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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:50
Entraînement de lutte anti-sous-marine pour la frégate La Motte-Picquet

Le HMS Illustrious et la FASM La Motte-Picquet en ravitaillement à la mer avec le RFA Wave Knight , avec le HMS Torbay et un Merlin en arrière-plan.

 

20/06/2014 Sources : Marine nationale

 

L’entraînement Deep Blue a rassemblé, du 9 au 20 juin 2014, neuf bâtiments français et britanniques pour un exercice à vocation sous-marine de grande ampleur, qui s’est déroulé en Atlantique, au large des îles Britanniques. Les deux semaines d’entraînement ont vu s’opposer deux sous-marins : le HMS Torbay et le SNA Améthyste, trois frégates : la FASM La Motte-Picquet, le HMS Westminster et le HMS Richmond, ainsi qu’un porte-aéronef : l’HMS Illustriouset un pétrolier-ravitailleur, le RFA : Wave Knight.

 

Des exercices de lutte anti-sous-marine de configuration et de niveau d’intensité variables se sont succédés tout au long des deux semaines. Ces entraînements consistaient pour les bâtiments de surface à détecter la menace sous-marine et pour le sous-marin à éviter de se faire repérer pendant la durée de l’exercice et à simuler une attaque, le tout s’effectuant dans un périmètre déterminé.

 

Le HMS Illustrious disposait de neufs hélicoptères d’un type nouveau, les Merlin Mark 2, aux capacités accrues (sonar flash, bouées actives et passives), augmentant ainsi les scénarios d’exercice possibles. Le La Motte-Picquet avait quant à lui à son bord un hélicoptère de type Lynx, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, venu compléter les moyens d’écoute de la frégate.

 

La frégate a eu par ailleurs la chance d’être plusieurs fois désignée dans les fonctions d’Anti-submarine warfare commander (ASWC), chargée d’organiser les exercices de lutte anti-sous-marine). Une preuve des robustes capacités en planification et en coordination de la lutte sous la mer du La Motte-Picquet.

 

Deep Blue a, en douze jours d’exercice, atteint ses trois objectifs principaux : tester un nouveau dispositif de protection d’un porte-aéronefs par les hélicoptères Merlin assurant une permanence de vol ; conforter l’interopérabilité entre marines française et britannique et qualifier le HMS Richmondet le HMS Westminster en lutte anti-sous-marine. Autant d’occasions de renforcer la coopération entre Royal Navy et Marine nationale, dans l’optique de futures missions menées en commun.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:45
La sécurité maritime en Afrique : un enjeu international

 

20/06/2014 Alexandre Sordet  - International

 

Le 15e forum de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) sur le continent africain (FICA) a eu lieu du 12 au 19 juin 2014 à l’École militaire (Paris). L'approche globale de la sécurité maritime en Afrique et de la nécessité d’un approfondissement de la coopération internationale en la matière était au programme.

 

Du 12 au 19 juin 2014, à l’École militaire à Paris, s'est déroulé le 15e forum de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) sur le continent africain (FICA) . Ce rendez-vous annuel a réuni des ministres, des responsables militaires et des civils représentant 37 pays africains et 5 organisations internationales dont l’Union africaine. Le forum animé par des conférenciers français et internationaux a proposé des éclairages divers sur la sécurité maritime en Afrique, sujet large et sensible.

 

Des groupes de travail étaient organisés pendant la semaine. Ils ont par exemple participé à des exercices de gestion d’une situation de prise d’otages en mer. Les comités ont également réfléchi aux risques de déstabilisation et aux incidences économiques liés à l’insécurité maritime. Autant d’éléments permettant aux participants de lutter ensuite plus efficacement face à des menaces venues de la mer.

 

La nécessité de se réunir pour aborder ces thématiques, sous l’axe sécuritaire, défensif et politico-économique, semble plus impérative que jamais. En effet, la piraterie au large des côtes africaines - principalement dans le golfe de Guinée et dans le golfe d’Aden - compromet l’équilibre et le plein potentiel du continent.

 

La sécurité maritime en Afrique : un enjeu international

 

Des rassemblements comme le FICA facilitent la mise en œuvre d’une réponse commune à la piraterie grâce à des coopérations supranationales entre les pays du continent africain, la France et également les États-Unis, présents au forum.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:45
EUFOR-RCA : les soldats européens se déploient dans Bangui

 

19/06/2014 Sources : EMA

 

Ayant désormais atteint sa pleine capacité opérationnelle, EUFOR RCA a pris en charge la sécurisation des 3e et 5e arrondissements de la capitale centrafricaine, en appui de la MISCA.

 

Le 14 juin 2014, à 08H00, les soldats européens ont pris le relais de ceux de la force Sangaris pour poursuivre, en appui de la MISCA, la mission de sécurisation de la population dans les deux arrondissements de Bangui.

 

Ce transfert de responsabilité à l’Union Européenne a été rendue possible grâce à l’arrivée d’un contingent géorgien au sein d’EUFOR RCA. Désormais composée d’une compagnie du 152e régiment d’infanterie, d’une compagnie de Géorgiens et de détachements estonien et letton, le bataillon multinational de l’EUFOR est en mesure de s’engager dans ce quartier difficile fort du travail accompli par Sangaris depuis le 5 décembre 2013. Le détachement de gendarmerie français de l’EUFOR poursuit également ses missions dans ces quartiers en appui de la gendarmerie centrafricaine. La force Sangaris sera en mesure de soutenir par une posture de quick response force (QRF) les forces internationales.

 

Aujourd’hui forte de 700 hommes, EUFOR RCA est composée de plusieurs nations incluant la France, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande la Géorgie, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. Actuellement, la France contribue à cette force à hauteur d’environ 250 hommes.

Le monté en puissance de la force de l’Union Européenne illustre la prise en compte de la problématique sécuritaire centrafricaine par la communauté internationale. Elle a été rendue possible grâce à l’engagement initial de la force Sangaris depuis le 5 décembre dernier.

 

Le 1er avril 2014, l’union Européenne a annoncé le lancement de l’opération EUFOR RCA. Celle-ci est commandée par le général de division Philippe Pontiès depuis l’Operational Head Quarters (OHQ) de Larissa en Grèce. L’opération européenne en RCA a atteint le 15 juin 2014 sa Full Operational Capability (FOC) par l’arrivée des dernières capacités. Sous les ordres du général Lion commandant la force sur le théâtre, les soldats européens sont désormais déployés en faveur de la stabilisation du pays et de la protection des populations civiles en vue de passer, le moment venu, le relais à la MINUSCA dont l’établissement a été autorisé par la résolution 2149 du Conseil de sécurité en date du 10 avril dernier.

EUFOR-RCA : les soldats européens se déploient dans Bangui
EUFOR-RCA : les soldats européens se déploient dans Bangui
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:45
FFDj : DIO au profit des forces armées djiboutiennes

 

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Du 31 mai au 12 juin 2014, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont conduit un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) de type infanterie, au profit du bataillon Hiil 2 (BATHIIL 2) des forces armées djiboutiennes (FAD).

 

Cette instruction, réalisée par le 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM), s’inscrit dans le cadre de la préparation opérationnelle du BATHIIL 2, en vue de sa prochaine projection au sein de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM). Près de 500 militaires djiboutiens, articulés en 3 compagnies de combat, ont participé à cette action de formation de deux semaines, dans la région d’Arta-Plage et de Maryam-Koron à l’ouest de Djibouti.

 

La première phase du DIO, encadrée par près de 85 instructeurs issus de toutes les composantes interarmes du 5e RIAOM et de 30 instructeurs des FAD, était dédiée à l’instruction technique et tactique des 3 compagnies sous forme d’ateliers. L’effort portait sur la maîtrise des missions communes à l'armée de terre (MICAT) : escorte de convoi, contrôle de zone, réaction à une embuscade, mise en œuvre d’un check-point, fouille de personnel et de véhicule, ainsi que sur les savoir-faire du combat d’infanterie. Les soldats djiboutiens ont également suivi des instructions spécifiques telles que la lutte contre les IED (improvised explosive device), le sauvetage au combat de niveau 1 (SC1), ainsi que des cours d’aéromobilité ponctués par des opérations héliportées (OHP) du détachement d’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT).

 

La seconde phase, qui s’est déroulée sur 48 heures, a fait l’objet du contrôle opérationnel du BATHIIL 2. Les 12 sections engagées ont participé à un rallye, articulé autour de 6 ateliers. Tous les niveaux de commandement ont été évalués (du soldat au chef de section) au travers d’exercices tactiques, menés au plus proche des retours d’expérience des théâtres d’opérations extérieures en milieu désertique.

 

Son excellence monsieur Serge Mucetti, ambassadeur de France à Djibouti, accompagné d’autorités militaires djiboutiennes et françaises, s’était rendu sur ce rallye afin de rencontrer les stagiaires et apprécier le travail de coopération entre les deux nations.

 

Cette formation opérationnelle a été effectuée à la demande des autorités djiboutiennes, dans le cadre du traité de coopération en matière de défense signé en décembre 2011 entre la France et la république de Djibouti. Les FFDj participent aussi régulièrement à la formation des contingents burundais et ougandais de l’Union Africaine (UA), déployés en Somalie dans le cadre de l’AMISOM.

FFDj : DIO au profit des forces armées djiboutiennes
FFDj : DIO au profit des forces armées djiboutiennesFFDj : DIO au profit des forces armées djiboutiennes
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:45
Sangaris : journée de désarmement volontaire à Bangui

 

19/06/2014 Sources : EMA

 

Le 8 juin 2014, pour marquer sa volonté de restaurer l’autorité de l’Etat centrafricain et en application des mesures de confiance, la chef d’état de transition (CET), Madame Catherine Samba-Panza, a appelé la population à déposer ses armes en circulation dans les mairies d'arrondissements de Bangui.

 

Sécurisés par les forces de sécurité intérieures et la MISCA, des points de collecte ont été installés dans tous les arrondissements de Bangui. La force Sangaris, renforcée par un groupe EOD (explosive Ordnance Disposal) finlandais de l’EUFOR, a appuyé cette opération en effectuant la récupération finale de l’armement. Cette action conjointe a démontré la bonne coordination entre l’ensemble des acteurs sécuritaires centrafricains et la communauté internationale, agissant pour le rétablissement d’un niveau de sécurité minimal.

 

A l’issue de la journée, les forces internationales ont acheminé une centaine de grenades anti-personnel, un stock important de munitions de RPG et des milliers de cartouches. La collecte s’est déroulée sans incident et l’ensemble de l’armement saisi a été entreposé sur le site de M’Poko en attendant l’inventaire et le rapport d’expertise des spécialistes des Nations Unies.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : journée de désarmement volontaire à BanguiSangaris : journée de désarmement volontaire à Bangui
Sangaris : journée de désarmement volontaire à Bangui
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:35
Nouvelle-Calédonie : Exercice Narvik

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Du 11 au 12 juin 2014, les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) ont organisé l’exercice « Narvik » à Nouméa, en Baie des Citrons.

 

Cet entraînement à dominante amphibie avait notamment pour objectif de tester l’interopérabilité et la coordination des éléments des trois armées. Le concept de « Narvik » était d’exploiter les capacités d’une frégate de surveillance à embarquer un centre de commandement, mais aussi à servir de plateforme pour assurer le débarquement des troupes, par voie aérienne ou maritime, tout en contrôlant et renforçant les systèmes d’information et de communication interarmées en situation opérationnelle.

 

Il a consisté en un débarquement de troupes du régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie (RIMaP - NC) depuis la frégate de surveillance « Vendémiaire » vers une zone d’exercice localisée dans l’enceinte de la base navale de Nouméa. A cette occasion, toutes les séquences d’un débarquement amphibie ont pu être jouées avec des moyens adaptés. Les plongeurs et l’hélicoptère Alouette III de la frégate ont effectué la reconnaissance des plages puis, un hélicoptère Puma de l’escadron de transport 52 a successivement déployé un détachement léger d’observation, un état-major amphibie et une force de réaction rapide tandis que deux chalands de débarquement et des embarcations semi-rigides assuraient la mise à terre des combattants. Un tir depuis la frégate en appui des sections du RIMaP et une évacuation sanitaire étaient également au programme.

 

 « Narvik » représentait également une nouvelle étape dans la préparation de l’exercice majeur des FANC « Croix du Sud » qui réunira, fin août 2014, plusieurs nations du Pacifique et au cours duquel la coordination jouera un rôle primordial.

 

Les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), sont déployées sur le théâtre Pacifique, en coordination avec les forces armées de Polynésie Française (FAPF) dans le cadre de la réorganisation du dispositif militaire outre-mer. Les FANC constituent le principal point d’appui aéroterrestre du théâtre Pacifique.

Nouvelle-Calédonie : Exercice NarvikNouvelle-Calédonie : Exercice NarvikNouvelle-Calédonie : Exercice Narvik
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:30
Armement Le Qatar fait patienter le Rafale sur le tarmac

Armement Le Qatar fait patienter le Rafale sur le tarmac

 

22/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Même s'il est de plus en plus vraisemblable que le cheikh Tamin ben Hamad Al-Thani ne fera pas d'annonce sur l'avion de combat tricolore lundi à Paris, les négociations sont déroulent dans un climat excellent.


 

Le nouvel émir du Qatar annoncera-t-il ce lundi à Paris avoir sélectionné le Rafale ? C'est la Question du moment à laquelle toute la filière française défense et les autorités politiques françaises sont suspendues. Mais comme toujours, ces dossiers sont extrêmement compliqués autant pour les enjeux diplomatiques que par le manque de ressources humaines chez les clients pour traiter les dossiers d'une telle ampleur - la vente d'un système d'armes reste très complexe. Ce qui peut au final faire diverger les calendriers d'annonce.

Ces derniers jours, les plus hautes autorités politiques françaises, dont l'Elysée, qui ont ce dossier en main, tenaient beaucoup (trop ?) à une telle annonce. Quitte à forcer un peu la main de l'émir, le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, en visite officielle à Paris à partir de lundi, en raison certainement de la grande nervosité qui entoure toujours l'exportation du Rafale. Mais, confie un bon connaisseur du Qatar, "cela ne sert à rien de forcer la main. Les qataris ne cèdent pas aux pressions et discuteront jusqu'au bout les prix".

 

Le Rafale simplement évoqué ?

Une chose est sure, une partie des discussions entre le cheikh et Jean-Yves Le Drian puis avec François Hollande portera sur le Rafale. Ce sera aussi certainement le cas des frégates anti-aériennes (DCNS et MBDA). Mais il est de plus en plus vraisemblable, selon des sources concordantes bien que prudentes, qu'il n'y aura pas d'annonce formelle sur le Rafale à l'occasion de cette visite. Ce qui ne veut pas dire que les négociations se passent mal. Bien au contraire, elles sont au beau fixe depuis quelques petits mois. "Nous sommes convaincus que les Qataris veulent acheter le Rafale et les négociations se déroulent dans un climat excellent", confirme-t-on à La Tribune. Peut-être même avant l'Inde, estime-t-on.

D'autant que le cheikh Tamin Ben Hamad Al-Thani a, il y a quelques semaines, mis la pression sur ces équipes de négociateurs pour accélérer les différents processus d'acquisitions des matériels de défense en général, et du Rafale en particulier à l'approche de la Coupe du Monde de football que le Qatar doit organiser en 2022, selon nos informations. Des équipes de négociateurs très mobilisés sur le Rafale actuellement mais dont le nombre est toutefois limité.

 

Reprise des négociations en mars

Les discussions entre la France et le Qatar ont repris au mois de mars après une période où Doha avait mis en suspens ce dossier. Durant trois mois environ, les Qataris n'ont plus donné signe de vie sur le Rafale. Pour autant, à Paris, durant cette période, les industriels et les étatiques ne semblaient pas trop inquiets par ce silence. "Il faut s'inscrire dans la durée avec Doha, ils ont leur propre tempo", expliquait-on à "La Tribune".

Et c'est en mars que les Qataris ont finalement repris langue avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran) en posant de nouvelles questions sur l'avion de combat. Notamment sur le prix de l'appareil selon le volume d'une éventuelle commande (12, 24, 36, 72 Rafale) afin de mieux cerner la structure de coûts de l'avion de combat.

 

72 avions de combat

De douze appareils - des Mirage 2000-5 -, le Qatar voudrait augmenter sa flotte d'avions de combat à 72, dont un premier lot de 36. En tout cas c'est que Doha souhaitait l'été dernier. Un client qui a de toute façon les moyens de s'offrir 72 avions de combat. Dans ce cadre, l'émirat avait envoyé en août dernier un appel d'offres (Request for Proposal) à trois candidats : Dassault Aviation, Lockheed Martin et le consortium Eurofighter. Selon un calendrier informel, le Qatar devait choisir un fournisseur pour un premier lot de 36 appareils d'ici à la fin 2013 et entrer ensuite avec ce constructeur en négociations exclusives. Dassault Aviation tenait la corde pour ce premier lot.

Mais le calendrier a dérapé en raison, notamment, du jeu étrange des Américains. Mi-septembre, Londres, qui propose Eurofighter Typhoon, et Paris, qui soutient le Rafale (Dassault Aviation), avaient rendu leur offre conformément au calendrier fixé par Doha. Mais pas Washington. Du coup, les deux enveloppes contenant les offres du consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica) et de Dassault Aviation ont dormi plusieurs mois au fond d'un coffre avant d'être décachetées… une fois la réponse des Américains réceptionnée par les Qataris. Et curieusement, les États-Unis n'ont finalement pas proposé le F-35.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 17:45
Bir Hakeim, bataille de légende

 

20.06.2014 Armée de Terre

 

Le 10 mai 2014, le 1er régiment d'artillerie de marine (1er RAMa) a commémoré le 72e anniversaire des combats de Bir Hakeim. Au cours de la cérémonie, présidée par le général de brigade Bruno Guibert, commandant la 1er brigade mécanisée, et en présence de monsieur Benoît Apparu, député-maire de la Marne, le public a pu assister à une reconstitution des combats de Bir Hakeim. Subordonné à la 1e brigade mécanisée depuis 2009, le 1er RAMa a rejoint la grande unité héritière de la 1er division française libre (1ère DFL) à laquelle le 1er RA-FFL était rattaché pendant la Deuxième Guerre mondiale.Cette cérémonie a également inauguré les journées portes ouvertes du régiment des 10 et 11 mai, qui ont accueilli environ 4 000 visiteurs malgré une météo défavorable.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:45
Tchad : déploiement d’hélicoptères de l’armée de l’Air

 

19/06/2014 Sources : EMA

 

Le 18 juin 2014, deux hélicoptères Caracal et un hélicoptère Puma de l’armée de l’air ont été acheminés sur la base aérienne de N’Djamena par gros porteur Antonov 124. Ces hélicoptères appartiennent à l’escadron 1/67 (EH 167) « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux. Dans le cadre des relèves, ils sont déployés pour un mandat de 4 mois au sein de la Force Epervier. Un deuxième hélicoptère Puma, complètera prochainement ce dispositif.

 

Une cinquantaine d’aviateurs sont dès à présent sur le territoire tchadien pour relever les équipages du 3erégiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) qui sont arrivés au terme de leur mandat. Ils armeront deux hélicoptères Caracal et deux hélicoptères Puma « pirates » –équipés de canons de 20 mm.

 

Intégrés au groupement Air de la force Epervier, les équipages et les machines du ‘Pyrénées’, ils reprendront les missions d’évacuation sanitaire (EVASAN), de sauvetage aéroterrestre (SATER) et de soutien et d’appui aux forces déployées sur le théâtre. Ils participeront également aux deux missions permanentes du dispositif Epervier: la protection des intérêts français (tout particulièrement la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad), et conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, le soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:45
Sangaris : reconnaissance d’axe avec « de Boissieu »

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Le 7 Juin 2014, une section du 3erégiment parachutiste d’infanterie de marine (3eRPIMa) du groupement tactique interarmes (GTIA) « de Boissieu » s’est engagée en reconnaissance d’axe depuis la base opérationnelle avancée (BOA) de Bouar vers la localité de Dongé, à une dizaine de kilomètres au sud.

 

Le GTIA « de Boissieu » est rapidement tombé sur une barrière tenue par des hommes armés. Ces derniers ont pris la fuite à l’arrivée des soldats de la force Sangaris. Les hommes du GTIA « de Boissieu » ont saisi des fusils et des armes blanches et ont démonté les check-points. Poursuivant leur progression vers Bessan, situé 20km plus loin, ils en ont démonté d’autres sans rencontrer de résistance.

 

L’accueil de la population a favorisé l’action de la force et les entretiens avec les différentes autorités locales ont permis au chef de section d’avoir une vision claire de sa zone d’action. Ce dernier a expliqué aux chefs de village la raison de la présence de la force Sangaris et l’intérêt de l’application des mesures de confiance. Les villageois ont été rassurés et les points de contrôle mis en place ont été favorablement perçus.

 

Les « paras » du 3eRPIMa ont rétabli la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le retour à la normalité. En fin de journée, les conditions météorologiques devenant difficiles, la section s’est réarticulée et a repris sa progression vers Bouar, tout en restant vigilante.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : reconnaissance d’axe avec « de Boissieu »Sangaris : reconnaissance d’axe avec « de Boissieu »Sangaris : reconnaissance d’axe avec « de Boissieu »
Sangaris : reconnaissance d’axe avec « de Boissieu »
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:30
Liban : formation conjointe aux techniques d’intervention pour les militaires français et libanais

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Du 26 mai au 6 juin 2014, à Dayr Kifa, la Force Commander Reserve (FCR) et les forces armées libanaises (FAL), ont organisé un stage de monitorat aux techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR) au profit d’une vingtaine de militaires français et libanais.

 

Une semaine avant le début du stage, tous les candidats au monitorat TIOR ont passé des tests qui ont permis aux instructeurs d’évaluer leurs aptitudes physiques, leur combativité et finalement leur aptitude à suivre cette formation. Encadrés par des moniteurs français et libanais, ils ont suivi ce stage de deux semaines sanctionné par des évaluations théoriques, pédagogiques et techniques.

 

Avec un investissement et une motivation exemplaire des militaires français et libanais, la réussite aux tests finaux a été complète et a permis à l’ensemble des participants d’obtenir la qualification, validée par un sous-officier instructeur du Centre National des Sports de la Défense (CNSD).

 

La cérémonie de fin de stage a eu lieu le 6 juin sur le camp de 9.1 en présence du général Saleh, commandant la 5e brigade et du colonel Emmanuel Charpy commandant la FCR. A cette occasion, les stagiaires se sont vus remettre l’attestation de réussite au stage ainsi que le brevet de moniteur TIOR. A l’issue de la cérémonie, les participants ont présenté les savoir-faire acquis tout au long des semaines lors d’une présentation dynamique illustrant les techniques assimilées.

 

La résolution 1701, fondement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban depuis 2006 en complément des résolutions de 1978, assigne à la FINUL la mission d’appuyer les Forces Armées Libanaises dans le Sud-Litani. Les entraînements conjoints participent à cette mission. La France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français présents au Liban, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN (contribution de la France à cette mission ONU), agissent principalement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR). Ce détachement confère au Force Commander des capacités de dissuasion et de réaction, et de surveillance terrestre et aérienne.. Parallèlement, la FCR entretient une coopération étroite avec les forces armées libanaises, tant lors de patrouilles communes que lors d’entraînements conjoints.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:50
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

Du 9 au 13 juin 2014, le détachement français, stationné sur la base aérienne de Malbork, a été invité à participer à l’exercice bilatéral Pologne/Etats-Unis intitulé Eagle Talon.

 

Pour cet exercice, où s’entrainaient des aéronefs polonais et américains, les Français étaient invités pour mettre à profit leurs moyens et leurs expériences. Les pays participants avaient imaginé un scénario de combat aérien auquel ont participé deux Mirage français (un 2000 C et un 2000-5) en tant que « red » (forces ennemis) aux côtés de quatre MIG 29 polonais. Des SU22 polonais et des F16 américains formaient les forces coalisées : les « blue ».

 

Les scénarios se sont répétés sur cinq jours. Des moyens de contrôle aérien et des systèmes sol-air ont également été déployés pour le dispositif.

 

Les équipages français se sont relayés sur les départs en mission, ce qui a permis aux pilotes français de s’entrainer avec les deux autres nations sur un même scénario.

 

Depuis le 6 mai 2014, un détachement français composé d’une centaine de militaires français et 4 avions d’armes assurent une mission de permanence opérationnelle (PO), sur demande de l’OTAN. Le détachement alterne cette mission avec des phases d’entraînement avec les équipages polonais.

Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
Pologne : les français invités à l’exercice Eagle Talon
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:45
photos EMA / ECPAD

photos EMA / ECPAD

 

19/06/2014 Sources : EMA

 

Du 15 au 18 juin 2014, suite à une action préalable de renseignement, le groupement tactique interarmes (GTIA) « de Boissieu » a engagé une partie de ses éléments dans une action au nord-ouest de la République Centrafricaine pour reconnaître une zone fragilisée par la présence avérée de groupes armés.

 

Depuis sa base opérationnelle avancée (BOA) de Bouar, le poste de commandement (PC) du GTIA « de Boissieu » a déclenché le 15 juin avant l’aube, sur un très court préavis, une opération de reconnaissance offensive au nord-ouest du pays, près de la frontière tchadienne. L’opération a été menée par des éléments positionnés à Bossangoa, 250km plus au nord, sur ERC-90 Sagaie.

 

L’objectif pour la force Sangaris était de mettre fin aux agissements de milices armées dans la région, de prévenir toute exaction et de rassurer les populations. Progressant en direction de Boguila et appuyé par des moyens aéromobiles, le détachement a atteint la localité de Nana Bakassa après une longue progression sur des pistes difficiles. Après renseignement auprès des autorités locales rencontrées dans les villages, l'effort a été porté sur les localités de Kouki puis de Bodjobo, toujours plus au nord.

 

Après la fouille du dernier village, vidé de sa population qui s’était réfugiée en brousse, la force a procédé au désarmement de « miliciens » surpris par la rapidité de la manœuvre. Leurs armes ont été saisies et les soldats français ont poursuivi les investigations dans la localité en maintenant une posture de contrôle de zone.

 

Déclenchée sur renseignement, cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population. Grâce à la rapidité de sa manœuvre, la force Sangaris a montré aux populations isolées sa détermination à lutter contre les zones de non droit.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCASangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCA
Sangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCASangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCA
Sangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCASangaris : reconnaissance offensive au nord-ouest de la RCA
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Eurosatory 2014 - JT n° 5 - Vendredi 20 juin

 

20.06.2014 Ministère de la Défense

 

Suivez en direct l'actualité du salon Eurosatory dès 14h, qui se tient à Parc des Expositions de Paris Nord du 16 au 20 juin 2014.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Crédits : Armée de Terre 2014

Crédits : Armée de Terre 2014

 

20/06/2014 Mme Boisgelot - Economie et technologie

 

Après avoir salué la performance de ses soldats, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux a participé à une démonstration de matériels dernière génération.

 

Au cours de ce grand salon d’EUROSATORY, l’armée de Terre a prouvé une nouvelle fois l’efficacité de ses hommes et de ses matériels engagés en opérations extérieures dans le sable du Mali comme dans la boue de Centre-Afrique.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Conflicts: more complexity tomorrow

 

20.06.2014 Thales

 

Re-emergence of symmetric conflicts in a more complex and integrated battlespace: how Thales is preparing the defence solutions of tomorrow.

 

The attacks of September 11 led to a series of asymmetric engagements, in which western forces pitched themselves against loosely organised transnational insurgent forces.

 

This refusal direct confrontation marked a turning point for western military superiority and forced both sides to develop new forms of warfare. Western forces therefore had to reconfigure to deal with the particular threats associated with this type of conflict, such as terrorism, sabotage, ambushes and fighting in populated areas. However, symmetric conflicts are by no means a thing of the past — as illustrated by the rising tensions between military powers in Eastern Europe and the Far East.

 

We are thus seeing a return to conventional types of confrontation — but between societies transformed by new information and communication technologies. This new, digital battlespa... (plus)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Système d’arme sol-air à courte porté SA8  GECKO

Système d’arme sol-air à courte porté SA8 GECKO

 

19/06/2014 Armée de l'air

 

Du 10 au 12 juin 2014, l'escadron de guerre électronique (EGE) 48.530 a déployé son système d’arme sol/air à courte porté SA8 "GECKO" sur la base aérienne 133 de Nancy pour sa dernière campagne.

 

Lors de ces deux jours d'entraînement, des équipages de Mirage 2000D et de Mirage 2000N ont pu se frotter à ce système d'arme d'origine soviétique mis en œuvre par le personnel qualifié de l'EGE 48.530. 
A cette occasion, les pilotes et les navigateurs ont pu bénéficier de présentations statiques et participer à des missions aux côtés des opérateurs depuis l'intérieur du SA8.

 

Dans le cadre de ses missions de générations de menaces d'origine électromagnétique au profit de l'entraînement des équipages, l'EGE met en œuvre un SA8 "GECKO" depuis 2008.

 Cette campagne SA8 était la dernière réalisée par l’EGE 48.530 avant sa fermeture programmée au 1er  septembre prochain.

 

Le SA8 «GECKO»

 

Le SA-8 GECKO ou 9K33 OSA est un système de défense antiaérien mobile, conçu pour intercepter les avions et les hélicoptères de combat. Il s’agit du premier système d’arme sol/air soviétique opérationnel qui, à partir d’un seul véhicule automoteur, peut de façon entièrement autonome accomplir toutes les opérations de surveillance, identification, conduite de tir et lancement de missiles.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:50
photo ECPAD

photo ECPAD

Au large de la Libye, les marines française et britannique ont coopéré étroitement, avec une efficacité opérationnelle remarquée. photo Marine nationale

 

20.06.2014 Source Marine Nationale
 

Seuls pays d’Europe disposant de l’arme nucléaire, membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies, ayant des responsabilités et une crédibilité internationales et appuyés par des outils politiques et militaires adaptés, le Royaume-Uni et la France partagent souvent leurs ambitions au sein des organisations internationales, dont notamment à l’ONU. La crise libyenne a par exemple démontré des convergences de vues et d’analyse entre Paris et Londres[1]. En matière de Défense et de Sécurité, la coopération franco-britannique se concrétise par deux traités majeurs, dits « de Lancaster House » signés en novembre 2010. Ces traités portent sur les volets opérationnels, capacitaires, industriels de la coopération de défense. Une « entente au sommet » qui se décline entre les deux marines et que détaillent les chefs d’états-majors de la Royal Navy et de la Marine nationale.


[1] : La France et la Grande-Bretagne ont  pris l’initiative de l’action internationale avec notamment l’adoption de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Cette crise a mobilisé en 2011 les deux diplomaties tout en permettant de rapprocher sur le plan opérationnel les deux armées, en première ligne dans les actions militaires engagées

 

Interview croisée du chef d’état-major de la Marine et du First Sea Lord. 

 

Cols Bleus : Amiral, en 2010, les traités de Londres - encore appelés accords de Lancaster House - ont été signés par la France et le Royaume-Uni. Quatre ans plus tard, pouvez-vous faire un rapide état des lieux des progrès réalisés dans ce domaine par la marine que vous commandez ?

Amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine (CEMM) : Les accords de Lancaster House ont été très rapidement mis en pratique au travers de la coopération entre nos deux marines lors des opérations en Libye en 2011. Cela en a constitué en quelque sorte le baptême du feu, avec le succès que l’on sait, et a lancé une dynamique puissante que nous continuons à entretenir. Elle s’est poursuivie par l’exercice Corsican Lion 2012, qui a permis de mettre en place les premiers jalons de la CJEF (Combined Joint Expeditionary Force), prévu d’être opérationnelle en 2016. Il nous reste encore  certains axes d’effort, sur lesquels nous travaillons : je pense en particulier au partage du renseignement et à l’établissement de communications protégées communes. Nous avançons. J’en veux pour preuve l’affectation d’un officier britannique à l’état-major opérations de la marine, chargé de la programmation de l’activité de la marine française et d’un autre au poste de Battle watch captain à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Cet officier est au cœur de notre dispositif opérationnel.

Admiral Sir George Zambellas, First Sea Lord (FSL) : En les observant depuis mon poste de chef d'état-major de la Royal Navy, je pense que les traités de 2010 ont démultiplié la relation bilatérale entre la Royal Navy et nos bons amis de la Marine Nationale. La signature de ces accords de grande envergure a constitué une véritable déclaration d'ambition stratégique pour notre coopération navale future.
Avec quelques années de recul, ce que j’observe au quotidien, c’est la réalisation pratique de cette ambition - aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique. Notre coopération poussée au large des côtes de la Libye il y a 3 ans et le développement, la mise en place et la progression de la force expéditionnaire interarmées combinée (CJEF-Combined Joint Expeditionary Force) sont autant d’illustrations très médiatisées des progrès que nous avons accomplis ensemble. Mais il y a beaucoup d'autres exemples moins visibles de la maturité de notre partenariat, comme l’embarquement d’hélicoptères Lynx, les échanges de personnel et les avancées dans le domaine de l'équipement, autant d’aspects que j’aborderai plus loin. Et il y a encore plus à attendre de cette aventure conjointe - par exemple, la CJEF devrait être opérationnelle en 2016 et la coopération entre nos porte-avions s'intensifiera à mesure que les porte-avions de classe Queen Elizabeth seront mis à l’eau et commenceront à embarquer des groupes aériens en temps voulu.

 

ACCORDS DITS DE LANCASTER HOUSE

Les Traités de Londres ou Accords de Lancaster House sont les deux traités militaires signés lors du sommet franco-britannique de Londres, à Lancaster House, par le président français et le Premier ministre britannique le 2 novembre 2010. Le premier est « relatif à des installations radiographiques et hydrodynamiques communes » et concerne le développement et l'emploi des armes nucléaires. Le deuxième est une « coopération en matière de défense et de sécurité ». Il concerne « le déploiement et l’emploi des forces armées », les « transferts de technologies » entre les deux industries de l'armement, les programmes d'achats d'armements et les échanges d'informations.

 

Cols Bleus : La coopération dans les programmes navals n'a pas toujours été couronnée de succès. Y-a-t-il, dans les années à venir, des renouvellements de grandes capacités qui seraient plus en phase? Si oui, existe-t-il des possibilités de mutualisation ou de complémentarité?

CEMM : Parmi les programmes sur lesquels nous discutons, il y a en particulier le missile antinavire léger.  La France et le Royaume-Uni se sont par ailleurs engagés ensemble sur le programme SLAMF[1], dont le pilotage est confié à l’OCCAR[2]. Plus loin, nous réfléchissons à des programmes communs dans les domaines de la lutte sous la mer, des missiles de croisière ou antinavires futurs. Je crois que nous avons là des occasions prometteuses de coopération.

FSL : Permettez-moi de commencer en disant que, après un début de carrière aux fonctions d’aviateur naval, j'ai passé deux années très agréables en tant que pilote du Lynx. Cet hélicoptère qui sert de longue date a été le cheval de bataille aérien des flottes de destroyers et de frégates de la Royal Navy comme de la Marine Nationale. Ainsi, la réussite du Lynx démontre que la coopération mutuelle et l'alignement des capacités futures disposent déjà d’un terreau fertile où prendre racine et s’épanouir. En fait, pas plus tard que le mois dernier, une annonce a été faite concernant notre acquisition commune d'un futur système de missiles antinavires, qui, dans le cas de la Royal Navy, sera exploité via son nouvel hélicoptère Wildcat, notre remplacement pour le Lynx.

Et il existe d'autres opportunités futures très intéressantes pour aligner le renouvellement de nos capacités. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Nos systèmes ont de plus en plus besoin d’être ouverts, tant techniquement que commercialement. Pourquoi ? Parce que cela permet une connectivité et une mise à niveau rapides des technologies, ce qui, à son tour, nous permet de maintenir un avantage crédible, évolutif et gagnant au combat. Les opportunités à saisir grâce à l'architecture ouverte sont peut-être encore plus importantes dans l’univers commercial des systèmes commandés à distance, sans équipage. Pour la Royal Navy, notre futur programme MHC (Minecountermeasures and Hydrographic Capability - capacités antimines et hydrographiques) nécessite un examen précoce de l'utilité des véhicules sans pilote et des possibilités offertes par l'architecture ouverte. Notre programme anti-mines maritimes conjoint contribue à alimenter notre ambition mutuelle dans ce domaine.


[1] Système de lutte anti-mine futur

[2] Organisme conjoint de coopération en matière d’armement

 

Cols Bleus : Y-a-t-il des capacités majeures qui vous manquent ou qui viendraient à manquer dans les prochaines années? Quelles synergies seraient alors envisageables avec votre allié?

CEMM : Au-delà des programmes, je crois qu’il faut effectivement raisonner en termes de capacités. La France dispose d’un porte-avions. C’est un outil clef de notre défense, qui accroît considérablement nos capacités d’intervention. Nombreuses en effet sont les opérations qui ont montré tout l’intérêt de disposer d’une plate-forme permettant de mettre en œuvre sans contrainte des avions d’armes à proximité immédiate de la majorité des centres névralgiques dans le monde[1]. Mais notre porte-avions est unique : lors de ses périodes d’entretien, nous perdons cette précieuse capacité d’action. La marine nationale et la Royal Navy ont donc tout intérêt à posséder des outils interopérables. Ainsi, à l’horizon 2020, nous travaillons à la mise à disposition d’un groupe aéronaval commun, constitué autour d’un porte-avions et de son groupe aérien qui pourront être alternativement fourni par la France ou la Grande-Bretagne. C’est un projet ambitieux mais qui présente de nombreux avantages, pour nous comme pour nos alliés britanniques, me semble-t-il.

FSL : Nous travaillons dur, dans la Royal Navy, à régénérer notre capacité de frappe depuis nos porte-avions, le « Carrier Strike ». Ce qui est important, c’est qu’il ne s’agira pas de remplacer à l’identique une force d’attaque s’appuyant sur les porte-avions de classe Invincible, mais de retrouver l'ampleur des opérations des années soixante et soixante-dix avec des avions à réaction rapides - un retour à une force aéronavale d'attaque mature et crédible.
Ce programme naval phare crée une importante opportunité de collaboration au niveau maritime pour la France et le Royaume-Uni, notamment parce que ces porte-avions seront au cœur du volet maritime de la CJEF. En effet, au moment où le Royaume-Uni poursuit ses efforts pour reconstruire sa capacité en porte-avions, nous bénéficions déjà de l'assistance généreuse de nos alliés français et américains. D'ici à 2020, nous espérons commencer l'exploitation d'un groupe commun de force aéronavale d’attaque (Carrier Strike Group) – en utilisant un porte-avions britannique ou français. Il s'agit là d'un objectif précieux pour nos deux marines. Mais nous n'avons pas besoin d'attendre que le HMS Queen Elizabeth soit opérationnel pour réaliser cette vision. Nous explorons déjà le domaine du possible avec l'intégration d'une frégate de type 23 ou d’un destroyer de type 45 au sein du groupe de force aéronavale d’attaque français dans le courant de cette année.


[1] 80% des habitants de la planète vivent à moins de 100km du littoral

 
Guerre de Libye

L'intervention militaire de 2011 en Libye est la concrétisation de ce rapprochement. Les deux pays mènent conjointement 80 % des raids aériens contre l'armée de Mouammar Kadhafi. C'est leur première opération militaire commune, certes dans un cadre différent, depuis l’opération de Suez en 1956.

Cols Bleus : Des choix ont été faits pour le design des porte-avions qui ne vont pas dans le sens d'une plus grande interopérabilité, notamment pour les groupes aériens. Pouvez-vous commenter?

CEMM : L’interopérabilité peut prendre plusieurs formes et son niveau le plus abouti ne constitue pas un but en soi. C’est un moyen. Nous avons chacun nos contraintes et nos cultures. Ainsi, certains roulent à droite, d’autres à gauche. La question n’est pas de savoir de quel côté rouler mais de rouler de conserve vers la même direction et de coordonner les interactions. Il en va de même avec les outils navals.
En l’occurrence, le porte-avions, quel que soit son design, est un outil majeur mais indissociable d’un groupe aéronaval. De nombreuses combinaisons sont possibles à l’intérieur de celui-ci : au sein de l’état-major, dans la complémentarité des bâtiments ou des aéronefs, quelles que soient les nationalités. Le détachement d’un Lynx britannique sur le Surcouf en début d’année 2013 est un bel exemple d’intégration réussie. Les pilotes britanniques s’étaient vus confier les mêmes responsabilités et les mêmes règles d’engagement que ceux que l’on donne à nos pilotes français. Le moins que l’on puisse dire est que cela a été concluant. C’est ainsi que je vois la coopération de nos outils.

FSL. : Il est sans aucun doute vrai que le chasseur rapide français, le Rafale, ne sera pas en mesure d’opérer à partir de la nouvelle classe Queen Elizabeth. Mais ce serait percevoir l’interopérabilité des porte-avions franco-britanniques par le petit bout de la lorgnette. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. 
Tout d'abord, les porte-avions de classe Queen Elizabeth n’assumeront pas uniquement un rôle de plate-forme pour les appareils à réaction rapides. Ils posséderont également une capacité de manœuvre littorale. Cela signifie que même si les chasseurs rapides français ne peuvent pas opérer actuellement depuis un porte-avions de classe Queen Elizabeth, les hélicoptères français devraient, eux, pouvoir bénéficier de ce soutien.
Mais il y a un aspect plus important à souligner. Nous devons également prendre en compte l'interopérabilité future - et j’entends par là loin dans l'avenir - car un élément clé de ces plates-formes est leur longévité. Les porte-avions de classe Queen Elizabeth auront une durée de vie de plus de 50 ans. Notre horizon professionnel s'étend donc sur de nombreuses décennies à venir pour l’aviation navale qui opérera depuis ces terrains d'aviation flottants. C'est une longue période, qui offre donc de nombreuses opportunités pour une plus grande interopérabilité dans les années à venir. Peut-être pourrais-je préciser ma pensée en ces termes : étant donné que le dernier commandant de la nouvelle plate-forme HMS Queen Elizabeth ne naîtra qu’aux environs de 2023 - soit rejoindra la marine aux alentours de 2044 - la technologie qui sera alors à notre disposition ne connaît pour limite que notre imagination.

 

 

Cols Bleus : Une coopération efficace passe par l'action sur le terrain des hommes et des femmes de vos états-majors et de vos équipages. Pouvez-vous faire nous dire comment cela se passe concrètement aujourd'hui entre les deux marines?

CEMM : Les échanges entre marins des deux bords de la Manche s’intensifient. Là encore, les résultats sont encourageants. 3 officiers britanniques travaillent à l’état-major de la marine dans des fonctions de direction, dont un dans mon propre cabinet, 5 sont en ce moment en opérations au sein du CTG français, notamment à bord du Charles de Gaulle. Ces officiers sont employés exactement comme leurs homologues français. Les relations de confiance sont très fortes.
En réalité, nous constatons à chaque fois que l’adaptation des officiers britanniques chez nous est immédiate : nous avons la même approche du combat, les mêmes procédures, ce qui facilite grandement les choses.

FSL : Oui, absolument. Permettez-moi de vous donner quelques exemples spécifiques. Tout d'abord, nous avons 14 postes d'échange. Pourquoi les mentionner ? En partie parce que ces échanges ont une réelle importance stratégique: ils influencent la communication politique au niveau intergouvernemental. Ils sont également stratégiques dans un autre sens. Ces postes d'échange se situent non seulement au niveau tactique et opérationnel, mais aussi aux plus hautes fonctions des états-majors. Par exemple, un capitaine de frégate français est l’un de mes officiers à l’état-major de la marine, ici, au ministère britannique de la Défense, et je compte sur lui pour m'aider à concrétiser les avantages stratégiques potentiels pour la Royal Navy et la Marine Nationale.
Un deuxième exemple est l’embarquement, l'année dernière, d'un Lynx de la Royal Navy pour une mission de l’escadron 815 de l'aéronavale à bord d’une frégate française, le FS Surcouf. Ce n'était pas une opération de façade. L'intégration d'un équipage de la Royal Navy a eu lieu lors d'un déploiement opérationnel exigeant au Moyen-Orient où le navire était engagé dans des opérations de lutte contre la piraterie. Notons par ailleurs que, dans l’autre sens, un observateur français est en cours de déploiement depuis le HMS Diamond
Je m'attends à ce que ces types d’échanges deviennent réguliers et systématiques.
Alors, quelle est l’utilité de toute cette activité ? Elle contribue à nous apporter une réelle interopérabilité, tout en nous aidant à promouvoir une prise de conscience culturelle instinctive et mutuelle. Elle n'est pas simplement utile, elle est essentielle

 

CORSICAN LION

Du 17 au 26 octobre 2012, près de 5 000 militaires, répartis sur 11 bâtiments de surface et un sous-marin, ont participé à Corsican Lion, le plus important entraînement naval de l’année à l’échelle européenne. Il s’agit du premier déploiement amphibie de la force expéditionnaire interarmées franco-britannique (CJEF). L’intervention au Mali, soutenue par les Britanniques, a démontré la qualité de notre coopération.

 

Cols Bleus : En termes d'activité, de préparation opérationnelle et d'opérations, on a beaucoup parlé de la CJEF (Combined Joint Expeditionnary Force). L'ambition étant posée, pensez-vous être au rendez-vous des différents jalons, et de l'échéance, dans le domaine des opérations aéro-maritimes?

CEMM : Oui, comme je le disais à l’instant, les objectifs identifiés lors de CORSICAN LION sont en bonne voie de réalisation. Nous rencontrons parfois des difficultés, dues aux contraintes budgétaires ou opérationnelles dans nos marines respectives, mais cela ne remet pas en cause l’avancement du projet. S’il l’on veut obtenir la validation du concept lors de l’exercice GRIFFIN STRIKE en 2016, nous avons le devoir de saisir toute occasion de s’entraîner ensemble, ce que nous faisons d’ores et déjà.

FSL : L'ambition de parvenir à un degré élevé de coopération et, autant que possible, à l'interopérabilité dans les porte-avions et l'aéronavale, est clairement exprimée dans les accords de Lancaster House. Mais, comme nous en avons déjà discuté, je perçois l'interopérabilité et la coopération comme quelque chose de beaucoup plus poussé que la simple utilisation de porte-avions alliés pour lancer des avions ; Il s'agit d'améliorer la planification conjointe à long terme et, le cas échéant, d’une mise en commun et d’un partage (du « pooling and sharing ») afin de parvenir à une utilisation plus efficace de nos capacités, tant individuellement que collectivement. Bien sûr, pour le Royaume-Uni, nos calendriers seront inévitablement assujettis au programme de mise en service du HMS QUEEN ELIZABETH, mais en attendant, nous travaillerons avec l’aéronautique navale pour assurer une capacité CJEF validée dès 2016.

CJEF

Les deux gouvernements ont décidé de créer une force expéditionnaire commune interarmées (en anglais, Combined Joint Expeditionary Force - CJEF). Le but de cette force est de permettre, d’ici 2016, de disposer d’une capacité conjointe pouvant être engagée dans des opérations bilatérales, mais également dans le cadre d’une coalition internationale (OTAN, UE ou ONU). Il y a aussi un objectif, à terme, de créer un état-major de force commun déployable (en anglais, Combined Joint Force Headquarters – CJFHQ)

 

Cols Bleus : Pensez-vous que le couple Marine Nationale-Royal Navy devrait servir de modèle ou de moteur potentiel pour l'émergence d'une force maritime européenne? Si oui, de quelle manière?

CEMM : Je crois qu’il faut utiliser la méthode des petits pas. Plutôt que de chercher à bâtir d’emblée une force commune à 28, il faut construire des briques, qui pourront ensuite s’agréger à d’autres. La coopération franco-britannique est une brique essentielle, qui pourra effectivement servir dans le cadre d’un projet plus ambitieux, auquel nous aspirons tous. Notons cependant que de nombreuses choses se font déjà. La plupart des marines européennes travaillent toutes avec les mêmes procédures, qui sont les procédures de l’OTAN. Dès lors que la volonté politique est commune, nous savons travailler ensemble. Dans le bas du spectre, l’opération européenne ATALANTA de lutte contre la piraterie en océan Indien  en est le meilleur exemple.

FSL : Eh bien, l'idée d'une force maritime européenne est, bien sûr, un concept politique plutôt que militaire, il ne serait donc pas approprié pour moi de m’étendre sur le sujet. Mais ce que je peux dire, d'un point de vue militaire, c’est que le partenariat franco-britannique forme le cœur des activités maritimes européennes. Il s’est, par exemple, manifesté dans les rôles de premier plan assumés par la France et le Royaume-Uni dans l’exécution de l'opération Atalanta. Notre patrimoine commun nous donne également un important rôle à jouer dans de nombreuses régions du monde. Par exemple, nous souhaitons développer notre coopération dans l'Atlantique, dans la ceinture tropicale qui s'étend du golfe de Guinée aux Caraïbes, et au début de cette année, le HMS PORTLAND et le FS BIROT ont opéré ensemble au large du Ghana. Et, comme la Libye l’a illustré avec force, les politiciens de nos deux nations reconnaissent l'utilité de la force militaire et ont été prêts à prendre des décisions difficiles quant au moment de sa mise en œuvre.

 

Cols Bleus : En pratique, l'OTAN est historiquement l'organisation de référence. Comment voyez-vous le positionnement de votre marine et du couple FR-UK dans les opérations maritimes de l'OTAN dont le commandement est désormais centralisé à Northwood? Quelle conséquence peut-on anticiper sur le développement d'une identité plus strictement européenne dans ce domaine?

CEMM : Il ne faut pas confondre but et moyens. L’OTAN est un moyen. Une force maritime européenne est un moyen. Ces moyens sont compatibles. C’est tout l’intérêt du standard commun, les procédures OTAN, qui permettent de relier différentes unités ou états-majors avec de faibles préavis. La question de l’objectif est quant à elle une question politique. C’est elle qui détermine les moyens qui sont mis en commun, et donc la coalition engagée pour arriver à ces objectifs. Il n’y a à mon sens pas de concurrence, mais bien une complémentarité.

FSL. : Ce qui est clair, c'est que, avec le rééquilibrage des États-Unis dans le Pacifique, notre principal partenaire stratégique attend de la Grande-Bretagne et de la France qu’elles convainquent les autres pays européens d’assumer conjointement le poids de la défense et de la sécurité en Europe et dans son voisinage. Au sens stratégique large, peu importe que nous agissions sous la bannière de l'OTAN ou de l'UE. L'effet stratégique obtenu sera le même. Par exemple, l'opération OCEAN SHIELD, une mission de l'OTAN, et l'opération ATALANTA, une mission de l'UE, ont toutes les deux le même objectif : tenir en échec l'anarchie que constitue la piraterie dans l'Océan Indien. 
Nous partageons ce fardeau non seulement par notre participation aux opérations maritimes de l'OTAN et de l'UE, mais également par notre leadership au sein de l'OTAN. Cela signifie que nous partageons une « voix maritime » qui résonne à travers toutes les zones internationales de la planète. Le commandement maritime de l'OTAN en donne une bonne illustration, depuis que la France a rejoint la structure intégrée de l'OTAN, puisqu’il possède un commandant britannique permanent et un commandant adjoint français (tous deux au niveau 3*). Cela donne à nos deux marines une autorité professionnelle en partenariat dans les cercles maritimes de l'OTAN.

 

Cols Bleus : La France et le Royaume Uni entretiennent chacune une relation bilatérale forte avec l'US Navy pour des raisons historiques ou dictées par les circonstances de l'engagement opérationnel. Comment voyez-vous le binôme FR-UK dans ce jeu à 3?

CEMM : Chacun des trois pays entretient des relations fortes avec les deux autres. C’est effectivement le cas entre la marine nationale et l’US Navy. Nos frégates de défense aérienne se sont encore vues récemment confier la responsabilité de la défense aérienne de groupes aéronavals américains et vice-et-versa. L’estime mutuelle est donc très haute et l’interopérabilité très forte.
Ces interactions sont essentielles. Nos trois pays partagent des ambitions politiques mondiales et une même vision du rôle des océans dans leur défense. Il est donc nécessaire qu’ils puissent s’allier et s’appuyer les uns sur les autres.
La relation entre les marines française et britannique s’inscrit dans cette ligne.

FSL : Pour moi, c'est un exemple d’« un pour tous et tous pour un ». Notre relation mutuelle avec les États-Unis est un facteur critique qui rend possible la relation entre la France et le Royaume-Uni. Un exemple récent classique est le soutien apporté par les États-Unis dans certains domaines très pointus, par exemple, la surveillance des zones et les avions ravitailleurs au cours des opérations en Libye en 2011. Nos capacités sont imbriquées sur le plan opérationnel. Une bonne illustration serait une frégate ou un destroyer britannique déployé dans le cadre du groupe aéronaval français dans un théâtre d'opérations commandé par les États-Unis. Et, comme je l'ai déjà évoqué, à la suite de son rééquilibrage vers le Pacifique, les États-Unis attendent à la fois du Royaume-Uni et de la France que nos deux nations l’aident à assumer la charge de l'OTAN.

 

Cols Bleus : Amiral, pour terminer, quel est l'intérêt de votre marine à cette coopération bilatérale franco-britannique? Quels bénéfices en retirez-vous ? 

CEMM : Essentiellement un intérêt opérationnel, notamment en cette période de crise économique qui tend à limiter le nombre de nos bâtiments et d’aéronefs. Il faut se serrer les coudes et essayer de multiplier les effets de nos différents outils.
Le tandem franco-britannique est un vieux couple, qui connaît des hauts et des bas. J’ai le sentiment que nous traversons une période favorable au développement d’une « Entente formidable », comme cela a été dit lors de la signature de Lancaster House. En quelque sorte, cette crise économique est une occasion de faire avancer encore cette entente de manière pragmatique. Saisissons-là !

FSL : Dans l'ère moderne, le partenariat et l'interopérabilité sont des précurseurs à une action d’envergure et de conséquence. C'est l’enjeu stratégique, et nous préparons aujourd’hui le mortier de l'interopérabilité pour cimenter ensemble les briques de notre partenariat.
Alors, si vous me demandez mon message global, ce sera le suivant : les accords de Lancaster House ont suscité une vague d'ambition, d’autorité et d’opportunité sur laquelle nous surfons maintenant ensemble. Cela signifie que j’attends avec impatience un partenariat toujours plus profond entre la Royal Navy et la Marine Nationale, pendant que nous développons nos structures, nos capacités et notre compréhension culturelle mutuelle afin d'être en mesure de travailler et de lutter plus efficacement aux côtés les uns des autres.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:35
Thales launches export version of the Hawkei at Eurosatory 2014

 

20.06.2014 Thales



During Eurosatory 2014, Thales is displaying its new export version of the Hawkei Light Protected Mobility vehicle. The highly innovative, next generation LPM vehicle, designed and
manufactured in Australia, was built with saving lives in mind. Based on the pedigree of the iconic Thales Bushmaster, the Hawkei provides class-leading protection, mobility and payload, while meeting customers' complex operational challenges.

The 7-tonne, 4x4 Hawkei is designed for rapid airmobile deployment. Available in a variety of variants including Command, Reconnaissance, Liaison and Utility, it is a compelling choice for operations with limited point-of-entry options.

The Hawkei has already proven to be a success in Australia, where, in 2013, six Hawkei vehicles were delivered to the Australian Department of Defence under Stage 2 of the

Manufactured and Supported in Australia option of the Land 121 Phase 4 programme. The vehicles, comprising two Command, two Utility and two Reconnaissance vari... (plus)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:56
Eurosatory 2014 : JT n° 4 - Jeudi 19 juin


 19/06/2014 Ministère de la Défense

 

Le journal télévisé en direct du salon Eurosatory 2014 est diffusé tous les jours à 14h du lundi 16 au vendredi 20 juin. Retrouvez l'édition du jeudi 19 juin en rediffusion.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:55
Puissance de feu / Crédits : ADC Drahi

Puissance de feu / Crédits : ADC Drahi

 

19/06/2014 MME BOISGELOT Actu Terre

 

Du 2 au 5 juin 2014, le groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAM STAT) et un détachement du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) ont participé à une campagne d’expérimentation du Tigre HAD (hélicoptère appui-destruction) au camp de Suippes.

 

Les équipages du 1er RHC sont venus consolider, auprès du GAM STAT, leurs connaissances de la machine, avec laquelle ils seront projetés à l’automne. Ils effectuent, de jour et de nuit, des tirs de roquettes et d’obus et des entraînements aux tirs de missiles.

 

Le détachement est aussi présent à Suippes pour faciliter la future préparation opérationnelle du régiment doté de cet aéronef, et permet, par la même occasion, de valider la capacité d’effectuer des tirs air-sol Tigre à Suippes. A découvrir dans ce reportage vidéo.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:55
Célébration des 20 ans des forces spéciales «air»

 

20/06/2014 Adj Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Les deux unités des forces spéciales «air», l’escadron de transport 3/61 «Poitou» et le commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10) ont célébré leur vingtième anniversaire au sein du commandement des opérations spéciales (COS), le 12 juin 2014. Pour l’occasion, une cérémonie dirigée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a été organisée sur la base aérienne 123 d’Orléans.

 

«Je suis heureux d’être là aujourd’hui car j’ai une grande admiration pour ces aviateurs, affirme le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Ces deux unités des forces spéciales font valoir toute la compétence dans la troisième dimension indispensable à l’exécution des opérations spéciales. Dans ces 20 ans, les nombreuses citations sont là pour démontrer toutes les qualités des unités, que ce soit le «Poitou», le CPA 10 et les unités d’hélicoptères. Aujourd’hui il n’ont rien à prouver, si ce n’est de qu’on les admire.»

 

Lors de cette commémoration, de nombreuses décorations ont été décernées à ces hommes et femmes de l’armée de l’air qui œuvrent le plus souvent dans l’ombre sous le commandement du COS. «Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ces deux unités obtiennent la reconnaissance qu’elles méritent, déclare le colonel Gilles Besançon, commandant la base aérienne 123 d’Orléans. C’est vrai qu’elles font des choses extraordinaires que nous ne devons pas dévoiler pour les raisons évidentes de sécurité. Il est d’autant plus important que ces aviateurs soient reconnus devant leurs proches, devant leur famille, devant leurs anciens et devant leurs pairs de la base aérienne. La base aérienne s’est configurée dans son soutien qu’elle a mis en place pour les appuyer.» Les décorations étaient aussi bien à titre collectif qu’à titre individuel pour les opérations menées dans la bande sahélo-saharienne. Le «Poitou» et le CPA 10 ont reçu une nouvelle croix de la valeur militaire à titre collectif. «Cette cérémonie était un moment fort et intense, témoigne le lieutenant-colonel Éric Asselin, commandant le CPA 10. Légion d’honneur, médaille militaire, Croix de la Valeur militaire avec des citations extraordinaires… Autant de décorations qui ont permis aux anciens de se rendre compte que leur héritage est aujourd’hui vivace. À travers l’individu, quel que soit son grade ou sa spécialité (pilote, commando, mécanicien-navigant, officier renseignement) ce sont les unités des forces spéciales «air» qui ont été récompensées.»

 

Cette commémoration a été l’occasion pour l’escadron de transport des forces spéciales de recevoir officiellement le fanion de sa troisième escadrille nouvellement créée. «Nous avons atteint l’âge de la majorité avec l’arrivée de cette troisième escadrille F121 qui accueille des Twin Otter. Cette remise officielle montre la montée en puissance de l’unité et de l’armée de l’air au sein des opérations spéciales. Les aviateurs du «Poitou» sont des opérateurs forces spéciales, ils développent des capacités techniques du combattant et d’innovation et d’initiative quels que soient leur grade et leur spécialité», souligne le lieutenant-colonel Franck Didier, commandant l’escadron de transport 3/61 «Poitou».

 

La célébration des 20 ans s’est clôturée par une démonstration dynamique mettant en œuvre de nombreuses capacités des opérations spéciales dans la troisième dimension.

Un Caracal de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» a assuré les différentes techniques de mise à terre, de récupération et d’appui-feu avec les commandos du CPA 10. «L’apport des hélicos cela se concrétise aujourd’hui par la formation «opérations spéciales» d’équipages de l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées», déclare le CEMAA. Nous avons des aviateurs affectés au 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales, à Pau et nous formons aujourd’hui une partie du «Pyrénées», pour avoir une participation plus importante, conformément au Livre blanc. La formation ne va pas durer longtemps car nos équipages ont déjà toutes ces compétences requises. Je suis content car cela élargit notre domaine d’emploi, qui est lié à la troisième dimension. Nous avons besoins de grandir, spécifiquement pour les forces spéciales « air ».»

 

Célébration des 20 ans des forces spéciales «air»Célébration des 20 ans des forces spéciales «air»
Célébration des 20 ans des forces spéciales «air»
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:50
EATT 2014 : entraînement des unités des transports tactiques

 

 

19/06/2014 Armée de l'air

 

Sous l’égide de l’agence européenne de Défense, la 3e édition d’EATT (European Air Transport Training - entraînement européen du transport aérien) se déroule du 15 au 27 juin 2014 à Plovdiv, en Bulgarie.

 

Dix nations, soit près de 300 personnes se sont réunies pour participer à cette 3e édition. Parmi elles, l’armée de l’air met en oeuvre d’un Hercule C130. Deux équipages et des mécaniciens de l’escadron de transport 2/61 «Franche-Comté» de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy, ainsi que des instructeurs du centre d’instruction des équipages de transport (CIET) et trois aviateurs de l’escadrille aérosanitaire «Étampes» de la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay sont déployés.

L’EATT est un exercice dédié à l’entraînement des avions de transport dans le domaine tactique. Il est basé sur la mutualisation et le partage des moyens «pooling and sharing». Son objectif principal est de promouvoir l'interopérabilité entre les nations participantes. Des entraînements communs dans un contexte international sont ainsi réalisés.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:45
Serval : point de situation du 19 juin 2014

 

 

20/06/2014 Sources : EMA

 

La semaine a été marquée environ 60 sorties aérienne, dont une vingtaine de missions réalisées par les avions de chasse, 10 missions de ravitaillement et de renseignement, et 30 missions de transport. Le dispositif français reste inchangé avec deux points d’appui principaux à Gao et Bamako, et quatre plots avancés à Tessalit, Kidal, Tombouctou et Ansongo.

 

Du 11 au 13 juin, le GTD DIO a mené une opération de surveillance et de contrôle du grand Gao et de la région d’Almoustarat - Djebok. Cette opération a permis d’affirmer la présence de la force Serval dans la région sud de Gao. Divers contacts ont été pris avec la population et les forces en présence.

 

Du 6 au 14 juin, le convoi du nouveau bataillon logistique Salamandre (BATLOG Salamandre) a effectué sa première boucle avant de ravitailler des emprises des DLAO dans le Nord. Ce premier convoi a permis aux soldats du BATLOG de se confronter aux dures réalités des pistes sablonneuses et rocailleuses du Mali. Malgré les difficultés mécaniques imputées au terrain et grâce aux efforts déployés par les diverses équipes du BATLOG, le convoi a pu mener à bien sa mission et apporter le matériel nécessaire à l’ensemble des détachements de la force sur les emprises de Gao, Kidal et Tessalit.

 

Le 18 juin 2014, deux hélicoptères Caracal et un hélicoptère Puma de l’armée de l’air ont été acheminés sur la base aérienne de N’Djamena par gros porteur Antonov 124. Ces hélicoptères appartiennent à l’escadron 1/67 (EH 167) « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux. Dans le cadre des relèves, ils sont déployés pour un mandat de 4 mois au sein de la Force Epervier. Un deuxième hélicoptère Puma, complètera prochainement ce dispositif. Intégrés au groupement Air de la force Epervier, les équipages et les machines du « Pyrénées », ils reprendront les missions d’évacuation sanitaire (EVASAN), de sauvetage aéroterrestre (SATER) et de soutien et d’appui aux forces déployées sur le théâtre. Ils participeront également aux deux missions permanentes du dispositif Epervier: la protection des intérêts français (tout particulièrement la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad), et conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, le soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

Serval : point de situation du 19 juin 2014
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Serval : point de situation du 19 juin 2014
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:45
Sangaris : point de situation du 19 juin 2014



20/06/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 12 au 18 juin 2014.

 

Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats.

Le 13 juin 2014, au terme de quatre mois de missions, le groupement tactique interarmes (GTIA) « Savoie» a été relevé par le GTIA « Acier ». Commandé par le colonel Didier Leurs, chef de corps du 16ebataillon de chasseurs, le GTIA « Acier » est composé de l’état-major tactique et de trois compagnies de combat, dont une provenant du 7ebataillon de chasseurs alpins, ainsi que de renforts.

Le 17 juin, le général de brigade Eric Bellot des Minières a pris le commandement de l’opération Sangaris (COMANFOR Sangaris). Il relève le général de brigade Francisco Soriano qui a commandé les forces françaises engagées en République Centrafricaine depuis le 5 décembre 2013.

Le dispositif français en RCA est réparti sur trois zones d’action principales : la région de Bangui, l’ouest du pays entre Béloko et Bossembélé, et l’est entre Sibut et Bria.

Les effectifs d’EUFOR RCAsont désormais de 700 hommes ; ils incluent 250 militaires français. Le 15 juin 2014, l’Union européenne a déclaré la pleine capacité opérationnelle de EUFOR RCA. Peu après, cette force a pris le relai de la force Sangaris pour poursuivre, en appui de la MISCA, la sécurisation des 3eet 5earrondissements de la capitale centrafricaine. Ce transfert de responsabilité a été rendue possible grâce à l’arrivée d’un contingent géorgien au sein de EUFOR RCA. Forte de 700 hommes, la force européenne est aujourd’hui composée de plusieurs nations dont la France, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande la Géorgie, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. La contribution française s’élève actuellement à environ 250 hommes.

La montée en puissance et l’engagement de la force de l’Union Européenne marque une étape supplémentaire dans la prise en compte de la problématique sécuritaire centrafricaine par la communauté internationale. Cette prise en compte a été rendue possible grâce à l’engagement initial de la force Sangaris le 5 décembre dernier.

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

 

A Bangui, la semaine a été calme. Elle n’a été émaillée que par quelques incidents localisés au 3e  arrondissement et à PK12. Sans dommages pour la force, la réaction face à ces actes isolés a permis de parfaire les mesures de coordination entre le GTIA « Acier », la MISCA et EUFOR-RCA.

 

Dans l’ouest, le GTIA « de Boissieu » maintien la sécurité sur l’ensemble de l’axe routier reliant le Cameroun à Bangui. Au cours de cette semaine, 421 véhicules sont entrés en Centrafrique depuis la frontière camerounaise. Parmi ces véhicules, on compte près de 350 poids lourds, dont 180 ont circulé sans avoir demandé d’escorte à la MISCA ou à Sangaris.

Au nord-ouest de sa zone, le GTIA « de Boissieu » continue à faire face à une situation plus incertaine. Cette région fait en effet l’objet de fortes rivalités intercommunautaires et la population reste sous la menace de groupes armés. Du 15 au 18 juin 2014, suite à une action préalable de renseignement, le GTIA a engagé une partie de ses éléments dans une action de reconnaissance offensive pour faire cesser tout acte de violence et réaffirmer la détermination de la force Sangaris à faire appliquer les mesures de confiance. L’opération a été menée par des éléments positionnés à Bossangoa, 250km. Ils se sont engagés dans cette mission avec l’appui de blindés légers ERC-90 Sagaie.

L’objectif pour la force Sangaris était de mettre fin aux agissements de milices armées dans la région, de prévenir toute exaction et de rassurer les populations. Progressant en direction de Boguila et appuyé par des moyens aéromobiles, le détachement a atteint la localité de Nana Bakassa après une longue progression sur des pistes difficiles. Après renseignement auprès des autorités locales rencontrées dans les villages, l'effort a été porté sur les localités de Kouki, puis de Bodjobo, toujours plus au nord. Après la fouille du dernier village, vidé de sa population qui s’était réfugiée en brousse, la force a procédé au désarmement de « miliciens » surpris par la rapidité de sa manœuvre. Cette action a été suivie par une mission de contrôle de la zone. Déclenchée sur renseignement, cette opération de plusieurs jours a permis de contraindre un groupe armé qui menaçait la population.

 

Dans l’est, le GTIA Scorpion poursuit son déploiement dans le couloir central en direction de Kaga Bandoro qu’il a atteint le 17 juin. L’important travail de concertation et de dialogue mené par Sangaris auprès des acteurs locaux permet de faire appliquer les mesures de confiance sans rencontrer de résistance. La présence de la force, à Dekoa notamment, tend à rassurer les populations qui expriment clairement leur lassitude face aux agissements des groupes armés. Le repeuplement des villages de la zone se fait à un rythme rapide. La force poursuite son action de stabilisation, combinant patrouilles et réunions avec les autorités locales.

Parallèlement à ce déploiement, le GTIA Scorpion maintient son dispositif de sécurisation entre Sibut et Bria. Bambari demeure un point d’attention particulier suite aux incidents de la semaine passée et au regain de tensions que connaît la ville.

Le 17 juin 2014, la première « promotion » du CRIL (chantier de réhabilitation et d’intégration locale), a achevé sa formation à Sibut. Les ex-combattants qui ont choisi de déposer les armes et de participer à ces chantiers ont ainsi bénéficié d’un appui pour pouvoir amorcer leur réintégration dans le tissu économique local. Des cours ont été dispensés par les soldats du GTIA, ainsi que par la MISCA, qui ont mis leurs capacités au service de ce projet. La formation professionnelle dispensée aux « stagiaires » pendant un mois porte sur l’agriculture, la mécanique mais aussi le BTP (bâtiment travaux publics). Ce projet vise à favoriser la restauration de l’Etat, appuyer la réconciliation nationale et initier une reprise de la vie économique. Il renvoie à la nécessité pour la communauté internationale de mettre en œuvre au plus vite le processus de DDR (Désarmement Démobilisation Réinsertion).

Sangaris : point de situation du 19 juin 2014
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