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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:30
STREIT launches four new models at Eurosatory 2014

 

Paris: Monday 16th June 2014 STREIT Group

 

When a leading armored vehicle manufacturer’s records show that not a single fatality has ever resulted from confrontations involving its products, buyers are sure to take a particular interest in anything new it brings to the market.

 

Eurosatory is renowned as the number one platform for defense product launches which makes it the perfect launch pad for STREIT’s newest models.

 

STREIT’s new releases at the show include:  Varan 6x6 is an APC (Armored Personnel Carrier) designed to give unrivalled protection against IEDs (Improvised Explosive Devices), landmines, sideblasts and RPG (Rocket Propelled Grenade) attacks. Another of its APCs is the Warrior, offered with an integrated anti-tank guided missile system and protection against threats such as ballistic assaults, mines and grenades.

 

The STREIT Typhoon 6x6 is an MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) vehicle, developed and built to withstand attacks, including ballistic arms fire, mines and IEDs. Also on show is the bomb disposal variant of STREIT’s Shrek MRAP range, which features an extendable mine or IED arm as well as excellent blast and ballistic protection.

 

Along with these newcomers STREIT will showcase  Scorpion APC, which has been tested and certified to STANAG3 blast protection standard and is ready for STANAG4 testing. This vehicle will be available to experience on the live demonstration track.

 

In addition to their practical and life-saving features and benefits, each product offers a major affordability advantage, as STREIT Chief Executive Guerman Goutorov explains: “We are passionate about creating high-quality, innovative and dynamic vehicles, but our other top priority is to make them cost-effective. Our aim is to bring high standards of protection within the reach of more people, so their safety is not limited by budgets.”

 

He adds: “We are able to do this thanks to the efficient operation of our 12 production facilities around the globe, and the dedication and skill of more than 300 craftsmen who share our philosophy.”

 

For further information on STREIT Group, the world’ leading privately owned manufacturer of armored vehicles, visit www.armored-cars.com.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:30
Le "Made in Israel" au Salon de l'Armement Eurosatory à partir du 16 Juin

 

15.06.2014 Youval Gordon – IsraelValley.com

 

Eurosatory, ou « Semaine internationale de la défense et la sécurité», est un salon international d’exposition des produits du monde de la défense et de la sécurité : terrestre, aéroterrestre. Il se tient tous les deux ans en juin au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Cette exposition est aussi appelée « Salon de l’armement ».

 

De nombreuses sociétés israéliennes sont présentes sur le pavillon israélien d’Eurosatory. Un nouveau record pour 2014. En quantité et en qualité, qu’il s’agisse de sécurité et de défense physique ou logique (cyber). Premier tour d’horizon rapide au cœur du microcosme militaro-industriel israélien :

 

1. Sibat, le bras export et coopération internationale du ministère de la défense israélien. Incontournable pour les autorisations.

 

2. Elbit Systems fait partie des leaders mondiaux en électronique de défense. Le cœur de métier d’Elbit est le C4ISR (commande, contrôle, communication, computer, intelligence, surveillance et reconnaissance), les systèmes de guerre info-centrée, les véhicules sans pilote pour la défense ou la sécurité intérieure. Elbit fait l’objet d’une double cotation sur le Nasdaq et sur le TASE israélien.

 

3. Gilat Satcom est le champion des communications satellites en Afrique, Asie et au Moyen Orient. Les solutions de Gilat s’adressent aux opérateurs, aux fournisseurs d’accès, aux gouvernements, aux organisations internationales, etc. Gilat apporte des solutions de communications et permet le déploiement de réseaux privés dans les lieux les plus reculés. Il est ici question de qualité de service, de solutions de satellite mobile sur terre, air, mer.

 

4. IMI Israel Military Industries, fondée en 1933 sous le mandat britannique. a conçu à l’origine des armes de renommée mondiale (Uzi, Galil, Tavor etc, une branche privatisée en 2005 pour devenir IWI) mais le spectre d’activités de IMI est aujourd’hui infiniment plus large et couvre les systèmes de combat sur air, terre et mer.

 

Parmi les clients d’IMI on trouve bien sûr Tsahal, mais aussi l’armée américaine (l’USAF, l’US Army, la Navy), et les membres de l’OTAN. IMI compte 5 cinq branches d’activité: les munitions; les missiles; les tanks; les systèmes avancés (systèmes guidés, brouilleurs électro-optiques) et les leurres. A Eurosatory, IMI présente entre autres ses leurres anti-lance-missiles, ses têtes air-sol à fragmentation, ses stations mobiles de lance-missiles sol-air à courte portée (efficaces à 15 km), ses nouvelles grenades, ses bombes guidées, ses systèmes de protection passive et réactive contre les IEDs – engins explosifs improvisés – et les missiles avec soft et hard kills. Soft, on détourne. Hard, on fait exploser.

 

5. IAI, Israel Aerospace Industries, est la plus grande entreprise technologique israélienne (au coude à coude avec la pharmaceutique Teva) avec près de 17000 employés répartis en 20 divisions.

 

IAI présente sur les marchés civils et militaires est notamment spécialisée dans l’aéronautique, le spatial , la sécurité intérieure, la défense (air, terre, mer, espace, cyberespace). Son chiffre d’affaires est d’environ 4 milliards de dollars dont 80% réalisés à l’export. Le carnet de commande s’élève à 8 milliards de dollars. Parmi les fleurons du groupe: Elta spécialiste de la guerre électronique et la prestigieuse branche missile et espace.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:20
USS CORSICA 2

 

16.06.2014 Armée de Terre

 

L'exercice bilatéral USS CORSICA entre le 2e régiment étranger de parachutistes et la 82th airborne a eu lieu à Calvi du 25 mai au 2 juin 2014. Cet exercice a permis aux deux unités de se retrouver pour échanger leurs savoir-faire en matière opérationnel.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:00
photo MinDefFR

photo MinDefFR

 

16/06/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Dans un entretien au Figaro, Christian Mons, président du GIcat, le syndicat patronal de l'armement terrestre et aéroterrestre, appelle à la modernisation des équipements de l'armée de terre, notamment en blindés et en drones tactiques.

 

Le Figaro. - Dans quel contexte dans lequel s'ouvre cette nouvelle édition d'Eurosatory?

 

Christian Mons. - Eurosatory est le premier salon mondial de la défense terrestre et aéroterrestre. Nous y recevons de plus en plus d'exposants étrangers. Cette année 15 entreprises japonaises sont présentes pour la première fois sur un total de 1500 exposants. En France, notre environnement est marqué par un budget militaire encore sujet à risque, en raison d'un budget très contraint et qui reste trop faible pour répondre aux ambitions affichées de la France dans le Livre blanc de la défense.

 

L'armée de Terre apparaît comme le parent pauvre de la défense. Que coûte-t-elle vraiment au budget militaire général?

L'armée de Terre qui engage 80 % des effectifs sur le terrain, et est en première ligne dans les opérations extérieures (type Mali ou Centrafrique) ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement et de maintenance soit un peu moins de 2 milliards pour ce qui concerne les équipements sur les10 à 11 milliards d'euros par an d'investissement pour l'équipement des forces hors maintenance (MCO). L'armée de terre a pourtant gagné en technicité et en complexité et revendique un budget plus important.

 

Espérez-vous le lancement du programme Scorpion et de l'appel d'offres pour les drones tactiques en 2014?

Scorpion est un programme fondamental pour l'équipement des Groupements tactiques inter armes (GTIA) il est fondamental pour les industriels plateformistes dont l'encéphalogramme est plat. Ce sont 25 000 emplois directs et indirects qui sont en jeu dans la filière. Nexter par exemple, sans scorpion, aurait un plan de charge famélique pour 2015.

Ce programme représente 5 milliards d'euros sur dix ans avec notamment la livraison de nouveaux blindés VBMR pour remplacer les véhicules de l'avant blindés (VAB) et EBRC les engins de reconnaissance et de combat afin de renouveler des flottes vieillissantes. Nous espérons qu'au moins une première tranche de Scorpion sera notifiée dès 2014. Tout comme nous attendons le lancement de l'appel d'offres pour de nouveaux drones tactiques afin de remplacer le Sperwer obsolescent.

 

L'encéphalogramme de la consolidation européenne est également plat…

La France a entamé une première phase de consolidation. Panhard et Auverland se sont mariés puis se sont rapprochés de Renault Trucks Defense qui avait au paravent absorber Acmat. Nexter a repris récemment Eurenco consolidant ainsi la filière munition Mais au niveau européen, on n'en est nulle part! Il existe beaucoup trop d'acteurs en Europe qui se concurrencent à l'export alors que de nouveaux rivaux émergent en Turquie, Afrique du Sud, Israël, Corée… avec des prix plus bas, avantagés par une base de coûts plus faible que la notre. Même si nos industriels ont des arguments à faire valoir en terme de qualité et d'excellence technique la concurrence est rude.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:56
Salon Eurosatory 2014

 

16/06/2014 Ministère de la Défense

 

Eurosatory, le plus grand salon de la Terre, de la défense aérienne-terre et de la sécurité dans le monde, ouvre cette année ses portes du 16 au 20 juin 2014. Cet événement se déroule au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Retrouvez sur cette page l’ensemble des informations concernant notre présence sur le salon et la description de l’ensemble de nos matériels présents sur le stand du ministère de la Défense. La visite virtuelle vous plonge dans l’ambiance du salon et découvrez l’espace Défense, pas à pas.

En direct d'Eurosatory

Retrouvez, jour après jour, les actualités et temps fort du salon Eurosatory avec des articles sur le stand du ministère de la Défense et les animations réalisées

Visite virtuelle du stand

Vivez le salon Eurosatory comme si vous y étiez et découvrez les matériels présentés sur le stand du ministère de la Défense en version 3D.

Les matériels présentés

Des moyens de renseignement, de protection ou d’appui de la force  aux dernières innovations de la Direction Générale de l’Armement (DGA), retrouvez l’ensemble de nos matériels.

Informations pratiques

Rejoignez-nous sur Eurosatory

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:55
photo RTD

photo RTD

 

Eurosatory 2014, Paris-Nord Villepinte, Ie 16 juin 2014 Sagem

 

Le nouveau navigateur terrestre Epsilon10 de Sagem (Safran) vient d’être retenu par Renault Trucks Défense (RTD) pour équiper sa chaine d’électronique de véhicules « Battlenet Inside TM » destinée à la numérisation des véhicules de combat.

Lancé à l’occasion d’Eurosatory 2014, ce nouveau navigateur Sagem a été développé avec le soutien de RTD qui apporte son expertise en matière de véhicules de combat et son soutien aux essais terrain.

Epsilon10 est un navigateur tactique terrestre de dernière génération reposant sur la technologie brevetée Sagem des gyroscopes vibrants. Il a été optimisé pour offrir le meilleur rapport entre son coût de possession et ses caractéristiques (taille, poids, consommation et performance). Ne recourant à aucune pièce mobile, son capteur inertiel se caractérise par une robustesse et une fiabilité inégalée.

Epsilon10 fournit au véhicule des informations de cap et de positionnement en cas d’absence prolongée de réception du signal GPS. Il répond aux besoins des véhicules blindés opérant dans les environnements numérisés, notamment pour sa capacité à alimenter un système de commandement et de contrôle garantissant ainsi la géo-localisation de cibles et des positions amies (Blue Force Tracking).

A Eurosatory 2014, l’Epsilon10 de Sagem est intégré au blindé VAB Mk3 et au véhicule Sherpa Light version « forces spéciales » exposés sur le stand de RTD.

Sagem est l’unique société au monde à pouvoir proposer une gamme complète de systèmes de navigation couvrant l’ensemble du spectre des applications de navigation terrestres. Leader européen des systèmes de navigation embarqués, Sagem maîtrise l’ensemble des technologies inertielles (mécanique, laser, fibre optique, vibrant). La société affiche plus de 60 ans de savoir-faire dans les systèmes de navigation civils et militaires en France et à l’international.

A Eurosatory, Epsilon10 est présent sur le stand de Safran (Hall 6, stand F80).

* * *

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:55
Airbus Helicopters presents defense lineup at Eurosatory 2014
 

 

Marignane, France, 13 June 2014 – Airbus HC

 
The rugged, capable and mission-ready military rotorcraft lineup from Airbus Helicopters will be displayed at next week’s Eurosatory 2014 defense exposition near Paris, France, along with a focus on the latest innovation for its product family.

“The rapid evolution of operational requirements, for missions that are carried out by armed forces worldwide, requires an answer on our part to their ever-changing needs. Our fleet of helicopters addresses this by proposing adaptable, flexible, and efficient solutions,” said Dominique Maudet, Airbus Helicopters’ Executive Vice President Global Business and Services. “Once the helicopters are in service, we are committed to assisting and supporting all customers in the operational deployment of our rotorcraft weapon systems.”


To be included in the company’s exhibit is one of its newest military helicopters: the twin-engine EC645 T2, which has been ordered by Germany for the country’s Kommando Spezialkräfte (Special Forces Command), with deliveries to begin in 2015. As the most powerful model in Airbus Helicopters’ proven EC145 series, the EC645 T2 is equipped with a modern digital cockpit with the Helionix® avionics suite, full night vision capabilities, as well as a 4-axis autopilot. It is powered by two Turbomeca Arriel 2E engines with dual-channel full authority digital engine control (FADEC).

Also shown at Eurosatory 2014 will be Airbus Helicopters’ single-engine high-performance AS550 C3e Fennec, tailored for scout, armed reconnaissance and light utility missions.

The French Army is to display one of its NH90s – the multi-role helicopter deployed by this military service and by allied forces in Afghanistan, and used for the French Navy’s rescues of more than 120 persons; along with the presence of Tiger attack helicopter, which has been combat-proven while serving in Afghanistan, Libya and Mali.

Completing the company’s presence at Eurosatory – its first in the Airbus Helicopters identity following the rebranding from Eurocopter – are scale models of the EC725 Caracal, endorsed through combat deployments with French forces in Afghanistan along with the support of France’s role in NATO-led operations during the Libyan military campaign and French Special Forces missions in Mali; as well as the military Panther version of the well-known Dauphin family.

Airbus Helicopters’ application of continuous improvements and innovation is demonstrated at Eurosatory 2014 by the new Helionix® avionics suite, which integrates flight envelope protection, pilot assistance and improved situational awareness - providing additional operability, enhanced operational safety and lower crew workload, while also facilitating maintenance. In addition to the application of Helionix in the EC645 T2 and its civil EC145 T2 version, Airbus Helicopters has certified this avionics suite on its medium-weight EC175 multi-role rotorcraft – which is to be delivered to customers beginning later this year.

Airbus Helicopters will be participating at Eurosatory 2014 with its Airbus Group parent company, whose corporate exhibit is to be located on stand #D480 during the June 16-20 event at the Paris Nord Villepinte exhibition center.

About Airbus Helicopters
Airbus Helicopters, formerly Eurocopter, is a division of Airbus Group, a global pioneer in aerospace and defense related services. Airbus Helicopters is the world’s No. 1 helicopter manufacturer and employs more than 23,000 people worldwide. With 46 percent market share in civil and parapublic sectors, the company’s fleet in service includes some 12,000 helicopters operated by more than 3,000 customers in approximately 150 countries. Airbus Helicopters’ international presence is marked by its subsidiaries and participations in 21 countries, and its worldwide network of service centers, training facilities, distributors and certified agents. Airbus Helicopters’ range of civil and military helicopters is the world’s largest; its aircraft account for one third of the worldwide civil and parapublic fleet. The company’s chief priority is to ensure the safe operation of its aircraft for the thousands of people who fly more than 3 million hours per year.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:35
La version export du Hawkei présentée à Eurosatory

« Nous avons développé le Hawkei en ciblant dès le départ le marché international, sur la base d’une plateforme extrêmement performante en termes de protection, mobilité et charge utile à un prix maîtrisé. Ce véhicule peut être configuré pour répondre aux besoins spécifiques des pays soucieux de protéger efficacement leurs troupes sur les théâtres d’opérations. » Chris Jenkins, Président directeur général de Thales Australie.

 

16 Juin 2014 – Thales Press

 

Une version export du véhicule protégé léger Hawkei de Thales est présentée à Eurosatory 2014, le plus grand salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aéroterrestres.

La nouvelle version prévue pour conduite à gauche, présentée dans la zone dynamique extérieure du salon, offre aux clients internationaux potentiels une première occasion d’observer ce véhicule en action. Une version pour conduite à droite sera également exposée sur le stand Thales, aux côtés de nombreux autres produits et services.

« La conception modulaire du Hawkei permet à Thales de mettre en oeuvre des transferts de technologie vers les pays où l’industrialisation peut être réalisée à moindre coût, donnant ainsi aux clients la possibilité de développer localement leurs propres capacités de mobilité protégée, avec les compétences associées. » Chris Jenkis.

Ce véhicule 4x4 de 7 tonnes, conçu pour un déploiement aéromobile rapide, se décline en plusieurs variantes – commandement, reconnaissance, liaison et transport. Le Hawkei est aujourd’hui le choix qui s’impose pour les opérations n’offrant qu’un nombre limité d’options en termes de point d’entrée.

En 2013, Thales avait livré six véhicules Hawkei au ministère australien de la Défense, dans le cadre du deuxième volet du programme Land 121 Phase 4, au titre de l’option Manufactured and Supported in Australia. Comprenant deux variantes de commandement, deux transporteurs et deux unités de reconnaissance, auxquelles s’ajoutait une remorque, ces véhicules ont fait l’objet d’un vaste programme d’essais sur une distance totale de 130 000 km.

Le programme Land 121 Phase 4 prévoit l’acquisition de 1 300 véhicules Hawkei l’année prochaine, afin de remplacer la flotte de Land Rover qui équipe actuellement les forces terrestres australiennes.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:50
"Renault Trucks Défense ne cherche plus de rapprochement avec Nexter", selon Stefano Chmielewski

 

16.06.2014 par Hassan Meddah - Usine Nouvelle


Développement dans la maintenance du matériel militaire, diversification dans les véhicules de sécurité, rapprochement abandoné avec Nexter…Stefano Chmielewski, président de Volvo Government Sales et patron de Renault Trucks Defense précise ses objectifs alors que s'ouvre le salon international de la Défense, Eurosatory, ce lundi 16 juin.

 

L'Usine Nouvelle - Comment la baisse des budgets de défense a-t-elle un impact sur Renault Trucks Défense ?

 

Stefano Chmielewski - Renault Trucks Défense ne communique pas sur son chiffre d’affaires. Cependant nous avons révisé de manière pragmatique nos plans de croissance. Le groupe ne peut pas croître de 30% par an comme c’était le cas jusqu’en 2012. En 2013, notre production qui a augmenté de 35% sera écoulée entre 2013 et 2014. L’objectif est de consolider notre présence en France et augmenter notre présence en Afrique d'au moins 10% par an sur les prochaines années.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devrait annoncer le programme Scorpion de modernisation de l’armée de Terre d’ici juillet. Qu’en attendez-vous ?

L’armée française reconnait notre expertise aussi bien dans le domaine de la chaine cinématique que dans le service de révision et de réparation. Nous sommes comme tous les autres industriels maintenant : nous attendons les commandes. C’est d’autant plus stratégique que la référence française reste clé pour réussir à l’export. La première question que nous posent les armées étrangères c’est : "est ce que l'armée française utilise votre produit ?".

Cela ne nous empêche pas d’innover par ailleurs et de renforcer notre gamme de produits. Nous avons développé le Sherpa 3 (véhicule tactique et blindés légers 4x4, ndlr) sur fonds propres, sans aucun financement étatique. Le nouveau VAB Mk3 est un cousin proche du fameux VAB largement déployé par l’armée française mais grandement amélioré en termes de protections et d’architecture électronique. Une dizaine de pays se sont déjà montrés intéressés.

 

Après les acquisitions des fabricants Panhard et Acmat, souhaitez-vous toujours un rapprochement avec Nexter ?

Nous avons essayé par le passé de nous rapprocher de Nexter plusieurs fois. Sans succès de toute évidence. Sincèrement je ne suis plus intéressé pour une telle opération. Nous n’avons pas l’expertise dans les armes et les munitions qui serait nécessaire pour faire un partage industriel équilibré avec Nexter.

Nous avions vu dans la consolidation de l’industrie de l’armement terrestre une bonne opportunité pour être l’acteur de la première étape d’une consolidation européenne. Mais les obstacles sont nombreux, comme la privatisation au préalable de Nexter. L’alternative pour nous est de nous développer au-delà de la chaine cinématique et notamment dans les protections, le blindage et les véhicules légers non chenillés.

 

Suite de l'entretien

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 07:55
Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

 

 

Eurosatory 2014, Paris-Nord Villepinte, June 16, 2014 - Sagem

 

Sagem (Safran) just tested and integrated successfully a new generation optronics multi-sensors suite on its Patroller™ endurance UAS.

Tested in France between April and June 2014, during a campaign of 30 flights, this new optronics suite is based on a Euroflir 410 gyrostabilised turret. It is characterized by extended capabilities for long distance identification, day and night. In addition, this new version of Euroflir 410 is fitted with a very high resolution spooter and a Matis AP infrared camera.

On the Patroller UAS, this new generation imagery chain integrates a high rate data link which is fully compliant with the performance of the high definition sensors of the aircraft, allowing the restitution of the images without degradation. The ground segment encompasses new processing software and new tools to ease mission operations: automatic tracking of mobile targets, activity detection.

The performance level of this new imagery system was demonstrated during several realistic scenarios as recently met by armed forces in operations: intelligence collection, operation support, search and rescue, etc…

Developed by Sagem, the Patroller is a 1-ton class tactical UAS. Because of its modular design, the Patroller drone can carry a payload with capacity of 250 kg in its bay or in pods (optronic, radar, electronic warfare), on flights of 20 hours and over, at an altitude up to 20,000 ft.

Multi-sensors intelligence system, Patroller UAS is designed to meet military or security requirements. Integrating several innovations, it draws on Sagem's extensive experience with its Sperwer tactical drone system, including nine years of feedback from operations in Afghanistan.

Developed and produced in France by Sagem, the Patroller mission system is based on a European cooperation involving Ecarys (Stemme), a German manufacturer which supplies its S15 airframe in order to address French and international needs.

The Patroller drone system is in the outside static display, Safran stand F410.

 

* * *

Sagem, a high-tech company of Safran, holds world or European leadership positions in optronics, avionics, electronics and safety-critical software for both civil and military markets. Sagem is the No. 1 company in Europe and No. 3 worldwide for inertial navigation systems (INS) used in air, land and naval applications. It is also the world leader in helicopter flight controls and the European leader in optronics and tactical UAV systems. Operating across the globe through the Safran group, Sagem and its subsidiaries employ 7,500 people in Europe, Southeast Asia and North America. Sagem is the commercial name of the company Sagem Défense Sécurité.

For more information: www.sagem.com

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:05
photo Nexter Systems (L.B.)

photo Nexter Systems (L.B.)

 

Interview réalisée par Alain Establier,  SDBR n°108 daté du 17/06/2014

 

SDBR : Comment se porte Nexter Systems aujourd’hui ?

 

J-P B : Nexter Systems poursuit globalement sa trajectoire en termes d’activité, dans un marché qui reste difficile et très concurrentiel dans le domaine des véhicules blindés de moyen tonnage. Le secteur munitions se développe. Le secteur des matériels voit cette année l’émergence de produits nouveaux tel le « Titus » que nous avons présenté il y a quelques mois, véhicule 6x6 blindé polyvalent pour un éventail de missions (transport de troupe, missions de combat, appui au combat et fonctions de soutien logistique) dans n'importe quel type d'engagements susceptibles de se produire dans un conflit hybride. Nous avons aussi la perspective de l’EBRC et du VBMR dans le programme Scorpion.

 

Comment se situe Nexter dans ce marché concurrentiel ?

 

Dans le domaine terrestre, il y a aujourd’hui deux groupes d’industriels : d’une part, les acteurs globaux qui maitrisent l’ensemble du panel des matériels d’armement terrestre (artillerie, armes, tourelles, blindés moyens et lourds) et dont Nexter fait partie ; d’autre part, les acteurs de niche spécialisés dans tel ou tel secteur avec un fort niveau qualitatif (par exemple, FN Herstal dans son domaine). L’ambition de Nexter est de rester acteur global et, pour ce faire, a besoin de maitriser un panel de techniques dont les financements, à rentabilité normale, imposent une taille de chiffre d’affaires supérieur au nôtre aujourd’hui. Nous sommes donc toujours dans une logique de croissance pour atteindre cette taille et pour garantir notre pérennité, en sachant autofinancer l’ensemble des compétences et des technologies nécessaires pour rester un acteur global du secteur terrestre.

 

Dans quels domaines cette politique de croissance externe peut-elle se concrétiser ?

 

Dans le monde munitionnaire, un grand pas est fait. Hier, le secteur munitionnaire européen comportait trois acteurs majeurs : Nammo, BAE et Rheinmetall. Aujourd’hui, le rachat des sociétés Mecar et Simmel Difesa, auprès du Groupe Chemring, a permis de constituer le quatrième acteur, de rationaliser nos investissements de R&T et de rester acteur global. Dans le domaine des blindés, la situation est la même. Nous devons atteindre 2 milliards de CA pour pouvoir pérenniser notre complète couverture du champ des techniques de ce secteur, soit le double de ce que nous réalisons aujourd’hui. Nous couvrons le champ complet grâce à des investissements judicieux faits depuis une quinzaine d’années.

 

 

 

 

 

 

 

 

Canon Caesar - photo EMA

Canon Caesar - photo EMA

C’est vrai dans les blindés comme dans l’artillerie, avec le choix du Caesar sur roues et l’abandon des matériels d’artillerie sous casemates (bunker). Aujourd’hui, tout le monde s’est mis à l’artillerie sur roues. De même, avec l’Aravis, Nexter a innové en fabricant le véhicule le plus protégé du marché, ce qui a permis d’en faire un succès commercial au Moyen-Orient.

 

Aravis - photo Yves Debay

Aravis - photo Yves Debay

 

En matière de véhicules blindés, nous voyons apparaître des véhicules sans pilotes. Etes-vous dans cet axe de recherche ?

 

Chez Nexter, nous croyons au développement de la robotique, d’où la création de notre filiale « Nexter Robotics », avec une équipe qui travaille sur le sujet que vous évoquez. De notre point de vue, le positionnement de la robotique sur le champ de bataille n’est pas encore finalisé. Pour autant, nous travaillons sur deux axes: d’une part la gamme de mini robots d’utilité, Nerva, projetables et résistants à l’eau, qui remplissent des fonctions primaires permettant de garder le contact avec la réalité du terrain ; d’autre part des briques logicielles d’intelligence et d’autonomie pour l’objet à robotiser, permettant de dégager le combattant de tâches qui le détournent de son objectif premier, le combat. Nous travaillons donc sur l’aide au combattant, sans a priori sur les matériels sur lesquels ces briques pourraient être adaptées. Le génie utilise déjà un VAB PC Nexter qui pilote deux AMX30, équipés de charrues de déminage, totalement télécommandés.

 

Dans sa politique de croissance externe, est-ce que Nexter envisage de se diversifier ?

 

Le groupe Nexter a la ferme volonté de rester dans ses domaines de compétences que sont les armements terrestres, les systèmes terrestres et les systèmes de défense, tels que ceux qui existent sur les hélicoptères et dans le naval. Nous sommes dans un périmètre  technique et industriel que nous maitrisons. Au cas par cas, nous pouvons utiliser certaines compétences existantes dans les marchés civils.

 

L’arrivée d’Eurenco dans l’ensemble Giat Industries va-t-elle profiter à Nexter ?

 

Eurenco a été racheté par la holding Giat Industries et il n’y a pas d’intégration d’Eurenco à proprement parler dans l’activité Nexter. D’abord Eurenco travaille dans des métiers différents des nôtres (chimie lourde), ensuite, dans le domaine des poudres et explosifs, Eurenco a beaucoup d’autres clients en Europe que Nexter, entre autres des clients civils. Nous étions intéressés au devenir d’Eurenco, un fournisseur important pour Nexter, notamment pour éviter que cette société ne soit reprise par des mains concurrentes. Le rapprochement,  dans l’ensemble Giat Industries, nous permettra surtout d’avoir un dialogue efficace pour développer des poudres adaptées aux besoins de nos clients. 

 

Quel atout concurrentiel va apporter à Nexter l’acquisition de Mecar et Simmel Difesa ?

 

Nexter Systems a acquis 100% de ces deux sociétés avec un objectif de taille, au travers de deux facteurs : d’abord l’effet série, de premier ordre dans la compétitivité d’une munition, avec l’objectif de réduire nos prix de l’ordre de 20% ; ensuite, la rationalisation dans l’utilisation des technologies entre nos trois sociétés, de façon à couvrir un champ de compétence munitionnaire plus large. Pour autant, il n’y aura pas d’intégration de ces deux sociétés dans Nexter Munitions, car nos trois sociétés (Nexter Munitions, Mécar et Simmel) sont complémentaires en termes de produits, de zonage commercial et de culture, et il convient de conserver les atouts de chacune en préservant leur autonomie.

 

En matière de munitions, avec les obus à précision métrique ou différenciée, avez-vous atteint le maximum de la technologie possible ?

 

Dans le domaine munitionnaire, il y a 4 axes de travail : la précision, la portée, la sensibilité et l’effet terminal. La précision peut être obtenue soit grâce au GPS, soit grâce à l’éclairage de la cible par faisceau laser. En matière de portée, aujourd’hui nous atteignons avec les pièces d’artillerie une cible à 40 kms ; nous avons dans l’idée de travailler sur des portées allant jusqu’à 70 kms. Actuellement, ce sont des portées accessibles uniquement aux missiles qui sont au moins dix fois plus chers que nos munitions. Par contre, les missiles sont capables de précision métrique dans la zone des 40 à 70 kms, alors qu’à 40 kms, pour l’instant, il faudra peut-être 10 munitions pour assurer le coup au but. Notre enjeu est donc d’améliorer la précision à 40 kms pour réduire le nombre de munitions nécessaires à la destruction d’une cible. Autre point : un stock de munitions contient de la matière active, donc sensible, le risque étant le départ inopiné ou l’explosion. Pour pallier ce risque, Nexter s’est spécialisé dans les explosifs « insensibles ». Enfin, l’effet terminal est le rêve du munitionnaire, s’il est capable de contrôler la partie explosion pour maitriser l’effet terminal.

 

Donc sur quels axes futurs travaillez-vous ?

 

En matière de précision, jusqu’à maintenant nous avons essentiellement travaillé sur l’éclairage laser or, pour tirer à 40 kms, il n’est pas toujours facile d’envoyer un éclaireur, homme ou matériel, à cette distance. Le GPS est une solution mais à condition que la cible ne bouge pas, sauf à avoir des capteurs complémentaires (robot, drone) qui corrigent sa position au fur et à mesure. Encore faut-il que le coût du capteur soit raisonnable, d’où nos travaux sur la robotique que nous avons évoqués. Nous continuons aussi à travailler sur l’éclairage laser des cibles. En matière de portée, nous travaillons sur la propulsion additionnelle (type rocket) et sur la fonction « planer ». Et nous travaillons également sur l’effet terminal. C’est l’éventail qu’il nous faut couvrir pour pouvoir rester acteur global dans le domaine des munitions.

 

Vous portiez de gros espoirs sur un marché canadien pour le VBCI et finalement grosse déception, n’est-ce pas ?

 

C’est une déception, puisque nous avons dépensé beaucoup d’énergie et d’argent pendant cinq ans pour une décision d’arrêt du programme. Il s’agissait d’une compétition chenille / roues et la consultation avait été lancée de façon très professionnelle et ouverte. L’abandon de l’appel d’offres par les Canadiens nous a pris au dépourvu, alors que le VBCI avait démontré sa supériorité dans la compétition et que la conclusion unanime des experts était que la roue satisfaisait toutes les exigences opérationnelles d’une infanterie. Ce programme d’essai a malgré tout été précieux et nous a permis de mettre le doigt sur certaines améliorations de ce matériel, dont les qualités exceptionnelles ont été démontrées sur plusieurs théâtres d’opération.

 

Les doutes sur la préservation du niveau de la LPM font-ils craindre pour le programme Scorpion ?

 

Toutes les déclarations nous font penser que le programme Scorpion sera lancé en 2014 pour une cible de 1625 VBMR et de 250 EBRC, à l’horizon 2025. Toutes les énergies sont concentrées pour la notification, cette année, des marchés concernant les matériels dont l’armée française a un besoin majeur : les AMX-10 RC sont à bout de souffle, tout comme les VAB. Pour le VBMR et l’EBRC, nous sommes en partenariat exclusif avec RTD et Thales avec lesquels nous avons déjà remis deux offres début 2014 à la DGA.

 

Est-ce que le rachat de TDA (Groupe Thales) est définitivement oublié ?

 

La concentration de l’industrie de défense se réalise par étapes nécessaires. Le rapprochement de TDA avec le pôle munitions de Nexter n’a jamais soulevé de questionnement stratégique et je n’ai aucun doute sur le fait qu’un jour les planètes seront alignées.

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:55
Eurosatory 2014 - Plasma Lyophilisé (PLYO)

 

13.06.2014 ministeredeladefense

 

Efficace, sûr, facile d'emploi et universel, le PLYO est un produit sanguin d'urgence particulièrement adapté aux opérations extérieurs

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:55
D-DAY: les armées ont sécurisé les commémorations du Débarquement
Jusqu’au 9 juin 2014, les armées ont participé de jour comme de nuit, en appui et en renforcement du dispositif de sécurité permanent national, à la sécurisation et au soutien des cérémonies internationales commémoratives du débarquement en Normandie.

2400 militaires ont été déployés en Normandie dont 1200 pour l’armée de terre, 900 pour la marine nationale et 300 pour l’armée de l’air.
 
Reportage photos
 
 
D-DAY: les armées ont sécurisé les commémorations du Débarquement
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:45
Un Transal C160 transportant un hélicoptère Tigre

 

Crédit : EMA / armée de Terre

 

Le 4 juin 2014, à 10h 17, un avion Transal C160 transportant un hélicoptère Tigre se pose sur le tarmac de l’aéroport de Bamako.


Dans le cadre de la réorganisation des moyens aéromobiles de la force Serval et de la cinématique de relève des matériels, ce Tigre va être mis en condition pour rentrer en France par voie aérienne.

 

Reportage photos

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:55
Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Jun. 14, 2014 - By PIERRE TRAN  - Defense News

 

Philippe Burtin, chairman and CEO of French company Nexter, recently received some good news: Defense Minister Jean-Yves Le Drian said the French Army’s long-awaited Scorpion modernization program will finally be launched this year.

 

The Scorpion project brings in much-needed development work on two key vehicles — the engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), a fighting vehicle to replace the AMX 10RC and ERC 90; and the véhicule blindé multirole (VBMR), a troop carrier taking over for the aging véhicule avant blindé (VAB). A little-expected boon will be parallel studies for a planned modernization of the Leclerc tank, which neatly ties the engineer’s work on the turrets of the light and heavy combat vehicles.

 

The last of the 630 vehicles for the French véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) program will roll off the line in 2015, keeping pressure on Nexter to win export contracts for the infantry fighting vehicle which has seen action in Afghanistan and Mali.

 

Meanwhile, Burtin gives a hint of the need to address the European legal framework, seen as vital to allow a possible cross-border deal with partners that is considered vital for the future.

 

Q. President François Hollande has assured the French defense budget is safe from cuts and will follow the multiyear budget law. Do you feel reassured?

 

A. The prime minister, president and defense minister confirmed the outlook for the multiyear budget law. The minister then confirmed orders for the [Multi-Role Tanker Transport] and Scorpion. There was also a call for the ministry to improve program management. We are satisfied.

 

The defense industry has shown solidarity and we remain vigilant. What’s at stake is the ability to maintain the armed forces’ capability to remain operational and meet the operations contract. What’s at stake is control on the ground, to be in the first wave.

 

And there is defense of jobs. Last year there was realization of the 165,000 defense industry jobs and the impact on the ground. So the Scorpion program is effectively confirmed for 2014. We have a stake in the game.

 

Q. How do you see the global market?

 

A. We are very concerned about the international side. When I meet the authorities, parliamentarians and media, I talk about how defense companies must immediately press ahead on the international front. I know there is worry about the French forces and their equipment, but I stress that defense industry is looking at the international market. There’s an active market. There’s still a slow bureaucratic process but one which remains active. In Europe, even if we say there is a slowdown, there are significant opportunities such as Denmark, which is looking to order artillery and armored vehicles, and Poland, which offers significant opportunities.

 

Q. What is the outlook for the new troop carrier?

 

A. In the Scorpion project, there are digital communications following last year’s contract for the software defined radio, a significant system. That’s what we’ll put on board our vehicles to make a digitized battlefield. For us, there is [the véhicule blindé multirole (VBMR), engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC)] and the upgrade of the Leclerc.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Don’t forget the Leclerc. It’s a very important program. During the budgetary talks last year, I pointed out the Leclerc remains a power weapon. The president’s decision confirmed the Leclerc is part of defense and deterrence. We have submitted our offer for version 2, to modernize 201 Leclerc tanks. We expect a launch decision this year; I can’t comment on the contract value. We will install the Scorpion digital information systems, upgrade survivability and the attack system with a remotely operated turret, and program munitions and other new ammunition.

 

Q. What’s the timing of the troop carrier and fighting vehicle?

 

A. We will begin with [VBMR] development and then manufacture in the next budget law. That is part of the synchronization of Scorpion. We will work on the VBMR and EBRC together under the same constraints. We will have slightly longer development for EBRC as we have a more complex tank than the VBMR utility vehicle.

 

There is also the funding schedule. We hope to start delivery of 92 VBMRs in 2018, and start in 2020 for EBRC. That will reflect the time needed for development and also the delay in funding. For us, this is the industrial base for the next 10 years. That’s what’s at stake for Nexter, and for [Renault Trucks Defense] too, though I think they’ll explain that themselves.

 

Q. What’s your 10-year business model? What about merging with Renault Trucks Defense?

 

A. We set out our business model for five years. One builds a business model from the market. We are, and will remain, a specialist in land systems; it’s the core business. From that, our leading business model is to deliver high-performance systems, try to broaden the range and to make it competitive.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Our model, before talking about partnership and mergers, is internal growth. To prepare for the future, 18 percent of annual sales is invested in innovation, half of which is from company funds. There is development of the company’s potential and products. We presented a new product, Titus, at [Defense and Security Exhibition International] and eight months later, we have already delivered a demonstration abroad and are preparing for two more. We have requests. What clients say is, “it’s great.” It’s a concept we’ve developed, a six-wheeled vehicle with high mobility.

 

Q. What are the foreign prospects in view of Canada’s rejection of Nexter for its close combat vehicle?

 

A. Canada was five years’ work for nothing.

 

The markets are very active. There are four important targets for us — Denmark, Qatar, a [Middle East country that Nexter has agreed not to identify publicly] and India. We are very active on these markets, whether it be vehicles, artillery or maintenance. Last year we created Nexter Systems India, and continue to develop our partnerships. We formed partnerships with Raytheon, Bombardier and Prevost in Canada. We’re pursuing the same approach with Danish and Polish companies. We’ll probably sign at Eurosatory a partnership for the mounted gun system artillery for India and confirm a tripartite partnership.

 

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

 

Q. Nexter sales fell in 2013 and 2012. What are the growth prospects?

 

A. We are a company on “project contracts,” we are not on steady volume like the car industry. We are like others in the defense industry, apart from the manufacturers of essential equipment. As you win contracts, or fewer contracts, so your sales will fluctuate. We are above €900 million. With the new group structure, we will be at €1.3 billion. That will be a figure including Eurenco, Macer and Simmel. The deals are done.

 

We are continuing to work on other projects. We’re in talks to buy Paul Boyé [a supplier of service uniforms and nuclear, bacteriological, radiation and chemical protection gear]. The company works closely with Sagem on the Felin combat gear. The deal should close in 2014. We’re an active group and growing, with the 2014 sales target of €1.3 billion and 2,400 staff.

 

Q. Why the acquisitions in the munitions sector?

 

A. We are the fourth European player in munitions, with annual sales of €400 million, 1,000 staff, and three firms outside Nexter Munitions which keep their own brands, product range and are coordinated to develop synergies. There is enthusiasm to compete with BAE Systems, Nammo and Rheinmetall. We seek savings in research and development, common purchase of supplies, and strengthened competitiveness through mutual benefits. Munitions contribute some 31 percent of group sales and we now supply land, air and naval munitions. The acquisition delivers a full product range and has world presence. The companies are in good health. Chemring sold to repay its debt and focus on core business. The companies have prospects and positive results. Nexter’s policy is to post 10 percent annual operating profit right from the start. Nexter won the competition to buy Chemring’s two subsidiaries; we bid the right price.

 

Q. What about consolidation in the European defense industry?

 

A. Everyone talks to everyone else. The game goes on, with the shareholders’ constant support to develop discussions in Europe, to create a European leader under European shareholder control, which maintains and strengthens our autonomy of equipment. That is the objective. It’s not for tomorrow. The Europeans are working on it, not just the French.

 

Q. What about a partnership with the Germans, Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann?

 

A. The discussions continue with the Europeans. The construction of Europe takes time. But it’s a passionate subject. When one is building a European defense it is an entirety about the company, market and regulation of the company. The company has to find its business interest. The market has to open. There are the two [European armaments] directives. For European defense to advance, there has to be progress in Europe for the companies, markets and law. Scorpion was a France special. Time has been given to build the company, market and laws which apply. Of the two [European] directives, one refers to cross-border transfer of technology. So the defense company must be a European company and know under which body of law [it] works: How will it transfer the products and components? The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 11:55
Eurosatory 2014 - Service des Essences des Armées (SEA)

 

13.06.2014 ministeredeladefense

 

L'opérateur unique du soutien pétrolier

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:55
NH90 : visite d’une délégation américaine sur la base d’aéronautique navale de Hyères

 

13 Juin 2014 Source: Marine nationale

 

Une délégation franco-américaine s’est rendue le 12 juin sur la base d’aéronautique navale d’Hyères pour une présentation du NH90 Caïman par le personnel de la 31F, dans sa version de combat anti-sous-marin (ASM) complète.

 

Cette visite s’est tenue dans le cadre du « SAR / SNNR », un rendez-vous bilatéral annuel de haut niveau, dédié au développement de la coopération technique entre la marine des Etats-Unis et la Marine française. Il vise principalement, par le biais d’un dialogue continu, à améliorer l’interopérabilité entre nos deux formats de flotte.

 

À cette occasion, le contre-amiral  Bruno Thouvenin (sous-chef d’état-major Plans et Programmes à l’état- major de la Marine) et l’Inspecteur général des armées Christian Dugué (Responsable du pôle « Architectures et techniques des systèmes navals » de la Direction générale de l’armement), ont reçu leurs homologues américains du 10 au 12 juin.

 

Ils ont notamment  fait état de leurs premières expériences opérationnelles à bord du NH90, présenté dans sa version de combat ASM : torpille MU90, sonar Flash, bouées acoustiques, leurres, consoles tactique et Liaison 11.

 

L’aéronef moderne, aux performances remarquables, permet d’entrevoir un haut degré de coopération, notamment avec les autres nations utilisatrices du sonar français Flash, au premier rang desquelles figure la marine américaine opérant avec les SH60 « Seahawk ».

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:55
SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

Le montage de sabord rétractable SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

 

13/06/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Le salon Eurosatory 2014 qui se tiendra du 16 au 20 juin 2014 sera l'occasion pour Nexter de présenter une gamme de produits largement orientée vers le terrestre. Le TITUS nouveau véhicule 6x6 multi-mission, déstiné à l'export sera notamment exposé. Seront également présentés, différentes versions du système d'artillerie CAESAR, le système anti-aérien Rapid Fire de Thales mettant en oeuvre le canon de 40 mm de Nexter ou encore des versions conçues pour l'export du véhicule blindé VBCI.

 

Si le terrestre représente la plus grande partie du chiffre d'affaires du groupe Nexter les activités aéronautiques ne sont pas absentes pour autant. Nexter continue de proposer des solutions adaptées aux aéronefs. Le groupe a développé un grand savoir-faire en terme d'artillerie embarquée et entend rester présent sur ce marché.

 

Le canon de 30 mm type 30M791 a fait ses preuves à bord du Rafale. Son avenir est en grande partie liée à celui du chasseur de Dassault à l'export. Nexter continue d'assurer le soutien du canon 30M550 DEFA des Mirage 2000. Pour les hélicoptères la tourelle THL-30 conçue pour le Tigre est elle aussi liée à l'avenir à l'export de cet appareil. La tourelle THL-20 est adaptable sur un grand nombre de plateformes et a fait récemment l'objet de commandes à l'export.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:55
La DGA au salon #Eurosatory 2014

 

13/06/2014 DGA

 

Comme tous les deux ans, la DGA participe au salon Eurosatory 2014 sur le stand du ministère de la Défense. Aux côtés de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences, la DGA présente notamment un panel d’innovations et d’équipements.  Le plus grand salon d’armement terrestre au monde se déroule au parc des expositions de Paris Villepinte du 16 au 20 juin 2014.

 

L’hélicoptère Tigre et ses tous nouveaux équipements, dont la roquette guidée laser de précision métrique, le canon Caesar, Le VBCI félinisé ou le SAMP/T ou encore la radio de nouvelle génération Contact présentée pour la première fois… Les tout derniers équipements terrestres sont à découvrir le stand Défense d’Eurosatory. Pour les présenter, un binôme composé d’ingénieurs de la DGA et de représentants des forces. Cette année, les matériels démontrent la capacité du ministère de la Défense à préparer la complexité des menaces et à agir dans l’urgence, mais aussi dans la durée.

 

A découvrir également, de nombreuses innovations qui valorisent la capacité d’innovation de la DGA avec toujours le même objectif ; maintenir les programmes d’armement au meilleur niveau technologique. Parmi les innovations présentées, Boost, le futur bandeau communicant du Félin qui permet de suivre les données physiologiques du combattant. Mais aussi Giante, l’antenne souple qui s’intègre au textile de la tenue du fantassin, ou Caméléon, le camouflage pour véhicule qui, grâce à ses pixels vidéos, s’adapte en temps réel à l’environnement de celui-ci pour une invisibilité tant à la vue qu’en infrarouge.

 

D'une surface de plus de 2 200 m², le stand du ministère de la Défense reproduit un véritable théâtre opérationnel sur le thème « Prêt à l’engagement ». Il s'articule en six zones représentant les fonctions opérationnelles :

  • Renseignement, capacité d’analyse, aide à la décision ;
  • Commandement (planification, conduite, transmission) ;
  • Contact ;
  • Protection de la force ;
  • Appui de la force (génie, artillerie) ;
  • Soutien de la force
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:50
Régime sec pour l'armement terrestre

 

12 juin 2014 Hassan Meddah - L'Usine Nouvelle n° 3381

 

Le salon Eurosatory, spécialisé sur la Défense terrestre, se déroule du 16 au 20 juin à Paris-Nord Villepinte dans un climat de rigueur budgétaire. Les crédits de la Défense française ont été maintenus de haute lutte par les industriels et les militaires, mais ils ne suffiront pas. Les grands groupes (Nexter, Renault Truck Defense, Airbus group…) et les centaines de sous-traitants et PME doivent de plus en plus aller gagner des marchés à l’export, là où les budgets consacrés à la Défense augmentent pour pouvoir garantir la charge des sites français.

 

Les grands acteurs de l’armement terrestre joueront gros lors du salon Eurosatory, à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 16 au 20 juin. Il leur faudra impérativement séduire les délégations étrangères pour compenser la chute des commandes de l’armée française. "Ailleurs qu’en Europe, certaines régions du monde comme l’Asie et l’Amérique du Sud continuent d’augmenter leurs dépenses militaires et de sécurité. Il y a des opportunités", souligne Christian Mons, le président du Groupement des industries françaises de défense terrestre et aéroterrestre (Gicat).

Une fenêtre de tir à ne pas manquer pour les poids lourds du secteur. Nexter disposera du plus grand stand du salon. Il y présentera son nouveau véhicule Titus, conçu pour l’exportation. De son côté, son rival Renault Trucks Défense (RTD) se prépare à recevoir des dizaines de délégations d’états-majors étrangers. Derrière ces deux puissants acteurs, c’est toute l’industrie française de l’armement terrestre qui se mettra en ordre de bataille, avec des PME spécialisées dans le blindage, les systèmes de ravitaillement mobiles, les rotules de suspension anti-explosifs…

 

L’industrie de défense terrestre
  • 20 700 emplois dont 15 000 dans des PME
  • 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • 40% des ventes réalisées à l’exportation
 

Une filière industrielle peu connue du grand public, mais qui emploie pas moins de 20 700 salariés pour un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros. Une filière qui a senti le vent du boulet. Le ministère des Finances avait imaginé récupérer quelques-uns des 190 milliards d’euros prévus par la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019. Suffisant pour que les patrons des groupes de défense (Airbus, Dassault Aviation, DCNS, MBDA, Nexter, Safran, Thales) montent au créneau, en même temps que les quatre chefs d’état-major des armées. "Chaque milliard d’euros de perdu dans la LPM, c’est à 12 000 à 18 000 emplois menacés. Quand les marchés diminuent, notre responsabilité d’industriel est d’adapter notre outil de production, nos effectifs, nos investissements", explique un industriel. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a su habilement relayer cette mobilisation auprès de Manuel Valls. Avec de nouvelles coupes budgétaires, "(…) l’armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l’incapacité de satisfaire les nouveaux contrats opérationnels", lui a-t-il écrit dans un courrier daté du 9 mai.

Les industriels subissent le contrecoup de la baisse des dépenses militaires, quasi continue depuis la chute du Mur de Berlin, en 1989. Le programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre se fait attendre. Les années qui viennent risquent d’être difficiles pour certaines usines. En première ligne, le centre de production de Nexter à Roanne (Loire), chargé d’assembler les blindés pour le groupe. L’usine livrera les derniers véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) à la fin de l’année. Les commandes liées au programme Scorpion ne prendront le relais qu’en 2018 au plus tôt. "L’atelier de mécano-soudure n’a plus d’activité. Il est menacé", assure Jean-Pierre Brat, de la CGT. Une centaine de postes d’intérimaires sont dans la balance. À Roanne, on croise les doigts pour que les négociations en cours portant sur l’achat de blindés VBCI et de canons Caesar avec le Qatar, le Liban ou encore le Danemark aboutissent. Dans la filiale Panhard du groupe RTD, les conséquences de la sous-activité se font également ressentir. Les sites de Saint-Germain-Laval (Loire) et de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) appliquent déjà des mesures de chômage partiel.

 

Se diversifier pour résister

Rares sont les sites disposant d’une visibilité sur leur plan de charge. La division munitions de Nexter a bénéficié l’an passé d’une commande de l’État pour la production de munitions de gros calibre à hauteur de 175 millions d’euros. De quoi sécuriser jusqu’à la fin de la décennie son usine de Bourges (Cher). Thales s’était vu notifier, en 2012, la première étape du contrat Contact, pour 1 milliard d’euros, afin d’équiper les armées de postes radio de nouvelle génération. 2 000 salariés en bénéficieront, notamment dans les sites franciliens du groupe ainsi que dans ceux de Cholet (Maine-et-Loire) et de Brive (Corrèze).

Mais ailleurs, l’inquiétude domine. Face aux baisses des commandes de l’État, le missilier MBDA a privilégié la charge de ses bureaux d’études plutôt que celle de ses usines. Résultat : quelque 200 personnes auront quitté le groupe d’ici à 2015, sans plan social toutefois. De son côté, Safran, fournisseur de l’équipement high-tech des fantassins baptisé Felin, n’équipera que 18 régiments, au lieu des 22 prévus à l’origine. "Pour les usines de Poitiers (Vienne) et de Fougères (Ille-et-Vilaine), cela peut représenter jusqu’à un tiers de la charge de l’activité", prévient une source syndicale.

Pour réduire la casse, les grands donneurs d’ordres peuvent transférer des commandes et du personnel entre leurs différents sites. Ils cherchent également à se développer dans les activités de maintenance pour le compte de l’armée française. Leurs fournisseurs de plus petite taille n’ont pas cette chance. "Les PME qui réalisent une part significative de leur activité dans la défense sont très fragilisées, car elles n’ont pas les mêmes leviers que les grands donneurs d’ordres pour amortir le choc", reconnaissait, inquiet, Marwan Lahoud, le numéro 2 d’Airbus Goup et président du Conseil des industries de défense françaises (Cidef).

 

Les sites sous pression

 

Régime sec pour l'armement terrestre

Nexter, Renault Trucks Défense et leurs sous-traitants directs sont fragilisés par l’achèvement des commandes de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI ). Pour amortir le choc, ils peuvent transférer des charges industrielles vers d’autres sites aux activités complémentaires (munitions, maintien en condition opérationnelle). Thales et Sagem peuvent profiter de la dualité de leurs technologies pour cibler d’autres marchés.

 

Pourtant, certaines font preuve d’une résistance étonnante. Par exemple, la PME familiale Ressorts Masselin, installée à Rouen (Seine-Maritime), qui, comme son nom l’indique, est spécialisée dans la fabrication de ressorts techniques. "Aucun client ne pèse plus de 10% de nos ventes. En ce moment, nos activités ferroviaire et aéronautique tirent le groupe", se félicite Olivier Gouriou, le directeur commercial de cette entreprise qui emplois 160 personnes. Quand le fabricant de blindés américain General Dynamics a annulé une commande importante, elle a su absorber le choc.

La société Amefo, qui conçoit des carrosseries de véhicules blindés, à Chambilly (Saône-et-Loire), a aussi joué la carte de la diversification, avec désormais 20% de son chiffre d’affaires réalisés en dehors de la défense. "Pour être crédibles, nous avons passé une certification spécifique pour que nos équipements soient reconnus sur le marché ferroviaire. C’est un investissement de neuf mois", explique son directeur général, Didier Malpel.

 

Des succès liés à l’innovation

Pour éviter la guerre des prix, d’autres acteurs misent sur l’innovation. C’est le cas de Musthane (40 salariés, 7 millions d’euros de chiffre d’affaires), à Willems (Nord), qui fournit des réservoirs de carburant et d’eau aux armées françaises. "Nous sommes montés en valeur ajoutée pour ne pas subir la concurrence chinoise. Nous fournissons désormais le système complet de distribution de carburant, incluant le système de pompe et de filtration", explique Reza Rosier, le directeur général. L’an dernier, Musthane a décroché un contrat de 3 millions d’euros auprès d’un client en Afrique du Nord. Scoma, implanté à La Loupe (Eure-et-Loir), mise aussi sur l’exportation. Cette société, qui emploie 45 personnes, a séduit l’US Army et lui fournit des rotules de suspension pour ses véhicules blindés capables de résister aux explosifs. "Nous réalisons désormais 1 million de dollars par an de chiffre d’affaires sur le marché américain", se félicite Darius Czarnecki, son directeur général. Cette expertise lui a même permis d’être sélectionné pour équiper les 300 véhicules qui ont transporté les sportifs aux JO de Sotchi. À Eurosatory, la PME disposera cette année d’un stand de 21 mètres carrés, contre 9 mètres carrés lors de l’édition précédente, situé juste en face… du pavillon américain. "Avec un drapeau des États-Unis bien en évidence !", prévient Darius Czarnecki. Chacun sa technique de guerre !

 

"L’effet de taille est incontournable"

Régime sec pour l'armement terrestre

 

Jean-Patrick Baillet, directeur général délégué de Nexter Systems

 

Pourquoi avez-vous choisi de vous renforcer dans les munitions en faisant l’acquisition des sociétés Mecar et Simmel du groupe Chemring ?

Notre activité munitions, qui réalise environ 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, était vouée à un repli progressif sur des niches, car nous aurions été incapables, vu notre taille et le cash-flow dégagé, de maintenir nos efforts de R & D, en matière de précision et de propreté des munitions notamment. Avec ces acquisitions, le pôle munitions affiche un chiffre d’affaires d’environ 350 millions d’euros et rejoint le groupe des trois grands munitionnaires européens BAE, Namo et Rheinmetall.

 

Êtes-vous favorable à une consolidation dans les blindés ?

Aujourd’hui, deux grands groupes internationaux, General Dynamics et BAE United Defense, dominent l’armement terrestre, avec un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros. Avec un chiffre d’affaires trois fois inférieur, Nexter ne pourra pas suivre indéfiniment. Soit nous décidons de nous replier pour devenir le champion de telle ou telle niche, soit nous restons un acteur global, et alors, l’effet de taille est incontournable.

 

Quels seraient les avantages d’un rapprochement ?

Il y a des synergies potentielles avec les industriels aux positionnements analogues aux nôtres, comme les allemands Rheinmetall et KraussMaffei ou l’italien Oto Melara. Ils ont le même métier que nous. Les économies d’échelle seraient évidentes. Nous mutualiserions les investissements et nous consoliderions les empreintes commerciales. ??

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