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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:50
SAMP/T - photo DGA

SAMP/T - photo DGA

 

 

24.05.2014 journal-aviation.com ( Reuters)

 

Les industriels occidentaux de l'aéronautique ne ressentent pas encore d'effet dramatique de la crise ukrainienne sur leurs contrats en Russie, tandis que les groupes de défense sont en ordre de bataille pour répondre aux besoins en équipements manifestés par la Pologne.

 

Mais dans ces secteurs soumis à la diplomatie, les relations commerciales des Occidentaux avec la Russie ses ex-pays satellites en ébullition sont aussi volatiles que l'évolution de la situation à la frontière russo-ukrainienne où Moscou a déployé 40.000 soldats après avoir annexé la Crimée.

 

Dans l'aviation d'affaires, indicateur avancé du secteur aéronautique, de premiers accrocs ont été constatés avec des clients russes, tandis que les industriels français de la défense engagés dans des négociations en Pologne pâtissent de la relative discrétion de Paris depuis le début de la crise.

 

"Cela se tend, la Pologne reproche à la France son insuffisante réaction pour défendre l'Ukraine", dit-on chez l'un d'entre eux, qui a souhaité rester anonyme.

 

Concentrée sur d'autres conflits et alignée sur les Etats-Unis, la diplomatie française a manqué d'initiative dans la crise ukrainienne, commettant des erreurs d'appréciation dans l'attitude à adopter face à Moscou, ont dit des analystes à Reuters.

 

Plusieurs groupes français ont le doigt sur la gâchette pour aider la Pologne à améliorer ses équipements, parfois encore issus de l'ère soviétique.

 

Thales s'est ainsi allié à MBDA (consortium Airbus Group, BAE Systems et Finmeccanica) et à un groupe de défense public polonais pour décrocher un contrat de missiles évalué à plusieurs milliards d'euros que Varsovie pourrait attribuer dès juin.

 

Le constructeur naval militaire DCNS discute de son côté de la livraison à la Pologne de deux à quatre sous-marins pour un montant total de deux à trois milliards d'euros depuis 2012, ainsi que sur une modernisation des chantiers navals polonais.

 

Quant à Airbus Helicopters, il est en lice dans un appel d'offres polonais pour un contrat de 70 hélicoptères lourds d'environ trois milliards d'euros, dont le résultat est attendu avant la fin 2014.

 

Mais contrairement à DCNS, qui a signé avec la Russie un contrat d'un peu moins de 1,1 milliard d'euros pour deux navires de type Mistral livrables en octobre 2014 et octobre 2015, Airbus Helicopters n'a pas accès au marché militaire russe.

 

Dans le secteur civil, dont il est le numéro un mondial, l'ex-Eurocopter n'a en revanche pas constaté d'impact notable sur son activité en Russie où il revendique environ 40% d'un marché de 50 à 60 appareils par an, a dit son président exécutif Guillaume Faury lors du salon d'aérospatiale ILA à Berlin.

 

COUP D'ARRÊT EN RUSSIE POUR BOEING BUSINESS JETS

 

Pour Boeing Business Jets, branche d'avions d'affaires du constructeur américain, l'impact, en revanche, est déjà bel et bien palpable.

 

"Le marché russe était devenu très actif il y a environ un an, mais la situation actuelle a porté un coup d'arrêt à la plupart de nos discussions" avec des clients potentiels, a déclaré son président Steve Taylor à Reuters lors du salon Ebace qui s'est déroulé cette semaine à Genève.

 

L'attentisme de la Russie s'est propagé à l'Europe, a-t-il également constaté.

 

"Avec tous les défis en Europe de l'Est et Russie, les clients ne vont pas conclure d'achat tant qu'ils n'auront pas une idée plus claire de la situation", a ajouté Steve Taylor, un constat partagé par Marco Tulio Pellegrini, président de la branche de jets du brésilien Embraer.

 

Les industriels redoutent l'impact des tensions entre Moscou et Kiev, tant sur l'état de leurs contrats et négociations que sur leurs approvisionnements en matières premières, comme le titane, métal léger utilisé dans les avions ou les fusées.

 

"La crise russo-ukrainienne fait peser très clairement un risque sur nos activités", a déclaré François Auque, président exécutif du pôle spatial d'Airbus Defense & Space, lors d'une conférence de presse. "Ce serait un impact potentiellement significatif si la situation devait durer".

 

Airbus Defense & Space, Thales Alenia Space et leurs concurrents américains, comme Boeing ou Lockheed Martin, pourraient pâtir de la décision des Etats-Unis de ne plus accorder de licences d'exportations vers la Russie à tout satellite comportant des composants américains.

 

L'avionneur Airbus, qui achète au russe VSMPO plus de la moitié de son titane, a, lui, d'ores et déjà mis en place un groupe de travail afin de garantir ses approvisionnements destinés à son long-courrier A350, qui doit être mis en service fin 2014. (Avec Victoria Bryan, édité par Jean-Michel Bélot)

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:45
Sangaris : point de situation du 21 mai

 

 

21/05/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 16 au 21 mai 2014.

 

Les effectifs de la force Sangaris sont toujours de 2 000 hommes qui se répartissent dans trois zones : Bangui avec une extension vers Boda, l’Ouest le long de l’axe reliant le Cameroun à Bangui, et l’Est entre Sibut et Bria.

 

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes et ceux d’EUFOR RCA de 200 hommes.

 

A Bangui, la situation reste calme. La reprise de la vie économique se poursuit avec cette semaine 24 marchés actifs (contre 18 la semaine dernière), 33 centres de santé opérationnels et 79 établissements scolaires ouverts. La semaine a été marquée par la visite du Ministre de la Défense dimanche 18 mai, qui a salué l’action de la force Sangaris et témoigné de sa satisfaction de l’engagement des militaires français sur ce théâtre difficile. Le GTIA Savoie a fait effort cette semaine sur le 3èmearrondissement avec des patrouilles quotidiennes menées conjointement avec la MISCA (contingent burundais). Celles-ci n’ont fait l’objet d’aucune réaction hostile de la part de la population. Le détachement de gendarmerie poursuit quant à lui ses patrouilles aux côtés des forces de sécurité intérieures centrafricaines.

 

Dans l’Ouest, la semaine a été marquée par la fin de la mission de reconnaissance et de contrôle de zone dans le Nord-Ouest, qui visait depuis le 3 mai à appuyer la MISCA dans la sécurisation de cette région. Dans ce cadre, le GTIA Dragon s’est déployé de Nana Bakassa à Markounda, qu’il a atteint le 16 mai. Après sécurisation de la zone, le GTIA Dragon a entamé son désengagement du secteur pour rejoindre Bossangoa le 18 mai et se redéployer le long de la MSR, où se poursuivent les actions de sécurisation.

 

Sur la Main Supply Road, axe logistique reliant la capitale au Cameroun, le trafic de poids lourds ne diminue pas, témoignant d’une situation sécuritaire stable : près de 350 véhicules ont transité cette semaine sur cet axe, dont la majorité (167 véhicules) sans escorte, les autres étant escortés par la MISCA (130) ou pour une minorité par la force Sangaris (40).

 

Dans l’Est, en appui de la MISCA, le GTIA Scorpion continue la sécurisation de l’axe Sibut-Bria. La MISCA et le GTIA Scorpion maintiennent un dispositif visible et continuent à faire appliquer les mesures de confiance.

Sangaris : point de situation du 21 mai
Sangaris : point de situation du 21 mai
Sangaris : point de situation du 21 mai
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:55
Dossier : l'innovation à coeur

 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:30
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Du 12 mai au 16 mai 2014, sur le camp de Dayr Kifa au sud Liban, les militaires français de la Force Commander Reserve (FCR) de la FINUL et ceux des Forces armées libanaises (FAL) ont conduit un entraînement conjoint.

 

Cet exercice sur les combats en zone urbaine a permis de partager l’expérience respective des militaires français et libanais.

 

Dans le cadre de l’appui aux forces armées libanaises, un peloton de Chars de la FCR armé par le 501e régiment de Chars de Combat (501e RCC) et composé d’une vingtaine de militaires, a passé cinq jours avec une section libanaise sur le camp français de Dayr Kifa. Au cours de la semaine, les soldats ont mis en pratique leurs connaissances en matière de combat en zone urbaine, de techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) et de contre IED (Engins explosifs improvisés). Un tir en commun réalisé le 15 mai, sur le camp libanais d’Ebel-El-Saqi situé à l’est de la région du sud-Litani, a ponctué cet échange.

 

Une cérémonie de remise de diplômes à Deyr Kifa, en présence du général Lahib, adjoint à la 7e brigade de l’armée libanaise, a clôturé la semaine d’entrainement.

 

Depuis février 2012, la FCR et les FAL suivent des entraînements communs. Régulièrement, une section française et une section libanaise travaillent pendant cinq jours les savoir-faire qui leur permettront de remplir leurs missions communes.

 

La résolution 1701, fondement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban depuis 2006 en complément des résolutions de 1978, assigne à la FINUL la mission de soutenir les Forces armées libanaises dans le Sud-Litani. Les entraînements conjoints participent à cette mission. La France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français présents au Liban, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN (contribution de la France à cette mission ONU), agissent principalement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR). Ce détachement confère au Force Commander des capacités de dissuasion de réaction, et de surveillance terrestre et aérienne. Parallèlement, la FCR entretient une coopération étroite avec les forces armées libanaises, tant lors de patrouilles communes que lors d’entraînements conjoints comme ceux de cette semaine.

Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:25
Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le bâtiment de projection et de commandement Mistral et sa force de réaction embarquée ont participé à la troisième et dernière phase de l’exercice interarmées et interministériel « Caraïbes 2014 », engageant les Forces Armées aux Antilles (FAA) pour son volet militaire.

 

Fondé sur un scénario de secours à la population à la suite d’une catastrophe naturelle, l’exercice « Caraïbes 2014 » a engagé plus de 1 000 militaires aux côté des acteurs de la sécurité civile, permettant ainsi à chacun de travailler dans le domaine clé de la coordination.

 

Après les premières secousses, une première reconnaissance aérienne fait état de nombreuses victimes et dégâts matériels très importants (routes coupées, immeubles et maisons effondrés, réseaux d’eau potable endommagés, réseaux électrique et téléphonique partiellement détruits, etc.). Devant l’ampleur de la mission à réaliser pour venir au secours des populations sinistrées, le préfet de région et le préfet du département de Guadeloupe demandent aux Forces armées aux Antilles de prendre en compte le dispositif de secours.

 

« Mistral Galant » : Le Mistral en renfort

 

Les autorités antillaises réalisent alors rapidement un bilan des moyens nécessaires et demandent des renforts au Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO). Celui-ci prend la décision de dérouter le bâtiment de projection et de commandement Mistral, alors en patrouille au large de l’Afrique de l’Ouest, afin de l’intégrer dans l’opération. Dès son arrivée sur zone le 17 mai, le Mistral déploie sa batellerie et les hélicoptères embarqués au sein du groupe aéromobile de l’aviation légère de l’Armée de terre. Avec la mise en œuvre rapide de ces moyens, 150 marsouins de la 9ème brigade d’infanterie de marine et une trentaine de véhicules logistiques sont débarqués sur Marie Galante. Pendant trois jours, ils remplissent de nombreuses missions : recherche de victimes bloquées sous les décombres, sécurisation des sites névralgiques, distribution de fret humanitaire, aménagement de camps de réfugiés, participation au déblaiement et au début de la reconstruction des infrastructures prioritaires. Pendant ce temps, opérant depuis le Mistral, les chalands de transport de matériel, l’engin de débarquement amphibie rapide, ainsi que les hélicoptères Puma et Gazelle acheminent du fret humanitaire vers l’île: tentes, lits en toile, vivres et eau pour les sinistrés.

 

Soutien médical sur tous les fronts

 

L’ensemble du personnel médical du Mistral est également mobilisé. Des infirmiers et médecins du bord, dont cinq médecins-stagiaires, viennent renforcer les trois postes de secours de l’île. Les blessés affluent en grand nombre ; ils sont orientés, pris en charge et évacués vers les hôpitaux de l’île qui se trouvent rapidement saturés. Les plus gravement atteints sont transportés vers l’hôpital de chirurgie de « stabilisation » (ou « rôle 2 ») du Mistral, par un engin de débarquement équipé en poste médical mobile ou par hélicoptère.

 

C’est dans le cadre de ce volet sanitaire de l’exercice que, le 19 mai, une dizaine de membres du SAMU de Guadeloupe est venue échanger avec les équipes médicales du Mistral, pour apprendre à mieux se connaître, afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle commune en cas d’engagement réel.

 

Cet exercice illustre la pertinence de l’Organisation Territoriale Interarmées de Défense (chaîne OTIAD). Cette chaîne permanente, structurée en miroir de la chaîne décisionnelle gouvernementale et préfectorale, permet d’assurer la veille sur l’ensemble du territoire national, ainsi que de planifier et conduire les engagements des armées sur le Territoire national (TN). Ces engagements s’inscrivent en complément ou en renfort de l'action des autres ministères et des collectivités territoriales. L’aide à la population en cas de catastrophe naturelle en est un des exemples. L’OTIAD conduit également d’autres missions, telles que le renforcement de la sécurité des grands événements, la lutte anti-terroriste (dispositif VIGIPIRATE) ou encore la lutte contre les activités illicites (à l’instar de l’opération HARPIE en Guyane).

Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »
Antilles : intégration du Groupe Jeanne d’Arc à l'exercice « Caraïbes 2014 »
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 20:20
La France deuxième cyber-ennemi des Etats-Unis ?

 

23/05/14 par Laurent Cointot - 01net

 

Les espions français seraient ceux qui dérobent le plus de technologies aux Etats-Unis juste après les Chinois, selon l’ancien secrétaire à la Défense d’Obama, Robert Gates.

 
L’ancien secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, n’y va pas par quatre chemins. «Il y a probablement une quinzaine de pays qui volent notre technologie… Et les plus capables après les chinois, ce sont les Français. Et ils le font depuis longtemps.» Dans le cadre d’une interview organisée par le conseil des Relations Etrangères à New-York mercredi dernier, Gates a accablé un des plus proches alliés de l’Amérique : la France. Un discours qui intervient 4 jours après l'inculpation de cinq officiers chinois par la justice américaine pour cyber-espionnage. Robert Gates n’est pas un nouveau venu dans le petit monde du renseignement. Sous le premier mandat de George.W Bush, il était aux commandes de la prestigieuse CIA.
 

Entrées par effraction

 

Au cours de cet entretien, qui a été diffusé sur la chaîne HBO, il détaille ses dires par un exemple pratique. Ainsi, lorsqu’il s’adresse à des businessmen, il leur demande souvent : « Combien d’entre vous vont à Paris pour affaires ? » La plupart des gens de l’assistance lèvent la main. « Combien d’entre vous emporte leur ordinateur portable ? ». Même réponse positive. « Combien d’entre vous prenne leur ordinateur portable pour diner ? » Et là, peu de personnes acquiescent.
« Pendant des années, précise Gates, les services de renseignement français sont entrés par effraction dans les chambres d’hôtel d’hommes d’affaires pour télécharger les informations sensibles de leurs ordinateurs portables… quand cela pouvait intéresser la France ou les entreprises françaises ». Pas moins !
Et Robert Gates enfonce le clou en affirmant : « la France est pays mercantile. Le gouvernement et les entreprises avancent main dans la main et ce depuis Louis XIV. » L’ancien secrétaire à la défense conclut ses invectives par une pique sur la Chine : « les Chinois ont probablement le système le plus répandu de collecte contre nous parmi tous les pays au monde, mais je pense qu’il est important de se rappeler qu’ils ne sont pas les seuls. »
Après les innombrables révélations d’Edward Snowden sur les intrusions de la NSA vis-à-vis des partenaires économiques des Etats-Unis, ce genre de discours peut paraitre déplacé. Même si les pratiques dénoncées demeurent courantes dans le monde des affaires.
 

Difficile à croire !

 

Mais le plus amusant, c’est que l’ancien secrétaire à la Défense ne s’arrête pas à incriminer les autres pays, il essaye de dédouaner ses propres services. Il est vrai que l’administration Obama a soutenu à plusieurs reprises que, s’il est tout à fait légitime pour les pays à utiliser l’espionnage à des fins diplomatiques et de sécurité, l’utilisation de services de renseignements nationaux pour donner un avantage aux entreprises nationales est déloyal. Et robert Gates d’enchainer, « même s’il est difficile de croire cela, le gouvernement américain ne fait pas ce genre de choses… Nous sommes presque les seuls au monde à ne pas utiliser nos services de renseignement pour apporter un avantage concurrentiel à nos entreprises. » Effectivement, c’est difficile à croire ! Cet ex-directeur de la Cia, ex-secrétaire à la Défense est devenu hier, jeudi 22 mai, président des Boy Scouts of America. Une façon pour lui de tourner la page ?
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Brigade de renseignement

 

source Armée de Terre
 

Créée le 1er septembre 1993, la brigade de renseignement (BR) est une brigade d'appui spécialisé des forces terrestres visant à aider le chef interarmes dans la réalisation de sa mission.

 

Mission

 

Spécialisée dans la recherche du renseignement militaire, le renseignement d'intérêt militaire et la géographie militaire, la BR a pour vocation d’aider le chef interarmes à mieux comprendre l’environnement de sa mission, de faciliter ses prises de décisions et d’appuyer sa manœuvre. Selon les impératifs des opérations et sur la substance de son état-major et de ses régiments, la BR met sur pied des moyens de commandement (centre de mise en œuvre de moyens de renseignement ou état-major de bataillons de renseignement multi-capteurs) et de recherche (renseignement d’origine humaine, image, électronique ou géographie).

 

Composition

 

L’état-major de la brigade de renseignement (EMBR) d’Haguenau.
Le 2e régiment de hussards (2e RH) d'Haguenau, régiment de recherche du renseignement dans la profondeur et de recueil de l’information (renseignement d'origine humaine).
Le 61e régiment d'artillerie (61e RA) de Chaumont, régiment de surveillance du champ de bataille avec des drones (renseignement d'origine image photo et vidéo, de situation, d'objectifs et de documentation).
Le 44e régiment de transmissions (44e RT) de Mutzig, régiment de guerre électronique opératif (renseignement d'origine électromagnétique dans la profondeur).
Le 54e régiment de transmissions (54e RT) d'Haguenau, régiment de guerre électronique tactique (renseignement d'origine électromagnétique de proximité et au contact).
Le 28e groupe géographique (28e GG) d'Haguenau, renseignement d'origine géographique.
Le centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Bitche.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 19:55
Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

Jean-François Fiorina avec le Général Hingray

 

22.05.2014 Jean-François Fiorina  - notes-geopolitiques.com

 

Le général Frédéric Hingray commande la discrète mais puissante brigade de renseignement (BR) de l’armée de Terre. La géopolitique, il la pratique très concrètement au quotidien. Car la connaissance du terrain est indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Pour lui, il existe d’ailleurs des analogies entre guerre et guerre économique. Dans les deux cas, il faut trouver la bonne information au bon moment, la vérifier et l’exploiter au mieux pour prendre la bonne décision, rapide et pertinente, en toute confidentialité. Un entretien rare sur cette unité peu connue mais hautement spécialisée, qui intervient sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats.

 

Le renseignement est sans doute aussi ancien que l’art de la guerre. En quoi est-il aujourd’hui indispensable à la conduite des opérations militaires ?

 

L’enjeu aujourd’hui comme hier est inchangé : il s’agit toujours de savoir pour comprendre les situations, l’environnement, et agir à bon escient, souvent dans l’urgence, afin de prévenir les menaces, les désamorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il s’agit toujours de dominer l’adversaire (supériorité opérationnelle), un adversaire qui a beaucoup changé de nature depuis la fin de la guerre froide et des grands conflits classiques du type « guerre du Golfe ».

 

Aujourd’hui, les opérations militaires sont d’abord confrontées à l’individualisation de la menace : un ou des terroristes ou un ou des petits groupes d’assaillants, un EEI – engin explosif improvisé – posé sur le passage d’un convoi, un tir de roquette soudain contre une emprise militaire, etc.

 

Ensuite, il y a l’aspect asymétrique à prendre en compte : ce ne sont pas forcément des troupes organisées et identifiables, en uniforme, qui s’opposent à nous, mais des groupes armés hétérogènes, à l’exemple des réseaux et groupes extrémistes ou djihadistes immergés le plus souvent dans la population.

 

La seconde caractéristique des conflits modernes est l’environnement humain permanent dans lequel se déroulent les opérations militaires, populations victimes directes ou collatérales des actes de violence perpétrés par nos adversaires, qu’il convient d’épargner et de protéger tout en ayant conscience qu’en leur sein se cachent facilement ces mêmes adversaires.

 

Dans ce contexte, le renseignement doit être beaucoup plus précis, exhaustif et réactif pour permettre l’action efficace, tout en s’appuyant sur des informations beaucoup plus fugaces et morcelées que par le passé, dont il convient de s’assurer de la pertinence et de la robustesse dans des délais contraints.

 

Quelles analogies voyez-vous avec les systèmes d’intelligence économique (IE) mis en oeuvre par les entreprises pour anticiper et gérer les risques liés à une implantation à l’étranger, a fortiori en zone instable ?

 

L’analogie réside, je crois, dans la capacité à saisir la bonne information au bon moment, à s’assurer de sa validité, et à l’exploiter dans un cycle décisionnel approprié pour obtenir une appréciation de situation consolidée et partagée, propice à la prise de décision rapide et pertinente, tout en garantissant en permanence la confidentialité de l’information et de son traitement.

 

Évidemment, l’IE s’exerce sur un autre théâtre que celui des opérations militaires et les enjeux sont plus économiques et liés aux risques, avec des enjeux sécuritaires en principe moins prononcés mais qu’il convient aussi de bien prendre en considération.

 

Vous commandez la brigade de renseignement de l’armée de Terre depuis bientôt deux ans. Le grand public connaît peu cette unité très spécialisée, qui intervient pourtant sur tous les théâtres d’opération où sont déployés nos soldats. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Quelles sont ses principales missions ?

 

La BRENS est une grande unité spécialisée des forces terrestres. Elle appartient à l’armée de Terre. Il convient de la distinguer des « services de renseignement » nationaux qui relèvent du ministre de la Défense avec lesquels existent bien sûr des synergies, notamment avec la DRM (direction du renseignement militaire), qui est un employeur de nos capacités.

 

La brigade est constituée de 5 régiments spécialisés dans le renseignement d’origine humaine (ROHUM), image (ROIM), électromagnétique (ROEM), géographique (GEO) et d’un petit état-major (60 personnes), soit au total environ 3600 personnes. Son centre de gravité est situé en Alsace.

 

Ma mission est de former les hommes et les femmes du renseignement terrestre dans ces 4 spécialités, les entraîner à la maîtrise des moyens et des procédures associées et à opérer ensemble, les intégrer dans des structures « multicapteurs » réunissant tout ou partie de ces différentes spécialités, sous un commandement unique, afin de conduire des opérations de recherche en appui et au rythme d’une force aéroterrestre déployée sur un théâtre d’opération.

 

Comment s’organisent concrètement le recueil et le traitement du renseignement sur un théâtre d’opération ? Quelle est l’importance donnée à la connaissance du terrain, au sens géographique et humain du terme, et plus largement à l’analyse géopolitique dans le traitement des informations recueillies ?

 

Pour ce qui est de l’organisation et du traitement, les unités de recherche mettent en oeuvre leurs capacités (capteurs spécialisés) pour obtenir, chacun dans leur domaine, des informations sur un certain nombre de cibles, d’objectifs ou de thématiques, dans l’espace et dans le temps.

 

Ces informations correspondent à un besoin précis, établi par l’état-major opérationnel qu’elles sont chargées d’appuyer, selon un ordre de priorité bien défini. Une fois acquises, ces informations sont exploitées, c’est-à-dire mises en forme, analysées, capitalisées en bases de données, croisées, etc. puis synthétisées sous forme de productions selon des formats et un timing normés, afin d’être utiles à la décision du commandant d’opérations et de son état-major dans les délais prescrits.

 

La géopolitique, nous la mettons en pratique tous les jours. Car la connaissance du terrain (au sens physique et humain) est absolument indispensable à la bonne compréhension des situations et de l’environnement dans lequel agit la force.

 

Sinon, on risque par exemple de commettre de graves impairs vis-à-vis des acteurs locaux (par exemple, méconnaissance des traditions locales et des réalités ethniques et confessionnelles) ou encore de mettre la force en difficulté sur un terrain défavorable à la manoeuvre.

 

Plus généralement, le géo-référencement des informations de toute nature (imagerie, activité humaine et incidente, points déterminants du terrain, etc.) ainsi que leur datation le cas échéant ajoutent à la compréhension fine d’une réalité de terrain qu’il convient de restituer le plus fidèlement aux décideurs, de densifier dans le temps et de conserver en mémoire, notamment avec l’aide d’outils d’information géographiques puissants.

 

L’analyse géopolitique est évidemment essentielle à la décision de niveau stratégique et opérative (niveau du théâtre d’opération considéré) et le renseignement acquis sur le terrain, comme la bonne connaissance des réalités de la géographie physique et humaine, y contribuent mais pas uniquement.

 

En effet, des aspects historiques, sociaux, ethnoculturels, confessionnels et politiques interviennent dans cette analyse, aspects qui complètent et expliquent parfois l’apport en informations permis par la mise en oeuvre des capacités et compétences tactiques fournies par les seules unités de renseignement.

 

C’est pour cela qu’il est important que nos unités soient « acculturées », familiarisées, à un théâtre d’opérations avant de s’y déployer et de remplir leurs missions sur le terrain. Cette immersion est réalisée au cours de ce qu’on appelle la « mise en condition avant projection », grâce à l’intervention d’organismes spécialisés et d’experts de ces sujets.

 

Quel rôle jouent les nouvelles technologies, Internet et les réseaux sociaux dans la collecte et le traitement du renseignement ? Compliquent-ils la donne ou au contraire sont-ils pour vous des sources intéressantes ?

 

Les nouvelles technologies, Internet (et plus généralement les réseaux) jouent bien sûr un rôle croissant car des échanges d’informations denses s’opèrent par cette voie. Le nombre accru des communications par satellites en est l’exemple le plus illustratif. Et Internet recèle des informations accessibles en « sources ouvertes » dont beaucoup présentent un intérêt incontestable.

 

Encore faut-il pouvoir trier le « bon grain de l’ivraie ». Les réseaux (au sens Internet), plus précisément, peuvent le cas échéant faire partie de l’environnement des forces en fonction du théâtre des opérations, en plus des moyens de communication plus traditionnels (radios de différentes fréquences, téléphonie mobile, etc.). Il y a de plus des passerelles entre ces deux mondes, réseaux et moyens de communication classiques, ce qui rend le spectre électromagnétique encore plus complexe à appréhender.

 

C’est évidemment un des défis à relever pour nous dans le proche avenir, y compris dans le cadre de la cyberdéfense qui fait l’objet d’une priorité stratégique dans le Livre blanc.

 

En quoi consiste plus particulièrement le renseignement d’origine électromagnétique ? La France est-elle à niveau dans ce domaine – au regard en particulier des moyens des États- Unis par exemple ?

 

Le renseignement d’origine électromagnétique couvre l’ensemble des renseignements de nature opérationnelle ou technique issus d’une interception « non coopérative » dans le spectre électromagnétique. Il a pour but de recueillir soit de l’information tirée de l’interception ou de l’écoute des télécommunications (contenu), soit de décrire l’émission électromagnétique elle-même (contenant, comme par exemple les fréquences ou autres informations techniques).

 

De plus, les moyens ROEM ont également une capacité d’attaque par la mise en oeuvre de mesures de guerre électronique, au premier sens du terme, c’est-à-dire de brouillage, de déception ou d’agression électromagnétique. La France a consenti des investissements réguliers et adaptés au besoin dans ce domaine.

 

Nous avons des capacités performantes et tout à fait compétitives par rapport à celles de nos principaux partenaires, avec plusieurs desquels nous coopérons d’ailleurs dans ce domaine au sein de l’OTAN.

 

Des entreprises françaises sont parfois implantées depuis longtemps dans les régions où vous êtes conduits à vous déployer, notamment en Afrique. Utilisez-vous leur connaissance des réalités locales et leurs réseaux dans le cadre de vos missions ? Plus généralement, ne serait-il pas utile de mieux faire collaborer – sur le modèle anglo-saxon – les entreprises privées avec les armées lorsque les intérêts de la Nation sont en jeu ?

 

Les acteurs économiques nationaux implantés à l’étranger sont évidemment des interlocuteurs de premier plan qui connaissent bien les réalités des territoires où ils sont implantés de longue date. Ils sont d’ailleurs régulièrement associés aux échanges qui s’opèrent, sous l’égide de nos représentations diplomatiques (ambassadeurs, attachés de défense), sur les questions de sécurité, ne serait-ce que dans le cadre de la veille sécuritaire classique et de la mise à jour des mesures de protection, de regroupement ou d’évacuation en cas de situation dégradée.

 

Si des entreprises françaises étaient stationnées dans un pays faisant l’objet d’une intervention militaire de la France, il est évident que les militaires entreraient en contact avec leurs représentants, d’abord et surtout pour s’assurer de leur sécurité et, le cas échéant, recueillir leurs témoignages avertis.

 

Mieux faire collaborer les entreprises privées avec la défense est une démarche qui existe déjà dans le cadre de certains marchés d’externalisation. Je pense ici à des aspects logistiques, maintenance d’équipements ou appui au stationnement des forces. D’autres prestations sont possibles, comme la fourniture de services liés à l’information ou à l’imagerie aérienne. D’autres pistes encore sont explorées.

 

Il existe par exemple des besoins de protection du trafic maritime privé (contre la piraterie) qui ne peuvent être entièrement satisfaits par les États. C’est un sujet connu qui fait l’objet d’une réflexion partagée, alors que les armées sont appelées à réduire leurs effectifs conformément aux nouveaux contrats opérationnels qui leurs sont fixés par le Livre blanc.

 

Compte tenu du format de la Défense nationale, les armées utilisent proportionnellement toujours davantage de réservistes. De jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble, dont l’une des spécificités tient à l’enseignement de la géopolitique, peuvent-ils constituer des recrues de choix pour vous ? Et qu’apprendraient ces réservistes en servant au sein de la brigade de renseignement pour gagner en performance dans leurs fonctions de management, notamment à l’international ?

 

Oui sans aucun doute, les jeunes diplômés d’écoles de management comme celle de Grenoble peuvent constituer des recrues de choix pour notre brigade et plus généralement pour la fonction renseignement de l’armée de Terre et des armées dont la mission est de rechercher et d’exploiter des informations variées pour mieux appréhender et comprendre en profondeur des situations géopolitiques ou militaires complexes.

 

L’exemple de nos homologues britanniques est d’ailleurs intéressant à observer et peut servir de modèle à certains égards. En effet, ils recrutent beaucoup plus de réservistes que nous dans leurs unités spécialisées (Intelligence Battalions). Ceux-ci se consacrent à l’analyse et à l’exploitation d’informations opérationnelles et d’environnement, et fournissent un appui important au commandement sous forme de conseils et d’assistance, du fait de leur connaissance approfondie de certains domaines utiles à la compréhension intelligente des situations conflictuelles (ethnologie, histoire, géographie physique et humaine, etc.).

 

En servant comme réservistes au sein de la brigade de renseignement, de jeunes cadres d’entreprise acquerront une connaissance très concrète des opérations de recherche du renseignement et du processus d’aide à la décision appuyé par le renseignement.

 

Cette expérience pourra leur être utile également à l’international car ce sujet est partagé entre les forces armées des pays alliés et nous avons des échanges fréquents sur nos manières d’opérer entre partenaires, dans le cadre de la communauté « ISTAR » (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance).

 

Beaucoup de capacités mises en oeuvre par les forces armées aujourd’hui, dont certaines élaborées en synergie avec nos alliés, anglo-saxons notamment, ont été développées à partir d’une réflexion conceptuelle approfondie sur cette compétence centrale qu’est la maîtrise du renseignement opérationnel, nécessaire à tout décideur pour savoir et agir rapidement et à bon escient, qu’il soit civil ou militaire.

 

Par ailleurs, l’art du commandement est toujours une valeur centrale dans les armées, objet d’un enseignement continu et de pratiques éprouvées dans le cadre d’un exercice à la fois hiérarchique et transverse de l’autorité.

 

La qualité des relations humaines et du travail en réseau constitue un des leviers essentiels de ce que l’on appelle le « dialogue de commandement », qui conditionne pour une large part la performance collective. J’imagine que c’est exactement la même chose dans le management d’une entreprise.

 

En matière de commandement (management) et de renseignement, faire un peu de benchmark sur la manière de faire des militaires est donc toujours pertinent pour l’entreprise en 2014 !

 

 

La brigade de renseignement de l’armée de Terre vient de publier le 1er numéro de CODEX – De l’information à l’action. Consacrée à l’actualité du renseignement et des enjeux de l’information décisionnelle, cette newsletter mensuelle entend bâtir des ponts entre décideurs politiques, militaires et économiques conscients de la nécessité de « connaître » et « anticiper » pour conduire leur stratégie. Pour s’inscrire à la liste de diffusion, adresser une demande à : offcom.brens@gmail.com

 

 

Géopolitique du renseignement militaire

 

A propos de Frédéric Hingray

 

Frédéric HingrayFrédéric Hingray intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1982, puis choisit les Troupes de marine. Après une année de formation à l’Ecole d’application de l’infanterie à Montpellier (1985-1986), il sert comme lieutenant au 8ème régiment parachutiste d’infanterie de marine à Castres. Il est engagé successivement au Gabon puis en Nouvelle-Calédonie.

 

En 1989, promu capitaine, il est désigné pour servir au 2ème régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à Saint-Pierre (La Réunion) comme chef de section. Il est également engagé aux Comores. Muté au 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine de 1991 à 1994 à Bayonne, il y commande la 3ème compagnie. Il est ainsi engagé en Somalie et en République Centrafricaine.

 

En 1994, promu chef de bataillon, il est affecté à l’Ecole d’application de l’infanterie au sein du groupement d’application des officiers. Il y occupe les fonctions de commandant de brigade puis de commandant de groupe.

 

Après sa réussite au concours de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique en 1996, il suit l’enseignement de l’Ecole des mines à Nancy puis de la 25e promotion du Cours supérieur d’état-major canadien à Toronto. Il est promu lieutenant-colonel en 1998.

 

A son retour en 1999, il rejoint l’encadrement du Collège interarmées de défense à Paris, en charge du projet « simulation interarmées ». En 2001, il est affecté comme adjoint « opérations » au sein du Commandement des opérations spéciales (COS). Il est de nouveau engagé au Kosovo, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan, et est promu colonel en 2003.

 

Il commande le 6e bataillon d’infanterie de marine et les Troupes françaises à Libreville au Gabon de juillet 2005 à juillet 2007. Affecté en septembre 2007 à l’Etat-major de l’armée de Terre, il y occupe la fonction de chef de section au sein du bureau « prospective études synthèse ».

 

De 2009 à 2010, il est auditeur de la 59e session du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la 62e session de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), puis jusqu’en juillet 2012, il est le chef du bureau réservé du cabinet du ministre de la défense.En août 2012, il est nommé général et commandant de la brigade de renseignement à Haguenau à la même date.

 

Le général HINGRAY est officier de la Légion d’Honneur, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec trois citations.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 16:55
Défense : Hollande arbitrera «dans les prochaines semaines»

 

23/05/2014 à 22:04  Par - LeFigaro.fr

 

Les industriels du secteur de la Défense attendent de pied ferme les arbitrages de François Hollande face aux sérieuses menaces de nouvelles coupes budgétaires, six mois seulement après le vote de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. L'Élysée a indiqué vendredi que le chef de l'État se prononcera «dans les prochaines semaines», un délai qui n'apaise pas les craintes des milieux de la Défense. Pour beaucoup, les propos de Manuel Valls, affirmant en privé jeudi que «la LPM ne sera pas touchée», ne sont pas plus rassurants. Vendredi, le premier ministre est revenu sur le sujet en jugeant «normal» que le ministre de la Défense l'ait alerté sur les conséquences «très lourdes» d'un coup de rabot supplémentaire, dans une lettre révélée par Le Figaro (lire édition du 23 mai). Pour rassurer les militaires, le chef du gouvernement a réaffirmé que «la LPM sera totalement préservée» et estimé que leur inquiétude n'avait «pas lieu d'être». Jean-Yves Le Drian sera auditionné à huis clos par les députés et les sénateurs, mardi prochain.

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:55
gilet de combat pare-balles - photo Sirpa Terre

gilet de combat pare-balles - photo Sirpa Terre

 

 

23/05/2014 Economie et technologie

 

Cette année, la Mission innovation participative (MIP) fête ses 25 ans. A cette occasion, et alors que seront récompensés le 28 mai à l’École militaire sept innovateurs du ministère de la Défense soutenus par la MIP, la rédaction vous propose de découvrir la mission de celle-ci et de revenir sur les innovations les plus marquantes dont elle a favorisé la création. Aujourd’hui : le gilet pare-balles.

 

Depuis 1988, la MIP apporte son soutien aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. Son soutien est à la fois matériel et financier (de quelques milliers d’euros à 90 K€), administratif, technologique (conseils, contacts, coopération avec extérieur), moral et juridique (conseil sur la propriété intellectuelle).

 

Pour être soutenu, un projet doit contribuer à l’amélioration des équipements opérationnels, logistiques, ou d’instruction existants ; à la conception de nouveaux matériels adaptés à l’évolution des besoins ; à l’accroissement de l’efficacité de matériels existant ; à l’amélioration des méthodes de fonctionnement y compris administratives ; à l'amélioration de la prise en compte de grands enjeux tels que le développement durable, la sécurité, les conditions de travail…

 

Depuis sa création, la mission a reçu plus de 1 400 projets proposés par près de 1 500 innovateurs et en a soutenu financièrement 1 340. Parmi eux, le gilet de combat pare-balles. Jusqu’au conflit en ex-Yougoslavie, il n’existait que le gilet pare-éclats, qui ne protégeait pas contre les tirs de snipers. En 1991, la MIP alloue plus de 45 000 euros au projet d’un colonel et d’un adjudant de l’armée de Terre qui imaginent un vêtement de combat assurant la protection du buste du fantassin, du cou au bas-ventre, tout en lui permettant une activité normale, grâce à un matériau de protection de nouvelle génération et un dispositif de fixation rapide et sûr.

 

Immédiatement, ce gilet pare-balles remporte un franc succès : produit et diffusé en plusieurs milliers d’unités, il contribue à assurer la sécurité des forces engagées en Bosnie. Un succès qui ne se dément pas puisqu’il est encore aujourd’hui utilisé.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:55
Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

 

21/05/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

Le LRU permet des frappes par tout temps, précises et réactives, jusqu’à 70 km. Il est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits.

 

Ce programme est mené en coopération avec l’Allemagne et l’Italie. Il consiste à transformer des lance-roquettes multiple (LRM), entrés en service au début des années 90, pour leur permettre de tirer la munition à charge explosive unitaireM31.

 

Le marché a été passé par le Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik undNutzung der Bundeswehr (BAAINBw), homologue allemand  de la DGA, en septembre 2011 à la société Krauss Maffei Wegmann, à la tête d’un montage industriel franco-allemand incluant Thales, Airbus Defence and Space et Sagem (groupe Safran). Les 13 lanceurs français ainsi modernisés seront livrés au 1er régiment d’artillerie de Belfort d’ici fin 2014.

 

La dotation initiale en munitions, 252 roquettes dont le moteur est produit par la société française Roxel, a été  livrée fin 2013 par la société américaine Lockheed Martin.

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

16/05/2014 Marine nationale

 

Depuis plusieurs semaines, le patrouilleur de service public (PSP) Flamant participe à des entraînements opérationnels au cours de son déploiement en mer baltique. La semaine dernière, il participait à un exercice international de grande ampleur d’assistance et de sauvetage en mer (Baltic Sarex) organisé tous les ans par le Danemark et au cours duquel neuf nations étaient représentées.

 

Lundi 12 mai, un entraînement mutuel entre le PSP Flamant et le HDMS Freja, patrouilleur de la marine danoise dont les missions s’apparentent à celles du Flamant, a été mené en mer, au sud de Copenhague. Dans un premier temps,  une équipe du PSP Flamant s’est rendue à bord du Freja pour un exercice de lutte de narcotrafic. Puis, un exercice de sécurité a amené une équipe du patrouilleur danois à venir porter assistance au Flamant. Ces deux entraînements ont permis aux équipages de confronter leur méthode de travail et de renforcer leur interopérabilité.

HDMS Freja photo Marine Nationale

HDMS Freja photo Marine Nationale

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:45
photos Marine Nationale

photos Marine Nationale

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Déployé dans le nord du canal du Mozambique depuis le 26 avril 2014, le bâtiment de transport léger (BATRAL) La Grandière mène une mission de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) et des eaux territoriales françaises sous le contrôle opérationnel du commandant supérieur des forces armées de la zone Sud de l’Océan Indien (COMSUP FAZSOI).

 

Dans la nuit du 2 au 3 mai, il a intercepté une embarcation légère pêchant sur le banc du Geyser. Ce récif est placé, comme les îles Eparses, sous l’administration des terres australes et antarctiques françaises (TAAF) ; la pêche y est interdite par un arrêté du 29 décembre 2010.

 

Déployée à l'aube du 3 mai, l'équipe de visite a interpelé l'embarcation et constaté les infractions dont les pêcheurs s'étaient rendus coupables.

 

Le Baracouda, esquif battant pavillon français bien qu'armé par un équipage comorien, équipé de deux moteurs de quarante chevaux et doté d'ingénieuses glacières pour la conservation du poisson, a  reconnu ses torts.

 

Après avoir appréhendé le produit de la pêche illicite et les apparaux de pêche, le La Grandièrea repris sa patrouille. Le Baracoudaa, quant à lui, fait route vers Mayotte ; il y est arrivé sans encombre et doit y être entendu par l’administration des affaires maritimes qui traitera les suites à donner.

 

Au cours de sa mission de surveillance dans le canal du Mozambique, le La Grandière a participé à l’acheminement du détachement de la Légion Etrangère de Mayotte (DLEM), déployé dans le cadre d’une mission d’instruction opérationnelle (DIO) sur l’île d’Anjouan, aux Comores.

 

Le 5 mai, à Mayotte, une vingtaine de militaires ont été embarqués avec leur matériel, grâce au concours du chaland de transport de matériel (CTM) basé sur place. Ils ont été débarqués le jour même au port de Mutsamudu. Une ambulance offerte par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Mayotte au profit de l’hôpital d’Anjouan a été transportée par la même occasion. Lors de cette courte escale de quelques heures, une foule massive et amicale s’est présentée sur le quai pour accueillir le bâtiment.

 

Laissant à Anjouan le DIO, le La Grandièrea repris sa patrouille.

 

Une deuxième escale sur la « perle des Comores » a eu lieu les 13 et 14 mai afin de récupérer le personnel DIO et de le ramener sur Mayotte. Au cours de cette deuxième escale, le bateau a participé à la cérémonie de clôture de la période d’instruction, et reçu les autorités civiles et militaires à bord pour un cocktail offert par le consul, en compagnie des expatriés français présents sur l’île. Une rencontre a par ailleurs rassemblé à bord madame Degardin, première conseillère de l’ambassade de France, monsieur Bolero, directeur de cabinet de la présidence, qui est aussi en pratique le ministre de la défense, ainsi que le colonel de Mesmay, chef du corps du DLEM et le colonel Idjihadi, chef d’état-major des forces de défense comoriennes.

FAZSOI : Mission de surveillance dans le canal du Mozambique
FAZSOI : Mission de surveillance dans le canal du Mozambique
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:45
Serval : point de situation du 21 mai

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties, dont une trentaine dédiée aux missions de transport. Une quinzaine de sorties ont été effectuées par les avions de chasse et une quinzaine ont été dédiées aux missions de renseignement et de ravitaillement.

 

Vendredi 16 mai, une délégation européenne, accompagnée par madame Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargé du Développement et à la Francophonie, s’est rendue à Tombouctou, en présence du Premier ministre malien et du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, M. Bert Koenders. De retour à Bamako, Mme Girardin s’est rendue au PCIAT Serval où elle s’est entretenue avec le général d’armée Marc Foucaud, commandant les forces Serval et Epervier.

 

A Kidal, la visite du Premier ministre malien Moussa Mara les 17 et 18 mai a provoqué des manifestations puis des affrontements armés dans la ville, principalement autour du gouvernorat. Dans la phase de préparation de cette visite, la force Serval était engagée dans une mission visant à empêcher toute action des groupes armés terroristes qui auraient pu chercher à se rapprocher de Kidal. En revanche, la sécurisation de la ville relevait comme d’habitude des forces de sécurité maliennes, appuyées par la MINUSMA.

 

La force Serval est également intervenue, à la demande des autorités maliennes, pour fournir une escorte armée à l’hélicoptère de la MINUSMA transportant le Premier ministre malien et de sa délégation. Cette escorte a été assurée le samedi 17 matin, par un hélicoptère Tigre, depuis Gao jusqu’au camp de la MINUSMA, situé aux sorties Sud Est de la ville de Kidal. Plus tard dans la soirée, les forces françaises ont de nouveau été sollicitées par le gouvernement malien qui leur a demandé de garantir la sécurité du Premier ministre et de sa délégation. Le 18 mai dans la matinée, la force a de nouveau escorté l’hélicoptère transportant la délégation officielle malienne sur son trajet retour vers Gao.

 

Au regard des circonstances, la bascule du PC de Serval vers N’Djamena, qui était planifiée fin mai, a été reportée. Par ailleurs, afin de faciliter les actions de relève de la force Serval qui débuteront dans les jours à venir, un détachement d’une centaine de militaires de la force Licorne a été déployé au Mali.

 

Le 21 mai, MM. les députés Lellouche et Loncle de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, accompagnés de M. Farcot, premier conseiller et M. Ferrari du service de coopération de l’ambassade de France au Mali, se sont rendus sur la Plateforme opérationnelle Désert (PfOD) de Gao, afin de s’entretenir sur la situation sécuritaire au Mali et rencontrer les militaires de la PfOD.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

Serval : point de situation du 21 mai
Serval : point de situation du 21 mai
Serval : point de situation du 21 mai
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:35
photos ECPAD

photos ECPAD

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le 30 avril 2014, à Pol E Charkhi, sur la zone militaire d’entraînement de l’armée afghane située à une vingtaine de kilomètres de Kaboul, l’armée nationale afghane (ANA) a réalisé pour la première fois un exercice de manœuvre militaire autonome associant les forces terrestres et les forces aériennes.

 

Le chef du détachement Epidote et les conseillers français de l’Armor Branch School (ABS), l’école afghane des blindés, ont été conviés à cet évènement, aux côtés du général Muslim, adjoint du génie du chef d’état-major de l’armée afghane et du colonel Quduz, commandant l’ABS.

 

L’exercice a débuté par l’arrivée de deux hélicoptères d’attaque MI-24 qui ont mitraillé la zone hostile. Des hélicoptères de transport MI-8 et MI-17 ont ensuite déposé des commandos pour qu’ils s’emparent d’une fortification ennemie. La mission effectuée, les hélicoptères ont récupéré les forces spéciales puis ont laissé place aux chars et véhicules blindés appuyés par des tirs d’artillerie.

 

Les compagnies étaient composées pour l’une de quatre chars T62, de huit blindés M113 pour le transport de troupe, de véhicules de combat d’infanterie BMP1 et BMP2, et pour l’autre, uniquement de MSF-V.

 

Cette manœuvre en totale autonomie est le fruit de plus d’une dizaine d’années d’accompagnement de l’armée afghane par l’ISAF (International Security Assistance Force) et en particulier par les militaires français de la mission Epidote.

 

La France accompagne depuis 2002 l’armée nationale afghane en assurant la formation des militaires afghans. Le détachement français est subordonné à l’état-major « Nato training mission – Afghanistan », qui coordonne et assure la cohérence de l’ensemble des efforts des nations contributrices participant à la formation des forces de défense et de sécurité afghanes (polices et armées). La mission poursuivie par ce détachement permet de compléter l’effort de reconstruction de l’appareil militaire afghan entrepris par les Américains, en apportant le savoir-faire français dans le domaine de la formation.

 

Depuis 2002, la mission a considérablement évolué, passant d’une formation directe au profit des stagiaires à une « formation des formateurs » tournée vers l’autonomisation de l’armée nationale afghane. Dans le cadre du processus de transition, le rôle des cadres de la coalition est passé du rôle d’instructeur (trainer) à celui de mentor auprès des instructeurs afghans, puis à celui de conseiller (advisor), pour finir par celui de superviseur (oversight) d’ici la fin de l’année.

 

Une quarantaine de cadres et militaires du rang français œuvrent actuellement au sein des 5 écoles de l’ANA NMAA (national military academy of Afghanistan), CSC (command and staff college), CSS (combat service support school), ITC (intelligence training center) et ABS (armor branch school)] où plus de 21 000 stagiaires afghans ont été formés depuis 2002. Environ 350 militaires sont désormais chargés de poursuivre l’engagement français jusqu’à la fin de la mission de l’ISAF en 2014, à travers notamment le commandement de l’aéroport de KAIA, le fonctionnement de l’hôpital médico-chirurgical militaire français de KAIA, l’appui à la formation de l’armée nationale afghane, la participation aux fonctions d’état-major dans les structures de l’ISAF et le commandement du laboratoire européen contre-IED.

Afghanistan : manœuvre autonome de l’armée afghane.
Afghanistan : manœuvre autonome de l’armée afghane.
Afghanistan : manœuvre autonome de l’armée afghane.
Afghanistan : manœuvre autonome de l’armée afghane.
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 10:50
Réussite d’un double tir SAMP/T franco-italien (Video)

 

22/05/2014 DGA

 

L’armée de terre italienne et l’armée de l’air française ont réussi un double tir de leurs systèmes SAMP/T le 20 mai 2014 sur le site DGA Essais de missiles à Biscarrosse. Deux cibles représentatives de drones, deux tirs d’Aster 30, deux interceptions. Un succès.

 

Ce double tir a mobilisé des moyens importants de plusieurs centres de la DGA et constitue une nouvelle démonstration des capacités opérationnelles du système d’armes SAMP/T, en particulier sur le plan de l’interopérabilité. C’était également une double première : le premier tir d’un SAMP/T italien à DGA Essais de missile et la première campagne de tir conjointe entre opérationnels français et italien.

 

Baptisé "Mamba" par l’armée de l’air française, les atouts du SAMP/T sont notamment : la défense de zone à 360°, sa portée, l’agilité du missile, la modularité et la capacité à traiter simultanément tout type de cibles aériennes modernes.

 

La maîtrise d’œuvre du programme est exercée par le GIE Eurosam (MBDA, Thales).

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 07:55
Cycle maritimisation à l’Ecole de guerre, 4 séminaires entre octobre 2014 et janvier 2015

 

Le cycle « maritimisation » est organisé par l’association MARS (association de l’Ecole de guerre et de ses amis), qui a pour mission de contribuer au rayonnement de l’enseignement militaire supérieur et de l’Ecole de guerre.

• Approfondir les connaissances des auditeurs sur les différents secteurs du monde maritime.
• Créer des liens et des échanges entre responsables des secteurs publics et privés concernés ou intéressés par le maritime.
• Appréhender les enjeux et défis liés à la mer pour le développement économique français.

 

Le cycle est composé de quatre séminaires de deux jours permettant aux auditeurs de recevoir une information complète sur les grands thèmes de la maritimisation. Chaque jour des travaux en groupe permettront les échanges personnels et le brassage d’idées entre les auditeurs sur des sujets concrets.

 

Chacune des journées est placée sous le patronage d’une personnalité référente.

 

Séminaire 1 : Enjeux et action de l’État en mer
- mardi 21 octobre 2014 – Ouverture du cycle, enjeux du maritime, contexte juridique
- mercredi 22 octobre 2014 – Gouvernance et Action de l’Etat en mer

 

Séminaire 2 : Ressources accessibles par la mer
- mercredi 12 novembre 2014 – Ressources énergétiques, minérales, énergies renouvelables
- jeudi 13 novembre 2014 – Ressources biologiques, pêche, aquaculture, biotechnologie

 

Séminaire 3 : Transport maritime et construction navale
- mardi 16 décembre 2014 – Transport, services maritimes et développement portuaire
- mercredi 17 décembre 2014 – Construction navale, enjeux et politiques, industries nautiques

 

Séminaire 4 : La mer, un potentiel français, une culture propre
- mardi 20 janvier 2015 – Environnement et Outre-mer
- mercredi 21 janvier 2015 – Enjeux humains, culture maritime

 

Il se déroulera sur le site de l’Ecole militaire, 1 Place Joffre, 75007 Paris – Métro « École militaire ».

 

Le cycle est ouvert à la cinquantaine d’officiers de la marine stagiaires de l’École de guerre (dont une vingtaine d’officiers étrangers). Ce cycle est également ouvert à une trentaine d’auditeurs extérieurs à l’École de guerre :

- dix en provenance du monde maritime public : cadres des ministères de la Défense, du MEDDE, de la Justice, des Affaires Etrangères, de l’administration des Douanes, des Affaires Maritimes, ainsi que des membres de la fonction publique territoriale de compétences maritimes ;

- dix appartenant au monde maritime privé : acteurs économiques généralement membres du Cluster Maritime Français (CMF) ;
- dix extérieurs au monde maritime : autres ministères, CCI, Investisseurs, universitaires, réservistes citoyens, journalistes…

 

Profil des candidats : à partir de 35 ans, profil de cadres supérieurs, futurs dirigeants, directeurs de projets…

 

Les dossiers de candidatures, téléchargeables depuis le site de l’association MARS, doivent être transmis directement au siège de l’association et seront reçus jusqu’au 10 juin 2014.

 

Fin juin 2014, les candidatures seront examinées par un comité de sélection présidé par un membre du conseil d’administration de l’association MARS et composé de personnalités du monde maritime.

 

La liste des candidats retenus sera publiée pour le 15 juillet 2014.

 

L’inscription définitive implique que l’entreprise ou l’administration d’origine du candidat soit membre bienfaiteur de l’association. Le montant de l’adhésion est fonction de la taille de l’entreprise :

- 2000 € pour les entreprises de plus de 10 000 salariés
- 1000 € pour les entreprises entre 1 000 et 10 000 salariés
- 500 € pour les entreprises entre 250 et 1 000 salariés
- 250 € pour les fonctions publiques, les entreprises de moins de 250 salariés

 

Une convention de partenariat sera établie entre l’entreprise et l’association Mars dès l’admission du candidat au cycle maritimisation.

Association Mars – Cycle maritimisation - École de guerre
Division D
1, place Joffre – Case 46
75700 PARIS CEDEX 07

 

Contact: Capitaine de vaisseau Emmanuel Gouraud, vice-président de l’association MARS
Tél : 01 44 42 56 04
Mail : maritimisation@ecole-de-guerre.org

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 07:55
New-York : Le Pôle Mer Bretagne participe à la prochaine mission Jeanne d’Arc

 

source 306° - Pôle Mer Bretagne

 

Comme chaque année, les Pôles Mer utilisent la Mission Jeanne d’Arc pour promouvoir l’excellence maritime française à l’international lors de ses différentes escales.

 

Pour la mission 2014, le Pôle Mer Bretagne accompagnera également la délégation composée d’une quinzaine d’acteurs industriels et de recherche pour participer à la prochaine « mission Jeanne d’Arc » organisée par Brest Métropole Océane qui se tiendra à New York * du 7 au 14 juin 2014, en s’appuyant sur l’escale du BPC Mistral et de la Frégate La Fayette.

 

La côte Est des Etats-Unis compte plusieurs instituts et laboratoires de recherche réputés dans les Sciences et techniques de la mer : Woods Hole Oceanographic Institution, Bigelow Laboratory for Oceans Sciences, Massachussets Institute of Technology, Stony Brook University, …

 

Ces centres de R&D seront rencontrés dans le cadre du volet scientifique de la mission ainsi que les entreprises identifiées par Ubifrance dans l’objectif de développer de futurs partenariats.

 

Contact : sebastien.cann@pole-mer-bretagne.com

BPC Mistral FLF La Fayette - photo Marine Nationale

BPC Mistral FLF La Fayette - photo Marine Nationale

* Note RP Defense : sous réserve que les autorités américaines autorisent le BPC Mistral à faire escale à New York ...

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 21:55
Une levée de boucliers générale pour le budget des armées

 

23 mai 2014 D.L. - libertepolitique.com

 

Le budget militaire de la France a été préservé après une levée de boucliers d’une ampleur sans précédent : après une menace de démission du chef d’état-major des armées et des généraux dirigeant les trois armées de Terre, de Mer et de l’Air, et une lettre de mise en garde directe du ministre de la Défense nationale Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré qu’il n’y aurait plus aucune soustraction supplémentaire.

 

La série des coupes sombres dans le budget militaire ne date certes pas d’hier, si l’on se souvient des suppressions de régiments déjà effectuées par le tandem Chirac-Léotard… Mais le bûcheronnage budgétaire a allègrement continué depuis lors, malgré l’apparition de nouveaux nuages noirs sur la scène internationale. Aujourd’hui, fait notable, au sein même de l’Etat-PS, le ministre de la Défense évoque « un contexte social proche de l’exaspération », qui risque fort de rendre les efforts « difficiles à réaliser »…

 

Suppressions de poste et matériel obsolète

 

Dans le cadre de la loi de programmation militaire 2014-2019 adoptée de justesse, on avalise la suppression de 82.000 emplois en dix ans. Comme l’a souligné un haut gradé en direct à la télévision, une bonne partie du matériel en dotation n’est actuellement pas en état de fonctionner, soit obsolète, soit faute de capacité de maintenance.

 

L’entrainement des soldats, « déjà inférieur aux normes internationales » est désormais compromis, observe le ministre. Et les conséquences industrielles des coupes budgétaires seront « désastreuses », tant pour l’industrie aéronautique que pour les chantiers navals ou les ateliers terrestres. Dans le domaine vital du renseignement, on parle d'annulation d’engagements à propos de drones et de satellites. Une armée aveugle aurait sans doute trouvé de bonnes raisons de rester immobile. Il ne restait alors plus qu’à mettre en œuvre une nouvelle notion stratégique, celle de Ligne Maginot virtuelle de source budgétaire tristement certaine…

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 20:55
Budget des Armées : le député Gwendal Rouillard interpelle F. Hollande


23/05/2014  Par Christophe Decroix , Yaël Goosz – RTL.fr
 

Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan, adresse une lettre à François Hollande ce vendredi 23 mai. Il met en garde le Président contre une éventuelle réduction du budget de la Défense.

 

Manuel Valls a promis qu'aucune coupe ne serait faite sur le budget de la Défense. Pourtant, certains membres de la majorité sont inquiets. 

C'est le cas notamment de Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan, qui a écrit directement à François Hollande afin de le mettre en garde.

Les responsables m'ont alerté, avec gravité et solennitéGwendal Rouillard

"J'ai reçu l'intersyndicale Défense du Morbihan, écrit-il. Les responsables m'ont alerté, avec gravité et solennité, sur l'avenir de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019 et sur les réalités professionnelles des personnels", explique le député.

"Je vous demande de confirmer clairement vos engagements en faveur de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019, à la fois dans son volume "sanctuarisé" mais aussi dans son rythme, année après année", écrit encore Gwendal Rouillard.

Ce que craignent les militaires, c'est une modification de la Loi de Programmation militaire, votée il y a moins de six mois. Celle-ci prévoit déjà la suppression de 34.500 postes d'ici à 2019, et pourrait également prévoir une amputation budgétaire de 3 à 6 milliards sur 3 ans. 

 

La capacité d'intervention de la France remise en cause

Car si Manuel Valls affirme qu'il ne touchera pas à l'enveloppe globale de 190 milliards d'euros d'ici 2019, il n'a pas évoqué le rythme annuel de ces dépenses.


C'est ce qui inquiète l'armée. Si la France décide de retarder ses commandes, elle pourrait en effet manquer de matériel en cas de future intervention. 

Exemple : si la France décide de ne pas acheter cette année les deux ravitailleurs Airbus, prévus pour 2016, les deux ravitailleurs actuels afficheront 50 ans d'âge. Il serait alors impossible d'envisager une opération comme celle que François Hollande voulait mener en Syrie, il y a quelques mois, contre le régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple.

Autres exemples : les militaires estiment qu'il faut absolument acheter dix drones aux États-Unis pour pouvoir mener les opérations anti-terroristes au Sahel. L'un d'eux confiait récemment à RTL qu'il est inutile de faire des sommets sur le Nigeria si l'on a pas de drone pour contrer Boko Haram. 

 

Les industriels de la Défense aussi inquiets

Et la Grande Muette multiplie ainsi les exemples avec les programmes pour satellites d'observation, le renouvellement de blindés ou même la composante aérienne de notre force nucléaire. 

Les industriels de la Défense comme Thales, Airbus, Dassault, les Chantiers navals ou Safran tirent eux aussi la sonnette d'alarme. Outre le décrochage technologique que le retard des programmes pourrait engendrer, ils rappellent qu'ils emploient 165.000 personnes.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:56
photo Assemblée Nationale

photo Assemblée Nationale

 

23.05.2014 Propos recueillis par Vincent Groizeleau - Mer et Marine, mai 2014
 

Alors que les armées sont menacées d’un nouveau coup de rabot budgétaire, la présidente de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale répond aux questions de Mer et Marine. Dans cet entretien, Patricia Adam revient sur l’impérieuse nécessité de préserver la nouvelle loi de programmation militaire, fruit d’un minutieux travail de compromis et qui ne dispose d’aucune marge de manœuvre budgétaire. La députée du Finistère, qui ne voit pas comment il serait possible de demander de nouveaux efforts à la Défense sans revoir à la baisse les ambitions stratégiques de la France, met en garde contre les conséquences désastreuses qu’auraient de nouvelles restrictions. Cela, alors que les militaires évoluent déjà dans un environnement très difficile, comme ont pu le constater les élus des commissions parlementaires, et que les industries, grands groupes comme PME, atteignent un seuil critique pour leur plan de charge.

_______________________________________________________ 

 

MER ET MARINE : Depuis deux semaines, le monde de la Défense manifeste une forte inquiétude quant à la perspective de nouvelles coupes budgétaires. Pour mener à bien le plan d’économie de 50 milliards d’euros que le gouvernement compte réaliser entre 2015 à 2017, la Défense pourrait être encore mise à contribution. Cela, alors même qu’elle a déjà consenti de lourds sacrifices avec la nouvelle Loi de Programmation Militaire, qui a été votée il y a à peine six mois. Alors que l’on attend l’arbitrage du premier ministre et du président de la République, pensez-vous qu’il y a aujourd’hui un réel danger pour l’armée et le tissu industriel lié à la Défense ? 

 

PATRICIA ADAM : La LPM engage notre défense pour les cinq prochaines années. Elle définit des objectifs à atteindre, en termes financiers et budgétaires notamment. Certains voudraient les remettre en cause, considérant qu’une loi de programmation n’est pas une loi de finances. Mais j’en appelle aujourd’hui à la responsabilité de chacun. Car les enjeux sont extrêmement importants. Nous sommes avec le ministre de la défense des acteurs responsables. Nous avons conçu une Loi de Programmation Militaire en conformité avec les objectifs de désendettement que nous souhaitons tous atteindre. La LPM contribue en effet au redressement des comptes publics tout en permettant  à la France de garder le rang qui est le siens dans le monde.

 

La Défense est-elle si importante pour l’influence du pays sur la scène internationale ?

Les deux sont étroitement liés. Notre outil de défense confère aux décideurs politiques une capacité d’action et de décision autonome. Grâce à sa défense, la France ne dépend d’aucune autre puissance Sa parole est donc crédible, car elle s’appuie sur un outil de défense qui a fait et continue de faire ses preuves. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la France est respectée pour une raison simple : quand elle s’engage, elle fait ce qu’elle dit et elle le fait bien parce qu’elle en a les moyens. Les opérations récentes ont, à ce titre, permis de démontrer à ceux qui en doutaient que l’armée française dispose des capacités pour intervenir seule et en premier, comme ce fut le cas dans la région du Sahel. C’est  pour une bonne part la défense qui permet à la France de continuer à peser sur la scène internationale.

 

Suite de l'entretien
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Robco, le robot compagnon

 

 

Grâce à ses 5 caméras et à son étanchéité totale, ce petit robot est capable d’effectuer des missions de reconnaissance en milieux difficiles et humides (grottes, bouches d’égouts…). Plus étonnant encore : son ingénieux système de couplage magnétique lui permet d’évoluer sur des parois verticales. Et cerise sur le gâteau : la structure de ce robot est réalisée au moyen d’une imprimante 3D. Signé R&D Tech France, une PME rennaise en plein essor, ce projet a été financé en partie par la DGA dans le cadre d’une procédure RAPID. Pour tout savoir, regardez notre reportage.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Ça plane pour Pegase, le buggy volant

 

23/05/2014 DGA

 

Je suis ultra-léger et je me déplace aussi bien sur terre que dans les airs… Qui suis-je ? Mon nom est Pégase. Je suis une voiture tout terrain biplace convertible en aéronef. Et j’entends partout autour de moi que je suis promis à un brillant avenir. Il faut dire que dans ma catégorie, je fais la course en tête.

 

J’ai fait ma première sortie officielle au Forum de l’innovation organisé par la DGA le 21 novembre dernier. Présenté comme un engin hybride compact, à mi-chemin entre le buggy et l’Ulm, on peut dire que j’ai eu beaucoup de succès ! Mon secret ? Je suis doté d’une double capacité, celle de rouler sur tout type de terrain et de me transformer en objet volant. Je peux décoller et atterrir n’importe où sur quelques dizaines de mètres. Je me déplace rapidement, de manière autonome et en toutes circonstances. Sans compter que je peux passer du véhicule routier à l’Ulm en moins de 10 minutes. C'est-à-dire juste le temps nécessaire pour déployer la voile de parapente posée sur mon toit !

Fin décembre 2013, j’ai effectué mon premier démarrage à Magny-cours, qui s’est avéré concluant. Puis j’ai enchaîné avec les essais routiers et aériens pour démontrer mes capacités. Mon concepteur a mis beaucoup d’espoirs en moi, depuis longtemps. Il est confiant. Tout comme la DGA d’ailleurs. Pour preuve, elle a financé mes études et m’a déjà adopté. Je peux être utilisé par les armées et les forces spéciales pour faire par exemple de l’infiltration discrète sous voile. Si je veux en effet m’approcher d’une cible sans bruit, je décolle puis coupe le moteur et me pose tout près en silence.

Mon atout majeur ? Je suis à l’aise sur des terrains accidentés, comme lors de franchissement de coupures sèches ou humides. J’en suis fier car bientôt, les secours pourront faire appel à moi en cas de séismes, de catastrophes naturelles, pour intervenir rapidement dans des endroits sinistrés. Je peux aussi intéresser les forces de police pour surveiller des zones sensibles. Pour l’instant, je ne suis encore qu’un prototype mais j’espère bien avoir plein de petits frères d’ici 2015.

2 questions à Jérôme Dauffy, le « papa » de Pégase

 

Comment vous est venue l’idée de créer cet engin ?

Mon objectif était de concevoir une voiture volante capable de faire un tour du monde en 80 jours. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, tout le monde m’a pris pour un fou ! Pourtant aujourd’hui, grâce au soutien de la DGA qui a cru en mon projet, j’ai pu créer ma start-up Vaylon et réaliser un prototype avec l’aide de trois entreprises, que nous avons sélectionnées, spécialisées dans le monde de la compétition automobile et des véhicules spéciaux (SERA, Tork Engineering et Oreca Magny-Cours). Les ingénieurs de la DGA et les Forces Spéciales nous accompagnent et nous suivent depuis le début : de la feuille blanche jusqu’aux développements futurs pour répondre au mieux à leurs besoins.

Pégase a la particularité d’être un concept novateur car à capacité égale, il est 30% plus léger que ses concurrents américains ou anglais par exemple. L’objectif est d’être le premier véhicule à obtenir les homologations routières et aériennes européennes, les plus contraignantes au monde.

 

Pour quelles applications peut-il être utilisé ?

Au-delà du côté purement loisir que j’avais imaginé au départ, cet engin a séduit la DGA car il présente l’intérêt de pouvoir se déplacer sur des sites dits « sensibles » ou d’accès difficile et elle nous a rapidement mise en relation avec les forces spéciales... En plus du marché militaire, nous envisageons la commercialisation en 2015 dans le domaine civil, pour des applications professionnelles, et pourquoi pas, à l’avenir, pour les particuliers !

Pégase en chiffres

> Sur terre…
Vitesse sur route : 100km/h

> Dans les airs…
Vitesse air : 60-80km/h
Distance de décollage : 50-100m
Atterrissage : 10-30m
Altitude : vols à très basse altitude jusqu’à + de 3 000 m

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:50
Pologne : Exercice COMAO

 

23/05/2014 Sources : EMA

 

Le 15 mai 2014, dans le ciel de Pologne, deux Rafale du détachement français de Malbork ont participé à un exercice mené par un escadron de F16 polonais.

 

Les deux Rafale ont décollé à 9 h 30 de la base aérienne de Malbork, pour un exercice d’une durée de 55 minutes.

 

À 11 h 02, les Rafale se sont posés et les pilotes ont pu débriefer leur vol.

 

Plus-value extraordinaire dans ce type d’exercice mettant en scène plus de vingt avions de combats, la L16 a permis à tous les participants de cette mission d’être connectés, et de travailler en harmonie.

 

La L16 est une liaison de données tactiques en temps réel entre tous les niveaux de la chaîne de commandement ; elle autorise une rapidité de frappe grâce à une vue complète de l'image tactique, partagée par tous les acteurs sur le terrain.

 

Depuis le 6 mai 2014, sur demande de l’OTAN, le détachement déployé en Pologne a débuté une mission de permanence opérationnelle (PO). Dans le cadre de son déploiement, le détachement de l’armée de l’Air alterne cette mission de permanence opérationnelle avec des missions d’entraînement à la NATO Air Policing, aux côtés des équipages polonais.

 

Les quatre Rafale se tiennent ainsi prêts, aux côtés de nos alliés, mais depuis la Pologne, à décoller 24/24h et 7/7j pour garantir l’intégrité territoriale de l’espace aérien des Etats Baltes.

Pologne : Exercice COMAO
Pologne : Exercice COMAO
Pologne : Exercice COMAO
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:25
Antilles : exercice Caraïbe 2014

 

20/05/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 12 mai 2014, les forces armées aux Antilles (FAA) conduisent un exercice de secours aux populations dans le cadre d’un scénario de catastrophe naturelle majeure sur le territoire national. Baptisé Caraïbe 2014, cet exercice, interministériel et interarmées, associe plusieurs services de l’Etat, en Martinique et en Guadeloupe. Il engage des organismes de secours et près d’un millier de militaires. Il a bénéficié de la participation exceptionnelle du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral, actuellement en mission Jeanne d’Arc.

 

Organisé en moyenne tous les deux ans, l’exercice Caraïbe constitue un rendez-vous majeur dans l’entraînement des forces armées sur le théâtre « Antilles-Guyane ». Le scénario de l’édition 2014 s’inscrit dans la continuité de l’exercice caraïbe 2013 : « plusieurs jours après un tremblement de terre en Guadeloupe, une violente réplique conduit la préfecture de zone à solliciter l’intervention des militaires sur l’île de Marie-Galante où les moyens de secours civils sont jugés insuffisants ».

 

Pour les FAA, l’objectif de cet exercice est d’entraîner les états-majors et les forces à jouer toutes les phases d’un engagement opérationnel de secours d’urgence, depuis la planification jusqu’au déploiement et au retrait des moyens interarmées engagés. Il vise particulièrement à valider la phase d’accueil et d’intégration de moyens militaires venus en renfort de métropole. Les missions confiées aux militaires sont variées : recherche de disparus, accueil de réfugiés, soutien médical, acheminement de fret humanitaire et soutien logistique, sécurisation de zones sinistrées.

 

Le scénario de Caraïbe 2014 se déroule en trois phases :

 

- du 12 au 13 mai 2014 : une première phase de lancement de l’exercice impliquant les FAA, le Centre Opérationnel Zonal de la préfecture de Martinique, le Centre Opérationnel Départemental de la préfecture de Guadeloupe. Il s’agit d’une phase à dominante « civile » impliquant l’état-major des FAA et l’état-major interministériel de la zone Antilles (EMIZA). Elle vise à mettre en œuvre les plans de secours d’urgence.

 

- du 14 au 16 mai 2014 : une seconde phase, à dominante « militaire », avec la projection de forces sur Marie-Galante et les premières opérations de secours au profit de la population ;

 

- du 17 au 19 mai 2014, une troisième phase baptisée « Mistral Galant », également à dominante « militaire », avec l’arrivée sur zone du groupe « Jeanne d’Arc », correspondant à l’intégration des renforts métropolitains dans l’opération.

 

950 militaires de l’armée de Terre, de la marine et de l’armée de l’air, dont une cinquantaine de réservistes, sont engagés dans cet exercice. D’importants moyens terrestres, maritimes et aériens sont mobilisés. Il s’agit en particulier de moyens de commandement et de contrôle, de projection (terrestre, maritime et aérienne), et d’unités permettant de porter secours aux populations. Ces unités proviennent des FAA, des FAG (forces armées en Guyane), du RSMA (régiment du service militaire adapté) ainsi que de métropole, avec l’engagement du BPC Mistral et de ses moyens embarqués.

 

Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Antilles-Guyane », en coordination avec les FAG. En cas de crise sur le territoire français ou à l’étranger, elles ont notamment pour mission de conduire ou participer à une opération militaire et de mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophe naturelle).

Antilles : exercice Caraïbe 2014Antilles : exercice Caraïbe 2014
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