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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 15:55
FFDj : Expérimentation du TIGRE HAD sur le territoire djiboutien

 

30/07/2014 Sources : EMA

 

Du 29 juin au 29 juillet 2014, l’expérimentation du TIGRE version hélicoptère appui-destruction (HAD), a été réalisée sur le territoire de Djibouti, avec l’appui technique et le soutien des FFDj.

 

Cette campagne avait un double objectif. Dans un premier temps, et sous la direction du groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT) de Valence, la campagne avait pour objet de conduire, dans le périmètre d’une expérimentation technico opérationnelle (EXTO), une évaluation de cette nouvelle version du Tigre (HAD) par « temps chaud ». Djibouti, avec ses températures extrêmes et son environnement de sable et de poussière, regroupait toutes les conditions idéales pour ces évaluations.

 

Le second objectif s’inscrivait dans le cadre d’une expérimentation tactique (EXTA) menée par le 1errégiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) de Phalsbourg. Le but étant pour les équipages de s’approprier la machine, de rédiger les procédures particulières, et de manœuvrer en conditions difficiles, afin d’atteindre une première capacité opérationnelle fin 2014.

 

La campagne s’est déroulée en trois phases : une première phase consacrée aux essais techniques de l’aéronef, une seconde dédiée à l’essai du système d’arme du Tigre, et une troisième phase d’exercices de synthèse effectués dans un cadre tactique au profit, notamment du 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM).

 

Tout au long de cette campagne, le détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT) et le groupement de soutien de la base des FFDj (GSBFFDj) ont apporté leur connaissance de l’environnement désertique et de ses spécificités aéronautiques, ainsi que le soutien logistique indispensable au détachement TIGRE pour réaliser sa mission : structures nécessaires à la mise en œuvre des hélicoptères, mais également le soutien en personnel, en spécialistes et en matériels.

 

Avec au final pas moins de 100 heures de vol réalisées par les équipages, la validation de la projection opérationnelle d’un module TIGRE (2 hélicoptères), et la réalisation d’une campagne de tirs canon, roquettes et missiles, les objectifs de ce mois d’expérimentation à Djibouti ont tous été atteints.

 

Dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent également un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante. Ce soutien concerne aussi la République de Djibouti dans le cadre de sa mobilisation contre la piraterie. Les FFDj bénéficient enfin d'une capacité d’entraînement permanente grâce notamment au centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD).

FFDj : Expérimentation du TIGRE HAD sur le territoire djiboutienFFDj : Expérimentation du TIGRE HAD sur le territoire djiboutienFFDj : Expérimentation du TIGRE HAD sur le territoire djiboutien
FFDj : Expérimentation du TIGRE HAD sur le territoire djiboutien
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:55
Challenge AFTE Crédits C. MARTINEZ

Challenge AFTE Crédits C. MARTINEZ

 

30/07/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Du 07 au 11 juillet 2014, s’est déroulé le challenge appui feu tireur embarqué (AFTE) sur le camp de Caylus.

 

Cet évènement interarmées est organisé chaque année par le 2e escadron du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) et a pris le nom, l’an dernier, du CBA Damien Boiteux, mort pour la France le 1er jour de l’opération SERVAL.

 

Neuf binômes étaient au rendez-vous, dont deux du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMA), auxquels se sont joints des binômes de la police nationale (RAID), de la Gendarmerie nationale (GIGN), de la Marine nationale (Alfusco), de l’armée de l’Air (CPA 10) et un binôme de forces spéciales étrangères.

 

La compétition s’est déroulée en plusieurs séquences, de jour et de nuit. Chacune d’entre elles mettait à dure épreuve les qualités techniques et tactiques inhérentes à la pratique de l’AFTE. Chaque débriefing donnait lieu à des échanges techniques et à une saine émulation au niveau des binômes. Une synthèse de toutes ces séquences sanctionnait la dernière journée et le résultat final.

 

Pour la troisième année consécutive, l’équipe du  1er RPIMA a remporté le challenge, suivie du GIGN et de la seconde équipe du 1er RPIMA. Cet événement prend un peu plus d’ampleur chaque année avec une augmentation du nombre et de la diversité des participants.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:45
VBCI du 1er RTir

VBCI du 1er RTir

 

01.08.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Selon l'EMA, "le 1er août 2014, dans le cadre du renouvellement du parc de véhicules blindés de la force Sangaris, 2 VBCI ont été acheminé depuis le régiment de tirailleurs d’Epinal vers la base aérienne 125 (BA 125) d’Istres. Dans les jours à venir, avec 6 autres VBCI, ils seront acheminés par avion Antonov 124 vers Bangui".

 

Et l'EMA de préciser: "Le parc blindé de transport tactique sera peu à peu recomplété par la mise en place de 16 VBCI. Cette opération est destinée à déployer un parc homogène et de dernière génération. Un premier acheminement sera effectué du 5 au 11 août 2014. Un deuxième est prévu fin septembre, début octobre."

 

Bonne nouvelle, diront certains, puisque les VAB poussifs stockés en Afrique et déployés depuis décembre vont être remplacés par des blindés climatisés. D'autres s'interrogeront sur le déploiement de tels véhicules qui contredit les annonces d'amélioration de la situation locale. Au moins 22 personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui).

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:45
La FREMM Mohammed VI crédits DCNS

La FREMM Mohammed VI crédits DCNS

 

02.08.2014 medias24.com

 

Le Maroc participera aux cérémonies de commémoration du 70e anniversaire du débarquement de Provence (août 1944) qui se dérouleront le 15 août.

 

A cette occasion, la frégate multi-missions (Fremm) Mohammed VI, livrée par le fabricant français DCNS en janvier dernier, prendra part aux cérémonies. Le Maroc sera entouré d’autres nations à l’occasion de ces cérémonies : Etats-Unis, Grande Bretagne, Tunisie et Algérie, selon le site d’information Fréquence Sud.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:56
Crédits : ADC JC Thorel

Crédits : ADC JC Thorel

 

23/07/2014 J. SEVERIN - Actu Terre

 

Les 19 et 20 juillet derniers était organisé à Saumur le 165e carrousel, devenu traditionnel depuis sa première représentation donnée à l’époque en l’honneur de la duchesse de Berry, épouse de Charles X.

 

Près de 2 000 personnes sont venues assister à ce spectacle. Durant la représentation, les tableaux équestres se sont enchaînés, et ont ensuite laissé place aux chars.

 

Cette année, les écoles militaires (école de cavalerie, école d’état-major, centre d’étude et d’enseignement du renseignement de l’armée de Terre et centre interarmées de défense nucléaire biologique et chimique) ont souhaité se focaliser sur le Débarquement, un moyen de rendre hommage aux anciens.

 

Le Carrousel de Saumur

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:55
«Aigle Ardent» : un exercice perçant !

 

25/07/2014 Armée de l'air

 

Du 21 au 25 juillet 2014, le commando parachutiste de l’air (CPA) n°20 et l’escadron d’hélicoptère (EH) 1/67 « Pyrénées » participent conjointement à l’exercice « Aigle Ardent » depuis la base aérienne 120 de Cazaux. L’escadron de chasse 2/30 «Normandie-Niemen » ainsi que le groupe interarmées d’hélicoptères de Villacoublay sont également au rendez-vous dans le sud-ouest de la France.

 

Ces quatre unités sont réunies pour un entraînement tactique regroupant les différents savoir-faire de leur spécialité. Le programme a débuté mardi par différentes missions amenant les CPA à s'exercer à l’aérocordage (corde lisse ou grappe) avec deux Caracal de l’EH 1/67. La journée s’est poursuivie par la prise de la plateforme aéroportuaire de Saintes (base aérienne 722), un des temps fort de l’exercice.

 

Mercredi, les différentes unités se sont entraînées à la récupération de personnel isolé ainsi qu’au tir technique et tactique. Le soir, les commandos se sont infiltrés sur le site DGA Essais de missiles* (anciennement appelé centre d’essai des Landes) pour effectuer une mission de survie en zone hostile.

 

Largage de petits colis sur marquage tactique, combat en zone urbaine ou Personnel Recovery… D’autres missions attendent les participants d’ici la fin de l’exercice !

 

*Le site DGA Essais de missiles permet de tester à la fois des engins tactiques, des missiles tactiques nucléaires (300 km de portée) et des missiles stratégiques (3 000 km de portée).

«Aigle Ardent» : un exercice perçant !«Aigle Ardent» : un exercice perçant !«Aigle Ardent» : un exercice perçant !
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:54
L'armée de l'air reçoit son troisième A400M (25 juillet)

 

25/07/2014 Armée de l'air

 

L'armée de l'air et la Multinational Entry into Service Team (MEST) A400M s'apprêtent à recevoir leur troisième Atlas. Le MSN010 va atterrir cet après-midi (25 juillet) sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy.

 

L’armée de l’air a confié au centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) le processus de prise en compte du troisième exemplaire de l’avion de transport militaire A400M Atlas. La MEST A400M, unité du CEAM basée à Orléans-Bricy, a en effet détaché une équipe à Séville, pour assurer la réception et l’acheminement vers la France du MSN010. Ce dernier a décollé vers 14h30 de la capitale andalouse.

 

Ce troisième appareil voit ses capacités accrues par rapport aux deux premiers avions reçus l’année passée. Son domaine de vol est significativement augmenté, notamment en permettant à l’avion d’atteindre le plafond contractuel de 12000 mètres. D'autre part, le MSN010 est capable d’effectuer des opérations d’approche par très faible visibilité (approches de cat II). De plus, ses capacités de transport augmentent du fait de la possibilité, dorénavant offerte, de transporter deux palettes de fret sur sa rampe.

 

Les aviateurs de la MEST A400M assurent l’ensemble des opérations d’expérimentation. Cette unité, accueille également du personnel militaire de pays étrangers partenaires du programme A400M.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:54
Une page se tourne pour l’ESTA d’Orléans

 

01/08/2014 Cdt S. Renoulleau - Armée de l'air

 

Mardi 15 juillet 2014, l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) «Loiret» de la base aérienne 123 d’Orléans a effectué la dernière visite de maintenance programmée d’un C160 dans ses hangars.

 

Au lendemain de la fête nationale, une page de l’histoire de l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) « Loiret » s’est tournée sur la base aérienne d’Orléans avec la fin de la dernière visite de maintenance programmée d’un C160 dans ses hangars.

 

Depuis 47 ans, les mécaniciens ont œuvré successivement au sein du groupe d’entretien et de réparation des matériels spécialisés (GERMaS), de l’escadron de soutien technique spécialisé (ESTS) puis de l’ESTA afin d'entretenir la flotte Transall qui a déjà réalisé plus de 1 300 000 heures de vol depuis 1967.

 

Tourné vers la maintenance de l’A400M Atlas à partir de septembre 2014, l’ESTA «Loiret» accompagnera dorénavant le C160 dans ses chantiers de retrait de service.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:54
La DGA livre le troisième A400M français

 

25/07/2014 DGA

 

La DGA a réceptionné le troisième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas le vendredi 25 juillet 2014. L’appareil, qui porte le numéro de série MSN10, a été livré le même jour à l’armée de l’air et rejoindra la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

Ce nouvel appareil avait obtenu sa certification mi-mai. Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique et à la pointe de la technologie, l’A400M, produit par Airbus Defence and Space, est sans équivalent sur le marché mondial. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériel et réaliser l’ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

Il s’agit du quatrième avion de série livré sur les 170 commandés par les sept pays partenaires du programme : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Royaume-Uni, et la Turquie. Deux ont en effet déjà été livrés à la France en 2013, le premier avion turc a été livré en avril dernier.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:45
Exercice «Frelon Corse» : une coopération franco-américaine à Djibouti

Un pilote de l'EC 3/11 "Corse" à bord de son Mirage entouré de deux F-18 américains de l'US Marine Corps

 

30/07/2014 Capitaine Damien Hamoir - Armée de l'air

 

Du 7 au 23 juillet 2014, les aviateurs de l’escadron de chasse 3/11 «Corse» de la base aérienne 188 de Djibouti ont participé, avec leurs homologues américains, à l’exercice «Frelon Corse».

 

Implanté sur la corne de l’Afrique, l’escadron de chasse 3/11 «Corse» a bénéficié de la présence temporaire de chasseurs américains pour organiser un exercice bilatéral. Après avoir travaillé depuis 2012, successivement avec des F-15E, F-16 et Harrier AV-8B, les Mirage 2000-5 et 2000D français se sont exercés aux côtés de quatre F/A-18A des «Black Knights» de l’US Marine Corps.

 

Durant quinze jours, les pilotes américains et français ont collaboré comme au sein d’une même unité. Les deux nations ont été amenées à préparer ensemble leurs missions de combat aérien. Les journées sont rythmées par deux vagues de missions. La première dédiée aux missions de type Basic Fight Manœuvres («un contre un») ou Air Combat Manœuvres («deux contre un» ou «deux contre deux») et la seconde aux missions complexes de Large Force Employment. Au total, 48 sorties ont été réalisées au cours de l’exercice dont 28 par les Mirage 2000 français.

 

Évoluant avec les mêmes procédures et avec la même vivacité, la mobilisation importante d’aéronefs différents démontre les capacités respectives des deux nations à contribuer ensemble. Parfaitement interopérables et aidés de la L16, liaison de données tactiques partagée entre les unités, les pilotes français et américains se sont entièrement immergés dans l’exercice. Signe d’une preuve d’amitié forte, deux F/A-18A des «Black Knights» ont participé au défilé aérien du 14 Juillet aux côtés de trois Mirage 2000 au-dessus de la base aérienne 188 de Djibouti.

 

Un Mirage 2000N, un Mirage 2000-5 et deux F-18 pour l'exercice "Frelon"

Un Mirage 2000N, un Mirage 2000-5 et deux F-18 pour l'exercice "Frelon"

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:35
FAPF : participation de la frégate de surveillance Prairial à l’exercice RIMPAC 2014

 

18/07/2014 Sources : EMA

 

Du 26 juin au 15 juillet 2014, la frégate de surveillance (FS) Prairial de la Marine nationale a participé à l’exercice maritime multinational RIMPAC 2014 (Rim of the Pacific – ceinture du Pacifique) organisé par l’US Navy à Hawaii.

 

Organisé tous les deux ans sous la direction de l'United States Pacific Command depuis 1971, cet exercice aéronaval de grande ampleur a pour but de favoriser les relations de coopération entre les marines nationales des pays présents dans l’océan Pacifique. Ces déploiements conjoints leur permettent également d’entretenir et de renforcer leur interopérabilité tout en contribuant au maintien en condition opérationnel des matériels et des hommes.

 

Durant deux semaines, les participants ont préparé, à quai, les différentes phases de l’exercice, qui comprend des opérations navales, amphibies et aériennes articulées autour d’un scénario de crise (dissuasion, intervention, sécurisation, stabilisation, phase civilo-militaire). Les différentes unités ont ensuite été déployées pour une séquence d’exercice à la mer de cinq jours.

 

Cette 24e édition de l’exercice RIMPAC a rassemblé 23 nations du Pacifique, 55 navires et sous-marins, et près de 25 000 hommes. Le Prairial avait déjà participé en 2010 et 2012 à l’exercice RIMPAC. Dotée d'équipements performants, cette frégate de surveillance (FS) fait partie du dispositif de présence française dans le Pacifique.

 

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique ». Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmée par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:50
BPC Vladivostok photo RP Defense

BPC Vladivostok photo RP Defense

 

01/08/2014 Par Nicolas Barotte – LeFigaro.fr

 

Berlin juge incompatible la livraison des frégates à Moscou qui bloque la situation en Ukraine. «Les Russes ont payé», plaident les Français.



S'il y a une sanction contre la Russie symboliquement importante que l'Allemagne a jugé indispensable de prendre, c'est bien d'interdire à la France de vendre des frégates à Moscou. Paris est censé livrer deux porte-hélicoptères Mistral mais ses partenaires européens, en premier lieu Berlin, jugent le contrat incompatible avec le durcissement des relations avec la Russie, considérée comme responsable du blocage de la situation en Ukraine. «Nous ne livrons pas [d'armes ou d'équipements militaires à Moscou] même si les contrats ont été conclus par le passé. J'aurais attendu cela aussi de la France», a déclaré le vice-chancelier Sigmar Gabriel sur la chaîne de télévision ARD. «Ce n'est pas une solution raisonnable.»

Suite de l'article

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:45
Corymbe : Interactions tripartites au large de la Guinée

 

29/07/2014 Sources : EMA

 

Le 14 et le 15 juillet 2014, l’aviso Commandant Blaison, déployé en mission Corymbe, a réalisé, au large de Conakry en Guinée, une série d’exercices avec deux bâtiments britanniques, la frégate HMS IronDuke et le ravitailleur RFA BlackRover.

 

Le 14 juillet, les trois bâtiments se sont exercés, aux côtés de deux patrouilleurs de la marine guinéenne, à la protection d’un convoi en présence d’une menace asymétrique. Au cours de cette journée l’hélicoptère Lynx HMA 8 britannique embarqué a effectué une série d’hélitreuillages à bord du Commandant Blaison.

 

La nuit suivante, les trois bâtiments ont mené des exercices de transmission et de navigation de groupe. Le 15 juillet le Commandant Blaison a effectué un ravitaillement à la mer auprès du RFA Black Rover.

 

Dans le cadre des accords militaires entre les pays de l’OTAN, et sans être engagés dans la même opération, les bâtiments français ont la possibilité de se ravitailler en mer auprès des bâtiments de l’Alliance, et réciproquement. Ces dispositions permettent à l’aviso Commandant Blaison d’allonger la durée de sa présence en mer et de pouvoir rejoindre à tout moment une nouvelle zone de patrouille.

 

Corymbe : Interactions tripartites au large de la Guinée

Au bilan, l’ensemble de ces manœuvres réalisées au large de Conakry illustre parfaitement l’interopérabilité entre les bâtiments de la Marine nationale et de la Royal Navy.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi permanent, qui est en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués.

 

Dans le cadre de cette mission, les militaires français sont en mesure de soutenir à tout moment tout type d’opérations en cours dans la région.

Corymbe : Interactions tripartites au large de la Guinée
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:25
FAA : manœuvres conjointes des marines française et britannique

 

30/07/2014 Sources : EMA

 

Le 29 juillet 2014, la frégate HMS Argyll de la marine royale britannique a accosté à Fort-de-France. Elle avait été rejointe dans la nuit par la frégate de surveillance (FS) Germinal qui patrouillait dans la zone. Ensemble, les deux frégates ont conduit des manœuvres d’évolution tactique, et de transmission.

 

Parmi les missions du HMS Argyll, basé à Plymouth, un volet est dédié aux opérations de lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbe, domaine dans lequel la RoyalNavycoopère étroitement avec les États-Unis et la France.

 

Le soutien apporté par la base navale de Fort-de-France pour l’escale du HMS, ainsi que les interactions qui ont eu lieu avec le Germinal actuellement déployé auprès des forces armées aux Antilles (FAA) s’inscrivent dans le cadre de la coopération bilatérale franco-britannique, renforcée depuis la signature du Traité de LancasterHouse en novembre 2010. Echange d’expertise sur la lutte contre le narcotrafic, exercice favorisant l’interopérabilité entre nos bâtiments et nos équipages : autant d’actions concrètes témoignant de la volonté commune de nos deux nations d’entretenir et de développer la relation de défense franco-britannique dans cette zone d’intérêt commun.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA mènent notamment des opérations de surveillance maritime et de service public (lutte contre le narcotrafic, lutte contre les pollutions, police des pêches, sauvetage en mer). La lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbe est effectuée en coopération inter-administrations et internationale, principalement en lien avec les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Mexique, le Brésil et la Colombie.

FAA : manœuvres conjointes des marines française et britanniqueFAA : manœuvres conjointes des marines française et britannique
FAA : manœuvres conjointes des marines française et britanniqueFAA : manœuvres conjointes des marines française et britannique
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:55
Hommage au Major Nikolic

 

 

25-07-2014 1e REG - Réf : 388 -1588

 

Alors que le régiment défilait le 14 juillet sur les champs Elysée, l'Adjudant-chef Nikolic tombait au combat sous les coups de l'ennemi.

 

Le 14 juillet 2014 l'Adjudant-chef NIKOLIC est mort au combat.

 

Alors qu'il était  en mission de surveillance à une centaine de kilomètre au nord de Gao, un véhicule piégé est venu percuter les véhicules blindés de la force.

 

L'attentat fait des ravages en blessant grièvement plusieurs militaires français parmi lesquels se trouve l'adjudant-chef Nikolic, qui décèdera quelques heures plus tard, des suites de ses blessures. L'adjudant-chef Nikolic était engagé au Mali en sa qualité d'EOD, ce spécialiste des mines et autres engins explosifs improvisés n'en était pas a sa première mission.

 

"C'était un homme aguerri, compétant et extrêmement professionnel" confie ses camarades.

 

Un hommage national lui fut rendu et il fut nommé au grade de Major à titre posthume et décoré de la Légion d'Honneur.

 

Le Ministre de la Défense J.Y LE DRIAN venu lui rendre hommage le 22 juillet, a évoqué le caractère particulier de la mort du légionnaire : « Le sacrifice de l’un de nos soldats n’est jamais une mort ordinaire. Parce que celui du major Nikolic est survenu le 14 juillet, il est particulièrement symbolique. » le ministre a rappelé que « le major Nikolic incarnait au plus haut degré les qualités qui ont permis à nos forces de mener à bien l’opération Serval, et l’opération Barkhane qui lui succède. » Il a par ailleurs qualifié de « lâche et cruelle » l’attaque suicide qui a coûté la vie au légionnaire et blessé six de ses camarades le 14 juillet dernier.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:55
Crédits : CCH Dumoutier

Crédits : CCH Dumoutier

 

21/07/2014 SIRPAT

 

Recueillement et dignité pour l'hommage au major Dejvid Nikolic, lundi 21 juillet 2014, mort pour la France au Mali.

 

Ce matin, aux Invalides, le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général d'armée Bertrand Ract Madoux, lui a rendu les honneurs militaires, lors d'une cérémonie intime réservée à la famille et aux proches. Mardi 22 juillet, le major recevra l'hommage de ses frères d'armes et du ministre de la Défense au 1er REG, à Laudun, avant d'être inhumé au carré Légion du cimetière du Coudoulet.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:55
Cérémonie en hommage à l’aviatrice Maryse Bastié à la base aérienne 722 de Saintes

Cérémonie en hommage à l’aviatrice Maryse Bastié à la base aérienne 722 de Saintes

 

16/07/2014 Armée de l'air

 

L’ensemble des bases aériennes a rendu hommage, au début du mois de juillet 2014, à Maryse Bastié, aviatrice célèbre pour ses dix records internationaux de distance et de durée.

 

Cérémonie en hommage à Maryse Bastié

Au cours de ces cérémonies d’hommage, la citation attribuée à Maryse Bastié a été lue par des aviatrices.

 

Maryse Bastié, une aviatrice de légende

Cérémonie en hommage à Maryse Bastié

 

Née le 27 février 1898 à Limoges, Maryse Bastié marque l’histoire de l’aéronautique. Initiée à l’aviation par son mari, Louis Bastié, lui-même pilote, elle obtient son brevet en 1925. Aventurière, elle réalise le 2 septembre 1930 avec son Caudron C-190, le record féminin de durée de vol, soit 26 heures et 47 minutes. Sur les conseils de l’aviateur Jean Mermoz, elle s’attaque seule à la traversée de l’Atlantique sud, le 30 décembre 1936 qu’elle accomplit en 12 heures et 5 minutes.

 

Sous couvert de son activité à la Croix-Rouge, elle devient membre du réseau de renseignement militaire «Darius»  en mai 1940. Elle recueille des informations sur l’occupant allemand. Son passé aéronautique et son action dans la Résistance lui ont valu d’être nommée lieutenant dans l’armée de l’air où elle s’engage en 1944. Après la guerre, elle entre au Service de relations publiques du Centre d’essai en vol en 1951.

 

Un an plus tard, elle décède dans le crash d’un avion dans lequel elle était passagère, le 6 juillet 1936. Elle rentrait d’un meeting aérien pour lequel elle présentait le prototype Nord 2501.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 19:35
Communiqué conjoint du ministre de la Défense français et du ministre de la Défense du Japon, à l’occasion de la visite de Jean-Yves Le Drian

 

29/07/2014 Ministère de la Défense

 

Communiqué du ministre de la Défense français et du ministre de la Défense du japon, à l'occasion de la visite de Jean-Yves Le Drian au Japon.

 

A l’invitation de M. Itsunori ONODERA, ministre de la défense du Japon, M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la défense de la République française, a effectué une visite au Japon du 28 au 29 juillet 2014. Cette visite s’inscrit dans la continuité des nombreuses rencontres de haut niveau entre nos deux pays depuis la visite d’Etat du président de la République française au Japon en juin 2013, qui fut suivie par la rencontre entre les ministres des affaires étrangères et de la défense de nos deux pays en janvier 2014 puis celle de M. Shinzo ABE, Premier ministre du Japon en France en mai dernier. Les questions de sécurité internationale, de coopération et d’échanges de défense ont constitué un élément majeur de chacune de ces rencontres et la présente visite de M. LE DRIAN illustre une nouvelle fois le partenariat d’exception qu’ont engagé nos deux pays.

 

Les deux ministres ont évoqué les grands sujets internationaux d’intérêt commun, notamment la situation régionale en Asie-Pacifique, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi que les actions de coopération opérationnelle que nos deux pays envisagent de conduire notamment en Afrique ou dans la région du  Pacifique.

 

M. ONODERA a présenté le processus conduit récemment par le gouvernement japonais et la décision du Cabinet de revoir la législation nationale en matière de sécurité. M. LE DRIAN a salué la détermination et les efforts du gouvernement japonais pour contribuer de façon plus active à la paix et à la stabilité internationale, ce qui permettra d’accroître les opportunités de coopération entre les deux pays.

 

Les deux ministres ont constaté avec satisfaction les progrès de notre relation dans le domaine des équipements de défense, illustrés notamment par la participation de l’industrie japonaise de défense au salon Eurosatory en juin dernier et par l’engagement des discussions en vue de la conclusion d’un accord sur la coopération en matière d’équipements et de technologies de défense. Cet accord devrait permettre une gestion appropriée du transfert d’équipements de défense, dans le cadre de projets concrets de coopération, notamment en matière de systèmes de drones, identifiés comme sujets d’intérêts communs par le comité sur la coopération en matière d’équipements de défense entre le Japon et la France, mis en place en janvier 2014.

 

Compte tenu des progrès réalisés ces dernières années entre les deux pays en matière de coopération et d’échanges de défense, les deux ministres ont également signé une déclaration d’intention relative à la coopération et aux échanges de défense. Illustration des progrès de cette coopération bilatérale, les deux ministres se sont félicités de la publication d’une brochure commune sur la politique des ressources humaines du ministère de la défense japonaise et du ministère de la défense française qui est le fruit d’une coopération exemplaire des directions des ressources humaines des deux ministères.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:55
SOURCE http://www.info-chantier-balard.fr/

SOURCE http://www.info-chantier-balard.fr/

 

18.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Pour info, comme on dit.

 

Au Journal officiel n°0163 du 17 juillet 2014 (page 12000 texte n° 103) figure un "avis relatif à la notification d'un avenant au contrat de partenariat portant sur la conception, la construction, la restructuration, la rénovation, l'exploitation, l'entretien, la maintenance, la réalisation de services associés et le financement de divers ensembles immobiliers sur le site de Balard".

 

Il y est dit:

"Le contrat de partenariat relatif au regroupement des états-majors et services centraux de la défense sur le site de Balard (Paris 15e) a été conclu le 30 mai 2011 entre le ministère de la défense et la société OPALE Défense SAS, ci-après les Parties. Le 9 juillet 2014, il a été notifié un avenant ayant pour objet de contractualiser les conséquences financières résultant d’une part d’aléas ou d’évènements ayant perturbé l’exécution du contrat et, d’autre part, des modifications des dates de mises à disposition objet de l’avenant notifié le 2 octobre 2013. Cet avenant peut être consulté dans le respect des secrets protégés par la loi à la délégation pour regroupement des états-majors et services centraux de la défense, uniquement sur rendez-vous (M. Preynat-Seauve, téléphone : 01-45-52-73-52)."

 

L’ingénieur général de classe exceptionnelle des travaux maritimes Claude Preynat-Seauve a été nommé, en juin 2013, à la tête de la Délégation pour le Regroupement des Etats Majors, Directions et Services centraux du ministère de la Défense (DRESD).

Pour en savoir plus sur le chantier, cliquer ici.

Pour en savoir plus sur cet avis, patienter.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:45
L’accord de défense franco-malien


19.07.2014 malijet.com
 

La République du Mali, d’une part, et La République française, d’autre part, ci-après dénommées les « Parties »

 

Considérant les liens d’amitié anciens et profonds unissant le Mali et la France.

 

Rappelant leur commun attachement aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations unies, en particulier le principe du règlement pacifique des différends internationaux, l’égalité souveraine des Etats et de leur intégrité territoriale, et dans Ce contexte l’engagement pris par les membres de l’Union Africaine de respecter les frontières existantes au moment où ils ont accédé à l’indépendance.

 

Résolues à inscrire leur coopération dans le cadre du partenariat stratégique Afrique – Union européenne adopté lors du Sommet de Lisbonne du 7-9 décembre 2007, afin de construire une paix et une sécurité durables en Afrique et en Europe,

Déterminées dans cette perspective à rendre opérationnelle l’architecture africaine de paix et de sécurité sous la conduite l’Union africaine, et soutenir les mécanismes africains de sécurité collective et de maintien de la paix dans leurs dimensions continentale el régionales, ainsi que le rappelle la Déclaration finale du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique des 6 et 7 décembre 2013,

Désireuses d’approfondir leur coopération en matière de défense, en établissant un partenariat fondé sur les principes de respect mutuel de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des deux Etats, et ayant à l’esprit les menaces pouvant peser sur ces dernières.

 

Sont convenues de ce qui suit :

 

Article 1er : Définitions

Dans le présent traité, l’expression:

a) « forces » désigne tout corps, contingent ou détachement constitué de personnels appartenant aux armées de terre et de l’air, à la marine nationale, à la gendarmerie nationale, à la garde nationale malienne, ainsi qu’aux services de soutien interarmées;

b) « membres du personnel » désigne te personnel appartenant aux forces de l’ une des Parties ainsi que le personnel civil de l’une des Parties employé par les ministères compétents dans les domaines de la défense et de la sécurité, présent sur le territoire de l’autre dans le cadre du présent traité, à l’exclusion des ressortissants et des résidents permanents de l’Etat d’accueil:

C) « personne à charge » signifie le conjoint ou toute autre personne vivant maritalement avec un membre du personnel, ainsi que ses enfants mineurs, conformément à la législation respective des Parties:

d) « matériel » désigne les biens, équipements des forces, y compris les armes, les munitions, véhicules militaires et tout autre moyen de ;

e) « Etat d’origine » signifie la Partie dont relèvent les membres du personnel qui se trouvent sur le territoire de l’autre Partie:

f) « Etat d’accueil » signifie la Partie sur le territoire de laquelle se trouvent, en séjour ou en transit, les forces ou les membres du personnel de l’Flat d’origine.

 

I. Principes généraux de la coopération en matière de défense

 

Article 2 : Objectifs de la coopération

1. Par le présent traite, et dans le respect de leurs engagements internationaux, les Parties s’ engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment par la sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif

2. Dans la perspective de la constitution de la force africaine en attente, les Parties peuvent décider d’un commun accord d’associer les contingents nationaux d’autres Etats africains à certaines activités initiées dans le cadre du présent traité, en concertation avec les organisations régionales concernées.

3. L’Union européenne et ses Etats membres peuvent être invités par les Parties à s’associer aux activités prévues par le présent traité. Les modalités de cette participation sont précisées dans des accords particuliers conclus par les Parties avec l’Union européenne et toute organisation ou un Etat concerné.

 

Article 3 : Principes de la coopération

1. Aucune disposition du présent traité ne déroge aux droits et obligations qui seraient reconnus à une force ou à un membre du personnel de l’une des Parties à raison de sa participation à une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des Nations unies

2. Les forces et les membres du personnel de l’Etat d’origine respectent les lois et règlements de l’Etat d’accueil et s’abstiennent de tout comportement incompatible avec les objectifs du présent traite.

 

Article 4 : Domaines et formes de la coopération

1. Par le présent traité, les Parties mettent en Tmuvre une coopération qui peut couvrir les domaines suivants :

a) Échanges de vues et d’informations relatifs aux vulnérabilités, risques et menaces à sécurité nationale et régionale ;

b) Organisation, équipement et entraînement des forces, le cas échéant par un soutien logistique pouvant se concrétiser par la cession gratuite ou onéreuse de matériels et équipements militaires, ainsi que l’organisation d’exercices mixtes et conjoints :

c) Organisation de transit, de stationnement temporaires, d’escales aériennes ;

d) Organisation et conseil aux forces par la mise en Tmuvre d’actions de formation et de soutien technique, et la mise à disposition de coopérants militaires techniques français :

e) Formation des membres du personnel malien par leur accueil ou leur admission en qualité d’élève ou de stagiaire dans les écoles de formation militaires françaises ou soutenues par la France:

f) Tome autre activité convenue d’un commun accord entre les Parties en fonction de leurs intérêts communs.

2. Les conditions d’application des domaines et formes de la coopération définis Ci-dessus sont, au besoin, précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

 

Article 5 : Facilité et soutien logistique accordés aux forces

1. Chaque Partie s’engage à prendre les mesures appropriées pour mettre à la disposition de l’autre Partie les facilités nécessaires à l’accomplissement du présent traité.

2. Les conditions d’utilisation des installations et infrastructures ainsi que du soutien logistique fournis par l’Etat d’accueil, à l’occasion des activités de coopération prévues à l’article 4 du présent traité, sont précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

 

Article 6 : Comité de suivi

Afin de donner une cohérence aux activités prévues par le présent traité, il est créé un comité de suivi co-présidé par un représentant civil ou militaire de chaque Partie. Il peut faire appel, en tant que de besoin, à des experts civils et militaires de chacune des Parties. Le mandat et le fonctionnement du comité sont déterminés d’un commun accord entre les Parties.

 

II. Statut des membres du personnel engagés dans la coopération en matière de défense

 

Article 7 : Conditions d’entrée et de séjour des membres du personnel

1. Les dispositions de la présente section s’appliquent aux forces, aux membres du personnel et aux personnes à charge d’une Partie qui séjournent sur le territoire de l’autre Partie dans le cadre de la coopération en matière de défense.

2. Les membres du personnel de l’Etat d’origine et les personnes à charge sont autorisés à entrer et sortir du territoire de l’Etat d’accueil sous réserve de détenir un passeport en cours de validité. Ils sollicitent, si nécessaire, un visa et un titre séjour dont les autorités de l’Etat d’accueil facilitent l’obtention en dispense de frais et dans les meilleurs délais ;

3. Les membres du personnel de l’Etat d’origine présentent un ordre de mission individuel ou collectif ou un ordre de mutation délivre par l’autorité compétente de l’Etat d’origine.

4. La présente disposition ne peut être interprétée comme conférant à un membre du personnel et aux personnes à charge un droit de résidence permanente ou au domicile dans l’Etat d’accueil.

5. Les membres du personnel peuvent, à l’occasion de leur première arrivée prendre leur service sur le territoire de l’Etat d’accueil, importer, dans les limites compatibles avec un usage familial dûment apprécié par l’Etat d’accueil, leurs effets, véhicules et mobiliers personnels, en franchise de droits de douane, taxes et autres redevances, pour une durée de leur séjour.

6. Les membres du personnel participant pour une durée de plus de 6 mois aux activités de formation mentionnées au 4.1.d ainsi que les personnes à charge sont hébergés à titre gratuit par l’Etat d’accueil dans des logements meublés.

 

Article 8 : Port de l’uniforme

Les membres du personnel de l’Etat d’origine peuvent revêtir l’uniforme et les insignes militaires et civils de leur force conformément à la réglementation en vigueur dans leur armée.

 

Article 9 : Permis de conduire des véhicules d’engins militaires

1. Les membres du personnel de l’Etat d’origine autorisés à conduire les véhicules et engin militaires dans l’Etat d’origine sont également autorisés à conduire dans l’Etat d’accueil.

2. Les véhicules d’une force employés sur le territoire de l’Etat d’accueil portent, en plus de leur numéro d’immatriculation, une marque distinctive de nationalité.

 

Article 10 : Port et utilisation d’armes

1. Pour les besoins du service, les membres du personnel appartenant aux forces années peuvent détenir et porter une arme de dotation sur le territoire de l’Etat d’accueil, conformément aux lois et règlements en vigueur dans l’Etat d’accueil.

2. Pour les besoin du service, les membres du personnel de l’Etat d’ origine utilisent leur arme de dotation conformément à la législation de l’Etat d’accueil, à moins que les autorités compétentes de ce dernier n’acceptent l’application des règles en vigueur dans l’Etat d’origine,

 

Article 11 : Discipline

Les autorités de l’Etat d’origine exercent une compétence exclusive en matière de discipline sur leurs forces et les membres du personnel. En cas de manquement à leurs obligations, elles peuvent prendre toutes sanctions disciplinaires à leur encontre, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires,

 

Article 12 : Santé

1. Les membres du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge sont exemptés des cotisations de sécurité sociale en vigueur dans l’Etat d’accueil.

2. L’Etat d’accueil assure la prise en charge sanitaire, à titre gratuit au sein du service de santé des armées, des membres du personnel ainsi que les personnes à charge de l’Etat d’origine , dans la mesure des moyens disponibles, au même titre et dans mêmes conditions que pour les membres des forces de l’Etat d’accueil. A ce titre, ils bénéficient des soins médicaux et dentaires, y compris l’hospitalisation.

3. Les rapatriements sanitaires demeurent à la charge de l’Etat d’origine.

 

Article 13 : Décès d’un membre du personnel

1. Le décès d’un membre du personnel de l’Etat d’origine sur le territoire de l’Etat est constaté conformément à la législation en vigueur dans l’Etal d’accueil par un médecin habilité, qui en établit le certificat. L’État d ‘accueil communique dans les meilleurs délais aux autorités de l’Etat d’origine la copie certifiée conforme du certificat de décès.

2. Si l’autorité Judiciaire de l’Etat d’accueil ordonne l’autopsie du défunt, ou si l’Etat d’origine la demande, celle-ci est effectuée par le médecin désigne par l’autorité judiciaire de l’Etat d’accueil. Un médecin de l’Etat d’origine peut assister à l’autopsie, lorsque la législation de l’Etat d’accueil le permet.

3. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil assurent la remise du corps du défunt aux autorités militaires de l’Etat d’origine dès que possible aux de fins de rapatriement.

 

Article l4 : Dispositions fiscales

1. Pour l’application des impôts sur le revenu et sur la fortune ainsi que des droits de succession et de donation, les membres du personnel de l’Etat d’origine qui, à seule fin d’exercer leurs fonctions, établissent leur résidence dans l’Etat d’accueil, sont considérés, aux fins de l’application de la convention en vue d’éviter les doubles impositions conclue entre l’Etat d’origine te l’Etat d’accueil, comme conservant leur résidence fiscale dans l’Etat d’origine qui leur verse les soldes, les traitements et autres rémunérations similaires

2. Cette disposition s’applique également aux personnes à charge dans la mesure où celles-ci n’exercent pas d’activité professionnelle propre.

3. Les soldes, traitements et rémunérations similaires autres que les pensions payés par l’Etat d’origine aux membres du personnel en cette qualité ne sont imposables que dans cet Etat.

 

Article 15 : Infractions commises par des membres du personnel ou des personnes à charge

1. Les infractions commises par un membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que par les personnes à charge relèvent de la compétence des juridictions de l’Etat d’accueil, sous réserve des dispositions prévues au paragraphe 2 du présent article.

2. Les autorités compétentes de l’Etat d’origine exercent par priorité leur droit de juridiction en cas d’infraction résultant de tout acte ou négligence d’un membre du personnel accompli dans l’exercice de ses fonctions officielles, ainsi que dans les cas suivants :

a) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la sécurité de l’Etat d’origne ;

b) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la personne ou aux biens d’un autre membre du personnel de l’Etat d’origine ;

c) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte aux biens de l’Etat d’origine.

3. Lorsque l’Etat qui a le droit d’exercer par priorité sa juridiction décide d’y renoncer, il le notifie immédiatement aux autorités compétentes de l’autre Etat. Les autorités compétentes de l’Etat qui bénéficient de la priorité de juridiction examinent avec bienveillance les demandes de renonciation à ce droit, lorsque les autorités compétentes de l’autre Etat estiment que des considérations particulières importantes le justifient.

4. L’Etat d’origine s’engage à présenter tout membre du personnel ainsi que les personnes à charge devant les autorités judiciaires compétentes de l’Etat d’accueil aux fins de 1’instrcution. Celles-ci portent une attention bienveillante aux demandes des autorités de l’Etat d’origine visant à obtenir la garde de cette personne sur le territoire de l’Etat d’accueil jusqu’à ce que les poursuites aient été engagées contre elle par l’Etat d’accueil.

5, Les autorités de l’Etat d’accueil avisent sans délai les autorités de l’Etat d’origine de toute arrestation d’un membre du personnel ainsi que des personnes à charge, en précisant les motifs de l’arrestation.

6. Les Parties se prêtent mutuellement assistance pour la conduite des enquêtes et pour la recherche de preuves, et s’informent mutuellement des suites données à l’affaire par leurs juridictions.

7. En cas de poursuite devant les juridictions de l’Etat d’accueil, tout membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge ont droit à un procès équitable. A ce titre, ils bénéficient notamment du droit:

- à être jugé dans un délai raisonnable ;

- à être représenté selon son choix ou à être assisté dans les conditions légales en vigueur dans l’Etal d’accueil ;

- à bénéficier si nécessaire d’un interprète compétent gracieusement fourni par l’Etat d’accueil pour l’assister tout au long de la procédure et du procès;

- à communiquer avec un représentant de l’Ambassade de l’Etat d’origine, et lorsque les règles de procédure le permettent, à la présence de ce représentant aux débats ;

- à être informé, avant l’audience, des accusations portées contre lui;

- à être confronté avec les témoins à charge ;

- à ne pas être poursuivi pour tout acte ou négligence qui ne constitue pas une infraction à la législation de l’Etat d’accueil au moment où cet acte ou négligence a commis.

En outre, les membres du personnel et les personnes à charge bénéficient, en cas de poursuite ou condamnation dans l’Etat d’accueil, des dispositions pertinentes de l’Accord de coopération en matière de justice entre la République du Mali et la République française du 9 mars 1962.

8- Lorsqu’un membre du personnel de l’Etat d’origine ou une personne à charge a été jugé conformément aux disposition du présent article et a été acquitté ou condamné, il ne peut être jugé une nouvelle foi; pour la même infraction par les juridictions de l’autre Etat.

9) Lorsqu’elles exercent leur compétence de juridiction conformément aux dispositions du présent article, les Parties s’engagent à se remettre mutuellement les membres respectifs du personnel ainsi que les personnes à charge auteurs d’infractions, quelles que soient la nature et la gravité de la faute commise. Si ces infractions sont punies de la peine capitale par la Partie qui exerce sa juridiction ou d’une peine contraire aux engagements résultants des conventions internationales auxquelles l’un ou l’autre des Etats Parties est Partie, la remise par l’autre Partie est subordonnée à l’assurance que ces peines ne seront ni requises, ni prononcées à leur encontre, on, si elles sont
prononcées, qu’elles ne seront pas exécutées.

10. Lorsqu’elles exercent leur compétence de juridiction conformément aux dispositions du présent article, les Parties s’engagent à ce que, dans les cas où elles seraient prévues par la loi les peines mentionnées à l’alinéa précédent ne soient ni requises ni prononcées à l’égard du membre du personnel ainsi que des personnes à charge de l’autre Partie, ou, si elles sont prononcées, qu’elle ne seront pas exécutées.

 

Article 16 : Règlement des dommages

1. Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité.

2. Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice.

3, Pour les dommages causés aux biens ou à la personne d’un tiers par les forces ou un membre du personnel de l’Etat d’origine en service, l’Etat d’accueil se substitue dans l’instance à l’Etat d’origine. Les Parties prennent conjointement en charge les indemnités versées pour la réparation des dommages causés aux tiers, selon la répartition suivante:

- lorsque le dommage est imputable à une seule des Parties, cette Partie assure le règlement total du montant de 1’indemnité ;

- lorsque le dommage est imputable aux deux Parties, ou qu’il ne peut être précisément attribué à l’une ou l’autre des Parties, le montant des indemnités est réparti à parts égales entre les Parties. L’imputabilité du dommage et le montant subséquent de l’indemnisation sont déterminés d’un commun accord entre les Parties.

4. Par dérogation aux dispositions des trois paragraphes précédents, l’Etal d’accueil prend en charge la réparation des dommages causés en service ou à l’occasion du service par les membres du personnel participant, pour une durée de plus six mois, aux activités de formation mentionnées à l’article 4.1.d, que ces dommages soient causés au personnel ou au matériel des forces armées de l’Etat d’accueil ou à des tiers. L’Etat d’accueil s’engage à rembourser à l’Etat d’origine les dépenses ayant résulté pour ce dernier des dommages subis par les personnes visées ci-dessus en ou à l’occasion du service, quelles qu’en soient les causes.

 

Article 17 : Echange d’informations classifiées

Les Parties partagent la volonté de conclure un accord bilatéral de sécurité qui régira l’échange d’informations classifiées entre elles.

 

III- Dispositions relatives aux activités organisées dans le cadre du présent traité

 

Article 18 : Champ d’application

1. Les activités organisées sur le territoire de l’une ou l’autre des deux Parties sont soumises au consentement de l’Etat d’accueil et aux conditions agréés dans les accords et arrangements prévus aux articles 4.2 et 5.2 du présent traité.

2. Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes les démarches administratives et techniques nécessaires à la mise en Tmuvre du présent traité.

 

Article 19 : Déplacement et circulation des forces

1. Les forces de l’Etat d’origine sont autorisées à entrer sur le territoire de l’Etat d’accueil, y compris ses eaux
territoriales et son espace aérien, avec le consentement préalable de ce dernier.

2. Chaque Partie est responsable des demandes d’autorisation de survol et d’atterrissage de ses aéronefs militaires dans l’Etat d’accueil dans le cadre de l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil délivrent à cette fin les autorisations nécessaires au cas par cas, dans le respect de la réglementation nationale en vigueur. Toutefois, les liaisons régulières ou périodiques font l’objet de renouvellements annuels. Ces autorisations peuvent être suspendues par l’Etat d’accueil si celui-ci estime que ces liaisons sont de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité.

 

Article 20 : Importation du matériel

1. L’Etat d’accueil prend les mesures utiles pour faciliter l’entrée et la sortie de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnement et d’autres marchandises nécessaires à l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. La liste de ces matériels, ressources financières, approvisionnements et marchandises est communiquée à l’avance à l’Etat d’accueil, lequel peut, en tant que de besoin, procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité.

2. Les forces de l’Etat d’origine peuvent importer sous le régime de l’admission temporaire en exonération totale de droits et taxes pour une durée de douze mois prorogeable, le matériel destiné à leur usage exclusif. Les quantités raisonnables d’approvisionnements destinés à leur usage exclusif sont importées en franchise de droits et taxes. L’admission ainsi prévue en franchise est subordonnée au dépôt auprès des autorités douanières de l’Etat d’accueil des documents de douane que les Parties auront convenu de fournir, d’une attestation dont la forme aura été acceptée par les Parties et signées par une personne habilitée à cet effet par l’Etat d’origine. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil peuvent demander que le nom des personnes habilitées à signer les formulaires douaniers ainsi qu’un spécimen de leur nom signature et des cachets utilisés leur soient adressés par avance.

3. Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article ne peuvent être cédés à titre onéreux ou gratuit sur le territoire de l’Etat d’accueil. Cependant, dans des cas particuliers, une cession ou une destruction peut être autorisée, sous réserve des conditions imposées par les autorités
compétentes de l’Etat d’accueil.

4 Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article peuvent être réexportés en exonération de tous droits et taxes, à condition que soit remise aux autorités douanières de l’Etat d’accueil une attestation délivrée dans les conditions prévues par le paragraphe 2 du présent article. Les autorités douanières de l’Etat d’accueil conservent le droit de vérifier, s’il a lieu, que les biens réexportés sont effectivementb ceux décrits sur l’attestation et ont été réellement importés dans les conditions prévues au présent article.

5. Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes démarches administratives et techniques nécessaire à la mise en Tmuvre du présent article.

 

Article 21 : Entreposage des matériels et approvisionnements

Le matériel et les approvisionnements, en particulier les armes et munitions de sécurité, destinés aux forces de l’Etat d’origine, sont entreposés et gardés sous leur responsabilité dans le respect de la réglementation applicable dans l’Etat d’accueil.

 

Article 22 : Echange de personnel

L’échange de membres du personnel entre les forces des Parties est autorisé conjointement par leurs autorités militaires compétentes. L’activité des membres du personnel et le soutien logistique dont ils bénéficient sont soumis aux règles en vigueur dans l’unité qui les accueille.

 

Article 23 : Communication

1. Toute installation de systèmes de communication des forces armées de l’Etat d’origine est soumise à autorisation préalable de l’Etat d’accueil. Les demandes d’installation sont examinées avec bienveillance par les autorités compétentes de l’Etal d’accueil. Leur construction, entretien et utilisation s’effectuent dans les conditions agréées d’un commun accord entre les Parties dans le cadre d’un arrangement technique spécifique au sens de l’article 4.2.

2. Les forces armées de l’Etat d’origine n’utilisent que les fréquences qui leur sont attribuées par les autorités de l’Etat d’accueil. Les procédures d’attribution et de restitution des fréquences sont déterminées d’un commun accord entre les Parties. Les Parties coopèrent pour l’utilisation des fréquences qui leur sont attribuées ne perturbe pas les transmissions locales.

3. Les installations de systèmes de communications agréées par l’Etat d’accueil ne peuvent être utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été autorisées.

 

IV. Dispositions finales

 

Article 24 : Règlement des différends

Tout différend lié à l’interprétation ou à l’application du présent traité est réglé par voie de consultation au sein du comité de suivi institué par l’article 6 du présent traité ou de négociation par la voie diplomatique entre les Parties.

 

Article 25: Combinaison avec les accords conclus antérieurement dans le domaine de la défense

1. Le présent traité abroge et remplace l’Accord de coopération militaire technique entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française signé à Bamako le 6 mai 1985 et les accords et arrangements subséquents, tels que précisés par la voie d’un accord par échange de lettres entre les Parties établi après l’entrée en vigueur du présent traité.

2. L’application du président traité est sans préjudice de la mise Tmuvre d’autres accords conclus entre les Parties, en particulier l’accord sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013. Dans l’hypothèse ou des membres du personnel de la Partie française présents sur le territoire malien au titre du présent traité seraient amenés à participer aux opérations visées par l’accord sous forme d’échange de lettres du 7 et 8 mars 2013, la Partie française en informerait la Partie malienne sans délai. Dans un tel cas, les stipulations de ce dernier accord s’appliqueraient, y compris rétroactivement aux forces françaises, à leurs personnels et à leur matériels engagés dans lesdites opérations.

 

Article 26 : Entrée en vigueur, amendements, et dénonciation

1. Chaque Partie notifie à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnelles requises en ce qui la concerne pour l’entrée en vigueur du présent traité, qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de réception de la dernière notification.

2. Le présent traité est conclu pour une durée de cinq ans est renouvelable par tacite reconduction pour de nouvelles périodes de cinq ans, à moins que l’une des Parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration.

3, Les Parties peuvent, à tout moment et d’un commun accord, amender par écrit le présent traité. Les modalités d’entrée en vigueur des amendements sont celles énoncées à l’alinéa 1er du présent article.

4. Chaque Partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrire. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre Partie.

5. La dénonciation du présent traité n’affecte pas les droits ou obligations résultant de son exécution préalablement à cette dénonciation.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:40
Le BPC Vladivostok en attente de livraison aux chantiers de Saint-Nazaire photo Fabien Ramel - S&P

Le BPC Vladivostok en attente de livraison aux chantiers de Saint-Nazaire photo Fabien Ramel - S&P

 

- solidariteetprogres.org
 

Au cours d’une conférence au Dialogue Franco-Russe, le 26 juin dernier, Philippe Migault, chercheur à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), s’exprimant à titre personnel, a expliqué pourquoi il est vital pour l’industrie de défense française de coopérer avec celle de la Russie.

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:55
Saint-Cyr Coëtquidan ouvre ses portes ce week-end

 

18.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Les écoles militaires du camp de Coëtquidan ouvrent leurs portes au public, depuis hier, à l'occasion du Festival du livre militaire, et de la fête des écoles. Mon camarade Olivier Cléro, de la rédaction de Ploërmel, répond à quelques questions.

 

À qui s'adresse le Festival international du livre militaire ?
À tous. Lancé il y a quatre ans, ce salon du livre militaire réunit quelque 120 auteurs, militaires et civils, dont 90 présents en dédicaces, qui écrivent sur le thème de la défense, l'histoire, les conflits contemporains, mais aussi la jeunesse, la BD, etc. Des conférences, projections de films et expositions de photos animeront ces deux jours de salon dans cette grande librairie spécialisée de 850 m2 implantée au coeur des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

 

Qu'est ce que le Triomphe ?
Le Triomphe, c'est la cérémonie qui clôture la formation des élèves officiers et plus particulièrement la formation de trois ans, ceux qui vont quitter Coëtquidan pour se spécialiser. Le Triomphe est aussi le moment où tous les sous-officiers de l'armée de terre devenus officiers cette année reçoivent leurs sabres. Le terme triomphe remonte à 1821, où un élève qui avait réussi à atteindre sa cible d'artillerie avait été porté en triomphe sur un tonneau. C'est devenu la fête traditionnelle des écoles, où cette scène de triomphe est rejouée par les élèves. Un spectacle à 14 h 30 mêlant démonstrations militaires et reconstitutions historiques l'après-midi qui est également l'occasion pour les écoles de proposer une journée portes ouvertes toute la journée de samedi avec des animations et des présentations de matériel militaire. La cérémonie officielle organisée le samedi soir à partir de 21 h 45.

 

Que regroupent les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan ?
Les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan sont en fait une grande école de commandement qui regroupent plusieurs formations dont la prestigieuse École spéciale militaire, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle forme chaque année 200 officiers de recrutement externe, au cours d'une formation d'un ou trois ans. Son 4e bataillon forme, lui, quelque 1 200 stagiaires au cours de formations allant d'une semaine à six mois. L'École militaire interarmes, créée en 1961, forme, elle, une centaine d'officiers de recrutement interne au cours d'une formation de deux ans.

 

Que trouve-t-on sur le camp de Saint-Cyr ?
Le camp de Saint-Cyr Coëtquidan est une véritable ville dans la ville de Guer, avec une communauté de 5 000 personnes, dont 1 000 résidants. 250 familles et 120 célibataires ou célibataires géographiques y habitent. Le camp compte aussi 700 logements d'élèves. Ils sont 3 000 à s'y former pour des stages de quelques semaines à une formation de trois ans. L'encadrement militaire compte, lui, 465 personnes qui travaillent avec 199 enseignants et 85 personnels civils non enseignants. Ils se trouvent tous sur le camp bâti, jouxtant les zones de manoeuvre et de tirs séparées par la départementale 724. En surface, le camp s'étale sur 5 500 hectares le long de la nationale 24 Rennes-Ploërmel, dans les communes de Guer, Beignon et Saint-Malo-de-Beignon. Le camp a aussi la particularité d'avoir sa propre usine d'eau potable et un centre de production alimentaire qui fournit 2,5 millions de repas par an aux bases de tout le Nord-Ouest du pays.

 

D'où vient son nom Saint-Cyr Coëtquidan ?
Les écoles doivent leur nom à Saint-Cyr, du nom de la localité située à 5 km de Versailles qui accueillait l'école spéciale impériale militaire (Esim) jusqu'à sa destruction en 1940. Inaugurées en 1969 à Guer, elles ont repris le nom local qui vient du breton coët (bois) et idan (dessous).

 

Pratique:
Vendredi et samedi, Festival international du livre militaire à partir de 15 h vendredi aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan à Guer. Portes ouvertes et spectacle traditionnel samedi de 9 h à 20 h. Entrées libres. Accès tribunes pour le spectacle 15 €, 8 € pour les enfants de 5 à 10 ans.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:55
Crédits : brigadier-chef Géraldine MANGIN

Crédits : brigadier-chef Géraldine MANGIN

 

18/07/2014 J. SEVERIN

 

Les 3 et 4 juillet 2014, l’école d’artillerie a fêté l’anniversaire de la bataille de Wagram, remportée par Napoléon en 1809.

 

Artillerie, infanterie et cavalerie avaient été réunies lors de cette bataille, au sein de ce qui fut ainsi la première bataille interarmes.

 

Durant ces deux journées, inauguration des salles tactique et munitions du musée de l’artillerie, prise d’armes et spectacle de son et lumière étaient au programme.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:55
Le directeur général de l’ANSSI  invité de la Lettre Entreprises & Défense

 

source : Lettre Entreprises & Défense

 

Le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information invité de la Lettre Entreprises & Défense

 

Guillaume Poupard, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) est l'invité du nouveau numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

Au sommaire également de ce numéro :

  • la soirée-débat « La Défense, outil de puissance de la France »

  • une présentation de la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre (CABAT)

  • la nouvelle plaquette du Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA)

  • l’édition 2014 du « Prix de la reconversion des militaires ».

Pour télécharger ce numéro d'Entreprises & Défense : pdfLIEN

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:55
Forces spéciales : le 1er RPIMa change de chef !

 

07/2014 Peïo pour VJC

 

En ce jeudi caniculaire ( 40° ), sur les bords de l'Adour en cette bonne ville de Bayonne, le fief des SAS dans la citadelle Gal Bergé sur les hauteurs de la ville comme l'a voulu Vauban, dominant cette entrée de l'océan au pays basque,il s'est tenu la cérémonie de passation de commandement du 1er Régiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine.

La prise d'armes était présidée par le général Pierre Loit de Nortbecourt commandant la brigade des forces spéciales terre, pour la passation de commandement entre le colonel Jean Laurentin quittant le commandement et le colonel Michel Delpit prenant le commandement.

Le GCOS, le général Grégoire de Saint Quentin était aussi présent, il a d'ailleurs procédé à une remise de décorations qui a précédé l'ordre du jour

 

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