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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 19:20
photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot

photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot

 

05/06/2014 Sources : Marine nationale

 

Le 2 juin dernier, les marins de la FLF La Fayette ont honoré une victorieuse bataille à Yorktown. Une cérémonie soulignant également les liens étroits unissant la France aux Etats-Unis d’Amérique depuis plus de deux siècles.

 

« La Fayette, nous voilà ! » : ce sont les mots prononcés par le Lieutenant-Colonel américain Charles E. Stanton sur la tombe du Marquis de La Fayette, au cimetière Picpus à Paris, le 4 juillet 1917.

 

Un vibrant hommage au Marquis Marie-Joseph de La Fayette (1757-1834), parti en Amérique du Nord en avril 1777, afin de soutenir les Américains commandés par un dénommé George Washington, alors en guerre contre les colonisateurs anglais depuis la proclamation d'indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776.

 

Deux siècles plus tard, la frégate française « La Fayette » a mouillé dans la baie de Yorktown afin de saluer la mémoire du marquis de La Fayette et de ses marins qui se sont battus, aux côtés des américains durant le siège de Yorktown en 1781. Une bataille qui a conduit à la défaite des Britanniques.

 

Après le dépôt d’une gerbe au pied du monument Alliance and Victory érigé sur le champ de bataille, le capitaine de vaisseau Serge Bordarier, commandant de la FLF La Fayette, a tenu à saluer l’alliance de longue date unissant les Français aux Américains.

 

«Le nom de Lafayette est devenu le symbole du partenariat et de la fraternité d’armes qui nous unit aux États-Unis d’Amérique» a ainsi rappelé le commandant de la frégate française.

 

Consul honoraire de France en Virginie, Nicolas Valcour s’est à son tour exprimé, rappelant un autre épisode de l’Histoire liant nos deux pays : le débarquement en Normandie le 6 juin 1944.

 

«Nous Français, nous n’avons pas le droit de l’oublier, et nous ne l’oublierons jamais. Les Français savent ce qu’ils doivent aux Américains!», a d’ailleurs  souligné le consul honoraire avant de rappeler des partenariats plus récents comme la participation de la France aux opérations Enduring Freedom consécutives aux attentats du 11 septembre 2001.

 

Monument Alliance and Victory à Yorktown. Après un coup de canon marquant la fin des cérémonies, les marins de la FLF La Fayette ont rejoint la base navale de Norfolk afin d’entamer, dans quelques jours, une série d’entrainements et d’exercices communs avec l’US Navy.

 

Une preuve intangible des liens inoxydables unissant la France et les États-Unis d’Amérique, la Marine nationale et l’US Navy.

photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot
photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot

photos L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot

* LA Fayette, le Saviez-Vous ?

 

France –USA : La Fayette Nous Voilà !*

Portrait de Gilbert Motier, marquis de La Fayette, en uniforme de lieutenant-général de 1791, peint par Joseph-Désiré Court en 1834.

 

Grâce à ses talents diplomatiques et militaires, le Marquis Marie-Joseph de La Fayette parvient à convaincre Louis XVI d'envoyer une armée commandée par Rochambeau en 1780. Sur place, ses troupes vaincront les Anglais à Yorktown en octobre 1781, parvenant à aboutir en 1783 au traité de Paris par lequel les Anglais reconnaissent l'indépendance des Etats-Unis. Par la suite, le Marquis de La Fayette va prendre une part importante dans la Révolution Française de 1789, au cours de laquelle il participe à l'écriture de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à l'adoption de la cocarde tricolore. Il jouera encore un rôle majeur durant les Journées de Juillet 1830, participant ainsi à l'accession au trône de Louis-Philippe. Il est l’un des rares hommes à avoir participé de près à trois révolutions. Son prestige est encore très grand aux Etats-Unis durant la première guerre mondiale. Des aviateurs américains s'engagent dès 1916 comme volontaires dans l'armée française, formant l'escadrille La Fayette. Lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis, le 6 avril 1917, un corps expéditionnaire, sous les ordres du Général John J. Pershing, est envoyé en France. Le 4 juillet 1917, une commémoration de l'amitié franco-américaine est organisée. Envoyé par le Général Pershing en ce jour de fête nationale des Etats-Unis, le Lieutenant-Colonel Charles E. Stanton va alors prononcer une formule que l’Histoire retiendra : « La Fayette, nous voilà ! ». Une phrase fameuse reprise lors du débarquement en France en 1944 par les troupes américaines.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 18:40
BPC Vladivostok at DCNS shipyard Photo Christian Plagué

BPC Vladivostok at DCNS shipyard Photo Christian Plagué

 

05.06.2014 par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

La Russie avait besoin des BPC Mistral, mais reste très auto-suffisante en matière militaire.

 

« La France a le droit de décider de ne pas vendre les navires, mais dans ce cas nous devrions être remboursés (...) mais globalement nous sommes prêts à développer notre coopération ... » Maniant fermeté et appel du pied plus ou moins sincère, Vladimir Poutine a laissé miroiter mercredi la possibilité de nouvelles commandes d’armement auprès de la France. A condition, évidemment, que Paris honore la livraison des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral, malgré les critiques internationales et surtout américaines.

 

Signé mi-2011, ce contrat, de 1,2 milliards d’euros, porte sur la construction de deux BPC par STX à Saint-Nazaire sous maîtrise d’oeuvre de DCNS, en partenariat avec un chantier naval de Saint Petersbourg. S’il a autant défrayé la chronique, c’est qu’à l’époque, il s’agissait de la première vente d’un armement militaire complet d’un pays de l’Otan auprès de l’ex-URSS, dans la foulée de la guerre russo-géorgienne qui plus est.

 

Lors de l’appel d’offres, le tandem DCNS-STX s’était imposé face à l’Espagnol Navantia et au sud-coréen Deaewoo . A la fois porte-hélicoptères, hôpital flottant ou transport de troupes, le BPC a fait ses preuves au Liban notamment. Mais la bataille s’était aussi jouée dans les cercles du pouvoir moscovite entre les tenants d’une fabrication 100 % made in Russia et ceux d’une commande à l’étranger.

 

Ces derniers l’ont emporté, le contrat offrant l’occasion pour l’industrie navale russe de compenser une partie de la perte de son savoir-faire grâce aux transferts de technologie imposés. Une option prévoit d’ailleurs que deux autres BPC soient assemblés en Russie avec un contenu français moindre que pour les deux premiers.

 

Pour la marine russe il s’agit d’un navire important mais le pays reste très auto-suffisant en matière militaire. Un coup d’oeil sur les chiffres suffit pour s’en convaincre. De 2003 à 2013, Moscou a importé pour moins de 400 millions de dollars d’armements, auprès de six pays seulement, selon l’institut indépendant de recherche Sipri (qui a sa propre unité de comptage) . Sur la même période, les exportations frôlent les... 70 milliards, partout dans le monde. Même l’Otan compte parmi les clients !

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 18:20
Le groupe Jeanne d’Arc mène une série d’entraînements avec l’US Navy



05/06/2014 Marine Nationale

 

Le 2 juin 2014, le BPC Mistral et son escorteur, la frégate La Fayette, ont fait une escale à Norfolk, pour préparer une série d’entraînements opérationnels avec l’US Navy. Que ce soit en océan Indien, en Méditerranée, en Afrique de l'Ouest ou ailleurs, il s’agit d’accroître inlassablement la capacité de nos unités à agir ensemble dans tout le spectre de leurs capacités militaires.

 

La polyvalence du BPC a été particulièrement mise à l'honneur par les marins et "marines" américains. La frégate La Fayette sera ultérieurement détachée pour représenter nos armées aux cérémonies organisées à New-York en commémoration du D-Day, le 6 juin.

Le groupe Jeanne d’Arc mène une série d’entraînements avec l’US NavyLe groupe Jeanne d’Arc mène une série d’entraînements avec l’US Navy

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:56
La flottille 11F reçoit le Rafale M40

 

02/06/2014 Marine nationale

 

La Marine nationale vient de recevoir, au sein de la flottille 11F basée à Landivisiau, son premier exemplaire de l'avion de combat Rafale Marine dit de 4ème tranche (Rafale M40).

 

Cet appareil est le premier de sa série à disposer de nouveaux équipements augmentant sensiblement ses capacités aux combats mais aussi lors de ses missions de protection du territoire national.

 

Les différents écrans installés dans le cockpit possèdent à présent une meilleure définition d'image et le viseur tête haute (HUD) offre une meilleure transparence. L'avion est également équipé d'un nouveau décodeur et interrogateur IFF lui permettant d'identifier à plus grande distance les aéronefs civils et militaires.

 

La 4ème tranche voit aussi l'arrivée d'une nouvelle génération de détecteur infrarouge surveillant et informant le pilote d'un départ de missile adverse. L'évolution la plus notable de cette nouvelle série d'aéronef est par ailleurs la mise en place du radar RBE2 de dernière génération dit à antenne active. Ses capacités de détection sont ainsi fortement accrues offrant ainsi au pilote une meilleure lecture de son environnement au combat à longue distance comme à très courte portée.

La flottille 11F reçoit le Rafale M40

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:55
Exercice Lynx de la 7e Brigade Blindée

Exercice Lynx / Crédits : 7e BB

 

05/06/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Du 27 mai au 1er juin 2014, la 7e brigade blindée (7e BB), de Besançon, a conduit l’exercice LYNX, dans la région de Vouglans (Jura).

 

Dans le cadre du dispositif « Guépard réserve territoire national », l’exercice LYNX avait pour objectif de  vérifier la capacité de la 7eBB à engager, avec un court préavis, une compagnie Proterre, exclusivement composée de réservistes.

 

C’est ainsi que 60 d’entre eux, issus de six régiments (35eRI, 152e RI, 1er RCH, 1er RA, 54eRA, 19e RG), ont été déployés autour du site hydroélectrique de Vouglans, afin d’en assurer la protection. Leurs savoir-faire ont été testés à travers différents exercices comme réagir lors d’une tentative d’intrusion ou encore sécuriser un périmètre à la suite d’une fuite accidentelle de chlore.

 

L’occasion de certifier la capacité opérationnelle de cette unité de circonstance et de confirmer l’engagement et la motivation des réservistes.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:55
70 ans du D-Day - JT n°1 - Mardi 3 juin 2014


04/06/2014   Loïc PICARD

 

Le 6 juin 2014, la France commémore le 70ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie. À cette occasion, retrouvez du 4 au 9 juin un journal vidéo quotidien avec les principaux événements s'étant tenus dans le cadre des commémorations.
Aujourd'hui, au sommaire du premier journal, la marche pour la mémoire des commandos-marine et fusiliers-marins avec de jeunes élèves bas-normands, et les coulisses de la préparation de la cérémonie internationale qui se tiendra le 6 juin à Ouistreham.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:55
70 ans du D-Day- JT n°2 - Mercredi 4 juin 2014


05/06/2014   Loïc Picard

 

Le 6 juin 2014, la France commémore le 70ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie. À cette occasion, retrouvez du 4 au 9 juin un journal vidéo quotidien avec les principaux événements s'étant tenus dans le cadre des commémorations.
Aujourd'hui, au sommaire du deuxième journal : la remise des bérets verts aux élèves-commandos par trois vétérans du Commando Kieffer, la découverte du camp de reconstitution militaire "Géronimo" avec un passionné d'histoire puis la construction d'un pont "Bailey" par les militaires du 6e Régiment du Génie et des soldats britanniques sur les traces de leurs aînés de 1944.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:50
Photo S. Lille et J-J Chatard

Photo S. Lille et J-J Chatard

 

05/06/2014 Samantha Lille

 

A Lessay (Manche), des hommes du 6e régiment du génie et des sapeurs britanniques du 24th Commando Engineer se sont lancés dans la construction d’un pont Bailey. Un hommage aux soldats américains, qui 70 ans plus tôt, avaient eux aussi franchi l’Ay en bâtissant un pont.

 

Ces soldats rééditent un fait d’arme. Le 29 juillet 1944, la 133e compagnie du génie de la 79e division d'infanterie américaine avait construit au même endroit, un pont pour permettre le franchissement de la rivière normande, l’Ay, aux troupes alliées.

 

En 2014, 70 Français du 6e régiment du génie (6e RG) et 8 Britanniques du 24th Commando Engineer relèvent le défi. Une manière de commémorer à leur façon le débarquement du 6 juin. Pour ces hommes, cette collaboration n’est pas une première.  « Les deux régiments sont jumelés et se sont déjà entraînés ensemble, notamment lors de l’exercice franco-britannique Corsican Lion, en 2012 », explique le capitaine Ascione, commandant d’unité du 6e RG.

Ils mettent leurs connaissances mutuelles à profit pour cette réalisation. Le pont Bailey (pont préfabriqué portatif) qu’ils assemblent fait lui aussi partie du club des septuagénaires. Créé en 1941 par un ingénieur anglais du même nom, monté pour la première fois, en Italie en 1943, il est toujours d’actualité. Il a été utilisé en métropole lors d’inondations ou sur des théâtres d’opérations et le matériel mis en œuvre n’a pas évolué. Au Mali, en 2013, le génie français en a déployé un exemplaire à Tassiga, au-dessus du fleuve Niger. Un outil pratique car sa construction ne nécessite pas d’engin de levage où tout est assemblé à la force des bras.

 

L’ouvrage devrait être terminé le 6 juin. Une date symbolique pour une inauguration.

 

Reportage photographique

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:35
Nouvelle-Calédonie : Opération Tui Moana

 

 

05/06/2014 Sources : EMA

 

Du 14 au 23 mai 2014, les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) ont participé à l’opération interalliée de police des pêches « Tui Moana » aux côtés des Samoa, des îles Cook, du royaume des Tonga, de l’Etat des Tuvalu, des Etats-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

 

L’objectif de Tui Moana était de surveiller les zones de concentration de pêcheurs et de montrer la capacité des nations partenaires à partager et à exploiter les informations afin, si nécessaire, d’inspecter les pêcheurs suspects et de contrôler la légalité des prises.

 

Pour cette opération, les FANC étaient déployées dans trois zones du Pacifique Sud-Ouest. Tout d’abord, un Falcon 200 Gardian du détachement de la flottille 25 a été prépositionné à Wallis afin de conduire des missions de surveillance maritime en collaboration avec le patrouilleur « la Glorieuse » dans la zone économique exclusive (ZEE) du territoire français. L’avion a ensuite rejoint les Tonga pour exécuter des vols de surveillance en liaison avec un patrouilleur de ce royaume. A cette occasion, un officier tongien a pu embarquer à bord du Falcon français.

 

Un second Gardian était déployé à Port-Vila afin de réaliser des missions de surveillance notamment dans une poche de haute mer située entre le Vanuatu et Fidji. Là aussi, un observateur vanuatais a participé à l’un des vols.

 

De son côté, la frégate de surveillance « Vendémiaire » a pris la mer, afin de patrouiller dans le secteur Sud-Ouest de la ZEE calédonienne puis dans une poche de haute mer en limite des eaux australiennes. Deux officiers de l’Australian Fisheries Management Agency, équivalent australien des affaires maritimes, ont embarqué sur la frégate. Leur maîtrise des langues asiatiques, en particulier le Chinois et le Taïwanais, ont facilité le travail des marins français notamment lors des interrogations radio des pêcheurs ou à l’occasion des visites de bord. Au-delà de l’opération Tui Moana, ce premier embarquement d’agents australiens visait à renforcer la coopération bilatérale interministérielle en matière de police des pêches au sein de cette zone. Cette interaction s’inscrit dans le cadre de la coopération engagée par nos deux pays dans le domaine la surveillance maritime, visant à préserver la sécurité régionale.

 

Coordonnée par la « Forum Fisheries Agency », instance internationale regroupant 17 états du Pacifique Sud et ayant pour vocation la gestion et la préservation de la ressource halieutique, l’opération Tui Moana a permis de réaliser 232 contrôles (visuels et radio) de bateaux de pêche, 30 visites de bord avec une seule infraction relevée.

 

En plus de Tui Moana, Kuru-Kuru et Tautaï sont des opérations d’envergure de police des pêches auxquelles participe la France dans cette région du monde. Cet engagement illustre la capacité des pays impliqués à partager l’information, à coopérer de façon active pour renforcer leur interopérabilité et à agir dans des domaines stratégiques partagés, en l’occurrence la préservation de la ressource halieutique.

 

Les FANC constituent le point d’appui central du « théâtre Pacifique» avec un dispositif interarmées centré sur un groupement tactique interarmes (GTIA) et les moyens de projection associés. Avec les Forces armées en Polynésie Française (FAPF), dispositif interarmées à dominante maritime, les FANC ont pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France dans leur zone de responsabilité, d’animer la coopération régionale et d’entretenir des relations privilégiées avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique. Dans le cadre de leur mission, les FANC engagent régulièrement leurs moyens pour des opérations d’aide aux populations, en appui des autres services de l’Etat.

Nouvelle-Calédonie : Opération Tui MoanaNouvelle-Calédonie : Opération Tui Moana
Nouvelle-Calédonie : Opération Tui MoanaNouvelle-Calédonie : Opération Tui Moana

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 16:55
Premier symposium des systèmes d’information et de communications (SIC) Air

L’armée de l’air organise son premier symposium des systèmes d’information et de communications (SIC) Air sur la base aérienne d’Évreux

 

05/06/2014 Armée de l'air

 

Les 20 et 21 mai 2014, le groupement tactique des systèmes d’information et de communications aéronautiques (GTSICAéro) 10.805 et la base aérienne d’Évreux ont accueilli le premier symposium des SIC Air, projet dont la conduite d’ensemble avait été confiée à la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA) du commandement du soutien des forces aériennes (CSFA) de l’armée de l’air. Le thème retenu pour cette année était «les systèmes de surveillance, d’information et de communications & des opérations aériennes».

 

Présidée par le général Antoine Creux, major général de l’armée de l’air, cette manifestation avait pour objectif de démontrer le savoir-faire de l’armée de l’air, de présenter l’état de l’art des technologies de l’information, le savoir-faire ainsi que les enjeux et les innovations des SIC appliqués aux travers des missions de l’armée de l’air.

De nombreuses autorités dont le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, le général Gilles Lemoine, le général Gilles Modéré, le général Jean Borel ou encore le général Gérard Lapprend ont fait spécialement le déplacement et l’ensemble des armées, directions et services était représenté. Les participants ont pu assisté à de nombreuses conférences dont l’objectif était de présenter aussi bien les acquis opérationnels liés aux technologies de l’information ainsi que les besoins et perspectives d’avenir. Une quinzaine de partenaires industriels s’étaient joints à l’événement en vue d’y présenter leurs produits et développements futurs. Ils ont également pu échanger autour de tables rondes ou lors de rencontres avec les nombreux partenaires industriels présents tels que Thales, Airbus Defence & Space, Moss dans les espaces de démonstration prévus à cet effet.

 

Dans les locaux de la base aérienne 105, en coordination avec le CSFA et le GTSICAéro 10.805, l'armée de l'air a relevé le défi de réunir les différents acteurs militaires et civils du domaine des SIC Air. Nul doute que ce symposium deviendra un rendez-vous incontournable dans les prochaines années.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:55
Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ?

 

Source Sénat

 

Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur le renforcement des forces spéciales françaises, Par MM. Daniel REINER, Jacques GAUTIER et Gérard LARCHER, Sénateurs.

 

1. Il n’était pas rare d’entendre, à la fin des années 2000 certains chefs militaires français se moquer de « la mode » des forces spéciales. La mode étant ce qui se démode, l’idée eût dû passer.

 

2. Cinq ans plus tard, il n’en est rien. Le Livre blanc de 2013 a prévu le renforcement des forces spéciales et la loi de programmation militaire 2014-2019 en a donné le détail. A plusieurs reprises, le ministre de la défense, M. Jean-Yves Le Drian, a rappelé sa détermination à voir cette décision politique exécutée. Et de fait, les forces spéciales sont une des rares composantes des forces armées dont le format devrait augmenter. Loin des effets de mode, l’heure des forces spéciales semble donc être venue. Pourquoi ?

 

3. L’engouement pour les forces spéciales traduit-il le fait que ce type de forces est particulièrement adapté aux menaces asymétriques et aux nouvelles formes d’engagement des armées occidentales ? Réactives, efficaces, et avec une faible empreinte au sol, les forces spéciales constitueraient-elles en quelque sorte « l’avenir de la guerre »(1) ? Sont-elles à ce point utilisées qu’un renforcement est maintenant devenu indispensable ?

 

4. Ou bien, doit-on soupçonner une utilisation politique du concept de forces spéciales ? Moins de forces conventionnelles, certes, mais en compensation davantage de forces spéciales. Le renforcement du COS ne serait-il en quelque sorte que l’ultime déclinaison du discours des années 2000 sur des forces plus réduites, mais mieux entrainées et mieux équipées ? En somme, serait-il un épiphénomène de la réduction du format des armées, une conséquence de la crise budgétaire que nous traversons ?

 

5. Sans doute la réalité est-elle plus simple. Notre pays, fort de plus d’un demi-siècle d’expérience ininterrompue en ce domaine, a su mettre sur pied un système de forces spéciales cohérent et intégré d’une qualité exceptionnelle et au meilleur niveau mondial. Tout ceci avec des moyens modestes et dépensés avec parcimonie. Malgré ou à cause de cette qualité, leur spécificité est difficilement reconnue. Elles n’ont pas, jusqu’à présent, de doctrine, mais un simple concept. Leurs effectifs théoriques ne sont pas honorés et leurs équipements, contrairement aux idées reçues, sont insuffisants. Le Commandement des opérations spéciales (COS), institué en 1992,est un état-major opérationnel très léger en sous-effectif chronique pour planifier et conduire les opérations spéciales.

 

6. Un renforcement semblait donc nécessaire. Il est en cours. Un plan est en voie de finalisation par l’état-major des armées et sera bientôt soumis au pouvoir exécutif. Il porte pour l’essentiel sur une augmentation des effectifs qui devraient passer de 3 000 à 4 000 hommes à la fin de la programmation, d’où l’appellation de« COS + 1 000 » qui lui est parfois donné.

 

7. Du point de vue du pouvoir législatif, ce renforcement des forces spéciales françaises appelle trois questions :

- Pourquoi ?

- Comment ?

- Quelles mesures d’accompagnement ?

 

(1) La formule est empruntée au titre de l’ouvrage d’Eric Denécé : « Forces spéciales – l’avenir de la guerre » éditions du Rocher 2002 – réédité en 2011. Voir également, au sein d’une littérature abondante retraçant l’histoire et la géographie des forces spéciales : Jean-Dominique Merchet « une histoire des forces spéciales – ed. Jacob Duvernet Paris janvier 2010 ; Jean-Marc Tanguy « commandos français – les missions des forces spéciales » Paris octobre 2013 ; Alain Chouet « au coeur des services spéciaux – la menace islamiste : fausses pistes et vrais dangers » Paris avril 2013 ; Pascal Le Pautremat « les guerriers de la République – forces spéciales et services secrets français » ed. Choiseul – Paris 2009. Sur la différence avec l’action clandestine voir le cours donné par le général Dominique Champtiaux, ancien directeur des opérations de la DGSE, sur « l’action spéciale » à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

 

Livre blanc de 2013

« Les forces spéciales se sont imposées comme une capacité de premier plan dans toutes les opérations récentes. Elles sont particulièrement adaptées aux besoins accrus de réaction dans l’urgence, en souplesse et dans la profondeur contre un dispositif hostile ou complexe. Elles offrent au commandement militaire et aux autorités politiques des options diverses et adaptées, souvent fondées sur la surprise. Elles disposent d’une chaîne de commandement direct et de critères de recrutement spécifiques. Leurs effectifs et leurs moyens de commandement seront renforcés, comme leur capacité à se coordonner avec les services de renseignement. La dimension interarmées du commandement des opérations spéciales sera confortée ». (p. 94)

« Les forces spéciales se sont imposées comme une capacité de premier plan dans toutes les opérations récentes. Leurs effectifs et leurs moyens de commandement seront renforcés, comme leur capacité à se coordonner avec les services de renseignement. » (p.139)

 

Loi de programmation militaire 2014-2019

« Les forces spéciales se sont imposées comme une capacité de premier plan dans toutes les opérations récentes. Complémentaires des forces conventionnelles, elles sont particulièrement adaptées aux besoins accrus de réaction dans l'urgence, en souplesse et dans la profondeur contre un dispositif hostile ou complexe. Elles offrent au commandement militaire et aux autorités politiques des options diverses et adaptées, souvent fondées sur la surprise. Elles disposent d'une chaîne de commandement direct, dont les moyens seront accrus et la dimension interarmées confortée. Leurs effectifs seront renforcés d'environ 1 000 hommes, de façon progressive, adaptée à la spécificité de leurs actions et de leur recrutement et formation. Leurs équipements feront l'objet d'un effort spécifique, marqué en particulier par la réalisation du programme de transmissions sécurisées MELCHIOR et les livraisons des premiers véhicules adaptés aux opérations spéciales (programme d'ensemble VLFS/PLFS). Les moyens aériens et aéromobiles feront l'objet d'un effort particulier. L'ensemble de la flotte de Caracal des armées sera regroupé sur un seul site, sous l'autorité du commandement des opérations spéciales. »

NB : la précision selon laquelle les forces spéciales sont « complémentaires des forces conventionnelles » a été rajoutée à l’initiative des députés et vise à conjurer tout risque de constitution d’une « quatrième armée », aux côtés des forces existantes.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 15:55
Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014


04/06/2014  Constance Guillermin

 

En partenariat avec la mission pour le développement de l’innovation participative (MIP), qui fête ses 25 ans cette année, la fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque a remis son prix de l’audace à des innovateurs des armées et de la gendarmerie, en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 28 mai 2014 à l’École militaire à Paris. Deux aviateurs de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan ont été récompensés pour leur ingéniosité. 

 

TITAAN : lauréat 2014

 

Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014

 

L’adjudant-chef Hervé Le Borgne et l’adjudant Christophe Fournier ont été récompensés pour leur projet baptisé : «TITAAN» (technologies intégrées au travail d’appui aérien numérisé). Cette innovation permet, lors d’une mission d’appui aérien, de maintenir une liaison permanente entre le combattant et sa chaîne de commandement grâce à un gilet tactique comprenant une tablette et deux téléphones Iridium (émission et réception). «Ergonomie, gain de poids, rapidité et interopérabilité » sont les termes employés par l’adjudant-chef Le Borgne et l’adjudant Fournier pour qualifier les plus values apportées à l’armée de l’air grâce à leur innovation. «L’idée est née de retours d’expérience opérationnelle. Il s’agissait de trouver une solution pour améliorer l’appui aérien apporté au sol » précisent les deux lauréats qui travaillent sur le projet depuis deux ans. Par ailleurs, TITAAN visait également à alléger ses usagers grâce à des technologies plus modernes et compactes : « Nous effectuons un travail de fond afin que le logiciel soit de plus en plus interopérable, soit avec des systèmes français, soit avec des systèmes Otan et étrangers».

 

Deux aviateurs récompensés par le prix de l’audace 2014

 

TITAAN, qui a déjà été expérimenté par les Américains lors de l’exercice Bold Quest 2013, poursuit son évolution.

 

Deux autres projets innovants également en compétition

Le capitaine Daniel Gigan, docteur en sciences cognitives à Salon-de-Provence, a présenté un système permettant aux drones d’éviter les collisions en vol appelé . Cet enseignant chercheur du centre de recherche de l’armée de l’air s’est basé sur sa propre expérience. «J’ai cherché à savoir comment le cerveau humain réussissait à anticiper l’obstacle afin de concevoir un outil capable d’agir comme celui-ci», précise l’aviateur.

Enfin, les experts du centre d’expériences aériennes militaire (CEAM) ont conçu une maquette pour la formation à l’utilisation des jumelles de vision nocturne (JVN). Pour les porteurs de ce projet, il était «indispensable de créer cet outil. La maquette, qui représente les théâtres d’entraînement et d’opérations, permet de recréer certaines conditions du vol sous JVN. […] Grâce à ce concept, les pilotes économisent plusieurs heures de vol

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 12:56
Les Commandos Marine coiffent leur béret vert

 

05/06/2014 ASP Camille MARTIN

 

Lors d’une cérémonie exceptionnelle, les 17 nouveaux brevetés du stage commando marine n° 141 se sont vus remettre le 4 juin, à Colleville-Montgomery en Normandie, leur béret vert. En pleine période de commémorations, ces jeunes soldats ont eu l’honneur de recevoir le fameux béret d’élite des mains de trois des derniers commandos français ayant participé au débarquement du 6 juin 1944.

 

« Voici votre béret, soyez-en digne. » Le 6 juin 1944, 177 commandos marine français emmenés par Philippe Kieffer débarquaient sur les plages normandes aux côtés des Alliés venus libérer la France. Soixante-dix ans après, les dix-sept brevetés du stage commandos n° 141 ont eu le grand honneur de se voir remettre leur béret vert, à Colleville-Montgomery, par trois de ces derniers commandos, Léon Gautier, Jean Masson et Jean Morel. « Je suis extrêmement fier de cette remise de béret vert, confie l’un des jeunes brevetés, c’est l’aboutissement d’un long stage. Ce n’était pas facile tous les jours mais il fallait s’accrocher et surtout ne pas penser à l’échec. Ce n’est que le début, j’espère vite rejoindre ma future unité. Les vétérans nous montrent la voie, le chemin à suivre. On espère être digne de ce qu’ils ont fait ici à Ouistreham en 1944, et de ce que les commandos marine continuent de faire de par le monde aujourd’hui. »

 

Pour ceux qui ont réussi la sélection, la remise du béret vert est une récompense de tous les efforts fournis mais elle ne marque que le début d'un parcours exigeant au sein des commandos comme le leur a rappelé l’enseigne de vaisseau A., instructeur commando : « Vous savez maintenant que rien n’est impossible. Mais le chemin est encore long. Il sera dur. C’est le prix à payer pour accomplir vos futures missions. N’oubliez jamais d’où vous venez et le prix payé par les "anciens", les commandos qui ont débarqué ici même il y a 70 ans. »

 

Le stage Commando Marine. Deux fois par an, une sélection impitoyable de onze semaines se déroule à l’école des fusiliers marins de Lorient : le stage élémentaire commando. Trois mois plus tôt, ils sont une centaine de candidats à passer les épreuves de pré-sélection. Parcours commando, marche de 20 kilomètres, tirs, marche topographique de nuit, nage de combat dans la cuve, les épreuves s’enchaînent et au fil des jours, les abandons se multiplient. Fatigue, froid, faim, perte de repères, les stagiaires doivent se surpasser et aller au-delà de leurs limites physiques et mentales.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 12:55
Marche des commandos sur le pont Pegasus Bridge avec les écoliers



 04/06/2014 Samantha Lille

 

En parallèle des commémorations du 70e anniversaire du débarquement de Normandie, une marche rassemblant enfants, fusiliers marins et commandos marine  a été organisée le 3 juin dans le Calvados.

 

« Une journée vraiment spéciale. » Valentin, élève de CM2, n’a pas d’autre mot pour qualifier ce qu’il vient de vivre. Dès 8h30, plusieurs centaines d’enfants, accompagnés d’élèves de l’École des fusiliers marins de Lorient et de commandos marine se sont regroupés pour vivre la route empruntée par le commando Kieffer en juin 1944. Ensemble, ils ont ainsi rendu hommage au courage de ces hommes, les seuls Français à avoir débarqués sur les plages de Normandie.

De Colleville-Montgomery, point de départ de l’itinéraire, à Amfréville en passant par Saint Aubin d’Arquenay, Bénouville et Ranville; des cérémonies ont été organisées dans chaque ville avec dépôt de gerbes et chants des hymnes français et britannique.

Au-delà des nombreux échanges entre les différentes générations présentes, l’un des temps forts de cette marche d’une quinzaine de kilomètres, fut sans aucun doute la traversée du célèbre Pegasus Bridge, à Bénouville. Au son d’une cornemuse du bagad de Lann-Bihoué, le cortège rejoint par Léon Gautier, un des derniers vétérans du commando Kieffer, a su apprécier ce moment très singulier. « Le meilleur des livres d’Histoire », pour Nathalie, enseignante à l’école Jean Charcot à Ouistreham.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:55
La DGA réalise un tir de roquette guidée depuis un Tigre HAD

 

05.06.2014 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le 3 juin, au centre d’essais des Landes, la DGA a réalisé le tir d’une roquette guidée laser depuis un Tigre HAD évoluant à 70 nœuds sur une cible en mer illuminée par un opérateur au sol. Ce tir s’inscrit dans le cadre d’une série de tirs qui a débuté en 2010. Le dernier essai a été réalisé en janvier 2014 depuis un Tigre HAP. Ce tir sera suivi d’autres, notamment d’essais de la roquette guidée sur une cible mobile.

 

Des munitions guidées à bas coût

 

L’intérêt de disposer de roquettes précises est là: pouvoir mettre en œuvre des munitions très précises pour un coût limité, en tout cas, bien moins cher qu’un missile. Les derniers engagements en Afghanistan, en Libye ou au Mali ont confirmé la pertinence de cette capacité : La première version du Tigre (HAP pour Appui Protection) ne dispose pas d’armement de précision. C’est pourquoi les vénérables hélicoptères Gazelle, très vulnérables, équipés du missile HOT sont toujours nécessaires. Le panier de roquettes (non guidées) du Tigre HAP (pour l’instant seule version déployée) étant utilisé en tir de saturation, l’équipage ne dispose que du canon de 30 mm pour effectuer des tirs de précision, mais doit alors engager sa cible à moins de 1500 mètres, l’exposant alors aux tirs ennemis. Demain, la version la plus aboutie du Tigre, celle HAD (Appui Destruction), qui devrait connaître son premier déploiement à partir d’octobre au Sahel, mettra en œuvre le missile Hellfire de 8 km de portée (contre 7 km pour la roquette). Redoutable mais très coûteux. « On ne tirera pas autant de missiles Hellfire demain que de missile HOT aujourd’hui» reconnaît un officier de l’ALAT. L’intérêt est donc là : éviter d’utiliser des missiles beaucoup plus chers que leurs cibles (pick-up ou infrastructures) tout en évitant les dommages collatéraux. Sachant que le prix d’acquisition d’un missile Hellfire s’élève à plus du double que celui d’une roquette guidée…

 

Le PEA Munitions à Précision Métrique (MPM)

Le développement de la capacité d’une roquette guidée laser s’inscrit dans un Plan d’Etude d’Amont (PEA) plus ambitieux lancé par la DGA en 2009, visant à développer des briques technologiques communes à plusieurs munitions pour les rendre précises. Il s’agit là de la roquette tirée depuis un hélicoptère, mais également d’obus d’artillerie de 155 mm, d’obus de 120 mm tirés depuis un char Leclerc ou encore d’obus de mortier de 120 mm. Ces briques communes comprennent un kit de guidage, un capteur laser, un calculateur ou encore un système de contrôle des actuateurs. Pour résumer, l’encombrement de la munition est la même (la roquette demeure du 68 mm) mais composée différemment incluant un kit de guidage et des ailettes directionnelles). La roquette de précision métrique demeure aujourd’hui la munition guidée la plus aboutie parmi celle du PEA MPM « pour le mortier de 120 mm, on en sera au même stade dans deux ans qu’aujourd’hui pour la roquette » confiait un responsable de programme

 

Une mise en service vers 2018/2020

Des discussions sont en cours pour intégrer cette nouvelle capacité dans le standard MK2 du Tigre. Ce standard qui est prévu à l’horizon 2018/2020, verra outre le traitement des obsolescences, l’intégration du SIT ALAT (système de communication et commandement ) et donc un panier de roquette incluant des munitions guidées. Peu d’adaptations sont nécessaires, le panier reste inchangé, l’adaptation étant surtout logicielle. La cible pourra être illuminée au laser soit par un opérateur au sol soit par l’hélicoptère lui même. Pour le tireur, il suffira de sélectionner  parmi les roquettes du panier, celles guidées pour les engager. Le Tigre HAD disposera alors d’une panoplie complète d’armement : canon de 30 mm, missile air-air Mistral, Hellfire pour des cibles fortement blindées et roquettes (guidées ou non) pour des cibles moins durcies.

 

Et l’export ?

L’industriel en charge de cette roquette est TDA (filiale de Thales), qui va bientôt pouvoir proposer à l’export cette nouvelle munition. Pour l’instant, seules la France et l’Espagne en disposent sur leur Tigre. Mais l’industriel est confiant pour la suite et des discussions seraient en cours. TDA offre ainsi diverses solutions de panier de roquettes qui peuvent équiper divers types d’hélicoptères mais aussi d’autres aéronefs comme des avions légers. L’offre des roquettes guidées est quant à lui réduit : outre la France, seuls les États-Unis et la Turquie ont développé des solutions comparables.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:54
photo 3i3s.org

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jeudi 29 mai Aerobuzz.fr

 

Deloitte renforce son expertise en Aerospace & Defense et annonce l’arrivée de Philippe Boissat (53 ans) en tant que senior advisor. En appui aux équipes en place, il viendra continuer le développement de l’offre et consolider la position du cabinet sur ce secteur. Ancien Directeur grands comptes EADS chez Altran, Philippe Boissat est, par ailleurs, Président de l’International Independent Institute for Satellite and Aerospace Solutions (3i3s) depuis 2005.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:50
Bird & Bird conseille le groupe français Nexter Systems dans le cadre de l’acquisition des sociétés Mecar et Simmel Difesa.


4 June 2014 lawinfrance.com
 

Les équipes de Bird & Bird à Paris, Bruxelles, Milan et Londres ont conseillé le groupe français Nexter Systems, spécialiste de la défense terrestre, dans le cadre de l’acquisition des sociétés belge Mecar SA et italienne Simmel Difesa Spa, ayant toutes deux pour activité la production de munitions.

L’acquisition a été réalisée auprès de Chemring Group Plc pour un montant total de 170 M€.

Les sociétés Mecar et Simmel Difesa totalisent près de 187M€ de chiffre d’affaires cumulé.

 

 

Plus d'informations

 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:45
Accord de défense avec la France : Bientôt la signature

 

5 juin 2014 maliactu.net

 

Le point presse du ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication a été aussi l’occasion pour Mahamadou Camara d’annoncer aux hommes de médias que l’accord de coopération militaire avec la France sera signé dans les prochaines semaines.

 

Selon lui, cet accord va beaucoup aider notre pays dans le domaine militaire, et non le contraire, pour la simple raison que « le chef de l’Etat est très pointilleux sur la question de souveraineté nationale ».

 

Cet accord, s’il venait à être signé, pourrait sûrement détendre un tant soit peu le climat sombre entre les autorités maliennes et françaises, suite aux derniers évènements survenus à Kidal.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:35
photo Livefist

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5 June 2014 airforce-technology.com

 

The Indian and French Air Forces are conducting the fifth Indo-French bilateral air exercise, code-named Ex Garuda V, at Jodhpur Air Base in Rajasthan, India.

 

The fortnight long exercise aims to enable the two air forces to engage in operations based on their operational philosophy and methodology of operations by practicing various challenging air situation scenarios, in order to validate their capabilities and help enhance operational cooperation.

 

During the exercise, the participants are expected to perform multiple missions, including close combat engagement of large forces, slow mover safety, and protection and engagement of high-value aerial assets at the strategic airbase located near the Indo-Pak border, as reported earlier by Press Trust of India.

 

The wargame will primarily focus on air to air refuelling, basic and advanced fighter interceptions, protection of high-value aerial targets and group combat manoeuvring, according to the officials.

 

The Indian Air Force (IAF) is represented by the frontline fighter aircraft, including Su-30, Mig-27 (UPG), Mig-21 Bison, and force multipliers such as the airborne warning and control system (AWACS) and IL-78flight refueller aircraft, while the French Air Force has deployed Rafale fighter aircraft along with their KC 135 refueller for the exercise, which scheduled to conclude on 12 June.

 

The last iteration of the exercise, Garuda IV, was conducted at the Istres Air Base in France, from 14 to 25 June 2010, and was also joined by the Republic of Singapore Air Force (RSAF) along with their F-16 Fighting Falcon and KC-135 aircraft.

 

Note RP Defense : more pictures at Livefist website

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:30
Syrie: plus de 30 djihadistes français tués

 

05/06/2014 Par LEXPRESS.fr

 

En plein débat autour des djihadistes français après la tuerie de Bruxelles, François Hollande a annoncé mercredi que "plus de 30 ressortissants français" partis combattre en Syrie y ont trouvé la mort.

 

Face au phénomène des combattants étrangers en Syrie, "nous devons coopérer davantage", et notamment en matière "de renseignement", a ajouté le président de la République lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée du sommet du G7 à Bruxelles

"Nous avons décidé d'une coopération pour prévenir, dissuader et punir ce type de mouvement, qui peut mettre en cause notre propre sécurité", a-t-il ajouté, invoquant la tuerie le 24 mai au musée juif de Bruxelles pour laquelle un Français au profil djihadiste passé par la Syrie a été arrêté.  

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 10:55
USS Corsica

4 juin 2014 Armée de Terre

 

Une compagnie de la 82e Airborne et le 2e REP ont échangé leurs brevets parachutistes américains et français. La coopération interarmées prend tout son sens à l'approche des commémorations du jour J.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:57
Budget de la défense (3/3) : la bombe des économies sur la masse salariale

Les suppressions d'emplois ont fait économiser au ministère de la Défense plus de 1 milliard d'euros en cumulé sur la période 2008-2013

 

04/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les fragilités de la construction du budget de la défense. Troisième et dernier volet : la bombe des économies sur la masse salariale. La Cour des Comptes estime que le budget repose sur des hypothèses optimistes de réduction de la masse salariale.

 

Une mauvaise habitude... Les principales difficultés de programmation du budget de la défense sont récurrentes et devraient à nouveau affecter l'exercice 2014, estime la Cour des Comptes dans son analyse sur l'exécution du budget 2013 du ministère de la Défense. C'est notamment vrai pour les prévisions compliquées des recettes exceptionnelles (REX) et des opérations extérieures (OPEX). Ce qui l'est moins en revanche, c'est la prévision de la masse salariale (dépenses de guichet, glissement vieillesse technicité et schéma d'emploi) que le ministère devrait maîtriser grâce à des indicateurs plus fiables et/ou des hypothèses plus réalites. Car comme le prédisent les sages de la rue Cambon, "la programmation budgétaire pour 2014 repose sur des hypothèses optimistes de réduction de la masse salariale".

Pour 2014, la loi de finances initiale (LFI) prévoit des crédits de titre 2 (dépenses de personnels) à hauteur de 19,36 milliards d'euros, en baisse de 396 millions par rapport à la LFI pour 2013 et de 630 millions par rapport à l'exécution du budget 2013. La baisse de 396 millions d'euros comprend notamment la diminution de 40 millions de la provision OPEX sur le titre 2 et les réductions d'effectifs qui devraient permettre d'économiser à nouveau 225 millions d'euros d'après le ministère.

 

Une prévision difficile à tenir

La baisse de 40 millions d'euros de la provision OPEX sur le titre 2 "semble difficile à tenir, alors que l'enveloppe plus importante de 2013 n'avait pas été tenue (149 millions d'euros de surexécution)". Par ailleurs, selon la Cour des Comptes, "les 130 millions d'euros d'économies supplémentaires semblent optimistes, d'autant que les dépenses de pensions (certes surévaluées en LFI 2013) augmentent spontanément et que l'exécution 2013 (hors pensions et hors OPEX) a dérivé par rapport à la LFI du fait, notamment, de Louvois". Le ministère n'a pas non plus précisé à la Cour des Comptes l'ampleur des recouvrements des indus versés par Louvois attendus en 2014.

L'an dernier, le titre 2 a représenté 51 % (19,99 milliards) de l'exécution des dépenses du budget de la défense (38,96 milliards d'euros au total). Et la cour a rappelé que les besoins définitifs de titre 2 ont été connus début décembre au moment de la préliquidation de la paye du dernier mois de l'année. "Le supplément de besoin sur le programme 178 (290 millions d'euros) a été finalement légèrement inférieur aux crédits obtenus sur ce programme par le ministère de la Défense à l'occasion du décret d'avance (320 millions), a fait observer la Cour. Cet excédent inédit du titre 2 a amené les gestionnaires à recourir à la fongibilité asymétrique, à hauteur de 29,6 millions, pour financer d'autres dépenses que du titre 2".

L'écart à la prévision constaté en 2013 est le plus faible depuis 2010 (271 millions en 2011 et 307 millions en 2010). En 2012, l'écart s'était en revanche élevé au double (456 millions, soit une surconsommation de 2,3 %). Et d'ailleurs le contrôle budgétaire et comptable ministériel (CBCM) avait refusé de viser le document prévisionnel du titre 2.

 

Plus d'un milliard d'euros économisés sur la période 2008-2013

Les effectifs du ministère de la Défense atteignaient 274.772 ETP (Equivalent temps plein) fin décembre 2013, soit une baisse de 7.674 ETP (ou 7 297 ETP hors transferts) par rapport à fin 2012 (282.446 ETP). Cette décroissance des effectifs en ETP représente une diminution de 2,7 % par rapport à 2012.

Sur la période 2008-2013 et pour tout le ministère de la défense, les suppressions d'emploi atteignent 48.041 ETP, soit une surexécution à hauteur de 3.317 ETP par rapport à la prévision de la loi de programmation militaire (LPM). D'après le ministère de la Défense, les économies cumulées de masse salariale sur cette même période atteignent 1,18 milliard d'euros.

 

Retrouvez les deux premiers volets de la série :

Budget de la défense (1/3) : la bombe des recettes exceptionnelles

Budget de la Défense (2/3): la bombe des surcoûts des opérations extérieures

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:56
carte-des-operations-mars-2014 source MinDefFR

carte-des-operations-mars-2014 source MinDefFR

Entre la dotation en LFI et le montant final du surcoûts des OPEX sur la période 2007-2013, il y a un écart moyen de 406,6 millions d'euros

 

03/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les fragilités de la construction du budget de la défense. Deuxième volet de cette série : la bombe des surcoûts des opérations extérieures (OPEX). La Cour des Comptes regrette la sous-budgétisation récurrente de la provision en loi de finances initiale dédiée aux OPEX.


 

Qui aurait pensé que François Hollande lancerait deux opérations d'envergure, l'une au Mali, l'autre au Centrafrique à son arrivée à l'Elysée ? Personne. Au contraire, la nouvelle majorité souhaitait réduire la voilure des opérations extérieures (OPEX) et surtout le volume des effectifs engagés, en se désengageant d'Afghanistan, notamment, et en réduisant le dispositif français au Liban. "Le ministère indique que la LPM est construite sur l'hypothèse d'un désengagement des théâtres extérieurs et que le modèle d'armée a été ajusté en conséquence", a souligné la Cour des comptes dans son analyse sur l'exécution du budget 2013 du ministère de la Défense.

Mais, finalement, le déclenchement de l'intervention au Mali (Serval) le 11 janvier 2013, puis celui en Centrafrique (Sangaris) le 5 décembe 2013 a complètement changé  la donne. Résultat en 2013, les surcoûts des OPEX se sont envolés et ont coûté à la France 1,25 milliard d'euros, dont 650 millions pour Serval et 27 millions pour Sangaris. Soit un dépassement de 570 millions par rapport à la provision de 630 millions d'euros inscrite dans la loi de finances initiales (LFI) en tenant compte des remboursements de pays tiers et organismes internationaux (49 millions).

 

Fort dépassement en 2014

"L'exercice 2014 devrait être marqué par un fort dépassement de la prévision, a estimé la Cour des comptes. Pourquoi ? "D'une part, la provision pour 2014 a été assez fortement réduite à 450 millions d'euros en LFI (contre 630 millions ces trois dernières années, ndlr), ce qui réduit d'autant le financement des OPEX, déjà insuffisant depuis 10 ans. D'autre part, les dépenses d'OPEX devraient rester à un niveau élevé", a-t-elle expliqué. Le ministre de la Défense aurait déjà évoqué 750 millions d'euros de surcoûts pour 2014. Ce qui semble être sous-estimé, selon un observateur.

En mars 2014, il y avait 7.100 militaires en OPEX, dont 1.700 encore au Mali et 2.000 en Centrafrique. Les surcoûts des OPEX dépassent 850 millions d'euros depuis 2008. Ce surcoût comprend les suppléments de rémunération liés aux OPEX, l'usure supplémentaire des matériels (par rapport à un usage normal) et d'autres postes de dépenses.

 

Un écart moyen de 406 millions entre la prévision et l'exécution

"Les opérations imprévues se succèdent année après année, si bien que, au socle d'OPEX récurrentes, s'ajoute une couche relativement constante d'OPEX imprévues, a constaté. C'est pourquoi la Cour considère anormale la sous-budgétisation récurrente du surcoût OPEX". Soit un écart moyen de 406,6 millions d'euros entre la dotation en LFI et le montant final du surcoûts des OPEX sur la période 2007-2013.

Selon la Cour des comptes, "une règle de calcul basique, prenant en compte l'exécution passée sur cinq ou trois ans, aurait eu un pouvoir prédictif bien plus précis, puisque l'écart moyen sur la période 2008-2013 aurait été abaissé à respectivement 31 % et 25 %. Pour l'exercice 2013, cette règle aurait abouti à une prévision autour de 950 millions d'euros, soit un écart à l'exécution de l'ordre de 30 % (au lieu de 100 % avec le système de la provision constante)".

 

Qui finance le surcoût des OPEX ?

Conformément à l'article 4 de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, les surcoûts non couverts par la dotation OPEX de la loi de finances initiale (LFI) et les remboursements des organisations internationales font l'objet d'un financement interministériel. Ainsi,  ce surcoût est donc supporté par toutes les missions du budget général. Comme la quote-part de chaque mission est proportionnelle au poids budgétaire de la mission, le ministère de la défense finance ainsi 20 % du dépassement OPEX. Soit environ 110 millions d'euros en 2013.

"L'année 2013 a abouti à faire financer les OPEX et les dépenses de personnel par des annulations de dépenses d'investissements", a regretté la Cour des comptes. Rebelote en 2014, le ministère devra financer sa quote-part en fin d'année en loi finances rectificative (LFR). Surtout, le niveau d'OPEX est actuellement supérieur au modèle de la LPM. Dans sa réponse à la Cour des comptes, le ministère de la Défense que ce niveau "nécessiterait d'envisager une refonte à mi-vie, voire le remplacement anticipé des matériels, pour des montants bien supérieurs aux provisions OPEX de la LPM". La Cour est donc "préoccupée par les conséquences sur le potentiel des armées, et le caractère non soutenable de ce fait, de niveaux d'OPEX qui seraient sensiblement supérieurs à la prévision, sur 2014 et sur les années suivantes".

 

Retrouvez les premier et troisième volets :

Budget de la Défense (1/3) : la bombe des recettes exceptionnelles

Budget de la Défense (3/3) : la bombe des économies sur la masse salariale

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Un commandement au féminin au 35e RAP

Un commandement au féminin / Crédits : BCH1 William BONNIN

 

28/05/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Le jeudi 15 mai 2014, sur la place de l’hôtel de ville de Tarbes, le commandement de la 1re batterie du 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) a été confié au capitaine Marie de Lazzer. Cette unité élémentaire connue sous le nom de batterie de renseignement de la 11e brigade parachutiste, est la première batterie du régiment à avoir une femme à sa tête.

 

Prendre la tête d’une batterie de ce régiment, était-ce l’objectif à atteindre ?

 

À ma sortie de Saint-Cyr, j’ai effectué un stage en corps de troupe au 35e RAP. J’y suis retournée comme lieutenant, chef de section. Prendre le commandement de cette batterie de renseignement, que je connais bien, s’inscrit dans la continuité de mon parcours. Mais en effet, devenir commandant d’unité est pour moi l’aboutissement d’un travail dans ce régiment de cœur qui m’a vu grandir.

 

Quel changement pensez-vous apporter, sur le plan du commandement, par rapport à vos prédécesseurs ?

 

Pour moi, à chaque personne, homme ou femme, son style de commandement. L’avantage, c’est que je connais le fonctionnement de la batterie, je connais les personnels. Ce qui est certain, c’est que je m’engage à prendre les difficultés à bras-le-corps. Pour moi, trois choses sont importantes : la fidélité, l’enthousiasme et la fierté d’exercer ce métier. Voilà ma ligne de conduite.

 

Qu’espérez-vous retirer de cette expérience ?

 

Une richesse exceptionnelle sur le plan humain et certainement un souvenir inoubliable. Mais pour l’instant, je la vis avec enthousiasme, au service de mon pays.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Innovation - Du plasma en poudre et une ceinture contre les explosifs

 

28/05/2014 Sandra Lewinski  - DICoD

 

Depuis 1988, la Mission innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

La mission innovation participative (MIP) apporte son soutien aux innovateurs du ministère de la Défense depuis 25 ans. De l’idée à la réalisation, elle lève des freins et  favorise l’émergence d’idées nouvelles comme le dispositif waterbelt ou le plasma lyophilisé.

 

La waterbelt

Dans le cadre de la lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI ou IED), le centre d’expertise des techniques de l’Infrastructure de la Défense (CETID) a mis au point un nouveau dispositif  baptisé waterbelt. Cette structure souple et gonflable, de forme trapézoïdale, permet de confiner un EEI en l’encerclant d’une ceinture d’eau de 40 cm. L’objectif est d’atténuer la détonation en  piégeant la totalité des éclats tout en diminuant de manière significative le souffle engendré par l’explosif.

Moins onéreuse que les dispositifs en kevlar existants, la waterbelt est simple d’utilisation et efficace. « Cette solution permet de transporter la structure gonflée en air jusqu’à l’objet suspect et de se remplir en eau en toute sécurité une fois qu’elle est positionnée. Le tissu utilisé pour la conception permet au dispositif de demeurer totalement stable pendant les opérations de déminage », explique l’ingénieur militaire d’infrastructure Maxime Esquerre, porteur du projet.

Grâce au financement de la mission innovation participative, les ingénieurs du CETID ont  procédé à une nouvelle batterie de tests sur trois nouveaux prototypes en novembre 2013. Les résultats concluants des essais, sur  une charge explosive de 500 grammes ont permis de faire évoluer la structure du dispositif vers sa forme actuelle.

Que ce soit sur un théâtre d’opération ou sur le territoire national (aéroport, gare, transports en commun…), cette technique a pour but de  préserver la zone environnante à proximité d’un engin explosif et de réduire les zones d’évacuation.

 

Plyo

Le plasma lyophilisé (PLYO) est la référence pour la prise en charge de blessés hémorragiques graves. Il est disponible sans délai, en tout temps, tout lieu et toute circonstance. Compatible quel que soit le groupe sanguin du receveur, il se conserve à température ambiante pendant 2 ans.

Exclusivement produit par le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) de Clarmart, il se présente sous forme de poudre et se reconstitue en moins de 6 minutes. Sa production, issue du don, est restée  limitée au juste besoin des forces jusqu’en 2009. Le médecin-chef des services Anne Sailliol, du CTSA, a optimisé le processus de production de ce type de plasma cryo-desséché. Elle explique « qu’il a fallu non seulement se conformer aux nouvelles exigences réglementaires mises en vigueur en 2009  mais également répondre à la montée en puissance  des opérations extérieures ».

L’augmentation de la production a permis de diminuer le coût de revient et d’étendre l’offre au secteur hospitalier civil et aux forces armées d’autres pays comme les Etats-Unis.  L’automatisation de certaines étapes manuelles a optimisé le packaging, diminué les risques de contamination et facilité l’usage de ce produit sanguin labile.

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