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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:55
Défense : la rigueur touche sévèrement l'armée de l'air

07/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 2013, l'armée de l'air a dû limiter l'activité des équipages, a reconnu le chef d'état-major de l'armée de l'air. Du coup, elle restera insuffisante et sera en déficit de 20 % par rapport aux normes d'entraînement. Le général Mercier se dit inquiet.

 

Dur, dur actuellement dans l'armée de l'air. L'heure est à la rigueur. Et le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, n'a pas le choix : il doit faire avec. En 2013, l'armée de l'air a ainsi dû limiter l'activité des équipages et prendre des mesures affectant le niveau de formation et d'entraînement telles que l'annulation de la participation à des exercices majeurs comme "Red Flag" aux Etats-Unis, par exemple, et à retirer de façon anticipée des équipages des unités de combat, a-t-il révélé aux sénateurs de la commission des affaires étrangères et des forces armées.

 

Et l'avenir à court terme n'est pas non plus réjouissant. Selon lui, "les perspectives 2014-2015 conduisent à maintenir le niveau d'activité de 2013, grâce à l'effort financier important consenti sur l'EPM (entretien programmé des matériels, ndlr) par la loi de programmation militaire (LPM) mais cette activité restera insuffisante (environ - 20 % par rapport aux normes d'entraînement)".

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'air inquiet

 

Du coup, le général Mercier s'est dit inquiet. L'activité "ne pourrait être maintenue à ce niveau dans le temps sans dégradation considérable du niveau opérationnel. C'est pour moi une préoccupation majeure car le maintien de certaines compétences est dès à présent fragilisé".

 

Il compte faire "remonter l'activité aérienne au niveau requis après 2016" grâce notamment à la mise en place de l'entrainement différencié et un plan d'optimisation du Maintien en condition opérationnelle (MCO) élaboré par la SIMMAD (Structure Intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense) et la DGA (direction générale de l'armement).

 

Il manque plus de 1 milliard d'euros pour l'entretien des avions

 

Au rang des inquiétudes majeures du chef d'état-major, le MCO aéronautique, qui nécessite de disposer d'une dotation suffisante pour l'entretien programmé du matériel (EPM). "Cela n'a pas été le cas lors de la précédente LPM puisque la sous dotation de l'EPM a conduit à un déficit, sur la période 2009-2014, de plus de 1 milliard d'euros de crédits d'activité par rapport au besoin".

 

Dans ce cadre, il a rappelé que la "capacité opérationnelle repose sur le maintien en conditions de nos matériels aéronautiques qui nécessite un pilotage au plus près des forces et de leur activité réelle et une dotation suffisante en entretien programmé du matériel".

 

De nouvelles façons de travailler

 

Pour améliorer le MCO, l'armée de l'air, avec la SIMMAD, a réorganisé ses structures. Le chef d'état-major de l'armée de l'air a expliqué que "la SIMMAD, aux côtés des unités de soutien aéronautique et en lien avec les industriels et la DGA, a ainsi fait évoluer les marchés d'une logique de disponibilité vers une logique d'activité, en préservant la flexibilité exigée par les surprises opérationnelles et avec un souci constant de maitrise et de réduction des coûts. Le plus important est de disposer du nombre suffisant d'aéronefs disponibles lorsque nous en avons vraiment besoin".

 

Comment ? Grâce notamment à la mise en place de plateaux techniques. Cette "dynamique" a très rapidement porté ses fruits. L'identification des difficultés technico-logistiques et la définition en commun de solutions appropriées ont permis "d'aboutir à des résultats significatifs", selon le général Mercier. A Saint-Dizier, la qualité de l'activité des Rafale a été considérablement augmentée alors que la disponibilité en opération extérieure reste exceptionnelle. "Ces résultats démontrent la pertinence et la cohérence des choix qui ont été faits dans le domaine de la gouvernance du MCO, tant au niveau de la SIMMAD qu'à celui du soutien opérationnel sur les bases aériennes. Ces succès nous encouragent à poursuivre dans cette voie, mais il ne s'agit que d'une première étape, de nombreux efforts restent à faire".

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:30
Le système Crotale

Le système Crotale

05/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon nos informations, le groupe d'électronique a terminé les négociations avec le ministère de la Défense saoudien (Moda). Au total, le contrat s'élèverait à 4 milliards d'euros, dont 2,5 milliards pour la première tranche. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'envole dimanche pour Ryad.

 

Le patron de Thales est actuellement dans les starting-blocks. A tout moment, Jean-Bernard Lévy peut effectivement s'envoler vers Ryad pour signer un mégacontrat de 2,5 milliards d'euros (Mark 3) en vue de renouveler le système de défense aérienne Crotale (Air defence) du royaume, fourni par le groupe d'électronique.

La négociation est terminée depuis début septembre entre d'un côté Thales et la société ODAS, qui représente dans le royaume les intérêts des grand industriels de l'armement français, et le ministère de la défense saoudien (Moda), selon des sources concordantes.

 

Il y a encore un "mais"

Le cabinet du roi a également donné son autorisation à la signature de ce contrat, selon nos informations. Fin août, La Tribune révélait que les discussions s'étaient accélérées. Mais parce qu'il y a un encore un "mais", il "ne" manque plus que la signature en bas du contrat du ministre de la Défense saoudien, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, qui est également depuis juin 2012, le prince héritier de la dynastie saoudienne. "Il peut signer demain, dans une semaine, dans un mois...", expliquait-on déjà à La Tribune mi-septembre.

D'où une attente difficile, voire une certaine fébrilité au sein de Thales. D'autant que selon nos informations, le contrat s'élèverait au total à environ 4 milliards d'euros, une deuxième phase étant évaluée jusqu'à 1,5 milliard d'euros. "Les discussions ont déjà commencé", assure-t-on à la Tribune. Thales avait déjà signé en début d'année en Arabie Saoudite un contrat de support des missiles de défense aérienne Crotale (Oasis 8).

 

Visite de Le Drian à Ryad, contrat pour MBDA

En attendant peut-être une visite de François Hollande en fin d'année, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera lundi à Ryad pour rencontrer les principaux responsables du royaume en matière de sécurité et de défense. Il verra d'abord le prince Mitaeb bin Abdullah, patron de la Garde nationale, qui est l'armée privée du roi, pour le remercier d'avoir accordé un contrat de VL-Mica à MBDA, selon des sources concordantes. Une bonne nouvelle pour le missilier après son échec en Turquie.

Puis, Jean-Yves Le Drian rencontrera en compagnie peut-être du patron d'ODAS, l'amiral Oudot de Dainville, le prince Salmane pour le remercier également du contrat LEX (Life Extension Sawari 1). Cette commande très légèrement supérieure à 1 milliard d'euros porte sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I).

 

Mark 3, une autre bonne nouvelle ?

Enfin, le ministre poussera bien sûr le dossier Mark 3 de Thales qui propose une modernisation du parc saoudien à base de Crotale NG. Un contrat qui a fait l'objet d'une terrible guerre franco-française entre MBDA, qui souhaitait un partenariat avec Thales, mais ce dernier n'en voulait pas. Cette guerre contre-productive entre deux groupes tricolores en Arabie saoudite avait provoqué l'été dernier un branle-bas de combat au sein du ministère de la Défense.

Et le dossier était même remonté jusqu'à Matignon. Selon des sources concordantes, une réunion interministérielle avait finalement tranché fin juillet en faveur de l'offre de Thales. Depuis 1984, Thales fait son beurre en engrangeant toute une série de contrats pour le support et la rénovation des systèmes Crotale/Shahine à l'image du contrat Shola 2 (197 millions d'euros). "Peut-être y aura-t-il une annonce lors de la visite du ministre ?", s'interroge-t-on à Paris. A suivre..

 

MBDA sur le bord de la route

MBDA, qui peut aujourd'hui se consoler avec un contrat signé avec la Garde nationale (150 millions d'euros pour la première tranche, plus de 500 millions au total), avait donc interdiction de marcher sur les plates-bandes de Thales en Arabie Saoudite. Et ce malgré l'implication personnelle du PDG du missilier, Antoine Bouvier, qui a défendu son offre qu'il considérait comme représentant le mieux les intérêts de l'équipe France... et de son groupe. Car l'offre de MBDA tenait la route. Le missilier avait proposé auprès de Ryad ses missiles VL Mica et Aster ainsi que la modernisation des Crotale, sous la maîtrise d'oeuvre de Thales.

Mais récemment encore, le missilier avait obtenu du bout des lèvres l'autorisation de Paris de présenter à l'Arabie saoudite, le système Aster.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:45
Mali: des islamistes tirent à l’arme lourde sur Gao

07/10/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Quelques jours après avoir réalisé un attentat suicide dans la ville de Tombouctou, au nord du Mali, des islamistes ont tiré lundi à l’arme lourde sur Gao, signe de la présence persistante de poches islamistes armées actives au Mali.

 

Selon Idrissa Cissé, un officiel de la ville de Gao, «ce matin, à partir d’environ 06h30, quatre explosions ont retenti dans la ville. Un soldat malien a été blessé et une maison a été endommagée».  Selon lui et plusieurs habitants, ce sont des obus de mortier qui se sont abattus sur la ville.

Un membre du service de communication de Serval à Bamako a confirmé à l’AFP qu’il y a eu «effectivement cinq explosions ce lundi à proximité de Gao. On ne sait pas encore s’il s’agit de tirs d’obus ou de roquettes. On cherche».

«Deux maisons ont été touchées en ville. Côté bilan, pour le moment, on sait qu’un militaire malien a été blessé. Nous avons dépêché sur place des hommes aux côtés des troupes maliennes», a-t-il précisé.

En milieu de matinée, des hélicoptères de l’armée française survolaient la ville, où le calme était revenu.

Ces tirs sur Gao se produisent neuf jours après une attaque suicide d’Al-Qaïda au Maghreb islamique à Tombouctou, l’autre grande ville du nord du Mali. Le bilan officiel fait état de deux civils tués, en plus des quatre kamikazes eux-mêmes, et six soldats maliens blessés, dont les jours ne sont pas en danger

Ces actions des islamistes armés sont la preuve qu’une partie d’entre eux restent actifs dans le nord du Mali en dépit de l’intervention militaire franco-africaine initiée par la France en janvier pour les chasser de cette région qu’ils ont occupée pendant dix mois en y commettant de nombreuses exactions au nom de la charia (loi islamique).

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:55
Appelez le " Ville d'Orléans"  - Video

1 oct. 2013 ministeredeladefense

 

L'avion de transport militaire de nouvelle génération, l'A400M, a été officiellement reçu par l'armée de l'Air à Orléans-Bricy, le lundi 30 septembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d'inauguration.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 12:55
Une cavalerie à 40 escadrons ?

06 octobre à 12h40 par Jean-Dominique Merchet

 

La cavalerie pourrait perdre 20% de ses unités élémentaires.

 

La dissolution du 4 ème régiment de dragons est peut-être l'arbre qui cache la forêt des restructurations à venir au sein de la cavalerie. Comme nous l'expliquait sur ce blog le général Sainte Claire-Deville, le père de l'arme, le pion de base de la cavalerie est l'escadron, pas le régiment. "La cavalerie, c'est cinquante escadrons très sollicités", nous confiait-il en mai dernier. Ce pourrait bientôt n'être plus que quarante escadrons, qui seraient au passage renforcés. 

 

Selon nos informations, les réflexions en cours pourraient aboutir à ce nouveau format, avec la suppression de dix escadrons, soit une réduction de 20%. Outre les quatre escadrons de Leclerc du 4ème RD, dissous, six autres escadrons seraient supprimés.

 

Plusieurs pistes sont à l'étude, en particulier la fusion des actuels 7 Escadrons d'aide à l'engagement (sur VAB et VBL) à vocation antichar avec les 6 Escadrons d'éclairage et d'investigationsn directement rattachés au niveau brigade. Ils deviendraient tous des ERIAC (escadron de reconnaissance et d'intervention antichar), à raison d'un par régiment lourd ou léger.  Soit 10 ERIAC au lieu de 13 EAE + EEI.  Soit -3.

 

Pour atteindre le chiffre de 10 escadrons à supprimer, les régiments de chars Leclerc (2ème cuirassiers d'Olivet, le 501ème régiment de chars de combat de Mourmelon et le 1er chasseurs de Verdun) seraient réorganisés sur la base de 3 escadrons et non plus 4 comme aujourd'hui. Ces escadrons lourds seraient toutefois "densifier", les pelotons passant de trois à quatre chars. Les pelotons de la "légère", sur AMX-10 RC, seraient également renforcés en effectifs.

Une cavalerie à 40 escadrons ?
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 07:55
Des alliages super performants

03.10.2013 Didier Locq, Ingénieur métallurgiste - ONERA

 

Les superalliages sont étonnants : ils supportent des températures de plusieurs centaines de degrés pratiquement sans se déformer. Ils sont d'une importance stratégique puisqu'ils composent 40% de la masse des moteurs d’avions comme celui du Rafale.

 

Pour écouter le podcast

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:40
BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

MOSCOU, 4 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral produit pour la Russie, sera remis à la Marine russe le 1er novembre 2014, a annoncé vendredi à Moscou un représentant de l'industrie de défense russe.

 

"Le navire sera équipé et passera des essais en mer pendant un an, puis il sera remis à la Marine le 1er novembre 2014", a indiqué le responsable.

 

La mise à l'eau du BPC Vladivostok aura lieu le 15 octobre prochain à Saint-Nazaire, en France, selon la société française STX France, constructeur du navire. Le navire se rendra ensuite à Saint-Pétersbourg pour compléter son armement aux chantiers navals du Nord.

 

Le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux BPC de classe Mistral pour la Marine russe. STX France intervient en tant que sous-traitant du contrat signé par DCNS. La Russie assure 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Deux autres navires de type Mistral seront construits en Russie.

 

Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sevastopol a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:55
Rafale alignés sur le tarmac de la base aérienne de Ventiseri-Solenzara

Rafale alignés sur le tarmac de la base aérienne de Ventiseri-Solenzara

04/10/2013 armée de l'air

 

C’est la rentrée des classes pour la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara. Depuis le 30 septembre 2013, les activités opérationnelles ont repris dans le ciel corse.

 

Des Rafale des bases aériennes de Mont-de-Marsan et de Saint-Dizier ont entamé leurs campagnes de tir air/air en mer et air/sol sur le champ de tir de Diane depuis le 30 septembre. Cette activité se poursuivra jusqu’au 18 octobre 2013.

 

Puis du 14 au 25 octobre, les Fennec des escadrons d’hélicoptères 3/67 « Parisis » de Villacoublay et 5/67 « Alpilles » d’Orange seront présents sur la BA 126 dans le cadre des entraînements spécifiques des tireurs d’élites MASA (mesures actives de sûreté aérienne), savoir-faire essentiel pour la protection de l’espace aérien national.

 

Ce sera ensuite l’édition 2013 de l’exercice Serpentex, qui se déroulera sur la plateforme corse du 25 novembre au 13 décembre 2013. Cet exercice originellement dédié à la mise en condition opérationnelle du personnel projeté sur le théâtre afghan a pour vocation d’entraîner les unités dans le domaine de l’appui aérien avant leur projection en opérations extérieures. Il rassemblera des Français, des Britanniques, des Canadiens, des Belges, des Espagnols et des Italiens.

 

Du 14 au 25 octobre, du 11 au 22 novembre puis du 9 au 20 décembre, les commandos de l’air de la brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) effectueront, sur le champ de tir de Diane, une ultime mise en condition avant leur projection sur les théâtres extérieurs.

 

Le planning de cette fin d’année est susceptible d’évoluer en fonction de contraintes diverses qui peuvent survenir.

Fennec en campagne de tir MASA

Fennec en campagne de tir MASA

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:55
Avion de patrouille maritime Atlantique 2 - photo Marine Nationale

Avion de patrouille maritime Atlantique 2 - photo Marine Nationale

 

04/10/2013 Marine nationale

 

Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, a annoncé lors d'un déplacement à Brest le 4 octobre 2013, la rénovation du système de combat des avions de patrouille maritime Atlantique 2.

 

La rénovation entrera en réalisation fin 2013. Elle porte sur la modernisation de 15 avions sur les 27 exemplaires livrés entre 1989 et 1997. Cette rénovation a pour objectif de prolonger l'emploi opérationnel de l'avion jusqu'en 2032 et comprend le traitement des obsolescences critiques du système de combat, ainsi que la restauration de ses performances.

 

Elle inclut également les moyens sols associés, le système de préparation et de restitution de mission et moyens d’entraînement tactique. Afin de minimiser les conséquences de cette opération sur la disponibilité du parc, les modifications seront appliquées lors des visites d’entretien majeur des avions.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:50
L'instructeur allemand du CFAA installé en place arrière

L'instructeur allemand du CFAA installé en place arrière

 

 

04/10/2013 armée de l'air

 

Mardi 1er octobre un vol symbolique a eu lieu au départ de Dijon vers l'Allemagne : le capitaine Christian Karotsch, instructeur allemand affecté au centre de formation à l’appui aérien (CFAA) de Nancy, a pu effectuer une mission de Close Air Support(CAS/appui aérien rapproché) en place arrière d'un Alphajet de l'escadron d’entraînement 2/2 « Côte d'Or » au-dessus du camp de Stetten (au sud de Stuttgart).

 

Cette mission fut un exemple de la coopération fructueuse entre nos deux nations puisque le CFAA est l'unique école pour les deux pays. Unité interarmées et internationale, le CFAA forme tous les Forward Air Controllers  (FAC/contrôleurs aériens avancés) aux standards OTAN à la mission de CAS. Le FAC est un combattant aéroterrestre polyvalent, démultiplicateur d'effets sur le champ de bataille.

 

Le capitaine Christian Karotsch prend place à bord de l'Alphajet

Le capitaine Christian Karotsch prend place à bord de l'Alphajet

 

Chargé de localiser les objectifs et les positions adverses, il conseille le commandement des troupes engagées au sol et assure le guidage terminal des aéronefs vers leurs objectifs. À l'aide de puissants moyens optroniques, il peut aussi guider les munitions de précision sur les points tenus par les combattants hostiles. Expert de la « juste frappe », il met en œuvre toute une panoplie de matériels sophistiqués et jouit d'une grande autonomie de manœuvre pour remplir sa mission.

 

Le chef d'état-major de la Luftwaffe assistait ce jour-là, dans l'enceinte même du camp, à la cérémonie de dissolution du centre de contrôle radar « Sweet Apple ». Il a ainsi pu apprécier le travail d'un FAC qui a guidé, au sol, un défilé aérien. En cette année de commémoration du cinquantenaire du traité de l'Élysée, chaque exercice ou entraînement en commun permet d'affermir un peu plus un partenariat dont la force et la pertinence ne se démentent pas.

 

Un exemple de la coopération fructueuse entre nos deux nations

Un exemple de la coopération fructueuse entre nos deux nations

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:45
Le 5e RHC se prépare pour l’opération Serval - video

04/10/2013 International

 

Du 23 au 27 septembre 2013, 30 aéronefs et 700 hommes se sont entrainés dans un cadre interarmes avant leur projection vers le Mali.

 

« Pour les pilotes, les mécaniciens, les contrôleurs aériens, les transmetteurs, cet entrainement est particulièrement important parce qu’au Mali nous travaillons d’une façon très intégrée avec toutes les capacités opérationnelles de l’armée de Terre » précise le colonel Richou, chef de corps du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau. C’est ici la dernière occasion de mettre en pratique et de valider tous les acquis avant le grand départ.

 oct. 2013 Armée de Terre

 

Du 23 au 27 septembre plus de 30 aéronefs et 700 hommes sont déployés dans la région du Béarn. Nom de code de l'exercice, Béarn 2013. Son but la validation avant projection au Mali du 5e régiment d'hélicoptère de combat.


Le 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine ainsi que le 17e RGP et le 35e RAP participent aussi à cette manœuvre.


Dans quelques semaines le 5e RHC sera de retour sur le théâtre Malien, dans le cadre de la mission de régionalisation.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:35
Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

03/10/2013 Armée de Terre

 

Projeté de mars à juin 2013, le bataillon logistique (BATLOG) Voie Sacrée est le dernier à avoir été déployé en Afghanistan. Avec à sa tête le colonel Eric Vincendet, chef de corps du 121e régiment du train de Montlhéry, et fort de près de 400 soldats, le bataillon avait reçu pour mission principale d’assurer la dernière étape du désengagement de l’armée française de l’opération Pamir et de rétrocéder le camp de Warehouse à l’armée afghane.

 

Pour atteindre cet objectif, le bataillon a suivi avec rigueur une mise en condition dense avant projection. Débutée le 10 septembre 2012 par le « Key Leader Training », la préparation a ensuite emmené les femmes et les hommes du BATLOG à travers différents camps. Valdahon en octobre 2012 où s’est tenu le camp intermédiaire, le centre d’entraînement des brigades (CEB) de Mourmelon en novembre 2012, et enfin le détachement d’assistance opérationnelle (DAO) de Canjuers en janvier 2013, étape finale avant de quitter le territoire métropolitain entre le 13 et le 25 mars 2013. Désengagé ensuite au fur et à mesure des missions achevées, le dernier détachement a quitté le camp de Warehouse le 23 juin 2013, après en avoir confié la garde à l’armée afghane.

 

Enfin, vendredi 27 septembre 2013, dans le magnifique domaine du château de Chamarande (91), sonnait de manière symbolique la fin du BATLOG Voie Sacrée au cours d’une cérémonie de dissolution présidée par le général d’armée Ract Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre, en présence d’élus locaux et d’autorités militaires, notamment le général de division Rivault, commandant en second les forces terrestres, et représentant le général commandant les forces terrestres, du général de division Hocquard, directeur du service de la maintenance industrielle terrestre, du général Etienne, commandant l’école du train, et du général Bacquet, commandant la brigade logistique.

 

Cette cérémonie a été également l’occasion pour le lieutenant-colonel Depreville, commandant en second du BATLOG Voie Sacrée, de se voir remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 20:55
Le Rafale B 339 de retour de mission

Le Rafale B 339 de retour de mission

04/10/2013 Armée de l'air

 

Après avoir été réceptionné par la direction générale de l’armement (DGA) le 12 septembre 2013, le Rafale biplace immatriculé B 339, premier exemplaire de la 4etranche de production du programme Rafale est arrivé le 17 septembre sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Une semaine après, c’est au tour du B 340, de grossir les rangs de l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’Argent ».

 

Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile de nouvelle génération (DDM NG) et de l’optronique secteur frontal « identification et télémétrie ».

 

Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array / radar à antenne active), qui permet d’améliorer significativement sa portée de détection. C’est l’aboutissement de plus de 10 ans d’efforts de recherche et développement sur les antennes actives.

 

À ce jour, 180 avions de série ont été commandés par la DGA et 122 appareils livrés dans ses trois versions : 38 monoplaces embarqués M pour la marine nationale, 40 biplaces B et 44 monoplaces C pour l’armée de l’air.

Le Rafale B 340 est le dernier avion de chasse entré à l'armée de l'air

Le Rafale B 340 est le dernier avion de chasse entré à l'armée de l'air

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Défense: Ayrault promet de "limiter les conséquences" des restructurations

04/10/13 – leJDC.fr

 

Jean-Marc Ayrault a promis vendredi que le gouvernement mettrait "tous les moyens sur la table" pour "limiter les conséquences" de la Loi de programmation militaire "pour les territoires".

 

Le Premier ministre s'exprimait lors de l'ouverture des sessions nationales de l'Institut des Hautes études de Défense nationale (IHEDN) et de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), au lendemain de la présentation des restructurations prévues dans le cadre de la LPM par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Rappelant que cette loi entraînerait, "à l'horizon 2019, une réduction de 24.000 postes par rapport au modèle défini en 2008", le Premier ministre a déclaré: "nous nous attacherons - bien sûr et j'y veillerai personnellement - à limiter les conséquences de ces évolutions pour les territoires".

 

"Je veille à ce que la plus grande attention soit portée au dialogue avec les élus et à une mobilisation de tous les services de l'Etat pour assurer l'accompagnement économique des collectivités territoriales concernées", a-t-il ajouté.

 

Le "processus" de restructuration "doit se faire dans la durée et ménager les territoires qui peuvent se retrouver en difficulté. Donc on mettra tous les moyens sur la table, la concertation avec les élus, les forces vives pour que lorsqu'une unité doit fermer on trouve les réponses en termes d'emploi et en termes financiers pour les territoires", a ajouté le Premier ministre devant la presse.

 

"La méthode, c'est chaque fois, étape par étape, dialogue, concertation, mobilisation, solution", a-t-il précisé.

 

Lors de son discours, il a défendu "un effort de défense volontariste" et "une démarche de modernisation raisonnée", menée "sans pour autant sacrifier les effectifs nécessaires à l'action, et tout en garantissant les conditions d'activité des armées".

 

Ce projet "préserve aussi l'excellence de notre industrie de défense", a-t-il dit.

 

M. Ayrault a par ailleurs assuré que "tout était mis en oeuvre pour remédier" aux "désordres inacceptables" produits par le système de paie des soldes des militaires de l'armée de terre, baptisé Louvois, et dont la mise en place en octobre 2011 a provoqué des dizaines des milliers d'erreurs.

 

La LPM prévoit la suppression de 23.500 postes entre 2014 et 2019: 9.000 dans les forces opérationnelles et 14.500 dans le soutien et l'environnement des armées. Une baisse qui s'ajoute au 54.000 postes supprimés dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013).

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

October 3, 2013 armyrecognition.com

 

The French defence procurement agency DGA awarded Renault Trucks Defense a design study contract (PEA) to develop a hybrid propulsion demonstrator in 2012. On completion of this study, in the last quarter of 2014, Renault Trucks Defense will present a VAB armoured personnel carrier equipped with this thermal and electric propulsion system – an electric machine linked to a combustion engine.

 

The applications for hybrid propulsion are very promising and involve several vehicle operating modes. In the field of mobility, hybrid propulsion can serve as a booster, providing around 100 hp of extra power.

 

Hybrid propulsion also offers an energy reserve that will be very useful for command or observation vehicles which are often required to conduct long endurance missions and to supply power to various on- and off-board systems (observation equipment, information and command system, etc.).

 

Hybrid propulsion ensures that these functions can be performed without the need to maintain the combustion engine in operation.

 

Renault Trucks Defense: With one hundred years of experience, Renault Trucks Defense is derived from Berliet and Renault. Renault Trucks Defense is specialized in the armoured vehicle. Renault Trucks Defense is a division of Renault Trucks, a brand within the Volvo Group. Renault Trucks Defense is [one of] the major supplier to the French army with an internationally recognized knowhow (more than 30 000 military vehicles in operation worldwide).

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:55
Note d'information Décisions de restructurations pour l'année 2014

03/10/2013 Ministère de la Défense

 

Pourquoi ces restructurations ?

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, approuvé par le Président de la République le 29 avril dernier, fixe les orientations stratégiques de la politique de défense et de sécurité ainsi qu’un nouveau modèle d’armée. La mise en oeuvre de ce nouveau modèle d’armée se traduira par une réduction de 23 500 postes supplémentaires sur la période 2014-2019.Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 et la révision générale des politiques publiques prévoyaient la suppression de près de 55 000 postes. Au titre de l’achèvement de ces mesures inscrites dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014, 10 000 postes restent encore à supprimer.Cette réduction des effectifs imposera la fermeture d’implantations militaires et/ou le transfert d’unités, en adéquation avec le nouveau format des armées, la mise en oeuvre de mesures de rationalisation et d’optimisation des structures et des fonctions d’administration et de soutien et, par voie de conséquence,une modification de l’actuel plan de stationnement des forces.

 

Pour 2014, le ministère de la Défense doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations(dissolution, transfert d’unités ou rationalisation de fonctions) permettant d’atteindre sa cible en déflations, soit la suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations 2014

 

Á ce titre, il est prévu pour l’armée de terre la dissolution du 4e régiment de dragons stationnéà Carpiagne et le transfert dans cette ville du 1er régiment étranger de cavalerie, stationné actuellement à Orange. Le maintien de la base aérienne 115 à Orange permet de garantir la présence militaire dans cette ville.

 

Pour l’armée de l’air, on retiendra principalement :

 

- La fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier entre l’été 2014 et l’été 2015 :cette mesure, annoncée dès 2008, s’inscrit dans la logique de rationalisation de la logistique et de la fonction stockage du matériel de l’armée de l’air.

 

- La fermeture de la plateforme aéronautique de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic à l’été2014, du fait de son sous-emploi et du regroupement programmé des Alphajet sur Cazaux ; la base aérienne de Dijon est maintenue.

 

- La dissolution de l’escadron de défense sol-air de la base aérienne 116 de Luxeuil à l’été 2014, résultant du resserrement du dispositif de défense sol-air. La base aérienne de Luxeuilest maintenue.

 

- La transformation de la structure de commandement de la base aérienne de Châteaudunet une réduction des effectifs des formations stationnées sur ce site : la base aériennede Châteaudun se transforme ainsi en élément air rattaché de la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

En interarmées, la Direction du renseignement militaire (DRM), localisée à Creil, sera transférée à Balard dans la perspective du projet de regroupement des états-majors, directions et services sur un site unique. Dans le cadre du projet de rationalisation et de mise en cohérence de l’organisation territoriale des soutiens, les États-majors de soutien défense (EMSD) sont dissous à l’été 2014 : cette mesure tiendra compte toutefois des besoins de coordination régionale pour certaines fonctions ou spécifiques à l’armée de terre.

 

L’accompagnement des restructurations

 

Le Gouvernement prend toute la mesure de l’impact de ces restructurations sur la démographie et l’activité économique locale.

 

Précisé dans une circulaire que le Premier ministre a adressée le 1er octobre aux préfets de département et de région concernés, le dispositif d’accompagnement territorial est renforcé et s’articule notamment autour des mesures suivantes prévues dans le projet de LPM 2014-2019 :

 

- Une enveloppe de 150 millions d’euros en faveur des territoires les plus touchés sera mise en place pour financer la reconversion des sites et des projets de développement.

 

- Le dispositif de cession à l’euro symbolique de certaines emprises libérées par la Défense sera reconduit pour les collectivités les plus fortement affectées. Il sera étendu aux établissements publics fonciers.

 

- L’instrument privilégié sera le contrat de redynamisation de site Défense. Une meilleure articulation sera recherchée avec les Contrats de projet État/Région (CPER).

 

- Un dispositif de prêts participatifs de revitalisation au bénéfice des PME sera mis en place dans le cadre de la Banque publique d’investissement (BPI).

 

- Un ensemble de mesures financières ou fiscales est prévu pour favoriser les projets d’implantation ou d’extension d’entreprises ou de nature à aider le développement économique et sociale des communes (aides à finalité régionale, prime d’aménagement du territoire….).

 

- La Mission pour la réalisation des actifs immobiliers (MRAI) conduira, avec les collectivités impactées par les restructurations, les négociations en vue de la cession des emprises reconnues inutiles au ministère. Elle mènera les études d’aménagement urbain ou de développement économique nécessaires à la reconversion des sites.

 

Enfin, un préfet, monsieur Henri Masse, a été nommé délégué ministériel à la mise en oeuvre territoriale de la réforme pour coordonner l’ensemble des actions conduites par le ministère de la Défense au titre de l’accompagnement territorial des restructurations.

 

Les futures réorganisations

 

Concernant la période 2015-2019, il est prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires. Le nombre de sites restructurés dépendra des résultats de l’analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services. Aussi, le choix des régiments, bases aériennes ou structures administratives devant être conservés, transférés ou dissous résultera d’une analyse multicritères prenant en compte des considérations d’ordre opérationnel (respect des contrats opérationnels…) ou budgétaire (réduction des coûts de fonctionnement par mutualisation des soutiens ou densification des emprises par exemple). Ce choix sera aussi fait avec le souci constant de l’aménagement du territoire, comme l’a rappelé le Président de la République.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:45
Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013

04/10/2013 16:01 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 26 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 03 octobre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 70 sorties, dont une quarantaine effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA.

 

Parallèlement, le mouvement de relève se poursuit. C’est le cas pour les unités de la brigade « Désert », qui étaient engagées depuis environ 4 mois sur le théâtre, et dont la relève majeure, principalement armé par le 3ème Régiment d’Infanterie de Marine (3e RIMa), est arrivée sur le théâtre le 30 septembre. Pris en charge à Bamako, les militaires du 3e RIMa ont rejoint en plusieurs vagues la ville de Gao afin d’y prendre leurs consignes. Le GTIA Désert, tout en préparant sa relève, a continué à mener les opérations permanentes de sécurisation et de présence dans sa zone de responsabilité, poursuivant ses actions visant à empêcher la capacité d’action des groupes terroristes.

 

Dans la même logique, le détachement chasse (DETCHASSE) a accueilli sa relève le 27 septembre. Après la passation des consignes et la réalisation des vols de « lâché » sur le théâtre, le nouveau détachement est opérationnel depuis le 30 septembre. Il s’agit du 7ème DETCHASSE de la force Serval.

 

Parallèlement, entre le 27 et 30 septembre, des incidents sécuritaires se sont produits à Tombouctou et Kidal, toujours suivis d’une action rapide des forces de l’ONU.

 

Le 28 septembre, des terroristes ont tenté une attaque par véhicule suicide sur le camp des forces armées maliennes stationnées à Tombouctou. Cette attaque a fait quatre morts, incluant deux terroristes et deux civils. Les victimes civiles ont été frappées alors qu’elles se trouvaient devant la caserne au moment de l’attentat. La MINUSMA a immédiatement dépêché sur place les éléments du bataillon burkinabé, appuyé par le détachement de liaison et d’appui (DLA) de la force Serval. Cette tentative d’attaque illustre la nécessité pour les forces maliennes, de l’ONU et de la France, de maintenir la pression exercée sur les groupes terroristes en renouvelant les opérations destinées à empêcher toute réorganisation.

 

A Kidal, des échanges sporadiques de tirs ont eu lieu entre le 27 et le 30 septembre, opposant pour la plupart des éléments FAMA ou SERVAL à des groupuscules non identifiés. Au cours de ces événements, les éléments de la force SERVAL se sont toujours engagés en appui de la MINUSMA dans le but de faire tomber la tension et de ramener la situation à l’équilibre entre les différentes parties.

 

Le bataillon logistique a poursuivi ses opérations de soutien de la force. Le 26 septembre, deux rames d’une quarantaine de véhicules chacune ont rejoint Abidjan, en Côte d’Ivoire, depuis Bamako. Ce convoi transportait du matériel désengagé du théâtre dans le cadre de l’allégement du dispositif. Un convoi est reparti le 29 septembre d’Abidjan avec du matériel au profit de la force Serval en direction de Bamako.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:35
IAF Chief Sounds First Anxious Note On MMRCA

October 04, 2013 - by Shiv Aroor – Livefist

 

He's been known to be unequivocally optimistic about the $20-billion M-MRCA fighter competition so far, but IAF chief, Air Chief Marshal N.A.K. Browne sounded anxious and uncertain over the deal, currently still in negotiations.

 

"We have no back-up plan. We need to get the deal going, or we'll face a big shortfall of fighters in the 2017-22 period," said Browne at his annual press conference ahead of Air Force Day on October 8. "The deal has to work. There's no other option."

 

The IAF chief rued the death of MoD Joint Secretary (Acquisitions) Arun Bal, saying his demise was tragic and a setback to several acquisition cases, particularly the MMRCA, which he handled directly.

 

"Negotiations on the MMRCA are still on. Cannot place a timeline on when the deal will be signed," the IAF chief said, marking the first time when he's left the timeframe open. In the past, Browne has commonly put down a specific time by which he said he expected the deal or paperwork to be complete.

 

Dismissing speculation about exchange rate fluctuations jeopardising high-value acquisitions like the MMRCA, the Chief said such contingencies had been accounted for, and wouldn't impact the acquisition decision.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:55
Dassault Aviation : Notification du contrat de rénovation des Atlantique 2

04/10/2013 Dassault Aviation

 

Dassault Aviation et Thales assureront la modernisation des avions de patrouille maritime, en coopération avec DCNS et le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé).

 

Brest, le 4 octobre 2013 -  Dassault Aviation et Thales se félicitent de la notification par le ministère de la Défense du contrat de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2). A l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire du site brestois de Thales, le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a procédé à la signature du contrat en présence de Laurent Collet-Billon (DGA), Eric Trappier (Dassault Aviation), Jean-Bernard Lévy (Thales), Patrick Boissier (DCNS) et Patrick Dufour (SIAé).

 

Le contrat, négocié avec la Direction générale de l'armement (DGA), prévoit la modernisation du système de mission de quinze ATL2. La rénovation a pour objectifs principaux de développer puis d'intégrer dans les avions existants l'état de l'art des nouvelles technologies en matière de système tactique de mission, sous-systèmes capteurs et consoles de visualisation. Ces équipements intégrés sont parmi les plus perfectionnés de l'industrie aéronautique. Avec les Etats-Unis, seule la France produit des appareils de patrouille maritime capables de conjuguer la détection (optronique, radar, acoustique) et la mise en oeuvre d'armements variés (missiles antinavires, torpilles, armements guidés laser).

 

Grâce à ce programme, les ATL2 amélioreront leur capacité à traiter les menaces modernes par tous les temps, que ce soit dans le cadre de la mission stratégique de dissuasion ou dans le cadre de conflits asymétriques : sous-marins silencieux et furtifs, embarcations rapides, véhicules terrestres, etc. Les avions pourront voler au-delà de 2030.

 

Cette rénovation sera réalisée par Dassault Aviation et Thales (co-traitants), associés à DCNS et en coopération avec le SIAé.

Dassault Aviation sera responsable du développement du coeur système incluant le logiciel LOTI (1) développé par DCNS. Dassault Aviation sera également en charge de l'intégration globale de l'ensemble des sous-systèmes et transformera à cet effet un avion « prototype » pour réaliser les essais en vol.

 

Thales développera le sous-système radar/Identification ami-ennemi IFF (2) et le sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération (STAN). Le radar bénéficiera des technologies les plus récentes dérivées de celles utilisées sur Rafale. Le STAN, adapté à tous les types de bouées acoustiques existants et futurs connus, permettra de détecter les cibles sur un spectre élargi de fréquences et de contrer les nouvelles menaces. 

 

DCNS développera le logiciel LOTI qui permet d'élaborer une situation d'ensemble à partir de différents senseurs et qui assure la mise en oeuvre des armements, telles que les torpilles et les missiles. Ce système collaboratif permet à plusieurs opérateurs d'interagir en même temps.

 

Le développement des consoles de visualisation tactique rénovée et le chantier des avions de série sont confiés au SIAé.

 

Pour l'industrie, ce programme permettra de maintenir les compétences dans les domaines clés qui sont au coeur des enjeux de l'industrie de Défense (lutte sous la mer, acoustique nouvelle génération, radars de combat et de surveillance, architecture et intégration de systèmes complexes). Les activités de développement et de production bénéficieront à différents bassins d'emplois en France, pour les industriels concernés et les PME associées.

 

En ce qui concerne les capteurs, cette opération capitalisera sur les projets d'études amont (PEA) notifiés depuis plus de dix années par la DGA à Thales dans les domaines de la détection sous-marine et des radars de combat (filière Rafale RBE2-AESA).

 

Note aux éditeurs :

 

Livré au cours des années 90, l'ATL2 (Dassault Aviation) est un avion de patrouille maritime mis en oeuvre par la Marine nationale afin d'effectuer des missions aériennes dans le cadre des fonctions stratégiques de dissuasion (au profit de la Force Océanique Stratégique, en appui aux Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins), de connaissance et d'anticipation ou de prévention/protection face à des menaces diverses.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans 83 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d'heures de vol, Dassault Aviation dispose d'un savoir-faire et d'une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d'avion, depuis l'appareil de combat Rafale jusqu'à la famille de business jets haut de gamme Falcon. En 2012, le chiffre d'affaires de Dassault Aviation s'est élevé à 3,94 milliards d'euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs. www.dassault-aviation.com:

http://www.dassault-aviation.com/

Suivez nous sur Twitter : @Dassault_OnAir

 

À propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l'Aérospatial, du Transport et de la Défense et de la Sécurité. Fort de 65 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 14,2 milliards d'euros. Avec 25 000 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d'agir au plus près de ses clients partout dans le monde. www.thalesgroup.com:

http://www.thalesgroup.com/

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

(1) LOTI : Logiciel Opérationnel de Traitement de l'Information

 

(2) IFF : Identification Friend or Foe

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 16:55
Thales : nouveau contrat de 600 millions d'euros pour la radio tactique Contact

 

04/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact. Montant du contrat : 600 millions d'euros.

 

Actuellement, Thales est commercialement au top. Depuis le début du printemps, il engrange de très nombreux contrats au dessus de 100 millions d'euros. Ce qui va certainement satisfaire le PDG du groupe d'électronique, Jean-Bernard Lévy, qui avait regretté lors de la présentation des résultats 2012 le peu de contrats au-dessus de 100 millions parmi les prises de commandes. Ce vendredi, lors d'une visite à Brest à l'occasion des 50 ans du site industriel de Thales, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, outre le contrat de modernisation des Atlantique 2, a également annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact.

La première tranche des travaux de développement du programme Contact représentait un montant de 263 millions d'euros. La deuxième tranche s'élève, selon nos informations, à 600 millions d'euros.  Au total, Contact, qui avait été piloté à l'époque par Patrice Caine, aujourd'hui numéro deux de Thales, pourrait s'élever jusqu'à 3,5 milliards d'euros si la cible initiale retenue est maintenue. "Les travaux notifiés permettront la poursuite du développement et la livraison des premiers équipements à compter de 2018", a précisé le ministère.

En cumulé, le ministre aura lancé ce vendredi pour 1 milliard d'euros de commandes, qui profiteront notamment à Thales et  Dassault Aviation.

 

Un atout pour l'export

"Programme à haute valeur technologique qui utilise la nouvelle technologie radio-logicielle", Contact est destiné à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G (plus de 150.000 postes radio dans de 40 pays). Le ministre s'est dit "convaincu du potentiel à l'export de ces radios Contact". Ce qu'a récemment confirmé le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, aux députés de la commission de défense de l'Assemblée nationale : "le programme Contact lancé mi-2012 sera le centre nerveux et le support technologique de la numérisation du champ de bataille. Il assurera une avance technologique sur la radio logicielle qui permettra à Thales de maintenir sa place de leader européen dans le domaine des radiocommunications tactiques, avec un fort potentiel d'exportation - près de 40 pays".

Dans son communiqué publié en juin 2012, Thales expliquait déjà qu'avec Contact il confirmait "son positionnement de leader mondial dans le domaine des radiocommunications militaires et peut espérer répliquer le succès à l'export déjà rencontré par le PR4G". Ce programme de radios de nouvelle génération sera principalement développé en région parisienne et à Cholet. La fabrication des équipements sera intégralement réalisée sur les sites de Cholet et de Brive.

 

Contact au sein des trois armées

Les radios logicielles et formes d'onde permettront de répondre aux nouveaux besoins à très forte plus-value opérationnelle exprimés par les forces armées en matière de numérisation du champ de bataille, de montée en puissance des applications de type C4I, de besoin d'échange d'images et de vidéos, … au sein d'opérations multinationales, expliquait Thales.

Les futurs postes de radio Contact seront intégrés dans les trois armées (Air-Terre-Mer) afin d'offrir à l'ensemble des forces terrestres, aériennes et navales engagées sur un théâtre d'opération "des capacités opérationnelles améliorées en terme de débit, de sécurité et d'interopérabilité".

Ils seront également interopérables avec les systèmes de communication d'autres nations et faciliteront ainsi la circulation de l'information entre alliés lors des opérations internationales en coalition. Enfin, ces futurs postes seront interopérables avec la forme d'onde PR4G assurant ainsi une interopérabilité ascendante avec les postes PR4G aujourd'hui en service.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:55
Thales veut grossir de 10 milliards d'euros en dix ans

03/10 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

C'est l'un des objectifs chiffrés du plan stratégique Ambition 10 dévoilé en interne.

 

Dans dix ans, Thales pèsera 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires de plus. C'est l'un des objectifs du plan stratégique Ambition 10 que Jean-Bernard Lévy, le PDG du groupe de défense et d'aéronautique, a dévoilé la semaine dernière devant plusieurs centaines de cadres réunis en séminaire à Paris, près de Montparnasse.

 

Pour parvenir à gonfler ses revenus à hauteur de 24 milliards d'euros, Thales mise évidemment sur les pays émergents. Sans surprise, puisque c'est en Inde, au Brésil ou encore en Asie du Sud-Est, que les budgets militaires ou de sécurité présentent les meilleures perspectives, malgré la volatilité de leurs devises locales.

 

Regrettant sitôt sa prise de fonction en fin d'année dernière le retard pris par le groupe dans ces pays, Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité absolue. D'autant qu'il doit compenser une situation difficile dans les pays dits mâtures. Résultat : Ambition 10 vise une croissance moyenne annuelle de 10 % dans les premiers, contre 4 % dans les seconds.

 

L'autre donnée chiffrée confirmée, c'est le taux de marge d'exploitation visé de 10 %, contre 6,5 % aujourd'hui. Avec, visiblement, l'intention de ne pas attendre dix ans pour y parvenir. « Le plus tôt sera le mieux », décrypte un cadre, tout en se demandant si le grand export dans les pays émergents rimera avec amélioration de la rentabilité.

Une approche « bottom up »

 

Jean-Bernard Lévy y a sûrement pensé puisque, comme tout plan stratégique qui se respecte, Ambition 10 comprend un volet d'amélioration de la performance baptisé « Ambition boost ». Mais là, pas de détail chiffré : l'approche se veut « bottom up ». En clair, les pistes d'économies doivent venir du terrain, dans un souci réitéré de favoriser l'adhésion des troupes et donc de trancher avec la gestion de son prédécesseur. Même s'ils saluent le retour d'un dialogue social digne de ce nom, les syndicats attendent avec hâte le prochain comité de groupe européen pour en savoir plus.

 

En attendant, le volontarisme du PDG de Thales a fait mouche après les années de serrage de boulons. « Le discours de conquête permanente a plu, même s'il n'a pas oublié qu'il faut livrer les contrats à l'heure », estime un autre cadre. Jean-Bernard Lévy a par ailleurs annoncé la création d'un poste de responsable marketing groupe. Contacté, Thales n'a pas souhaité faire de commentaire.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
La Défense taille dans ses rangs

03/10/2013 Par Alain Barluet, Service infographie du Figaro

 

Le ministre de la Défense a détaillé ce jeudi en conférence de presse les restructurations des armées prévues dans le cadre de la Loi de programmation militaire.

 

Quatre sites de l'armée de l'air et deux régiments «restructurés», c'est-à-dire déplacés, comme le prestigieux 1er régiment étranger de cavalerie (REC) d'Orange ou dissous -le 4e régiment de dragons (RD): Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi les premières mesures de fermeture de régiments prévues dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période 2014-2019. Des mesures effectives en 2014, «limitées» à ce stade mais qui en appellent inévitablement d'autres, une fois passé le cap des prochaines élections municipales. Le ministre de la Défense a d'ailleurs rappelé que quelque 34.000 postes -dont 10.000 au titre de la LPM précédente- seront supprimés d'ici à 2019, dont 7900 en 2014. Présentée début août, la nouvelle loi de programmation sera examinée le 21 octobre au Sénat, avant de passer devant l'Assemblée nationale. Parce qu'elles se traduiront dans les territoires, ces annonces ont fait réagir les élus des villes concernées.

 

À rebours du malaise ouvertement exprimé par d'anciens officiers supérieurs, ou diffus en interne, Jean-Yves Le Drian a fait valoir jeudi que ces mesures «ne porteront pas atteinte aux capacités attendues de nos armées», particulièrement les forces opérationnelles. Lors d'une conférence de presse, le ministre a rappelé la préservation de son budget à 31,4 milliards d'euros en 2014 (au niveau de la loi de finances initiale de 2013). Un maintien assuré notamment, a-t-il dit, par des économies sur la masse salariale, le fonctionnement (100 M€) et l'allocation de ressources exceptionnelles (grâce à des cessions immobilières, entre autres), lesquelles risquent pourtant d'être aléatoires. Les réductions d'effectifs doivent être assorties d'un «dispositif d'accompagnement social rénové», a assuré Jean-Yves Le Drian, sans davantage de détail. «D'une façon générale, le budget pour 2014 permet de maintenir un niveau élevé pour la défense», a affirmé le ministre, vantant «la préservation du tissu industriel» et, exemples à l'appui, «des avancées majeures en matière d'équipement».

 

Reprise en main

 

Autre initiative présentée jeudi par Jean-Yves Le Drian, la réorganisation du ministère, un volet sensible qui a déjà suscité réactions et critiques. Invoquant l'«efficacité de l'action» et la «rationalisation de l'organisation», le ministre reprend la main sur une série de fonctions clé dévolues ces dernières années à l'état-major des armées.

 

C'est le cas pour les finances, le soutien, les relations internationales et les ressources humaines. Dans ce dernier domaine, «j'avais constaté une dérive dangereuse à la hausse de la masse salariale alors même que le ministère engageait des diminutions drastiques de ses effectifs», a déclaré le ministre de la Défense. Les «dégâts» provoqués par les dysfonctionnements du système de paiement Louvois ont, eu aussi, fait déborder le vase. «Ce qui est en cause, ici, ce n'est pas tel ou tel. C'est une organisation confuse. Il en faut donc une autre», a tranché Le Drian.

 

Un décret sur ses attributions, récemment présenté en Conseil des ministres, le replace en position centrale sur l'échiquier de la Défense, notamment pour l'emploi des forces. Se sachant attendu sur sa méthode, le ministre a insisté sur la concertation préalable à ces décisions. Guère convaincu, l'ancien chef d'état-major des armées Henri Bentégeat avait mis en garde récemment dans ces colonnes contre un système «où les militaires sont tenus en suspicion».

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
Défense : un budget 2014 de crise et d'avenir

03.10.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le ministre de la Défense a présenté ce jeudi après-midi le budget Défense du projet de loi de finances 2014. Il est maintenu comme promis à 31,4 milliards d'euros, avec une part (inquiétante ? l'avenir le dira) de 1,77 milliard de recettes exceptionnelles.

 

" Nous maintenons la France aux premiers rangs sur le plan stratégique ", assure le ministre.

 

On trouve dans ce budget de la mission Défense des atouts, des freins et des inquiétudes. Ce 1,77 milliard d'euros de recettes exceptionnelles pour assurer le budget mais aussi la réduction du budget OPEX à 450 M€ alors qu'il s'est monté en moyenne ces dix dernières années à 650 millions d'euros (financement interministériel en cas de dépassement). Le désengagement d'Afghanistan, la réduction des effectifs au Mali et de nouvelles priorités stratégiques " vont faire décroître les besoins financiers en 2014 ". Soit.

 

Les personnels

 

La déflation d'effectifs se montera à 7 881 emplois en 2014 avec en face, un recrutement de 17 000 militaires et civils. Eh oui, le soldat doit rester jeune.

 

La déflation totale de 2014 à 2019 sera de 33 675 emplois (23 500 de la loi de programmation militaire et 10 175 restant de la LPM précédente). Le détail : 7 881 en 2014, 7 500 en 2015, 7 397 en 2016, 7 397 en 2017, 3 500 en 2018, 0 pour l'instant en 2019.

 

En 2014, 195,2 M€ seront consacrés aux mesures d'accompagnement.

 

Il y a aussi des créations de postes, denrée plutôt rare : 123 en 2014 dans la cyberdéfense et 65 dans les services de renseignement, notamment pour l'analyse de flux d'informations accrus. Le budget du " rens " augmente de 39 M€ en 2014...

 

Les commandes et livraisons d'équipements

 

Les crédits d'équipement passent à 16,5 milliards d'euros (+3,1 %). L'entretien programmé des matériels augmente aussi à 3,1 milliards (+ 5,5 %). L'innovation et la recherche (R&D) s'élèveront à 3,6 milliards en 2014, dont 750 millions d'euros pour les études amont.

 

Au rayon des livraisons et commandes, 2014 apportera notamment aux forces aéroterrestres 4 hélicoptères Tigre HAD (appui destruction), 4 NH 90 TTH (transport tactique), 77 VBCI (combat d'infanterie) et 4 036 équipements Félin, 13 lance-roquettes unitaires (LRU)... L'année célébrera également le lancement du programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre.

 

On note au passage que tous les hélicoptères Caracal seront regroupés au 4e RHFS à Pau, sous l'autorité du commandement des opérations spéciales (?).

 

Les forces navales bénéficieront d'une deuxième frégate multi-missions FREMM, de trois hélicoptères NH90 version navale. Un quatrième sous-marin Barracuda sera commandé et on lance le programme MdCN de missile de croisière naval.

 

Pour les forces aériennes, on attend la livraison de 4 A400M Atlas, 11 Rafale, 220 AASM (bombes air-sol), le lancement du programme de l'avion de ravitaillement en vol MRTT et la préparation de la rénovation des Mirage 2000 D.

 

Les fermetures de sites

 

De ce côté-ci, pas de surprise. Les restructurations que nous vous annoncions dès mardi soir, après leur signature au ministère de la Défense, sont confirmées. Avec la fermeture du 4e Dragons, remplacé à Carpiagne par le 1er REC qui quitte Orange, la réduction à leur plus simple expression des bases aériennes de Luxeuil-les-Bains et de Dijon-Longvic et la fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier. Lire le détail ici.

 

Une enveloppe de 150 millions d'euros aidera les collectivités à financer la reconversion des sites touchées.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
Défense nationale. L'Ouest épargné, les lignes bougent à l'Est

4 octobre 2013 LeTelegramme

 

Dans le cadre de la Loi de programmation militaire, le 4e Régiment de dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) sera dissous en 2014. C'est ce qu'on a appris ce jeudi, auprès du ministère de la Défense. Le 1er Régiment étranger de cavalerie d'Orange quittera, lui, en 2014 cette ville du Vaucluse pour s'installer à Carpiagne.

 

Quatre sites de l'armée de l'air sont, par ailleurs, touchés par ces restructurations prévues par la LPM, qui prévoit, notamment, 23.500 suppressions de postes supplémentaires au ministère de la Défense pendant la période 2014-2019 :

 

- La base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre son escadron de défense sol-air qui sera dissous et connaîtra une baisse de l'activité des Mirage 2000 qui sont stationnés sur cette base.

 

- "L'activité aérienne permanente" de la BA 102 de Dijon sera "arrêtée".

 

- L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015.

 

- Enfin, l'unité de commandement de la BA 279 de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera transformée en un "élément air rattaché" (AER) à la BA 123 d'Orléans-Bricy.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
Hausse du budget équipement des armées

Des militaires français sur le terrain aux côtés de canons Caesars fabriqués par Nexter. Crédit Photo Nexter

 

03/10/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Les crédits d'équipement des armées atteindront 16,5 milliards d'euros en 2014, soit 500 millions de plus qu'en 2013. Un effort est aussi prévu pour entraîner les hommes.


 

Inscrit à hauteur de 190 milliards d'euros dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, le budget de la mission défense se décline sur une base annuelle dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2014. Troisième budget de l'État, après l'Éducation et la charge de la dette, la défense verra ses crédits se stabiliser l'année prochaine à 31,4 milliards d'euros, soit au même niveau qu'en 2013. Cette enveloppe se décompose en 29,6 milliards d'euros de crédits budgétaires, 1,5 milliard d'euros au titre des Projets d'avenir industriel (PIA), 200 millions de produits de cession de biens immobiliers et plus de 70 millions de recettes exceptionnelles (redevances perçues au titre de fréquences télécoms cédées à des opérateurs).

 

Parallèlement, le budget de fonctionnement du ministère de la Défense va baisser de 100 millions d'euros. Un effort qui représente 11 % de la réduction totale des frais de fonctionnement de l'État (900 millions) programmée pour 2014.

 

Augmentation du taux de disponibilité du matériel

 

A l'intérieur du budget 2014 des armées, deux postes ont été privilégiés. Le premier concerne les crédits d'entretien programmé de matériels ainsi que l'entraînement des militaires (heures de vol sur avions de combat par exemple). Ce budget augmente de 200 millions d'euros par rapport à celui de 2013 à 3,1 milliards l'année prochaine. «Alors que la LPM précédente avait mis un accent fort sur la modernisation des armées en contrepartie des suppressions d'emplois, la prochaine LPM veut agir sur la préparation opérationnelle et augmenter le taux de disponibilité des équipements», souligne-t-on au ministère de la Défense.

 

Le second poste en hausse est celui des équipements. Les crédits prévus atteindront 16,5 milliards d'euros l'année prochaine, soit 500 millions d'euros de plus qu'en 2013. Jean-Yves Le Drian a rendu publique la liste des commandes et livraisons décidées pour 2014. La France prendra livraison du satellite franco-italien de télécoms militaires spatial Sicral, d'une frégate multimission (FREMM), de 11 chasseurs Rafale, de 4 Airbus de transport A400M, de 4 hélicoptères de combat Tigre, de 7 hélicos de transport NH90, de 60 missiles navales de croisière (Mdcb) qui équipent les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) ainsi que de 77 blindés VBCI.

 

Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre lancé

 

Parallèlement, plusieurs commandes seront notifiées à l'industrie. Le 4ème sous-marin de classe Barracuda (sur 6 prévus en 2007) sera commandé, le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre sera engagé avec les premiers contrats passés ainsi que les Airbus ravitailleurs MRTT et les drones de surveillance à l'américain General Atomics (2 systèmes de drones Reaper doivent être livrés aux armées françaises d'ici à la fin 2013 sur un besoin identifié pour 12 systèmes). Si, comme l'avait promis Jean-Yves Le Drian «aucun secteur, ni programme majeur n'est sacrifié», tous les programmes subiront un étalement et des décalages de livraisons. Ce qui inquiète les industriels.

 

Du côté Recherche et développement, le budget 2014 prévoit 3,6 milliards d'euros notamment pour préparer l'avenir dans l'aéronautique de combat. Sur ce total, une enveloppe de 750 millions sera réservée aux études amont.

 

En contrepartie du maintien du budget de la défense, les armées devront réduire leurs effectifs. En six ans, 34 675 postes seront supprimés dont 10 000 avaient déjà été programmés par la précédente LPM (2008-2014) mais non réalisés. En 2014, les rangs de la défense s'éclairciront de 7 881 postes au total.

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