Yan Barry

Photo Yan Barry

 

10.11.2014 par Yan Barry – midilibre.fr

 

Deux cents légionnaires ont participé, durant quatre mois, à l'opération Sangaris. Placés sous le commandement du chef de corps, le colonel Valéry Putz, les soldats sont arrivés ce lundi 10 novembre en fin de matinée.

 

Engagés durant quatre mois au sein de l'opération Sangaris en République centrafricaine, les légionnaires du 2e Régiment étranger d'infanterie, placés sous le commmandement du colonel Valéry Putz, sont arrivés ce lundi 10 novembre à la Légion étrangère, route d'Uzès. Après avoir transité durant trois jours au Sénégal dans le cadre du sas de fin de mission, les légionnaires ont atterri à Marignane avant de rejoindre Nîmes par bus.

 

Suite de l’article

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:30
Canons Caesar - photo Nexter Systems

Canons Caesar - photo Nexter Systems

 

11 novembre Jean-Dominique Merchet - (Article paru dans L'Opinion du 5 novembre)

 

La France va livrer pour 3 milliards de dollars d'équipements militaires au Liban, menacé par la crise syrienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui règle la facture

 

Avec le «contrat-cadre» a été signé mardi 4 novembre au Palais royal de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, le Royaume s'engage à verser trois milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) à la France, une somme considérable qui servira à équiper les forces armées libanaises (FAL). Cet accord commercial inhabituel, en discussion depuis un an, traduit un «accord politique» sur «la stabilité du Liban à l'aune de la crise syrienne» explique-t-on à Paris. Ce «contrat d'aide à l'armée libanaise illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne» s'est réjoui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Submergé par plus d'un million de réfugiés syriens, traversé par les lignes de fractures entre sunnites et chiites, menacé par les groupes djihadistes liés à Daech, le Liban affronte aussi une crise de gouvernance : il est sans président de la République depuis le mois de mai et les députés, élus en 2009 pour quatre ans, ont décidé mardi de prolonger leur mandat jusqu'en 2017. Dans ce contexte, l'armée apparaît comme l'une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n'est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînées, son renforcement est une priorité stratégique.

 

Le principe de l'accord triangulaire était acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013. Depuis lors, des discussions se sont poursuivies, sous la responsabilité du ministère de la Défense, côté français. Après avoir traîné durant l'été, les négociations se sont débloquées avec l'aggravation de la crise régionale, en Irak et en Syrie. Mardi, le contrat a été signé par l'amiral Edouard Guillaud, patron de l'Odas, l'entreprise para-publique qui porte les contrats étatiques avec l'Arabie saoudite, et le ministre saoudien des finances Ibrahim al-Assaf. Le chef d'état-major libanais, Jean Kahwaji, a contre-signé le document. «Il reste du boulot, mais on peut espérer une entrée en vigueur du contrat avant la fin de l'année» assure un proche du dossier. Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des six prochaines semaines, avant le premier versement. Les livraisons s'étaleront sur trois ans et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce «plan d'équipement» s'accompagne d'un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l'armée française – «un gros effort», reconnaît-on à Paris.

 

Les Saoudiens avaient deux exigences : des prix «raisonnables» et surtout, pas d'intermédiaires qui auraient pris leurs commissions au passage. On assure, de bonne source, que cette dernière clause a été respectée. Ensuite, les Libanais ont communiqué leur «shopping list» à la partie française. Au total, une vingtaine d'industriels français sont concernés par ce contrat, des grands (Thalès, Airbus, etc), mais également des PME. La liste des matériels en question n'est pas publique. On sait qu'y figurent des équipements terrestres (VAB, véhicules de transport, canon Caesar, missile antichar Hot, mortier, missile sol-air à très courte portée, etc), des hélicoptères (combat et transport), des patrouilleurs navals légèrement armés et du matériel de renseignement, de surveillance et de communication, dont des drones tactiques.

 

Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l'objet d'un veto français : des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d'usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Pour des raisons d'argent, le Liban a renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des blindés lourds Leclerc ou VBCI. En effet, le contrat tripartite est loin de couvrir tous les besoins de l'armée libanaise qui s'élèvent à une douzaine de milliards d'euros. Ainsi, l'état-major libanais souhaite acquérir des chars de combat : il espérait acheter des Leopard 2 d'occasion mais s'est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d'achat et de maintenance s'est avéré trop élevé. Autre discussion compliquée, le type des patrouilleurs pour la marine : DCNS proposait des Gowind, construits à Lorient (chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian) alors que CMN de Cherbourg (chez le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve), qui l'a emporté, présentait des bateaux plus légers. Le fait que le patron de CMN, Iskandar Safa, soit franco-libanais, n'a sans doute pas joué en sa défaveur...

 

Ce contrat ne met pas fin au réarmement libanais, que ce soit l'armée ou les forces de sécurité intérieure (FSI). Ces dernières sont jugées moins impartiales et plus proches des sunnites que des chiites. Le milliard de dollars donné directement par l'Arabie saoudite à l'ancien premier ministre (sunnite) Saad Hariri devrait aller pour moitié au FSI. Les Américains fournissent eux aussi une aide militaire importante, alors que la Russie est prête à vendre des armes. Reste l'Iran, acteur capital de la scène politique libanaise via le Hezbollah, qui a proposé officiellement son aide. Fadi Assaf, analyste pour Middle East Strategic Perspectives, assure même que c'est un «feu vert» de Téhéran qui a finalement permis de débloquer le contrat entre le Liban et ses deux partenaires français et saoudiens.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:25
Opération ANI DES SAVANES

 

06-11-2014 source 3e REI - Réf : 205 - 332

 

Du 23 septembre au 13 octobre, la 2CIE, dans le cadre de la mission HARPIE, a mené une mission de destruction d'un important site d'orpaillage illégal situé sur le long de la crique ROCHE COURONNEE.

 

Préparation intellectuelle et matérielle de la mission

 

22 septembre 2014, 10h00, la SAED* vient d'être mise en place en rappel depuis les PUMA* au cœur de la forêt équatoriale. Elle dispose de 2 jours pour effectuer en discrétion les quelques kilomètres qui la sépare de ses objectifs : le chantier principal du site de ROCHE COURONNEE, ainsi que son curotel*. Décelée aux abords immédiats du curotel, elle s'empare de ses objectifs avec douze heures d'avance. Mais les garimpeiros n'ont pas attendus les légionnaires pour cacher leurs matériels et quitter la zone ! Ils étaient donc au courant de la tenue de cette opération...le début s'avère donc compliqué...

 

Puis, le 23 au matin, la 3e section de la 2e compagnie commence la reconnaissance fluviale de l'Approuague en vue d'effectuer une jonction avec la SAED à l'embouchure de la crique ROCHE COURONNEE (celle-ci sera effective le 25). Le 24, la 2e section de la 2e compagnie est héliportée jusqu'à proximité du chantier principal afin d'y relever la SAED. Dans le même temps, la 1ère section de la 2e cie s'établit en contrôle de zone dans la région de la haute-sikini, à 45km de là. Les axes logistiques sont dorénavant bouclés, le site occupé : c'est un véritable travail de fourmis qui va pouvoir commencer pour les unités qui vont tenir pendant plusieurs semaines le site le plus important de la zone de responsabilité du 3e REI. 300 ESI* travaillent et vivent en permanence sur ce site rassemblant plusieurs chantiers et zones vies. Bien qu'invisibles, nous savons qu'ils ne sont pas loin, cachés dans la forêt, nous observant afin de nous comptabiliser et décrypter nos modes d'actions.

 

Partant pour plusieurs semaines, les légionnaires ont soigneusement préparé leur mission. Ils ont pu, pour cela, s'appuyer sur les renseignements collectés lors des précédentes missions ayant eu lieu sur ce site, mais aussi sur une cartographie précise et à jour, résultat des reconnaissances aériennes. Plusieurs briefings ont permis de travailler le déroulement de l'opération et les mesures de coordinations. Enfin, d'un point de vue matériel, il faut souligner l'effort logistique qui a été réalisé puisque, en plus des légionnaires héliportés, ce sont plusieurs tonnes de matériels et de nourriture qui ont été acheminés par hélicoptère. Notamment, les canoës-kayaks, pour la SAED, et les DHPM* ont montré leur fiabilité et leur efficacité.

 

Déroulé chronologique de l'opération

 

Retournons à ROCHE COURONNEE. Les premiers jours de l'opération sont destinés à la reconnaissance des zones de responsabilité : 2 zones pour la 2e section, constituant les poumons du site, et 3 zones pour la SAED, essentiellement fluviales et périphériques. Ces reconnaissances, en identifiant précisément les zones habitées et travaillées, ont permis aux unités non seulement de hiérarchiser les objectifs à traiter, mais aussi d'étendre les zones contrôlées en repoussant les garimpeiros* au plus loin dans la forêt.

 

La fin de la première semaine est marquée par le désengagement des 1ere et 3e sections de la 2e compagnie, la SAED et la 2e section restant seules sur le terrain, aux ordres d'un PC tactique co-localisé avec la 2e section.

 

Les deux dernières semaines n'ont été que fouilles minutieuses des objectifs, destruction de carbets et de denrées saisies, neutralisations de puits, interrogatoire d'ESI interpelés... Avec à la clé un bilan d'autant plus honorable que l'adversaire s'était préparé à notre venue : 142 carbets détruits, 78 puits neutralisés, 2,5kg de mercure, 8 moteurs, 6 concasseurs, 2 groupes électrogènes, 4 motopompes, 4 congélateurs, 6000m2 de bâche, plus d'une tonne de carburant, mais aussi de nourriture et de vêtements, etc. Par ailleurs, de nombreux garimpeiros ont pu être interrogés par les gendarmes, fournissant de précieux renseignements sur la rentabilité du site, l'approvisionnement logistique, les chefs...

 

Collaboration interarmées et interministérielle

 

Pour conclure, cette opération, bien que mal engagée à cause de l'absence de l'effet de surprise, fut une réussite à plus d'un titre. Tout d'abord grâce au bilan effectué, équivalant à au moins 8800 grammes d'or, soit 202 400 euros. Ensuite parce qu'elle témoigne des qualités d'endurance, de rusticité et de " flair " des légionnaires. Enfin, elle illustre la capacité à pouvoir mener des opérations du niveau de l'unité élémentaire en utilisant l'interarmées. Mais cette mission dépasse le cadre interarmées puisque, en réalité, elle est caractéristique de la collaboration interministérielle au travers de l'appui fourni par les légionnaires et l'armée de l'air à la gendarmerie nationale. C'est l'intérêt et la richesse de ces opérations ou chacun met à contribution ses compétences professionnelles : les FAG* se chargeant de la sécurisation de la zone et des phases tactiques pour que la Gendarmerie puisse interpeler des clandestins, saisir et détruire des matériels et mener des enquêtes judiciaires à proprement parler.

 

Lexique :

Mission HARPIE : mission de lutte contre l'orpaillage clandestin où les forces armées appuient la gendarmerie nationale.

SAED : section d'aide à l'engagement débarqué.

PUMA : hélicoptère de manœuvre pouvant transporter des soldats et du fret.

Curotel : village servant de zone de vie aux garimpeiros.

ESI : étranger en situation irrégulière

DHPM : détecteur électromagnétique portable

Garimpeiro : chercheur d'or clandestin en provenance du brésil.

FAG : forces armées guyanaises

 

Reportage photos

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:25
Rallye AUXSAN au 3e REI

 

27-10-2014 source 3e REI Réf : 204 -416

 

Le 25 et 26 septembre 2014, le CMIAK a organisé un challenge pour restituer les savoir-faire des AUXSAN du régiment.

 

L'auxiliaire sanitaire est un maillon incontournable de la chaine santé, souvent amené à assurer seul le soutien sanitaire d'une section dans le cadre des opérations TITAN et HARPIE et dans le milieu très exigent de la Guyane Française. Il doit donc acquérir de solides connaissances en matière de prise en charge des blessures en forêt équatoriale à la fois dans la prise en charge des urgences que dans l'organisation de l'évacuation d'un blessé.

 

C'est dans ce cadre précis qu'a été organisé le 25 et 26 septembre 2014 au quartier Forget le deuxième "rallye de formation" des auxiliaires sanitaires du CMIA de Kourou et du 3ème REI. Composé d'une journée de formation théorique et d'un challenge de restitution des acquis, cet accueil avait pour but de rappeler les particularités de la prise en charge des blessés en Guyane et de leur évacuation. Les auxiliaires sanitaires ont pu être confrontés à la prise en charge de blessés grimés qui leur ont permis de restituer de manière optimale leurs connaissances. Point d'entrée d'une formation de 4 mois proposée par le centre médical, ce module d'accueil des auxiliaires sanitaires a permis d'identifier les axes de formation à suivre.

Rallye AUXSAN au 3e REIRallye AUXSAN au 3e REI
Rallye AUXSAN au 3e REI

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 21:55
Guy Arnoux. Le bon Français. Paris Devambez

Guy Arnoux. Le bon Français. Paris Devambez

 

11.11.2014 Par Cyril Leprêtre (Officier d'Infanterie) - Le Monde.fr

 

La commémoration du centenaire du 11 novembre est-elle à la hauteur de ce que la Grande Guerre représente réellement pour notre pays ? Rien n’est moins sûr, car le souvenir de la guerre 1914-1918 n’échappe pas à la grande tendance au dénigrement. On a cru dresser du conflit un tableau sans fard en cherchant à le dépouiller des excès des discours patriotiques, comme on l’aurait soigné d’une maladie honteuse, sans s’apercevoir que l’on effaçait dans le même temps l’essentiel, l’adhésion et les motivations de chacun à ce qui était alors encore une grande idée, la nation française.

 

Aujourd’hui, la pensée dominante ne nous présente plus les poilus que comme des victimes passives d’une « boucherie » qu’ils auraient subie, comme une sorte de catastrophe inévitable. Comme on a pu le lire maintes fois, les 1,4 million de soldats français tués durant cette guerre ne seraient alors que des « moutons broyés durant 4 ans par une fatalité absurde », fruit de« l’inconstance des politiques et de l’inconséquence d’officiers généraux, prompts à sacrifier leurs hommes pour gagner quelques mètres de boue »….

 

Rares sont les discours et les évocations de « la der des der » qui échappent désormais à cette seule explication, au point d’en être devenu réducteur et de véhiculer de véritables poncifs. Des décennies de pacifisme sur les horreurs du conflit et l’absurdité de la guerre ont ainsi eu pour conséquence de faire perdre une grande partie de leur sens aux évènements.

 

Transmission de valeurs célébrant l’unité

 

Depuis quinze ans, sans attendre la mort du dernier de nos poilus, ce phénomène s’est amplifié et manifesté par une vision historico-politique se focalisant, voire survalorisant, les drames liés aux fusillés ou aux mutineries. Cette tendance a achevé de nous priver du recul nécessaire pour analyser la période. Une forme de « supériorité morale » semble nous autoriser aujourd’hui à réduire ce conflit à un déchainement d’horreurs, fruit d’un monde qui appartient définitivement au passé. Cette vision est consensuelle et rassurante. Elle entend mettre la barbarie à distance et évite de s’interroger sur un autre sens, sans doute plus fidèle à l’histoire et à l’épreuve que fut la Grande Guerre, le lien de chaque individu à son pays.

 

Peut-on, en effet, encore oser dire que cette guerre avait un sens ? Oui et, aussi difficile à comprendre que cela puisse paraitre un siècle plus tard, nos aïeux acceptaient l’idée de mourir pour leur patrie, convaincus que le sort de leurs familles et l’avenir de leur pays tout entier en dépendaient. La commémoration de la Grande Guerre devrait aussi être dédiée à la transmission de ses valeurs célébrant l’unité, une forme de cohésion nationale et de don de soi pour l’intérêt commun. C’est malheureusement trop rarement le cas, comme si ces mots dérangeaient, comme si l’héritage était trop difficile à assumer, nous forçant à taire cette dimension. L'exemple des souffrances endurées par tout un peuple devrait pourtant nous inciter à l'humilité...

 

Comment se réapproprier le souvenir de la Grande Guerre ? Beaucoup de Français ont semble-t-il commencé à le faire avec une certaine spontanéité : fouillant leur histoire familiale certains rassemblent par exemple lettres et reliques de poilus cherchant à les partager, au travers des collectes organisées il y a peu dans les mairies. Il y a certainement dans cet élan une quête de sens, une volonté de comprendre et de se réapproprier cette part de notre histoire commune. Il est temps d’y répondre en mettant dans les commémorations moins d’idéologie et plus de valeurs. Clemenceau disaient des poilus « qu’ils ont des droits sur nous », maintenant que tous les survivants du conflit ont disparus nous avons le devoir d’entretenir bien plus que leur souvenir, leurs valeurs…

 

Ce travail de mémoire aura sa vertu dans un monde actuel traversé par un malaise identitaire évident et une société au sein de laquelle la jeunesse montre souvent un dégoût de soi-même et de son passé.L’enjeu est de taille à l’heure où nous assistons à une remise en cause de notre citoyenneté et à un questionnement permanent sur le vivre ensemble. De toute évidence, le culte mou de la construction européenne et la religion du développement durable ne suffisent plus à forger des repères à nos enfants. Le vaste chantier des commémorations de la guerre 14-18 fait alors bien partie des multiples pistes à explorer pour expliquer à notre jeunesse qui nous sommes et d’où nous venons.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:55
Commémoration du 11 novembre en OPEX et Outre-Mer

 

12/11/2014  Opérations

 

Dans son ordre du jour du 6 septembre lu dans cent villes française à l’occasion de la commémoration « 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux », le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées avait rappelé que  « Nos soldats sont au cœur des commémorations. Héritiers des poilus de 1914, ils font vivre au présent les valeurs que leurs aînés ont portées sur tous les fronts de la Grande Guerre : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du devoir et du bien commun. ».

 

Dans cet esprit particulier du centenaire, le 11 novembre 2014, les soldats engagés en opérations extérieures et ceux déployés outre-mer ont rendu hommage à ceux qui, hier, sont morts au champ d’honneur et sont tombés sur les sur les théâtres d’opérations extérieures. Cette brève détaille les différentes cérémonies qui se sont déroulées loin de la métropole.

 

Les militaires de l’opération Barkhane stationnés au Tchad, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie ont célébré l’armistice de 1918 et le souvenir de tous les soldats morts pour la France. A cette occasion, deux nouveaux monuments aux morts ont été inaugurés au Mali et au Tchad. Suite à la fermeture du camp à Bamako, un nouveau monument a été érigé sur la PfOD de Gao afin de commémorer le souvenir des 9 soldats français tués durant l’opération Serval. A N’Djamena au camp Kosseï, un nouveau monument a lui aussi été inauguré pour rendre hommage à la mémoire des 159 soldats morts en opération au Tchad depuis 1969. Au Niger, le colonel Gilles Villenave, commandant le détachement air de Niamey, a participé à la cérémonie devant le monument du Souvenir français rendant hommage aux morts nigériens pour la France, en présence de M. Mahamadou Karidio, ministre de la défense du Niger, et de M. Antoine Anfré, ambassadeur de France au Niger.

 

En République centrafricaine, une cérémonie commune réunissant les soldats français engagés sur le théâtre, qu’ils servent au sein de Sangaris, de l’EUFOR ou de la MINUSCA, s’est déroulée au camp de M’Poko sous le commandement du général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris, en présence de l’ambassadeur de France à Bangui, M. Charles Malinas ainsi que des autorités centrafricaines, notamment, M. Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller en matière de sécurité et de relations avec les forces internationales et M. Aristide Sokambi, ministre de la Défense. Une importante délégation d’anciens combattants centrafricains était présente sur les rangs.

 

En Côte d’Ivoire sur le camp de Port Bouët, le colonel Nicolas Chabut, commandant la force Licorne, recevait monsieur Paul Koffi Koffi, ministre ivoirien chargé de la Défense, Mme Aichatou Mindaoudou, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, son excellence Mr Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et le colonel Benoist Clément, attaché de Défense. La fanfare de la garde républicaine ivoirienne et deux sections de soldats ivoiriens étaient sur les rangs, ainsi qu’une centaine d’élèves du Lycée Français Blaise Pascal et d’un Lycée de Port Bouët.

 

Les militaires français engagés dans l’opération Chammal ont organisé une cérémonie sur la base aérienne 104, en présence du secrétaire général du ministère des affaires étrangères et du développement international, monsieur Christian Masset, de monsieur Michel Miraillet, ambassadeur de France aux Emirats arabes unis et du contre-amiral Antoine Beaussant, commandant la zone maritime océan Indien et (ALINDIEN) et les forces françaises aux EAU. La prise d’armes a été suivie d’un colloque, organisé en partenariat avec l’université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, sur le thème « Visages et héritages de la Grande Guerre ».

 

A Kaboul en Afghanistan, le contingent français s’est tout d’abord rassemblé sur l’emprise française de l’aéroport pour une prise d’armes au cours de laquelle monsieur Jean-Michel Marlaud, ambassadeur de France en Afghanistan et le général de brigade aérienne Philippe Lavigne, commandant la force Pamir, ont procédé à l’appel des 89 soldats français morts sur le théâtre afghan depuis 2001. Une cérémonie internationale a ensuite réuni les militaires des différents contingents et les personnels civils stationnés sur le camp. Les autorités de la coalition ont rendu hommage aux soldats morts au cours de tous les conflits passés. Une délégation s’est enfin rendue à l’ambassade pour fleurir la stèle édifiée en mémoire des militaires français morts sur le sol afghan.

 

Au Liban, les soldats français de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et de la "Force commander reserve (FCR)" se sont rassemblés pour une prise d’armes à Deyr Kifa, sur le camp de 9.1, sous les ordres du colonel Benoît Aumonnier, commandant la FCR. Un détachement s’est également rendu à la résidence des pins, à Beyrouth, pour une cérémonie commémorative présidée par monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France.

 

A Djibouti, la cérémonie de commémoration s’est déroulée sur la place d’armes du 5e régiment interarmées d’Outre-Mer (5e RIAOM) présidée par le général de brigade aérienne Philippe Montocchio, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et en présence de Monsieur Serge Mucetti, ambassadeur de France.

 

A Libreville, les éléments français au Gabon (EFG) ont participé à une prise d’armes sur la place de France du camp de Gaulle, présidée par le COMELEF, le général Francisco Soriano. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Renaux, ambassadeur de France, ainsi que des plus hautes autorités civiles et militaires gabonaises et du corps diplomatique.

 

A Dakar, les éléments français au Sénégal (EFS), aux ordres du général Louis Duhau, commandant les éléments français au Sénégal étaient accompagnés de soldats et de plusieurs anciens combattants sénégalais ayant combattu à titre français. Organisée sur le quartier Geille, la cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Jean Felix-Paganon, ambassadeur de France, et de nombreux ambassadeurs de pays d’Europe et de l’Ouest Africain.

 

En Polynésie française la commémoration s’est déroulée devant le monument aux morts de Papeete, en présence du Colonel Thierry Dapsens Adjoint interarmées et représentant du contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (FAPF). La prise d’armes a rassemblé près de 200 militaires de tous les détachements présents en Polynésie française.

 

A Nouméa, en Nouvelle Calédonie, où est stationné le général Luc de Revel, commandant supérieur des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), comme à Mont d’Or, Dumbéa ou Nandaï, les militaires des FANC ont célébré l’anniversaire de l’armistice de 1918. Soldats du RIMaP-NC, marins de la base navale Chaleix et du patrouilleur la Glorieuse et aviateurs de la base aérienne 186, tous ont participé aux différentes cérémonies en présence des autorités locales.

 

Sur l’Ile de La Réunion, le commandant supérieur des forces armées en zone Sud de l’Océan Indien (FASZOI), le général Franck Reignier, a présidé une prise d’armes place de la Victoire, devant le monument aux morts, en présence du préfet, monsieur Dominique Sorain. C’est le drapeau du RSMA-R qui était à l’honneur, entouré par des détachements de la base navale de Port des galets, du détachement Air 181 et de la gendarmerie nationale.

 

A Cayenne, en Guyane, la cérémonie était conjointement présidée par le Préfet de Guyane monsieur Eric Spitz et le général de division aérienne Philippe Adam, commandant supérieur des forces armées en Guyane.

 

A Fort-de-France en Martinique, le COMSUP des forces armées aux Antilles, le contre-amiral Georges Bosselut, a présidé une cérémonie à laquelle participait le préfet de la Martinique M. Fabrice Rigoulet-Roze et une quarantaine d’élèves de deux établissements de la ville. Au même moment avaient lieux en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, un piquet d'honneur effectué par les troupes de la 4e compagnie du Détachement Terre Antilles - 33e RIMa déployé en mission de souveraineté en Guadeloupe depuis le 21 octobre dernier ; et au champ d’Arbaud à Basse-Terre, une cérémonie sous les ordres du colonel Thibault Dubern, représentant du COMSUP et coordonnateur militaire de Guadeloupe, en présence de madame Marcelle Pierrot, préfète de région, d'élus locaux et des représentants d’associations patriotiques.

 

Reportage photos

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:25
Le 3e REI a rendu les Honneurs Militaires au CCH PAEAHI du 35e RAP

 

10-11-2014 source 3e REI Réf : 206 -216

 

Une cérémonie d'hommage au CCH PAEAHI s'est tenue au quartier Forget le 6 novembre 2014.

 

La cérémonie était présidée par le colonel Alain WALTER, chef de corps du 3e régiment étranger d'infanterie, en présence du général de division aérienne Philippe ADAM, des unités du régiment, d'une délégation des forces armées en Guyane et de la famille, afin d'honorer la mémoire du caporal-chef Florentin PAEAHI, décédé le 28 octobre 2014 à l'âge de 34 ans.

 

Servant au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, il était en mission de courte durée au sein du 3e REI. Fauché volontairement le 25 octobre 2014, jour de son anniversaire, par un véhicule civil dans le centre-ville de Kourou, il a succombé à ses blessures.

 

L'éloge funèbre du chef de corps a rappelé à ses camarades et frères d’armes quel homme il était, discipliné, volontaire et exemplaire. C'était aussi un conjoint et un père aimant. Il reposera désormais auprès des siens à Mahina, village de Tahiti qui l'a vu grandir.

Le 3e REI a rendu les Honneurs Militaires au CCH PAEAHI du 35e RAP

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:57
opérations dans le massif du Tigharghar (archives EMA)

opérations dans le massif du Tigharghar (archives EMA)

 

12 novembre Jean-Dominique Merchet

 

Le Budget fait porter la responsabilité de la dérive des finances publiques sur les opérations extérieures.

 

La communication de Bercy sur les annulations de crédits (lire les Echos d'hier) suscite un vif mécontement au ministère de la Défense. Bercy explique que 2,2 milliards à cause, notamment, des dérapages dans la défense... Ce qui est resté en travers de la gorge de Jean-Yves Le Drian, c'est que cette sortie est intervenue en plein 11 novembre ! Au moment où les noms des sept soldats français morts au combat durant l'année écoulée étaient cités, sous l'Arc de Triomphe et en présence de leurs familles, les Finances expliquaient que la dérive des finances publiques serait, en quelque sorte, le fait d'une mauvaises maîtrise des opérations extérieures. «Le moment était déplacé. Il y a un manque de respect», réagit-on à l'Hotel de Brienne.

 

En réaction, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian publie aujourd'hui un "message" - un acte solennel et rare pour rappeler que "les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde".

 

Sur les 2,2 milliards en question, le surcoût des opex est de 605 millions. «Il ne s'agit pas d'une dérive» se défend-on à la défense. L'intervention en Centrafrique (Sangaris) et en Irak (Chammal) ont en effet été décidé après le vote de la loi de finances initiale 2014, à l'automne 2013. Certes, le ministère de la défense a volontairement minoré le cout des opex (450 millions pour 2014), afin de se faire financer la différence par le budget global... La manoeuvre était habile et la réponse de Bercy est arrivée hier.

 

Il est néanmoins regrettable que ce coup de pied de l'âne vienne ternir les cérémonies du 11 novembre. Les 7 soldats tués depuis un an en opérations extérieures viennent ajouter leurs noms à la longue cohorte de leurs ainés tombés pour leur pays et dont on célébrait hier la mémoire. Jean-Yves Le Drian a raison de le rappeler.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:55
Message de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations extérieures

 

 

 

Les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde

 

Hier, 11 novembre 2014, le nom des sept militaires morts en opérations extérieures pendant l’année écoulée a retenti au pied de l’Arc de Triomphe. A l’occasion de cette cérémonie émouvante, la Nation s’est remémorée les combats meurtriers de la première guerre mondiale et a rendu hommage à ceux de nos soldats qui ont fait le sacrifice de leur vie ces derniers mois pour garantir notre sécurité et défendre nos valeurs.

 

Je mesure chaque jour l’engagement de nos armées. Les Français en connaissent la valeur. Nos militaires interviennent sur plusieurs théâtres de crise dans le monde. Ces opérations extérieures des armées françaises font l’objet d’une dotation budgétaire annuelle fixée à 450 millions d’euros dans la loi de programmation militaire 2014-2019. Ministre de la Défense, je suis le garant de l’exécution de cette loi. Cette enveloppe, imputée à la mission Défense du budget de l’État, correspond aux déploiements de nos armées hors du territoire national, sur le continent africain, dans le golfe Persique, au Liban ou encore au large de la Corne de l’Afrique.

 

D’autres engagements extérieurs, par nature imprévisibles, marquent ces douze derniers mois.

 

Dès le 5 décembre 2013, la France s’est engagée en Centrafrique pour empêcher les massacres de masse et les confrontations intercommunautaires. Grâce à notre intervention rapide, une force internationale composée de près de 8 500 soldats et policiers ainsi qu’une force européenne

de 700 soldats ont pu se déployer pour stabiliser et sécuriser le pays. C’est l’honneur de la France.

 

En 2014, le Président de la République a souhaité que nos armées se maintiennent au Mali en plus grand nombre que prévu pour accompagner le processus politique malien. Elles ont ainsi permis le déroulement sans encombre de l’élection présidentielle et, cette année, des élections législatives sur l’ensemble du territoire malien. La France a fait évoluer son déploiement au Sahel-Sahara pour organiser la lutte contre les groupes armés terroristes. L’opération appelée Barkhane a pris le relais de l’opération Serval, destinée à libérer le Mali de cette menace majeure pour la survie de l’État malien. Ce qui se joue au cœur de l’Afrique, c’est la sécurité de la France.

 

En 2014, le Président de la République a engagé nos forces en Irak pour lutter contre le fanatisme destructeur et meurtrier du groupe terroriste appelé « état islamique ». Aux côtés de nos alliés arabes et occidentaux, nos militaires renseignent les troupes irakiennes et kurdes et frappent des cibles ennemies. C’est la responsabilité de la France.

 

Ces engagements représentent une dépense nette supérieure de 605 millions d’euros à la dotation inscrite à l’automne 2013 dans le budget 2014 de la Défense. D’une part, 450 millions d’euros ont été inscrits dans le budget dont j’ai la charge, en stricte conformité avec la loi de programmation militaire. D’une autre, la dépense supplémentaire de la France pour sa sécurité et la défense de ses valeurs se voit intégralement compensée par le budget général de l’État, là aussi, comme le prévoit la loi de programmation militaire en son article 4.

 

Ce montant de 605 millions d’euros sera intégralement ouvert par décret d’avance sur le programme « Préparation et emploi des forces » qui a supporté cette dépense, dans le cadre du schéma de fin de gestion 2014 prochainement examiné par le Parlement.

 

Chacun connaît les périls qui menacent la paix et notre sécurité. Les Français consentent chaque année un investissement important, 31,4 milliards d’euros,  au profit de la Défense nationale. Mon ministère délivre régulièrement les informations opérationnelles et politiques nécessaires à l’appréciation de l’effort engagé par nos forces.

 

Notre implication militaire sur plusieurs théâtres ne nous exonère évidemment pas d’un examen rigoureux de leur financement. Que celui-ci se fasse dans un esprit constructif, serein, conscient de l’urgence qui détermine souvent l’engagement de nos soldats à plusieurs milliers de kilomètres de nos terres.

Carte des OPEX Oct. 2014 - source EMA

Carte des OPEX Oct. 2014 - source EMA

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:56
Coopération du Service de Santé des Armées avec la Croix-Rouge

 

12/11/2014 BCISSA  -  DCSSA

 

Le 6 novembre, le médecin général inspecteur Rémy Meesemaecker, représentant le directeur central du service de santé des armées, le médecin général des armées Jean-Marc Debonne, et le directeur général de la Croix-Rouge française, Stéphane Mantion, ont signé à Toulon une convention-cadre afin de renforcer la coopération entre la Croix-Rouge française (CRf) et le Service de santé des armées (SSA).

 

Le SSA et la CRf, conformément à son statut d’auxiliaire des Pouvoirs Publics, ont pour mission commune de contribuer au soutien et à la résolution des crises nationales et internationales. Ainsi, et compte tenu de leurs valeurs communes, ils ont décidé de formaliser une action conjointe globale en signant une convention-cadre de coopération. Cette convention a pour objectif de mieux répondre, en complémentarité, aux besoins de l’État et des populations en matière de préparation, de soutien et de gestion de situations de crises nationales et internationales.

Cette coopération permettra notamment d’améliorer la couverture territoriale ultra-marine en offre de soins, de favoriser la constitution de la réserve opérationnelle du SSA et du volontariat de la CRf, d’optimiser la formation et l’entraînement à la gestion de crise ainsi que l’étude des possibilités conjointes d’action, notamment lors de catastrophes naturelles et le recours à l’expertise du partenaire dans tous les domaines. 

 

150 ans d’engagement à la Croix-Rouge française

La Croix-Rouge rassemble 54 000 bénévoles et 18 000 salariés. Chaque année, la CRf secourt 90 000 victimes, forme un million de citoyens aux  gestes qui sauvent, accueille et accompagne 1 200 000 personnes au titre de l’action sociale, aide 2 400 000 personnes à l’international.

 

300 ans de médecine de guerre

En 300 d’existence, des générations de médecins et d’infirmiers militaires se sont succédé et ont forgé un service de santé d’excellence, reconnu comme l’un des meilleurs dans le monde. 16 500 femmes et hommes, civils et militaires servent avec générosité et passion la plus belle des missions : soigner, sauver des vies, souvent au péril de la leur. Présents aux quatre coins du monde, ils interviennent au plus près des combats pour traiter les blessés et les évacuer vers la métropole en moins de 24h afin de donner aux blessés les meilleures chances de survie et de récupération fonctionnelle. Le Service de santé participe également à certaines actions de santé publique et aux plans gouvernementaux de gestion des risques. 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Le chaland Telenn Mor et l’ex-Georges Leygues réunis pour une opération d’embossage


12 Novembre 2014 Marine Nationale

 

Au départ de la Penfeld, en rade de Brest, le chaland releveur d’ancrages Telenn Mor de la base navale a assuré le 4 novembre 2014 l’embossage* de l’ex-frégate anti-sous-marine Georges Leygues devant l’École navale.

 

L’opération, qui consistait à embosser solidement la coque à l’entrée de la marina de l’École navale, a mobilisé pas moins d’une trentaine de marins de la base navale de Brest. Au total, six ancres de douze tonnes et 24 maillons de chaînes ont été fixées aux extrémités du Georges Leygues, qui sert désormais de brise-lames aux côtés du Tourville et du De Grasse. Cette manipulation exige un haut niveau de préparation, de concentration et de patience. Il faut avoir des yeux partout, à la fois sur le bateau mais aussi sur l’équipage, dont la sécurité demeure une priorité, rappelle le maître-principal Bernard Kersebet, commandant de la Telenn Mor.

Depuis près de trente ans, la Telenn Mor, admise au service actif en octobre 1985, effectue tous types de travaux portuaires. Méconnue du grand public, cette gabare, qui demeure la dernière en service dans la Marine nationale, est un outil robuste et polyvalent, qui assure aussi bien des opérations d’installation et de retrait de coffres, de corps morts, de pontons, de balises, que des manœuvres de mouillage ou de relevage d’ancrages.

La surface du pont est suffisamment dimensionnée pour permettre l’embarquement simultané en volume et en poids d’une ancre de corps mort de 8,5 tonnes et une ancre de corps mort de 6 tonnes, de 8 maillons de chaînes de calibre 80 mm, et d’ un coffre. Son faible tirant d’eau, sa forme aplatie de l’étrave et l’absence de quille lui permet d’assurer des travaux à proximité des berges. Son ancre de détroit disposée sur l’arrière est mouillée dès que nécessaire pour faciliter le déséchouement du bâtiment lors des travaux à marée descendante.

L’ensemble de ces opérations représente une activité annuelle de 160 jours.

Le chaland Telenn Mor et l’ex-Georges Leygues réunis pour une opération d’embossage

Rattachée au SMP (Service des Moyens Portuaires) de la base navale de Brest, la « harpe des mers » (Telenn Mor en breton), est composée d’un équipage de quatorze marins. Elle mène principalement ses missions dans le port militaire et autour de la rade de Brest : Landévennec, presqu’île de Crozon, Ile Longue, ainsi que dans le port de Lorient. Le haut niveau d’expertise et le savoir–faire de l’équipage lui vaut d’être régulièrement sollicité par les collectivités brestoises. Par ailleurs, la Telenn Mor a été particulièrement mobilisée pendant les fêtes maritimes de Brest 92, 96, 2000, 2004, 2008 et 2012.

 

* Embossage :Dans la marine, embosser un bateau consiste à amarrer ce dernier à l’arrière et à l’avant afin de le stabiliser.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
la page Facebook « Service de santé des armées 1914-1918 »


02/09/2014 BCISSA  - DCSSA

 

Suivez le déroulement de la Première Guerre mondiale au jour le jour à travers le regard des médecins, brancardiers, infirmiers et infirmières, sur les soldats, les opérations, leur vie quotidienne.

Présents sur tous les fronts, des postes de secours jusqu'aux hôpitaux et centres de convalescence, le personnel de santé témoigne de ce que fut la Grande Guerre pour les militaires et les civils, les hommes et les femmes, les métropolitains, les Alliés et les coloniaux.

 

Rejoignez la page Facebook « Service de santé des armées 1914-1918 » et partagez-la !

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Nouveau site collaboratif : "Générations 14, mémoires intimes de la Grande Guerre"


07/11/2014 SGA/DMPA

 

Réalisé par Andrés Jarach et Kévin Accart, ce site collaboratif a été coproduit par Cinétévé, France Télévisions, France 3 Nord-Est, Canopé. Il a reçu le soutien du Figaro, de Pictanovo, du CNC ainsi que du ministère de la Défense (SGA/DMPA) et de la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

 

100 ans après, que reste-t-il de votre mémoire familiale ? Qui, dans votre famille ou parmi vos proches, a vécu la Grande Guerre ? Ce site vous propose d’explorer le registre des "Morts pour la France". Vous pourrez remontez le fil du temps, partir à la découverte de vos aïeux tombés au front, questionner votre famille, replonger dans les greniers. Qui était ce grand-père ou cet arrière grand-père ? Une fois son identité retrouvée, affichez sa fiche et enrichissez son portrait en proposant vos archives personnelles. A tout moment, vous pourrez partager les résultats de vos recherches, auprès de vos proches et de votre famille, via Facebook ou Twitter.

Grâce à la Grande Collecte réalisée en novembre 2013 à travers toute la France par la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, la BnF et les Archives de France, des milliers de contributeurs ont pu déposer leurs archives de la première guerre mondiale. Des lettres, des photos, des carnets et des objets ont été numérisés et archivés. Autant de traces qui racontent le quotidien du front et de l’arrière. Et parfois, des histoires d’exception émergent. Ce sont elles qui jalonnent le mur de "Générations 14" : elles racontent le manque, l’attente, l’envie, la tristesse, l’impatience de se retrouver en famille, entre amoureux. "Générations 14" invite à découvrir 10 histoires singulières issues de ces fonds d’archives exceptionnel. Dix portraits d’hommes et de femmes plongés dans la tourmente de la guerre.

________

Pour en savoir plus :

Générations 14 : http://generations-14.fr

Mémoire des hommes : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Etudes Prospectives et Stratégiques 2014



12/11/2014 Délégation aux affaires stratégiques

 

Le ministère de la Défense fait régulièrement appel à des études externalisées auprès d’instituts de recherche privés, selon une approche géographique ou sectorielle, visant à compléter son expertise interne. Ces relations contractuelles s’inscrivent dans le développement de la démarche prospective de défense qui, comme le souligne le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, « doit pouvoir s’appuyer sur une réflexion stratégique indépendante, pluridisciplinaire, originale, intégrant la recherche universitaire comme celle des instituts spécialisés ».

Une grande partie de ces études, commandées et pilotées par les différents organismes du ministère (Délégation aux affaires stratégiques, Etat-major des armées, Etats-majors d'armée, Délégation générale pour l'armement, Direction du renseignement militaire, etc.) sont rendues publiques et mises à disposition sur le site de la DAS. Dans le cas d'une étude publiée de manière parcellaire, la Délégation aux affaires stratégiques peut être contactée pour plus d'informations.

Les études accessibles sont répertoriées par année.

 

AVERTISSEMENT : Les propos énoncés dans les études et observatoires ne sauraient engager la responsabilité de la Délégation aux affaires stratégiques ou de l’organisme pilote de l’étude, pas plus qu’ils ne reflètent une prise de position officielle du ministère de la Défense.

 

Etudes Prospectives et Stratégiques 2014

Vie locale et concurrence de projets politiques dans les territoires sous contrôle de l'opposition, des djihadistes et des Kurdes en Syrie

Quelles sont les évolutions possibles de la gestion du personnel de défense pour lutter efficacement dans le cyberespace ?

+ Synthèse

Les impacts de la convergence technologique sur les accords de désarmement et de maîtrise des armements

+ Synthèse

+ English version of the study: the impact of technological convergence on disarmament and arms control agreements

Les droits maritime et de l’espace peuvent-ils inspirer un droit du cyberespace ?
Promouvoir une authentique communauté épistémique d’analystes du renseignement (CEDAR) : étude comparée États-Unis, France, Grande-Bretagne

Conséquences du dérèglement climatique pour le ministère de la Défense

+ Synthèse

Les Balkans et la Turquie : impériale nostalgie, pragmatisme de la puissance ou pari sur l’avenir ?
  Impacts des UCAV (Unmanned Air Combat Vehicle) à l’horizon 2025-2035

Optimisation des ressources énergétiques des forces en opération (OREFOPS)

+ Synthèse

Panorama de l’emploi de la réserve opérationnelle dans la mise en œuvre des capacités des forces terrestres de nos voisins européens : cadre juridique, coûts, meilleures pratiques

+ Synthèse

 
Ambitions des puissances maritimes émergentes - opportunités et risques pour les intérêts français

 

Etudes Prospectives et Stratégiques 2013

Analyse des risques et des intérêts potentiels associés aux nanotechnologies dans le domaine de la défense et de la sécurité
La situation stratégique en Asie-pacifique : une vision chinoise
Ambitions stratégiques américaines, britanniques et russes en Méditerranée

Le transport multimodal intrathéâtre : bilan et perspectives (étude complète)

+ Synthèse

La mutualisation du soutien dans le domaine de la défense en Europe
Les enjeux de sécurité liés aux politiques climatiques - adaptation et atténuation
Le rôle des femmes dans les forces armées américaines : réalités et évolutions
Les communications institutionnelles de la Défense en Europe : comment les pays européens communiquent sur leur armée+ La synthèse de l'étude
Les forces armées boliviennes dans le "processus de changement" du gouvernement d’Evo Morales (2005-2013)
La politique de cyberdéfense peut-elle être a-politique ?

L'utilisation stratégique du cyber au Moyen-Orient (étude complète)

+ Le résumé de l'étude

Mutualisation de la R&D dans le domaine de la défense en Europe

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Exposition "Débarquement de Provence - Opération Dragoon"

 

Source Marine Nationale

 

Le département de la symbolique du Service historique de la Défense accueille du 13 Novembre au 17 décembre 2014, une exposition sur le "Débarquement de Provence - Opération Dragoon du 15 août 1944".

 

L'exposition est libre d'accès et gratuite. Elle se situe au pavillon du roi dans la chambre du roi et accessible le mercredi après-midi de 14h à 17h.

 

Des visites de groupe sont possibles sur rendez-vous en dehors des dates proposées.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55
Exposition : « Entendre la guerre : son, musiques et silence »


12 nov. 2014 DICoD

 

Explosions, sifflement d’obus, ronflements d’avions… La Grande Guerre fut le triomphe du bruit. Mais malheureusement, aucun son du vacarme qui a retenti lors de ce conflit ne nous est parvenu. L’ historial de la Grande Guerre de Péronne a ainsi consacré une exposition sous le thème « Entendre la guerre : son, musiques et silence » , pour faire découvrir au public ce qu’était le quotidien sonore des soldats de la Première Guerre mondiale.

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