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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:50
L'Europe se mobilise contre les djihadistes

Plusieurs centaines d'Européens ont rejoint la Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad avec les groupes islamistes les plus radicaux, notamment l'État islamique au Levant et en Irak.

 

07/05/2014 Par Georges Malbrunot - LeFigaro.fr

 

Une réunion des ministres de l'Intérieur des pays européens examine les mesures pour lutter contre le départ de djihadistes en Syrie.


 

La semaine dernière, les ex-otages de Syrie ont participé à un exercice de reconnaissance vocale au siège de la DCRI à Levallois-Perret, près de Paris. Les experts de l'antiterrorisme leur ont fait entendre des voix de djihadistes français - résultats d'écoutes téléphoniques - dans l'espoir qu'ils reconnaissent le timbre d'un ou plusieurs de leurs geôliers. Puisque pour la première fois dans l'histoire des enlèvements, des Français figuraient aux côtés des terroristes qui détenaient en otages d'autres Français. Dernier avatar du piège djihadiste auxquels sont confrontés la France et d'autres pays occidentaux, trois ans après le début de la révolution pour renverser Bachar el-Assad à Damas.

 

Les neuf pays européens les plus concernés par «les combattants étrangers» en Syrie se réunissent jeudi à Bruxelles, avec des représentants des États-Unis, de Turquie, du Maroc et de Tunisie. La Syrie, comme aucun autre pays auparavant, aimante les candidats à la guerre sainte. Les chiffres sont inquiétants. 300 Français combattent dans le nord de la Syrie. À leurs côtés, 200 Belges, une centaine de Néerlandais, 300 à 400 Britanniques, des dizaines d'Allemands, et entre 50 et 100 Américains… Au total, plus de 15.000 étrangers venus de près de 70 pays. Et dans l'immense majorité des cas, pour lutter avec les groupes islamistes les plus radicaux: le Front al-Nosra, branche locale d'al-Qaida, et l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), auteur des pires atrocités, qui détenait les journalistes français.

La « présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe » est l'autre « nouveau problème » posé par le conflit en Syrie

Le retour de ces légions de djihadistes européens sera au menu de la réunion de Bruxelles. C'est «l'une des principales préoccupations», reconnaît la ministre belge de l'Intérieur, Joëlle Milquet. 130 Français et une cinquantaine de Belges sont déjà rentrés. Au total, un millier d'Européens pourraient revenir bientôt du djihad. Le risque que les plus endoctrinés d'entre eux passent à l'action dans l'Hexagone, en Belgique ou en Espagne est pris très au sérieux. Mais leur surveillance requiert des moyens en hommes et en matériels qui dépassent les capacités des services de police des pays concernés.

 

Au-delà du renforcement souhaité de la coopération entre services de renseignements européens, la «présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe» est l'autre «nouveau problème» posé par le conflit en Syrie, estime Mme Milquet. Chacun reconnaît désormais qu'en cas de renversement de Bachar el-Assad, la mouvance djihadiste profiterait du chaos pour se sanctuariser dans une zone de non-droit allant du Nord-Est syrien à l'ouest de l'Irak. C'est-à-dire à un saut de puce de l'Europe. Pour contrer cette menace, les Européens entendent renforcer leur coopération avec la Turquie, principal pays de transit des djihadistes, d'où la présence d'un représentant turc jeudi à Bruxelles. «Ces djihadistes n'atterrissent pas en parachute en Syrie», s'indigne le représentant démissionnaire des Nations unies à Damas, Moktar Lamani. La Turquie, qui est notre allié au sein de l'Otan, aurait pu freiner ces arrivées.» «Ce sont des questions délicates», fait valoir la ministre belge de l'Intérieur. «Les Turcs nous disent: “faites en plus pour les empêcher de venir chez nous”, et nous on leur dit “faites en plus pour les empêcher de passer la frontière avec la Syrie”», résume un expert français. «Mais aujourd'hui, on ne cherche pas à blâmer les Turcs, car ils ont pris conscience du problème et ne veulent pas devenir une plaque tournante du djihad», renchérit-on au ministère de l'Intérieur. Les Européens vont toutefois réclamer davantage d'efforts d'Ankara, pas forcément en termes d'arrestation, mais surtout de repérage des djihadistes de passage. On ne peut pas surveiller tous les points de passage illégaux entre notre territoire et la Syrie, rétorquent les Turcs. Avant d'adopter une politique de «zéro tolérance», Ankara réclame des listes de noms et des détails sur les suspects en provenance d'Europe. En fait, la Turquie redoute l'effet boomerang. «Si on se met à les arrêter en masse, les djihadistes se vengeront en posant des bombes chez nous», prévient un officiel turc. Les services turcs ont commencé à arrêter des djihadistes à leur retour de Syrie. Une tactique qui rappelle le double jeu des services syriens après la guerre d'Irak en 2003, lorsque Damas fermait les yeux sur leurs entrées en Irak tout en interpellant d'autres à leur retour, histoire de bien montrer aux Américains que le régime syrien luttait contre le terrorisme.

 

Signe de l'embarras croissant causé par le phénomène djihadiste, depuis un an, de nombreux services européens ont envoyé, mais en ordre dispersé, des délégations auprès des services syriens, alors que les relations politiques sont gelées avec Damas. Comme si le combat contre les djihadistes ne pouvait se passer de la Syrie. Mais «ce sujet ne sera pas abordé à Bruxelles», prévient-on Place Beauvau.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:45
Réorganisation au Sahel : les opérations Serval, Epervier et Sabre réunies sous un même nom et un commandement unique

 

07.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Pour l'heure, la réorganisation du déploiement de 3 000 soldats français dans la bande sahélo-saharienne reste sous le commandement de l'opération Serval et du général Marc Foucaud. Mais la future répartition entre quatre pôles d'intervention régionaux à Gao au Mali (Serval), N'Djamena au Tchad (détachement air, Epervier), Niamey au Niger (drones, renseignement), Ouagadougou au Burkina-Faso (forces spéciales pour Sabre) devrait entraîner la fin des opérations Serval, Epervier et Sabre, du moins sous ces noms-ci

 

L'opération globale, consacrée officiellement au contre-terrorisme (confère le discours de Washington de Jean-Yves Le Drian le 24 janvier), changera de nom et son commandement unique sera positionné au Tchad. La base logistique sera installée à Abidjan en Côte d'Ivoire.

 

Nous sommes là dans le symbolique même si l'on sait que le choix des noms des opérations fait toujours l'objet du plus grand soin à l'état-major des armées, avec propositions, validations...

 

Si vous avez des idées pour le nom de cette opération, n'hésitez pas à avancer des pistes en commentaires... ;)

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 09:45
Crédits JD Merchet - Jan 2014

Crédits JD Merchet - Jan 2014

 

08 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué jeudi que 3.000 soldats français allaient être mobilisés dans la bande sahélo-saharienne, sans date limite, dans le cadre d'une réorganisation du dispositif militaire au Mali.

 

Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme, a expliqué le ministre sur BFM TV et la radio RMC, précisant que 1.000 soldats français allaient être concentrés près de Gao (nord-est du Mali) et 3.000 autres sur la bande sahélo-saharienne. Le ministre avait déjà annoncé à plusieurs reprises que la France laisserait au Mali un millier d'hommes pour lutter contre le terrorisme.

 

Selon le ministre, l'opération militaire française Serval est en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale. En janvier 2013, la France avait déclenché cette opération au Mali, prenant la tête d'une intervention de plusieurs troupes africaines, pour stopper les islamistes qui avaient entrepris de progresser vers le Sud.

 

Selon M. Le Drian, il restait au Nord la volonté d'un certain nombre de groupes de jihadistes de se reconstituer, ils sont beaucoup moins nombreux mais ils n'ont rien à perdre, ils laissent leur vie et donc il faut lutter de manière extrêmement précise contre toute forme de regroupement, de recrudescence des groupes jihadistes dans cette partie du Mali, bien au Nord et dans l'Adrar des Ifoghas.

 

On est dans une autre phase (...) sur le Mali, les forces des Nations unies sont là et l'armée malienne se reconstitue, a-t-il souligné, précisant: Notre rôle à nous est de poursuivre le contre-terrorisme au Nord-Mali, au nord du Niger, au Tchad.

 

Nous sommes en train de réorganiser notre dispositif pour que 3.000 militaires français soient dans cette zone, a dit le ministre, en évoquant le Nord du Mali, qui est selon lui une zone de danger, de trafics en tout genre et là, nous resterons le temps qu'il faudra, il n'y a pas de date limite.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 08:26
photo 2e REP

photo 2e REP

 

08/05/2014 à 09:23 Par Le Figaro.fr avec agences

 

Un sous-officier français du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi a été tué en opération dans la nuit de mercredi à jeudi au Nord du Mali, a annoncé l'Élysée dans un communiqué jeudi matin. Le président de la République, François Hollande, a exprimé sa "profonde tristesse", saluant le "sacrifice de ce légionnaire français". Il a exprimé sa "totale confiance" aux forces françaises engagées dans la lutte "contre les groupes armés terroristes". La mort de ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations.

 

Il a été tué par un "engin explosif improvisé" placé par un groupe djihadiste, a précisé le ministre français [de la Défense] Jean-Yves Le Drian. "Il est mort pour la liberté du Mali, la sécurité du Mali, mais aussi pour la liberté, la sécurité de l'Europe et de la France", a-t-il dit sur BFM TV et RMC. "Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme", a expliqué le ministre, précisant que 1000 soldats français allaient être concentrés près de Gao et 3000 autres sur la "bande sahélo-saharienne".

 

Selon le ministre, "il restait au Nord la volonté d'un certain nombre de groupes de jihadistes de se reconstituer, ils sont beaucoup moins nombreux mais ils n'ont rien à perdre, ils laissent leur vie et donc il faut lutter de manière extrêmement précise contre toute forme de regroupement, de recrudescence des groupes jihadistes dans cette partie du Mali, bien au Nord et dans l'Adrar des Ifoghas". La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes pour déloger les combattants islamistes qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale Bamako.

source Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord

 

Le communiqué de l'Elysée : " Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort en opération, cette nuit au Nord du Mali, d'un sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi. Le chef de l'Etat exprime son grand respect pour le sacrifice de ce légionnaire français.

 

Il adresse avec émotion ses condoléances à sa famille comme à ses proches, et les assure de la solidarité de la Nation dans ces douloureuses circonstances.

 

En ce jour de commémoration de la victoire du 8 mai 1945, il renouvelle sa totale confiance aux forces françaises engagées aux côtés des Maliens et des forces des Nations-Unies pour continuer à lutter contre les groupes armés terroristes qui tentent de soumettre les populations à leur idéologie destructrice en les privant de leur droit à la sécurité et au développement. "

 

Les précédents soldats de Serval morts au Mali :

 

11 janvier 2013 : chef de bataillon Damien Boiteux (4e RHFS).

19 février 2013 : adjudant Harold Vormezeele (2e REP).

2 mars 2013 : caporal-chef Cédric Charenton (1er RCP).

6 mars 2013 : maréchal des logis Wilfried Pingaud (68e RAA).

16 mars 2013 : caporal-chef Alexandre Van Dooren (1er RIMa).

29 avril 2013 : sergent Stéphane Duval (1er RPIMa).

30 juillet 2013 : brigadier-chef Martin-Vallet (515e RT).

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:55
Changer, pour repousser les limites

12e RC Crédits : ADJ Fabien Marmillod

 

07/05/2014  J.SEVERIN - Armée de Terre

 

Le 2e escadron de combat blindé du 12e régiment de cuirassiers, a effectué un stage à Autrans, au cœur du Massif du Vercors, du 7 au 18 avril 2014.

 

Dans un environnement inhabituel, les cavaliers ont suivi un entraînement physique différent, découvert de nouvelles techniques et repoussé leurs limites pour venir à bout des épreuves. Tels étaient les objectifs du stage.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:55
TERRE D’AFRIQUE, des officiers dans la tourmente

 

07/05/2014 Armée de Terre

 

Préfacé par le général d’armée Henri Bentegeat, ancien chef d’état-major des armées, cet ouvrage original replace la promotion Terre d’Afrique de l’ESM de Saint-Cyr, (1957-1959), dans son époque.

 

Un pari réussi, celui d’une confrontation entre les souvenirs de ces officiers de l’armée de Terre et la trame d’une période de bouleversements géopolitiques, techniques et sociétaux. Au-delà des témoignages des élèves de cette promotion, qui retracent leurs parcours, leurs origines, leurs aspirations et leurs carrières, ce sont les valeurs d’abnégation, d’honneur, de patriotisme, de discipline et d’esprit de camaraderie qui sont honorées. Un livre dense, documenté et illustré qui s’adresse aussi bien aux historiens qu’à toutes les générations d’officiers.

 

Martine Cuttier DIACRES Éditions

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:55
CEMA : rencontre avec les commandants de formation

 

07/05/2014 Sources : EMA  

 

Le 06 mai 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a reçu une dizaine de chefs de corps et commandants d’unité des trois armées certains exerçant également la fonction de commandant de base de défense. Il s’agissait de la première rencontre de ce type.

 

Elle avait pour objectif à la fois de recueillir les observations et préoccupations des commandants de formation sur la vie quotidienne des armées et de les tenir informés des évolutions liées à la transformation en cours et au projet CAP 2020. Parmi les différents thèmes abordés, le CEMA est plus particulièrement revenu sur la question du maintien en condition opérationnel des équipements, rappelant qu’il s’agissait d’une priorité pour les cinq prochaines années. Le général de Villiers a également fait un point sur le soutien et la condition du personnel, en précisant qu’ils restaient au cœur du futur modèle d’armées.

 

Fort des échanges qu’il avait déjà eu l’occasion d’engager à ce sujet avec les grands commandeurs en mars dernier, le CEMA a rappelé la nécessité de simplifier les modes de fonctionnement au sein des armées, organisations et services, pour obtenir une organisation plus souple, plus affûtée, moins lourde dans l’exercice des missions quotidiennes. Enfin, conformément à la logique d’efficacité fondée sur le principe d’« un chef, une mission, des moyens », le général de Villiers a indiqué qu’il était essentiel de renforcer le commandant des bases de défense dans ses prérogatives.

 

Cette rencontre traduit la volonté du CEMA d’établir un contact direct avec ses subordonnés. Il a d’ailleurs conclu cet échange en rappelant aux commandants de formations qu’il compte bien agir avec eux pour conduire la transformation des armées.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:54
Paramédicaux des armées : fin de la formation initiale de la 136e promotion

 

29/04/2014 BCISSA  - DCSSA

 

« À l’exemple de Geneviève de Galard que l’on appelait l’ange de Dien Bien Phu et sur les traces de ces grandes figures qui ont marqué l’histoire du personnel paramédical des armées, nous avons la volonté d’accomplir avec fierté et courage les missions que le service de santé nous donnera et auxquelles nous avons été préparées… »

 

C’est par ses paroles que, le 18 avril, l’infirmière de classe normale Brunet, présidente de promotion, a conclu au nom de ses camarades la cérémonie de fin de stage de la 136e promotion « Formation militaire initiale – Militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (FMI - MITHA).

 

Les personnels paramédicaux nouvellement engagés au sein des hôpitaux militaires reçoivent une formation militaire initiale de quatre semaines à Rochefort, au sein de l’école de gendarmerie. Cette FMI a pour objectif l’intégration dans la communauté militaire et l’acquisition des connaissances militaires et techniques nécessaires pour occuper un emploi au sein du SSA. La compréhension par le personnel soignant du fonctionnement des armées et de l’organisation de la vie militaire lui permet de mieux prendre en charge les militaires hospitalisés.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne s’entraîne au contrôle de foule

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Le 1ermai 2014, la force Licorne a réalisé un exercice de contrôle de foule sur le camp de Port-Bouët, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

 

Durant toute la matinée, les 120 militaires de la compagnie du 2erégiment d’infanterie de Marine (2e RIMa), appartenant à la force Licorne, se sont entraînés à mettre en œuvre les différentes techniques de contrôle de foule, afin d’entretenir leur capacité dans ce domaine.

 

L’exercice, réaliste par les situations et les moyens mis en œuvre, a permis aux marsouins de s’entraîner à réagir face à une foule hostile, sous différentes configurations. Cette capacité inclut la réaction et la manœuvre en vue de canaliser ou de disperser des individus agissant en groupe.

 

Les militaires de la compagnie du 2e RIMa avaient suivi l’instruction « capacité contrôle de foule » (CCF), dans le cadre de leur mise en condition avant projection en Côte d’Ivoire. Cette formation leur a permis d’acquérir les réflexes permettant d’évoluer à proximité d’une foule et éventuellement de s’en protéger.

 

La force Licorne, forte de 450 hommes, accompagne la réforme de l’armée ivoirienne en soutien de l’ONUCI. Elle a mené en 2013 la formation de plus de 1500 soldats ivoiriens. Elle est, par ailleurs, en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si nécessaire.

Côte d’Ivoire : la force Licorne s’entraîne au contrôle de fouleCôte d’Ivoire : la force Licorne s’entraîne au contrôle de foule
Côte d’Ivoire : la force Licorne s’entraîne au contrôle de foule

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 07:35
 Diên Biên Phu dans les fonds de l’ECPAD

 

Soixante ans après la bataille de Diên Biên Phu, découvrez les archives audiovisuelles de l’ECPAD, travail des reporters du SCA (service cinématographique des armées), ancêtre de l’ECPAD, présent en Indochine de 1945 à 1956.

 

- Dossier Diên Biên Phu


- Présentation du fonds Indochine


- L’Indochine dans les fonds cinématographiques de l’ECPAD


- Dossier documentaire : La bataille de Diên Biên Phu


- Galerie photos : La bataille de Diên Biên Phu

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 21:30
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Du 28 avril au 2 mai 2014, sur le camp de Deyr Kifa au sud Liban, les militaires français de la Force Commander Reserve (FCR) de la FINUL et ceux des Forces armées libanaises (FAL) ont conduit deux entrainements conjoints.

 

Les deux exercices, l’un sur les savoir-faire du génie et l’autre sur le combat en zone urbaine, ont permis de partager l’expérience respective des militaires français et libanais.

Dans le cadre de la coopération militaire franco-libanaise, une section d’infanterie de la FCR, armée par le 16e bataillon de Chasseurs (16e BC) et composée d’une vingtaine de militaires, a passé cinq jours avec une section libanaise de la 7e brigade des FAL dans les camps français de Dayr Kifa et libanais d’Ebel El Saqi (est de la région du sud-Litani). Au cours de la semaine, les soldats ont mis en pratique leurs connaissances en matière de combat en zone urbaine, de réaction face à une embuscade ou encore d’évacuation d’un blessé sous le feu.

 

En parallèle, le détachement du génie de la FCR, principalement armé par le 13e régiment du génie (13e RG) s’est entraîné avec les forces armées libanaises des 5e et 9e brigades des FAL. Au cours de cet échange, les soldats ont suivi des instructions théoriques et pratiques de techniques de fouille de véhicule, d’ouverture d’itinéraire, de réaction face à la découverte d’un engin explosif improvisé (IED), de contrôle en milieu urbain (Check point) et de fouille opérationnelle d’un bâtiment.

 

Une cérémonie de remise de diplômes à Deyr Kifa, en présence du général Lahib, adjoint à la 7e brigade de l’armée libanaise, a clôturé la semaine d’entraînement.

 

La résolution 1701, fondement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban depuis 2006 en complément des résolutions de 1978, assigne à la FINUL la mission de soutenir les Forces armées libanaises dans le Sud-Litani. Les entraînements conjoints participent à cette mission. La France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français présents au Liban, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN (contribution de la France à cette mission ONU), agissent principalement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR). Ce détachement confère au Force Commander des capacités de dissuasion de réaction, et de surveillance terrestre et aérienne. Parallèlement, la FCR entretient une coopération étroite avec les forces armées libanaises, tant lors de patrouilles communes que lors d’entraînements conjoints comme ceux de cette semaine.

Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL
Liban : entraînements conjoints entre la FCR et les FAL

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 20:45
Tchad : dons de la force Epervier à l’orphelinat Béthanie de N’Djaména

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Le 28 avril 2014, la force Epervier a réalisé une mission de soutien à la population tchadienne, au profit de l’orphelinat Béthanie à N’Djaména.

 

Situé à 8 km du camp Kosseï, l’orphelinat Béthanie est une association caritative à fonds privés qui accueille et soigne, depuis vingt ans, les enfants qui n’ont plus leur mère et qui sont en situation de malnutrition. Dans le cadre des actions civiles et militaires, la force Epervier a apporté un soutien à cet orphelinat. Les militaires venus déposé des dons (matelas, matériels de puériculture, jouets) ont pu prendre conscience de l’ensemble des efforts réalisés pour éduquer et soigner ces enfants.

 

« Ici, les enfants y sont accueillis jusqu’à six ans, après quoi ils sont réinsérés dans leur famille tout en étant suivi sur le plan médical et scolaire. », confie le directeur de l’établissement.

 

Un soldat en opération extérieure au Tchad, a également mobilisé les militaires de son unité en France pour collecter du lait en poudre, des habits, ou encore des jouets, au profit des orphelinats de N’Djaména.

 

En 2009, la force Epervier avait déjà soutenu cette association en finançant et en construisant un abri pour les familles au profit du centre de protection maternelle et infantile (PMI), qui accueille, lui aussi, des enfants atteints de malnutrition.

 

Les militaires de la force Epervier assurent deux missions permanentes : ils apportent un soutien aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad et sont en mesure de garantir, si nécessaire, la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad.

 

Depuis le 31 mars 2014, la force Epervier est sous le contrôle opérationnel de la force Serval dans le cadre de la régionalisation des opérations dans la bande sahélo-saharienne. D’autres étapes marqueront cette montée en puissance, dont l’apogée sera marquée par le transfert du poste de commandement unique des opérations de Bamako vers N’Djamena.

Tchad : dons de la force Epervier à l’orphelinat Béthanie de N’Djaména
Tchad : dons de la force Epervier à l’orphelinat Béthanie de N’Djaména

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 20:35
Bataille de Diên Biên Phu : 56 jours et nuits


07/05/2014 Bernard Edinger

 

Le 16 mars 1954, le sous-lieutenant Allaire, du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, a été parachuté avec son unité sur le camp retranché pris sous un déluge de feu.

 

Tout n’est que bouleversement, renversement, saccage, cratères et désolation. C’est l’Enfer», décrit Jacques Allaire dans ses mémoires. Le sous-lieutenant, chef des mortiers lourds du 6e bataillon de parachutistes coloniaux (6e BPC), a déjà effectué deux séjours en Indochine ; l’un comme caporal et l’autre comme sergent. La veille de son parachutage, il s’adresse à sa section : « Vous savez tous que, demain, nous sautons sur Diên Biên Phu.

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 20:35
Qui se souvient de Diên Biên Phu?

 

07 mai 2014 Tout un monde

 

Il y a soixante ans, le 7 mai 1954, s’achevait au détriment de la France la terrible bataille de Diên Biên Phu. Elle concluait la première guerre d’Indochine en donnant la victoire à un mouvement national-communiste vietnamien en pleine ascension. Hanoï a décidé d’organiser de grandes cérémonies d’anniversaire, mais qui s’en souvient aujourd’hui ? Certainement pas l’Amérique, qui a oublié la longue guerre qu’elle perdit ensuite contre le Vietnam pour se consacrer désormais à une diplomatie beaucoup plus souple. Pas non plus la Chine, qui avait pourtant fourni à l’allié vietminh une aide militaire décisive, puis les plans de la bataille finale. Car ses relations avec le Vietnam sont désormais si mauvaises que celui-ci en est arrivé à inviter dans ses ports la flotte américaine…

 

Tribune de Jean-Luc Domenach*, Ceri

 

   La France, elle aussi, ignore ce soixantième anniversaire de Diên Biên Phu, et c’est dommage. Une raison de l’oubli réside dans l’empilement de médiocrités et de stupidités qui a provoqué la défaite de 1954, notamment (mais pas seulement) dans l’armée. Et pourtant, la trajectoire française au Vietnam comprend également le meilleur, même sur le plan militaire, et même à Diên Biên Phu.

 

   Ensuite, la France est parvenue à maintenir avec Hanoï des relations correctes, voire désormais amicales. Outre la persévérance du Quai d’Orsay, la raison en est simple : pour nombre de Vietnamiens, la France a été et reste un modèle de civilisation.

 

   C’est en effet que, pour le pire et le meilleur, le Vietnam a décidé de rester lui-même, c’est-à-dire indépendant : avant-hier contre le colonialisme français, hier contre l’impérialisme américain et aujourd’hui contre une Chine devenue la deuxième puissance du monde. En célébrant la bataille de Diên Biên Phu qu’il avait remportée en partie grâce à son puissant voisin, c’est à Pékin qu’il s’adresse pour l’avertir solennellement qu’il est prêt à défendre bec et ongles son indépendance.

 

   Cette constance dans l’affirmation des valeurs nationalistes a de quoi impressionner, d’autant qu’elle jette une lumière très vive sur l’Asie contemporaine. On a certes raison de mettre en évidence les performances économiques successivement réalisées par le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, l’Indonésie et les autres pays de la région. Et l’on signale avec juste raison que ces performances font école dans d’autres pays, dont le Vietnam.

 

   Mais l’on oublie trop souvent des vérités essentielles. Leurs progrès économiques, aussi favorisés qu’ils soient par la mondialisation, sont inspirés par des projets fondamentalement nationalistes. Ces pays se sont affirmés autrefois contre les grandes puissances occidentales, mais ils sont désormais tout aussi méfiants contre les trois grandes puissances de l’Asie : le Japon, bien sûr, mais aussi l’Inde et surtout la Chine.En célébrant le souvenir de Diên Biên Phu, le Vietnam rappelle qu’il veut avant tout demeurer indépendant.

 

*Jean-Luc Domenach est directeur de recherches au Ceri-Sciences Po.

 

Note RP Defense : j'ai modifié les illustrations originales de l'article. Pour que la mémoire ne s'efface pas.

Prisonnier français libéré par le Viêt-minh. Source ECPAD

Prisonnier français libéré par le Viêt-minh. Source ECPAD

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:55
Le Service de Santé à l’honneur

Le Service de Santé à l’honneur / Crédits : HIA de Percy

 

06/05/2014 J.SEVERIN - Armée de Terre

 

Mercredi 30 avril 2014, l'hôpital d'instruction des armées (HIA) de Percy a reçu la fourragère de la croix de la Valeur militaire pour son action en Afghanistan.

 

Remise par le médecin général des armées Jean-Marc Debonne, directeur central du Service de santé des armée, cette croix de la valeur militaire est destinée à rappeler les actions d'éclat accomplies par les formations citées au moins deux fois à l'ordre de l'armée à titre collectif, au cours d'opérations de combat. L’HIA de Percy s’est particulièrement distingué au printemps et à l’été 2011, lors d’un afflux de blessés en provenance du territoire afghan. Puis le 20 janvier 2012, sur la base opérationnelle avancée de Gwan, suite à l’attaque d’un groupe de militaires perpétrée par un soldat afghan renégat.

 

Au-delà de ses actions sur le théâtre afghan, l’HIA Percy a, au cours des huit dernières années, pris en charge plus de 3000 militaires et déployé plus de 800 soignants militaires sur tous les théâtres d'opération, préservant ainsi de nombreuses vies. Il a également  créé une cellule spécifique de conduite et de planification qui intègre, pour la première fois, le commandement, les acteurs sociaux et les intervenants administratifs au protocole de réinsertion personnelle et professionnelle des blessés.

 

Avec un service d’accueil des urgences, des services de réanimation, de psychiatrie, un centre de traitement des brûlés et un bloc opératoire rattaché aux services de chirurgie orthopédique, thoracique et plastique, l’HIA Percy constitue une unité d’un niveau professionnel exceptionnel au service des forces, capable de mener en permanence tout type de soins.

 

Cette fourragère est une reconnaissance du dévouement du personnel médical et paramédical de l’HIA Percy qui répond de manière exemplaire à tous les besoins de prise en charge de blessés qui lui ont été acheminés.

Le Service de Santé à l’honneur
Le Service de Santé à l’honneur

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:50
Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle

 

06/05/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 6 mai 2014, à 8 h 00, sur demande de l’OTAN, le détachement de l’armée de l’Air déployé en Pologne a débuté une mission de permanence opérationnelle (PO). Il se tient prêt à décoller pour garantir l’intégrité territoriale de l’espace aérien des Etats Baltes.

 

Cette permanence opérationnelle est assurée par près de 70 militaires français et les avions Rafale, qui sont stationnés depuis le 28 avril 2014 sur la base de Malbork, avec l’accord des autorités polonaises. Son objectif est de contribuer à faire respecter la souveraineté nationale des pays Baltes, qui n’ont pas de moyens propres de défense aérienne, et d’assurer la défense de ces territoires contre toute menace aérienne. En cas de doute sur un aéronef qui survolerait ces territoires, les avions Rafale sont en mesure de décoller en quelques minutes, 24 heures/24 et 7 jours/7.

 

Dans le cadre de son déploiement, le détachement de l’armée de l’Air alterne ses missions de permanence opérationnelle avec des missions d’entraînement à la NATO Air Policing, conjointement avec les Polonais. Une mission d’entraînement de deux heures a justement été réalisée ce mardi aux côtés de d’autres avions de combat de l’OTAN.

 

Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle

Le déploiement de ces avions de chasse intervient dans le cadre des mesures de réassurance décidées par la France pour marquer sa solidarité à l’égard de ses alliés en Europe de l’Est. Décidé le 16 avril 2014 sur demande de l’OTAN, il vient compléter l’engagement des Awacs qui, depuis le 1er avril, participent à des missions de surveillance de l’espace aérien polonais et roumain à partir de la base aérienne d’Avord. C’est la première fois que les Rafale sont ainsi déployés pour être en mesure d’assurer une mission de permanence opérationnelle dans un pays étranger. Leur déploiement a été facilité par l’engagement d’un échelon précurseur à compter du 24 avril 2014. Composé d’une soixantaine de militaires, cet échelon a procédé à la mise en œuvre de plusieurs tonnes de matériel en vue de l’arrivée des chasseurs.

 

Ce détachement conduit une double mission :

- réaliser des missions d’entraînement à la NATO Air Policing aux côtés des équipages polonais ;

- participer, sur demande de l’OTAN, à la mission de surveillance de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie, afin de garantir l’intégrité de leur espace aérien.

Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle
Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle
Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle
Détachement air en Pologne : début de la permanence opérationnelle

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:45
Sangaris : rétablissement de la circulation sur la MSR

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Le 25 avril 2014, un poids lourd civil transportant deux containers s'est renversé sur la MSR (main supply road), entre Baoro et Bouar, bloquant les deux voies de circulations.

 

La force Sangaris a rapidement réagi en envoyant une QRF (quick reaction force) du groupement tactique interarmes (GTIA) « Dragon », avec un camion TRM 10 000 CLD équipé d’une grue de remorquage.

 

Durant près de 4 heures, les « maintenanciers » de la QRF ont oeuvré pour dégager la route. Les moyens lourds engagés se sont révélés indispensables pour régler cet incident, qui n’aura causé que des dégâts matériels. Au bilan, les hommes du GTIA « Dragon », aidés par la population et les forces de sécurité locales, ont permis le rétablissement de la circulation.

 

L’axe reliant le Cameroun à Bangui est la principale route d’approvisionnement de marchandises du pays. Son importance est capitale et toute entrave à la circulation a des répercussions sur l’ensemble du pays. La force Sangaris déployée dans l’ouest de la RCA a pour mission, en appui de la MISCA, d’assurer la libre circulation des personnes et des biens sur la MSR et de veiller à la fluidité des mouvements.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5600 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : rétablissement de la circulation sur la MSRSangaris : rétablissement de la circulation sur la MSR
Sangaris : rétablissement de la circulation sur la MSR
Sangaris : rétablissement de la circulation sur la MSRSangaris : rétablissement de la circulation sur la MSRSangaris : rétablissement de la circulation sur la MSR

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:35
Afghanistan : exercice EOD

 

06.05.2014 Crédit : EMA / ECPAD

 

Le 11 avril 2014, à 09 h 30, au marché afghan de l’aéroport international de Kaboul (KAIA), fin d’exercice pour Mugshot, chien spécialisé en recherche d’explosifs, son maître et deux militaires français de l’équipe EOD (Explosive Ordonance Disposal).

Cet exercice a permis de vérifier la coordination des différents services intervenant dans le cadre d’une menace EEI (Engins Explosifs Improvisés) au sein du camp de KAIA, où sont installés les 350 militaires français engagés en Afghanistan jusqu’à la fin de la mission de l’ISAF en 2014.

 

Reportage photos

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 18:45
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014

 

 

07/05/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 29 avril au 7 mai 2014.

 

En appui de la MISCA, la force Sangaris est déployée sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine. Les éléments du dispositif Sangaris sont engagés dans l’ouest et le nord-ouest avec le GTIA Dragon, à Bangui et à Boda avec le GTIA Savoie et à l’est sur un axe Sibut – Bria avec le GTIA Scorpion.

 

A Bangui

 

La semaine a été marquée par la prise en compte de la sécurisation de l’aéroport de Bangui par l’EUFOR RCA le mercredi 30 avril, jour de l’annonce par l’Union européenne de la capacité initiale opérationnelle de la force.

 

La situation sécuritaire dans la capitale est restée calme cette semaine. La MISCA et le GTIA Savoie poursuivent leurs missions de contrôle de zone, notamment dans les 3eet 5earrondissements, ainsi qu’à la sortie nord de la capitale. La coopération se poursuit entre les gendarmes centrafricains et les gendarmes français. La première patrouille en autonomie d’une trentaine de gendarmes de la brigade centrale de Bangui le 5 mai, accompagné d’un groupe de la MISCA, illustre la montée en puissance progressive des forces de sécurité intérieure centrafricaines (les FSI).

 

Dans l’ouest

 

Le GTIA Dragon a poursuivi la sécurisation de la MSR reliant la capitale au Cameroun. Cette semaine, près de 150 véhicules, dont plus de 100 poids lourds sont entrés dans le pays sans escorte. Le 2 mai, la Force a accueilli à Bouar la visite de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, accompagnée du général Soriano, commandant la Force Sangaris. Aucun incident n’est venu troubler cette visite présidentielle d’une grande importance pour la population et les autorités locales.

 

Le 5 mai, le GTIA Dragon a conduit une mission de reconnaissance depuis Bossangoa vers Paoua, ville située au nord-ouest de la République centrafricaine. Cette mission visait à reconnaître cette zone difficile d’accès, dans laquelle de nombreuses exactions étaient rapportées depuis une dizaine de jours, et à y rétablir la situation sécuritaire et humanitaire avec la MISCA. Alerté par un appui renseignement, les éléments de la Force Sangaris se sont déployés au niveau de Boguila, à moins d’une centaine de kilomètres de Paoua, pour protéger le village et barrer la route à une colonne de pick-ups et de motos transportant des individus lourdement armés. Le groupe armé a immédiatement engagé le combat, manœuvrant avec agressivité contre les soldats français. Ces combats ont duré plus de trois heures et ont cessé dans la soirée. Face à l’agressivité de l’adversaire, la Force Sangaris a fait usage de son armement lourd (missile anti-char et mortier). La décision a également été prise d’engager un appui aérien d’avions de chasse, en provenance de Ndjamena. Au bilan, 1 pick-up et une dizaine de motos ont été détruites, et une dizaine de combattants sont estimés avoir été tués. Aucun blessé n’est à déplorer du côté de la force Sangaris. L’action des militaires français a été saluée par les villageois de Boguila. Neuf jours auparavant, ces derniers avait été victimes du raid de « prédateurs » appartenant vraisemblablement au groupe armé qui s’est dévoilé le 5 mai. La force Sangaris est restée sur position le lendemain pour prévenir toute nouvelle attaque contre les populations.

 

Dans l’est

 

Le GTIA Scorpion est déployé de Sibut à Bria, son dispositif est désormais centré sur Bambari. Ce nouveau déploiement facilite la mobilité du GTIA dans sa zone de responsabilité, dissuadant ainsi les incursions de groupes armés. Il peut ainsi assure la libre circulation entre Sibut et Bria et poursuit les rencontres avec les autorités locales. Ces rencontres sont l’occasion de diffuser de nombreux messages d’apaisement et d’explication de la mission de la Force Sangaris. Les éléments du GTIA Scorpion rayonnent aussi autour des axes principaux, afin de prendreen compte la situation dans des zones reculées. La situation semble se stabiliser, mais la vigilance reste de rigueur.

Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014
Sangaris : point de situation du 7 mai 2014

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 18:45
Serval : point de situation du mercredi 7 mai

 

 

07/05/2014 Sources : EMA  

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 50 sorties, dont une quinzaine effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport et une dizaine aux missions de renseignement et de ravitaillement.

 

Jeudi 1er mai, le DLAO 1, en appui de deux sections FAMA, a participé à la sécurisation d’une action d’aide médicale à la population menée au dispensaire de Tessalit. En fin de journée, un détachement de soldats féminins de Serval est arrivé à Tessalit dans le cadre d’une prise de contact avec les femmes touarègues, incluant un certain nombre de femmes responsables d’associations. Cette action visait à créer un contact privilégié avec une représentation féminine de la société touarègue, au sein de laquelle les femmes occupent une place éminente.

 

Au lendemain de leur arrivée, le vendredi 2 mai, cette équipe de soldats féminins de Serval a débuté la journée par une sensibilisation aux questions sanitaires. Un très bon accueil leur a été réservé par la trentaine de femmes de Tessalit. Cette rencontre, qui s’est poursuivie jusqu’au 4 mai, a été l’occasion de discuter de la situation sécuritaire, d’échanger sur leurs attentes et sur la mission des troupes françaises au Mali. Elle a permis d’appréhender les questions sécuritaires sous un autre angle et de nouer des contacts durables que chacun espèrent.

 

Samedi 3 mai, le GT-Vercors a conduit une patrouille en liaison avec une compagnie du GTIA malien « Balanzan » sur le plateau de Batal dans le secteur du village de Gangaber. Il s’agissait de la première opération conduite conjointement avec ce GTIA, qui a achevé sa formation auprès d’EUTM Mali le 18 mars dernier. Pleinement opérationnelle, cette unité est déployée dans le secteur élargi de Gao. En fonction de sa zone d’action, elle pourra être appuyée par les DLAO 2 ou 3 de la force Serval. Les interactions GT-Vercors/GTIA Balanzan, se sont poursuivies au cours de la semaine avec des instructions techniques, notamment sur l’armement.

 

Lundi 5 mai, le DLAO 4 a appuyé une opération du bataillon burkinabé de la MINUSMA et d’une section FAMA du GTIA 5, qui ont fait mouvement vers Douaya, à 120 km au Nord de Tombouctou. Cette opération visait à assurer un contrôle de zone dans cette zone de passage, où se tiennent de nombreux marchés.

 

L’ensemble des opérations logistiques liées à la préparation de la bascule, fin mai, du poste de commandement de Bamako vers Ndjamena se poursuivent. De leur côté, les services informatiques préparent le transfert du PC, tout en veillant à garantir le maintien de la capacité de la Force à poursuivre ses actions opérationnelles.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

Serval : point de situation du mercredi 7 mai
Serval : point de situation du mercredi 7 mai

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:55
Patrick Calvar nommé directeur de la DGSI

 

07/05/2014 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

Patrick Calvar, directeur central du renseignement intérieur, a été nommé aujourd'hui en Conseil des ministres à la tête de la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Son adjoint sera Thierry Matta, nommé également en Conseil des ministres au poste de directeur du renseignement et des opérations de la DGSI. Ils prendront leurs fonctions lundi, date officielle de l'entrée en activité de la DGSI.

 

Cette nouvelle direction, chargée notamment de lutter contre le terrorisme, est rattachée directement au ministre de l'Intérieur. La DGSI reprend les missions de renseignement et de police judiciaire jusqu'alors dévolues à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fusion des Renseignements généraux (RG) et de la DST (contre-espionnage).

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:56
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »

 

29/04/2014 GICAT

 

Le GICAT a participé au voyage de presse « Eurosatory 2014 ». Sous pilotage du ministère de la Défense (DICoD, DGA et armées de Terre et de l’Air) et en partenariat avec les majors du secteur terrestre et aéroterrestre, Nexter en tête, ce voyage de presse a permis de réunir plus de 25 journalistes étrangers (Inde, Pologne, Espagne, Grande-Bretagne, etc.) les 24 et 25 avril 2014.

 

Le programme fut très dense : visite chez MBDA, présentation de l’A400M (AIRBUS) sur la base aérienne 123 d’Orléans. Second jour à Canjuers : Présentation de véhicules (RTD), de simulateurs (THALES), d’hélicoptères (AIRBUS), de fantassin en configuration FELIN (SAGEM) puis séance de tirs de CAESAR (Nexter).

 

Ces deux jours leur ont permis d’aller à la rencontre des militaires de l’armée de Terre (Présentation de matériels et RETEX opérationnels) et  de découvrir quelques-uns des prochains matériels qui seront exposés sur Eurosatory 2014.

Voyage de presse « Eurosatory 2014 »Voyage de presse « Eurosatory 2014 »
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Concours Innovation Simdef 2014


26/04/2014 - SIMDEF


Le SIMDEF 2014 organise son concours annuel portant sur l'innovation. Il s'agira de la deuxième édition de ce concours.

Les candidats nominés présenteront leur projet à l'aide d'un film de 2 minutes lors de la session inaugurale du SimDef 2014 à Eurosatory le mardi 17 juin 2014 à 10h00.

Le lauréat se verra remettre son trophée le jeudi 19 juin à 16h00 sur le village simulation d'Eurostary, lors de la clôture du SimDef 2014.
Le lauréat du concours 2014 sera récompensé par :
Présentation du lauréat et de son projet sur le site du groupe ADIS
Publicité auprès des instances de communication de la DGA et des Armées
Présentation d’une publication au Salon IITSEC2015, avec le soutien du groupe ADIS

Le concours est ouvert à tout organisme (ou individu) ayant développé une application ou un concept innovant dans le monde de ou applicable à la simulation de défense
Industriels, PMEs, Start-Ups
Laboratoires (étatiques ou industriels), centres de recherche, zone R&I de la DGA
Ecoles ou même projets individuels (thèse, mémoire de master...)

Le concours est réservé aux participants Français. Le vote sera ouvert à tous les inscrits au salon EUROSATORY et se fera en utilisant le site internet du SimDef simdef-adis.fr.

Les modalités sont dans l'appel à candidature : Appel à candidatures

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
MBDA Demonstrates MMP Next Generation Land Combat Missile Firing From Confined Spaces

 

April 29, 2014 asiandefencenews.com

 

MBDA’s MMP (Missile Moyenne Portée) programme has passed a major phase in its development. MBDA has just demonstrated the firing capabilities of its MMP missile in an operational configuration. The launch tests were carried out in a confined space in the presence of the operator, using his firing post, and the team leader.

The success of these tests, carried out in MBDA’s test tunnel at its Bourges facility in central France, has confirmed the safety of use of the missile and its firing post. The launches were carried out under hot and cold climatic conditions in order to demonstrate optimal function in various temperature environments thus representing different operational theatres.In parallel, new warhead tests have confirmed the efficiency of MMP against targets representing latest generation Main Battle Tanks. Two rail firings were carried out at the beginning of the year at the French Direction Generale de l’Armement’s battlefield technology centre in Bourges.

The first firing validated the functioning of the lethality chain at maximum speed, a necessary step in order to replicate an impact under real conditions. A target equipped with a latest generation reactive module provided the principal challenge for the second firing. The explosive reactive armour was detonated during the test and the main armour behind was pierced, thereby confirming the superiority of MMP’s lethality chain.MMP is a new generation land combat missile based on the concept of ‘fire and forget’ with the facility for ‘man in the loop’ operation. This allows for the destruction of different ground targets with very high levels of precision at ranges of up to 4km while at the same time minimising the risk of collateral damage.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Renseignement intérieur : la DCRI est morte, vive la DGSI !

 

05.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Le décret créant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été publié au Journal officiel de vendredi 2 mai. Elle remplacera officiellement le 12 mai 2014 la DCRI, créée en 2008, et est rattachée directement au ministère de l'Intérieur plutôt qu'à la direction générale de la police nationale.

Dans son acronyme, son rattachement, sa réorganisation et même son recrutement, où il ne sera plus nécessaire d'être policier, on distingue la volonté de bâtir un équivalent à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) du ministère de la Défense.

 

La DCRI, fruit de la fusion en 2008 entre les Renseignements généraux (RG) et la direction de la sécurité du territoire (DST), n'a pas trouvé son équilibre. L'affaire Mohamed Merah signa son arrêt de mort ou du moins, de remise en cause et de réorganisation impérative, comme le disait Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Seulement, on ne dit pas encore comment va se rebâtir l'indispensable collaboration avec le renseignement territorial (alias sous-direction de l'information générale ou ex-RG) dont la filière est également revue. On ajoutera les relations entre la police et la gendarmerie nationale à ce charmant tableau. On comprend en tout cas mieux l'importance du rattachement au ministère de l'Intérieur et l'autonomie du budget.

La DGSI va continuer à lutter contre le terrorisme (priorité au cyber) et s'investir dans l'intelligence économique (la protection du patrimoine industriel et productif). Elle est tout à la fois un service de renseignement et un service de police judiciaire spécialisé.  Ses missions et surtout ses capacités d'action sont élargies : contre-terrorisme, cyberdéfense, investigation judiciaire, soutien technique et linguistique.

Les effectifs vont au passage augmenter de 13 % d'ici 2018, avec 430 agents en plus des 3 200 actuels. Les recrues seront à 60 % des analystes, des traducteurs, des juristes, des ingénieurs, des informaticiens, des techniciens. " Des contractuels hautement qualifiés sur des compétences stratégiques ", comme on dit au ministère (et donc plus uniquement des policiers). C'est un peu une révolution culturelle...

En somme, la DGSI se cale sur le modèle de la DGSE (qui elle, a près 6 000 agents dont seulement 25 % de militaires hors service action). A la DGSI, les syndicats ont négocié et fixé la barre à 80 % de policiers...

 

Le décret n°2014-445

Les missions de prévention et de répression : ingérence étrangère, actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l'Etat, à l'intégrité du territoire, aux institutions de la République ; surveillance des individus et groupes radicaux ; actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou au potentiel économique, industriel, scientifique du pays ; activités liées à l'acquisition ou la fabrication d'armes de destruction massive ; organisations criminelles internationales ; criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

L'article 2 se termine ainsi : " Elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques. "

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