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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:54
Décès du général de corps d'armée Maurice HENRY

 

14.05.2014 Général de Corps d’Armée Dominique Delort, Président de la Saint-Cyrienne

 

La Saint-Cyrienne a la tristesse de vous faire part de la mort du Général de corps d’armée Maurice HENRY, de la promotion de « La plus grande France » 1938-1939, survenu le 13 mai 2014.

 

Le général Henry était le plus ancien président d’honneur de la Saint-Cyrienne. Il a assuré la présidence de notre association de 1981 à 1987. C’ est une des personnalités les plus marquantes des jeunes saint-cyriens sortis avant guerre. Il a participé à tous les combats de la Deuxième Guerre Mondiale ainsi qu’aux conflits d’Extrême-Orient et d’Algérie.

Le général Henry a montré un attachement sans faille à notre association, en participant à toutes les assemblées générales et à tous les 2S.

Sa joie de vivre et son grand sourire resteront la marque d’un officier ouvert aux autres et nourri d’un grand espoir dans les générations qui suivaient la sienne.

Tous les cyrards qui seraient en mesure de se rendre à ses obsèques pourront témoigner de leur infini respect pour leur Grand Ancien dans la Cathédrale des Invalides Vendredi 16 mai à 10h30

 

Décès du général de corps d'armée Maurice HENRY

 

Le général Maurice Henry est admis à Saint-Cyr en 1938, à l’âge de dix-neuf ans. Il prend part à la campagne de France à la tête du groupe franc du 110e RI. Blessé en mai 1940, fait prisonnier sur son lit d’hôpital, il s’évade et rejoint, au Maroc, le 4e RTM. En permission en France lors de l’invasion de la zone libre, il passe en Espagne, est interné et s’évade pour rejoindre l’AFN. Il participe comme chef de section du 4e RTM aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne. Blessé deux fois, titulaire de quatre citations, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel et promu capitaine en mars 1945.

En 1947, il rejoint l’Indochine avec le bataillon « Pothier ». À la tête de sa compagnie de tirailleurs, puis du 2e BMEO (Bataillon de marche Extrême-Orient), il est engagé dans les opérations de la zone ouest de Cochinchine. Blessé et quatre fois cité, il est promu officier de la Légion d’honneur.

En 1953, jeune chef de bataillon, il est de retour en Indochine à la tête du III/1er RTM qui opère au Moyen-Laos, blessé et deux fois cité, il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1955.

En 1960, il sert en Algérie au 3e bureau du commandement supérieur puis comme chef d’état-major de la zone ouest-oranais et de la 5e division blindée.

Colonel à quarante-trois ans, il prend le commandement du 1er GCP (Groupement des commandos parachutistes), qui va jouer un rôle déterminant dans les expérimentations « Massena ».

Chef d’état-major de la 3e RM, général de brigade le 1er septembre 1969, il est tour à tour commandant de la 4e BM, chef de la division emploi de l’EMA et commandant de la 4e division mécanisée. En mars 1975, il prend le commandement de la 4e RM et est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée. En octobre 1976, il devient Inspecteur de l’Infanterie.

 

Source crdp-reims

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:55
Thales et Airbus Group vulnérables à de nouvelles coupes budgétaires

 

14.05.2014 journal-aviation.com (Reuters)

 

Thales et Airbus Group ont prévenu mercredi que de nouvelles coupes budgétaires dans la défense en France auraient des conséquences dévastatrices sur l'emploi et l'innovation, au lendemain des propos du ministre des Finances qui a annoncé qu'un effort serait demandé aux militaires.

 

Adoptée en décembre, la loi de programmation militaire (LPM) octroie 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019 et acte 7.881 suppressions de postes en 2014.

 

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dit mardi à l'Assemblée nationale que l'armée devrait contribuer à la maîtrise des dépenses publiques.

 

Il n'a toutefois pas confirmé le montant allant jusqu'à 2,3 milliards d'euros de réduction des crédits militaires d'ici 2017 cité par Les Echos et a démenti la fourchette de "1,5 à 2 milliards d'euros par an pendant 3 à 4 ans", évoquée par le député UMP Xavier Bertrand.

 

Jean-Bernard Lévy, le PDG de Thales, s'est dit mercredi inquiet, jugeant indispensable le respect "intégral" de la LPM.

 

Thales, dont l'Etat est le premier actionnaire avec 27% du capital, tire la moitié de son chiffre d'affaires de sa division défense et sécurité.

 

"Toute remise en cause de la LPM entraînerait des conséquences potentiellement très dommageables (..) sur l'emploi, mais aussi quant à la poursuite de la capacité que nous avons, nous industriels, à maintenir et à développer des technologies de très haut niveau au service de nos forces armées", a-t-il déclaré aux actionnaires du groupe lors de l'assemblée générale annuelle.

 

Le budget annuel est maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016 (1,5% du PIB) et progressera légèrement par la suite. François Hollande s'est engagé à plusieurs reprises à sanctuariser les budgets prévus par la LPM.

 

DÉJÀ DES COUPES DANS LES EFFECTIFS

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a démenti ce week-end l'existence d'un plan d'austérité spécifique qui viserait la défense tout en confirmant que tous les ministères participeraient à la réduction des déficits.

 

"Nous sommes vulnérables à l'évolution du budget de la défense", a observé de son côté lors d'une conférence de presse François Auque, responsable de l'activité spatiale dans le pôle Airbus Defence & Space constitué le 1er janvier.

 

Airbus Group est d'autant plus attentif à l'évolution qu'il négocie en ce moment avec la Direction générale de l'armement (DGA) la vente à la France de 12 avions-ravitailleurs dont il espère la conclusion cette année. Mais aucun décalage de cette commande n'est pour l'instant à l'ordre du jour, a précisé Jean-Marc Nasr, patron de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique chez Airbus Defense et Espace d'Airbus Group.

 

Au sein de l'ex-EADS, les coupes dans les budgets de la défense en Europe ont déjà entraîné un plan de réduction d'effectifs portant sur un total de 5.800 postes, dont 5.300 dans la seule division défense et espace.

 

En France, le groupe envisage de supprimer 1.700 postes, sur un total de 52.000. Là encore, le pôle défense et espace, qui emploie 11.000 personnes, supportera l'essentiel des réductions d'effectifs, avec 1.400 suppressions de postes envisagées.

 

Ce chiffre pourrait toutefois être ramené à 1.100, selon les syndicats, mais les emplois ainsi sauvés le seront uniquement dans la division spatiale, a précisé Jean-Marc Nasr, sans confirmer cette estimation.

 

Pour contrer les vagues d'austérité en France, les industriels comptent cependant sur les contrats à l'export, comme chez Thales où Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité depuis son arrivée fin 2012, ou chez Airbus Group, qui espère vendre son avion-ravitailleur notamment à la Corée du Sud. (Edité par Matthieu Protard)

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 21:45
photo A. Roiné ECPAD-EMA

photo A. Roiné ECPAD-EMA

 

13.05.2014 Gendarmerie Nationale

 

Le détachement gendarmerie déployé en République Centrafricaine dans le cadre de l'opération Sangaris a pris ses marques.

Les gendarmes centrafricains bénéficient désormais d'un encadrement opérationnel réalisé par leurs homologues français .

Cette mission particulière dite de « mentoring » consiste à partager avec les forces centrafricaines nos savoir-faire et nos techniques de rétablissement de l'ordre, de sécurisation de zone ou encore de contrôle de véhicule.

Des patrouilles mixtes sont donc organisées, avec pour missions : contrôle routier, prise de contact avec les postes des divers arrondissements de Bangui, recherche de renseignements et progression en profondeur dans le quartier de Ngouciment, théâtre de plusieurs exactions.

Cet accompagnement, dont les bénéfices sont déjà perçus par la population, aboutit à la remise d'un diplôme validant la formation de ces forces de sécurité locales.

 

Reportage photos

photo Jonathan BLOCH

photo Jonathan BLOCH

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 19:55
L’aviso Cdt Bouan à Ajaccio pour les cérémonies du 8 mai

 

12/05/2014 Marine nationale

 

L’aviso Commandant Bouan a appareillé de Toulon pour se rendre à Ajaccio où il était attendu le 8 mai pour sa participation aux cérémonies religieuses et militaires aux côtés de la gendarmerie, des anciens combattants et des autorités civiles de Corse.

 

Plusieurs militaires se sont vus remettre des décorations, Médaille Militaire, Médaille de l'Ordre du Mérite ou encore Médaille de la Défense Nationale à l’occasion de ces cérémonies. Les traditionnelles gerbes ont été déposées par les différents délégataires au pied du monument aux morts de la Place du Diamant.

L’aviso Cdt Bouan à Ajaccio pour les cérémonies du 8 mai
L’aviso Cdt Bouan à Ajaccio pour les cérémonies du 8 mai
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:55
Hommage national au sergent-chef Kalafut le 13 Mai 2014

 

14 mai 2014 Armée de Terre


Mardi 13 mai 2014. Calvi, camp Raffali, 2e régiment étranger de parachutistes.

 

Recueillement et dignité au cours de la cérémonie d'hommage au sergent-chef Marcel Kalafut. Une cérémonie présidée par le ministre de la Défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, qui lui a remis, à titre posthume, la médaille de chevalier de la légion d'honneur. Une reconnaissance de la nation et un signe de solidarité pour celui qui est tombé au combat au Mali.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 16:45
Sangaris pour les Bleus du 2e REG

 

14-05-2014 2e REG - Réf : 550 | 1404

 

Projetés entre le 16 mars et le 22 mars 2014 en République de Centre Afrique au sein de l’opération SANGARIS, la 1ère compagnie du 2ème régiment étranger de génie n’aura eu que peu de temps pour prendre en compte les consignes de relève et se préparer à la mission.

 

Le GTIA SCORPION

 

Dès son arrivée, la 1ère compagnie a été détachée au sein du GTIA SCORPION composé de l'EMT et du TC2 du 5°RIAOM, de la 1ère compagnie du 5°RIAOM (92°RI), d'un escadron du 4°Rch, d'une demi-SAM du 93°RAM. Rapidement, la mission confiée au GTIA SCORPION a été claire : appuyer le déploiement de la MISCA dans l'est du pays afin d'y assurer conjointement la sécurité des populations et y faire appliquer les mesures de confiance visant à restaurer l'autorité de l'Etat dans cette région du pays.

 

Mais dès les premiers jours de présence sur la base française de M'POKO à BANGUI, les sections sont intervenues afin de dégager, le 25 mars, une rue où des barricades avaient été érigées par la population. EGRAP et EGAME en appui des légionnaires ont ainsi déblayées 4 barricades dans un climat particulièrement tendu.

 

La route vers l'Est

 

Les distances à parcourir afin de se déployer sont impressionnantes et tout comme en montagne, il ne faut pas raisonner en nombre de kilomètres mais en temps estimé en fonction de l'état des pistes. Ainsi, il aura fallu sur les premiers jours plus de 12h00 pour franchir un tronçon de 200km tant l'état des pistes est mauvais. Les ornières, trous remplis d'eau et fossés sans oublier la poussière omniprésente impose une cadence moyenne de 15-20 km en convoi. Si la plupart des ponts sont en bon état, l'étroitesse de certains impose de rouler au pas lors de leur franchissement. Et la saison des pluies qui débute fin avril n'a pas encore détériorée davantage les pistes...

 

Premières missions

 

Installées dans un premier temps sur la ville de BAMBARI, les sections génies se sont rapidement mises à l'ouvrage : travaux de remise en état des abords de la piste d'un aérodrome en vue de ravitaillement par air, travaux de force protection, reconnaissance de la traficabilité des axes secondaires, patrouilles en ville et dans les villages au contact des populations, réfection de petits ponts/passerelles au profit des populations... Autant de missions aussi diverses que variées propres à susciter l'imagination et les compétences des légionnaires.

 

En parallèle de ces missions en appui du GTIA SCORPION, un groupe travaux est stationné provisoirement sur le camp français de BANGUI pour poursuivre les travaux de force protection (postes de combat, postes d'observation, mise en place de Bastion-Wall sur les sites occupés par les unités de SANGARIS dans la ville...), de zones de dépôt de munitions, de réfection de toitures...

 

Dans les prochaines semaines, le rythme ne faiblira pas pour les légionnaires du 2e REG prêts à remplir les missions génie à travers tout le pays.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 13:55
Défense : Valls et Sapin poussent Hollande à trahir ses engagements

 

14/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le président de la République avait sanctuarisé le budget de la défense. Michel Sapin et Manuel Valls reviennent sur cet engagement. Alors que Bercy demandaient de 2 à 2,5 milliards d'économies par an de 2015 à 2017 à la défense, Matignon a tranché entre 1 et 1,2 milliard.

 

Et Bercy a ressorti de ses cartons le fameux scénario Z... Ce que le ministère de l'Economie n'avait pas pu réussir lors de la préparation du Livre blanc au cœur de l'hiver 2013, va-t-il le réussir aujourd'hui alors que l'encre de la loi de programmation militaire (LPM) est à peine sèche ? Que voulait Bercy avec le scénario Z ? Mettre les armées à une diète féroce avec un budget à 29 milliards d'euros par an pendant six ans (2014-2019). Ce qui aurait entraîné des ruptures capacitaires et un changement de modèle. La manœuvre de Bercy, qui pourtant avait été bien appuyé par Matignon, avait échoué. François Hollande avait tranché et avait accordé à la défense 190 milliards d'euros, dont 6 milliards de recettes extrabudgétaires, pour l'actuelle LPM. Soit une moyenne de 31,6 milliards d'euros par an.

Aujourd'hui c'est le nouveau ministre des Finances Michel Sapin, réputé proche de François Hollande, à la manœuvre. Il a démenti les propos de Xavier Bertrand (UMP), qui avait accusé le gouvernement de préparer de nouvelles coupes budgétaires d'environ 2 milliards d'euros par an dans la défense pendant trois à quatre ans. Mais Michel Sapin a simplement démenti le montant. Ni plus ni moins. "Si je fais un bon calcul, cela veut dire aux alentours de six milliards en moins pour les crédits de la défense, par rapport à trente milliards le budget d'aujourd'hui soit une diminution de 20 %, il n'en est pas question Monsieur Bertrand. Vous employez des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité", a-t-il répondu à Xavier Bertrand. Et de rajouter : "la France doit faire un effort en terme de maîtrise de ses dépenses publiques. Tous les ministères feront un effort mais le ministère de la Défense doit être à la hauteur des enjeux de la sécurité de la France".

Ce que Michel Sapin n'a pas dit, c'est qu'il avait bien demandé entre 2 et 2,5 milliards d'euros d'économies par an au ministère de la Défense de 2015 à 2017, selon nos informations. Il ne les a pas obtenu mais... Matignon a tranché pour une réduction du budget de la défense de 1 à 1,2 milliard. "On ne parle pas de n'importe quels crédits, et quand on parle de crédits de la défense on peut très rapidement faire peur, faire peur à ceux qui penseraient que parce que tel ou tel élément viendrait à diminuer, comme vous avez pu le faire par le passé, c'est la sécurité de la France qui diminuerait", a expliqué Michel Sapin. Et ce serait malheureusement bien le cas au moment où des soldats sont engagés au péril de leur vie sur des théâtres d'opérations extérieures difficiles. Jean-Yves Le Drian prononçait d'ailleurs mardi à Calvi l'éloge funèbre du sergent-chef Marcel Kalafut mort au Mali. Et le Premier ministre, Manuel Valls qui avait pourtant été soutenu par Jean-Yves Le Drian pour accéder à Matignon, a une bien curieuse façon de le remercier...

 

Paroles, paroles ?

Et le Président de la République ? Acclamé en février 2013 dans les rues de Tombouctou libéré, il avait souligné la veille du 14 juillet 2013, que "les crédits de la défense seront, à la différence de ceux de la plupart des ministères, préservés dans leur intégrité. C'est un effort que la nation fait, non pas pour les armées, mais pour sa propre sécurité". Oubliera-t-il son engagement devant les patrons d'une industrie 100 % "Made in France" ? Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait quant à lui affirmé au Parlement à l'automne dernier avec la LPM "nous avons atteint un équilibre tel que, si l'on enlevait une brique de l'édifice, il s'effondrerait". Et il avait affirmé en novembre dans une interview accordée à La Tribune que "l'ensemble du dispositif est solide. Blindé !" "La LPM repose sur certains paris. Ce qui veut dire que nous allons être extrêmement vigilants. Cette LPM est exigeante mais équilibrée à condition que tous les crédits affectés à cette programmation soient exécutés. Si une brique est absente, à ce moment-là, c'est l'ensemble de l'édifice qui tombe", avait-il expliqué à La Tribune.

Des propos qui avaient à l'époque rassuré. Aujourd'hui c'est plutôt l'inquiétude qui prévaut chez les militaires et les industriels, chez lesquels les hypothèses les plus folles circulent : réduction des têtes nucléaires, réduction des porteurs des têtes nucléaires, Rafale compris, réduction du nombre de sous-marins Barracuda et des frégates multi-missions FREMM, suppression de la Force aérienne stratégique... Des économies qui rendraient obsolètes la LPM et exigeraient sa réécriture. Et certains ne sont pas loin de penser que ces coupes, si elles étaient confirmées, pourraient entrainer le départ de Jean-Yves Le Drian, qui pourrait mettre le poids de sa démission dans la négociation entre Bercy et l'Hôtel de Brienne.

Des inquiétudes qui vont jusqu'au sein même de la majorité. "Je souhaite clairement que la Loi de Programmation Militaire 2014-2019 soit respectée dans son intégralité, a souligné le député de Lorient (SRC), Gwendal Rouillard. Comme chacun le sait, la corde budgétaire est déjà très tendue et la défense participe déjà fortement au redressement de nos comptes publics, notamment par la suppression d'environ 80.000 postes entre 2008 et 2020, dont 24.000 postes au titre de l'actuelle LPM". Une façon de reconnaître que la défense a déjà pris sa part dans le redressement des comptes de la France.

 

Une LPM déjà a minima

Telle qu'elle a été construite et votée, cette loi de programmation militaire (LPM) préserve a minima l'ensemble de l'outil militaire et industriel de la défense même si déjà il existe quelques trous dans la raquette capacitaire des trois armées. Car cette LPM a dû tenir compte d'un contexte budgétaire contraint marqué par le redressement des finances publiques. Un exercice difficile qui visait à conjuguer l'impossible : souveraineté stratégique et souveraineté budgétaire.

C'est pour cela que cette LPM doit être exécutée à l'euro près (190 milliards d'euros courants sur six ans) afin de sauvegarder le savoir-faire et les expertises développés depuis les années 60. Des compétences sur lesquelles la France a durablement investi pour rester un des rares pays ayant la capacité à intervenir n'importe où dans le monde pour préserver ses intérêts. Du coup, cette filière technologique emploie des ingénieurs de très haut niveau et exporte bon an, mal an plus de cinq milliards d'euros d'équipements militaires (commandes), souvent à des pays liés par des partenariats stratégiques. 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 13:45
photo EMA

photo EMA

 

14.05.2014 maliactu.net avec RFI.fr
 

Les autorités françaises ont ainsi confirmé avoir tué fin avril le chef du mouvement jihadiste al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar : l’émir Aboubakr al-Nasri, un quasi inconnu dans la nébuleuse jihadiste sahélo-saharienne.

D’al-Mourabitoune, on connaît surtout la figure emblématique : Mokhtar Belmokhtar, un ancien du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le progrès) devenu l’un des piliers d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avant d’en être exclu en 2012 par le chef Abdelmalek Droukdel. Sa tête est aujourd’hui mise à prix par les Américains pour 5 millions de dollars.

Il est recherché par tous les services de renseignements présents au Sahel. On ignorait jusque-là le nom du chef des Mourabitoune : l’émir Aboubakr al-Nasri.

Cet Egyptien a été tué mi-avril par les forces spéciales françaises. Al-Nasri est l’un des nombreux lieutenants de Belmokhtar tués ces derniers mois au cours d’opérations antiterroristes menées par les Français : le plus connu du grand public reste Oumar Ould Hamaha dit « barbe rouge », de la communauté arabe des Bérabiches.

Selon une source proche des services français de renseignements, al-Mourabitoune aurait enregistré de nombreuses pertes et compterait aujourd’hui moins d’une centaine de combattants, avant tout des Maliens. Ils sont touaregs, arabes, mais aussi peuls et des songhaïs.

On note des Algériens parmi les cadres, des Tunisiens, quelques Nigériens de la communauté Daoussak, mais peu de Nigérians et de Mauritaniens. Leur zone d’action s’étendrait dans le nord du Mali, de la région de Timétrine, au sud de Tessalit, à la Vallée du Telemsi, jusqu’à Ansongo, avec des connexions jusqu’en Libye.

« Aujourd’hui, les groupes qui interviennent dans la zone sahélo-saharienne sont à la recherche de contact avec la mouvance jihadiste internationale», explique un bon connaisseur du dossier, « et la connexion se fait dans l’Est libyen, en Cyrénaïque : Benghazi, Derna, c’est là que tout se passe actuellement ».

C’est là que Belmokhtar est parti recruter et qu’il s’est rapproché d’un autre groupe d’al-Qaïda, Ansar al-Charia. Aqmi semble avoir, lui aussi, tenté un rapprochement avec Ansar al-Charia.

 

Frémissement d’une nouvelle organisation

Depuis 2012, Aqmi et Al-Mourabitoune sont des concurrents sur le terrain sahélien : depuis son éviction d’Aqmi, Belmokhtar est à la recherche d’une identité propre. Récemment, une nouvelle signature est apparue aux côtés de Mokhtar Belmokhtar : « Grand Sahara islamique », un nom qui sonne comme une nouvelle franchise d’al-Qaïda. En avril dernier, l’Algérien a réaffirmé son allégeance au successeur d’Oussama Ben Laden, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri.

Du côté d’Aqmi, la campagne de la force Serval dans le Tigharghar, dans le massif des Ifoghas, a mis à mal l’organisation du mouvement jihadiste. La mort d’Abdelhamid Abou Zeid lors d’une attaque française fin février 2013 a obligé à une réorganisation des katibas sahéliennes du mouvement jihadiste.

« Désormais on compte quatre katibas sahéliennes sous le commandement de l’émir Abou Yaya el-Houmam », précise un spécialiste du contre-espionnage français : la katiba Tarik Ibn Ziad , dirigée jusqu’à sa mort par Abou Zeid ; la katiba al-Fourkan ; la katiba al-Ansar d’Abdelkrim el Targui, un proche de Iyad ag Ghali ; et plus récemment la katiba Youssef Ibn Tachnin, composée de Touaregs de Kidal, dont Sinna ag Hitta. « Aqmi compte de plus en plus de Touaregs dans ses rangs », précise notre spécialiste du contre espionnage. « Leur zone d’influence s’étend au nord de Kidal dans la région frontalière algérienne dans les contreforts est de l’Adrar des Ifoghas ».

 

La guerre contre les jihadistes se poursuit

L’élimination des barons d’Aqmi reste un des objectifs prioritaires des forces françaises qui confirment avoir abattu Haroun Saïd (Abou Jemal) fin avril lors d’un raid aérien dans le Tigharghar. Personnage important du mouvement jihadiste malien Ansar Dine de Iyad ag Ghali, il est présenté comme l’un des cadres les plus radicaux du mouvement. Expert en arme, il était chargé des relations avec la katiba d’Abdelkrim el Targui.

« Il faisait partie du premier cercle de Iyad ag Ghali », assure-t-on chez les Français. Iyad ag Ghali, officiellement désigné par les Américains comme terroriste depuis février 2013, apparaît comme un élément majeur dans la mouvance jihadiste malienne. « Il représente un potentiel énorme de nuisance dans toute la région », analyse un agent français du renseignement qui confirme qu’il est avec Mokhtar Belmokhtar, l’un des hommes les plus recherchés actuellement au nord du Mali.

 

Qui était Aboubakr al-Nasri ?

Aboubakr al-Nasri a été tué par les militaires français entre le 10 et le 17 avril dernier dans la région de Timetrine au nord-est du Mali au cours d’une opération anti terroriste. D’origine Egyptienne, al-Nasri était depuis août 2013 l’émir du mouvement al-Mourabitoune. Il avait été nommé par Mokhtar Belmokhtar à ce poste au moment de la création du mouvement composé de ses propres brigades « les Signataires par le sang » et du Mujao, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest d’Ahmed el Telemsi.

Selon des sources françaises de renseignement, Aboubakr al-Nasri a été choisi pour être l’émir d’al-Mourabitoune en raison de son pedigree « international ». D’origine égyptienne, cet ancien militaire a combattu en Afghanistan aux côtés des talibans. Cet expert en armement a été instructeur dans un camp d’entraînement d’al-Qaïda à Benghazi en Libye. « C’est là que Belmokhtar l’a recruté », indique un agent du renseignement français. Nous sommes alors à l’automne 2011. Les deux hommes vont retourner au nord du Mali où ils prépareront la prise d’otage d’In Amenas en Algérie, début 2013.

Aboubakr al-Nasri prétendait entretenir une relation directe avec le chef d’al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri. Une filiation importante pour Belmokhtar. Ce dernier, ancien cadre d’Aqmi avait été évincé du mouvement en 2012 . Il était devenu l’ennemi intime d’Abou Zeid, qui sera tué, lui aussi, par la force Serval fin février 2013. Depuis son éviction, Belmokhtar était à la recherche d’un adoubement direct auprès d’al-Qaïda. Aboubakr al-Nasri a pu jouer les relais entre le jihadiste algérien et l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, le successeur d’Oussama Ben Laden.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:55
 Un A400M se pose sur le terrain de Vouziers-Séchault

 

14.05.2014 Armée de l'Air

 

Le 29 avril 2014, un avion de transport A400M Atlas s’est posé sur le terrain de Vouziers-Séchault préparé par le 25ème régiment du génie de l’air (25ème RGA).
 

Cette expérimentation sur un «terrain de circonstance» s’inscrivait dans le cadre d’un processus de certification Otan initié par le 25ème RGA. Cette manœuvre de type expéditionnaire se déroulait dans un cadre franco-britannique, avec la présence d’observateurs du 12 Air Support Engineer Group. Elle fait suite à une mission similaire effectuée à Gao, le 31 décembre 2013. À l’instar des conditions rencontrées dans le nord du Mali, l’A400M Atlas s’est posé sur la piste de Vouziers, sans aide à la navigation.

Les experts du 25ème RGA avaient auparavant homologué la piste pour l’aéronef en établissant un dossier complet comprenant notamment des calculs de portance et une étude de la zone de mise à terre.

 

 

 Un A400M se pose sur le terrain de Vouziers-Séchault


Le 25ème RGA est une unité singulière dans les armées. Ce régiment de l’armée de terre basé à Istres, Avord et Mont-de-Marsan est employé par l’armée de l’air. Il est spécialisé dans la reconnaissance, le rétablissement et le maintien en condition opérationnelle des zones aéroportuaires. Cette unité d’appui au déploiement est un des fers de lance de la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA).

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:55
Aravis - photo Yves Debay, Nexter

Aravis - photo Yves Debay, Nexter

 

14/05/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

De nombreux programmes sont menacés et, au premier chef, Scorpion destiné à moderniser l'armée de terre. S'il n'est pas lancé cette année, Nexter, le fabricant de blindés, serait alors en difficultés.

 

Les menaces qui pèsent sur l'intégrité sur budget de la défense suscitent de fortes inquiétudes chez les industriels de l'armement. Ils ont littéralement pris d'assaut le ministère de la Défense pour en savoir plus. Le téléphone n'a pas cessé de sonner dans le bureau de Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense a la réputation d'être carré et de parler vrai. Mais à ce jour, l'hôtel de Brienne n'a reçu aucune notification officielle sur une quelconque base de travail. Le conseil des ministres de ce mercredi 14 mai permettra peut-être d'obtenir une clarification.

Très inquiets, les industriels et des spécialistes de la Défense ont commencé à étudier les conséquences possibles de nouvelles coupes dans le budget de la Défense, notamment dans le volet équipement qui représente en moyenne 16 milliards d'euros par an. «C'est assez brutal», note un expert. «Au-delà de 200 millions d'euros de coupe, la Direction générale de l'armement ne peut plus engager le moindre nouveau programme. Cela veut dire qu'on ne fait pas le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre, qu'on abandonne le développement du satellite Ceres ainsi que les projets de drones de surveillance mais aussi le MRTT, la composante aéroporté de la dissuasion», ajoute-t-il. Autant de programmes qui devaient débuter cette année et qui risquent d'être reportés. «Oui, mais si on ne lance pas Scorpion, on signe l'arrêt de mort de Nexter», lâche-t-on de bonne source. Le spécialiste des blindés et canons avec ses 2400 salariés, n'a pas un plan de charge suffisant pour attendre une relance de Scorpion, ne serait-ce que de deux ans.

À l'hôtel de Brienne, au sein des groupes d'armement et des 4000 PME françaises spécialisées ainsi que parmi les 165.000 salariés de la filière, on demande une clarification au gouvernement.

 

Un nouvel effort demandé aux militaires

Celle-ci n'est toujours pas venue de l'Assemblée nationale, ce mardi 13 mai, au moment des questions au gouvernement. Une violente passe d'arme a eu lieu entre Xavier Bertrand, l'ex-ministre du Travail, et Michel Sapin, le ministre des Finances. Le premier sommant le second de dire la vérité à propos des nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Le député UMP avait lâché dimanche dernier que le gouvernement Valls travaillait sur une réduction de 1,5 à 2 milliards d'euros par an des dépenses militaires.

Michel Sapin a vu rouge, accusant Xavier Bertrand de vouloir «faire peur» aux Français. Dans son élan, il s'est emmêlé avec les chiffres. «Vous nous parlez d'une diminution de 2 milliards par an pendant trois ans, si je fais un bon calcul, ça veut dire autour de 6 milliards de moins pour les crédits de la Défense par rapport à 30 milliards, le budget d'aujourd'hui!», a-t-il répondu au député UMP. «Une diminution de 20%? Il n'en est pas question. Vous employez des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité», a ajouté Michel Sapin. Sauf que son calcul est faux. Le montant de 30 milliards correspond à une annuité du budget de la Défense fixé par la loi de programmation militaire (2014-2019) votée voici cinq mois. Or, les économies à trouver s'étaleront sur trois ans (2014-2017). Pour la Défense, ce serait donc 6 milliards d'économies sur 90 milliards d'euros et non 30 milliards!

Pour le moment, ce chiffrage de 2 milliards n'est pas confirmé. En revanche, Michel Sapin a acté le fait que les militaires seraient appelés à faire un nouvel effort sans autre précision. «Toute réflexion sur l'avenir des crédits de la Défense» se placerait «dans le cadre de la loi de programmation militaire», a-t-il indiqué. Tout en ajoutant, ce qui ne clarifie toujours rien, que «la France doit faire un effort en termes de maîtrise des dépenses publiques. Tous les ministères feront un effort mais le ministère de la Défense doit être un ministère à la hauteur des enjeux d'intégrité de la France».

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:15
Camille Lepage, Photographe de guerre

 

14.05.2014 Laurent Marchand - Tout un monde

 

Le site de Camille Lepage, jeune photographe assassinée en République Centrafricaine, c'est ici

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:55
Un Mirage 2000-5 en vol

Un Mirage 2000-5 en vol

 

 

13/05/2014 Armée de l'air

 

Lundi 12 mai 2014, un Mirage 2000-5 s’est écrasé à proximité de Briey, en Meurthe-et-Moselle.

 

Aux environs de 16h00 un pilote d’avion de chasse Mirage 2000-5 de l’escadron 1/2 «Cigognes» de la base aérienne 116 de Luxeuil a été contraint à l’éjection dans la région de Génaville (54) à une centaine de kilomètres au nord de Nancy. Le pilote est indemne. L’appareil s’est écrasé dans une zone inhabitée. La zone est actuellement sécurisée.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:55
Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry au côté du leader de la PAF

Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry au côté du leader de la PAF

 

13/05/2014 Armée de l'air

 

Le 7 mai 2014, la Patrouille de France (PAF) située sur la base aérienne de Salon-de-Provence a accueilli ses nouveaux parrains: les spationautes Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry. 

 

Tous deux ont débuté leur carrière en qualité de pilotes de chasse, après avoir été formés à l'École de l'air. Premiers cosmonautes français, Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry ont ainsi toute la légitimité pour représenter la communauté des aviateurs de l'armée de l'air.Les deux nouveaux parrains se sont pliés à la coutume et ont volé pour la première fois avec la PAF. Jean-Loup Chrétien était placé derrière Athos 7, le capitaine William Leroy, tandis que Patrick Baudry embarquait derrière Athos 5, le capitaine Vincent Plantier.Après cette expérience au cœur de la Grande Dame, les spationautes ont confié : «obsédés par la perfection, nous sommes impressionnés de découvrir le degré d'excellence atteint par la PAF et de voir que rien n'a changé: l'esprit de solidarité et d'amitié qui font la force de tous les aviateurs sont bien présents !»

 

Jean-Loup Chrétien, premier français à effectuer une sortie dans l'espace

 

Entré à l'École de l'air en 1959, il fait ses premières armes sur Mirage III et Mirage F1.  En 1980, il est sélectionné comme spationaute au CNES (centre national d’études spatiales). Après un entraînement de deux ans à la cité des étoiles à Moscou, il réalise son premier vol habité à bord de la station Saliout 7 du 25 juin au 2 juillet 1982. Il effectue son second vol en tant que cosmonaute du 26 novembre au 21 décembre 1988, à bord de Soyouz T M-7 où il procédera à une sortie extravéhiculaire de 5h57 depuis la station MIR.Affecté à la NASA à Houston, c'est en qualité d'astronaute qu'il procèdera à son troisième vol à bord de la navette américaine Atlantis avec amarrage à la station MIR, du 25 septembre au 5 octobre 1997.Jean-Loup Chrétien, dispose de plus 10 000 heures de vol à son actif.

 

Patrick Baudry, un pilote émérite

 

Patrick Baudry est entré à l'Ecole de l'air en 1967 et vole sur F100 Super Sabre et Jaguar avant d'être affecté à son tour à la cité des étoiles en compagnie de Jean-Loup Chrétien dès 1980. Il est membre du second équipage pour le premier vol franco-russe en 1982.Il rejoint le corps des astronautes à la NASA en 1984 afin de préparer le premier vol franco-américain à bord de la navette Challenger. Il effectue son premier vol en qualité d'astronaute à bord de la navette Discovery du 17 au 24 juin 1985.Pilote émérite, Patrick Baudry totalise plus de 15 000 heures de vol sur quelques 400 machines différentes.

 

 

Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry posent avec les pilotes de la PAF

Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry posent avec les pilotes de la PAF

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:55
photo EMA

photo EMA

 

13/05/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

VIDÉO - L'effort exigé par l'exécutif a déjà été acté et voté dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM). Si un nouveau tour de vis budgétaire intervenait, la France devrait alors renoncer à plusieurs missions.

 

Cinq mois après avoir été voté, le budget de la Défense sera-t-il à nouveau siphonné par un gouvernement à la recherche de 50 milliards d'économies sur trois ans? Existe-t-il, comme l'a affirmé dimanche l'ex-ministre du Travail Xavier Bertrand, «un plan caché» de réduction de 1,5 à 2 milliards par an des crédits militaires? Invité dimanche soir sur TF1, Manuel Valls a réfuté l'existence d'un tel plan mais dit ensuite une chose et son contraire. «Nos armées qui se battent courageusement sur différents terrains, je pense notamment au Mali et en Centrafrique, doivent être préservées», a rassuré le premier ministre. Avant de préciser que «chacun doit faire un effort».

La polémique a rebondi lundi. Jean-François Copé a jugé «intenables» et «irresponsables» de nouvelles coupes dans le budget de la Défense. «La loi de programmation militaire (LPM), nous avions compris que c'était pour solde de tout compte puisque nous demandions déjà beaucoup d'efforts à nos armées. Or on a un président de la République (...) qui est en train de fermer les yeux sur des restrictions (...) à un moment où les menaces terroristes et géopolitiques sont présentes (...). C'est intenable», a ainsi martelé le président de l'UMP.

 
 

Format 2025 caduc

Silence radio du côté du ministère de la Défense. Droit dans ses bottes, Jean-Yves Le Drian sait que les faits parlent en sa faveur: les armées ont en quelque sorte précédé la demande. L'effort exigé par l'exécutif a déjà été acté et voté dans le cadre de la LPM. Elle est donc le bon cadrage, accepté par la nation, et consacre les nouveaux efforts des armées: suppression de 34.500 postes (après 55.000 depuis 2008) et, avec un budget de 179,2 milliards sur six ans, une «perte de pouvoir d'achat» (selon l'expression d'un observateur) de 500 millions par an. Un équilibre précaire qui repose sur des paris en termes de recettes exceptionnelles par définition aléatoires, des contrats exports ainsi qu'un étalement des livraisons négocié avec les industriels afin de ne pas casser l'outil industriel ni l'emploi. L'exécuter à l'euro près, comme le veut le ministre de la Défense, apparaît comme une «mission impossible». Ce budget a été sanctuarisé par François Hollande. Le président en a pris l'engagement public par trois fois, notamment lors de ses vœux aux armées le 8 janvier.

Si la Défense devait encore remettre au pot, la LPM s'effondrerait alors tel un château de cartes avec des conséquences en cascade dans de nombreux bassins d'emplois. La Défense injecte en effet 16 milliards par an en moyenne dans l'industrie pour équiper ses armées. Un marché vital pour les 165.000 salariés de la filière et plus de 4000 PME. Si un nouveau tour de vis budgétaire intervenait, la France devrait alors renoncer à plusieurs missions.

Le format 2025 des armées serait alors caduc. «Si ce que dit Xavier Bertrand est vrai, on n'est pas dans l'épaisseur du trait: ce sont des missions supprimées avec des conséquences sur la dissuasion, le naval, dans le spatial…», avertit un spécialiste. L'explication de texte avec Bercy s'annonce virile mais le seul arbitre sera au final le chef des armées: François Hollande.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:56
COROT, un satellite français hors de danger

 

 

13/05/2014 CCH Ilamany - Armée de l'air

 

Le 24 avril 2014, la division «surveillance de l’espace» du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) est sollicitée par le centre national des études spatiales (CNES). Un risque de collision est probable entre le satellite d’observation français COROT (conversion, rotation et transit planétaire) et le satellite d’observation taiwanais, ROCSAT 2.

 

Ce constat alarmant résulte de l’examen des coordonnées orbitales de COROT. L’exploitation plus précise des données fournies par les radars GRAVES et SATAM de l’armée de l’air, a permis au CNES d’établir la trajectoire exacte du ROCSAT 2 et d’écarter ainsi tous les doutes.

 

Lancé en 2006, le satellite français COROT a pour mission l’étude de la structure interne des étoiles et la recherche des planètes situées hors du système solaire.

 

Depuis janvier 2014, quatre manœuvres anticollision ont déjà été réalisées. Quotidiennement, les trajectoires de 18 satellites en orbites sont surveillées par le CNES et les probabilités de rapprochement sont calculées afin d’anticiper tout risque de collision.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:55
Mise en service opérationnel du premier Falcon 50 MS

 

12 Mai 2014 colsbleus.fr

 

Livré à la Marine par Dassault aviation en septembre 2013, cet aéronef, précédemment dédié à un usage gouvernemental,  a, dans un premier temps, été adapté aux contraintes liées au survol des espaces maritimes (intégration d’une capacité de communication par satellite, d’un radar, d’un FLIR et de deux hublots d’observation). Par la suite, ses nouvelles capacités ont été éprouvées par  une phase d’évaluation opérationnelle, conduite avec succès par le CEPA/10S. Premier exemplaire d’une série de 4, cet avion vient compléter le parc des 4 Falcon 50 Mi (intervention) de la flottille 24F, implantée sur la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué. Il permet à la composante de surveillance et d’intervention maritime (PATSIMAR) de la force de l’aéronautique navale de remonter en puissance après une période de réduction temporaire de capacité liée au retrait de service du Nord 262 en 2009. D’ici 2015, la Marine devrait ainsi disposer, en métropole, d’un dispositif de 4 Falcon 50 Ms et de 4 Falcon Mi.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:55
Cérémonie d'hommage funèbre au SCH Marcel Kalafut

Crédits R. Pellegrino/ECPAD

Le 13 mai, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé dans la matinée, la cérémonie d'hommage funèbre au sergent-chef Marcel Kalafut, au 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi.


Le sergent-chef Kalafut a été tué le 8 mai lors d'une mission d'infiltration dans le nord-est du Mali. Le véhicule léger dans lequel il se trouvait a sauté sur un engin explosif à une vingtaine de kilomètres à l'est de Tessalit, le blessant ainsi que deux autres militaires. Le sergent-chef Kalafut n'a pas survécu à ses blessures.


Le sergent-chef Kalafut est le 8e soldat français tué au Mali depuis le déclenchement de l'opération Serval.
 

Cérémonie d'hommage funèbre au SCH Marcel Kalafut

 

Texte de l'éloge funèbre prononcé par le ministre >> http://bit.ly/1jY1MfM

 

Reportage photos

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:50
Entraînement de guerre des mines Italian Minex

 

12 Mai 2014 Marine nationale

 

Le 12 mai débute l’entraînement de guerre des mines Italian Minex. Organisé annuellement par l’Italie, cet exercice, qui aura lieu au large de la Spezia  a pour objectif d’entraîner les pays de l’OTAN à la chasse aux mines et à développer leur capacité à travailler ensemble dans des situations complexes.

 

Incontournable rendez-vous des spécialistes franco-italiens de la guerre des mines, Italian Minex comptera des moyens italiens et espagnols, ainsi que les chasseurs de mine tripartites Lyre et Capricorne.

 

Au cours des dix « jours de chasse », les équipages mettront en œuvre leurs capacités de recherche et d’intervention sur les différents types de mines.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:50
Le Patrouilleur de service public (PSP) Flamant en entraînement international en mer Baltique

Entrainement du PSP Flamant

 

12/05/2014 Marine nationale

 

Lors de son déploiement en mer Baltique, le Patrouilleur de service public (PSP) Flamanta participé à l'entraînement BALTIC SAREX du 5 au 11 mai 2014. Cet exercice est le plus important exercice de Search and Rescue (SAR) du nord de l’Europe. De nombreux pays riverains de la mer Baltique (Danemark, Finlande, Allemagne, Suède, Pologne, Estonie, Lettonie et Lituanie) et des moyens aériens ont ainsi eu l’occasion de perfectionner leur procédure dans ce domaine et d’accroître leur interopérabilité, au bénéfice de la sûreté de la navigation en mer Baltique.

 

Au cours de cette semaine d'entraînement, la difficulté des scénarios est allée crescendo pour se terminer par deux entraînement majeurs. L’un concernait l’évacuation d’un navire à passagers en difficulté et l’autre visait à assurer l’assistance à deux bâtiments qui venaient de saborder. Le Flamanta pris part à ce deuxième entraînement en qualité de Sub-On Scene Coordinator(SOSC ) pour coordonner l’action des moyens d’assistance sur l’un des deux navires en détresse.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:45
France to start training Libyan police in coming weeks

 

13 May 2014 defenceWeb

 

France said on Tuesday it would begin training Libyan policemen in the coming weeks, more than a year after pledging to do so as part of efforts to help restore security in the North African state.

 

Paris is worried by the situation in energy producer Libya which, more than two-and-a-half years after the fall of Muammar Gaddafi, is struggling to contain violence between militias and Islamist militants who are gaining ground in the south.

 

Paris agreed in February 2013 to initially train 1,000 Libyan police in counter-terrorism with another 1,500 after that, but, with Libya's parliament paralysed by rivalries and brigades of heavily armed former rebels, Western countries have been reluctant to interfere in the internal political situation.

 

"This training will start. We are examining the extra requests made by the Libyans," foreign ministry spokesman Romain Nadal told reporters. "It's a question of weeks."

 

French officials have said the training, which had been due to begin in March, had been delayed because Tripoli was not providing financial guarantees to pay for the mission. Defence Minister Jean-Yves Le Drian said in April it could not start because there were not enough Libyan volunteers.

 

"They have requested more detailed and technical training in a number of fields and we are adjusting to that," Nadal said, without saying who would pay for the mission.

 

France also plans to deploy 3,000 troops, currently in Mali, across the Sahel region along the southern edge of the Sahara Desert, to fight Islamist militancy, including with a new base in northern Chad.

 

A French offensive last year ousted Islamist insurgents from northern Mali, scattering them across the region.

 

Militias and armed protesters have seized ports and oilfields over the last few months to press demands on the central government, squeezing state finances in a country where oil and gas exports are the overwhelming source of revenue.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:35
La frégate de surveillance Prairial mène des entraînements dans le Pacifique

 

13/05/2014 Sources : Marine nationale

 

La Marine nationale est la seule marine européenne présente chaque année dans le Pacifique grâce aux déploiements des Frégates de surveillance (FS) Vendémiaire et Prairial, et la seule marine au monde à se rendre aussi régulièrement en escale en Chine continentale hors Hong-Kong. Le déploiement de longue durée de l’une de ces deux frégates correspond à la volonté de la France d’être présente dans cette zone. 2014 marque le cinquantième anniversaire de l’établissement des relations entre la France et la Chine.

 

La frégate de surveillance (FS) Prairial est entrée dans la baie de Hong-Kong le 7 mai 2014 pour une relâche opérationnelle de cinq jours. Cette escale intervient lors du «French May», qui met à l’honneur la culture française à Hong Kong. La communauté française de Hong Kong, forte de 17 000 personnes, a participé aux diverses manifestations officielles et visites du bord organisées pendant l’escale. Une cérémonie de commémoration s’est tenue le 8 mai au cimetière militaire de Stanley, dans le Sud de l’île, en mémoire des six soldats français morts sur place pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Cette relâche a également permis à l’équipage de conduire de nombreux entraînements avec les différents services civils d’urgence hongkongais. La brigade de protection du bord s’est entraînée avec la Small Boat Division de la Police locale dans leur centre puis à bord, les pompiers de Hong-Kong ont assisté à un exercice sécurité. Un Super Puma du Government Flying Service s’est entraîné au treuillage de civière sur le pont d’envol et les plongeurs de bord ont plongé dans le centre d’entraînement des sauveteurs en mer de Hong Kong. Des entretiens ont également eu lieu avec la garnison militaire gouvernementale. Des activités bilatérales sont prévues avec la marine chinoise lors de la prochaine escale du Prairial en Chine, dans la base navale de Qingdao du 22 au 26 mai.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:20
Le patrouilleur Fulmar en escale en Amérique

 

12/05/2014 Marine nationale

 

Dans le cadre de la 69ème commémoration du 8 mai 1945, le patrouilleur Fulmar basé à Saint-Pierre et Miquelon a fait escale du 8 au 12 mai en Amérique du nord à Portland dans l’État du Maine.

 

Dès le franchissement des passes et sous les canons à eau des US Coast Guard, le Fulmara accosté au terminal Océan au centre ville de Portland.

 

En ce jour de Victory in Europe Day et après un discours officiel devant les médias locaux, le lieutenant de vaisseau Grenet, commandant le Fulmar s’est vu remettre la clef de la ville par Mr Brennan, maire de Portland puis le pavillon de l’État du Maine par Mr Justin Alfond, président du sénat en signe des liens unissant la France et les USA depuis plus de 200 ans.

 

Le patrouilleur Fulmar en escale en Amérique


L’État du Maine a un lien fort avec la France, 30 % de sa population est d’origine canadienne francophone ou de descendance française, 5 % de sa population parle le Français. Le premier établissement d’une colonie Française remonte à 1604 à « Saint Croix Island ».

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:55
Coupes budgétaires : Valls veut mettre Le Drian en slip

 

13/05/2014 Jean Guisnel Défense ouverte / Le Point.fr

 

La tension monte dans les armées, dont le budget est une nouvelle fois visé par l'axe Matignon-Bercy. Pourquoi Hollande, chef des armées, reste-t-il silencieux ?


 

De démentis vagues en déclarations ambiguës, Matignon et Bercy ont donné du corps et de la véracité aux déclarations faites dimanche à la télévision par le député UMP de l'Aisne Xavier Bertrand. Ce dernier n'a pas voulu faire état de ses sources, mais ses accusations se baseraient sur une note ayant fuité du SGDSN (Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale), un service dépendant du Premier ministre. Selon les déclarations de Xavier Bertrand, la défense pourrait perdre 1,5 à 2 milliards d'euros chaque année durant trois ans. Selon certains cadres militaires, ce chiffre pourrait être le "bas de la fourchette", mais les rumeurs sont une spécialité des armées.

Toujours est-il que "radio popote" prétend que Bercy réclame effectivement ces sommes, qui seraient donc cumulatives. Le budget annuel sanctuarisé par la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, soit 31,5 milliards d'euros, perdrait donc 1,5 milliard en 2015, 3 milliards en 2016 et 4,5 milliards en 2017. Soit neuf milliards en trois ans. Est-ce réaliste ? Non. En revanche, le quotidien économique Les Échos a publié mardi matin une évaluation qui a du sens : "Bercy est décidé à couper dans les crédits de l'armée : plusieurs scénarios sont à l'étude, qui pourraient aller jusqu'à 2,3 milliards d'euros d'ici à 2017."

 

Sanctuarisation du budget militaire

À ce stade, selon nos informations, les services de la défense n'ont reçu aucune information venant de Bercy qui concernerait une éventuelle remise en cause des promesses du chef des armées. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui joue politiquement très gros sur cette affaire, n'en démord pas : non seulement la sanctuarisation du budget militaire se trouve inscrite dans la loi, mais elle a été maintes fois réitérée par François Hollande. On n'en sortira pas : sauf à se renier publiquement, le chef de l'État est le garant d'un budget préservé sur toute la durée du quinquennat, après, il est vrai, de sérieux coups de rabot.

Lors d'une intervention dimanche soir sur TF1, Manuel Valls a cependant confirmé que les promesses de François Hollande ne l'engageaient pas. Si les mots ont un sens, les siens sont parfaitement ambigus : "Tout le monde doit participer à la réduction des déficits. Et nos armées, qui se battent courageusement sur différents terrains (...), doivent être préservées. Chacun doit faire un effort." Comment veut-il "préserver" les armées en leur demandant des "efforts" ? La suite le dira...

 

Le silence de Hollande

Mardi après-midi, lors des questions au gouvernement, Michel Sapin n'a nullement démenti les inquiétudes de Xavier Bertrand en déclarant : "Une loi de programmation a été votée. C'est dans le cadre de cette loi de programmation que toute réflexion sur l'avenir des crédits de la défense nationale doit s'inscrire." Langage technocratique codé dont nous proposons à nos lecteurs une traduction qui vaut ce qu'elle vaut : Bercy entendrait effectivement rogner le budget sur les trois prochaines années, mais en s'engageant à réaffecter ces crédits avant 2019, date de la fin de la loi, dont la dotation de 190 milliards ne serait donc pas écornée... Qui crierait à ce scénario ?

Quoi qu'il en soit, depuis dimanche, les armées sont sur des charbons ardents. Un seul homme peut jeter de l'eau sur les braises : François Hollande. Or, depuis le début de la semaine, s'il a souvent parlé à des journalistes, il n'a apporté aucune réponse aux questions sur le budget militaire. Mais pourquoi donc ?

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:55
Cérémonie d'hommage funèbre au sergent-chef Marcel Kalafut à Calvi

 

13/05/2014 Laetitia Périer

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a présidé ce matin, mardi 13 mai, la cérémonie d'hommage funèbre au sergent-chef Marcel Kalafut, du 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP), mort pour la France jeudi 8 mai au Mali.

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a présidé mardi 13 mai dans la matinée la cérémonie d'hommage funèbre au sergent-chef Marcel Kalafut, au camp Raffalli (Calvi) où est basé le 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP).

 

Le sergent-chef Kalafut a été tué le 8 mai lors d'une mission d'infiltration dans le nord-est du Mali. Le véhicule léger dans lequel il se trouvait a sauté sur un engin explosif à une vingtaine de kilomètres à l'est de Tessalit, le blessant ainsi que deux autres militaires. Le sergent-chef Kalafut n'a pas survécu à ses blessures.

 

Lundi, les honneurs militaires lui ont été rendus. Le cortège allant aux Invalides est passé par le pont Alexandre III où de nombreuses personnes sont venues rendre hommage au légionnaire de 27 ans mort pour la France et manifester ainsi leur soutien à ses proches.

 

Le sergent-chef Kalafut est le 8e soldat français tué au Mali depuis le déclenchement de l'opération Serval.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:55
Prophete, le composite qui tient les 1200°C



13/05/2014 DGA

 

Mettre au point des moteurs d’aéronefs plus robustes et plus légers… Voilà sur quoi a planché la société Herakles, filiale du groupe Safran. Comment ? En mettant au point un matériau composite à base de céramique pour remplacer le traditionnel métal utilisé dans les moteurs. Le projet appelé "Prophete" permet désormais aux composites d'investir les environnements les plus hostiles pour leurs fibres.

 

Consommer moins de carburant pour emporter plus d’armement et embarquer plus de passagers… l’heure est à l’allégement des aéronefs. Pour répondre à ce besoin, Herakles, soutenu depuis le début par la DGA, a eu l’idée d’inventer un nouveau matériau composite à base de céramique. Plus léger, il remplacerait avantageusement le métal traditionnellement utilisé jusqu’à aujourd’hui dans les moteurs. Le projet, baptisé « Réalisation d’études pour la Protection, la Réparation et l’Optimisation de Pièces Hélicoptères Évoluant dans des gammes de Températures Élevées », est plus communément appelé "Prophete".

 

Né sous les bons augures

« Tout l’enjeu de notre innovation est d’arriver à intégrer de nouveaux matériaux dans les zones les plus chaudes des moteurs. Jusqu’à présent, la proportion de matériaux composites dans les avions modernes avoisine les 50 % . Une zone résistait cependant encore à toutes les études : le moteur. La faute à ses très hautes températures », explique Georges Caye, chef de programme PROPHETE chez Herakles. En effet, les matériaux composites classiques ne supportent pas de températures au-delà de 200°C. Or, dans un moteur, on peut atteindre les 1200°C.

Trouver un matériau qui supporte 1200°C…Opération réussie !« Grâce au composite à matrice céramique, nous avons accompli ce challenge ! », se félicite Georges Caye. De plus, il a des vertus auto-cicatrisantes. « Pendant son utilisation, les micro-fissures qui pourraient se former dans le matériau sont colmatées par un verre qui se forme par réaction chimique au sein même de la matrice du composite. D’où son nom de matrice autocicatrisante. Ce qui permet d’augmenter significativement sa durée de vie ! », précise-t-il.

 

Démonstration

Afin de démontrer l’intérêt du matériau composite à matrice céramique, la société Herakles a réalisé un prototype de tuyère pour la partie arrière du moteur de l’hélicoptère Tigre. Des essais en vol se sont déroulés de début 2012 à avril 2013. « Les résultats obtenus étaient largement concluants. Après 130 heures de vol, la tuyère est intacte ! », souligne Georges Caye. En l’occurrence, l’innovation a été testée sur le Tigre mais elle peut être appliquée à n’importe quelle tuyère d’autres hélicoptères, et même d’autres pièces de moteurs d’avions.

« Cela fait 10 ans que Herakles travaille sur la création de ce matériau. Avant de le tester en conditions réelles sur la tuyère du Tigre, il y a eu beaucoup de recherches en laboratoire. Pour des applications militaires, nous sommes techniquement prêt. Côté civil, nous nous préparons à mettre en service une pièce de même type sur un avion d’Air France . » Herakles envisage ensuite une introduction en série complète dans des moteurs d’avions civils aux alentours de 2018/2019.C'est-à-dire demain.

 

L'innovation Prophete appliquée à la tuyère du Tigre

L'innovation Prophete appliquée à la tuyère du Tigre

Prophete en chiffres

- 6000 heures, c’est la durée de vie attendue d’une tuyère en composite céramique métal qui n’est pas sujette aux criques qui affectent les pièces métalliques portées en température.

- Entre 800 et 1200°C , ce sont les températures que peut supporter la tuyère en céramique.

- 30%, c’est le pourcentage d’allègement que l’on pourrait atteindre avec la tuyère en céramique par rapport à sa version métal

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