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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
" L'équipement des forces est une variable d'ajustement " pour le président du GICAT, Christian Mons

09.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Volontaire et alarmiste lors de la préparation de la Loi de programmation militaire 2014-2019, Christian Mons, président du Groupement des industries françaises de défense terrestre (GICAT) et du Conseil des industries de défense (CIDEF) se montre désormais inquiet. Rencontré ce mercredi 9 octobre, avec l'Association des journalistes de Défense (AJD), Christian Mons tire de toutes ses forces sur la sonnette d'alarme.

Retard dans les commandes, craintes de perte du savoir-faire, exportations, regroupements industriels et privatisation de Nexter, Christian Mons balaie le champ des soucis d'un secteur de la Défense qui représente 165 000 emplois en France...

 

Pourquoi vous montrez-vous inquiet pour les dépenses d'équipements dans la future Loi de programmation militaire ?

" Parce que l'équipement des forces est une variable d'ajustement. Les évidences s'imposent aux états-majors, les effectifs sont difficiles à réduire au rythme voulu - pour les officiers, c'est cher -, les salaires ont tendance à augmenter. Face à ces réalités chiffrées, on a une fâcheuse tendance à baisser les budgets d'investissement, diluer ou délayer les programmes. Pas un programme n'est nominal, commandé comme prévu. "

 

- De quelle ampleur est le glissement des commandes ?

" Le CIDEF représente 16 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 165 000 emplois, donc 100 000 € par emploi et 4 000 entreprises impliquées significativement dans l'industrie de défense. La perte d'un milliard d'euros par an dans le budget d'équipements dans la prochaine LPM, avec l'inflation, la baisse d'investissements, représente la perte de 10 000 emplois directs et autant d'indirects. Nos difficultés viennent des retards de l'exécution budgétaire. On perd un année sur chaque LPM. L'UM (unité de management) Terre de la DGA ne passe pas les commandes, dans l'attente de la prochaine Loi de programmation militaire, dont des députés me disent qu'elle ne sera pas votée avant février ou mars 2014... Il y a déjà un trou dans les plans de charges des industriels,  300 M€ (les commandes passant de 900 à 600 M€) . Ces commandes vont être passées dans le budget 2014 mais ça a le don de repousser le tas de sable. "

 

- Le secteur en souffre-t-il déjà ?

" Le problème industriel, c'est le maintien du savoir-faire. En ce moment, nous n'avons pas de commandes. Certains industriels ont des trésors de guerre comme EADS, Thales ou Safran, mais d'autres, des PME et même des ETI (entreprises de taille intermédiaires) sont plus vulnérables. Il faut aussi faire le tri entre les entreprises qui fournissent des produits originaux et celles qui sont des fournisseurs de services et de moyens. Celles-ci sont des variables d'ajustement car les grands groupes ne sous-traitent plus en ce moment. "

 

- Quelles sont les entreprises de Défense les plus en danger ?

" Entre 200 et 400 PME pourraient être prochainement menacées. Il y a le pacte PME avec le ministère de la Défense mais il y a quarante points à mettre en œuvre. Nexter, DCNS aussi sont des victimes toutes désignées car ce ne sont pas des entreprises duales ; elles sont 100 % défense ou presque. Elles sont assez directement menacées, leurs sous-traitants aussi. On attend, c'est un peu la quadrature du cercle. A force de saupoudrer, on a des risques de rupture, de pertes de compétences. Nous sommes très proches de la taille critique. Onze Rafale par an, c'est quand même pas beaucoup. "

 

- Comment ce secteur peut-il résister ?

" On peut vivre avec une industrie de défense divisée par deux. On n'a pas besoin d'être gros pour être riche. On n'a pas besoin de 160 000 emplois pour bien vivre. En Allemagne, il y a moins d'emplois mais des entreprises prospères, c'est une question de choix. Entre les militaires et les civils, on perd 80 000 emplois, des emplois qualifiés qui ont de la valeur. Grâce au levier de l'exportation, en se servant de l'armée française comme référence, un euro investit dans l'industrie de défense rapporte pourtant 1,3 € à l'Etat sur dix ans avec les charges, les impôts... "

 

- Faut-il aller plus à l'export ?

" Ce sont des marchés très tendus même si l'Afrique en devient un vrai. Sur la très haute technologie, l'aérien, les missiles, nous sommes en concurrence avec les Etats-Unis, l'Europe - nous sommes du même monde -, mais dans d'autres domaines, dans le naval ou le terrestre, nous sommes en concurrence avec des émergents, la Turquie, la Corée du Sud, le Brésil, Israël, l'Afrique du Sud, la Pologne. Disons qu'on a des prix de revient notablement différents des leurs. Leurs produits ne sont pas au même niveau que nous, à 80 % de nos performances et à 50 % du prix, mais ça nous gêne à l'export. Aujourd'hui, nous sommes présents partout, les pouvoirs publics nous aident, on ne peut pas faire plus. "

 

- L'Europe de la défense et le regroupement d'industriels peuvent-ils être une solution ? Ce sujet sera abordé au Conseil européen de décembre...

VBCI.jpgBoxer8x81.jpg" Des décisions politiques peuvent être prises pour augmenter la taille critique par des regroupements internationaux. En Europe, on fabrique huit ou neuf 8x8 comme le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie), aux Etats-Unis un, ça fait froid dans le dos. On n'a pas vendu le VBCI à l'export ; les Allemands n'ont pas vendu le Boxer (ils sont très différents comme on peut le voir sur ces deux photos, sauras-tu les reconnaître ?). C'est devenu ridicule. Il faut obliger les états-majors à se mettre d'accord sur des programmes communs. Pas un politique ne le fait. Tant que ça n'existera pas, il n'y aura pas d'industrie européenne de la défense. "

 

- Il y aura une initiative franco-allemande à ce sujet...

" J'aimerais bien que ce sujet soit abordé avec énergie par Hollande et Merkel. Que le prochain char ou le prochain avion de combat soit le fruit d'une convergence des états-majors. C'est une des conditions essentielles au regroupement industriel. On peut faire des Airbus, des EADS de la Défense. On l'a presque fait avec les missiles et MBDA. On devrait pouvoir réussir à fédérer une grosse partie de l'armement terrestre. "

 

- Est-ce que les recettes exceptionneles (6,1 milliards sur la LPM) pourraient concerner la vente d'une part des actions de Nexter ?

" Une entreprise à 100 % étatique, c'est un problème politique. Tant qu'il n'y aura pas de décision politique de privatiser Nexter (à 51 % ce qui imposera une loi de privatisation), aucun industriel européen ne s'intéressera à elle. Perdre le contrôle d'une entreprise d'Etat, même pour un gouvernement de gauche, ce n'est pas facile, surtout un des derniers arsenaux de France. "

 

- Le programme Scorpion de rénovation de l'armée de Terre est consolidé dans la future LPM. De quoi vous rassurer ?

" J'ai plaidé pour la création d'un programme emblématique et fédérateur pour l'armée de Terre. Les députés aiment les grands programmes. Une frégate, un avion, ça parle. Il fallait la même chose pour l'armée de Terre. En plus, ça correspond à une vraie réalité opérationnelle.

VBMRNexter.jpgScorpion est un programme très complexe, composé de sous-ensembles. Le premier, le système d'information et de commandement (SIC) est commandé depuis fin 2012, à Bull. Maintenant, la DGA devrait déjà avoir commandé les plate-formes, l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) qui remplacera les 10-RC et les Sagaie, le VBMR (véhicule blindé multi-rôles, photo du projet Nexter) qui doit remplacer le VAB.

Quand le ministre dit que le VBMR sera livré en 2018, c'est un vœu pieux, c'est absolument impossible. L'UM Terre n'a même pas commencé le processus de commande ! Le marché d'armement européen, le cahier des charges avec les OEM, les objectifs d'états-majors... La Joint Venture formée par Thales, Nexter et Sagem est en sommeil et attend l'appel d'offres. La DGA l'annonçait pour fin juin 2013, maintenant, on attend la LPM... "

 

- Dans combien de temps l'armée de Terre peut espérer bénéficier de ces véhicules ?

" Il faut bien six mois pour se porter candidat. La DGA aura bien 15-20 réponses d'industriels européens intéressés. On en élimine une dizaine. Il y aura déjà des recours... Des idées seront ensuite intégrées dans le cahier des charges pour aboutir à l'appel d'offres. On ajoute six mois pour déposer les offres, puis six autres pour décider... Nous sommes déjà en 2016. Un programme de cette importance n'a jamais été réalisé en moins de dix ans. Le PVP (petit véhicule protégé), un véhicule simple, cela avait mis huit ans. Donc on aura des prototypes en 2020 avec évaluation des forces et on commencera la mise en série en 2025... Le général Irastorza, qui a lancé Scorpion en 2009, l'imaginait pour 2015. On l'aura en 2025 et ce ne sera peut-être pas complètement fini. Si on commande 200 VBMR par an, on en aura pour dix ans. "

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Assemblage aéronautique : MBDA forme ses propres ajusteurs à Bourges

09.10.2013 Mariama Diallo - journal-aviation.com

 

Confronté à une pénurie d’ajusteurs aéronautiques en région Centre où n'existe aucune formation sur ce métier, le missilier européen MBDA a décidé de former lui-même sa propre main-d’œuvre afin de faire face à la hausse de l’activité d’assemblage des caissons centraux de voilure des avions ATR sur son site de Bourges Aéroport (18). Cette usine, dédiée à l'assemblage des grosses pièces de structure ainsi qu'aux sous-ensembles missiles, emploie actuellement près de 1 300 personnes.

 

En partenariat avec l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) du Cher, Pôle emploi, Randstad et l’AFPI (Association de Formation Professionnelle de l’Industrie) Centre Val de Loire, 12 personnes, tous chômeurs de longue durée, ont ainsi été recrutées pour suivre une formation diplômante de 385 heures étalées sur plusieurs mois entre novembre 2012 et février 2013.

 

Le 9 octobre, les 12 ajusteurs aéronautiques ont reçu leur diplôme, le CQPM (Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie) Ajustage Structures Aéronautiques, délivré par l’UIMM et reconnu dans le secteur de l’aéronautique. Pour le moment, seuls six ont été recrutés en CDI. Les six autres ont signé des CDD, transformables en CDI selon l'évolution du plan de charge qui dépend beaucoup de la loi de programmation militaire (LPM) du ministère de la Défense. Même s'ils ne sont pas renouvelés chez MBDA, ces ajusteurs aéronautiques auront la possibilité de travailler dans une autre entreprise du secteur en région Centre ou ailleurs, grâce à leur CQPM.

 

Les candidats à cette formation, inédite dans la région, ont été « sélectionnés pour leur motivation et leur habileté, et suite à des tests théoriques et pratiques réalisés en situation réelle et par simulation », précise-t-on chez MBDA, qui espère que sa démarche inspirera toutes les autres entreprises aéronautiques de la région Centre. Une seconde vague de formation sur le métier d'ajusteur aéronautique pourrait voir le jour, « si le plan de charge augmente ».

 

Société codétenue par BAE Systems (37,5 %), EADS (37,5 %) et Finmeccanica (25 %), MBDA produit des missiles et systèmes de missiles. En 2012, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. Fort d’un carnet de commandes de 9,8 milliards d’euros, MBDA compte plus de 90 forces armées clientes dans le monde. La société est implantée dans cinq pays d’Europe et aux États-Unis. En France MBDA est basé à Bourges, Cazaux, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, La-Croix-Saint-Ouen et Selles-Saint-Denis.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Le dernier numéro d’Armées d’aujourd’hui est en ligne !

09/10/2013 Ministère de la Défense

 

Comme tous les mois, retrouvez dès maintenant la revue du ministère en version numérique sur notre site.

 

En ouverture, le ministre de la Défense présente les grandes lignes des ambitions du ministère pour les six années à venir, à l’heure des travaux parlementaire en cours sur la loi de programmation militaire 2014-2019.

La rubrique « Forces en action » vous conduit sur les champs de tir du Larzac, sur lesquels les tireurs d’élites des unités d’infanterie mènent un challenge serré.

Le 30 septembre, l’Atlas s’est définitivement posé à la BA 123. Le ministre l’a baptisé « Ville d’Orléans ». La rédaction y était et vous conte cette arrivée du titan dans les armées.

Le désengagement des forces sur les théâtres afghan est une réalité. Conformément au calendrier, 500 militaires français demeurent à Kaboul depuis juillet. Six pages pour vous expliquer ce qu’ils y font.

Levez le voile sur la prochaine carte à puce qui prendra bientôt place dans vos portefeuilles, celle qui remplacera la carte de circulation Sncf en papier, en vigueur depuis 1844.

Réforme de l’Ecole de guerre, enquête sur les accidents d’aéronefs d’Etat, garnison de Pau, autant d’autres sujets à découvrir dans la rubrique Focus Défense.

Le dossier du mois est consacré aux opérations extérieures, sous l’œil du photographe. Civils et militaires, huit reporters photos ont accepté de commenter une de leur prise de vue sur les multiples théâtres qu’ils ont parcourus. Un numéro qui se conjugue au plus-que-parfait de l’objectif.

Bonne lecture et au mois prochain.

 

>>> Lire le magazine

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:50
photo 110e RI

photo 110e RI

09/10/2013 Par Alain Barluet – leFigaro.fr

 

Le dernier régiment français stationné outre-Rhin pourrait être dissous en 2014.

 

Les vaches maigres de l'armée française risquent d'avoir des répercussions sur la coopération militaire entre Paris et Berlin. Dernier régiment exclusivement français stationné en Allemagne, à Donaueshingen (Bade-Wurtemberg), le 110e régiment d'infanterie pourrait être dissous en 2014 dans le cadre des mesures d'économies prévues par le ministère de la Défense. Cette unité, qui cohabite avec un régiment de chasseurs de la Bundeswehr (le Jägerbataillon 292), appartient aussi à la brigade franco-allemande (BFA), dont elle est considérée comme l'un des fers de lance. Sa disparition, jugent plusieurs officiers généraux, jetterait une ombre sérieuse sur l'avenir de la BFA, initiative emblématique de la relation entre la France et l'Allemagne mise sur pied par François Mitterrand et Helmut Kohl entre 1987 et 1989. «La dissolution du 110e RI reviendrait à dissoudre la BFA», affirme un officier général du cadre de réserve très impliqué dans le lancement de l'unité binationale, en qualifiant cette décision d'«aberration tactique et politique». La disparition du 110e RI tournerait en tout cas la page d'une présence militaire héritée des forces françaises en Allemagne, qui ont compté jusqu'à 80 000 hommes. Parmi les ultimes régiments français outre-Rhin, le 3e régiment de hussards d'Immendingen, également intégré à la BFA, a été rapatrié à Metz en 2011. Le 16e bataillon de chasseurs à pied de Saarburg est lui aussi revenu en France, l'année précédente, et a pris ses quartiers à Bitche (Moselle). Un groupe de soutien français reste à Müllheim, auprès de l'état-major de la BFA.

 

Selon plusieurs sources bien informées, le 110e RI pourrait «sauter» à l'horizon de l'été prochain. Après l'annonce de premières suppressions de régiments par Jean-Yves Le Drian, le 3 octobre, d'autres mesures de «restructuration» sont attendues après les municipales de mars 2014. Selon la loi de programmation militaire pour 2014-2019, la défense nationale doit supprimer 23.500 emplois, auxquels s'ajoutent 10.000 postes restant à trouver en 2014-2015 au titre de la précédente réforme. La BFA ne figure pas parmi les grandes unités mentionnées dans le dernier livre blanc.

 

Jean-Yves Le Drian s'est refusé jusqu'à présent à se prononcer publiquement sur le sort du «110». Interrogé mercredi par Les Dernières Nouvelles d'Alsace, à la veille d'un déplacement à Colmar, le ministre de la Défense affirme ne «pas avoir de position définitive». Dans son entourage, on indique qu'«une réflexion est en cours mais que l'on n'en est pas au stade de l'alarme».

 

    Les responsables militaires allemands s'offusquent de ne pas avoir été «mis dans la boucle» par Paris

 

Tel n'est pas le sentiment outre-Rhin. Berlin n'a pas encore été officiellement mis au courant d'une décision française, du fait notamment des législatives allemandes du 22 septembre. Les responsables militaires allemands s'offusquent de ne pas avoir été «mis dans la boucle» d'un choix aux enjeux symboliques, mais aussi territoriaux et économiques, aussi conséquents. Récurrentes, les rumeurs concernant la suppression, ou le déplacement, du 110e RI, ont déjà donné lieu à plusieurs séances d'explication entre les états-majors des deux armées. Des officiers français ont été dépêchés outre-Rhin pour apaiser les craintes de leurs homologues. Mais «être informé est une chose et voir son avis pris en compte en est une autre», s'agace un officier supérieur de la Bundeswehr.

 

S'ils redoutent d'être mis devant le fait accompli, les responsables militaires allemands déplorent aussi une éventuelle rupture d'équilibre dans la participation des deux  partenaires à la BFA. Berlin assure depuis 2010 le financement, à Illkirch-Graffenstaden, au sud de Strasbourg, du Jägerbataillon 291, unité d'infanterie et de reconnaissance de la BFA, première unité militaire allemande à tenir garnison en France depuis 1945. «Les Allemands s'inquiètent à la fois de ne pas avoir été mis dans le coup et de perdre un instrument de la coopération au quotidien», résume un officier général. Côté allemand, on veut croire que l'affaire n'est encore bouclée. Le dossier, prévient-on, remontera jusqu'à la chancelière elle-même.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:50
Joint Warrior 13-2 Training Exercise Begins

08/10/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

Warships, combat aircraft and armed forces personnel have arrived en masse in and around Scotland for the latest edition of the Joint Warrior military training exercises programme.

 

Joint Warrior 13-2 started on 7 October and runs until 17 October. Involved are a host of Royal Navy ships and examples from France, Norway and Denmark, RAF and NATO air force fast jets and various maritime patrol aircraft.

 

These air and sea-based assets will participate in multiple joint scenarios - among them, terror response operations, counter-insurgency work and anti-piracy campaigns. Other focus areas include electronic warfare training, anti-surface warfare, anti-submarine warfare and logistics/support training.

 

Joint Warrior Exercises

 

The Joint Warrior exercises are staged two times a year - typically in April and October.

 

Exercise Joint Warrior is one of many such military training exercises carried out at locations the world-over. It and its counterparts exist to reinforce already-present international ties and give armed forces the chances to swap tactics and training knowledge.

 

One element of this edition is Exercise Capable Eagle, within which Royal Air Force Typhoons will fly alongside French Air Force Mirage 2000s. "This is the first time that the British and French air forces will have conducted a combined end-to-end exercise", Air Chief Marshal Sir Andrew Pulford, the Chief of the Air Staff, commented. "Recent operations have demonstrated the tangible benefits of French and British airmen and women working closely together, at all levels, and I know that this exercise will provide the opportunity to further enhance the ability of two of NATO's major partners to take a leading role in future multinational operations.

 

Joint Warrior 13-2

 

Other participating Joint Warrior 13-2 assets include Royal Air Force Tornado GR4 strike aircraft and Hawk T1 jet trainers and a French Air Force KC-135 tanker.

 

Naval participants include the Royal Navy's Type 23 frigates HMS Monmouth, HMSPortland, HMS Somerset, HMS Sutherland, and HMS Northumberland. Hunt-class mine countermeasures vessels HMS Cattistock and HMS Brocklesby and the Sandown-class minehunter, HMS Bangor. The Royal Danish Navy's HDMS Absalon leads the international maritime contingent while host bases include HM Naval Base Clyde, RAF Leuchars and RAF Lossiemouth.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:25
Embraer selects Thales IFF systems for military aircraft upgrades

Oct 9, 2013 ASDNews Source : Thales Group

 

Brazilian aircraft manufacturer Embraer has awarded Thales a contract to supply IFF (Identification Friend or Foe) transponders for the upgrade of A1M fighters and E-99 AEW surveillance aircraft in service with the Brazilian Air Force. A total of 48 aircraft will be retrofitted with the new IFF transponders.

 

Thales will supply its TSC 2030 and TSC 2050 transponders, which are part of the company's BlueGate range of IFF products and provide a digital identification capability in line with NATO's MKXA standard. The aircraft equipped with the new IFF systems will be fully interoperable to overcome risks of friendly fire.

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 06:55
Le Français et cadre d’Al Qaïda Naamen Meziche expulsé du Pakistan

09/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Naamen Meziche, un Français d’origine algérienne considéré comme un cadre d’Al Qaïda, a été placé en garde à vue à Paris après son expulsion par le Pakistan vers la France, rapporte l‘AFP.

 

Meziche est soupçonné d’être impliqué dans une filière d’apprentis djihadistes et des projets d’attentats en Occident, tout particulièrement en France.

 

Il avait été arrêté en mai 2012 par la police pakistanaise alors qu’il voyageait en bus avec trois autres Français dans le sud-ouest du pays, non loin d’un bastion présumé d’Al Qaïda.

 

Après seize mois de détention, Meziche a donc été expulsé par le Pakistan qui l’a conduit dans la nuit de lundi à mardi à l’aéroport d’Islamabad, d’où il s’est envolé sous bonne escorte pour Paris via Dubaï.

 

Arrivé dans l’après-midi à Paris, il a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le «FBI» français en matière de renseignement.

 

Les trois autres Français qui voyageaient avec lui avaient quant à eux déjà été expulsés vers la France où ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes» et placés en détention provisoire.

 

Meziche devrait vraisemblablement être poursuivi et incarcéré pour le même motif

 

Les enquêteurs français espèrent d’ailleurs que la confrontation entre les trois autres Français et Meziche permettra d’en savoir plus sur cette filière et son rôle exact au sein d’Al Qaïda.

 

Toutefois, la justice française pourrait aussi le poursuivre simplement sur la base d’éléments judiciaires fournis par les services allemands, remontant à l’époque où il habitait en Allemagne, où il était chargé de recruter de nouveaux aspirants au djihad venant d’Europe, et aurait également planifié plusieurs attaques en Europe et en Australie, sur le modèle de celles de Bombay, en Inde, qui avaient fait plus de 140 morts en novembre 2008.

 

En outre, les services de renseignement occidentaux et pakistanais ont aussi présenté Meziche comme un proche de Younis Al-Mauritani, un important cadre d’Al-Qaïda arrêté au Pakistan six mois auparavant.

 

Selon l’armée pakistanaise, Younis Al-Mauritani avait été chargé personnellement vers les années 2000 par Oussama ben Laden de planifier des attentats contre des cibles économiques importantes aux États-Unis, en Europe et en Australie

 

La zone Afghanistan-Pakistan continuerait ainsi d’attirer les djihadistes étrangers, y compris français, même si leur nombre semble avoir fortement dominué ces dernières années avec l’apparition d’autres fronts au Moyen-Orient, notamment en Syrie, ou en Afrique, comme au Mali.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 15:55
Photos à l'appui! Les pilotes du Belfort à Holloman AFB...

09.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

L'armée de l'Air vient de diffuser trois clichés des six pilotes de l'escadron Belfort en formation sur Reaper sur la base de Holloman. Après une photo de Reaper prise en Afghanistan, voici donc un échantillon photographique pour illustrer l'avancement du dossier RPA ("remotely piloted aircraft").

Pour lire les deux derniers posts à ce sujet, cliquer ici et ici.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 15:50
Personne n’est laissé de côté sur la base aérienne de Cazaux , au CJPRSC

09/10/13 Stijn Verboven – MIL.be

 

Vingt-neuf militaires apprennent actuellement en France comment libérer leurs collègues qui se sont écrasés ou qui ont simplement atterri dans un territoire ennemi.  Du 25 septembre au 11 octobre 2013, ils prennent part, sur la base aérienne de Cazaux , au Combined Joint Personnel Recovery Standardization Course (CJPRSC).

 

La plupart des militaires belges à Cazaux proviennent du 1 Wing de Beauvechain. Ils ont emporté avec eux trois hélicoptères A109.  Durant les exercices, ils utilisent essentiellement leur appareil pour fournir un appui-feu aux plus grands hélicoptères.

 

Personne n’est laissé de côté sur la base aérienne de Cazaux , au CJPRSC

Au total, plus de 400 pilotes, techniciens et personnes au sol issus de quatorze pays participent à l'exercice grande échelle organisé par l'European Air Group (EAG). L'un des organisateurs est le commandant Sébastien Devue : «  Le personnel recovery, c'est la récupération de personnes en territoire ennemi. Nous ne formons pas uniquement des militaires entrainés, mais également du personnel qui n'est pas équipé ou formé à faire face à ce genre de situation ».

 

Durant deux semaines, les pays participants tentent d'améliorer leur connaissance, de travailler plus efficacement ensemble et d'accorder leurs procédures. Avec tous ces appareils, langues et procédures, il n'est pas évident de mener à bien une opération, mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

 

Photos : Jürgen Braekevelt

 

Vidéo : Erwin Ceuppens

Personne n’est laissé de côté sur la base aérienne de Cazaux , au CJPRSC
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:55
Les Rafale français passent le cap des 100.000 heures de vol

09/10/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Le cap est symbolique : au cours de l'été, la flotte de Rafale français a franchi la barrière des 100.000 heures de vol réalisées sous les couleurs de l'Aéronautique navale et de l'armée de l'Air.

 

Le bilan inclut les heures de vol réalisées entre 2000 et 2008 par les Rafale au standard F1 de la Marine, qui sont aujourd'hui en chantier de retrofit.

 

Au 1er octobre 2013, 122 Rafale avaient été livrés aux forces françaises : 38 Rafale M à la Marine et 84 Rafale B/C à l'armée de l'Air, dont 44 monoplaces et 40 biplaces. Le projet de loi de programmation militaire prévoit d'en livrer 26 supplémentaires entre 2014 et 2019.

 

Sur 100.000 heures de vol, cinq Rafale ont été perdus, dont quatre dans la Marine. Aucun de ces accidents n'a toutefois été causé par une avarie technique, le facteur humain ayant été prédominant dans tous les cas.

 

En septembre 2013, le consortium Eurofighter rappelait que la flotte mondiale de Typhoon avait franchi le cap des 200.000 heures de vol réalisées par ses clients. Environ 380 appareils avaient alors été livrés aux six pays utilisateurs de l'avion.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian : « Un contrat Rafale en Inde en 2014 »

08/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le contrat Lex de rénovation des frégates marque-t-il le retour de la France en Arabie Saoudite ?

 

Jean-Yves Le Drian : Ce contrat de 1,3 milliard dont la moitié pour la part française constitue un nouveau succès industriel majeur pour notre pays. Quand nous avons signé en juillet le contrat des satellites d’observation aux Emirats Arabes Unis, j’ai dit que la France était de retour. En Arabie Saoudite, c’est aussi le cas. Le roi, qui m’a reçu lundi, m’a transmis ce message et cette tonalité a dominé mes entretiens avec les autorités saoudiennes. Le contexte international et surtout la ligne permanente, fidèle et claire de la France concernant la Syrie et sa relation avec l’Arabie Saoudite, ont contribué au fait que nous ne soyons plus dans une relation atone en matière militaire.

 

DCNS nourrit de grands espoirs sur la vente de frégates multi-missions...

 

La France a créé un partenariat majeur et de longue date avec la marine saoudienne. Une culture commune s’est établie mais qui tendait à s’assoupir. Elle renaît avec le contrat Lex et permet d’envisager d’autres projets que nous essaierons de mener à bien durant les cinq années du contrat.

 

Avez-vous reçu des indications positives sur le contrat de plus de deux milliards de modernisation de la défense aérienne par Thales ?

 

Le prince Salman, le vice-ministre de la Défense, et moi avons longuement évoqué tous les dossiers, marine, spatial, défense aérienne, défense anti-missile ou cyber-défense. Il vient d’être nommé et prend le temps de la réflexion. J’ai fait de même avec le prince Mitaeb, le ministre en charge de la garde nationale. Mais je n’en dirai pas plus, sinon je romprais avec mes principes.

 

Vous avec la main plutôt heureuse en matière d’exportations d’armement cette année. Quelle est la méthode Le Drian ?

 

S’assurer d’abord d’un contexte géostratégique apaisé et sain. C’est la base. Ensuite, nourrir des relations personnelles et de confiance avec les vrais décideurs. Echanger, prendre le temps, respecter, écouter leurs demandes. Je dois assumer tout mon rôle politique, mais rien que mon rôle politique, et permettre aux industriels d’assumer pleinement le leur. Ils doivent former une équipe France offensive et soudée à l’export dont je suis l’entraîneur. Enfin, je me refuse à faire de l’esbroufe et je n’annonce rien tant qu’un accord n’est pas conclu.

 

Que faudrait-il améliorer dans le dispositif de soutien aux exportations d’armement ?

 

Il faut mettre en place un dispositif juridique de relation directe entre l’Etat et les Etats acheteurs, une sorte de « FMS » (foreign military sales, du nom de la procédure américaine, NDLR) à la française. Certains pays le demandent. Pas tant pour la garantie de l’Etat vendeur que pour la garantie du droit. Faute d’avoir disposé d’un tel dispositif, nous avons perdu certains marchés.

 

Vous envisagez une mise en place à quelle échéance ?

 

Dans les six mois. François Hollande a donné son accord il y a trois semaines.

 

La loi de programmation militaire prévoit que 7 Rafale soient exportés en 2016. Est-ce tenable sachant que le décès du négociateur en Inde va faire perdre 3 à quatre mois selon le patron de l’armée de l’air local et que les élections arrivent à grand pas ?

 

Je suis très attentif aux questions d’exportations parce qu’elles sont une condition de réussite de la prochaine programmation militaire. Les industriels l’ont bien compris. Concernant le Rafale, je suis optimiste pour une signature avec l’Inde l’an prochain où un budget a été inscrit.

 

Le Qatar pourrait déboucher avant ?

 

Ce serait bien. Nous sommes en bonne position. Donc je n’ai pas d’inquiétude pour l’exécution de l’annuité 2016 de la LPM à condition qu’on continue à se battre en menant la même politique.

 

Devant les députés, les PDG de DCNS et de Thales ont clairement laissé entendre que la frégate multi-mission a du mal à s’exporter. N’a-t-on pas encore conçu un matériel trop technologique adapté à une poignée de marines seulement ?

 

La France a besoin de ses 11 frégates et donc on les construira. Cela dit, il faudra réfléchir à la définition de la future frégate de taille intermédiaire (FTI) pour en faire un navire qui satisfasse la marine française et qui soit exportable. On verra si les trois dernières frégates seront des Fremm ou des bâtiments de nouvelle génération. J’ai annoncé que je prendrai la décision fin 2016.

 

Envisager de ne pas aller au bout de la série alors que les livraisons démarrent à peine, n’est-ce pas reconnaître que les Fremm ne sont pas adaptées à l’international ?

 

Il est difficile de juger de la capacité à l’exportation d’un bâtiment qui n’est pas encore en service. Cela ne peut pas être considéré comme un échec. Je garde cette marge de manoeuvre, sachant qu’il y aura onze frégates de premier rang livrées à la Marine nationale à terme, quel que soit le type.

 

Comment réagissez-vous à la sélection par la Turquie, pays membre de l’Otan, d’un système de défense aérien chinois ?

 

Cette intrusion sur un marché assez improbable me surprend. Je m’interroge sur l’interopérabilité (du système chinois avec ceux de l’Otan, NDLR). J’espère que le gouvernement turc en a mesuré tous les inconvénients. Je n’en dirai pas plus.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

9 oct. 2013 belgiandefence

 

Vingt-neuf militaires apprennent actuellement en France comment libérer leurs collègues qui se sont écrasés ou qui ont simplement atterri dans un territoire ennemi. Du 25 septembre au 11 octobre 2013, ils prennent part, sur la base aérienne de Cazaux, au Combined Joint Personnel Recovery Standardization Course (CJPRSC).

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:55
La Lettre de l'IRSEM

09/10/2013 IRSEM

 

La Lettre de l'IRSEM est notre lettre d'information. Chaque mois, chercheurs résidents et invités y présentent un dossier stratégique, des chroniques et points d'actualité.
Vous trouverez dans cette rubrique les liens vers les numéros de chaque collection annuelle.

 

Afin de recevoir par mail la newsletter mensuelle, la Lettre de l'IRSEM, merci de nous préciser :
- vos noms, prénoms, grade, fonction, organisme, et adresse mail, à partir du lien ci-dessous :
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Lettre n°6 - 2013

La Lettre de l'IRSEM n°6
(pdf 933 Ko)

 

DOSSIER :
  Qu’attendre de l’élection du nouveau président iranien ?
(pdf - 560 ko)

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:55
L’Onera aux rendez-vous Carnot 2013
08.10.2013 ONERA
 

Les 9 et 10 octobre 2013, l’Onera tiendra un stand aux rendez-vous Carnot à Lyon, rencontre annuelle nationale de la R&D pour les entreprises.

 

Il y a deux ans, l’Onera a vu son label Carnot reconduit par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche : il bénéficie donc d'une partie de la dotation totale de 60M€ par an, comme les 34 autres Instituts Carnot.

 

Les 9 et 10 octobre 2013, l’Onera tiendra un stand aux rendez-vous Carnot à Lyon, rencontre annuelle nationale de la  R&D pour les entreprises. 2600 visiteurs composés d’industriels souhaitant prolonger ou s’engager dans des partenariats avec la recherche publique sont attendus. Autant d’opportunités de collaboration pour l’Onera qui pourra, lors des RV d’affaires, proposer aux industriels de tous secteurs en quête d’innovation son offre scientifique et technologique.

 

L’Onera, dont les travaux ont toujours une visée applicative à court, moyen ou long terme, peut adresser les industriels et mettre à profit sa pluridisciplinarité : énergétique, thermique, aérodynamique, acoustique, laser, optique, radar, électromagnétisme, micro et nanotechnologies, élasticité, impact et crash, matériaux métalliques et composites, contrôle santé, traitement d’images, intelligence artificielle, calcul haute performance…

 

En 2012, l’Onera avait tenu 21 rendez-vous d’affaires et initié notamment un partenariat  dans le secteur de la détection de gaz.

 

Venez nous rencontrer : stand B 88-89-90.

 

Renseignements : www.rdv-carnot.com

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 20:20
FFDj : entraînement Search And Rescue franco-américain

08/10/2013 International

 

Le 22 septembre 2013, les hélicoptères de l’escadron de transport (ET) 88 Larzac des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et de la 26th Marine Expeditionary Unit (MEU) ont effectué, au large de Djibouti, un entraînement conjoint à la récupération de personnel sur terre et en mer.

 

La mission a simulé la récupération de commandos en milieu hostile, ainsi que la recherche et le sauvetage d’un pilote d’un avion de type AV-8 Harrier tombé en mer après une éjection simulée. L’exercice a été mené par une patrouille de deux hélicoptères d’attaque Cobra AH-1 de la MEU et d’un Puma de l’ET88.

 

La 26th MEU est embarquée sur l’USS Kearsarge depuis environ huit mois et met en œuvre de nombreux moyens aériens, dont des hélicoptères. Cependant, ne disposant pas d’une capacité autonome de récupération en mer par hélicoptère, elle fait appel, en cas de besoin, à la marine américaine, l’US Navy.

 

L’intégration d’un Puma équipé d’un treuil dans une mission que les US Marines appellent TRAP (Tactical Recovery of Aircrew and Personnel) a permis de démontrer le savoir-faire des équipages de l’ET88 en matière de sauvetage maritime.

 

Toutes les spécialités de l’escadron impliquées dans la mission SAR (Search And Rescue) ont ainsi été engagées, des pilotes aux treuillistes, en passant par les plongeurs. A l’issue de la mission, la patrouille a apponté sur l’USS Kearsarge où a eu lieu le débriefing.

 

Le commandant de la 26th MEU a témoigné de son intérêt en participant à l’exercice à bord du Puma. Les Marines ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt de poursuivre ce type d’entraînements avec les FFDj.

 

Les FFDj mènent régulièrement des actions de coopération avec les forces américaines présentes à Djibouti. De leur côté, les militaires américains peuvent profiter des installations d’entraînement des FFDj, principalement au travers du centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD). Ce centre accueille les unités permanentes ou en mission de courte durée des FFDj, les unités ou écoles de métropole, les forces djiboutiennes et étrangères. Enfin, les états-majors des FFDj et de CJTF-HOA (Combined Joint Task Force – Horn of  Africa) se réunissent régulièrement afin de coordonner l’ensemble de leurs activités à Djibouti.

 

Les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDJ participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre de sa mobilisation contre la piraterie.

FFDj : entraînement Search And Rescue franco-américainFFDj : entraînement Search And Rescue franco-américain
FFDj : entraînement Search And Rescue franco-américain
FFDj : entraînement Search And Rescue franco-américainFFDj : entraînement Search And Rescue franco-américain
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 19:45
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil

08/10/2013 Sources : EMA

 

Le 28 septembre 2013, le détachement chasse de l’opération Serval stationné à Bamako a entamé son 7e mandat.

 

Les équipages du DETCHASSE Serval « 6 », issus de l’escadron de chasse 1/3 « Navarre » de la BA133 de Nancy ont effectué une cinquantaine de missions au cours de plus de 240 heures de vol, dont une partie de nuit. Ils laissent la place aux équipages de l’escadron 2/3 « Champagne », stationné lui aussi sur la BA 133.

 

Arrivés la veille, les nouveaux équipages ont pris leurs consignes en vol et ont assuré dès le premier jour leur première mission.

 

7h30, en salle de briefing, les pilotes et les navigateurs de Mirage 2000D travaillent déjà sur les cartes, identifient les points de passage et vérifient les consignes de vol. Ils s’apprêtent à mener une mission en deux temps : d’abord un entrainement au profit des guideurs aérien – les « forward air controler, FAC - révisant ainsi les procédures du « close air support » (l’appui aérien) ; ensuite une mission de renseignement sur une trajectoire définie du Nord au Sud (« line search »). Toute la mission est détaillée lors d’un briefing visant à préciser aux deux équipages les procédures qui seront appliquées durant le vol.

 

10h50, la patrouille quitte le tarmac de l’aéroport de Bamako pour débuter sa mission.

 

12h05, les Mirages 2000 se posent, les pilotes entament rapidement une série de vérifications de leur avion avec le chef de piste, avant de le lui confier. Une équipe de mécaniciens se charge de préparer en 40 minutes les appareils pour le prochain vol : recomplètement en kérosène, changement de bouteille d’oxygène, vérification de la mécanique, contrôle des appareils électroniques, etc. Pendant ce temps les équipages font leur débriefing.

 

Le « lâché » sur le théâtre est désormais effectif, ils peuvent prendre à leur compte la mission du détachement chasse de l’opération Serval.

 

Les missions du détachement chasse de l’opération Serval ont évolué en fonction des objectifs de la force. Au début de l’opération, le détachement a principalement mené des actions de bombardement dans la profondeur, afin de stopper rapidement l’avancée vers le Sud des groupes terroristes. Il a par ailleurs fourni un appui aux troupes au sol. Dans un deuxième temps, les équipages ont appuyé les différentes opérations, soit en renseignant en avance de phase les unités déployées, soit en traquant les groupes terroristes et en les neutralisant le cas échéant. Actuellement, le DETCHASSE assure des patrouilles quotidiennes. Il est en alerte permanente, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en mesure d’agir très rapidement.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
Serval : le détachement chasse, une unité toujours en éveil
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 13:00
Exercice important des experts de la personnel recovery à Cazaux

Des commandos du CPA 30 après leur mission à bord du Caracal

 

07/10/2013 armée de l'air

 

Du 24 septembre au 10 octobre 2013, la base aérienne 120 de Cazaux accueille l’exercice appelé CJPRSC (Combined Joint Personnel Recovery Standardisation Course- stage interallié et interarmées de standardisation à la récupération de personnel), organisé par le groupe aérien européen (GAE). Depuis le 17 novembre 2012, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a pris la direction du GAE, qui, depuis son arrivée à sa tête, a validé la création d'un pôle d'excellence Personnel Recovery européen.

 

Au total, 430 militaires, soit deux fois plus que lors de sa précédente tenue de l'exercice en Gironde, sont engagés depuis la base aérienne cazaline, avec 14 hélicoptères et un avion radar Awacs. Quatorze nations y participent cette année : aux sept pays du GAE (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas et Royaume-Uni) se sont associés sept autres pays (Canada, Danemark, États-Unis, Hongrie, Suède et Pologne). La base aérienne de Cazaux  démontre, une nouvelle fois, sa capacité à accueillir et à soutenir des exercices complexes, d'un très haut niveau opérationnel, réunissant un très grand nombre de participants, qu'ils soient commandos ou équipages d'hélicopères.

 

L’exercice CJPRSC est un moment privilégié pour les aviateurs puisqu’il constitue le seul rendez-vous européen pour la mission de recherche et sauvetage et récupération de personnel isolé. Il donne aux équipages, ainsi qu’aux commandos, une expérience interalliée et l’occasion de pratiquer la langue anglaise dans un environnement tactique. La France occupe une place majeure dans la récupération de personnel. Leur expérience acquise en Afghanistan ou en Libye est reconnue dans l’environnement otanien.

 

Exercice important des experts de la personnel recovery à Cazaux

 

 

Côté français, l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées» et le commando parachutiste de l’air n°30 mettent en œuvre leur capacité de recherche et de sauvetage au combat (CSAR), une mission assurée par la France depuis 1990 sur tous les théâtres d’opérations où les forces françaises sont déployées.

 

Nation leader au niveau européen dans le domaine de la CSAR, la France est l’une des rares nations au monde à disposer d’une capacité CSAR. À noter aussi que la France est la seule nation européenne à disposer d’un hélicoptère, l’EC725 Caracal, ravitaillable en vol, augmentant ainsi considérablement son rayon d’action.

Départ en vol d'Apache néerlandais

Départ en vol d'Apache néerlandais

Patrouille de Bell 212 italiens

Patrouille de Bell 212 italiens

Commando espagnol devant un EC725 espagnol

Commando espagnol devant un EC725 espagnol

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:55
Le Fac est plongé dans un environnement réaliste

Le Fac est plongé dans un environnement réaliste

07/10/2013 armée de l'air

 

Du 26 au 27 septembre 2013, le centre de formation à l'appui aérien "colonel Charles de la Baume", situé sur la base aérienne de Nancy, en Lorraine, a procédé à l’accréditation par l'Otan de son tout nouveau simulateur "SIMFAC".

 

Premier simulateur aéroterrestre immersif en France (180° de champ de vision à l'œil nu sur un écran courbe de 4 x 2,2m et 360° avec le dispositif de tête haute porté sur un casque), il permet à un Forward Air Controller (FAC / contrôleur aérien avancé) de réaliser un guidage d'aéronef virtuel dans des conditions proches de la réalité du terrain.

 

Ce simulateur, réalisé en collaboration avec la direction générale de l’armement (DGA) et Cassidian, entraîne non seulement le combattant au contact de l'adversaire mais aussi tout un poste de commandement tactique localisé dans une pièce adjacente. Le logiciel VBS 2 autorise une parfaite restitution du champ de bataille et réplique tous les éléments qui interviennent durant le combat : avions, hélicoptères, drones, artillerie, mais aussi tous les acteurs sol-sol, du fantassin au char lourd. La qualité graphique et les sons prodigués permettent au combattant connecté qu'est le FAC de comprendre le déroulement de l'action en cours et d'effectuer le guidage des aéronefs en conséquence.

 

L'accréditation de cet outil par l'Alliance va offrir un gain significatif en termes de qualité d'entraînement puisqu'il consacre dorénavant l'excellence de la formation délivrée par le CFAA. L'armée de l'air confirme en outre son avance en matière de formations interarmées.

 

Le simulateur dégagera également des marges de manœuvre significatives sur le plan de l'activité aérienne. En effet, un tiers des guidages annuels de maintien en qualification s'effectueront dans le SIMFAC, et ce dans toutes les configurations techniques requises. Grâce à la flexibilité de programmation, tous les scénarii requis avant une projection en opérations pourront être mis en œuvre. La notion de virtual sandbox prépare, en, effet, le personnel à sa future zone de déploiement en modélisant le terrain qu'il devra affronter.

 

À moyen terme la connexion de cet outil novateur au simulateur de vol du Rafale permettra d'évaluer la simulation distribuée à distance. Ainsi le pilote, parfaitement immergé dans son cockpit sur la base aérienne de Saint-Dizier, pourra travailler avec un FAC à Nancy tout en partageant le même référentiel virtuel. Ces progrès techniques laissent augurer d'un avenir porteur de promesses en matière d'entraînement synthétique au profit des forces.

 

Poste de commandement tactique

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:45
5e RHC : 150 hommes repartent au Mali

08.10.2013 larepubliquedespyrenees.fr

 

Le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), basé à Pau-Uzein, va à nouveau être directement engagé au Mali, dans le cadre de l'opération Serval toujours en cours.

 

Un détachement d'environ 150 hommes, placé sous les ordres du nouveau chef de corps, le colonel Stéphane Richou, quittera son quartier de Rose, demain mercredi, en fin d'après-midi. Il se rendra à Gao, dans le cadre d'une "auto-relève" du groupement aéromobile déployé là-bas par l'armée française.

 

Cette nouvelle opération extérieure devrait durer trois mois, auprès notamment des hélicoptères (Tigre et autres) que le 5e RHC a engagé dans ce pays africain depuis le début de l'année.

 

C'est afin de préparer ce nouvel engagement qu'un vaste exercice de manoeuvres, baptisé "Béarn", vient tout juste d'avoir lieu dans la région de Navarrenx. Pour mémoire, 700 militaires issus de cinq régiments, plus de 30 hélicoptères et une centaine de véhicules avaient été mobilisés pendant une semaine.

 

Il s'agissait du plus gros exercice réalisé dans la région depuis 7 ans en terme de moyens aéromobiles déployés.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:30
frégate de la classe Al Medinah

frégate de la classe Al Medinah

07/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Arabie saoudite a annoncé ce lundi l'entrée en vigueur effective du contrat LEX, permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne. Ce contrat s'élève à 1,1 milliard d'euros.

Ça plane pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. C'est officiel même si l'information avait fuité depuis un bon moment, le PDG de DCNS, Patrick Boissier, l'avait également révélé récemment lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Jean-Yves Le Drian "se félicite" dans un communiqué publié ce lundi que l'Arabie saoudite lui ait confirmé "l'entrée en vigueur effective à compter du 7 octobre du contrat LEX (Life Extension Sawari 1, ndlr) signé le 1er septembre dernier", permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne.

"Ces travaux seront effectués par DCNS, Thales et MBDA, en partenariat avec des industriels saoudiens", a expliqué le ministère. Le contrat sera réalisé en partie par un chantier naval saoudien, le groupe Zamil, en partenariat avec le groupe naval DCNS. Le montant global s'élève à 1,1 milliard d'euros, dont plus de la moitié au bénéfice d'entreprises françaises.

Ce contrat est "une étape majeure dans les relations franco-saoudiennes en matière de défense navale. Il témoigne du niveau élevé de confiance mutuelle et de coopération qu'entretiennent l'Arabie Saoudite et la France", a fait observer le ministère.

Jean-Yves Le Drian en Arabie Saoudite

Le ministre, qui effectue sa troisième visite depuis mai 2012 dans le royaume, sera reçu en audience par le Roi Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud, par le Prince héritier et ministre de la Défense Salman Ben Abdelaziz Al Saoud, par le Prince Salman Bin Sultan Bin Abdelaziz Al Saoud, vice-ministre de la Défense, et par le Prince Mitaeb Bin Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Garde nationale. Jean-Yves Le Drian remerciera ce dernier pour la signature d'un contrat avec MBDA qui va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral (MBDA). A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

Les entretiens du ministre porteront sur le partenariat politique et stratégique qui lie nos deux pays. "Ils doivent permettre de conforter notre convergence de vues sur les grandes crises régionales, au premier rang desquelles figurent la crise nucléaire iranienne et la crise syrienne", a expliqué le ministère. L'Arabie saoudite, partenaire historique de la France en matière de défense, "entretient avec notre pays un dialogue militaire et de sécurité confiant, qui se traduit par une étroite coopération de défense dense et un partenariat approfondi dans le domaine des équipements, au profit de la sécurité du Royaume et de l'ensemble de la région", a-t-il rappelé.

 

Des contrats en négociation

Deux autres contrats sont actuellement en négociation. Il s'agit d'un contrat de défense aérienne (Mark 3), négocié avec Thales, dont la signature pourrait être imminente, et de la modernisation future d'une partie de la flotte saoudienne (Sawari 3). Selon nos informations, Thales a terminé les négociations avec le ministère de la Défense saoudien (Moda) en vue de renouveler le système de défense aérienne Crotale (Air defence) du royaume, fourni par le groupe d'électronique. Au total, le contrat s'élèverait à 4 milliards d'euros, dont 2,5 milliards pour la première tranche.

Selon nos informations, DCNS aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d'euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 dans le cadre d'un accord-cadre global. Un trépied qui lui permettrait de négocier avec l'Arabie Saoudite la vente de six frégates Fremm pour patrouiller dans les eaux de la Mer rouge ainsi que des sous-marins dans le cadre du contrat Sawari 3.  Enfin, Paris négocie également avec Ryad un satellite d'observation, des hélicoptères ainsi que des centrales nucléaires et la construction d'un métro.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
Le Drian détaille les coupes dans les armées

04 octobre 2013 Philippe CHAPLEAU - Ouest-France

 

Le ministre de la Défense a présenté [le 3 octobre]  le plan de restructuration pour 2014.L'an prochain, 7 881 postes vont être supprimés. Et des unités dissoutes.

 

Il ne s'agit « pas de construire une armée d'héritage », mais celle « de nos besoins ». Paraphrasant le général de Gaulle, Jean-Yves Le Drian a détaillé les dissolutions et les mouvements d'unités prévues dans le cadre de la dernière année de la loi de programmation militaire (LPM 2009-2014). Il a ainsi également répliqué à un groupe de généraux qui, sous le nom de Sentinelles de l'Agora (voir le blog Lignes de défense), a violemment critiqué la réforme du ministère de la Défense dans un texte diffusé lundi.

 

Une réorganisation pragmatique

 

Si la marine est épargnée pour 2014, l'armée de terre et l'armée de l'air sont touchées par le « plan de stationnement des armées » présenté hier. Le ministre assume ses choix et considère que les « embarras financiers » raillés par les Sentinelles de l'Agora sont dramatiques et obligent à « une réorganisation pragmatique du ministère de la Défense ».

 

L'armée de terre perd un régiment de chars Leclerc, le 4e régiment de dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) fort d'un millier d'hommes. Ses locaux phocéens seront ensuite occupés par le 1er régiment étranger de cavalerie (Légion étrangère, 900 hommes) qui va quitter Orange, ville dirigée par Jacques Bompard (Ligue du Sud).

 

L'armée de l'air fermera son détachement de Varennes-sur-Allier (Allier) et une partie de la plateforme de la base aérienne de Dijon. Elle réduira ses effectifs sur la base de Châteaudun (Eure-et-Loir) et dissoudra un escadron de défense sol-air à Luxeuil (Haute-Saône).

 

La somme des postes concernés par ces mesures n'atteint pas le total de 7 881 postes supprimés en 2014. D'autres le seront dans les états-majors de soutien défense (il en existe 5 en France) ; ainsi l'EMSD de Rennes et ses 90 militaires disparaîtront.

 

Et le reste ? Pas plus le ministre que ses conseillers n'ont apporté de précisions. Ce sera l'objet d'une « cueillette quasi individualisée, mais raisonnée » selon un militaire parisien, d'un saupoudrage de suppressions de postes qui affectera principalement l'administration et le soutien.

 

La même procédure, « sans coupes aveugles et systématiques » selon le ministre breton, sera adoptée pour les quatre premières années de la LPM 2015-2019 au cours de laquelle les armées vont devoir trouver 25 800 autres postes à supprimer.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
Renault Trucks Défense hybride le VAB

07.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA et Renault Trucks Défense communiquent aujourd’hui (seulement !) sur un Plan d’Etude Amont lancé en 2012 pour le développement d’un VAB hybride dont le moteur thermique classique est augmenté d’un moteur électrique. Comme pour les autres PEA, il s’agit de procéder à des développements exploratoires et de valider des options techniques. En ligne de mire de ce programme, le développement d’une solution de motorisation innovante qui pourrait trouver une application sur les futurs EBRC et VMBR de l’armée française.

 

RTD met en avant trois atouts majeurs pour un véhicule tactique à propulsion hybride. Le premier est la fourniture d’électricité, moteur thermique arrêté, pour les systèmes embarqués. Un point essentiel sur fond de numérisation des armées, avec des besoins croissants en énergie pour les systèmes de communication, d’observation et autres brouilleurs, ainsi que pour  les fantassins débarqués. Deuxième application, la marche silencieuse : avec sa motorisation électrique, un véhicule hybride sera capable de rouler en silence sur quelques kilomètres. Un atout essentiel pour les missions de reconnaissance et dont RTD verrait une application idéale sur le futur EBRC. Troisième caractéristique mise en avant pour la propulsion hybride, la possibilité de « boost » : l’utilisation de la puissance électrique, en même temps que la puissance thermique, apportera instantanément une centaine de chevaux supplémentaire au véhicule qui pourrait en avoir besoin pour sortir d’un mauvais pas (embuscade, terrain difficile…)

 

Pour ce développement, RTD s’est servi d’une technologie civile déjà mise en œuvre sur des bus et des camions du groupe Volvo auquel appartient la marque. L’intégration de la propulsion hybride est pour l’instant testée sur VAB statique, avec un moteur électrique positionné au plus près du moteur thermique, au centre du véhicule. Mais RTD annonce qu’un VAB Mk3 6×6 baptisé « Electer » roulera avec cet équipement avant la fin de l’année et sera sans doute présenté à Eurosatory 2014.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
 Mali : les hommes et les matériels ont souffert mais ont tenu selon le RETEX de l'opération Serval

04.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale
 

serval,maliLe colonel Pierre Esnault, du Centre de doctrine d'emploi des forces de l'armée de Terre, a présenté un RETEX (retour d'expérience) sur l'opération Serval au Mali, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de Défense (AJD).

Voici un complément plus technique au récit épique du général Bernard Barrera à lire ici... Absolument, on vous le conseille.

Une constante même si on se félicite de la cohérence de la brigade Serval, du combat interarmes et interarmées, de la boucle décisionnelle courte, de la rusticité et l'endurance de la troupe : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée " ; " n'importe quel parc aurait souffert ".

 

La cohérence

L'armée de Terre se félicite de la cohérence du dispositif des forces prépositionnées, de la réactivité de l'alerte Guépard et de l'efficacité des appuis (renseignement, artillerie, génie, hélicoptères). Sur le terrain, on a apprécié la complémentarité des moyens : infanterie légère dans les montagnes, blindés dans les grands espaces, infanterie blindée face aux katibas motorisés du MUJAO.

 

Les hommes

serval,maliDu côté des hommes, pas de mystère lors du désormais rituel passage par le sas de Paphos à Chypre : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée. En Afghanistan, malgré des conditions difficiles, les hommes rentraient en meilleure condition. "

Sur le plan psychologique, malgré l'âpreté des combats, parfois très rapprochés, " on n'a pas détecté d'augmentation des stress post-traumatiques même si ça peut évoluer dans le temps et se déclarer plus tard. Les gens ont surtout le sentiment de la mission accomplie et de la victoire. Ce qui n'apparaissait pas en Afghanistan... " Voilà un bel euphémisme à apprécier.

 

Les matériels

Pour le matériel, le colonel Esnault est catégorique : " Compte tenu des exigences du territoire, n'importe quel parc aurait souffert. "

Premier constat, " les matériels nouveaux ont tenu ".

serval,mali

Le Tigre a mangé beaucoup de poussière et cela a entraîné un colossal effort de maintenance, bloquant régulièrement au sol l'essentiel du parc (en raison de la cannibalisation de l'un pour dépanner l'autre). " Mais la présence d'un seul Tigre a parfois fait basculer le rapport de forces. "

Le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) est désormais surnommé " le saint-bernard du désert ". La climatisation a permis aux soldats de mieux économiser leurs forces que les autres ; la tourelle puissante a fait la différence.

Le camion-canon Caesar a parfois réalisé des raids de plusieurs centaines de kilomètres. " Et une heure après, il envoyait des feux très précis. "

Voilà pour l'aspect positif car les matériels plus anciens ont tiré la langue : " Certains sont de la génération de la 504. Il est grand temps de les remplacer mais bon... " Les rustiques VAB se sont fréquemment ensablés, les mobiles AMX 10-RC et VBL (véhicules blindés légers) vieillissent.

La logistique, déterminante dans un pays immense et rude, est allé " à l'os ". " D'abord, nous n'avons qu'une seule brigade logistique. Les matériels anciens comme le VTLR (véhicules de transport logistique à remorque), c'est fini. Ils n'ont pas tenu dans le désert. Ils sont au bout du rouleau. Le TRM 10 000 (6x6 mis en circulation en 1994) s'en est mieux sorti. "

Au-delà de la vétusté du parc, la souffrance du bataillon logistique a une explication plus stratégique :  le choix de projeter la logistique en dernier, après les hommes, puis les appuis. " On a ainsi aggravé l'élongation incroyable sur ce terrain exigeant et abrasif. Le rythme de la campagne a imposé de faire le plein de gas-oil et de repartir aussitôt. Lors du mandat suivant (à partir de mai), la disponibilité technique a encore chuté. "

Des efforts de cohérence sont à réaliser. Un exemple sur le premier GTIA (groupement tactique interarmes) de fortune constitué par des troupes venant du Tchad et de la Côte d'Ivoire : " Leurs radios ne se parlent pas. Il a fallu en acheter sur le marché de Bamako... " Bon, avec Scorpion, ça devrait évoluer.

 

Des chiffres

En trois temps (la course en avant, la mise en place des points d'appui et la réduction des sanctuaires terroristes) du 11 janvier à la fin avril, la brigade Serval a mené 53 opérations : 6 de brigade, 10 de niveau GTIA (groupement tactique interarmes), 30 de niveau sous-GTIA (200-250 soldats), 7 de réaction rapide.

Le bilan humain français est de sept morts et environ 200 blessés (ce chiffre manque dans le RETEX).

Le bilan humain adverse n'est pas évalué précisément, de " 600 à 1 000 jihadistes tués ", a indiqué le général Barrera qui a commandé la composante terrestre du premier mandat de Serval. Pour le reste, 50 véhicules neutralisés, environ 150 tonnes de munitions découvertes, 60 engins explosifs improvisés neutralisés et 20 vestes d'attentat suicide, plus de 200 armes individuelles et collectives prises.

La consommation des munitions françaises : 34 000 d'ALI (armes légères d'infanterie), 58 missiles AC (antichar), 753 obus d'artillerie, 80 obus de 105 mm et 3 502 obus de 30 mm.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:55
Premières rencontres nationales autour de l’intégration air-sol

source alins.fr/

 

De l’Afghanistan au Mali, les théâtres d’opération récents soulignent le rôle décisif de l’arme aérienne dans la délivrance d’un effet sur des objectifs terrestres.

Pourtant, les résultats ne doivent pas masquer la difficulté d’emploi du vecteur aérien dans un contexte de limitation des risques de dommages collatéraux et de tirs fratricides. Seul le recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et aux savoir-faire qui en dérivent permet aujourd’hui de conduire des missions de frappe en assurant la protection des civils et des soldats alliés. Ces pratiques émergentes qui combinent équipements de haute technologie et compétences opérationnelles se rassemblent dans le domaine dit de l’intégration air-sol, ou ALI (Air Land Integration).

Domaine émergent mais aux résultats probants, l’ALI s’appuie sur des technologies clés et des équipements novateurs permettant la captation, le traitement et la diffusion de l’information sous toutes ses formes (texte, image, son), à destination de tous les terrains d’opération et interopérable avec les forces alliées.

Développé et porté initialement par les Forces spéciales de l’Armée de l’air, l’ALI doit maintenant entrer dans une phase de développement méthodique, jouant sur les leviers scientifiques, technologiques et doctrinaux pour assurer son essor au profit de l’industrie française et de la défense nationale.

C’est dans ce contexte que ALIS (Air Land Integration Society) et NUMERICA (Pôle numérique régional de Franche-Comté) ont créé ALINS, think tank national rassemblant enseignants-chercheurs, industriels et militaires autour de l’ALI.

 

Programme (Jeudi 10 et vendredi 11 octobre 2013)

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:55
Industrie(s) de défense : enjeux de marché, défis statistiques - 16 octobre 2013

source frstrategie.org

La Fondation pour la Recherche Stratégique et l'Université Panthéon-Assas
organisent une demi-journée d'étude :
 

Industrie(s) de défense : enjeux de marché, défis statistiques


qui se tiendra à Paris le 16 octobre 2013, de 9h00 à 12h30.
 

Structurée autour de deux table-rondes, 1-Entre concurrence et coopération : un marché défense en recomposition et 2-L'industrie de défense à l'épreuve de l'analyse économique et statistique, cette demi-journée d'étude entend appréhender les perspectives d'évolution du marché de défense (ambitions des Etats producteurs d'armement, stratégies industrielles, nouveaux modes de coopération), ainsi que les difficultés à mesurer l'impact économique de l'industrie de défense.

 

mercredi 16 octobre 2013, de 09h00 à 12h30
à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, Paris 7ème (comment s'y rendre)
Inscription : contacter Marylène Pion (m.pion@frstrategie.org)

 

Programme de la demi-journée

 

8h30
Accueil des participants
 
9h00
Industrie de défense et Conseil européen de décembre 2013 : vers un changement de paradigme ?
HELENE MASSON, Maître de recherche, Pôle Défense&Industries, FRS
 
9h15
Entre concurrence et coopération : un marché de défense en recomposition

PRESIDENCE : JEAN BELIN, Maître de conférences en sciences économiques, Gretha, Université Bordeaux IV

Atouts et contraintes de l'industrie de défense russe sur le marché mondial de l'armement ISABELLE FACON, Maître de recherche, FRS

Les limites de l'industrie de défense de la République populaire de Chine VALERIE NIQUET, Maître de recherche, FRS

Brazil’s ambitions to strengthen its defense industry : present situation and opportunities for international cooperation PROFESSEUR EDUARDO SIQUEIRA BRICK, Universidade Federal Fluminense (UFFDEFESA)

Vers une européanisation de l'industrie de défense polonaise ? KRYSZTOF SOLOCH, Chercheur associé, FRS
 
10h45
Pause café
11h00
L'industrie de défense à l'épreuve de l'analyse économique et statistique

PRESIDENCE : MARIANNE GUILLE, Maître de conférences en sciences économiques, LEMMA, Université Panthéon-Assas

L'impact économique de l'industrie de l'armement, une estimation difficile JEAN BELIN, Maître de conférences en sciences économiques, Gretha, Université Bordeaux IV

The Economic Impact of Defence Industries: Knowns and Unknowns KEITH HARTLEY, Emeritus Professor of Economics, University of York

L'industrie de la défense et ses nouveaux défis en matière d'incitations, de production et de divulgation des connaissances NATHALIE LAZARIC, Directrice de recherche au CNRS-GREDEG, Université de Nice Sophia Antipolis
 
12h30
Conclusion
CLAUDE CARCENAC, Sous-directeur de la stratégie industrielle et de l'intelligence économique, DGA
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