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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:56
Contre-offre de Rheinmetall au projet de Nexter Systems avec KMW

 

10/07 Thibaut Madelin, à Berlin et Denis Meynard à Saint-Etienne – LesEchos.fr

 

Rheinmetall veut racheter Krauss-Maffei Wegman avec qui Nexter Systems veut fusionner.

 

Nexter risque d’avoir de la concurrence pour son projet de rapprochement avec le fabricant allemand de blindés Krauss-Maffei Wegmann (KMW) . Selon « Handelsblatt », Rheinmetall, un autre groupe de défense allemand, prépare une offre sur KMW avec lequel il coopère sur plusieurs modèles dont le char Puma. « Des contacts ont eu lieu au plus haut niveau », rapporte le quotidien des affaires.

 

Le groupe de Düsseldorf envisage deux options pour la famille actionnaire de KMW. La première prévoit que celle-ci devienne le premier actionnaire de Rheinmetall, avec 25 % à 30% du capital, en échange de l’apport de leur société. La deuxième envisage une fusion entre l’activité de défense de Rheinmetall et celle de KMW, dont les tailles sont comparables. Un rapprochement germano-allemand pourrait entraîner des synergies de 60 à 70 millions, selon le « Handelsblatt ».

 

Rheinmetall a refusé de commenter, mais la société n’a jamais caché son intérêt pour son rival. Des discussions ont échoué à plusieurs reprises dans le passé, se heurtant notamment aux réserves de la famille Wegmann.

 

Le précédent Atlas Electronik

 

Attendu, ce rebondissement rappelle l’épisode Atlas Electronik. Fin 2005, Thales avait voulu acheter à BAE Systems cet équipementier allemand. Le britannique a finalement choisi l’offre de ThyssenKrupp et d’EADS, inférieure mais soutenue par Berlin. Le gouvernement allemand peut bloquer la cession de plus de 25% d’une société de défense à des étrangers.

 

Depuis son annonce, l’industrie allemande est prudente sur le projet Nexter-KMW. « Si cette opération réussit, je suis prêt à offrir une bouteille de champagne car ce serait un pas juste vers la consolidation de l’industrie de défense européenne », déclare aux « Echos » Georg Wilhelm Adamowitsch, directeur général de la fédération de l’industrie de sécurité et de défense (BDSV).

 

En France, parmi les syndicats de Nexter, seule la CGT s’y oppose. « Nous sommes pour des coopérations européennes, mais contre une alliance capitalistique qui conduirait à une spécialisation par pays, avec l’abandon de l’activité blindé en France », explique Jean-Pierre Brat, délégué syndical central. La CGT souligne que l’Etat français a obtenu dans les négociations avec KMW de protéger l’artillerie et les munitions, mais pas les blindés.

 

CGT contre, CFDT, FO et CFE-CGC ouverts

 

Premier syndicat maison, la CFDT refuse tout dogmatisme « On a posé des questions, demandé des garanties industrielles et sociales, ainsi que la création d’un comité de suivi avec le ministère », explique André Golliard, représentant des salariés au conseil d’administration. Hervé Duverger (FO,), estime que les salariés pourraient être rassurés par des commandes. En France, la notification du programme Scorpion est bloquée du fait du contexte budgétaire.

 

Enfin, le « oui mais » de la CFE-CGC reflète « l’espoir placé dans cette alliance européenne et le désir de plus de transparence sur la stratégie de notre direction et sur le type de portage que veut opérer notre actionnaire actuel », selon Pascal Poyade, délégué à Roanne (Loire).

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Hôtel de la Marine: l'ouverture au public envisagée pour 2017

 

Paris, 4 juil 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

L'Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris, devrait ouvrir au public au premier trimestre 2017, a indiqué vendredi à l'AFP le Centre des Monuments Nationaux, qui sera chargé de gérer ce bâtiment lorsque les militaires, qui l'occupent, l'auront quitté.

 

L'état-major de la Marine doit quitter ce prestigieux hôtel particulier du XVIIIe siècle au plus tard au 1er janvier 2016, pour rejoindre le nouveau ministère de la Défense, actuellement en construction à Balard (XVe arrondissement).

 

"Il faut prévoir une année de travaux, notamment pour rénover les réseaux électriques et le chauffage", a indiqué Philippe Bélaval, président du Centre des Monuments Nationaux (CMN) .

 

En janvier, le ministère de la Culture a demandé au CMN, qui gère déjà près de 100 monuments, de reprendre l'Hôtel de la Marine et de lui faire des propositions sur la façon de l'exploiter.

 

Le CMN va mettre en valeur les salles patrimoniales de l'ancien garde-meubles de Louis XV. Un parcours d'un peu plus de 2.000 m2 permettra au public de visiter les magnifiques appartements du premier étage, l'actuel bureau du chef d'Etat-major de la Marine et le poste de commandement, a précisé M. Bélaval. Un espace pour les expositions temporaires sera aussi prévu.

 

Le rez-de-chaussée sera affecté à l'accueil du public, la billetterie, les boutiques et la restauration. La cour sera ouverte au public.

 

Au total, quelque 4.500 m2 seront dévolus au public.

 

Le CMN propose aussi de louer en direct et au prix du marché les bureaux (8.000 m2) que comprend le bâtiment.

 

"Les arbitrages financiers ne sont pas encore rendus sur la manière dont la gestion du monument va s'équilibrer", a précisé M. Bélaval.

 

La Cour des comptes aurait renoncé à s'installer dans une partie de ces bureaux, selon M. Bélaval. "Il faudrait en effet qu'elle loue au prix du marché", a-t-il dit.

 

"Il y a des travaux à faire, ils sont incontournables. Nous devons les amortir avec des loyers", a souligné M. Bélaval.

 

"Je suis convaincu de la capacité du CMN d'exploiter l'Hôtel de la Marine sans compromettre son équilibre de gestion global", a-t-il dit.

 

Pour le CMN, qui fête ses 100 ans le 10 juillet 2014, "la reprise de l'Hôtel de la Marine est un signe de la vitalité et de la solidité de son modèle économique", estime-t-il.

 

Le CMN vient aussi de reprendre la gestion du Fort de Brégançon (Var).

 

Le sort de l'Hôtel Marine avait enflammé les esprits fin 2010 lorsqu'il avait failli être confié à un homme d'affaires, Alexandre Allard.

 

Nicolas Sarkozy, alors chef d'Etat, avait finalement décidé en 2011 que l'ancien garde-meubles de Louis XV resterait dans le giron de l'Etat. Il avait donné son feu vert à un ambitieux projet du Louvre pour ce site.

 

Après l'élection de François Hollande, ce projet a été abandonné en raison de son coût. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a confié la gestion du monument au CMN.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Loi de programmation : promesse non tenue pour l’armée

 

10/07 Alain Ruello - lesechos.fr

 

Contrairement à ce que dit le gouvernement, la loi de programmation militaire (LPM) n’est pas respectée. Elle ressort même plus fragilisée qu’elle n’était déjà du projet de budget triennal 2015-2017. Sur chacune des années ­concernées en effet, 500 millions de crédits budgétaires ont été retirés, d’un trait de plume ! Soit 1,5 milliard au total, qui sera compensé (en principe) par autant de recettes exceptionnelles, c’est-à-dire par de l’argent provenant de la vente des bijoux de famille de l’Etat.

 

Bercy peut affirmer que le compte y est puisque l’addition des crédits budgétaires (amputés) et des recettes exceptionnelles (augmentées) reste conforme à ce qui était prévu. Sauf que ces recettes exceptionnelles sont par nature (très) aléatoires.

 

La LPM en prévoyait déjà 6,1 milliards entre 2014 et 2019, dont la moitié rien que sur 2015 et 2016. L’Etat ne pouvant plus compter avant longtemps sur le produit de cession des fréquences de la TNT, un quatuor de hauts fonctionnaires a été chargé de bâtir un plan B en urgence.

 

Le triennal augmente l’incertitude de 1,5 milliard puisque ce ne sont plus 6,1 milliards, mais 7,6 milliards qu’il faut trouver ! Remise de copie du quatuor attendue dans les jours qui viennent lors d’un conseil de défense qui s’annonce crucial pour la survie de la loi de programmation.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Budget de Défense : les comptes n’y sont décidemment pas

 

10.07.2014 Enderi.fr

 

Matignon a fait parvenir aux différents ministères les « lettres de cadrage », définissant les contours du budget que chaque ministère devra respecter. Sans explicitement passer à nouveau pour la variable d’ajustement, la Défense est loin de s’en sortir aussi bien que certains le supposent.
 

Un budget de l'état à réformer

Le principe fait consensus : le gouvernement doit faire des économies sur son budget, pour réduire son déficit et une dette abyssale qui approche désormais les 2000 milliards d’euros. Cela signifie très concrètement qu’il va falloir pour Matignon rendre des arbitrages, faire des choix, et donc des mécontents. Le chef du gouvernement doit fixer des priorités et trancher entre les efforts à faire et ce qui peut être remis à plus tard.

La logique de Manuel Valls n’est pas la pire qui soit, loin de là. On peut d’ailleurs détecter, derrière les lettres de cadrage envoyées récemment à l’ensemble des Ministères, un recentrage en douceur sur les fonctions régaliennes de l’Etat : sécurité, santé, éducation. A une exception près, mais elle est de taille : la Défense reste fragilisée. Grandement diminuée par des réformes simultanées et constantes depuis près 20 ans, la Défense a vu fondre ses effectifs et son budget : 44 000 postes supprimés rien qu’entre 2008 et 2013, et un budget dont la part dans le PIB a été presque divisée par deux en trente ans. Quel ministère pourrait prétendre avoir réalisé des efforts comparables, tout en assurant la continuité de ses missions ?

La perception médiatique

Dans son résumé à grand trait de la nouvelle, Europe 1 classe la Défense dans la catégorie de « ceux qui s’en sortent bien », allant jusqu’à expliquer doctement que le budget des armées va même légèrement augmenter sur la période (de 0,53 % entre 2014 et 2017). D’une part, puisque l’on peut supposer que le site s’exprime en euros courants, il s’agit bien d’une diminution relative du budget : malgré une inflation historiquement faible, on peut supposer qu’elle sera tout de même supérieure à 0,53 % sur trois ans. Le "pouvoir d'achat" de la Défense va donc diminuer.

Plus lucidement, le Huffington Post place la Défense dans la catégorie des « sacrifiés ». Il y en a en effet plusieurs bémols de taille dans les prévisions de budget pour la Défense. Premier coin dans le tronc des réjouissances : si le Ministère de la Défense conserve son budget prévu par la LPM, arraché de haute lutte par Jean-Yves Le Drian, ce n’est qu’en contrepartie de 7500 postes supprimés, rien que pour l’année 2015. Ce sont donc près de 650 millions d’euros qui seront retirés du budget, compensés en théorie par 250 millions d’euros du programme investissement d’avenir et 500 millions d’euros venant de « recette exceptionnelles », les fameuses « Rex ». Par Rex, comprendre pour l’essentiel la vente de fréquences aux opérateurs de téléphone et de la TNT.

Sauf que, par expérience sur les ventes de biens immobiliers, le Ministère de la défense sait très bien que les prévisions de Rex sont abusivement optimistes. De plus, compte tenu des retards pris dans les négociations autour de cette vente de fréquence, il est probable que les Armées ne verront pas un centime avant fin 2015 ou 2016. Au bilan, Valeurs Actuelles comme le Point font état d’un trou budgétaire prévisible de 1,5 à 1,77 milliards d’euros dans le budget de la Défense, rien que pour 2015. Les 6,1 milliards d’euros attendus entre 2014 et 2019 sont pour l’instant un mirage budgétaire, alors que les coupes sont bien tangibles.

Deuxième difficulté, d’ordre historique, pour les Armées : les budgets prévus par les lois de programmation successives n’ont jamais été respectés, peu importe que la gauche ou la droite soit au pouvoir. Si le « taux d’exécution budgétaire » de la LMP 2003-2008 a bien été de 98 % (ce qui représente tout de même près de 5 milliards en moins), celui de la LPM 1997-2002 a été de 87 %.

Beaucoup d'interrogations sur l'avenir

Les dénonciations alarmistes de la « juste insuffisance  » résonnent encore à nos oreilles, alors que l’on poursuit le démantèlement de l’outil de défense. Il est remarquable de noter d’ailleurs que ce n’est pas tant la politique de la gauche qui pose problème, que les conséquences des mesures décidées sous la droite. Aujourd’hui, alors qu’il n’est pas exagéré d’avancer que tous les indicateurs sont dans le rouge, la Défense bénéficie au moins d’un petit avantage : députés de gauche comme de droite s’alarment de la situation, tous faisant preuve d’une « certaine idée de la France ». C’est d’ailleurs cette mobilisation de gauche comme de droite qui a permis courant mai de contrer les velléités de Bercy sur un nouveau rabotage de la loi de programmation militaire. A l’époque les quatre chefs d’états-majors avaient également menacé de déposer képis et casquettes sur le bureau du chef des Armées, preuve inédite du sérieux de la situation.

Mais les fonctionnaires de Bercy sont rancuniers, confortés par une perception de plus en plus flou des enjeux de la Défense. Les arguments en faveur d’un démantèlement de la Défense sont souvent les mêmes : « nous n’avons plus d’ennemis à nos frontière », « nous n’avons pas à être les gendarmes du monde (et de l’Afrique en particulier) », « nous ne faisons qu’engraisser le complexe militaro-industriel »… Certes, l’Allemagne est bien plus dangereuse sur les terrains de foot que sur le Rhin, l’Afrique commence petit à petit à prendre en main les conflits du continent (avec un succès tout relatif), et la France reste, malgré un budget d'équipement réduit à peau de chagrin, un des leaders mondiaux de l’exportation d’armements.

Pour autant, la France est toujours membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, et à ce titre, elle a beaucoup plus de devoirs que de droits, notamment celui de ne pas provoquer son déclassement en tant que puissance militaire. La crise Ukrainienne a rappelé à tous que l’hypothèse d’un conflit conventionnel dans le vestibule de l’Europe n’a rien du scénario de science-fiction. Ensuite, le shift stratégique des USA vers l’Asie-Pacifique a créé un appel d’air en région Sahélienne. Or la France est la seule puissance à disposer encore de la volonté politique et de moyens militaires pour éviter de faire de ces régions des bases arrières de mouvements terroristes. Croire que ces mouvements se contenteront à l’avenir de prospérer dans leur carré de désert serait faire preuve d’angélisme : Al-Qaida s’est appuyée sur ses base afghanes pour frapper les Etats-Unis en 2001. Enfin, si la France reste bien positionnée sur les marchands d’armements, c’est aussi parce que les fabricants hexagonaux se sont diversifiés dans les biens civils : 83 % des commandes auprès des membres du GIFAS ont été des commandes civiles. De nouvelles coupes budgétaires inciteraient d’ailleurs les industriels français du secteur à privilégier la production civile, quitte à délocaliser. Les conséquences sociales et industrielles de telles décisions seraient très lourdes.

Il n’est que temps de mesurer les conséquences d’années de gabegies, pendant lesquelles il a été demandé toujours plus à des armées auxquelles les décideurs politiques donnaient toujours moins. Si comme certains le pensent, "nous n'avons plus les moyens de nos ambitions", on pourrait répondre que nous n'avons pas forcément le choix de nos ambitions. Que celui qui assumera le déclassement de la France au second rang des puissances du monde avance d'un pas. Cela s'appelle la responsabilité, mais il n'y a guère plus que les militaires pour se souvenir de celle qui incombe à la Défense.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Les nouveaux gardiens de la LPM

 

7 juillet, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le fait est nouveau et inédit sous la cinquième République :  les véritables garde-fous de la bonne exécution de la Loi de Programmation Militaire (LPM), sont devenus… les parlementaires !  La très discrète « descente » à Bercy il y a deux semaine des parlementaires pour demander sur pièces les justifications au Ministère de l’économie de la réalisation des ressources exceptionnelles (REX), le prouve encore. Car sous l’impulsion des deux présidents des commissions Défense, Jean-Louis Carrère pour le Sénat et Patricia Adam pour l’Assemblée Nationale (mais aussi bien d’autres…), les parlementaires ont été présents, voire très présents durant toute l’élaboration à la fois du Livre Blanc qui fixe les ambitions de la Défense française et de la LPM, qui la met budgétairement en œuvre. De très nombreux rapports, parfois alarmistes ont mis le doigt là où le bât blesse. Puis ce fut l’ajout, grâce à leur détermination, de véritables verrous de sécurité insérés dans la LPM pour que la représentation nationale puisse s’assurer de sa bonne exécution et de son respect. Inédit ! Plus récemment, leur rôle a également été important dans la mobilisation générale de cette union sacrée «  Défense » (politiques, industriels, militaires…) contre Bercy qui souhaitait raboter d’un milliard d’euros par an le budget, pourtant initialement sanctuarisé par le Président de la République. Bref, c’est très activement que les parlementaires ont pris leur rôle de défenseur de la LPM très au sérieux et jouent dorénavant le rôle de gardiens des crédits de la défense contre Bercy.

 

Les nouveaux cerbères de la Défense

 

Un rôle nouveau, tout à fait en accord avec leurs pouvoirs et en respect de leurs attributions. Sauf que ce rôle est totalement inédit sous la cinquième République. On ne peut que se féliciter de cette prise de conscience très pro-active de la part de la représentation nationale sur l’un des plus gros budgets de l’Etat et surtout sur l’outil militaire de la France. La raison de cette mobilisation est double.

 

Premièrement, le ministre de la Défense a été un excellent facteur déclenchant de cette nouvelle volonté parlementaire. Lui-même très concerné par la sauvegarde de l’outil militaire de la France, Jean-Yves Le Drian a joué le rôle de catalyseur, donnant l’impulsion. Comme un chef de file derrière qui se mobilisent responsables militaires, industriels et politiques.

 

La seconde raison, c’est l’état de gravité de la situation de la Défense française. A force de grappiller le budget, la cohérence de l’outil militaire ne tient plus qu’à un fil, le modèle est devenu fragile, dans un contexte géostratégique où la menace impensable est redevenu possible et la surprise, la seule certitude. Avec une multiplicité d’opérations extérieures remplies par des soldats courageux dans des conditions lamentables. De tout cela les parlementaires sont bien conscients et cela motive leur combat.

 

Bras de fer contre Bercy

 

Car un véritable bras de fer s’est engagé entre la Défense, qui souhaite préserver son outil et le ministère de l’économie qui cherche dans sa logique purement comptable et constante à ponctionner le maximum d’argent sur un des plus gros budget de l’État. Ce qu’il fait d’ailleurs très bien ! Dernièrement encore en ponctionnant 350 millions d’euros par la loi de finance rectificative passée en juin ainsi qu’en promettant des ressources exceptionnelles (REX) qui, et les parlementaires ont pu le constater, ne seront pas au rendez-vous. Tandis que la Défense (DGA en tête) est en cessation de paiement ! Résultat, les parlementaires sont en ce moment très remontés, et bien plus qu’avant ! Car le constat est là : non seulement les REX ne seront pas au rendez-vous, mais chaque mesure palliative proposée par la représentation nationale se voit opposer un refus en bloc de la part du ministère de l’économie. Aucune solution, le dialogue avec Bercy est bloqué, au point mort… Sauf que, très remontés, les parlementaires ne vont pas s’arrêter là.  Et c’est pourquoi, la clause de revoyure, votée dans la LPM, sera activée en 2015. Les parlementaires vont alors se retrouver au centre du jeu. Des débats qui s’annoncent houleux ! Les élus nationaux se rendent bien compte, à travers leurs très nombreux déplacements, de l’urgence de la situation, à la fois sur l’état des forces mais aussi sur l’environnement géostratégique instable et imprévisible. A cause de Bercy, certains programmes sont en danger (y compris dans le volet dissuasion), mais le ministère de l’économie n’a sans doute pas pris la mesure de la détermination parlementaire. Le combat sera incessant pendant toute la durée de la LPM, car, prévisible, Bercy, le suscitera !

 

Alors que la plupart des pays européens désarment, excepté ceux de l’Est, Pologne en tête, conscients de l’imminence et de l’importance du danger, la France, elle tente de maintenir son outil, en devant aussi batailler en interne. Si elle ne sera plus capable, le fossoyeur sera bien identifié : Bercy. Si elle arrive à maintenir sa Défense, ses sauveurs le seront tout autant : le Ministre et les parlementaires !

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Le 1er RIMa fête ses 30 ans à Angoulème


05.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le 1er régiment d’infanterie de marine (1er RIMa) va célébrer le 30e anniversaire de son installation à Angoulême, après son départ de Granville (Manche). 

Le 1er RIMa (qui appartient à la 3e BLB) propose de faire découvrir, par le biais de photographies, les 30 années qui se sont écoulées depuis l’arrivée du régiment à Angoulême.

Cette exposition, gratuite, aura lieu du 11 au 25 juillet 2014 du mardi au samedi de 13h à 18h, à l’Hôtel Saint-Simon (15 rue de la Cloche Verte) à Angoulême.

Le site web du 1er RIMa: ici.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
nEuron photo Dassault Aviation - A. Pecchi

nEuron photo Dassault Aviation - A. Pecchi

 

Jul. 10, 2014 By PIERRE TRAN and ANDREW CHUTER – Defense News

 

PARIS AND LONDON — Britain and France plan to sign a memorandum of understanding for the study of a combat drone, bringing their air forces closer to an advanced fighter program worth billions, defense ministry spokespersons of the two countries said.

 

On July 15, during the Farnborough International Airshow, Defense Ministers Philip Hammond and Jean-Yves Le Drian are due to sign the agreement to launch a two-year feasibility study for the high tech combat drone, the French spokesperson said.

 

The unmanned combat aerial system (UCAS) study is seen as a step toward preparing a successor to the Rafale and Typhoon fourth-generation fighters starting around 2035.

 

The memorandum lays the groundwork for a contract around September for an Anglo-French industry group to explore the technology and concepts, the French spokesperson said.

 

Dassault Aviation and BAE Systems will focus on the platform, Rolls-Royce and Snecma on the engine, and Selex ES and Thales on the sensors and electronic systems, the official said.

 

London and Paris have signaled high level political support for the planned UCAS. “Our target was set by our president and the British prime minister at the Brize Norton summit: to sign at Farnborough Airshow an agreement aimed at launching the feasibility stage worth more than €200 million (US $272 million),” according to prepared remarks for Le Drian on a June 12 visit to the Istres flight test center, southern France.

 

“The technology demonstrator project for the Future Combat Air System (FCAS), which aims to prepare together the generation of fighter aircraft after the Rafale and Typhoon, is without doubt the most ambitious cooperation plan on our road map in terms of equipment and defense industry,” he said.

 

The FCAS is a concept based on flying manned fighters such as the F-35 joint strike fighter and Rafale alongside unmanned combat aircraft.

 

“This is an important step in building the French-British UCAS project, which prefigures the launch of a program in two years’ time,” Dassault Chief Executive Eric Trappier said. “This combat drone could be an operational complement to existing fighters such as the Rafale.”

 

The feasibility study will work on “systems architecture, certain key technology and definition of the simulation methods,” the French ministry said on Jan. 31 after a letter of intent was signed at the Brize Norton meeting.

 

“The work consists of identifying the key technology and validating the technology through the use of simulation,” Trappier said.

 

Further tasks will be to examine the operational concept, set the specifications and estimate the cost of building a demonstrator, he said.

 

The study will also lay out the prospective FCAS program, including setting the role of each of the companies in the cooperative effort. There will be a search “for the most efficient cooperation possible,” he said.

 

One British executive said the study represented a step back from the more ambitious program that had originally been considered, but the curtailing of ambition was the right thing to do.

 

“Last year we were talking about a demonstrator program, now we have a study involving experimentation, trade-offs and other things that will inform a future demonstrator program. It’s building from the ground upwards,” he said.

 

A second British executive said the FCAS study was an important first step in a program critical to industry retaining the ability to produce combat-capable jets, a skill that was endangered by the partnership with the US in the F-35 program.

 

“The F-35 gave Britain great opportunities but also a huge problem as so many of the critical systems use US technology,” he said. “FCAS gives us a chance for some form of rebalancing. It’s a way back to the mainstream of systems development on combat jets.”

 

A joint FCAS program offers Britain and France the chance to retain industrial skills beyond Typhoon and Rafale, as well as improve operational sovereignty, he said.

 

The first British executive said the issue goes beyond the maintenance of skills and capabilities in France and the UK, but touched on the future of a number of leading aerospace suppliers across Europe.

 

“It’s vital for European aerospace as a whole,” he said. “There has been a lot of discussion about when or whether to involve other nations or continue to just align with France. My view, though, is that once we get beyond this stage we are going to need more money and more production volume than just two nations can supply.”

 

For now, though, prompted by defense ministers and others, industry from both nations are “working more collaboratively than ever before on this,” the second executive said. “There will be bumps along the road but the structure they have adopted with the industrial champions pairing off across the key sectors gives cause for optimism that we will get a balanced study which emphasizes the importance of systems, the power plant and weapons as well as the platform.”

 

If the studies across the industry partnerships goes well it could open the door to further collaboration outside of the FCAS program for companies that are normally bitter rivals, the first British executive said.

 

What happens after the study is delivered in 2016 prompts some uncertainty. “Where we go after the study is a good question. The French will likely want to get on and build a demonstrator whereas the British may want to go for an early assessment phase as they need to be confident they can justify the funding,” the second executive said.

 

Others disagreed, saying the British would likely also want to see a demonstrator as the next step, but that the strategic defense and security review set to follow next year’s May general election would set the tone for London’s future involvement in the program.

 

British Defence Procurement Minister Philip Dunne told Defense News that the two sides had moved forward on the unmanned air combat system study.

 

“Following the summit in January we are anticipating some further progress in the FCAS commitment and moving that on a step. That’s happening through the summer. We have a very strong relationship with France and it continues to grow,” he said.

 

Britain and France each has a technology base gathered from building and flying respectively the Taranis and nEuron UCAV demonstrators.

 

For the UCAS feasibility study, London and Paris will equally fund a total £120 million (US $205 million), and each country also will fund a total of £80 million for national studies on the unmanned fighter, a joint declaration from the Brize Norton summit said.

 

The study, which is predominantly technical, will involve the development and testing of elements of the systems required for a highly integrated vehicle like a UCAS.

 

Thales would supply the French components of the radar and electronic warfare, electro-optronics and sensors for targeting and situation awareness, line of sight and satellite communications, avionics sensors and computers, a company spokeswoman said.

 

Safran’s Snecma and Rolls-Royce have agreed on how to share the work if the demonstrator is launched.

 

Last year, the two companies handed a preparation phase report to British and French procurement offices. The report detailed how to mature and demonstrate key technology and operational aspects for a future combat drone.

 

“Each stage is important and this is starting to be significant, certainly on the financial front,” said Jean-Pierre Maulny, deputy director of think tank Institut des Relations Internationales.

 

Once the study is completed, an issue will be whether funds will be available to pursue the project, he said. Another question is whether the program will be opened to other European partners such as Germany and Italy.

 

The ministers are also due to sign an agreement for the exchange of British and French studies on an upgrade of the Scalp-Storm Shadow cruise missile, the French ministry said in a July 10 statement. MBDA builds the long-range weapon

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Le général Boussard, commandanr le CSOA

Le général Boussard, commandanr le CSOA

 

09.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Le 1er juillet a vu la naissance du CSOA (Centre du soutien des opérations et des acheminements).

Cette nouvelle entité, résultant de la fusion du CICLO (Centre Interarmées de Coordination de la Logistique des Opérations, chargé du soutien des opérations) d’une part et du CMT (centre multimodal des transports) d’autre part, travaille dorénavant sous le commandement du général Boussard ex-commandant du CMT.

En janvier 2014, le CICLO, précédemment stationné à Montlhéry, s’était installé sur la Base Aérienne 107 de Villacoublay.

Le CSOA, un organisme interarmées (OIA), est placé sous l’autorité du CEMA, il reçoit ses ordres du CPCO. Il sera chargé de coordonner et de conduire le soutien logistique, ainsi que les acheminements au niveau stratégique pour les opérations extérieures, les missions intérieures et les exercices interarmées majeurs.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:45
Crédit R. Connan  DICOD

Crédit R. Connan DICOD


10.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Yves Fromion (député du Cher) et son homologue lorientais Gwendal Rouillard ont présenté mercredi 9 juillet leur rapport sur "l’évaluation du dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours". Ce rapport sera en ligne samedi sur le site de la commission mais on peut voir la vidéo de la séance de mercredi matin.

 

Les deux députés ont voulu dès leurs propos liminaires "tirer la sonnette d’alarme sur la déflation prévue à Djibouti". En effet, il est envisagé de réduire les effectifs de 1900 militaires actuellement à 950 dans ce qui va devenir, avec Abidjan, l’une des deux bases opérationnelles avancées d’Afrique. 950 hommes, avec une seule mission pour l’armée de l’air (la défense aérienne), pas d’Alat sur place et un RIAOM sans appuis lourds ! Donc, la moitié des moyens serait supprimée mais sans réduire le contrat opérationnel et sans réviser à la baisse les récents accords de défense signés avec le régime djiboutien.

Djibouti ne peut être une variable d’ajustement, estiment les rapporteurs qui préconisent que les effectifs soient fixés à 1 300 hommes (pas de détails sur la composition et l’équipement de cette garnison). Le contrat opérationnel serait alors "respectable" et la force disposerait de moyens limités mais lui permettant tout type de mission.

L’idée, soufflée par des militaires, semble "raisonnable" selon Gwendal Rouillard qui met en avant les menaces que font courir AQPA et les shebab somaliens sur la Corne de l’Afrique, la menace terroriste (concrétisée par l’attentat dans un restaurant) et la piraterie en mer rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:20
Crédits : Lieutenant de vaisseau Thomas Letournel

Crédits : Lieutenant de vaisseau Thomas Letournel

 

10/07/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

30 soldats canadiens issus du Royal 22e régiment ont été déployés au sein du détachement Terre Antilles -33e RIMA du 8 au 29 juin 2014, pour bénéficier d’une instruction tactique en milieu tropical.

 

En début de séjour, la section canadienne a participé à une instruction amphibie complétée d’un embarquement sur le BATRAL Dumont d’Urville. Après une instruction sur l’armement français, les militaires canadiens ont tiré au Famas sur le champ de tir de Colson.

 

Ils ont également eu l’occasion de découvrir les techniques d’apprentissage de combat en milieu tropical avec l’appui du Centre d’aguerrissement outre-mer et de l’étranger (CAOME). Les soldats canadiens ont acquis des savoir-faire de type commando, qu’ils ont restitués sur des  parcours d’audace nautique, parcours mangrove, pistes terrestres individuelles et collectives.

 

En guise d’épreuve de synthèse, le détachement canadien a accompli un raid tactique dans le sud de la Martinique, encadré par des soldats de la 4e compagnie. L’épreuve était notamment composée d’une marche d’infiltration et d’un raid en en zodiac jusqu’à la base navale de Fort-de-France. Sous menace ennemie, les militaires canadiens ont détruit les objectifs assignés. Le raid s’est terminé avec succès par une descente en rappel sur les parois du fort Saint-Louis.

 

Ce nouvel échange, réalisé dans le cadre des actions de coopération conduites par l’état-major des forces armées aux Antilles, a contribué à renforcer les liens entre les soldats français et canadiens.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 06:55
photo Légion Etrangère

photo Légion Etrangère

 

10.07.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Le général Christophe de Saint-Chamas, commandant de la Légion étrangère depuis 2011, a été nommé hier matin, en conseil des ministres, commandant de la zone de défense Ouest qui comprend les 20 départements des régions Haute Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de Loire et la région Centre.

 

Il prendra son commandement le 1er août et succédera au général de corps d'armée Lafontaine (4 étoiles) qui fera ses adieux aux armes le 17 juillet à Rennes.

 

Note RP Defense : source Légion Etrangère

 

Né le 5 janvier 1959, saint cyrien de la promotion Général ROLLET (1978-1980), le général de division Christophe de Saint Chamas a pris le commandement de la Légion étrangère le 1er septembre 2011.

Stagiaire de la 107ème promotion du cours supérieur d'état-major puis de la 2ème promotion du collège interarmées de défense, il est également auditeur de la 55ème session du centre des hautes études militaires et de la 58ème session de l'institut des hautes études de défense nationale en 2005-2006.

Officier de cavalerie, il sert au 12ème régiment de chasseurs à Sedan puis au 1er régiment de dragons à Lure d'où il participe à la première guerre du golfe en 1991 (opération DAGUET).

 

Il est affecté à trois reprises à la légion étrangère :

  • En 1984, chef de peloton puis capitaine au 1er régiment étranger de cavalerie à Orange, il est engagé dans des missions extérieures à Mayotte, au Tchad et en République de Centre Afrique.
  • En 1995, Lieutenant-colonel et chef du bureau opérations instruction au 1er régiment étranger de cavalerie, il retrouve le Tchad à deux reprises dans le cadre de l'opération EPERVIER et participe à l'évacuation des ressortissants français du Congo Brazzaville en 1997 (opération PELICAN).
  • Puis il est Chef de corps du 1er régiment étranger de cavalerie de 2003 à 2005 et commande un groupement tactique interarmes (GTIA) au sein de l'opération LICORNE en République de Côte d'Ivoire, de juin à octobre 2004.

 

A l'état-major des armées de 1997 à 2000, il prend part aux travaux de planification et de conduite des opérations menées en Bosnie Herzégovine, au Kosovo et en Macédoine, au sein de la cellule de crise « Yougoslavie » du centre opérationnel interarmées.

Il rejoint ensuite le cabinet du ministre de la défense et est promu au grade de colonel le 1er octobre 2000. Il assure pendant trois ans les fonctions d'adjoint au chef de la cellule terre.

En 2006, il sert au Centre interarmées de concepts de doctrines et d’expérimentations et devient adjoint planification et chef du J5 au Centre de planification et de conduite des opérations en juin 2007.

Nommé général de brigade le 1er aout 2009, il est envoyé en Afghanistan comme chef du bureau Plans et stratégie (CJ5) de l’état-major de la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) à Kaboul de février 2010 à mars 2011. 

Il prend le commandement de la légion étrangère le 1er septembre 2011. Il est nommé général de division le 1er avril 2013. 

Officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre national du Mérite, il est titulaire de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures et de la croix de la valeur militaire.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 21:45
photo ECPAD

photo ECPAD

 

10.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Deux députés (Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin) rédigent actuellement un rapport parlementaire sur le suivi des militaires blessés en opérations (dont ceux qui souffrent de PTSD ou blessures invisibles). Leur rapport est attendu pour novembre.

Ils se sont rendus à Chypre, la semaine dernière, pour visiter le sas de Paphos. Ils sont arrivés mercredi soir juste à temps pour assister à l’arrivée de 140 soldats de retour de Bangui (via N’Djamena par manque de kérosène en RCA) et qui allaient passer deux jours dans l’île.

Les deux députés (dont l’une est médecin généraliste) ont décrit, devant leurs collègues de la commission de la défense, des "hommes épuisés moralement et physiquement", qui "travaillent sept jours sur sept", disposent de véhicules de patrouille dont "la moitié ne sont pas blindés". Certes 80 % des logements et bureaux de M’Poko sont désormais climatisés mais les conditions climatiques exigeantes se conjuguent à la précarité du quotidien et aux incidents endémiques (escarmouches, prises à parti par des miliciens des deux camps, colis pero de vivres qui n’arrivent pas, pertes d’effets personnels dans des tentes qui brûlent par négligences etc.).

Yves Fromion (député du Cher) qui présentait ce mercredi son rapport (conjointement avec le Lorientais Gwendal Rouillard) sur "l’évaluation du dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours" s’est aussi rendu à Bangui. Il a décrit des soldats qui, pour échapper à l’eau et à la boue, "font des planchers avec des planches et des clous qu’ils récupèrent". Vantant "la débrouillardise française" et les soldats français qui sont des "gens extraordinaires", Yves Fromion a rappelé que "ça ne veut pas dire qu’il faut tirer sur la ficelle".

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:57
Fier de son engagement

 

source Armée de Terre

 

Fier de son engagement, il est toujours et partout, un ambassadeur de son régiment, de l’armée de Terre et de la France. Bien plus qu’un article du Code du soldat…une mission accomplie avec fierté et honneur par nos camarades sur les théâtres d’opérations extérieures au Mali et en RCA !

 

à découvrir ICI

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:56
LRU : nouveau système d'arme

 

10/07/2014 1  SIRPAT - Armée de Terre

 

Le lance-roquette unitaire (LRU) est le tout nouveau système d’arme de l’artillerie française.

 

La phase d’essai et le premier tir de munition de guerre sur l’île du Levant fin 2013 ont été supervisés par direction générale de l’armement (DGA). Les ultimes vérifications ont eu lieu en Suède, au camp de Vidsel, en juin dernier, au cours d’une évaluation technico-opérationnelle effectuée par la section technique de l’armée de Terre (STAT), renforcée par une équipe du 1er régiment d’artillerie (1er RA), qui sera équipé de ce lanceur chenillé.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:55
ENA hors les murs, juin 2014

ENA hors les murs, juin 2014


10/07/2014 par Bernard Bajolet – Léon Blum 1975 – directeur général de la sécurité extérieure

 

Les bouleversements géopolitiques survenus depuis la fin de la Guerre froide ont conduit les Etats à repenser la place des services de renseignement dans nos sociétés. En France, plus qu’ailleurs peut-être, alors que les services étaient jusqu’alors déconsidérés et marginalisés, à partir de 2001, une série de décisions gouvernementales courageuses et la conduite d’une politique constante et clairvoyante dans le domaine du renseignement, ont amené nos autorités à recentrer progressivement les services de renseignement dans l’appareil d’Etat et à faire d’eux un instrument essentiel du processus décisionnel de politique étrangère et de sécurité nationale. Les services sont aujourd’hui des outils pertinents, efficaces et écoutés, ils contribuent pleinement à assurer la sécurité des Français et à protéger les intérêts de notre pays.

Par ce processus, au sein de l’Etat comme de l’opinion publique, la Direction générale de la sécurité extérieure, qui a la responsabilité du renseignement extérieur, a notamment gagné en confiance, en légitimité et même en image.

Au-delà des clichés véhiculés encore parfois par la littérature ou le cinéma, le renseignement extérieur relève d’une politique publique exigeante, aux objectifs clairement identifiés, recouvrant à la fois une réalité et des défis ambitieux, notamment dans le domaine du management et de la gestion des finances publiques, au regard d’un contexte budgétaire particulièrement contraint.

La DGSE, rattachée au ministre de la Défense, dispose d’un statut spécial qui lui assure une grande autonomie dans sa gestion comme dans ses opérations, dans le but notamment d’en préserver le caractère secret. L’autonomie et le caractère spécial du Service ne peuvent toutefois se concevoir sans le contrôle de nos autorités politiques et l’établissement de priorités clairement établies par elles, inscrites dans le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale et déclinées pour les services de renseignement dans un Plan national d’orientation du renseignement (PNOR).

Dès 1940, la création ex nihilo par le général de Gaulle d’un service de renseignement de la France Libre (connu sous le nom de Bureau central de renseignements et d’action - BCRA)  a préfiguré, sur des bases originales et pragmatiques, l’organisation des services qui lui ont succédé, le SDECE puis la DGSE. En effet, il demeure aujourd’hui, au sein de la DGSE, une part du BCRA, qui contribue à son identité et à son originalité.

Je pense à deux principes d’organisation essentiels : la DGSE d’aujourd’hui, comme le BCRA d’hier, est un service de renseignement intégré. Il réunit en un seul service les capacités nécessaires au recueil du renseignement (humain, technique et opérationnel), à son analyse, à sa diffusion, et à l’action clandestine (l’entrave). Ensuite, la DGSE est un service « civil », au sens où il est rattaché à l’autorité politique civile et distinct de tout état-major militaire.

Ces principes d’organisation constituent la spécificité de la DGSE, une originalité dont elle tire sa réactivité et des atouts majeurs par rapport à ses homologues dans le monde, parfois mieux dotés en termes d’effectifs ou de budgets.

Cette « fusion » du renseignement issu de toutes origines, couplée de surcroit à une capacité d’entrave, assure en effet le maximum d’efficacité de la DGSE par rapport à ses ressources, comparativement plus faibles ou à peu près équivalentes comparées à ses principaux partenaires européens que sont respectivement les services de renseignement britanniques (SIS et GCHQ) et allemand (BND).

Faire fonctionner un service de renseignement selon le principe de l’intégration et de la fusion du renseignement est un défi permanent pour son directeur général. Car il faut pouvoir faire travailler ensemble des directions et surtout des hommes et des femmes aux cultures, méthodes, procédures et langages différents. Pour d’évidentes raisons sociologiques, il est naturellement toujours plus confortable de travailler au quotidien entre soi et de ne pas se confronter à « l’autre ». Mais cette attitude, qui pousse à un travail en silo, renforcé par nos normes de cloisonnement, doit être combattue car la réactivité nécessaire à un service de renseignement est directement liée à la libération des flux d’information entre les directions composant la DGSE.

Aujourd’hui, c’est à un rapprochement de proximité auquel il est procédé, en adjoignant par exemple à la direction du renseignement des exploitants du renseignement technique. Ces hommes et ces femmes issus de directions différentes et aux compétences très éloignées mais complémentaires, sont réunis dans une même pièce pour assurer une exploitation optimale du renseignement obtenu et interconnecter la recherche humaine et la recherche technique, car l’une ne peut aller sans l’autre.

Le constat de l’interconnexion du renseignement humain et du renseignement technique dans un espace-temps réduit, conduit le Service à se doter de capacités de traitement, d’exploitation et d’analyse consolidées et proche du temps réel. Il ouvre ainsi la voie à un nouveau modèle d’organisation du cycle du renseignement et annihile de facto toute idée de création en France d’un service de renseignement technique indépendant, idée aujourd’hui financièrement insoutenable et contre-productive, d’autant que les capacités techniques sont aujourd’hui en partie mutualisées avec les autres services qui composent la communauté française du renseignement.

La pérennité de ce modèle, encore jeune, mais déjà étudié attentivement par un certain nombre de nos partenaires étrangers, passe immanquablement par l’échange d’expérience et le mixage de cultures, de métiers et de talents différents, fédérés autour de méthodes de travail, règles éthiques et déontologiques, et objectifs communs.

« Il n’est de richesse que d’hommes » disait Jean Bodin au XVIème siècle, et j’ajouterais, à la DGSE peut-être plus qu’ailleurs. Pour souligner toute l’importance que nos autorités accordent à la fonction de renseignement, la DGSE est l’une des rares administrations de l’Etat, en tout cas parmi celles qui relèvent du ministère de la Défense, dont les effectifs continuent d’augmenter.

Cette augmentation des effectifs est certes relative mais riche de signaux. Le budget est à ce jour préservé bien que contraint. Après avoir augmenté de plus de 50% sur la période 2009-2013, le budget du Service suit désormais une courbe qui se rapproche de l’asymptote. Mais ce sont plus de 616 équivalents temps pleins travaillés (ETPT) qui ont été créés au cours des cinq précédentes années,  et encore 284 ETP nets supplémentaires attendus d’ici à 2018.  

La DGSE compte à ce jour 6000 personnels (dont ceux du Service Action), dont il faut souligner la diversité statutaire (27% de militaires, 50% de fonctionnaires civils, 23% de contractuels), et leurs talents multiples mais tellement complémentaires (analystes, officiers de renseignement, linguistes, ingénieurs télécom, crypto-mathématiciens, techniciens du signal, etc).

Il me paraît en outre opportun de souligner dans cette revue les efforts produits par le Service au cours des dernières années pour réformer son encadrement supérieur civil et le doter d’une force de management adaptée. Cette réforme est entrée en vigueur le 1erjanvier 2011.

Elle se caractérise tout d’abord par la création du corps des administrateurs de la DGSE (85 administrateurs à ce jour) doté d'une structure et d'un échelonnement indiciaire calqués sur celui des administrateurs civils. Cet alignement permet au corps d'encadrement supérieur de la DGSE de disposer du même développement de carrière que les autres corps d'encadrement supérieur de l'Etat et a ouvert des perspectives de mobilité réciproque que ne permettait pas le statut antérieur.

Cette réforme a donné lieu à une refonte du mode de recrutement qui d'un recrutement par promotion interne, au choix, se décline désormais sous deux formes : un accès direct au corps à l'issue de la scolarité à l'Ecole Nationale d'Administration  (deux élèves de l’ENA ont été recrutés à ce titre à l’issue de leur scolarité, le premier en 2012 et le second en 2014), et une sélection interne, dont les modalités sont directement inspirées de celles du recrutement des administrateurs civils au tour extérieur, via un comité de sélection présidé par un membre du Conseil d'Etat.

Parallèlement à la création du corps des administrateurs, cette réforme a également permis au Service de réaligner ses emplois fonctionnels sur les standards de la fonction publique de l'Etat, tant dans la filière d’encadrement que dans la filière expertise. Ce réalignement garantit, à la fois, aux membres du corps des administrateurs de la DGSE des perspectives de débouchés de carrière équivalents à ceux des autres corps d'encadrement supérieur et, pour les membres de ces corps, des conditions attractives de mobilité entrante à la DGSE.

C’est aujourd’hui à une autre réforme que le Service doit se consacrer, celle du statut autonome des personnels civils de la DGSE. En effet, c’est une loi de 1953 qui place le personnel civil de la DGSE hors du champ d'application du statut général des fonctionnaires et confère au pouvoir réglementaire la capacité de fixer les normes statutaires applicables à cette catégorie d'agents publics.

Ce statut autonome, défini par un décret de 1967, contient des dispositions n'ayant pratiquement pas évolué depuis son entrée en vigueur. Celles-ci présentent une inadéquation croissante avec les évolutions tant de la fonction publique, que de la société. Le projet de refonte, en cours d'instruction interministérielle, devrait s'articuler autour des axes suivants :

- la redéfinition des droits et obligations des agents pour garantir un équilibre légitime et une meilleure opposabilité juridique, tout en réaffirmant les points fondateurs du statut autonome propre à un service de renseignement (prééminence de la sécurité du Service et de ses activités, interdiction du droit syndical et du droit de grève, organisation de la gestion des carrières compatible avec la conduite des missions opérationnelles du Service, etc) ;

- la mise en œuvre de protections spécifiques répondant aux exigences et aux risques des missions de renseignement extérieur ;

- le développement d'instances de concertation spécifiques avec des représentants élus du personnel permettant l'instauration d'un véritable dialogue social au sein du Service.

Tous ces efforts et investissements seraient vains s’ils n’étaient pas mis à la disposition de l’ensemble de la communauté française du renseignement, pour son plus grand profit. L’ampleur, la rapidité et la complexité des évolutions technologiques majeures ont conduit à renforcer les moyens techniques des services français de renseignement, mais aussi à innover dans leur gouvernance. En effet, plutôt qu’un émiettement des budgets et des compétences, c’est une solution de concentration des investissements techniques affectés au renseignement qui a été décidée, pour que les outils souverains de notre pays atteignent une masse critique.

Les infrastructures techniques les plus gourmandes en budgets et en hommes sont développées et opérées par des personnels de la DGSE au profit de l’ensemble de la communauté française du renseignement, et désormais mutualisées ou en voie de l’être. Cette mutualisation des capacités fait l’objet d’une gouvernance formalisée et arbitrée dans des instances de pilotage associant l’ensemble des services participants afin d’assurer un contrôle rigoureux de l’emploi des moyens humains et financiers consentis. De surcroît, la mutualisation stimule la coopération et la convergence méthodologique entre services français de renseignement.

Ce modèle intégré propre à la DGSE a fortement contribué à un certain nombre de succès récents, sur lesquels il est malheureusement impossible de communiquer, mais ils sont évidemment encourageants pour l’ensemble du personnel de la DGSE.

Un service de renseignement comme la DGSE ne peut toutefois se poser comme outil légitime pour assurer la sécurité des Français que si le lien qui les unit est fondé sur la confiance. Nos concitoyens doivent avoir l’assurance du caractère démocratique de la DGSE, et de son cadre d’action parfaitement conforme aux droits français et européen, et qui ne peut, en aucun cas, être assimilé à un “big brother” comme je peux parfois le lire. Ainsi, les allégations dans la presse selon lesquelles notre Service « espionnerait de façon excessive les Français sans aucun cadre légal » ont profondément choqué les agents de la DGSE qui sont soucieux du respect de la loi française et de l’état de droit. La DGSE, je le rappelle, ne procède à aucune interception des communications échangées sur le sol français, en dehors du cadre de la loi de 1991.

La nécessaire confiance entre les services de renseignement et la Nation passe dorénavant par un contrôle adapté et renforcé par le Parlement. La DGSE se soumet sans réserve au regard vigilant des membres de la Délégation parlementaire au renseignement qui contrôlent ainsi l’action du gouvernement dans le domaine du renseignement, l’utilisation des crédits votés et l’activité générale des services. Ce contrôle contribue à la protection par les services des intérêts fondamentaux de la Nation. En même temps, il marque la reconnaissance du métier du renseignement et de sa place au cœur de notre démocratie.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

6 juillet 2014 par Yves FROMION

 

Le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient d’annoncer l’ouverture d’une négociation entre Nexter et l’allemand Krauss Maffei pour « rapprocher » les activités des deux entreprises. Cette affaire concerne directement les sites Nexter de Bourges et de La Chapelle-Saint-Ursin.

 

Restructurer l’industrie de Défense européenne, qui est en surcapacité, est en soi une initiative utile à condition que la formule soit gagnante-gagnante pour les partenaires. Qu’en est-il donc de ce projet ?

  • Nexter et Krauss Maffei fabriquent les mêmes  produits : blindés, artillerie, etc… et sont concurrentes sur de très nombreux marchés.
  • Krauss Maffei  est une entreprise familiale, efficace à l’exportation, à la recherche d’une nouvelle dynamique.
  • Nexter bénéficie d’un plan de charge consolidé par le lancement du programme SCORPION d’équipement de l’armée de terre française (248 Engins blindés de reconnaissance – 92 VBMR avec une cible de 2080) et par les perspectives d’exportation du canon CAESAR. On ne peut pas en dire autant de Krauss Maffei….
  • Nexter est financièrement saine parce que l’Etat l’a déchargée de l’endettement considérable de GIAT Industries (à la charge du contribuable). Krauss Maffei a une gestion financière « familiale » et réaliste.

 

On ne connaît pas la nature de l’arrangement envisagé entre les deux entreprises mais l’affaire doit susciter une grande vigilance à Bourges et dans le Cher car :

  • il y aura inévitablement une restructuration de l’outil de production, mais aussi des bureaux d’études…
  • l’organisation du management et celle des organes de décision sera déterminante. On connaît la volonté des allemands de prendre la main sur les industries européennes de Défense. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont fait capoter le projet d’alliance entre EADS et British Aerospace …
  • l’impact sur la sous-traitance ne peut être sous-estimé.

On sait le Gouvernement français dans une quête désespérée des ressources  indispensables pour financer la Loi de Programmation militaire. Il serait dangereux de vendre imprudemment les bijoux de famille.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:45
Evaluation du dispositif militaire en Afrique et au suivi des opérations en cours - video Assemblée Nationale

10 juil. 2014 Assemblée Nationale

 

Présentation par Gwendal Rouillard et Yves Fromion de leur rapport de la mission relative à "l'évaluation du dispositif militaire en Afrique et au suivi des opérations en cours" le 9 juillet 2014 devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale

La commission de la défense a examiné le rapport de la mission d'information et en a autorisé, à l'unanimité, la publication.

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:45
Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014

 

10/07/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 3 au 10  juillet 2014.

 

Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Les forces françaises sont présentes principalement dans trois zones

- à Bangui et Boda avec le GTIA Acier,

- à l’ouest, de Beloko à Bossembele avec le GTIA de Boissieu,

- et à l’est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bria, avec le GTIA Magenta qui vient de relever le GTIA Scorpion.

 

Le GTIA Magenta, armé par le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), mais également par le 501e RCC et le RICM, est aux ordres du colonel Putz. Il succède GTIA Scorpion, armé par le 5e RIAOM et commandé par le colonel Despouys. Ce dernier s’est déployé dans l’est de la Centrafrique à la fin du  mois de mars 2014 afin d’y désarmer les groupes armés et d’y faire accepter la mission des forces de la communauté internationale dans une région marquée d’importantes fractures intercommunautaires.

 

Les effectifs d’EUFOR-RCA sont de 700 hommes, dont 250 militaires français. Pleinement opérationnelle depuis le 15 juin, EUFOR-RCA a pris le relais de Sangaris pour appuyer la MISCA dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

 

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

 

A Bangui, avec le GTIA Acier, la force Sangaris maintient des éléments aux côtés des forces de sécurité intérieure (FSI) et de la MISCA à la sortie nord de la ville, à PK12. D’une manière générale, elle est aujourd’hui en posture de réaction rapide (« quick reaction force » ou QRF), en mesure d’intervenir au profit des forces internationales déployées dans la capitale.

 

Dans la ville, la situation reste stabilisée. La vie a repris (33 centres de santé opérationnels, 75 établissements scolaires rouverts, 24 marchés actifs, 80 vols de compagnies aériennes), même si des pics de tension sont encore observés. Ce fut le cas vendredi 4 juillet sur l’axe routier qui conduit du centre-ville à l’aéroport international de M’Poko. Profitant d’un mouvement de foule initié et instrumentalisé par des anti-balaka en réaction à l’arrestation d’un de leur leader, des extrémistes ont lancé une grenade sur des soldats français d’EUFOR RCA. Trois militaires ont été blessés par des projections d’éclats et un quatrième touché par des jets de pierres. L’action du GTIA Acier en liaison avec EUFOR a permis de disperser la foule et de démonter les barricades entravant la circulation.

 

Les militaires français à Bangui ont par ailleurs accueilli la visite du ministre de la Défense les 7 et 8 juillet. Ce dernier a pris note de la stabilisation de la situation sécuritaire depuis sa dernière visite à Bangui au mois de mai et salué le sang-froid et le professionnalisme des soldats de Sangaris. S’adressant aux autorités politiques, il a mis en avant la nécessité de développer les piliers politique, économique et judiciaire.

 

Dans l’ouest, le GTIA de Boissieu poursuit son contrôle de zone en appui de la MISCA, mais aussi des forces de sécurité intérieures (FSI). De Bouar à la frontière camerounaise, la situation reste stable avec en particulier un phénomène de rejet des bandes de coupeurs de route par la population. Le trafic commercial sur l’axe routier reliant le Beloko à Bangui demeure toujours aussi important, avec près de 480 véhicules entrés en RCA cette semaine, dont 85% de poids lourds. La grande majorité de ces véhicules ont été escortés par Sangaris ou la MISCA.

 

Dans le nord et le nord-ouest de la RCA, des missions de reconnaissances sont régulièrement conduites, en particulier au-delà de Bossangoa, où persistent des signes de tension.

 

A l’ouest de la capitale, la ville de Boda continue de connaître quelques actes isolés de violence. Le GTIA Acier reste ainsi en appui de la MISCA chargée de contrôler la zone.

 

Dans l’est, la situation reste difficile. Depuis plusieurs semaines les tensions se sont cristallisées autour de la ville de Bambari.

 

Le 3 juillet, la force Sangaris s’est engagée en appui de la MISCA et des FSI, dans la partie ouest de Bambari. L’arrestation par les FSI d’un meneur anti-balaka a provoqué un mouvement de foule, vraisemblablement instrumentalisée, avec des jets de pierres sur la force. Au moment où les militaires français se désengageaient pour faire retombée la tension, des individus présents dans la foule ont lancé une ou des grenades. Sept militaires français ont été touchés par les éclats, sans gravité.

 

Le 7 juillet, suite à un renseignement faisant état d’une attaque entre chrétiens et musulmans dans le quartier de l’évêché, la force Sangaris s’est immédiatement déployée afin de s’interposer et de protéger la population. Arrivée sur zone, elle a été prise sous les tirs d’armes légères d’infanterie, auxquels elle a immédiatement riposté, infligeant des pertes au groupe armé à l’origine des tirs. Cette première intervention a provoqué un arrêt des hostilités dont la population a profité pour commencer à se réfugier auprès des camps tenus par les forces françaises et par la MISCA. Plus tard, les affrontements ont cependant repris à proximité de l’évêché. Sangaris a répondu avec l’engagement d’hélicoptères qui ont ouvert le feu sur des individus armés menaçant la population. Des éléments de combat du GTIA Scorpion ont par ailleurs été engagés en direction de l’évêché qu’ils ont contribué à sécuriser au cours de la nuit.

 

Dès le lendemain matin un retour au calme a été observé. Depuis, Sangaris poursuit son action de sécurisation de Bambari en appui de la MISCA. L’action du GTIA Scorpion se traduit par des patrouilles armées destinées à prévenir les heurts intercommunautaires, ainsi que par l’instauration d’un dialogue avec tous les acteurs locaux.

 

Plus au nord, à Dekoa, la force Sangaris est intervenue à deux reprises les 6 et 8 juillet pour prévenir des affrontements intercommunautaires. Dans ce secteur, un contrôle de zone renforcé permet de contenir la montée de tension.

Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:45
Serval : point de situation du 10 juillet

 

10/07/2014 Sources : EMA

 

Les effectifs de la force Serval sont de l’ordre de 1 600 soldats et le dispositif français reste inchangé. Les effectifs de la MINUSMA (ONU) sont de plus de 8 000 hommes. Ceux des forces armées maliennes sont de plus de 7 000 hommes.

 

Dans le domaine des opérations aériennes, la semaine a été marquée par une soixantaine de sorties air, dont une vingtaine de missions réalisées par les avions de chasse, autant de missions de ravitaillement et de renseignement, et autant de missions de transport.

 

Du 2 au 7 juillet 2014, le sous-groupement infanterie du groupement tactique Dio (GT-Dio) de la force Serval a conduit une mission de reconnaissance et de contrôle de zone sur la rive Est du fleuve Niger au nord de Gao. Le sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) était composé de 3 sections de la compagnie d’infanterie du GT-Dio, de la section d’aide à l’engagement débarqué, d’un groupe génie et de la section environnement opérationnel. Dans un premier temps, la mission du SGTIA était de reconnaître des itinéraires et de trouver un accès jusqu’à la ville d’El Farat au nord de Gao. Appuyé par un élément du génie, la compagnie d’infanterie a aussi pu déterminer les accès à différents villages, entre Kokorum au sud et Forgho Sonrhai au nord. Précédé de la section environnement opérationnel dont la mission était d’évaluer et de favoriser l’acceptation de la force par la population, le sous-groupement s’est ensuite rendu au contact de celle-ci afin d’évaluer la situation sécuritaire dans la zone et de réaffirmer sa présence dans le nord de la région de Gao.

 

Parallèlement, les DLAO des forces françaises continuent d’accompagner les formations de l’armée malienne et de la MINUSMA. Le 3 juillet, le DLAO5 a ainsi appuyé une section du bataillon tchadien de la MINUSMA dans une mission de reconnaissance à l’ouest de Tessalit. Le DLAO4 a effectué des missions de reconnaissance en appui du bataillon burkinabé dans la région de Tombouctou dans la période de 3 au 7 juillet. Enfin le DLAO 1 a réalisé une mission d’assistance médicale aux populations à Amache, à proximité de Tessalit, le 4 juillet.

Serval : point de situation du 10 juilletServal : point de situation du 10 juillet
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:56
Airbus Group Sells Majority Stake In Test & Services (Spherea) to ACE Management and IRDI

 

10 July 2014 Airbus Group

 

Toulouse - Airbus Group (stock exchange symbol: AIR) today has sold a 66.5% stake in its Test & Services business to ACE Management and IRDI (Institut Régional de Développement Industriel de Midi-Pyrénées) after receiving the necessary regulatory approvals. Following a thorough auction process, Airbus Group entered into a preliminary agreement regarding the divestment in June 2014.

 

ACE Management, which manages the European Aerospace and Defence fund, Aerofund III and Financière de Brienne, and IRDI plan to further develop Test & Services and diversify into new markets. The agreement is part of Airbus Group’s ongoing portfolio rationalisation in line with its strategic focus on the core aeronautics business. Airbus Group is convinced that the consortium led by ACE Management and by IRDI will provide Test & Services with the appropriate financial resources under the continued leadership of its current CEO, Christian Dabasse.

 

Marwan Lahoud, Airbus Group Chief Strategy & Marketing Officer, said: “The divestment process has been conducted very carefully, with an aim to provide the best possible outcome for all parties involved. We are truly convinced that the independence of the company is a great opportunity for its experienced and motivated management team to grow the business further. I am proud that entrepreneurs have emerged from our Group.”

 

Thierry Letailleur, Managing Partner at ACE Management, said Test & Services had good prospects under the new ownership structure: “Through its worldwide client base, the company clearly stands as a leading player on the test equipment market. We are excited to support Test & Services in its development strategy, and we are convinced that the company is in a very good position to become a world-class SME, relying primarily on its current entities in France, Germany and United Kingdom.”

 

Test & Services, which will be renamed Spherea Test & Services specializes in the development, manufacturing and maintenance of test equipment. It is headquartered in Toulouse and employs around 500 people in France, Germany and the United Kingdom.

 

In 2013, it had revenues of € 103 million with a return on sales of 5 percent. The business employs world-class engineers and serves commercial and military customers worldwide.

 

About Airbus Group

 

Airbus Group is a global leader in aeronautics, space and related services. In 2013, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters – generated revenues of € 57.6 billion (restated) and employed a workforce of around 139,000 (restated).

 

About ACE Management

 

ACE Management is a private equity firm which for 20 years has focused on technology companies predominantly in the Aerospace, Maritime, Defense and Security sectors. ACE Management manages 7 different funds representing about €450M of capital, including Aerofund (I, II and III), Financière de Brienne, Sécurité and Atalaya.

 

The limited partners of these funds are European industrial groups (Airbus, Safran, Airbus Group, Airbus Helicopters, Thales, DNCS, CEA, Louis‐Dreyfus Armateurs, Areva), institutional investors (Bpifrance, Fonds de Solidarité des Travailleurs du Québec (FTQ), GICAN - Groupement des Industries de Construction et Activités Navales, Société Générale, Crédit Agricole, CIC, AXA, Crédit Coopératif) and 4 regions of France (Midi‐Pyrénées, Aquitaine, Pays de la Loire and Centre).

 

For further information: www.acemanagement.fr

 

About IRDI

 

Founded in 1981, IRDI has been providing support to companies in the Midi-Pyrénées and Aquitaine regions for the past thirty years. Its permanent shareholders include large French institutional investors (the Midi-Pyrénées and Aquitaine regional authorities, BPI France, Caisse d'Épargne, Banque Populaire,  LCL / Crédit Agricole, Total, Edf, BNPP, Société Générale, etc.). It is considered as one of France’s largest regional private equity investors. As a public limited company (société anonyme), investing its own equity, IRDI is able to provide long-term support for its affiliates and for projects having an impact on the regional industry. Examples of companies for which IRDI has provided funding: CLS, SOTIP, Composite Aquitaine, Groupe ARM, IGE XAO, etc.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:45
Mali / RCA: "Serval et Sangaris loin d'être finies"

 

09/07/2014 Par Lefigaro.fr (AFP)

 

Les conditions d'un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique "sont loin d'être réunies", selon des députés de la commission de la Défense de l'Assemblée, qui soulignent les difficultés rencontrées pour passer le relais à d'autres forces militaires. "Serval et Sangaris sont loin d'être finies", estiment Gwendal Rouillard (PS) et Yves Fromion (UMP), auteurs d'un rapport sur la présence militaire française en Afrique présenté mercredi en commission à l'Assemblée nationale.

 

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D'une part, le "passage de relais" à d'autres forces "paraît pour le moins compliqué", en raison notamment de la lenteur de la mise en place de la Minusma, la force de l'ONU pour la stabilisation du pays, qu'ils ont constaté sur le terrain. La deuxième raison, c'est que "le processus de réconciliation entre Maliens piétine". Les rapporteurs mettent en particulier en garde contre "un arrangement politique mal ficelé", qui déboucherait "sur une paix fragile".

 

En Centrafrique, où la France comptent 2.000 hommes, la force de l'Union africaine (Misca), d'environ 5.800 soldats, doit intégrer mi-septembre la force de paix de l'ONU, la Minusca. "Mais là encore, quel que soit le dévouement de ces soldats et l'implication politique de l'Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens de commandement et de projection", notent-ils. Là encore, "comme au Mali, le scénario de sortie d'Opex (opération extérieure) est moins que clair".

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:56
Photo MinInt

Photo MinInt

 

09/07/2014 gouvernement.fr

 

Bernard Cazeneuve a présenté en Conseil des ministres le projet de loi visant à renforcer le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes. La mesure phare : l'interdiction de sortie du territoire pour mineurs ou majeurs convaincus de vouloir rejoindre une terre de djihad.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:55
« 100 » dans le ciel du Bourget

 

9 juillet 2014 par Philippe Chetail - Aerobuzz.fr

 

L’aéroport du Bourget fête ses cent ans dimanche 13 Juillet. Parmi les temps forts, une équipe de trente-quatre parachutistes s’entraine pour dessiner le nombre « 100 » aux couleurs nationales dans le ciel francilien.

 

Ce saut particulier, si les caprices de la météo qui s’expriment en ce début de période estivale veulent bien s’estomper, sera l’un des moments phare de cet anniversaire organisé par Aéroports de Paris et l’Aéroclub de France. L’initiative de cette idée originale est due à Isabelle Dreyssé, directrice adjointe de l’Aéroport, accompagnée dans cette aventure par des hommes et des femmes (représentant 30% de l’effectif) cumulant de nombreux titres de champions du Monde et de plusieurs records Mondiaux. Elle même avoue une expérience de plus de deux mille sauts.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 15:55
Les ministères mis au régime en 2015

 

09/07/2014 Capital.fr (Reuters)

 

Les dépenses des ministères français diminueront de 1,8 milliard d'euros et leurs effectifs de 1.177 personnes en 2015, selon le document d'orientation des finances publiques transmis mercredi par le gouvernement aux députés.

La Défense, l'Ecologie et Bercy seront les plus touchés. Les moyens de l'Education nationale, la Recherche, la Justice, les Affaires sociales et l'Intérieur seront confortés conformément aux priorités affichées depuis le début du quinquennat.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 15:45
Sangaris : destruction munitions

 

10.07.2014 FORCESFRANCAISES

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