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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:55
French Joint Concept Capstone Concept for Military Operations

20.09.2013 Joint Centre for Concepts, Doctrines and Experimentations (CICDE)CICDE

 

This French Joint Concept Capstone Concept for Military Operations is in compliance with the prescriptions of the Allied Administrative Publication AAP-47(A) Allied Joint Doctrine Development as of 2011.

 

 

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 14:55
Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

 

 

24/09/2013 Ministère de la Défense

 

Lundi 23 septembre 2013, les forces aériennes stratégiques ont effectué, avec succès, un tir d’évaluation des forces (TEF) du système d’arme «Avion ravitailleur C135 / Mirage 2000N / Missile air sol de moyenne portée amélioré (ASMPA)», opération représentative d’une mission réelle de dissuasion nucléaire.

 

Un équipage de l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette» a décollé de la base aérienne 702 d’Avord pour une mission de plus de trois heures qui a rassemblé toutes les phases caractéristiques de ce type de mission: vol en haute altitude, ravitaillement par un C135 du groupe de ravitaillement en vol 2/91 «Bretagne» pour l’allonge stratégique, pénétration en basse altitude, suivi de terrain et tir d’un missile ASMPA (sans charge nucléaire) sur sa cible.

 

Depuis le centre DGA Essais de missiles – site de Biscarrosse, les autorités civiles et militaires ont pu suivre l’évolution du missile qui a respecté, en tout point, le profil de vol attendu.

 

Cette opération qui a réuni personnel et moyens de l’armée de l’air, de la direction générale de l'armement (DGA) et de l’industriel MBDA, constitue un succès qui concrétise les performances et la fiabilité de ce système d’arme. Garant de la crédibilité technico-opérationnelle de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, ce TEF démontre les capacités des forces aériennes stratégiques qui assurent la permanence de leur mission depuis bientôt cinquante ans.

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:55
Les Mirage 2000N K3 de l'EC-2/4 "La Fayette" sont basés à Istres.

Les Mirage 2000N K3 de l'EC-2/4 "La Fayette" sont basés à Istres.

24/09/2013 Par Guillaume Steuer  - Air & Cosmos

 

C'est un impératif pour les Forces aériennes stratégiques (FAS) : à intervalles réguliers, celles-ci doivent démontrer au président de la République leur capacité à honorer le "contrat nucléaire" qui leur est fixé. C'est l'objectif des tirs d'évaluation des forces (TEF), qui mobilisent d'importants moyens afin d'offrir aux équipages et à la chaîne de commandement un scénario le plus "réaliste" possible.

 

En l'occurrence, c'est un Mirage 2000N K3 de l'escadron EC-2/4 "La Fayette" qui a mené hier 23 septembre le tir d'essai d'un missile ASMP-A, celui-ci étant évidemment dépourvu de tête nucléaire. Parti de la base aérienne 702 d'Avord, site qualifié pour l'accueil des missiles et le stockage de têtes nucléaires aéroportées (TNA), l'équipage de l'avion a largué son missile à l'issue d'un vol d'environ trois heures. Un ravitailleur C135FR du GRV-2/91 "Bretagne" lui a conféré l'allonge nécessaire pour mener ce raid fictif.

 

Le missile a été tiré au-dessus de l'océan Atlantique, sous le contrôle du site DGA Essais de missiles de Biscarrosse.

 

Le 19 juin 2012, c'est l'EC-1/91 "Gascogne" qui menait un test similaire, marquant alors le premier TEF réalisé par le couple Rafale/ASMP-A associé au ravitailleur C-135FR.

 

Entre ces deux dates, la Marine a également pu réaliser son propre TEF, démontrant ainsi le bon fonctionnement de la Force Aéronavale Nucléaire (FANu) qui peut elle aussi mettre en oeuvre le couple Rafale/ASMP-A depuis le porte-avions.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:50
Two Cougar helicopters in a mountainous area - source defensie NL

Two Cougar helicopters in a mountainous area - source defensie NL

Londres, le 24 septembre Turbomeca (Safran)

 

Turbomeca (Safran) a signé un contrat d’une valeur de 25 millions d’euros avec les Forces aériennes royales néerlandaises, portant sur la réparation, la révision et l’inspection de leurs moteurs Makila.

 

Ce contrat couvre les moteurs Makila 1A2, équipant actuellement les 17 hélicoptères AS532 Cougar des Forces aériennes royales néerlandaises. Ces hélicoptères ont notamment démontré toute leur capacité lors de missions en Afghanistan, de missions anti-pirates au large de la Corne africaine et de missions de luttes anti-incendie.

 

Comparé au Makila 1A1, le Makila 1A2 offre de meilleures performances et un taux de puissance continu grâce au calculateur électronique de régulation, l’EECU (Electronic Engine Control Unit).

* * * * *

 

Turbomeca (Safran) est le motoriste leader pour hélicoptères, avec la plus large gamme de moteurs au monde et 70 000 turbines de sa conception produites depuis l’origine de la société. Pour 2 500 clients répartis dans 155 pays, Turbomeca assure un service de proximité grâce à 16 établissements, 30 centres de maintenance certifiés et 18 centres de réparation & révision, et 90 représentants commerciaux et techniques. Le siège social est basé à Bordes (Pyrénées-Atlantiques). Microturbo, la filiale de Turbomeca, est leader européen des turboréacteurs pour missiles, engins-cibles et groupes auxiliaires de puissance.

Plus d’informations sur www.turbomeca.fr et www.safran-group.com

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:45
Bientôt un accord de Défense et de coopération militaire entre le Mali et la France

2013-09-24 xinhua

 

Le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga a annoncé lundi la signature d'un accord de défense et coopération militaire entre son pays et la France, à l'issue d'un entretien avec son homologue français Jean-Yves Le Drian en visite au Mali.

 

Cet accord vise à renforcer davantage sur la coopération entre les deux pays, a précisé le ministre malien de la Défense sur les antennes de la télévision nationale ORTM.

 

Le ministre Maïga a exprimé un besoin, celui d'une formation plus spécialisée des militaires maliens, en plus de celle dispensée par l'EUTM (Mission de formation des militaires maliens par l'Union européenne).

 

L'entretien entre le ministre de la Défense et son hôte ont porté sur le suivi de l'opération Serval, l'appui de l'EUTM ( Mission de formation des militaires maliens par l'Union européenne) , qui entamera très prochainement la formation du 3è bataillon après "Waraba" et "Elou".

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Paris, le 24 septembre 2013 Sagem

 

Sagem (Safran) a signé avec la Direction générale de l’armement (DGA) un contrat portant sur le développement et la production de la nouvelle version du MPME, Module de Préparation de Missions pour Equipages d’hélicoptères, destinée à l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT).

 

Cette nouvelle version du système MPME est conçue pour accompagner l’entrée en service des hélicoptères Tigre HAD (Appui Destruction) et NH90 TTH Caïman de l’ALAT.

Sagem produira le nouveau système de préparation de mission des unités Tigre HAD et NH-90 Caïman de l’armée de Terre

Système exploité en réseau depuis des modules tactiques projetables ou en infrastructure, MPME permet aux équipages de préparer leurs missions en mode collaboratif, y compris pour des formations d’hélicoptères différents. La préparation de mission intègre des fonctions de calcul avancé permettant le re-jeu des trajectoires en trois dimensions. MPME est un multiplicateur d’efficacité pour les phases les plus critiques d’une mission : vols nocturnes, déconfliction, évitement de menaces sol-air connues, emploi des armes, zones de posé, etc.

 

Evolution du système MPME déjà en service, cette nouvelle version s’inscrit dans le cadre du programme que la DGA avait confié à Sagem en 2005 pour les régiments dotées d’hélicoptères Puma, Cougar, Gazelle, et Tigre HAP (Appui-Protection), ainsi que pour l’Ecole franco-allemande du Tigre. Ce nouveau contrat est assorti d’une prestation de MCO et prépare la modernisation des terminaux MPME en unités.

 

MPME est une composante de la numérisation de l’espace de bataille. Il se caractérise par une sécurité renforcée et l’accès à de nouvelles données cartographiques et aéronautiques. Les premiers modules sont prévus pour fin 2014.

 

Le système MPME actuel a été déployé en appui de l’ALAT en Afghanistan, sur les bâtiments de projection Mistral et Tonnerre de la Marine nationale pour l’opération Harmattan en Libye, et dernièrement en 2013 pour l’opération Serval au Mali.

 

Sagem est également maître d’œuvre du SLPRM (Système local de préparation et de restitution de missions) destiné aux avions de combat de l’armée de l’Air et de la Marine. A partir du système MPME, Sagem a développé Helipsys pour les marchés internationaux.

****

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com            

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:55
Quelles sont les valeurs morales de nos espions ?

23/09/2013 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

Confrontée à un rajeunissement de son personnel et à un renforcement du nombre des civils, la DGSE s'est interrogée sur les valeurs qui l'animent.

 

Dans le monde du renseignement, personne n'a oublié la vieille formule prussienne : "Le renseignement est un métier de seigneur." (Nachrichtendienst ist Herrendienst.) Mais une fois cet aphorisme prononcé, il faut bien aller voir ce qu'il y a derrière. A priori, les agents secrets ne sont pas des parangons des vertus publiques. Ce n'est pas une mince affaire que de chercher ce qui anime - dans une démocratie, pour faire simple - des hommes et des femmes qui écoutent les conversations des autres, conduisent des opérations illégales aussi bien du point de vue de leur pays que de celui où ils opèrent, jouent sur les sentiments humains les moins nobles, volent ici, trahissent là. Bref, ne se comportent pas précisément en personnes bien élevées.

 

Et pourtant ! Sauf cas déviants, et toujours pour se situer dans une démocratie du XXIe siècle, les services secrets ne sauraient agir sans avoir obtenu l'aval, sinon l'ordre, de l'autorité politique légitime, comme c'est le cas en France. Parfois, une autorité judiciaire vient compléter les autorisations accordées par le pouvoir exécutif pour prendre des libertés avec la loi. C'est précisément ce qui passe aux États-Unis dans l'affaire de la NSA. Mais comment cela se passe-t-il dans la tête des agents qui doivent parfois agir au-delà des limites fixées au commun des mortels ? Quelles sont les valeurs qui les animent, à tout le moins en France, qui pourraient leur être opposées en cas de manquement ?

 

DGSE ou Ikea ?

 

Nous avions eu connaissance voici quelques mois d'une démarche engagée par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) pour réfléchir sur ces points, sous la houlette de son précédent directeur, le préfet Erard Corbin de Mangoux. Entamé en mai 2012 par un séminaire des cadres dirigeants qui avaient en main une analyse lexicale des productions du service, ce travail sur les valeurs a été finalisé en avril 2013. Il avait été rendu nécessaire par une profonde transformation des équilibres internes.

Aujourd'hui, la DGSE compte 5 100 employés, soit 20 % de plus en douze ans, auxquels s'ajoutent les 1 000 militaires du service Action qui sont payés par leur armée d'origine. L'ancienneté moyenne dans le service est de treize ans. La moyenne d'âge s'élève à 41 ans. Hors service Action, la DGSE compte 73 % de civils recrutés sur concours et 25 % de femmes. Nous n'avons pas pu connaître la proportion d'informaticiens experts (les "geeks") qui sont recrutés en CDD pour 3 ou 6 ans. Selon l'une des personnes ayant une bonne connaissance de ce projet, "5 % des agents sur service y sont entrés depuis moins d'un an. C'est la génération Y, zappeuse, impatiente, consommatrice. Elle vit en partie sur le Web. La question que le service s'est posée est donc très simple : quelle est la différence entre un job à la DGSE et un autre à Ikea ?".

 

Introspection

 

Collectivement, à partir de questionnaires diffusés régulièrement sur l'intranet du service, mais aussi après avoir écouté des conférences de personnalités extérieures, les agents de la DGSE ont défini eux-mêmes les valeurs animant le service. Celles qui définissent, selon la formule d'un fonctionnaire "le code génétique du service" : "Nos valeurs sont liées à celles de la République, mais quelles sont elles ? Il fallait les déterminer, afin de les traduire en actes. Et susciter l'indignation à l'égard de ceux qui les transgressent."

 

L'accouchement fut difficile ! Mais enfin, les mots ont été jetés sur la table. 42,5 % des agents s'étant engagés dans ce brainstorming, ces résultats ne manquent pas d'intérêt. Les mots qui ont été retenus, avec plus ou moins de succès, sont les suivants, classés par ordre alphabétique et relevés sur un document interne à la DGSE dont nous avons eu connaissance : adaptabilité, anticipation, créativité, courage, désintéressement, discernement, discrétion, efficacité, engagement, esprit d'équipe, excellence, exigence, expertise, fiabilité, humilité, innovation, intégrité, loyauté, patriotisme, performance, probité, professionnalisme, réactivité, responsabilité, rigueur, secret. Bref, il n'en manque qu'un à l'appel : l'amour...

 

Dans cette quête des valeurs, trois mots seulement ont atteint plus de 90 % des suffrages : secret, discrétion, engagement. Mais ceux qui ont été finalement retenus sont quatre. Ils constituent ce que le service appelle désormais le LEDA.

 

Valeurs cardinales

 

Le "système LEDA", ce sont les initiales des quatre mots-clés du service, ses valeurs cardinales : Loyauté, Exigence, Discrétion, Adaptabilité. Dans un court texte titré "nos valeurs", qui devrait apparaître prochainement sur le site de la DGSE, il est expliqué à propos de la loyauté qu'elle est "une valeur essentielle qui transcende les valeurs individuelles". L'exigence n'est autre que "la conscience aiguë de l'importance du moindre détail dans la réussite de nos missions". La discrétion est "un gage essentiel de la sécurisation des missions et des agents". "[C'est une] attitude permanente de réserve, d'humilité et d'abnégation." Quant à l'adaptabilité, "elle suppose de concilier plasticité intellectuelle et rigueur morale".

 

En tout cas, voila nos agents secrets dotés d'un viatique qui les aidera dans ce monde cruel. Mais l'exposition de telles valeurs poursuit un autre objectif : permettre aux autorités politiques, aux destinataires des notes et aux partenaires des services secrets étrangers de savoir à qui ils ont affaire. Le secret perdure. Le mystère, un peu moins.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:55
Marius : parcours Commando

17/09/2013 Stéphane DUGAST - Sources : Marine nationale

 

Nom d’usage? Marius. Matricule? 0585-3861. Signes particuliers? Figure emblématique des commandos Marine devenue comédien sur grand ou petit écran. Cette fois, il raconte sa vie sans rien cacher de son passé tumultueux.Un récit autobiographique tranchant comme la lame d’une dague.

Passé de l’ombre à la lumière depuis le reportage À L’école des bérets verts diffusé sur France 2 et son apparition au cinéma dans Forces Spéciales, Marius partage désormais son quotidien entre ses activités, de directeur de la sécurité d’un port méditerranéen de comédien au cinéma ou à la TV et… désormais d’écrivain !

L’idée de raconter sa vie lui trottait en tête depuis un bon moment. C’est chose faite ! Marius - alias Alain A. - raconte avec verve, franchise et souvent faconde, les épisodes clefs de sa vie assurément sinueuse.

Si Marius est devenu un commando Marine respecté, c’est à la force du poignet et fort d’un mental à toute épreuve qu’il le doit. Sa route entamée dans le «milieu» marseillais ne démarrait pas sous les meilleurs auspices.

De sa jeunesse embrouillée, il est évidemment question dans ce récit autobiographique. Pour d’évidentes raisons de confidentialité, l’intéressé s’épanche en revanche peu sur son vécu opérationnel. Il préfère s’attarder sur ses premières années à l’école des fusiliers marins et commandos à Lorient, et le fameux «stageco», le stage pour devenir béret vert.

Marseille, l’enfance, les pleurs, l’assistance sociale, la peur, des malheurs, des bonheurs, des larcins, l'argent facile, une vie dorée, une garde à vue, un choix, Lorient, la Bretagne, les commandos, la sueur, les efforts, l’abnégation, la télé, la médiatisation, le cinéma, les strass, les paillettes, la famille, les valeurs…

C’est le parcours d’un homme à la dérive qui s’accomplira, deux décennies durant, dans l’univers des fusiliers-marins et commandos de Marine, lavant ainsi durablement son honneur. Un récit choc !

 

› À LIRE

Marius, parcours commando de Marius, 21€. Préface du VAE Christophe Prazuck et de Tchéky Karyo. (Editions Nimrod)

 

DÉDICACES. Marius dédicacera son livre à Brest les 20 septembre (librairie Dialogues) et 21 septembre (espace culturel Leclerc), à Lorient (librairie Chapitre) le 21 septembre, à Châtillon en Vendelais – entre Vitré et Fougères (cinéma Le Vendelais) le 22 septembre, à Paris le 23 septembre et à Marseille le 12 octobre.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 23:46
Dassault Aviation : le contrat de modernisation des Atlantique 2 bientôt notifié

La direction générale de l'armement devrait notifier à Dassault aviation et Thales un contrat pour moderniser la flotte d'Atlantique 2 de la Marine nationale

 

23/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le contrat portant sur la modernisation de quinze Atlantique 2 doit être notifié de façon imminente par la direction générale de l'armement à Dassault Aviation et Thales. Il est évalué à près de 400 millions d'euros. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian pourrait l'annoncer dans les prochains jours.

 

C'est une bonne nouvelle pour la marine et… pour les industriels (Dassault Aviation et Thales), qui vont enfin signer le contrat très attendu portant sur la modernisation de quinze avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) sur les 27 exemplaires livrés entre 1989 et 1997. Une opération qui permettra de maintenir cette capacité dans la marine jusqu'à 2032… faute de pouvoir acquérir actuellement un autre avion "sur étagère" plus performant. La cible de 15 avions rénovée sera atteinte post 2019 alors que la marine souhaitait en moderniser 22 exemplaires. Au total, le contrat est évalué à près de 400 millions d'euros à partager à trois : Dassault Aviation, Thales et le service industriel de l'aéronautique (SIAé).

 

Les Atlantique 2 appuient entre autre discrètement la force océanique stratégique française (dissuasion). Selon des sources concordantes, la direction générale de l'armement (DGA) doit rapidement notifier - vraisemblablement dans la première quinzaine du mois d'octobre - le contrat à Dassault Aviation (autour de 200 millions d'euros), le concepteur de l'avion et responsable de sa navigabilité, et Thales (130 millions) comme principal équipementier ainsi que DCNS, en tant que sous-traitant de l'avionneur, et le SIAé. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian pourrait l'annoncer dans les prochains jours.

 

Fourchette financière basse retenue

 

C'est donc la fourchette basse de l'évaluation de la modernisation, qui a été retenue par la DGA. Cette dernière avait estimé cette première phase entre 330 et 700 millions d'euros. La seconde reste encore à déterminer et devra  être engagée à partir de 2016. « Une rénovation de l'ATL 2 était aujourd'hui indispensable, mais présente des difficultés, notamment dans la définition des travaux souhaitables au vu des ressources financières disponibles », expliquait récemment un rapport du ministère de la Défense.

 

La modernisation concerne le traitement des obsolescences et la mise en place d'un nouveau système de mission et de nouveaux équipements. Ce qui permettra à ces appareils de s'adapter à l'évolution de la menace avec la prolifération de sous-marins classiques performants et discrets, mis en opération dans les pays émergents, notamment.

 

Un programme à 12 milliards d'euros sur 40 ans

 

Le retrait du service de l'ATL 2 est prévu à partir de 2032 après plus de 40 ans d'activité au cours desquels les cellules et les moteurs auront été constamment maintenus, tandis que le système de combat faisait l'objet de nombreuses modifications. Le coût annuel du maintien en condition opérationnelle (MCO) de ces appareils est estimé à près de 140 millions d'euros et le coût d'utilisation à près de 30 millions d'euros.

 

Ainsi, pour les quarante ans de vie de ces avions, dont la fabrication a débuté à Toulouse (usine Bréguet), le coût global de possession serait de l'ordre de 12 milliards d'euros (5,6 milliards pour l'acquisition : 5,6 milliards et 6,4 milliards pour l'utilisation). Soit plus de 50 % consacrés à l'entretien, au fonctionnement et au soutien. « Celui-ci est particulièrement élevé, car pour préserver le capital opérationnel irremplaçable représenté par ces avions, de multiples ajouts d'équipements ou améliorations ont été nécessaires », ont expliqué les auteurs de ce rapport.

 

Un coût unitaire en hausse de 35 %

 

Par rapport aux évaluations initiales, le coût unitaire moyen d'un appareil a augmenté de près de 35 %, pour des causes techniques ou technico-opérationnelles et industrielles, souligne le rapport du ministère de la Défense. Le développement (930 millions d'euros), sous-estimé au lancement de l'opération - la définition très rapide avait ensuite nécessité de revenir sur certains choix initiaux  - a grimpé de 55 %, tandis que la production a diminué de près de 20 %, notamment du fait de la réduction de la cible d'appareils.

 

Il faut également ajouter l'ensemble des opérations complémentaires, qui ont, entre autres, permis l'installation de la liaison 11, une liaison de données tactiques autorisant des échanges automatiques de données entre des unités de surface, aériennes ou sous marine (norme Otan) et, enfin, l'adaptation de la torpille MU 90. Leur développement et leur production ont coûté 380 millions d'euros.

 

A quoi sert l'ATL 2 ?

 

L'ATL2 assure son activité principale de combat au profit de la force océanique stratégique (FOS). Ils sont prioritairement destinés à la lutte contre les sous-marins et les navires de surface. Ils servent également pour des missions de surveillance des côtes pour lutter contre les narco-trafiquants, la pêche illicite, les navires pratiquant le déballastage. Faute de pouvoir utiliser des drones de surveillance au Sahel, les Atlantique 2 ont également été déployés pour localiser les otages. Facilement déployables hors du territoire métropolitain, ces appareils disposent d'une grande autonomie de vol à basse altitude et nécessitent une grande cohésion de l'équipage, qui exige une formation et une régénération permanente.

 

C'est un programme ancien, étudié à partir de 1977 et dont l'entrée en service opérationnel a eu lieu en 1991. Il a connu des réductions de cibles successives, passant de 42 à 28, puis 22 appareils. Sa clôture a été prononcée en janvier 1998, soit plus de vingt ans après la phase de définition. La dernière modernisation est prévue à l'horizon 2016.

Dassault Aviation : le contrat de modernisation des Atlantique 2 bientôt notifié

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:45
Visite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de Koulikoro

23 septembre 2013 eutmmali.eu

 

Lundi 23 septembre, M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense français, s’est rendu au camp d’entraînement de Koulikoro, afin de rencontrer les instructeurs européens d’EUTM Mali et d’assister au stage de formation préliminaire actuellement suivi par les officiers du 3e bataillon malien, dont la formation débutera à compter du 30 septembre prochain.

 

M. Le Drian était notamment accompagné de M. Richard Zink, ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne au Mali, du général Dembélé, chef d’état-major général des armées du Mali, du colonel-major Fané, chef d’état-major de l’armée de terre malienne, du colonel-major Bamba, chef d’état-major de l’armée de l’air malienne, et du général  Guibert, commandant la mission européenne d’entraînement au Mali. Après avoir été accueilli par le lieutenant-colonel Traoré, commandant  le centre malien de formation « Boubacar Sada Sy » de Koulikoro, et le colonel Philippe Testart, chef de corps du camp d’entraînement de Koulikoro, le Ministre a assisté à un exposé de présentation des activités de formation menées sur le camp de Koulikoro. Il s’est ensuite rendu sur la zone d’entraînement du camp de Koulikoro, afin d’assister à une séance d’instruction tactique des chefs de section du 3e bataillon malien, dans le cadre du stage de formation préliminaire suivi par les officiers de ce bataillon depuis le 16 septembre dernier.

 

Dans son adresse à l’ensemble des instructeurs européens d’EUTM Mali, le Ministre a souligné l’importance que revêtait à ses yeux cette mission : « Elle est pour la France, pour l’Union européenne et pour le Mali, un motif de grande satisfaction. Pour vous qui en êtes les acteurs, elle est un motif de légitime fierté. Mais cette mission est également un motif d’espoir, et je me tourne ici vers l’avenir, car elle contribue directement au processus de réconciliation et de retour à la paix qui n’ont jamais cessé d’être notre priorité. »

 

Le Ministre a également mis en avant la dimension européenne de cette mission : « Malgré vos différences, je suis heureux de constater que vous formez un ensemble cohérent, qui travaille de manière solidaire dans une perspective commune. (…) Quelle que soit votre nationalité, j’ai pu constater ce matin que la vocation militaire vous rassemble et dépasse de loin tous les particularismes. Pour les européens que nous sommes, c’est un autre motif de grande satisfaction. (…) Les pays européens offrent à travers vous l’un des plus beaux exemples de ce que peut être une Europe de la Défense au service de la paix. »

 

Visit of French Defense Minister in Koulikoro training camp

 

Monday, September 23rd, Mr. Jean-Yves Le Drian, French defense minister, went to Koulikoro training camp to meet European instructors of EUTM Mali and attend the basic training course currently followed by the officers of the 3rd Malian Battalion of Mali, which training will begin on September 30th.

 

Mr. Le Drian was accompanied by Mr. Richard Zink, Ambassador and Head of Delegation of the European Union in Mali, General Dembele, general chief of staff of Malian armed forces, Colonel Major Fane, chief of staff of the Malian army, Colonel Major Bamba, Chief of Staff of the Malian Air Force, and general Guibert, commander of EUTM Mali. After being welcomed by Lieutenant Colonel Traoré, commanding officer of the Malian training center « Boubacar Sada Sy » of Koulikoro , and Colonel Philippe Testart, Koulikoro training camp commander, the Minister attended a presentation of training activities led in  Koulikoro training camp . Then, he went on the training area to attend a tactical training of the 3rd Malian battalion platoon leaders, in the frame of the basic training course followed by the officers of this battalion since September 16th.

 

In his address to all European instructors of EUTM Mali, the Minister stressed the importance of this mission: « This mission is for France, the European Union and Mali, grounds for satisfaction. For you, who are its actors, it is a reason for legitimate pride. But this mission gives grounds for hope, and I now turn towards the future, as it directly contributes to the reconciliation process and to the return to peace, both matters which have always been our priority. »

 

The Minister also highlighted the European dimension of the mission: « Despite your differences, I am happy to notice you form a coherent team, which works united, towards a common prospect. (…) Whatever your nationality, I noticed this morning that the military calling which unites you goes way beyond any particularizing considerations. For us Europeans, it is yet another reason for satisfaction. (…) European countries offer, through you, one the most beautiful examples of what a Europe for Defense and in the service of peace can be.  »

Visite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de KoulikoroVisite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de Koulikoro
Visite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de KoulikoroVisite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de Koulikoro
Visite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de KoulikoroVisite du Ministre de la Défense français au camp d’entraînement de Koulikoro

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 21:06
Le G2S analyse le Livre Blanc

23 septembre 2013 La Saint-Cyrienne

 

Le G2S, groupe de généraux en 2° section ayant exercé des responsabilités et poursuivant à titre bénévole l'étude et la présentation des enjeux de défense, a étudié avec recul le Livre Blanc.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 19:55
La frégate de surveillance Vendémiaire appareille pour Sydney

23/09/2013 Actu Marine

 

Le Vendémiaire a quitté la base navale de Chaleix à Nouméa pour la Mission 2013.2. Celle-ci le conduira tout d'abord à Brisbane puis à Sydney où il participera aux célébrations des cent ans de la marine australienne et enfin à l'entraînement Triton Centenary.

 

Plus de vingt marines sont attendues à l'occasion de la revue navale australienne: américaine, russe, chinoise, mais aussi tongienne, fidjienne, micronésienne ou encore papoue. Le Vendémiaire devrait continuer sur Port-Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis au Vanuatu, tout en effectuant deux patrouilles dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Nouvelle-Calédonie.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:55
Assemblée Nationale : Rapport d'information n° 1388 - Contrôle de l'exécution des crédits de la défense pour les exercices 2011 et 2012

23.09.2013 Assemblée nationale

 

Rapport d'information de MM. François André et Philippe Vitel déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées.
 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:55
Le premier A400M baptisé à Séville et Orléans le 30 septembre

23.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

La cérémonie officielle d'accueil du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas au sein de l'armée de l'air française se déroulera le lundi 30 septembre sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy.

 

Un peu plus tôt ce même jour, la cérémonie pour la livraison des premiers A400M se sera déroulée à l'usine d'Airbus Military à Séville. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, fera d'ailleurs le voyage de Séville à Orléans à son bord...

 

L'arrivée de l'avion stratégique et tactique multi-rôles dans les forces aériennes françaises est l'aboutissement de l'un des plus grands programmes de défense en Europe (sept pays partenaires). L'un des plus coûteux aussi avec des surcoûts de plus de 7 milliards, 10 % du coût total...

 

La France a commandé 50 exemplaires (trois en 2013) pour un budget de 8,7 milliards d'euros. Il reste à observer le décalage précis des livraisons dans la prochaine Loi de programmation militaire 2014-2019. L'objectif est de quinze avions livrés en 2019.

 

Le premier A400M Atlas, arrivé réellement sur la base du Loiret en juin, se nommera " Ville d'Orléans " (comme on avait pu le lire ici). La DGA ne l'a réceptionné officiellement que le 1er août, avec trois ans de retard donc... Le programme A400M a connu des retards techniques moteurs. Il touche enfin au but.

 

A l'occasion de cette cérémonie sur la base 123, le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air, et le général Karl Müllner, son homologue de la Luftwaffe, signeront un partenariat franco-allemand de formation A400Mson h

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:55
La Toge et l’Epée: politiques et militaires

septembre 20, 2013 par Stephane Taillat - alliancegeostrategique.org

 

L’objectif des auteurs n’est pas de juger le bien-fondé des nouvelles attributions du ministère de la défense et du chef d’état-major des armées (CEMA) explicitées par un nouveau décret paru au Journal officiel du 13 septembre. Sa publication a suscité l’émoi de la communauté de défense (ici sur Secret Défense, et là : une tribune de l’ancien CEMA Henri Bentégeat) ainsi que des pistes de réflexion (EGEA). Nous comprenons aisément qu’il puisse engendrer des débats, qu’il s’agit de ne pas évacuer, et alimenter un processus d’exaspération ou de peur.

 

Le contexte de réforme (civilianisation, repyramidage, restructurations, etc.) y est propice, et il serait d’ailleurs intéressant d’en éclairer quelques aspects. Mais la question est révélatrice d’autres enjeux plus structurels que conjoncturels que nous nous proposons de présenter brièvement ici. En premier lieu, la question de l’interaction entre sphères politiques et militaires. Et en second lieu, celle de la place de l’institution et de la société militaires dans le processus politique.

 

Recadrant les attributions du ministre de la défense et du chef d’état-major des armées (CEMA), ce texte modifie les dispositions suivantes :

  • concernant le ministre, il indique qu’« Il est responsable de la préparation et, sous réserve des dispositions particulières relatives à la dissuasion, de l’emploi des forces. […] Il fixe l’organisation des armées ainsi que des directions et services du ministère. Il établit la programmation des effectifs, des équipements et des infrastructures ». En outre, il traduit les directives du premier ministre « en ordres et instructions pour les autorités subordonnées ».
  • concernant le CEMA, il est précisé que « le chef d’état-major des armées assiste le ministre dans ses attributions relatives à l’emploi des forces. Il est responsable de l’emploi opérationnel des forces. […] Le chef d’état-major des armées assure le commandement des opérations militaires. Il est le conseiller militaire du Gouvernement ».

 

Sans rentrer dans les détails juridiques des responsabilités de chacun, une interprétation de ce texte est le renforcement du rôle du ministre de la défense et la subordination plus étroite du CEMA à sa personne, notamment dans la chaine de décision relative à l’emploi de la force, chaine qui est un des précieux avantages comparatifs de l’outil de Défense français vis-à-vis de ses alliés. En d’autres termes, les dispositions du décret semblent construire une chaîne décisionnelle politique plus cohérente et éloigner le CEMA du cœur de certaines décisions. Du reste, il s’agit d’une évolution entamée depuis plusieurs années déjà : la précédente version de l’article fixant les attributions du CEMA (en date du 25 novembre 2008, et modifié le 19 juillet 2009) stipulait en effet que celui-ci est « responsable de la préparation et de l’emploi des forces, de la cohérence capacitaire des opérations d’armement et des relations internationales militaires ». Simultanément à la traduction dans les textes de la montée en puissance des responsabilités du ministre et de ses grands adjoints civils dans les faits, on constate donc une relativisation de celles du CEMA par effet miroir.

 

Retour sur le primat du politique :

 

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». La formule clausewitzienne ne suggère pas seulement que la force armée puisse être un instrument de la raison politique, elle rappelle également que la guerre est traversée de dynamiques politiques, qu’elle en reflète les aspects les plus saillants, aussi bien entre les entités en conflit qu’en leur sein. Bien plus, la remarque de Clausewitz contient un aspect normatif : la sphère politique doit s’efforcer de contenir l’utilisation de la force afin qu’elle accomplisse les buts de guerre.

 

Le primat du politique découle donc à la fois de la nature de la guerre et de la soumission ultime de celle-ci aux fins politiques. Ce point est important car il suggère à la fois l’autonomie propre à la sphère militaire et le fait que la définition des buts politiques lui échappe.

 

On peut donc, en théorie, parler de deux sphères dont le dialogue est au cœur du processus de définition de la stratégie. Distinctes mais pas séparées, elles ne recouvrent pas tout à fait la distinction de statuts entre personnels civils et militaires. La sphère politique est celle où s’exerce la compétence politique (à qui reconnait-on la légitimité de prendre les décisions ?) tandis que la sphère militaire est caractérisée par l’expertise technique. Notons d’emblée que des militaires peuvent appartenir à la première sphère et que certains civils sont tout à fait légitimes à intervenir au sein de la seconde. Leur autonomie respective est toutefois théorique : il peut arriver qu’une décision politique découle d’une appréciation guidée par des considérations techniques. A l’inverse, la sphère politique peut s’ingérer dans la sphère militaire, que ce soit avec les programmes d’acquisition d’armement ou dans certains choix tactiques.

 

Plusieurs risques bien contemporains découlent de l’interpénétration indue dans la pratique de ces deux domaines. Les plus notables sont l’inversion des fins et des moyens d’une part, la micro-gestion d’autre part. Le premier cas intervient lorsque l’on considère qu’un ensemble de techniques ou de tactiques apporte une solution aux problèmes stratégiques sans considération des fins politiques. On le note par exemple dans les discours estimant que le succès d’une guerre de contre-insurrection dépend uniquement de la capacité d’une armée à adopter les « bonnes pratiques » sans tenir compte du contexte et de la dialectique propre à la guerre. Cette substitution du niveau tactique au niveau stratégique découle soit de la pression des militaires pour faire adopter leur stratégie, soit de l’absence de but clairement défini par le pouvoir politique. Le second cas s’observe lorsque le niveau politique, aidé en cela en partie par un ensemble de nouvelles technologies de communications, intervient directement pour dicter les orientations tactiques des techniciens sur la base d’une estimation généralement erronée de ce que peut ou non produire la force militaire.

 

Activité militaire et activité politique :

 

Toutefois, le problème posé par cette relation dialectique renvoie à la question de ce qui sépare, ou rapproche, l’activité militaire de l’activité politique. En d’autres termes, est-il justifié de s’en tenir à une approche qui opposerait systématiquement le technicien militaire au décideur civil ? Cette question a largement été débattue et analysée par les sociologues pour le cas américain et on trouvera une synthèse profitable dans les pages 72 à 97 du dernier ouvrage de Jean Joana ainsi que dans cet article  du même auteur.

 

Pour résumer, ce programme de recherche montre que le processus de professionnalisation des militaires – c’est-à-dire la création d’un corps d’officiers permanents et de procédures administrant leur recrutement, leurs carrières et leurs activités – ne conduit pas nécessairement à leur neutralité politique. Bien plus, elle leur donne des ressources matérielles, politiques et symboliques à exploiter leur permettant – et parfois les incitant – à promouvoir leurs opinions dans ce domaine. Il démontre également qu’on ne peut postuler une homogénéité de valeurs ou d’options stratégiques au sein de l’institution militaire, conclusion frappante dès lors que les observateurs se penchent avec acuité sur la diversité sociologique de cette institution. Enfin, il illustre dans certains cas le glissement de la défense de l’expertise militaire vers des logiques corporatistes.

 

Historiquement en effet, la concentration de l’activité guerrière au sein d’un segment de la société (cette spécialisation pouvant être caractérisée comme la « militarisation de la guerre ») pose le problème de la loyauté de ses membres. Le contrôle s’impose afin de garantir que l’autonomie de la sphère militaire ne débouchera pas sur l’indépendance de l’institution militaire voire sur la politisation ou l’intervention des militaires en politique. Or, ce contrôle a un coût. Menées principalement dans le cadre des forces armées américaines, ces recherches doivent être adaptées au cas français. La difficulté consiste donc à dénouer les tensions et possibles incompréhensions nées au début des années 1960 en France et accentuées par la perte progressive de culture politique au sein de la société militaire. Il n’en est pas de même aux Etats-Unis où les officiers masquent derrière leur apolitisme affiché une conception totalement différente de leur subordination aux décideurs. Interprétée de manière plus large qu’en France, celle-ci considère que la loyauté de l’institution (notamment à travers le rôle de conseil) s’adresse autant au pouvoir législatif  ou à l’opinion publique  qu’à la branche exécutive. D’où une plus grande aisance dans la prise de parole des militaires et l’expression de dissensions. Selon le politologue Peter Feaver – ancien membre du conseil national de sécurité de George W. Bush – les militaires tendraient à s’impliquer davantage dans les débats politiques. Baptisé « McMasterisme »  d’après la thèse du général Henry McMaster – selon qui l’enlisement au Vietnam serait dû à la trop grande réticence des chefs d’état major à s’opposer aux décisions de McNamara et de Johnson – ce phénomène renverrait à une attitude plus agressive et plus autonome des officiers quant à l’expression de leurs désaccords avec les décisions politiques (récemment encore sur la gestion de la crise syrienne par Obama ).

 

Nous comprenons qu’en France, où le contrôle politique étroit du corps des officiers s’est accompagné d’une interprétation très restrictive du devoir de réserve par les militaires eux-mêmes, il est plus malaisé de contester les décisions du pouvoir. En retour, sous la pression du contexte ou en fonction de la perception de l’environnement stratégique, ce dernier peut être tenté de resserrer son emprise sur l’institution et la sphère militaire.

 

Ainsi, la question de l’autonomie et de la spécificité de l’activité militaire  ne saurait se résumer à ma mise en œuvre du combat ni conduire à assimiler totalement haute fonction publique civile et hautes fonctions militaires.

 

La charnière politico-militaire :

Au fond, les rapports entre les deux sphères d’une part, entre activité politique et activité militaire d’autre part renvoient à un équilibre fragile. Celui qui prévaut entre la nécessité de contrôler l’utilisation de la force armée et la juste confiance donnée aux avis des spécialistes de cette dernière. Ce déséquilibre a probablement été accentué du fait de trois évolutions. En premier lieu, la fin de la conscription a produit un décalage susceptible d’influer sur les perceptions des militaires concernant les orientations des politiques de défense et la légitimité prêtée aux décideurs civils dans ce domaine (méconnaissances réelles ou construites). En second lieu, la disparition de menaces clairement identifiées a davantage souligné les dissensions quant à la perception du contexte stratégique. Certes, celles-ci s’expriment bien moins en France qu’aux Etats-Unis mais elles pourraient devenir un des coûts politiques découlant du contrôle des militaires. Enfin, la tendance du corps des officiers à vouloir se dégager des contingences politiques a créé un vide dans leurs relations avec les décideurs, notamment en entravant leurs capacités à se constituer en groupe de pression ou d’intérêts dont la présence serait admise sur la scène stratégique.

 

Ainsi, la question de la confiance et de la connaissance mutuelles est-elle cruciale. Si il est légitime que les décideurs politiques puissent interroger les logiques et le bien fondé des conseils émanant de la sphère militaire, on doit pouvoir supposer en retour une capacité des militaires à se faire entendre et à se faire comprendre. On le voit, le problème dépasse largement les considérations politiciennes, les rivalités bureaucratiques ou la question du contrôle des militaires en démocratie. Il présuppose donc un accès direct au plus haut niveau entre les autorités compétentes qui va au-delà d’un simple état-major particulier, nécessaire mais non suffisant. Il nécessite également de la part des décideurs politiques une connaissance approfondie des affaires stratégiques mais également des logiques profondes qui sous-tendent l’institution ET la société militaires.

 

Ce fait a très bien été étudié dans le domaine de l’économie industrielle à travers les différents dilemmes liés à la délégation de responsabilités par un principal à son agent. Une étude récente de Jacob Shapiro – politologue à Princeton – portant sur les organisations terroristes en illustre les ressorts, d’une manière qui peut servir d’analogie avec le contrôle démocratique de la sphère militaire. . Ces dilemmes s’expliquent par la cause même de la délégation : le fait que le principal ne maîtrise ni toutes les compétences, ni toutes les informations dont dispose son agent. De ce fait, le donneur d’ordre n’est jamais assuré de l’efficience de ses actions. Il peut également se faire que le résultat de l’action dépende d’un paramètre connu de l’agent mais pas du principal. Dans le cas d’organisations gérant la violence, on conçoit que s’ajoute le risque de la déloyauté, ou tout du moins la crainte liée à l’exagération de ce risque par le pouvoir politique. Dit autrement, le principal est confronté à un compromis sans cesse remis en cause entre la nécessité d’exercer un contrôle plus étroit sur son agent et celle de lui déléguer une partie sans cesse plus importante de ses responsabilités. Ce compromis a un coût et, dans le cas des organisations en charge de l’exécution du monopole de la violence légitime, peut s’avérer dangereux. Si on ne peut craindre en effet un coup d’état ou un interventionnisme excessif des militaires en politique, il y a tout de lieu de s’interroger sérieusement sur les conséquences d’un contrôle trop strict en termes d’efficacité ou de capacités.

 

On le voit, le mieux est souvent l’ennemi du bien. Si aucune solution simpliste ou universelle n’existe à ce problème du lien entre le pouvoir politique et la sphère militaire, c’est en raison de la nature même du lien qui les unit et de la spécialisation de l’activité guerrière. Là comme dans le reste de la vie sociale, c’est bien dans la confiance qu’est forgée une saine relation politico-militaire, et dans ce domaine les impressions comptent autant que la cause et l’action, et elles sont souvent réactualisées à chaque changement de personnalités.

 

Stéphane Taillat / En Vérité

Florent de Saint Victor / Mars Attaque

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:50
France et Espagne pour une Europe de la Défense forte et maritime

23.09.2013 Fondation Robert Schuman

 

Le 16 septembre 2013, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a accueilli à Brest son homologue espagnol, Pedro Morenés Eulate pour un Conseil franco-espagnol de défense et de sécurité. A l'issue de la réunion, ils ont signé une déclaration dans laquelle ils ont mis en avant leur conviction commune sur une Europe de la défense forte, et ont réaffirmé les relations d'amitié de longue date qu'entretiennent l'Espagne et la France en matière de défense et de sécurité. Ils ont également souligné leur volonté de soutenir "la mise en place d'une Stratégie de sûreté maritime de l'Union européenne (SSMUE)" dès 2014. Dans ce cadre-là, ils demandent la mise en place de programmes communs, à l'exemple de l'opération Atalante de lutte contre la piraterie en Somalie, et l'établissement de feuilles de route permettant de réagir très vite à tout risque d'instabilité...

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:55
Préparation opérationnelle-  les éclaireurs de l’EEI 2eDB se forment au Milan

23/09/2013 LTN MORELLE - Sources : 12e RC - Armée de Terre

 

Du 2 au 23 septembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation de la 2e brigade blindée a réalisé une formation de spécialité élémentaire ACMP (arme antichar moyenne portée), en vue de sa future projection au Mali en 2014.

 

Plus d’une trentaine de jeunes « éclaireurs » ont suivi cette formation de trois semaines, au quartier du 12e régiment de cuirassiers (12eRC) d’Olivet, afin d’acquérir les savoir-faire inhérents à l’utilisation du système de tir Milan.

 

Destiné au combat antichar à moyenne portée et capable de tirer ses missiles de jour comme de nuit grâce à sa lunette thermique, le système de tir Milan est un armement de pointe complexe, qui doit être parfaitement maîtrisé par un binôme indispensable à son bon fonctionnement : le chef de pièce et le tireur.

 

Après de nombreuses heures d’apprentissage, les stagiaires ont appris à déployer leurs postes de tir dans des temps records, afin d’appliquer des feux au plus vite, au sol ou sur véhicule blindé léger (VBL). Puis ils ont poursuivi leur entraînement par une longue série de séances de tir sur simulateur.

 

Après une évaluation finale des acquis, les jeunes tireurs Milan se sont vus attribuer le précieux CATi (certificat d’aptitude au Tir), qui leur permettra d’envoyer des missiles réels contre les cibles du CEITO et du CEITA (centres d’entraînement de tirs opérationnels) en octobre et novembre prochain. Ils formeront ainsi les 6 futures patrouilles antichars, projetées sur le théâtre malien en 2014.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:55
MBDA : bonjour les vaches maigres…

23.09.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

FOB termine avec Antoine Bouvier, PDG de MBDA, son tour d’horizon des auditions menées par la commission de la Défense à l’assemblée nationale. MBDA, qui est né en 2001 du regroupement des principaux missiliers européens, a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen de 800 M€ avec la France pour les années 2008-2010. Un niveau d’activité élevé dû à des pics de livraisons sur les missiles Mica et Aster, et un chiffre qui fait aujourd’hui envie…

 

« Nous sommes aujourd’hui en discussion avec la DGA pour des réductions de format sur la plupart de nos programmes soulignait Antoine Bouvier devant la commission de la Défense nationale. (…) Notre estimation de ce que pourrait être le flux annuel moyen pendant la LPM est de 500 M€ ». De 800 à 500, la baisse est supérieure à 30%. Mais si l’on applique l’inflation, la réduction du budget que le client français consacre à MBDA et la filière missile serait plus proche de 40%. Sans compter qu’il s’agit de comparer des budgets « réalisés » à des budgets « estimés ». Or on sait bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de LPM et que la perte en ligne est parfois sévère entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé… Clairement, le fabricant de missiles MBDA souffre de la priorité donnée aux plateformes au détriment des munitions emportées…

 

Pour limiter la casse au niveau des activités de développement, le gouvernement a choisi de faire porter l’effort budgétaire sur les activités de fabrication et les contrats en cours. « Un choix que nous soutenons » note Antoine Bouvier. Il n’empêche : la potion s’annonce très amère pour le missilier qui va devoir réduire ses activités de développement de 20% et les productions de 40 à 50%. On peut à ce stade se demander ce qu’il restera à fabriquer dans les usines du groupe, d’autant que les réductions de commandes annoncées s’imputeront sur des grands programmes dont les livraisons ont déjà commencé pour certains. Avec, répétons-le, la possibilité (si l’on est optimiste) ou la probabilité (si l’on est pessimiste) que les promesses actuelles de la LPM ne soient pas respectées, ce qui ferait encore baisser le niveau des commandes. Globalement, MBDA estime à 500 équivalents temps plein au sein du groupe et de ses sous-traitants de la filière missile les pertes d’emploi directement liées à la LPM.

 

Face à cet horizon morose, Antoine Bouvier pouvait toutefois faire état de sa satisfaction sur deux points : le premier est le lancement du programme MMP (Missile Moyenne Portée) destiné à remplacer les Milan. « On revient de très très loin a-t-il martelé. Et « on », ce n’est pas seulement MBDA : c’est aussi l’armée de Terre et toute la communauté industrielle liée à ce programme ». Pour sauver le MMP, MBDA s’est engagé à prendre 75% des coûts de développement. « Une proposition exceptionnelle, parce qu’on ne pouvait pas se résoudre à ce que le missile terrestre devienne uniquement américain ou israélien ». MBDA attend désormais une notification du contrat pour la fin d’année, indispensable pour tenir une mise en service prévue pour 2017. Les discussions portent actuellement avec la DGA sur une tranche ferme de 1500 missiles et MBDA évoque toujours un objectif de 9000 ventes à l’export.

 

MBDA : bonjour les vaches maigres…

Autre raison d’espérer, le programme de missile ANL (Anti Navire Léger) dont MBDA attend désormais le lancement officiel à l’occasion d’un prochain sommet franco-britannique, fin 2013 ou début 2014. L’écueil pour un développement conjoint entre Paris et Londres tient moins aux caractéristiques techniques qu’aux divergences de calendrier entre les deux pays. Pour combler ce décalage, MBDA travaille d’ores et déjà avec Eurocopter sur des solutions d’intégration à minima du futur missile sur les hélicoptères Panther de la marine nationale.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:55
Tapis rouge pour l'avion prodigue!

23.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La cérémonie officielle d'accueil du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas au sein de l'armée de l'air française aura lieu le lundi 30 septembre. L'avion arrivera de Séville et se posera à Orléans à 14h (ou plus tard, l'A400 nous ayant habitué à des retards).

 

Jean-Yves Le Drian, qui présidera la cérémonie militaire, fera le vol Séville-Orléans à bord de l'appareil.

 

Comme le dit si bien le communiqué de la DICOD,

"l'arrivée de l'avion stratégique et tactique multi-rôles dans les forces aériennes françaises est l'aboutissement de l'un des plus grands programmes de défense en Europe. De nombreuses autorités, civiles et militaires, françaises et étrangères, assisteront à cette cérémonie, qui s'inscrira dans le prolongement de la cérémonie officielle de livraison organisée le matin même sur le site industriel d'Airbus Military à Séville, en Espagne."

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:45
Mali : le bilan de l'opération Serval en chiffres

23.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Avec le déplacement au Mali les 22 et 23 septembre du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, un dossier [de presse du Ministère de la Défense] fait le point sur l'opération Serval depuis son lancement le 11 janvier.

 

La France compte toujours 3 200 soldats au Mali. Si l'objectif a été repoussé, d'abord en raison de l'élection présidentielle, il s'agit de descendre progressivement à 2 000, puis 1 000 personnels.

 

- Bilan de Serval

 

Au plus fort des combats, 4 500 soldats ont été engagés. La France déplore sept tués et 20 blessés au combat. On ne répète jamais assez les noms des morts en opération : chef de bataillon Damien Boiteux (4e RHFS), adjudant Harold Vormezeele (2e REP), caporal-chef Cédric Charenton (1er RCP), Maréchal des logis Wilfried Pingaud (68e RAA), caporal-chef Alexandre Van Dooren (1er RIMa), sergent Stéphane Duval (1er RPIMa), maréchal des logis Marc Martin-Vallet (515e RT).

 

220 tonnes de munitions ont été saisies, dont 30 tonnes reversées aux Forces armées maliennes (FAMA), comprenant 1 300 grenades, 1 000 roquettes, 7 700 obus, 200 mines et engins explosifs improvisés, 20 bombes. Au niveau de l'armement, Serval a intercepté 100 fusils, 150 mitrailleuses, 30 roquettes, 20 mortiers, 20 canons et 3 missiles SA-7 (missile sol-air portatif russe). Ajoutons plus de 9 000 litres de carburant ; 200 moyens de communication ; 12 tonnes de nitrate d'ammonium pour la fabrication d'engins explosifs.

 

 - Logistique

 

Le dossier de presse du ministère s'arrête sur " la prouesse logistique ". Avec 9 170 tonnes et 500 personnels transportés par bateau entre Toulon et Abidjan ; 18 500 tonnes et 480 rotations entre la France et le Mali ; 3 500 tonnes de fret, 15 600 personnes et plus de 1 600 missions à l'intérieur du théâtre, dont 30 % réalisées par les alliés ; 3 millions de km parcourus par les hommes du train par voie terrestre. Consommation française de carburant au 1er août : 17 millions de litres de carburant aéronautique et 3 millions de litres de carburant terrestre.

 

- Missions actuelles

 

Les 3 200 militaires français aident au déploiement de la MINUSMA dans tout le nord du Mali ; accompagnent les FAMA dans les villes du nord ; transforment la base de Gao en plateforme opérationnelle, où les hommes et les matériels sont préparés, entraînés, engagés et remis en condition.

 

La mission européenne de formation EUTM Mali compte 570 militaires, dont 200 formateurs et une force de protection de 170 personnels. 23 pays y participent. La France, premier contributeur (110) devant l'Espagne et la Belgique, fournit le chef de mission, le général Bruno Guibert, 30 militaires au poste de commandement, 16 conseillers auprès des états-majors maliens, 52 formateurs, une équipe renseignement humain de 15 personnes dédiés à la protection de la force.

 

Au sein de la MINUSMA, la France est également présente avec une dizaine d'officiers dont le général Pillet, chef d'état-major. Ils sont chargés de faciliter la coordination entre les forces de l'ONU, Serval et les FAMA.

 

- Evolution du dispositif

 

La force Serval se réorganise pour réamorcer le désengagement : un état-major opératif à Bamako commandé par le général Marc Foucaud qui dirigeait auparavant l'état-major de force n°1 à Besançon ; un groupement tactique et un groupement aéromobile déployés à Gao ; un bataillon logistique à Bamako et Gao ; plusieurs antennes chirurgicales avancées ; des moyens aériens opérant depuis Bamako et N'Djamena au Tchad.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:45
Mali: rien ne sera de trop pour permettre à l’armée d’assurer ses missions

23/09/2013 45enord.ca (AFP)

 

Le Mali consentira des sacrifices pour que son armée, sous-équipée et mise à rude épreuve en 2012 par des groupes islamistes dans le Nord, puisse assurer ses missions, a déclaré dimanche son président Ibrahim Boubacar Keïta, jurant que rien ne sera de trop pour cet objectif.

 

Le Mali a besoin d’une armée mieux équipée, une armée à hauteur de souhait, une armée formée pour les missions auxquelles elle va être appelée, a déclaré M. Keïta à la télévision publique malienne ORTM, s’exprimant après la célébration officielle du 53e anniversaire de l’indépendance du pays.

 

Je fais de cela une priorité absolue: que les forces armées du Mali soient dans les conditions dignes des forces armées et pour cela, des sacrifices [...] seront consentis. C’est le devoir de la Nation, c’est ma mission, et je l’assumerai, a-t-il dit.

 

M. Keïta avait auparavant assisté à la cérémonie de prise d’armes, marquée par un défilé militaire qui, a-t-il indiqué, lui a inspiré un sentiment de bonheur, de fierté mais aussi un sentiment de l’urgence de certaines bonnes décisions à prendre.

 

Il a rendu hommage à tous les membres des forces de défense et de sécurité du Mali, saluant particulièrement tous ceux-là qui servent le pays dans des conditions dont vous n’avez pas idée, ceux qui sont aujourd’hui dans le Nord.

 

Pour eux, rien ne sera de trop. J’en prends l’engagement solennel ici, aujourd’hui, et cela sera fait dans les meilleurs délais +inch’Allah+ [si Dieu le veut], a-t-il poursuivi.

 

Le Mali a connu 18 mois de crise politico-militaire, dont l’épilogue a été l’élection présidentielle de juillet-août remportée par Ibrahim Boubacar Keïta.

 

Les soubresauts avaient débuté avec une offensive lancée en janvier 2012 dans le Nord par des rebelles touareg ensuite supplantés par des groupes criminels et islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui ont pris le contrôle des deux tiers du pays peu après un coup d’Etat militaire le 22 mars 2012.

 

En janvier 2013, la France s’est engagée militairement au Mali contre les groupes jihadistes, chassés du Nord avec l’aide du Tchad et de troupes d’autres pays africains.

 

Sous-équipée, l’armée malienne avait connu une débâcle face à ses adversaires, particulièrement des jihadistes dotés d’armes lourdes venant de Libye. Elle a redressé la tête avec l’appui des troupes alliées.

 

Depuis avril 2013, elle bénéficie d’une formation d’instructeurs européens, mission d’un mandat initial de 15 mois expirant en mars 2014.

 

Le 17 septembre, le commandant de la mission, le général Bruno Guibert, a souhaité sa prolongation d’un an afin de permettre au Mali d’être pleinement capable d’assurer sa sécurité face à la menace jihadiste.

 

La prise d’armes pour le 53e anniversaire de l’indépendance du Mali s’est déroulée en présence du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui représentait son pays.

 

M. Le Drian doit visiter lundi le camp des instructeurs européens, situé à Koulikoro (environ 60 km au nord de Bamako).

 

Dimanche après le défilé, il s’est rendu à Gao (nord-est), principal point d’ancrage des forces françaises de l’opération Serval (quelque 3.200 militaires français sont encore présents au Mali).

 

Dans la ville, il a rencontré des responsables de force de l’ONU Minusma, de l’armée malienne, assurant que la France restera au côté du Mali le temps qu’il faudra.

 

Sur le terrain, nos troupes continuent à découvrir des caches d’armes, de munitions. Ce qui prouve que les jihadistes ont un arsenal important, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:12
Le nouveau patron du service Action de la DGSE

23 Septembre 2013 par Frédéric Pons – V.A.

 

Le nouveau patron du service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure est l’un des meilleurs colonels de sa génération, Nicolas Le Nen, 47 ans. Saint-Cyrien, Le Nen a commandé le prestigieux 27e bataillon de chasseurs alpins.

 

Engagé en Afghanistan de décembre 2008 à juin 2009, il en a rapporté la Bronze Star américaine, qui distingue un acte héroïque, et une citation pour sa « Task Force Tiger ». Réputé pour son charisme et son sens tactique, Le Nen a écrit, en collaboration avec d’autres officiers, des livres de référence sur la guerre en montagne et la contre-insurrection (à paraître aussi en octobre : Le vent d’Alasay). Dans une interview de décembre 2012, il faisait cette remarque sur la guerre de Libye : « Ce que doivent avant tout les dirigeants politiques à leurs concitoyens, c'est un but de guerre qui soit légitime… Décider rapidement est nécessaire, mais décider sur une base stratégique cohérente est indispensable. »

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:55
Six unités récompensées pour leur engagement en Afghanistan

23/09/2013 Armée de l'Air

 

Jeudi 19 septembre 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a présidé une cérémonie de remise de la Croix de la Valeur militaire à des unités de l’armée de l’air engagées en Afghanistan.

 

Le groupe de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne » a été cité à l’ordre de la division aérienne avec attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent. L’escadrille aéro-sanitaire 6/560 « Étampes », l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 « Pyrénées » et les commandos parachutistes de l’air (CPA) n°10, 20 et 30 ont, quant à eux, été cités à l’ordre de l’armée aérienne avec attribution de la Croix de la Valeur militaire avec palme de bronze.

 

L’EH 1/67 « Pyrénées » et les trois CPA ont ainsi reçu symboliquement la fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur militaire.

 

Pour en savoir plus, consultez les attributions pour chacune des unités.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:45
A Gao, Jean-Yves Le Drian confirme le maintien d’un millier de soldats français au Mali

23 septembre 2013 Par RFI

 

Jean Yves Le Drian, le ministre français de la Défense est au Mali. Il était à Gao, la grande ville du Nord, où il a rencontré une délégation de la Misma, la force des Nations Unies. Il a confirmé que la France gardera, à terme, un millier de soldats au Mali.

 

Dans le camp militaire français de Gao, les troupes françaises sont au garde à vous, face au ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tandis que résonne l’hymne national de leur pays.

 

C’est la troisième fois qu’il vient ici à Gao, pour voir ces troupes. Messages de félicitations, et de vigilance, également : on continue en effet toujours à découvrir des caches d’armes, de munitions, appartenant aux jihadistes. C’est pourquoi, désormais, la France aura trois missions principales sur le terrain.

 

La France se donne trois missions au Mali

 

«D’abord, faire en sorte que la Minusma se développe, s’installe, soit soutenue, soit respectée, soit reconnue et accomplisse sa mission», pose Jean-Yves Le Drian. « Deuxièmement, il nous faudra continuer à aider les forces maliennes à se reconstruire. Puis, troisièmement, nous, vous, vos successeurs, devront continuer à assurer cette garantie de sécurité que vous représentez. Et donc, nous garderons au Mali un millier de soldats, sur la durée... », a-t-il confirmé. 

 

(RE)LIRE : Les défis d’IBK à la tête du Mali

 

Ce lundi Jean-Yves Le Drian se rend à Koulikoro, à cinquante kilomètres de Bamako, où des instructeurs européens organisent des cycles de formation à l’intention des militaires maliens.

 

La veille, lors des célébrations du 53e anniversaire de l’indépendance du Mali, Ibrahim Boubacar Traoré avait cité, parmi ses priorités, la nécessité de rebâtir une véritable armée malienne. « Nous avons besoin d'une armée mieux équipée », a-t-il notamment déclaré lors d’une intervention télévisée.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:45
«Un même ennemi» est combattu au Mali et au Kenya, estime le Président malien

22/09/2013 à 12h31 -- 20minutes.fr

 

«Je constate que le terrorisme est un élément qui menace l’Afrique, et pas seulement au Mali». En voyage officiel au Mali à l’occasion de la fête nationale, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a réagi ce dimanche matin à l’attaque d’un centre commercial au Kenya perpétrée par des islamistes shebab.

 

«Je constate que le terrorisme est un élément qui menace l’Afrique, et pas seulement au Mali», a-t-il expliqué à l’envoyé spécial de 20 Minutes à Bamako. Le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a quant à lui exprimé «[s]on horreur et [s]a révolte» après cette attaque. «C'est proprement criminel et lâche. Cela n'a pas de sens.» Ces terroristes sont «des fous, et même pas des fous de Dieu. Ces sont des drogués, des déglingués», a-t-il ajouté.

 

Questionné par 20 Minutes pour savoir si c'était le même ennemi qui était combattu au Kenya et au Mali, le Président malien a répondu: «Oui, c'est le même ennemi».

 

Suite de l’article

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