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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:35
OEF : coopération franco-indienne

 

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 20 mars 2014, en mer d’Arabie, la frégate antiaérienne (FAA) Jean Bart a effectué un exercice conjoint avec la marine indienne au large de Goa, ville située à environ 400 km au sud de Bombay.

 

Le Jean Bart et la frégate multi-missions indienne Tabar ont enchaîné des évolutions tactiques dans des domaines aussi variés que le ravitaillement à la mer, la lutte antiaérienne ou encore l’investigation de bâtiments suspects.

 

Cette journée intense a également été l’occasion de manœuvres croisées des hélicoptères embarqués respectifs, Alouette III pour le Tabar et Panther pour le Jean Bart.

 

Cette action de coopération conforte ainsi les liens étroits tissés avec la marine indienne, acteur incontournable de la zone maritime de l’océan Indien.

 

La frégate Jean Bart est déployé dans l’océan Indien depuis le 27 février 2014. Elle participe notamment à l’opération Enduring Freedom (OEF) qui lutte contre le terrorisme et les trafics illicites sur une zone maritime qui s’étend de la mer Rouge au golfe d’Oman.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:25
Campagne de tir canon de l’ET68 « Antilles – Guyane »

 

26/03/2014 Armée de l'air

 

Du lundi 17 au mercredi 19 mars 2014, l’ET68 « Antilles-Guyane » a organisé une campagne de tir au canon de 20mm sur le champ de tir des « Battures de Malmanoury », situé au large du centre spatial guyanais.

 

Le canon n’est pas utilisé lors de la mission principale du Fennec en Guyane : la défense du centre spatial de Kourou. Les équipages doivent néanmoins maintenir cette capacité en tant que forces projetables. Ainsi, un  Fennec a été équipé pour l’occasion d’un canon monté en sabord. Si la plage de tir est moins large qu’avec un tireur d’élite embarqué, l’hélicoptère devant manœuvrer pour viser, son calibre de 20 mm lui donne une portée plus élevée. Sa cadence de 700 coups par minute et la capacité de 240 obus du caisson donnent une bonne indication de la puissance de feu.

 

Les équipages se sont aguerris au tir en translation et en stationnaire, jusqu’à une distance de 1500m. Ainsi, en 12 heures de vol et 1400 obus tirés, l’escadron a entrainé et qualifié 8 pilotes. Cette campagne a également été l’occasion pour les tireurs d’élite de l’escadron de s’entraîner au tir réel de fusées éclairantes, utilisées pour les tirs de semonce dans le cadre des mesures actives de sureté aérienne (MASA).

Campagne de tir canon de l’ET68 « Antilles – Guyane »

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:55
Sortie du bassin du SNLE Le Vigilant - photo Alain Monot Marine nationale

Sortie du bassin du SNLE Le Vigilant - photo Alain Monot Marine nationale

 

26 Mars 2014 Marine nationale

 

Le lundi 24 mars 2014 l’amiral Bernard Rogel, s’est rendu sur la base opérationnelle de l’Ile Longue pour y rencontrer les femmes et les hommes qui contribuent chaque jour à la permanence à la mer de la Dissuasion française.

 

Lors d’une allocution devant les représentants de catégories des personnels militaires et civils des différentes entités implantées sur l’Ile Longue et des équipages de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE), l’amiral Rogel a rappelé le rôle essentiel joué par tous dans le maintien de la permanence à la mer de la Dissuasion française. Utilisant l’adage qui veut que l’on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure », il a tenu à souligner que si cette performance dure aujourd’hui depuis plus de 40 ans, c’est grâce à la motivation et au professionnalisme de celles et ceux qui la mettent en œuvre.

 

Visite du chef d’état-major de la marine sur la base opérationnelle de l’Ile Longue.

Le passage de l’amiral Rogel à l’Ile Longue aura été l’occasion d’échanges au cours de différentes tables rondes avec les tous les acteurs civils et militaires, étatiques et industriels responsables du soutien, pour y aborder les problématiques spécifiques liées à la Base opérationnelle. Cette unité majeure doit plus être considérée dans sa logique de fonctionnement et sa complexité, comme un porte-avions que comme une base à terre ainsi que le soulignait le CEMM.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

26.03.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

A lire au JO du 26 mars, la réponse du ministre de la Défense à une question de François Cornut-Gentille  sur l'équipement des fantassins.

L'élu estime que "longtemps écartée par les états-majors et la DGA, les problèmes engendrés par la surcharge liée à FELIN sont enfin reconnus par le ministère de la Défense. La persévérance paie !"

 

La question du député UMP:
Avec la mise en oeuvre du système Felin sur plusieurs théâtres d'opération, la capacité des fantassins à supporter des charges de plus en plus lourdes est devenue une problématique majeure. Le poids des systèmes, notamment des batteries destinées à fournir l'énergie des systèmes, peut constituer une gêne dans les mouvements et engagements. Aussi, il lui demande de préciser les études en cours au sein du ministère de la défense autour de l'allègement du combattant débarqué. 

 

La réponse du ministre (c'est [P.Chapleau] qui souligne):


Avant la livraison à l'armée de terre du système d'armes FELIN, les militaires engagés sur des théâtres de haute intensité portaient une charge d'environ 40 kg en raison de l'utilisation systématique au combat d'un gilet de protection balistique. La mise en service du système FELIN a eu pour conséquence d'accroître de 4 à 5 kg la charge portée par les fantassins, en contrepartie d'une amélioration significative de leurs performances opérationnelles en termes de combat, d'observation et de communication, hissant le combattant français au plus haut niveau mondial. De plus, pensé dans sa globalité et non comme la somme de plusieurs équipements, le système FELIN préserve le potentiel en énergie du combattant débarqué en optimisant sa consommation en batteries. Les premiers retours d'expérience ont mis en évidence la nécessité d'améliorer la mobilité du combattant débarqué en recherchant un allègement de son équipement, ainsi qu'une meilleure modularité des sous-systèmes de FELIN. Face à l'effet d'engoncement constaté, lié à l'exigence de protection, il est notamment apparu indispensable de favoriser la ventilation du soldat intervenant dans des pays à climat chaud et de rendre plus aisée la gestuelle du tir. En conséquence, il a été procédé à une diminution intrinsèque de la masse du système FELIN en fusionnant le gilet électronique et le gilet de protection balistique en une seule structure de portage. Le combattant pourra en outre utiliser le sous-système « agression-observation » (armement, lunette) indépendamment du sous-système « communication » (radio). A ce jour, il est prévu de livrer en 2015 cette nouvelle version de FELIN (baptisée V1.3) aux quatre régiments d'infanterie de l'armée de terre non encore pourvus de ce système d'armes et d'équiper progressivement les autres formations dans le cadre du renouvellement de leurs effets d'habillement. Enfin, il est précisé que des études relatives à l'emploi d'une pile à combustible sont actuellement menées par la direction générale de l'armement en vue d'augmenter l'autonomie énergétique du combattant et de réduire la charge d'emport.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:35
Malaisie : le pavillon France sur Defence Services Asia 2014


26.03.2014 GICAN

 

Rendez-vous à Kuala Lumpur sur DSA : HALL 6 et 7 du 14 au 17 avril 2014

 
 
Portés par les bons chiffres des exportations d'armement français publiés par le ministère de la Défense en janvier dernier (+31% de prises de commandes en 2013 vs 2012, chiffre provisoire), les industriels français des secteurs naval, terrestre et aéronautique de défense et de sécurité poursuivent sur DSA leur stratégie de croissance sur le marché asiatique où ils sont déjà très présents.
 
Trente et une sociétés, dont vingt-deux fédérées par le GICAN, feront le déplacement à Kuala Lumpur du 14 au 17 avril prochain, au cœur d'un marché en forte croissance où la concurrence est importante entre nations exportatrices.
 
Selon une récente étude du cabinet IHS Jane's : « Le marché mondial de l'armement a augmenté de 30% en quatre ans et pourrait doubler d'ici 2020 avec la poussée des budgets militaires, particulièrement en Asie. Les budgets de défense des pays de la zone Asie-Pacifique devraient dépasser ceux des Etats-Unis et du Canada d'ici 2021, et atteindre 501 milliards $ (+35% par rapport à 2013), sur un marché mondial qui pourrait atteindre 1 650 milliards $ d'ici 2021 ». Une perspective de charge de travail gigantesque pour les industriels du secteur qui explique leur présence sur les salons asiatiques, dont DSA est l'un des plus porteurs.
 
L'exposition tri-armes Defense Service Asia (DSA) qui se tient dans la capitale malaisienne toutes les années paires depuis 1988 est « the place to be » en Asie pour remplir ces objectifs exports. En plein essor depuis plusieurs éditions, DSA est en effet devenu le passage obligé des acteurs majeurs du secteur, qu'ils soient exportateurs ou acheteurs.
 
Les chiffres de l'édition 2012 parlent d'eux-mêmes pour illustrer la fébrilité qui s'est installée sur le marché asiatique de Défense : 850 exposants de 48 pays, 26 980 visiteurs professionnels et 324 délégations officielles venues de 41 pays.
 
Pour répondre à la forte demande de ce nouveau marché, le GICAN et les industriels français ont augmenté de plus de 35% la surface du Pavillon France.

La présence française sur DSA 2014 : 31 sociétés et les produits exposés
(au 26/03/14)
 
Qu'ils soient grands systémiers, petites ou moyennes entreprises à haute valeur technologique, les représentants de l'excellence française auront, sur DSA, l'opportunité de présenter leurs solutions technologiques auprès des forces armées de Malaisie et des autres pays de la région, mais également auprès des nombreux acheteurs présents sur ce salon hautement stratégique où la concurrence fait rage entre les grandes nations productrices.
 
Jean-Marie Carnet, délégué général du GICAN : « Concernant le naval, la plus grande prise en compte du fait maritime par les Etats a un effet de levier très significatif pour les pays exportateurs d'équipements spécifiques. Ce marché est particulièrement actif dans la zone ASEAN où les nations concernées s'équipent de plus en plus pour exercer leurs droits souverains sur leur ZEE. Ce dynamisme asiatique tire l'ensemble de l'industrie navale mondiale vers le haut d'où l'importance pour nos industriels français d'être présents en Malaisie, qui est au cœur de ce marché très dynamique. »
 
Une mission sénatoriale en renforcement de la présence française
A l'occasion de cette 14e édition du salon DSA, le GICAN, fédérateur du Pavillon France, organisera et accompagnera une délégation de trois sénateurs membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées. Cette délégation officielle, composée des sénateurs Jacques Gautier (vice-président de la Commission de la défense, sénateur des Hauts de Seine), Daniel Reiner (vice-président de la Commission, Sénateur de Meurthe et Moselle) et Alain Neri (Sénateur du Puy de Dôme), rencontrera les autorités officielles malaisiennes, les industriels français présents sur le salon et leurs partenaires locaux, afin de soutenir « l'équipe France » dans ce pays stratégique.
 
Seront aussi présents le CA Pascal Ausseur, sous-directeur Asie Pacifique qui représentera la DGA et le Général de Brigade Marc DEMIER, commandant l'EALAT (Ecole de l'Aviation légère de l'armée de terre, représentant le CEMAT)
 
Liste des 31 exposants français sur DSA :AERO SURVEILLANCE*

AIRBUS HELICOPTERS*
ASIA INFRARED SYSTEMS - HGH
COGES - EUROSATORY
RAFALE INTERNATIONAL*
DCI
DCNS
DESCHAMPS
ECA ROBOTICS
ELNO
EURENCO
EURONAVAL
GICAN
GICAT
HUTCHINSON
INDUSTEEL FRANCE ARCELOR
LACROIX
MAISONNEUVE GROUP SAS*
MAN DIESEL & TRUBO France*
MANITOU
MBDA*
MUSTHANE
NEXTER
PORNAL FRANCE SAS*
RENK FRANCE
SAGEM
SERT
SOFRESUD
RENAULT TRUCKS DEFENSE *
THALES *
UTILIS FRANCE


* Hors pavillon
 
Profils des sociétés et présentation de leurs produits exposés sur DSA 2014 détaillés dans le press kit sur : http://www.gican.asso.fr/sites/default/files/Press%20Kit%20-%20DSA.pdf
 

*******

 
La Malaisie et la relation avec la France
 
Stéphane Reb, directeur du développement international de la DGA et ingénieur de l'armement : « Dans le domaine de la défense, la Malaisie est le partenaire privilégié de la France en Asie du Sud-Est. En effet, depuis plus de dix ans, notre coopération défense, formalisée par un accord intergouvernemental de coopération, repose sur trois piliers : dialogue stratégique, coopération militaire et coopération armement. Cet accord instaure les hauts comités de défense qui se réunissent sur une base annuelle. De plus, les visites de haut niveau politique, comme la visite du Premier ministre français, M. Ayrault en juillet 2013, nous permettent de renforcer nos relations de coopération.
 
Le dialogue stratégique nous permet d'échanger sur les enjeux régionaux et internationaux de sécurité et de défense et de renforcer notre relation par une compréhension mutuelle de ces problématiques.
 
En termes de coopération militaire, beaucoup d'échanges ont lieu entre les deux ministères de Défense, tant entre les armées de l'air, les forces navales ou les forces terrestres, par la tenue d'exercices ou la mise à disposition de coopérants. »
 
La Malaisie : opportunités commerciales pour les industries de Défense françaises.
 
S'appuyant sur un accord intergouvernemental signé en 1993, la coopération franco-malaisienne dans le domaine de la défense repose sur trois piliers : dialogue stratégique, coopération militaire et coopération armement.
 
Cette relation bilatérale de défense comprend également la coopération entre les entreprises de défense françaises et malaisiennes. Les relations avec les forces armées malaisiennes se sont notablement développées grâce à la vente de deux sous-marins Scorpène et à l'accompagnement français à la création d'une force sous-marine.
 
Les programmes stratégiques d'acquisition d'équipements de défense de la Malaisie auprès de la France s'accompagnent ainsi d'une politique volontariste et partagée de développement de partenariats au niveau des grands groupes industriels comme des petites et moyennes entreprises. L'acquisition de Scorpènes, d'hélicoptères, d'avions de transport A400M, d'équipements ou de savoir-faire de haute technologie et à forte technicité, s'inscrit dans cette logique durable de coopération, souvent soutenue par la communauté d'emploi au sein des forces armées des deux pays.
 
 
 Industries Françaises de Défense : le soutien à l'export dans la zone Asie-Pacifique

Les groupements GICAN, GICAT et GIFAS, dans le cadre de leur mission de soutien à l'export de l'industrie française de Défense et de Sécurité, proposent aux entreprises françaises de mettre en avant leurs produits et leurs savoir-faire sur la scène internationale au travers de leur présence sur des pavillons France. Mandaté par la Direction Générale de l'Armement française (DGA), le GICAN coordonne le pavillon France sur DSA en avril 2014 pour s'adresser à l'ensemble de la zone Asie-Pacifique. En effet, cette dernière a pris conscience du « fait maritime » et du besoin d'assurer la sécurité de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de chacun. C'est pourquoi on constate la demande forte de nouveaux systèmes et équipements de défense et sécurité pour lesquels la France est prête à répondre.
 
Retrouver l'agenda des pavillons France sur les grands rendez-vous internationaux : cliquez ici
 
Le GICAN, coordinateur historique de certains pavillons France sur les grandes expositions internationales de défense.
 
Le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales réunit 172 (au 26/06/13) sociétés françaises du secteur naval, civil et militaire, dont il promeut, en France et à l'étranger, les savoir-faire hautement technologiques. Ses adhérents représentent en France un CA de 8,5 Mds € et 40 000 emplois avec une part à l'export de l'ordre de 45% au total.
 
Le GICAN est l'organisateur de la biennale EURONAVAL, la plus grande exposition internationale de défense navale et de sécurité maritime. Plus d'informations : http://www.gican.asso.fr.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:55
Vidéo : à bord du Mistral, le porte-hélicoptères menacé par la crise ukrainienne

 

19 mars 2014 Par Timothée L'Angevin - Usinenouvelle.com



A la suite de l'annexion de la Crimée, la France pourrait annuler la vente des deux Mistral à la Russie, le Vladivostok et le Sebastopol. Un contrat de près d'un millliard d'euros. Construit par DCNS, qui serait le grand perdant des sanctions occidentales, le Mistral est un navire polyvalent. Il mesure 199 mètres de long pour une puissance de 20 000 chevaux. Porte-hélicoptères, navire de débarquement, centre de commandement et hôpital, dans cette vidéo, la Marine Nationale détaille les différentes fonctions du Mistral, dont trois modèles ont été mis à l'eau depuis 2006.

 

Notre analyse : Les Mistral de DCNS pris dans la tempête de la crise russo-ukrainienne.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:50

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:30
Un prince saoudien à bord de la FREMM Aquitaine


25.03.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Quelques images signées Roland Pellegrino de la visite à Brest, mardi après-midi, du prince Salman Ben Sultan, vice-ministre de la Défense du Royaume d’Arabie saoudite. 

Le ministre saoudien a été reçu par Jean-Yves Le Drian et Patricia Adam, qui lui ont fait découvrir la FREMM Aquitaine. La France et l’Arabie saoudite négocient une vente de six frégates multimissions.

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Les deux ministres devant le NH-90 présent dans la FREMM mardi.

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Le prince Salman Ben Sultan a salué des élèves saoudiens de l'Ecole navale.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 21:55
Le général de Villiers, chef d'état-major des armées explique le plan "Cap 2020"

 

25/03/2014 Par Hervé Chabaud - lunion.presse.fr

 

MAILLY-LE-CAMP (51). Le général d'armée Pierre de Villiers a expliqué sa stratégie au cours de la visite qu'il a effectuée à Mailly-le-Camp.

 

Comment faire au mieux avec moins, toute en étant capable de respecter les contrats opérationnels fixés par le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale ? Le général d'armée Pierre de Villiers qui a succédé depuis la mi-février à l'amiral Edouard Guillaud comme chef d'état-major des armées a expliqué sa stratégie au cours de la visite qu'il a effectuée à Mailly-le-Camp, sa première à l'armée de terre depuis sa prise de fonction, devant des militaires qui se préparent à partir pour le Mali. Pour le Général : "Il est nécessaire de poursuivre la transformation des forces via un projet fédérateur baptisé "Cap 2020"".

"Il s'agit de définir pour chaque armée, direction ou service le chemin de sa transformation, en répondant à un objectif clair: disposer dans la durée d'un outil militaire complet et cohérent, apte à garantir nos intérêts de défense dans le cadre de l'ambition stratégique de la France" ainsi s'est exprimé le Général lors de ses auditions au Sénat et devant l'Assemblée nationale. Il tient ce cap devant les troupes. Ce plan "Cap 2020" comporte trois volets. Le premier porte sur l'optimisation des moyens au profit des capacités opérationnelles en lien avec les interventions en cours, moderniser et adapter les capacités afin de faire face aux engagements futurs ainsi que de réformer les dispositifs des forces de souveraineté et de présence, en réorganisant les points d'appui et en diminuant les effectifs.

 

Le souci de la question sociale

 

La question des ressources humaines est le deuxième volet du Plan. Les forces armées devront être capables de respecter les contrats opérationnels tout en subissant une nouvelle déflation de leurs effectifs. D'ici 2019, 34 000 postes seront supprimés. Ce qui signifie qu'en moins de vingt ans, le format de l'armée de terre aura été réduit de 41 %. Le général Pierre de Villiers insiste pour cette déflation soit conduite avec souplesse afin d'assurer la continuité des missions. Le Général confirme le dépyramidage et indique qu'il y aura moins d'officiers généraux, moins de colonels ou capitaines de vaisseau, moins de lieutenant-colonels ou de capitaines de frégate et que les parcours seront adaptés.

Les officiers qui auront du potentiel et qui seront sélectionnés à partir de la sortie de l'Ecole de guerre pourront espérer décrocher les étoiles. Les autres seront incités à mener une deuxième carrière dans le civil. L'une des difficultés de la manœuvre RH est qu'il faudra supprimer 5 700 postes d'officiers entre 2014 et 2019. "On ne peut pas faire partir des gens qui ne le souhaitent pas avant qu'ils aient atteint la limite d'âge de leur grade". Bref, l'objectif est de disposer d'une pyramide des grades plus aiguë avec une population plus jeune. Le général a également expliqué qu'avec la réduction de 30 % du nombre de poste au sein de l'état-major des armées : "l'effort de déflation du personnel sera porté en priorité sur l'environnement et le soutien des forces".

D'où le troisième point du Plan 2020 : "Un armée qui adapte son organisation sous contrainte, c'est une armée dont l'administration est plus agile et plus resserrée, une armée qui densifie ses emprises territoriales pour dépenser moins et mieux, une armée qui accroît la performance de ses soutiens".

 

Homme de terrain

 

En venant à Maillu, là où se préparent les unités appelées à être engagées dans la bande sahélo-saharienne le Général a confirmé sa philosophie: " Je suis venu voir l'armée de terre, là où elle s'entraîne. C'est mon style d'approche d'aller à la rencontre des femmes et des hommes pour les connaître, pour les entendre, pour cela il faut aller sur le terrain. Ma passion c'est le commandement des hommes, des soldats car tout est là!". Il défend cet adage: "un chef, une mission, des moyens".  Le général Pierre de Villiers a redit son attachement à la région: "J'ai un attachement particulier aux camps de Champagne et on aura toujours besoin de ces camps pour notre entraînement. Notre préparation opérationnelle a beaucoup changé. Je me souviens être venu à Mailly avec la 2e brigade blindée en 2007 pour une préparation au déploiement en Afghanistan. j'apprécie de revenir ici où se trouvent mes souvenirs de lieutenant, chef de peloton de chars AMX 30 au 2e régiment de dragons à Haguenau et également de chef de corps car j'ai servi comme commandant du 501e-503e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand et je me souviens très bien lorsque nous avons été engagés au Kosovo". (En juin 1999, Pierre de Villiers a commandé pendant cinq mois le bataillon d'infanterie mécanisée de la Brigade Leclerc entrée en premier au Kosovo dans le cadre de la KFOR.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 20:45
Les unités de la brigade franco-allemande en route pour le Mali

 

25.03.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.


Lundi 24 mars, une cérémonie de départ pour la mission de formation EUTM Mali des soldats de la brigade franco-allemande, environ 160 hommes du 110e RI et du 292 Jägerbataillon, s'est déroulée sur la place d'armes Fürstenberg de Donaueschingen (photo 110e RI).

Ils prendront les rênes de la mission de formation de l'armée malienne à partir du 1er avril. Des éléments précurseurs sont au travail au quartier général de Bamako et au camp d'entraînement de Koulikoro. Pour ce qui sont les premiers pas de la BFA sur le sol africain.

 

Ce deuxième mandat de la mission EUTM Mali sera dirigé par le commandant de la brigade franco-allemande, le général Marc Rudkiewicz. Environ 75 personnels du 110e RI partent pour le Mali et une petite centaine du 292 JB allemand (les deux régiments partagent le même quartier à Donaueschingen). L'habitude de travailler ensemble peut être un atout pour une mission qui réunit 22 nations (la Pologne ne renouvelle pas l'expérience) et un peu plus de 550 soldats.

Techniquement, la France reste nation-cadre d'EUTM Mali. Il faut donc parler d'unités de la BFA au Mali et non de la BFA elle-même. Mais ne pinaillons pas.

En revanche, des mauvaises langues persiflent en constatant que le 110e RI est bien " gâté " avant sa dissolution de l'été. Il est actuellement en mission en Martinique (1re compagnie), en Guyane (3e compagnie) et donc au Mali. Le bouquet final en quelque sorte alors que la cellule d'accompagnement (celle des conjoints aussi), le plan de reconnaissance des futures garnisons de réaffectation (de début avril à fin juin) et les différentes formalités pour les déménagements sont bien avancés.

Le lien de la cérémonie sur la page Facebook du 110e RI.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 20:18
L'Embuscade : retour dans l'enfer d'Uzbin ce mardi soir sur France 2

 

25.03.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord

 

Après les épisodes 3 et 4 d'Apocalypse, consacrée aux images de la Première Guerre mondiale, le téléspectateur de France 2 va replonger à 22 h 50 ce mardi soir dans l'enfer d'Uzbin, le 18 août 2008, où 10 soldats français du 8e RPIMa et du régiment de marche du Tchad perdent la vie (21 blessés aussi).

Ce documentaire de Jérôme Fritel mêle des témoignages saisissants d'anciens militaires qui partagent leur cauchemar afghan et des images animées remarquables (image Brotherfilms), créées par Sébastien Dupouey et Laurent Him, pour simuler le combat (aucun document militaire n'a été révélé). Cela donne un style très particulier au film et à un événement marquant de l'histoire récente de l'armée française. Car pour les Français, ce retour à Uzbin est celui du retour de la guerre et de la mort possible de ses soldats. Une choc qui laisse des traces.

Pour Bénédicte Chéron, chercheuse associée à Paris I, qui s'intéresse particulièrement aux relations entre la défense et les médias, le réalisateur de L'Embuscade montre à la fois " l'impossible récit épique " et " s’efface derrière la parole des quatre survivants et la forme particulière de son film. Sur un sujet aussi délicat, dans un contexte aussi particulier, cette humilité dans l’approche de l’événement rend ce documentaire utile. " Son texte complet est par ici.

En prime, voici le teaser d'un documentaire à ne pas manquer...

source France 2

 

Documentaire. 
Créé par
Jérome Fritel. 
Réalisation des animations par Sébastien Dupouey. Illustrations de Laurent Hirn.
Réalisé par Jérome Fritel. Produit par Brotherfilms. 
Avec la participation de France Télévisions, LCP La chaîne Parlementaire et Le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée.

 

Le 18 août 2008, en Afghanistan, une section de parachutistes du 8e RPIMA tombe dans une embuscade tendue par des combattants talibans dans la vallée d’Uzbin. Le bilan est terrible, 10 morts et 21 blessés. Jamais autant de soldats français n’avait été tués au combat depuis la guerre d’Algérie. L’embuscade d’Uzbin devient le symbole d’une sale guerre qui menace de devenir un bourbier. Elle traumatise la hiérarchie militaire, la classe politique et la société française qui refuse de payer le prix du sang. Les familles des victimes déposent plainte contre l’armée et, pour la première fois, la justice civile obtient un droit de regard sur la conduite de la guerre. Cinq ans après, que sont devenus les survivants d’Uzbin ? Que se rappellent-ils de cette journée en enfer ? Comment vivent-ils la polémique qui oppose les familles à l’armée ? Et enfin, quel regard jettent-ils sur cette guerre d’Afghanistan au moment où les troupes françaises achèvent leur retrait. Pour la première fois, quatre soldats témoignent, face à une caméra. Ils s’appellent Julien, Jean-Christophe, Gregory et Mayeul, ont tous quitté l’armée et refait leur vie depuis. Ils racontent l’embuscade : comment ce jour-là ils sont partis en patrouille à 30 et revenus à 20. Ils ont également ouvert leurs archives personnelles, photos et vidéos et, soudain c’est l’ensemble de leur section Carmin 2, composée de jeunes d’une vingtaine d’années, qui reprend vie à l’écran. Mais L’Embuscade n’est pas qu’un film de paroles. Il mélange images réelles et séquences d’animation qui donnent vie aux témoignages des survivants. Ainsi, leurs récits dégagent un réalisme, une intensité et une émotion qui permettent de revivre au plus près la terrible journée du 18 aout 2008, dans la vallée d’Uzbin.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:55
Se préparer au combat aux Glières

Se préparer au combat aux Glières / Crédits : 76e section d’éclaireurs de montagne de l’EMHM

 

25/03/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

La 76e section d’éclaireurs de montagne de l’EMHM (SEM 76) était à la combe d’Ablon (plateau des Glières), du 10 au 14 mars 2014, pour un stage tactique sur le combat en montagne enneigée et accidentée.

 

Quatre jours durant lesquels les élèves sous-officiers ont vécu en autonomie et ont éprouvé les enseignements reçus. Il leur a fallu se déplacer avec des skis, des raquettes et des crampons aux pieds, tirer au FAMAS ou encore évoluer dans un équipement de passage. La formation s’est achevée par l’exercice de synthèse au cours duquel ils ont dû s’emparer d’un col sous la pointe du Puvat.

 

La trentaine de stagiaires provient d’horizons différents. Certains étaient encore civils il y a peu tandis que d’autres ont déjà une expérience militaire. Mais au sein de la 76esection d’éclaireurs de montagne (SEM 76), aucune différence n’est faite entre eux. « Pour survivre aux dangers, il faut être humble, avoir un bon matériel, être préparé, savoir agir en équipe et avoir le goût de l’effort », résume le capitaine Vincent Briouze, chef de la section.

 

La mixité est aussi une réelle plus-value pour ces militaires qui s’enrichissent mutuellement de leurs parcours et expériences.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:55
Crédtis : CAL Lampla Guillaume

Crédtis : CAL Lampla Guillaume

 

25/03/2014 J. SEVERIN - International

 

Le 12e régiment blindé du Canada poursuit l’aventure avec le 4e régiment de chasseurs, cette fois-ci avec une initiation au ski de randonnée

 

Pour cette nouvelle journée d’échanges de compétences, les militaires ont eu une instruction et un rappel des règles de sécurité en montagne. Ils ont également pu utiliser l’appareil de détection de victime après une avalanche. Une autre belle expérience pour nos visiteurs canadiens, qui ont ajouté que ces exercices « c’étaient le fun ».

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:55
Séminaire interarmées des grandes écoles militaires sur la base aérienne 105

 

 

25/03/2014 Armée de l'air

 

Le jeudi 20 mars 2014, la base aérienne 105 d’Évreux a ouvert ses portes aux promotions d’élèves officiers de quatorze écoles militaires à l’occasion du séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM) 2014.

 

Le séminaire avait cette année pour objectif de faire prendre conscience aux jeunes élèves officiers des problématiques et des enjeux des forces armées à travers des conférences des plus hautes autorités militaires et des expositions statiques des différents matériels du ministère.

 

Six cents élèves ont ainsi évolué autour de onze modules aux thèmes variés, parmi lesquels figuraient la planification et la conduite des opérations aériennes, la dissuasion, la reconnaissance aérienne et spatiale, ou encore la sûreté aérienne. À cette occasion, une large gamme de matériel aérien, sol, ou encore sol-air était exposée sur le tarmac de la base.

 

Actuellement en opération extérieure, le colonel Feola, commandant la base aérienne 105, a tenu à s’exprimer par visioconférence aux futurs cadres militaires. Il leur a rappelé que l’engagement des armées sur les théâtres extérieurs est une réalité. Cette visioconférence a  également permis de démontrer les capacités techniques du GTSIC Aéro, responsable des systèmes d’information et de communications sur les théâtres d’opérations.

 

Lors de la présentation statique, ponctuée par une démonstration dynamique de mission personnal recovery (PR) – récupération au combat, le personnel présent a été assailli de nombreuses questions, preuves de l’intérêt des élèves pour cette journée de découverte du milieu opérationnel. Quelques élèves se sont également prêtés furtivement au jeu de l’interview, avec des médias locaux, présents à cette occasion.

Séminaire interarmées des grandes écoles militaires sur la base aérienne 105Séminaire interarmées des grandes écoles militaires sur la base aérienne 105

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:45
source Areva

source Areva

 

 

25.03.2014 Par Jean-Michel Bezat - Le Monde.fr


 

Une limousine passe devant un homme décharné qui tend sa gamelle. Invisible, le passager à l'arrière lâche : « Pas maintenant ! Nous traversons une grave crise financière ». Ce dessin de presse illustre un article, publié par Courrier International, décrivant le bras de fer qui oppose Areva au Niger depuis un an sur le renouvellement des contrats d'exploitation des mines d'uranium.

Un capitaliste qui se dit en difficulté ignorant un homme affamé ! Ces caricatures soulèvent la colère des dirigeants du groupe nucléaire français, qui rejettent l'accusation de passer par pertes et profits le drame humanitaire d'un des pays les plus pauvres du monde.

Le président du directoire d'Areva a fait le voyage de Niamey, vendredi 7 mars, pour rencontrer le chef de l'Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, et relancer des discussions qui s'enlisaient sur les exonérations fiscales à proroger – ou non – en faveur du groupe français.

A l'issue de cet entretien, Luc Oursel a jugé qu'un accord est proche sur le renouvellement des contrats pour dix ans. Un accord indispensable puisqu'une partie des 58 réacteurs français d'EDF fonctionnent grâce au minerai du Niger, même si sa part décroît au profit du Kazakhstan et du Canada.

Depuis, les discussions se poursuivent. Revue des différents éléments qui « pèsent »  sur ce dossier.

 

  • La mobilisation de la société civile

Les temps changent pour Areva. Quasi automatique jusqu'au milieu des années 2000, la reconduction des contrats passe désormais par une négociation en bonne et due forme. Et M. Issoufou avait d'emblée prévenu qu'elles se dérouleraient « d'égal à égal ».

Avec le retour à la démocratie à Niamey, elles se font aussi sous l'œil et la pression d'une partie de l'opinion, des élites et d'ONG vigilantes, comme Oxfam France et le Réseau nigérien des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB).

« Ce qui se passe autour de ces négociations sur l'uranium va permettre de renforcer la transparence de tous les accords à venir avec les entreprises de l'industrie extractive », a confié Mahaman Laouan Gaya, secrétaire général du ministère nigérien des mines, au site d'information et d'analyse African arguments, basé à Londres.

Cette démarche – déjà appliquée au pétrole, selon lui – doit prévaloir pour les toutes les autres ressources, l'uranium, le charbon, l'or, le fer ou l'étain.

 

  • L'enjeu du développement humain

Depuis un an, Areva est soumis aux tirs nourris d'organisations l'accusant de « néo-colonialisme », d'« opacité », voire de « pillage » des ressources du pays.

Plusieurs manifestations ont eu lieu à Niamey et à Agadez, la grande ville du Nord proche des gisements uranifères. Les dernières, jeudi 20 mars, ont vu des milliers d'étudiants scander « à bas le gouvernement » et « à bas les députés », accusés de négocier avec Areva dans une « opacité totale ».

Défilés et sit-in sont souvent modestes, mais ils embarrassent un gouvernement qui se retrouve dans une position difficile. Co-actionnaire des mines de la Somaïr (36,4 %) et de Cominak (31 %) avec Areva, l'Etat nigérien doit veiller à leur rentabilité et éviter qu'Areva plie bagages.

Mais l'ex-colonie française veut aussi accroître les revenus tirés de l'uranium, dont elle est le quatrième producteur mondial, pour financer son développement. Avec la République démocratique du Congo, le Niger était bon dernier dans le classement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), publié en mars 2013 (santé, éducation, revenus).

M. Issoufou a notamment lancé un programme d'éradication des famines récurrentes baptisé « les Nigériens nourrissent les Nigériens ». Il sait qu'il n'y a pas de miracle à attendre de l'uranium : les 4 500 tonnes de yellow cake exportées chaque année assurent 5 % des recettes budgétaires d'un pays essentiellement agro-pastoral.

Le PNUD lui-même dénonce « l'ampleur excessive des exonérations fiscale » consenties aux groupes miniers étrangers et réclame leur « rationalisation », indique Oxfam.

Or, c'est sur le régime fiscal dérogatoire d'Areva qu'achoppent les discussions. Au début, les Nigériens voulaient lui appliquer strictement le code minier de 2006, qui prévoit une redevance pouvant aller jusqu'à 12 % de la valeur du minérai extrait, alors qu'Areva ne paie que 5,5 %. Niamey voulait aussi mettre fin à des exonérations fiscales comme celle de la TVA.

 

  • Les contraintes économiques du marché de l'uranium

Les autorités de Niamey ont, semble-t-il, assoupli leur position initiale, conscientes que la dépression du prix de l'uranium – tombé de 70 dollars la livre il y a cinq ans à 35 dollars aujourd'hui – menace la survie économique d'un secteur qui assure 6 000 emplois directs.

Ingénieur des mines formé à Saint-Etienne et ancien cadre dirigeant d'Areva Niger, M. Issoufou en est le premier conscient, même s'il doit composer avec une opinion qui lui demande d'être intraitable.

Un audit, commandé en 2013 au cabinet Bearing Point par les actionnaires de la Somaïr et de Cominak, indiquerait, au vu de la performance des deux mines, que l'application de la nouvelle législation « les mettrait immédiatement en lourd et fatal déficit », selon Areva, qui ne l'a pas publié.

« Toutes les mines n'ont pas la même rentabilité », ajoute une source interne. Celles du Niger sont anciennes et les meilleurs filons ont été exploités. Elles recourent aussi à des modes d'extraction plus coûteux que ceux utilisés au Kazakhstan et au Canada.

Autre point d'achoppement : la date d'ouverture d'Imouraren (Nord), une mine géante censée produire 5 000 tonnes de concentré uranifère chaque année pendant 35 ans. Le Niger souhaitait qu'elle soit lancée le plus rapidement possible, fin 2016. Areva, qui doit y investir près de 2 milliards d'euros, temporise en raison de la dégringolade de la demande et des prix de l'uranium.

Une situation qui, selon M. Oursel, risque de « durer quelques années », notamment en raison des incertitudes sur le redémarrage des 48 réacteurs japonais.

Mettre trop d'uranium sur le marché entraînerait une baisse accélérée des prix et compromettrait davantage la rentabilité des mines. Pour Anne-Sophie Simpere, d'Oxfam, le prix devrait remonter à moyen terme et « il est douteux d'affirmer que l'économie de l'uranium n'est pas rentable », au vu des bons résultats de l'activité mines d'Areva en 2013.

La World Nuclear Association elle-même estime que la consommation actuelle d'uranium dans les centrales (78 000 tonnes) devrait grimper de 48 % d'ici à 2023.

Plusieurs autres dossiers sont aussi en débat: la réfection de la route de l'uranium qui permet d'acheminer le minerai des sites nigériens jusqu'au port de Cotonou (Bénin); le renforcement de la présence des Nigériens dans la gouvernance des co-entreprises; la construction d'un nouveau siège social d'Areva à Niamey, qui donnerait le sentiment que le groupe est là pour longtemps.

 

  • La position géostratégique du Niger au Sahel

Le gouvernement français reste actif, mais en retrait. Début février, par la voix de l'écologiste Pascal Canfin, ministre délégué au développement, la France avait bien jugé « légitimes » les revendications du Niger.

Ce qui avait suscité la colère, chez Areva et contraint le ministre à rappeler qu'il fallait aussi assurer la viabilité des activités minières d'Areva au Niger. Et ses propres intérêts, puisque l'Etat est actionnaire à plus de 85 % du groupe nucléaire.

François Hollande entretient de très bonnes relations avec son homologue nigérien, ancien dirigeant de l'Internationale socialiste. M. Issoufou a aussi des relais politiques avec Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.

L'affaire est suivie de près par la conseillère Afrique à l'Elysée, Hélène Le Gal, et par le secrétaire général du Quai d'Orsay, Pierre Sellal. Car la France doit aussi ménager son ex-colonie, devenue une pièce centrale de son dispositif militaire dans la bande saharo-sahélienne depuis le lancement de l'opération Serval au Mali contre les mouvements islamistes.

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Depuis la fin décembre, les deux drones de surveillance Reaper, achetés aux Américains, stationnent à Niamey. Les Français ont récemment agrandi la base aérienne, qui sera désormais capable d'accueillir Rafale, Atlantique 2 (surveillance) et KC-135 (ravitailleurs). Des forces spéciales opèrent dans le nord du pays.

M. Le Drian a souligné, début janvier, que Niamey était devenu un « maillon-clé » du dispositif de lutte contre les mouvements islamistes dans le Sahel et que l'armée française s'y implantait « dans la durée ». Mais au ministère de la défense, comme chez Areva, on affirme que les deux dossiers sont parfaitement distincts

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:30
ECA Robotics to Participate at DIMDEX 2014

 

March 21, 2014 by ECA Robotics - naval-technology.com

 

ECA Robotics will participate in the DIMDEX 2014 event from March 25 to 27 located in Doha, Qatar. The company designs and manufactures robotic systems such as unmanned maritime systems and mine countermeasure for homeland security, hydrography and oceanology industries.

 

DIMDEX (Doha International Maritime Defense Exhibition & Conference) is an event located in Doha, the capital of Qatar, where the region's military decision makers and budget holders will be looking to source new technologies and discover solutions for the challenges they are currently facing.

 

This exhibition showcases the latest technological advancements and current affairs in a wide spectrum of industries in the naval sector, including: anti-piracy technologies, diving and underwater, operations and vehicles, navigation systems, offshore patrol vessels, port security technologies, research and development, search-and-rescue, shipbuilders (surface combatants, submarines, service and auxiliary vessels), sonar and radar systems, unmanned systems, weapons and combat systems, and more.

 

ECA Robotics will be in the French pavilion - GICAN at booth H4-60b at the Qatar National Convention Center.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:55
CCFI Paris. Forum Cyber Sécurité : Liste des Firmes d'Israël

 

21.03.2014 IsraelValley (Mitz)

 

Au sein des « Rencontres Economiques & Technologiques France-Israël », le Forum de cyber-sécurité présente chaque année les meilleures solutions israéliennes et décrypte les tendances futures du secteur. Côté français, la plupart des sociétés du CAC 40 ont déjà participé à cet événement unique, dans le cadre des rendez-vous d’affaires.

 

Environ un millier de rendez-vous qualifiés, organisés depuis 2006 ont conduit à de nombreux accords de partenariats, de distribution ou encore d’intégration.

 

Toute la chaîne de valeur de la sécurité des systèmes d’information est couverte : sécurité des infrastructures critiques, des télécommunications, des applications web, des réseaux, des postes de travail, des données, des tests d’intrusion, du cloud computing, etc.

 

En 8 éditions, le forum de cyber-sécurité s’est imposé comme une véritable passerelle bilatérale entre experts de sécurité français et israéliens. Les membres de l’élite de la sécurité israélienne font ainsi chaque année le déplacement à Paris pour démontrer leur savoir-faire.

 

Ainsi le 26 mars 2014, seront présentes, Radiflow leader israélien en matière de sécurité des SCADAs (systèmes de contrôle), CyberArk spécialisée dans la protection des comptes à privilèges, mais aussi Backbox, Comsigntrust, Cybertinel, Forescout, ObservIT, Promisec, Sasa Software, SenseCy, Smufs Mobile Biometric Solutions…

 

Les RSSI, intégrateurs et distributeurs français intéressés peuvent rencontrer sur place l’après-midi du mercredi 26 mars entre 14:30 et 18:00 les sociétés de cyber-sécurité israéliennes suivantes, par rdv de 15 mn:

1. ADALLOM SaaS security http://adallom.com/company/

2. BACKBOX automated backup and recovery http://www.backbox.co

3. CHECKPOINT internet security http://www.checkpoint.com

4. COMSIGNTRUST PKI-based digital signature http://www.comsigntrust.com

5. CYBERARK against cyber threats http://www.cyberark.com

6. CYBERTINEL the deepest threat protection http://www.cybertinel.com/

7. FORESCOUT network access control http://www.forescout.com

8. ISRAEL AEROSPACE INDUSTRIES cyber division http://www.iai.co.il/

9. OBERVE IT recording user activities on desktops and servers http://www.observeit.com

10. PROMISEC agentless endpoint management & control http://www.promisec.com

11. RADIFLOW secure solutions for critical infrastructure applications http://www.radiflow.com

12. SASA SOFTWARE malicious code detection scan http://www.sasa-software.com

13. SENSECY one-stop shop for all cyber intelligence needs https://www.sensecy.com/

14. SMUFS Mobile Biometric Solutions http://www.smufbio.com

Enfin, Mme Esti Peshin, directrice des programmes cybernétiques d’Israel Aerospace Industries (1er groupe aéronautique, spatial et défense israélien) et directrice générale du Groupe High-Tech de la Knesset, donnera une conférence exclusive et participera aux rendez-vous d’affaires de l’après-midi réservés aux professionnels.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:55
À vos marques, prêts… tirez ! Crédits 1er RCh

À vos marques, prêts… tirez ! Crédits 1er RCh

 

 

25/03/2014 J. SEVERIN - Armée de Terre

 

Du 10 au 22 mars, huit équipages du 1er régiment de chasseurs étaient à Canjuers, pour un exercice de tir à partir de blindés ERC 90 Sagaie. Un premier rendez-vous opérationnel pour les chasseurs de Conti Cavalerie, habituellement sur chars Leclerc, avant la projection d’un escadron en Côte d’Ivoire, en octobre 2014, sur ces blindés légers.

 

L’objectif fixé par le commandant du 2e escadron était d’évaluer ses hommes après 2 mois de formation sur Sagaie. Pour le BCH Yohann Beal, occupant depuis 9 ans le poste de tireur au sein d’un équipage et déjà projeté sur ce blindé au Tchad, au Sénégal et en Côte d’Ivoire : « L’ERC 90 Sagaie fait plus appel aux fondamentaux du tir et sa prise en main est beaucoup plus manuelle que le Leclerc. Pour moi, la préparation du tir en amont est nécessaire car ce blindé n’est pas équipé de capteurs. Mais s’y adapter n’est pas très difficile pour les équipages Leclerc et nous retirons autant de satisfactions. »

 

Au total, 100 obus de 90mm et plus 4 000 cartouches de 7,62 et de 12,7 mm ont été tirés par les chasseurs sur le pas de tir des Amandiers et sur le parcours de tirs de Lagne, de jour comme de nuit.

À vos marques, prêts… tirez !

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:54
Mission du Centenaire de la première guerre mondiale

 

19/03/2014 Communiqués

 

La ministre de la Culture et de la Communication et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants ont présidé hier les travaux du conseil d’administration de la mission du Centenaire de la première guerre mondiale.

 

Mardi 18 mars 2014, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, ont présidé la réunion de l’assemblée générale et du conseil d’administration de la mission du Centenaire de la première guerre mondiale, qui se tenait au ministère de la Culture et de la Communication.

 

En présence des représentants des 16 membres fondateurs du groupement d’intérêt public et des 13 membres adhérents, les ministres ont souligné la forte implication de l'État dans le cycle des commémorations de la première guerre mondiale, lancé par le Président de la République le 7 novembre 2013.

 

Cet effort est partagé par les collectivités territoriales, qui s’engagent activement aux côtés de la mission du Centenaire.

 

La sénatrice du Pas-de-Calais, Catherine Génisson, le sénateur de la Meuse, Christian Namy, les présidents des conseils généraux de l’Aisne et de la Marne, Yves Daudigny et René-Paul Savary ont participé ainsi à l’assemblée générale du Groupement.

 

La réunion du conseil d’administration au ministère de la Culture et de la Communication a permis de mettre en lumière la saison culturelle « Centenaire », qui a débuté depuis plusieurs semaines. De très nombreuses manifestations ayant reçu le label Centenaire attribué par le groupement d’intérêt public sont en cours ou vont bientôt commencer : expositions, spectacles vivants, films de fiction ou documentaires, suppléments dans la presse quotidienne régionale, semaines thématiques à la radio, etc.

 

La mission du Centenaire de la première guerre mondiale est un groupement d’intérêt public créé en 2012 pour mettre en oeuvre le programme commémoratif du centenaire de la première guerre mondiale, sous l’autorité du ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants. Le conseil d’administration de la mission du Centenaire est présidé par le général d’armée (2S) Elrick Irastorza, Joseph Zimet est le directeur général de la Mission.

 

Antoine Prost préside le conseil scientifique et Jean-Claude Narcy le comité des mécènes.

 

Plus d’informations sur : http://centenaire.org/fr

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:50
Au sommet de La Haye, 35 pays s'engagent à renforcer leur sécurité nucléaire

 

 

25 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

LA HAYE - Trente-cinq pays se sont engagés mardi à La Haye à renforcer leur sécurité nucléaire, notamment en appliquant des standards internationaux plus stricts, afin d'empêcher des terroristes de s'emparer de matériaux leur permettant de construire une bombe atomique.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans au second jour du sommet de La Haye.

 

Plus de cinquante dirigeants du monde entier participaient à ce 3e sommet destiné à s'assurer que des groupes terroristes ne puissent pas mettre la main sur des matériaux nucléaires.

 

Afin de ne pas freiner la volonté de certains pays à aller plus loin que d'autres dans les accords conclus, les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud ont proposé aux participants qui le souhaitaient d'adhérer à une série de lignes de conduite basées sur celles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

La France, la Turquie, l'Ukraine, le Japon et Israël font partie des 35 signataires du texte, qui n'a été signé ni par la Russie ni par la Chine.

 

Ce texte va de fait plus loin que le communiqué final du sommet, dont l'AFP a vu le projet, qui est perçu par de nombreux observateurs comme le plus petit dénominateur commun.

 

Les recommandations de l'AIEA représentent ce qui ressemble le plus à des standards internationaux, a soutenu le secrétaire américain à l'Energie Ernest Moniz.

 

L'accord conclu entre les 35 pays vise à construire une architecture mondiale garantissant la sécurité nucléaire, notamment en promouvant une plus grande transparence, l'échange d'informations et l'établissement de bonnes pratiques partagées par tous.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel de la renforcer au niveau international, en apprenant des expériences des uns des autres ou en appliquant les lignes de conduite de l'AIEA, a soutenu M. Timmermans.

 

La sécurité nucléaire est au centre de l'héritage politique que Barack Obama souhaite laisser: il avait assuré en 2009 que le terrorisme nucléaire était la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale.

 

Les premiers sommets nucléaires avaient été organisés en 2010 à Washington et en 2012 à Séoul. Après le sommet de La Haye, un sommet final doit être organisé en 2016.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:50
missile Aster 30 - batterie SAMP/T photo DGA

missile Aster 30 - batterie SAMP/T photo DGA

Le missile Aster, en service en France et en Italie, réussite technique et commerciale de MBDA.

 

18 mars, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Il y a tout juste un an, pratiquement jour pour jour, FOB écrivait que MBDA entrait dans une zone de turbulence. En cause, la publication des résultats pour 2012 de la filiale commune d’EADS (aujourd’hui Airbus), de BAE Systems (Grande-Bretagne) et de Finmeccanica (Italie). Des résultats que l’on pouvait résumer  par un chiffre d’affaire stable par rapport à 2011 (3 Mds €), mais surtout des prises de commandes en nette baisse (2,3 Mds€ contre 2,6 Mds€ l’année précédente) et un horizon bien sombre sur les marchés européens.

 

En présentant ce jour les résultats 2013, Antoine Bouvier, PDG du premier missilier européen (et deuxième mondial), avait le sourire : les prises de commande étaient annoncées en forte hausse pour 2013,  se hissant à 4 Mds€ malgré un environnement toujours aussi difficile. Avec notamment 2,1 Mds€ de commandes décrochées à l’export, soit un peu plus de la moitié du total. Un résultat que n’a pas manqué de souligner Antoine Bouvier. On remarquera toutefois qu’en 2012, les prises de commandes à l’export s’étaient montées à 1,4 Mds€. Si elles ont donc connu une forte hausse en 2013, c’est bien le marché domestique qui a cru le plus vite (en valeur et en proportion) l’an dernier, contrairement à toute attente.

 

Au delà des chiffres, l’année 2013 a été également ponctuée de bonnes nouvelles qui augurent bien de l’avenir : contrat de développement et de production pour le missile de combat terrestre de nouvelle génération MMP, contrats de production pour le système naval de défense anti-aérienne Sea Ceptor au Royaume-Uni et pour le missile air-air Meteor en Allemagne. L’année 2014 a également bien commencé pour le missilier, avec la confirmation d’une commande franco-britannique portant sur le missile anti navire léger (ANL). La suite sera sans doute plus ardue, avec quelques bras de fer industriels et commerciaux à venir. On attend notamment de connaître l’issue du match opposant Thales et MBDA pour la fourniture d’un réseau intégré de défense aérienne en Arabie Saoudite. En jeu, un contrat d’une valeur globale estimée à environ 4 Mds€ !

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:55
La base d'Istres se prépare à l'A330 MRTT

 

25/03/2014 par Guillaume Steuer – Air & Cosmos



Les travaux d'aménagement de la base aérienne 125 d'Istres pour accueillir les futurs avions-ravitailleurs A330 MRTT de l'armée de l'Air devraient commencer en septembre 2014, pour une fin prévisionnelle des travaux en mai 2018, selon un appel d'offres publié récemment par le ministère de la Défense. Le coût total de ces travaux d'infrastructure est aujourd'hui estimé à 123,8 millions d'euros, selon ce même document.

Cet appel d'offres livre également quelques détails nouveaux quant au périmètre de ce chantier et son calendrier prévisionnel. Ainsi, afin d'être en mesure d'accueillir les premiers ravitailleurs qui doivent être commandés prochainement, un nouveau centre de maintenance sera construit sur la base. Ce bâtiment, d'une hauteur "d'au moins 24 mètres", doit offrir environ 4000 mètres carrés d'ateliers et 2500 mètres carrés de stockage.

Les voies aéronautiques (bretelles, taxiways, piste) devront être rénovées, tandis qu'un parking avions pour l'accueil de neuf MRTT, dont 5 dans la "zone de défense hautement sensible" réservée aux Forces aériennes stratégiques, sera aménagé.

Par ailleurs, une quinzaine d'anciens bâtiments devraient être démolis, dont un grand hangar de maintenance (HM27). Le détachement du Centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'Aéronautique navale (CEPA) sur la base d'Istres devrait quant à lui être "relocalisé".

La Direction générale de l'armement (DGA) doit normalement signer avec Airbus Defence & Space un contrat avant la fin de l'été pour l'achat des premiers A330 MRTT destinés à remplacer les 14 K/C-135F/R de l'armée de l'Air. L'actuelle loi de programmation militaire prévoit une commande globale de douze MRTT, dont deux à livrer avant 2019. Environ 360 M€ devraient être engagés dans ce programme d'acquisition en 2014.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:55
Edouard Guillaud est coopté en qualité d'administrateur au sein de Bull.

 

25/03 Par Les Echos avec nomination.fr

 

Edouard Guillaud, soixante ans, diplômé de l'Ecole supérieure de guerre navale et du cours supérieur inter-armées, est PDG d'Odas. De 1980 à 2000, il occupe divers postes dans la Marine nationale. Officier informaticien, il est également officier de marque du système de combat informatisé de porte-avions, puis officier de programmes de porte-avions. En 2002, il est nommé contre-amiral avant d'être adjoint marine au chef d'état-major particulier du président de la République jusqu'en 2004, date à laquelle il devient préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord. En 2006, il est nommé chef d'état-major particulier du président de la République, puis promu amiral en 2007. Il était chef d'état-major des armées de 2010 à 2014.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:50
« VOLFA 14-01 » : premier exercice majeur des forces aériennes de l’année

 

25/03/2014 Armée de l'air

 

Du 24 mars au 27 mars 2014, « VOLFA 14-01 », exercice majeur de l’armée de l’air, se déroule dans le Massif central, réunissant plus de 450 aéronefs militaires.

 

Au départ de l’ensemble des bases aériennes du territoire, tous les avions tactiques de l’armée de l’air, ainsi qu’un C 160 Transall allemand et un E2C Hawkeye de la marine nationale participent à cette première édition de l’année. L’A400M Atlas sera intégré à certaines missions, dans le cadre des expérimentations en vue de sa mise en service opérationnel à la rentrée.

 

Le thème principal de cet entraînement de synthèse est « l’entrée en premier ». Les missions menées lors de cette semaine d’exercice vont permettre de valider les savoir-faire des équipages des forces aériennes, démontrant la capacité de notre pays à rentrer seul ou en coalition sur un théâtre d’opérations. Conduites depuis le centre national des opérations aériennes de Lyon et animées par le directeur de l’exercice, les missions comprendront des opérations aéroportées réelles ou fictives ainsi que des frappes dans la profondeur ou tactiques.

 

À la tête de dispositifs complexes (COMAO), les « package leaders » et « mission commanders » (les chefs de dispositifs aériens transport et chasse de chaque mission) vont faire face à une menace air-air et une défense sol-air conséquentes. À cette occasion, le Mamba et le Crotale NG sont déployés sur le terrain. L’intégration de l’Atlas A400 M dans ce cadre tactique complexe vise à valider les procédures d’utilisation du nouvel appareil de transport dans un environnement opérationnel dense.

 

« VOLFA 14-01 » sera aussi l’occasion de parfaire l’utilisation des liaisons de données tactiques (Liaison 16 en particulier) et de poursuivre l’expérimentation de tactiques directement inspirées du retour d’expérience des opérations récentes ou en cours. Les spécialistes de l’appui à la manœuvre aérienne, notamment dans le domaine des systèmes d’information et de communications (SIC), travaillent dans l’ombre pour rendre possible l’intégration de tous les acteurs dans ces opérations.

 

« VOLFA » permet ainsi de maintenir une capacité opérationnelle élevée et un haut niveau d’expertise des combattants de l’armée de l’air.

C-160 Transall allemand, participant à l'exercice Volfa. - photo Armée de l'air

C-160 Transall allemand, participant à l'exercice Volfa. - photo Armée de l'air

C-130 Belge, participant à l'exercice Volfa. - photo Armée de l'air

C-130 Belge, participant à l'exercice Volfa. - photo Armée de l'air

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:50
Watchkeeper - photo Richard Seymour, Thales UK

Watchkeeper - photo Richard Seymour, Thales UK

 

21 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

FOB interroge aujourd’hui Pierre-Eric Pommellet, Directeur Général adjoint de Thales, en charge des activités systèmes de mission de défense, à propos du programme de drone tactique Watchkeeper.

 

Le drone Watchkeeper a été spécifiquement développé pour les besoins britanniques. Comment se situe ce drone tactique sur le marché des drones aujourd’hui?

Watchkeeper est le premier drone tactique conçu et développé suivant les exigences très strictes de l’Autorité de l’aviation militaire (MMA) britannique, ce qui va lui permettre un emploi non seulement sur les théâtres d’opérations, mais aussi dans l’espace aérien britannique. Et ceci, avec le même niveau de sécurité que des avions pilotés. En cela Watchkeeper se place très clairement tout en haut, dans la catégorie des drones tactiques.

 

Il vient de franchir une étape importante, celle de sa mise en service. Est-ce que cela signifie qu’il va pouvoir être dorénavant employé en opérations? (relire l’article de FOB ici)

Oui, dès la fin de la formation des opérateurs, qui se déroule actuellement sur la base de Larkhill, l’armée britannique envisage de déployer Watchkeeper en opérations.

 

Cette mise en service était attendue depuis plusieurs années. Pourquoi le Watchkeeper a-t-il  mis autant de temps pour être accepté par l’armée britannique ?

Comme je vous l’indiquais, Watchkeeper est un programme très ambitieux, puisque pour la première fois, un système de drone a suivi la totalité du processus de conception, développement et production suivant les règles très strictes de la MMA. Comme beaucoup de programmes aéronautiques majeurs, et afin de ne rien céder à la sécurité aéronautique, Watchkeeper a nécessité plus de temps que ne le prévoyait le contrat initial. C’est très souvent le cas pour les programmes pionniers, ce qui explique aussi que cela se soit déroulé en parfaite intelligence avec le Ministère de la Défense britannique.

 

Quelles sont les prochaines étapes pour les britanniques aujourd’hui ?

D’abord, la formation des opérateurs sur un simulateur, puis aux commandes, avec le vecteur aérien en vol, au-dessus du Royaume-Uni. Et ensuite, ce sera le premier déploiement opérationnel pour l’armée britannique.

 

Le France s’y intéresse pour remplacer les SDTI de Sagem. Aujourd’hui le Watchkeeper correspond-t-il aux besoins français ? Des modifications sont-elles à prévoir pour le client français ?

La France a exprimé dans la Loi de Programmation Militaire (LPM) un besoin de drones tactiques pour remplacer les systèmes existants dans les trois ans qui viennent. Un processus de définition du besoin est en cours et devrait aboutir rapidement et, comme cela a été exprimé à de nombreuses reprises par le Ministre de la Défense français, des contacts fréquents ont lieu entre les autorités françaises et britanniques sur ce sujet.

 

La DGA avait initialement exprimé des doutes sur les performances du système. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Les remarques de la DGA correspondaient aux demandes du Ministère de la défense britannique quant aux améliorations à apporter par Thales et qui sont pour la plupart déjà implémentées ou qui le seront à très court terme. Nous sommes dans la phase dite de mise au point du produit où les défauts de jeunesse sont corrigés pour obtenir un drone robuste et fiable.

 

Des militaires français se sont déjà rendus en Grande Bretagne pour l’évaluer. Quelles sont les prochaines étapes pour le choix français?

Le ministère de la défense évalue en ce moment les différents scénarios et il lui revient de définir la feuille de route pour l’acquisition, ce que nous espérons maintenant dans un futur proche.

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