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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:55
CPA 20 sous voile en EPC

CPA 20 sous voile en EPC

 

24/09/2014 Armée de l'air

 

Du 13 au 26 septembre 2014, l’exercice interarmées «Orage d’acier» se déroule dans la région de Calvi (Corse).

 

Cet entraînement s’inscrit dans le cadre du maintien des compétences des groupes spécialisés du commando parachutiste n°20 (CPA 20) stationné sur la base aérienne 102 de Dijon.

 

Plusieurs unités sont également mobilisées: l’escadron de transport 1/64 «Béarn», l’escadron d’hélicoptères 1/64 «Solenzara», l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette», ainsi que le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi, unité accueillant la plupart des participants.

 

Au cours de ces quinze jours d’exercice, les unités ont mené conjointement des entraînements tactiques, de jour comme de nuit. Au programme: parachutisme, tir, aérocordage, techniques de combat commando, exercices d’appui aérien rapproché (Close Air Support – appui aérien rapproché), parcours nautiques, mise en œuvre de transmissions…

               

Les exercices «Orage d’acier» sont organisés deux fois par an. En avril 2014, une précédente édition s’était ainsi déroulée également dans la région de Calvi.

Le CPA 20 participe à un parcours nautique

«Orage d’acier»: le CPA 20 s’aguerrit en Corse«Orage d’acier»: le CPA 20 s’aguerrit en Corse«Orage d’acier»: le CPA 20 s’aguerrit en Corse
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:54
L’ANAJ-IHEDN lauréate des Trophées de la Sécurité 2014
 

24.09.2014 François Mattens - Président de l’ANAJ-IHEDN

 

Le 22 septembre dernier, devant plus de 1200 professionnels du secteur présents au Casino de Paris, l’ANAJ-IHEDN a été récompensée aux Trophées de la Sécurité 2014 dans la catégorie « Sensibilisation et formation des publics » pour son action auprès des citoyens, et des jeunes plus particulièrement, de sensibilisation aux enjeux de Défense de Sécurité.

Avec près de 80 événements par an, plus de 9000 personnes mobilisées, une implantation dans 22 régions françaises et dans 2 pays étrangers (Etats-Unis et Chine), le travail des bénévoles de l’ANAJ a été salué et récompensé par un jury composé de personnalités prestigieuses : Alain Juillet (Président du CDSE), Bruno CAYZAC (Directeur de la sécurité de DANONE), Pierre NOVARO (Chef du département Gouvernance de la Sûreté de TOTAL), Eric DELBECQUE (Chef Département Sécurité économique de l’INHESJ), Claude TARLET (Président de l’USP), etc. Voir la liste complète des jurés

Ce trophée vient récompenser une démarche d’intelligence collective lancée en 1996 et qui, année après année, connait un développement toujours plus important. Grâce au dynamisme et à la passion de ses membres, jeunes ou moins jeunes, l’ANAJ-IHEDN est désormais un acteur connu et reconnu de l’écosystème de la Défense et la Sécurité.

Cette distinction n’est pas une finalité mais une nouvelle étape. Les compliments et la reconnaissance par les acteurs clés du secteur nous poussent à persévérer dans cette voie tout en restant vigilants et humbles dans notre démarche. En effet la mission de sensibilisation n’est pas un long fleuve tranquille. Mais comme le disait très justement André Malraux : la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert.

Encore merci à tous pour votre soutien et au plaisir de vous retrouver très prochainement.

 


president@anaj-ihedn.org
www.anaj-ihedn.org

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:50
photos: LV Thierry Maguet, ASP Omer Aury, Marine nationale

photos: LV Thierry Maguet, ASP Omer Aury, Marine nationale

 

24 Septembre 2014 Marine Nationale

 

Son parcours :

 

1999 : Diplômé de l’École navale.

2003 : Affecté au sein des forces sous-marines, sur le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Améthyste.

2004 : Premier déploiement Agapanthe avec l’Améthyste en océan Indien.

2007-2008 : Commandant du bâtiment école Lynx.

2011-2013 : Officier d’échange de la Force océanique stratégique (FOST) au Royaume-Uni.

2014 : Stagiaire au cours du « Perisher » au Royaume-Uni. (voir encadré « son unité »)

 

Meilleurs souvenirs :

 

La nuit du 24 décembre 2010, sous la surface de l’océan Indien, la conjugaison entre l’esprit de Noël et la tension palpable de la mission sortait de l’ordinaire. Loin de nos familles, entre communion et poste de combat, nous avons vécu un réveillon hors du commun.

La réception au stage « Perisher » est un autre temps fort de ma vie de marin. Le rituel de rentrée se tenant à bord du HMS Victory, dans le bureau même où l’amiral Horatio Nelson prépara la bataille de Trafalgar, constitue un moment fortement symbolique qui restera gravé dans ma mémoire.

 

Portrait :

 

Le sous-marinier, tapi plusieurs mois par an au fond des mers, intrigue le commun des mortels. Dans les profondeurs, le capitaine de corvette Thomas Legrand est allé chercher la cohésion et le dévouement d’un équipage, comme le goût de l’effort et le dépassement de soi. Des valeurs qu’il aime à retrouver à terre dans le rugby, son sport de prédilection. Depuis son plus jeune âge, le CC Legrand veut être marin. Lors de sa première immersion, il choisit son navire. « Dans un sous-marin, l’équipage est réduit au minimum, raconte-t-il. Au contact permanent de ses hommes, le commandant est en prise directe avec son bâtiment, voire à la manœuvre quand la mission se corse.  Cette réalité m’a convaincu de mon choix de carrière », explique-t-il, tout juste sorti du Perisher, ce stage draconien de sélection des commandants de sous-marins nucléaires de la Royal Navy. Ainsi le CC Legrand est-il un témoignage de l’amitié franco-britannique. Officier d’échange au sein des forces de sa Majesté, il s’est familiarisé aux us et coutumes d’outre-manche. Fort de ce bagage, sélectionné pour le stage Perisher, il s’est naturellement plié à l’expérience décisive. Sur les six candidats retenus, seuls quatre ont franchi la « mini war », l’exercice de synthèse qui conclut un cursus long de quatre mois. Pour les autres, leur carrière de sous-marinier s’est arrêtée là. Perisher est implacable. Dans sa réussite, le commandant Legrand est conscient que travail et détermination vont de pair avec le petit coup de pouce de la chance, qui arrive « au bon moment, au bon endroit », selon ses mots. Pour leur part, ses formateurs n’évoquent rien d’autre que le leadership et les qualités tactiques du stagiaire français. De cette épreuve, ce dernier retient la confiance qu’ils lui ont portée, sans laquelle un tel échange n’aurait pas eu lieu. Bricoleur, passionné par une vielle longère bretonne, le CC Legrand lui consacrera une bonne partie de ses permissions bien méritées, avant, nous lui souhaitons, de troquer truelles et marteaux pour les commandes d’un « bateau noir ».

 

Perisher :

 

Au Royaume-Uni, la sélection des commandants de sous-marins nucléaires se fait par le biais du Submarine Command Course (SMCC), mieux connu sous le nom de « Perisher » (du verbe to perish, périr en anglais), en raison de son taux d’échec important. Au terme de trois mois de formation théorique, des exercices complexes s’enchainent en mer un mois durant pour finir de tester les candidats. Les évolutions tactiques par faibles fonds, sous la menace de navires de surface et d’avions de patrouille maritime, constituent des classiques parmi de nombreuses autres épreuves. Soumis à une pression soutenue qui vise à tester leur potentiel et vérifier leur aptitude à assurer la mission en sécurité, à peine 70% des stagiaires réussissent à obtenir le précieux sésame qui leur offrira le commandement d’un sous-marin. En 2014, la participation d’un marin français au stage Perisher témoigne tant de la confiance de la Royal Navy en les équipages de la Marine nationale française que de la volonté commune des deux marines de développer plus encore leur interopérabilité. Les forces sous-marines britanniques sont composées de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de type Vanguard et de sept sous-marins nucléaires d’attaques (SNA) de type Trafalgar et Astute. Au cours du stage Perisher, le capitaine de corvette Thomas Legrand était intégré à l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque HMS Torbay de type Trafalgar.

Portrait du Capitaine de Corvette Thomas Legrand, Sous-marinier, stagiaire au PERISHERPortrait du Capitaine de Corvette Thomas Legrand, Sous-marinier, stagiaire au PERISHER
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:50
Le CEMA participe à la réunion du comité militaire de l’OTAN

 

24/09/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 20 septembre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a participé au comité militaire de l’OTAN à Vilnius, en Lituanie.

 

Ce comité réunit trois fois par an les chefs d’états-majors des pays membres de l’OTAN afin d’aborder l’évolution de l’environnement stratégique de l’Alliance et son adaptation. Cette édition était plus particulièrement centrée sur la mise en œuvre des décisions prises lors du 24ème sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Newport les 4 et 5 septembre derniers.

 

L’un des principaux volets des discussions a porté sur le renforcement des capacités de réaction rapide de l’OTAN dans le cadre d’un « plan d’action pour la réactivité » (Readiness action plan – RAP) et la création d’une force interarmées à très haute réactivité (Very high readiness joint task force –VJTF). Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la rénovation de la NATO rapid response force (NRF).

 

Dans un contexte marqué par la crise russo-ukrainienne, les autorités militaires ont fait un point de sur la situation et procédé à un échange de vue sur l’évolution de l’environnement stratégique en Europe de l’Est et notamment les mesures de réassurance déjà adoptées. Elles ont également abordé la question des enjeux sécuritaires dans le « flanc Sud » (régions africaine, proche et moyen orientale) et du rôle que l’OTAN peut jouer dans la prise en compte des menaces transnationales qui constituent un enjeu d’intérêt partagé pour les Alliés.

 

Cette réunion s'est conclue par l'élection du général tchèque Petr Pavel comme futur président du comité militaire, en relève du général danois Knud Bartels qui quittera ses fonctions en juin 2015.

Le CEMA participe à la réunion du comité militaire de l’OTAN
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:40
L’aviso Commandant Birot déployé en mer Noire

 

24 Septembre 2014 Etat-major des armées / Marine nationale

 

L’aviso Commandant Birot est déployé en mer Noire depuis le début du mois de septembre. Il effectue une mission de présence, de renseignement et de veille stratégique. Il contribue ainsi à procurer aux Armées une capacité d’anticipation et d’appréciation autonome de la situation.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:56
L’ALAT incontournable

 

24/09/2014 LTN Valérian Fuet et LTN Hélène Facchin - Armée de Terre

 

Dernière-née de l’armée de Terre, l’ALAT a su se rendre indispensable sur les théâtres d’opération. Retour sur ses trois derniers engagements : Libye, Mali et République centrafricaine.

 

HARMATTAN ou les raids hélico

 

Début 2011, la population libyenne tente de renverser le régime du colonel Kadhafi. Le 19 mars, sous commandement OTAN, la France s’engage dans l’opération HARMATTAN. Les raids aériens se compliquent quand les forces loyalistes adoptent des parades aux bombardements : utilisation de véhicules civils de type 4×4, dispersion dans des zones périurbaines, mise à couvert dans des hangars ou des lisières… rendant difficile l’identification des objectifs ennemis. Un groupement aéromobile (GAM) armé par 18 hélicoptères est donc déployé le 18 mai 2011. Avec pour mission principale : conduire des frappes sur des objectifs ennemis via une reconnaissance offensive menée par des « raids hélico ». L’ALAT opère de nuit, où seule la thermographie permet de « voir » quelque chose, les troupes libyennes ne disposant pas de cette technologie. Les Gazelle traitent leurs cibles sous la protection des Tigre, suivis de près par les Puma commandement et IMEX.

Le golf de Syrte est le théâtre principal des affrontements. L’objectif est double : neutraliser des moyens lourds et accentuer la pression sur les forces gouvernementales, qui continuent de menacer la population de Syrte. Le GAM concentre ses efforts sur Brega où une vingtaine de raids est conduite. Avec 10 raids sur les environs de la ville, Misrata constitue la deuxième cible du GAM, loin devant Tripoli qui n’en subit qu’un seul. La chute de la capitale dans les derniers jours d’août réduit les activités du GAM mais les hélicoptères continuent leur travail de « laminage » des ultimes défenses ennemies. Le 20 octobre 2011 marque la fin de sept mois d’intervention militaire, dont cinq d’intense activité pour l’ALAT. En 41 raids donnant lieu à 316 sorties, les hélicoptères ont tiré 425 missiles HOT, 1 618 roquettes et 13 500 obus, détruisant 600 cibles militaires, dont 400 véhicules.

 

HOMBORI au cœur de SERVAL

 

La progression des groupes djihadistes vers le sud de son territoire pousse le gouvernement malien à demander une aide militaire internationale. La France déclenche l’alerte Guépard. Le 16 janvier 2013, le 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) projette un GAM composé de 17 aéronefs, Puma, Gazelle Viviane et Tigre, 300 militaires et 70 véhicules, dont un détachement de l’armée de l’Air.

Réparti en un sous-groupement aéromobile (SGAM) et plusieurs patrouilles, il couvre quatre zones principales : Gao, Tombouctou, Sévaré et Tessalit.

Engagements au contact, destruction d’objectifs, reconnaissance offensive, appui des troupes au sol, soutien aux évacuations sanitaires, les missions du GAM sont variées et soumises à des élongations extrêmes. Au cours des trois premiers mois de l’intervention, le GAM a tiré plus de 20 missiles HOT, 150 roquettes et plus d’un millier d’obus.

Après la relève par le 1er RHC,  un GTIA à dominante aéromobile (GTIA-A) est constitué et des bases opérationnelles avancées sont construites. Elles permettent au GAM de se rapprocher de l’objectif en disposant de l’ensemble des moyens humain et mécaniques qui composent un GTIA-A.                 

 

SANGARIS, rétablir la sécurité

 

Le 5 décembre 2013, dans une déclaration à l’issue du Conseil restreint de Défense sur la situation en République centrafricaine, le président de la République annonce que le dispositif militaire français dans ce pays est renforcé, afin « d’éviter une catastrophe humanitaire ». Le 18 février, un SGAM mixte, constitué de Puma et Gazelle et d’une dizaine de véhicules, est projeté en RCA. Leur mission, encore en cours, est d’appuyer la force SANGARIS ainsi que la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), afin d’instaurer un climat sécuritaire. Le SGAM, en partie numérisé, est déployé sur l’ensemble du territoire : de Bangui pour les opérations de contrôle ciblées, jusqu’aux frontières de l’est, zone diamantifère, en vue d’éviter l’éclatement territorial. En complément, sécurisation des axes routiers et évacuations sanitaires sont des actions quotidiennes.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:55
Hommage aux anciens combattants de la 2e DB


24 sept. 2014 Armée de Terre

 

La voie de la 2e division blindée (2e DB) a été inaugurée à Madonne-et-Lemerey, le 21 septembre dernier, à l’occasion du 70e anniversaire de la bataille de Dompaire. Lors de cette cérémonie, le colonel de réserve Maurice Courdesses, président national de l’association des anciens combattants de la 2e DB, a tenu à rendre hommage aux militaires de l’unité mais aussi à ceux aujourd’hui engagés dans la 2e brigade blindée, héritière de la 2e DB. Élus locaux et riverains étaient également présents lors de cette journée pour honorer la mémoire des anciens combattants.

 

Note RP Defense : lire La bataille de Dompaire vue par le Lieutenant de Vaisseau ALLONGUE, du 4e Escadron du RBFM

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:45
Dans la peau d’un instructeur au détachement d’instruction opérationnelle en Ouganda

 

24/09/2014 Sources : EMA

 

Originaire du Régiment d’Infanterie de Char de Marine (RICM) de Poitiers, le caporal-chef Ken a été désigné pour partir en mission durant quatre mois au sein du 5e Régiment Interarmes d’Outre-Mer (RIAOM) à Djibouti comme adjoint d’escouade sur véhicule blindé léger (VBL).

 

Peu de temps après son arrivée dans ce pays de la corne de l’Afrique, il prépare son paquetage en direction de Kampala, en Ouganda, pour aider à former les soldats ougandais qui participent à la mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM).

 

Il se dirige donc vers le camp de Singo situé à 200 km au nord-ouest de Kampala. Ce camp est le centre d'entraînement aux opérations de maintien de la paix. Les forces françaises à Djibouti (FFDj) y interviennent dans le cadre de la formation des forces armées ougandaises (UPDF).

 

Durant six semaines, le caporal-chef Ken y a œuvré en tant qu’instructeur, et plus particulièrement pour le module « check-point » qui forme au contrôle des individus et des véhicules. Pour cela, il a eu recours à deux atouts : ses compétences de moniteur technique d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR) et la French touch. C’est ainsi que le caporal-chef désigne le comportement des militaires français : « on s’imprègne de la culture de nos hôtes, on partage des repas, on passe du temps avec eux… les soldats de l’UPDF ont apprécié cette volonté d’intégration ».

 

Cette mission a requis de belles qualités de pédagogie, de patience et de grandes capacités d’adaptation. En raison des nombreux dialectes parlés en Ouganda, l’anglais est la langue de travail pour instruire, en particulier, les primo-formateurs qui transmettront le savoir à leurs camarades.

 

Le caporal-chef Ken et ses camarades ont formé plus de 2 000 stagiaires grâce à des sessions de trois jours fondées sur un apprentissage progressif : présentation théorique, exercices pratiques en individuel puis en collectif dans les villages avoisinants le camp.

 

Arrivé à mi-mandat et de retour à Djibouti, le caporal-chef Ken reste concentré sur son rôle de chef de bord et se prépare physiquement à débuter un stage au centre d'entraînement au combat et d'aguerrissement au désert de Djibouti (CECAD) jusqu’à sa prochaine mission.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la république de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent également un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante. Ce soutien concerne aussi la République de Djibouti dans le cadre de sa mobilisation contre la piraterie. Les FFDj bénéficient enfin d'une capacité d’entraînement permanente, avec comme principal « outil » le centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert de Djibouti (CECAD) qui accueille des unités permanentes ou en mission de courte durée des FFDj, des unités ou écoles de métropole, ainsi que les forces armées djiboutiennes et étrangères.

Dans la peau d’un instructeur au détachement d’instruction opérationnelle en OugandaDans la peau d’un instructeur au détachement d’instruction opérationnelle en Ouganda
Dans la peau d’un instructeur au détachement d’instruction opérationnelle en Ouganda
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:50
Spanish Minex : Déploiement de la force de guerre des mines française

 

23/09/2014 Sources : Marine nationale

 

Du 11 au 22 septembre 2014, un groupe de guerre des mines français a été intégré au sein d’une Task Force multinationale sous commandement espagnol dans le cadre de l’entraînement Spanish Minex au large de Carthagène.

 

Des munitions historiques sont retrouvées chaque année au large de nos côtes. Cette menace pour la sécurité maritime mondiale est prise au sérieux par les pays de l’OTAN qui équipent leurs marines de bâtiments spécialisés dans la lutte contre les mines. Dans le but d’améliorer la coopération des unités et des états-majors de guerre des mines de l’Alliance, l’Espagne organise chaque année un entrainement dédié, Spanish Minex.

 

En suivant un scénario de crise réaliste, il met à rude épreuve les marins des différentes nations impliquées. Cette année, pour l’édition 2014, ce sont 8 bâtiments qui s’entrainent au sein d’une coalition. Au-delà des ravitaillements à la mer et des exercices de tir, l’objectif recherché cette année était de sécuriser les approches maritimes avant une évacuation de ressortissants. Côté français, 4 chasseurs de mines étaient impliqués, la Croix du Sud, le Céphée, l’Orion et l’Eridan ainsi qu’un état-major issu principalement de la force aéromaritime de réaction rapide (FRMARFOR) embarqué sur le BCR Var.

 

Malgré des conditions assez difficiles pour la détection des mines en raison de la présence importante de posidonies dans les fonds de la zone d’exercice, les spécialistes de ce domaine d’excellence français sont satisfaits de ces quelques jours d’entrainement intensif, comme le souligne le capitaine de vaisseau Olieric, commandant du dispositif français : « Spanish Minex-14 fut une excellente occasion d’entrainement pour l'état-major et les équipages des bâtiments français. Pour les chasseurs de mines, évoluer sous une menace asymétrique particulièrement incisive et dans un environnement interallié n'est pas fréquent. Les équipages s'en sont pourtant très bien sortis et ont même obtenu de beaux résultats ! ».

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:25
FAA : le MN Calao assure le flux logistique des forces armées aux Antilles

 

24/09/2014 Sources : EMA

 

Le 15 septembre 2014, le navire roulier de la Maritime Nantaise Calao, affrété par les armées, a fait escale sur le terminal commercial de la Pointe des Grives à Fort-de-France. Ce navire en transit aux Antilles permet d’assurer le flux logistique des forces armées aux Antilles (FAA).

 

A l’issue d’une traversée de plus d’un mois et demi durant laquelle le MN Calao a desservi les différents ports d’appui pour la logistique des forces armées sur les Côtes Occidentales d’Afrique (COA), ce navire a ravitaillé la zone Antilles-Guyane avant son retour vers Toulon.

 

Vecteur important pour les armées, le MN Calao permet d’assurer les relèves majeures de matériel ainsi qu’un ravitaillement logistique d’ampleur dans tous les domaines et au profit de toutes les formations et unités déployées ou stationnées dans cette immense zone géographique couvrant à la fois l’Afrique et la zone caribéenne.

 

Les capacités d’emport du MN Calao ont permis d’acheminer quatre véhicules et une trentaine de containers vers les FAA, dont une dizaine comportant des munitions destinées à rejoindre le nouveau service interarmées des munitions des forces armées au Antilles basé à la pointe des Sables.

 

Une quarantaine de containers a également été rapatriée de Guadeloupe dans le cadre du désengagement des unités déployées au cours du 1ersemestre 2014.

 

Le MN Calao est un navire affrété par les armées dont la gestion opérationnelle est confiée au Centre de Soutien des Opérations et des Acheminements (CSOA). Le MN Calao représente une capacité de 2 800 mètres linéaires soit environ 850 containers. Ce navire est exploité en version mixte par les armées (matériel roulant et container). Son chargement optimal permet en moyenne de transporter 450 containers et plus de 160 véhicules.

FAA : le MN Calao assure le flux logistique des forces armées aux Antilles
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 13:56
Irak: la France déterminée à poursuivre ses frappes contre l'EI

 

PARIS, 24 septembre - RIA Novosti

 

Les avions de combat français poursuivront, dans les jours qui viennent, leurs frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak, a annoncé le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, cité par les médias locaux.

 

"Nous sommes dans la coalition, nous avons été appelés par les autorités irakiennes, en appui aérien à leurs actions militaires au sol menées par les forces irakiennes et du Kurdistan, et donc nous accomplirons notre devoir", a indiqué le ministre, ajoutant que "nous continuerons les frappes dans les jours qui viennent, bien évidemment."

 

Selon le ministre, les avions de combat français poursuivent leurs "missions de surveillance et d'identification" pour "repérer des cibles de nature à empêcher, enrayer, les forces de l'État islamique, et permettre aux forces au sol de reconquérir du terrain".

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 13:30
Jihadistes présumés libérés: Le Drian critique une initiative malencontreuse d'Ankara

 

24 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a critiqué mercredi une initiative malencontreuse d'Ankara, après l'arrivée à l'aéroport de Marseille (France), sans être inquiétés, de trois présumés jihadistes français en principe attendus à Paris.

 

Parlant à la radio France Info de cafouillage, de couac, M. Le Drian assure qu'une solution sera vite trouvée, mais que l'initiative des autorités turques de changer (les jihadistes) d'avion a été malencontreuse.

 

Il a cependant reconnu qu'il y avait eu une défaillance du système de lecture des passeports à Marseille.

 

Il y a manifestement un gros cafouillage mais il est en grande partie dû aux difficultés, à l'absence de très bonne collaboration avec les services turcs. Ce cafouillage montre qu'il faut renforcer les relations, les méthodes et les actions avec les autorités turques, a dit le ministre.

 

Trois présumés jihadistes français de retour de Syrie via la Turquie sont rentrés mardi en France sans être inquiétés, alors que le ministère de l'Intérieur les attendait de pied ferme. Il avait même annoncé leur arrestation à l'aéroport parisien d'Orly, alors qu'ils ont débarqué à Marseille.

 

Parmi les trois hommes, se trouve le mari de Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, un jeune Toulousain, tué par la police en mars 2012 après avoir mené plusieurs expéditions au cours desquelles il avait tué sept personnes, dont plusieurs enfants dans une école juive.

 

Il n'empêche, a noté M. Le Drian, que depuis plusieurs jours, on arrête tous les jours des individus suspectés d'être dans ces filières jihadistes, ils sont arrêtés, mis en garde à vue, judiciarisés.

 

La vigilance est de tous les instants, selon lui.

 

Relancé sur une défaillance technique du système Cheops (Circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisés), il a acquiescé : Il y a eu une panne à Marseille, je le sais.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 12:57
source MAE - 22.09.2014

source MAE - 22.09.2014

 

24-09-2014 Par Dominique Desaunay - RFI

 

Les Français résidents ou étant amenés à se déplacer dans certains pays ont été appelés à « la plus grande prudence » par le ministère des Affaires étrangères en raison des menaces proférées par les groupes terroristes de l’Etat islamique sur la toile et l’enlèvement d'Hervé Gourdel en Alégérie alors qu’il effectuait une randonnée dans des montagnes de Kabylie.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 12:55
Ouverture de la session nationale de l’École de guerre

 

24/09/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Allocution du général d’armée Pierre de Villiers - École militaire, 17 septembre 2014

 

Messieurs les officiers généraux,
Messieurs les ambassadeurs,
Messieurs les attachés de défense,
Mesdames, messieurs les officiers et stagiaires de la 22ème promotion de l’École de guerre,

 

Je suis particulièrement heureux de procéder aujourd'hui à l'ouverture de la session de votre promotion de l’Ecole de Guerre.

J’en suis heureux parce que j’ai devant moi une nouvelle génération d'officiers, qui incarne l’avenir au présent et que j’espère être prête à s’engager pleinement dans cet enseignement militaire supérieur qui lui est proposé !

Je remercie toutes les autorités civiles et militaires qui nous font l'honneur d'assister à cette séance d'ouverture. Leur présence témoigne de l'intérêt constant que suscite l’école de guerre.

Je salue le général de corps d’armée de Courrèges, ainsi que votre directeur, le général de Reviers. Leur mandat verra la nécessaire adaptation de l’école de guerre au contexte de la transformation des armées. La question de la part du module spécifique à chaque armée, le processus de sélection des stagiaires ou encore la définition d’une politique interarmées des hauts potentiels sont quelques-uns des chantiers qu’ils auront à accompagner.

Je tiens également à saluer les ambassadeurs et les attachés de défense, représentant les nombreux pays qui ont bien voulu nous confier quelques-uns de leurs meilleurs officiers pour suivre cette année d'études. Leur présence est un honneur et une marque de reconnaissance pour notre enseignement militaire.

Je tiens à souhaiter, bien entendu de manière chaleureuse, la bienvenue à tous les stagiaires étrangers, 96 venant de 63 pays. La présence de toutes ces nations souligne bien le rôle mondial de la France et l’importance des relations militaires internationales. Elles tissent la confiance entre nos armées.

Je voudrais bien sûr souhaiter la bienvenue aux officiers stagiaires français. Vous êtes ici parce que vous le méritez et aussi parce que vous avez choisi de vous préparer à exercer davantage de responsabilités : des responsabilités de commandement et de direction, au service de notre pays. Je vous en félicite, c’est le choix de la raison ; j’espère que c’est aussi le choix du coeur. C’est un choix exigeant, qui vous engage.

Vous êtes l’avenir des armées et c’est un plaisir pour moi de vous rencontrer. Ce n’est pas une formule de politesse ; c’est la réalité.

Je ne suis pas ici pour vous dire que nous sommes « au milieu du guet », « à la croisé des chemins », ou encore que vous êtes tous destinés à exercer les plus hautes responsabilités dans nos armées. Je suis venu vous tenir un discours de vérité, c’est-à-dire un discours de réalité et de bon sens. Je le ferai sans minimiser les difficultés, sans dramatiser à l’excès non plus ; en vous disant la réalité des choses et en vous décrivant les défis. Pas de pessimisme outrancier. Pas d’optimisme béat ou suspect.

Je voudrais partir des opérations, car elles sont au coeur de notre engagement sous l’uniforme. Je voudrais ensuite vous faire un point de situation de la réforme des armées, car vous en serez les acteurs. Je voudrais enfin, en ce début d’année, vous dire précisément ce que j’attends de vous, futurs brevetés de nos armées, directions et services.

Trois parties donc pour mon intervention. Comme tout bon exposé à l’Ecole de Guerre, ma troisième partie sera le coeur de mon propos.

 

***

 

Première partie : les opérations

Du CEMA au plus jeune engagé, l’engagement en opérations est l’élément qui, par-dessus tout, doit donner du sens à nos actions.

La priorité est la protection de la population française. Elle s’exprime sur le territoire national mais aussi au-delà de nos frontières.

C’est le sens de la posture de dissuasion, de la surveillance de nos espaces aériens et maritimes, du recueil du renseignement, du contrôle des espaces et des flux d’intérêt stratégique, de la préparation opérationnelle.

A l’heure où je vous parle, nous avons plus de 20 000 militaires déployés hors de la métropole, dont 8 000 au profit de 26 opérations extérieures, sur 4 continents, dans les airs et sur tous les océans. Ils y participent à la résolution des crises, à la protection des populations civiles et de nos ressortissants, et à la défense de nos intérêts. Les autres préparent et soutiennent ces opérations ou y contribuent directement, depuis nos bases prépositionnées, outremer et à l’étranger, en Afrique et aux Emirats Arabes Unis.

Le chef d’état-major des armées est le conseiller militaire du gouvernement. A ce titre, il participe aux conseils de défense, il donne les éléments d’appréciation et propose les options militaires à l’autorité politique. Il assure le commandement des opérations militaires, directement sous les ordres du Président de la République, chef des armées. Ce commandement s’exerce sur tous nos moyens, nucléaires et conventionnels, sur le territoire national et en opération extérieure, que l’opération soit nationale ou multinationale.

Les comptes rendus d’activité qui me parviennent me permettent de mesurer l’état du monde et l’action de la France et de ses armées dans le monde.

Dans ce domaine, je fais un premier constat : nos forces sont actuellement fortement engagées et nos armées sont au rendez-vous : elles gagnent !

Dans la défense du territoire national d’abord avec la dissuasion nucléaire. Elle sanctuarise nos intérêts vitaux par la menace de dommages inacceptables qu’elle fait peser chez un agresseur potentiel, notamment grâce à ses deux composantes.

La défense du territoire, c’est aussi la surveillance de nos espaces aériens et maritimes, la police du ciel, l’action de l’État en mer. La lutte contre tous les trafics en mer est un enjeu majeur, notamment outremer.

C’est l’une des missions de notre marine. Je rappelle que la France possède la deuxième zone économique exclusive mondiale.

Dans la bande sahélo-saharienne, l’opération Serval a été un succès. Elle a fait l’admiration de nos alliés. Je peux vous le dire, à chaque fois que je rencontre mes homologues, partout dans le monde, quelle que soit la nation, c’est toujours une vraie admiration pour ce que nos armées ont réalisé.

Aujourd’hui, notre stratégie a évolué avec la régionalisation du dispositif et le renforcement du partenariat avec nos alliés africains. Ce changement d’échelle est porté par la nouvelle opération transfrontalière Barkhane qui s’étend de la Mauritanie au Tchad. Cette mission comporte 2 volets :

- premièrement : appuyer les forces armées de nos partenaires africains de la BSS dans le contrôle de leurs territoires et dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes ;

- deuxièmement : réduire la liberté d’action des groupes armés terroristes en faisant peser l’insécurité sur les groupes armés terroristes qui est notre ennemi.

Notre but est maintenant de transférer la sécurisation de la zone aux pays du champ en accompagnant la montée en puissance de leurs capacités. C’est le sens du partenariat élargi que nous avons établi avec la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso et le Tchad. Ces pays forment le groupe qu’ils ont intitulé le « G5 Sahel » et c’est sûrement la meilleure instance pour faire progresser la sécurité dans la région. J’ai des contacts permanents avec mes homologues de ces 5 pays, j’y ajoute évidemment le Sénégal, ainsi que l’Algérie où j’étais encore avant-hier.

Nous avons aussi adapté notre dispositif avec deux points d’appui principaux, le premier à N’Djamena au Tchad où est situé le PC interarmées de théâtre, le second à GAO au Mali. Nos opérations peuvent compter sur l’implication de certains de nos alliés, notamment américains, espagnols et britanniques.

De ce dispositif dans la BSS, nous sommes au croisement des menaces terroristes d’AQMI et celles de Boko Haram. Nous regardons au Nord en direction de la Libye qui sert de zone de transit et de refuge aux groupes armés terroristes. Nous sommes aussi particulièrement vigilants lorsque nos regards se portent vers le Sud avec la menace en expansion de Boko Haram.

En RCA également, le travail effectué depuis le début de l’opération Sangaris a été aussi remarquable que difficile. Par notre intervention, nous avons évité le pire, c’est-à-dire le massacre interethnique et le désastre humanitaire. Aujourd’hui, grâce à l’action de nos soldats, la situation sécuritaire et économique s’améliore. Les écoles ont rouvert, les marchés sont réapprovisionnés. Je le vérifie à chacun de mes déplacements dans ce pays.

Mais des 3 objectifs principaux restent néanmoins encore à atteindre :

1. la restauration de l’Etat et la mise en place de l’administration ;

2. la réconciliation nationale, et en premier lieu le désarmement ;

3. le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies

Ces objectifs, principalement les 2 premiers, ne sont pas strictement militaires même si Sangaris y contribue, crée les conditions.

Pour le troisième objectif, nous avançons puisque la MINUSCA a succédé à la MISCA africaine depuis avant-hier, mais elle doit encore poursuivre sa montée en puissance avant de prendre progressivement notre relais pour la sécurité du pays.

La présence de la force européenne EUFOR-RCA, après des débuts difficiles, est positive avec ses 500 soldats déployés dans Bangui et son aéroport.

La situation reste donc encore précaire, et j’ai quand même le sentiment que nous restons encore le principal rempart contre le chaos.

Mme Samba Panza, chef de l’Etat de transition, me l’a encore redit le 26 août dernier à Bangui.

Nos armées sont au rendez-vous en Afrique. Elles le sont lorsqu’il s’agit, dans l’urgence, d’évacuer, à partir de la mer, nos ressortissants de Libye ou encore de localiser et de sécuriser l’épave du vol d’Air Algérie ; deux opérations que nous avons menées fin juillet dernier.

Je pourrais multiplier les exemples, tous montrent que nous avons de belles armées !

Soyez en convaincus, nous pouvons être fiers de nos armées ! Nos armées fournissent au pouvoir politique un outil très efficace, réactif et complet. La description que je viens de vous faire l’atteste. Et si un jour de grisaille vous êtes guettés par la sinistrose parisienne, un jour où les difficultés de la vie quotidienne s’accumulent, rappelez-vous de cette réalité.

J’observe aussi que le « tumulte du monde » s’accélère, comme en témoigne la crise en Ukraine en même temps que la situation en Syrie, en Irak et en Libye. Ces crises nous concernent tous car elles mettent en jeu la sécurité des Français, comme celles des Européens. A nos portes, à l’Est comme au Sud, notre environnement est de plus en plus agité, avec l’émergence de crises majeures et inédites. Si je voulais caricaturer mon propos, je dirais que notre perception du monde a changé entre le 14 juillet et le 15 août.

- A l’Est, on assiste avec la crise en Ukraine à un retour d’une forme de conflits interétatique.

- Au Sud, on voit émerger des guerres hybrides, de grande ampleur, de plus en plus violentes, mais aussi de plus en plus détachées de l’interétatique. Ces conflits, dont les déterminants sont ethniques et religieux, portent l’enjeu majeur du terrorisme et du fondamentalisme. Les djihadistes de l’Etat Islamique au Levant représentent une véritable armée d’hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières très importantes.

J’étais, il y a moins de 15 jours, avec le Président de la République au sommet de l’OTAN, au pays de Galles. Les flancs Est et Sud de l’Europe ont été traités par l’Alliance, non pas en les opposant, mais en soulignant la nécessité de les traiter simultanément. La crise ukrainienne pose néanmoins des questions de fond sur le rôle de l’OTAN, sur la réactivité de ses moyens face aux menaces actuelles, sur ses doctrines et procédures, notamment en période de contraction généralisée des dépenses de défense de ses membres. Pour y faire face, le recours aux organisations et aux coalitions internationales est une réponse à la fois indispensable mais aussi imparfaite, car elle pose aussi des difficultés de coordination, tant politiques que militaires. Il apparaît aussi la nécessité d’un partage du fardeau. La France y a déjà toute sa part avec son action au Sahel qui  participe directement à la sécurité de l’Europe.

Enfin, et pour terminer ce tour d’horizon opérationnel, je voudrais revenir au théâtre national. Il faut être particulièrement vigilant car nous devons envisager le pire, lorsque les Français partis combattre dans les rangs des terroristes au Levant reviennent sur notre sol. Ce risque doit être pris très au sérieux. Il doit aussi nous faire prendre conscience du lien très fort qui existe entre la sécurité extérieure et intérieure. C’est une réalité qu’il faut rappeler autour de nous : la défense de la nation ne commence pas à nos frontières immédiates. En intervenant dans la BSS, nous participons directement à la protection de la France et de l’Europe.

L’histoire s’écrit en ce moment. Elle s’écrit devant nous. Nos concitoyens le perçoivent et comptent sur nous pour les protéger. Cette accélération des choses, ces nouvelles conflictualités, évolutives et de plus en plus denses, vont sûrement marquer les mois et les années à venir. Vous devez vous préparer à ce nouveau paysage géostratégique.

Vous devez vous armer intellectuellement et moralement pour y faire face. Cette année est faite pour vous y aider. Dès aujourd’hui, nous devons être en mesure d’apporter les bonnes réponses, à temps. Pour cela, il faut s’adapter, et le faire en regardant loin devant.

Tout cela, il vous faudra le faire - il nous faudra le faire - avec un budget toujours très contraint. Ceci suppose une bonne coordination, une cohérence d’ensemble, et me conduit à ma deuxième partie.

 

***

 

La transformation des armées.

Pour commencer, je voudrais vous rappeler les finalités de cette transformation car il ne faut pas confondre les objectifs avec les voies et les moyens. En d’autres termes, la réforme n’est pas un but en soi !

Le Livre blanc porte la vision stratégique de la France ; il décrit l’ambition nationale en matière de défense et fixe des contrats opérationnels pour nos armées avec un horizon 2025 pour notre modèle. La loi de programmation militaire en est, quant à elle, la traduction capacitaire et budgétaire sur les 5 ans à venir, de 2014 à 2019. Comme en opération, les armées s’adaptent sans cesse, se réforment, pour concilier leurs missions aux moyens qui leurs sont alloués. Je note d’ailleurs ici un paradoxe : je suis toujours frappé par la perception, chez nos concitoyens, d’un certain immobilisme dans nos armées, alors même qu’aucune autre institution ne s’est autant réformée ces dernières décennies.

Aujourd’hui encore, avec la réduction de notre budget, nous devons nous réorganiser pour maintenir le modèle d’armée complet, réactif et performant : celui dont la France a besoin pour répondre aux enjeux sécuritaires d’aujourd’hui et se préparer à ceux de demain.

Les deux principaux enjeux de cette réforme sont clairs :

1 : la préservation de l’opérationnel, coûte que coûte ;

2 : le maintien de la cohérence capacitaire de notre outil de défense.

La réalité est que nous sommes confrontés à un vrai challenge.

Avec des moyens en constante diminution, tout en menant des opérations exigeantes, il faut garder le cap de la cohérence globale de nos armées. Le mot cohérence est essentiel. L’histoire nous enseigne que l’on perd la guerre souvent à cause d’un grain de sable ! Ce constat impose aussi de faire des choix. Nous ne pouvons plus tout faire !

La LPM actuelle, telle quelle a été bâtie, permet de conserver cette cohérence. Croyez-moi, ce projet a été travaillé dans le moindre détail. C’est le meilleur compromis entre la souveraineté de défense et la réduction du déficit public, mais c’est un costume taillé au plus juste !

Il faut dire les choses, nos marges de manoeuvre sont inexistantes ! Quelle que soit la grille de lecture, la démonstration, par agrégat physico-financier, est limpide.

Prenons d’abord les réductions d’effectifs : l’actuel plan de déflation est particulièrement ambitieux : 34 000 suppressions de postes pour la LPM 2014-2019, dont 1 000 officiers par an. En 10 ans, entre 2009 et 2019, nos effectifs auront diminué d’un quart. En 10 ans, c’est colossal ! Et plus on avance, plus il est difficile d’identifier les postes ! Je rappelle qu’en 2013, le ministère de la défense, à lui seul, a assumé 60% des suppressions d’emploi d’Etat. Notez cela, répétez-le !

On peut difficilement aller plus loin. C’est une question de justice sociale !

Pour le fonctionnement courant, le budget est aussi déjà contraint au-delà du raisonnable, pour permettre de moderniser les équipements a minima. On se trouve à un niveau tel qu’il a fallu, en fin d’année dernière, mettre en oeuvre un plan d’urgence de 30 M€ au bénéfice des bases de défense, pour satisfaire en partie les besoins les plus basiques, tel que le chauffage. Quelles sont les institutions qui coupent le chauffage comme nous avons été amenés à le faire ? Très franchement, il n’y a rien à gagner sur le fonctionnement. La préparation opérationnelle ne peut pas non plus être encore réduite, car c’est elle qui fait le succès de nos forces en opération et nous nous sommes engagés avec le ministre de la défense à préserver le niveau d’activité : c’est le coeur des armées.

Pour les équipements, nous nous situons aussi à un plancher.

L’âge moyen des véhicules de l’avant blindé déployés en RCA est de 31 ans, ceux de métropole ont 40 ans en moyenne. Nos hélicoptères Puma fêtent cette année leur 44ème anniversaire, et nos avions ravitailleurs leur 50ème anniversaire. Qui monterait dans un véhicule de plus de 30 ans, dans un avion ou dans un hélicoptère de plus de 40 ans ?

Quant à l’infrastructure, avec un flux annuel d’environ 1 milliard d’€, nous sommes déjà au plancher des besoins indispensables.

J’alerte régulièrement l’autorité politique sur l’état des lieux que je viens de vous faire. Mon discours n’est pas différent de celui que je viens de vous tenir. C’est pour cela que le respect des engagements de la LPM est un combat que nous menons avec les trois chefs d’état-major d’armées, derrière notre ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, et en collaboration étroite avec le Délégué général pour l’armement et le Secrétaire général pour l’administration.

Le Président de la République l’a dit en juin, il l’a répété le 28 août dernier lors de la conférence des ambassadeurs, les crédits de la LPM seront maintenus. Le premier assaut des financiers a donc été repoussé mais l’équilibre reste précaire car toute encoche budgétaire à la LPM aurait des effets directs et immédiats. Elle impliquerait ni plus, ni moins, de construire un nouveau projet et d’en assumer toutes les conséquences dans les domaines opérationnel, capacitaire, économique et social.

C’est sur la stricte base de la LPM que la transformation a été construite. Elle fait l’objet d’un projet, baptisé CAP2020 qui, pour la première fois, réunis l’ensemble des projets des 3 armées et aussi des 6 directions et services. Ce projet est donc un projet commun, un projet partagé. La vision qu’il porte vise en particulier à assurer la cohérence opérationnelle des armées, directions et services. Il s’articule autour de trois principes :

1. optimiser notre capacité opérationnelle, notamment au travers de la priorisation de l’activité et de la modernisation de nos équipements ;

2. valoriser les hommes et les femmes des armées, notamment en rénovant le modèle RH et avec une meilleure adéquation entre le grade, les responsabilités et la rémunération ;

3. affûter notre organisation générale, notamment avec le renforcement de la performance des soutiens et la rénovation du commandement des armées.

Ce projet met en cohérence les missions qui nous sont fixées et les ressources qui nous sont allouées, tout en subordonnant les secondes aux premières. Il offre surtout une nouvelle perspective qui est la condition nécessaire pour que les hommes et les femmes des armées acceptent le principe de nouveaux efforts, sans équivalent.

Le projet CAP2020 donne la direction. Ce projet est cohérent, il est partagé et se décline dans un ordre aux armées, directions et services. La feuille de route est donc claire. Sa réussite repose sur 2 conditions principales :

- 1ère condition : la mise en place des ressources financières, en volume et en cadencement, conformément à la LPM. Pour cela, il reste 3 interrogations majeures exogènes dont je vous livre les données d’entrée :

o 1 - le financement des surcoûts OPEX : la provision actuelle OPEX est de 450M€ pour 2014. Je rappelle qu’en 2013, le montant des surcoûts a été de 1250 M€ ;

o 2 - l’allocation de ressources exceptionnelles : le montant de ces ressources structure le budget et elles ne sont pas, à ce stade, toutes identifiées. C’est le cas pour 2015 à hauteur de plus de 2 milliards d’€. Il y aussi les hypothèses d’export qui sont particulièrement optimistes ! ;

o 3 - la rationalisation des emprises. Réduire les coûts n’est possible qu’en fermant encore des sites, en ayant une vision la plus large possible pour éviter l’inquiétude, l’interrogation dans les forces.

- 2ème condition : l’adhésion du personnel. Dans ce contexte difficile, et c’est bien compréhensible, le moral de nos soldats, marins et aviateurs est changeant et parfois fragile. Il est à surveiller. C’est une préoccupation majeure : dans notre organisation avant tout humaine, le succès repose d’abord sur la cohésion et les forces morales. C’est elles qui nous permettront de franchir l’obstacle et d’être au rendez-vous des combats de demain. C’est pour cela qu’il est important que la vision et la méthode de la réforme soient partagées. Il faut que les efforts se placent dans une réelle perspective d’amélioration en matière de condition du personnel, en matière de condition de travail. Ne vous y trompez pas, nos soldats râlent … parce qu’ils veulent faire leur métier !

Il ne faut pas se cacher que, toute économie supplémentaire demanderait d’autres efforts et induirait un risque non maîtrisé d’aller au-delà du seuil de l’acceptabilité sociale.

Sur ce plan, ne tombez pas, vous nous plus, dans la sinistrose parisienne. N’oubliez pas cette belle phrase « si tu t’assieds, ils se couchent ». Quoi qu’il en soit, cette réforme, il faudra la porter et cela m’amène à ma troisième partie : ce que j’attends de vous, officiers brevetés : soyez des chefs dans le sens plein du terme ! Oui, des chefs !

 

***

 

J’attends de vous que vous soyez sûrs de vos valeurs et vous fassiez preuve de courage et d’enthousiasme. Ce n’est pas un discours convenu, c’est ce que j’ai dans mes tripes. Je crois en effet qu’il y a peut-être beaucoup de gens intelligents, mais qu’il n’y a pas assez de chefs charismatiques !

Ayez d’abord du courage. C’est la qualité première de l’officier, c’est la colonne vertébrale des futurs véritables hauts potentiels.

Le courage, c’est celui de commander, c'est-à-dire de réfléchir, de décider, d’expliquer, de fédérer et enfin d’assumer ses responsabilités. C’est distinguer l’essentiel de l’accessoire et s’y concentrer. Demain, il vous faudra prendre des décisions, ou aider à prendre des décisions. Trop souvent, on gère les problèmes. Ils ne doivent pas être « gérés », ils doivent être résolus ! « Ne me dites pas que c’est impossible ! » disait le maréchal Leclerc.

Le courage c’est aussi savoir se remettre en question. Être breveté de l’école de guerre n’est pas une fin en soi. Vous le savez, la courbe de Gauss est la même partout, même chez les brevetés de l’école de guerre ! Continuez donc à progresser, à sortir des chemins battus, des idées toutes faites. Refusez l’objection du « cela s’est toujours fait comme ça » ! Dans un an, certains d’entre vous me brieferont directement ; ils me présenteront des options, me proposeront des décisions pour l’avenir de nos armées ou pour les opérations en cours. D’autres commanderont en opération et engageront la vie de leurs subordonnés. Vous n’avez pas droit à la médiocrité ! Je vous invite donc à rentabiliser pleinement cette année. Travaillez pour vous et par vous-même, pour ne pas être demain désarmé lorsqu’il s’agira de prendre position et de défendre votre point de vue.

Profitez de cette année pour vous « recaler » sur ce qui vous manque ; chacun a ses lacunes. Allez au fond des choses ; revenez aux textes qui fondent nos institutions et notre Etat, qui forgent notre place en leurs seins. Méditez l’histoire, car elle constitue un immense capital d’expérience. Consolidez votre pensée stratégique.

Réfléchissez sur les valeurs militaires. Interrogez-vous sur le sens de notre métier et de l’action militaire ; sur ce qui constitue la spécificité militaire ; sur les fondements de la légitimité de l’usage de la force. Je crois que l’identité militaire est le capital de l’institution militaire. Refusez la banalisation du métier militaire.

C’est le socle de nos valeurs permanentes qui font la solidité de nos armées ; ce sont le courage, le sens du bien commun, la cohésion ou encore la fraternité d’armes. Ce sont des valeurs que la société civiles nous reconnaît. En retour, parce que vous en faites aussi pleinement partie, vous devez confrontez ces valeurs à celles de la société actuelle, non pas par critique ou sentiment de supériorité, mais pour en comprendre les ressorts sociologiques comme les rouages psychologiques. Résister à l’arrogance et aux certitudes toutes faites.

Avoir des convictions et s’y tenir, c’est la dimension humaine de l’exercice du commandement.

Cet aspect est essentiel car ce sont les femmes et les hommes des armées qui sont au coeur des adaptations à venir. L’adhésion de tous est la condition du succès. Elle n’est possible que par la cohésion, l’esprit de corps, l’esprit d’équipage. Cette cohésion des armées s’ancre dans des relations de confiance, loyales et franches.

Elle n’est possible que lorsqu’on reconnaît en vous des qualités de coeur. Soyez vous-même, soyez de vrais chefs, des chefs vrais.

Forgez-vous un style, votre propre style de commandement. « Le style, c’est l’homme même » disait Buffon. Intéressez-vous aux autres. Aimez vos subordonnés. Ils vous le rendront.

Dans un monde changeant, qui doute souvent de ses valeurs et de son avenir, je vous demande enfin d’être enthousiastes. Des chefs tristes sont des tristes chefs.

« Aimez le métier militaire à la passion » selon la belle formule du Prince de Ligne. Je ne vous demande pas de faire preuve d’un enthousiasme de façade, mais bien d’un enthousiasme de conviction.

Il doit trouver son expression à l’intérieur comme à l’extérieur de nos armées.

En interne, être enthousiaste, c’est être combatif face à l’adversité. Au travers des difficultés que vous aurez peut-être à affronter, n’oubliez pas que vous travaillez pour ceux qui sont confrontés à la réalité du terrain. Faites preuve d’imagination, d’esprit d’innovation, mais aussi de pragmatisme. Je compte donc sur vous, non pas pour être de bons élèves, sages, méticuleux et bien lisses, mais pour être des officiers de caractère, déliés, incisifs, sans complexe, iconoclastes au besoin. Cela dans la perspective de pouvoir aider aux décisions et aux choix à venir, dans le contexte si délicat que je vous ai décrit.

A l’extérieur de nos armées, être enthousiaste, c’est rayonner en direction du monde civil et de nos concitoyens. Dans vos nouvelles affectations, vous aurez l’occasion de côtoyer et de travailler avec d’autres décideurs que les seuls chefs militaires. Je vous demande d’être, auprès d’eux, des ambassadeurs des armées.

La génération montante civile n’a connu ni la guerre ni la conscription. Ne rêvons pas, si nous ne témoignons pas, si nous n’expliquons pas ce que nous faisons et comment nous le faisons, personne ne le fera à notre place. Il faut donc se faire connaître et se faire comprendre. L’esprit de défense se construit avec nos concitoyens et non à côté.

Sans complexe, avec détermination et enthousiasme, je vous invite donc à vous tourner vers l’extérieur et à rayonner. L’enjeu de cette action, fondamentale ne vous y trompez pas, est le rôle des armées et notre place au sein de la Nation.

Enfin, j’attends aussi de vous que vous soyez unis, car la cohésion du combat se prépare et se prolonge dès le temps de paix, dans les états-majors.

C’est pour cela que l’École de guerre est une école de l’interarmées. Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas que chacun renie sa culture d’armée, mais les conflits entre armées sont incompréhensibles par le monde extérieur et surtout être divisés nous affaiblit. Nos détracteurs le savent, s’en réjouissent et en profitent.

Un chef sans véritable esprit d’équipe n’est pas un véritable chef !

Soyez des fédérateurs, non des diviseurs. Les grands chefs militaires comme Leclerc et de Lattre l’ont été, au serment de Koufra ou par l’amalgame.

La cohésion des combats de demain se prépare dès aujourd’hui, dans la confiance et l’amitié que vous pourrez tisser cette année. Au Sahel, en RCA, au Liban et ailleurs, partout où le Président de la République le décidera, nos 3 armées, directions et services, sont et seront engagées au coude à coude dans les mêmes combats.

 

***

 

Voilà de manière synthétique ce que je voulais vous dire sur les opérations, la transformation et sur ce que j’attends de vous.

En qualité d’officiers brevetés, préparez-vous cette année à être les chefs dont nos armées ont besoin pour relever les défis qui sont devant elles, quelles que soient les difficultés. Nous sommes formés pour être des professionnels de la crise et du chaos.

Je m’aperçois en terminant que j’ai peut-être oublié un point essentiel dans le métier d’officier, que ce soit en opérations, pour la conduite du changement ou pour le commandement : l’humour, cet anti-virus de la vanité ou de l’orgueil, cette distance que vous créez avec la réalité de la vie et qui relativise votre importance. Vous allez être brevetés de l’Ecole de guerre : ne vous prenez pas au sérieux. « Vous êtes commandez par des cons », patience votre tour viendra ! Souriez, riez : c’est indispensable à la santé et souhaitable dans la difficulté.

La période que vous allez vivre ne sera pas facile mais elle sera passionnante car justement tout change, tout bouge et qu’il s’agit de bâtir l’avenir et de trouver des solutions nouvelles, novatrices. Notre force est de rester unis et à la manoeuvre dans ces situations. Je compte sur vous, aujourd’hui et demain, pour le succès des armes de la France !

Je vous remercie !

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 12:55
Macaronnage sur la base aérienne de Tours

 

24/09/2014 Armée de l'air

 

Une cérémonie de remise de brevets de personnel navigant et de remise de poignards d’officier a eu lieu, jeudi 18 septembre 2014, sur la base aérienne 705 de Tours, sous la présidence du général Hugues Néret, chef d’état-major du commandement des forces aériennes et du soutien des forces aériennes.

 

Sept «macarons» ou brevets de pilotes de chasse ont été remis, ainsi que quatre brevets de navigateurs officiers système d’arme et cinq poignards, objets symbolisant l’entrée dans le corps des officiers. Il est à noter que parmi les jeunes aviateurs distingués figuraient quatre pilotes qatariens.

 

Située sur la base aérienne 705 de Tours, l’école de l’aviation de chasse (EAC) «Christian Martell» a pour mission principale de former les élèves pilotes de chasse et les élèves navigateurs officiers systèmes d’armes «chasse» destinés à devenir les équipages des avions de combat de l’armée de l’air. Chaque année, l’EAC forme de nombreux stagiaires internationaux originaires notamment du Qatar, de Belgique ou de Singapour.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 12:45
Sangaris : les précurseurs bangladais en reconnaissance à Bouar

 

 

24/09/2014 Sources : EMA

 

Le 16 septembre 2014, dans le cadre de la mise en place de la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), une délégation de militaires bangladais est venue rencontrer les principales autorités militaires présentes à Bouar et reconnaître les bâtiments qui seront ceux des soldats bangladais après le départ du groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieu.

 

Le chef de corps du bataillon bangladais et ses principaux responsables sont allés au camp de la MINUSCA à la rencontre du commandant du bataillon camerounais déjà sur place. Après un briefing sur la situation sécuritaire de la région et de la ville, la délégation s’est dirigée vers le camp de Boissieu qui jouxte celui de la MINUSCA. Le colonel Armel Dirou, chef de corps du GTIA, leur a fait visiter les installations, en prévision de l’arrivée prochaine du reste de la troupe du bataillon bangladais.

 

Le bataillon camerounais de la MISCA est passé MINUSCA le 15 septembre à Bouar. A la fin du mois, le contingent bangladais viendra compléter ce dispositif déjà en place. La force Sangaris se réarticulera alors, et concentrera son action sur Bangui et le centre-Est du pays afin d’accompagner la prise en main progressive de la MINUSCA sur l’ensemble de sa zone de responsabilité.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : les précurseurs bangladais en reconnaissance à BouarSangaris : les précurseurs bangladais en reconnaissance à BouarSangaris : les précurseurs bangladais en reconnaissance à Bouar
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:55
L’atout troisième dimension

 

23/09/2014 LTN Valérian Fuet et LTN Hélène Facchin - Armée de Terre

 

Au même titre que l’infanterie ou la cavalerie, l’ALAT est désormais reconnue comme une arme de contact. Permettant de s’affranchir des contraintes du terrain, les hélicoptères font partie intégrante de la manœuvre aéroterrestre.

 

Projetables sur court préavis, les formations d’hélicoptères sont intégrées au dispositif interarmes dès la phase de planification des opérations. Elles constituent un pion de manœuvre supplémentaire dans les mains du chef interarmes ou interarmées au côté des GTIA. Selon le général d’armée Ract Madoux, ancien CEMAT, « l’hélicoptère de combat est un partenaire indissociable de l’infanterie et de la cavalerie au contact de l’adversaire. »  Capable d’être là où on ne l’attend pas, l’ALAT est un multiplicateur d’effets qui permet au chef interarmes de conserver sa liberté d’action en concentrant ses efforts et en économisant les moyens humains et matériels.

 

L’ALAT apporte des capacités feux, renseignement, mouvement et commandement. En complément des unités de mêlée, une formation d’hélicoptères peut être l’un des éléments de premier échelon d’une action principale, dans le cadre d’une reconnaissance, d’une attaque ou d’une exploitation. En second échelon, elle privilégie les actions en réaction ou de sécurisation. Enfin, l’ALAT est également en mesure de mener une action distincte de l’action principale comme une sécurisation de zone ou une mission d’assistance.

 

Les formations aéromobiles peuvent être engagées selon quatre niveaux :

    la patrouille : de 2 à 3 appareils ;

    le sous groupement aéromobile (SGAM) : jusqu’à 12 appareils articulés en modules, en fonction de l’effet à obtenir ;

    le groupement aéromobile (GAM) : de 13 à 36 appareils ;

    le GAM PLUS : un GAM renforcé d’une formation aéromobile, nationale ou étrangère.

 

Un SGAM ou, a fortiori, un GAM, peuvent être renforcés d’éléments interarmes multipliant leur capacité d’action. Ils constituent alors un SGTIA ou un GTIA à dominante aéromobile (GTIA-A).

 

Interopérabilité

De rares unités hélicoptères alliées sont capables de combattre aux côtés de l’ALAT en tant qu’unités tactiques intégrées à la manœuvre aéroterrestre. Parmi ces pays,  on trouve notamment la Grande-Bretagne dont les aéronefs ont côtoyé ceux de la France en Libye, mais aussi l’US Army Aviation (US AAVN).

 

Le raid artillerie

 

L’atout troisième dimension

Vecteurs d’aérotransport pour la délivrance des feux dans la profondeur, Puma et Caïman accueillent également l’acier des mortiers de 120 mm. « C’est un concept inventé par le 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) en 1978, lors du conflit Tchad-Libye. Nous avions besoin d’emporter des mortiers depuis le porte-avions Foch », explique le capitaine Marc Gima, officier feux au 35e RAP. « Le RAID ART est une opération aéromobile de ‟va-et-vient”. Elle consiste à aérotransporter quatre mortiers dans un rayon de 250 km, de jour comme de nuit. Posés derrière un obstacle situé entre 6 et 8 km de l’objectif, ils délivrent 50 coups en 5 minutes. À l’issue, le mortier est démonté et embarqué dans l’aéronef pour répéter la manœuvre à partir d’une autre zone. Ce genre d’opération est effectué sur un objectif stable qui ne peut être traité par l’aviation en raison de contraintes opérationnelles, comme un large découvert par exemple, précise le capitaine. Discrétion et rapidité sont les maîtres mots d’une telle opération. »

 

Focus : Close combat attack (CCA)

L’aérocombat en CCA est une attaque de groupe, frappant de manière précise et ne laissant aucun recours à l’ennemi. Les unités d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque (HRA) se sont illustrées par leurs succès opérationnels, notamment sur les théâtres d’opération africains. Leur mission : détruire ou neutraliser un ennemi déjà au contact des troupes au sol, en sûreté et sécurité, en coordination étroite avec l’unité au sol. La manœuvre, conçue par le chef de patrouille HRA qui autorise seul l’ouverture du feu, a montré toute sa pertinence au cours des dix dernières années.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:55
Le VHM mis à l’eau

 

23/09/2014 Economie et technologie

 

Le 21e régiment d’infanterie de marine (21e RIMa) de Fréjus a achevé l’expérimentation du véhicule haute mobilité (VHM) en partenariat avec le régiment italien des Lagunari.

 

Après avoir été utilisé en zone urbaine puis en montagne, le VHM a cette fois-ci été testé en milieux lagunaire et marécageux, dans la région de Venise, du 9 au 18 septembre. L’objectif de la dernière étape de cette expérimentation tactique était d’évaluer les capacités du véhicule, de 14 tonnes pour 285 chevaux, en vue d’éventuelles opérations amphibies, conduites dans un environnement multinational. Désormais totalement opérationnel, le VHM peut embarquer jusqu’à 12 fantassins avec leur armement individuel et collectif.

 

Fin de l'expérimentation tactique du VHM

 

Durant l'exercice CERCES, le 7e bataillon de chasseurs alpins a manœuvré à bord des véhicules haute mobilité (VHM). Perçu il y a un an par le régiment, le VHM est dans sa dernière phase d'expérimentation tactique. Déjà testé en montagne, en périodes estivale et hivernale, mais aussi en combat en zone urbaine et en configuration amphibie, ce nouveau matériel semble recueillir tous les suffrages. Adapté aux zones montagneuses habituellement inaccessibles, il permet de transporter les unités plus vite et plus loin. Il permet également de disposer d'un abri sous blindage, doublé d'un appui feu de calibre 12,7 mm au plus près du personnel débarqué. Enfin, il intègre parfaitement le système Félin puisqu'il permet de recharger les batteries du Felin Le VHM  apporte une réelle plus-value logistique mais reste avant tout un véhicule de combat.

 

[Manœuvre urbaine] Expérimentation tactique du VHM

 

Le 21 et 22 octobre 2013, le 7e bataillon de chasseurs alpins (7e BCA) a participé à l'expérimentation tactique (EXTA) des véhicules haute mobilité (VHM), au centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB), dans l'Aisne. Le 7e BCA fera également partie de l'exercice CERCES en décembre prochain, qui évaluera le VHM en milieu montagneux.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:55
photo E-Props

photo E-Props

 

23 septembre Aerobuzz.fr

 

Hélices E-Props vient de réceptionner son nouveau bâtiment sur la zone artisanale de l’aérodrome de Sisteron : un hangar de 500 m² qui s’ajoute à l’atelier Electravia de 1.000 m² déjà dédié à la fabrication d’hélices carbone de 3ème génération. Ce nouvel atelier accueille plusieurs centres de production numériques pour la production en série d’hélices de drones.

 

Hélices E-Props réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires annuel à l’export, dans 42 pays, concevant et fabriquant des hélices 100 % carbone, à pas réglable au sol ou variable en vol, qui offrent des performances exceptionnelles aux drones, avions, ULM et paramoteurs.

 

En septembre 2014, la société fête ses 6 ans. L’équipe est constituée de 6 personnes, et des embauches sont prévues pour faire face aux commandes d’hélices.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:54
Des entrepreneurs en immersion à Cazaux

 

23/09/2014 Actu AIr

 

Dans le cadre du «Parcours Défense-Entrepreneurs», un vol d’information sur Alphajet a été proposé à des chefs d’entreprises, le 12 septembre 2014, sur la base aérienne 120 de Cazaux.

 

Après avoir satisfait à la traditionnelle visite médicale, un des grands entrepreneurs présents a pu prendre place à bord de l’Alphajet, appareil utilisé pour la formation des pilotes de chasse de l’armée de l’air.

 

Quelques heures auparavant, les chefs d’entreprise avaient réalisé une immersion militaire de deux jours au sein du centre national d'entraînement commando (CNEC) à Mont-Louis (66).

 

Le «Parcours Défense-Entrepreneurs» propose à des binômes constitués de 22 chefs d’entreprise de secteurs d'activité variés (industrie, transports, médias, comptabilité, etc.) et de 22 militaires (officiers ou sous-officiers) engagés dans une démarche de création d’entreprise de découvrir leur milieu professionnel réciproque. Issu du partenariat signé le 5 juin 2014 entre le ministère de la Défense et le MEDEF, ce dispositif contribue au rapprochement du monde militaire et de l'entreprise.

 

Les militaires intégrés au parcours ont ainsi participé à des immersions similaires, dans l’entreprise de leur binôme. Les 18 et 19 septembre, ils ont assisté à une session de formation organisée par le MEDEF sur la création et la reprise d'entreprise.

Des entrepreneurs en immersion à CazauxDes entrepreneurs en immersion à Cazaux
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:50
Kosovo, 15 ans déjà


23.09.2014 Ministère de la Défense


Dans les années 90, la République Fédérale de Yougoslavie est le théâtre d’assassinats et de crimes en tout genre. En 1999, une guerre multiethnique éclate au cœur de l’Europe. Deux communautés, Albanais et Serbes, s’affrontent au Kosovo. L’OTAN décide d’agir au nom de la paix.

Il aura fallu 78 jours de frappes aériennes sur la République fédérale de Yougoslavie pour stopper la guerre communautaire au Kosovo. Ces frappes ont permis la création d’une force multinationale mise en œuvre par l’OTAN, sous mandat de l’ONU : la KFOR ou Kosovo Force. Le 12 juin 1999, 8 000 français sont projetés au Kosovo.

Après 15 ans de consolidation de la paix, la France a rempli sa mission aux côtés de ses alliés. Des militaires racontent leurs missions dans ce qui fut appelé « la poudrière des Balkans ».

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:45
Coopération militaire FAT vue par l’Attaché de défense près de l’Ambassade de France au Togo

 

22.09.2014 news.icilome.com

 

Togo  - Le Capitaine de frégate KEREBEL, également attaché de défense près de l’Ambassade de France au Togo s’est prononcé suite à une question liée à l’image des armées togolaises dans les interventions régionales.

 

Selon l’Attaché de défense, KEREBEL, l’image des FAT dans le cadre des opérations de maintien de la paix est excellente.

 

"Je peux vous dire que, la qualité des soldats togolais sur le terrain, dans les opérations de terrain est excellente et nous les félicitons. La coopération, la formation développée au Togo par la France est bonne et porte ses fruits", a indiqué le capitaine KEREBEL.

 

Au Mali où les forces armées françaises avaient déclenché l’intervention contre les djihadistes, les FAT sont les premières armées du continent à se mobiliser pour soutenir l’armée française.

 

Il a dans sa réaction fait savoir que, les pays se situant sur la bande sahélo-sahélienne sont de près ou de loin concernés par ce qui se passe au Mali.

 

"Je crois que tous les pays qui sont sur la bande sahélo-sahélien sont de près ou de loin concernés par ce qui se passe au mali aujourd’hui et donc il ne faut pas ménager ses efforts pour essayer de bien apprécier la menace et la contenir, la prévenir autant que se faire se peut", a souligné le Capitaine KEREBEL.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:45
Sangaris : prêt de véhicules français au profit des contingents de la MINUSCA

 

23/09/2014 Sources : EMA

 

Le 16 septembre 2014, sur le camp de M’Poko, les 14 premiers véhicules de transport de troupe prêtés par la France ont été officiellement livrés au contingent gabonais de la MINUSCA. Ces véhicules jusqu’alors utilisés par la MISCA ont été remis en état par les soldats de Sangaris dans des délais courts afin d’être remis à la MINUSCA dès le lendemain de la création de cette force de l’ONU.

 

A compter du mois de juillet, une petite équipe de 6 personnes du DETMAINT Sangaris a travaillé sans relâche pour remettre en état les véhicules afin de les mettre aux normes ONU. Il s’agissait alors de réparer, parfois de reconstruire, des véhicules fortement sollicités par un usage intensif sur le théâtre. Les véhicules ont ensuite été convoyés jusqu’à un garage privé dans Bangui où ils ont été peints en blanc. Retirés du service MISCA en vue du transfert à la MINUSCA, ces véhicules ont ensuite été intégralement passés aux normes onusiennes : équipement de moyens de transmission, trousses de secours spécifiques, immatriculations et assurances. Enfin, une formation de plusieurs heures dispensée par le DETMAINT Sangaris a permis aux futurs utilisateurs gabonais de s’approprier les véhicules et le matériel de bord.

 

Au total 42 véhicules Français équiperont trois contingents africains de la MINUSCA. Le Gabon, le Cameroun et le Congo-Brazzaville disposeront à terme de parcs identiques composés de 14 véhicules chacun (des véhicules de l’avant blindé, des camions de transport de type GBC 180 ou TRM 2000 et véhicules de dépannage de type GBC LOT 7).

 

Parmi ces véhicules certains ont été acheminés par C130 depuis Douala pour permettre une réparation et une mise en peinture rapide afin de respecter la première échéance du 16 septembre. Le reste des véhicules, en provenance des éléments français du Sénégal (EFS) et du Gabon (FFG), viendront équiper, après leur mise aux normes ONU, les casques bleus camerounais et congolais début octobre.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : prêt de véhicules français au profit des contingents de la MINUSCASangaris : prêt de véhicules français au profit des contingents de la MINUSCA
Sangaris : prêt de véhicules français au profit des contingents de la MINUSCASangaris : prêt de véhicules français au profit des contingents de la MINUSCA
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 10:55
Tir de torpille légère MU90 sous hélicoptère Lynx

 

23/09/2014 Marine nationale

 

Le 9 septembre 2014, le CEPA/10S a procédé à un tir de torpille légère MU 90 sous hélicoptère Lynx. Ce tir, qui avait pour objectif la vérification des performances d’un nouveau lot de munitions, a été réalisé en étroite collaboration avec  DGA-Essais Missiles, le Centre  d’Expertise des Programmes Navals (CEPN) et  DCNS.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 10:45
Sangaris : le GTIA Magenta en mission d'observation au nord de Dékoa

 

23/09/2014 Sources : EMA

 

Le 16 septembre 2014, le groupement tactique interarmes (GTIA) Magenta a assuré une mission d’observation sur un check-point situé à 18 km au nord de Dékoa. Cette mission a permis d’affirmer la présence de la force Sangaris dans cette zone.

 

Dans le cadre de sa mission de contrôle de zone, le GTIA Magenta assure quotidiennement des missions d’observation sur l’axe stratégique reliant Dékoa à Kaga Bandoro. Ainsi, tous les jours, une dizaine de soldats français se relaie en permanence sur cette position d'observation avancée. Leur mission consiste à surveiller et à être capable d’interdire l'avancée de tout individu ou groupe armé qui ne respecterait pas les mesures de confiance et tenterait de déstabiliser la situation sécuritaire. Ce jour-là, la relève s'est effectuée entre une patrouille du 501e régiment de chars de combats (501 RCC) de Mourmelon et un demi-peloton du régiment d'infanterie de chars de marine (RICM) de Poitiers équipés de véhicules blindés légers (VBL) et de Sagaie ERC 90. Les postes de combats, installés par les sapeurs du 13erégiment du génie (13e RG) de Valdahon, offraient une vue dégagée sur plus d'un kilomètre. Cette position est parfaitement adaptée aux possibilités de tirs de la Sagaie.

 

Grâce à un dispositif sécurisé, combiné par des moyens à la fois mobiles et fixes, le GTIA Magenta renseigne les échelons supérieurs en avant de sa zone d'action. En appui de la MINUSCA et des forces de sécurité intérieures (FSI), la force Sangaris continue de faire appliquer les mesures de confiance aux groupes armées récalcitrants afin de garantir un niveau minimal sécuritaire dans les zones où elle est déployée. Par une présence permanente sur les axes majeurs, le GTIA Magenta améliore significativement la situation sécuritaire dans le couloir central, favorisant notamment le retour des populations déplacées à Dékoa.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : le GTIA Magenta en mission d'observation au nord de Dékoa
Sangaris : le GTIA Magenta en mission d'observation au nord de Dékoa
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