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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:01
photo XAVIER-YVON - JDD

photo XAVIER-YVON - JDD

"La période d'impunité est terminée", avait prévenu le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche. Le désarmement des milices a commencé en Centrafrique, rapporte lundi l'envoyé spécial d'Europe 1 à Bangui et comme en témoignent les photos qu'il a pu prendre sur le terrain.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Depuis le mois de mars dernier, la Séléka, une coalition à majorité musulmane et les "anti-balaka", des milices chrétiennes se déchirent. Les membres de la Séléka, qui a renversé le président François Bozizé, sont haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des "occupants" venus du Tchad et du Soudan voisins.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Les ex-Séléka, majoritairement musulmans, évoluent en armes, face aux "anti-balaka", "anti-machettes" en langue sango, favorables à l'ancien régime, présents en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:55
Le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH

Le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH

 

09/12/2013 DGA

 

La DGA a réceptionné le premier simulateur de vol de l’hélicoptère NH90-TTH le 18 novembre 2013. Il a été livré au centre de formation interarmées (CFIA) du Luc-en-Provence. Les équipages de l’armée de terre et de la marine ont commencé le jour même à l’utiliser.

 

Ce simulateur est de type « Medium Range Training Device » (MRTD) qui se caractérise par un très haut niveau de représentativité. Il permet aux forces de réaliser une part importante de la formation en simulation et de minimiser le complément nécessaire sur hélicoptère.

 

La France a commandé six simulateurs au travers d’un marché multinational passé par l’agence OTAN NAHEMA (agence en charge du développement, de la production et du soutien de l’hélicoptère NH90) :

- 3 MRTD en version TTH ;

- 2 MRTD en version NFH (avec un simulateur de la console tactique) ;

- 1 « Full Flight Simulator », sur vérins, pour le CFIA.

 

La Finlande a également décidé de rejoindre ce contrat pour l’acquisition d’un MRTD en version TTH.

 

Au-delà de la formation initiale, ces moyens permettront également aux équipages de s’entraîner dans un environnement tactique complexe et extrêmement réaliste, avec jumelles de vision nocturne ou visuel de casque et en utilisant l’ensemble de ses équipements de mission (radar, FLIR, système de contre-mesures…).

 

Ce simulateur est équipé d’un dôme “partiel” de 7,3m de diamètre conférant un champ de vue de 210° en horizontal et de 67° en vertical.

 

Ce simulateur, produit par la société Sogitec à Bruz, a été développé et livré en moins de 22 mois.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:45
UK support to international response in Central African Republic

 

6 December 2013 Foreign & Commonwealth Office and Ministry of Defence

 

Foreign Secretary announces UK air transport assistance to France for Central African Republic.

 

On 5th December, with strong UK support, the United Nations Security Council adopted Resolution 2127 authorising the deployment of the African-led International Support Mission to CAR (MISCA), and the deployment of French forces to give assistance. The Mission will contribute to the protection of civilians, the restoration of public order, and the stabilisation of CAR at a critical moment.

 

Foreign Secretary William Hague said:

 

    The UN Security Council made an important decision yesterday to authorise African Union and French troops to respond to the security and humanitarian crisis in the Central African Republic.

 

    We are determined to play our part in helping to address the violence. We have therefore agreed with the Government of France that we will help move French equipment to CAR by means of a UK C-17 transport aircraft. Three separate flights will take place this month, with the first one due to land in CAR shortly.

 

    This comes on top of £10 million in UK aid announced on 30 November. Having already contributed £5 million in July, the United Kingdom is now one of the largest donors of humanitarian assistance to the people of CAR. We will continue to work alongside the International Red Cross and UN agencies to help thousands of people gain access to food, water, shelter, sanitation and healthcare to alleviate the desperate humanitarian suffering.

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:08
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine

 

 

09.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2013, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) a passé la frontière Centrafricaine, après avoir débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre dernier.

Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:55
Photo SIA KAMBOU - AFP

Photo SIA KAMBOU - AFP

 

06/12/2013 BFMTV

 

La France intervient militairement depuis ce vendredi 6 novembre en Centrafrique. Une opération limitée dans le temps avec des moyens humains réduits. Le coût devrait donc être également limité même s'il augmentera le budget des Opex, plombé en 2013 par le Mali.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé ce vendredi 6 décembre que l'opération française en Centrafrique, avait commencé avec des patrouilles dans Bangui. Hier jeudi, François Hollande avait annoncé le lancement de l'opération Sangaris lors d'une courte intervention télévisée.

Jean-Yves Le Drian estime que la présence française en Centrafrique ne devrait pas dépasser 6 mois. Un peu plus d'un millier d'hommes devrait, dans les prochaines heures, être déployé sur zone.

En fait, les militaires français étaient déjà présents dans le pays. Près de 600 d'entre eux le sont de manière permanente. Selon les chiffres contenus dans les documents budgétaires 2014, le coût de cette présence sans engagement en 2013 est estimé à 21,5 millions d'euros (contre 14,3 millions en 2012). Un chiffre à comparer au 1,25 milliard d'euros de surcoût des Opex (opérations militaires extérieures) attendu en cette année.

Donc, il est difficile d'estimer le surcoût de l'engagement des militaires français en raison de cette présence permanente. Le coût total de l'opération devrait être inférieur à celui de l'opération Serval au Mali ou 4.000 militaires plus une vingtaine d'avions ont été engagés. Le coût de cette dernière intervention devrait depasser les 650 millions d'euros.

 

Compensation à l'euro près

Le 7 novembre dernier, Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget a annoncé qu’il y aurait un surcoût de 600 millions d’euros sur le budget des opérations militaires extérieures (Opex) en 2013. Selon lui, les surcoûts seront tous "compensés à l'euro près, par autant d'annulations réparties sur l'ensemble des ministères".

Le rapport sur le budget opérationnel de la Défense présenté par le député PS Jean Launay à l’Assemblée Nationale, estimait déjà le surcoût à "nettement plus de 500 millions d'euros" alors même que l'opération Sangaris n'étit pas engagée.

En fait, les Opex coûteront au total 1,25 milliard d’euros en 2013. Soit près du double de ce qui était inscrit initialement dans la loi de finances pour 2013.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:55
A400M – C-160 Transall Crédit DGA Site de Cazaux

A400M – C-160 Transall Crédit DGA Site de Cazaux

A400M – C-160 Transall Crédit DGA Site de Cazaux

 

06/12/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

C'est un petit pas supplémentaire vers l'obtention d'un standard opérationnel complet : l'A400M a réalisé samedi 30 novembre son premier contact "humide" lors d'un essai de ravitaillement en vol mené depuis un C160 Transall de l'armée de l'Air. Jusqu'alors, les travaux d'ouverture du domaine de vol pour le ravitaillement n'avaient encore jamais inclus de transfert de carburant.

 

"Cet essai nous a également permis de finaliser les lois de commandes de vol spécifiques à cette phase délicate qu'est le ravitaillement en vol", précisait hier matin Tony Flynn, pilote d'essais chez Airbus Military, à l'occasion d'un briefing à Séville. Ce standard logiciel, qui pourra faire l'objet de quelques ajustements selon le type de ravitailleur utilisé, doit faire l'objet d'une qualification en bonne et due forme courant 2014. Les premiers contacts humides sur A330 MRTT (en l'occurrence un appareil britannique) sont également attendus en début d'année prochaine.

 

Parallèllement se poursuivent les essais visant à permettre à l'A400M de jouer le rôle de ravitailleur. "Les tests aérodynamiques des nacelles de ravitaillement sous voilure ont été menés à bien cette année", explique Tony Flynn, ajoutant que les travaux de qualification de l'Atlas dans cette configuration devraient théoriquement être achevés d'ici la fin de l'année prochaine.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:55
Thales et TeamCast lancent le projet Maxsimo

 

 

07/12/2013 Boursier.com

 

Thales et la PME bretonne TeamCast annoncent le lancement prochain du projet Maxsimo, dans le domaine des systèmes d'information et de communications sécurisées. Le groupe montre ainsi son engagement en faveur des PME innovantes dans le cadre du Pacte Défense PME porté par le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian. Ce projet bénéficie du dispositif RAPID de la Direction générale de l'armement (DGA), destiné à soutenir les innovations des PME ayant des applications militaires et civiles.

 

Maxsimo fait suite au projet Echo, une première coopération conduite entre 2010 et 2012, pour améliorer les liaisons vidéo air-sol basées sur la technologie de diffusion de la télévision par satellite (DVB-S2) dans un contexte urbain, pour lequel les bâtiments sont autant d'obstacles ou de réflecteurs indésirables pour les ondes radio. Maxsimo vise à optimiser encore les performances de robustesse de la solution Echo en introduisant de la diversité de réception au moyen d'antennes multiples. Ces projets trouvent des applications diversifiées, dans le monde civil et militaire.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:50
L'Europe de la défense vue sous l'angle des Etats

 

07.12.2013 Federico Santopinto, chercheur au GRIP - RTBF.be
 

La politique de sécurité et de défense de l’Europe n’avance pas. Le Grip a voulu savoir pourquoi. Il a donc initié une étude qui examine les cultures stratégiques et politiques de sept grands pays de manière à mieux comprendre cette impasse qui se révèle être, entre autres, le reflet des ambigüités de l’intégration européenne.

 

A la veille du Conseil européen de décembre 2013 sur la défense, les États membres de l’UE ne semblent pas prêts à relancer la réflexion stratégique autour de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il est vrai que, avant d’identifier une stratégie collective dans ce domaine, encore faut-il que les principaux pays européens s’éclaircissent les idées sur ce qu’ils attendent individuellement de l’Europe de la défense. Car une certaine confusion existentielle plane à ce sujet, et ce, moins dans la capitale européenne que dans les capitales nationales.

 

L’incohérence des états

Prenons l’exemple de la France, le principal pays autour duquel la PSDC devrait s’articuler : réintégration du commandement intégré de l’OTAN (mars 2009), signature des " accords de Lancaster House " avec Londres et dans le dos de Bruxelles (novembre 2010), relance du "triangle de Weimar " avec la Pologne et l’Allemagne pour invoquer plus d’intégration et la création d’un quartier-général européen (décembre 2010), jeu en duo avec le Royaume-Uni lors des crises libyenne et syrienne (2011 et 2013) … Quelle est donc la ligne politique française face à l’Europe de la défense ? L’adoption d’un nouveau livre blanc n’a pas réellement clarifié l’attitude de Paris vis-à-vis de la PSDC. Coincée, entre Weimar et Lancaster House, celle-ci semble bien difficile à débroussailler, d’autant plus que les ambiguïtés de la France, toujours très attachée à sa souveraineté nationale, ne datent pas d’hier et ne semblent pas remises en question aujourd’hui.

L’Allemagne ne s’est certes pas montrée plus cohérente en la matière. Les déclarations ambitieuses et de haut rang, allant quelque fois jusqu’à invoquer la création d’une véritable armée européenne, ne se comptent plus à Berlin. Or, les initiatives concrètes, elles, ne se comptent tout simplement pas: la passivité de l’Allemagne dans ce domaine n’a sans doute d’égale qu’à celles de l’Italie ou de l’Espagne. Seul le Royaume-Uni semble avoir, dans ce contexte, les idées claires...

 

Une politique désirée

C’est ainsi que le GRIP a décidé de coordonner une étude qui vise à inverser l’angle d’approche communément utilisé dans le débat stratégique sur l’Europe de la défense (http://www.grip.org/fr/node/1150). Plutôt qu’identifier, à Bruxelles, les valeurs et les intérêts communs qui pourraient constituer le socle d’une stratégie européenne globale, l’étude s’est concentrée sur les stratégies nationales individuelles que les principaux pays européens entendent poursuivre, … depuis leur propre capitale, à travers la PSDC.

Celle-ci est donc analysée ici non pas comme une fin en soi ni comme un outil collectif au service de l’UE, mais comme un moyen à disposition des États membres afin de servir leurs propres intérêts et leurs visions singulières.

A première vue, les résultats de cette étude peuvent paraitre surprenants. Les élites interrogées et les documents nationaux consultés dans sept pays de l’UE (France, Italie, Allemagne, R-U, Espagne, Pologne et Suède) débordent d’inquiétudes face au risque de marginalisation stratégique que court l’Europe. Tous, à la seule exception de Londres, invoquent un sursaut pour la PSDC. De plus, il apparait que les États membres perçoivent l’Europe de la défense comme un moyen pouvant leur permettre de poursuivre des intérêts sécuritaires similaires, plus au moins dans les mêmes zones géographiques, et au nom de valeurs et de visions comparables. Certes, des différences importantes sont à signaler, surtout en matière de priorités géographiques, mais celles-ci ne semblent pas être suffisamment importantes pour expliquer la paralysie systématique de l’UE face aux principales crises internationales.

 

Paris et Berlin regardent dans des directions différentes

Pourquoi l’Europe de la défense n’est-t-elle donc pas une politique plus aboutie, si elle est tellement désirée ? Les bons propos affichés par les élites européennes cachent, évidemment, une réalité beaucoup plus compliquée. En analysant plus à fond l’approche des principales capitales européennes à la PSDC, l’étude en effet met en lumière deux divergences fondamentales. La première concerne les différentes cultures stratégiques (usage de la force) qui caractérisent le Vieux continent, et tout particulièrement la France et l’Allemagne. Ce problème n’est certainement pas inconnu. Les différentes cultures stratégiques, toutefois, ne peuvent tout expliquer à elles seules. Elles apparaissent en effet étroitement liées à un autre malentendu de fond apparu dans cette étude, et qui concerne cette fois-ci l’attitude envers l’intégration européenne que les États membres ont à travers l’Europe de la défense.

Le lien entre la PSDC et l’intégration européenne est un sujet nettement moins débattu. Pourtant, il peut expliquer en partie certains malentendus en la matière, notamment entre la France et l’Allemagne. Paris, en effet, tend à percevoir l’Europe de la défense avant tout comme un outil au service des États nations afin de renforcer leurs capacités de projection dans le monde, plutôt que comme un instrument permettant d’approfondir le processus d’intégration en tant que tel. Il convient de souligner, à ce propos, que soutenir la PSDC, comme la France l’a fait souvent, ne veut pas forcément dire soutenir l’intégration européenne au sens qualitatif du terme. Paris maintien une vision strictement intergouvernementale de la PSDC, et reste très attachée à sa souveraineté nationale.

L’Allemagne au contraire (mais aussi, dans une moindre mesure, l’Italie et l’Espagne) tend à percevoir historiquement l’Europe de la défense comme un moyen d’intégration et de rationalisation intra-européenne, et non comme un vecteur de projection de la puissance hors de ses frontières.

Dès lors, l’idée, très répandue à Paris, selon laquelle le scepticisme allemand par rapport à l’usage de la force est synonyme d’un désengagement vis-à-vis de la PSDC n’est pas correcte. Simplement, les deux pays moteurs de l’UE perçoivent différemment le sens même de cette politique. En d’autres termes, lorsqu’ils pensent à l’Europe de la défense, Paris et Berlin regardent dans deux directions différentes : la France regarde hors Europe, mais en termes toujours nationaux, alors que l’Allemagne se tourne vers Bruxelles. Quant au Royaume-Uni, il ne regarde nulle part. C’est l’essence même de la PSDC, dans sa nature la plus profonde, qui est donc remise en cause. Un franc débat sur les fondements de cette politique s’impose.

 

Diplômé des universités de Florence et de Bruxelles, Federico Santopinto est spécialiste des politiques européennes de prévention et de gestion des conflits mais aussi du processus d’intégration européenne en matière de défense et de politique étrangère. Il vient de diriger un ouvrage collectif : "National Visions of EU Defence Policy - Common Denominators and Misunderstandings" téléchargeable gratuitement

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:50
Défense : l’exemple allemand d'externalisation et de contrats de services

 

06/12/2013 par Michel Grall

 

LE CERCLE. - Face au mur budgétaire, la défense est confrontée à l’urgence : mieux définir ce qui relève du cœur de métier de ce qui peut être externalisable. L’Allemagne a fait le choix du pilotage par un organisme central, la GEBB (Gessellschaft für Entwicklung, Beschaffung und Betrieb).

 

Malgré des fondamentaux macroéconomiques notoirement différents entre les deux pays, les budgets de la défense en France et en Allemagne sont confrontés aux mêmes défis : baisse des effectifs, effort de rationalisation budgétaire, diminution de la part du PIB consacrée à la défense.

L’Allemagne est, avec la France et le Royaume-Uni, le troisième pays de l’Union européenne investissant le plus dans sa défense. En 2012, les dépenses de défense allemandes s’établissent à 31,7 milliards €, dont 5% sont spécifiquement fléchés chaque année vers les contrats d’externalisation.

 

Le pragmatisme allemand

 

Les ambitions et pratiques de l’externalisation sont  clairement différentes de part et d’autre du Rhin. Depuis plusieurs années, l’externalisation est considérée en Allemagne comme un levier efficace permettant la mise en œuvre tant de la modernisation que de la réduction de format de la Bundeswehr. Le ministère fédéral de la Défense fait appel avec beaucoup de méthode à l’externalisation des fonctions ne concourant pas directement aux missions opérationnelles.

 

L’Allemagne s’est ainsi dotée d’un organisme unique pilotant les opérations d’externalisation, il s’agit de la GEBB : Gessellschaft für Entwiclung, Beschaffung und Betrieb mbh, « société pour le développement, l’acquisition et le fonctionnement ». Société de droit privé, créée en 2000, ayant son siège à Cologne, elle est détenue à 100% par l’état fédéral qu’elle conseille et accompagne dans les opérations de modernisation, de rationalisation et d’externalisation du ministère de la défense.  La GEBB, entreprise atypique, se présente comme le conseil interne de l’armée fédérale, die inhouse berater des Bundeswehr.

 

La GEBB exerce ses activités dans de nombreux secteurs :

- l’immobilier, l’asset management, le property et facility management; la Bundeswehr occupe en effet la 1ère emprise foncière d’Allemagne, répartie entre 35 000 immeubles, bâtiments, ateliers, sur 31 millions m2.

- la gestion des énergies, qui représente un poste annuel de 380 millions €.

- la logistique et le soutien : matériels, pièces détachées, systèmes d’armes.

- La formation des unités et des personnels.

- les systèmes d’information, de communication et de commandement, et les centres de services partagés.

- La restauration, l’hébergement, les loisirs, jusqu’à la gestion des crèches…

 

Des succès…mais pas toujours

 

Le rôle de la GEBB est double : elle exerce d’une part en tant qu’opérateur, en propre ou en partenariat avec les firmes allemandes, étroitement associées à la démarche. D’autre part, elle a une mission de conseil et d’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès du ministère, en l’orientant, après analyse préalable, soit vers la mise en œuvre d’une régie interne optimisée, soit vers le contrat de partenariat, au sens de la loi française de 2008 sur les partenariats public-privé, ou encore vers le contrat de services classique.

 

Parmi les opérations d’externalisation figure bien sûr le mégaprojet Herkules, confié au consortium IBM-Siemens, pour un montant de 7 milliards €, qui vise à moderniser les systèmes et infrastructures de communication et d’information non militaires. Ce contrat, marqué par des retards importants et une mauvaise analyse des besoins opérationnels, démontre les risques et limites de l’externalisation, et la double nécessité absolue de disposer d’une maîtrise d’ouvrage puissante du côté étatique, et d’établir une délimitation précise des périmètres couverts par l’opération.

 

A contrario, sur l’externalisation de la fonction habillement, les résultats sont excellents : les budgets d’achat ont baissé de 19% et les stocks de 59%. Ce PPP qui a démarré en 2002, concerne la fonction habillement de l’ensemble des personnels civils et militaires de la défense, et a été étendu en 2009 aux tenues et équipements NBC. Le contrat avec la société LHBw (LH Bundeswehr Bekleidungsgesellschaft mbh), où l’état est actionnaire à hauteur de 25,1%, court jusqu’en 2015.

 

Et en France ?

 

A l’inverse du modèle allemand, la conception, le pilotage et la mise en œuvre de la politique d’externalisation au sein du ministère français de la défense mobilise de très nombreux acteurs et organismes divers.

 

Le ministère, confronté à un mur budgétaire, doit allouer ses ressources financières vers ses priorités. Ce sont les conditions de vie et de travail de ses hommes et femmes, civils et militaires. C’est le financement des OPEX, dont les crédits votés en loi de finances initiale sont constamment inférieurs aux coûts réels constatés. C’est naturellement le maintien d’un volume de forces et la poursuite des grands programmes d’armement, vitaux au maintien du rôle et de la puissance de la France dans le monde, essentiels à la protection de ses intérêts et de ses ressortissants ici, comme à l’étranger. C’est enfin l’appui à la base industrielle et technologique de défense, à ces quelque 4000 PME sans lesquelles il serait illusoire de vouloir préserver en France une industrie de défense, ces PME fortement innovatrices, nourrissant le tissu économique et industriel de nos territoires.

 

La Défense est confrontée à l’urgence

 

Urgence d’une vraie définition de ce qui relève des missions régaliennes de la défense, par essence non externalisables, et de ce qui au contraire peut être confié au secteur privé, pas seulement pour un meilleur coût, mais aussi pour une plus grande efficacité du partenaire extérieur.

 

Urgence de rationaliser ces missions non régaliennes, afin de préserver le maximum de ressources sur le cœur de métier. Tout le soutien, toute la maintenance, toute la logistique ne sont pas externalisables. De l’autre côté, la proximité de la ligne de front n’interdit pas par principe l’externalisation. Chaque cas doit être pesé, mesuré, faire l’objet de test, avant généralisation.

 

Urgence de se doter d’un pilote fort, unique qui, pour chacune des missions de la défense, sera en capacité de faire bouger le curseur entre la prestation interne et l’appel aux contrats de services privés. Dans le respect de l’intérêt supérieur de la défense.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
Lundi, c'est désarmement à Bangui, dixit Jean-Yves Le Drian


08.12.2013 par Philippe Chapleau - Ligne de Défense
 

bangui2.jpg

Jean-Yves Le Drian, ce soir sur RTL, a annoncé que "le désarmement, ça commence demain". L'armée française va donc procéder à une manœuvre délicate, périlleuse mais inévitable.

bangui3.jpg

Selon le ministre: "Tout le monde pose les armes; sinon, on demande gentiment puis on utilise la force". La France aurait déjà demandé le cantonnement des unités "qui répondent au président Djotodia". Mais la Séléka dans ses casernes, ça n'est pas gagné. Quant aux incontrôlés, ils risquent de mal prendre toute tentative de confiscation de leur outil de travail.

L'annonce ministérielle a de quoi surprendre mais elle constitue d'abord une mise en garde aux groupes criminels et incontrôlés qui pourrissent la situation locale. L'armée française dispose désormais de 1600 soldats dont environ 1 200 sont disponibles pour mener des opérations offensives. 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

09 décembre 2013 à 07:30 Par RFI

 

La colonne de l'armée française qui était partie il y a deux jours du Cameroun est entrée ce dimanche 8 décembre au soir dans Bangui, après un passage à Bossombélé, à environ 150 km de la capitale. L'armée française était attendue depuis longtemps par la grande majorité des Banguissois qui vivent dans la peur depuis le début des violences.

 

C’est la fin de l’après-midi ce dimanche 8 décembre. Le soleil est déjà bas sur l’horizon. La colonne de blindés fait route vers Bangui et, comme à Bouar, comme à Bossembélé, la foule accueille les militaires français, les femmes dansent, les hommes font le « V » de la victoire.

En sens inverse, nous croisons des hommes en armes et des pick-up à plusieurs reprises. A quelques kilomètres de Bangui, un petit convoi de motos chinoises rutilantes sur lesquelles ont trouvé place des soldats non-identifiés, lunettes miroir et kalachnikovs en bandoulière.

Un dernier point de passage et la colonne entre dans Bangui. La colonne française s’engage sur le boulevard de l’Indépendance. C’est le silence. L’artère est quasiment déserte.

Devant le portail rouge de l’Assemblée nationale, une paire de chaussures abandonnées... et une odeur de mort. La nuit tombe sur la ville, un hélicoptère de l’opération Sangaris survole la capitale à basse altitude.

 

→ A (RE)LIRE : Malgré la présence française, Bangui vit dans la peur

Un peu plus tôt à Bossombélé

 

A Bossombélé, les militaires français n’avaient fait que passer et il n'y a eu aucune patrouille militaire en ville. Ils ont bivouaqué dans la cour d'une l’école mais la nouvelle de leur arrivée s’est vite répandue et les habitants qui s’étaient réfugiés dans la brousse ces derniers temps pour fuir les violences des milices Seleka ont commencé à revenir. « Lorsque ça a commencé à péter nous sommes partis dans la brousse, raconte un habitant. Dès que j’ai su qu’il devait y avoir un déploiement des forces françaises j’ai dit à ma famille qu’on pouvait sortir. »

Quand l’armée française apparaît, les habitants sont rassurés mais les récits des violences sont sur toutes les lèvres. « Vous devez rester avec nous sinon la même chose va se répéter », déclare un autre homme, un fonctionnaire de Bossombélé, revenu dans la ville à la faveur de l'entrée des militaires français. A ses côtés, un jeune peul qui craint que les anti-Balakas viennent attaquer son village. « Ils ont peur ! témoigne-t-il, nous sommes des bergers et nous vivons dans la brousse où il y a moins de sécurité. On peut y massacrer les femmes et les enfants.»

 

→ à (re)lire : Michel Djotodia appelle ses éléments à regagner les casernes

 

Le déploiement de l’armée française suscite beaucoup d’attentes mais avec 1600 hommes, celle-ci ne pourra pas être partout et ne pourra pas tout faire.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:45
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma

 

 

06.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Le 6 décembre 2013, des hélicoptères Puma des forces françaises au Gabon (FFG), en provenance de Libreville se rendent à Bangui en Centrafrique. Ils sont ravitaillés en carburant par une citerne protégée par l’escadron d’aide à l’engagement (EAE). L’EAE, débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre à Douala au Cameroun, a franchi la frontière Centrafricaine dans la nuit du 6 au 7 décembre.

Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:55
Google bloque des certificats de sécurité Internet émis par une autorité française

 

08.12.2013 Le Monde.fr

 

Une potentielle importante faille de sécurité pour les internautes a été évitée. Google a annoncé samedi avoir bloqué plusieurs certificats de sécurité émis par une autorité de certification liée à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information française (Anssi, l'organisme chargé de la sécurité informatique de l'Etat français), après avoir découvert que ces certificats étaient possiblement corrompus.

 

Les certificats de sécurité sont utilisés par les navigateurs Internet pour vérifier qu'un site sécurisé (dont l'adresse commence par « https » : messageries, banques, e-commerce…) est bien ce qu'il prétend être : le système permet théoriquement d'empêcher la création de faux sites ressemblant trait pour trait à un site légitime, mais contrôlés par un tiers qui peut ainsi espionner à loisir les communications et enregistrer mots de passe ou numéros de carte bleue.

 

Les certificats de sécurité ne peuvent être émis que par une liste fermée d'institutions et de sociétés, considérées comme sûres. Mais lorsque l'une de ces autorités de certification commet une erreur ou est victime d'un piratage, le système s'effondre : il est alors possible de créer de faux certificats de sécurité qui permettent de piéger les internautes. Google affirme avoir découvert le 3 décembre qu'une autorité liée à l'Anssi avait émis un certificat de sécurité frauduleux pour plusieurs sites détenus par Google. Ce qui peut permettre à une personne contrôlant ces certificats d'espionner les communications d'internautes croyant utiliser un site de Google, mais en réalité contrôlé par un tiers.

 

L'Anssi a reconnu dans un communiqué qu'une « erreur humaine » avait conduit à l'émission de certificats de sécurité ne respectant pas les procédures. « Cette erreur n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des réseaux de l'administration ni sur les internautes », affirme l'administration. Mais Google, qui évoque une « faille sérieuse », a préventivement retiré de ses autorités de certification reconnues commes sûres l'autorité liée à l'Anssi, et a enjoint aux autres éditeurs de navigateurs Internet de faire de même.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:14
Sangaris: point de situation du 8 décembre

 

 

08/12/2013 19:41 Sources : EMA

 

L’effectif global de l’opération Sangaris est aujourd’hui de 1600 militaires.

 

La montée en puissance de la force se poursuit avec l’arrivée de France par Antonov d’un détachement de deux hélicoptères Fennec de l’armée de l’Air en provenance des bases d’Orange et de Villacoublay.

 

En dehors de la capitale, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE), qui avait été acheminé par le BPC Dixmude, est arrivé hier soir à Bossembele.

 

L’axe Bouar / Bossembele a été ouvert, sans que la force ne soit freinée par aucune résistance.

 

Vers le nord, un détachement d'une centaine de militaires en provenance de Bangui a conduit une reconnaissance jusqu’à la ville de Bossangoa, dans laquelle il est entré dans la nuit du 7 décembre. Les militaires de la force Sangaris n'y ont observé aucune trace récente de combat, ils ont pu constater un nombre important de réfugiés.

 

Dès le lendemain, le général Soriano, commandant la force Sangaris, s’est rendu à Bossangoa pour évaluer la situation. Il y a rencontré les autorités civiles locales.

 

Si un calme relatif semble s'imposer, la situation sécuritaire reste tendue. Les milices manifestent par ailleurs une tension de plus en plus palpable à l'approche des troupes françaises.

 

Dans Bangui, la force continue ses patrouilles sur les axes principaux. Elle poursuit également les patrouilles à pieds, dont certaines sont conduites avec la FOMAC (future MISCA).

 

Parallèlement, les patrouilles de Rafale se sont poursuivies avec ce matin un vol effectué au-dessus de Bangui et de Bossangoa signifiant aux groupes armés la détermination de la force Sangaris  à faire cesser les combats.

 

L'activité aérienne se densifie avec désormais les vols d'hélicoptères Puma, Gazelle et Fennec.

 

Les militaires de l'opération Sangaris poursuivent leur mission. Ils s'affirment comme une force impartiale qui traitera de la même manière tout groupe armé susceptible de se montrer hostile.

Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:57
Video - Opération Sangaris : Patrouille à pieds dans Bangui

8 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:55
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée

08.12.2013 par RP Defense

 

Fêté le 4 décembre, sainte Barbe est la patronne des artilleurs. Chaque année le musée de l'Armée organise, en collaboration avec l'Ecole d'Artillerie de Draguignan et sa fanfare, un week-end festif mèlant performances, reconstitution et présentation de matériels militaires.

 

La Sainte-Barbe - Musée de l'Armée

Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
Fête de la Sainte Barbe au Musée de l'Armée
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: montée en puissance de la mobilisation militaire franco-africaine

 

07 décembre 2013 à 21:52 Par Olivier Fourt -  RFI

 

Les forces militaires françaises intervenant en République centrafricaine dans le cadre de l’opération «Sangaris» atteindront 1 600 hommes ce samedi soir, a annoncé François Hollande, le président français. L’Union africaine a pour sa part annoncé que la force multinationale africaine allait passer de 3 500 hommes initialement prévus à 6000. Une montée en puissance de la mobilisation internationale très attendue dans le pays, en proie à d’intenses violences depuis plusieurs jours.

 

Vols, exécutions, viols : les habitants du quartier Combattant ont durement payé le prix de la crise. Ils le rappelaient, pendant la progression de la patrouille française, ce samedi 7 décembre. On comprend alors la liesse avec laquelle la foule a accueilli la patrouille française.

Une nuée de jeunes qui chantaient a accompagné les militaires. Certains levaient des branchages en signe de paix. Les femmes ont étendu leurs pagnes à terre, sous les pas de la patrouille. Certains ont applaudi. Une femme, une vieille, a levé le poing en signe de soutien.

 

→ A (RE)LIRE : Sommet de l'Elysée: ce qu'il faut retenir de la dernière journée

 

La liesse est immédiatement retombée lorsque la patrouille a rejoint la route bitumée où elle a croisé un 4X4 de la Seleka. La nuée de jeunes s’est aussitôt dispersée dans le quartier. Le véhicule Seleka, lui, a fait demi-tour, mais des habitants ont dit leurs craintes de voir les ex-rebelles venir en représailles à la tombée du jour.

 

De l’enthousiasme, et beaucoup de frustration

A Bangui, on craint que les moyens manquent. Parmi les Banguissois, beaucoup pensaient que l’arrivée de l’armée française allait mettre un terme aux violences, que les Français allaient pouvoir neutraliser les Seleka, les désarmer.

 

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

Mais en l’état actuel des choses, les militaires français n’interviennent que dans des situations que l’on pourrait qualifier de flagrants délits. Ils sont amenés à croiser des porteurs d’armes, qui ont peut-être commis quelque chose, quelques minutes plus tôt, ou qui s’apprêtent à commettre quelque chose, mais ils ne peuvent rien faire. L’autre frustration vient du fait que les attentes, les appels de la population et ce que les effectifs français permettent réellement de faire maintenant.

Après deux jours d’extrême violence, on assiste à une très timide reprise de la vie, en journée, dans les grandes artères de Bangui. Ce samedi matin, quelques personnes discutaient sur les pas-de-porte. Que très rares vendeuses de beignets avaient sorti leurs étals. Mais il n’y avait en revanche aucune voiture, et les commerces avaient baissé le rideau. Le marché combattant était vide.


Les forces françaises parties du Cameroun sont arrivées à Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique

L'armée française est entrée ce samedi 7 décembre en République centrafricaine.
Les hommes du 1er RHP ont été accueillis triomphalement à Bouar, dans l'ouest du pays. En octobre dernier, la ville a été le théâtre d’affrontements qui ont fait une cinquantaine de morts. Les habitants accusent la Seleka, et craignent la reprise des violences, dès le moment du départ des troupes françaises. Reportage de notre envoyé spécial, Olivier Fourt

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

 

Par

 

Les soldats français en Centrafrique seront 1600 dès ce samedi soir, a annoncé François Hollande, soit 400 de plus que les effectifs prévus. La mission, étendue au désarmement, durera "autant que nécessaire".

 

La mission de la France sera de contrôler les zones de violence, de désarmer les rebelles, de donner le contrôle aux autorités et de permettre la tenue d'élections.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45
Sangaris: 1200 hommes selon l'EMA, 1600 selon François Hollande (actualisé)

 

07.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Au moins "cinq compagnies de combat" sont désormais présentes en RCA, avec l'arrivée ces dernières heures de 200 hommes supplémentaires, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gille Jaron.

Or, lors d'une conférence presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique à Paris, le président de la République a déclaré: "Jeudi soir, il y avait 600 militaires français; hier (vendredi) soir, il y en avait 1 000; et ce soir, il y en aura 1 600 et ce sera l'effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission".

Le contingent dispose aussi de quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle.

Ces unités comprendraient une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6e Bima) arrivée de Libreville, une compagnie du 1er RCP, deux compagnies des 3e et 8e RPIMa, une du 21e RIMa.

Une colonne de l'armée française, premiers renforts terrestres de l'opération "Sangaris" en Centrafrique, a fait, ce samedi, une entrée triomphale dans la ville de Bouar, dans l'ouest du pays. Dans cette colonne en provenance du Cameroun, on trouve l'UCL du 8e RPIMa et un contingent du 1er RHP, avec 150 hommes issus du 3e escadron et d’une partie du 1er escadron. Selon l'EMA, "les moyens de combat" de cette colonne ont entamé des missions de reconnaissance vers l'Est.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45

bambari.jpg

 

06.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Bambari, vous connaissez? C'est une sous-préfecture de 40 000 habitants, située à près de 400 kilomètres de Bangui et tenue par les rebelles de la Séléka depuis le 23 décembre 2012. On la disait "stratégique", peut-être parce que c'est un carrefour routier sur la RN2.

Il y a une quinzaine de jours, des paysans ont vu "tomber du ciel" huit hommes. Deux Blancs et six Noirs, ont-il assuré. Lourdement armés, ont-ils ajouté.

Hallucinés, les gars du coin? Ou juste là au bon moment pour assister à un largage de FS. Américaines? Trop loin des zones où elles traquent Joseph Kony. Françaises? Plus probable puisqu'elles "choufferaient" les mouvements des rebelles et autres miliciens incontrôlés sur les axes routiers, dont la RN2?

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 22:55
Sangaris: 1200 hommes

 

 

07/12/2013 15:05 Sources : EMA

 

24 heures après le lancement de l'opération Sangaris, l'effectif français a été doublé en Centrafrique, atteignant un volume de 1200 militaires.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 22:45
photos EMA / ECPAD

photos EMA / ECPAD

 

07/12/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris.

 

Un peu plus de 24 heures après le déclenchement de l’opération Sangaris et selon la décision du Président de la République, l’effectif de la force a dans un premier temps été doublé passant de 600 à 1200 militaires dans la nuit du 6 au 7 décembre. Déployées principalement à Bangui, les troupes françaises sont sous les ordres du général de brigade Francisco Soriano.

 

En plus de l’arrivée de nouvelles compagnies de combat, la force Sangaris a également été renforcée par des moyens aéromobiles d’attaque et de manœuvre (2 hélicoptères gazelle et 4 hélicoptères Puma), ainsi que des moyens de commandement, de soutien, et de logistique. Ces troupes, comme ces hélicoptères, proviennent essentiellement des forces prépositionnées en Afrique mais aussi de l’échelon d’urgence projeté depuis la France (dispositif « Guépard »).

 

Depuis le 6 décembre, le nombre de patrouilles dans Bangui s’est ainsi multiplié. Les patrouilles à pied, dont certaines conduites avec la FOMAC (future MISCA), réalisant en complément des patrouilles en véhicule sur les axes principaux. En permanence, les militaires assurent la sécurité de l’aéroport de M’Poko et des points d’intérêts français.

 

Des patrouilles de Rafale ont survolé Bangui à plusieurs reprises, signifiant la détermination de la force Sangaris aux groupes armés susceptibles de s’opposer aux militaires français.

 

Par ailleurs, débarqué du BPC Dixmude le 1er décembre à Douala au Cameroun, l’escadron d’aide à l’engagement a par ailleurs franchi la frontière Centrafricaine dans la nuit du 6 au 7 décembre. Il mène actuellement des missions de reconnaissance dans l’Est du pays.

 

Enfin, au cours de la nuit, des éléments ont été déployés en dehors de la capitale. Leur mission consiste à reconnaître les axes vers le Nord.

 

L’ensemble de ces actions a permis de limiter les affrontements directs, malgré la poursuite de tirs sporadiques et de tensions dans la ville.

Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:20
Centrafrique: les USA soutiennent l'opération militaire française

 

 

WASHINGTON, 7 décembre - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis soutiennent l'opération militaire de la France en République centrafricaine, a déclaré vendredi la porte-parole du département d'Etat américain Marie Harf.

 

"Les Etats-Unis approuvent l'action des militaires français qui ont lancé, en coopération avec des forces régionales, un processus de rétablissement de la sécurité pour la population centrafricaine", a affirmé Mme Harf.

 

Selon la diplomate, la décision de Paris d'envoyer 800 soldats pour appuyer le contingent de l'Union africaine doit amener les belligérants à mettre un terme aux violences. Mme Harf a également réaffirmé que les Etats-Unis allaient débloquer 40 millions de dollars pour aider les forces armées de l'Union africaine.

 

Jeudi 5 septembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution autorisant l'envoi de 1.200 militaires français et de 3.600 soldats africains chargés de ramener le calme en Centrafrique.

 

Selon la Croix-Rouge internationale, les affrontements armés qui ont débuté à Bangui dans la nuit de mercredi à jeudi ont fait plus de 300 morts.

 

En janvier dernier, les autorités de la République centrafricaine ont signé un accord de paix avec la coalition d'opposition Séléka regroupant plusieurs formations armées. Cependant, en mars, les rebelles de la Séléka se sont emparés de la capitale du pays, Bangui. Le chef de l'Etat François Bozizé s'est réfugié à l'étranger, alors que le leader de la rébellion Michel Djotodia s'est autoproclamé président. Depuis, le pays est le théâtre d'hostilités violentes entre les partisans et les adversaires du nouveau pouvoir.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:14
centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

 

 

07 décembre 2013 12h53 Romandie.com (AFP)

 

CANTONNIER (Centrafrique) - Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Venue du Cameroun, une colonne d'environ 200 soldats français a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier (ouest de la Centrafrique), a constaté le journaliste de l'AFP, intégré dans le dispositif français.

 

Les soldats ont été salués par une foule en liesse massée le long de la route et qui criait Merci! Merci!.

 

C'est bon, c'est bon, c'est bon!, s'époumonait une femme, entourée de dizaines d'autres Centrafricaines, dansant, criant, applaudissant l'arrivée des militaires français, tandis que des enfants surexcités tapaient dans leurs mains.

 

Des hommes, eux, levaient le poing en signe de victoire. Il faut nous libérer!, lançait un passant en direction des militaires, juchés sur leurs camions et véhicules blindés.

 

Douaniers, policiers et quelques membres des forces de sécurité centrafricaines se mettaient au garde à vous au passage de la colonne française.

 

Près de 800 soldats français étaient déjà présents en Centrafrique, à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), officiellement déclenchée jeudi soir après le feu vert de l'ONU.

 

Un contingent d'environ 350 hommes avait été débarqué la semaine dernière au Cameroun, en prévision d'une entrée par la route dans l'ouest de la Centrafrique. Le dispositif français, déployé en soutien à une force africaine sur place, devrait compter à terme environ 1.200 hommes, selon Paris

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:55
Rafale-M du groupe aérien embarqué (GAé)

 

06.12.2013 Crédit : EMA / Marine nationale


29 novembre 2013, 16h00, au large de la Corse un avion Rafale-M du groupe aérien embarqué (GAé) est catapulté depuis le porte-avions Charles De Gaulle.
Le groupe aéronaval (GAN) a quitté Toulon pour être déployé dans le nord de l’océan Indien et dans la région du golfe arabo persique (GAP) pour assurer une mission de présence opérationnelle en océan Indien. Ce déploiement permettra à la France d’entretenir ses connaissances de la zone et de développer ses relations avec les différents partenaires qui y sont présents. Il permettra également de conduire des interactions avec les forces navales américaines, alimentant ainsi une coopération opérationnelle bilatérale établie de longue date.

 

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