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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:55
Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

 

28 mars 2014  par Stéphane Cholleton ANAJ-IHEDN

 

Entretien avec Gilles Maréchal, Directeur Général du Groupe GALLICE.

 

Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, le gouvernement vient d’autoriser la mise en place de gardes armés sur les navires : quelles vont être, selon vous, les conséquences pour une société comme GALLICE ? Dans quelle mesure cette annonce vous satisfait-elle ?

 

Nous accueillons cette décision de façon très positive car elle montre que l’Etat français commence à prendre en compte les réalités du marché de la sécurité et la place incontournable des sociétés privées dans la protection des intérêts économiques français. Il est vrai que, dans ce domaine, nous sommes très en retard sur les Anglo-Saxons, qui restent concurrentiels car ils opèrent dans un cadre juridique précis et peu contraignant. Nous espérons que l’Etat étendra sa réflexion à toutes les autres activités de sûreté où il y a nécessité de porter des armes, y compris sur le territoire national.

D’un point de vue « business », cette décision aura un impact très faible pour notre société, dans la mesure où ce marché ne concerne que les navires immatriculés en France (moins d’une centaine) et que nous opérons déjà avec des équipes armées sur des navires étrangers. Pour rappel, GALLICE, via sa filiale irlandaise, est la seule société française à opérer en armes à bord des navires. Elle dispose aussi de son propre bateau d’escorte  (voir photo ci-dessous) ! Nos quelques concurrents français n’ont pas cette capacité et sont contraints de recourir à des sous-traitants anglo-saxons !

Bateau d’escorte du Groupe GALLICE

Bateau d’escorte du Groupe GALLICE

Nous attendons maintenant de connaître le cadre juridique qui va être proposé par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). On parle déjà de certification ISO Pass 28007 pour les sociétés qui souhaiteraient entrer sur ce marché. Une telle certification coûterait au postulant plus de 30 000€, ce qui exclurait automatiquement les structures de taille moyenne : seules trois ou quatre sociétés françaises auraient alors les moyens d’entrer sur ce marché, parmi lesquelles GALLICE. De plus, la législation sur les agents embarqués soumis au droit français risquerait, une fois de plus, de nous mettre « hors-jeu » vis-à-vis des Anglo-Saxons qui garderont, c’est inévitable, plus de 95% des parts de marché.

 

Suite de l'entretien

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:50
Photo credits: A.Pliadis

Photo credits: A.Pliadis

 

2014.03.21 kam.lt

On March 21 Minister of National Defence Juozas Olekas and Defence Minister of France Jean-Yves Le Drian discussed security situation in the region along with possible actions of the countries in NATO and European frameworks, Eastern Partnership, and other relevant issues at a meeting in Vilnius.

 

„French Minister and I have discussed not only bilateral relations but a considerably broader context as well. Excellently, we have a shared view on the situation in Ukraine. Both Lithuania and France strongly condemn and disapprove the Russian invasion of Ukraine and the annexation of Crimea. We must continue promoting support to Ukraine’s sovereignty, independence and territorial integrity in the international community and its institutions,” Minister of National Defence J.Olekas said following the meeting. Minister also underlined that the principle of collective defence was essential like never before.

 

With regard to the concerns about the situation in Ukraine and in solidarity with the Baltic States and the entire region, Defence Minister J. Y Le Drian conveyed the French President’s reassurance of France’s firm commitment to collective defence and its readiness to commission any capability necessary for stabilising the situation in the region, and also to make additional contributions to NATO exercises and deploying additional fighter jets to NATO’s Air Policing mission in the Baltic States.

 

Minister of National Defence J.Olekas expressed appreciation of France’s involvement in the region and thanked for providing as many as four rotations of fighter jets and air personnel for NATO’s air policing tasks which made France one of the most active contributors to the Baltic Air Policing mission conducted form the Lithuanian Air Force Base in Šiauliai. “This mission is of topmost importance to us, it is a symbol of the Alliance’s solidarity with the Baltic States,” Minister J.Olekas said.

 

Minister of National Defence also extended gratitude to France for the promise to strengthen NATO’s Baltic Air Policing mission with four fighter jets and the AWACs surveillance aircraft and radar. Lithuanian Minister also underscored the weight of French contribution to NATO exercises in the region: the largest contingent in NATO Article 5 (collective defence) exercise STEADFAST JAZZ last year came from France.

 

Minister also agreed to intensify the countries’ cooperation in the area of cyber defence and discussed plans of deployment to multinational operations.

 

French Defence Minister thanked Lithuania for sending the Spartan transport aircraft of the Lithuanian Air Force to render logistic support in Operation Sangaris deployed to stabilise security situation in the Central African Republic. Lithuania joined the operation with regard to France’s request and also seeking to step up the recently intensified Lithuanian-French cooperation.

 

Apart from being one of the most active participants of the NATO Air Policing mission in the Baltic States, France is one of the sponsoring nations of the Lithuanian-hosted NATO Energy Security Centre of Excellence in Vilnius.

 

Lithuania and France endorsed an agreement of defence and security cooperation during Lithuania’s Presidency of the Council of the European Union in the second semester of 2013.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:45
photo EMA

photo EMA

 

28.03.2014 Le Monde.fr (AFP)

 

Le chef d'Etat français, François Hollande, doit coprésider mercredi 2 avril un « mini-sommet » sur la République centrafricaine (RCA), au premier jour du 4e sommet Union européenne-Afrique qui se tiendra à Bruxelles mercredi et jeudi, ont indiqué des sources européennes.

Le rendez-vous, coorganisé par l'Union africaine et l'Union européenne, doit réunir une quinzaine de dirigeants européens « les plus impliqués » dans la gestion de la crise centrafricaine, et autant de dirigeants africains des pays voisins.

Ils tenteront « de voir comment restaurer la sécurité et stopper les tueries », alors que la situation en Centrafrique est jugée « désastreuse » par l'Union européenne. « Un premier pas crucial à franchir est de restaurer un embryon d'Etat », ont souligné les même sources.

 

Lire : L'ONU alerte sur la « détérioration grave » de la situation en Centrafrique

 

UNE MISSION MILITAIRE EUROPÉENNE EN AVRIL

A la demande de la France, l'Union européenne est convenue de mettre sur pied une mission militaire Eufor-RCA pour venir en appui aux forces africaines et françaises déjà déployées sur le terrain. Mais les pays européens rechignent depuis des semaines à mobiliser les effectifs et les moyens nécessaires, et le déploiement, prévu au départ en mars, n'est désormais pas prévu avant courant avril.

Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, M. Hollande avait appelé ses homologues à « faire un effort » pour mobiliser les quelque 500 militaires nécessaires au début du déploiement. Une réunion au niveau des responsables de la sécurité des 28 Etats membres de l'Union européenne devait faire le point vendredi 28 mars sur les nouvelles contributions offertes.

 

Lire : Centrafrique : la mission d'appui Eufor menacée faute de moyens

 

L'ALLEMAGNE PRÊTE À RENFORCER SA PRÉSENCE MILITAIRE

Alors que les forces françaises sont à la lutte avec les groupes armés qui tentent de s'opposer à elles à Bangui et dans l'est du pays, Berlin a ainsi proposé de renforcer son soutien militaire. L'Allemagne est prête à mettre à disposition deux avions de transport de type Antonov, mais exclut d'engager des soldats allemands sur place.

« La situation humanitaire en Centrafrique est alarmante », a déploré la ministre de la défense allemande, Ursula von der Leyen, soulignant qu'il est « d'autant plus important que la mission de l'UE renforce la stabilité et la sécurité, avant que les violents combats dans le pays se renforcent et s'étendent ». De source française, on s'inquiétait que l'Allemagne tarde à concrétiser le soutien qu'elle avait promis. Mais on saluait l'annonce de vendredi en espérant qu'elle incite d'autres pays européens à s'engager dans l'opération.

La chef de la diplomatie de l'Union, Catherine Ashton, s'était alarmée jeudi de « l'escalade de la violence » en Centrafrique, appelant la communauté internationale à « agir rapidement ». Elle s'était affirmée particulièrement préoccupée par « la vulnérabilité des minorités qui sont victimes d'actes de représailles », alors que Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts.

 

Lire (édition abonnés) : Les ONG inquiètes de l'avenir politique de la Centrafrique

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:45
Centrafrique: l’UE ouvre la voie au lancement de sa mission militaire

 

30 mar 2014 – maliactu.net

 

L’UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire en Centrafrique, grâce à de « nouvelles contributions », a indiqué samedi son service diplomatique.

 

Cette mission européenne doit appuyer les forces françaises et africaines déja présentes sur le terrain, où les violences ont repris.

 

Grâce à de « nouvelles contributions » et au « complément apporté par la nation-cadre », la France, « le commandant de l’opération a recommandé le lancement de l’opération et prévoit une montée progressive du dispositif à Bangui », a indiqué une porte-parole de la représentante de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton.

 

La décision de lancer ce déploiement de troupes, et la date de l’opération, doivent être formalisées d’ici mercredi après une réunion mardi des représentants des 28 États membres, a précisé une source européenne.

 

Mais l’obstacle principal qui bloquait ce déploiement, au départ prévu en mars, soit le manque d’avions pour transporter les troupes, a été levé, dans le sillage d’une réunion vendredi soir, a indiqué une source diplomatique.

 

L’Allemagne a contribué à cette sortie de l’impasse en offrant vendredi deux avions de transport Antonov.

 

Selon une source diplomatique, la France a de son côté mis plus d’hommes à disposition pour cette force, Eufor-RCA, à laquelle les contributions, émanant notamment de Géorgie et Pologne, ont fluctué ces dernières semaines sous le coup de la crise en Ukraine.

 

Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, le président français François Hollande avait appelé ses homologues à « faire un effort » pour mobiliser les quelque 500 militaires et capacités opérationnelles nécessaires au début du déploiement

 

Une décision officielle de lancement mercredi coïnciderait avec la tenue à Bruxelles d’un mini-sommmet sur la Centrafrique qui doit réunir sous la houlette de la France, de l’UE et de l’Union Africaine une trentaine de pays, européens et africains pour tenter de stopper les tueries et jeter les bases de reconstruction d’un État.

 

Mme Ashton, s’était alarmée jeudi de « l’escalade de la violence » ces derniers jours dans ce pays africain, appelant la communauté internationale à « agir rapidement ».

 

Depuis, au moins 20 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque contre une veillée funèbre chrétienne à Bangui, confrontée à une recrudescence des violences entre groupes armés.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:50
Le général de Villiers (CEMA) à Berlin avec son homologue allemand

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 25 mars 2014 à Berlin, dans le cadre des régulières rencontres bilatérales avec ses alliés, le général d’armées Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, s’est entretenu avec son homologue allemand, le général Volker Wieker.

 

Après avoir échangé leurs points de vue sur la crise ukrainienne, ils ont abordé les opérations en Centrafrique et au Mali, sous l’angle des possibles soutiens allemands apportés à EUFOR RCA (et à la MISCA) et en se félicitant du déploiement d’un contingent de la BFA au sein d’EUTM 2.

 

Dans le domaine capacitaire, les échanges ont porté sur les coopérations relatives à la Composante spatiale optique (CSO) et aux drones.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:45
Corymbe : exercice Mistral d’Emeraude

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Du 22 au 26 mars 2014, dans le sillage de son engagement dans la mission Corymbe, le groupe amphibie Jeanne d’Arc armé par le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate légère furtive (FLF) La Fayette, a participé à un exercice conjoint avec les Forces Armées Sénégalaises lors de l’exercice Mistral d’Emeraude. L’aviso « commandant Birot », encore dans la zone, a pris part à l’ensemble des exercices.

 

Une soixantaine de militaires sénégalais et leurs véhicules ont embarqué et navigué quelques heures à bord du BPC. Ils ont pu échanger avec les militaires français et partager leurs savoir-faire, en particulier les manœuvres propres aux opérations de débarquement, en vue d’un exercice de mise à terre.

 

 Le 25 mars, lors d’un exercice baptisé « Mistral d’Emeraude », la batellerie et les hélicoptères du BPC Mistral ont mis à terre l’ensemble des troupes et des véhicules sénégalais, ainsi que le groupe tactique embarqué (GTE) de l’armée de Terre française. Près de 200 militaires, une trentaine de véhicules dont une vingtaine de blindés ont ainsi débarqué à Dakar pour effectuer un raid en direction de Thiès, à environ 70 kms de la capitale. Cette manœuvre était appuyée par les hélicoptères du groupement aéromobile de l’ALAT et par l’aviso « Commandant Birot » qui, guidé par les spécialistes de l’armée de Terre, a simulé des tirs depuis la mer contre des objectifs à terre.

 

En marge de cette manœuvre, l’hélicoptère Alouette III de l’escadrille 22S, actuellement embarqué sur le Mistral, a réalisé une série de manœuvres de treuillage et de ravitaillement par voie aérienne au profit du commandant « Birot ».

 

Le BPC Mistral et la FLF La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale. Depuis le 24 mars 2014, ils sont engagés dans la mission Corymbe, une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Le dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles.

Corymbe : exercice Mistral d’Emeraude
Corymbe : exercice Mistral d’EmeraudeCorymbe : exercice Mistral d’Emeraude

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:45
Opération SANGARIS : point de situation du 26 mars 2014

 

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 21 mars 2014.

 

Cette semaine, les militaires français de la force Sangaris ont continué à faire appliquer les mesures de confiance dans Bangui et dans l’ouest de la Centrafrique, en appui des forces de la MISCA et des gendarmes centrafricains. Les opérations de sécurisation de la MSR (Main supply road), l’axe routier reliant Bangui au Cameroun, ont permis notamment d’augmenter le nombre d’escortes de convois alimentaires, logistiques et humanitaires.

 

A Bangui, les groupes tactiques interarmes (GTIA) Savoie et Scorpion ont poursuivi leur mission de contrôle de zone en étroite collaboration avec les forces de police et les militaires de la MISCA. L’action de la Force est toujours orientée vers la lutte contre les groupes armés qui cherchent à déstabiliser le climat sécuritaire. Après une phase de tension qui a culminée le mardi 25 mars, la situation générale a connu une accalmie.

 

Le 21 mars, une opération conjointe Sangaris/MISCA a été conduite dans les 3e et 5e arrondissements avec pour objectif le démantèlement de barricades installées par des groupes hostiles. La Force s’est imposée sans rencontrer aucune opposition.

 

Le 24 mars, le GTIA Scorpion est intervenu dans Bangui, dans le 4earrondissement, pour retirer une dizaine de barricades empêchant les convois routiers et la population du quartier de circuler librement.

 

Le 26 mars, les GTIA Savoie et Scorpion ont mené une opération en appui de la MISCA afin de démonter toutes les barricades et rétablir la libre circulation là où elles avaient été installées. Cette opération s’est déroulée sans aucun incident.

 

Pour autant, ces incidents localisés n’ont pas eu d’impact sur la reprise économique et, par ailleurs, la réouverture d’établissements publics se confirme.

 

En province, le GTIA Dragon, déployé dans l’ouest, poursuit la sécurisation de la MSR ainsi que l’application des mesures de confiance dans les villes où il est déployé. Le travail effectué conjointement avec la MISCA a permis une nouvelle dynamique de coopération entre les deux forces permettant d’obtenir des résultats tangibles. Cette semaine, trois convois d’environ 70 camions ont été escortés par Sangaris le long de cette route. Par ailleurs, plus d’une soixantaine de patrouilles a été réalisée par les unités déployées le long de la MSR, permettant de réduire considérablement la tentative de réimplantation de barrages par des groupes armés.

 

La journée du 23 mars a été marquée par la cérémonie de création du GTIA Scorpion, présidée par le général Francisco Soriano, commandant la Force Sangaris. Ce nouveau GTIA, armé notamment par l’état-major tactique du 5e RIAOM, est désormais en mesure de s’engager dans de nouvelles missions.

 

Le 24 mars, le GTIA Dragon a effectué la fouille opérationnelle de deux objectifs situés dans la ville de Bouar. Des armes blanches et des fusils ont été découverts et saisis par la force.

 

Le 25 mars, le général Francisco Soriano s’est rendu dans les différentes localités où le GTIA Dragon est déployé dans l’ouest du pays. Cette visite avait pour objectif de renforcer les liens développés avec les autorités locales et de s’entretenir avec les différents chefs de détachement de la Force sur la situation sécuritaire de leur zone de responsabilité. Ce même jour, des groupes armés ont mené des actions dans Bangui, s’en prenant aux forces internationales de Sangaris et de la MISCA.

 

Depuis le 26 mars, la situation semble de nouveau s’être apaisée dans la capitale centrafricaine.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reportage photos : Opération SANGARIS : point de situation du 26 mars 2014

Opération SANGARIS : point de situation du 26 mars 2014

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:45
Serval : point de situation du jeudi 27 mars

 

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties, dont 30 effectuées par les avions de chasse. 20 sorties ont été dédiées aux missions de transport et 20 aux missions de renseignement et de ravitaillement.

 

Débarqués les 17 et 20 mars par Antonov sur l’aéroport de Bamako-Ségou, quatre porteurs polyvalents logistiques (PPLOG) ont été acheminés par convoi routier du 25 au 27 mars vers la plateforme opérationnelle désert de Gao pour être affectés au sous groupement logistique du BATLOG Camargue, armé par le 503e Régiment du Train de Nîmes-Garons. Le 26 mars ce sont six PPLOG qui ont de nouveau été acheminés par Antonov. Dix PPLOG sont ainsi engagés sur le théâtre malien et permettent d’assurer le ravitaillement logistique des emprises de Kidal, Tessalit, Tombouctou ou encore Ansongo. Ils peuvent également assurer le transport de personnel, de véhicules, et de matériaux pour l’appui à la mobilité.

 

Du 17 au 20 mars, le colonel Olivier KIM, commandant la gendarmerie prévôtale en France, s’est rendu sur le théâtre malien pour inspecter et échanger avec les détachements de prévôts basés sur Gao et Bamako.

 

Du 21 au 24 mars, une mission de sécurisation de l’axe Tessalit-Gao a été menée par le bataillon tchadien de la MINUSMA, avec le soutien du détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) n°1, basé à Tessalit.

 

Les actions conjointes ont permis de reconnaître les abords du massif au Sud Est de Tessalit et de reconnaître en véhicule les axes de la région d’Aguelhok.

 

Le 23 mars, le groupement tactique Vercors (GT-Vercors) a mené des actions de « Key Leader Engagement » (KLE) avec les autorités d’un village à l’Est de Taghlit. En parallèle était réalisée une Aide Médicale à la Population (AMP), sécurisée par le GTIA « SIGUI » des FAMA et appuyée par le DLAO 5 de SERVAL. Trois jours après, le GT-V a engagé des moyens d’escorte et de transport stationnés sur la plateforme opérationnelle désert de Gao pour assurer un convoi logistique vers Tessalit.

 

Mme MAIGA, députée de Tessalit, a salué l’engagement de SERVAL et de l’ambassade de France dans la mise en œuvre des actions civilo-militaires sur l’axe Tessalit-Kidal : les projets ACM viennent en appui d’une population longtemps menacée par le joug des terroristes.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

 

Reportage photos

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:20
Le général de Villiers (CEMA) à Washington avec son homologue des Etats-Unis

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 18 mars 2014, le général d’armées Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a rencontré à Washington son homologue aux Etats-Unis, le général Martin E. Dempsey.

 

Quelques semaines après la visite du président français outre-atlantique, les deux généraux ont évoqué le partenariat stratégique entre nos forces armées. Ils ont en particulier abordé les travaux de planification et de coordination des opérations sur la lutte contre le terrorisme en Afrique,  mais également dans le cadre de l’OTAN. Les deux chefs d’états-majors ont par ailleurs échangé sur les travaux communs en matière d’espace et  de cyberdéfense.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:45
Atalante : Le commandant de la force Atalante à bord du Relampago

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 16 mars 2014, l’amiral Hervé Bléjean, commandant de la Force Atalante à bord du TCD Siroco, est allé rendre visite à l’équipage du patrouilleur de haute mer espagnol Relampago, entré dans la Force Atalante trois jours auparavant.

 

Cette rencontre au milieu du golfe d’Aden était l’occasion pour l’amiral Hervé Bléjean de saluer cette nouvelle unité navale fraîchement passée sous commandement Atalante, et de rencontrer ces marins qui entament pour plusieurs mois des activités de contre piraterie sous pavillon européen.

 

Des échanges fructueux et cordiaux avec le Capitaine de Corvette Isidoro Jungito Carríon et son équipage ont permis au commandant de la force de prendre la mesure du potentiel opérationnel du Relampago, parfaitement adapté aux besoins de la force Atalante.

 

Le TCD Siroco participe depuis le 6 décembre à l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie, assurant également le rôle de navire amiral de la Force sous les ordres du contre-amiral Hervé Bléjean. Il s’agit du 3e commandement français de la force navale Atalante depuis le début de cette opération en décembre 2008.

 

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:45
EFS : Visite du CEMGA sénégalais

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 12 mars 2014, le général de brigade Louis Duhau, commandant les Eléments Français au Sénégal (COMELEF EFS), a accueilli le général de corps d’armée Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées sénégalaises (CEMGA), accompagné du général de brigade Cheikh Gueye, chef d’état-major de l’armée de terre sénégalaise (CEMAT) et de cinq officiers supérieurs de l’EMGA.

 

Le COMELEF a présenté, en introduction, le pôle opérationnel de coopération régionale (POC EFS) en soulignant, d’une part, qu’environ 50 % des actions de formation étaient dédiées au pays hôte et que, d’autre part, les capacités EFS étaient régulièrement engagées, en soutien des armées sénégalaises dans le cadre de l’action de l’Etat en mer et en soutien des forces de sécurité civile.

 

Le colonel Patrik Steiger, chef du groupement de coopération opérationnelle (GCO) a ensuite fait un point sur la coopération opérationnelle bilatérale. D’autres officiers de l’échelon de coordination et de pilotage (ECP) ont présenté un point de situation sur les travaux conduits en bilatéral, concernant le futur aéroport international Blaise Diagne (AIBD), ainsi que le futur protocole EVASAN.

 

Cette présentation s’est poursuivie par une visite d’une salle de cours de l’unité de coopération régionale (UCR) servant à la formation des officiers de la sous-région amenés à armer les PC de bataillons projetés dans le cadre de la MINUSMA. Cette formation est une des actions de formation majeure conduite par les EFS. Le CEMGA a pu constater le réalisme des exercices mis en place.

 

Création unique en Afrique, les éléments français au Sénégal (EFS) ont vu le jour le 1er août 2011, à la disparition des forces françaises du Cap-Vert. Cette transformation profonde est due à la réorganisation du dispositif français des forces de présence et à la renégociation des accords de défense liant la France et le Sénégal depuis 1974. Un nouvel accord de partenariat en matière de coopération militaire a été signé en 2012.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:55
photo EMA

photo EMA

 

Mar. 26, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — A French order for a fresh batch of light special forces vehicles would cost some €40 million (US $55.3 million), seen as a relatively small amount and vital for equipping the elite units, an industry executive said March 26.

“In budget terms, that is ‘zero,’ ” the executive said. The special operations forces hold a “privileged” position as France increasingly relies on the units for overseas interventions.

The special operations forces allow Paris to project power on the ground, a capability seen as “very political,” the executive said.

A €40 million amount was based on ordering 100 vehicles at a unit price of €400,000. That is seen as an affordable figure despite the government’s commitment to cutting €50 billion from the national budget.

A contract this year is important, as no new defense orders are expected in 2015, the executive said.

Last year at a trade show and conference, named Special Operations Forces Innovation Network Seminar, or SOFINS, Renault Trucks Defense displayed its Sherpa light special forces vehicle fitted with a pintle-mounted Nexter 20mm gun.

RTD, a unit of the Volvo group, pitched the Sherpa for the tender, aiming to replace an aging fleet of P4 SAS vehicles and 51 Panhard VPS (véhicule protégé SAS) for the special forces.

Heavy use has worn out the VPS, the executive said. The vehicles were bought in 2008.

A replacement order could come from the Direction Générale de l’Armement (DGA) procurement office or the Army’s maintenance department.

Know-how of a systems approach will be key as the deal is expected to include armaments, communications and jamming systems for the vehicle.

The government is also expected to launch tenders this year for a troop carrier and a light tank.

Those two vehicles would launch the Army’s long awaited Scorpion program, seen as needed to modernize the land forces.

In the Mali campaign, dubbed Serval, French troops battled guerrilla fighters who were using pickup trucks armed with the Russian 14.5mm gun, which has a range of 1.2 kilometers, greater than that of the 12.7mm, or 0.50-inch, NATO standard weapon.

The lessons learned from Serval fed into the requirements for the light special forces vehicle. Other Army acquisition plans include a light tactical vehicle, véhicule léger tactique polyvalent, replacing the P4 jeep and other vehicles

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:45
L’École navale de Bata en Guinée équatoriale à bord de l’aviso Commandant Birot

 

28/03/2014  Marine Nationale

 

Dans le cadre de l’opération Corymbe, l’aviso Commandant Birot a réalisé du 12 au 24 février 2014 une période d’instruction au profit des élèves de l’École Navale de Bata (Guinée Equatoriale).

 

Cette École est née en 2010 de la volonté des pays du golfe de Guinée de créer une école de formation des officiers et des sous-officiers des forces navales africaines. Ce projet a acquis le soutien de la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du Ministère français des Affaires étrangères.

Dans ce contexte, l’École navale militaire de Guinée Équatoriale a acquis le statut d’École nationale à vocation régionale (ENVR), assumant ainsi une dimension continentale.

La corvette ENVR à bord du Commandant Birot s’inscrit dans le volet « coopération » de l’opération Corymbe, qui soutient le renforcement des marines riveraines du golfe de Guinée.

Corvette d’instruction à bord du Commandant Birot

La corvette d’instruction au profit de l’ENVR permet la pratique du quart en passerelle et la découverte d’un bâtiment de la Marine nationale à la mer. Elle vient récompenser la sélection des trois meilleurs élèves-officiers de la promotion 2013-2014, venus cette année du Sénégal, de Côte d’Ivoire et de Guinée Équatoriale.

Les débuts sont difficiles : les procédures, les préparations de quart, mais également la visibilité réduite par les grains équatoriaux, la fatigue et ... le mal de mer. Pour autant, les élèves n’ont pas le temps de s’apitoyer sur leur sort. Ils doivent redoubler d’effort pour préparer les exercices à venir avec la frégate anglaise HMSPortland.

A la mi-corvette, l’aviso Commandant Birotfait escale au Ghana, pays anglophone. Un exemple pour ces élèves - plus à l’aise en français ou en espagnol - de l’intérêt de travailler les cours d’anglais dispensés à Bata.

Le retour en mer vient rapidement pour l’aviso, avec la participation à l’exercice NEMO [1], pendant lequel il doit effectuer évolutions tactiques, exercices de tir, de visite ou autres transferts de personnel avec des patrouilleurs ghanéen, togolais ou nigérian.

Les élèves africains en stage sur le Commandant Birot ne sont pas au spectacle aux commandes. Pas de doute : la prochaine fois, ils seront de l’autre côté, à bord des patrouilleurs de leurs pays respectifs.

Au dernier jour de cette corvette, le Commandant Birot est de retour devant les côtes équato-guinéennes. L’ensemble de la promotion des élèves-officiers de l’ENVR est alors embarquée, pour constater à la mer les progrès accomplis par leurs camarades.

L’EV1 (Sénégal) Cheikh GUEYE leur fait la démonstration de son autonomie à la passerelle. Il exécute un mouillage sans faute, avant de se livrer aux questions des officiers de sa promotion.

Fin de la corvette ENVR 2014

Les élèves-officiers regagnent Bata pour la fin de leur scolarité tandis que la mission Corymbe 123 se poursuit pour le Commandant Birot.

Interview du capitaine de frégate William Tosten, Directeur des études

Commandant, vous êtes coopérant militaire français, directeur des études de l'ENVR de Bata, comment se traduit la participation de la France dans cette école ?

La France soutient les acteurs locaux de la formation. Trois coopérants militaires français accompagnent et forment les cadres et instructeurs équato-guinéens : un chef de projet, également directeur des études, un officier logistique et un sous-officier breveté supérieur.

Notons que la coopération structurelle française, dont la mission consiste à poser les fondements du fonctionnement  autonome de ce centre de formation, n’a pas vocation à perdurer.

Dans quelle langue s'expriment ces élèves de nationalités différentes?

Le français est – avec l’espagnol – une langue officielle en Guinée Equatoriale depuis 1996. Elle est la langue obligatoire pour dispenser les cours et  les pays représentés à l’école sont majoritairement francophones.

 

Quel est le niveau des élèves en sortie de l’ENVR ?

C’est sur son niveau élevé que s’est rapidement bâtie la réputation de l’ENVR-Bata. Les cursus comprennent des modules éliminatoires qui imposent un effort aux élèves, qui doivent faire preuve de bonnes dispositions intellectuelles et d’entraide. tous ne sortent d’ailleurs pas diplômés. En sortie d’école, les élèves sont généralement affectés dans des postes embarqués et peuvent ensuite être sélectionnés pour des cours de niveaux supérieurs, en France notamment (1 à 2 anciens élèves de l’ENVR par an suivent les cours du brevet supérieur Navigateur-Timonier en France).

 

Quel est l’avenir de l’ENVR ?

Forte de son succès et de sa réputation grandissante en Afrique, l’ENVR de Bata est souvent citée en exemple. La Guinée Équatoriale a d'ailleurs décidé l’année dernière de lancer la construction d’une nouvelle école sur un site proche de la frontière avec le Cameroun.

Cette nouvelle École devrait être opérationnelle pour la rentrée 2016, et sera équipée d’un simulateur de navigation à deux passerelles, d'un centre d’entraînement sécurité et d'un hangar pour les embarcations avec rampe de mise à l’eau.

Elle devrait pouvoir doubler sa capacité d’accueil (jusqu'à environ 145 élèves) et élargir les formations aux mécaniciens et électromécaniciens. En attendant, face à la demande grandissante, nous devrions dès la rentrée 2014 augmenter sensiblement notre capacité de formation sur le site de Bata.

 

L’ENVR en chiffres

- Création en 2010

- 25 cadres Equato-guinéens, dont 15 instructeurs

- Promotions de plus de 10 nationalités (Guinée Conakry, Burundi, Sénégal, Côte d’Ivoire, CongoBrazzaville, Sao Tomé et Principe, Cap Vert, Gabon, Cameroun, Bénin, Guinée Equatoriale)

- 16officiers formés par an (scolarité de 10 mois)

- 70BAT Navigateurs, Manœuvriers, Guetteurs formés par an (scolarités de 5 mois)

- Formation pratique sur 4 embarcations rigides (6,50m / 80CV)

- 1semaine de mer / semestre sur le bâtiment amphibie équato-guinéen « CC David Eyama »

 

[1] « NEMO », Naval Exercise for Maritime Operations(édition 14.1 impliquant France, Grande-Bretagne, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria)

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:55
Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

Membre d’une EPE du groupe GALLICE à bord d’un méthanier dans l’océan Indien

 

28.03.2014 Entretien conduit par Stéphane Cholleton, Vice-président chargé des études de l’ANAJ-IHEDN
 

1 – Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, le gouvernement vient d’autoriser la mise en place de gardes armés sur les navires : quelles vont être, selon vous, les conséquences pour une société comme GALLICE ? Dans quelle mesure cette annonce vous satisfait-elle ?

Nous accueillons cette décision de façon très positive car elle montre que l’Etat français commence à prendre en compte les réalités du marché de la sécurité et la place incontournable des sociétés privées dans la protection des intérêts économiques français. Il est vrai que, dans ce domaine, nous sommes très en retard sur les Anglo-Saxons, qui restent concurrentiels car ils opèrent dans un cadre juridique précis et peu contraignant. Nous espérons que l’Etat étendra sa réflexion à toutes les autres activités de sûreté où il y a nécessité de porter des armes, y compris sur le territoire national.

D’un point de vue « business », cette décision aura un impact très faible pour notre société, dans la mesure où ce marché ne concerne que les navires immatriculés en France (moins d’une centaine) et que nous opérons déjà avec des équipes armées sur des navires étrangers. Pour rappel, GALLICE, via sa filiale irlandaise, est la seule société française à opérer en armes à bord des navires. Elle dispose aussi de son propre bateau d’escorte  (voir photo) ! Nos quelques concurrents français n’ont pas cette capacité et sont contraints de recourir à des sous-traitants anglo-saxons !

Nous attendons maintenant de connaître le cadre juridique qui va être proposé par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). On parle déjà de certification ISO Pass 28007 pour les sociétés qui souhaiteraient entrer sur ce marché. Une telle certification coûterait au postulant plus de 30 000€, ce qui exclurait automatiquement les structures de taille moyenne : seules trois ou quatre sociétés françaises auraient alors les moyens d’entrer sur ce marché, parmi lesquelles GALLICE. De plus, la législation sur les agents embarqués soumis au droit français risquerait, une fois de plus, de nous mettre « hors-jeu » vis-à-vis des Anglo-Saxons qui garderont, c’est inévitable, plus de 95% des parts de marché.

 

2 – GALLICE participe activement à la réflexion menée par les institutions sur l’évolution de la législation française concernant les sociétés privées de sûreté maritime. Quelles sont désormais pour vous les prochaines étapes et les prochaines questions à soulever ?

Les réflexions auxquelles participe GALLICE n’en sont qu’à leur début, mais il y a trois sujets majeurs de discussion que j’évoquerai :

  • Le premier point très important qui pourrait impacter notre compétitivité concerne le statut qui va être imposé pour les membres des Equipes de Protection Embarquée (EPE). Devront-ils endosser le statut des « gens de mer », soumis au code du travail français, ou pourront-ils continuer à naviguer en « Offshore » comme 80% des navigants dans le monde ?

Passer sous le statut des « gens de mer » reviendrait à pénaliser les sociétés françaises par rapport aux Anglo-Saxons qui sont tous en Offshore, et à leur fermer ce marché, pour des raisons de compétitivité.

  • Le deuxième point concerne l’armement autorisé à bord des navires. Il pourrait y avoir le réflexe culturel pour les autorités nationales de limiter le type d’armement ou de calibre, ce qui aurait pour conséquence de disqualifier l’offre française.

Nous pensons, chez GALLICE, qu’il faut impérativement prendre en considération les moyens et les capacités des agresseurs potentiels et se doter de moyens de riposte adaptés.

Les pirates utilisent des lance-roquettes pouvant tirer jusqu’à 500 mètres, et au Nigeria, des mitrailleuses lourdes efficaces à 1000 mètres.

Pour riposter efficacement, tout en restant dans le strict cadre de la légitime défense, il nous apparaît comme indispensable de doter nos équipes de fusils d’assaut en calibre 7.62 ou 5.56.

Nous préconisons également, en double dotation au niveau de l’équipe, un fusil pour du tir à longue distance (600 m) ainsi qu’un fusil de calibre 12 pour se donner la possibilité d’utiliser des munitions non-létales ou dissuasives (fusées, chevrotines caoutchouc ou cartouches de gaz).

En-dessous de ce minimum, GALLICE ne s’engagera pas au risque de mettre en danger son personnel et l’équipage du navire…

  • Enfin, le troisième point, non des moindres, concerne l’usage des armes et les conditions d’ouverture du feu.

Qui aura autorité pour ordonner l’ouverture du feu ? Le Commandant du navire (comme ce devrait être le cas aujourd’hui si l’on s’en réfère au droit maritime) ou le chef de l’équipe de protection ?

Chez GALLICE, nous considérons que c’est au chef d’équipe de prendre la décision d’engager le feu dès lors que l’ouverture du feu se fait dans le cadre strict et légal de la légitime défense (art. 122.5 à 122.7 du code pénal). Il est le mieux placé pour évaluer le risque et nous savons qu’en situation de crise extrême, c’est au chef au contact de décider. Nous avons déjà été confrontés à ces situations chez GALLICE : c’est pourquoi nous militons fermement pour cette solution.

Nous souhaiterions aussi avoir une réponse claire sur l’autorisation de procéder à des tirs de semonce pour éloigner les bateaux qui s’approchent trop près du navire et qui se montrent menaçants.

Faut-il le rappeler, il n’y a aucun exemple connu de bavure commise par une société privée protégeant un navire. Les EPE sont constituées d’anciens commandos qui sont des professionnels, même s’ils ont quitté les Institutions. La seule bavure connue concerne une équipe de commandos de marine italienne qui a ouvert le feu sur une barque de pêcheurs, occasionnant la mort de l’équipage et de vives tensions diplomatiques entre l’Inde et l’Italie.

 

3 – Comment les questions de sécurité sont-elles appréhendées par les armateurs, notamment au niveau des navires ? Sont-elles prises en compte ou non, et, si oui, pourquoi et comment (accélération en zone sensible, mise en place de militaires ou d’agents de sécurité maritime à bord, taille du chargement, hauteur des navires en charge et à vide…) ?

Les questions de sécurité sont prises très au sérieux par les armateurs, et ce pour plusieurs raisons :

  • Les assureurs imposent aux armateurs des mesures de sûreté, que ce soit par la mise en place d’Equipes de Protection Embarquées (EPE) ou de dispositifs de protection adaptés, sous peine d’augmenter très fortement les primes d’assurance. Sur des navires marchands, le coût des mesures de protection est inférieur au surcoût de la prime d’assurance que générerait l’absence de telles mesures.
  • Les équipages des navires qui transitent dans les zones où le risque de piraterie est important exigent la mise en place de mesures de protection.
  • Depuis la « jurisprudence Karachi » (suite à l’attentat de 2002 contre les salariés de la Direction des Chantiers Navals au Pakistan), les employeurs (y compris les armateurs) sont tenus d’anticiper les menaces auxquelles leurs salariés sont exposés, tout particulièrement dans les pays ou zones à risques. La sûreté est depuis intégrée dans la gestion globale des risques au même titre que la sécurité au travail, l’incendie ou l’environnement.
  • Enfin, il y a toujours la crainte d’une baisse d’activité pour les sociétés qui ne prendraient pas en compte le risque de piraterie, que ce soit par la perte de clients ou par l’immobilisation d’un navire pris en otage. Les pertes financières d’un navire marchand immobilisé se chiffrent généralement à plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’euros par jour.

Les principales mesures de sûreté que prennent les armateurs sont :

  • La mise en place de militaires sur leurs navires, quand cela est possible (cas du golfe d’Aden),
  • L’emploi de sociétés privées (telles que GALLICE) et/ou la mise en place des mesures de protection adaptées préconisées par l’Organisation Maritime Internationale (OMI)  dans le « Best Management Practices »(BMP) : mise en place de moyens dissuasifs passifs et défensifs non létaux. On constate néanmoins qu’un quart environ des navires n’applique pas les recommandations de l’OMI.

Il faut préciser que l’augmentation de la vitesse des navires, lors des passages dans les zones à risques, pour éviter les abordages (vitesse supérieure à 15 nœuds),provoque une surconsommation en carburant et génère un surcoût de plusieurs centaines de milliers de dollars. De  plus, elle n’est pas une garantie contre les pirates, qui ont développé de nouveaux modes d’action pour stopper les bateaux naviguant à vive allure par intimidation de l’équipage (tir de roquette sur le navire, mise en place d’un esquif armé à quelques centaines de mètres en avant et sur la route du navire (Bouchon avant) et injonction faite au Commandant de stopper sur le canal 16).

 

4 – Constatez-vous des répercussions sur l’organisation même du trafic maritime (nouvelles routes empruntées : par l’Arctique, ou évitant certains détroits) ? Cela représente-t-il un coût supplémentaire ?

Aucun navire protégé par une équipe armée n’a jamais été pris en otage. Le surcoût engendré par la mise en place d’une EPE est très raisonnable et s’avère efficace à 100%.
L’allongement des routes pour éviter les zones à risques n’est pas du tout rentable et n’est pas une garantie contre les risques de piraterie. Les armateurs savent bien qu’il est moins coûteux d’embarquer une EPE que d’allonger la route d’un navire.

Le passage par les routes glacières n’est pas spécifiquement lié à la piraterie. Il vise à raccourcir certaines distances pour diminuer le coût général du transport.

Ce n’est donc pas un problème pour un navire d’emprunter une route passant par des zones de piraterie à partir du moment où il est protégé par une équipe armée.

 

5 – Quelles évolutions constatez-vous ces dernières années en termes de risque maritime, (déplacement des zones à risques, types de risques, méthodes employées par les pirates, fréquence des attaques, réponse des Etats et des sociétés de sécurité internationale…) ?

Il n’y a pas un type de piraterie maritime mais des pirates, qui ont chacun leurs exigences et leurs modes d’action, même si l’objet reste toujours l’appât du gain.

Sud-Est asiatique : Détroit de Malacca. Cette zone connaît un brigandage assez violent mais actuellement en forte diminution, du fait des mesures de contre-piraterie mises en place  avec l’appui des forces américaines.

Océan Indien : Il s’agit généralement de prise d’otage avec demande de rançon. Ce marché a été très lucratif dans le golfe d’Aden et le canal du Mozambique durant la dernière décennie pour atteindre un pic d’attaques en 2011. Dans cette zone, la piraterie côtière organisée par d’anciens pêcheurs agissant à moins de 200 miles des côtes a évolué en  piraterie de haute mer, mieux organisée, avec des bateaux de soutien (mothership). Mais les mesures de lutte contre la piraterie déployées par la communauté internationale et la présence d’EPE privées ont fait chuter considérablement les attaques de navires.

Golfe de Guinée : Il s’agit d’une piraterie violente organisée par des bandes qui opèrent sur les côtes avec des vecteurs rapides. Les cibles sont principalement les employés des sociétés étrangères qui travaillent sur les plateformes pétrolières (otages contre rançon), les cargaisons de brut, et les navettes.

Les pirates utilisent de l’armement lourd (lance-roquettes, mitrailleuses,…) Ce type de piraterie est en augmentation et le Golfe de Guinée reste aujourd’hui la zone la plus dangereuse.

Caraïbes : Cette forme de piraterie est différente des trois premières. Les actions sont tournées vers les plaisanciers, avec pour objectif de les détrousser, voire de s’emparer de leur bateau. On note dans cette zone une quasi absence de prise d’otages, et très peu d’attaques de navires marchands.

Excepté dans la zone du détroit de Malacca et dans le Golfe d’Aden, où le problème de la piraterie a été pris en compte de façon sérieuse par les pays riverains et les puissances maritimes de la communauté internationale, la réponse des Etats dans plusieurs zones comme, par exemple, le Golfe de Guinée est très insuffisante. Les sociétés privées comme GALLICE ont donc toute leur place pour pallier ces manques.

 

6 – Concrètement, comment la sécurité d’un navire marchand en zone sensible, dans les eaux internationales, est-elle assurée ? Quelles en sont les spécificités et les contraintes ?

D’une façon générale, les navires mettent en place des mesures de protection passives comme des systèmes anti-abordage, des zones de protection « équipage », des radars de surveillance, et des moyens non létaux pour, le cas échéant, repousser les tentatives d’abordage (canons à eau par exemple).

Ces moyens sont parfois complétés par une Equipe de Protection Embarquée composée de 3 à 5 hommes (ce qui devrait être systématique). Elle assure une observation permanente autour du navire et est en mesure de réagir face à une agression. C’est de loin la solution la plus efficace, et qui a fait ses preuves !

L’équipe de protection peut être mise en place par la Marine nationale ou par une société privée comme GALLICE.

Dans le golfe d’Aden, des convois sont constitués et escortés par la Marine nationale pendant toute la traversée.

 

7 – On évoque souvent la connaissance du terrain, notamment africain, que peut apporter la France et la capacité de ses soldats à s’adapter à l’environnement. Quelles sont, selon vous, les forces de la France en termes de sécurité maritime ?

La France dispose en effet d’une parfaite connaissance des particularismes africains, ce qui est un atout pour ses interventions. Cependant, cette capacité s’applique essentiellement aux interventions terrestres (comme pour la récente intervention au Mali) et dans ses anciennes zones d’influence.

Les zones d’opérations maritimes dépassent de loin les frontières africaines et, même sur les côtes de ce continent, les zones « piratogènes » sont plutôt concentrées, d’une part, sur la Corne de l’Afrique (Somalie) où, excepté à Djibouti, la France n’est pas présente, et, d’autre part, dans le Golfe de Guinée, au large du Nigéria – pays anglophone peu connu des Français.

La France peut néanmoins s’appuyer sur sa Marine nationale, présente sur tous les océans, et sur ses capacités de recherche et d’observation aériennes. Elle reste un des seuls pays au monde, avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, à maintenir une réelle capacité en Contre-Terrorisme Maritime (CTM). Elle l’a démontré par exemple lors de la prise d’otage du « Ponant » en mai 2008.

 

8 – Quels sont les enjeux de la sécurité du transport maritime en termes d’économie internationale ?

C’est un enjeu majeur ! 95 % des produits de consommation courante, y compris les matières premières, dépendent du transport maritime. Assurer la sécurité des vecteurs maritimes est donc vital pour l’économie mondiale.

Les opérateurs privés de sécurité comme GALLICE ont un rôle important à jouer dans ce domaine.

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:55
Cyberdéfense et forces opérationnelles

 

28/03/2014 Asp. Camille Martin Economie et technologie

 

Voir, détecter et agir. Aujourd’hui, la haute technologie est intégrée aux forces opérationnelles et chaque soldat est directement concerné par la cyberdéfense. Pour préserver la continuité des missions, la sécurité des systèmes d’information est une obligation. Terre, Air et Marine, chaque armée doit pouvoir s’appuyer sur des moyens techniques, des experts compétents et une organisation opérationnelle.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:55
Recherche et formation cyberdéfense à Saint-Cyr Coëtquidan

 

28/03/2014 Asp. Camille Martin Economie et technologie

 

Lancée en 2012, la chaire de cyberdéfense et cybersécurité Saint-Cyr Sogeti Thales a pour objectif de renforcer un axe de recherche indispensable au développement de la cyberdéfense. Guerre irrégulière, robotisation du champ de bataille et cyberconflictualité constituent les principaux thèmes de travail au sein du centre de recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC). Les ESCC proposent également à leurs élèves un mastère spécialisé en cyberdéfense. Une formation innovante ayant pour but de maitriser l’ensemble de l’environnement et notamment l’aspect gestion de crise

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:55
photo Gendarmerie

photo Gendarmerie

 

27/03/2014 Par Christophe Cornevin - LeFigaro.fr

 

L'anticipation opérationnelle de la gendarmerie s'appuie sur cette puissante « base de données de sécurité publique ».

 

Dans le cadre de la refonte du renseignement de proximité, la gendarmerie a mis en place un outil visant à fournir à son directeur général, Denis Favier, tous les éléments permettant d'ajuster la manœuvre de ses forces sur le terrain. Créée le 1er janvier dernier, la sous-direction de l'anticipation opérationnelle (Sdao) se présente comme une «structure complémentaire, agissant de façon transparente et interactive» avec le renseignement territorial. Relayée par une chaîne de 500 analystes répartis à travers le pays et dont elle assure le pilotage, l'anticipation opérationnelle de la gendarmerie s'appuie sur sa puissante «base de données de sécurité publique». Depuis décembre 2011, elle poursuit une inéluctable montée en puis­sance.

 

 

Suite de l'article

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:55
Cyberdéfense : des opportunités pour les PME


28/03/2014 DGA

 

Près d’une cinquantaine de PME bretonnes ont participé le 27 mars 2014 à un atelier consacré aux thématiques technologiques prioritaires, pour le ministère de la Défense, en matière de cybersécurité pour la période 2014-2016. Cet événement, qui visait à permettre à ces PME de saisir des opportunités de développement, s’inscrit pleinement dans le cadre du « pôle d’excellence cyber en Bretagne », l’un des axes forts du pacte Défense Cyber.

 

Organisé conjointement par la direction générale de l’armement (DGA) et la mission pour l’électronique, l’informatique et les télécommunications de l’Ouest (MEITO), un atelier « projets cybersécurité pour la défense : des opportunités pour les PME bretonnes » a réuni ce jeudi 27 mars près de 50 PME régionales à Télécom Bretagne (Cesson-Sévigné).

Au cours de la matinée, les spécialistes de DGA Maîtrise de l’information (Bruz) ont présenté les thématiques technologiques prioritaires du ministère de la Défense pour la période 2014-2016 en matière de cybersécurité. Qu’il s’agisse d’études amont ou de subventions au titre du dispositif RAPID (régime d’appui à l’innovation duale), ces thématiques prioritaires visent à rechercher le plus haut niveau de sécurité possible pour les systèmes militaires ou civils et à développer des solutions de réponse aux crises cyber : à titre d’exemple, citons les développements de composants cryptographiques, de systèmes d’exploitation de confiance, d’outils de lutte informatique défensive, d’architectures systèmes sécurisées (protection, défense et résilience), etc.

Résolument concret et illustré de témoignages des différents acteurs, cet atelier a aussi permis de répondre aux questions opérationnelles que se posent les dirigeants de PME : comment participer à des études amont quand on est une petite entreprise ? Comment les technologies cyber peuvent-elles répondre également à des enjeux de marchés civils (par exemple, dans les transports, la santé, la gestion des bâtiments, le développement d’outils logiciels…) ? Comment monter un dossier de subvention Rapid ?

L’après-midi fut consacré à des « speed meetings » : les 20 PME qui le souhaitaient ont ainsi eu l’opportunité de rencontrer, en tête à tête, les experts de DGA Maîtrise de l’information afin d’exposer à ces derniers en toute confidentialité leurs projets de développement et d’en évaluer, en direct, l’intérêt.

Cet atelier s’inscrit dans la lignée des autres ateliers thématiques régulièrement organisés en région Bretagne au titre de la mise en œuvre du pacte défense PME.

 

Qu’est-ce que le « pôle d’excellence cyber en Bretagne » ?

Ce pôle correspond à l’axe 4 du pacte Défense cyber présenté par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, début février 2014. Paul-André Pincemin, chef de projet du pôle d’excellence cyber, explique : « Le pôle se structure autour de deux composantes indissociables. La première est consacrée à la formation initiale, la formation continue et l’enseignement supérieur. L’autre concerne la recherche, garante d’un enseignement supérieur de qualité, et le développement d’un tissu industriel avec une attention particulière pour les PME/PMI. Il doit également s’appuyer sur l’organisation technico-opérationnelle pour mettre en place les plates-formes nécessaires à la formation, l’entraînement à la gestion de cyberattaques et l’expérimentation de nouveaux produits de sécurité informatique. »

 

Pour en savoir plus :

> Le pacte Défense Cyber

> Le dossier permanent « cyberdéfense » du site internet Défense

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:55
Un cryptographe à la tête de la cyberdéfense française

 

27/03/2014 de Guerric Poncet Le Web en lignes / Le Point.fr

 

Guillaume Poupard, ingénieur en chef de l'armement, prend la tête de l'Anssi. Il succède à Patrick Pailloux, nommé directeur technique de la DGSE.

 

Le Point.fr l'évoquait dès janvier dernier : avec le départ de Patrick Pailloux à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) se trouvait sans patron. Le Conseil des ministres n'aura mis que quelques semaines pour combler le vide à la tête de cette agence de cyberdéfense, avec la nomination de Guillaume Poupard, comme le précise le compte-rendu du 26 mars.

Ingénieur en chef de l'armement et responsable jusqu'à aujourd'hui du pôle sécurité des systèmes d'information à la Direction générale de l'armement (DGA), Guillaume Poupard est un expert des technologies de cyberguerre et de cyberdéfense. Le Point.fr l'avait rencontré en janvier au Forum international sur la cybercriminalité (FIC) de Lille. Il nous avait notamment déclaré que nos armes informatiques sont depuis peu "opérationnelles, et nous avons fait de gros progrès". "Le livre blanc de la Défense de 2008 a posé des bases de travail, vous imaginez bien que les choses ont bougé depuis six ans !" avait-il ironisé.

 

Du développement des armes à l'opérationnel

"Je ne peux pas vous dire où les armements cyber (français) sont développés : nous n'avons aujourd'hui aucun intérêt à le dire", nous avait par ailleurs expliqué Guillaume Poupard. Pas plus de succès lorsque nous avions essayé de connaître le nombre de personnes impliquées dans le secteur : "Je peux simplement vous dire que tout dépend du ministère de la Défense dans ce domaine", glissait-il. Un ministère qu'il quitte donc pour rejoindre le terrain, à l'Anssi. L'Agence dépend du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), lui-même directement rattaché au Premier ministre.

S'il quitte le développement des armes informatiques pour passer du côté opérationnel non pas de la cyberguerre, mais de la cyberdéfense (la nuance est importante : on ne parle pas ici d'offensif), Guillaume Poupard n'est pas un novice dans le domaine : docteur en cryptographie, il avait dirigé le laboratoire de la DCSSI, l'ancêtre de l'agence dont il prend les rênes aujourd'hui, comme le rappelle l'Informaticien.com. Qu'importe le passé de l'heureux élu, son origine va à coup sûr faire grincer des dents au ministère de l'Intérieur, exaspéré par la mainmise de la Défense sur l'Agence. Comme nous l'avions craint en janvier, la place Beauvau pourrait bien user de sa marge de manoeuvre et profiter des faibles pouvoirs de sanction de l'agence pour se désolidariser de l'action de l'Anssi.

De son côté, Patrick Pailloux devient directeur technique de la DGSE, une position stratégique et polémique, puisque c'est ce service qui dirige les opérations de surveillance massive des télécommunications. Une activité qui vaut à la "piscine" son nouveau surnom - abusif - de "NSA à la française".

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:45
photo G.Rozier Armée de Terre

photo G.Rozier Armée de Terre

 

27/03/2014 Manuel Pavard – 20minutes.fr

 

Trois cents militaires du 7e BCA, basé à Varces (Isère), sont partis au Mali depuis fin janvier, dans le cadre de l’opération Serval…

 

Note RP Defense : voir le reportage photo de G.Rozier (armée de Terre) sur le GTIA VERCORS sur le terrain dans le nord du Mali

 

Ils sont arrivés par vagues successives depuis la fin janvier. Environ 300 soldats du 7e BCA (Bataillon de chasseurs alpins) de Varces (Isère) sont actuellement déployés dans le nord du Mali, à Gao, Kidal et Tessalit, dans le cadre de l’opération Serval, débutée en janvier 2013. Objectif: neutraliser les groupes djihadistes opérant dans la bande sahélienne.

 

«Les terroristes nous fuient»

«On effectue des patrouilles et des missions d’une à trois semaines, à plus de 350 km de nos bases de départ, dans des zones désertiques et semi-montagneuses», raconte, depuis Gao, le capitaine Jounayd, qui commande la 2e compagnie du 7e BCA. «Le but est de montrer notre présence, localiser les groupes armés et les dissuader en les gênant dans leurs mouvements.»

Leur quotidien? «Reconnaître des villages, discuter avec la population et fouiller des cavernes ou des endroits indiqués par nos renseignements, précise le militaire. Ca nous permet de trouver des caches ou des munitions abandonnées.» Pour l’instant, les hommes du 7e BCA n’ont «pas encore eu de contact avec les terroristes. Ces groupes sont très mobiles, se déplacent plus légers et se fondent dans les populations nomades. Globalement, ils nous fuient et cherchent d’autres moyens de lutte, comme les IED (engins explosifs). Les premiers mois de l'opération Serval les ont largement dissuadés de nous combattre.»

 

Plus de 50°C au soleil

Formés au combat en montagne et en conditions extrêmes, les chasseurs alpins ont subi un entraînement intensif avant leur départ. «Les exercices de préparation en montagne sont presque les mêmes que dans le désert», souligne le capitaine Jounayd. Mais «le plus difficile, c’est la chaleur». Les températures avoisinent en effet les «40°C à l’ombre et plus de 50°C au soleil. Et dans un mois, il fera 5 ou 6°C de plus!»

Le capitaine Jounayd l’avoue, «on se prend une petite claque à l’arrivée! Il a fallu 15 jours d’adaptation. C’est éprouvant pour les organismes et le matériel. On débarque de nos véhicules et on part en mission à pied, très lourdement chargés: l’équipement moyen, avec gilets pare-balles, armes et munitions, est de 30 à 35 kilos par homme. Et on est obligé d’emporter six à huit litres d’eau chacun, en plus de nos sacs.»

 

photo G.Rozier Armée de Terre

photo G.Rozier Armée de Terre

 

«On compte en journées plus qu’en kilomètres»

Ces conditions deviendront encore plus difficiles en mai, avec le début de la saison humide et ses très fortes pluies. «Ce sera plus compliqué de se déplacer car certaines zones nous seront interdites d’accès en raison de la boue et des grands étangs qui se formeront», explique le militaire. Outre le climat et la topographie, les chasseurs alpins doivent aussi s’habituer à  des distances inédites. «On a fait des choses proches en Afghanistan mais le plus déroutant, c’est la taille de la zone d’action qui était beaucoup plus réduite en Kapisa. Ici, on compte en journées plus qu’en kilomètres: 200 km représentent une journée et demi de progression. Et ça dépend de l’état des pistes.»

Les contacts avec la population malienne sont, eux, «excellents», se félicite le capitaine Jounayd: «On reçoit un très bon accueil partout, notamment à Gao et dans les villes bordant le Niger. On est souvent applaudi par les gens et on n’hésite pas à s’arrêter pour discuter et mieux comprendre leur mode de vie.» Retour en Isère prévu au début de l’été.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:55
Aujourd'hui et demain (du MinDef, du CEMAT, ...)

 

 

27 mars 2014 par Henri Weill – Ainsi va le monde !

 

Aujourd'hui, lorsqu'on évoque la succession du général Ract Madoux comme chef d'état-major de l'armée de terre, les noms les plus cités sont ceux des généraux Beth, Bosser, Margueron, Ribayrol et Castres. Ce dernier, sous-chef opérations à l'EMA, a les faveurs du directeur de cabinet du ministre de la défense. "Si cela ne tenait qu'à lui, Cédric Lewandowski l'aurait déjà nommé" affirme un politique, proche de ce dossier. "Comme il a prolongé Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement". Prolongation pour deux ans qui aurait été décidée "sans l'avis vraiment officiel de l'Elysée".

 

Demain, c'est-à-dire la semaine prochaine, après le deuxième tour des élections municipales. Dont le résultat s'annonce douloureux pour François Hollande qui devrait remanier. Qui sera ministre de la défense ? Jean-Yves Le Drian ? Ce n'est pas un ministre qui pose problème au chef de l'Etat. Bien au contraire. Mais, M. Le Drian a les yeux rivés sur la Bretagne et sur une situation politique qui s'annonce complexe pour le parti socialiste. Choisira-t-il la région afin de préparer les futures échéances électorales ? Ou F. Hollande le lui demandera-t-il expressément ?

 

Autre inconnue : si l'actuel ministre se succède a lui-même, conservera-t-il à ses côtés Cédric Lewandowski ? "Un dircab aux remarquables qualités de travail, qui possède un vrai sens politique mais adepte, en permanence, du passage en force" comme le dépeint un homme qui le connait parfaitement bien. Or, les circonstances nées du scrutin ne vont-elles pas exiger, à des postes-clés, des hommes nouveaux et surtout plus consensuels ?

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:55
L'armée en quête de 1,5 milliard pour éviter un trou d'air dans son budget 2015

 

21/03 Alain Ruello et Solveig Godeluck – LesEchos.fr

 

Le calendrier de la vente des fréquences de la TNT est compromis. Il faudra trouver l'argent ailleurs, peut être via les investissements d'avenir.

 

Pas d'inquiétude, mais de la vigilance. Intervenant mardi en ouverture du colloque aéronautique-défense des « Echos », Jean-Yves Le Drian s'est montré serein sur la capacité de la Défense à toucher les recettes exceptionnelles, les fameuses « Rex », si vitales pour la bonne exécution de la loi de programmation militaire 2014-2019. Et de rappeler que, jusque-là, tout s'est déroulé normalement.

 

Il y a pourtant un très gros doute sur l'annuité 2015, voire au-delà, selon nos informations. La loi de programmation a prévu que les crédits budgétaires seraient abondés l'année prochaine de 1,8 milliard de recettes exceptionnelles, dont 1,5 milliard censé provenir de la vente aux enchères des fréquences hertziennes de la TNT. Ce qui, compte tenu des délais restants, n'a que très peu de chances de se réaliser (lire ci-dessous). « Le calendrier est extraordinairement tendu et suppose, pour qu'il soit tenu, qu'il n'y ait aucun grain de sable », confirme un bon connaisseur du dossier.

 

En 2013, quand la loi de programmation avait été construite, il y avait déjà une divergence d'opinions entre les ministères impliqués sur la possibilité d'engranger l'argent des fréquences en temps et en heure. Matignon avait clos le débat en promettant que la Défense pourrait bénéficier d'un « avoir » en attendant que les opérateurs télécoms ne fassent leurs chèques. Aujourd'hui, l'ampleur du résultat de ces enchères restant très flou, il est très difficile de calibrer toute avance.

 

Sans les Rex, tout chavire

 

Jean-Yves Le Drian a donc de bonnes raisons de se montrer vigilant. Lui qui a dû se battre bec et ongles face à Bercy et à Matignon pour sauvegarder l'essentiel des crédits militaires sait très bien que l'édifice de la loi de programmation est très fragile : sans les Rex (et l'exportation du Rafale), tout chavire. Dans le meilleur des cas, les recettes exceptionnelles seront bien au rendez-vous, mais il faudra les puiser ailleurs.

 

Où ? C'est ce que va devoir déterminer un groupe de travail interministériel récemment mis en place, selon nos informations. Une des hypothèses sur la table consiste à passer par une nouvelle tranche du plan d'investissement d'avenir, le PIA, à l'origine de l'essentiel des Rex de 2014, mais qui n'est pas extensible à loisir. Une autre piste pourrait consister à céder quelques actions de plus d'entreprises publiques. Certains imaginent que la solution pourrait passer par des recompositions du capital de DCNS ou de Nexter. Dans tous les cas, l'armée anticipe de gérer des décalages de trésorerie.

 

« Une solution alternative aux fréquences hertziennes est probable même si ce n'est pas la position de Matignon », affirme une source proche du dossier. L'objectif est de conclure les réflexions d'ici au vote du budget triennal, c'est-à-dire avant mi-juin.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 21:30
NH90 NFH step B naval helicopter - nhi photo

NH90 NFH step B naval helicopter - nhi photo

 

 

27.03.2014 Le Monde.fr (AFP)

 

Le Qatar a signé une lettre d'intention pour l'achat de 22 hélicoptères européens NH90, pour près de 2 milliards d'euros, a annoncé, jeudi 27 mars à Paris, le ministère de la défense.

 

Il s'agit de 12 appareils en version TTH (transport tactique) et de 10 NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine). Le NH90 est produit par un consortium européen qui rassemble Airbus Helicopters, AgustaWestland (Finmeccanica) et Stork Fokker. Les Qataris ont également annoncé leur intention d'acquérir deux avions ravitailleurs MRTT.

 

PRESTATIONS DE SOUTIEN ET DE FORMATION

 

La décision a été annoncée au ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, par les autorités qataries. La semaine dernière, M. Le Drian avait accompagné à Brest le ministre de la défense du Qatar, le général Khaled Al-Attiyah, pour lui présenter le NH90.

 

La lettre d'intention d'achat doit comprendre des prestations d'accompagnement, de type soutien et formation, selon le ministère. M. Le Drian était jeudi à Doha, où il a assisté au 4e Salon Dimdex (Doha International Maritime Defense Exhibition).

NH90 TTH helicopter during its flight. Photo NH Industries.

NH90 TTH helicopter during its flight. Photo NH Industries.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 19:55
Visite du CEMA à l'armée de Terre

 

 

27/03/2014 Armée de Terre

 

Le général d'armée de VILLIERS, chef d'état-major des Armées (CEMA) a choisi, pour sa première visite officielle à l'armée de Terre, de se rendre à Mailly le camp, le 24 mars 2014. En sa qualité de chef des opérations militaires, le CEMA vient à la rencontre des militaires qui seront déployés prochainement au Mali. A l'occasion de cette journée, l'armée de Terre présente au CEMA le processus de préparation opérationnelle des forces terrestres. En s'appuyant sur la déclinaison d'une séquence d'ordres, les présentations et démonstrations vont immerger le CEMA dans les opérations de la bande sahélo-saharienne.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 19:55
Un VLRA et un ALTV de RTD dans l'armée malienne (crédits: G Belan)

Un VLRA et un ALTV de RTD dans l'armée malienne (crédits: G Belan)

 

27 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Suite au départ de Gérard Amiel, PDG de Renault Truck Défense (RTD) (relire l’article de FOB ici) l’actionnaire Volvo en a profité pour réorganiser son activité défense-sécurité. Lancée début d’année, la nouvelle structure se met actuellement en place. Pour faire simple, il a fusion entre les structures RTD et Volvo Governmental Sales (VGGS). Désormais, une seule structure, plus légère, dirigée par Stefano Chmielewski, le président de VGGS, qui récupère de facto RTD. C’est donc un mouvement de simplification des activités de Volvo concernant l’ensemble des ventes aux états, ce qui correspond aux activités sécurité et défense du groupe (Volvo défense, RTD, ACMAT, Panhard, Mack…), accompagné d’un mouvement de rationalisation du management.  Le comité de direction passe d’une vingtaine de membres à seulement sept, mais surtout  « il n’y a plus aucune cloison entre les marques » confiait le directeur de la communication et du marketing du groupe Marc Chassillan. En bref, cela signifie, un seul service commercial pour l’ensemble des marques du groupe, un seul bureau d’étude, un seul service achat… Les commerciaux vont donc vendre sous la même casquette, les produits Volvo, Mack ou RTD. Une unité dans le management et dans le fonctionnement du groupe, toutes les anciennes équipes sont donc mélangées et travaillent sous une seule bannière.

 

RTD aujourd’hui c’est un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, avec l’ambition d’atteindre les 700 rapidement. Le client principal demeure la France (PVP ou VBL, mais aussi châssis du Caesar et VBCI, et bientôt VBMR et EBRC). La France est également le pays où est l’essentiel des effectifs du groupe (environ 1000), avec trois sites de production (Saint Nazaire, Marolles-en-Hurepoix et Limoges), plus quelques autres sites spécialisés (Fourchambault pour le MCO…).

 

Mais VGGS/RTD marche aussi bien à l’export, qu’il s’agisse du marché Australien ou nord-américain avec les camions militarisés Mack (U.S, Canada, Mexique), ou en Afrique, avec les produits ACMAT (Bastion, VLRA, ALTV…), surfant sur la « vague Serval » (Mali, Burkina, Tchad, Côte d’Ivoire, Sénégal… relire l’article de FOB ici). Cette mise en commun des entités du groupe Volvo permet également de lisser l’activité des sites de production. Ainsi, la chaîne d’assemblage Panhard de Marolles-en-Hurepoix, qui a rencontré une baisse importante de son activité suite à la fin des livraisons des PVP, a-t-elle récupéré la construction d’autres véhicules (ALTV ou MIDS).

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