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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:57
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013

30.09.2013 photos Ministère de la Défense

Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:55
CEMA : Ouverture de la 21ème promotion de l’École de guerre

30/09/2013 Sources : EMA

 

Allocution de l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-major des armées, à l’occasion de l’ouverture de la 21ème promotion de l’Ecole de guerre.

 

Messieurs les officiers généraux,

 

Mesdames et messieurs les officiers, et stagiaires de la 21ème promotion de l’École de guerre,

 

Vous êtes ici parce que vous avez réussi un concours, et que vous avez choisi de vous préparer à exercer de plus hautes responsabilités. C’est un choix courageux, un chemin exigeant.

 

Je salue nos 109 camarades représentant 73 nations amies de la France. Votre présence au sein de la 21ème promotion est un atout pour chacun d’entre vous et une richesse pour notre École de guerre.

 

Quand vous quitterez cette école, vous participerez à la planification et à la conduite des opérations militaires, vous entretiendrez un outil de combat, vous contribuerez à la construction des capacités futures.

 

Vous avez déjà une première expérience de ces métiers, celle du chef de premier niveau, celle du traitant en état-major. Cette première expérience en tant que professionnel de votre armée est précieuse. Demain, elle ne sera plus suffisante.

 

On attendra de vous que vous abordiez les choses dans leur globalité et donc dans leur complexité, dans un cadre toujours interarmes, interarmées, interministériel et international.

 

C’est pour cela que l’École de guerre est une école de l’interarmées ouverte sur l’international.

 

Ce matin, je voudrais commencer par vous dire ce qu’est le chef d’état-major des armées françaises. Je voudrais ensuite partager avec vous les enseignements que je tire de nos engagements opérationnels, et ma vision des tendances qu’ils dessinent pour le futur. J’aborderai enfin les défis que les armées françaises devront relever.

 

***

 

En tant que chef d’état-major des armées et premier des militaires, le CEMA exerce ses responsabilités dans 3 domaines principaux.

 

Il est le conseiller militaire du gouvernement. Il donne les éléments d’appréciation et propose les options militaires au Président de la République, chef des armées. Évidemment, tout cela tient compte des contraintes de politique intérieure et de politique internationale, mais aussi des contraintes administratives et budgétaires, toutes contraintes qui interagissent continuellement. Ce dialogue permanent entre les plus hautes autorités politiques et militaires est ce qu’on appelle le « politico-militaire ».

 

Le CEMA assure le commandement des opérations militaires, directement sous les ordres du Président de la République. Ce commandement s’exerce sur tous nos moyens, nucléaires et conventionnels, sur le territoire national et en opération extérieure, que l’opération soit nationale ou multinationale.

 

Le ministre de la défense est responsable de l’emploi des forces ; il s’agit d’une responsabilité politique. Pour ma part, je suis responsable de l’emploi opérationnel des forces ; c’est une responsabilité militaire et professionnelle.

 

A l’heure où je vous parle, un peu plus de 8000 soldats, aviateurs et marins français sont en opération extérieure, en Afrique, au Moyen Orient, en Asie centrale et dans les Balkans. D’autres sont mobilisés 7 jours sur 7, dans les missions de dissuasion et pour la protection de nos concitoyens. D’autres sont en alerte, prêts à intervenir où et quand il le faudra. Enfin, d’autres sont prépositionnés à l’étranger, en Afrique, aux Moyen Orient, ce qui veut dire qu’ils sont en alerte ou en opération.

 

Au bilan, dans ce large registre des opérations, quelques 20 000 militaires des 3 armées, des directions et des services interarmées sont en permanence engagés directement sous mes ordres.

 

Enfin, le CEMA est responsable de la cohérence capacitaire, c’est-à-dire de l’aptitude de nos armées à opérer ensemble de manière combinée.

 

Un exemple ? Les opérations menées sur Brega, en Libye, en 2011, qui ont fait intervenir des sous-marins, des frégates, des hélicoptères de combat, des avions de patrouille maritime, des avions de chasse et leurs soutiens.

 

Cette aptitude à la combinaison interarmées, dans un environnement multinational, est ce que l’on appelle l’interopérabilité. C’est une exigence permanente, pour aujourd’hui et pour demain.

 

Elle concerne tous les niveaux de commandement et d’exécution, et tous les éléments qui constituent une capacité : l’équipement, la préparation des forces, mais aussi la doctrine et le soutien. Une capacité est donc un tout cohérent, un ensemble de « briques » permettant de remplir une mission – j’y reviendrai.

 

Ces grands domaines de responsabilité étant posés, je voudrais insister sur 3 points.

 

Premier point : l’existence, en France, d’un lien direct dans le domaine des opérations entre le CEMA et le Président de la République. Ce lien direct est véritablement une singularité.

 

Il garantit l’adéquation entre les objectifs politiques et leur traduction en effets militaires, et ce avec une réactivité que beaucoup nous envient.

 

Deux exemples récents : l’intervention de notre aviation au-dessus de Benghazi, en Libye, le 19 mars 2011 ; et celle de nos forces spéciales, de nos hélicoptères de combat et de nos chasseurs pour bloquer la progression des groupes terroristes vers le Sud malien, le 11 janvier 2013. A chaque fois, l’effet militaire a été appliqué quelques heures seulement après la décision politique. A chaque fois, cette réactivité a été décisive.

 

Deuxième point : le CEMA dispose des voies et des moyens nécessaires à la planification et à la conduite des opérations, du niveau stratégique au niveau tactique.

 

Le Centre de planification et de conduite des opérations de l’État-major des armées est au cœur du dispositif, auquel s’agrègent la Direction du renseignement militaire et le Commandement des opérations spéciales. Ils fonctionnent en symbiose avec les états-majors opérationnels de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la marine nationale.

 

Ainsi, le CPCO assure le commandement opérationnel de tous les moyens français engagés, mais aussi l’évaluation de la situation, la planification, et la tutelle logistique de toutes nos opérations.

 

Le CEMA s’appuie pour cela sur des capacités de renseignement complètes et autonomes, auxquelles contribue aussi la Direction générale de la sécurité extérieure. Ces capacités permettent une appréciation de situation et une prise de décision souveraines. C’est ainsi que nous avons été en mesure de connaître et de suivre le développement des groupes terroristes au Sahel depuis plusieurs années, puis de planifier l’opération Serval.

 

J’ajoute que les structures de commandement françaises sont certifiées aux normes de l’OTAN et de l’Union européenne, nous donnant ainsi un label pour le commandement d’une opération multinationale dans ces cadres, comme nous l’avons fait 2008 au Tchad lors de l’opération EUFOR-Tchad.

 

Troisième point : La conception et la construction des capacités, c’est-à-dire de toutes les briques nécessaires à la réalisation d’une mission.

 

Elles relèvent du niveau interarmées, parce que c’est à ce niveau que l’on agrège les capacités de chaque armée.

 

De plus en plus, la dimension internationale est recherchée, sous la forme de coopérations ou de mutualisations de moyens. Le programme A 400M et le commandement européen de l’aviation de transport en sont des exemples.

 

Dans tous les cas, la cohérence capacitaire s’envisage à deux niveaux, d’abord au sein de chaque armée, puis au niveau interarmées.

 

Prenons le cas de l’appui aérien. Il mobilise des chasseurs-bombardiers ou des hélicoptères de combat, mais aussi des moyens de coordination dans la troisième dimension, des avions ravitailleurs, des drones, des équipes de guidage, etc. On pense ici d’abord à l’armée de l’air et à l’aéronautique navale, mais les forces terrestres classiques ou spéciales sont également concernées. D’où la nécessité d’un arbitrage interarmées, pour fixer les normes d’interopérabilité et répartir les ressources au mieux, en fonction des besoins de chacun mais surtout des effets à obtenir sur le terrain.

 

Voilà ce que je tenais à vous dire de mes responsabilités.

 

***

 

Je voudrais maintenant vous parler des leçons que je tire de nos engagements, et des tendances que j’y discerne.

 

Nos engagements répondent à 4 caractéristiques.

 

La première d’entre elles – et la plus évidente – est leur diversité : diversité géographique, diversité des menaces, diversité du cadre d’intervention, diversité des objectifs recherchés.

 

Avec le développement de l’asymétrie, et l’émergence de nouveaux domaines de conflictualité comme l’espace et le cyberespace, les possibilités se diversifient encore.

 

Prendre en compte cette diversité nécessite des capacités réactives et polyvalentes, aptes à entrer en premier si nécessaire, à affronter tout type d’adversaire, quel que soit le milieu, et à couvrir tout type d’action.

 

Seconde caractéristique : la durée. Certaines opérations durent quelques jours, comme l’évacuation de ressortissants conduite à Beyrouth en 2006. D’autres durent quelques mois, comme la Libye, en 2011. La plupart durent plusieurs années, et parfois bien davantage : nous sommes au Liban depuis 1978, soit 35 ans, au Tchad depuis 1986, en Afghanistan depuis 2001.

 

Cette caractéristique est, pour les années qui viennent, celle qui sera le plus souvent remise en cause. En effet, tant les gouvernements que les opinions publiques font preuve d’impatience, aussi bien dans la vie de tous les jours que dans leur évaluation stratégique.

 

Le défi majeur pour nos dispositifs reste malgré tout celui de l’endurance. C’est aussi celui de la réversibilité, capacité à se désengager rapidement d’une crise.

 

Troisième caractéristique : la complexité des situations, parce que la plupart des conflits se développent au sein même des États. Souvent, on peut parler de guerre civile.

 

Il est difficile de discerner les acteurs, leurs mobiles, leurs ambitions réelles.

 

Les lignes de fracture politiques, ethniques et religieuses sont instrumentalisées depuis l’extérieur ; il s’agit de confrontations par procuration.

 

La résolution de ces crises nécessite alors de raisonner à l’échelle de la région, ce qui démultiplie les acteurs à prendre en compte et complique encore la compréhension des enjeux. En Afghanistan, au Mali, en Syrie, c’est ainsi qu’il faut appréhender les choses.

 

4ème caractéristique : Ces conflits intra-étatiques naissent de la pauvreté, du sous-développement et de la faillite des États, qui favorisent le développement du radicalisme et du terrorisme.

 

La solution militaire n’apporte qu’une partie de la réponse. Une approche globale est indispensable pour traiter les causes de ces conflits sur l’ensemble du spectre, en agissant dans 3 domaines : la sécurité, la gouvernance et le développement.

 

Cette approche, qui vise en fait la restauration des conditions d’une vie normale, est interministérielle – Interagency en anglais. C’est dans cet environnement que vous serez appelés à évoluer.

 

***

 

Quelles sont, dans ce contexte, les conditions nécessaires à l’intervention ?

 

De manière schématique, 3 conditions doivent être réunies : pour s’engager, il faut de la volonté, des capacités et de la légitimité.

 

Il faut la volonté d’intervenir et d’en assumer le prix !

 

Il est vrai qu’en période de crise, le poids des questions économiques et sociales tend à primer sur les questions de sécurité internationale.

 

Si l’intérêt d’un outil militaire en complément de la diplomatie est correctement perçu par l’autorité politique, il n’en demeure pas moins que son emploi reste conditionné par le temps médiatique et les contraintes de la politique intérieure.

 

C’est une difficulté supplémentaire pour le commandement militaire, que d’appliquer ce vieux principe de la guerre de l’économie des moyens à un champ médiatique, voire politicien !

 

Mais la volonté d’intervenir ne suffit pas : il faut en avoir les moyens !

 

Aujourd’hui, nul n’est en mesure d’assumer seul la résolution d’une crise. La coalition est devenue incontournable, avec toutes les géométries imaginables.

 

Éventuellement adossée à une alliance ou à une organisation internationale, elle est le plus souvent montée de toutes pièces et intègre de plus en plus de partenaires. En Afghanistan, l’ISAF a compté jusqu’à 42 contributeurs !

 

Inévitablement, cette « Babel opérationnelle » met côte à côte des objectifs politiques et militaires différents, des cultures opérationnelles diverses, et des capacités militaires disparates.

 

Enfin, et c’est peut-être le critère primordial, l’intervention doit être légitime, au plan international, comme vis-à-vis des opinions et des électeurs.

 

La légitimité doit être incontestée, de l’amont à l’aval de l’intervention. C’est une vraie difficulté pour nos démocraties, aussi promptes à l’émotion qu’à la lassitude. C’est toujours un point de vulnérabilité, a fortiori pour les interventions multinationales.

 

En l’absence d’ennemi visible aux frontières, les opinions publiques sont de plus en plus sceptiques vis-à-vis des expéditions lointaines, surtout lorsque les enjeux et les résultats sont indirects.

 

Elles traversent aussi une crise de confiance vis-à-vis des autorités politiques et militaires avec, parfois, le sentiment d’une information manipulée au service de desseins cachés. La communication opérationnelle est un critère majeur de succès.

 

L’obtention et l’entretien de la légitimité supposent le respect du droit, et donc la maîtrise de la force, quelles que soient les circonstances. C’est une forme de paradoxe, face à des adversaires qui ne s’embarrassent pas de principes, mais c’est l’honneur des démocraties !

 

***

 

Au-delà de ces grands principes, quelles sont les tendances ?

 

La première est que les États-Unis ne souhaitent plus s’impliquer systématiquement en première place.

 

Ils ont tiré les leçons de leurs expériences afghane et irakienne, au premier rang desquelles les limites de l’emploi de la force, les limites d’une option uniquement militaire, ainsi que la difficulté et le coût de la reconstruction d’un État failli.

 

Face à l’émergence de la puissance chinoise, Washington regarde aujourd’hui davantage vers l’Asie et le Pacifique.

 

Concernant le lien transatlantique, les Américains appellent à un partage plus équilibré du fardeau pour la sécurité de notre continent, qui ne représente plus pour eux un enjeu primordial. Songez qu’aujourd’hui, un Américain dépense 4 fois plus pour sa défense qu’un Européen !

 

Ceci a des implications directes sur les opérations, en termes d’initiative politique, de leadership opérationnel et de capacités militaires. On l’a vu récemment en Libye et au Mali.

 

Deuxième tendance : Les Européens ne comprennent l’intervention extérieure qu’avec parcimonie et au cas par cas.

 

En Europe aussi, les engagements répétés des 20 dernières années ont laissé des traces, sans pour autant susciter de vision partagée des enjeux de sécurité.

 

De plus, face à la crise économique, qui entraîne une réduction généralisée des budgets de défense, la plupart des Européens misent toujours plus sur l’Alliance atlantique, qui a été construite pour faire face à l’Union des républiques socialistes soviétiques.

 

Ils fournissent volontiers des capacités de soutien, mais sont plus réticents à engager la force.

 

Le Sommet européen sur la défense européenne, au niveau des chefs d’État, en décembre, devrait – espérons-le – redonner un nouvel élan à la dynamique européenne !

 

Troisième tendance : l’affirmation nouvelle d’États et d’organisations régionales dans la résolution de crises relevant de leur sphère d’intérêt géographique, culturel ou religieux.

Je pense aux États du Golfe, en Libye et aujourd’hui en Syrie.

 

Je pense à l’Union africaine, à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et aux États de la région au Sahel. Le succès de la MINUSMA en témoigne.

 

***

 

Dans ce contexte géopolitique, les coalitions de demain seront d’abord des coalitions de circonstance.

 

Leur constitution sera un préalable. C’est déjà un premier défi !

 

Ce seront des coalitions à géométrie variable, qui intègreront ceux qui veulent et qui peuvent. Les alliances et organisations permanentes seront confortées dans leur rôle de boîte à outils, forum de dialogue et structure normative, plus que dans leur rôle structurel. C’est à mes yeux la première vertu de l’OTAN, au-delà évidemment de la défense collective.

 

Je suis par ailleurs convaincu que le rôle des acteurs locaux et régionaux sera accru.

 

Ce sont eux en effet qui sont les plus légitimes et donc les mieux à même de gagner une paix durable.

 

L’action internationale s’inscrira principalement en soutien des capacités dont ils disposent, pour leur fournir celles qui leur manquent. Je pense en particulier au renseignement, au commandement, à la logistique et aux appuis. C’est ainsi que la France procède au Mali, avec ses partenaires nord-américains et européens.

 

Il s’agira d’intervenir aussi rapidement que nécessaire, avec une empreinte minimale, constamment optimisée, puis de se désengager aussi vite que possible.

 

***

 

Après ce tour d’horizon géostratégique et des défis opérationnels à venir, je voudrais vous dire comment je vois l’évolution de nos armées pour les 15 prochaines années.

 

Dans le monde de la défense, on a un exercice régulier de prospective pour évaluer les risques, les menaces, les cadres d’intervention et les moyens nécessaires. C’est le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

 

Dans ce cadre, une Loi de programmation militaire décline cette analyse pour nos armées, en termes d’équipement, de personnel et de fonctionnement.

 

La France vient de conduire ces deux exercices, avec la publication d’un Livre blanc au printemps et la préparation d’une Loi de programmation militaire, qui devrait être votée par le Parlement avant la fin de l’année.

 

Dans le contexte de la crise économique, l’exercice est conduit sous forte contrainte budgétaire.

 

Que retenir ?

 

Les missions des armées françaises sont inchangées dans leurs grandes lignes, avec une stratégie militaire articulée autour de 3 grandes missions : la protection du territoire national et des Français, la dissuasion nucléaire et l’intervention extérieure.

 

Des priorités sont réaffirmées : le renseignement, la cyberdéfense.

 

Conséquence : à budget plus contraint, il a fallu faire des choix, réduire les formats et donc revoir les contrats opérationnels, en particulier ceux qui concernent l’intervention extérieure. Mais ces contrats d’intervention restent cohérents avec les missions et le volume de nos engagements passés et, surtout, de nos engagements probables.

 

Au bilan, nous devrions disposer en 2025 d’une armée au format plus réduit qu’aujourd’hui, mais d’une armée adaptée à nos ambitions, telles qu’elles ont été décrites par le Livre blanc.

 

Compte tenu du contexte économique difficile que nous traversons, les 190Md€ consacrés à la LPM 2014-2019 représentent un effort significatif, porté au plus haut niveau de l’État.

 

Ceci dit, le modèle décrit par la LPM présente 3 points de vigilance :

 

Le premier point de vigilance est budgétaire. L’enveloppe allouée est ambitieuse, mais elle repose en partie sur des ressources exceptionnelles. Cette fois-ci comme les précédentes, c’est le respect des budgets annuels au fur et à mesure qui conditionnera la victoire !

 

Deuxième point de vigilance : la déflation des ressources humaines. La LPM fixe l’objectif, 23 500 déflations supplémentaires, dont environ 1000 officiers par an. Ce sera compliqué, vu les efforts déjà réalisés ces dernières années. Inévitablement, il faudra restructurer, dissoudre des unités, fermer des bases.

 

Troisième point de vigilance : la relève des matériels anciens par ceux qui doivent les remplacer, sans discontinuité de service. Avec le report et la réduction de certains programmes, il faudra prolonger des matériels plus longtemps que prévu.

 

Comme pour la plupart des armées représentées ici, les années à venir seront difficiles pour les armées françaises. Il faudra de la combativité dans l’adversité, il faudra de l’imagination pour surmonter les obstacles. Il faudra de l’engagement !

 

***

 

Cet engagement, je l’attends de tous et puisque je suis ici devant vous, je l’attends de chacun d’entre vous !

 

Vous l’avez compris, cette année est d’abord pour vous celle de l’approche de la complexité.

 

Elle doit être avant tout l’occasion de dépasser le confort de ce que vous maîtrisez, de vous ouvrir sur le monde et de parfaire votre culture générale.

 

Vous êtes là pour réfléchir, pour apprendre et pour débattre !

 

Vous êtes là pour réfléchir.

 

Méfiez-vous des vérités toutes faites. Certaines seulement sont valides. Beaucoup trop sont l’alibi du dogmatisme, le paravent d’un conservatisme étriqué ! C’est un frein à l’innovation dont nous avons besoin : « Ce qui a toujours menacé la pensée militaire, c’est le dogmatisme dans la rationalité non appuyée par l’expérience », prévenait Raymond Aron, et c’était en 1975 !

 

Le « pragmatisme », dont on nous rebat les oreilles, doit être utilisé avec discernement. Pour beaucoup, il est le refuge de la paresse intellectuelle !

 

Ayez le souci de comprendre en profondeur, et donc de contextualiser. Ayez le souci de bâtir des analyses personnelles, circonstanciées, et donc de mettre en perspective.

 

Vous êtes là pour apprendre.

 

Vous devez viser des connaissances à la fois larges et précises. C’est cela qui vous permettra de vous forger des convictions étayées et de les défendre avec nuance. C’est ainsi et ainsi seulement que vous serez crédibles et respectés.

 

Prenez le temps de la lecture. Celle de l’actualité, bien sûr, mais en allant au-delà de l’écume des événements. Celle des grands auteurs qui vous permettront de mieux « comprendre la guerre », ses enjeux, ses mobiles, dans toutes leurs dimensions. Ne vous contentez pas de lire Clausewitz : lisez aussi bien Sun Tzu que Guibert, Mahan que Liddell Hart et Warden !

 

La stratégie et la géopolitique sont des disciplines primordiales, mais elles ne sont pas les seules. Etudiez aussi l’histoire militaire, l’économie, le droit des conflits. Toutes ces disciplines sont importantes pour le chef militaire !

 

Vous êtes ici pour débattre.

 

Pour débattre, et pas pour alimenter des polémiques fondées sur des rumeurs ou, pire, sur des préjugés ! Ayez le souci de l’exactitude de vos sources, de l’objectivité de vos raisonnements. Prenez du recul !

 

Cela doit vous permettre de vous méfier des bruits de coursive ! Il y a toujours un peu de vrai, mais souvent beaucoup de faux !

 

A ce propos, ne vous trompez pas de combat : l’avenir de votre armée, direction ou service ne se joue pas ici, en amphi Foch ! Vous êtes là pour promouvoir votre expertise, pas pour l’imposer. Les guerres de clocher, les corporatismes n’ont pas leur place, ni ici, ni ailleurs. Il n’y a qu’un combat qui vaille, celui que nous menons sur le terrain. Toutes les armées, toutes les directions, tous les services y ont leur place, parce que tous sont indispensables au succès !

 

Mesdames les messieurs les officiers stagiaires de la 21ème promotion de l’École de guerre, les solutions à nos défis sont bien largement hors de votre armée d’origine, hors de vos armées nationales. Si vous gardez cela continuellement en tête, alors vous tirerez le meilleur profit de votre année à l’Ecole de guerre !

 

Je vous remercie.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:54
Des messes en mémoire du commandant Hélie de Saint Marc à Paris et Lyon

30.09.2013 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La famille du commandant Hélie Denoix de Saint Marc (décédé le 26 août), en union avec l'Amicale des Legionnaires Parachutistes, organise une messe qui sera célébrée par Mgr Ravel, évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides (Paris 7e), le mercredi 9 octobre 2013 à 19h 30.

 

Elle sera précédée du rallumage de la Flamme à l'Arc de Triomphe, à 18h 30.

 

Par ailleurs, le 14 octobre, à 12h, une messe sera organisée par l'association Vietnam Espérance et célébrée en l'église de la Rédemption, à Lyon 6e.

 

Le commandant de Saint-Marc était le fondateur et l'inspirateur jusqu’à sa mort de cette association qui œuvre beaucoup pour l’Eglise au Vietnam.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 2/4

30/09/2013 Armée de Terre

 

Pour la première, l’armée française expérimente fois sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Deuxième volet.

 

Coordonner les moyens : de l’aide au déploiement d’urgence à l’appui au stationnement

 

Sur la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, où se trouve déployée la brigade interarmes Serval, la mission de coordination des moyens du génie militaire est confiée au chef de bataillon Thomas.

 

"Pour l’appui au déploiement, le génie de niveau brigade assure l’aide au déploiement d’urgence. Il s’agit de permettre aux troupes combattantes de s’installer et de tenir sur le terrain en toute sécurité. Quand la force s’installe au-delà d’un seul mandat, on bascule sur l’appui au stationnement, et là, c’est le SID qui prend le relais " explique le chef de bataillon Thomas. " Habituellement, les différentes chaînesdu génie agissent chacune dans leur domaine de compétence et de manière indépendante. Or, les plateformes Désert relais (PfDR) de Kidal et Tessalit sont toujours dans la phase d’aide au déploiement, or à Gao, on est entre la phase d’aide au déploiement d’urgence et celle de l’appui au stationnement. C’est pour cela qu’il a fallu se coordonner entre le SID, le génie de l’air et la composante terrestre " poursuit-il.

 

À Gao, le peu de main d’œuvre locale qualifiée et les moyens contraints de la force en engins du génie ont favorisé une telle coopération.

 

Pour le capitaine Florian, commandant le détachement du 25e RGA, cela allait de soi : "Notre mission première est le maintien en condition opérationnelle des pistes aéronautiques. Mais on a le temps et les moyens de travailler au profit du génie de manière générale. Sur Gao, on va faire 15% de travaux sur la plateforme aéronautique et 85% d’aide au déploiement. On a cherché le compromis. Pour nous, c’est un retour aux fondamentaux de notre métier ".

 

Lexique

PfOD : plateforme opérationnelle désert

SID : service d’infrastructure de la défense

DGAD : détachement du génie d’aide au déploiement

PfDR : plateformes désert relais

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 16:35
Afghanistan : dans la peau d’un mentor

30/09/2013 Sources : EMA

 

Le commandant Olivier, 43 ans est affecté au 3e régiment d’artillerie de marine à Canjuers depuis 2011. Il y exerce la fonction d’adjoint au chef du bureau opérations et instruction. En Afghanistan, il  occupe le poste de mentor auprès des militaires afghans de l’école des blindés (ABS : Armored branch school). Il est ainsi engagé dans le cadre du détachement EPIDOTE depuis le mois d’avril 2013, pour une durée de 6 mois.

 

« Ma mission ici, est de « mentorer » le chef d’état-major (CEM) de l’école des blindés et de commander l’équipe de mentors pour toute la partie logistique et ressources humaines ».

 

Au début de son mandat, le commandant Olivier est passé par une phase d’observation. « C’est comme ça qu’il faut fonctionner, j’ai déjà exercé une fonction similaire lors d’un séjour de longue durée au Cambodge. D’abord, observer, c’est de cette manière qu’on parvient à nouer des liens sincères mais j’ai aussi une autre astuce…», déclare Olivier : gagner la confiance des afghans. Grâce à sa patience et son observation, il a remporté ce défi. Signe que la glace est brisée et que la méfiance a laissé place à la confiance, Olivier est invité chaque jour à boire le thé avec le lieutenant-colonel Nurzaï, le CEM qu’il accompagne. « Les afghans aiment beaucoup les proverbes, je me souviens d’ailleurs de ce jour où, un des élèves de l’école m’a dit, tant qu’on n’a pas bu le thé Olivier, on ne peut pas faire la guerre. C’était le signe que je  faisais maintenant partie de leur environnement. Ici, avant de commencer à parler des sujets sérieux, la convivialité est de rigueur».

 

Lors de sa mission au Cambodge, le commandant Olivier a appris la langue du pays. Il avait compris que cette étape lui permettrait de tisser des liens de confiance avec les personnes qu’il accompagnait. En 2006, lorsqu’on lui a annoncé son départ comme OMLT (operational mentor liaison team) en Afghanistan, le commandant s’est lance dans l’apprentissage du persan d’Afghanistan, également appelé « Dari », l’une des deux langues officielles de ce pays. « Je savais qu’apprendre la langue permettrait un rapprochement avec la population. On ne partage pas les mêmes choses quand il y a un interprète au milieu de la conversation. Malheureusement, cette mission ne s’est pas faite. J’ai quand même continué à apprendre le persan dans ses différentes variantes (iranien, dari, tadjik) utilisé comme langue officielle en Iran, en Afghanistan et au Tadjikistan. C’était une question de choix personnel car je trouve cela très intéressant. Finalement aujourd’hui je suis en Afghanistan et très content d’avoir poursuivi cet apprentissage ».

 

C’est tout seul qu’il a appris le Dari, sans prendre de cours. Sa particularité, il la tient de sa volonté et de sa ténacité. Il commence par des méthodes d’apprentissage sur CD, regarde des films et s’exerce seul à l’oral. Il ajoute, « en fait, on apprend toujours, je suis encore en plein apprentissage ».  Aujourd’hui, quand le commandant Olivier discute avec le chef d’état-major de l’école des blindés, on sent la connivence et le respect entre les deux hommes. Chacun s’est adapté à l’autre. Mais l’absence de barrière de la langue a bien évidemment contribué à les rapprocher. 

 

Cette complicité et cette proximité lui ont permis de mener à bien sa mission d’instructeur auprès de l’armée afghane. Il ajoute, « Notre rôle ici est de laisser travailler les forces afghanes seules, d’observer et de les conseiller au besoin. Nous ne commandons personne, nous sommes là pour aiguiller, guider et permettre aux militaires afghans d’acquérir des méthodes de travail  pour qu’ils continuent sur la bonne voie quand nous aurons quitté le pays ». Aujourd’hui les instructeurs du détachement d’EPIDOTE ne forment plus les militaires afghans, ils en sont à un stade de conseil. L’armée afghane a pris la main et forme elle-même son personnel.

 

Être instructeur requiert de nombreuses qualités. La première est l’ouverture d’esprit. Apprendre à connaître les différences de l’autre, mais surtout les accepter pour gagner respect et confiance. L’ouverture sur le monde et sur une culture nouvelle sont deux points essentiels pour réaliser une telle mission. « En résumé, un mentor doit savoir faire preuve de curiosité et  de persévérance», confie Olivier.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:12
A400M First Delivery

30 sept. 2013 airbus

A400M First Delivery Ceremony will take place in Seville, Spain, next 30th September.

This aircraft, the most modern airlifter in the world, will be delivered to its first customer, the French Air Force, after seven nations have worked together to achieve today´s answer to tomorrow´s challenges.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:45
Chaos en Centrafrique

30 Septembre 2013 Par valeursactuelles.com

 

Afrique. Autoproclamé président depuis sa prise du pouvoir, en mars dernier, Michel Djotodia n’arrive plus à faire régner l’ordre.

 

Son pays est déchiré par des rébellions pseudo-politiques — du simple grand banditisme. La population en est la première victime. Après le Mali, la Centrafrique devient donc le dossier prioritaire de la France en Afrique. Ce 24 septembre, à New York, François Hollande espérait convaincre l’Onu de la nécessité d’une “opération de maintien de la paix”. Près de 300 soldats français supplémentaires sont prêts à être projetés à Bangui.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:55
First Tranche 4 Rafale Fighter Jet Delivered With New Generation Sensors

September 27, 2013. David Pugliese Defence Watch

 

From the DGA, the French procurement agency:

 

On September 12, 2013, the French defense procurement agency (DGA: Direction Générale de l’Armement) officially took delivery of the first Rafale issued from the “Tranche 4” production batch, which covers the production of 60 aircraft. All of them will be equipped with new-generation, advanced sensors, and, therefore, will be the most advanced Rafales delivered to the warfighters.

 

These new sensors are:

 

· the RBE2 Active Electronically-Scanned Array (AESA) radar;

· the DDM-NG 1 missile warning system;

· the Front-Sector Optronics (FSO) “IT” (Identification and Telemetry).

 

Thus, the new Rafale “Tranche 4” is the most advanced Rafale (to date) delivered to the warfighters.

 

Indeed, the Rafale is the only European combat aircraft in operational service to incorporate today the cutting-edge “AESA” radar technology. The RBE2 AESA brings the Rafale a number of key operational benefits:

 

· extended range capabilities supporting low-observable target detection and full use of new weapon systems such as the Meteor air-to-air missile;

 

· higher reliability for reduced maintenance and lower through-life support costs;

 

· greater waveform agility for SAR (Synthetic Aperture Radar) imaging and improved resistance to jamming.

 

The first Rafale “Tranche 4” delivered, the two-seater “B339”, is the 121st production aircraft and it landed at Mont-de-Marsan Air Force Base on September 17, 2013.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:55
photo Airbus Military

photo Airbus Military

30/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce lundi, le groupe EADS livre le premier avion de transport européen à la France. La Tribune revient sur la saga de ce programme hors norme depuis la signature du contrat en 2001.

 

C'est l'une des trop rares heures de gloire de l'A400M, qui a collectionné tant et tant d'avatars techniques, financiers et industriels depuis 2001, date de la signature du contrat. Mais l'image est belle : l'arrivée de François Hollande à bord de cet avion de transport militaire très sophistiqué lors du salon aéronautique du Bourget en juin dernier. A ce moment-là, tous les acteurs de cette longue saga incroyable  - industriels, politiques, militaires - espèrent enfin que ce programme allait tirer une bonne fois pour toute un trait sur son histoire très chaotique. D'autant que l'A400M était proche de la date de la livraison du premier exemplaire remis à l'armée de l'air française ce lundi. Une livraison très attendue mais qui a été repoussée à plusieurs reprises en raison d'aléas techniques aussi inattendus que désespérants.

Après son premier vol fin 2009 dans le ciel de Séville, l'histoire de l'A400M ne sera pas un long fleuve tranquille. Bien au contraire. EADS et les pays clients ont ce jour-là un sourire figé tant l'avenir de l'appareil est compliqué. L'avion de transport militaire va devoir traverser encore beaucoup de zones de turbulences. Notamment son avenir sera suspendu aux très longues négociations à tiroir, qui n'en finissent pas sur le refinancement du programme, qui a dérapé de plus de 11 milliards d'euros, selon un audit secret. Une facture qui a explosé et qui paralyse complètement EADS, le maître d'œuvre du programmer. En clair, comment se partage-t-on la douloureuse ? Un abandon de ce projet de 20 milliards d'euros aurait alors menacé entre 10.000 et 40.000 emplois. Certains craignent même pour la survie du groupe européen au début de 2010.

 

Un accord de principe

Après moins de trois mois de négociations, le suspense autour de l'avenir de l'A400M est levé. Les sept pays clients (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) trouvent début mars « un accord de principe » à Berlin… que EADS finit par accepter. Les Etats prennent à leur charge une partie des surcoûts du programme européen (3,5 milliards sur les 7,6 milliards identifiés à ce jour). L'issue de ce protocole d'accord lève les doutes sur la poursuite de l'A400M, en retard de plus de quatre ans.

D'ailleurs, EADS considère que cet accord fournit « une base solide pour un développement réussi du programme ». Le groupe a quand même a dû faire un effort. « Compte tenu de cet accord, une estimation des revenus et des coûts incluant une évaluation des risques, revue par le conseil d'administration d'EADS, conduit à augmenter la provision pour perte du programme A400M de 1,8 milliard d'euros avant impôts pour l'ensemble de l'exercice 2009 », explique la société. Cette nouvelle charge intégrée aux comptes 2009 viendra s'ajouter aux 2,4 milliards d'euros de provisions A400M déjà passées par l'entreprise. Soit 4,2 milliards d'euros. Le groupe a également identifié des risques pour un montant de plus de 3 milliards d'euros.

 

La France maintient sa commande à 50 appareils

A cette époque, la France, pour qui les surcoûts du programme s'élèvent à 550 millions d'euros, compte recevoir un premier exemplaire de l'appareil début 2013. Et le ministre de la Défense Hervé Morin maintient la commande de l'armée de l'air à 50 avions. Les autres Etats-clients s'engagent quant à eux à ne pas réduire les commandes au-delà de dix avions.  En août, la Grande-Bretagne, qui a commandé 25 avions, n'en veut plus que 22. Berlin réduit quant à elle sa commande de sept appareils en plusieurs étapes. Au niveau des livraisons, Airbus prévoit quatre appareils en 2013, huit de plus en 2014 et 2015, avant de passer à deux par mois en 2016.

Après cet accord, Airbus reparle enfin de « business ». Et rêve même de placer Outre-Atlantique son avion de transport militaire. « Les campagnes à l'export commenceront au second semestre 2010 », indique mi-mars le directeur d'Airbus Military, Domingo Urena-Raso. « Le potentiel de vente à l'export est de 500 avions au cours des trente prochaines années, dont 200 aux Etats-Unis ; il est hors de question qu'on n'aille pas se battre aux Etats-Unis. On commencera une approche marketing au second semestre », s'enflamme-t-il.

 

Coup de gueule d'Airbus

Mais en mai, l'accord n'est pas toujours pas signé. Coup de gueule d'Airbus pour finaliser le nouveau contrat A400M entre les pays clients et EADS. Selon des sources proches du dossier, « elles végètent et, à ce rythme-là, il n'est pas du tout évident de signer à l'été ». C'est pourtant ce qui est prévu depuis l'accord de principe arraché en mars entre les États et EADS pour sauver le programme le plus emblématique de l'Europe de la Défense. Chez Airbus, on commence à se méfier aussi des futures contraintes budgétaires qui vont peser sur les États clients. D'autant plus que fin août 2010, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont demandé un délai de deux à trois mois avant de finaliser le contrat.

Finalement le 5 novembre, les pays clients confirment leur accord avec EADS sur le financement du programme sur les bases des modalités provisoires annoncées début mars… mais ne signent pas.  « Les États ont renoncé à réclamer les indemnités à Airbus et ont accepté une hausse du prix unitaire de l'avion de 11 millions par avion », explique Hervé Morin, alors que le nombre d'appareils commandés a été réduit de dix, à 170, après la décision de l'Allemagne de ne prendre que 53 A400M, soit sept de moins que prévu. La France qui maintient sa commande de 50 appareils (8,4 milliards d'euros) prendra livraison du tout premier exemplaire début 2013, puis de sept autres en 2014. Fin 2010, Airbus Military cumulera 4 milliards de pertes.

 

Les mois passent... sans la ratification du contrat

Les semaines passent, puis les mois. Pas de ratification de l'accord par les Etats clients.  Finalement, le jeudi 7 avril 2011, les sept pays clients signent avec Airbus Military à Séville, le fameux avenant au contrat sur le nouveau financement de l'A400M. En outre, la certification civile sera obtenue d'ici à la fin de l'année, estime Domingo Urena. Le titre du géant européen est particulièrement bien orienté en Bourse ce jour-là. La valeur qui a gagné jusqu'à 2,40 % termine sur un gain de 0,89 %. Pour le directeur délégué d'Airbus, Fabrice Brégier, cet accord est « l'aboutissement de beaucoup d'efforts. Nous avons dû négocier pendant deux ans la remise à plat du programme avec l'Occar (maître d'oeuvre européen, ndlr) et les sept pays clients », qui paieront 130 millions par avion.  Et d'estimer que « grâce à sa remise à plat le programme A400M est techniquement cohérent. Des motoristes aux équipementiers, y compris Thales, tout est arrangé d'un point de vue technique ».

Plus d'une année passe loin de l'agitation médiatique, l'A400M semble être enfin sur les rails même s'il rate le salon du Bourget pour un nouveau problème technique. Mais en juin 2012, l'A400M refait parler de lui… à nouveau en négatif : pignon cassé dans le moteur, plus précisément dans le réducteur d'hélices, qualification militaire difficile. Airbus ne devrait pas pouvoir livrer le premier exemplaire de l'avion de transport militaire à la France fin 2012 comme il l'avait un temps espéré. Nouvelles inquiétudes pour l'A400M. Et ce qui devait arriver, arriva. Fin 2012, Airbus Military ne livrera pas le premier avion à la France. Ce ne sera pas le cas, confirme un rapport sénatorial sur l'avion de transport militaire, intitulé "A400M : tout simplement le meilleur".

 

Un pignon cassé qui retarde la livraison

Pourquoi un nouveau retard ? "Il s'agissait (ndlr, cette date) d'un pilotage en interne. Nous sommes en train de relâcher les marges", précise le patron du programme Cédric Gautier. Ce léger retard serait totalement anecdotique s'il n'y avait pas ce problème encore mal cerné de pignon fragilisé par des résonances qui traîne encore. C'est pour cette raison qu'il ne volera pas "par mesure de précaution" au salon aéronautique de Farnborough dans la banlieue de Londres, contrairement à ce qu'Airbus avait programmé.

Pourtant le temps presse. Le déficit du transport aérien est béant pour l'armée de l'air. « Nous ne satisfaisons que 25 % à 30 % de cet exigeant contrat, explique alors le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Paloméros. Un déficit en partie comblé par le commandement du transport aérien européen (EATC), qui mutualise depuis deux ans les flottes de transport de la France, de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas. Mais cette structure ne dispose que de flottes vieillissantes en attendant mieux, c'est-à-dire l'A400M , précise le général Paloméros. Nous avons un besoin urgent de l'A400M , dont les premiers exemplaires devraient être opérationnels dans l'armée de l'air en 2013, rappelle-t-il.

 

Bras de fer entre la DGA et Airbus

En novembre 2012, la tension monte entre la direction générale de l'armement et Airbus. C'est sur le calendrier de livraison du premier appareil pour l'armée de l'air française et sur le soutien des A400M que ferraillent les deux. Le patron de la DGA, Laurent Collet-Billon, évoque même "un petit bras de fer". Pour le patron de la DGA, « l'industriel pense pouvoir obtenir la certification civile au mois de janvier, puis la certification et la qualification militaire deux mois après mais notre estimation est qu'il lui faudra plus de temps. Nous disons à l'industriel que nous ne pouvons pas accepter l'avion sans cette certification militaire et sans une proposition de soutien qui soit financièrement raisonnable. Il y a donc un petit bras de fer entre lui et nous, mais qui se résoudra le moment venu, entre gens raisonnables. Quant à la lacune capacitaire elle est gérée, notamment par l'affrètement d'avions gros porteurs ».

Fin 2012 Airbus, qui  prévoyait une livraison au plus tard à la fin mars 2013, vise maintenant le deuxième trimestre 2013. Finalement c'est début août que la DGA, qui a réceptionné le premier exemplaire de série de l'A400M, livre enfin le 2 août le mSN7 à l'armée de l'air. Cette dernière recevra au total 15 A400M d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019 dont deux en 2013. Pour Airbus Military, cette étape majeure marque le début d'une nouvelle ère du transport aérien militaire en Europe et au-delà.

Car l'A400M, c'est le nouveau couteau suisse de l'armée de l'air : avion de transport militaire à la fois stratégique et tactique, cet appareil, qui va remplacer les vieux Transall de l'armée de l'air entrés en service en 1967, est sans équivalent sur le marché mondial, selon le ministère de la Défense. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu'à 37 tonnes et réaliser l'ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d'assaut sur terrains sommaires, l'aérolargage de personnel (jusqu'à 116 parachutistes) et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol (avions de combat, gros porteurs et hélicoptères) ou les évacuations sanitaires.

 

Export : 400 A400M sur 30 ans

L'avionneur compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, Domingo Urena, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil , estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite.

"Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

La saga de l'A400M 2010-2013 (2/2) : le temps de l'envol difficile du programme
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:45
FAZSOI : interception de deux bâtiments par le Nivôse

30/09/2013 Sources : EMA

 

Le 9 septembre 2013, la frégate de surveillance Nivôse des forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) a intercepté deux bâtiments dans la zone économique exclusive (ZEE) d’Europa, une des îles éparses françaises du canal du Mozambique.

 

De retour de l’exercice « OXIDE 2013 » mené du 30 août au 6 septembre 2013 avec les marines sud-africaine et mozambicaine, la frégate a détecté deux bâtiments évoluant dans la ZEE sans autorisation des autorités françaises. Un navire de recherche scientifique battant pavillon singapourien, le Pacific Falcon effectuait des sondages sismiques à des fins de prospection pétrolière, le second, le Storm West, un chalutier battant pavillon norvégien, assurait la sécurité du plan d’eau.

 

Le bâtiment de sondage a été intercepté et l’équipe de visite du Nivôse a procédé à son inspection. Les deux navires se sont vu intimer l’ordre de cesser toute activité de prospection et de quitter au plus vite et par le plus court chemin la ZEE française du canal du Mozambique. Les bâtiments ont immédiatement exécuté l’ordre, sous la surveillance ostensible et ferme du Nivôse.

 

L’équipe de visite, hélitreuillée en fin d’après-midi sur le Pacific Falcon, a rapporté à bord du Nivôse des éléments qui permettront au délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer, le Préfet de la Réunion, de poursuivre les démarches administratives à l’encontre de ces navires. Au cours du contrôle, le capitaine du navire n’a pas été en mesure de présenter, les titres l’autorisant à effectuer des travaux de recherche par réflexion sismique « au large des côtes mozambicaines ».

 

Les FAZSOI ont pour mission de protéger le territoire national, les installations stratégiques et contribuer au maintien de la sécurité ; d’assurer la prévention et la préservation des intérêts de la France dans la zone de responsabilité contre toute forme d’agression extérieure ; de soutenir l’action de l’Etat et contribuer aux conditions de stabilité et de développement des collectivités territoriales par la mise en œuvre de moyens militaires ;  d’affirmer la souveraineté française. En cas de crise, elles sont en mesure de conduire ou participer à une opération militaire et/ou de mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophes naturelles).

FAZSOI : interception de deux bâtiments par le Nivôse
FAZSOI : interception de deux bâtiments par le Nivôse
FAZSOI : interception de deux bâtiments par le Nivôse
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:30
Assemblée nationale : Audition de M. Philippe Burtin, président de Nexter, sur le projet de loi de programmation militaire

30.09.2013 Assemblée Nationale

 

- Audition, ouverte à la presse, de M. Philippe Burtin, président de Nexter, sur le projet de loi de programmation militaire

Compte rendu n° 98 - mercredi 18 septembre 2013 - séance de 18 heures

 
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:03
DGA : une industrie de défense préservée - video

30.09.2013 Par  

 

Le délégué général pour l'Armement s'exprime sur le projet de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Cette loi constitue, pour le ministère de la Défense, la première étape de la mise en œuvre des nouvelles orientations stratégiques publiées dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:55
Exercice amphibie de validation pour le VHM

Photos: Le VHM en configuration amphibie, muni d’un dispositif de flottabilité latéral (crédits: Armée de terre)

 

30.09.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Le Véhicule Haute Mobilité (VHM) va participer à un exercice amphibie interarmées de niveau intermédiaire, qui se déroulera du 1er au 3 octobre dans la région de Sainte Maxime (Var). Cette manœuvre sera l’occasion pour la STAT (Section Technique de lʼArmée de Terre) de réaliser la dernière étape de validation du VHM (véhicule haute mobilité) BvS10 aux opérations amphibies. Cet exercice est donc l’aboutissement du processus de validation du nouveau VHM, qui vient remplacer les vieillissants BV206 en service dans l’armée de terre. Le VHM aura subi plusieurs tests, dont l’exercice Cerces lʼannée dernière mené par la 27ème  BIM (Brigade d’infanterie de montagne).

 

Au total l’armée de Terre va recevoir 53 BvS10 (commande ferme). Alors qu’initialement le besoin exprimé concernait 129 véhicules, les difficultés budgétaires auront eu eu raison des tranches conditionnelles . Avec une capacité dʼemport dépassant les 5 tonnes (PTAC de 14 tonnes), le VHM peut embarquer jusqu’à 12 fantassins équipés du Félin avec leur armement individuel et collectif (missiles, roquettes et mortiers), les radios et les systèmes dʼinformation. Le VHM est décliné en 3 versions : version «Rang» (transport de troupes), version «Poste de commandement» et version «Logistique», équipée dʼun plateau déposable pour le transport de matériels.

 

Construit par le groupe suédois Hagglunds (groupe BAe), l’adaptation du véhicule aux spécifications françaises (« francisation ») est réalisée par Panhard (groupe RTD). Le VHM dispose de très intéressantes capacités de franchissement et peut facilement évoluer hors des routes, donc des itinéraires tracés qui, en Afghanistan, étaient souvent piégés. Il va apporter à l’armée une réelle capacité en combat embarqué en milieu montagneux et/ou enneigé mais aussi en terrain accidenté et peut se présenter comme un intéressant complément aux VAB et VBCI dans le combat du SGTIA à dominante infanterie. Il sera mis en œuvre par la 27ème BIM et la 9ème Blbima (brigade légère blindé d’infanterie de marine. Équipé d’un toureleau PL80 (12.7) servit manuellement par un soldat exposé, à terme il pourrait recevoir un toureleau télé-opéré (type Wasp ou Prector à l’instar du VAB Top).

Exercice amphibie de validation pour le VHM
Exercice amphibie de validation pour le VHM
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:55
Rencontre avec le Directeur de l’Intelligence économique du groupe Total

28.09.2013  ANAJ-IHEDEN
 

Le Comité « Défense économique » de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence :

« Les rencontres de l’I.E. »

Jean-Michel SALVADORI
Directeur de l’Intelligence Economique du groupe TOTAL

Mercredi 16 octobre 2013
19h30 à 21h00

Amphithéâtre Des Vallieres
Ecole militaire

« Les rencontres de l’IE » du Comité de Défense économique de l’ANAJ-IHEDN proposent un environnement propice à la rencontre des principaux acteurs de l’IE, du privé comme du public, des grands groupes industriels comme des représentants de TPE et de PME, autour de l’actualité du secteur, de thèmes de fonds comme des besoins du secteur. L’objectif pour les participants est de mieux comprendre les différents univers de l’IE et d’appréhender les préoccupations du secteur et les orientations déjà empruntées.

 

Notre intervenant, Jean-michel Salvadori va dans un premier temps définir certaines notions de l’Intelligence Economique au sens où l’entend le Groupe TOTAL. Il développera ensuite des éléments du contexte macroéconomique et concurrentiel mondial dans lequel évolue une compagnie comme TOTAL. La troisième partie sera consacrée à l’organisation et la pratique de la discipline IE. Des réflexions tirées de l’expérience du groupe concluront la présentation et laisseront voix aux questions des participants.

 

Jean-Michel Salvadori est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Il entre dans le Groupe TOTAL en 1981, où, après avoir occupé diverses fonctions dans le domaine de l’Exploration-Production en France et au Cameroun, il est nommé successivement Directeur des Opérations de Total ABK en Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, Directeur «Business Development» de Total Oil Marine à Londres puis Aberdeen, Chargé d’affaires Amont à la Direction Stratégie Planification du Groupe à Paris, puis en 1998 Directeur Algérie et Afrique de l’Ouest.


Après la fusion des Groupes Total-Fina et Elf, il est nommé en  2000 Directeur Caspienne et Asie Centrale puis, en 2006, Directeur Afrique Subsaharienne au sein de la Direction Générale Exploration Production de Total.


Depuis l’automne 2009, il occupe la fonction de Directeur de l’Intelligence Economique du Groupe Total, au sein de la Direction de la Stratégie et de l’Intelligence Economique elle-même directement rattachée au Président Directeur Général.

 

Informations : defense-economique@anaj-ihedn.org

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:55
photo France 3 Bretagne

photo France 3 Bretagne

27/09/2013 Par Krystell Veillard - France 3 Bretagne

 

C'était [le 27 septembre] à Concarneau le baptême de l'Almak, le dernier né des chantiers Piriou. Un bateau  destiné à la formation des officiers des Marines étrangères. Une diversification prometteuse pour les chantiers finistériens : pour Piriou, l'Almak est une sorte de démonstrateur

 
Suite de l'article

 

Le reportage à Concarneau (29) de Muriel Le Morvan et Gilbert Quéffelec

Interviews :
- Pascal Piriou, PDG des Chantiers Piriou
- Amiral François Dupont, PDG de Défense Conseil International
- Amiral Bruno Nielly, Directeur de DCI-NAVFCO
- Al Hattab Abdullah, aspirant de la Marine Koweitienne

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:54
Caméra embarquée, la nouvelle campagne de recrutement de la Marine nationale

30/09/2013 Marine Nationale

 

À partir du 30 septembre 2013, sur etremarin.fr, la Marine nationale diffuse une série de pastilles vidéos baptisée «Caméra embarquée» dans le cadre de sa campagne de recrutement. Avec un concept inédit : montrer sans détour la vie de marin.

 

La campagne de recrutement de la Marine nationale entre dans une nouvelle phase

 

Ce nouvel outil vidéo à la fois immersif et percutant poursuit l’objectif du Service de Recrutement de la Marine de faire connaître à de futurs candidats, le quotidien de la vie de marin. Cette détermination à montrer sans détour la vie à bord d’un bâtiment et à la rendre accessible à tous s’inscrit en continuité des visuels de la campagne de recrutement «Et si vous étiez déjà marin sans le savoir?» qui affiche clairement une volonté immersive d’un jeune «civil» aux côtés de marins en action.

 

Un format volontairement réaliste et moderne

 

Pour présenter au plus juste ce qu’est la vie embarquée, le réalisateur Christophe Fonseca a partagé le quotidien des marins sur une frégate, un sous marin nucléaire d’attaque et à terre, auprès de fusiliers marins. L’objectif est simple: témoigner d’un large éventail des moments qui rythment la vie du bord. Des plus emblématiques aux plus atypiques. Des plus opérationnels aux plus courants. Disponibles par thème, par lieu ou encore par métier, ces pastilles pourront être regardées sur etre marin.fr, sur ordinateur, tablettes, Smartphone, sur la chaîne éponyme de YOUTUBE ou encore sur la chaîne de la Marine nationale de Dailymotion.

 

3000 recrutements chaque année

 

En 2013, la Marine recrute et forme 3000 personnes de 16 à 29 ans, d’un niveau 3ème à Bac+5. Elle offre de nombreuses possibilités d’emploi parmi lesquelles chacun peut trouver ce qu'il souhaite, en fonction de ses aspirations, de ses études ou de ses compétences. Les différents métiers sont exercés dans des domaines de compétences très variés sous le biais de carrière, contrats ou stages.

3000 recrutements chaque année

 

Caméra embarquée, la nouvelle campagne de recrutement de la Marine nationale

En 2013, la Marine recrute et forme 3000 personnes de 16 à 29 ans, d’un niveau 3ème à Bac+5. Elle offre de nombreuses possibilités d’emploi parmi lesquelles chacun peut trouver ce qu'il souhaite, en fonction de ses aspirations, de ses études ou de ses compétences. Les différents métiers sont exercés dans des domaines de compétences très variés sous le biais de carrière, contrats ou stages.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:45
Départ du bataillon « Elou »

28 septembre 2013 eutmmali.eu

 

Samedi 28 septembre 2013, le bataillon malien « Elou » a quitté le camp de Koulikoro en vue de son déploiement au Nord du Mali, à l’issue de ses 10 semaines de formation par la Mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM Mali). Fort de 700 hommes et de 60 véhicules, le bataillon Elou, qui doit rejoindre dans un premier temps la ville de Gao, sera désormais accompagné par un détachement d’assistance opérationnelle (DAO) français appartenant à la force SERVAL.

 

De retour sur le camp de Koulikoro le 25 septembre, les soldats du bataillon Elou se sont vus remettre leur insigne de brevet de fin de formation par les instructeurs européens d’EUTM Mali le vendredi 27 septembre. La mission EUTM Mali s’apprête maintenant à accueillir sur le camp de Koulikoro le troisième bataillon malien, dont la formation débutera au début du mois d’octobre. Depuis le 16 septembre, 25 officiers de ce bataillon suivent un stage de formation préliminaire sur le camp de Koulikoro.

 

 Departure of “Elou” battalion

 

 Saturday, 28th September 2013, the Malian battalion « Elou » left Koulikoro training camp to be deployed in northern Mali, after 10 weeks of training received by European Union Training Mission in Mali (EUTM Mali). With 700 men and 60 vehicles, the battalion Elou, which will be first deployed in the city of Gao, will be accompanied by a French detachment of operational assistance (DAO) of the Serval.

 

Back to Koulikoro training camp on September 25th, the soldiers of the Elou battalion received the badges symbolizing the successful completion of their training by EUTM Mali European instructors on Friday, September 27th. EUTM Mali is now preparing to host the 3rd Malian battalion, which training will begin in early October. Since September 16th, 25 officers of this battalion are following a basic training course in Koulikoro training camp.

Départ du bataillon « Elou »
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:13
A400M: "Le transport aérien militaire va entrer dans une nouvelle dimension"

30/09/2013 Par Valérie Lion - lexpansion.lexpress.fr

 

Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon explique à Lexpansion.com comment le projet de coopération européenne A400M a échappé de peu à l'échec, et souligne les atouts du nouvel avion.

 

La France réceptionne officiellement ce lundi, à Séville chez Airbus Military puis sur la base aérienne d'Orléans, son premier A400M. Très attendu, cet avion de transport militaire de nouvelle génération a été commandé à 50 exemplaires par Paris. Dernier grand programme de coopération européenne, il a bien failli ne jamais aboutir. Le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, explique pourquoi cet appareil devait absolument voir le jour.

 
Le premier exemplaire de l'A400M a été livré avec quatre ans de retard à l'armée française. Le programme a bien failli virer au fiasco. Quelles leçons en avez-vous tiré?

Sans l'implication forte des Etats clients, le programme aurait en effet pris fin en 2009. Mes homologues des nations partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg, NDLR) et moi-même, nous nous sommes mobilisés pour éviter cela.

 

>> Lire: L'histoire mouvementée de l'A400M

 

Nos experts techniques respectifs ont retroussé leurs manches pour sortir un programme alors dans l'impasse. Les leçons à tirer sont multiples, à la fois sur l'empilement toxique des spécifications opérationnelles, sur le niveau de contrôle par le client des travaux industriels et, enfin, sur la nécessité d'organiser la répartition industrielle selon les compétences et non selon la nationalité... C'est aussi, je pense, une démonstration de plus qu'il est beaucoup plus simple d'initier des coopérations à deux, de définir clairement les règles du jeu ensemble avant d'élargir à d'autres partenaires.

 
Que va apporter cet appareil à l'armée française ? Quels sont les défis à relever lors de la mise en opération?

C'est un avion trois en un : il fait du transport tactique, en opérant depuis des pistes courtes et non préparées en milieu hostile, il fait du transport stratégique, avec un long rayon d'action, et du ravitaillement en vol. Avec l'A400M, le transport aérien militaire français va entrer dans une nouvelle dimension. Concrètement, il pourra convoyer directement sans escale vers des terrains sommaires à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole un volume conséquent de soldats accompagnés de leur matériel. Sans parler de sa capacité à ravitailler en vol tous types d'aéronefs, y compris des hélicoptères.

Pour ce qui est des défis à relever, je vois principalement la mise en place d'un soutien en opérations le plus commun possible afin d'éviter les errements de programmes européens passés. Dans les mois à venir, nous allons amorcer cette logique avec un contrat de soutien franco-britannique dans le cadre du Traité de Lancaster House. Ce sera un très bon test et pour nos équipes un réel challenge.

 
Seul l'export permettra de rentabiliser ce programme très coûteux. Quelles sont les perspectives de ventes?

Il existe déjà un client export qui est la Malaisie. C'est logique, l'A400M constitue le meilleur compromis entre la capacité de transport stratégique d'un C-17 (construit par Boeing) et les qualités requises pour les missions tactiques, telles que permises par le C130J (construit par Lockheed Martin). Les clients potentiels sont notamment au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:55
Credits JJ Chatard - DICoD

Credits JJ Chatard - DICoD

30/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce lundi, le groupe EADS livre le premier avion de transport européen à la France. La Tribune revient sur les déboires de ce programme hors norme depuis la signature du contrat en 2001.


 

Quand l'A4000 a décollé dans le ciel bleu de Séville le 11 décembre 2009 pour son premier vol, qui durera trois heures et quarante-cinq minutes, il y avait à la fois beaucoup de soulagement d'avoir amené ce programme jusqu'à cette étape importante mais aussi... beaucoup d'inquiétudes pour l'avenir de l'appareil de la part de son maître d'œuvre EADS et des responsables politiques invités à la cérémonie. Car le financement des surcoûts faramineux de l'avion de transport européen, qui faisait à cette époque travailler environ 40.000 personnes, était loin, très loin d'être réglé fin 2009.

L'A400M avait traversé depuis la signature du contrat en décembre 2001 tant de turbulences que ce programme, le plus emblématique de l'Europe de la défense, était déjà un rescapé : ce vol s'est effectué avec un an et demi de retard et d'importants dépassements de budget. Un cauchemar pour EADS et son président exécutif, Louis Gallois. Il faut dire que fin 2009 le surcoût de l'appareil de transport militaire est évalué fin 2009 entre 7,5 et 8 milliards d'euros, contre 5 milliards pour le gros porteur A380. « Pratiquement le chiffre d'affaires d'Aerospatiale juste avant son intégration dans EADS », soufflait-on alors perfidement en interne.

 

Un programme sans pilote

L'A400M est un véritable fiasco industriel et politique provoqué par de très nombreux facteurs : beaucoup d'incompétences, dont celle de la filiale espagnole EADS CASA, sousdimensionnée pour gérer techniquement et industriellement un programme aussi ambitieux mais à qui pourtant la direction d'EADS a confié les clés du programme ; des rivalités entre les dirigeants d'EADS et d'Airbus, qui ont laissé l'A400M longtemps en complète déshérence ; une sous-estimation de la complexité du programme. Sans oublier un système de retour géographique de la charge de travail qui a conduit EADS à confier des contrats à des sociétés ne maîtrisant pas les technologies exigées. Bref, un programme sans gouverne, ni pilote.

Fabrice Brégier, alors numéro deux d'Airbus, ne fuit pas les responsabilités "Tout d'abord, explique-t-il fin 2009 à La Tribune, à la signature de contrat, tous les industriels se sont bercés d'illusions et se sont engagés sur une mission impossible : développer un avion militaire comme un avion  commercial. Dès le départ, le référentiel était faussé. Et puis pendant longtemps, EADS et Airbus n'ont pas géré ce programme avec toute la rigueur nécessaire. Nous reconnaissons notre part de responsabilité". Ce que confirmait déjà en février 2009 un rapport parlementaire : « EADS s'est engagé à réaliser un type d'avion qu'il n'avait jamais construit sans se doter de la meilleure organisation pour le faire ». À quoi s'ajoute une expérience très (trop ?) limitée d'Airbus en matière d'intégration de systèmes militaires.

Dans le groupe, on confirme qu'effectivement "il n'y a eu personne aux commandes de l'A400M pendant très longtemps". Après les retards de l'A380 et la valse-hésitation du lancement de l'A350 à cette époque, EADS montre une nouvelle fois à cette époque son incapacité à bien gérer la maîtrise d'œuvre de grands programmes aussi bien civils et militaires. Car ce qui est vrai pour l'A400M l'est aussi alors pour l'hélicoptère de transport NH90 et les drones Harfang et Talarion.

 

De l'euphorie à l'oubli

Pourtant, le 27 mai 2003, lorsque est enfin ratifié à Bonn, après deux ans de tergiversations allemandes, un contrat de 180 avions pour 20 milliards d'euros (développement compris), c'est l'euphorie. EADS tient enfin son premier grand programme militaire, qui va l'aider à rééquilibrer ses activités, trop dépendantes des cycles de l'aéronautique civile. Les politiques européens, de leur côté, espèrent avoir ainsi relancé une défense commune en panne. Et les querelles semblent oubliées entre les États et le constructeur, qui s'est fait tordre le bras au nom de l'emploi en Europe pour choisir des motoristes européens (Snecma, Rolls-Royce, l'allemand MTU et l'espagnol ITP, regroupés dans le consortium EPI), au détriment de Pratt & Whitney Canada, pourtant bien mieux-disant. À la grande rage de Noël Forgeard, le PDG d'Airbus à l'époque.

Puis le programme tombe dans l'oubli ou presque, le groupe saluant en 2005 ses premiers succès à l'export (Afrique du Sud, Malaisie, Chili). Ce seront les derniers… mais il ne le sait pas encore.

 

EADS nie tout retard jusqu'en mars 2007

Tout s'accélère en juillet 2006. La Tribune révèle, sur la base de témoignages de fournisseurs de l'A400M, que le programme pourrait connaître des retards d'un an et demi à trois ans. Pluie de démentis d'EADS et d'Airbus Military. Mais, fin juillet, EADS lance une « revue très approfondie » du programme, au cas où… Tout en continuant à réfuter tout problème, et a fortiori tout retard. Les deux coprésidents du groupe, Tom Enders et Louis Gallois, assurent que l'A400M a un « calendrier très serré » mais « faisable ». En octobre, le PDG d'Airbus, Christian Streiff, affirme que le programme est « à la limite » en termes de calendrier. Mais il lâche aussi une bombe qui passe alors relativement inaperçue : « Nous n'avons pas encore trouvé une base de coûts appropriée pour atteindre nos objectifs de rentabilité ».

L'A400M commence à sentir le roussi. Le feu couve mais les alarmes ne fonctionnent pas. Ainsi, l'audit confirme bel et bien les difficultés du programme mais EADS continue de nier tout retard… jusqu'en mars 2007, où, du bout des lèvres, le groupe admet « trois mois » de dérapage pour le démarrage de la chaîne d'assemblage finale. Pourtant, Tom Enders veut encore y croire : « Peut-être y aura-t-il des retards mais, pour l'instant, nous collons à la date de livraison prévue en octobre 2009 », explique-t-il.

 

Un aveuglement inquiétant

Le crash est proche d'autant que les capitaines continuent de piloter en aveugle. Pourquoi une telle cécité ? « Le management d'EADS et d'Airbus n'avait plus de contact avec le terrain pour comprendre la réalité d'un programme difficile, tente-t-on d'expliquer parmi les fournisseurs. La multiplication des intervenants a aussi entraîné la dilution des responsabilités ».

En juillet 2007, EADS commence enfin à voir l'orage qui s'annonce. Mais il est loin encore de l'évaluer avec toute la finesse requise. Le groupe a surtout identifié un problème sur le moteur et ne cache plus son irritation vis-à-vis d'EPI, le consortium de motoristes. Pendant longtemps, EADS va s'acharner sur ces derniers. Pourtant, c'est l'arbre qui cache la forêt. « La livraison du premier avion au standard définitif serait retardée de quatre ans, ce qui est le double du retard découlant du Fadec [le logiciel du moteur, Ndlr], notait le rapport parlementaire de février 2009. Le retard du Fadec serait sans conséquence sur la date de la livraison au standard définitif ».

 

De nombreux équipements sont en retard, dont ceux d'EADS

Au-delà des moteurs, certains des programmes d'avionique confiés à Thales, Sagem (groupe Safran) et EADS sont très en retard, voire en souffrance. À tel point qu'EADS demande aux clients l'abandon de deux d'entre eux que, ironie du sort, il gère lui-même ! Fin juillet 2007, EADS reporte de six mois le premier vol. C'est le début alors de l'escalade des provisions (qui se montent alors à 2,4 milliards d'euros) et d'une communication au fil de l'eau du groupe. Lequel va subir les dérapages financiers et calendaires de l'A400M pendant dix-huit mois.

Début 2009, tout le monde (maître d'œuvre, fournisseurs, États) est alors au bord de l'implosion. Quelques mois plus tôt, Safran et EADS se sont publiquement déchirés, sous les yeux médusés de la presse, se rejetant mutuellement la responsabilité des retards. Et EADS commence à entonner le couplet du partage du fardeau avec les États. « Nein », répond Berlin, Paris se montrant plus conciliant.

 

Hervé Morin sauve le programme

En février, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, qui va mouiller sa chemise tout au long de 2009, s'acharne à mettre tout le monde autour d'une table de négociations. Notamment les Britanniques, qui veulent filer à l'anglaise grâce à une clause du contrat, et les Allemands, qui demandent l'application pure et simple du texte. Tandis qu'EADS, très tactique sur le dossier, se dit prêt à jeter l'éponge. Hervé Morin arrache en avril un premier moratoire de trois mois aux États clients qui restent dans le programme.

En juillet, au Castellet, dans le Var, il obtient des sept pays clients une révision des termes du contrat, qui ouvre la voie à une renégociation complète, tant sur les surcoûts (pénalités comprises) que sur le calendrier et les spécifications de l'appareil. Le programme semble une fois pour toutes sauvé. Mais, dernier rebondissement, le gouvernement allemand sorti des urnes en septembre 2009 reprend sa parole en s'éloignant de l'esprit du Castellet. Il réclame l'application du contrat. Berlin prendra-t-il le risque de faire échouer le programme ? C'est la question qui trotte à cette époque dans toute les têtes.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:20
photo Pierre Bayle

photo Pierre Bayle

29/09/2013 Bruno Besson - lanouvellerepublique.fr

 

Lundi matin, à Séville, le premier Airbus A400M sera officiellement remis à la France. Il sera baptisé à Orléans l’après-midi.

 

A Séville, la cérémonie avec le ministre français de la Défense sera symbolique. En réalité, le premier A400M est déjà sur sa base orléanaise depuis août. Mais le symbole se veut fort : l'initiative de ce nouvel avion fut européenne, le sauvetage du programme, un temps menacé, fut une décision européenne, et France et Allemagne mutualiseront sa mise en œuvre. Jean-Yves Le Drian veut exprimer tout cela et souligner : « Cet avion est sans équivalent sur le marché mondial. »

 

Remplacer le Transall

 

L'A400M est appelé à remplacer le vieux (plus de 40 ans) C160 Transall qui était déjà un avion européen. Il remplacera aussi, à terme, le C130 Hercules américain (plus de 25 ans). L'Airbus A 400M Atlas est une révolution technologique qui aura des répercussions pas seulement tactiques : si l'armée est un instrument de la diplomatie, ses avions de transport en sont un outil privilégié.

 

« Notre mission est de découvrir toutes les capacités de cet avion et d'en rédiger, en quelque sorte, les notices d'emploi », résume le lieutenant-colonel Paul Creuset, patron de la structure mise en place par l'armée de l'air pour « l'intégration de l'avion dans nos forces opérationnelles ».

 

L'officier et son adjoint, le lieutenant-colonel Luneau, ont été formés par Airbus Military ainsi que huit autres pilotes, quatre navigateurs-système d'armes et huit mécaniciens-chefs de soute. Demain, ce sont eux qui formeront les équipages de l'armée de l'air. Pour l'instant, ils testent tout ce que l'avion a dans le ventre. Le défi n'est pas mince : l'A400M doit faire tout ce que faisait le Transall, tout ce que fait l'Hercule, encore plus et mieux. « On sait déjà qu'il va deux fois plus vite que le Transall, a plus d'autonomie (on peut faire l'aller-retour au Mali dans la journée), et peut transporter trois à quatre fois plus. »

 

Comme ses prédécesseurs, cet avion devra être capable d'être mis à toutes les sauces : poser d'assaut (1) – pour des opérations militaires ou humanitaires –, largages en tous genres à basse ou haute altitude, de nuit comme de jour, par tout temps. « Après quelques heures de vol, on sait déjà que le pilotage est un vrai plaisir et que la technologie Airbus libère l'équipage de tâches lui permettant d'être fixé sur sa mission ».

 

« Après les tests tactiques (2), la mise en service opérationnelle devrait intervenir en septembre 2014 », indique le lieutenant-colonel Creuset.

 

1. Déchargement rapide de personnels et/ou de matériels sur la piste suivi d'un redécollage immédiat. 2. Utilisations spécifiquement militaires.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:50
La Saônia, correspondant au Jura français, décide d'attaquer la Suisse à partir de trois points de passage, proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève, selon une carte reproduite par "Le Matin Dimanche".

La Saônia, correspondant au Jura français, décide d'attaquer la Suisse à partir de trois points de passage, proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève, selon une carte reproduite par "Le Matin Dimanche".

29.09.2013 Le Monde.fr (AFP)

 

D'année en année, l'état-major suisse fait preuve d'une imagination débordante. L'an dernier, l'armée suisse avait imaginé, dans son exercice militaire Stabilo Due, une Europe plongée dans le chaos par la chute de l'euro et un afflux massif de réfugiés dans la petite République helvétique. Cette simulation avait fait le tour du monde, faisant jaser jusque dans la presse américaine. Cette année, le scénario du nouvel exercice des brigades blindées de Suisse romande, baptisé Duplex-Barbara, simule rien moins qu'une attaque française contre la Confédération, révèle le journal Le Matin Dimanche.

 

L'exercice, qui s'est déroulé du 26 au 28 août, suppose que la France, en complète déroute financière, s'est désintégrée en plusieurs entités régionales sous l'effet de la crise. L'une d'elle, baptisée Saônia, correspondant au Jura français, décide d'attaquer la Suisse à partir de trois points de passage, proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève, selon une carte reproduite par Le Matin, qui a pu consulter les détails de l'opération. Une organisation paramilitaire proche du gouvernement de Saônia et appelée BLD (brigade libre de Dijon) veut "venir chercher l'argent que la Suisse a volé à Saônia" afin d'éponger la dette saônienne, et organise des attentats en Suisse.

 

"Pour sa crédibilité, l'armée suisse devrait travailler aux menaces du XXIe siècle", a réagi Antoine Vielliard, conseiller général de Haute-Savoie, dans les colonnes du Matin Dimanche. Selon Daniel Berger, commandant de la brigade blindée suisse, "l'exercice n'a strictement rien à voir avec la France que nous apprécions, il a été préparé en 2012, alors que les relations fiscales franco-suisses étaient moins tendues. Des villes françaises sont citées uniquement pour donner des échelles réelles aux soldats".

 

Dimanche dernier, les Suisses ont voté à une très large majorité le maintien de leur système d'armée de milice, fondé sur la conscription militaire obligatoire. Ainsi, 73,2 % des votants ont dit "non" à la proposition du Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA), qui demandait la fin du service militaire obligatoire et de le remplacer soit par des volontaires, soit par une petite armée de métier.

 

L'armée de milice constituée de citoyens-soldats est considérée comme l'un des piliers fondateurs de la nation suisse. Ses effectifs sont de 155 000 aujourd'hui. En Europe, la majorité des pays ont abandonné le service militaire au profit d'une armée de métier.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:45
Le Mali sous pression après de nouvelles attaques dans le Nord

30.09.2013 à 02h24 Le Monde.fr (AFP et Reuters)

 

Le Mali était sous forte pression sécuritaire, dimanche 29 septembre, après une escalade de violences dans le Nord. Deux civils ont été tués dans une attaque suicide à Tombouctou, et des soldats ont échangé des tirs avec des hommes armés à Kidal, chef-lieu du Nord partiellement sous contrôle du mouvement de rébellion touareg MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad).

Des militaires maliens ont affirmé y avoir été attaqués en fin d'après-midi, dimanche, par des hommes armés, sur lesquels ils ont réussi à prendre le dessus après deux heures d'échanges de tirs. Des militaires de l'opération française Serval et de la mission de l'ONU, la Minusma, sont venus en renfort, mais sans intervenir, selon un responsable du gouvernorat de Kidal.

Dimanche soir, le MNLA a toutefois accusé les soldats maliens d'"actes de provocation", et annoncé que trois de leurs hommes avaient été blessés dans les tirs. "Des soldats maliens ont délibérément ouvert le feu sur une unité mobile du MNLA alors que celle-ci circulait dans le centre de Kidal", "en tirant des rafales de mitraillettes", affirme le groupe. Selon lui, le chef de l'unité, qui figure parmi les blessés, était "descendu de son véhicule en levant les mains pour bien montrer que son unité n'était nullement dans une position de belligérance". "Cette flagrante agression a poussé le reste de l'unité à riposter", ajoute-t-il dans un communiqué publié sur son site Internet.

 

DIALOGUE SUSPENDU AVEC LE GOUVERNEMENT

Ces violences se sont déroulées non loin d'une banque où, deux jours auparavant, des militaires maliens avaient été visés par une attaque à la grenade, qui avait blessé deux soldats. Ils ont aussi été précédés, dans l'après-midi, d'une explosion, imputée dans un premier temps à un kamikaze qui aurait manipulé accidentellement sa ceinture explosive. Mais dimanche soir, le gouverneur de Kidal a infirmé ces informations, indiquant que l'explosion avait eu lieu "dans un magasin où se trouvaient des armes qui n'appartiennent pas à l'armée régulière", et avait fait un blessé grave.

Kidal est un fief du MNLA, le mouvement de rébellion touareg qui avait déclenché, en janvier 2012, une offensive contre l'armée malienne dans le Nord. Après l'intervention française, un an plus tard, le MNLA, qui avait été entre temps évincé du terrain par les djihadistes, a repris le contrôle de Kidal en février, y refusant la présence des armées et administrations maliennes. Jusqu'à la signature, en juin, d'un accord avec le gouvernement malien et deux autres groupes armés (un touareg, un arabe) ayant leurs bases dans le Nord.

Cet accord paraphé à Ouagadougou avait permis le cantonnement des hommes du MNLA et l'arrivée, début juillet, de soldats maliens, puis de l'administration. Mais le 26 septembre, les trois groupes armés signataires de l'accord ont annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux discussions avec le gouvernement malien, l'accusant de ne pas respecter ses engagements. Les autorités maliennes ont assuré être toujours disposées au dialogue.

 

DEUX CIVILS TUÉS À TOMBOUCTOU

L'attaque la plus sanglante de ces trois derniers jours s'est toutefois produite samedi, à Tombouctou, ville du nord-ouest du Mali inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Quatre djihadistes à bord d'une voiture piégée ont attaqué un camp de l'armée malienne, tuant deux civils, en plus des quatre kamikazes, et blessant six soldats.

Il s'agit de la troisième attaque kamikaze de l'histoire de cette cité, après celles des 21 et 30 mars 2013. La cité avait été occupée plusieurs fois en 2012 par des groupes djihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont été chassés fin janvier par des soldats français et africains.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 18:45
Aqmi : un Algérien pour remplacer Abou Zeïd

27/09/2013 - 14:34 JDD

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a nommé un Algérien pour remplacer son compatriote Abdelhamid Abou Zeïd, un de ses chefs les plus radicaux, tué dans le nord du Mali lors d'une intervention militaire franco-africaine, a rapporté l'agence privée mauritanienne ANI.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:55
Des EC 120 Colibri en location pour remplacer les Alouette d'instruction de la Royale

28.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lu chez mes camarades du Marin.

 

L’Alouette III a fait son premier vol le 28 février 1959. La Marine détient encore une poignée d’hélicoptères de ce type (c’est le type le plus ancien en service au ministère de la Défense): des SA316B, les Alouette III historiques, utilisées pour l’instruction, et une version plus récente, la 319, déployée à bord de certains navires (le Charles de Gaulle, mais aussi des frégates de surveillance, des pétroliers ravitailleurs notamment).

 

Ces appareils sont notoirement à bout de souffle: la Marine a décidé d’expérimenter le recours à un nouveau type d’appareil, l’EC120 Colibri loué au secteur privé. Ce dernier est utilisé par l’armée de terre pour la formation de tous les pilotes d’État (défense, gendarmerie et douanes), et l’intention de la Marine est de pouvoir mobiliser plusieurs centaines d’heures, dans le cadre du contrat global.

 

Concrètement, l’expérimentation doit permettre de mesurer l’adaptation de l’EC120 à la mission d’instruction actuellement tenue par les 316. Il faudra notamment intégrer des flottabilités, un treuil… Mais le problème ne sera qu’à moitié réglé puisqu’il reste les 319 : pour cela, la Marine pense régler le problème grâce à la montée en puissance – pour l‘instant assez lente – de sa flotte de Caïman. Ce mouvement libérera des Dauphin de service public, qui devraient, espère-t-on, contribuer à solutionner l’âge canonique des Alouette.

 

La solution durable, c’est un programme d’hélicoptères interarmées léger. Il a complètement disparu du spectre : la loi de programmation militaire n’en parle même pas.

 

La Marine a déjà recours à l’externalisation, ne serait-ce qu’en affrétant des remorqueurs de haute mer. Elle a aussi loué les services d’Apache Aviation, qui fournit des biréacteurs pour l’entraînement à la guerre électronique et au ciblage rapide. Enfin, depuis des années, des sociétés privées assurent l’entretien complet des avions, notamment les Gardian et Falcon 50M.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:30
Liban : relève DAMAN en cours

27/09/2013 Sources : EMA

 

Le 25 septembre 2013, les premiers militaires relevés de l’opération DAMAN, nom de la participation française à la Force intérimaire des nations Unies au Liban (FINUL), ont quitté le sol libanais. Ils sont relevés par les militaires du mandat XX arrivés la veille par voie maritime militaire

 

La relève nombre pour nombre des militaires de l’opération DAMAN est en cours. Les unités « montantes » ont été débarquées du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre pour rejoindre l’emprise de Dayr Kifa. Elles ont été remplacées à bord par les unités « descendantes », qui rentreront en France dans les prochains jours.

 

Débutée à l’aube, les manœuvres de transbordement, à la mer et sur la côte, se sont poursuivies jusqu’en fin de matinée. Trois rotations à partir d’un engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) et de deux chalands de transport de matériel (CTM), ont permis de transporter hommes et paquetages depuis le BPC resté au large de la côte.

 

Grâce à une météo clémente et à une organisation précise des mouvements de débarquement et d’embarquement, cette première partie de la relève s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Des militaires autrichiens et Sri-lankais de la FINUL ont appuyé la manœuvre logistique en assurant la sécurité et l’acheminement des détachements entre le port et Dayr Kifa.

 

Enfin, une section des forces armées libanaises (FAL) et du personnel du service de l’immigration présents sur place ont assuré la gestion et la fluidité des formalités administratives d’entrée et de sortie du territoire libanais.

 

La France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL. Les militaires français de l’opération DAMAN agissent particulièrement au sein de la « Force Commander Reserve » (FCR) qui confère au « force commander » une capacité de dissuasion, de réaction et de coercition. Robuste, souple et réactive, la FCR constitue une véritable force décisive au service de la paix au Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

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