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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
La Défense gèle les embauches de civils

03/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Même si le dérapage de la masse salariale du ministère de la défense se réduit, les recrutements de personnels civils ont été renvoyés sine die. La DGA notamment a gelé 75 embauches d’ingénieurs.

 

Ambiance morose à la Défense. Non seulement le ministère doit encaisser 34.000 suppressions de postes d’ici à 2019, mais en plus les quelques centaines d’embauches de personnels civils prévues cette année ont été renvoyées sine die. C’est la conséquence de la dérive de la masse salariale de la grande muette, même si cette dérive se réduit, a-t-on appris de sources concordantes. Entre 200 et 300 postes seraient concernés.

 

 

L’année dernière, les salaires du ministère a Défense ont dépassé les budgets prévus de plus de 200 millions d’euros. Et encore, c’est sans compter les conséquences des ratés du scandaleux logiciel de paye Louvois. En clair, il a fallu trouver plus de 200 millions ailleurs pour assurer la paye du personnel, civil comme militaire.

 

Réforme des RH

 

Cette année, la masse salariale (le « titre II » dans le jargon budgétaire) va encore déraper, mais nettement moins que l’année dernière. On devrait savoir de combien précisément dans quelques temps. Jean-Yves Le Drian a pris le taureau par les cornes et doit annoncer ce jeudi en milieu d’après midi une grande réforme de la fonction Ressources Humaines de son ministère pour mettre fin à la situation.

 

En attendant, le robinet des recrutements a été coupé. Certains y voient la patte vengeresse de Bercy, ce que l’on dément dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian : la DRH du ministère a pris seule cette décision. « Ce n’est pas une mesure définitive. Le gel durera le temps qu’on y voit plus clair sur le titre II », ajoute une autre source proche du dossier.

 

A la DGA, la sanction fait grand bruit. Cette année, la Direction générale de l’armement devait embaucher une centaine d’ICT - ou ingénieurs et cadres technico-commerciaux comme ils sont dénommés en interne. Sur le site du ministère de la Défense, on peut lire que les ICT « sont recrutés sous contrat (...) pour leur expertise de haut niveau ». Leurs contrats sont établis pour une durée de 3 ans, renouvelable une fois, puis convertis en CDI s’ils font affaire.

 

Mauvaise augure

 

Un quart environ des ICT prévus ont bien été embauchés depuis le 1erjanvier, principalement dans le domaine de la cyber-sécurité, l’une des priorités du livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Les autres recrutements ont été ouverts, puis fermés, puis rouverts cet été, pour finir par être renvoyés sine die la semaine dernière.

 

« C’est de mauvais augure », regrette un ingénieur (militaire) pour qui cela pose de gros soucis sur le plan des compétences, car les départs naturels ne sont pas compensés. Comme la charge de travail reste la même, la DGA va devoir redéployer le travail, déshabillant Pierre pour habiller Paul.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:55
03-10-2013 : Cérémonie d'hommage aux goumiers marocains

Des goumiers d’un des goums du 2e GTM (groupe de tabors marocains) détruisent un obstacle antichar allemand sur une route menant au col de Teghime ou vers Patrimonio. – photo ECPAD

 

03/10/2013 International

 

Discours de M. Kader ARIF, Ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants (Col de Teghime, 3 octobre 2013)

 

Monsieur le Consul,

Monsieur le Préfet,

Mesdames et Messieurs les Élus,

Monsieur le Président du Conseil exécutif,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Président de la Koumia,

Mesdames et Messieurs les Anciens combattants,

Mesdames, Messieurs

 

Ici à Teghime est gravé dans la pierre et la terre le souvenir du sacrifice des Marocains pour la Corse et pour la France, le souvenir de cette histoire commune, ciment de l’amitié franco-marocaine.

 

Je vous remercie, Monsieur le Contrôleur Général des Armées, d’avoir rappelé ces faits d’armes dont le souvenir nous réunit aujourd’hui et de nous accueillir pour cette cérémonie d'hommage aux goumiers marocains, ici à Teghime.

 

Teghime, je le disais, est l'un de ces lieux qui portent la mémoire de l’engagement des troupes marocaines dans la Libération de la France.

 

Dès le 11 septembre 1943, soit deux jours après le début de l'insurrection corse, un corps de débarquement est constitué en Afrique du Nord, qui rassemble plus de 6 500 hommes. Il s’agit de détachements de la 4e division marocaine de montagne, comprenant notamment le 4e régiment de spahis marocains et le 1er régiment de tirailleurs marocains.

 

Équipés à la hâte de tenues américaines, ces hommes, qui avaient déjà fait la démonstration de leur courage dans la campagne de Tunisie, s'apprêtent à embarquer pour la Corse. Le 2e groupement de tabors marocains et le 1er Bataillon de choc participent également à l’opération.

 

A la fin du mois de septembre, les troupes marocaines déclenchent « l’attaque des cols ». Les tirailleurs marocains se lancent à la conquête du col de San Stefano.

 

Très vite, et à l’issue de combats acharnés, les Marocains prennent les cols de San Leonardo et de San Stefano. Plusieurs distinctions ont été attribuées au 1errégiment de tirailleurs marocains pour cette action, mais parmi elle, une, plus que les autres retient mon attention : « Magnifique unité qui, au cours d’une audacieuse opération de nuit, a enlevé le 30 septembre 1943, la position du col de San Stefano, solidement tenue et organisée. A, par son action digne des plus hauts faits d’armes des Troupes marocains, ouvert la route à notre progression ».

 

Loin de leurs terres et épuisés par deux semaines d’âpres combats dans les maquis corses, dont ils ignoraient tout quelques jours auparavant, les soldats marocains maintiennent sans relâche la pression sur les troupes ennemies. La faim, la fatigue, la souffrance physique sont leur quotidien. Ils puisent alors dans la fidélité de leur pays à la France et la volonté d’élever la liberté au-dessus de la barbarie, la force de poursuivre.

 

Ils voient tomber leurs camarades au champ d’honneur français.

 

Ils voient leurs frères d’armes corses mourir sur leurs propres terres.

 

C’est l’arrivée du 2e groupement de tabors marocains qui permet de repousser définitivement l’ennemi. Au soir du 2 octobre, le col de Teghime est franchi telle une frontière conduisant vers le pays de la liberté.

 

Le 4 octobre, les goumiers entrent dans la ville de Bastia, tandis que des commandos du bataillon de choc français, leurs compagnons d’armes avec qui ils venaient de tant partager, hissent le drapeau tricolore sur la mairie.

 

Sur le plan militaire, leur action a été déterminante dans la libération du premier département français, acquise après seulement trois semaines de combats.

 

Je rends aujourd’hui un hommage appuyé aux troupes marocaines engagées en Corse en septembre et octobre 1943, et je souhaite rappeler le sacrifice de ces hommes, pour la France : sur un total de 75 tués et 250 blessés dans l’armée française, les pertes marocaines en constituent plus des deux tiers, avec notamment 41 goumiers « morts au Champ d’Honneur ».

 

Les Marocains ont fait le sacrifice de leur vie pour la France, prêts à donner leur sang et leur jeunesse pour un pays dont ils partageaient les valeurs.

 

La France n’oublie pas les 170 tués et 300 blessés parmi les résistants corses qui reposent aujourd’hui aux côtés de leurs frères d’armes marocains, dans les cimetières, mais aussi dans nos mémoires.

 

Ce monument, ici, à Teghime est là pour le rappeler à quiconque, civil ou militaire, jeune ou moins jeune, résidant corse ou touriste, qui emprunte ce chemin de mémoire.

 

Leur engagement dans les combats de la Libération de la Corse est le signe d’une fidélité, d’un dévouement et d’une loyauté qui les avaient conduits déjà à participer à la campagne de Tunisie, qui les poussèrent ensuite à poursuivre le combat de la liberté lors de la campagne d’Italie.

 

Et permettez-moi à cet instant de rappeler ces quelques mots prononcés par le roi Mohammed V, le 3 septembre 1939 : « A partir de ce jour et jusqu'à ce que l'étendard de la France et de ses Alliés soient couronnés de gloire, nous lui devons un concours sans réserve, ne lui marchandez aucune de nos ressources et ne reculez devant aucun sacrifice ».

 

Sachez que cette figure marque aujourd’hui nos esprits, nos mémoires et nos cœurs car elle est le reflet du souvenir de l’engagement marocain à nos côtés durant toute la Seconde Guerre mondiale et le reflet du combat commun mené contre le nazisme à travers toute l’Europe.

 

Les Marocains engagés sur le théâtre corse, dont sept sont parmi nous aujourd’hui, ont fait preuve d’un courage, d’un esprit de sacrifice et d’une ténacité admirables.

 

Et je dois dire que c’est une émotion toute particulière pour moi que de pouvoir vous rendre hommage avant que le Président de la République ne vous remette la Légion d’honneur demain, aux côtés des combattants corses, unis par le souvenir de votre fraternité d’armes.

 

A travers cette décoration, c’est aussi un hommage rendu à tous les soldats d’Afrique du Nord et des anciennes colonies venus sauver l’honneur de la France. Et vous savez combien je tiens à ce que la contribution de ces hommes et de ces femmes soit rappelée, chaque fois que possible, tout au long des deux cycles commémoratifs du Centenaire de la Grande Guerre et du 70e anniversaire des libérations du territoire.

 

Mesdames et Messieurs, l’histoire que nous commémorons aujourd’hui est celle du triomphe des valeurs de justice, de liberté et de solidarité, acquises au prix du sang et des larmes. Elle est le signe d’une France riche de sa diversité et riche de son histoire. Elle est le signe d’une fraternité d’armes qui éclaira l’horizon sombre d’un espoir de paix. Elle est le signe enfin d’une France rassemblée autour d’une mémoire apaisée et partagée.

 

Ce message de rassemblement, de fraternité et de tolérance, rappelé aujourd’hui à travers les récits de nos Anciens, français et marocains, civils et combattants de la liberté, est celui que j’adresse à la jeunesse de France et d’ailleurs. Car préserver cette mémoire commune est la seule garantie d’une paix durable et solide au sein de la société mais aussi entre les Nations.

 

Et je fais ici le vœu que les relations de la France avec ses partenaires étrangers soient à l’image de l’incroyable amitié qui unit la France au Maroc, une amitié dont l’histoire commune commémorée aujourd’hui est le ciment. Nous confions le souvenir de cette histoire et la mémoire partagée à nos enfants français de Corse, français d’ailleurs, et marocains, pour qu’ils la maintiennent en vie, qu’ils la nourrissent et qu’ils l’élèvent en modèle au-delà des frontières.

 

Je vous remercie.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:55
Défense : le ministre lance les restructurations dans les armées

03/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour 2014, le ministère doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations (dissolution, transfert d'unités ou rationalisation de fonctions) permettant d'atteindre sa cible de suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations dans les armées "concerneront principalement l'armée de terre et l'armée de l'air", a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Un régiment déplacé d'Orange (Vaucluse) à Carpiagne (Bouches-du-Rhône), où un autre est dissous, quatre sites de l'armée de l'air touchés en 2014 : les premières restructurations de la Loi de programmation militaire (LPM), qui prévoit la suppression de 23.500 postes entre 2014 et 2019, ont été dévoilées jeudi matin. La dissolution ou le transfert d'un régiment, soit près d'un millier de soldats et leurs familles - et au total plusieurs milliers de personnes quittant la ville - fragilise les entreprises locales.

 

Le 4e Régiment de dragons (RD) installé depuis 2009 sur le camp militaire de Carpiagne, près de Marseille, sera dissous en 2014. Le 4e RD, l'un des quatre régiments de chars Leclerc, compte 1.000 militaires et civils d'active et de réserve. Par ailleurs, le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC), prestigieux régiment de 900 légionnaires installé à Orange depuis 1967, quittera en 2014 la ville pour s'installer à Carpiagne. "Une catastrophe", pour le député-maire d'Orange Jacques Bompard, et une "mauvaise nouvelle" pour la section PS de la ville. Le maire et le PS ont appelé à une manifestation de protestation samedi après-midi. "Je comprends la fatigue d'un certain nombre d'unités qui ont été restructurées, et encore restructurées. Comment ne pas les comprendre ?", souligne le ministre

 

Armée de l'air touchée

 

Quatre sites de l'armée de l'air sont par ailleurs touchés par ces restructurations. La base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre "Servance", son escadron de défense sol-air (EDSA, quelque 200 hommes). Par ailleurs la base 116 connaîtra, selon le ministère de la Défense, une "baisse de l'activité" de ses Mirage 2000-5 de défense aérienne.

 

D'autre part, "l'activité aérienne permanente" de la BA 102 de Dijon, l'une des doyennes des bases de l'armée de l'air, sera "arrêtée". Elle abrite notamment un escadron d'entraînement sur Alpha Jet qui sera transféré à Cazaux (Gironde), selon le député UDI François Sauvadet, président du Conseil général de la Côte-d'Or. "Un coup sévère porté à la base et au département avec le départ de 350 militaires et 15 civils", a-t-il dit. L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015. Un site où travaillent 236 personnes, dont 98 civils.

 

Pas d'annonce après 2014

 

Enfin, l'unité de commandement de la BA 279 de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera transformée en un "élément air rattaché" (AER) à la BA 123 d'Orléans-Bricy, l'une des plus importantes bases du transport aérien. La BA 123 a accueilli lundi le tout premier Airbus A400M, nouvel avion de transport militaire européen, livré à l'armée de l'air française.

 

Concernant la période 2015-2019, le ministère estime "prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires". Le nombre de sites restructurés dépendra "des résultats de l'analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services", explique-t-il.

 

Les ressources exceptionnelles au rendez-vous

 

Présentée début août, la LPM sera examinée le 21 octobre au Sénat, avant de passer devant l'Assemblée nationale. Sur les 23.500 postes supprimés, 9.000 doivent l'être au sein des forces opérationnelles et 14.500 dans le soutien et l'environnement des armées. Une baisse des effectifs qui s'ajoute aux 54.000 postes supprimés dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013). "Conformément au projet de LPM, la défense réduira donc ses effectifs de 7881 emplois en 2014", a rappelé le ministre.

 

Au total, le budget de la mission « défense » s'élèvera à 31,4 milliards d'euros, dont 1,8 milliards proviendra de ressources exceptionnelles (REX). "Ce 1,8 milliard a une triple origine, a expliqué ce jeudi le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, et vous retrouvez au passage l'exigence de transparence que j'ai souhaité avoir : premièrement, des crédits du nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), pour 1,5 milliard ; deuxièmement, le produit de cessions d'emprises immobilières, pour 0,2 milliard ; troisièmement, d'autres ressources exceptionnelles pour 70 millions, dont des redevances versées au titre des cessions de fréquences hertziennes déjà réalisées lors de la précédente loi de programmation".  Le PIA financera des dépenses de la recherche spatiale et de dissuasion.

 

Un budget équipement stable

 

Le projet de budget 2014 prévoit également une augmentation des crédits d'équipement, qui passent de 16 milliards d'euros en Loi de finances initiale (LFI) 2013 à 16,5 milliards pour 2014. Cette enveloppe "vise à assurer la modernisation des armées et le renouvellement de nos matériels", a précisé le ministre. D'une façon générale, il estime que le budget 2014 permet "de maintenir un niveau d'ambition élevé pour la Défense. Il permet en particulier la préservation du tissu industriel et de l'emploi".

 

Pour autant, avec le maintien de tous les grands programmes, le ministère doit adapter les cadences et parfois les cibles des grands programmes, en cohérence avec les nouveaux contrats opérationnels retenus par le dernier Livre blanc. C'est la direction général de l'armement (DGA) qui s'y colle. "Mon objectif est que, d'ici la fin de l'année, l'essentiel des dossiers aient été traités. Nous avons déjà trouvé un accord sur la révision des cadences NH90 et Barracuda. Pour le reste, nous avançons", précise-t-il.

 

2014, livraison de grands programmes

 

L'année 2014 verra ainsi "des avancées majeures" en matière d'équipements. Seront commandés, parmi beaucoup d'autres, les avions ravitailleurs MRTT,  - "il était temps", estime le ministre  -, des drones MALE, - "il était temps aussi" - , les pods de désignation laser du Rafale, les véhicules du programme Scorpion, le quatrième sous-marin Barracuda…

 

Les forces armées recevront notamment le satellite franco-italien de télécommunications spatial Sicral, une frégate Fremm, quatre hélicoptères Tigre, sept hélicoptères NH90, 11 avions Rafale, quatre A 400M désormais appelés ATLAS, 60 missiles de croisière navals MDCN, 77 véhicules VBCI... "C'est la traduction de ma volonté, dans la LPM, de maintenir les grands programmes et d'en lancer près de vingt nouveaux", explique Jean-Yves Le Drian.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:45
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne

03/10/2013 Sources : EMA

 

Du 26 aout au 20 septembre 2013, le groupement terre de la force Epervier a conduit quatre détachements d’instruction opérationnelle (DIO) au profit d’une vingtaine d’instructeurs de l’armée nationale tchadienne (ANT), du grade de sergent à celui de capitaine.

 

Le détachement français, armé par 1er régiment de Spahis (1er RS) et le 1er régiment de Tirailleurs (1er RTir), a dispensé une formation tactique portant sur la pédagogie militaire, la topographie, le combat d’infanterie et sur le combat des blindés. Ces formations se sont déroulées sur le camp bâti du Groupement des écoles militaires interarmées (GEMIA) et sur un terrain de manœuvre des écoles. Le programme s’est étalé sur 4 semaines, marquées chacune par une dominante d’instruction.

 

La première semaine, les élèves du DIO ont reçu une formation sur les techniques et attitudes militaires pédagogiques. L’objectif était de leur donner des bases suffisantes afin qu’ils soient en mesure de conduire eux-mêmes une séance d’instruction.

 

La deuxième semaine a été consacrée à des cours de topographie. Après un enchaînement de cours théoriques sur la lecture de cartes, l’utilisation de matériels topographiques (boussole, jumelle, équerres de report de points, GPS…), les stagiaires ont restitué leurs apprentissages au cours d’une course d’orientation.

 

Le programme de la troisième semaine est centré sur les actes réflexes et les actes élémentaires du combattant: présentation de la section d'infanterie (son organisation et son articulation), présentation des missions offensives et défensives de la section d'infanterie et une étude détaillée de la mission reconnaître un axe (progression à pied et en véhicule) / mettre en place un check-point (mise en place appui, couverture, groupe assaut). L’étude de cette mission a donné l’occasion de faire travailler les stagiaires à l’aide d’une caisse à sable, outil dont l’efficacité n’est plus à démontrer à l’instruction comme en opérations.

 

Le cycle de formation s’est achevé par une semaine entièrement consacrée au combat en engins blindés que les stagiaires ont achevé la formation. Cette séquence a permis de revenir sur les actes élémentaires, les missions offensives et défensives, le stationnement et la sauvegarde du peloton blindé ont été revus. Un exercice individuel de synthèse en caisse à sable a clôturé le stage.

 

Chaque année, la force Epervier organise des détachements d’instruction opérationnelle au profit des militaires de l’armée nationale tchadienne, afin de transmettre leurs savoirs-faire. Ces formations, qui se déroulent dans le cadre des accords de coopération militaire entre la France et le Tchad, sont l’occasion de partages d’expérience et d’échanges particulièrement instructifs pour les deux armées.

Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:55
Activation du centre national de dévolution Air

Le général Caspar-Fille-Lambie a visité les installations du centre national de dévolution air

 

03/10/2013 Cellule de communication du CDAOA - Economie et technologie

 

Vendredi 27 septembre 2013, le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes, s’est rendu à Cinq-Mars-La-Pile où est basé le centre national de dévolution Air (CNDA), mais également l’un des quatre centres de détection et de contrôle (CDC) de l’armée de l’air.

 

Mis en œuvre depuis 2007, et implanté dans l’ouvrage enterré, le CNDA peut être activé lors d’une indisponibilité technique, programmée ou inopinée, du centre national des opérations aériennes (CNOA). En cas d’activation, le CNDA doit assurer la continuité des missions prioritaires et permanentes comme la posture permanente de sûreté (PPS) ou le suivi des mission de recherche et de sauvetage (SAR) en relation avec les centres de coordination et de sauvetage (CCS) situés au sein des CDC.

 

Ainsi, une maintenance technique programmée du CNOA a engendré l’activation du CNDA, le 27 septembre. Le général Caspar-Fille-Lambie a pu le voir en fonctionnement lors de sa visite.

 

Cette journée « test » de la mise en route du CNDA sera périodiquement renouvelée dans le cadre des entraînements liés aux procédures de sûreté aérienne.

Le centre national de dévolution air

Activation du centre national de dévolution Air
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:55
France : L'armée ferme ou restructure six sites

03/10 lesEchos.fr (Reuters)

 

La restructuration ou la fermeture d'une demi-douzaine d'unités et de bases de l'armée de terre et de l'aviation se soldera par la suppression d'au moins 7.500 postes dans la défense française en 2014, année électorale très délicate pour le gouvernement.

 

Le ministère de la défense assure que ces réductions d'effectifs seront effectuées par non renouvellement des personnels en fin de contrat ou partant à la retraite et par des départs volontaires.

 

D’ anciens officiers supérieurs protestent néanmoins contre ce qu'ils estiment être le "démantèlement de l'institution militaire", dans un "manifeste" publié par les sites internet LeMonde.fr et Médiapart.

 

Le projet de loi de finances 2014 prévoit un budget de la Défense stable par rapport à 2013 - 31,4 milliards d'euros hors pensions mais incluant investissements d'avenir et autres ressources exceptionnelles.

 

Première conséquence de cette stabilisation : la suppression prévue de 7.881 postes, essentiellement militaires, après une réduction de 7.234 emplois programmés en 2013.

 

La masse salariale de la Défense diminuera ainsi de près de 170 millions d'euros, auxquels s'ajoutera une réduction des dépenses de fonctionnement de 100 millions d'euros, précise le gouvernement dans un document de présentation du budget 2014.

 

Cet effort permettra d'augmenter la part des crédits consacrés à l'équipement des forces et à l'entretien des matériels, ajoute-t-il.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devait présenter jeudi, lors d'une conférence de presse, la traduction concrète de ces dispositions budgétaires.

 

Selon le ministère de la Défense, le 4e régiment de Dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) sera ainsi dissous et remplacé par le 1er régiment étranger de cavalerie (REC) d'Orange, qui quittera cette ville du Vaucluse gérée par un transfuge du Front national.

 

L'escadron de défense sol-air de la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, sera également dissous et l'activité des Mirage 2000 sur ce site sera réduite.

 

IMPACT LIMITÉ

 

Il n'y aura plus d'activité aérienne permanente sur la base 102 de Dijon (Côte d'Or), ce qui semble préluder à une fermeture pure et simple du site dans les années à venir.

 

Le site du détachement air de Varennes-sur-Allier sera fermé au cours des années 2014-2015 et la base aérienne de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera restructurée pour devenir un simple détachement rattaché à la base aérienne d'Orléans.

 

Le gouvernement, confronté au risque d'un vote sanction lors des municipales de 2014, semble soucieux de limiter l'impact de la rigueur budgétaire sur des implantations auxquelles population et élus locaux sont toujours très attachés.

 

Le ministère de la Défense promet des mesures d'accompagnement pour atténuer les conséquences économiques et sociales des restructurations sur les communes concernées, mais sans en préciser la nature.

 

Le Front national, fortement implanté dans le sud-Est de la France, directement concerné par certaines des restructurations prévues pour 2014, est d'ores et déjà monté au créneau.

 

Marion Maréchal-Le Pen, députée du parti d'extrême droite dans le Vaucluse, accuse le gouvernement de "brader" le "savoir-faire militaire" et l'"indépendance diplomatique" de la France faute "d'avoir le courage de mener des réformes structurelles".

 

Elle s'inquiète dans un communiqué des répercussions économiques du départ du 1er REC d'Orange, dans un département déjà fortement touché par le chômage.

 

La loi de programmation militaire 2014-2019, présentée début août en conseil des ministres, prévoit la suppression de près de 34.000 postes sur six ans dans la défense, ce qui ramènera les effectifs des armées françaises à 242.000 militaires.

 

Le "Cercle des sentinelles de l'Agora", club de réflexion réunissant d'ex-officiers des trois armes, de sensibilités diverses, estime pour sa part dans un manifeste que l'armée française est désormais réduite à "l'état d'échantillon".

 

"Le démantèlement de l'institution militaire arrive à son terme", écrivent-ils. Plus que la disette budgétaire, ils mettent en cause "les impératifs de l'Etat-providence" et une volonté "post-moderne" d'en "finir avec le fracas des armes".

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:35
Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

02/10/2013 17:12 International

 

L’adjudant Gaëlle, 29 ans et le sergent-chef Vicky, 26 ans sont déployées sur le théâtre afghan depuis le mois de juillet 2013 à l’hôpital militaire de Kaboul (Rôle 3) pour une durée de 3 mois. Elles sont manipulatrices en électroradiologie, plus communément appelées « manip radio ». L’adjudant Gaëlle est affecté à l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Bégin à Saint-Mandé depuis 2006 et le sergent-chef Vicky à l’HIA Legouest à Metz depuis 2008.

 

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

 

 « Ici, nous travaillons principalement avec les urgences et la réanimation de l’hôpital, mais pas uniquement. Nous travaillons aussi au profit des médecins du service des consultations et d’hospitalisation » explique l’adjudant Gaëlle.

 

Comme tous les matins, les deux « manip radios » débutent leur journée par un passage à « la réa » de l’hôpital, comme elles l’appellent. Elles viennent se renseigner auprès des réanimateurs sur le besoin d’imagerie pour le suivi des patients hospitalisés. « C’est dans ce service que sont traités les cas les plus graves ou les plus instables. Nous nous tenons toujours à la disposition des médecins de la réanimation et nous nous adaptons à leur planning, car il est plus facile pour nous d’ajuster notre emploi du temps que l’inverse », déclare Gaëlle.

 

Après la réanimation, direction le WARD (la « salle » ou secteur d’hospitalisation dans le jargon hospitalier). Les « manip radios », sont régulièrement sollicitées par les médecins  pour des compléments d’imagerie pour le suivi en pré ou post-opératoire (contrôle de réduction de fracture, radiographie pulmonaire …). Elles peuvent ainsi planifier et prioriser certains examens.

 

Mardi 20 août 2013, lors de son passage au WARD, le chirurgien maxillo-facial demande son aide à Gaëlle. Ce matin, il réalise une trachéotomie qui permettra à son patient de mieux respirer. La mission de Gaëlle consiste à effectuer, à la fin de l’intervention, dans le bloc opératoire, une radiographie pour vérifier la bonne position de la « trach » (dispositif d’aide à la respiration implanté à la base du cou). A cet effet, elle utilise un appareil mobile de radiologie appelé « mobylett ». « C’est ça notre travail, nous permettons aux chirurgiens de visualiser ce qu’ils ne voient pas de l’extérieur. Ils peuvent ainsi vérifier que le patient n’aura pas de complications ultérieures et ce avant même qu’il ne  retourne en chambre. Je me sens utile tous les jours », ajoute Gaëlle.

 

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

 

La journée d’une « manip radio » est ensuite rythmée par les demandes des consultations externes et des urgences. Les demandes médicales sont traitées par l’imagerie la mieux adaptée ; radiographie standard ou scanner. «Si on a besoin de nous dans l’urgence, nous sommes toujours disponible », ajoute Gaëlle. Le nombre et la nature des imageries sont variables selon l’activité quotidienne (jusqu’à 12 imageries conventionnelles et 3 à 7 scanners par jour, les deux-tiers concernent l’orthopédie, le tiers restant, des pathologies plus variées pulmonaire, digestive ou neurologique). Les patients sont aussi bien des membres de la coalition que des Afghans.

 

Les « manip radio » travaillent par cycle d’astreinte de 24 heures qui débute chaque jour à 14H00. Sur l’activité régulière, elles se relaient, ce qui leur permet de se reposer. Les urgences sont cependant susceptibles de bousculer cette routine à tout moment. Elles restent donc joignables jour et nuit pour répondre éventuellement à un afflux de patients, mais aussi pour partager leur domaine de compétence.

 

Le hasard fait souvent que Vicky est appelée la nuit. Elle se souvient, «  le 25 juillet 2013, à 3 heures du matin, j’ai été appelé par les urgences. Ce soir-là, un patient avait été victime d’une chute d’environ 3 étages. A l’arrivée au ROLE 3, un patient est toujours considéré comme un polytraumatisé. Nous réalisons donc systématiquement une radio du thorax et du bassin en complément de l’examen clinique. Ces examens, complétés le plus souvent par un scanner, nous permettent ainsi de déterminer si le patient doit immédiatement aller au bloc ou non ».

 

Vicky rajoute, « ce qui est particulièrement intéressant dans cet hôpital à Kaboul, c’est le travail en équipe. Il existe une vraie entraide ; c’est un excellent modèle de cohésion ! Ici, nous travaillons avec tous les médecins. Chacun est spécialisé dans un domaine bien particulier ; la neurologie, l’orthopédie, le viscéral. Nous discutons beaucoup avec eux, ce qui nous permet d’apprendre chaque jour. C’est un formidable retour d’expérience qui sera un plus pour nous et pour nos services une fois retournées en France ».

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologieAfghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:13
Décès du négociateur indien du contrat Rafale

02.10.2013 journal-aviation.com

 

PARIS, 2 octobre (Reuters) - Arun Kumar Bal, le négociateur du contrat d'achat des avions de combat Rafale pour le compte du ministère indien de la Défense, est mort mercredi d'une crise cardiaque, lit-on sur le site internet du quotidien India Today.

 

Le quotidien Les Echos, qui reprend la même information, cite des sources à New Delhi selon lesquelles ce décès porterait un mauvais coup aux espoirs de conclusion rapide des négociations entre l'Inde et le constructeur du Rafale, le groupe Dassault Aviation, tant Arun Kumar Bal occupait un rôle central dans le processus.

 

L'Inde a présélectionné le Rafale en janvier 2012 au terme d'un appel d'offres très disputé pour une commande évaluée à quelque 15 milliards de dollars portant sur 126 avions et 63 options potentielles.

 

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, avait déclaré récemment qu'il espérait une signature de cette mégacommande d'ici la fin de l'année.

 

Arun Kumar Bal enquêtait également sur les faits de corruption présumés dans l'acquisition de douze hélicoptères à AgustaWestland, la filiale du groupe italien Finmeccanica . (Jean-Michel Bélot, édité par Wilfrid Exbrayat)

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

crédits photos Nexter

 

02.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde et dernière partie de l’interview d’un des concepteurs du Titus, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter (relire la première partie )

 

Comment s’organise la famille Titus à partir du même véhicule modulaire ?

 

La version de base est le VTT sur lequel on peut ajouter des kits de différents types. L’objectif est qu’en quelques heures, avant projection ou sur le terrain, l’unité engagée puisse reconfigurer elle-même le véhicule pour la mission.

 

Il existe des kits combat (versions MMP, mortier de 81, tireur d’élite) pour adapter le VTT à la mission du moment, des kits missions qui donnent naissance à une famille de véhicules d’appui et de se soutien (PC, génie, mortier de 120 mm embarqué, VOA, dépannage, ravitaillement logistique, EVASAN/ambulance). D’autres kits de mission sont en cours d’étude. Il existe enfin, et c’est l’originalité du concept TITUS,  des kits d’environnement opérationnels (basse intensité, sécurité, combat classique, lutte anti insurrectionnelle/anti-terroriste, engagement en zone urbanisée). L’idée est de pouvoir adapter le véhicule aux menaces particulières, en termes d’emport de personnel (équipage de 2 + groupe à 12 jusqu’à un équipage de 3 + un groupe de 8 fantassins  « félinisés »), de protection (niveau 2 à 4 balistique et mines, IED jusqu’à 150 kg, roquettes AC, sièges « anti blast »), de puissance de feu (tous types de tourelleaux de 7,62 mm à 20 mm) et d’équipements (détecteur de départ de coup, détecteur de lancement de missile, leurre IR, caméras de vision périmétrique, échelle d’assaut, lame anti-barricade, système anti cocktail Molotov…).

 

Il n’y a pas de version dédiée, ainsi le mât d’observation de la version VOA se déploie par une des deux tapes de toit du VTT d’origine. La seule exception est la version mortier de 120 mm embarqué, due aux contraintes d’intégration et de mise en œuvre opérationnelle.

 

Enfin TITUS est prédisposé pour recevoir la vétronique générique NEXTER de dernière génération qui offre notamment la possibilité pour l’équipage d’échanger et de partager en direct toutes les informations tactiques et techniques (suivi logistique du véhicule, détection de panne, …)

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

Ces options peuvent peser lourd, le même véhicule peut supporter toutes ces options ?

 

Dans le développement du Titus, nous avons considéré la version la plus contraignante en termes de poids , c’est-à-dire la plus protégée et la mieux équipée qui pèse 24 tonnes en ordre de combat et cherché une fonction mobilité offrant encore 3 tonnes de charge utile. Le châssis à haute mobilité TATRA a été qualifié à 27 tonnes, ce qui permet de conserver une marge importante pour des évolutions ultérieures. Donc fiabilité du châssis à la charge maximale, pas de dégradation de l’agilité tactique au PTAC… Ce châssis offre une agilité tactique tout terrain remarquable et un diamètre de braquage exceptionnel (13m) qui le rend particulièrement apte à l’évolution en zone urbaine.

 

Titus n’a donc rien à voir avec le programme français VBMR ?

 

Titus n’a pas comme objectif le programme français VBMR, (Véhicule Blindé Multi Rôle, remplaçant du VAB). Il s’agit d’un véhicule dédié à l’export. Il ne correspond pas à certaines spécifications supposées du VBMR (monte pneumatiques, …) Pour le VBMR, nous poursuivons naturellement le programme dans le cadre de notre accord avec Renault Trucks Défense.

 

Sur quels marchés Nexter espère vendre le Titus?

 

Nous visons à capter dès 2015 les nombreux marchés qui s’ouvrent pour renouveler les flottes vieillissantes de véhicules de transport de troupe, à savoir les VAB, BTR, M113…, qu’il s’agisse du Moyen-orient ou de l’Asie. Titus ne cherche pas à remplacer la famille des véhicules de combat d’infanterie, il leur est complémentaire.

 

In fine, TITUS allie les qualités de protection du MRAP, de flexibilité du VTT et du « punch » du VCI.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
Défense : trois nouveaux contrats export dans l'escarcelle de MBDA

Le missile de défense aérien SAMP/T de MBDA, un des fers de lance à l'export

 

03/10/2013 Michel Cabirol –LaTribune.fr

 

Le missilier européen a engrangé une nouvelle commande en Arabie Saoudite d'un peu plus de 150 millions d'euros. MBDA va signer d'ici peu un contrat export en Malaisie d'un peu moins de 100 millions d'euros. Enfin, les corvettes du Vietnam s'équiperont de missiles MBDA.

 

Pour MBDA, la bataille de l'export est devenue une question de survie non pas pour le groupe en tant que tel mais pour rester un acteur global sur l'ensemble de la gamme missile. Car, comme le confirme le PDG du missilier européen (37,5 % BAE Systems, 37,5 % EADS et 25 % l'italien Finmeccanica) Antoine Bouvier, "l'équilibre" de MBDA "dépend des exportations". "Lorsque j'ai en face de moi les personnels, les cadres et les organisations syndicales, lorsque je présente au CCE (comité central d'entreprise, ndlr) la situation de la charge et leur explique que notre équilibre dépend des exportations, croyez bien que tous les responsables de l'entreprise sont profondément affectés et impliqués", a-t-il expliqué aux députés de la commission défense de l'Assemblée nationale.

Trois contrats, certes modestes, vont redonner un peu le sourire à Antoine Bouvier. Et conforter surtout le travail de fond des équipes commerciales du missilier à l'export. Pour trois raisons. D'une part parce que MBDA s'est battu comme un chien pour les obtenir dans deux pays référents (Arabie Saoudite et Malaisie) et dans un nouveau pays pour l'industrie d'armement française (Vietnam).

Enfin, ce sont trois contrats qui vont entraîner de nouvelles tranches de commandes à venir. En Arabie Saoudite, MBDA va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral, dont le fournisseur était déjà MBDA. A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

 

MBDA gagne en Malaisie et... au Vietnam

MBDA est en attente d'une notification (LOA, ou Letter of Approval) d'un contrat portant sur les installations de tir de missiles sur les six corvettes de type Gowind, dont le design a été vendu par DCNS. Le montant de cette commande est évalué à un peu moins de 100 millions d'euros. Mais qui dit installations de tir dit commandes futures de missiles. MBDA devrait ainsi vendre des missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3. La future commande est estimée entre 300 et 400 millions d'euros. Une belle victoire face au concurrent américain Raytheon qui présentait le ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile).

Selon nos informations, MBDA va également équiper avec du VL Mica et de l'Exocet les deux corvettes néerlandaises du chantier naval Damen achetées par le Vietnam (+ deux en option). Un nouveau très joli coup pour MBDA.

Outre ces trois contrats, MBDA, qui n'annonce jamais la signature de ces contrats à l'export en raison de la discrétion de ces clients, a engrangé, selon La Tribune, quelques beaux contrats, qui iront grossir les prises de commandes de 2013. Et peut-être même dépassé le record de 2012 (1,5 milliard d'euros). Surtout si le missilier parvient à décrocher enfin un des mégacontrats sur lequel il est en compétition, notamment grâce aux avions de combat (Rafale notamment, mais aussi Eurofighter et Gripen, voire Tornado).

 

L'Arabie Saoudite, bon client du missilier

Des commandes qui viennent d'Arabie Saoudite, dont une via BAE Systems, qui a signé un contrat évalué à 3 à 4 milliards de livres avec Ryad pour l'armement de ses vieux avions de combat Tornado. Le groupe britannique a choisi MBDA, qui fournira à l'armée de l'air saoudienne le missile air-sol britannique le Dual-Mode Brimstone, fabriqué pour la Royal Air Force. En outre, MBDA fournira à l'armée de l'air saoudienne un lot supplémentaire de missiles de croisière Storm Shadow. Soit environ une commande évaluée pour MBDA à 500 millions d'euros.

Enfin, MBDA participera au contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I). MBDA va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (un peu plus de 40 millions d'euros), deuxième client de ce nouveau produit, qui n'équipe même pas l'armée française, et notamment les BPC.

 

Singapour et l'Inde choisissent MBDA

Singapour, client très exigeant mais référent, a choisi MBDA. C'est une très bonne nouvelle pour le groupe. La cité Etat  va prochainement investir dans des missiles Aster 30 pour remplacer son actuel équipement américain vieillissant, a annoncé mi-septembre le ministre de la Défense singapourien, Dr Ng Eng Hen. Il n'a révélé ni le coût du système, ni le nombre de missiles, ni la date précise à laquelle Singapour fera cet investissement.

L'Inde a également sélectionné MBDA. Selon un communiqué publié lors de la visite de François Hollande en février dernier du Premier ministre indien, Dr Manmohan Singh's, New Delhi a annoncé avoir "conclu des négociations sur le missile SRSAM (Short Range Surface to Air Missile, un missile sol-air de nouvelle génération), qui, une fois approuvé par le gouvernement, sera co-développé et co-produit en Inde". Un contrat de l'ordre de 6 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros), selon l'agence de presse indienne PTI.

MBDA attend depuis des années ce très beau contrat, qui devrait gonfler, selon nos informations, son carnet de commandes à hauteur de 1,8 milliard d'euros, en vue de co-développer et co-fabriquer avec Bharat Dynamics Limited ce missile sol-air de nouvelle génération.

 

Trois gros échecs

MBDA a pourtant connu trois gros échecs même s'il  n'en a pas à rougir, les raisons n'étant pas imputable au missilier. L'un à Oman au printemps dernier, où il était pourtant donné comme favori. Le sultanat va finalement acquérir le système de défense aérienne américain de Raytheon SLAMRAAM pour un montant de 2,1 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros). Oman, qui n'a pas encore signé ce contrat, était pourtant sur le point de choisir le missilier européen MBDA mais a dû changer son fusil d'épaule sous la pression de l'administration américain.

"Le contrat avec Oman, que nous avons perdu, a expliqué Antoine Bouvier aux députés, s'élevait à un milliard d'euros, soit deux années de notre chiffre d'affaire en France : croyez bien que l'ensemble du personnel de l'entreprise a accusé le coup ! Mais il est de la responsabilité des dirigeants de surmonter le plus rapidement possible les déceptions pour aller de l'avant".

C'est le cas aussi en Turquie même si les deux concurrents américains et européens tentent de faire revenir la Turquie sur son choix fin septembre de prendre un groupe chinois. Pourtant membre de l'OTAN, Ankara a choisi CPMIEC pour la fourniture d'un système de défense aérienne stratégique. Un contrat évalué à 4 milliards de dollars. Ce qui a constitué une énorme gifle pour les américains Raytheon et Lockheed Martin ainsi que les français MBDA et Thales.

Enfin, Paris a préféré Thales à MBDA pour fournir à l'Arabie saoudite un nouveau système de défense aérien, un contrat estimé au total à environ 4 milliards d'euros. Le groupe d'électronique propose une modernisation du parc saoudien à base de Crotale NG.

 

Un carnet de commandes en baisse depuis 2009

Signe inquiétant, le carnet de commandes de MBDA baisse inexorablement depuis 2009. Fin 2012, il est même passé pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). Soit un peu plus de trois ans d'activité - pour un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros en 2012 stable par rapport à 2001 (3 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

En 2013, MBDA vise au moins trois milliards d'euros de prises de commandes, a prudemment estimé Franck le Rebeller. Antoine Bouvier insiste pour atteindre un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes supérieur à 1. Il faut compenser 2011 et 2012 , années où les prises de commandes ont été inférieures au chiffre d'affaires, a-t-il expliqué. C'était aussi le cas en 2010.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:50
A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand

Des mécaniciens de l'armée de l'air en formation sur A400M

 

03/10/2013 armée de l'air  - Economie et technologie

 

Lundi 30 septembre 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et le général Karl Müllner, son homologue de la Luftwaffe, ont signé un partenariat franco-allemand relatif à la formation sur l’A400M Atlas.

 

L’un des objectifs majeurs du programme A400M est une amélioration de l’interopérabilité par une plus grande standardisation de l’exploitation de l’appareil entre les différents pays partenaires. Plusieurs groupes de travail internationaux se rencontrent régulièrement sous l’égide de l’European Air Transport Command (EATC) afin de définir des procédures opérationnelles et un cursus d’entraînement communs.

 

Sur le plan de la formation, la mutualisation des moyens est déjà une réalité. La signature de l’arrangement technique franco-allemand concernant la formation sur A400M des équipages et mécaniciens le 30 septembre 2013 entérine les conditions du partenariat unissant la France et l’Allemagne sur ce projet.

 

À terme, la formation des mécaniciens à la maintenance aéronautique sur A400M se fera sur la base aérienne de Wunstorf en Allemagne (à partir de l’été 2015), ainsi que la formation de type des équipages et leur entraînement sur des missions logistiques. La formation des équipages sur les missions tactiques sera réalisée au centre de formation A400M de la base aérienne d’Orléans (dès 2014 pour les stagiaires français et à compter de 2018 pour leurs collègues allemands).

A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:06
Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest

03/10/2013 Source Marine nationale

 

Depuis le 30 septembre 2013 et jusqu’au 4 octobre, plus de quinze bâtiments de la Force d’Action Navale à Brest participent à l’entraînement collectif Morskoul au large de la Bretagne.

 

Durant toute la semaine, les bâtiments se sont entraînés conjointement en suivant un programme dense d’activité à la mer : ravitaillements à la mer avec la présence du bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, évolutions tactiques, exercices de protection de forces sous différentes menaces (lutte contre bâtiments de surface, aéronefs, mines, actes terroristes).

Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à BrestMorskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à BrestMorskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest

L’hélicoptère embarqué à bord de la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet a de plus effectué des vols au profit des différents bâtiments (treuillages, appontage, touch-and-go). Des Rafale Marine et des Super-Étendard Modernisé de la base de l’aéronautique navale de Landivisiau ont également apporté leur concours.

Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:00
Projet de loi de finances 2014

03/10/2013 Economie et technologie

 

Le budget 2014 traduit les orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013 ainsi que celles du projet de loi de programmation militaire dont il constitue la première annuité. Il prévoit des ressources totales de 31,4 Md€, identiques à celles du budget 2013.

 

Dans un contexte de redressement des finances publiques, le projet de loi de finances 2014 reflète l’engagement du Gouvernement à maintenir un effort de défense significatif. Cet effort permettra le financement du nouveau modèle d’armées, avec notamment une augmentation de la dépense en faveur de l’équipement [des forces] pour la modernisation des armées et le renouvellement de leurs matériels, mais également en faveur de l’activité opérationnelle, du renseignement ou [encore] du cyber défense.

 

Par ailleurs, près de 3 Md€ seront consacrés en 2014 aux programmes de la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » afin de marquer l’attachement du Gouvernement au monde combattant, l’importance des devoirs de réparation et de mémoire et sa volonté d’un renforcement du lien armée-Nation ; un renforcement que le ministre de la Défense et le ministre délégué aux Anciens combattants souhaitent placer au cœur de l’action du ministère et qui se manifeste, notamment, par la présentation conjointe cette année des deux parties du budget du ministère dans un document unique.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:57
Les restructurations de 2014 : des fermetures limitées... avant les municipales

03 octobre à 10h40 Jean-Dominique Merchet

 

L'opération "Le moins possible avant les municipales" a réussi : le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ne devrait annoncer cet après-midi qu'une série très limitée de restructurations pour 2014. En voici les principales.

 

Dans l'armée de terre : le 4ème régiment de dragons (Carpiagne), l'un des quatre régiments équipés du char Leclerc, sera dissous et le 1er REC quittera Orange pour venir s'installer dans l'emprise libérée par le 4ème RD. Un autre régiment devrait être dissous l'an prochain. Selon nos informations, il s'agit du 110ème RI, de Donaueschingen (Allemagne). L'annonce ne sera pas faite aujourd'hui, car il faut encore en informer les autorités allemandes, d'autant que le 110 appartient à la Brigade franco-allemande.

 

Dans l'armée de l'air, quatre sites sont touchés, avec une seule fermeture, celle du détachement air de Varennes-sur-Allier, une unité de soutien de moins de 300 personnes. La base aérienne de Chateaudun sera réorganisée et rattachée à la base aérienne d'Orléans. A Luxeuil, l'escadron de défense sol-air est dissous et l'activité aérienne des Mirage 2000 sera réduite. Enfin, la plate-forme aéronautique de Dijon-Longvic ne sera plus utilisée de manière permanente. C'est la mesure la plus symbolique : longtemps véritable Académie de la chasse, celle de Guynemer et des Chevaliers du ciel, la BA 102 n'accueillait plus qu'une demi-douzaine d'Alpha-Jets... L'évolution de l'agglomération dijonnaise fait que la base se trouve aujourd'hui en zone urbaine, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de nuisance ou de sécurité.

 

Les restructurations de 2014 : des fermetures limitées... avant les municipales

Un dispositif de compensation est mis en place, qui sera coordonné par le préfet Henri Masse. Le projet de loi de programmation militaire prévoit des crédits à hauteur de 150 millions pour les "territoires", comme on dit désormais, touchés par les fermetures. L'idée générale du ministère est de concentrer plus d'argent sur moins de projets, contrairement à ce qui avait été fait sous le précédent gouvernement.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Crédits photos: Nexter

 

01.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

FOB vous propose cette semaine de découvrir le dernier-né de la gamme de Nexter, dévoilé durant le salon britannique de DSEI, le blindé de transport de troupe 6X6 TITUS. FOB a rencontré à Londres, l’un de ses concepteurs, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter.

 

Comment est né le Titus ?

 

Le concept de TITUS a été le fruit d’une réflexion en trois étapes étalée sur environ trois ans. Après une analyse de l’évolution stratégique et des conséquences technico-opérationnelles sur les véhicules de l’infanterie depuis les années 80 jusqu’à l’engagement en Afghanistan, nous nous sommes penchés sur la notion de « Hybrid warfare » développée depuis quelques années par les Américains. Enfin, nous avons étudié le rôle des forces armées dans la sécurité intérieure.

 

De tout cela il ressort que dans les opérations de projection conduites par les armées occidentales en coalition dans des conflits insurrectionnels le rôle des forces s’est élargi, incluant désormais missions de combat à proprement parler, actions civilo-militaires, implication dans la reconstruction du pays (« Nation building »). L’étude de la sécurité intérieure, quant à elle, a mis en exergue le rôle des forces armées dans le maintien de l’ordre, la lutte contre-terroriste, la protection des infrastructures vitales et la surveillance des frontières (trafic transfrontalier de personnes ou de biens, infiltration de bandes armées).

 

Au plan purement tactique, désormais les forces armées peuvent être amenées à évoluer simultanément ou successivement sur le même théâtre d’opération dans des environnements très divers : basse intensité (maintien de la paix…), sécurité, combat classique asymétrique de haute intensité, lutte contre-insurrectionnelle ou  contre-terroriste avec un point commun : l’engagement en zone urbaine.

 

Pour ce qui ressort de l’emploi des engins blindés, il faut noter le glissement du rôle majeur traditionnel du couple VCI-char de combat au profit du VTT qui devient la colonne vertébrale et la bête de somme des engagements d’aujourd’hui, les véhicules de combat d’infanterie et les chars ayant été cantonnés à faire de l’appui feu ou de la réaction rapide. Enfin il faut noter le rôle grandissant des drones, des robots et des systèmes de informatisés de commandement, véritables multiplicateurs de force.

 

D’où l’idée de pouvoir disposer d’un seul type de véhicule, modulaire, afin de remplir l’ensemble de la gamme de missions tout en réduisant l’empreinte logistique.

 

Le facteur financier a-t-il été pris en compte dès la conception du Titus ?

 

Bien sûr. La nécessaire réduction de l’empreinte logistique dans les opérations extérieures, la diminution draconienne des budgets de la défense des pays occidentaux et l’apparition de concurrents nous ont amené à réfléchir en termes de coût global de possession. Les nouveaux compétiteurs commercialisent des véhicules blindés à un coût très bas, mais par contre il faut aussi reconnaître qu’à l’heure actuelle ils affichent des capacités moindres que leurs homologues occidentaux. Nous avons donc réfléchi en termes de coût/efficacité, c’est à dire de développer et proposer un véhicule de haute technicité pour un coût de possession limité. D’autant plus que la modularité du véhicule diminue la logistique sur le terrain. Voilà l’origine du Titus. C’est toute son originalité : le même véhicule est adaptable à tous types de missions. Ainsi l’empreinte logistique est très faible, puisqu’un seul châssis est disponible pour toutes les versions. C’est une nouvelle philosophie. Nous sommes en train de développer un second prototype, qui, sur ce même châssis TATRA, aura une motorisation plus puissante et amènera des évolutions dans l’ergonomie opérationnelle.

 

Quel est son prix d’achat ?

 

Avec le TITUS, NEXTER offre du haut de gamme pour pas cher. Le prix du véhicule de base est de 700 mille euros hors armement grâce à la recherche de sous-ensembles et d’équipements issus du civil (COTS). Le châssis TATRA, par son rapport qualité/prix contribue à cette recherche de la conception à coût objectif (CCO). Le client choisit toutes les options qu’il veut et seulement celles qu’il souhaite. L’offre Titus est d’une grande souplesse, adaptée au plus près au besoin.

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Quel est le concept du Titus ?

 

Il s’agit avant tout pour NEXTER d’une nouvelle approche vis-à-vis de l’utilisateur opérationnel. En amont le client peut arrêter la configuration désirée (motorisation, boîte de vitesse, banquettes ou sièges, accès par rampe et/ou portes, …) Nous avons donc travaillé sur la prédisposition industrielle afin de coller au plus près aux besoins du client. Toutes les options du Titus ont d’ores et déjà été envisagées et sont proposées au catalogue. Nous sommes déjà prêt à répondre à toutes les attentes et options que choisira le client. Ces options sont déjà intégrées dans notre processus industriel, de manière native. Toujours dans cette optique, NEXTER est à même de proposer la solution de soutien logistique la plus adaptée aux besoins ou spécifications du client, de la simple fourniture de pièces détachées jusqu’à une offre globale de soutien.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:55
Des Reaper pour la France: il faut commencer à mettre la main au portefeuille

01.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Lu dans la livraison quotidienne des avis d'attribution du Pentagone (avec le shutdown désormais effectif, je ne sais pas si le Pentagone va continuer à passer des commandes...?), un avis concernant la vente de Reaper à la France (voir ci-dessous). Le contrat FA8620-10-G-3038 n'est pas spécifique au contrat avec la France; c'est un contrat beaucoup plus large de construction aéronautique qui englobe l'achat français de deux Reaper.

 

Le marché attribué frôle les 50 millions de dollars mais sa nature n'est pas spécifiée. En tout cas, c'est la preuve qu'il faut commencer à payer...

 

Je rappelle que les équipages français sont en formation aux USA (cliquer ici pour lire mon post à ce sujet) et qu'un Reaper sera livré d'ici à la fin de l'année et un second début 2014.

General Atomics Aeronautical Systems, Inc., Poway, Calif., has been awarded a not-to-exceed $49,813,377 undefinitized contract action (DO 0112) under a previously existing cost-plus-fixed-fee contract (FA8620-10-G-3038) for France's MQ-9 Reaper urgent request program. Work will be performed in Poway, Calif., and is expected to be completed by July 15, 2015. This award is the result of a sole-source acquisition. This contract action is 100 percent foreign military sales for France. Air Force Life Cycle Management Center/WIIK, Medium Altitude Unmanned Aircraft Systems, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio is the contracting activity.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Belgique : Les nouveaux navires de patrouilles prennent forme

2 oct. 2013 belgiandefence

 

La construction de deux nouveaux navires de patrouille pour la marine a débuté mi-juin 2013. En ce moment, les constructeurs de la compagnie navale SOCARENAM assemblent les quatre parties de la coque.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
La France et l’Allemagne s’associent sur la formation A400M

02.10.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Le 30 septembre, à l’issue de la réception officielle de l’A400M sur la BA 123 d’Orléans-Bricy, le CEMAA, le général Denis Mercier et son homologue allemand le général Karl Müllner ont signé un accord de partenariat concernant la formation des équipages et des mécaniciens.

 

Ce partenariat prévoit qu’à partir de la mi-2015, les équipages effectueront leur formation de type et leur entraînement logistique sur la BA de Wunstorf, qui accueille depuis 1978 l’escadron de transport 62 de la Luftwaffe. L’entraînement tactique s’effectuera ensuite au centre de formation A400M de la BA 123 d’Orléans. « Nous posons les bases d’un premier partenariat et nous verrons par la suite quel pays souhaitera nous rejoindre » a déclaré le général Müllner, rejoint en ce sens par le général Mercier.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 15:55
Premier paiement pour les Reaper français

01.10.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Un avis d’attribution du Pentagone du 30 septembre fait état d’un premier contrat de 49,8 millions de dollars pour la fourniture des drones MQ-9 Reaper destinés à la France. La nature du contrat n’est pas spécifiée mais le délai d’achèvement est fixé au 15 juillet 2015.

 

Les deux premiers Reaper de General Atomics devraient arriver dans les forces françaises fin 2013-début 2014, sans plus de précisions de la part du ministère de la Défense pour le moment. Les drones sortiront en « configuration US Air Force » de la chaîne d’assemblage, non-armés. Des études sont actuellement en cours sur la francisation des appareils suivants.

 

Le 26 septembre dernier, l’armée de l’air annonçait que le premier équipage français, constitué de personnels du 1/33 « Belfort », avait effectué le premier « vol de familiarisation » d’un MQ-9 sur la BA de Holloman, au Nouveau-Mexique, le 24 septembre.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:50
Commandos italiens de retour de vol (photo Frédéric Lert)

Commandos italiens de retour de vol (photo Frédéric Lert)

02.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Quatorze nations, plus de 400 hommes et femmes et une vingtaine d’aéronefs engagés : Cazaux accueille depuis mercredi dernier et pour encore deux semaines la 7ème édition du CJPRSC : le cours européen de « personnel recovery » (PR). Autrement dit, l’art et la manière de récupérer des bipèdes en zone hostile.

 

Cette session est menée sous la houlette du groupe aérien européen (GAE). Celui-ci affiche depuis plusieurs années l’objectif de créer un centre d’expertise européen en matière de Personnel Recovery, pour coordonner à l’échelle du continent les entrainements, la doctrine et le support opérationnel.

 

Dès 1995, les opérations sur l’ex Yougoslavie avaient montré le manque criant de coordination et de savoir faire au niveau européen. De 2002 à 2006, le GAE avait en conséquence conduit plusieurs exercices sur le thème de la Combat Search and Rescue (CSAR, ou Resco dans le langage militaire français). Les leçons tirées de ces exercices avaient montré un manque de préparation des personnels impliqués. Le GAE décida alors de passer à l’étape suivante en créant un véritable cours : le CJPRSC (Combined Joint Personnel Recovery Standardisation Course). « Nous sommes dans la logique d’un enseignement, avec une véritable courbe d’apprentissage tout au long de la formation » expliquent les officiers du GAE.

 

Unifier la Resco à l’échelle européenne est un vaste chantier, dont l’ampleur se reflète dans la diversité des matériels réunis à Cazaux. La palme de l’exotisme revient aux Polonais, observateurs lors des précédentes éditions du CJPRSC et venus pour la première fois cette année avec deux de leurs hélicoptères (2000 kilomètres parcourus en deux jours et douze heures de vol pour rallier Cazaux depuis Inowroclaw, 80 km au nord ouest de Varsovie !)

 

La Resco européenne fait aujourd’hui face à plusieurs défis, le premier portant sur les communications. On ne parle pas ici de la langue de travail, l’anglais étant à présent bien entré dans les mœurs, mais des matériels et des procédures. Deuxième défi, l’interopérabilité : « un des intérêts du  cours est d’obliger les gens à remplir les missions avec les moyens dont ils disposent » explique-t-on à Cazaux. Troisième problème cité, celui des règles d’engagement (ROE, pour Rules Of Engagement) qui restent un facteur critique en opération. Le cours dispensé à Cazaux permet d’informer les différents contingents sur les limitations des uns et des autres. Mais une uniformisation des règles d’engagement entre les différents participants reste illusoire. « Il n’y a pas de solution à ce problème des ROE notent les officiers présents. Ce n’est pas nous qui faisons les règles, elles nous sont imposées par le pouvoir politique. Notre travail est d’apprendre à vivre avec les différences qui existent d’un contingent à l’autre dans le cadre d’un travail en coalition ».

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:45
Casa CN 235 du "Ouessan"

Casa CN 235 du "Ouessan"

02/10/2013 armée de l'air

 

Du 9 au 11 septembre 2013, un équipage de Casa CN235 a participé à l’exercice M’Wiri du 6e bataillon d’infanterie de Marine (BIMa), au Gabon.

 

Cet exercice s’articulait en plusieurs phases. Dans la phase initiale, une base opérationnelle aéroportée (BOAP) a été mise en place sur l’aéroport de Lambaréné, au sud de Libreville. Ces installations ont pu accueillir le centre d’opérations du 6e BIMa, responsable de la conduite de l’exercice.

 

La phase relative à l’exercice a permis de mettre en œuvre la plupart des modes d’action du Casa utilisables dans le cadre d’une opération aéroportée : largage de personnel, poser d’assaut, avitaillement d’hélicoptères, permettant ainsi le maintien en condition opérationnelle et la préparation au combat de l’équipage.

 

À l’instar des équipages d’hélicoptères AS555 Fennec, les équipages de CN 235 en mission au Gabon sont insérés, pour la durée de leur mandat, dans le dispositif des forces françaises au Gabon (FFG) au sein de l’escadron de transport 55 « Ouessant », stationné sur le détachement « air » 470 de Libreville.

 

La participation de l’escadron de transport « Ouessant » à ce type d’exercice permet de favoriser le travail en milieu interarmées, tout en contribuant à l’entraînement des équipages de l’armée de l’air détachés à Libreville.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
L’ONERA donne rendez-vous aux équipementiers aéronautiques

1er octobre Aerobuzz.fr

 

Pour rester compétitifs, répondre aux besoins de leurs clients et anticiper l’évolution des exigences environnementales et réglementaires, les équipementiers de l’aéronautique doivent s’appuyer sur l’innovation, indissociable de la R&T. La plupart n’en n’ayant pas les moyens, l’ONERA se positionne comme un partenaire

 

L’Onera dispose des disciplines scientifiques et techniques de l’aéronautique nécessaires à la conception des avions, de leurs équipements et systèmes. Doté de moyens numériques et expérimentaux de pointe reconnus au niveau mondial, l’Onera est aussi à même de fédérer les compétences clés des acteurs de son domaine pour apporter la réponse la plus pertinente et la plus complète aux besoins des équipementiers et ce, au plus haut niveau technique.

 

A l’occasion d’une convention organisée le 22 octobre, l’Onera présentera les domaines d’expertise nécessaires à l’innovation des équipementiers et les différents modes de coopération. Des experts Onera seront également présents pour s’entretenir avec les équipementiers dans le cadre de rendez-vous B2B individuels et sur-mesure.

 

Inscription gratuite : Sylvie.Moitel-Gin [ a t] onera.fr

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
L'escadron de défense SOL/AIR de la BA 116 de Luxeuil-les-Bains va disparaître

01/10/2013 Sophie Courageot avec Aude Sillans

 

L'information a été donnée à l'occasion de la venue aujourd'hui du chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Mercier, à la base aérienne.

 

L'été prochain, les 228  militaires actuellement affectés à l’Escadron de défense sol-air 04.950 « Servance » feront leurs valises et quitteront définitivement la base de Haute-Saône. Ils seront affectés ailleurs et regroupés avec des escadrons de même type. La base emploie à ce jour 1330 militaires.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Réception du 1er avion de la tranche 4 du programme Rafale

A ce jour, 180 Rafale de série ont été commandés par la DGA et 121 appareils livrés dans ses 3 versions – photo Dassault Aviation

 

1er octobre Aerobuzz.fr

 

La DGA (Direction générale de l’armement) a pris livraison le 12 septembre 2013 du premier exemplaire de la 4e tranche de production du programme Rafale. Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile nouvelle génération (DDM NG) et de l’optronique secteur frontal "identification et télémétrie". Le radar RBE2 AESA aurait un portée double de celle du RBE2. Il présente également de meilleures caractéristiques de résistance au brouillage. Ainsi équipé le programme Rafale affiche une longueur d’avance sur son concurrent européen Eurofighter/Typhoon.

 

Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active ElectronicallyScannedArray), qui permet d’améliorer significativement sa portée de détection. C’est l’aboutissement de plus de 10 ans d’efforts de R&D sur les antennes actives. L’avion, qui est le 121e Rafale de série livré, est un appareil biplace immatriculé B 339 destiné à l’armée de l’air. Il rejoindra dans les prochains jours la base aérienne de Mont-de-Marsan.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Les Spahis devraient échapper à la rigueur de la Loi de programmation militaire

l01/10/2013 ledauphine.com

 

On devrait savoir cette semaine quel est le régiment de cavalerie qui sera dissous par le ministre de la Défense, au nom de la rigueur imposée à la Loi de programmation militaire (LPM). A priori, ce ne sera pas le 1er Régiment de Spahis, basé à Valence. Et l’unité ne sera pas appelée non plus à rejoindre un autre quartier, dans une autre ville, comme un autre régiment de cavalerie va devoir le faire d’après les informations données à la commission de la Défense du Sénat la semaine dernière par le général Ract-Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre.

 

En clair, la LPM ne devrait pas affecter la base de défense de Valence. Il est vrai que la décision aurait été un crève-cœur pour le général Ract-Madoux, qui fut le 1995 à 1997 le chef de corps du 1er Régiment de Spahis, l’unité la plus décorée de l’Arme blindée Cavalerie… La LPM devrait d’ailleurs engager plus avant encore la réflexion sur le matériel qui succédera à l’AMX 10 RCR, dont les Spahis sont dotés.

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