Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:55
Le CNES et l’ONERA renforcent leur coopération

 

 

Paris, le 10 octobre 2014 – CP 124-2014

 

Une réunion entre le CNES et l’ONERA (centre français de recherche aérospatiale) s’est tenue le mercredi 8 octobre au siège du CNES, en présence de Jean-Yves Le Gall et de Bruno Sainjon, présidents respectifs des deux établissements. Cette rencontre avait notamment pour objet de passer en revue les projets communs résultant du renforcement de la coopération entre le CNES et l’ONERA et de préciser la feuille de route pour les années à venir.

 

Il s’agissait de la première réunion à ce niveau organisée depuis la signature en 2012, de l’accord-cadre qui régit les relations entre le CNES et l’ONERA.

 

La coopération entre les deux organismes revêt une importance toute particulière. Elle porte notamment sur les domaines des lanceurs, des systèmes orbitaux et de l’environnement spatial. Le CNES et l’ONERA sont par ailleurs partenaires sur la mission de physique fondamentale Microscope, qui a récemment franchi une étape importante avec la livraison par l’ONERA au CNES de l’instrument T-SAGE, véritable cœur du futur micro-satellite dont l’objectif est de valider la théorie de la relativité générale.

 

L’accord cadre de 2012 prévoit en particulier la mise en œuvre par le CNES et l’ONERA de Programmes d’Intérêt Commun (PIC). Dans le domaine des lanceurs, le Comité de pilotage technique réuni ce même jour a décidé du lancement, avec démarrage effectif avant fin 2014, de 6 PIC qui permettront d’améliorer la compréhension de phénomènes complexes dans la conception des lanceurs.

 

 

 

A cette occasion, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré :

« Je suis particulièrement satisfait de cette réunion, qui a été des plus fructueuses en ce sens qu’elle permet de faire entrer dans une nouvelle dynamique la coopération entre le CNES et l’ONERA, laquelle est amenée à prendre de l’ampleur et à produire des résultats concrets qui profiteront à l’ensemble du secteur spatial».

De son côté, Bruno Sainjon, Président directeur général de l’ONERA a souligné:

« Je retiens de cette rencontre la nécessité de renforcer l’esprit de cet accord entre le CNES et l’ ONERA par des actions concrètes , car c’est par la mise en cohérence de nos actions de recherche amont que la France et l’Europe demeureront toujours des acteurs majeurs dans le domaine spatial».

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:55
Soirée Première Guerre mondiale le 13 octobre sur France 3

source ECPAD

 

France 3 diffuse lundi 13 octobre deux films documentaires coproduits par l’ECPAD et commémorant le centenaire de la Grande Guerre.

 

Vous retrouverez à 20h45 le film Elles étaient en guerre réalisé par Hugues Nancy et Fabien Beziat.

Résumé : Marie Curie, Edith Wharton, Mata Hari, Rosa Luxemburg : à travers les parcours d’une dizaine de femmes d’exception, ce documentaire évoque le rôle de la gent féminine durant la Première Guerre mondiale. A travers leurs parcours croisés, c’est la voix de toutes les femmes plongées dans l’Europe déchirée de 14-18 qui ressurgit. Qu’elles aient été scientifiques, espionnes, militantes, syndicalistes ou institutrices, toutes ont joué un rôle capital hors des tranchées pour reprendre en main le quotidien. La comédienne Nathalie Baye prête sa voix à ce récit, qui retrace la Grande Guerre sous un angle inédit, à travers ces combats féminins et patriotiques.

 

Puis à 22h20, Quand la Grande Guerre rend fou, un film poignant réalisé par Jean-Yves Le Naour et Grégory Laville.

Résumé : Durant la Première Guerre mondiale, nombreux sont les soldats qui ne se sont jamais remis du spectacle quotidien de l’horreur auquel ils ont assisté sur le front. C’est le cas notamment de Baptiste Deschamps qui, dès septembre 1914, s’est retrouvé prostré après un bombardement. Or, les médecins, réfractaires à la psychanalyse, importée d’outre-Rhin, se montrent impuissants face à ce type de souffrance. Promené d’hôpital en hôpital, Baptiste Deschamps se voit appliquer des méthodes douces, avant de subir la technique de Clovis Vincent, étoile montante de la neurologie française, qui consiste à infliger au patient des décharges d’électricité, pour que la douleur physique prenne le pas sur la souffrance psychique.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:55
DEFNET 2014, mode d’emploi (1/3)

 

10 oct. 2014  Ministère de la Défense

 

Quatre jours d’exercices, une cellule animation, une cellule de crise, trois groupes d’intervention rapide… L’exercice interarmées DEFNET 2014 a mobilisé une soixantaine de participants. Découverte des principaux acteurs incontournables de la cyberdéfense. Interview du directeur de l’exercice, le lieutenant-colonel Stéphane Dossé de l’Etat-major « Cyberdéfense ».

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:55
Le LRU bientôt « bon pour les opex »

 

9 octobre, 2014 Guillaume Belan

 

Aujourd’hui, les évaluations du lance roquette unitaire (LRU) sont terminées. Cette véritable arme de destruction précise, devrait, d’ici la fin de l’année, être adoptée par l’armée de Terre. Cette décision d’adoption est prononcée par le Chef d’État Major de l’Armée de Terre (CEMAT), sur proposition de la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre). Cette étape signifiera que le matériel est conforme aux exigences et aux besoins exprimés par l’armée de terre.

 

De l’adoption à l’admission en service opérationnel…

 

Le LRU est  dorénavant entré dans une phase d’expérimentations, menée par la STAT, avec la DEP (direction de la prospective et des études) Artillerie. Le 1er Régiment d’Artillerie, qui a reçu ses premiers lanceurs y est largement impliqué.

 

En juin dernier, le LRU a été testé en Suède, dans le plus grand champ de tir d’Europe. A noter que l’intégration du LRU dans la chaine de SIC (système d’information, de communication et de commandement) ATLAS a eu lieu à cette occasion, donc pendant l’évaluation.

 

Le LRU bientôt « bon pour les opex »

Mais, une étape importante va bientôt être franchie, lors de l’occasion de l’exercice amphibie Catamaran organisé par le Commandant de la force aéromaritime française de réaction rapide (COMFRMAFOR) ainsi qu’à l’exercice Noble Arrow du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Soit un exercice marine et un autre aérien. Pourquoi ? Première raison, un concordance de calendrier. L’armée de terre a son exercice Toll 2014, qui se déroulera du 20 au 31 octobre 2014 dans le sud-est de la France alors que dans la même zone la Marine réalise un exercice amphibie… Rendez-vous important, Toll a pour objectif d’entraîner les chaines appuis feux et renseignement. Et il consistera en un exercice de coordination des intervenants dans la 3e dimension (I3D : artillerie sol-sol et sol-air, drones, aéronefs), associant manœuvres et tirs réels. Là, est la seconde raison et la plus importante : l’insertion de tirs LRU dans la 3ème dimension, car ses puissantes roquettes, qui portent jusqu’à 70 km, volent haut, très haut. Il faut donc travailler l’intégration du LRU dans une manœuvre interarmées et interarmes. Dont l’intégration des capteurs de la chaîne renseignement et des forces spéciales, notamment dans le cadre de la demande de tir LRU.

 

…  à la réalisation d’une première capacité

 

Les expérimentations, dont l’exercice Toll fait partie, permettront de valider la doctrine d’emploi, les procédures, l’environnement, etc. Ces expérimentations permettront de déboucher sur l’admission en service opérationnel ou plus vraisemblablement à la réalisation d’une première capacité au cours de l’année 2015, date à laquelle le LRU pourra être projeté en opérations extérieures (Opex). Et vu la nouvelle habitude de l’armée de terre à vouloir profiter le plus rapidement possible de ses derniers matériels, forcement les plus efficaces, au profits de ses troupes engagées, l’opération Barkhane pourrait bien voir débarquer le LRU l’année prochaine…

 

Fiche LRU

 

Le LRU bientôt « bon pour les opex »

Le LRU est le nouveau système d’artillerie de l’armée de terre. Il permet des frappes par tout temps, précises et réactives, jusqu’à 70 km. Il est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits.

 

Le programme est mené en coopération avec l’Allemagne et l’Italie. Il consiste à transformer des lance-roquettes multiple (LRM), entrés en service au début des années 90, pour leur permettre de tirer la munition à charge explosive unitaire M31.

 

Le marché a été passé en septembre 2011 à la société Krauss Maffei Wegmann (KMW), par un montage industriel franco-allemand incluant Thales, Airbus Defence and Space et Sagem (groupe Safran). Les 13 lanceurs français ainsi modernisés sont mis en œuvre par le 1r Régiment d’Artillerie de Belfort.

 

La dotation initiale en munitions, 252 roquettes dont le moteur est produit par la société française Roxel, a été  livrée fin 2013 par la société américaine Lockheed Martin.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:55
Catamaran 2014 : Entraînement opérationnel interarmées


10.10.2014 Source : Marine nationale
 

Du 13 au 26 octobre 2014, un entraînement opérationnel de grande ampleur visant à mettre en œuvre une opération amphibie dans un contexte expéditionnaire se déroulera en Méditerranée occidentale et dans le Var.

Le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle, le groupe amphibie autour des BPC Tonnerre et Mistral, ainsi que le groupe de guerre des mines seront déployés dans le cadre de cette opération.

Mettant en œuvre des unités de la Marine nationale et de l’armée de Terre, cet entraînement doit renforcer l’aptitude des armées à conduire conjointement des opérations. Interarmées, il revêt également un aspect interallié puisque des militaires britanniques occuperont des postes clés au sein des différents états-majors de conduite et seront insérés dans les forces avancées. Des groupes de plongeurs démineurs italiens et slovènes participeront également à cet entrainement.

Au total, environ 5000 hommes seront déployés, dont 1000 dotés d’une autonomie logistique de 30 jours sur quinze bâtiments de surface. Dix-huit hélicoptères de l’aviation légère de l’armée de Terre, un groupement tactique embarqué composé d’éléments de la 9e brigade d’infanterie de marine (BIMa), un sous-groupement logistique issu de la 1e brigade logistique et trois états-majors embarqués participeront également à ces manœuvres.

 

Moyens engagés

 

Pour le groupe aéronaval

  • Porte-avions Charles de Gaulle
  • Groupe aérien embarqué avec 12 Rafale, 6 Super Étendard Modernisé, 1 Hawkeye, 2 hélicoptères Dauphin et 1 Alouette III
  • Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var
  • Frégate de défense aérienne Chevalier Paul
  • Frégate anti-sous-marine Montcalm
  • Frégate type La Fayette Surcouf
  • Pétrolier ravitailleur Meuse
  • Sous-marin nucléaire d’attaque
  • Deux Atlantique 2

 

Pour le Groupe amphibie

  • Bâtiment de projection et de commandement Tonnerre et Mistral
  • Transport de chalands de débarquement Siroco
  • Deux EDA-R
  • Quatre CTM

 

Pour le Groupe guerre des mines

  • Bâtiment d’expérimentation et de guerre des mines Thétis
  • Chasseurs de mines tripartite Capricorne, Orion et Lyre
  • Bâtiment base des plongeurs démineurs Achéron et Pluton

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:35
8e SIASE (session internationale Armement et économie de défense)

 

30.09.2014 IHEDN

 

Du 21 au 26 septembre 2014, l’Institut des hautes études de défense nationale a organisé en partenariat avec la Direction générale de l’armement du ministère de la Défense (DGA) la 8e session internationale Armement et économie de défense à Paris et à Toulon.

Au cours de cette semaine, 11 auditeurs étrangers, professionnels de l’armement, civils et militaires, originaires de 6 pays d’Asie du Sud-est (Brunei, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour et Vietnam), ont pu échanger avec leurs homologues français et approfondir leurs connaissances dans le domaine de la « programmation pluriannuelle et des processus d’acquisition des équipements pour la Défense ».

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:56
Sénat: la nouvelle commission défense

 

9 octobre, 2014 Guillaume Belan

 

Comme FOB le laissait entendre dès le 29 Septembre, la nouvelle Commission défense du Sénat est présidé par Jean-Pierre Raffarin. Voici sa constitution.

 

Deux remarques. Sa désignation aura pris du temps, probablement à cause du choix de son président, qui n’a peut-être pas été si évidente que cela, Raffarin ayant été véritablement terrassé par Larcher pour la présidence du « plateau ».

 

Seconde remarque: le Sénat confirme sa réputation de stabilité, peu de changement, peu de surprise.

 

 

Président

 

M. Jean-Pierre RAFFARIN (UMP)

 

Vice-présidents :

M. Christian CAMBON (UMP)

M. Daniel REINER (SOC)

M. Jacques GAUTIER (UMP)

M. Aymeri de MONTESQUIOU (UDI-UC)

Mme Josette DURRIEU (SOC)

Mme Michelle DEMESSINE (CRC)

M. Xavier PINTAT (UMP)

M. Gilbert ROGER (SOC)

M. Robert HUE (RDSE)

Mme Leila AÏCHI (ÉCOLO)

 

Secrétaires :

M. André TRILLARD (UMP)

Mme Hélène CONWAY-MOURET (SOC)

Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM (UMP)

M. Joël GUERRIAU (UDI-UC)

M. Alain NÉRI (SOC)

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:55
Commémoration des 100 ans de la première victoire aérienne


09/10/2014 Armée de l'Air

 

L’année 2014, non seulement marquée par les 80 ans de l’armée de l’air, célèbre aussi les 100 ans de la première victoire aérienne. Retour sur deux jours de commémoration organisée les 5 et 6 octobre 2014 sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Cérémonie à Jonchery-sur-Vesle

 

Commémoration des 100 ans de la première victoire aérienne
Commémoration des 100 ans de la première victoire aérienne

Le 5 octobre 1914, le sergent aviateur Joseph Frantz et son mécanicien Louis Quenault, signent la première victoire aérienne. Ils rentrent ainsi dans l’histoire en abattant un Aviatik allemand dans la région de Reims. Pour l’historien François Cochet, membre du conseil scientifique national de la mission du centenaire, « les conséquences de cette première victoire aérienne sont considérables et les évolutions de l’arme extraordinaires sur les quatre années de guerre». Un siècle plus tard, le général Mercier et le lieutenant-colonel Oehler, représentant Susanne Wasum-Rainer, ambassadrice d'Allemagne en France, ont dévoilé deux bustes et une plaque commémorative en l'honneur des deux aviateurs. Un geste symbolique en présence des descendants de Joseph Frantz.

 

Démonstration aérienne et exposition statique

Cent ans après la première victoire aérienne, pilotes de Rafale, de Mirage 2000 ou encore d’Extra 330 ont rendu hommage à ces héros. Malgré une météo peu favorable, les spectateurs sont venus en masse pour admirer ces équipages des temps modernes.

 

Symposium « 1914-2014 : regards croisés sur cent ans de combats aériens »

 

Commémoration des 100 ans de la première victoire aérienne

 

Le lendemain, un symposium intitulé « 1914-2014 : Regards croisés sur cent ans de combats aériens » prolongeait cette commémoration. « Il fait un temps de curée, la chasse est ouverte. Quoi de plus approprié que cette expression pour l’ouverture de ce symposium ? Mais je vous invite à y trouver bien plus qu’un jeu de mot. La chasse est ouverte, oui certainement, c’est un esprit d’ouverture qui est entretenu depuis 100 ans », a prononcé le CEMAA. D’autres intervenants ont ensuite pris la parole. Historien, directeur, grand commandeur, ont apporté différents regards sur l’évolution de l’aviation militaire.

 

Retrouvez un article sur cet événement dans le prochain numéro d’Air actualités.

Allocution Général Mercier (format pdf, 114 kB).

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:55
7 ème forum du Rhin supérieur sur les cybermenaces - 4 Novembre 2014

 

09.10.2014 Gilbert GOZLAN Chef d'escadron (RC) Gendarmerie Alsace

 

7 ème forum du Rhin supérieur sur les cybermenaces - 4 Novembre 2014 à l'ENA Strasbourg

 

Internet est installé dans notre vie tant personnelle que professionnelle.

Un milliard d'objets sont aujourd'hui connectés.

Si ce réseau mondial en développement exponentiel constitue pour les entreprises un magnifique levier de croissance, if peut aussi rapidement se transformer en un véritable cauchemar par fo réalisation de risques majeurs non prévus et dont !es conséquences peuvent être fatales.

Les médias nous informent chaque jour d'atteintes subies par des institutions ou des entreprises. Les enjeux liés à la cybercriminalité se multiplient à la vitesse d'Internet Les braqueurs 2.0 sont bien la !

La réserve citoyenne et la Gendarmerie d'Alsace ont bien perçu ces enjeux majeurs. Depuis 2008, elles organisent un forum annuel à l'attention des responsables de PMI PME, acteurs de leur propre sécurité.

Pour ce 7e forum, le développement des "rançongiciels", logiciels malveillants bloquant votre système et vous proposant une remise en route moyennant finance sera traité.

Les risques en matière de Wifi et de Cloud, dont l'utilisation se généralise, seront présentés.

Des réponses concrètes seront apportées.

Il appartient à chacun de bien mettre en œuvre les actions nécessaires afin que ce magnifique outil, qui a chamboulé notre relation ou temps et à l'espace, nous enrichisse plutôt qu'il ne nous ruine.

 

Télécharger la plaquette FRC 2014

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
photo El Watan

photo El Watan

 

09 octobre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Alger - L'Algérie continue à consacrer d'importants moyens en Kabylie pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel, l'otage français décapité en septembre, et localiser ses assassins, a affirmé jeudi le ministère de la Défense.

 

Le groupe Jund Al-Khilafa (soldats du Califat), qui a fait allégeance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a revendiqué l'enlèvement le 21 septembre puis l'assassinat du guide de haute montagne français de 55 ans.

 

Le campement qui servait d'abri à ce groupuscule terroriste lors de l'exécution de son acte abject a été détruit et des équipements ont été saisis, a affirmé le ministère algérien, ajoutant que la vaste opération de ratissage est toujours en cours dans le massif du Djurdjura (150 km au sud-est d'Alger).

 

L'armée a déployé tous les moyens nécessaires afin de retrouver et neutraliser le groupe terroriste (...), a-t-il souligné dans un communiqué publié sur son site internet.

 

Des sources sécuritaires ont fait état d'un déploiement massif de gendarmes et de parachutistes dans la forêt d'Aït Oubane, près du lieu du rapt.

 

L'objectif est notamment de mettre la main sur les terroristes qui l'ont tué, surtout leur chef Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane, ont-elles dit à l'AFP. Cet homme, âgé de 34 ans, est le chef de Jund Al-Khilafa.

 

Selon le journal El-Watan, des obus de mortier, de la nourriture, un téléphone portable contenant des photos d'islamistes armés et des vêtements ont été retrouvés dans le campement des jihadistes. Cela laisse penser que les ravisseurs ont quitté précipitamment les lieux pour échapper aux militaires lancés à leur poursuite.

 

Les militaires ont identifié les cinq hommes qui ont exécuté Hervé Gourdel, dont l'auteur de l'égorgement qui serait le mufti de Jund Al-Khilafa, a ajouté le journal.

 

Ce quinquagénaire originaire d'Alger est un vétéran des groupes armés islamistes de la guerre civile des années 1990, qui a fait en une décennie 200.000 morts.

 

Les militaires ont aussi repéré sur place le lieu de tournage de la vidéo où Jund El-Khilafa a proclamé son allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'EI.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
Nord Niger: entre ops discrètes et recherche d'un site pour une base temporaire

 

03.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

La France est toujours en train de rechercher un site dans le nord du Niger pour y installer une base temporaire. Selon l'EMA, trois ou quatre sites sont à l'étude, au nord d'Agadez, dans une zone périlleuse, où malfrats et terroristes cohabitent avec bonheur. Un bonheur presque total, puisque les FS françaises y sèmeraient parfois la pagaille...

Pour en revenir à la base temporaire qui pourrait accueillir jusqu'à un sous-GTIA, on parle de Madama et de Dirkou (ville à laquelle j'ai consacré un post il y a quelques jours), deux villes à une heure de vol l'une de l'autre. Dirkou, difficile d'accès mais située dans une zone aurifère, a été la cible de djihadistes qui ont attaqué les orpailleurs locaux.

Que cherche-t-on? De l'eau certes, mais aussi des voies de communication, une piste d'atterrissage aussi potable que l'eau, une proximité avec les zones grises de Libye. Parce que l'idée, c'est bien d'aller des données des coups de pied dans la fourmilière djihadiste sahélienne et de perturber les trafics du côté de la passe de Salvador.

Le projet est officiellement franco-nigérien; mais les cousins d'outre-Atlantique sont aussi de la partie, même si, comme le répète l'EMA, c'est bien la France qui porte l'effort dans la BSS (bande sahélo-saharienne). Reste que le défi logistique est important: les FOB du Nord-Niger seront à 500km d'Agadez et les pistes qui y mènent sont à peine carrossables. Dirkou/Madama (au nord): c'est 350 km et au moins deux jours de route! Voir ici l'appel d'offres US pour du transport routier vers Dirkou.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
Transport de missiles sur la PfOD de Gao

 

24 septembre 2014 Crédits : Etat-major des armées / Armée de Terre

 

Sur la plateforme opérationnelle Désert (PfOD) de Gao, un militaire du groupement tactique Désert (GT Dio) transporte deux missiles MILAN (Missile d'Infanterie Léger Antichar NATO), et un AT4 CS (Anti Tank 4 Confine Space) qui vont être pris en compte par la relève.

 

A la mi-septembre les relèves des différents groupements ont été effectuées sur la PfOD de Gao. Le GT As de Trèfle, sous le commandement du colonel Ivan Martin du 35e régiment d’infanterie (35e RI) de Belfort a relevé le GT Dio.

 

Lancée le 1er août, l’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste d’une part à appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes, et d’autre part, à contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
Corymbe : Le Ventôse en interaction avec le Bourbon Liberty 110

 

09/10/2014 Sources : État-major des Armées

 

Le 29 septembre 2014, au large des côtes du Gabon, la frégate Ventôse a effectué un exercice particulier. Après son escale à Port Gentil, unique relâche dans l’hémisphère Sud du mandat 126 de la mission Corymbe, le Ventôse avait rendez-vous avec le navire de soutien Bourbon Liberty 110. Ce navire appartenant à la société Bourbon et armé par Total est un des nombreux bâtiments de soutien aux plates-formes pétrolières présentes dans cette zone du Golfe de Guinée.

 

Les armées sont très engagées auprès des partenaires africains pour contrer la menace que font peser les actes de piraterie et de brigandage maritime dans cette partie du globe. Aussi, parallèlement au déploiement des équipes de protection embarquées (EPE) qui embarquent sur certains navires français tout particulièrement vulnérables, les bâtiments de la Marine nationale déployés dans la zone sont entraînés à faire face à ce type de menace.

 

 Simulant un risque d’attaque par pirates, la brigade de protection du Ventôse a embarqué à bord du Liberty 110pour renforcer ses moyens de défense, tandis que la frégate de surveillance se positionnait en escorte. Simulée par une embarcation pneumatique du Ventôse, l’attaque visait à harceler tant la frégate que le bâtiment de soutien. Le réalisme était très poussé puisque l’équipage du Bourbon Liberty a été jusqu’à jouer la mise en alerte du centre de contrôle de Bourbon et du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris Nez.

 

 Cet exercice, riche en enseignements pour les deux équipages, a également contribué aux bonnes relations entre entreprises civiles et moyens mis en œuvre par les armées dans le Golfe de Guinée.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi-permanent, en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région. De plus, cette présence quasi-permanente permet de coopérer avec les marines régionales amies, et ainsi de participer à leur montée en puissance et au développement de capacités africaines autonomes.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
Une zone tampon en Syrie "pas à l'étude" selon les Américains

 

9 octobre 2014 JDD

 

Face à l’afflux de réfugiés, la Turquie plaide pour la mise en place d'une zone tampon au niveau de sa frontière avec la Syrie. Si la France soutient Ankara, les Etats-Unis et l'Otan estiment que l'idée n'est pas encore à l'ordre du jour.


 

Afin d'endiguer le flot de réfugiés qui fuient la Syrie, tout en protégeant les populations ciblées face à l'Etat islamique et à la guerre civile, la Turquie a renouvelé mercredi ses voeux de voir naître une zone tampon à sa frontière avec la Syrie. Le président turc Recep Erdogan a déjà plaidé plusieurs fois en ce sens, et il souhaite que sa mise en place soit accompagnée d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie afin de protéger les secteurs tenus par l'opposition modérée au président Bachar al-Assad. Si François Hollande a apporté son soutien à Ankara, insistant "sur la nécessité d'éviter le massacre des populations au Nord de la Syrie", les Etats-Unis semblent beaucoup plus circonspects.

En effet, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué mercredi soir que l'instauration d'une zone tampon valait "la peine d'être examinée" mais la Maison Blanche a ultérieurement précisé que l'idée n'était "pas à l'étude pour le moment". Jeudi, l'Otan a ajouté que "ce n'est pas une question qui est discutée" actuellement au sein de l'organisation transatlantique. Les Etats-Unis s'impatientent en effet devant l'inaction relative de la Turquie, qui malgré le feu vert la semaine dernière de son Parlement à une opération militaire contre l'EI, se refuse à épauler les combattants kurdes syriens des Unités de protection du peuple kurde (YPG) qui défendent Kobané, la ville stratégique syrienne pourtant à portée de canons de l'armée turque.

 

Difficultés de mise en place

La mise en place d'une zone tampon au nord de la Syrie poserait toutefois plusieurs problèmes. Pour protéger les populations des frappes de l'armée régulière, la coalition devrait mettre en place une zone d'exclusion aérienne, ce que souhaite Ankara. Mais une "no fly zone" nécessite une résolution de l'ONU, et pourrait se heurter au veto russe. Il faut, de plus, qu'une zone tampon soit protégée par les forces militaires de la coalition pour s'avérer utile. A travers cette initiative, la Turquie souhaite mettre un terme aux flux de réfugiés, souvent des Kurdes de Syrie, qui viennent grossir les rangs de la communauté kurde en Turquie depuis le début de l'offensive de Daesh dans le nord de l'Irak et de la Syrie.

Dans le sens inverse, Ankara empêche les Kurdes de Turquie de passer la frontière pour combattre Daesh. Cette situation cristallise actuellement les tensions dans le pays. Le chef emprisonné du PKK (organisation considérée comme terroriste en Turquie), Abdullah Öcalan, a prévenu cette semaine que la chute de Kobané signerait la fin du processus de paix engagé il y a deux ans entre Ankara et son mouvement pour mettre un terme à un conflit qui a fait quelque 40.000 morts depuis 1984

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:55
Ne pas dire PPP ou crédit bail mais "société de projet"


02.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Devant la commission de la Défense, mardi après-midi, le ministre de la Défense a présenté une solution "innovante d'acquisition du matériel". Jean-Yves Le Drian n'a pas parlé de PPP (partenariat public-privé) mais de "société de projet" (sans le S du pluriel) au capital mixte, fourni par la vente, par l'Etat, de participations. Cette "société de projet" louerait à la Défense matériels et infrastructures.

 

Innovation? Non. Un bon connaisseur français de ces mécanismes, Guillaume Fonouni-Farde, rappelle que "à la fin du premier trimestre 2014, ce sont près de 200 contrats de partenariat qui ont été conclus par l’Etat et les collectivités territoriales et ce malgré les tensions sur le financement privé conséquentes à la crise de 2008". On pourrait aussi ajouter que le PPP de Dax (HéliDax) ou celui de Balard sont des preuves que la recette était connue du MinDef.

 

Sur les PPP et l'Etat, on lira avec attention les articles de Guillaume Fonouni-Farde (dont celui-ci) et son blog, ainsi que sa contribution au livre Le Droit de la sécurité et de la défense. Il s'était exprimé dans Lignes de défense en 2011 (voir ici).

Voici l'extrait de l'intervention ministérielle d'hier qui présente la solution pour palier l'absence de REX, les fameuses ressources exceptionnelles/extrabudgétaires que "de multiples contraintes" mettent en péril:

 

"Le Gouvernement a parallèlement décidé de mettre en oeuvre dès 2015 des solutions innovantes d’acquisition de matériels militaires, permettant de mobiliser le produit de cessions de participations d’entreprises publiques.
Une des solutions les plus intéressantes envisagées serait de s’appuyer sur une société de projet.
La réflexion que nous avons conduite vise à définir la meilleure utilisation possible du produit des cessions de participations de l’Etat. Or, les règles relatives à la LOLF imposent que ces produits soient réutilisés par des opérations d’investissement en capital. Une formule possible consiste à mettre en place une (ou plusieurs) société(s) conduisant notamment des opérations de location de certains équipements militaires au bénéfice du ministère de la défense, par analogie avec les projets de mise à disposition de matériels dans le secteur privé.
La ou les sociétés de projet seraient créées avec un capital financé en partie par l’Etat (à partir des recettes des cessions de participations) et en partie par des investisseurs privés. Ces sociétés rachèteraient aux armées des équipements (y compris en cours de construction et pas encore livrés), ce qui génèrerait une rentrée d’argent, une recette exceptionnelle pour le budget de l’Etat. Ces sociétés de projet loueraient ensuite les équipements au ministère de la défense.
La mise en oeuvre de ces solutions innovantes doit permettre la mobilisation effective des 5,5 Md€ de recettes exceptionnelles inscrites sur la période 2015-2017. L’enjeu essentiel est évidemment de garantir en toutes hypothèses la disponibilité des ressources nécessaires pour poursuivre la modernisation de l’équipement des forces armées et pérenniser l’excellence de notre base industrielle et technologique de défense. Il s’agit tout simplement de garantir que les matériels prévus par la LPM seront livrés.
Ce dispositif aurait pour avantage de garantir les rythmes de flux de paiement vers les industriels conformes à la LPM en assurant le maintien de la capacité de production et la préservation de l’outil industriel."

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:45
Beechcraft 1900 de Sahel Aviation Services

Beechcraft 1900 de Sahel Aviation Services


05.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Théoriquement, l'armée française dispose dans la BSS "d'une dizaine d'avions de transport" (selon l'EMA) de types Transall, ATR, Hercules... Mais la disponibilité n'étant pas toujours au rendez-vous et les besoins étant eux réguliers, il a été décidé de faire appel au privé pour le transport (fret et pax).

Exemple avec le général Palasset joue à saute-moutons dans la BSS avec un des 9 Beechcraft 1900 de Sahel Aviation Services (SAS) basée à Bamako (photo ci-dessus). Pas de TBM700 pour lui! Il est donc obligé de louer un appareil à la société malienne, dont une grande partie du personnel est sud-africaine. SAS vole aussi au profit de l'Onu.

 

Toujours dans la BSS, on aura noté dans un récent article publié sur le site de l'EMA (photo ci-dessus) que les relèves à Gao sont désormais assurées par un ATR des Lineas Aereas de Canarias. Cet appareil est affrêté par ICS.

Enfin, ce même affrêteur français va mettre en place un AN-26 pour assurer le transport du fret entre Gao et les villes de Kidal, Tessalit et Tombouctou pour le compte de l'armée française, décidément bien mal équipée en avions de transport dans la zone de la BSS.

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:55
Externalisation et société de projet: "la bonne direction" selon Guillaume Fonouni-Farde

 

07.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Guillaume Fonouni-Farde (directeur associé de Spallian et maître de conférences à Sciences Po), que j'ai cité dans mon post sur les sociétés de projets annoncées par le ministre de Défense, commente cette initiative pour Lignes de défense.

 

Je rappelle deux ou trois choses sur ces sociétés: le capital est mixte (Etat, investisseurs privés), l'Etat peut ne pas être majoritaire et les investisseurs étrangers sont bienvenus. Enfin, visiblement pressé (par Bercy ou l'Elysée), le MinDef veut mettre en place ce système dès "la mi-2015".

 

Vous avez préconisé pour les armées des solutions locatives, via des contrats de service : le Mindef est-il sur le bon chemin avec ses sociétés de projets ?

De mon point de vue, le Ministre en réhabilitant indirectement les externalisations de services – au fond c’est de cela dont il est vraiment question dans sa déclaration – va dans le bonne direction. A dire vrai, les externalisations de services sont les derniers montages contractuels à même de dégager des économies à capacité opérationnelle constante sinon supérieure. La solution locative en ce qu’elle fait passer les armées du statut de propriétaire à celui de locataire, peut dérouter. L’inquiétude est légitime : l’abandon de la propriété des actifs est vécue comme une forme de déclassement. En réalité, il ne faut pas confondre propriété et disponibilité ni encore propriété et usufruit. La disponibilité d’un matériel est toujours meilleure lorsque ce matériel est loué neuf et en bon état d’usage que lorsqu’il est acheté et mal entretenu, faute de crédits budgétaires. A cet égard, les taux de disponibilité des hélicoptères EC120 loués par l’armée de terre à Dax et ceux des avions ravitailleurs KC135 propriété de l’armée de l’air sont sans commune mesure. Comme j’ai déjà pu l’écrire, on ne martèlera jamais assez que l’armée locataire n’est pas par principe, plus démunie que l’armée propriétaire dès l’instant où l’usufruit des matériels lui est contractuellement garanti. Dans certains cas, l’armée locataire peut même dégager des économies : elle ne consomme que ce dont elle a strictement besoin et n’a plus à assumer l’entretien coûteux de matériels parfois sous-utilisés. Les solutions locatives si elles ne sauraient naturellement être la solution à tous les problèmes de renouvellement des équipements en solutionnent malgré tout certains. En les prenant en compte, le Ministre fait incontestablement preuve du pragmatisme dont les armées ont aujourd’hui besoin.

 

Suite de l'entretien

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:55
Deux avions ISR mutualisés pour la DRM et la DGSE vers 2016/2017

 

09.10.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Le projet de loi de finances pour 2015 annonce que la plateforme ISR qui devait être commandée en 2014 le sera en 2015. Voir la page 24 du document du Mindef: "un avion léger de renseignement (ALSA2R), dit ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance) léger, sera commandé en 2015."

 

Quelques précisions qui s'imposent:

- la commande porte sur deux avions (la LPM prévoit trois achats),

- le type d'avion n'est pas encore arrêté; mais on pariera qu'un King Air 350 comme ceux des Douanes (voir photo ci-dessus) pourrait constituer une bonne plate-forme,

- la procédure sera patrimoniale,

- la commande sera finalisée "début 2015",

- la livraison interviendra "18/24 mois plus tard", le temps d'intégrer les équipements sur les appareils,

- les deux avions seront mis en œuvre par l'armée de l'air,

- ils seront mutualisés entre la DGSE et la DRM.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:55
 photo ESCC DIRCOM Major H.KERAVAL

photo ESCC DIRCOM Major H.KERAVAL

 

06/10/2014 M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

 

Allocution aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan sur l’exercice DEFNET 2014, à Coëtquidan, le lundi 6 octobre 2014

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Monsieur le président,

Amiral,

Mon général,

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux d’être avec vous, ici à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan, pour la deuxième partie de cette journée autour de la thématique « cyber ».

 

Vous venez de terminer l’exercice DEFNET et ce que vous m’en avez montré me permet de dire que c’est un grand succès. Je vais y revenir, mais je voudrais en commençant féliciter tous ceux qui, depuis de nombreuses semaines, ont œuvré à sa réussite. Je salue en particulier, très chaleureusement, le président de Défense Conseil International, Jean-Michel Palagos, que j’ai bien connu sous une autre casquette. Il n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure, avec l’état-major des armées et la direction générale de l’armement, pour penser à trois cet exercice, avec bien sûr l’amiral Arnaud Coustilliere et l’ingénieur Frédéric Vallette, chefs d’orchestre de ces travaux, et toutes leurs équipes.

 

Coëtquidan, creuset historique de la formation au combat, était le lieu idéal pour parler entrainement et formation. Avec DEFNET2014, Coëtquidan conforte sa place de pilier du pôle d’excellence cyber, pour les entraînements opérationnels de grande ampleur et la gestion de crise, montrant ainsi toute sa capacité d’adaptation et d’ouverture vers le futur. J’ai déjà visité deux des autres piliers de ce pôle d’excellence : l’école des transmissions pour la formation technique – j’y avais d’ailleurs annoncé le lancement du pacte défense cyber –, et la DGA/MI à Bruz, où j’ai posé la première pierre du bâtiment cyber qui accueillera les 250 personnes dont j’ai souhaité le recrutement.

 

J’ai dit ce matin à quel point la région Bretagne est aujourd’hui le creuset technologique et industriel de la cyberdéfense en France. C’est le constat que je fais, à chacune de mes visites, notamment en entreprise. Mais je voudrais profiter du cadre dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui pour y ajouter la dimension opérationnelle.

 

Outre Saint-Cyr Coëtquidan, qui assurera les entrainements et les mises en situation, le quartier de La Maltière à Rennes verra très prochainement l’implantation de 200 militaires spécialistes, au sein de deux unités combattantes : le CALID Bretagne et une compagnie de combat cyber électronique. Elles y retrouveront la 65e compagnie de guerre électronique, dont quelques éléments nous ont présenté leur matériel tout à l’heure. J’en profite pour remercier les groupes d’intervention du CALID  Paris, et les représentants de la marine, pour leurs démonstrations particulièrement réussies.

 

J’ajoute que le commando Kieffer venu de Lorient, si j’ose dire en voisin, a lui aussi toute sa place au sein de ce pôle, comme il nous l’a exposé à travers ses systèmes d’information dédiés aux forces spéciales.

 

A tous, j’adresse donc mes remerciements pour les présentations qui ont été faites. Elles éclairent et donnent vie à ce domaine par définition virtuel, dans un flou qui est parfois volontairement entretenu. On constate que l’homme y a toute sa place, car c’est lui qui au bout du compte fera la différence, par sa détermination, sa force morale, sa mobilité, mais aussi sa formation et l’entrainement qu’il aura reçu. Autant de valeur et de compétences que je sais portées et enseignées ici.

 

Tout au long de la journée, nous avons pris conscience à quel point la menace est réelle. De fait, au quotidien, nous constatons que l’espace numérique est devenu une zone de confrontations dont les acteurs sont extrêmement divers, souvent masqués, allant des États aux groupes d’activistes, en passant par les terroristes aux buts les plus barbares.

 

Il faut donc entraîner nos forces armées. Il faut apprendre à opérer dans un contexte de menace informatique, où nous pourrions perdre des systèmes importants au cours d’une action. Je parle ici devant des experts, mais imaginez simplement un calculateur de tir qui tombe en panne au moment de riposter à un raid d’avions adverses, ou bien la propulsion d’un navire qui ne répondrait plus. Nos forces armées doivent appréhender cette nouvelle donne. Elles doivent – vous devez – vous approprier ce nouvel espace de conflictualité, à la fois pour vous défendre, mais aussi pour y opérer en soutien à nos opérations.

 

Pour le dire en un mot, le combat numérique doit être mis au service des opérations militaires.

 

Comme DGA/MI l’illustrait parfaitement ce matin, la cyberdéfense repose sur une expertise technologique de très haut niveau dont le caractère souverain est total. Mais elle demande plus encore des combattants qualifiés et entraînés, pour affronter des organisations de tout type, aux motivations très variables, qui sont déterminées à atteindre leurs objectifs en exploitant nos faiblesses. Leur but est de pénétrer nos systèmes, de s’y cacher tout en agissant contre nous (vols de données, manipulation des données, sabotage). Leur objectif est également de mentir à grande échelle, en nous touchant au plus profond de nos sociétés. Notre ambition, notre devoir, est de les détecter et de les repousser, de les démasquer, de les traquer, de les neutraliser. C’est donc bien un combat qui, comme tous les autres aujourd’hui, mêle haute technologie, mobilité intellectuelle et force morale.

 

La formation des hommes tient dans ce contexte une place essentielle. J’ai eu plaisir de voir les efforts considérables qui ont été réalisés en commun par tous les acteurs du sujet. Ces efforts se concrétisent par des actions à court terme à l’école des transmissions, avec en quelques mois la révision de nombreux cursus, avec une multiplication importante des volumes horaires et de capacités. Ils se voient également dans les unités et services de ressources humaines qui envoient les personnels se former, afin de tenir les postes dont j’ai demandé la création dans les armées, 180 pour 2014 et 2015.

 

Mais je pense aussi à la mise sur pied en moins d’un an de ce mastère, qui n’a pas d’équivalent. Il va donc ouvrir en septembre 2015. Il mêle à la fois conduite des opérations, gestion de crise, doctrine, cadre juridique et éthique, avec un rôle décisif des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et de leurs centres de recherche. Il repose sur un solide socle technique, qui est à la pointe de l’expertise nationale grâce à la collaboration avec DGA/MI. Je crois pouvoir dire que seul le ministère de la défense peut déployer un tel spectre de compétences au profit de la posture nationale de sécurité.

 

C’est bien dans ce cadre global de montée en puissance rapide de la cyber au sein du ministère, que l’exercice DEFNET 2014 prend place.

 

Cet exercice est novateur à plus d’un titre.

 

D’un point de vue opérationnel d’abord. C’est au sein des armées le premier exercice à jouer, de manière coordonnée, le déploiement de trois groupes d’intervention rapide cyber et l’activation d’une cellule de crise.

 

DEFNET 2014 a pour objectif d’entraîner ces éléments, et d’expérimenter un modèle d’exercice qui soit reproductible dans le cadre des futures formations prévues par le Pacte « Défense cyber ». Une cinquantaine de personnes ont participé à cet exercice comme joueurs ou dans l’environnement de celui-ci. Les participants viennent de l’état-major des armées, du centre d’analyse en lutte informatique défensive, des armées, de la direction générale de l’armement, de la DIRISI et de partenaires du secteur privé.

 

DEFNET 2014 simule un réseau civil et deux réseaux militaires dans lesquels sont injectés des logiciels malveillants, des malwares. Ces réseaux ont fait l’objet d’attaques élaborées visant à perturber le fonctionnement du système. Une quarantaine d’acteurs ont été ainsi simulés : États étrangers fictifs, agence de cyberdéfense, cellules du centre de planification et de conduite des opérations, services et directions du ministère, médias, entreprises, parmi d’autres. Plus d’une centaine de documents d’animation ont été générés et ont été complétés durant l’exercice selon le besoin.

 

Cet exercice est également novateur, car il témoigne des relations que nous avons tissées avec nos partenaires du secteur privé et industriel, puisque nous l’avons bâti en association avec DCI et deux PME (Intrinsec et Acyan), que je remercie à nouveau. Cet exercice sera proposé ultérieurement à nos partenaires étrangers dans le cadre de la formation.

 

Il marque ainsi le début d’un processus de préparation opérationnelle nouveau. DEFNET 2014 sera suivi par DEFNET 2015 en mars, plus ambitieux et synchronisé avec PIRATNET 2015, l’exercice gouvernemental du SGDSN conduit par l’ANSSI.

 

Ce premier exercice s’inscrit dans la dynamique du Pôle d’excellence cyber en région Bretagne. Il confirme la place de Coëtquidan comme zone d’entraînement interarmées. Ce pôle prend vie, à peine 6 mois après l’annonce de sa création. J’en suis particulièrement fier et je félicite une nouvelle fois tous ceux qui œuvrent à sa réussite au sein de mon ministère, en collaboration étroite avec les acteurs régionaux et industriels.

 

Ma détermination est totale pour faire de la cyberdéfense l’un des capacités majeures de notre posture de sécurité. Pour y parvenir, j’ai toute confiance dans les actions que nous avons engagées, et l’excellence des hommes et des femmes de la Défense qui ont la charge de les porter.

Allocution du ministre de la Défense aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan - Exercice DEFNET 2014
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:55
SGDSN: Francis Delon remplacé par Louis Gautier

 

09.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Le conseil des ministres a adopté ce mercredi la nomination de Louis Gautier, conseiller maître à la Cour des comptes, au poste de secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, en remplacement de M. Francis Delon, appelé à d’autres fonctions.

Il a été conseiller pour la défense de Lionel Jospin premier ministre (1997-2002) et directeur adjoint du cabinet de Pierre Joxe, ministre de la défense (1991-1993). Il est le Président du Groupe Orion, l'observatoire de la défense partenaire de la Fondation Jean-Jaurès

Son site ici.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:50
France, Germany seek revamp of Schengen laws to fight jihadist exodus

 

Luxembourg  Oct 09, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

France and Germany on Thursday pressed for urgent reforms to the European Union's visa-free Schengen travel zone to counter the increasing number of Europeans leaving to wage jihad in Iraq and Syria.

 

French Interior Minister Bernard Cazeneuve led the impassioned plea to EU counterparts at a meeting in Luxembourg, calling for "a European PNR (Passenger Name Record) ... and a more efficient system of checks at airports.

 

"This is urgent," he said.

 

German Interior Minister Thomas de Maiziere echoed Cazeneuve, saying "three thousand fighters have left Europe to wage jihad and we don't want Europe to become an exporter of terror".

 

"We above all do not want battle-hardened fighters to return to Europe and plan attacks," he said. "We need measures both at the national and European levels."

 

Cazeneuve said a new category of "foreign fighters" should be added to the list of suspect individuals for police at European borders.

 

The current categories include offenders, criminals and fugitives.

 

The Schengen zone comprises 26 European countries, 22 EU members as well as Norway, Switzerland, Liechtenstein and Iceland.

 

France has Europe's biggest Muslim population and is thought to have provided the largest contingent of Western jihadists to the conflict in Syria.

 

Prime Minister Manuel Valls told MPs last month that around 1,000 French citizens are involved in jihadist networks, with an estimated 580 having travelled to fight in Syria and Iraq.

 

A new counter-terrorism law was passed last month banning the departure of those suspected of leaving to join jihadist movements.

 

The ban would see suspects have their passports and ID cards confiscated for six months, renewable for up to two years.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 22:40
BPC Vladivostok photo RP Defense

BPC Vladivostok photo RP Defense

 

MOSCOU, 9 octobre - RIA Novosti

 

La France doit livrer les navires Mistral à la Russie ou rendre l'argent, a déclaré jeudi à Moscou le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch.

"Il est temps pour la partie française de se décider. Nous avons entendu des déclarations selon lesquelles le contrat sera honoré malgré la situation actuelle, mais les dirigeants français ont depuis changé d'avis. Il est temps de prendre une décision ou rendre l'argent en cas de réponse négative", a indiqué M.Loukachevitch.

"Ces derniers temps, le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères ont fait beaucoup de déclarations... Vous savez, la situation est simple, il y a un contrat qu'il faut honorer, nous avons versé des sommes importantes dans le cadre de ce contrat", a-t-il rappelé.

"Si la partie française a de nouvelles variantes, il faut en parler et ne pas utiliser la méthode du mégaphone diplomatique, surtout par le biais des médias", a conclu le porte-parole.

Le groupe français de construction navale DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral pour la Marine russe en juin 2011. Le premier navire, le Vladivostok, doit être remis à la Russie en 2014 et le second navire, le Sébastopol, en 2015.

L'administration du président français François Hollande a annoncé le 3 septembre que les conditions pour la livraison du premier BPC de classe Mistral à la Russie n'étaient pas réunies compte tenu de la situation en Ukraine. Plus tard, un porte-parole de l'Elysée a expliqué que la livraison du navire n'était pas suspendue et que la déclaration de M.Hollande n'entraînait aucune conséquence juridique.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé début octobre que la décision concernant la livraison des BPC Mistral à la Russie dépendrait de l’accord de cessez-le-feu en Ukraine et pourrait être prise en novembre.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:55
Cyberdéfense : « une capacité de combat et de lutte »

Le vice-amiral Arnaud Coustillière, officier général Cyberdéfense : « Si la cyberdéfense est une capacité technique, elle n’en demeure pas moins également une capacité de combat et de lutte. »

 

09/10/2014 Nelly Moussu Economie et technologie

 

Le vice-amiral Arnaud Coustillière, officier général Cyberdéfense, revient sur l’exercice DEFNET 2014.

 

En quelques mots, en quoi consiste DEFNET 2014 ?

 

Il s’agit du premier exercice de crise entraînant l’ensemble de ma chaîne opérationnelle de cyberdéfense, depuis la cellule de crise du CPCO (centre de planification et de conduite des opérations), dans laquelle œuvrent mes principaux adjoints, jusqu’au CALID (centre d’analyse et de lutte informatique défensive), en passant par les spécialistes de l’informatique provenant de diverses entités du ministère et composant les GIR (groupes d’intervention rapide).

 

Qu’est-ce qui a motivé l’organisation d’un tel exercice ?

 

En matière de sécurité informatique, des exercices sont menés depuis longtemps. Mais jusqu’à présent, ils étaient organisés séparément entre les divers maillons de la chaîne cyber, les techniciens d’un côté, les membres de la cellule de l’autre. Cette année, disposant d’une doctrine et de directives opérationnelles précises, nous étions mûrs pour concevoir un entraînement mêlant l’ensemble de la chaîne. Ainsi est née l’idée de DEFNET. Et pour sa mise en œuvre, nous disposions d’outils de simulation performants en faisant appel à des PME françaises. Ce point est aussi une nouveauté. DEFNET repose sur une plateforme où 3 réseaux et leurs trafics sont simulés avec des données techniques remontant à plus de 6 mois, pour plus de réalisme. Cet outil que DEFNET nous apporte est pérenne et continuera à évoluer.

 

Comment les enseignements de l’exercice vont-ils être exploités ?

 

DEFNET prend place au sein du pôle d’excellence Bretagne et consacre le site des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan comme une zone d’entraînement interarmées pour les exercices cyber de grande ampleur. De fait, DEFNET intègre la cyberdéfense dans la préparation opérationnelle.

En outre, parmi les joueurs de cette édition, il y a des futurs formateurs du mastère spécialisé en conduite des opérations et gestion de crise qui ouvrira en septembre 2015. Les enseignements de DEFNET 2014 pourront donc être pris en compte dans cette formation militaire.

 

DEFNET semble démontrer que les militaires spécialistes des systèmes d’information sont des combattants comme les autres…

 

Si la cyberdéfense est une capacité technique, elle n’en demeure pas moins également une capacité de combat et de lutte. En face de nous se trouvent des combattants qui nous harcèlent, qui essaient de pénétrer nos réseaux, de s’y installer. Il faut aller les débusquer : à travers l’ordinateur, il y a une opération militaire à mener.

J’aime beaucoup l’image de la lutte anti sous-marine, dans laquelle vous traquez un sous-marin qui se cache. Dans la cyberdéfense, nos « oreilles d’or », ce sont les groupes d’intervention rapide. Face aux cyber-attaquants, sans cesse en mouvement sur les réseaux, ils mènent un combat de volonté, un combat d’intelligence. Ils doivent faire preuve de courage et de détermination pour les trouver ; mais également posséder une forte éthique et savoir dans quel cadre juridique agir, exactement comme un combattant qui manie les armes classiques. Pour moi ce sont des combattants à part entière.

 

Quels sont les défis majeurs à venir dans le domaine de la cyberdéfense ?

 

Des capacités d’ordre technique, d’expertise ou d’innovation, la France en dispose déjà. Selon moi, le défi est clairement celui des ressources humaines. Il faut réussir à mettre les bonnes compétences derrière chacun des postes à pourvoir, aussi bien au sein de la Direction générale pour l’armement que dans mes équipes opérationnelles. Un autre défi, qui n’est ni uniquement militaire ni uniquement français, est celui de la filière de la cybersécurité. Elle doit naître au niveau européen, afin que nous ne soyons pas sous la domination d’autres nations et de produits extérieurs.

 

Une prochaine édition est-elle déjà en cours d’élaboration ?

 

On prépare déjà DEFNET 2015 qui se déroulera au printemps. Il sera couplé avec un exercice gouvernemental, l’exercice cyber de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Nous mettrons l’accent sur l’emploi des réservistes opérationnels, probablement avec le soutien des écoles d’ingénieurs de la région de Rennes et d’Ile-de-France.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:30
Liban : Focus sur la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP)

 

09/10/2014 Opérations

 

Depuis juin 2008, la Brigade de Sapeur-Pompiers de Paris (BSPP) participe aux opérations au Liban au profit de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Elle intervient plus particulièrement dans le cas d’incendie d’infrastructures et en profite pour développer ses compétences en fonction des particularités de ce théâtre d’opérations.

 

Le détachement des sapeurs-pompiers de la Force commander reserve (FCR), déployé au Sud-Liban dans le cadre de l’opération Daman, dispense toutes les semaines des instructions visant à former chaque unité aux conduites à tenir en cas de départ d’incendie. Près de de 700 personnes suivront ainsi les présentations dynamiques proposées par les six sapeurs-pompiers du camp de Dayr Kifa.

 

Liban : Focus sur la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP)

 

 Durant quatre mois, les soldats du feu au béret bleu ciel seront chargés d’assurer la défense incendie des camps français et de conseiller la chaîne de commandement tout en sécurisant la zone de poser hélicoptère. Rattachés à l’unité multifonctions logistique, les sapeurs-pompiers de Paris entretiennent chaque jour leur parc spécifique et contrôlent leur matériel afin d’être en mesure d’intervenir, sur court préavis, tant sur les camps de la FCR qu’à l’extérieur des emprises si nécessaire.

 

 Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 18:55
Jean-Yves Le Drian veut créer un club des industriels de la cyberdéfense

 

08 octobre 2014, Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle

            

Six mois après le lancement du plan national de cyberdéfense, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut accélérer sur le volet industriel.

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, tient à le faire savoir : l'espace numérique est un nouveau champ de bataille. Lors d’un déplacement en Bretagne, le ministre a ainsi fait le point, six mois après le lancement du Pacte Défense Cyber, destiné à préparer le pays et son armée à affronter les conséquences d'une cyberguerre.

 

"Imaginez simplement un calculateur de tir qui tombe en panne au moment de riposter à un raid d’avions adverses, ou bien la propulsion d’un navire qui ne répondrait plus", s'est il exprimé devant les officiers des Écoles de Saint-Cyr à Coëtquidan (Morbihan) le 6 octobre dernier. Quelques heures auparavant, sur le site de la DGA (Direction générale de l'armement) de Bruz dans la banlieue de Rennes, il posait la première pierre d'un bâtiment qui accueillera à terme 250 experts en cybersécurité.

 

Le plan Defense Cyber, qui bénéficie d'un milliard d'euros sur la période 2014-2019, affiche trois priorités : la recherche, la formation et les entreprises. Des actions ont déjà été engagées : à la rentrée prochaine en Bretagne, 2800 étudiants seront formés ou sensibilisés aux problématiques de sécurité informatique soit 40% de plus que l'an dernier, 1 million d'euros par an sera consacré à la recherche dans les domaines de cybersécurité et de cyberdéfense.

 

Investir dans la formation

 

Le ministre mise également sur les grandes entreprises du secteur pour atteindre ses objectifs. "Je compte très prochainement réunir autour de moi des acteurs industriels du domaine pour formaliser le partenariat que je veux bâtir entre eux et le ministère", a indiqué Jean-Yves Le Drian. Ainsi Airbus Defence and Space, Alcatel, Atos/Bull, Orange, Sopra, Sagem, Thales... devraient constituer l'ossature d'un club des industriels de la cyberdéfense.

 

Les PME pourraient faire leur entrée dans un second temps. Des grands clients pourraient aussi joindre ce club. Il s'agirait en priorité des OIV (des opérateurs d'infrastructures vitales) ces grands entreprises opérant sur des secteurs stratégiques (banques, transport, énergie...) comme EdF, RFF, Areva... Elles définiraient leurs besoins en matière de protection de leurs réseaux informatiques pour que les fournisseurs puissent adapter leurs offres.

 

A travers ce club, le ministère veut inciter les industriels à investir plus fortement dans la formation en cybersécurité de leurs collaborateurs et dans l'innovation. En échange, il leur apporterait le savoir-faire de ses experts, des infrastructures pour expérimenter à plus grande échelle leurs solutions, et il qualifierait leurs produits et services pour faciliter leur vente sur les marchés exports.

 

Un exercice de guerre électronique

 

L'armée vient ainsi de nouer un partenariat avec DCI (Defense Conseil International), une société qui exporte le savoir-faire des forces françaises auprès des armées étrangères. DCI, avec les deux PME Intrinsec et Acyan, a conçu la plate-forme informatique qui a permis aux armées de réaliser le premier exercice de guerre électronique de grande ampleur. L'exercice DEFNET 2014 s'est déroulé du 30 septembre au 3 octobre en s'appuyant sur un scénario réaliste : des pirates informatiques ont attaqué des réseaux d'une base aérienne en profitant d'une vulnérabilité d'un des sous-traitants des installations militaires.

 

Pour mettre au point sa plate-forme, DCI a réalisé un investissement financier de l'ordre de 400 000 euros. "Pour nous c'est un partenariat gagnant gagnant. Grâce à l'armée, nous pouvons améliorer et crédibiliser notre offre en prenant en compte les contraintes réelles des militaires. Beaucoup de pays sont déjà intéressés par notre offre", explique Jean-Michel Palagos, PDG de DCI. L'armée y trouve son compte également. Elle a pu éprouver sa capacité à détecter une attaque, identifier et neutraliser les assaillants pirates. "Grâce aux acteurs privés impliqués dans ce projet et à leur réactivité, la plate-forme a pu être réalisée dans un temps record", reconnaît également le contre-amiral Arnaud Coustillière et officier général à la cyberdéfense.

 

Le ministère veut également faciliter les transfert des collaborateurs entre le secteur public et le secteur privé afin de compléter leur formation. Il espère aussi signer des conventions bilatérales avec les grands acteurs du secteur qui définiront des engagements réciproques avant la fin de l'année.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories