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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:55
Manœuvres conjointes en rade de Toulon entre la flottille amphibie et le 519e GTM

 

27/03/2014 Marine nationale

 

Un exercice de transbordement maritime s’est tenu le 25 mars 2014 en rade de Toulon avec la flottille amphibie, le 519ème Groupe de transit maritime (GTM) et le MN Tangara, navire affrété par les armées.

 

L’objectif de l’exercice était d’assurer le transbordement sur rade d’un bâtiment civil à partir des engins de débarquement amphibie-rapide (EDA-R) mis en œuvre par la flottille.

 

Le transbordement s’est effectué notamment grâce à la mobilisation d’importants moyens : un EDA-R, un peloton portuaire du 519e GTM disposant entre autres d’une grue de levage pour charger l’EDA-R et plusieurs véhicules de l’armée de Terre.

 

«L’intérêt de cette manœuvre est multiple. Il s’agit à la fois de valider la capacité de l’EDA-R à transférer du fret logistique à partir de tous les types de bâtiments civils et militaires, mais aussi de développer la capacité opérationnelle interarmées avec le 519eGTM», affirme le commandant de la flottille amphibie.

 

Au terme de 4 heures de travail, le chargement a été assuré en toute sécurité.

 

Dans le port de projection interarmées de Toulon, le 519ème GTM a pour mission de charger et décharger des matériels militaires sur des bâtiments militaires ou des affrétés, afin de soutenir les forces déployées à l’extérieur de la métropole ou engagées dans des opérations extérieures.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:50
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

27/03/2014 J. SEVERIN- Armée de Terre

 

Tous les deux ans, la Norvège invite ses partenaires de l’OTAN pour l’exercice grand froid, nommé COLD RESPONSE, regroupant 16 000 militaires de 16 nationalités différentes.

 

Dormir sous la tente par -15°, marcher des heures par temps humide, tout en restant opérationnel durant 10 jours d’exercice, tels étaient les défis qu’un groupement tactique interarmes de la 27e brigade d’infanterie de montagne a dû relever.

 

Scénario : une province est envahie. L’OTAN décide d’intervenir contre la brigade nord, composée de bataillons français et norvégiens.Deux phases se mettent alors en place. La première est défensive, les « ennemis » ont pour objectif de retenir les forces de l’OTAN durant 36 heures et ainsi les stopper dans leur progression. Une fois le délai passé, la phase offensive peut alors débuter. L’OTAN repousse les bataillons ennemis, qui doivent alors contre-attaquer.

 

Suédois, Américains, Allemands, Hollandais, Danois, Anglais… se sont alliés dans la réalisation de cet entraînement réaliste, afin que chacun apprenne à se préserver des conditions très difficiles.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:35
Coopération franco-chinoise à la mer

 

27/03/2014  Marine nationale

 

La visite d’État du président chinois en France Xi Jinping manifeste, à travers la signature de plusieurs accords, la bonne entente qui règne entre Pékin et Paris. 

 

A la mer, la coopération franco-chinoise est régulière. Dans le cadre de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco, navire amiral de la force, a participé à des entraînements bilatéraux fin mars avec la frégate lance-missile Yancheng et le ravitailleur Taihu Lake. Dans une zone où les deux nations conjuguent leurs efforts contre la piraterie, le contre-amiral Hervé Blejean, qui commande la force européenne à la mer, a reçu à bord du Siroco le commandant de la 16èmeflotte de la Chinese People’s Liberation Army, Li Pengcheng, et une quinzaine de ses officiers. Cette rencontre en haute mer a permis de finaliser les entraînements communs et d’échanger sur la situation du théâtre d’opérations. Le TCD Siroco a rejoint l’opération Atalante depuis le 6 décembre 2013. La France assure son troisième commandement de la force européenne de lutte contre la piraterie depuis sa création en décembre 2008.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:55
Missiles : la France et la Grande-Bretagne se marient pour le meilleur...

Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a notifié fin mars à MBDA le contrat de développement et de production du missile antinavire léger ANL

 

27/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au travers du missilier européen MBDA, Paris et Londres ont décidé de poursuivre leur effort d'interdépendance dans le domaine des missiles afin d’éliminer les redondances dans le secteur.
 

Le PDG de MBDA Antoine Bouvier est aujourd'hui complètement conforté dans sa stratégie d'interdépendance dans le domaine des missiles entre la France et la Grande-Bretagne qu'il préconise depuis plusieurs années. Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a ainsi notifié fin mars au missilier européen le contrat de développement et de production du missile antinavire léger ANL/FASGW(H), pour un montant de l'ordre de 600 millions d'euros. "Ce développement commun est décisif pour engager la consolidation de l'industrie missilière franco-britannique sous l'égide de MBDA et de ses sous-traitants, dans le cadre de l'initiative One Complex Weapon", a expliqué ce jeudi le ministère de la Défense.

Le franchissement de cette étape importante du programme avait été préparé lors du sommet franco-britannique de Brize Norton le 31 janvier par la signature d'un Memorandum of Understanding (arrangement cadre) entre le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique Philip Hammond.

 

Des économies significatives  

"En travaillant ensemble et en additionnant leurs forces, la France et le Royaume-Uni dépenseront moins pour satisfaire leurs besoins militaires et contribueront à renforcer la compétitivité de MBDA face à la concurrence mondiale", a expliqué MBDA dans un communiqué publié ce jeudi. "Ce programme nous fait entrer dans une ère nouvelle de la coopération qui permettra de réaliser des économies significatives sur les programmes à venir, a fait valoir le PDG de MBDA, Antoine Bouvier cité dans le communiqué. Au lieu de mettre en commun leurs efforts programme par programme, comme c'était la règle auparavant, Français et Britanniques vont désormais coordonner leur approche des développements et des acquisitions afin d'éliminer les redondances dans le secteur des missiles ».

 

Un missile pour les hélicoptères de la Marine nationale

Cet effort franco-britannique bénéficiera aux hélicoptères qui intégreront le missile FASGW/ANL dans les années à venir. Ce missile apportera aux appareils de la marine nationale une capacité permettant de neutraliser les patrouilleurs, des vedettes rapides et des petites embarcations dans des situations de crise. Il équipera également les Lynx Wildcat AW159 de la Royal Navy. D'une masse approximative de 100 kg, ce missile aura également la capacité d'attaquer des cibles côtières et terrestres. Ce programme marquera "un progrès substantiel par rapport aux missiles Sea Skua et AS15TT" développés par MBDA respectivement au Royaume-Uni et en France, a assuré le missilier  

La Direction générale de l'armement (DGA) assurera avec la DE&S (Defence Equipment & Support), son homologue britannique, la conduite du programme ANL/FASGW(H) au sein d'un bureau de programme commun (Joint Project Office) basé à Bristol. Le programme ANL s'inscrit dans la lignée fructueuse des coopérations entre la France et le Royaume-Uni dans le domaine des missiles (Aster, Scalp, Meteor).

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:20
12e Régiment Blindé du Canada Conducts Exchange With French Army’s 4e Régiment de Chasseurs

 

March 26, 2014. David Pugliese - Defence Watch

 

By Sébastian Lacasse, Battle Captain, D Squadron, and Samantha Bayard, Canadian Army Public Affairs

 

Gap, Hautes-Alpes, FRA — A new association between the 4e Régiment de Chasseurs (4ème RCh) of the French Army and D Squadron of the 12e Régiment Blindé du Canada (12 RBC) took shape during an exchange of units named Exercise CHEVALIER TRICOLORE from March 10 to 25.

 

Fifty lucky members of D Squadron (D Sqn) were the very first to be able to take advantage of the exchange. They had the opportunity to go to France to meet their counterparts in the 4ème RCh, stationed in the town of Gap in the Hautes-Alpes region of France. A town of 40,000 inhabitants, Gap is located 750 m above sea level. Its ideal geographical position makes it a crossroads of the major tourist routes in the Alps. The 4ème RCh is a reconnaissance regiment of the 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne. It is made up of three armoured squadrons, one reconnaissance and anti-tank squadron, one headquarters and logistics squadron and one reserve squadron.

 

“The purpose of the exchange is to create a ‘contact area’ to get to know each other and share know-how. The idea is not to plan additional activities, but to choose exercises in the regiment’s training program that would be of mutual interest and to add foreign participation. That makes training more exciting for units but does not require a large additional investment. It’s a win-win proposition,” says Lieutenant-Colonel Nicolas Lallemand de Driésen. LCol Lallemand de Driésen is the French Army’s liaison officer to the Canadian Army. He has been at Army HQ in Ottawa since August 2012 on a three-year posting. He also looks after training for foreign forces in Canada.

 

The splendour of the alpine vistas left D Sqn members in awe. They received a warm welcome—facilitated by a common language—from their French counterparts at Quartier Général Guillaume, the home of the 4e Régiment de Chasseurs. Strong cohesion quickly grew between the members of D Sqn and those of the 4e Régiment de chasseurs, thanks in part to a sports match that allowed everyone to demonstrate their abilities. Once the introductions were over, training began.

 

The first thing our French brothers in arms had planned for their Quebecois cousins was a demonstration of their duty weapons (FAMAS and PAMAS) and a firing drill so that we could try them out. D Sqn members took the opportunity to familiarize themselves with the weapons and also to demonstrate their firing skills. That was followed by a variety of presentations on the history of the regiment, stands to display their new weapon, a demonstration of their fire simulator and a practical gunnery workshop using it. D Sqn members also had a chance to operate French armoured vehicles, including their Light Armoured Vehicle (LAV) and the Engin de Reconnaissance Canon de 90 mm (ERC 90), a six-wheeled all-terrain vehicle.

 

At the end of the first week, D Sqn was able to attend lessons on more specific mountain methods and techniques, which were quickly put into practice during mountain training.

The second week started with a trip to the mountain military post followed by a ski evaluation, but not just any ski evaluation—one on a ski trail in the Alps. Once the initiation was over, there were lessons for refining skiing techniques.
 

The first cross-country skiing outing proved to be a tough physical challenge for D Sqn members. The approximately 10-km course, with a 500-metre difference in altitude, was a real shock for some participants, who were used to flatter terrain. A number of mountain excursions, of varying difficulty, were organized over the following days. The cross-country ski climbs, sometimes steep, sometimes over more hilly terrain, were always a stiff challenge for the members of D Sqn. Exercise CHEVALIER TRICOLORE came to an end on a note of camaraderie between the Canadians and French, who exchanged gifts, ranks and berets as souvenirs of their shared adventures.

 

The Franco-Canadian military relationship remains strong.

“The Franco-Canadian military relationship has a long history. It used to be facilitated by the fact that our forces were located close to each other in Germany and by the many contacts that were established between the Canadian and French regiments. The structural reorganizations that took place after the Cold War and the intense operational tempo related to operations in Afghanistan led to a gradual reduction in joint activities,” explained LCol Lallemand de Driésen.

 

“However, in 2010, General Natynczyck and Admiral Guillaud decided to strengthen the military relationship, and in 2013, French Prime Minister Jean-Marc Ayrault and Prime Minister Stephan Harper gave it further impetus when they signed an interdepartmental bilateral agreement, which includes defence matters.”

 

The D Sqn members returned from France with new and enhanced skills and memories that will last a lifetime. They have already begun making preparations to welcome members of 4ème RCh to Valcartier next winter.

Les Canadiens sur les pistes Crédtis CAL Lampla G

Les Canadiens sur les pistes Crédtis CAL Lampla G

Exercice CHEVALIER TRICOLORE : soldats canadiens dans les Alpes françaises

Gap, Hautes-Alpes, FRA — Une nouvelle association s’est concrétisée entre le 4e Régiment de Chasseurs (4ème RCh) de l’armée de Terre française  et L’Escadron D du 12e Régiment Blindé du Canada (12 RBC) lors d’un échange d’unité baptisé Exercice CHEVALIER TRICOLORE, du  10 au 25 mars.  

 

Cinquante membres de l’Escadron D (Esc D) ont eu la chance d’être les tous premiers à bénéficier  de cet échange.  En effet, ils ont eu l’occasion  de se rendre  en France pour rencontrer leurs homologues du 4ème RCh, stationné dans  la ville de Gap,  dans le département  des Hautes-Alpes françaises. Ville de 40 000 habitants, Gap se situe à 750m d’altitude. Sa position géographique idéale la place au carrefour des grandes routes touristiques des Alpes. Le 4ème RCh est le régiment de reconnaissance de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne. Il compte 3 escadrons de combat blindé, 1 escadron de reconnaissance et d’intervention antichars, 1 escadron de commandement et de logistique et 1 escadron de réserve.

 

 « L’objectif de cet échange est  de créer une ‘surface’ de contact, permettant de développer la connaissance réciproque et d’échanger des savoir-faire. Il ne s’agit pas de créer des activités supplémentaires, mais de sélectionner dans le programme d’entraînement du régiment, les exercices qui peuvent offrir un intérêt mutuel et d’y  additionner une participation étrangère. Cela rend l’entraînement des unités plus excitant sans nécessiter un gros investissement budgétaire supplémentaire ; C’est une formule  gagnant, gagnant, »  dit le Lieutenant-colonel Nicolas Lallemand de Driésen. Le Lcol Lallemand de Driésen est l’officier de liaison de l’armée de Terre française auprès de l’Armée canadienn. Inséré Au QG de l’ Armée,  à Ottawa, depuis août  2012, pour un séjour de  trois ans,il s’occupe également de l’entraînement  des forces étrangères au Canada.

 

La splendeur des paysages alpins a immédiatement  laissé les participants de l’escadron D bouche bée. A leur arrivée au Quartier Général Guillaume où est implanté le  4e Régiment de Chasseurs, ils ont été très chaleureusement accueillis par leurs homologues  français et ce contact initial a été facilité par la langue commune. Une forte cohésion s’est ensuite rapidement développée entre les membres de l’Esc D et ceux du 4e Régiment de chasseurs, notamment au cours d’un challenge sportif qui a permis à chacun de faire la preuve de ses capacités. Une fois les présentations terminées, l’entraînement a débuté. 

 

Ce que nos confrères français avaient planifié pour leurs cousins québécois débuta par la présentation de leurs armes de service (FAMAS et PAMAS) suivi d’une séance de  tir afin d’en faire l’essai.  À cette occasion, les membres de l’Esc D ont pu en profiter pour se familiariser avec cette arme tout en démontrant leurs talents de tireurs.  Par la suite, nos confrères français enchaînèrent avec la conduite d’une variété de présentations portant sur l’histoire régimentaire, de kiosques portant sur leur nouvelle arme, de démonstration de leur simulateur de tir ainsi que de d’un atelier pratique de canonnerie sur celui-ci.  De plus, les membres de l’Esc D ont eu l’opportunité de conduire les véhicules blindés français, dont leur Véhicule Blindé Léger (VBL) ainsi que l’Engin de Reconnaissance Roues -  Canon de 90mm (ERC 90).

 

En fin de la première semaine, l’Esc D à pu assister à des leçons plus spécifiques sur les méthodes et techniques employées en montagne, qui ont été rapidement mises en pratique lors de la portion d’entraînement en montagne.

 

Le début de la deuxième semaine débuta avec le déplacement vers le Poste Militaire de Montagne suivi d’une évaluation en ski, mais pas à n’importe quel endroit, mais bien sur une piste de ski d’une station des Alpes.  Une fois l’initiation complétée, des leçons de perfectionnement sur les techniques de ski furent dispensées.

 

La première sortie en ski de fond s’est avérée être une épreuve physique de haute intensité pour les membres de l’Esc D. Le  parcours d’environ  10 km avec  une dénivelée de 500 mètres a été un véritable  choc pour certains  participants, habitués à un relief moins prononcé. Des sorties en montagne, de difficulté variée, se sont enchaînées les jours suivants.  Les montées en ski de fond sur différents terrains, parfois très abrupts, parfois plus vallonnés, ont chaque fois offert  un défi de taille aux membres de l’Esc D. L’exercice CHEVALIER TRICOLORE s’est achevé  sur  un dernier moment de camaraderie entre Canadiens et Français : un échange de cadeaux, de grades, de bérets en guise de souvenirs de leur rencontre et de leur aventure. 

 

La relation militaire franco-canadienne demeure vivace .

«  La relation militaire franco-canadienne est ancienne. Elle était autrefois facilitée par la proximité de nos forces en Allemagne et par les nombreux contacts  qui avaient été développés entre régiments canadiens et français. Les réorganisations structurelles post-Guerre froide, puis le tempo opérationnel intense lié aux opérations en Afghanistan, ont causé l’amenuisement progressif de nos activités communes, »  explique Lcol Lallemand de Driésen.

« Toutefois, en  2010 le Général Natynczyck et l’Amiral Guillaud ont décidé de renforcer les relations militaires et,  en 2013, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault et le Premier ministre Stephan Harper ont  donné une impulsion supplémentaire à la relation commune en signant un  accord bilatéral interministériel qui se décline aussi dans le domaine de la Défense. » 

 

Finalement, c’est sans aucun doute que l’on peut affirmer que les militaires de l’Esc D sont sortis grandis de cette expérience nouvelle et qu’ils en conserveront  de magnifiques souvenirs  pour le reste de leur vie. Ils se préparent désormais à accueillir à leur tour leurs camarades du 4ème RCh l’hiver prochain à Valcartier.

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:50
Première participation d’un E-2C Hawkeye au Tactical Leadership Programme (TLP)



27/03/2014 Marine Nationale

 

Du 10 au 21 mars 2014, la flottille 4F a participé pour la première fois à l’exercice TLP [Tactical Leadership Program] sur la base aérienne d’Albacete en Espagne. Un E-2C Hawkeye, armé par 8 officiers et 16 officiers mariniers et équipages étaient détachés afin de réaliser et contrôler des missions aériennes d’entraînement complexes dans un cadre multinational.

 

Le TLP en 2014

Le TLP s’inscrit comme une référence pour les pays alliés et les partenaires de l’OTAN pour préparer les pilotes à devenir «chef de dispositif». Cette formation leur permet de mener des missions aériennes complexes et multinationales, former le personnel navigant et non-navigant à toutes les tactiques OTAN relatives aux opérations aériennes  et  introduire et former les nouveaux partenaires de l’OTAN aux opérations aériennes alliées. Le TLP reste une agence OTAN d’expertise dans le domaine des opérations aériennes.

C’est en soutien de cette agence que la flottille 4F a mis en œuvre ses moyens. Les équipages d’E-2C étaient employés pour contrôler des aéronefs jouant le rôle d’opposants (les «rouges») contre les dispositifs composés des stagiaires du TLP (les «bleus»), le scénario proposé a donné ainsi l’occasion de maintenir un haut niveau de condition opérationnelle dans la continuité de l’opération Bois Belleau ( déploiement du groupe aéronaval français).

 

Historique du TLP

Le TLP a été crée dans un contexte de guerre froide, en 1978. Six nations de l’OTAN (Belgique, Canada, Allemagne, Pays-Bas, USA, Royaume-Uni) reconnaissent le besoin de mutualiser leurs forces et de s’entraîner conjointement afin de réaliser des missions de défense aérienne et d’attaque au sol. Les instructeurs sont sélectionnés parmi les pilotes les plus expérimentés des forces de l’OTAN, ce qui fait du TLP le centre d’excellence européen en matière d’opérations aériennes. Le TLP inclut une phase «vol» où les pilotes apprennent à planifier, briefer et conduire d’importants dispositifs d’assaut multinationaux sous menace aérienne

Depuis l’été 2009, le TLP est installé sur la base aérienne d’Albacete en Espagne, attirant chaque année plus de nations  participantes.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 13:40
A-645 FS Alizé passing through the Dardanelles. Photo elazighaberi com

A-645 FS Alizé passing through the Dardanelles. Photo elazighaberi com

 
27 March 2014, The Voice of Russia

 

The French Navy's rescue vessel Alize has entered the Black Sea, a Russian Black Sea Fleet spokesman told Interfax-AVN on Thursday.

"This specialized vessel intended to provide diving support left the straight zone on Wednesday," he said.

"It is heading to the Bulgarian port of Varna, where it will take part in joint sea rescue exercises," the spokesman said.

According to open sources, the vessel Alize, which joined the French Navy in 2005, carries equipment intended for the most complicated types of diving operations.

It can also be used as a base for combat diver teams.

The Alize is 60 meters long, has a water displacement of 1,500 tonnes, is operated by an 18-member crew, and, according to different reports, can carry from 30 to 230 passengers.

The vessel is equipped with two 12.7-millimeter submachine guns and an NH90 helicopter.
 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:56
photo MBDA

photo MBDA

 

 

27/03/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

Le programme franco-britannique de missile anti navire léger (ANL) est lancé

 

Au nom de la France et du Royaume-Uni, le ministère britannique de la Défense a notifié le 26 mars 2014 à la société MBDA le contrat de développement et de production du missile anti navire léger ANL/FASGW(H), pour un montant de l’ordre de 600 M€ (500 M£).

 

 Ce développement commun est décisif pour engager la consolidation de l’industrie missilière franco-britannique sous l’égide de MBDA et de ses sous-traitants, dans le cadre de l’initiative « One Complex Weapon ».

 

Le franchissement de cette étape importante du programme avait été préparé lors du sommet franco-britannique de Brize Norton le 31 janvier 2014 par la signature d’un Memorandum of Understanding (arrangement cadre) entre le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique Philip Hammond.

 

photo MBDA / Marine Nationale

photo MBDA / Marine Nationale

Le missile ANL apportera aux hélicoptères de la marine nationale une capacité permettant de neutraliser les patrouilleurs, des vedettes rapides et des petites embarcations dans des situations de crise.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) assurera avec la DE&S (Defence Equipment & Support), son homologue britannique, la conduite du programme ANL/FASGW(H) au sein d’un bureau de programme commun (Joint Project Office) basé à Bristol.

 

Le programme ANL s’inscrit dans la lignée fructueuse des coopérations entre la France et le Royaume-Uni dans le domaine des missiles (Aster, Scalp, Meteor).

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:55
La chaîne de défense aérienne en action

 

27/03/2014 Armée de l'air

 

Mardi 18 mars 2014, dans le cadre des entraînements « haute autorité de défense aérienne » (HADA),  tous les acteurs de la chaîne de défense aérienne ont participé à un exercice de sûreté aérienne, mettant en scène une pénétration de zone interdite par un avion de tourisme, joué par un avion plastron de la section aérienne de réserve de l’armée de l’air (SARAA).

 

À 09h43, le centre de détection et de contrôle (CDC) de Lyon signale qu’un avion de tourisme vient de pénétrer la zone interdite de survol de Saint-Alban (Haute-Garonne). L’application de la réglementation permet rapidement de classer l’appareil « suspect ». Sur ordre de la HADA, le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon  fait  décoller un Mirage 2000 de la permanence opérationnelle (PO) d’Orange. En quelques minutes, le chasseur rejoint l’avion de tourisme et réalise des mesures actives de sûreté aérienne (MASA). Le pilote du Mirage confirme le type et l’identité de l’appareil : un avion de tourisme aile basse de type DR400 de couleur blanche et rouge, et évoluant à 110 nœuds (environ 200km/h) en direction du sud.

 

Dans des délais très réduits, le Fennec MASA décolle à son tour et prend le relais du Mirage. Une contrainte d’itinéraire, appuyée par un tir de semonce fictif conduit finalement le pilote du DR400 à obtempérer. À 10h51, il est arraisonné sur le terrain de Valence.

 

Les entraînements réguliers des HADA sont indispensables pour traiter tout type de menace aérienne. En permanence, l’ensemble des acteurs de la chaîne de défense aérienne reste cependant mobilisé pour garantir la souveraineté de l’espace aérien et ainsi préserver la sécurité du territoire national.

La chaîne de défense aérienne en action
La chaîne de défense aérienne en action

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:40
BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

BPC Vladivostok photo T. Bregaris Ouest-France

 

26.03.2014 Oksana Bobrovitch – La Voix de la Russie

 

Il y a une semaine, le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, dont le voyage en Russie avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a été annulé le 18 mars, a déclaré sur un plateau de télévision que « la France pourra envisager » d'annuler la vente des Mistral « si Poutine continue ce qu'il fait », en faisant bien entendu référence au référendum en Crimée.

 

« Nous pouvons envisager d'annuler ces ventes, mais nous demanderons à d'autres, je pense notamment aux Britanniques, de faire l'équivalent avec les avoirs russes des oligarques à Londres. Les sanctions doivent toucher tout le monde », a déclaré M. Fabius. Une précaution verbale nécessaire, car comme l'a souligné Laurent Fabius lui-même, l'annulation du contrat Mistral serait aussi « négatif pour les Français ».

 

Nous avons demandé de commenter ces propos du ministre français à Richard Labévière, rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale.

 

Richard Labévière. « Je crois qu’il y a eu quelques maladresses et précipitations de la part de Laurent Fabius. Il a eu beaucoup de blabla diplomatique sur cette affaire. Les contrats pour la livraison et la construction commune pour la Russie ont été conclus en 2011 pour un montant de 1,2 milliards d’euros, un contrat colossal qui conditionne un millier d’emplois à Saint-Nazaire.

Les premiers éléments de la coque du premier de ces porte-hélicoptères sont livrés. On les qualifie de « bâtiments de projection et de commandement », ce sont des porte-hélicoptères qui servent à des missions multiples : évacuation, assistance aux populations civiles, avec un ou deux hôpitaux à bord, des vedettes pour le débarquement, etc. Ce sont des bateaux multifonction. Les éléments et la coque du premier bateau, Vladivostok qui doit être livré a la Russie, ont été assemblés. Le deuxième bateau, Sébastopol devrait être achevé et livré, normalement, en 2016.

Dans le contexte de crise, le ministre des Affaires étrangères français a émis la possibilité de rompre ce marché. Ce serait une catastrophe. Une catastrophe pour l’emploi en soi, mais aussi pour l’organisme national qui cautionne les marchés et les exportations de ce type, et qui devrait compenser un milliard d’euros à la Russie, une grosse affaire.

Vous avez vu que le ministre de la Défence Jean-Yves Le Drian a aussitôt tempéré un peu les déclarations hâtives du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius pour dire que « de toute façon, le Vladivostok doit être livré en octobre 2014 » et que la discussion aurait lieu normalement aussi en octobre 2014. Et que la commission interministérielle d’étude sur les exportations de matériel militaire donnerait son avis.

Comme je vous l'ai dit : les intérêts économiques, les emplois sont importants pour cette affaire. D’autant plus que puisqu’à travers le premier bâtiment, Vladivostok, un certain nombre dd'éléments a déjà été livré, il faut l’appareiller de toute façon.

Si ce marché était rompu, les chantiers navals russes pourraient tout à fait assumer le suivi. Cette façon consisterait pour le côté français à se tirer une balle dans le pied sur le plan économique et sur le plan de l’emploi.

Je pense qu’au-delà de cette précipitation, il faut reprendre les choses, et on en parlera beaucoup plus calmement au mois d’octobre. »

 

LVdlR. Le journal Izvestia a cité une source dans l’entreprise russe de construction navales - Corporation Réuni des Armateurs : « Le Mistral est un navire construit selon des normes civiles, c'est un banal ferry pour le transport d'automobiles. Obtenir de nouvelles technologies dans la construction de tels navires pour un pays qui produit des sous-marins nucléaires, ce n'est pas sérieux ».

 

Bien entendu, la construction d’un navire ne se résume pas en assemblement des bouts de ferraille et de tôle. Le bateau n’est pas une « boîte », mais un objet qui doit fonctionner comme une montre. Faire vivre un navire est beaucoup plus difficile que construire sa coque. Mais c’est possible.

Par contre, il est beaucoup plus difficile de réparer les relations entre les pays, les entreprises, les gens. Dans ces grands gestes politiques, nous oublions volontiers les destins humaines toutes simples. Richard Labévière a parlé d’emplois. Je me rappelle très bien ma visite dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. De cet impression de contraste entre la grandeur des bâtiments navals et les figures minuscules d’ouvriers qui, tels des fourmis, construisent petit à petit ces monstres de la mer. Je me rappelle aussi très bien la fatigue, teintée de fierté de ces mêmes ouvriers qui sortaient après la fin de la journée de travail. Et les conversations animées au bar « avant la soupe », où, inévitablement, on parle des salaires, du Chantier, du travail, du futur… Ainsi, ce discours autour de l’emploi est très personnel.

En cas de mise en place, les sanctions prises vont être douloureuses.          

Aussi bien pour la Russie que pour la France.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:30
Thales at ISNR 2014 - International Security & National Resilience exhibition in Abu Dhabi

 

Thu, 27/03/2014 Thales Group

 

From 1 to 3 April, Thales will be at the International Security & National Resilience (ISNR) exhibition in Abu Dhabi, presenting its full range of security solutions for government agencies and homeland security forces. Since 1978, Thales has built up a strong presence in the United Arab Emirates, where it is recognised as a trusted partner.

With a presence in 56 countries, Thales offers its customers unique experience in the field of security and unparalleled expertise in the integration of large‐scale, complex systems.

 

Thales's objective is to ‘simplify complexity’, empowering strategic decision-makers by delivering clear, timely and operationally relevant information about their environment.

Matching current trends in homeland security in the Middle East, particularly in the United Arab Emirates, Thales will be showcasing two major areas of activity at ISNR 2014:

 

Protection of critical infrastructure and sensitive sites (government, industry and public)

Critical infrastructure operators, administrations, financial institutions, innovative industries and research institutes are all highly dependent on their IT systems and are therefore more vulnerable to new types of cyberthreats.

As a key player in security and defence to protect national sovereignty, Thales is presenting cybersecurity, resilience and security solutions that enhance operational efficiency and business continuity for all types of organisations.

CYBELS is an excellent illustration of Thales’s extensive expertise in this domain. The CYBELS family of solutions will be on show with a dynamic demonstration of Thales's ability to prevent, detect, analyse and respond to cyberattacks. With CYBELS, operators have the information they need to take the best decisions and deploy the most appropriate response at all times.

Thales is actively developing collaborations with local industry. A good example of this is the recent partnership between Injazat and Thales who are working together to provide innovative cybersecurity services to enterprise customers in the United Arab Emirates. Thales’s cybersecurity offering is also featured on the Injazat/Mubadala stand (A4).

> More about Thales’s CYBELS offering

 

The NEXIUM View solution shows how a synoptic picture combining data about cybersecurity, applications and network status can help operators improve the performance and availability of critical services.

> More about Thales’s NEXIUM offering

 

Alongside these IT security solutions, Thales offers operators of critical sites, such as oil refineries or airports, end-to-end expertise from concept of operations to integrated safety and security systems.

Thales’s credentials include prestigious references for security solutions protecting energy facilities for Saudi Aramco (Saudi Arabia), Gazprom (Russia), Sonatrach (Algeria) and more recently the West Qurna-2 oil field in Iraq.

At Dubai International Airport, Thales has supplied an ultra-modern communication and security solution that ensures the highest levels of safety and security for operators and passengers.

> More about critical infrastructure protection

 

 

Protecting cities and governments: Security of citizens and critical mission communications

The fast-evolving urban landscape is generating new needs and new expectations from governments and local authorities. With persistent geopolitical instability, new threats and more frequent natural disasters, the ability to anticipate and to respond to crisis situations is becoming crucial. Providing security assurances for citizens, cities and states is a central concern today.

From urban security to the highest level of national security, Thales provides command & control and decision-support solutions for supervision and control of day-to-day operations as well as full-blown crisis situations.

Thales was selected to provide a comprehensive security solution for Mexico City — the world’s third-largest metropolitan area with 22 million inhabitants — providing command, control and emergency management capabilities for the most ambitious urban security system in the world.

> More about Thales’s urban security offering

Thales’s capabilities in professional mobile radio (based on LTE[1] technology), intelligent video and CBRN[2] risk detection ensures that relevant information is transmitted quickly to support decision-makers.

Based on its pioneering LTE PMR technology, Thales has developed the resilient and secure NEXIUM Wireless solution for mission-critical applications. Thirty countries have already placed their trust in Thales's PMR solutions for public security, transport, airports, industrial and oil facilities.

> More about Thales’s NEXIUM Wireless offering and its new LTE professional mobile radio solution

 

FOCUS: CRISIS MANAGEMENT

For the first time in the Middle East: a deployable system for managing large‐scale events and crises

At ISNR 2014, Thales is showcasing its new large-scale event and crisis management system for the first time in the Middle East. Designed for civil defence and security forces, this solution is specifically designed to ensure more effective collaboration between deployed units and command centres.

Renault Trucks Defense and Thales have partnered to develop the mobile component of this system, a new integrated command post for the MIDS tactical command vehicle. This mobile solution offers operators inside the vehicle a full picture of the situation on the ground and enhances decision-making through multi-agency coordination and collaboration tools.

> More about Thales’s new large-scale event and crisis management system
> More about the new integrated mobile command post developed jointly by Thales and Renault Trucks Defense

 

Find out more about Thales’s security solutions on stand 3230

 

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[1] LTE (Long Term Evolution) or 4G is the latest generation of standards for mobile telephony

[2] Chemical, Biological, Radiological and Nuclear

 

About Thales in the United Arab Emirates
Thales has been active in the United Arab Emirates (UAE) for more than 35 years, and with 350 people based in Abu Dhabi and Dubai, the UAE is the cornerstone of the Group's presence in the Middle East. Serving both civil and military markets, Thales is a leading industry partner on major projects like the Dubai metro and the control tower at Abu Dhabi international airport, a long-standing supplier to Al Yah Satellite Communications Company and a trusted provider of systems and services to the UAE defence community.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 11:55
Colloque Diplomatie de défense 10 11 avril 2014

 

26/03/2014 Délégation aux affaires stratégiques

 

L’usage de la force militaire comme instrument politique est ancien. Durant la guerre froide, pour les seuls Etats-Unis ces démonstrations de force se sont montées à 215 sur la période 1945-1977 (1). Elles jouèrent un rôle essentiel pour enrayer la détérioration d’une situation de crise, répondre aux pressions de l’opinion publique sans basculer dans la guerre, donner à la diplomatie pure le temps d’opérer : bref, une fonction de prévention dans un contexte où la guerre était terriblement dangereuse du fait des risques d’escalade.

 

La diplomatie militaire recouvre bien d’autres modalités d’usage non belliqueux des forces armées à des fins politiques : assistance, formation, visites, prépositionnements, exercices, partenariats et alliances, etc. Le concept de diplomatie de défense a acquit en France une pleine visibilité avec le Livre Blanc de 2008. Elle y est définie comme “la participation des forces armées aux actions de la diplomatie française, [visant] à prévenir tout risque de crise et à contribuer à la réalisation des objectifs de la France à l’étranger en faisant appel à divers outils du domaine diplomatico-militaire” (veille et dialogue stratégique, soutien de l’activité diplomatique au sein des organisations internationales, maîtrise des armements et les mesures de confiance associée, coopération de défense (DCMD, CIMIC), actions civilo-militaires, contribution à l’éradication des groupes armés, la reconstruction des forces de sécurité et de défense.

 

Dans le contexte diplomatico-stratégique actuel, l’affirmation de la “diplomatie de défense” comme mission nouvelle et spécifique de la Défense soulève plusieurs types d’interrogation. Celle de ses objectifs spécifiques tout d’abord,: prévention, mais aussi influence. On constate également une évolution de la diplomatie militaire traditionnelle vers de nouveaux milieux propices à son exercice, comme le cyberespace, et, parallèlement, le dépassement de la logique des milieux vers une forme d’action plus globale. Les questions de doctrine et d’organisation méritent également un examen approfondi, spécialement en ce qui concerne les formes nouvelles de coopération entre la Défense et les Affaires Etrangères.

 

 L’objectif de ce colloque, en croisant les approches par milieux et les types d’action transversaux, et en confrontant les expériences nationales et multilatérales, est donc de proposer à la fois un état des lieux international de la diplomatie de défense et des transformations de la diplomatie militaire classique, et des pistes de réflexion pour perfectionner encore la doctrine et l’organisation au plan national.

 

> Télécharger le programme

> Faire une demande d'inscription en ligne (NB : votre demande sera confirmée par courriel en fonction des places disponibles)

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:55
L'ingénieur de la DGA Guillaume Poupard à la tête de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information

 

26.03.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.


L'ingénieur en chef de l'armement, Guillaume Poupard (au centre de la photo), a été nommé en conseil des ministres ce mercredi 26 mars directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Il succède à Patrick Pailloux parti pour la direction technique de la DGSE.

Ça tombe bien, nous avions rencontré Guillaume Poupard en janvier au forum de la cybersécurité à Lille, où il nous parlait de l'implication technique de la Direction générale de l'armement (DGA) en matière de cyberdéfense... et de l'imbrication dans ce domaine entre le civil et le militaire.

 

L'ingénieur était alors responsable du pôle de sécurité des systèmes d'informations à la DGA, situé à Bruz près de Rennes (lire ici le texte de l'époque consacré au rôle de la DGA en cyber). Le pendant technique du CALID, le centre d'analyse en lutte informatique défensive de l'état-major des armées.

Lors d'une audition devant la Commission de Défense de l'Assemblée nationale en juillet 2013, Guillaume Poupard avait aussi évoqué les liens avec l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information qu'il va donc diriger : " Nos liens avec l’ANSSI sont forts et anciens : il n’y a pas là de séparation entre civils et militaires. Nous travaillons ensemble pour concevoir et réaliser des produits de sécurité, notamment en réponse à des besoins de souveraineté, en matière de cryptographie par exemple. Le développement est réalisé par la DGA, avec des industriels et l’approbation, en vue de classification défense, est faite par l’ANSSI : cette organisation est bien rodée. "

Cette nomination n'a donc rien d'illogique d'autant que ce docteur en cryptologie passa avant 2010 chez le prédécesseur de l'ANSSI, la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information. Et comme Patrick Pailloux, il est un acharné de " l'hygiène informatique " : " Ce n’est pas si facile : nous faisons tous des erreurs de sécurité. Ce travail sur l’hygiène informatique est pourtant essentiel ; il faut le mener dans les entreprises, mais aussi dès l’école (...) S’agissant des entreprises, la protection du patrimoine scientifique et technique est absolument essentielle. "

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a publié mardi 21 janvier des classifications, des modalités pour renforcer la cybersécurité des systèmes industriels. Après la définition de douze secteurs d'importance vitale (lire le détail dans cette note de janvier), l'ANSSI a identifié 218 opérateurs français, publics et privés, à cyberprotéger en priorité...

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:55
Web-série : À l’école des nageurs de combat (Épisode 2)
 
26 Mars 2014 Marine Nationale
 

Bienvenu au cours des nageurs de combat. Fin de la sélection des candidats et début des cours pour les élèves retenus. Le programme qui les attend est dense : le nageur est le seul combattant qui est formé à intervenir à partir de tous les vecteurs, qu’il soit terrestre, aérien ou maritime.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:45
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 25 mars 2014, le général Francisco Soriano, commandant l’opération Sangaris, s’est rendu dans plusieurs villes de l’Ouest où sont déployés les militaires français de l’opération Sangaris.

 

Le général Soriano a essentiellement rencontré les militaires du GTIA Dragon, déployés à Bouar, Béloko, Carnot et Bossembélé. Lors de son déplacement en hélicoptère le long de la Main supply road (MSR), cette route permettant l’approvisionnement entre le Cameroun et Bangui, il a pu constater le résultat du travail effectué dans cette zone aux côtés de la MISCA: pas un seul barrage, des camions de transports en mouvement et de la vie dans les villages riverains de la route.

 

Le général Soriano s’est adressé à ses hommes à chacune de ses étapes. Il a rappelé à tous son message de fermeté quant à l’application des mesures de confiance, processus essentiel à la sécurité des habitants et au retour de la paix en RCA. Ce même message a également été entendu par les autorités locales rencontrées à chaque étape.

 

Ce déplacement en province était aussi l’occasion pour le général commandant l’opération Sangaris de prendre contact avec le GTIA Dragon déployé il y a seulement quelques semaines en relève du GTIA Panthère. Le GTIA Dragon est constitué d’éléments en provenance du Tchad et du 3e RPIMa.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGONSangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:45
Tchad : DIO au profit de la gendarmerie et police tchadienne.

 

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Du 14 au 21 mars 2014, la Force Epervier a conduit deux détachements d’instruction opérationnelle (DIO), respectivement à Abéché et Faya, au profit d’une trentaine de gendarmes et policiers tchadiens.

 

Au cours de ces DIO, conduits par quatre prévôts de la force, aux côtés d’un gendarme du groupement des écoles de la gendarmerie tchadienne, les stagiaires ont alterné des cours théoriques et cas pratiques dans des domaines aussi variés que l’intervention professionnelle (interpellation, utilisation des armes, contrôle des véhicules, désarmer un adversaire,…), les techniques d’identification criminelle, la sécurité routière et la sécurité en matière d’intervention sur crash avion.

 

Le soutien aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes est une des deux missions permanentes assurées par la Force Epervier, conformément à l’accord de coopération technique, entre la France et le Tchad, signé en 2007. Ce soutien est essentiellement d’ordre logistique (ravitaillement, carburant, transport, médical, renseignement). La formation occupe cependant une place importante, puisque les militaires français forment chaque année plus de 1 000 spécialistes. Parallèlement, Epervier peut être amené à appuyer les opérations françaises se déroulant dans cette vaste région d’Afrique. La force s’est ainsi engagée dans l’opération Serval au Mali et l’est actuellement dans l’opération Sangaris en Centrafrique.

Tchad : DIO au profit de la gendarmerie et police tchadienne.Tchad : DIO au profit de la gendarmerie et police tchadienne.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:25
Guyane : 217e lancement Ariane sous la protection des FAG

 

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 22 mars 2014, à Kourou, le 217elancement d’une fusée de type Ariane 5 a été permis grâce à la mise en œuvre du dispositif Titan. Près de 300 militaires des forces armées en Guyane (FAG) ont été déployés à terre, en mer et dans les airs pour assurer la protection externe du Centre Spatial Guyanais (CSG) et permettre le décollage de la fusée.

 

La mission Titan est l’une des missions majeures des FAG. Elle s’effectue dans une zone inhospitalière de près de 750 km2, constitué pourr 80% de forêt primaire et de marécages. Elle consiste à assurer la protection externe des installations du CSG, sur terre, en mer et dans les airs.

 

Pour la partie terrestre, le cœur de la mission s’est déroulé en forêt et dans les savanes. Aguerris par une formation spécifique de vie « en jungle », les légionnaires du 3eREI ont patrouillé à bord de leurs véhicules ou à pied, en quad, en chenillettes (BV206) ou même en Kayak, afin de contrôler les accès pédestres au site de lancement. Un élément d’intervention héliporté était en alerte sur la base de l’escadron de transport 68 (ET 68) basé à Cayenne.

 

Dans les airs, sous l’autorité de la haute autorité de défense aérienne (HADA), une bulle de sécurité ou dispositif particulier de sureté aérienne (DPSA) a été activée. Cet espace, interdit à tout aéronef, était maîtrisé par les hélicoptères Fennec ainsi que par le détachement armé par une compagnie de défense sol-air équipée de missiles Mistral.

 

Enfin, en mer, un patrouilleur de type P400 et une vedette côtière de surveillance maritime (VCSM) de la Marine nationale ont assuré la protection des approches maritimes du plateau de lancement.

 

Les FAG sont également engagées dans la mission intérieure Harpie de lutte contre l’orpaillage clandestin, en soutien des forces de gendarmerie et de police. Cet engagement dans la durée rend de plus en plus difficile l’action des orpailleurs clandestins.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 16:55
Crédits Armée de Terre

Crédits Armée de Terre

 

26/03/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

L’École militaire de Saumur a organisé en son sein le forum SIMOPS consacré aux outils de simulation opérationnelle.

 

Simulation aux tirs, à l’aviation… de nombreux outils étaient présentés lors de ce forum. Pourquoi ? Parce que la simulation est une étape cruciale dans l’entraînement des militaires, notamment lors de leurs préparations pour les opérations sur les théâtres extérieurs. Il s’agit du premier pas du soldat vers le terrain, il est donc indispensable de rendre ces outils les plus réalistes possible. Le forum a également permis aux concepteurs et aux utilisateurs d’échanger sur les futures améliorations qui seront apportées aux machines.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:46
Crédits : ADC Courtillat Alain

Crédits : ADC Courtillat Alain

 

26/03/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Le 20 mars 2014, quatre nouveaux porteurs polyvalents logistiques (PPLOG) ont été débarqués par Antonov sur l’aéroport de Bamako-Ségou au Mali.

 

Les PPLOG permettent d’assurer les missions suivantes : ravitaillements logistiques sur les théâtres d'opération, transport ou évacuation de personnel en condition opérationnelle, maintenance et évacuation de véhicules immobilisés, transport de matériaux pour l’appui à la mobilité, à la contre-mobilité et à l’aide au déploiement d’urgence.

 

Ces camions blindés sont dotés d’un système autonome de chargement. Ils permettent l’emport jusqu’à 16 tonnes en capacité maximale. Ils sont équipés d'un dispositif de protection comprenant une cabine blindée contre les mines et les tirs d'armes de calibre 7,62 mm, il peut également recevoir un poste radio de 4e génération et le système informatisé SITTEL, ainsi qu'un GPS. Sa puissance de 450 CV, ses 8 roues motrices et son double essieu avant directionnel le rendent plus maniable que son prédécesseur, le VTL. Six PPLOG ont déjà été déployés sur le théâtre en octobre 2013.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien où ils poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:45
source Lignes de Defense

source Lignes de Defense

 

26.03.2014 Laurent Touchard blog défense -  Jeuneafrique.com

 

Cette semaine Laurent Touchard* revient sur plusieurs décennies de coopération entre le Niger et les États-Unis.

 

Les débuts de l'aide militaire américaine au Niger en matière de sécurité datent d'un accord du 14 juin 1962. En vertu de celui-ci, Washington fournit des équipements et des services à Niamey afin " d'aider à assurer sa sécurité et son indépendance". Dix-huit ans plus tard, le 9 juin 1980, un autre accord est signé. Il donne le droit au Niger d'accéder au programme International Military Education an Training (Imet). L'Imet permet le financement des études et la formation de militaires étrangers, y compris dans les centres et académies aux États-Unis. À l'instar d'autres pays du continent africain, les membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes en bénéficient tout au long des années 1990. Aide à laquelle viennent s'ajouter d'autres projets d'assistance militaire qui se mettent en place dans le courant des années 2000. L'intérêt de Washington pour l'Afrique se réveille alors.

 

>> Lire aussi : les défis de la politique de défense du Niger

 

Global war on terrorism

Discuté avec le Mali, la Mauritanie, le Tchad et le Niger, en octobre 2002, la Pan Sahel Initiative (PSI) est mise sur pied en novembre 2002. Un an après les attentats de New York, la PSI s'inscrit dans la logique de guerre totale contre le terrorisme voulue par l'administration Bush. Elle implique un vaste spectre d'organismes gouvernementaux américains. Néanmoins, les objectifs sont modestes. Avec un budget d'environ 8 millions de dollars, est prévu d'organiser une compagnie antiterroriste dans chacun des pays concernés tandis que des unités régulières et paramilitaires sont entraînées à l'utilisation des armes légères, à la tactique des petites unités, aux transmissions, à la navigation dans le désert... La PSI comprend également un volet opérationnel, via l'Operation Enduring Freddom – Trans Sahara (OEF-TS), contre Al-Qaïda en Afrique. Volet qui concerne de fait le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui, depuis 2003, se fait de plus en plus remarquer dans le Sahara.

Si l'implication américaine est discrète, elle n'en est pas moins réelle. Un violent affrontement, le 9 mars 2004, l'illustre. Des jihadistes du GSPC se heurtent à des militaires nigériens et tchadiens, dans la zone frontalière entre les deux pays. Au cours de la bataille, les terrobandits perdent au moins 43 hommes. Nigériens et Tchadiens bénéficient de l'appui américain, en particulier d'éléments du 10e Special Force Group (Airborne) et d'un avion P3 Orion qui effectue des missions ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) à la manière des Atlantique 2 français dont nous avons parlé précédemment. L'Orion opère alors depuis... l'Algérie ! Plus précisément, à partir de la base de Tamarasset.

 

>> Lire aussi : les coulisses de la défense africaine (février-mars 2014)

 

Changement de politique

En 2005, la Trans-Saharan Couter Terrorism Initiative (TSCTI) succède à la PSI. La liste des pays soutenus s'allonge. Évidemment, le Niger y figure toujours ; l'aide financière et l'assistance militaire de Washington ne s'interrompt donc pas, bien au contraire. En 2006, les prérogatives de la TSCTI sont transférées au Trans-Sahara Counterterrorism Partnership (TSCTP). Le TSCTP ne succède pas à la TSCTI. Il s'agit d'une " extension"  de cette dernière, concernant davantage de pays : l'Algérie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tunisie et toujours le Niger. Le Burkina Faso est intégré en 2009. L'OEF-TS continue d'exister, mais est renommée par la suite Operation Juniper Shield dont la gestion et l'exécution reviennent à l'Africom. Schématiquement, le TSCTI/TSCTP représente donc le programme dans sa globalité tandis que l'OEF-TS en constitue le volet opérationnel spécifiquement antiterroriste.

L'Africom, c'est cette autre expression de l'évolution de la politique sécuritaire américaine en Afrique. Commandement régional créé le 7 février 2007, totalement opérationnel en octobre 2008, il englobe l'essentiel du continent (à l'exception de l'Égypte). Continent qui auparavant était morcelé en trois zones de responsabilité, chacune affectée à un commandement (Eucom, Centcom et Pacom). Washington se dote ainsi d'une structure militaire panafricaine, dans la logique du concept de " soft power" . Moins agressive, cette politique a pour ambition de contraster avec celle menée en Afghanistan et en Irak. Cette structure se distingue donc, a priori, des autres commandements de par une caractéristique très particulière : son fonctionnement et ses missions se veulent teintés de l'esprit " approche globale"  (que nous avons explicitée dans un billet précédent). Malgré tout, les États africains ne sont pas franchement enthousiastes de cette création.

En 2007, l'ennemi principal visé par toutes ces mesures s'émancipe. En effet, le GSPC devient Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il s'efforce alors de multiplier les actions " visibles" , pour exister dans la région et pour prouver que le mouvement est digne du " label"  Al-Qaïda. Le Niger n'est pas épargné tandis qu'une nouvelle rébellion nomade (la précédente date de 1990) éclate. Dans ce contexte, les activités criminelles se développent. La difficulté à contrôler les vastes étendues du désert et d'interminables frontières favorisent malheureusement les infiltrations de terrobandits. L'augmentation du budget du TSCTP, cette même année 2007, traduit bien que Washington a conscience des menaces et des risques qu'ils font peser sur la stabilité. Ainsi, plus de 168 millions de dollars (dollars constants 2014) sont octroyés à l'ensemble des services et agences impliqués dans le programme.

Mener une politique internationale dite des "3D" pour effacer l'image héritée des années Bush.

En novembre 2008, Barack Obama est élu président des États-Unis. Il choisit Hillary Clinton comme Secrétaire d'État. Celle-ci plaide en faveur du principe de la "smart power"  que l'on pourrait traduire par "puissance subtile". L'idée est simple : s'appuyer sur l'ensemble des moyens dont disposent les États-Unis afin de mener une politique internationale dite des "3D" : diplomatie, développement et défense. Idée simple, mais enjeu de taille : il s'agit d'effacer l'image qui colle désormais à l'Amérique, héritée des "années Bush". Une Amérique brutale, hégémonique, impérialiste... Et de remplacer cette image par la conviction que le pays de la Liberté est un partenaire respectueux des droits, des cultures. Quant à l'ensemble des moyens dont disposent les Etats-Unis, ils relèvent de la " puissance douce"  ou de la "puissance dure". Le principe n'est pas nouveau : le président Theodore Roosevelt en est à l'origine avec sa politique étrangère du "gros bâton"  (et, implicitement, "de la carotte" ). Il est ensuite cultivé tout au long de la Guerre froide, avec des fortunes diverses en Asie du Sud-est (au Laos, en Thaïlande) et surtout, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud tout au long des années 1970 et 1980.

 

>> Lire aussi : Maintien de la paix en Centrafrique, Mali, RDC... dernières nouvelles du front

 

En dépit de ce changement de "mentalité" , des observateurs soulignent qu'au moins jusqu'en 2010-2011, le TSCTI/TSCTP reste par trop focalisé sur la dimension militaire. Les questions de développement économique, d'éducation, de santé sont mal considérées. Il faut attendre 2012 pour que les choses s'équilibrent véritablement et que l'on puisse davantage parler d'approche globale dans le cadre d'une diplomatie de "smart power". Les objectifs du TSCTP sont résumés dans un document officiel américain :

  • Renforcer les capacités antiterroristes régionales
  • Améliorer la coopération entre les forces de sécurité du Sahel
  • Promouvoir les régimes démocratiques
  • Discréditer l'idéologie terroriste
  • Renforcer les liens militaires avec les États-Unis.

Mais là encore, tout comme pour les programmes européens, le manque de coopération entre les organismes gouvernementaux impliqués dans les projets conjugués à un défaut de concertation nuisent à l'efficacité générale.

Autre programme qui bénéficie au Niger comme à d'autres pays d'Afrique, l'African Contingency Operations Training and Assistance Program (Acota). L'origine de celui-ci remonte à l'ère Clinton. Son administration souhaite alors créer une force d'action rapide africaine qu'organiseraient et entraîneraient les États-Unis. Le continent ne l'accueille pas favorablement. Afin de préserver les susceptibilités souverainistes ("syndrome du colonialisme", par ailleurs fort compréhensible), le projet est maintenu mais sous une forme moins ambitieuse et surtout, plus anodine, désigné African Crisis Response Initiative (Acri). En 2002, l'Acri devient l'Acota. Il encadre l'entraînement des militaires africains aux opérations de maintien de la paix. En 2004, l'Acota dépend de la Global Peace Operations Initiative (GPOI). La GPOI reste centrée sur la préparation aux missions de maintien de la paix. Depuis leur création, l'Acri puis l'Acota ont permis d'instruire 154 500 hommes de 20 nations africaines. Au Niger, ce sont ainsi deux bataillons qui en bénéficient.

 

Le Niger à défaut du Mali

Le 19 août 2009, les dérives autocratiques du président Tandja conduisent les États-Unis à stopper temporairement tous les programmes d'assistance militaire au profit du Niger. Toutefois, cette parenthèse est de courte durée. À partir du 25 février 2010, quelques jours seulement après le coup d'État qui voit la chute du Président Tandja (le 18 février !), des discussions sont discrètement entamées à propos d'une éventuelle implantation américaine dans le pays. À l'instar de Paris, la Maison Blanche et le département d'État cherchent à installer une base au cœur du Sahel. Le refus du Mali conduit naturellement Washington – là aussi, tout comme Paris – à jouer la carte du Niger.

Les soldats occidentaux déployés à l'étranger suscitent un rejet croissant des sociétés locales à mesure qu'augmente la durée de leur présence.

Néanmoins, il faut encore attendre plusieurs mois avant que ce projet n'aboutisse. Certes, en 2012, les États-Unis sont autorisés à utiliser Agadez pour le ravitaillement de leurs Pilatus PC-12. Désignés U-28A dans l'Armée de l'Air américaine, ils mènent des missions ISR au-dessus du Sahel depuis 2007. Au milieu de l'immensité de la région, disposer d'un point d'escale à Agadez est appréciable. Reste que l'Afrique est globalement hostile à une ostensible présence américaine. Les difficultés de Washington pour trouver où installer sur le continent le quartier-général de l'Africom en témoignent. En dehors du Liberia et de rumeurs infondées quant à la Tunisie, personne n'en veut. Il est vrai qu'aux États-Unis même, des voix s'élèvent contre cette installation. À commencer par l'ex-ambassadeur Bob Houdek, pour qui, un complexe comme le QG de l'Africom, avec toutes les contraintes en matière de logement et de sécurité des personnels, ne provoqueraient l'impression d'un "oasis colonial" américain. Analyse qui rejoint celle des travaux de David Kilcullen, spécialiste de la problématique de la contre-insurrection. Selon ses travaux, les soldats occidentaux déployés à l'étranger suscitent un rejet croissant des sociétés traditionnelles locales à mesure qu'augmente la durée de la dite-présence.

 

"Empreinte légère"  mais présence d'importance

Avec le déclenchement de l'opération Serval, les troupes françaises déployées au sol ont un besoin crucial en renseignements tactiques. Pour éradiquer progressivement les terrobandits qui occupaient le nord du Mali, elles doivent d'abord les localiser précisément. Dans un premier temps, Washington semble déployer au moins un drone MQ-1 Predator. Lui succèdent deux MQ-9 Reaper. L'US Air Force compte alors environ 200 hommes au Niger (auxquels s'ajoutent évidemment les personnels de la CIA en poste à Niamey et susceptibles de rayonner dans l'ensemble du pays). Parmi eux, des éléments de sécurité, armés, assurent la protection des hommes et du matériel.

La Maison Blanche confirme leur présence le 22 février 2013, même si elle ne reconnaît qu'une centaine d'hommes. Ils opèrent à la fois en appui des Français, mais aussi pour les besoins propres des autorités américaines. Par rapport aux avions U-28A, les drones Reaper ont de nombreux avantages. Tout d'abord, puisqu'il s'agit d'aéronefs pilotés à distance (RPV), si l'un d'eux vient à s'écraser, aucun équipage ne risque d'être tué ou "  pire ", capturé par des jihadistes. Ensuite, les Reaper disposent d'une endurance beaucoup plus grande que le Pilatus, tout en emportant des capteurs plus performants. Revers de la médaille, les unités de drones nécessitent des effectifs plus importants pour leur mise en oeuvre. Ainsi, alors qu'une petite trentaine d'hommes - pilotes compris – suffit à faire voler quelques U-28A, il en faut jusqu'à dix fois plus pour une unité de Predator... En outre, contrairement à ce qui prévaut avec les Pilatus, le personnel des unités de drones ne se compose pas de la même proportion de "  contractors ", ces personnels civils sous contrats, d'emploi plus souple à l'étranger...

Le 09 avril, un Reaper s'écrase dans le nord du Mali, suite à une panne. Les missions ne s'interrompent pas pour autant. À ce moment-là, Washington prévoit d'envoyer environ 300 hommes au Niger. Fin 2013, certaines sources évoquent le chiffre d'environ 1 000 Américains en majeure partie sur la Base Aérienne 101 (BA 101). Si les Reaper ne sont destinés aux opérations directement offensives, en septembre 2013, Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères explique que son pays apprécierait des drones armés... Déclaration qui ouvre des portes à l'administration et aux militaires de Washington. D'autant que les drones armés sont des accessoires majeurs de la stratégie de "l'empreinte légère". Manière de mener la guerre avec une efficacité optimale sans s'impliquer massivement est dans la logique de la "smart power".

Si les matériels ont évolué, que la technologie a pris le pas sur l'humain, les Reaper du Sahel ne sont finalement pas si éloignés des avions américains de la Civil Air Transport (CAT) qui soutenaient les Français au Laos dans le cadre de l'opération Squaw à partir de mai 1953, puis avec Air America toujours au Laos de 1954 à 1974. L'on songera également aux missions au-dessus du Tibet, de la Chine communiste, au-dessus du Nicaragua pour livrer des armes aux Contras... La stratégie de "l'empreinte légère" est nouvelle, mais les États-Unis n'ont pas manqué de l'expérimenter à maintes reprises aux quatre coins du monde... À propos de cette "nouvelle mode", nous recommandons la lecture de l'excellent travail de Maya Kandel.

Outre les RPV sur la BA 101, les Américains contribuent de concert avec la France au renforcement du potentiel des FDS. En juillet 2013 sont fournis 2 Cessna 208 Grand Caravan, d'une valeur de 11 millions de dollars (incluant la formation des pilotes, l'entretien des appareils). Dix Toyota sont livrés dans le même temps, précédant un lot de camions citernes (carburant et eau), valant au total 4,2 millions de dollars. Ces camions améliorent sensiblement les capacités logistiques des FDS. Ils permettent d'assurer le ravitaillement des patrouilles motorisées loin des casernes, autorisant ainsi des raids beaucoup plus longs. Un prochain billet présentera en détails les matériels et l'organisation des FDS.

 

>> Lire aussi : les FDS et la démocratie

 

À l'été 2013, l'ambassadrice des États-Unis au Niger, Bisa Williams, annonce la livraison d'autres équipements afin d'aider les FDS à accomplir leurs missions, en particulier au sein de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali). En effet, un bataillon nigérien de 850 hommes est alors sur le point d'intégrer le dispositif international. Enfin, l'exercice Flintlock 2014 commence le 19 février. Prévu jusqu'au 9 mars, il se déroule pour l'essentiel au Niger dans les zones d'Agadez, de Diffa et de Tahoua. Y participent plus de 1 000 hommes de 18 pays d'Afrique et d'Europe (dont la France et les Pays-Bas), aux côtés des États-Unis.

À l'évidence, l'entente est excellente entre Niamey et Washington. Bonne entente que facilite paradoxalement la crispation discrète des relations avec Paris : dossier Areva, souvenir mécontent de l'intervention française en Libye... De fait, la France cristallise un certain mécontentement qu'augmente sa présence militaire non négligeable, "détournant"  ainsi l'attention des Américains.

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>> Retrouver tous les articles du blog défense de Laurent Touchard sur J.A.

>> Pour en savoir plus : consulter le blog "CONOPS" de Laurent Touchard

 

*Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 18 mars 2014, au large de la corne de l’Afrique, le transport de chaland de débarquement (TCD) Siroco, engagé dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, a été ravitaillé à la mer par le pétrolier-ravitailleur américain l’USNS Pecos.

 

Dans le cadre d’accords militaires entre les pays de l’OTAN, et sans être engagés dans la même opération, les bâtiments français ont la possibilité de se ravitailler en mer auprès des bâtiments de l’Alliance. Réciproquement, ces dispositions permettent au Siroco d’allonger la durée de sa présence en mer et de pouvoir rejoindre à tout moment une nouvelle zone de patrouille.

 

Après s’être positionnée sur l’arrière du ravitailleur, la frégate française s’est glissée le long des 206 mètres de coque du ravitailleur. Selon les procédures habituelles, les deux bâtiments adoptent une route parallèle à moins de 40 mètres l’un de l’autre puis procèdent au ravitaillement en combustible de navigation et en carburant pour aéronef.

Au total, plus de 660 mètres cubes (660 000 L) de gasoil ont été délivrés au Siroco en moins de quatre heures de manœuvres.

 

La grande fluidité de cette opération est due à la maîtrise des procédures de l’OTAN par les deux équipages. Communiquant par messages tactiques et pavillons, les timoniers échangent les ordres. En quelques minutes, les tirs de lance-amarre des manœuvriers permettent d’établir la ligne de distance et les manches de distribution de carburant. Cette manœuvre a démontré une nouvelle fois l’interopérabilité des bâtiments.

 

Le  Siroco a rejoint l’opération Atalante de lutte contre la piraterie, au large de la corne de l’Afrique depuis le 6 décembre 2013 avec à son bord l’Etat-major de la Force placé sous le commandement du contre-amiral Hervé Bléjean. Il s’agit du troisième commandement français de la force navale Atalante depuis sa création en décembre 2008.

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

 

La France est un acteur majeur et historique participant à l’opération Atalante depuis ses débuts avec le déploiement régulier de bâtiments de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement d’un avion de patrouille maritime.

Piraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américainPiraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américain
Piraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américain
Piraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américainPiraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américainPiraterie : Le Siroco ravitaillé en mer par un pétrolier américain

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:45
Corymbe : fin de mandat pour le « Commandant Birot »

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 24 mars 2014, l’aviso Commandant Birot a achevé le 123emandat de l’opération Corymbe. Il a été relevé par les unités de la mission "Jeanne d'Arc", le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral et la Frégate Légère Furtive (FLF) La Fayette.

 

Pendant 2 mois, du 29 janvier au 24 mars 2014, l’aviso Commandant Birot a notamment réalisé des patrouilles sur plus de 10 000 miles nautiques (près de 20 000 kms) et a participé à la formation des forces navales et des centres de surveillance riverains, en conduisant des instructions spécifiques dans le domaine de la lutte contre les incendies, l’entraînement des équipes de visite, la plongée ou le secourisme de combat.

 

Ce mandat a par ailleurs été marqué par l’exercice "NEMO" (Naval Exercise for Maritime Operations), en partenariat avec le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Cette édition a illustré les efforts effectués par les marines locales pour sécuriser leurs approches, en partageant la situation tactique maritime entre les pays et en s'entrainant dans la prise de contrôle des bâtiments en situation illégale [lien].

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi permanent, qui est en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir tout type d’opérations dans la région à tout moment.

Corymbe : fin de mandat pour le « Commandant Birot »Corymbe : fin de mandat pour le « Commandant Birot »
Corymbe : fin de mandat pour le « Commandant Birot »Corymbe : fin de mandat pour le « Commandant Birot »

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:55
Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier

 

26/03/2014 Armée de l'air

 

Mardi 18 mars, sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, s’est déroulé un exercice de sécurité nucléaire. De niveau 2, il a impliqué toutes les unités présentes sur cette base aérienne à vocation nucléaire (BAVN).

 

Durant la journée, le personnel de la base a ainsi été mobilisé afin de mettre en œuvre le plan d’urgence interne (PUI). Les premières actions consistaient à évacuer les blessés, circonscrire l’origine de l’incident, mettre à l’abri le personnel présent sur la base et établir un périmètre de sécurité de la zone potentiellement contaminée. Celle-ci a ensuite été affinée par le biais d’une phase de détection sur le terrain.

 

Organisés régulièrement, ces exercices ont pour vocation d’entraîner les BAVN et les bases aériennes « gîte d’étape » pour le transport d’éléments d’arme nucléaire (TEAN), à faire face à une potentielle situation d’urgence radiologique. Ils sont classés selon quatre niveaux qui vont du plus élémentaire (niveau 1) au niveau national à dominante sécurité civile avec l’implication des pouvoirs publics (niveau 4). À partir du niveau 2, tous les exercices de sécurité nucléaire sont organisés (scénario, aspects techniques, logistique) par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), en relation avec l’état-major des armées pour les niveaux nationaux, et en collaboration avec le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Le prochain rendez-vous est fixé les 17 et 18 juin prochains sur la base aérienne d’Istres avec un exercice national de niveau 4 (AIRNUC), auquel participera la préfecture des Bouches du Rhône.

Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:45
photo V.Orsini - Marine Nationale

photo V.Orsini - Marine Nationale

 

 

26 mars 2014. Portail des Sous-Marins

 

Le bâtiment de projection et de commandement MISTRAL doit faire escale au mouillage au large de Conakry le 28 mars. Ce bâtiment de la Marine nationale a été désigné cette année pour effectuer la mission Jeanne d’Arc 2014.

 

Référence : Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone

 

Escales : 28/03/2014 : Mistral L 9013 à Conakry (Guinée)

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:45
photo D. Payet- 5e RIAOM

photo D. Payet- 5e RIAOM

26 mars 2014  FORCESFRANCAISES

 

Le 5 mars 2014, deux hélicoptères Puma du détachement de l'aviation légère de l'armée de Terre (DETALAT) des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont été engagés en République Centrafricaine.

Ces 2 aéronefs finalisent le déploiement des moyens complémentaires annoncés le 14 février 2014 par le président de la République. Elles permettront d'assurer les missions d'appui feu aux troupes engagées au sol ainsi que le transport de troupes, de matériel, de vivres ou d'évacuations médicales. Chacun de ces hélicoptères a été démonté, convoyé par avion Transall C 160 depuis Djibouti jusqu'à Bangui et remonté pour être opérationnels en moins d'une semaine.

Le sous-groupement aéromobile de la force Sangaris est essentiellement armé par le 3erégiment d'hélicoptères de combat (3eRHC) de l'ALAT ainsi que des éléments de l'armée de l'air. Il est composé de 6 hélicoptères de manœuvre de type Puma, 2 hélicoptères d'attaque de type Gazelle et de deux hélicoptères de reconnaissance et d'appui de type Fennec de l'armée de l'air en provenance d'Orange et Villacoublay.

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