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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
4° Journées d’études « Electromagnétisme et Guerre Electronique » 13 et 14 novembre 2013 à Toulouse

Source Onera

 

La contribution de l’électromagnétisme à la détection radar via les propriétés des cibles, des antennes ou de la propagation des ondes est reconnue de longue date, et fait l’objet de sessions dans les colloques spécialisés. Mais sa contribution au domaine de la Guerre Electronique, qui rassemble les techniques de renseignement et de lutte contre les systèmes de radiocommunication adverses ainsi que la problématique des agressions électromagnétiques, est tout aussi importante. C’est ce lien entre l’électromagnétisme et la Guerre Electronique qui sera mis en évidence et discuté à l’occasion de ces nouvelles journées, organisées comme les précédentes (en mars 2006, novembre 2009, novembre 2011) par la SEE groupe régional Midi-Pyrénées avec la DGA, l’ONERA et l’ISAE sur le campus ENSICA qui accueillera la manifestation.

 

La première journée présentera un certain nombre de problèmes à connotation électromagnétique qui se posent en Guerre Electronique comme la réduction de signature radar des plates-formes, la prédiction des effets des agressions électromagnétiques et de nouveaux concepts d'antennes pour applications en écoute ou en brouillage ; elle sera classifiée et la participation sera sur invitation seulement. La deuxième journée, ouverte à tous, sera consacrée aux méthodes et outils aussi bien expérimentaux que numériques qui contribuent à la solution de ces divers problèmes, et complétera le panorama du domaine de la Guerre Electronique. En conclusion, une table ronde permettra de faire le point sur l'avancement et les perspectives des principaux outils de simulation numérique pour l'électromagnétisme.

 

Comité de programme : B. Aknin (MBDA), A.Bellion (CNES), Y. Beniguel (SEE, IEEA), G. Bobillot (Onera), C.Carel (TCF), F. Christophe (Onera, SEE), E. Duceau (EADS-IW), JC. Gautherot (SEE), JL. Guiraud (SEE, ISAE), V. Gobin (Onera), G. Kubicke (DGA), P.Lalande (DGA), G.Leflour (Dassault), G.Mazé-Merceur (CEA), M. Nouvel (TSA, SEE), B. Pecqueux (CEA), P. Pouliguen (DGA), P. Ratajczak (Orange Lab), O.Vacus (CEA)

 

Organisateurs: SEE*, DGA ; ISAE ; ONERA

(*) :Groupe Régional Midi-Pyrénées en liaison avec le Club Technique Systèmes d'Observation

 

Point de contact: jlguird [at] isae.fr

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:54
1ères Rencontres Parlementaires de la Cybersécurité

source defense-et-strategie.fr
 

Les Rencontres annuelles de cybersécurité

Le mercredi 23 octobre 2013 auront lieu les 1ères Rencontres Parlementaires de la Cybersécurité qui se dérouleront au siège de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale à Issy-les-Moulineaux

Ouvertes par Madame Fleur PELLERIN, Ministre déléguée auprès du Ministre du redressement productif, chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique. Les Rencontres seront présidées par Jean-Marie BOCKEL, ancien ministre, sénateur du Haut-Rhin, membre de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces armées, et Eduardo RIHAN CYPEL, député de Seine-et-Marne, membre de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées

 
Les Rencontres seront articulées en deux temps :
  • la matinée sera dédiée à la réflexion à travers la tenue de deux tables rondes,
 
 
 

la première consacrée à la cybersécurité des OIV, sous la présidence et l’animation des présidents des Rencontres

 

 

 

la seconde au cadre et aux outils juridiques et judiciaires de la lutte contre la cybercriminalité, sous la présidence et l’animation d’ Axelle LEMAIRE, députée des Français établis hors de France, secrétaire de la commission des Lois, et de Francis HILLMEYER, député du Haut-Rhin, membre de la commission de la défense nationale et des Forces armée

  •   l’après-midi sera dédié à des ateliers et des démonstrations qui seront accessibles par petits groupes

 

Consulter le programme

 

Invitation

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:45
Mali : retour sur l'opération Serval avec le général Barrera

01.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le général Bernard Barrera, ancien patron de la 3e brigade mécanisée de Clermont-Ferrand, désormais directeur-adjoint de la DICOD, est revenu lundi, à l'invitation de l'Association des journalistes de défense (AJD), sur l'opération Serval, dont il a commandé la composante terrestre du 21 janvier à la début mai.

 

Un RETEX (retour d'expérience) épique d'une opération qui marque le soldat pour longtemps...

 

La préparation

 

" A la brigade, on savait que nous serions d'alerte Guépard début 2013 et qu'une fenêtre de projection majeure existait avec le Mali. On s'est donc entraîné dessus pendant un an et demi. L'Afghanistan, on savait faire. Là, il fallait se préparer à quelque chose de très différent avec de grandes élongations. La Kapisa et la Surobi, c'était tout petit. On savait qu'il faudrait jouer la subsidiarité, l'interarmes et l'interarmées. On a habitué les chefs de corps et les capitaines à se débrouiller seuls et ça nous a énormément servi. "

 

La mission

 

" La mission politique était claire et je peux vous dire que c'est un vrai régal pour un militaire. Libérer le pays et détruire les terroristes avec acceptation des pertes dans une campagne à risques.

 

Il fallait prendre Tombouctou. Ça résonne aux oreilles des gens depuis René Caillé (premier occidental à Tombouctou en 1828). Nous sommes montés à Bamako, pas par la route la plus facile ou dépendante des bacs mais par un grand raid à l'ouest de 1 000 km. C'était un peu l'axe Joffre en 1894... "

 

Les clés du succès

 

" Un bon entraînement, bien sûr, mais la brigade était surtout animée par un esprit de victoire. On y allait pour leur casser la figure. Avec tous ces gens avec leurs drapeaux français sur le bord de la route, c'était un peu la libération de la France. Ce n'était pas une guerre religieuse, une croisade, mais il s'agissait de libérer un pays.

 

Nous avons mis le paquet sur les appuis, l'aviation, les hélicos qui ont parfois sauvé la vie des hommes, la surprise dans la manœuvre. On a fait preuve d'imagination en allant plus vite et plus loin qu'eux. Ce fut une très belle opération car on ne s'est pas bridé. Et voilà, le soldat français a gagné car c'est un soldat très rustique dans ces très grandes chaleurs. Les hommes de l'ombre de l'état-major ont été aussi les artisans de la victoire.

 

Les armées de Terre et de l'Air, ça fait vingt ans qu'elles font la guerre, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan. Même s'il y avait des jeunes, ils savaient combattre. "

 

Un grand moment de solitude

 

" J'ai connu un grand moment de solitude le 26 février quand on a attaqué la vallée d'Ametettaï. Les Tchadiens venaient de perdre 26 hommes quatre jours plus tôt. On se demandait " sur quoi je vais tomber ? " On a attendu deux canons Caesar de Gao qui sont arrivés à 6 h à Tessalit. A 7 h, on attaquait. A 8 h, les Caesar tiraient. Les légionnaires (2e REP) étaient, eux partis à pied, à 4 h. Je me suis dit : " Les ordres sont donnés. Maintenant, je croise les doigts. "

 

On était prêt à plusieurs dizaines de morts car on craignait une vallée fermée. Eux sur des positions solides et nous avec le ballet des hélicos et des blessés. C'est pour ça que je voulais prendre les puits en moins d'une semaine. En plus, nos soldats étaient en limite physique. Si ça tardait, ils allaient s'écrouler.

 

En face, il y avait des trous. Ce n'était pas Verdun mais bien installé. On ne pouvait les laisser gagner une bataille psychologique : battre l'armée française. Finalement, le 1er ou le 2 mars, ils craquaient partout. On avait gagné. "

 

Les otages français

 

" Les otages, c'est y penser toujours, en parler jamais. Nous avons toujours essayé de les trouver. On continue. "

 

Les adversaires

 

" On s'est souvent demandé au début s'ils n'avaient pas fui. Il est difficile de faire une évaluation des pertes adverses, plusieurs centaines, de 600 à mille. Au nord, il y avait surtout des gens de la bande nord sahélienne ou extérieurs. Nous avons retrouvé des passeports égyptiens, canadiens... C'était un peu le Woodstock du terrorisme. On a découvert un site prêt à installer une base terroriste avec fabrications de bombes, de détonateurs, des ordinateurs... Plus au sud à Gao, nous avons rencontré des Mauritaniens, des gens provenant d'ethnies noires ou arabes, sous le contrôle du MUJAO. Au nord, les petits mercenaires payés par AQMI sont repartis chez eux rapidement.

 

C'était une zone grise en fait avec des groupes terroristes et trafiquants. Au nord, les hommes, à l'est, la drogue et les cigarettes. Ce n'était absolument pas une guerre religieuse. Ce sont des troupes courageuses mais pas valeureuses. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous. Le 92e RI a eu une opération au contact à 800 m au début et ça s'est fini à 10 m au pistolet. Ils se sacrifaient. C'est pour ça que je disais qu'il fallait aller au pas de la légion, 1 km par jour, pas plus mais détruisez-les tous, ils cherchent l'imbrication. "

 

Les enfants soldats

 

" On ne s'y attendait pas. Pour nous, il n'y avait que des jihadistes aguerris. On aurait dû avoir la puce à l'oreille quand des bergers nous disaient qu'on avait volé leurs enfants. Je ne connais pas d'exemples de soldats français ayant tiré sur un enfant soldat mais ça s'est parfois joué à une seconde. Nous avons trouvé des enfants morts dans des bombardements ou blessés par des éclats. Ceux-ci, nous les avons tous sauvés. "

 

Les Touaregs

 

" Nous avons profité des services de guides maliens dès le début février. C'étaient des Touaregs, des gens issus d'une minorité loyale à Bamako. On ne voulait surtout pas favoriser une guerre ethnique. Depuis, ça a un peu évolué. Les MNLA, on passait devant, on les voyait. Mais pour nous, le MNLA, c'était ni ami ni ennemi. "

 

Les armes ennemies

 

" Beaucoup d'armes venaient des stocks de l'armée malienne, pris lors des mois précédents, quelques munitions venant de Libye. Nous avons trouvé également des pièces d'artillerie, des mortiers mais ils ne savaient pas s'en servir. Nous avions peur de tomber sur de l'antiaérien mais non, ce sont des combattants légers. "

 

L'influence

 

" Nous avons touché la population en rétablissant rapidement, à Gao, à Tessalit, les relais GSM coupés car la population était favorable aux armées malienne et française. Nous avons relancé des radios locales maliennes pour expliquer notre action. Nous avons eu en retour une foule de renseignements par des Maliens courageux.

 

J'ai fait aussi monter en première ligne dans la vallée d'Ametettaï une équipe avec des hauts-parleurs. Je leur passais des messages pour qu'ils se rendent. Bon, on n'a pas eu une foule de gens. Beaucoup ont fui par le sud mais les enfants soldats n'ont pas résisté.

 

L'armée malienne

 

" Nous avons eu très souvent des FAMA avec nous. On les mettait en tête et je peux vous dire qu'ils fonçaient. Des généraux nous disaient qu'au contact des Français, ils étaient galvanisés. On a souvent une mauvaise perception mais il n'y a pas que des bataillons formés par l'Union européenne dans l'armée malienne. "

 

Les forces africaines

 

" Je n'ai pas trouvé que la force africaine se soit constituée lentement. Fin mars, début avril, la MISMA devenue MINUSMA a commencé à nous remplacer. Les Tchadiens ont été très courageux dans le nord avec une tactique de rezzou. On entendait à la radio les jihadistes. Nous c'était " les chiens " ; les Tchadiens, c'était " les mouches ". Ça résume. "

 

La suite

 

" La guerre n'est pas finie, on le sait. Les attentats récents à Tombouctou ou Kidal ne sont pas des surprises. Les jihadistes ont pris une raclée mais il reste des éléments qui vont tenter de mener des combats asymétriques à forte résonance médiatique. C'est pour ça que la France va laisser une force de réaction rapide, que la force africaine est déployée et que l'Europe mène la formation de bataillons maliens. Il y a encore des explosions et il y en aura encore mais ça n'a rien à voir avec une zone complètement coupée. "

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:30
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »

02/10/2013 Sources : EMA

 

Le 28 septembre 2013, au camp de Dayr Kifa au Liban, a eu lieu la cérémonie de transfert d’autorité de la Force Commander Reserve (FCR) entre le colonel Christophe Baudouin et le colonel Loïc Mizon.

 

Le général de brigade irlandais Patrick Phelan, adjoint du commandant de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a présidé la cérémonie de transfert d’autorité de la FCR entre le colonel Baudoin, commandant le 4e régiment de Dragon, et le colonel Loïc Mizon, chef de corps du régiment d’infanterie Chars de Marine. En 6 mois, les 600 militaires de la FCR mandat 19 ont effectué plus de 500 patrouilles avec les forces armées libanaises (FAL). Conformément à la résolution 1701 du CSNU, la FCR a conduit une vingtaine d’instructions opérationnelles au profit de plus de 300 militaires libanais. Enfin, le mandat de la FCR a été marqué par l’exercice « Steel Storm » pendant lequel, sous commandement français, les détachements de la FINUL se sont retrouvés pour un exercice de tir à Naqoura. 40 000 munitions de petit calibre ont été tirées à cette occasion.

 

La FCR mandat 20 est désormais armée par 600 marsouins des régiments de la 9e brigade d’infanterie de Marine (régiment d’infanterie Chars de Marine, 6e régiment du génie, 11e régiment d’artillerie de Marine) et d’une compagnie d’infanterie du 92e régiment d’infanterie de Clermont Ferrand, aux ordres du colonel Loïc Mizon.

 

La relève nombre pour nombre des militaires de l’opération DAMAN initiée le 25 septembre est donc achevée. Les derniers éléments des unités « montantes » ont été débarqués du BPC Tonnerre dans la matinée du 29 septembre et ont rejoint Dayr Kifa à environ 100 kilomètres au sud de Beyrouth.

 

L’organisation millimétrée des mouvements d’embarquement et de débarquement, orchestrée par l’équipage et la batellerie du BPC Tonnerre, ont permis à cette opération d’ampleur de s’achever dans d’excellentes conditions. Une section de protection des forces armées libanaises (FAL) a assuré la sécurité de l’opération aux côtés d’une section de la « Force Commander Reserve » (FCR) sur véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI). Comme le 25 septembre, du personnel du Service de l’immigration était présent sur place pour assurer la gestion et la fluidité des formalités administratives d’entrée et de sortie du territoire libanais. Madame Cécile Longé, consule générale de France au Liban a rendu visite aux militaires des deux mandats présents sur la zone de débarquement.

 

La France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL. Les militaires français de l’opération DAMAN agissent particulièrement au sein de la FCR qui confère au force commander une capacité de dissuasion, de réaction et de coercition. Robuste, souple et réactive, la FCR constitue une véritable force décisive au service de la paix au Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:30
Thales : un contrat de 2 milliards en ligne de mire en Arabie saoudite

Système de défense missiles sol-air Crotale. Grâce à une caméra infrarouge, il est possible d\'avoir une image très précise de la cible jusqu\'au bout, et donc, le cas échéant, de décider de ne pas la faire exploser. - Photo Armée del'Air

 

02/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Thales est en lice pour moderniser la défense sol-air du royaume avec ses missiles Crotale de nouvelle génération. La visite du ministre de la Défense, lundi à Djedda, pourrait faire avancer le dossier de manière importante.

 

Thales va-t-il enfin décrocher le mirifique contrat de modernisation de la défense antiaérienne à courte portée de l'Arabie saoudite, une affaire évaluée à plus de 2 milliards d'euros qui court depuis dix années ? Depuis plusieurs semaines, c'est ce qu'on espère au sein du groupe de défense. Même si la prudence est de mise et que le ministre de la Défense n'y va pas que pour cela, la perspective de la visite lundi prochain de Jean-Yves Le Drian à Djedda, où il doit rencontrer son homologue notamment, n'a fait que renforcer les espoirs.

 

Rangé parmi les « éléphants blancs » en interne vu le montant en jeu, le projet a plusieurs fois été donné comme conclu avant de sombrer dans les méandres du système décisionnaire saoudien. Thales joue gros dans cette partie qui a vu s'affronter Français, Russes, Allemands, et un tandem américano-norvégien. Ce sont en effet les missiles Crotale du groupe montés sur chars AMX30 (système baptisé « Shahine ») qui équipent le pays depuis les années 1980.

 

La prudence demeure

 

Pour Thales, l'attente est d'autant plus marquée que les Saoudiens ont tranché depuis plus d'un an déjà en faveur de la technologie des Crotale de nouvelle génération qui équipent l'armée française. Le principe : grâce à une caméra infrarouge, il est possible d'avoir une image très précise de la cible jusqu'au bout, et donc, le cas échéant, de décider de ne pas la faire exploser. A l'inverse, les autres missiles obéissent à la logique « fire and forget » qui veut, qu'une fois tiré, on ne peut plus rien faire. Seul le Russe KBP développe une technologie similaire à celle de Thales, au travers d'une évolution du système Pantzir.

 

La déplacement du ministre de la Défense sera-t-il décisif ? A Paris, on espère au moins une avancée importante. « Le dossier s'est accéléré ces derniers mois », confirme-t-on aux « Echos ». Mais la prudence demeure. L'exemple du contrat Lex de modernisation de quatre frégates et de deux navires ravitailleurs plaide en ce sens puisqu'il a fallu un an et demi pour aboutir à la signature après avoir tout bouclé.

 

Chez MBDA, en revanche, c'est un peu la soupe à la grimace. La filiale d'EADS, de BAE et de Finmeccanica a tenté par deux fois de placer ses missiles Mica et Aster, en complément des Crotale NG de Thales. Sans succès : aussi bien le précédent gouvernement que l'actuel lui ont opposé un « niet » catégorique.

 

Contactés, ni le ministère de la Défense ni Thales n'ont souhaité commenter.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:55
Assemblée nationale : Audition de M. J-B Lévy, président de Thales sur le projet de loi de programmation

01.10.2013 Assemblée nationale

- Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Bernard Lévy, président de Thales, accompagné de M. Patrice Caine, directeur général, sur le projet de loi de programmation

Compte rendu n° 100 - jeudi 19 septembre 2013 - séance de 11 heures

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 20:55
photo 1e REC

photo 1e REC

1 octobre 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Journée compliquée pour le général Bertrand Clément-Bollée, commandant des forces terrestres.Qui devrait d'abord annoncer à Carpiagne, au 4ème régiment de dragons (RD) sa dissolution. Puis aux légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (REC) qu'ils quittent Orange pour...Carpiagne.

 

photo 4e RD - Armée de Terre

photo 4e RD - Armée de Terre

Recrée en 2009, le 4ème RD, régiment de chars lourds disparaît à nouveau : "cette fonction avait déjà beaucoup souffert en 2008, en voici une nouvelle démonstration" commente un haut-fonctionnaire de défense.

photo 1e REC

photo 1e REC

La Légion est également touchée par ces restructurations mais sous une forme géographique. Le REC (dont le chef de corps s'apprête à rentrer de Côte d'Ivoire) quittera le Vaucluse pour les Bouches-du-Rhône. L'adresse aux légionnaires aura certainement un ton particulier pour le général Bertrand Clément-Bollée, qui a commandé le régiment entre 1999 et 2001.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:55
Budget pour 2014 et organisation du ministère de la Défense - Conférence de presse de Jean-Yves Le Drian

01/10/2013 Ministère de la Défense

 

Jean-Yves Le Drian, présentera la mission Défense du projet de loi de finances pour 2014, la réforme de l’organisation du ministère de la Défense et les décisions prises en matière de restructurations pour l’année 2014, à l’occasion d’une conférence de presse qui se tiendra le jeudi 3 octobre à 16h00

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:55
Un salon pour toutes les simulations ! (vidéo)

01/10/2013 C. Bobbera - Economie et technologie

 

Le 8emondial de la simulation s’est déroulé du 27 au 29 septembre 2013 au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. A cette occasion, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a présenté au public  son simulateur EDITH (entraineur didactique interactif tactique hélicoptère), sur lequel s’entrainent et se forment les chefs de bord, les chefs de patrouille et les commandants d’unité.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 3/4

Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun - Crédits : J. Peschel/ EMA / Marine Nationale

 

01/10/2013 Sources : EMA Com

 

Pour la première fois, l’armée française expérimente sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Troisième volet.

 

Sapeurs, une base commune

 

Lors de leur réunion hebdomadaire, les acteurs des trois composantes (SID, Terre, génie de l’air) planifient l’emploi de leurs moyens. Quelques exemples…

 

« Parmi les chantiers significatifs réalisés sur la PfOD, je citerais les travaux de terrassement qui ont permis de mettre hors d’eau des installations sensibles en vue de la saison des pluies. » explique le chef de bataillon Thomas.

 

À Kidal, cette coopération s’est concrétisée pour la réhabilitation des check-points de la MINUSMA. Grâce à sa capacité de projection aérotransportable, le détachement du 25e RGA était le seul à disposer là-bas de moyens lourds. Au total, 7 check-points ont été réhabilités.

 

La destruction d’un bâtiment en ruines sur la zone aéroportuaire de Gao, afin de sécuriser la future plateforme dédiée aux aéronefs de la Force, est un autre exemple de la coordination des moyens.

 

« On s’adapte, on travaille au profit du site en particulier et du génie en général. On reste des sapeurs ! » confie le capitaine Florian. Et au chef de bataillon Jean-François de poursuivre : « On s’aperçoit que sans les uns et les autres, aucun de nous ne pourrait remplir sa mission à 100%. »

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:00
La gendarmerie de l’air célèbre ses 70 printemps

01/10/2013 armée de l'air

 

À l’occasion du 70e anniversaire de la gendarmerie de l’air, une cérémonie commémorative s’est déroulée mercredi 25 septembre 2013 sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

 

L’événement est co-présidé par les majors généraux de l’armée de l’air et de la gendarmerie nationale, le général Antoine Creux et le général Richard Lizurey.

 

Le 15 septembre 1943 paraissait le décret qui donnait naissance à la gendarmerie de l'air. Soixante-dix ans plus tard, cette cérémonie célèbre les liens anciens qui unissent l’armée de l’air et la gendarmerie nationale.

 

 

 

La gendarmerie de l’air célèbre ses 70 printemps

Extrait de l'ordre du jour

 

Dès la Première Guerre mondiale, la nécessité était apparue d’affecter les gendarmes prévôtaux à la surveillance des terrains d’aviation militaire aménagés aux abords du front. À sa création en 1934, l’armée de l’air bénéficia ainsi d’éléments détachés de la gendarmerie départementale ou de la Garde républicaine mobile, pour surveiller ses terrains et ses installations. C’est en 1943 que le premier corps de la gendarmerie de l’air fut créé par le comité français de libération nationale ; ce corps comptait alors trois sections et une école pour la formation des élèves gendarmes, complètement intégrées à l’armée de l’air. En 1956, la gendarmerie de l’air devint une formation spécialisée de la gendarmerie nationale, mise pour emploi auprès de l’armée de l’air.

 

Aujourd’hui, le dispositif de la gendarmerie de l'air continue de s’adapter en permanence, tout comme ses modes d'actions. Ses unités ont été réorganisées pour répondre aux profondes transformations de l'armée de l'air. Cette réorganisation a renforcé les capacités d'investigation et amélioré la réponse sur tout le spectre judiciaire, des accidents aériens aux vols dans les emprises militaires.

 

Forte de son histoire et de ses traditions, la gendarmerie de l’air assume aujourd’hui les missions de  « sûreté-protection du domaine air » comprenant la surveillance active de la base aérienne et de ses abords, le « conseil aux autorités » pour toutes les questions relatives aux missions de police et de sûreté-protection, et les « missions de police » militaire, administrative et judiciaire. La gendarmerie de l'air apporte enfin sa contribution aux enquêtes liées aux accidents d'aéronefs militaires français ou étrangers. Ces savoir-faire sont reconnus au-delà de nos frontières, notamment dans le cadre d’opérations extérieures, comme c’est le cas aujourd’hui sur l’aéroport de Kaboul en Afghanistan.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

01/10/2013 Paul Hessenbruch Economie et technologie

 

L’avion de transport militaire de nouvelle génération, l’A400M, a été officiellement reçu par l’armée de l’Air à Orléans-Bricy, le lundi 30 septembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d’inauguration.



 

L’A400M, nouvel avion de transport militaire français, a été officiellement inauguré lundi 30 septembre sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy. Lors de la cérémonie, présidée par le ministre de la Défense, ce premier exemplaire livré à l’armée de l’Air a été baptisé du nom de « Ville d’Orléans ». Vers 17h l’Atlas a effectué un vol inaugural destiné aux personnels de la base, personnalités locales et autorités militaires.

Le matin même à Séville, chez Airbus Military, Jean-Yves Le Drian a participé à la cérémonie officielle de livraison de l’A400M. C’est à bord de cet avion que la délégation française a rejoint Orléans.

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

« Décoller de Séville, de l’un des sites majeurs de l’industrie de défense européenne, pour atterrir sur la base d’Orléans, au cœur de nos forces aériennes, est une expérience exceptionnelle (...) Je suis bien conscient de vivre un événement comme il s’en produit peu, dans un mandat de ministre de la Défense. Il faut remonter à treize ans, en 2000, pour voir l’armée de l’Air accueillir un avion entièrement nouveau. C’était alors le Rafale. Aujourd’hui, c’est l’A400M qui fait son entrée dans nos forces aériennes, pour concourir au succès des armes de la France. »

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

Cet avion de nouvelle génération permet de franchir 8 700 km sans escale, de disposer de 340 m3  de volume de soute (deux fois plus qu’un  C130-Hercules), et d’emporter une charge quatre fois supérieure à celle d’un Transall, tout en étant deux fois plus rapide. Le ministre a rappelé l’importance pour la France de disposer de cette nouvelle capacité : « L’enjeu, ici c’est la dilatation de notre espace stratégique. Avec cette capacité de transporter davantage, plus loin et plus vite, nous renforçons le lien entre le territoire métropolitain et ses antipodes, où nous pourrions intervenir demain. »

Un deuxième exemplaire de l’Atlas devrait être réceptionné par la France d’ici la fin de l’année, la loi de programmation militaire 2014-2019 fixant à 15 le nombre d’A400M en 2019.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:55
La France reçoit le premier avion militaire A400M

30/9/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie), et quatre exemplaires par la Malaisie.

 

De nombreux responsables politiques européens ont participé, ce lundi 30 septembre, à Séville (Espagne), à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M. Mais ce programme de défense, le plus important au niveau européen, a bien failli ne pas se concrétiser et sera, quoi qu'il en soit, le dernier, avant longtemps, estiment les observateurs.

 

Il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver les origines de ce programme. Il doit permettre à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires. 170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie).

 

C'est à Séville qu'est située l'usine d'assemblage de l'appareil dont la vocation est également d'être exporté hors d'Europe, afin d'assurer l'équilibre financier du programme qui est handicapé par quatre années de retard. Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

Le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

L'A400M a la particularité d'être certifié selon les normes civiles et militaires. En fonction de ses missions, l'appareil peut emporter jusqu'à 37 tonnes de fret, ou 116 passagers, et peut également avoir une configuration mixte (fret et passagers).

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:55
VIDEO A bord de l'A400M avec Jean-Yves Le Drian

30/09 par Alain RUELLO - Les Echos.fr

 

Le ministre de la Défense était ce lundi à bord d'un A400M reliant Séville à Orléans à l'occasion de la livraison officielle du premier exemplaire de l'avion militaire européen à la France.

 

Durant les deux heures d’un vol sans problème de Séville à Orléans, Jean-Yves Le Drian a pu se familiariser avec l’A400M dont le premier exemplaire a été livré à la France. Après avoir passé une grande partie du trajet dans le cockpit, le ministre de la Défense livre ses impressions aux « Echos », et revient sur ses intentions vis-à-vis du programme.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
Le Narwhal en cours d’installation sur la FREMM Normandie

01/10/2013 Mer et Marine

 

Le nouveau canon télé-opéré de Nexter est en cours d’installation sur la seconde frégate multi-missions de la Marine nationale. Actuellement en achèvement à flot sur le site DCNS de Lorient, la Normandie débutera ses essais en mer dans les prochaines semaines. Elle sera la première FREMM à mettre en œuvre le Narwhal.

 

Suite de l’article

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
photo EMA

photo EMA

01.10.2013 Interview par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review (SDBR) N°90 du 24/09/2013

 

SDBR : Quand a été créé le poste d’officier général « cyberdéfense » de l’EMA ?

 

AC : Le poste d’officier général a été créé en juillet 2011, moi-même étant en poste à temps plein depuis février 2011, au moment ou l’ANSSI était elle-même créée pour devenir l’autorité nationale de défense des systèmes d’information. Mais je travaille sur la cyberdéfense depuis la sortie du Livre blanc 2008.

 

Quel bilan tirez-vous de cette période 2008/2013 ?

 

Suite à la prolifération du virus Conficker, qui a touché entre autres début 2009 le ministère de la défense, un mouvement important de refondation de la cybersécurité du ministère a été lancé. La prise de conscience  de l’ensemble des hautes autorités de l’Etat, en particulier du ministère de la défense (MINDEF) et du secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale (SGDSN), a été déterminante pour faire de la cyberdéfense une réelle priorité. L’accélération s’est produite début 2010, ce qui a permis aux traitants dont je suis de réellement mettre en œuvre les mesures préconisées avec l’appui et la confiance des plus hauts responsables. Le Livre blanc 2013 est venu concrétiser ce mouvement commencé il y a 5 ans, avec des emplois et des crédits d’investissement conséquents. Il y avait environ 120 agents à la DCSSI (qui a précédé l’ANSSI), aujourd’hui il y a 360 personnes qui dépendent de Patrick Pailloux, son directeur général, avec un objectif de plus de 500 personnes à fin 2015. Coté MINDEF, l’expertise pointue de DGA-MI va se voir doter de 200 ingénieurs supplémentaires d’ici 5 ans pour porter l’effectif total aux environs de 400 et permettre de recruter des thésards et des doctorants. Au niveau  des armées, la LPM prévoit la création de 350 postes, entre 2013 et 2019, pour la sécurisation des forces armées et des services communs du ministère (hors DGA). Au-delà du MINDEF et de la DGA, d’autres partenaires donnent une dimension interministérielle à cette dynamique positive pour créer une communauté de la cyberdéfense nationale, notamment au ministère de l’intérieur et au SGDSN.

 

Pouvez-vous clarifier les périmètres cyberdéfense et cybersécurité ?

 

Dans l’acception du MINDEF et selon les définitions de l’ANSSI : cybersécurité = cyberdéfense + cyberprotection. On parle de cybersécurité comme étant l’état final recherché. La cyberdéfense est la partie active opérationnelle (par exemple, l’exploitation des informations données par des capteurs). La cyberprotection est la partie préventive et architecturale (cryptographie, architecture de réseaux, capteurs, etc.). Vous trouverez donc des personnels de cyberdéfense dans les centres experts (Calid/centre opérationnel du MINDEF, Cossi/centre opérationnel de l’ANSSI) et dans les fonctions de sécurité des opérateurs qui mettent en œuvre des réseaux et des SI (DIRISI*, Orange, Thales, etc.), simplement l’expertise chez un opérateur ne sera pas du même niveau que dans un centre expert, comme le nom l’indique.

 

Qu’est-ce qui différencie ce niveau d’expertise ?

 

Au MINDEF, la fonction SOC (security operating center) que vous trouvez à la DIRISI, au service de santé des armées ou dans les réseaux de la DGA, n’est pas du même niveau d’expertise qu’au Calid car les outils utilisés ne sont pas les mêmes. Les opérateurs du Calid, utilisant des outils d’investigation particuliers pour « décortiquer » les incidents, ont donc des qualifications particulières et des formations « forensic ».

 

Quels sont les risques auxquels vous êtes confrontés ?

 

Nous sommes régulièrement confrontés à des attaques visant à dénaturer les sites web de telle ou telle administration, avec pour risque la manipulation d’images dans le cadre de campagne de  communication, comme nous l’avons vu au moment de l’opération Harmattan en Libye, de l’opération Serval au Mali et comme nous pourrions l’être en ce moment avec la Syrian Electronic Army (SEA). En général ce type d’attaques n’a pas de réelles conséquences sauf médiatiques. Les attaques ciblées de type « APT – Advanced Persistant Threat » sont plus gênantes, mais ce sont surtout celles que pourraient subir des SCADA (mis en exergue en 2010 par l’attaque du virus Stuxnet sur les centrales iraniennes) qui nous préoccupent beaucoup, car ce sujet concerne toute l’informatique potentiellement communicante qu’utilise le MINDEF, dans l’ensemble de ses systèmes : industriels, d’armes, de commandement ou de communications. Partout où de l’informatique pourrait être amenée à échanger des données, nous sommes aujourd’hui dans le périmètre de la cybersécurité du MINDEF. C’est nouveau par rapport à la sécurité des SI classique, laquelle existe depuis de nombreuses années où l’on privilégiait la confidentialité des échanges d’information (réseaux classifiés). L’arrivée de l’IP (Internet Protocol), que l’on trouve maintenant partout, a bouleversé le périmètre de la cybersécurité. De même, la sécurité du MINDEF commence au-delà de son système d’information, puisque la maintenance de nombreux systèmes est faite chez des partenaires qui parfois interviennent sur les théâtres d’opérations (Thales, Cassidian, etc.). Notre industrie de confiance doit donc aussi être capable d’avoir un haut niveau de cybersécurité.

 

Comment pourrait-on nous passer des grands logiciels ou équipements étrangers ?

 

Il y a probablement des équipements stratégiques dont nous devons retrouver la maîtrise, entre autres les équipements des cœurs de réseaux où se fait l’orientation des flux, ou encore les sondes de détection où une approche régalienne est absolument nécessaire. Comme nous ne sommes pas non plus capables de maitriser encore certains logiciels, antivirus notamment, il convient d’en croiser différents  (Kaspersky, McAfee, Symantec ou d’autres) en attendant une solution nationale pour pallier à cette carence.

 

La LPM apporte des modifications aux aspects juridiques de votre activité. Pouvez-vous nous dire en quoi ?

 

Le point de départ de ces aménagements juridiques est de pouvoir protéger juridiquement le travail des agents présents dans les centres experts de cyberdéfense. La jurisprudence et les textes actuels de la CNIL, en termes d’investigation, suffisent largement aux administrateurs de réseaux pour mener des investigations internes nécessaires ou des surveillances. Par contre en cas d’attaques, le code pénal dit aujourd’hui que « sauf motif légitime il est interdit de pénétrer dans un système externe ». Donc les articles de la LPM ont été rédigés, non pour évoquer des actions de rétorsion ou de contre-attaque, mais pour permettre aux agents des centres experts d’entrer en interaction avec un attaquant et faire cesser les effets d’une attaque contre le système visé : caractérisation et compréhension de l’attaque, neutralisation de ses effets par l’emploi de tel ou tel procédé technique. Les conditions d’application seront d’ailleurs définies par le Premier Ministre.

 

Le Livre blanc parle pourtant bien de capacités offensives en matière de cyber, non ?

 

En effet, dans les 13 pages du Livre blanc consacrées à la Cyber, vous avez plusieurs articles qui annoncent des capacités offensives pour la France dans le cadre de ses opérations militaires, ce qui est tout à fait différent du cadre précédent puisqu’entrant dans le cadre d’une intervention militaire, qui aujourd’hui n’est conduite qu’en application de résolutions internationales.

 

Parlez-nous de la chaine opérationnelle de cyberdéfense évoquée dans le Livre blanc.

 

Tout part du chef des armées et du CEMA, qui dispose d’un sous-chef opération et d’un centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Je suis le chef cyber de ce CPCO. La chaine de commandement est totalement intégrée dans le CPCO car le cyber est partout (dans les avions, les bateaux, etc.). En outre, en cas d’échec de la cyberdéfense, la crise concernerait toutes les composantes des armées et il faudrait en gérer les effets avec les moyens classiques. C’est donc une chaine opérationnelle unifiée, centralisée et spécialisée, intégrée au CPCO, qui est construite comme les autres chaines de commandement (air, terre, mer) avec les mêmes attributs : anticipation, doctrine, directives aux éléments décentralisés, mobilisation de moyens, etc.

 

Quelles sont vos ressources humaines ?

 

Je dispose d’une équipe resserrée qui travaille avec moi, de cellules au CPCO et d’un centre expert (Calid). Mais je dispose aussi de relais dans les armées, jusqu’au niveau des unités élémentaires. Chaque unité du MINDEF dispose aujourd’hui d’un assistant de lutte informatique défensive (ALID), capable de faire faire un certain nombre de manipulations sur les matériels de son unité. En réservoir de ressources, je dispose de toute la chaine SSI du MINDEF, à savoir 1600 personnes actuellement (plus les 350 postes à créer d’ici 2019). Sur ces 1600, environ 1200 sont dans le périmètre de l’état-major des armées : 300 gèrent des équipements de chiffrement et 900 sont dans la chaine de cybersécurité (prévention, détection, protection) avec des niveaux d’expertise variables. Dans ces 900, 150 sont des experts de haut niveau qui font des missions d’audit et d’expertise, que ce soient des officiers (bac + 7) ou des sous-officiers (bac + 2) qui sont passés par l'école des transmissions (ETRS) de Cesson-Sévigné près de Rennes, ou encore  des experts en lutte informatique défensive, soit au sein du Calid soit au sein des SOC.

 

Quel est le volume d’incidents que vous traitez ?

 

Depuis début 2013, le Calid a eu à traiter environ 500 remontées d’incidents ; ce sont les incidents qui remontent des opérateurs du ministère et qui demandent des expertises plus poussées que celles de leur SOC. Ces SOC fonctionnent à partir de signatures connues. Ce qui nous intéresse, particulièrement pour les affaires d’espionnage et autres, ce sont les signaux faibles pouvant être éventuellement détectés sur nos réseaux, de façon à pouvoir ensuite remonter une attaque. C’est l’objet des recherches menées par la DGA sur la corrélation d’événement ou du programme MTLID** de surveillance instrumentalisée des sondes (par Cassidian). En termes d’investissements, la LPM a prévu le programme « cyber » (350 M€) qui couvre tous les outils métiers spécifiques : chiffrement, téléphones sécurisés, sondes, corrélateurs, outils de présentation, etc.

 

Vos vœux pour les années à venir ?

 

Au sein de l’Etat, les administrations concernées par le cyber ont jusqu’à présent su gommer de nombreuses frontières pour coopérer en bonne intelligence. Le domaine est tellement vaste (de la cybercriminalité à l’espionnage économique en passant par le terrorisme) qu’aucun centre expert ne pourrait tout englober. Espérons que le renforcement des moyens et des effectifs n’empêchera pas la poursuite de cette coopération de confiance. Coté industriel, espérons aussi que nous pourrons conserver et faire émerger des entreprises de confiance pour préserver la pérennité de nos coopérations industrielles et garantir une indépendance et une autonomie nationale en matière de cybersécurité. Enfin en matière de réserve, nous avons lancé avec un relatif succès une réserve citoyenne de cyberdéfense, qui regroupe aujourd’hui 80 personnes réparties en 8 groupes de travail, pour le lobbying et la réflexion. Il existe aussi la réserve opérationnelle des armées, plus difficile d’emploi et de mise en œuvre dans ce domaine pointu. Enfin, nous avons le projet de mettre en place une réserve « cyberdéfense »à vocation opérationnelle pour aider à des travaux de restauration, à disposition de l’ANSSI et de l’Etat face à une crise grave. Nous en reparlerons…

 

*DIRISI : Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information

** MTLID : moyens techniques de lutte informatique défensive

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
A400M : la France entame une négociation délicate

30/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France va devoir négocier un étalement de ses livraisons avec les pays partenaires.

 

Jour de fête pour l'A400M. L'Europe célèbre ce matin à Séville, dans l'usine espagnole d'Airbus où il est assemblé, la livraison du premier exemplaire de son avion de transport militaire. Peu importe que la livraison ait déjà eu lieu, début août à la France en l'occurrence. Peu importe aussi qu'elle soit intervenue avec quatre années de retard. En présence du prince Felipe, l'héritier du trône, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ou encore de Tom Enders, le patron d'EADS, la cérémonie sera l'occasion de vanter l'un des programmes d'armement européens les plus chers de tous les temps (plus de 25 milliards d'euros).

 

Pourtant, sitôt les lampions éteints, les 7 pays partenaires de l'A400M vont devoir entamer une délicate négociation entre eux et avec EADS, quitte à rouvrir la boîte de Pandore. Fin 2010 on s'en souvient, un accord avait été paraphé après des mois d'un bras de fer terrible pour répartir les 5,2 milliards de surcoûts du programme, liés notamment à la mise au point du moteur. Tom Enders avait même menacé de tout arrêter. « J'ai sauvé l'A400M d'une mort certaine. Les Britanniques voulaient basculer sur des C-17, et les Allemands n'avaient pas d'argent », rappelle, à raison, Hervé Morin, le ministre de la Défense français à l'époque.

 

Résultat, la cible - c'est-à-dire le nombre d'appareils à produire - a été réduit de 180 à 170 (hors commande de la Malaisie). Les calendriers de livraison ont été revus avec chaque armée de l'air cliente, lesquelles ont accepté que les appareils ne remplissent pas l'ensemble des missions prévues tout de suite. Airbus a résolu les derniers problèmes techniques et les livraisons ont démarré.

 

Tout irait bien, si la crise n'était pas venue balayer les budgets militaires européens. Dans son projet de loi de programmation militaire, la France prévoit ainsi 15 livraisons d'A400M d'ici à 2019, contre 35 dans le contrat renégocié il y a trois ans, a déclaré récemment Marwan Lahoud, le patron de la stratégie d'EADS. « Nous saurons nous adapter », a-t-il relativisé. La montée en charge de la chaîne d'assemblage démarre à peine, et le groupe peut compenser avec les avions civils et l'export. Peu avant le Bourget, Domingo Urena, le patron d'Airbus Military, évoquait un potentiel de 50 à 100 commandes sur les dix prochaines années. « Entre 30 et 40 pays sont intéressés », assurait-il.

 

Révision des livraisons

 

Encore faut-il ne pas casser le programme car, n'en déplaise à Marwan Lahoud, la partie ne va pas être facile. Pour obtenir une révision de ses livraisons, la France va devoir obtenir l'accord des six autres partenaires du programme, via l'Occar, l'agence qui gère le contrat. Lequel contrat n'offre que très peu de flexibilité. L'objectif bien sûr c'est de s'en tirer avec le moins de pénalités possible. « Nous ne sommes pas en position de force », reconnaît-on au ministère de la Défense, très discret sur le sujet.

 

Le pire serait que la France ne s'engage plus sur les 50 A400M commandés. Et que d'autres pays s'engouffrent dans la brèche pour faire de même. La répartition de la charge industrielle ayant été faite entre les pays au prorata de leurs commandes, s'ouvrirait alors un marchandage terrible pour redistribuer le travail. Si tant est que ce soit possible, car les usines ont été construites ! Ce serait par ailleurs un très mauvais signal envoyé aux prospects étrangers.

 

Officiellement, le ministère de la Défense n'a pas remis en cause la cible de 50. Mais il ne l'a pas confirmée non plus. Jean-Yves Le Drian évoque « une cinquantaine » d'appareils, laissant planer le doute. Hervé Morin, lui, en est convaincu  : la France n'ira pas au-delà de 35 A400M.

 

A400M : la France entame une négociation délicate

Le plus gros programme militaire européen

Lancé en 2003 sous l'égide de l'Occar - l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement - pour 20 milliards d'euros et 180 appareils à produire auprès de 7 pays partenaires (Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni, Espagne, Luxembourg, Turquie).

La Malaisie a commandé 4 exemplaires en 2005.

La cible a été revue à 174 appareils en 2010 (- 7 pour l'Allemagne, 3 pour le Royaume-Uni).

Premier vol le 11 décembre 2009.

Premier exemplaire livré à la France le 1er août 2013.

Selon le calendrier contractuel en cours, quatre A400M devraient être livrés cette année : trois à la France et un à la Turquie

- Airbus table sur 50 à 100 commandes à l'exportation d'ici à dix ans.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
Les professionnels de la sécurité unissent leurs forces

01.10.2013 Alain Ruello, Les Echos

 

Quatre fédérations industrielles se regroupent pour parler d'une seule voix.

 

Les industries de confiance et de sécurité rassemblent leurs forces. Quatre groupements professionnels fortement impliqués dans ce secteur - Fieec (industries électriques, électroniques et de communication), Gifas (aéronautique et spatial), Gican (maritime) et Gicat (armement terrestre) - annoncent ce matin la création d'un « supersyndicat » pour coordonner leurs positions et ainsi parler d'une seule voix en France et à l'international.

 

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité (CICS), c'est son nom, a tenu son premier conseil d'administration la semaine dernière. Selon nos informations, il a élu à sa présidence Hervé Guillou, l'un des responsables d'EADS. Le CICS est le pendant industriel de la filière de la sécurité créée par le gouvernement dans la foulée des préconisations du Livre blanc de la défense. Cette filière sera animée par un comité de filière qui devrait être installé par le Premier ministre dans les prochaines semaines.

 

Le domaine de la sécurité est très vaste. Le CICS s'en tiendra aux équipements et aux solutions de sécurité. Ce qui représente tout de même une grosse part du gâteau : sécurité des frontières terrestres et maritimes, transport de passagers ou de marchandises, sécurité civile, infrastructures et grands événements, sans oublier bien sûr tout ce qui a trait à la cybersécurité.

 

Même si les statistiques précises manquent encore, toutes ces activités représentent 50.000 salariés en France, plutôt hautement qualifiés, pour un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros. Celles-ci réalisent plus de la moitié de leurs revenus à l'exportation et affichent une croissance à deux chiffres. « Nous sommes les constructeurs de la sécurité, pas les opérateurs », précise aux « Echos », Hervé Guillou. Une société comme Veritas n'est donc pas éligible comme membre du CICS. Tout comme le Corac pour l'aéronautique ou le Cospace pour l'espace, la nouvelle filière de la sécurité va plancher, en relation avec les pouvoirs publics et les grands donneurs d'ordre privés ou semi-publics, sur l'expression des besoins, la recherche et la politique industrielle. Sur ce dernier volet, la question des normes est majeure. Avec le CICS, la France peut espérer chasser en meute.

 

La France part en retard

 

Une partie de la bataille se joue d'ailleurs à Bruxelles qui a dans les cartons un projet de directive sur le secteur. Il n'y a pas de temps à perdre, car la France, une fois encore, part en retard. Les Britanniques ont cinq ans d'avance, les Etats-Unis encore plus, eux qui se sont dotés d'un département de la sécurité intérieure (« homeland security ») au lendemain ou presque des attentats du 11-Septembre.

 

« Jusqu'ici, la France n'était pas capable de fournir un point de vue unique vis-à-vis de l'extérieur », confirme Hervé Guillou. Grâce au socle technologique que lui a apporté l'industrie de défense, les professionnels de la sécurité peuvent espérer conserver une certaine avance technologique à l'international, en matière d'identité numérique par exemple.

 

 

Le CICS en bref

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité rassemble quatre syndicats professionnels : Fieec, Gican, Gicat et Gifas.

Il s'inscrit dans le cadre de la filière nationale de la sécurité créée par le gouvernement.

Son périmètre représente 50.000 salariés et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Les enjeux de la filière portent sur les normes de vidéosurveillance, l'identité numérique, les communications sécurisées, la cybersécurité ou la protection des grandes infrastructures.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
Hautes-Alpes: Le 4e RCh épargné par la réorganisation de la défense

30/09/2013 par Valentin Doyen -  dici.fm

 

Hautes-Alpes: Le directeur de cabinet du ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, a confirmé ce lundi aux députés Joël Giraud et Karine Berger que le 4ème RC de Gap ne serait pas touché par les mesures de réorganisation de la Défense Nationale qui vont être annoncées mercredi.

 

A plusieurs reprises le député des Hautes-Alpes, rappelant son attachement à la division haut-alpine avait alerté le ministre sur l’avenir du 4ème RCh et sur les inquiétudes des personnels civils et militaires suite à la parution du Livre Blanc de la Défense et l’annonce possible de la fermeture des « petites bases ».

 

A plusieurs reprises, Karine Berger s’est entretenue directement avec le Ministre en rappelant à l’appui d’une note blanche le lourd tribu déjà payé par les Hautes Alpes dans la réorganisation de l’armée et l’incontestable intégration du régiment dans la ville :"On ne compte plus le nombre de militaire ou leur famille participant ou organisant des manifestations sportives ou culturelles. Cette intégration a pu aussi être mesurée en juin par la ferveur entourant l’anniversaire de l’installation du régiment il y a 30 ans".

 

"La présence d'un régiment à Gap ouvre la possibilité de s’entrainer directement en milieu montagnard et la proximité avec le champ de tir de Canjuers permettent un entrainement spécialisé de grande qualité qui est un atout de valeur au vu des différents théâtres d’opération de l’armée française ces dernières années" selon la Députée Karine Berger.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

01.10.2013 Safran

 

Le premier A400M, l’avion de transport militaire développé par Airbus Military, a été livré à l’Armée française, une livraison célébrée par une cérémonie officielle qui s’est déroulée le 30 septembre à Séville et Orléans. Cet avion polyvalent est équipé de quatre turbopropulseurs auxquels Snecma (Safran) a apporté une contribution majeure. Explications avec Pierre-Yves Bourquin, directeur du programme chez Snecma.

 

Snecma est l’un des quatre motoristes du consortium européen EuroProp International* (EPI) qui a spécifiquement conçu le TP400 pour l’A400M. Quelle a été la contribution de Snecma à ce programme ?

Avec 32 % du programme, Snecma est le principal partenaire du consortium EPI. Sur le plan technique, Snecma est responsable des parties chaudes du moteur, c’est-à-dire la chambre de combustion et la turbine haute pression. Ce sont les zones les plus sensibles et les plus complexes à développer, exigeant le plus haut niveau de technicité. Nous sommes également chargés de l’intégration d’éléments critiques, comme le système de régulation du moteur (incluant le système carburant et le calculateur FADEC**), l’AGB (accessory gearbox) fournie par Hispano-Suiza (Safran), qui permet d’alimenter l’avion en énergie, ainsi que d’autres équipements. Mais notre contribution va au-delà de la technique : notre longue expérience de motoriste a également été profitable au programme, et nous a permis de résoudre à plusieurs reprises des problèmes complexes. Par ailleurs, Safran a mis à disposition ses bancs d’essai moteur installés à Istres et à Liers, en Belgique, chez Techspace Aero (Safran).

 

Quelles sont les particularités qui font du TP400 un moteur exceptionnel ?

Avec 11 000 CV, le TP400 est le plus puissant turbopropulseur (moteur à hélice) jamais construit dans le monde occidental. Sa deuxième caractéristique remarquable est un fort taux de dilution***. C’est un paramètre clé du moteur qui conditionne son efficacité énergétique, et donc sa consommation. Pour un tel avion, moins de consommation signifie un rayon d’action plus long ou davantage de charge utile. Autre particularité : le calculateur FADEC pilote à la fois le moteur et l’hélice, pour en optimiser la performance. Enfin, il s’agit du premier turbopropulseur à bénéficier d’une double certification civile et militaire, élevant le niveau d’exigence en termes de sécurité des vols au standard mondial civil et ouvrant à l’avion d’éventuels débouchés dans ce secteur.

 

L’expérience acquise par Snecma au sein d’EPI pourra-t-elle bénéficier à d’autres projets ?

Ce partenariat sur dix ans avec plusieurs motoristes européens a été très enrichissant pour nos équipes. Il nous a permis par exemple de renforcer nos relations, notamment avec Rolls-Royce et MTU Aero Engines. L’équipementier allemand et Sagem (Safran) ont créé une entreprise commune spécialisée dans le domaine des logiciels et équipements critiques pour les applications militaires et civiles, qui a développé le logiciel du système de contrôle du TP400.

 

* Le consortium européen EuroProp International regroupe les motoristes Industria de Turbo Propulsores (ITP - Espagne), MTU Aero Engines (Allemagne), Rolls-Royce (Grande-Bretagne) et Snecma (France).

 

** FADEC : « Full Authority Digital Electronic Control », système (calculateur) qui assure électroniquement la régulation du moteur.

 

*** Taux de dilution : ce ratio désigne le rapport entre le débit d’air brassé par les hélices et le débit qui traverse les parties chaudes.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:45
Noyaux des équipages français et marocain

Noyaux des équipages français et marocain

 

01/10/2013 Marine nationale

 

Une période de trois semaines de navigation vient de s’achever à bord de la FREMM D 601, future Mohammed VI. Dans le cadre des essais conduits par DCNS, les 30 marins de la Marine royale marocaine ont poursuivi leur appropriation du bâtiment au contact de l’équipage de conduite français.

 

De la passerelle au poste de commandement du navire, les binômes franco-marocains ont été aux côtés des équipes de DCNS pour réaliser un programme d’essai dense et poursuivre la familiarisation des marins à ce bâtiment novateur. Manœuvres de croisillons, entraînements à la lutte contre les sinistres, passages sur turbine à gaz depuis le mode de propulsion électrique, mises à l’eau d’embarcations, mouillages…

 

Le noyau marocain poursuit à quai la prise en main et prépare l’arrivée fin octobre du reste de l’équipage. Mi-novembre, le transit vers Brest en équipage constitué sera la dernière étape avant la remise officielle du bâtiment à la Marine royale marocaine courant novembre.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

30 septembre 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Les forces armées françaises fête à Séville en Espagne l'intégration de l'A400M d'Airbus Military dans ses moyens aériens. La loi de programmation militaire prévoit l'acquisition de 15 appareils d'ici 2019

 

L'usine San Pablo dans la banlieue de Séville s'est mise sur son 31, habillée aux couleurs de l'A400M et de la France. Et pour cause, les forces françaises vont réceptionner officiellement le premier appareil A400M, l'avion de transport militaire de nouvelle génération d'Airbus Military. Ce premier exemplaire a été livré le 1er août dernier. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en a profité pour visiter la chaîne d'assemblage de l'avion de transport. Une visite plus que symbolique pour rappeler que la France a été l'un des pays clés pour soutenir le plus important programme de défense européen... qui a failli être abandonné suite aux surcoûts chiffrés en milliards d'euros.

 

Son maitre d'oeuvre EADS a, en effet, rencontré des difficultés du fait de la complexité des nouveaux moteurs et de son avionique particulière. D'ailleurs, Michel Alliot-Marie, ministre de la Défense quand ce programme a été lancé (2002) et qui a défendu sa poursuite malgré les difficultés, était conviée pour la cérémonie officielle de livraison. La France a donc tenu à rappeler son soutien à ce programme en réaffirmant que l'objectif de la loi de programmation militaire (LPM) est d'avoir 15 A400M Atlas en 2019.

 

"La cible finale n'est pas le sujet de la LPM. La France maintiendra inchangée ses premières livraisons et sera le premier client de l'appareil. Ainsi la France permet le lancement du processus de production de l'aéronef", précise également le communiqué de presse du ministère de la Défense. Le ministère rappelle aussi qu'il vise une cible d'une cinquantaine d'A400M d'ici 2025.

 

Le programme représente 40 000 emplois industriels en Europe dont 12 000 en France. L'avion va rejoindre dans la journée la base aérienne 123 à Orléans pour sa cérémonie officielle d'accueil au sein de l'armée de l'air.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
First A400M delivered to French Air Force, finally

09/30/2013  Defence IQ Press

 

The first A400M was officially handed over to the French Air Force on Monday at the Airbus assembly line in Seville. It is the first of 50 ordered by France and of the total of 174 on order globally.

 

It’s been a torrid time for EADS getting the A400M from the design room to assembly line spanning 30 years, but the unveiling of the first aircraft today gives a much needed boost to the European aerospace sector as other programmes faces lengthy delays and cuts.

 

While EADS CEO Tom Enders no doubt sees the A400M delivery as a triumph, he is not hopeful of increasing workloads in the future. In a recent a speech on transatlantic security Enders said, "I do not assume in my strategic planning that in the next 10 to 15 years there will be any new major European projects in our sphere of activity. I see governments are even trying to cut or reduce projects that previously been agreed.”

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
source www.ordredelaliberation.fr

source www.ordredelaliberation.fr

30 septembre 2013 par Henri Weill Ainsi va le monde !

 

Avec son père Richard, officier de réserve, Jean-Pierre Mallet était parti pour Londres en juin 1940 pour s'engager dans les Forces françaises libres qui n'étaient alors que la Légion de Gaulle. Son frère Horace fit de même à partir du Cameroun. Lui fut tué en sautant sur une mine lors de la sortie de vive force de Bir-Hakeim, le 11 juin 1942. Les deux frères ont été faits Compagnons de la Libération (post du 27 et du 29/9). Jean-Pierre Mallet se battit au sein de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère. Quatre ans jour pour jour après avoir quitté la France, il est grièvement blessé en Italie à Radicofani par des éclats d'obus. Blessure qui l'empêcha de poursuivre une carrière militaire.

 

"Vous rejoignez aujourd'hui ceux qui vous ont précédé dans l'honneur ! " lança cet après-midi dans un dernier adieu, Fred Moore, délégué national du Conseil des communes " Compagnon de la Libération ". Le 29 mai dernier Jean-Pierre Mallet assistait à la cérémonie d'hommage rendue, dans cette même cour des Invalides, au général Langlois qui lui aussi avait reçu la croix de la Libération, et sous les ordres duquel il servit en 1943.

RIP - Jean-Pierre Mallet Photo HW

RIP - Jean-Pierre Mallet Photo HW

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:16
Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera  photo Onera Airbus

Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

30.09.2013 – Aéronautique - onera.fr

 

La conception de l’A400M a nécessité un volume d’essais en souffleries supérieur à celui réalisé pour l’Airbus A380. Le principal défi était aérodynamique: tester l’interaction entre les hélices de très forte puissance, le fuselage et les surfaces de contrôle. Mission réussie par l’Onera!

 

Les campagnes d’essais sur l’A400M, qui se sont déroulées de 2002 à 2007, ont mobilisé les équipes des grandes souffleries ONERA de Modane (Savoie) et du Fauga-Mauzac (Haute-Garonne).

 

La problématique aérodynamique a nécessité le quasi doublement en volume de l’effort expérimental prévu initialement. Le problème d’interaction entre les moteurs, le fuselage et la voilure est en effet difficilement accessible par le calcul, du moins pas avec la précision requise. L’Onera a ainsi réalisé des campagnes sur différents types de maquettes, conçues et réalisées par ses spécialistes : de la maquette complète motorisée à celles de différents sous-systèmes.

 

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

Ces campagnes ont permis de mesurer les efforts générés par les moteurs sur l’ensemble de l’appareil. Les caractéristiques de la tuyère et des étages de sortie du moteur TP400 ont aussi été explorées, autorisant la poussée. Les qualités de vol ont elles été totalement identifiées, ce qui a permis de déterminer les lois de contrôle de l’appareil.

Livraison du premier A400M : l’Onera revient sur sa collaboration avec Airbus

Une coopération de cinq ans qui aura permis de relever le défi aérodynamique de l’A400M.

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