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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:55
Les opérateurs de la société Delair-Tech lors de la démonstration du DT-26 sur le camp de Souge.

Les opérateurs de la société Delair-Tech lors de la démonstration du DT-26 sur le camp de Souge.

 

12/09/2014 Paul Hessenbruch  -  DICOD Economie et technologie

 

La 3e édition de l’UAV Show s’est déroulée du 9 au 11 septembre 2014 sur la base aérienne 106 de Bordeaux - Mérignac. Le ministère de la Défense, représenté par la Direction générale de l’armement (DGA),  y présentait des projets innovants.

 

Lors de la 3e édition du salon du drone, l’UAV Show, qui s’est tenu à Bordeaux – Mérignac du 9 au 11 septembre, la Direction générale de l’armement (DGA) a présenté le drone DT-26 de la société Delair-Tech.  Conçu dans le cadre du dispositif RAPID (régime d'appui pour l'innovation duale) destiné aux PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), ce drone de 8Kg est capable d’effectuer des missions de reconnaissance et détecter automatiquement des anomalies comme la présence de personnes et de véhicules, des fuites d’huile ou de gaz, etc.

 

« Ce qui a séduit la DGA pour participer au financement de notre drone, c’est la dualité des missions qu’il sera capable d’effectuer à terme. On peut en effet imaginer qu’il soit utilisé dans le civil  mais aussi qu’il puisse avoir des applications militaires », explique Marion Baroux, la responsable commerciale de la société.

 

Lors du salon, la société a ainsi pu effectuer des vols de démonstrations sur le camp de Souge, pour montrer au public présent la mise en œuvre et les capacités du drone.

 

Durant les deux jours du salon, des conférences, ateliers, rendez-vous d’affaires et démonstrations dynamiques ont permis aux professionnels du marché d’échanger sur le développement des applications dans des domaines aussi variés que le bâtiment, l’agriculture, la sureté, la sécurité et la prise de vue.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 13:45
Serval : Le CPA 20 reçoit une citation

 

12/09/2014 Armée de l'air

 

Le 2 septembre 2014, le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes a remis une citation, signée de Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, au commando parachutiste n°20 (CPA 20). Cette citation comporte la Croix de la valeur militaire avec étoile de Vermeil.

 

Cette récompense a été remise lors de la prise de commandement par le colonel Pierre Réal de la base aérienne 102 de Dijon, base d'appartenance du CPA 20. C’est la troisième citation reçue par l'unité. Après l’Afghanistan, celle-ci revient sur l’engagement des commandos au Mali en 2013, lors de l’opération Serval, où cette unité d’élite s’est particulièrement distinguée. En appui des sous-groupements tactiques interarmes, le CPA 20 a « largement contribué à la libération de la ville de Tombouctou » (extrait de la citation). Les commandos se sont également illustrés à proximité de l’aéroport de Tombouctou, dans la ville de Gao, dans les montagnes du Nord-Est ou encore dans la vallée de Tahort lors de missions d’appui aérien rapproché (Close Air Support - CAS).

 

Signe des qualités opérationnelles du CPA 20, cette unité verra l’un de ses membres se faire  remettre une citation avec Croix de la valeur militaire, au 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi,  en clôture de l’exercice « Orage d’Acier » organisé en Corse du 13 au 29 septembre 2014.

Serval : Le CPA 20 reçoit une citation
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 13:45
Barkhane : point de situation du 11 septembre

4 septembre 2014 à 14h35, dans la zone de jardins située à l’Est d’Aguelhok dans le Nord-Mali, des militaires de la force Barkhane franchissent un cours d’eau afin de mener une opération de reconnaissance dans le village de Tirjit. Partis de Gao, les soldats de Barkhane sont dans le Nord-Mali pour entraver l’action des groupes terroristes et leurs flux logistiques dans la région du Tigharghar - Crédits : EMA / armée de terre

 

12/09/2014 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 4 au 11 septembre 2014

 

La force Barkhane compte 3 000 hommes. La MINUSMA (ONU) compte plus de 8 000 hommes.

 

La situation est restée globalement calme cette semaine dans la zone d’action de la force, dans un contexte marqué par la deuxième séquence des pourparlers. Du 3 au 5 septembre, les trois Mirage 2000 du détachement chasse (DETCHASSE) de Niamey ont été relevés. Les trois avions rentrant comme sortant viennent de la base aérienne 133 de Nancy.

 

Au Mali, du 29 août au 9 septembre, la force Barkhane a mobilisé près de 400 militaires aux côtés des forces armées maliennes (FAMA) et de la MINUSMA, dans une opération effectuée dans le nord du Mali, dans la région d’Aguelhok au sud du massif du Tigharghar. Appuyés par des moyens de renseignement aériens, ils ont mené des actions visant à désorganiser et affaiblir les groupes armés terroristes (GAT).

 

Au bilan cette opération a permis de contester aux GAT la libre disposition d’une zone dans laquelle ils tentent régulièrement des actions de harcèlement. La force Barkhane a également pu mettre en pratique la coordination des fuseaux Est et Ouest. Le groupement tactique désert (GTD) Ouest a en effet été renforcé pour l’opération par la section d’appui mortier du fuseau Est.

Barkhane : point de situation du 11 septembreBarkhane : point de situation du 11 septembre
Barkhane : point de situation du 11 septembre
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 13:45
Sangaris: point de situation du 11 septembre

 

12/09/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 4 au 11 septembre 2014

 

Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Les forces françaises sont présentes principalement dans trois zones :

    à Bangui et Boda avec le GTIA Acier,

    à l’ouest, de Bouar à Bossangoa avec le GTIA de Boissieu,

    et à l’est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bambari, avec le GTIA Magenta.

 

Les effectifs de la MISCA sont de 6 000 hommes.

 

Dans l’Ouest, la situation est prise en compte de façon autonome par la MISCA. Elle sera prochainement relevée par la MINUSCA, force qui sera officiellement créée le 15 septembre prochain.

 

Dans l’Est, des efforts ont été engagés sur le triangle Sibut – Dekoa – Bambari. Sur le plan politique, les luttes de pouvoir entre les factions ex-Séléka à Bambari cristallisent les tensions, mais elles n’ont pour l’instant pas d’impact sécuritaire.

 

A Bangui, le processus de relocalisation des ex-Séléka se poursuit : l’organisation internationale de migration (OIM) a organisé un déplacement au profit des anciens combattants ex-Seleka qui souhaitaient rejoindre leur région d’origine dans le centre du pays. Un convoi escorté par la MISCA a ainsi permis le déplacement de 226 ex-Séléka le 10 septembre. La force Sangaris a fourni un appui renseignement grâce à ses moyens aéromobiles.

 

A Boda, la situation se stabilise. Malgré quelques tensions persistantes, l’administration de la ville se réinstalle progressivement.

 

Focus sur la MINUSCA

 

Le 15 septembre, la MISCA (UA) devrait être relevée par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA). Une fois cette dernière mise en place, elle prendra en compte progressivement la sécurisation du pays, en débutant par la zone Ouest. La force Sangaris réarticulera donc son dispositif afin de concentrer ses efforts sur le centre et l’Est du pays.

 

Les compagnies de combat de la force Sangaris qui étaient dans l’Ouest seront ainsi prochainement désengagées au profit d’une densification des appuis de la force, afin de répondre à l’évolution de sa mission. Certains de ces éléments, qui provenaient du Tchad, y rentreront, tandis que les éléments qui venaient de France rentreront en France.

 

La relève de la MISCA par la MINUSCA est aujourd’hui rendue possible grâce aux avancées sécuritaires obtenues par l’action de Sangaris depuis le mois de décembre 2013. Pour permettre sa montée en puissance, Sangaris va apporter un appui logistique et matériel à la MINUSCA :

    mise à disposition d’un parc de 42 véhicules légers (VHL), constitué de véhicules de l’avant blindé (VAB) et de véhicules de transport de troupes (GBC 180 et TRM 2000)

    soutien logistique lors de l’arrivée à Bangui des contingents et matériels de l’ONU sur la plateforme aéroportuaire de M’Poko.

Sangaris: point de situation du 11 septembre
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 11:55
Pilatus PC6 credits-sirpa-terre

Pilatus PC6 credits-sirpa-terre

 

11 septembre, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Dans la foulée de l’université d’été de la défense, la base aérienne 106 a également accueilli le salon du drone et celui de la maintenance aéronautique. En bordeluche, le premier se dit UAV show et le second Air Defense Support Show.

 

L’ADS Show a été l’occasion pour la SIMMAD, qui jouait à domicile, de rappeler son action dans la promotion des PME-PMI françaises pour les activités de maintenance. Rappelons que la SIMMAD tient un rôle central dans le MCO (maintien en condition opérationnelle) des aéronefs de sept acteurs étatiques français : armée de l’Air, Marine, armée de Terre, Gendarmerie, douanes, Sécurité civile et DGA. Soit un total de 1288 appareils : 703 avions, 581 hélicoptères et… 4 drones.

 

Chaque année, la SIMMAD passe environ 2,2 Mds € de contrat vers les industriels étatique et l’industrie privée. Et dans ce dernier cas, la plus grande attention est désormais portée aux PME-PMI.

 

« Nous essayons de « déglobaliser » nos contrats pour les rendre accessibles aux PME-PMI qui ne peuvent pas gérer des volumes d’affaires trop importants » expliquait-on sur le stand de la SIMMAD. « Nous nous posons maintenant systématiquement la question de savoir si tel ou tel contrat leur est accessible, le cas échéant en détachant les prestations en différents lots ». L’an dernier, la SIMMAD a passé 150 petits marchés « adaptés » dont 75% sont allés à des PME. L’organisme dispose aujourd’hui d’un fichier de 200 entreprises de taille réduite dans lequel elle sait piocher pour une mise en concurrence, mais sans lancement d’appel d’offre, pour les montants inférieurs à 15.000 euros.

 

Sur une quarantaine de procédures à venir fin 2014/début 2015 pour l’attribution de contrats de maintenance,  la SIMMAD explique ainsi en avoir une dizaine directement accessible aux PME – PMI. Il s’agit la plupart du temps d’intervenir sur des matériels assez proche du monde civil, tels que les Pilatus PC6 de l’Alat, les Ecureuil de la Gendarmerie ou les Fennec de l’armée de l’Air.

 

Travailler avec les PME complique parfois le travail logistique, par exemple lorsqu’il s’agit de confier des outillages ou des équipements aux sociétés prestataires. Conséquence du pacte « Défense PME », des efforts sont également consentis en matière de délais de paiement ou d’avances forfaitaires. Bien évidemment, l’impact d’une telle politique est essentiel sur le tissu industriel local. « Mais, précise-t-on encore au niveau de la SIMMAD, on reste parfois sur notre faim : les PME n’ont pas toujours le réflexe de s’intéresser aux publications du bulletin officiel des marchés publics… »

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 11:50
M-345 photo Alenia Aermacchi

M-345 photo Alenia Aermacchi

 

 

11 Sep 2014 By: Dominic Perry - -FG

 

France appears to have begun the process of seeking a replacement for its air force’s fleet of aged Dassault-Breguet/Dornier Alpha Jet trainers – and Alenia Aermacchi's M-345 is in the frame. Officials from nation’s DGA defence procurement agency and the air force will later this month travel to Alenia Aermacchi’s plant in Venegono, Italy, to evaluate the M-345 high-efficiency trainer.

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:30
Les Etats-Unis rallient 10 pays arabes contre les jihadistes, la Syrie met en garde

 

11 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Jeddah (Arabie saoudite) - Les Etats-Unis ont obtenu jeudi de dix pays arabes leur l'engagement, y compris éventuellement militaire, dans l'offensive annoncée par le président Barack Obama pour éradiquer les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

 

Le régime syrien, appuyé par la Russie, a toutefois mis en garde Washington contre d'éventuelles frappes sur son territoire sans son accord.

 

Après la déclaration solennelle de M. Obama à la Maison Blanche mercredi soir, son chef de la diplomatie John Kerry a réussi lors d'une réunion à Jeddah (Arabie saoudite) à convaincre ses homologues arabes, dont le poids lourd saoudien.

 

Washington, les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, le Liban et la Jordanie ont déclaré leur engagement partagé à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme, y compris le soi-disant EI, selon un communiqué commun, au terme de sept heures de tractations.

 

Ce soutien ferme des pays arabes inclut leur accord à se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée, précise le communiqué sans entrer dans les détails.

 

Toutefois, a souligné M. Kerry devant la presse à Jeddah, aucun pays ne parle de placer des troupes au sol et nous ne pensons pas qu'il y en ait besoin. A la télévision ABC, il a été encore plus clair: Pas de troupes combattantes américaines au sol, point à la ligne.

 

Il aussi affirmé sur les chaînes CNN et CBS que les Etats-Unis n'étaient pas en guerre contre l'Etat islamique, mais conduisaient une très importante opération anti-terroriste.

 

Le chef de la diplomatie américaine poursuivra sa tournée vendredi à Ankara puis au Caire samedi pour rencontrer le chef de la Ligue arabe.

 

Dans son allocution, le président Obama avait martelé l'objectif de son plan d'action: Nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI. Pour y parvenir, je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak, avait-il annoncé.

 

- 1.600 Américains en Irak -

 

Des avions américains pourraient donc effectuer des raids contre des bastions de l'EI en Syrie, en plus des quelque 150 frappes conduites depuis le 8 août en Irak. Ces raids se sont avérés déterminants dans la reprise par les troupes irakiennes de positions tenues par les jihadistes.

 

Aux yeux de diplomates américains, l'Arabie saoudite doit être l'élément clé de la coalition par sa taille, son poids économique et sa portée religieuse avec les sunnites.

 

Après l'appel téléphonique de Barack Obama mercredi au roi Abdallah d'Arabie, M. Kerry a eu un entretien avec lui jeudi soir. Ils sont tombés d'accord pour renforcer l'aide à l'opposition syrienne modérée. Les Saoudiens pourraient former et entraîner des rebelles syriens, qui combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et l'EI.

 

Les Etats-Unis entendent aussi renforcer (leurs) bases dans le Golfe et accroître les vols de surveillance avant d'éventuelles frappes en Syrie, selon un responsable du département d'Etat. Le Pentagone va commencer à baser une partie de ses avions à Erbil, au Kurdistan irakien.

 

La stratégie Obama a été bien accueillie par l'opposition syrienne modérée, qui devrait bénéficier des moyens militaires qu'elle réclame depuis longtemps. Mais le Congrès américain a prévenu qu'il n'y aurait pas de vote sur cette aide avant la semaine prochaine.

 

Bagdad a aussi salué l'annonce par M. Obama de l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en appui aux forces kurdes et fédérales irakiennes en termes d'équipements, de formation et de renseignements. Cet effort portera à environ 1.600 le nombre de militaires américains en Irak.

 

L'engagement des Etats-Unis contre l'Etat islamique est un tournant pour le président Obama, élu fin 2008 sur sa volonté de tourner la page d'une décennie de guerres en Irak et en Afghanistan.

 

- Hollande en Irak vendredi -

 

Sans surprise, Moscou, allié de Damas, a jugé que des frappes en Syrie sans l'aval de l'ONU constitueraient une violation grossière du droit international. Le régime de Bachar al-Assad a également prévenu Washington que toute action sans l'accord du gouvernement serait considérée comme une attaque contre la Syrie.

 

Présente à Jeddah, la Turquie a confirmé qu'elle ne prendrait pas part aux opérations armées, se concentrant entièrement sur les opérations humanitaires.

 

En Europe, l'Allemagne a exclu de participer à des frappes en Syrie. On ne nous l'a pas demandé et nous ne le ferons pas, a dit son chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier.

 

Le Premier ministre britannique David Cameron a en revanche dit ne rien exclure, son chef de la diplomatie ayant cependant affirmé que Londres ne participerait pas à des opérations en Syrie.

 

De son côté, le président français François Hollande exposera sa position au cours d'une visite en Irak vendredi. Son chef de la diplomatie Laurent Fabius a indiqué que la France participerait si nécessaire à une action militaire aérienne en Irak.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:55
Manurhin cherche 20 millions d'euros pour son développement

 

11 septembre 2014 Par Thomas Calinon (Alsace) - l’Usine Nouvelle

 

Ayant retrouvé un haut niveau d'activité, le fabricant de machines destinées à la production de munitions compte investir dans son outil industriel et confirme sa volonté de croissance externe.

 

Réunie mercredi 10 septembre à Mulhouse (Haut-Rhin), l’assemblée générale des actionnaires du groupe Manurhin a autorisé la direction de l’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de machines destinées à l’industrie des munitions à réaliser un emprunt d'un montant de 20 millions d'euros pour accompagner son développement.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:00
Le retour de la menace terroriste ?

 

11.09.2014 Jean-François Fiorina Grenoble Ecole de Management - notes d'analyse géopolitique
 

Un enjeu géopolitique autant que sécuritaire

 

Il y a tout juste 13 ans, le 11 septembre 2001, les États-Unis étaient frappés au coeur par une vague d’attentats meurtriers. Une attaque, et une riposte, qui allaient bouleverser en profondeur les rapports de force géopolitiques. Malgré la Global War On Terror décrétée et conduite par le président George W. Bush, la menace semble toujours plus actuelle. La Grande-Bretagne vient de relever son niveau d’alerte de sécurité, tandis que le gouvernement français a présenté au début de l’été un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ».

En cause ? La menace jihadiste, et plus précisément, pour les États européens, la participation de centaines de leurs ressortissants à la « guerre sainte » en Syrie et désormais en Irak, sous le noir étendard de l’État islamique (EI, ex- EIIL). L’émotion légitime suscitée par les exactions dont celui-ci se rend coupable, le risque énoncé d’un possible retour en Europe de centaines de jihadistes formés et fanatisés, appellent à une meilleure compréhension du phénomène terroriste. Car il s’avère bien plus complexe – mais aussi bien moins irrationnel – que ne le laisserait supposer une approche dictée par la seule actualité.

En relevant, le 29 août 2014, de « substantiel » à « grave » son niveau d’alerte de sécurité, Londres a justifié cette mobilisation par la menace terroriste représentée par les centaines de Britanniques aguerris au jihad en Irak et en Syrie. « Avec l’État islamique, nous sommes confrontés à la menace la plus grave que nous ayons jamais connue« , avertit le Premier ministre David Cameron.

Pour autant, comme l’a précisé la ministre de l’Intérieur Theresa May, si une attaque terroriste est jugée « hautement probable« , il n’existe pas d’informations sur une menace « imminente« . Même situation en France, où le Premier ministre Manuel Valls estime que le risque d’attentats islamiques est aujourd’hui « la menace la plus importante« , sans que l’on sache si les services de renseignement disposent d’éléments tangibles.

L’inquiétude est cependant relayée par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, porteur d’un projet de renforcement des mesures antiterroristes, qui vient de déclarer à la presse qu’ »avec 900 ressortissants français en Syrie, confrontés à la barbarie que l’on sait, nous sommes face à un phénomène sans précédent » (Le JDD, 31/08/2014). Appréhender le risque terroriste, islamiste en particulier, nécessite de mieux connaître ce phénomène.

Parmi la nombreuse documentation disponible, deux ouvrages récents nous y invitent. Les armes du terrorisme, de Gérard Desmaretz, et Le Terrorisme pour les nuls, des criminologues Alain Bauer et Christophe Soullez.

 

Le terrorisme : une philosophie de l’action

Auteur spécialiste du renseignement, Gérard Desmaretz souligne que ce que nous savons – ou croyons savoir – du terrorisme relève en général d’un jugement de valeur, alors que « le terrorisme reste avant tout une méthode de lutte mise en oeuvre par des combattants en civil« . Ces « combattants » usent donc de modes opératoires, sinon similaires, au moins comparables, dictés en premier lieu par l’environnement dans lesquel ils opèrent.

En milieu urbain, la source principale reste, selon Desmaretz, le Manuel de guérilla urbaine, écrit en 1969 par le militant communiste brésilien Carlos Marighella. Il en veut pour preuve l’absence de renouvellement fondamental des techniques terroristes – les documents retrouvés au sein de la nébuleuse Al Qaida relevant davantage des grands principes de la guerre révolutionnaire (Manuel de Manchester).

Même la réflexion en matière de doctrine d’emploi apparaît secondaire dès lors que l’objectif est immuable : « le propos de la terreur, c’est de terroriser« , rappelle Marighella. Arme de communication plus que de guerre, le terrorisme a pour cible principale les médias et, à travers eux, les sociétés qu’il peut en effet contribuer à se fracturer – notamment à cause des tendances contre-démocratiques que la lutte contre le terrorisme, ou son discours, peut faciliter.

Les cibles et les techniques sont donc en général connues : attentats à l’explosif, attaques armées et assassinats, détournements ou destructions d’avions, piraterie maritime, cyberterrorisme, voire terrorisme NRBC – comme avec l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo par la secte Aum, le 20 mars 1995, ou la campagne de lettres piégées à l’anthrax aux États-Unis dans les semaines suivant le 11 septembre 2001.

Il n’en demeure pas moins que, comme les (autres) criminels, les terroristes font preuve d’une très forte capacité d’adaptation – à la mondialisation en particulier.

La décision-cadre du Conseil européen du 13 juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme, fortement inspirée du Terrorism Act anglais en date du 20 juillet 2000, rappelle ainsi que « le terrorisme a une longue histoire mais ce qui rend le terrorisme actuel particulièrement dangereux c’est que, à la différence des actes terroristes du passé, les effets réels ou potentiels des attaques armées sont de plus en plus dévastateurs et mortels. Cela peut être dû à la sophistication croissante et aux impitoyables ambitions des terroristes eux-mêmes, comme l’ont récemment montré les terribles événements du 11 septembre aux États-Unis. Cela peut aussi résulter de l’évolution technologique [...] tant en ce qui concerne le domaine des armes et des explosifs conventionnels que dans les domaines encore plus terrifiants des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. En outre, de nouvelles formes de terrorisme apparaissent. À plusieurs occasions récentes, des tensions dans les relations internationales ont entraîné une recrudescence d’attaques contre les systèmes d’information« .

 

Phénoménologie du « nouveau » terrorisme islamiste

Alors que des nouvelles formes de terrorisme apparaissent (« gangsterrorisme » des FARC, « terrorisme à domicile » du type de l’attentat du marathon de Boston le 15 avril 2013, « loups solitaires » à la Breivik…), l’attention se focalise aujourd’hui sur le terrorisme islamiste, sur fond de renouveau jihadiste.

La volonté de « retour aux choses mêmes » (Husserl) impose de savoir de quoi l’on parle. C’est ce que proposent Alain Bauer et Christophe Soullez dans leur dernier ouvrage. Ils rappellent ainsi que « la nouvelle vague radicale » puise ses racines dans la conjonction de nombreux facteurs : mue du terrorisme d’État proche-oriental, conséquences de la guerre civile libanaise, résurgence de l’impératif de jihad (porté notamment par les Frères musulmans), expérience transnationale et décentralisée de la mouvance Al Qaida (elle-même issue du soutien occidental aux moudjahidin afghans puis « stimulée » par l’unilatéralisme américain pos-guerre froide).

De même, l’ex-état islamique en Irak et au Levant (EEIL), aujourd’hui EI, ne relève-t-il pas de la seule initiative de quelques « fous de Dieu« . Il est le continuateur de l’État Islamique d’Irak, lui-même issu d’une alliance entre Al Qaida en Mésopotamie et des groupes islamiques et tribaux sunnites d’Anbar (Irak), qui ont su profiter des soutiens internationaux dans la guerre civile déclenchée contre le régime alaouite syrien pour absorber en avril 2013 une grande partie du Front Al Nosra. « Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EEIL semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Bass et le Parti bolchevique de l’ex-URSS. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, Tchétchènes, occidentaux, etc.), la structure est surtout connue pour sa détermination et son refus de la négociation. »

Elle prétend s’ériger en État alternatif aux pays actuels et commence à faire des émules. La création d’un tel « califat » en Libye n’est sans doute qu’une question de temps en l’absence de réponse ferme et coordonnée – les puissances occidentales ayant ici comme en Syrie une responsabilité toute particulière compte tenu de leurs erreurs passées…

 

Quelles réponses étatiques à la menace terroriste ?

La répression du terrorisme a longtemps souffert de deux handicaps : la difficulté à le qualifier pénalement et, de fait, la disparité d’approche dans les différents systèmes juridiques nationaux. Ces obstacles juridiques sont désormais levés. À l’échelle européenne, c’est la convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme, signée à Varsovie le 16 mai 2005 et ratifiée par Paris le 13 février 2008, qui permet une meilleure coordination de la lutte anti-terroriste.

En France, c’est la loi du 9 septembre 1986 qui fixe la doctrine pénale, permettant d’apprécier la nature terroriste d’une activité par la combinaison de deux critères : l’existence d’un crime ou d’un délit de droit commun incriminé par le Code pénal, mais « ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur« .

Cette doctrine a fait ses preuves en matière de répression, mais reste peu probante pour la prévention. C’est tout le sens de la réforme proposée aujourd’hui en France, basée notamment sur la sensibilisation de l’entourage et la détection des apprentis djihadistes, tandis que les Britanniques s’orientent vers des mesures plus radicales : confiscation des passeports et assignation à résidence des suspects, contrôle policier des passagers en partance ou en provenance de Syrie et d’Irak…

Reste que l’un des moyens d’endiguer la menace d’une propagation du jihad en Europe pourrait être plus classique : traiter avec les protecteurs, commanditaires ou au moins fins connaisseurs des mouvements incriminés. En l’espèce, s’agissant de l’EI, avec certains États du Golfe arabo-persique. En leur faisant comprendre, par la voie diplomatique et l’intermédiaire de nos services de renseignement si nécessaire, quelles sont les limites que nous entendons fixer à leur soutien aux jihadistes transnationaux.

À savoir, l’inviolabilité de notre territoire. Sachant que ces pays n’ont pas d’intérêt – sauf à titre d’avertissement – à faire perpétrer des attentats en France et en Europe… D’ailleurs, même si bien sûr la situation peut toujours évoluer et l’EI comme les « jihadistes européens » échapper à la tutelle de leurs « parrains« , seuls des actes isolés sont à ce jour à déplorer, comme celui de Mehdi Nemmouche, soupçonné de l’attaque du musée juif de Bruxelles, voire de Mohammed Merah.

In fine, le terrorisme conduit moins à nier les États qu’à les renforcer. C’est aussi en cela qu’il constitue une question géopolitique.

 

Pour aller plus loin :

  •  Le Terrorisme pour les nuls, par Alain Bauer et Christophe Soullez, First Editions, 184 p., 7,95 € ;
  • Les armes du terrorisme. La vérité dévoilée, par Gérard Desmaretz, Editions Chiron, 211 p., 23 € ;
  • Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire, par Alain Bauer et François-Bernard Huyghe, Puf, 355 p., 29 €.

 

Note RP Defense : lire « Le terrorisme pour les Nuls » - ITW d'Alain Bauer par @SDBRNewse

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:58
Le Bonus s’envole vers l’export

 

11 septembre, 2014 Guillaume Belan

 

Voici encore un petit bijou de technologie made in France. Armement anti-char performant, le Bonus avec ses 40 km de portée, tiré depuis un canon d’artillerie de 155mm, est bien plus qu’un simple obus, mais une munition antichar intelligente. Après sa phase de vol, Bonus effectue un balayage d’identification de cibles (guidage IR et discrimination au laser), puis déclenche deux charges à plusieurs centaines de mètres au dessus de leurs cibles qui, foncent à 2000 mètres par seconde pouvant percer jusqu’à 150 mm de blindage par le toit. Redoutable.

Développé entre le suédois Bofors et le français Nexter, le Bonus donne à l’artillerie une capacité de « fixer » des colonnes de chars ennemis dans la profondeur tout en évitant les dommages collatéraux, pour un coût réduit et quelques simples tirs de canons. Déjà plus de 7000 munitions ont été commandées entre la France et la Suède. La plupart des Bonus ont été livrés aux deux pays fabricants. « On est passé du stade de fournisseur de la France et de la Suède, à l’export, pour des ventes plus réduites » confie un responsable de Nexter, qui confirme que l’outil de production à été adapté en fonction. Déjà, un grand pays du Moyen Orient en aurait passé commande, ainsi que l’armée finlandaise en mars dernier.

La production export en cours concernerait plus d’un millier de munitions pour un plan de charge assuré de plusieurs années. De quoi voir venir se concrétiser un autre prospect, qui pourrait être la Pologne. Varsovie semble s’y intéresser pour ses canons Krab et Kyl, un moyen de dissuader toutes velléités russes… Déjà un tir de comptabilité a été réalisé en novembre 2012. Mais pour le Bonus, bien d’autres discussions sont en cours, comme en Europe, avec Italie et d’autres. En attendant Nexter planche sur les obsolescences des commandes française et suédoise et maintient ses compétences.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:56
Le général de Villiers à l’Université d’été de la Défense

 

10/09/2014 Sources : EMA

 

Les 8 et 9 septembre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a participé à la 12e édition de l’Université d’été de la Défense (UED), organisée sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac.

 

Ce forum annuel rassemble la communauté de défense - les parlementaires et élus locaux, militaires et personnels civils du ministère de la défense – autour d’un thème central particulier ; « Agir et réagir », tel était celui de cette 12e édition de l’UED.

 

Après plusieurs démonstrations dynamiques de matériels, les universitaires se sont répartis en 5 ateliers spécialisés : la cohérence géostratégique, les centres de commandement et de contrôle, le maintien en condition opérationnelle, les engagements extérieurs, la maîtrise de la 3ème dimension. Lors de ces ateliers, les sous-chefs opérations et performance de l’EMA ont alors pu faire part de leur analyse des enjeux concernant deux domaines essentiels : les opérations et le maintien en condition opérationnelle.

 

Le second jour a débuté par un débat sur les exportations d’armements, initié par une intervention du ministre de la Défense. Puis, lors de la séance plénière, le CEMA a présenté les conclusions militaires du sommet de l’OTAN auquel il a assisté. Il a ainsi pu aborder les thèmes de la « réassurance à l’Est » et de la défense du flanc sud de l’Union Européenne. Il a par ailleurs insisté sur le choix français de se doter d’un modèle d’armée complet, précisant que celui décrit par la Loi de programmation Militaire (LPM) permet de faire face aux risques et menaces, y compris dans leur évolution récente au Levant.

Le général de Villiers à l’Université d’été de la DéfenseLe général de Villiers à l’Université d’été de la Défense
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:55
Visite du CEMAT au 11e régiment d'artillerie de marine


11 sept. 2014 Armée de Terre

 

Lundi 8 septembre, Monsieur Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, accompagné par le général d'armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), se sont rendus au 11e régiment d’artillerie de marine (11e RAMa) au camp de la Lande d’Ouée. Cette visite a été l’occasion pour le ministre de la Défense et le CEMAT de faire le point sur les travaux d’infrastructures réalisés au sein du régiment grâce au plan d’urgence mis en place à la fin de l'année 2013. À cette occasion, 200 000 € ont été mis à disposition du 11e RAMa pour améliorer les conditions de vie du soldat. Cette somme a permis la réhabilitation de plusieurs chambres ainsi que l’achat de mobilier et de matelas.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:55
Alerte ENU : les sapeurs du 31e RG sont prêts !

 

11/09/2014 Victor Poulain - Armée de Terre

 

Du 1er au 5 septembre, le 31e régiment du génie (31e RG) a participé à l’exercice PORT LYAUTEY dans la région de Castelsarrasin. Durant ces cinq jours d’entrainement, les sapeurs ont enchaîné exercices de combat et de sécurisation.

 

Le 31e régiment du génie (31e RG) a participé à l’exercice PORT LYAUTEY, du 1er au 5 septembre, dans la région de Castelsarrasin. Cet entraînement était organisé dans le cadre de l’échelon national d’urgence (ENU), qui succède à l’alerte Guépard, auquel participera le 31e RG du 28 septembre 2014 au 27 mars 2015. La dernière alerte Guépard prise par le régiment au début de l’année 2013, avait été déclenchée et  les sapeurs d’Afrique avaient rapidement quitté Castelsarrasin pour se rendre au Mali, en ouverture de théâtre. C’est donc tout naturellement que le scénario de l’exercice Port Lyautey était largement inspiré de l’opération Serval.

L’exercice PORT LYAUTEY avait pour objectif de permettre au 31e RG de contrôler l’ensemble des modules de l’ENU dans les conditions les plus proches d’un éventuel déclenchement de l’alerte. Pendant cinq jours, les sapeurs ont enchaîné des exercices de combat et de sécurisation à un rythme soutenu. Pour garantir sa capacité de réaction autonome aux crises, la France dispose actuellement d’un échelon national d’urgence de 5 000 hommes en alerte, permettant de constituer une force interarmées de réaction immédiate de 2 300 hommes. Ce dispositif sera mis en place pour la première fois le 28 septembre 2014.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:55
Le CEMA rencontre les commandants de formation

 

11/09/2014 Sources : EMA

 

Le 10 septembre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a reçu une dizaine de commandants de formation des trois armées, certains d’entre eux exerçant par ailleurs la fonction de commandant de base de défense.

 

Pour le général de Villiers, ces rencontres ont un double objectif. Elles lui permettent à la fois de recueillir des observations et des préoccupations de « terrain », liées à la vie quotidienne des armées ; elles lui donnent aussi l’occasion de tenir informé les commandants de formation sur sa vision de la situation internationale et de l’engagement des armées, ainsi que sur les évolutions liées à la transformation des armées et la mise en œuvre du projet « Cap 2020 ».

 

Rentrant de Newport (Pays de Galle) où se tenait le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le CEMA a profité de ce déjeuner pour aborder les sujets de sécurité liés à l’actualité internationale.

 

Il a surtout tenu a réaffirmé aux commandants de formation sa confiance et a insisté sur le rôle primordial qu’ils ont sur le terrain.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:54
Le prix du sang : l’engagement au service de la France

 

10/09/2014 Armée de Terre

 

Soldats d’hier et d’aujourd’hui conjuguent à tous les temps les mêmes valeurs de courage, de cohésion et de fraternité.

 

C’est sur ce socle de fondamentaux que se déroulent les cérémonies nationales de commémoration de la Grande Guerre,100 villes, 100 héros, 100 drapeaux célébrées ce 6 septembre 2014 . Elles marquent l’attachement des militaires et des citoyens à leurs anciens, en un devoir de mémoire national.

 

Des adolescents, des enfants, des parents, ont tenu à témoigner leur reconnaissance à ceux qui paient le prix du sang, pour la France, par leur présence aux côtés de leurs armées. Interviews de citoyens, d’autorités militaires et civiles : autant de mises à l’honneur d’une partie vive de notre Histoire.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:45
Sangaris : la Force apporte un soutien logistique à la MINUSCA

 

11/09/2014 Sources : EMA

 

Le 15 septembre 2014, la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en république centrafricaine (MINUSCA), prendra le relais de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA). Dans le cadre de sa montée en puissance, la force Sangaris l’appuie au quotidien en lui apportant un soutien logistique et humain.

 

Neuvième opération de maintien de la paix de l’ONU en Afrique, la MINUSCA a été créée par l’adoption de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité. Cette résolution prévoit le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA à compter du 15 septembre 2014. D’un effectif prévu de 10 000 militaires et de 1 800 policiers, la MINUSCA aura pour mission de maintenir la paix en République centrafricaine. Ses tâches prioritaires sont la protection des civils, l’appui à la mise en œuvre de la transition, et la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire. Elle sera aussi chargée de surveiller et prévenir les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, perpétrés notamment par différents groupes armés. Pour se faire, elle mettra en œuvre une stratégie de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des ex-combattants et des éléments armés.

 

La force Sangaris apporte un soutien humain et logistique à la mise en place de la MINUSCA. Des équipes du détachement du transit interarmées aérien (DETIA), renforcées par des soldats et des engins du peloton de transit et de manutention du détachement logistique (DETLOG), sont ainsi chargés du déchargement du fret de la MINUSCA sur l’aéroport international de Bangui. Depuis fin août, ce sont 12 Antonov 124 qui ont été affrétés afin de permettre l’acheminement d’hommes, de matériels et de véhicules, nécessaires à la montée en puissance de la MINUSCA. En provenance de différents pays contributeurs tels que le Bangladesh, le Maroc et le Rwanda, ce sont déjà plus de 270 tonnes soit 50 conteneurs et 45 véhicules qui ont été acheminés sur l’aéroport de Bangui et déchargés par la force Sangaris.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place future de la MINUSCA.

Sangaris : la Force apporte un soutien logistique à la MINUSCASangaris : la Force apporte un soutien logistique à la MINUSCA
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:45
First Mozambican patrol boat hull delivered

 

11 September 2014 by defenceWeb

 

The first of three hulls for Mozambique’s new Ocean Eagle 43 patrol boats is on its way to the CMN shipyard in France, where it will be motorised and equipped. Mozambique has three patrol boats, three interceptors and 24 fishing trawlers on order from the French company.

 

CMN Shipyards on Tuesday announced that the first hull left the H2X Shipyard workshops on September 8 and was due to depart La Ciotat, France, on September 12 to reach Cherbourg aboard the cargo vessel Spirit. CMN will then complete the vessel.

 

The other two hulls are already under construction. One will be removed from its mould during the week for a delivery in mid-November and the third is scheduled for mid-January 2015, CMN said.

 

The Ocean Eagle 43 patrol vessel features an innovative trimaran design ideal for shallow waters. The model has a top speed of 30 knots and a range of 3 000 miles at 20 knots. Crew complement is seven, but another eight people can be accommodated aboard. A small helipad can accommodate unmanned aerial vehicles (UAVs) like the Schiebel Camcopter while a seven metre rigid-hulled inflatable boat (RHIB) can be launched from a ramp at the back of the vessel. Weapons options include a 20 or 30 mm cannon above the bridge and two 12.7 mm machineguns at the stern.

 

On September 5, 2013, the Mozambican government signed a 200 million euro deal with Constructions Mecaniques de Normandie (CMN) to build the three Ocean Eagles, three HSI 32 interceptors and 24 fishing vessels over a two year period.

 

The HSI 32 interceptors are able to reach speeds of up to 45 knots and can undertake patrols for three days, with a range of 800 miles. Weapon options include a remotely operated 20 mm cannon and two 12.7 mm machineguns. A RHIB can be launched from the back of the boat. Crew complement is 12. These vessels are ideal for anti-piracy, anti-terrorism and anti-smuggling missions.

 

The order for 24 trawlers involves the CMN 23.5 model, crewed by eight and having an endurance of ten days. Deliveries should take place by 2016.

 

The new vessels ordered from France will provide a major boost to Mozambique’s small navy, especially in light of recent offshore oil and natural gas finds. At present the country’s small navy comprises a single Conejera class patrol craft (Pebane) donated by Spain, a couple of Namacurra class harbour patrol boats donated by South Africa and around ten small patrol craft, including RHIBs.

 

The order was well timed for CMN, which was struggling with a small order book and was about to lay off staff. It was the biggest contract in the company’s history.

 

Mozambique is paying for the vessels with money from loans from Credit Suisse and VTB Capital, Bloomberg reports. Last year Mozambique set up Empresa Mocambicana de Atum SA, or Mozambican Tuna Co., (Ematum), which secured a $500 million loan from Credit Suisse and $350 million from VTB Capital. Ematum is 34% owned by the Institute for the Management of State Holdings (IGEPE). The other shareholders are the state fishing company Emopesca and GIPS (Management of Investments, Holdings and Services), with 33% each. GIPS was set up in December 2011, and its main shareholder is the social services of the State Intelligence and Security Service (SISE)

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:20
Préparation opérationnelle des équipages du Germinal et du Dumont d'Urville

 

11/09/2014 Marine nationale

 

Le 3 septembre 2014, la frégate de surveillance Germinal et le bâtiment de transport léger Dumont d'Urville ont appareillé pour un entraînement mutuel à la mer de trois jours au large des côtes martiniquaises.

 

La préparation opérationnelle d'un équipage nécessite une action continue des unités de la Marine, destinée à maintenir les différents savoir-faire de l'équipage. Elle impose de saisir toutes les opportunités d'entraînement, à proximité du port base comme en déploiement, et de rechercher l'optimisation des périodes de mer notamment par une préparation soignée à quai. La préparation opérationnelle de l'équipage repose sur trois phases distinctes mais imbriquées : l'entraînement à quai, l'entraînement à la mer sous la responsabilité des commandants d'unité et les stages d'entraînements encadrés  par la division «entraînement» de la force d'action navale.

 

L'entraînement mutuel réalisé entre le Germinal et le Dumont d'Urville avait pour objectif de maintenir la qualification opérationnelle des deux bâtiments et de s'assurer de la prise en main du bâtiment par leurs nouveaux équipages respectifs après la relève estivale.

 

Les manœuvres se sont donc enchaînées à un rythme soutenu et la première d'entre elles a été la présentation au ravitaillement en mer. Cette manœuvre est effectuée en opération avec un pétrolier ravitailleur. Ici, les deux unités ont simulé chacune leur tour ce rôle. Les deux bâtiments se donc  positionnés à trente mètres l’un à côté de l’autre et ont fait route ensemble afin de pouvoir fictivement «refaire les pleins».

 

L'exercice suivant consistait pour le Germinal à simuler une panne et demander assistance au Dumont d'Urville pour le remorquer. Quelques heures plus tard, c’était au tour du Dumont d’Urville de demander une assistance au Germinal, mais dans le cadre cette fois d’un exercice «sécurité» simulant un feu violent en machine avec une propagation à d’autres locaux. Le Germinal a ainsi fourni des pompiers de son équipage ainsi que du matériel supplémentaire pour maîtriser et traiter le sinistre à bord du Dumont d’Urville. Une assistance médicale a également été réalisée par le Germinal.

 

Les capacités militaires des deux unités ont également été éprouvées. L’'hélicoptère embarqué du Germinal est venu poser sur la plateforme hélicoptère du Dumontd’Urville et réaliser avec celui-ci, ainsi qu’avec le Germinal, diverses manœuvres aviations telles que de l’hélitreuillage de civière ou le transfert de charges lourdes.

 

Les deux navires ont également effectué une série de tir contre cibles flottantes ou aériennes à la 12.7mm et au 20mm, ainsi qu'au 100mm pour le Germinal. La séance de tir s’est terminée par des tirs de semonce du Germinal au 100mm sur l’avant du Dumont d’Urville. Ces tirs de semonce font partie d'une série d'avertissements gradués qui peuvent être utilisés dans le cadre d’un contrôle en mer d'un bâtiment. Les deux navires ont d'ailleurs réalisé comme dernière manœuvre commune un entraînement croisé de visite appelé « visitex ». La visite d'un bâtiment consiste à déployer l’équipe de visite du bâtiment de combat de la Marine à bord du bateau suspect afin d’effectuer un contrôle de pavillon et de vérifier la nationalité des membres d'équipage par exemple. En cas d’irrégularités, l’équipe de visite mène alors sur ordre du contrôleur opérationnel une fouille du navire. Cet exercice s’est déroulé en deux phases. La première a permis au Dumont d’Urville de valider sa manœuvre d’approche et de contrôle de navire suspect. La deuxième phase a permis au Germinal de dérouler la séquence complète de visite, de l’interrogation en passant par le déploiement de l’équipe de visite jusqu’au repli de cette dernière. La fin de cet exercice a marqué la fin de l’entraînement mutuel entre les deux navires.

 

Les deux équipages sortent de cet entraînement mutuel pleinement opérationnels et parés à accomplir toutes les missions qui leurs sont ordonnées.

Préparation opérationnelle des équipages du Germinal et du Dumont d'UrvillePréparation opérationnelle des équipages du Germinal et du Dumont d'Urville
Préparation opérationnelle des équipages du Germinal et du Dumont d'Urville
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 14:55
Discours de clôture de l'UED 2014 par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian

Discours de clôture de l'UED 2014 par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian

 

11/09/2014 Armée de l'air

 

L’Université d’été de la Défense s’est achevée, mardi 9 septembre 2014, à Bordeaux par le discours de clôture du ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian.

 

Évoquant le contexte international particulièrement «grave», ainsi que les nombreux défis auxquels la communauté de la Défense devait faire face, M. Le Drian a également tenu à saluer l’armée de l’air, hôte de cette 12eédition de l’Université d’été.

 

«Puisque nous sommes en un sens sur les terres de l’armée de l’air, vous me permettrez d’adresser un salut particulier à nos forces aériennes. Elles ont été particulièrement mobilisées sur les récents théâtres d’opérations. La réactivité, qui est l’une des clés des engagements militaires contemporains, est en effet le cœur de métier des aviateurs».

 

Les forces aériennes stratégiques saluées

 

Le ministre de la Défense est également revenu sur le caractère essentiel de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, au moment où les forces aériennes stratégiques célèbrent leurs 50 ans.

 

«La composante aérienne de la dissuasion nucléaire est parfois questionnée, voire remise en cause. Le Président de la République a tranché la question en maintenant les deux composantes. J’ai évoqué tout à l’heure la préservation essentielle de notre autonomie stratégique, dans le contexte grave qui est le nôtre. La crise ukrainienne montre que nous ne sommes pas à l’abri de surprises stratégiques, et que la fin de la guerre froide n’a pas fait disparaître les menaces de conflits interétatiques, y compris en Europe. Notre dissuasion nucléaire dans ses deux composantes représente, à cet égard, la garantie fondamentale de notre souveraineté et de notre liberté d’appréciation, de décision et d’action.»

 

Ce discours est venu clore deux journées de débats et d’échanges nourris. Militaires, industriels, hommes politiques français et étrangers: au total, plus de 400 membres éminents de la communauté de Défense ont échangé et débattu lors de nombreux ateliers et tables rondes autour du thème central choisi cette année: «Agir et Réagir».

 

La réactivité des forces aériennes et leurs structures C2 mises à l’honneur

 

L’ensemble des participants a également assisté, dans la matinée du lundi 8 septembre, à une démonstration dynamique des capacités de l’armée de l’air, articulée autour des thèmes de la réactivité et des systèmes de commandement et de conduite (C2).

 

Démonstration dynamique des capacités C2 par le général Borel, COMDAOA

Démonstration dynamique des capacités C2 par le général Borel, COMDAOA

 

«Nous avons choisi de vous présenter l’actualité des opérations aériennes à travers nos trois missions majeures : protection, dissuasion, intervention immédiate (…), a déclaré le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Les récents engagements l’ont rappelé: en Libye, au Mali et plus récemment en Irak avec l’apport d’aide humanitaire. (…) Le cœur de compétence de l’armée de l’air réside dans cette réactivité et cette aptitude à être engagée ou désengagée au dernier moment. Cette réactivité que nous démontrons au quotidien est structurée par nos deux missions permanentes que sont la protection et la dissuasion. Conduites depuis les années 1960, ces deux missions d’excellence absolue ne souffrent pas l’échec.»

 

Durant cette matinée, plusieurs tableaux se sont succédé. L’ensemble étant orchestré par le général Jean-Jacques Borel, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (CDAOA) : mesures de police du ciel, mission de ciblage en OPEX par un drone Reaper, visioconférence en temps réel avec les commandants d’opérations au Sahel et en Afghanistan, démonstrations de recherche et de sauvetage au combat…

 

Plus de 400 participants étaient réunis pour cette Université de la Défense

Plus de 400 participants étaient réunis pour cette Université de la Défense

 

Le maintien en condition opérationnelle: enjeu stratégique

 

Au terme de cette Université d’Été de la Défense, la base aérienne 106 a également servi d’écrin à la deuxième édition du salon ADS-UAV Show, événement dédié au maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique de Défense.

 

Partenaire de cet événement majeur, l’armée de l’air a, à cette occasion, exposé de nombreux moyens tels que les systèmes de maintenance aéronautique associés au Mirage 2000 et au Rafale… «En tant qu’intégrateur du MCO aéronautique pour le ministère de la Défense, notre présence à ce salon est totalement naturelle, explique le général Guy Girier, directeur central de la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD). (…) Ce salon permet de présenter notre rôle et nos missions, qui sont parfois méconnus. Cela nous permet également d’échanger avec nos partenaires, au sein des armées ou du monde industriel.»

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:50
Armement : quand Berlin trahit l'esprit de la coopération franco-allemande

Défense L'exécution d'un contrat portant sur la livraison de missiles Milan ER de MBDA est bloqué par l'Allemagne (Crédits : MBDA)

 

11/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Berlin bloque l'exécution d'un contrat pourtant déjà signé par MBDA vers un pays du Moyen-Orient et la finalisation d'un contrat de Renault Trucks Défense vers un pays du Proche Orient. Le rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei dans l'armement terrestre pourrait être menacé.

 

Qui se souvenait de l'accord Debré-Schmidt, signé les 7 décembre 1971 et 7 février 1972 par les ministres de la Défense d'alors, Helmut Schmidt et Michel Debré ? Un petit cercle d'initiés peut-être. Ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui. Car l'Allemagne semble depuis le début de l'année remettre en cause les principes de cet accord qui définit les relations entre la France et l'Allemagne s'agissant des exportations dans le domaine de l'armement.

Que dit cet accord ? L'article 2 stipule qu'"aucun des deux gouvernements n'empêchera l'autre gouvernement d'exporter ou de laisser exporter dans des pays tiers des matériels d'armement issus de développement ou de production menés en coopération". Pour chaque matériel, une partie des composants provient d'un pays, et une autre partie de l'autre. Sur ce point le deuxième alinéa de l'article 2 poursuit : "chacun des deux gouvernements s'engage à délivrer sans retard et selon les procédures prévues par les lois nationales les autorisations d'exportation nécessaires pour la fourniture de ces composants au pays exportateur".

 

Des refus possibles

Des refus sont possibles. Ils doivent cependant rester exceptionnels. C'est le sens de l'alinéa 3 de l'article 2 : "il ne pourra être fait usage qu'exceptionnellement de la possibilité de refuser l'autorisation d'exporter les composants d'un projet commun". Dans ce cas, aux termes de l'article 4, "l'industriel du pays exportateur serait autorisé à rechercher, pour une partie ou pour l'ensemble des fournitures considérées, le concours d'autres sous-traitants".

A la connaissance de La Tribune, l'Allemagne, qui a une politique de plus en plus restrictive en matière d'exportation sous l'impulsion du ministre de l'Economie allemand SPD Sigmar Gabriel, bloque aujourd'hui un contrat de MBDA en cours d'exécution et la finalisation d'une commande de Renault Trucks Defense (RTD). Selon nos informations, le missilier serait actuellement empêché par l'Allemagne de livrer depuis le début de l'année des missiles antichars Milan ER (un programme en coopération) vers un pays du Golfe. Berlin bloquerait les postes de tir fabriqués en Allemagne.

 

Renault Trucks Defense également bloqué

Le groupe français Renault Trucks Défense, détenu par le suédois Volvo AB, est également bloqué dans la finalisation d'un contrat avec un pays du Proche Orient pour une commande de VAB Mark3. Un contrat qui serait la première référence à l'export de ce matériel. Comme le stipule l'article 4 de l'accord Debré-Schmidt, il pourrait être amené à rechercher, le concours d'autres sous-traitants que des sociétés allemandes.

En 2012, Berlin avait déjà refusé, comme l'avait révélé Les Echos, à Mercedes le droit de vendre des châssis à Nexter et à Lohr. Les contrats avaient été signés avec la Garde nationale saoudienne et portaient sur la vente de près de 350 blindés : 264 Aravis fabriqués par Nexter, auxquels s'ajoutent 15 ambulances et 68 véhicules MPCV à roues de défense antiaérienne de Lohr, destinés à recevoir une tourelle Mistral de MBDA.

 

Cette politique met-elle en danger l'opération Nexter/Krauss Maffei

Le rapprochement entre Nexter et le groupe allemand Krauss-Maffei Wegman (KMW) pourrait-il être menacé ? D'autant que l'une des raisons majeures de ce rapprochement,  côté français, est les nombreux succès à l'exportation de KMW notamment des chars Leopard. Non, estime-t-on au ministère de la Défense français, interrogé par La Tribune. Les deux dossiers ne sont pas liés, estime-t-on au ministère. Et de faire remarquer que cette politique restrictive favorise même Nexter lors du processus de valorisations des deux sociétés.

Pour autant, la famille Bode-Wegmann, actionnaire privé de KMW et qui a voté à l'unanimité en faveur de cette opération, pourrait être contrainte de suspendre cette opération si Sigmar Gabriel continuait à empêcher d'exporter KMW. Ce qui dégraderait la valeur de la société. Pas sûr que la famille veuille brader ses intérêts. D'autant que Sigmar Gabriel favorable à un rapprochement entre KMW et Rheinmetall pourrait utiliser ce levier pour tordre le bras à la famille... A suivre.

 

Berlin a annulé des contrats

Déjà certaines ventes à l'exportation de Krauss-Maffei Wegmann, notamment celle au Qatar (62 Leopard + 24 PzH 2000 pour 1,9 milliard d'euros), sont en grand danger. Elles sont suspendues par le nouveau ministre de l'Economie allemand qui se montre très réticent sur ces ventes. Déjà, une vente de 200 Leopard A7 en Arabie Saoudite a été bloquée par Berlin. Dans le magazine allemand "Stern", il avait notamment déclaré en début d'année que l'Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d'armes.

"Je suis d'accord avec Helmut Schmidt : c'est une honte que l'Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d'armes du monde, avait-il alors expliqué. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C'est pourquoi, je suis en faveur d'une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d'armes".

"Si les armes sont livrées dans les mauvaises régions, cela peut s'avérer un commerce meurtrier", avait estimé Sigmar Gabriel, tout en comprenant l'argument qui dit qu'un cadre plus strict pour les exportations d'armes pourrait coûter des emplois. "Pas d'armes dans les pays où une guerre civile est financée. Par ailleurs, nul ne devrait vendre d'armes à des régimes iniques", avait-il rappelé. Si elles étaient confirmée par le ministre, ces mesures risqueraient d'amoindrir la force de frappe de KMW à l'exportation.

 

Une ligne dure

Le ministre allemand de l'Economie a confirmé en août à l'issue d'une rencontre avec une vingtaine de représentants du personnel d'entreprises de la défense, son intention d'encadrer très strictement les exportations d'armes même au détriment de l'emploi. "Les considérations sur l'emploi ne doivent pas jouer un rôle déterminant" dans les décisions prises par le gouvernement, et spécifiquement par son ministère, d'autoriser ou d'interdire au cas par cas les exportations d'armes, a affirmé le ministre social-démocrate, lors d'un point de presse.

Sigmar Gabriel ne veut "pas de nouveau débat, pas de nouvelles directives, pas de tables rondes ou de clarification" sur ce sujet, mais simplement un respect à la lettre des dispositions en vigueur. Celles-ci, très restrictives, datent de 2000, mais son parti SPD accuse le gouvernement précédent d'Angela Merkel, dont il n'était pas membre, d'en avoir fait un usage trop laxiste. Il souhaiterait notamment que l'Allemagne cesse d'exporter vers les pays de la péninsule arabique, en particulier l'Arabie Saoudite, un gros client. La loi allemande interdit les exportations d'armes vers les pays dits tiers, c'est-à-dire hors Union européenne, partenaires de l'Otan et pays assimilés, mais ouvre des possibilités d'exemption au cas par cas.

 

5,8 milliards d'exportation en 2013

En 2013, le gouvernement précédent de Mme Merkel a autorisé 5,8 milliards d'euros d'exportations d'armement, dont 62 % dans des pays hors de l'Otan, notamment vers l'Algérie, le Qatar et l'Arabie-Saoudite. "Les perspectives (de l'industrie allemande de la défense) ne dépendent pas seulement de l'export, et certainement pas de l'export vers la péninsule arabique", a déclaré le ministre en réponse aux inquiétudes.

Pour compenser un éventuel manque à gagner, il a appelé le secteur à "faire ce qu'il aurait dû faire depuis 15 ans", à savoir se consolider et renforcer son intégration européenne, et se pencher plus avant sur les potentiels de conversion, c'est-à-dire de migration de sa production vers le domaine civil. La position de Sigmar Gabriel est loin de faire l'unanimité au sein de la coalition au pouvoir entre SPD et conservateurs de Mme Merkel.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:45
La FREMM Mohammed VI fabriquée par DCNS et livrée par la France en début d'année

La FREMM Mohammed VI fabriquée par DCNS et livrée par la France en début d'année

 

10 septembre 2014, Pierre-Olivier Rouaud - Usinenouvelle.com

 

La France a cumulé 1,8 milliard d'euros de commandes du Maroc sur les cinq dernières années en armes et technologies de défense. Le royaume est le sixième client de la France avec un contrat majeur celui de la frégatte multimission FREMM, mais reste dépassé par les Etats-Unis.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:35
Le général Mercier, CEMAA, accueille les autorités singapouriennes

Le général Mercier, CEMAA, accueille les autorités singapouriennes

 

11/09/2014 Armée de l'air

 

Le 3 septembre 2014, le voyage officiel en France du Dr NG Eng Hen, ministre de la Défense singapourien, s'est achevé au sein du détachement permanent de la force aérienne de la République de Singapour (RSAF) de la base aérienne 120 de Cazaux. À l’occasion notamment de l'inauguration du programme de formation avancée chasse sur Alenia-Aermacchi M-346.

 

En présence de Monsieur TAN York Chor, ambassadeur de Singapour en France, du général Denier Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA) et du Major General HOO Cher Mou, chef de la force aérienne de la République de Singapour, le ministre a remercié chaleureusement la France qui accueille le 150 Squadron RSAF et la dernière phase de formation des pilotes de chasse de la cité-état depuis 1998. Il s'est d’ailleurs félicité de l'excellence des relations de défense entre les deux pays.

 

Cette coopération bilatérale s'est sensiblement renforcée en mars dernier avec l'arrivée d'un instructeur-pilote français au sein du détachement singapourien cazalin. Il termine actuellement sa transformation sur M-346.

 

En 2010, afin de remplacer sa flotte de A4 Super Skyhawk, Singapour fut le premier acquéreur de M-346, un avion d'entraînement ultrasophistiqué capable de reproduire de façon réaliste l'environnement des chasseurs de dernière génération. Les douze appareils commandés ont désormais tous été livrés.

 

Renforcement de la coopération franco-singapourienne
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:30
le GAé sur le pont du PA CDG photo Christian Cavallo - Marine Nationale

le GAé sur le pont du PA CDG photo Christian Cavallo - Marine Nationale

 

11/09/2014 par Jean Guisnel - Défense ouverte / Point.fr

 

Les messages diffusés par l'exécutif français depuis plusieurs jours sont explicites : la France s'engagera aux côtés des États-Unis dans les frappes contre les djihadistes de l'État islamique, ce que confirmera le président de la République François Hollande lors de son déploiement en Irak, vendredi. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères a implicitement évoqué cette participation française à des frappes en déclarant à l'Assemblée nationale : "La détermination des égorgeurs de Daesh (acronyme de l'État islamique en arabe) est forte, la nôtre doit l'être plus encore."

Son collègue de la Défense Jean-Yves le Drian a également préparé les esprits à cette intervention. Dans son discours de clôture de l'université d'été de la défense, mardi à Bordeaux, il a ainsi dressé un tableau très alarmant de la situation dans cette partie du monde : "En Irak et en Syrie en particulier, l'organisation terroriste Daesh, qui se prétend État islamique, atteint des degrés de maîtrise territoriale transfrontalière, d'organisation, de capacité financière et d'équipement encore jamais vus. Elle a déjà pris le monde à témoin d'actes barbares. Au quotidien, elle terrorise des populations entières. Elle déstabilise une région déjà très fragilisée et ambitionne de constituer un État terroriste dans le voisinage de l'Europe." Paris estime que la légitimité internationale est d'ores et déjà offerte par la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l'ONU, en date du 15 août.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle en "pré-alerte"

En réalité, la participation de la France aux frappes américaines contre Daesh a été envisagée dès le début des opérations, durant la première quinzaine d'août. Nous pouvons révéler que le porte-avions Charles de Gaulle avait alors été mis en état de "pré-alerte" (un statut sans grande signification réelle puisqu'il s'agit d'un état quasi permanent du navire) et que l'envoi d'un certain nombre de chasseurs-bombardiers de l'armée de l'air avait été envisagé, soit à destination de la Turquie, soit des Émirats arabes unis. Une douzaine d'avions français auraient été dépêchés en urgence si les troupes du djihadiste Abou Bakr al-Baghdadi avaient directement menacé la capitale irakienne Bagdad, ce qui ne s'est finalement pas produit.

Le dispositif dont la France prépare actuellement le déploiement serait du même ordre. Pour autant, tous les cadres militaires consultés ces derniers jours en conviennent : utiles, voire indispensables, pour affaiblir l'organisation terroriste, les opérations aériennes ne seraient pas suffisantes. Ils n'en veulent pour preuve que la situation actuelle en Libye. Sauf que... il est hors de question pour Paris de dépêcher des troupes terrestres en Irak. La principale impossibilité est d'ordre politique. Certes, des forces spéciales s'y trouvent déjà avec du personnel de la DGSE, en nombre très limité, mais ces troupes n'agissent pas en tant que forces combattantes. Elles évaluent les besoins des Kurdes et leur enseignent l'usage des armes qui leur ont déjà été fournies (mitrailleuses de 12,7 mm et canons de 20 mm, missiles antichars Milan, notamment).

 

L'intendance ne suit pas

Mais quand bien même serait-il politiquement opportun de déployer des troupes françaises dans cette partie du monde - comme ce fut le cas en 1991 -, encore faudrait-il que le gouvernement dispose des moyens financiers pour le faire. Tel n'est pas le cas. Une intervention aérienne n'exige pas de moyens considérables. Un corps expéditionnaire, si... Et la réalité budgétaire est cruelle. Quatre cent cinquante millions d'euros ont été affectés aux opérations extérieures (OPEX) dans le budget 2014.

Mais la poursuite imprévue de l'opération Serval, devenue depuis Barkhane dans la BSS (bande sahélo-saharienne), et le lancement en fin d'année dernière de Sangaris en RCA ont fait exploser les compteurs. La défense ne veut pas dire où en est l'état des dépenses, mais la barre du milliard d'euros sera franchie. Qui va payer ? La défense, dit Bercy qui ne lâchera jamais l'affaire. Le Drian estime que ce surcoût doit être pris en charge par le budget de l'État, son ministère y contribuant à hauteur de sa part dans ce dernier, soit 20 %. Tout cela fera l'objet d'une discussion parlementaire chaude, dans les semaines qui viennent.

 

Et la Libye dans tout ça ?

Une chose est sûre : Jean-Yves Le Drian aura du mal à convaincre François Hollande et Manuel Valls de lui accorder des crédits pour les opérations qu'il souhaite voir l'armée française conduire aux parages de la Libye en pleine décomposition. Le sujet est sur la table, et chacun sait qu'une force de stabilisation dans ce pays exigerait des dizaines, voire des centaines, de milliers d'hommes en coûtant une fortune. Évoquant l'ensemble de ces situations inspirant aux militaires français les plus grandes inquiétudes, le ministre de la Défense a expliqué mardi : "Ces crises majeures nous concernent toutes. Ce qui se passe en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Sahel, au Nigeria, pour s'en tenir à ces fronts, met directement en jeu la sécurité des Français et celle des Européens. En cela, elles sont un test de notre capacité commune à répondre aux menaces qui pèsent sur nous."

Mais cette énumération est aussi un aveu. Déployées et appréciées, efficaces mais sans le sou, les armées françaises sont très proches de la limite de leurs capacités d'intervention. La solution ? Elle est budgétaire. On a compris qu'on atteint les limites de la discussion...

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 11:58
Balard, la Défense ensemble

 

11 sept. 2014 Ministère de la Défense

 

Un film, intitulé "Balard, la Défense ensemble", a été diffusé à l'occasion de la 12e édition de l'Université d'été de la Défense, à Bordeaux le 8 septembre 2014. Il vise à expliquer le regroupement des états-majors et des services centraux de la Défense sur le site de Balard (XVe arr à Paris), en 2015.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 11:58
Balard, la Défense ensemble

 

11 sept. 2014 Ministère de la Défense

 

Un film, intitulé "Balard, la Défense ensemble", a été diffusé à l'occasion de la 12e édition de l'Université d'été de la Défense, à Bordeaux le 8 septembre 2014. Il vise à expliquer le regroupement des états-majors et des services centraux de la Défense sur le site de Balard (XVe arr à Paris), en 2015.

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