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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:57
Général Pierre de Villiers : «Les armées françaises sont à 120 % de leurs possibilités»

 

13/07/2014 Par Alain Barluet - LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - Chef d'état-major des armées (Cema) depuis février, le général Pierre de Villiers, 57 ans, a répondu en exclusivité aux questions du Figaro sur les enjeux ­actuels de la Défense.


 

LE FIGARO - Il y a deux mois, vous avez envisagé votre démission, solidairement avec les chefs d'état-major des armées de terre, de l'air et de la marine, si les engagements budgétaires pris envers vous n'étaient pas respectés. Où en êtes-vous aujourd'hui?

 

Général Pierre DE VILLIERS - Nous avons la chance d'avoir un projet cohérent et vertueux dans un livre blanc. Celui-ci a défini des scénarios d'emploi et des contrats opérationnels à partir d'une analyse géostratégique. En décembre dernier, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 a consigné les moyens nécessaires à cette ambition. J'ai moi-même, avec les différents chefs d'état-major d'armées ainsi qu'avec les directions et les services des armées, constitué un projet appelé «Cap 2020». Le budget découle donc des objectifs fixés et répond aux attentes du président de la République, chef des armées. Au début du mois dernier, le chef de l'État a rappelé la sanctuarisation de la LPM. De son côté, le premier ministre a déclaré que «la Défense ne paierait pas deux fois». Je reste donc serein et déterminé.

 

Les armées n'échapperont pas à la fermeture d'un certain nombre d'unités…

Pour supprimer 34.000 postes, il faudra inévitablement en passer par là. Des suppressions, des transferts et des restructurations seront nécessaires. Comme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, je suis conscient des difficultés que cela entraîne. Nous essaierons de limiter au maximum l'impact de ces déflations qui ne porteront sur les forces opérationnelles que pour un tiers. C'est une sage décision, car la raison d'être d'une armée, c'est sa capacité à s'engager. Nous devons être capables de projeter nos soldats là où le président de la République le demande.

 

Après cinq mois au poste de Cema, quel est votre état d'esprit actuel?

Je le résumerais en trois mots. Le premier, c'est «ensemble». L'union sacrée des différentes armées, des directions et des services de la Défense est plus que jamais nécessaire. Elle constituera un atout majeur dans cette période transformation. Le deuxième mot, c'est «autrement»: compte tenu de la profondeur des changements à réaliser, des difficultés au quotidien vécues par nos personnels, il faudra trouver des solutions novatrices en sortant des schémas habituels pour continuer de construire une armée moderne. Le troisième mot: «au mieux». On ne peut plus faire mieux avec moins, compte tenu de toutes les réformes que nous venons de vivre ces vingt dernières années. Comme d'habitude, nous ferons «au mieux», à 120 % de nos possibilités, avec notre cœur, notre sens du service, notre dévouement pour le succès des armes de la France.

 

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans l'édition abonnés sur le figaro.fr ou lundi 14 juillet dans votre Figaro.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:55
Falcon 50 MS

Falcon 50 MS

 

12.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

C'est l'entreprise Sabena Technics (installée sur l'aéroport de Dinard-Pleurtuit) qui va assurer le maintien en condition opérationnelle des avions Falcon 50 de la Marine Nationale. Huit appareils sont concernés.

La valeur de ce contrat est de 108 429 322 euros (Hors TVA).

L'avis d'attribution est à lire ici.

Les Falcon 50 Mi (Intervention) et Ms (Surveillance) de la Marine Nationale sont des avions triréacteurs supérieurs à 5,7 tonnes, selon les termes de la réglementation civile. Ces avions, issus de la version civile du Falcon 50, ont reçu des modifications spécifiquement militaires, à savoir notamment le radar Ocean Master 100, la trappe de largage (sur Falcon 50 Mi uniquement) ou les hublots d'observation pour les équipages. Leurs missions principales sont la surveillance maritime, la recherche du renseignement, la recherche et le sauvetage en mer.

La consultation portait sur le soutien global (cellule, rechanges cellule et OAE associés; moteurs, rechanges moteurs et OAE associés; GAP, rechanges GAP et OAE associés; autres Oae) en métropole et hors métropole.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:55
Economies sur la Défense : cet inventaire des lourdes coupes budgétaires que le gouvernement aimerait masquer

 

14.07.2014 par Michel Goya*  - atlantico.fr

 

Le gouvernement fait peser une lourde partie des restrictions budgétaires sur la Défense. Même si elle a été mis à contribution sur le plan budgétaire et qu'elle va se préparer à une baisse de ses effectifs, d'autres dispositions plus méconnues du grand public accroissent un peu plus sa contribution, et renforcent son affaiblissement.

 

Réduction des effectifs

La réduction des effectifs des armées de 54 000 militaires, auxquels se rajoutées 24 000 nouvelles suppressions me fait penser à une citation de Victor Hugo : "De bien maigres économies pour de bien grands dégâts". Cette réduction a engendré des mesures de rationalisation du soutien, comme les bases de défense, ou la gestion centralisée des parcs de véhicules, et qui ont rigidifié l'organisation et l'ont rendu vulnérable à toute surprise. Le désastre du logiciel informatique Louvois aurait pu être évité, ou tout du moins ses conséquences réduites sans cela.

De plus, la logistique de l'opération au Mali Serval a également subi des désordre à cause du manque d'effectifs.

 

Le Gel du budget

Pour le moment il ne s'agit que d'un gel, mais il faudrait probablement s'attendre à une biasse de ce budget dès 2015. Encore une fois, le budget actuel n'est pas suffisant pour maintenir les choses simplement en état, alors s'agissant de la modernisation, ou tout simplement de rester dans la course aux technologies militaires… Toute baisse entraînera une chute plus que proportionnelle des capacités, et in fine des potentiels de succès lors d'opérations militaires.

 

Gestion centralisée des matériels

La centralisation du stockage du matériel, regroupé pour rationaliser sa gestion entraîne d'ores et déjà des coûts humains invisibles comme la démotivation, la difficulté à s'entraîner aux exercices de simulation (puisque les véhicules majeurs ne sont pas en nombre suffisant dans les régiments). Il n'y a plus l'attachement entre les hommes et "leur" véhicule. La plupart des engins sont prêtés le temps de l'opération. La moindre connaissance, le moindre attachement induisent des coûts de maintenance (problème d'entretien, pannes, accidents). Cela a un effet considérable sur le moral des troupes.

 

Projets mis en liste d'attente

Le gouvernement a choisi d'étaler les programmes d'achats de nos armées voire de les retarder fortement. Si la réduction des dépenses est visible à court terme, elle ne l'est pas pour plus tard. Effectivement, le coût unitaire augmente souvent et à long terme les gains sont toujours inférieurs à ce qui était prévu. Certains programmes (VBCI, FREMM) coûteront finalement plus cher que prévu initialement pour cette raison.

De plus, les retards imposent d'utiliser plus longtemps que prévu des matériels anciens et leur coût de maintenance explose (ainsi que celui des nouveaux équipements d'ailleurs car de haute technologie). Il s'agit pour le coup d'une très mauvaise opération financière.

Egalement, on voit la fin des investissements de recherche sur des matériels de pointe, notamment les drones et les hélicoptères lourds, et cela contribue à la vulnérabilité générale en opérations extérieures. Le pire, c'est que nous sommes ensuite obligés d'acheter en urgence des matériels américains ou de faire appel aux Alliés.

 

Ralentissement des promotions

La centralisation de la gestion des personnels et de l'avancement qui a pour but de réduire les coûts est principalement l'œuvre de la pression exercée par Bercy. Tout cela est vécu comme une attitude humiliante supplémentaire pour les militaires qui ont le sentiment d'être pris pour des "cons".

 

* Michel Goya est colonel dans l'Armée de Terre. Il enseigne l'histoire militaire de la guerre à Sciences Po Paris. Il est depuis 2009 membre du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS).

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:45
FRCI formation - Force Licorne

FRCI formation - Force Licorne

 

12 juillet, 2014 – BBC Afrique

 

Les députés ivoiriens ont voté vendredi à l'unanimité un nouvel accord de partenariat de défense avec la France, un texte excluant toute intervention militaire française dans ce pays.

 

L’accord a été adopté en commission depuis une semaine. Il met l'accent sur la "mise à disposition" de "ressources nécessaires" pour faire face "aussi bien à une agression extérieure qu'à une crise interne" sans "recourir à l'armée française".

 

Le texte, valable pour une durée de cinq ans, assigne de nouvelles missions aux forces françaises en Côte d’Ivoire: "Renseignement, équipement, entrainement des forces, soutien logistique et formation".

 

La fin de l’"assistance militaire technique"

 

Le "traité de partenariat de défense", qui a donné lieu à cet accord, a été signé en janvier 2012 par le président ivoirien Alassane Ouattara et l'ex-chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy.

 

Il met fin à un accord dit "d'assistance militaire technique" datant de 1961, un an après l'indépendance de la Côte d’Ivoire.

 

Dans le cadre d’une opération baptisée Licorne, l'armée française s'était déployée en Côte d'Ivoire dès le début de la crise politico-militaire en septembre 2002.

 

Lors de cette crise qui dura 10 ans, le régime de Laurent Gbagbo avait accusé en mars 2011 la France d'être une "armée d'occupation".

 

Certains observateurs considèrent que l'armée française a joué un rôle décisif dans le renversement de l'ex-président Laurent Gbagbo en 2011.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:45
Sahel-Armées : Barkhane succède à Serval

 

13 juillet, 2014 – BBC Afrique

 

"Dans les jours qui viennent", la France va lancer dans le Sahel une opération militaire baptisée Barkhane, avec la collaboration de cinq pays de cette zone.

 

Il s’agit du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et Tchad.

 

Cette opération sera menée par 3.000 soldats français dont "l'objectif sera essentiellement de faire du contre-terrorisme" dans le Sahel, indique l’AFP, citant le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"Présence durable"

 

Des soldats des cinq pays africaines partenaires vont participer à cette opération, selon Le Drian, qui souligne, sans autre précision, qu’il s'agira bien d'une "présence durable" dans le Sahel.

 

Il précise que le dossier Barkhane sera au menu des discussions que le président français, François Hollande, aura avec ses homologues africains lors de son déplacement en Côte d'Ivoire, au Niger et au Tchad, de jeudi à samedi prochains.

 

Cette opération porte le nom d'une dune "en forme d'un croissant allongé dans le sens du vent". Elle sera appuyée par 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, six avions de chasse et trois drones, a indiqué Jean-Yves Le Drian.

 

L'état-major de Barkhane sera installé à N'Djamena, la capitale du Tchad.

 

Bilan de Serval

 

L’opération Serval avait été lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des groupes rebelles armés du nord vers la capitale du Mali et soutenir les troupes maliennes.

 

Elle avait mobilisé 1.700 militaires français, qui ont perdu huit des leurs en un an et demi.

 

"L'opération contre le terrorisme a été menée à bien, avec une grande efficacité", avec "beaucoup" de terroristes éliminés et "de stocks d'armes" saisis, a estimé le ministre de la Défense.

 

Selon ses services, 200 tonnes d'armements et de munitions ont été saisis, dont 20 tonnes de nitrate d'ammonium, qui sert à fabriquer des engins explosifs.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:45
Inquiétude des Maliens après l’annonce de la fin de l'opération Serval

 

14-07-2014 par RFI

 

C'en est officiellement fini de Serval. L'opération militaire française au Mali, lancée en janvier 2013, va être remplacée par Barkhane. Une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. C'est ce qu'a annoncé, dimanche 13 juillet, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Malgré ce changement de nom, les effectifs du contingent et sa mission vont rester globalement les mêmes : 3 000 hommes chargés de lutter contre le terrorisme, mais redéployés sur une zone plus large donc. Réactions à Bamako après l'annonce de Paris de réorganiser son dispositif militaire dans la région.

 

« Le président de la République a souhaité qu’il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone, si bien que nous allons initier une nouvelle opération qui n’est pas uniquement une opération au Mali, qui dépasse largement l’opération Serval, qui va se mettre en place dans les jours qui viennent, dont l’objectif est essentiellement du contre-terrorisme. Et ça se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), et cela représente « à peu près 3 000 militaires en tout », a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Monde-iTélé.

 

Avant de rendre publique la nouvelle, Paris a prévenu les autorités maliennes. « Serval ne quitte pas le Mali, mais étend plutôt ses tentacules », commente-t-on au ministère malien de la Défense. L’on se veut rassurant. « En ces moments plutôt difficiles, ajoute notre interlocuteur, le Mali pourra continuer à compter sur la France pour faire face au péril jihadiste ».

 

Sur le terrain, la ville malienne de Gao restera la principale plate-forme militaire française, affirme-t-on également. Mais ici, des civils, des habitants du nord notamment, manifestent des inquiétudes après l’annonce du réaménagement du dispositif militaire français dans la région.

 

« Pourquoi ils nous abandonnent, pourquoi ils s’en vont alors que le travail n’est pas terminé ? », interroge un habitant de la localité de Tombouctou. A Gao, principale ville du nord du Mali, la même remarque revient souvent dans les conversations. « Avant de faire partir du Mali une partie de ses troupes, la France doit aider le Mali à chasser les terroristes, à récupérer la région de Kidal », affirme un habitant de Gao.

 

Le ministre français de la Défense est attendu mercredi à Bamako pour signer l'accord de défense franco-malien qui ouvre la période post-Serval. Un millier d'hommes devrait rester au Mali pour lutter contre « les groupes terroristes combattants ».

 

« Grâce à l'opération Serval qui achève sa tâche, il n'y a plus de sanctuaire pour les groupes terroristes au Mali. C'est une mission qui a été parfaitement accomplie », a déclaré ce dimanche François Hollande lors de son allocution aux armées à la veille du défilé du 14-Juillet.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:55
François Hollande réaffirme "l'engagement consolidé" pour le budget de la Défense

 

14 juillet par Jean-Dominique Merchet

 

"Même le ciel pleure lorsqu'il est question du budget" faisait remarquer un militaire, dimanche soir dans les jardins de l'Hotel de Brienne, alors que le président de la République prononçait, sous une pluie battante, un discours de près d'une demi-heure... Le chef d'Etat, avec le Premier ministre Manuel Valls, était venu à la traditionnelle garden-party organisée chaque année par le ministère de la défense à la veille du 14 juillet en l'honneur des troupes qui défilent ainsi que des blessés et de leurs familles.

 

François Hollande a surtout réaffirmé "l'engagement consolidé" de maintenir le budget de la défense à 31,4 milliards, reconnaissant au passage que celui-ci "aurait pu être remis en cause". Que Bercy le souhaite - alors qu'il faut trouver 50 milliards d'économies en trois ans - est une évidence, mais le chef de l'Etat semble avoir lui-même tenté le coup, avant de reculer sous la pression de la communauté de défense. Fariboles ? "L'histoire le dira" confirme en souriant un acteur essentiel de cette affaire... D'ailleurs, François Hollande a cru bon de préciser que "ce n'est pas seulement pour céder aux pressions" que "la défense a été sanctuarisée"... Sans doute, mais cela n'a pas nuit. "Quand un pays n'a que sa défense, il ne garde pas son rang. Quand un pays n'a qu'une économie, mais pas de défense, il ne peut pas s'exprimer comme une grande nation", a-t-il toutefois conclu.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:55
Fête nationale du 14 juillet : touche finale au défilé dans une ambiance morose

 

14/07/2014 Le Point.fr

 

Cette année, le traditionnel défilé du 14 juillet se prépare dans une ambiance tendue. Le moral des troupes est loin d'être au beau fixe.


 

Après des mois de tension, le défilé de demain ne semble pas pouvoir faire oublier les difficultés que traverse l'armée française depuis plusieurs mois. L'Armée de l'air, la patrouille de France, l'Armée de terre, la Marine nationale, l'Aéronavale, la gendarmerie nationale et la garde républicaine se succéderont demain sur les Champs-Élysées, sous les regards de la France entière.

Alors que leur devoir de réserve leur impose une discrétion extrême, les militaires françaises sonnent l'alerte. "On n'a pas de balles à blanc. A l'entrainement, avec les Famas, on doit dire 'pan' au moment de tirer. Franchement, c'est la honte", confiait un caporal-chef au Parisien paru ce jour, et d'ajouter "on ne peut pas protester. Ils profitent du fait que nous n'avons pas le droit ni de manifester ni de nous mettre en grève. Ce n'est pas juste la déprime. On en a ras le bol".

 

Des moyens trop minces au regard des ambitions françaises ?

Une grosse déprime inquiétante, au point que les militaires ne puissent plus remplir leur mission ? Depuis 1960, le budget de l'Armée n'a jamais été aussi faible, rappelle le Journal du Dimanche. Une situation préoccupante qui n'épargne aucun corps de l'Armée et préoccupe jusqu'au sommet de l'État. En coulisse, le budget est évidemment en cause. Dans une enquête parue aujourd'hui, le JDD s'interroge même sur l'inadéquation entre les ambitions françaises et les moyens alloués à son armée actuellement.

Interrogé par le Figaro.fr, le général Pierre de Villiers - qui avait menacé le gouvernement de démissionner pour exprimer son désarroi - considère que "les armées françaises sont à 120 % de leurs possibilités (...) On ne peut plus faire mieux avec moins, compte tenu de toutes les réformes que nous venons de vivre ces vingt dernières années", assure-t-il.

Malgré tout, le défilé de demain aura bien lieu et sera l'occasion cette année de rendre hommage aux troupes alliées de la France dans la Grande Guerre. Elle débutera à 10 h 34 avec la patrouille de France pour se terminer à 11 h 22 au pied de l'Arc de Triomphe.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:45
source geologues-prospecteurs-fr

source geologues-prospecteurs-fr

 

13.07.2014 JDD


"Serval a rempli sa mission, il fallait que le Mali retrouve son intégrité, c'est fait". Invité au micro d'Europe 1, Jean-Yves Le Drian n'en est pas resté là au niveau des annonces sur l'implication française au Mali, et plus largement dans la région subsaharienne. "Il y a toujours des risques de développement du jihadisme dans les pays du Sahel" a prévenu le ministre.

 

>>> Lire aussi : Après "Serval", l'opération "Barkhane"

 

"Le président de la République a voulu qu'il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone pour que nous menions une nouvelle opération" a t-il poursuivi. "L’objectif est principalement de l'ordre du contre-terrorisme. Le but c'est d'empêcher que ce que j'appelle l'autoroute de tous les trafics devienne un lieu de passage de réorganisation des équipes djihadistes entre la Libye et la côte Atlantique. C'est notre sécurité qui est en jeu, on nous dit qu'on se préoccupe uniquement de la sécurité des Etats africains de la région mais la situation nous concerne directement." 3.000 hommes seront mobilisés directement pour l'opération Barkhane selon le ministre de la Défense.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 16:55
Le Styx piloté par Rohan Le Trévédic, lors d'une de ses premières sorties à la mer. Photo Stéphane Gallois

Le Styx piloté par Rohan Le Trévédic, lors d'une de ses premières sorties à la mer. Photo Stéphane Gallois

 

13.07.2014 Stéphane Gallois - .entreprises.ouest-france.fr

 

Un bureau d'études d'Arradon a livré un prototype d'embarcation d'assaut pour l'armée de Terre. Désormais un appel d'offres pour d'autres unités est espéré.


Navigation nocturne entre les îles, assaut sur un petit caboteur... Le golfe a été la semaine dernière le théâtre d'opérations navales inhabituelles. Tout avait commencé le lundi avec la mise à l'eau du Styx, une « embarcation fluviale rapide » destinée à l'armée de Terre.

Conçu par la société Pirenn (Arradon), le prototype est une étape importante pour le bureau d'études comme pour les militaires. « Il s'agit de réapprendre à utiliser les fleuves et les plans d'eau intérieurs comme des voies de pénétration et de liaison », explique le chef de bataillon Nicolas de Raguenel, responsable du marché à la Section technique de l'armée de Terre.

Du côté de Pirenn et de ses partenaires - dont le chantier finistérien ACCF, qui a moulé la coque du bateau - cette réalisation est une référence essentielle et on espère qu'elle débouchera dans quelques mois sur un appel d'offres pour d'autres unités.

 

Mis à l'épreuve par les forces spéciales

Mais d'abord, il a fallu mettre les bouchées doubles : seulement six mois se sont écoulés entre la signature du marché et la livraison de cet engin de 8,20 m, entièrement original, propulsé par deux moteurs hors-bord de près de 200 CV et capable d'emporter douze hommes à plus de 40 noeuds. Tout en respectant les normes Otan, évidemment.

Jeune société créée en mai 2013, Pirenn signe là sa première réalisation majeure et scelle ainsi une relation de qualité avec des clients particulièrement exigeants. « Le Styx sera armé et mis à l'épreuve par les forces spéciales, indique Rohan Le Trévédic, directeur général de Pirenn. Des utilisateurs dont nous partageons l'éthique et avec qui nous apprécions de travailler. »

Nicolas de Raguenel confirme. « La réussite de ce projet est largement liée à la qualité des relations humaines que nous avons nouées. » En témoigne la cérémonie de bénédiction qui s'est déroulée à l'île d'Arz, juste devant la terrasse du restaurant L'Escale, dont la propriétaire est devenue marraine du bateau.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 16:55
Mise à flot de la FREMM Languedoc, cinquième frégate multimission

 

13.07.2014 par Philippe Chapleau  - Lignes de Défense

 

DCNS a procédé, hier samedi, sur son site de Lorient, à la mise à flot de la FREMM Languedoc, quatrième de la série commandée par la Marine nationale. Les opérations techniques ont commencé le matin avec la mise en eau de la forme de construction. Les différentes étapes de la mise à flot se sont poursuivies dans la journée, s’achevant par la sortie de la frégate de la forme de construction. Au cours d’une manœuvre d’une quinzaine de minutes, les remorqueurs ont guidé avec succès la frégate jusqu’au quai du site DCNS de Lorient où se poursuivra sa construction.

 

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de cinq autres frégates multimissions, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série et deuxième pour la Marine nationale, qui a débuté ses essais en mer en octobre 2013 et sera livrée à la Marine nationale fin 2014 ;

- la FREMM Provence, mise à flot au mois de septembre 2013, qui effectuera sa première sortie en mer au troisième trimestre 2014;

- la FREMM Languedoc, qui vient d’être mise à flot ;

- 2 autres FREMM qui sont en cours d’assemblage.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:45
Sangaris : visite du ministre de la Défense

 

11/07/2014 Sources : EMA

 

Les 7 et 8 juillet 2014, le ministre de la Défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Bangui, en République centrafricaine. Ce sixième déplacement sur le théâtre centrafricain a conduit le ministre auprès des soldats de l’opération Sangaris et d’EUFOR RCA mais aussi des autorités centrafricaines de transition.

 

Le 7 juillet, le ministre de la Défense a été accueilli sur l’aéroport international de Bangui par l’ambassadeur de France, monsieur Charles Malinas, et par le commandant de la force Sangaris, le général Eric Bellot des Minières. Le ministre de la Défense a assisté à un point de situation sur les opérations au poste de commandement interarmées de théâtre. Ce briefing lui a permis d’appréhender la situation complexe et tendue de Bambari à l’est du territoire où des soldats du GTIA « Scorpion » sont intervenus à plusieurs reprises en protection de la population ces derniers jours.

 

Devant une représentation de soldats français et européens, Jean-Yves le Drian a porté un message fort sur les réalisations concrètes portées par les soldats français déployés pour résoudre la crise centrafricaine. Le ministre de la Défense a insisté sur l’engagement récent des militaires présents à Bambari et qui font preuve d’une détermination et d’une maîtrise exceptionnelles face à des situations complexes où se mêlent des groupes armés et une population instrumentalisée. Le ministre de la Défense a rendu hommage au sang-froid de ces hommes dont certains ont été blessés au cours d’accrochages.

 

Le ministre de la Défense a également rencontré Mme Catherine Samba-Panza, chef de l’Etat de transition, avec qui il a pu évoquer les progrès sécuritaires significatifs à Bangui, accomplis grâce à l’excellente coopération entre Sangaris, l’EUFOR et la MISCA, soutenus par le déploiement des forces de sécurité intérieures désormais de plus en plus présentes dans les quartiers de la capitale.

 

Le 8 juillet, à PK12 au nord de la capitale, ou encore près de l’église du quartier Fatima à PK5, le ministre de la Défense a visité les zones où sont déployés les éléments français de Sangaris et de l’EUFOR. Au contact des soldats, le ministre a mesuré leur détermination dans l’accomplissement de leur mission.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5 800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : visite du ministre de la Défense
Sangaris : visite du ministre de la Défense
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:45
Au Sahel, l'opération Barkhane remplace Serval

Barkhane source geologues-prospecteurs-fr

 

13/07/2014 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

La France a officiellement acté la lancement d'une nouvelle opération, plus large et permanente pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Elle mobilisera 3000 militaires français.

 

A la veille du 14 juillet, la France a acté officiellement la fin de l'opération Serval au Mali et son remplacement dans les prochains jours par «Barkhane», une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3000 militaires français.

«Le président de la République a souhaité qu'il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone» du Sahel, avec «l'opération Barkhane» - du nom d'une dune prenant la forme d'un croissant sous l'effet du vent - dont «l'objectif est essentiellement du contre-terrorisme» dans toute la région, a déclaré Jean-Yves Le Drian, dimanche, lors de l'émission «Le Grand Rendez-vous» Europe 1-Le Monde-iTélé.

Ce basculement du dispositif militaire au Sahel était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, mais il avait dû être reporté fin mai en raison d'un regain de tension dans le nord du Mali. L'opération «Barkhane» sera mise en place dans les jours qui viennent, en partenariat avec cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad). Il s'agira d'une «présence durable», a indiqué dimanche le ministre de la Défense. L'opération bénéficiera de moyens considérables: 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones, a précisé le ministère de la Défense.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:45
CEMA : entretien avec le chef du commandement régional américain pour l’Afrique

 

11/07/2014 Sources : EMA

 

Le 8 juillet 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a reçu le général d’armée David Rodriguez, chef du commandement régional des Etats-Unis pour l’Afrique (US AFRICOM).

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue militaire régulièrement entretenu entre les deux pays. Créé en 2007 et stationné à Stuttgart en Allemagne, l’AFRICOM a pour mission de coordonner les activités militaires des Etats-Unis sur le continent africain.

 

Au cours de leur entretien, le général de Villiers et le général Rodriguez ont fait le point sur la coopération militaire franco-américaine mise en œuvre au Sahel, dans la Corne de l’Afrique et en Afrique centrale. L’état-major américain AFRICOM constitue un partenaire privilégié dans des régions où la France entretient une présence permanente à travers son dispositif de forces prépositionnées et en opération, comme au Sénégal, au Gabon, au Tchad, en République centrafricaine, à Djibouti, en Côte d’Ivoire ou au Mali.

 

Cette coopération opérationnelle régionale s’est en effet renforcée depuis le déclenchement de l’opération Serval. Les Américains apportent notamment à la France un appui en moyens aériens dans les domaines du ravitaillement en vol et du transport tactique et stratégique. De plus, des actions communes appuient la montée en puissance de la mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:45
Sangaris : le GTIA « Magenta » relève le GTIA « Scorpion »

 

11/07/2014 Sources : EMA

 

Le 10 juillet 2014, à Sibut, le groupement tactique interarmes (GTIA) « Scorpion » a été relevé par le GTIA « Magenta ». La cérémonie, présidée par le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris, fut l’occasion de mettre à l’honneur l’engagement opérationnel des hommes du GTIA « Scorpion ».

 

Commandé par le colonel Jean-Bruno Despouys, le GTIA « Scorpion » s’est déployé dans l’est de la Centrafrique à partir du mois de mars 2014. Il était composé d’un état-major tactique issu du 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM) de Djibouti, d’éléments du régiment d’infanterie de chars de marine (RICM) de Poitiers, du 92e régiment d’infanterie (92e RI) de Clermont-Ferrand et du 4e régiment de chasseurs (4e RCH) de Gap.

 

Ce déploiement dans l’est de la RCA visait à désarmer les groupes armés et à faire accepter les mesures de confiance dans une région où les tensions intercommunautaires sont importantes.

 

Agissant dans une zone qui s’étend sur plus de 600 km d’est en ouest, le GTIA « Scorpion » s’est impliqué avec impartialité dans la réalisation des missions qui lui ont été confiées : escorte des nombreux convois, patrouilles dans les villes et les villages les plus reculés de l’est du pays, aide à la population, etc. Les très nombreux contacts noués avec les acteurs locaux ont permis aux hommes du colonel Despouys de gagner la confiance des populations.

 

Confronté à un environnement complexe et mouvant, le GTIA « Scorpion » a effectué une mission complexe dans l’est de la RCA, sa zone de responsabilité qui a connu récemment un cycle de représailles et dont les populations font encore trop souvent l’objet d’instrumentalisation de la part de minorités malveillantes et violentes. L’engagement des hommes dans cet environnement a démontré leur professionnalisme, leur endurance et leur faculté d’adaptation.

 

Malgré les progrès sécuritaires obtenus dans cette région en l’espace de quatre mois, la situation reste fragile et nécessite la poursuite de l’action de la communauté internationale. Il appartient désormais au GTIA « Magenta » de poursuivre cet objectif de stabilisation sécuritaire tout en continuant à favoriser l’installation des forces de l’Union Africaine et le déploiement futur de la mission internationale des Nations-Unies de soutien en Centrafrique (MINUSCA).

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5 800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : le GTIA « Magenta » relève le GTIA « Scorpion »
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 16:50
Aude Fleurant : "Nexter comme KMW doivent avant tout répondre aux besoins de la France et de l'Allemagne"

La fusion annoncée, mais loin d'être réalisée, entre Nexter et KMW pose à ce stade plus de questions qu'elle n'apporte de réponses.


12.07.2014 par Jean Guisnel - Défense Ouverte / LePont.fr

 

La Canadienne Aude Fleurant est directrice du programme Transferts et productions d'armement à l'institut de recherche Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), qui fait autorité sur le sujet. Il nous a paru utile de revenir avec elle sur le rapprochement des industriels de l'armement terrestre Nexter (France) et Krauss-Maffei Wegmann (Allemagne). Elle estime que cette initiative a été prise dans un contexte particulièrement difficile et qu'il convient d'abord d'attendre la réalisation effective de ce projet pour en tirer les premières conclusions. En complément à cet entretien, nos lecteurs se reporteront avec intérêt à l'étude qu'elle a publiée en avril dernier à l'Ifri, titrée Quelles perspectives pour l'industrie européenne des armements terrestres ? Ce document fort copieux et pertinent a été coécrit avec Yannick Quéau, du Grip (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité)

 

Le Point.fr : On a coutume de décrire l'industrie européenne de l'armement terrestre comme "éclatée". Le rapprochement annoncé entre le fabricant français Nexter et son homologue allemand Krauss-Maffei Wegmann est-il un événement important ?

Aude Fleurant : Il est vrai que l'industrie européenne s'est souvent trouvée dans une logique de fragmentation. Si le rapprochement ou la fusion de Nexter et de KMW devait effectivement se produire dans l'avenir, alors on verrait s'il s'agit de la naissance d'une nouvelle entreprise transnationale. Je vous fais toutefois observer que le mouvement de rapprochement entre industriels européens est engagé depuis longtemps. BAe a repris les Suédois Hägglunds et Bofors. Volvo possède désormais les Français Renault Trucks Defense et Panhard, le munitionnaire norvégien Nammo a acheté des concurrents en Espagne et en Belgique. Quant aux Américains de General Dynamics, ils sont devenus des acteurs importants en Europe après avoir acquis les fabricants de blindés Steyr Daimler Puch en Autriche, Mowag en Suisse, Santa Barbara en Espagne et l'ex-CDC Systems au Royaume-Uni. Les véhicules de combat d'infanterie et les blindés légers européens Piranha, Eagle, Duro, Pandur, Ascod, etc., sont produits par une firme américaine...

 

L'armement terrestre est-il toujours d'une importance stratégique ?

La volonté pour un pays de maintenir sa compétence en matière d'armement terrestre reste symptomatique de son désir d'autonomie. C'est particulièrement vrai en matière d'artillerie. Mais quand le gouvernement français veut s'assurer une "golden share" dans le futur ensemble Nexter-KMW, c'est bien pour s'assurer que l'entreprise agira conformément à ses souhaits. S'agissant des véhicules blindés, j'observe que l'Europe du Nord et les Peco (pays d'Europe centrale et orientale) concentrent de nombreux achats en cours. À mes yeux, c'est l'illustration d'une crainte d'affrontements terrestres et territoriaux. En se rapprochant de Nexter, KMW réduit son problème de doublon avec Rheinmetall.

 

Les Français n'apportent-ils pas dans la corbeille de mariage le plus gros contrat européen à venir, avec le programme Scorpion ?

Même si Scorpion est un programme majeur apporté dans la cagnotte du rapprochement, il ne faudrait pas non plus négliger les importants succès affichés part KMW à l'export, ce qui est moins le cas de Nexter. Cela dit, la forme finale de l'union reste très floue et ce qui sera partagé en termes de R&D et de production n'a pas encore été rendu public. Des projets de rapprochement se discutaient depuis une dizaine d'années, cela va prendre encore du temps pour bien définir la stratégie industrielle de la nouvelle entité et le partage des tâches. Les discours officiels ont été à ce jour d'une grande prudence, pour ne pas inquiéter les syndicats des deux côtés du Rhin, ni les autorités du land de Bavière.

 

Les Français exportent leur artillerie, mais pas leurs blindés. Les marchés peuvent-ils absorber les véhicules de très haute technologie produits en France et en Allemagne ?

C'est un problème, et Nexter comme KMW doivent avant tout répondre aux besoins de la France et de l'Allemagne. À l'international, cependant, le contexte économique n'est pas facile. Il y a certainement des clients prêts à payer pour des équipements plus sophistiqués, mais leurs marchés attirent la convoitise de la plupart des grands fournisseurs mondiaux. Dans d'autres cas des pays comme l'Afrique du Sud et Israël proposent des systèmes performants et moins coûteux. De plus, aujourd'hui tout particulièrement, le marché est inondé de surplus américains à coût modérés. Les concurrents possibles peuvent par ailleurs parfois se trouver bloqués, comme la Turquie qui n'a pas de moteur pour son futur char de combat national Altay, produit par Otokar, puisque les Allemands refusent de le leur vendre.

 

Le chiffre d'affaires cumulé de Nexter et KMW est de moins de deux milliards d'euros, juste en dessous de Rheinmetall, mais très inférieur à celui de BAe Systems et General Dynamics dans l'armement terrestre. Pensez-vous que le mouvement de consolidation est terminé ?

Presque 2 milliards de CA n'est pas négligeable, et il ne faut pas perdre de vue qu'en matière d'armements terrestres et particulièrement de véhicules, BAe et GD font l'essentiel de leurs ventes en Amérique du Nord. Cela dit, le CA est peut être un peu juste pour réaliser une R&D sur fonds propres et procéder à des développements de produits destinés aux marchés internationaux. Cela pourrait ouvrir la voie, plus tard, à d'autres acquisitions de ce côté aussi. On peut également se demander ce que fera Rheinmetall. Le rapprochement KMW/Nexter risque de forcer le groupe, qui partage plusieurs projets avec KMW, à se repositionner. On sait depuis un moment que le leader allemand nourrit quelques ambitions pour l'Italien Iveco, par exemple.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 11:55
14juillet - L'École militaire interarmes

 

11.07.2014 Armée de Terre

 

Le sous-lieutenant Tolstoï, élève officier à l'EMIA est particulièrement honoré et fier de défiler à la tête de sa promotion. Cet ancien caporal-chef du 8e RPIMa, est classé troisième de la promotion "Ceux d'Afghanistan" de l'école militaire interarmes.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 11:55
photo Patrick Gallibert

photo Patrick Gallibert

 

11 juillet 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Cassidian Test et Services, spécialisé dans les bancs d'essais pour les équipements aéronautiques, vient de confirmer officiellement la cession de son activité par Airbus Group. Ex-division de la branche défense d'Airbus Group, la nouvelle entité, baptisée Spherea, devient une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de 500 salariés avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2013.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:55
Le Drian sur tous les fronts

 

10 juillet 2014 Par Hassan Meddah - L'Usine Nouvelle n°3385-3386

 

Le chantier de la loi de programmation militaire derrière lui, le ministre de la Défense accélère sur le plan industriel. Et Jean-Yves Le Drian attaque sur tous les fronts : terrestre, spatial et maritime. Après dix années de négociations stériles, il a lancé le rapprochement entre les fabricants de blindés Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:50
Réception de l’amiral Apostolakis, chef d’état-major de la marine grecque, par l’amiral Rogel

 

11 Juillet 2014 Marine Nationale

 

A l’invitation de l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine(CEMM) grecque, l’amiral Apostolakis a effectué une visite officielle en France du 8 au 10 juillet 2014.

 

Cette rencontre a permis des échanges à haut niveau lors des entretiens bilatéraux  et des réunions de travail au cours desquels ont notamment été évoquées les actions de coopération et de formation.  La Grèce offre un point d’appui précieux à la Marine nationale grâce à sa base navale de la Sude en Crète. Elle y héberge également le Nato Maritime Interdiction Operating Training Center qui permet aux équipages de marins français de s’entrainer avant les déploiements opérationnels en mission européenne de lutte contre la piraterie.  Enfin, la Grèce est un solide allié, comme l’a démontré son soutien sans faille lors de l’opération Harmattan en Libye.

 

Outre Paris, le CEMM grec a également été reçu à  Lorient où il a été accueilli par l’amiral Coupry, commandant de la force maritime des fusiliers marins et commandos. Ce passage en Bretagne a été l’occasion pour la Marine nationale de présenter le concept français d’emploi des équipes de protection embarquée, ainsi que son savoir-faire tactique par une démonstration dynamique des commandos marine. Cette journée s’est conclue par une visite du chantier DCNS de Lorient et de la FREMM Provence.

 

Ce déplacement se place dans le prolongement des rencontres régulières entre les CEMM français et grec. Cette dynamique est le signe que nos deux marines partagent les mêmes préoccupations sur les enjeux maritimes, ceux de la défense européenne ou de l’OTAN, en particulier en Méditerranée orientale.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:55
Les équipes de l’ECPAD couvrent le défilé du 14 juillet

 

11.07.2014 ECPAD
 

Depuis plusieurs jours déjà des reporters de l’ECPAD suivent les répétitions du défilé militaire du 14 juillet sur les Champs Elysées. Ils se préparent à assurer une couverture médiatique de cet évènement. Dans les airs comme dans les véhicules terrestres, les images qu’ils réaliseront seront transmises en direct aux chaînes de télévisions afin que tous puissent vivre ce rendez-vous national.

Le dispositif cette année compte des caméras dans deux avions qui survoleront les Champs-Elysées et Paris (seules les liaisons HF de l’ECPAD sont homologuées pour retransmettre en direct des images depuis les aéronefs militaires), deux autres dans des véhicules terrestres sur la célèbre avenue, alors que d’autres reporters défilent caméra à l’épaule habillés dans les couleurs des unités auxquelles ils sont intégrés. Un reporter sera en tribune officielle et un autre filmera les unités défilantes depuis une tribune latérale. Les deux cars régie de l’établissement assureront la transmission en HD par le faisceau hertzien au téléviseur hôte qui, cette année, est TF1. La chaîne déploie pour l’évènement une quinzaine de caméras qui, associées à celle de nos reporters, permettront d’avoir des images exceptionnelles du défilé terrestre et aérien. L’ECPAD installe également un écran géant sur la place de la Concorde qui retransmettra les images en direct ainsi que des reportages avant et après le défilé. Trois photographes de l’ECPAD assureront une couverture photographique de l’ensemble de la manifestation. Ces images seront à découvrir sur notre site la semaine prochaine.

L’ECPAD sera présent sur l’esplanade des Invalides, de 12h00 à 18h30 avec une boutique qui proposera toutes les nouveautés livres et DVD produits ou co-produits par l’établissement.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 14:55
14 Juillet - Les Spahis à l'honneur

 

11.07.2014 Armée de Terre

 

Le maréchal des logis-chef Casier s'est engagé au 1er régiment de spahis il y a 15 ans. Ce régiment créé il y a 100 ans au déclenchement de la première guerre mondiale est l'héritier des traditions de la cavalerie d'Afrique. "C'est un honneur pour moi de défiler sur l'Avenue des Champs-Élysées

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 14:55
14 Juillet 2014 : une fête, des anniversaires

 

11/07/2014 Armée de l'air

 

Cette année, le 14 Juillet est l’occasion de célébrer de nombreux anniversaires de grands moments historiques. Notamment au sein de l’armée de l’air qui souffle début juillet ses 80 bougies.

 

À travers le blog que la rédaction vous propose, entrez dans les coulisses du défilé avec les répétitions en vol et au sol, ainsi qu’une présentation des acteurs du jour-j.

 

Découvrez le blog du 14 juillet 2014 

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 14:50
Le missile de croisière Scalp sur Rafale (crédit Armée de l’air)

Le missile de croisière Scalp sur Rafale (crédit Armée de l’air)

 

11 juillet, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Durant le salon britannique Farnborough, qui se tiendra la semaine prochaine en Angleterre, le Ministre français va signer deux accords : l’un sur les études du FCAS, le futur drone de combat européen, qui implique Dassault côté français et BAE Systems côté britannique, et l’autre sur le Scalp EG Storm Shadow, le missile de croisière réalisé par MBDA.

 

Car le Scalp fait l’objet d’une coopération industrielle entre la France et le Royaume-Uni depuis 1996. Et il est temps de lancer sa rénovation à mi-vie. Jean-Yves Le Drian signera ainsi l’accord permettant l’échange des résultats des études contractualisées par la France et le Royaume-Uni, afin de préparer en commun la rénovation des missiles Scalp-EG / Storm Shadow.

 

Véritable success story européenne, le missile de croisière donne aux armées qui en sont dotées, entière satisfaction. Le Scalp a été particulièrement utile et employé au combat en Irak par les Britanniques tandis qu’une centaine ont été tirés en Libye par aux moins trois pays : britanniques, italiens et français…

 

Le Scalp / Storm Shadow compte 6 pays utilisateurs: France, Italie, Royaume-Uni, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis et Grèce.

 

Si l’accord de Farnborough est de portée réduite (il s’agit pour les français et les britanniques de mettre en commun leurs retours sur expériences), il est essentiel : poursuivre la coopération et préparer l’avenir.

 

Car les retours sur expérience vont conduire à des propositions d’amélioration qui vont êtres mis en commun, afin de préparer la rénovation des missiles et de pouvoir conserver les capacités de pénétration du missile des défenses adverses.

 

Le fait de poursuivre cette coopération signifie la poursuite de la convergence des besoins des deux armées et donc des doctrines d’emplois et exigences militaires, soit  préparer l’avenir ensemble sur ces capacités et se préparer à lancer le successeur du Scalp. Des pré-études ont déjà débutées pour élaborer en binational des familles de missiles modulaires : missiles de croisière et anti-navire.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:55
L’escadron de guerre électronique 48.530 tire sa révérence

 

11/07/2014 Armée de l'Air

 

Le 24 juin 2014, une cérémonie a marqué la fermeture de l’escadron de guerre électronique (EGE) 48.530, basé au Fort des Adelphes à Jeuxey, dans les Vosges. 

 

Répartis sur trois sites (Grostenquin, Jeuxey et Chenevières), les aviateurs de l’EGE sont chargés de la simulation de menaces sol/air au profit de l’entraînement des équipages français, allemands et américains. En effet, l’escadron travaille pour le polygone de guerre électronique, organisation tripartite située de chaque coté de la frontière allemande (voir encadré). Chacune des nations est régulièrement amenée à s’entraîner au cours d’exercices interalliés et interarmées, comme en juin dernier lors d’une campagne SA8-FR. Après la cérémonie, une dernière mission a d’ailleurs été réalisée pour les équipages de Mirage 2000D de la base aérienne (BA) 133 de Nancy-Ochey.

 

Dès le 1er septembre 2014, date à laquelle l’EGE fermera officiellement ses portes, les autres unités du PGE prendront le relais pour assurer les missions menées par les 23 aviateurs de l’escadron, en utilisant les moyens radars de Grostenquin, Jeuxey et Chenevières et des moyens mobiles. La BA 133 sera quant à elle chargée de la gestion de l’espace aérien dédié au PGE. Au sein du polygone, l’armée de l’air sera désormais représentée par les aviateurs intégrés au sein du centre de coordination du PGE, implanté en Allemagne, à Bann, à quelques kilomètres de la base aérienne de Ramstein. 

 

Zoom sur le polygone de guerre électronique

 

L’escadron de guerre électronique 48.530 tire sa révérence

 

Alors que l’utilisation de système d’armes sol/air s’étend en Europe dans les années 1970, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis créent le Polygone de guerre électronique en avril 1979. Dédié à l’entraînement des équipages, il se situe en territoire franco-allemand, avec trois sites en France (Chenevières, Épinal et Grostenquin) et quatre en Allemagne (Bann A, Oberauerbach, Pirmasens et Bann B, qui coordonne l’activité des sept sites). Chaque nation apporte sa contribution à ce système tri-national. Les Allemands mettent à disposition leurs espaces aériens et des systèmes d’armes réels, les Américains le programme de restitutions d’exercice EPICCCS et des simulateurs, et la France des sites en basse-altitude à partir desquels des missions diversifiées et proche de la réalité sont réalisables.

 

Ordre du jour de dissolution de l'EGE 48.530

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