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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:55
Rafale : le coup de blues de Dassault Aviation

120 exemplaires du Rafale ont déjà été livrés à l'armée française

 

19/09/2013 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Sous-traitance démotivée, jeunes cadres qui se détournent de l'aéronautique militaire pour le civil, cadence de production minimale.. Le coup de blues du PDG de Dassault Aviation.

 

« Si, demain, j'ai l'autorisation de la DGA (direction générale de l'armement, ndlr) de fabriquer tout en Inde, y compris les appareils destinés à l'armée française, je le ferai : je n'ai pas d'états d'âme ». Cette déclaration du PDG de Dassault Aviation faite à l'Assemblée nationale est passée inaperçue mais a fait l'effet d'une bombe dans les milieux aéronautiques. Au-delà d'une provocation calculée d'Eric Trappier - les contrats français imposent de fabriquer en France les Rafale, pour des raisons liées à la sécurité nationale -, il existe une certaine exaspération de l'industriel vis-à-vis de l'Etat, qui ne tient pas ses promesses.

Un coup de blues qui peut aussi se comprendre : de 320 Rafale prévus au départ, on est maintenant à 225, après être passé à 294 puis 286… Soit près d'une centaine d'avions de combat en moins à fabriquer pour les 500 entreprises « démotivées » - selon les termes d'Eric Trappier -, qui participent au programme.

 

Ce qui pose problème comme l'a explicité récemment le PDG de Dassault Aviation lors de son audition par la commission de l'assemblée nationale.

« De nombreux sous-traitants me disent : « si nous emportons le marché en Inde, ne pourriez-vous pas faire tout fabriquer là-bas, de façon à nous débarrasser de la production de Rafale ? ». C'est vous dire à quel point la sous-traitance est démotivée. En effet, alors qu'à l'origine on lui a parlé de 320 avions, elle voit, tous les quatre ou cinq ans, les décisions systématiquement remises en question (…). C'est un problème d'intérêt national : voulons-nous garder notre capacité à produire le Rafale ? J'y suis prêt mais je ne suis pas tout seul : il faut également proposer des perspectives de long terme à la sous-traitance ».

 

Les meilleurs ingénieurs préfèrent le civil au militaire

Selon le patron de Dassault Aviation, la sous-traitance est aujourd'hui « très sollicitée par le secteur civil, économiquement bien plus intéressant, comme le montrent les exemples d'Airbus et du Falcon ». De son côté, Airbus produit « entre 50 et 100 avions par mois », a souligné Eric Trappier. Toutefois, il a rappelé que « la production du Rafale relève aussi de l'intérêt national : il est donc important de maintenir un équilibre en faveur de nos sous-traitants et de préserver leur motivation ».

Plus généralement, Dassault Aviation est « confronté » à un nouveau problème déjà évoqué au sein du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

« Alors qu'il y a une dizaine d'années, le militaire attirait encore les meilleures compétences, a expliqué Eric Trappier, aujourd'hui, les jeunes qui entrent dans l'industrie préfèrent le civil, où de nouveaux programmes sont lancés tous les jours. C'est d'autant plus vrai que la fin du service national a rendu la société civile moins sensible aux questions de défense ».

 

L'export du Rafale vitale pour la bonne exécution de la loi de programmation militaire

Le patron de Dassault Aviation a rappelé qu'il avait besoin de construire « un Rafale par mois et onze par an pour conserver la capacité de production de cet avion ». Dans ce cadre, les 26 Rafale qui seront livrés en 2016 sont « en cours de construction ». Et de rappeler que la loi de programmation militaire (LPM) représente « pour l'État et l'industrie, un pari ». « Sous réserve d'obtenir des contrats à l'export, que nous avons bon espoir de finaliser dans les délais - même si les discussions sont longues et compliquées -, le pari sera gagné. Dans le cas contraire, nous en discuterons dans le cadre de la clause de rendez-vous », a-t-il confirmé.

 

La transformation d'un Rafale  en version exportable « demande une adaptation qui n'a rien de simple »

Une clause de rendez-vous prévu fin 2015 pour éventuellement modifiée la loi de programmation militaire en cas d'aléas, la non-exportation du Rafale en faisant partie. Mais pour Dassault Aviation, « le délai est un peu court entre 2015 et la fin du carnet de commandes. Une discussion est en cours avec le ministère de la Défense de façon à concilier l'inconciliable ». Car la transformation d'un Rafale destiné à la France en version exportable « demande une adaptation qui n'a rien de simple », a précisé Eric Trappier.

Si Dassault Aviation parvient « à obtenir un contrat dans des conditions compatibles avec une livraison en 2017-2018, tout ira bien », a expliqué le PDG de Dassault Aviation. « Dans le cas contraire, l'alternative, pour l'État, est la suivante : soit il arrête le programme, soit il le maintient à hauteur d'un Rafale produit par mois. Dans ce cas, la question du financement devra être abordée en 2015 ».

Dans le cas d'un arrêt du programme, l'impact sur l'emploi serait « important car la charge de travail liée à la construction d'un Rafale est le triple de celle d'un Falcon ». Et de souligner que « la conséquence, ce serait surtout une révision de notre modèle industriel au détriment de la fabrication d'avions de combat ». Pour l'instant, Eric Trappier ne s'inscrit pas « dans une perspective aussi négative ».

 

Quels espoirs d'exportation pour le Rafale ?

« Nous avons donc besoin d'une plus grande visibilité, car elle est aujourd'hui trop limitée. J'espère en tout cas que nous obtiendrons des résultats à l'export : cela remontra le moral de tout le monde », a assuré Eric Trappier. Les deux principaux prospects de Dassault Aviation sont l'Inde et le Qatar. « En Inde, le besoin de rénovation de sa flotte de combat est réel », a constaté Eric Trappier. L'objectif d'exporter « est important dans la mesure où il permettrait à Dassault Aviation et à ses sous-traitants de conserver un intérêt à produire pour le secteur militaire ».

Les opérations extérieures comme au Mali « ont eu un impact sur le Qatar et les EAU (Emirats Arabes Unis, ndlr) », a estimé le PDG de Dassault Aviation.

« La capacité de la France à intervenir en premier, avec des matériels capables de traiter les cibles de manière précise - bien plus qu'en envoyant une centaine de Tomahawk dans la nature -, et d'y effectuer des missions longues - directement entre Saint-Dizier et le Mali - a été appréciée. Non seulement elle l'a été sur le plan politique - car n'importe quel pays n'a pas une telle capacité d'intervention -, mais elle l'a été aussi sur le plan des moyens matériels et de la faculté à opérer parfaitement les manœuvres. Cela s'est vu un peu partout dans le monde. L'opération au Mali a donc eu une influence positive sur l'image du Rafale, comme avant celle effectuée en Libye ».

 

Une nouvelle commande française ?

A ce jour, la France a commandé 180 Rafale à Dassault Aviation, qui en a déjà livré 120. « La question porte sur la livraison et le paiement des 60 restants : quelles sont les préférences de l'État en la matière, compte tenu du contexte budgétaire compliqué que nous traversons ? », s'est interrogé Eric Trappier. Et de noter que « par ailleurs, rien n'exclut la commande d'une nouvelle tranche pour atteindre le format de 225 appareils visé par le livre blanc et les LPM successives, compte tenu du retrait de service des Super étendard - en 2015 - puis des Mirage 2000 - vers 2020. Je ne pense pas que l'on puisse envisager dans ces délais de trouver un successeur au Rafale. J'y serais favorable, mais cela demanderait un tout autre effort budgétaire. Il faudra donc faire vivre cet avion sur une longue durée ».

La production du Rafale n'est pas seulement liée à l'équation budgétaire : « elle répond à un besoin opérationnel », a-t-il rappelé.

Le programme a été lancé « pour répondre à un besoin, et ce besoin existe toujours, quelles que soient les contraintes budgétaires. La marine doit obtenir ces avions rapidement pour équiper son porte-avions, en raison du retrait de service des Super étendard en 2015. Quant à l'armée de l'air, elle est prête à faire durer plus longtemps ses Mirage 2000, mais seulement dans l'attente de la livraison des Rafale. D'ailleurs, quand elle doit opérer à la demande du chef de l'État, c'est à cet avion qu'elle recourt en premier. Il appartient donc au ministère de la Défense de déterminer exactement quels sont les besoins ».

 

La DGA réceptionne le premier exemplaire d'un rafale équipe du radar AESA

La DGA a pris livraison ce jeudi du premier exemplaire de la 4ème tranche de production du programme Rafale. Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile nouvelle génération (DDM NG) et de l'optronique secteur frontal "Identification et Télémétrie".

"Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array), qui permet d'améliorer significativement sa portée de détection", a expliqué la DGA dans un communiqué. C'est l'aboutissement de plus de 10 ans d'efforts de Recherche et développement (R&D) sur les antennes actives. L'avion, qui est le 121e Rafale de série livré, est un appareil biplace immatriculé B 339 destiné à l'armée de l'air. Il rejoindra dans les prochains jours la base aérienne de Mont-de-Marsan.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:55
Rapport d'information n° 1353 - Mise en oeuvre et suivi de la réorganisation du ministère de la Défense

11.09.2013 Assemblée Nationale

 

« Le budget est ma loi ; il faut se conformer parce que les finances, de toutes les branches de l’administration, sont la première de mes affaires ».

Napoléon Ier, lettre à M. Fouché, Fontainebleau, 18 octobre 1807.

 

Le plan de réorganisation du ministère de la Défense mise en œuvre à partir de 2008 est un bloc : il rassemble, dans un programme de réformes et sous un pilotage administratif ad hoc, un ensemble de mesures qui découlent tant de la loi de programmation militaire pour les années 2009 à 2014 que de la révision générale des politiques publiques.

 

Le présent rapport a donc pour objet d’en dresser un bilan d’ensemble, dans la lignée des travaux entrepris sous la précédente législature par MM. François Cornut-Gentille et Bernard Cazeneuve, et dans la perspective de la prochaine loi de programmation militaire.

 

Ce rapport recense ainsi les réussites de ce vaste et ambitieux programme de réforme – force est de constater que les armées, les directions et les services du ministère ont été au rendez-vous de la réforme –, mais il pointe aussi ses insuffisances et ces échecs, qu’elles soient dues au « tour de vis » budgétaire nécessité par la crise, ou à des erreurs. Si les rapporteurs n’ont pas pu, faute d’informations fiables, étudier en détail le projet Balard, ils consacrent une grande part de leurs travaux à l’analyse de ce que l’on peut appeler l’« affaire Louvois », dans laquelle l’impunité, comme l’incurie des premiers temps, s’ajoutent aux erreurs de conception et de pilotage pour constituer les ingrédients d’un véritable scandale.

 

Les rapporteurs tirent de ce bilan des conclusions utiles à la réflexion sur la conduite des réformes qui, inévitablement, seront nécessaires à la mise en application de la prochaine loi de programmation militaire.

 

 

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission de la Défense et des Forces Armées en conclusion des travaux d’une mission d’information sur la mise en œuvre et le suivi de la réorganisation du ministère de la Défense

Rapport d'information n° 1353 - Mise en oeuvre et suivi de la réorganisation du ministère de la Défense

Compte rendu n° 88 - mercredi 11 septembre 2013 - séance de 16 heures 30


Examen, ouvert à la presse, du rapport de la mission d'information la mise en oeuvre et le suivi de la réorganisation du ministère de la Défense (Mme Geneviève Gosselin-Fleury et M. Damien Meslot, rapporteurs).

 

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:55
Des drones pour sécuriser Marseille, une idée qui séduit

19/09/2013 Par lefigaro.fr

 

La proposition formulée la semaine dernière par le président de la communauté urbaine de Marseille Eugène Caselli pour lutter contre l'insécurité dans la cité phocéenne plaît à certains responsables locaux.

 

Après l'armée, les drones? C'est la nouvelle solution évoquée par Eugène Caselli, candidat à la primaire socialiste pour les élections à la mairie de Marseille en 2014, afin de lutter contre l'insécurité dans la cité phocéenne. «Je demande à l'Etat de faire de Marseille un véritable laboratoire contre le crime, un laboratoire avec de nouveaux moyens technologiques. Maintenant, on a des drones, et on va s'en servir», a-t-il déclaré sur France 3 la semaine dernière.

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:50
En route vers Steadfast Jazz 2013 !

À Arras, le fret commence son voyage vers la Pologne pour l’exercice Steadfast Jazz - Crédits : SCH Bansard/QG CRR-Fr/PAO

 

19/09/2013 Ministère de la Défense

 

1200 militaires seront engagés dans l’exercice Steadfast Jazz 2013 en novembre en Pologne et aux Pays Baltes. Le quartier général du corps de réaction rapide-France (QG CRR-Fr) de Lille, la brigade de transmissions et d’appui au commandement (BTAC) de Douai, le 2e régiment de dragons (2e RD) de Fontevraud et la 11e brigade parachutiste (11e BP) de Balma se préparent à partir. Le fret est déjà en route…

 

Au-delà d’un exercice de certification pour les postes de commandements engagés dans la prise d’alerte Nato Response Force en 2014, l’organisation de l’exercice requiert un véritable déploiement. Cette manœuvre logistique de grande ampleur est d’ores et déjà menée par la BTAC : l’embarquement du fret à destination de la Pologne a commencé le 4 septembre depuis la gare d’Arras (Pas-de-Calais), pour des départs de trains planifiés jusqu’au 20 septembre.

 

Comme dans le cas d’une projection réelle en cas d’engagement, la BTAC et les unités de soutien ont pour mission de transformer le camp de Drawsko en poste de commandement (PC) : mise en place de moyens d’information et de communication (SIC), mais aussi de tout le nécessaire à la vie courante.

 

À terme, près de 180 wagons achemineront les 145 abris modulaires de poste de commandement (AMPC), 1 050 m² de tentes spécifiques, 17 tentes modulaires françaises pour le soutien de quartier général (SQG), 3 centrales électriques du 6e régiment du génie (6e RG) d’Angers pour un total de 1120 kW et enfin le lot de conteneurs « techniques » indispensables au montage des postes de commandement (PC). L’ensemble des moyens déployés vont permettre au QG CRR-Fr et à son environnement d’être totalement autonomes, en cas de projection, quelle que soit la nature de l’engagement et le théâtre d’opération.

 

La majeure partie du QG CRR-Fr se déploiera par moyen aérien militaire les 22 et 23 octobre. Ces liaisons aériennes emporteront plus de 500 militaires ainsi que 5 tonnes de fret à partir de l’aéroport de Bruxelles. Le personnel du QG CRR-Fr, du 2e RD, de la 11e BP et les renforts d’unités françaises et multinationales arriveront à Drawsko, Pologne, dans leurs postes de commandement à partir du 21 octobre.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:45
Mali: un mini-sommet sur la Centrafrique en marge des cérémonies

20 septembre 2013 Par RFI

 

En marge des célébrations marquant le début du mandat du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui se sont déroulées jeudi 19 septembre dans la capitale malienne, la situation en Centrafrique a été évoquée lors d’une conférence de presse et d’un mini sommet. Le président français, François Hollande, a prévenu qu’il « ne resterait pas sur la réserve ». De son côté, le président tchadien, Idriss Déby, a estimé que la Centrafrique risque de devenir « un sanctuaire de terroristes ».

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:30
Syrie : Hollande pour une livraison d'armes "contrôlée" pour les rebelles

20.09.2013 Le Monde.fr (AFP, Reuters)

 

Pour la première fois, François Hollande a laissé entendre, jeudi 19 septembre, que la France pourrait livrer des armes dans "un cadre contrôlé" aux rebelles syriens, qui sont, selon lui, pris entre les forces gouvernementales et les extrémistes islamistes. 

"Je constate que les Russes en livrent régulièrement, mais nous, nous le ferons dans un cadre élargi avec un ensemble de pays et dans un cadre qui peut être contrôlé, car nous ne pouvons accepter que les armes puissent aller vers des djidadistes que nous avons combattu ici", a déclaré le président français lors d'une visite à Bamako, où il a assisté à l'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

 

"Nous avons toujours dit que nous voulions contrôler les fournitures d'armes, si nous en faisons, pour qu'elle aillent bien à l'armée syrienne libre. Pourquoi ? Parce que c'est elle qui représente la coalition nationale, celle que nous avons reconnue comme la seule représentation légitime du peuple syrien et qui, aujourd'hui, est entre le marteau et l'enclume.
Le marteau des frappes et actions du régime et l'enclume de l'islamisme fondamentaliste. Si nous voulons trouver une solution politique, il faut bien que cette coalition nationale puisse assurer la transition".

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:30
Hollande compte rencontrer le président iranien

MOSCOU, 20 septembre - RIA Novosti

 

Le président français François Hollande envisage de s'entretenir avec son homologue iranien Hassan Rohani en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, rapportent vendredi les médias européens.

"Il y a un projet de rencontre avec le président iranien à sa demande", a déclaré le chef d'Etat français à des journalistes à Bamako, dans l'avion qui devait le ramener en France après avoir assisté à l'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Il s'agirait ainsi de la première rencontre bilatérale entre leaders français et iranien depuis un entretien entre Jacques Chirac et le réformateur Mohammad Khatami en avril 2005.

Les Etats-Unis et d'autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

Elu au poste présidentiel en juin dernier, Hassan Rohani est considéré en Occident comme un réformateur susceptible de favoriser une relance des efforts diplomatiques sur le dossier nucléaire iranien.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 22:45
Seleka rebels - source defenseWeb

Seleka rebels - source defenseWeb

19/09/2013 par Bruno Charbonneau – 45eNord.ca

 

Entre les conflits au Mali et en Syrie, entre l’intervention militaire de la France dans le premier et l’hésitation des États-Unis dans le second, la crise humanitaire et sécuritaire en République centrafricaine (RCA) est plus ou moins passée inaperçue.

 

Exacerbée par le coup d’État de mars 2013, la situation est caractérisée par une violence de plus en plus courante où les cas d’arrestations et de détentions arbitraires, de violences sexuelles, d’actes de torture, de viols, de pillage, d’assassinats ciblés et de recrutements d’enfants soldats font craindre un débordement dans une région déjà en proie à plusieurs difficultés.

 

Quelques chiffres

 

Sur une population de 4,6 millions de Centrafricains, 206 000 (dont 100 000 enfants) ont été déplacés à l’intérieur du pays, dont plusieurs vivent dans la brousse n’ayant pas ou peu accès à l’aide humanitaire.

 

60 000 personnes ont quitté le pays, trouvant pour la plupart refuge en République démocratique du Congo (RDC).

 

484 000 habitants (10,5% de la population) souffrent d’insécurité alimentaire sévère.

 

On estime à 3 500 le nombre d’enfants soldats.

 

Des 195 millions $ demandés pour l’aide humanitaire en 2013, seulement 32% se sont concrétisés par des promesses de dons. Des 4,2 millions $ demandés pour l’hébergement d’urgence, aucun sou n’a été reçu.

 

Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’espérance de vie a diminué entre 1985 et 2012, passant de 49 à 48 ans. Le revenu national brut par habitant a aussi régressé, passant de 909 à 722 $ pour la même période.

 

En août 2013, l’Union africaine autorisait la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) qui est composée de 3 650 hommes, dont 2 500 militaires, 1 000 policiers et 150 civils. La Misca remplace la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) qui était sous l’autorité de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Le déploiement des effectifs de la Misca n’est pas terminé.

 

Le conflit

 

Le déclin du régime du président François Bozizé (en poste depuis mars 2003, suite à un coup d’État organisé à partir du Tchad renversant Ange-Félix Patassé), suscité par une paupérisation et insécurité croissantes, une perte de contrôle d’une grande partie du territoire et l’abandon de ses soutiens régionaux et internationaux, a abouti à la création d’une alliance de rebelles: la Seleka.

 

La Seleka est un groupe très hétérogène de mécontents du régime et majoritairement composée de rebelles venant du Nord-Est du pays, c’est-à-dire une région marginalisée, sujette aux trafics et luttes pour le contrôle des zones diamantifères et mêlée aux conflits transfrontaliers du Tchad et du Darfour.

 

En décembre 2012, la Seleka fonçait vers la capitale Bangui, mais ses progrès étaient arrêtés par les soldats de la Micopax et des renforts venus du Tchad. À l’aube de l’intervention militaire de la France au Mali, Bozizé demanda au président François Hollande d’intervenir afin de mater la rébellion. La demande fut rejetée par Paris. Suite à l’échec du plan de paix, la Seleka relançait l’offensive et renversait Bozizé le 24 mars 2013.

 

L’inaction internationale

 

Depuis le coup d’État, le gouvernement provisoire n’a démontré aucun réel pouvoir ou contrôle de la situation. Les rapports d’abus et de désordre se répètent et font craindre à certains la normalisation d’une situation sans État dans une région qui n’a nullement besoin d’une zone non gouvernée.

 

Des six pays limitrophes à la RCA, quatre peuvent être qualifiés d’être en conflit ou en situation de paix fragile (la RDC, le Soudan [et sa province du Darfour], le Sud Soudan et le Tchad; les deux autres pays étant le Cameroun et le Congo).

 

Alors qu’en 2012 et au début 2013 la France refusait d’intervenir en RCA (alors qu’elle lançait l’opération Serval au Mali), les rumeurs sont que le président Hollande cherchera à la nouvelle session de l’Assemblée générale de l’ONU (qui s’ouvre le 17 septembre) un appui pour une action internationale concertée en RCA.

 

Pour le moment, l’action internationale demeure très limitée: une force de l’Union africaine sans grand moyen et une réponse humanitaire presque anémique.

 

Nous sommes donc en position de poser une question fondamentale et d’en exiger la réponse auprès de nos dirigeants: comment se fait-il que certaines crises passent (à toute fin pratique) inaperçues alors que d’autres reçoivent toute l’attention ou presque? Selon quels critères et selon qui un conflit devient-il, ou non, digne d’une (ré)action internationale?

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:50
La France passe le commandement de l'EUROMARFOR à l'Espagne

19/09/2013 Marine nationale

 

La France a passé, le 18 septembre 2013, le commandement de la force maritime européenne EUROMARFOR à l’Espagne.

 

Une cérémonie s’est déroulée à bord du Landing Helicopter Dock (LHD) Juan Carlos I dans la base navale de Rota en Espagne en présence du vice-amiral Philippe Coindreau, commandant la force d’action navale. L’amiral Jaime Muñoz-Delgado y Díaz del Río, chef d’état-major de la marine espagnole a fait reconnaître l’amiral Santiago Bolibar Pineiro, commandant la flotte espagnole comme nouveau commandant de la force maritime européenne (COMEUROMARFOR) en remplacement du vice-amiral d’escadre Philippe Coindreau.

 

L’EUROMARFOR constitue une capacité militaire navale non permanente de l’Union européenne, qui peut être activée sur court préavis et engagée en cas de crise ou dans des opérations en cours.

 

Elle peut être employée pour des missions humanitaires et d'évacuation de ressortissants, de maintien de la paix et de combat pour la gestion des crises y compris des opérations de rétablissement de la paix.

 

Le commandement français d’EUROMARFOR a été assuré successivement par l’amiral commandant la force d’action navale du 15 septembre 2011 au 18 septembre 2013, le vice amiral d'escadre Xavier Magne (15 septembre 2011 au 2 septembre 2013) et par le vice amiral d'escadre Philippe Coindreau.

 

Pendant ces deux années, l’EUROMARFOR a été activée lors de trois entraînements sur le thème de la guerre des mines en Méditerranée : Olives Noires 2012, Noble Mariner 2012 et Spanish Minex 2013 et opérationnellement dans le cadre de la mission Atalante (5 rotations sous pavillon EUROMARFOR)

 

La France passe le commandement de l'EUROMARFOR à l'Espagne

L’EUFORMARFOR, force maritime européenne, a été créée le 15 mai 1995 par la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne. La création de l’EUROMARFOR est directement liée à la volonté exprimée par l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), lors de la réunion ministérielle de Petersberg en 1992, de pouvoir faire appel à des unités militaires, dans un ensemble varié de situations, et de donner ainsi un premier contenu concret à l’identité européenne de sécurité européenne de défense.

 

L’EUROMARFOR est une force non permanente. Sa composition repose sur des moyens existants dans les marines participantes. Elle est pré-structurée et susceptible de réunir sous faible préavis un porte-avions, un groupe amphibie, un groupe de guerre des mines, des bâtiments d’escorte et de soutien, des sous-marins, et une composante d’aviation de patrouille maritime.

 

Compte tenu des préoccupations communes aux quatre pays fondateurs, la vocation méditerranéenne de l’EUROMARFOR est naturelle mais son champ d’intervention ne se limite pas à la Méditerranée.

 

L’EUROMARFOR est activée au moins une fois par an, pour prendre part à un entraînement multinational. Usant de procédures communes, une longue expérience de coopération constitue le gage de l’efficacité de la force, qui tire un grand bénéfice de la pratique d’entraînements conjoints.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:50
La France passe le commandement de l'EUROMARFOR à l'Espagne

19/09/2013 Marine nationale

 

La France a passé, le 18 septembre 2013, le commandement de la force maritime européenne EUROMARFOR à l’Espagne.

 

Une cérémonie s’est déroulée à bord du Landing Helicopter Dock (LHD) Juan Carlos I dans la base navale de Rota en Espagne en présence du vice-amiral Philippe Coindreau, commandant la force d’action navale. L’amiral Jaime Muñoz-Delgado y Díaz del Río, chef d’état-major de la marine espagnole a fait reconnaître l’amiral Santiago Bolibar Pineiro, commandant la flotte espagnole comme nouveau commandant de la force maritime européenne (COMEUROMARFOR) en remplacement du vice-amiral d’escadre Philippe Coindreau.

 

L’EUROMARFOR constitue une capacité militaire navale non permanente de l’Union européenne, qui peut être activée sur court préavis et engagée en cas de crise ou dans des opérations en cours.

 

Elle peut être employée pour des missions humanitaires et d'évacuation de ressortissants, de maintien de la paix et de combat pour la gestion des crises y compris des opérations de rétablissement de la paix.

 

Le commandement français d’EUROMARFOR a été assuré successivement par l’amiral commandant la force d’action navale du 15 septembre 2011 au 18 septembre 2013, le vice amiral d'escadre Xavier Magne (15 septembre 2011 au 2 septembre 2013) et par le vice amiral d'escadre Philippe Coindreau.

 

Pendant ces deux années, l’EUROMARFOR a été activée lors de trois entraînements sur le thème de la guerre des mines en Méditerranée : Olives Noires 2012, Noble Mariner 2012 et Spanish Minex 2013 et opérationnellement dans le cadre de la mission Atalante (5 rotations sous pavillon EUROMARFOR)

 

La France passe le commandement de l'EUROMARFOR à l'Espagne

L’EUFORMARFOR, force maritime européenne, a été créée le 15 mai 1995 par la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne. La création de l’EUROMARFOR est directement liée à la volonté exprimée par l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), lors de la réunion ministérielle de Petersberg en 1992, de pouvoir faire appel à des unités militaires, dans un ensemble varié de situations, et de donner ainsi un premier contenu concret à l’identité européenne de sécurité européenne de défense.

 

L’EUROMARFOR est une force non permanente. Sa composition repose sur des moyens existants dans les marines participantes. Elle est pré-structurée et susceptible de réunir sous faible préavis un porte-avions, un groupe amphibie, un groupe de guerre des mines, des bâtiments d’escorte et de soutien, des sous-marins, et une composante d’aviation de patrouille maritime.

 

Compte tenu des préoccupations communes aux quatre pays fondateurs, la vocation méditerranéenne de l’EUROMARFOR est naturelle mais son champ d’intervention ne se limite pas à la Méditerranée.

 

L’EUROMARFOR est activée au moins une fois par an, pour prendre part à un entraînement multinational. Usant de procédures communes, une longue expérience de coopération constitue le gage de l’efficacité de la force, qui tire un grand bénéfice de la pratique d’entraînements conjoints.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 12:25
Serval : opération Dragon ( Video)

18 sept. 2013 Armée Francaise

 

Du 31 août au 14 septembre, 400 militaires de la force Serval et 150 autres de la MINUSMA ont été engagés dans une opération de contrôle de zone au nord-est de Gao, l'opération « Dragon ».

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:55
Commission de la défense : programmation militaire

17.09.2013 Assemblée Nationale

 

Commission de la défense : programmation militaire :

 

M. Gérard Amiel, pdt de Renault Truck Défense - Video

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:55
Free France's Lion: The Life of Philippe Leclerc, de Gaulle's Greatest General, by William Moore

Philadelphia: Casemate, 2011. Pp. xx, 508. Illus., maps, notes, biblio., index. $32.95. ISBN: 1612000681.

 

Sept. 19, 2013 Strategy Page

 

This is the first English biography of Philippe François Marie, the comte de Hauteclocque (1902-1947), better known as “Leclerc”, one of the heroes of the “Free French” movement and an excellent commander.

 

Moore, a British novelist and historian, not only gives us a very intimate look at the general, born Philippe François Marie, comte de Hauteclocque, but also sets his life and career firmly into the context of his times.  He opens with a chapter on de Hauteclocque’s background (distinctly upper class, Catholic, and rightist) and early military career.  He follows this with an account of the disastrous “Battle of France” in May-June 1940, in which de Hauteclocque, still only a captain, played a minor role.  Moore then he plunges into an account of the rise of the Gaullist resistance movement, its complex relationship with both Britain and the Vichy regime.  We get a brief look at life in Vichy France, de Hauteclocque’s flight through the German occupied zone to Spain, and thence on to England, to join de Gaulle, adopting the nom de guerre “Leclerc” to protect his family in France.

 

Leclerc was dispatched to French Equatorial Africa, where he led a column from Chad into Libya in support of the British in the Western Desert, then taking part in the liberation of French North Africa.  Recalled to England, Leclerc was placed in command of the French  2nd Armored Division, and landed in Normandy at the beginning of August 1944 to take part in the Liberation

 

Moore devotes nearly half the volume to Leclerc’s role in the Liberation, which had its most glorious moment when Leclerc’s entered Paris, but culminates with his troops deep inside Germany on VE Day.  He then takes Leclerc to East Asia, where the general represented France at the surrender of Japan, and, with his name now formally changed to Leclerc de Hauteclocque, to a brief period in command in Indo-China, where he attempted to reach out to the nationalist side of the Viet Minh movement, and then on to North Africa, where he met an his untimely death in a plane crash at just 45.   

 

Because of the depth of Moore’s account, Free France’s Lion is an excellent introduction to France in the Second World War, and particularly the “Free French” movement, both topics not well treated in most English-language accounts, as well as the life of Leclerc.

 

---///---

 

Reviewer: A. A. Nofi, Review Editor

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:55
Prix européen « Civisme, Sécurité et Défense » 2013

19.09.2013 Communiqué CIDAN

En cette « année européenne des citoyens », le CiDAN (Association Civisme Défense Armée Nation), basée à VERSAILLES, organise, pour la troisième année consécutive, le Prix européen « Civisme, Sécurité et Défense », placé sous le Haut Patronage du Conseil européen ainsi que sous le Patronage de la Représentation en France de la Commission européenne. Ce prix est destiné à récompenser des actions particulièrement remarquables en faveur du développement du civisme européen ainsi que de la « Conscience européenne de Sécurité et Défense » définie comme le volet civique de la PSDC.

L’an dernier, 6 des 13 candidats sélectionnés et présentés au jury (composé de diplomates et militaires issus de divers pays de l’Union européenne) ont été récompensés pour les actions et invités au 11ème Congrès sur la Sécurité et la Défense européenne ( « BSC - Berlin Security Conference » ) à Berlin (Allemagne) le 27 novembre 2012 afin d’y recevoir leur trophée respectif en présence de diplomates et de militaires de Haut-rang.
 

Télécharger le règlement et le dossier de candidature

 

La date limite de dépôt des candidatures en version électronique et papier a été fixée au 31 octobre 2013.

Prix européen « Civisme, Sécurité et Défense » 2013

Sites sont à votre disposition :
· CiDAN

· Prix européen « Civisme, Sécurité et Défense » (bilingue franco-anglais)

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:55
Gérard Amiel parle de RTD et de… Nexter.

18.09.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Auditionné par la commission de la défense de l’assemblée nationale, Gérard Amiel, PDG de Renault Trucks Défense, a été très clair : l’évolution du paysage industriel de la défense terrestre doit se poursuivre et une opportunité très claire se présente avec le remplacement à venir du VAB par le VBMR : « une alliance doit être trouvée entre Nexter et RTD. Nous souhaitons que le programme VBMR soit structurant pour l’armement français avant de parler d’Europe ». Enfonçant le clou sur un rapprochement avec Nexter, Gérard Amiel a précisé qu’un rapprochement entre Nexter et l’industrie allemande lui paraissait « prématuré » : « Nous devrions réunir nos forces au niveau français, nous sommes complémentaires, et après seulement mener des actions de rapprochement avec les européens ».

 

Sans évolution du paysage industriel français ni rapprochement avec Nexter, Gérard Amiel évoque des perspectives « sombres » pour l’armement français. Pour illustrer son propos, le PDG de RTD est également revenu sur le programme Scorpion : soulagé que le programme soit maintenu, mais inquiet, pour le maintien du plan de charge, de la réduction des commandes et de leur étalement dans le temps. Le calcul est vite fait : la fabrication des VBCI pour la commande française se terminera en 2015. Le VBMR n’entrera en phase de production série, une fois le développement terminé, au plus tôt en 2020. Entre ces deux dates, une traversée du désert de cinq bonnes années qui ne pourra être compensée que par des contrats à l’export. Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui du Rafale, dont le maintien d’un rythme minimaliste de fabrication dépend tout entier de la signature d’un contrat export.

 

Evoquant un possible rapprochement avec Nexter, Gérard Amiel a rappelé que RTD fournissait la « mobilité » du VBCI et collabore également sur le Caesar. Les discussions entre les deux groupes sont donc régulières mais un rapprochement se heurterait en l’état actuel des choses à deux obstacles : la volonté de l’état de garder un contrôle sur Nexter d’une part, et d’autre part le désintérêt du suédois AB Volvo, actionnaire de RTD, pour l’activité munitionnaire de Nexter. Volvo ne souhaite pas s’écarter de son métier d’intégrateur de véhicules. Et Gérard Amiel de regretter au passage le manque de coopération commerciale entre les deux groupes français : « Nous avons des coopérations techniques, mais (…) nous n’avons pas pu trouver de démarche commerciale commune jusqu’à présent ». Ce qui conduit les équipes commerciales de Nexter et RTD a parfois travailler en parallèle sur les mêmes zones géographiques. Or explique Gérard Amiel, « RTD dispose d’une présence mondiale dans le soutien ».

 

Interrogé par la commission sur l’activité de RTD, Gérard Amiel a enfin eu ce raccourci saisissant :  RTD a réalisé 250 M€ de chiffre d’affaires en 2011. Il fera plus de 500 M€ en 2013, dont 80M€ pour Panhard. Dans le même temps, l’exportation qui représentait 5% du chiffre d’affaires en 2011 passera à près de 60%. Deux bons chiffres qui cachent en fait un constat dramatique : l’effondrement des commandes françaises, passées de 300 M€ à 180 M€ en l’espace de trois ans. A l’exception du VBCI et du Caesar, la plupart des véhicules en service dans les armées françaises ne sont plus commercialisés par RTD. Et ceux que le groupe fabrique aujourd’hui ne sont pas achetés par le client français, faute de crédit…

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:55
Patricia Adam (crédits Assemblée Nationale)

Patricia Adam (crédits Assemblée Nationale)

19.09.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde partie de l’interview avec Patricia Adam, député PS à l’Assemblée Nationale et Présidente de la Commission de la Défense Nationale et des forces armées (relire la 1ère partie), à propos de la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2014-2019, actuellement en débat.

 

L’opération Serval au Mali est-elle une source d’enseignements pour les choix à venir ?

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (2ème partie)FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (2ème partie)

Sans aucun doute. Nous connaissions par avance nos lacunes capacitaires. Elles ne sont pas le fruit du hasard mais de choix. Lorsque les ressources sont rares, on privilégie telle ou telle capacité au détriment de telle ou telle autre. Ces décisions se font en conscience. Le déficit en moyens de transport aériens n’a surpris personne. On a aussi bien mesuré combien nous étions limités en hélicoptères de manœuvre. Nous avons redécouvert des vérités vieilles comme la guerre : je pense notamment au caractère primordial d’assurer une logistique adéquate. Par parenthèse, au vu des élongations, il faudrait se poser la question d’avoir quelques petits avions monomoteurs sur ce théâtre. Ce serait moins coûteux que d’utiliser des Puma pour transporter des charges modérées sur des distances importantes. Le besoin en maintenance serait très inférieur et la tâche des mécaniciens en serait allégée d’autant… Mais ce qui m’a le plus frappée, c’est le fait que nous nous en sommes bien sortis parce que nous avons mis ce que nous avions de meilleur, en termes de matériels. Sans Tigre, sans blindés de cavalerie, sans VBCI et sans Caesar, nous aurions eu beaucoup plus de pertes. Au moment où on parle de différenciation, je note que même dans un conflit africain, face à un ennemi asymétrique, il faut tout sortir. L’époque a bien changé par rapport au temps où  la vue de bérets amarante ou verts faisait fuir les fâcheux. Je suis heureuse que le ministre ait fait les bons choix pour Serval.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (2ème partie)

Aucune Loi de programmation militaire n’a été respectée à la lettre, la Défense ayant traditionnellement le rôle de « variable d’ajustement ». Le Ministre a prévu un dispositif de contrôle régulier au niveau du Conseil de Défense. Pensez-vous que cela soit suffisant ?

 

La défense nationale n’est plus une variable d’ajustement. Au contraire, son budget est maintenu. En tout cas, le dispositif que vous évoquez apportera des garanties sans précédent. Je n’ai pas le souvenir d’un ministre qui se batte autant que le fait Jean-Yves Le Drian. Ni qui ait une telle proximité avec le chef des armées. La défense n’obtiendra pas ce qui n’existe pas. Mais elle obtient tout ce qu’elle peut obtenir. Nous avons un excellent ministre.

 

Les auditions et débats vont débuter pour durer un mois. Quels sont, selon vous, les sujets à propos desquels les parlementaires doivent être le plus vigilants ?

 

On peut même parler de trois mois ! Grâce à notre travail en amont, nous avons déjà obtenu des éclaircissements et des assurances sur certains points de vigilance tels que les ressources exceptionnelles ou les hypothèses d’exportation. Il en reste d’autres sur certains programmes et sur le dispositif RH notamment. A l’inverse, nous n’avons pas trop d’inquiétudes sur le dispositif juridique, s’agissant de la cyberdéfense ou de la protection des militaires en opération, pour lesquelles la LPM apportera de vraies avancées.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (2ème partie)

La réforme du paiement des soldes, à travers le logiciel unique Louvois s’est avéré être un véritable fiasco qui dure encore et touche durement les soldats et leurs familles. Certains acteurs de cette réforme n’ont-ils pas fait preuve de légèreté dans la gestion de cet important dossier ?

 

Oui, on peut même parler de scandale ! Nous avons fait le point dernièrement lors de la présentation du rapport sur la réforme du ministère de la défense de mes collègues Geneviève Gosselin-Fleury et Damien Meslot. Les commissaires à la défense sont scandalisés par tous les volets de cet échec. Ils sont exaspérés de ne toujours rien comprendre à ce qui a pu se passer pour en arriver là. Ils sont admiratifs de la retenue des victimes et de leur sens des responsabilités, qui tranche avec l’incompétence et la légèreté des responsables désignés par les textes, qui ont failli à leur mission. Malheureusement, l’affaire est encore loin d’être close. Avec le recul, l’histoire retiendra le contre-exemple d’une réforme mal conduite de bout en bout. Mais il conviendra rapidement d’en tirer tous les enseignements utiles pour les réformes à venir. La bonne nouvelle, c’est que désormais, les soldes sont versées en temps et heures. Il faut se féliciter de l’action personnelle du ministre en la matière et de l’investissement du personnel affecté à Nancy. Mais remettre l’équivalent en emplois d’un bataillon pour pallier les déficiences d’un système qui devait remplacer la « chaîne solde », quelle ironie ! Nous avons désormais un logiciel et les coûts associés et nous avons recréé un centre territorial d’administration et de comptabilité. Bravo aux initiateurs de ce fiasco. Je note incidemment que le directeur des ressources humaines du ministère de la défense et le secrétaire général pour l’administration de l’époque ont été déchargés de toute responsabilité par le ministre… pour la suite, je crois que le ministre attend un rapport du directeur général des systèmes d’information et de communication du ministère pour se déterminer : soit Louvois est corrigeable et on se lance dans une opération de remédiation. Soit il est incurable et le ministre lancera un autre projet. Le statu quo actuel durera donc encore un peu, de toutes façons.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:30
Défense : DCNS confirme un contrat de 750 millions d'euros en Arabie Saoudite

18/09/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG de DCNS, Patrick Boissier, a confirmé avoir conclu un contrat de 750 millions d'euros portant sur la modernisation d'une partie de la flotte saoudienne. Il a également confirmé que l'Etat travaillait sur la création d'une société pour vendre des armements en leasing.


 

Le PDG du groupe naval DCNS a confirmé ce mercredi avoir remporté un contrat de 750 millions d'euros pour rénover des frégates en Arabie saoudite. "On est en train de finaliser le contrat LEX pour l'entretien et la rénovation des frégates Sawari I, contrat qui fera 750 millions à peu près pour DCNS", a déclaré Patrick Boissier devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Ce contrat LEX (Life extension Sawari I) porte sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers ravitailleurs de classe Boraida, mis en service en 1985-1986. La Tribune avait annoncé fin août la victoire de DCNS et de ses partenaires Thales et MBDA sur ce contrat, attendu depuis plusieurs années. L'ensemble du contrat représente environ un milliard d'euros, ce qui avait été confirmé à l'AFP de source officieuse.

DCNS tablait sur ce succès pour se positionner sur les prochaines acquisitions de la marine saoudienne. "L'Arabie saoudite veut des nouvelles frégates, veut des sous-marins, il faut qu'on se bagarre pour être présents dans ce pays où la France a toujours eu un rôle significatif dans le domaine naval", a estimé Patrick Boissier, qui était auditionné par la commission de la défense de l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen du projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Selon nos informations, François Hollande pourrait se rendre en Arabie Saoudite en décembre, et non plus à l'automne comme il en avait été question.

 

Des ventes en leasing

A l'export, DCNS cherche également à vendre ses navires en leasing pour remporter des marchés, a également confirmé mercredi Patrick Boissier. "Nous travaillons actuellement sur un projet qui est de mettre en place une société de leasing qui serait contrôlée par l'Etat (... afin) de prendre en charge un certain nombre de navires pour les mettre sur le marché international", a-t-il précisé. Selon lui, "c'est un levier extraordinaire pour l'export et nous avons un certain nombre de pays qui pourraient être intéressés par des frégates de type FREMM dans ces conditions là". Les FREMM sont des frégates multimissions furtives, prévues en version anti-sous-marine et en version défense aérienne. Elle coûtent environ 450 millions d'euros l'unité, a révélé Patrick Boissier. Pour DCNS, le programme FREMM représente douze unités, soit onze pour la Marine nationale, dont une a été livrée (Aquitaine) et une pour la Marine Royale du Maroc. Le groupe naval a mis à l'eau ce mercredi à Lorient la FREMM Provence.

FREMM Provence mise à flot 18.09.2013 - photo DCNS

FREMM Provence mise à flot 18.09.2013 - photo DCNS

Selon des sources concordantes, DCNS propose deux frégates à la Grèce et deux corvettes à Chypre. Le PDG a souligné que les Etats-Unis et l'Allemagne recouraient déjà à ce type de montage et que la Grande-Bretagne l'étudiait. Ainsi, a-t-il dit, "nous sommes candidats pour des sous-marins en Pologne mais nous avons en face de nous un projet germano-polonais qui consiste à donner en leasing à la Pologne des sous-marins allemands".

 

L'APE planche avec la DGA

DCNS, l'Agence des participations de l'Etat (APE) et la Direction générale de l'armement (DGA) planchent sur le projet au sein d'un groupe de travail. Ils espèrent aboutir à un accord avant la fin de l'année pour mettre la société en place au premier semestre 2014, afin de remporter des contrats à l'exportation, a indiqué le PDG de DCNS. Des succès à l'étranger permettraient selon lui de compenser les effets de la LPM, qui reporte des achats prévus de frégates et de sous-marins. La décision d'acquérir les trois dernières des onze frégates Fremm commandées par la France a même été reportée au-delà de la LPM.

Patrick Boissier a averti que si ces commandes étaient en fin de compte annulées, les surcoûts -- compensation dues au constructeur et à ses sous-traitants-- "seraient de 900 millions, c'est à dire là encore de deux frégates". Le projet de loi LPM prévoit des étalements de livraisons des sous-marins Barracuda, pour un surcoût que Patrick Boissier a évalué à 300 millions d'euros, et de frégate FREMM, pour un surcoût de 450 millions.

 

Plus de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013

Selon Patrick Boissier, le chiffre d'affaires de DCNS, qui est contrôlé à 64 % par l'Etat et à 35 % par le groupe Thales, "dépassera largement les 3 milliards d'euros" cette année et son carnet de commandes s'approche des 15 milliards.

Enfin, il a révélé que l'Etat allait bientôt proposer 1 % des actions aux employés, ce qui doublera leur participation au capital.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:06
Pourquoi Renault Trucks Défense s'intéresse à nouveau à Nexter

Lle projet de loi de programmation militaire repousse à 2018 la modernisation du parc des véhicules blindés de l'armée de terre

 

18/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG de Renault Trucks Défense plaide pour un rapprochement avec le groupe public Nexter. L'opération est compliquée. Trop compliquée ?

 

Renault Trucks Défense (RTD) en rêvait. Il a désormais l'autorisation de son actionnaire suédois, le groupe suédois Volvo, de discuter d'une opération avec Nexter, le groupe public d'armements terrestres. C'est un nouveau revirement à 180 degrés de la stratégie de la maison mère de RTD après l'échec des discussions en 2010 entre les deux groupes.

 

Alors que la direction du groupe Volvo s'opposait il y a moins d'un an à une opération sur Nexter, ce n'est plus désormais le cas. "Sans un rapprochement entre Nexter et Renault Trucks Défense (RTD), les perspectives de l'armement terrestre français pourraient être assez sombres", a lâché devant la commission de la Défense de l'assemblée nationale le PDG de RTD, Gérard Amiel. Ce dernier n'a pas évoqué publiquement cette opération à la légère sans l'accord expresse de son actionnaire suédois.

 

Volvo ne veut pas fabriquer des munitions, ce que fait Nexter

 

Pourtant, le groupe Volvo avait encore démenti en février dernier les propos de Christian Mons, l'ancien patron de Panhard, racheté en juillet 2012 par RTD et actuellement conseil spécial dans le groupe Volvo, sur un intérêt de la filiale suédoise sur Nexter. Pourquoi ce démenti ? Parce que Volvo ne veut pas fabriquer des munitions, ce que fait Nexter.

 

Un choix qui peut paraître paradoxal quand on est propriétaire des marques Renault Trucks Défense, Panhard et Acmat, et bien d'autres à l'international, qui ont chacune développé des familles de blindés. En novembre dernier, le PDG de RTD, Gérard Amiel avait confirmé que la vocation de son groupe n'était pas de fabriquer de l'armement, un domaine qu'il estimait "extrêmement spécifique" et donc réservé aux spécialistes. Gérard Amiel préférait alors rester sur son cœur de métier, la construction de véhicules.

 

La loi de programmation militaire a fait bouger les lignes

 

Or, depuis longtemps le président du Conseil des Industries de Défense Françaises (Cidef) Christian Mons, qui avait raison semble-t-il trop tôt, préconisait un rapprochement des trois acteurs (Nexter, RTD et Panhard), présents sur le marché français, qui se réduit d'année en année.

 

Mardi devant les députés, le PDG de RTD a donc plaidé pour un rapprochement avec Nexter, pour survivre à la "traversée du désert" que va imposer aux deux entreprises la Loi de programmation militaire (LPM) française, qui visiblement « fait bouger les lignes », selon un bon connaisseur du dossier. Cette LPM pourrait faire « un mort et un blessé grave », estime-t-il. D'où le nouvel intérêt de RTD pour Nexter, mais sans les munitions.

 

Une opération qui reste très complexe

 

Pas sûr que le gouvernement français regarde cette opération d'un bon œil. Pour deux raisons. Il pousse à la création d'un pôle munitions consistanrt autour de Nexter, qui va bientôt consolider la filiale de SNPE, Eurenco (250 millions de chiffre d'affaires en 2012).

 

Et surtout il a donné son feu vert à des négociations approfondies entre Nexter et l'allemand Krauss Maffei Weigmann (KMW) pour créer une joint-venture. Avec comme objectif de conclure d'ici à la fin de l'année, expliquait-on à La Tribune fin juillet au sein du ministère de la Défense. Ce qui semble aujourd'hui ambitieux.

 

Des discussions avaient déjà eu lieu en 2010 ...et échoué

 

Enfin, faut-il rappeler que des discussions entre RTD et Nexter ont déjà échoué en 2010 sur la question des munitions. A l'époque, le gouvernement réfléchissait plus à un regroupement des activités munitions de Thales et de Nexter au sein du groupe public que d'un mariage entre RTD et Nexter. En contrepartie, le groupe d'électronique devait prendre une participation comprise entre 10 % et 20 % du capital de Nexter, détenus à 100 % par l'Etat.

 

Le rapprochement entre Nexter Munitions et TDA Armements devait créer un acteur réalisant un chiffre d'affaires combiné d'environ 250 millions d'euros. Bref, on est loin d'une opération entre Nexter et RTD.

 

Un espoir de rapprochement ?

 

VBCI

VBCI

Le fabricant du char Leclerc construit des blindés plus lourds que les véhicules de RTD et les deux ne sont "absolument pas concurrents", a estimé mardi Gérard Amiel. Les deux groupes coopèrent également sur plusieurs programmes dont le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) et le canon autotracté Caesar. Et pourquoi pas pour le futur véhicule blindé multi-rôles (VBMR), le successeur des mythiques VAB (Véhicules de l'avant-blindé).

 

Canon Caesar - photo Sirpa Terre

Canon Caesar - photo Sirpa Terre

Mais le projet de LPM repousse à 2018 la modernisation du parc des véhicules blindés de l'armée de terre. Pour Gérard Amiel, cette date n'est pas réaliste et les industriels auront du mal à préserver l'emploi jusqu'aux premières livraisons. Si l'appel d'offres pour les transports de troupes et les véhicules de combat est lancé en 2014, "on penche plutôt pour l'après 2020" pour les livraisons, a-t-il expliqué. "Nous avons devant nous cinq années blanches, une vraie traversée du désert", a-t-il dit, ajoutant : "il y a un risque très fort sur la pérennité de nos emplois en France".

 

Le président du Cidef a brandi le spectre de la disparition de 20.000 emplois dans le secteur, principalement dans les PME, lors de l'université de la Défense la semaine dernière.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:55
DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

18/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La remise en cause des programme Barracuda et Fremm coûtera jusqu’a 1,2 milliard d’euros. Plus de 1.000 emplois directs ou indirects sont menacés.

 

On sait gérer, mais pas sans casse. C’est, en substance, le message que Patrick Boissier, le PDG de DCNS, a livré ce mercredi devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lors d’une session d’examen de la loi de programmation militaire. Et ces conséquences, à en croire le patron du groupe naval militaire, sont plutôt sombres : les remises en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûteront à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragiliseront un millier d’emplois, directs ou indirects.

 

Compte tenu des contraintes budgétaires qui pèsent sur les finances publiques, DCNS ne pouvait pas échapper à la tempête. S’il a estimé que la loi de programmation préserve l’essentiel, Patrick Boissier n’a pas caché l’ampleur des conséquences sur « ses » grands programmes du groupe naval. Par leur masse financière, ils étaient des candidats naturels aux mesures d’économies.

 

Deux ans de plus pour les Barracuda

 

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

Pour économiser sa trésorerie, le ministère de la Défense use de la seule recette à sa disposition, à savoir étaler les cadences de livraisons. Ainsi, a détaillé Patrick Boissier, le programme Barracuda va prendre deux ans de plus pour être mené à son terme. La livraison du premier exemplaire va glisser de six mois, de 12 mois et 18 mois respectivement pour les deux suivantes, et de deux ans pour les trois dernières. Surcoût total : 300 millions d’euros, et jusqu’à 500 emplois menacés, à Cherbourg principalement, même si des commandes de sous-marins Scorpène pourraient atténuer les dégâts.

 

En ce qui concerne les Fremm, l’ambiance n’est pas joyeuse non plus. DCNS est liée avec la DGA par un contrat portant sur la construction de 11 frégates, à raison d’une livrée tous les dix mois (la première l’a déjà été). A ce stade, la loi de programmation en prévoit six d’ici à 2019, mais avec quatre mois de plus entre chaque livraison. Facture additionnelle : 450 millions, soit le coût d’une frégate.

 

Trois Fremm à la trappe  ?

 

«  Le passage de 17 à 11 Fremm avait déjà coûté l’équivalent d’une frégate. Le décalage de livraison de sept à dix mois, une frégate supplémentaire. Si l’on passe de 10 à 14 mois, alors tout cela aura coûté le prix de trois frégates », a résumé Patrick Boissier. Côté emploi, ce dernier estime l’impact à 500 postes (1.000 si, comme il se murmure, on passait non pas à 14 mois, mais à 18 mois). Là encore, des commandes à l’exportation seraient bienvenues pour le maintien des emplois.

 

Mais il y a pire, a ajouté Patrick Boissier, devant des députés très sensibles en tant qu’élus locaux aux conséquences sociales dans leurs circonscriptions. Si les trois dernières des 11 Fremm prévues devaient passer à la trappe, alors la facture s’alourdira de 900 millions d’euros. L’annulation de la commande de 3 frégates ne permettrait alors d’économiser que le prix... d’un seul navire !

 

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

Patrick Boissier  : « L’Etat descendra en dessous de 50 % du capital »

Interrogé sur les conséquences pour la dissuasion nucléaire si, pour engranger des recettes exceptionnelles, l’Etat devait passer de 64 % à moins de 50 % du capital de DCNS, Patrick Boissier a dressé un parallèle avec EADS : la France ne possède que 12 % du groupe aéronautique quand bien même ce dernier fabriques les missiles stratégiques. Indépendamment de la dissuasion, « il faudra que cela se fasse progressivement », a-t-il ajouté. DCNS ne pourra en effet pas « rester tout seul », et devra forger une alliance. Mais aucun partenaire ne jouera le jeu si DCNS reste « sous domination de l’Etat français ».

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:20
Systran, ces Français qui traduisent le monde pour la NSA

18/09/2013 Par Jean Guisnel /  Défense ouverte - Le Point.fr

 

La communauté américaine du renseignement ne jure que par les logiciels de traduction automatique de Systran, une entreprise créée par la NSA, française depuis 1985.

 

Peu de Français ont entendu parler de l'entreprise Systran. C'est pourtant une véritable pépite technologique, qui offre ses logiciels de traduction automatique aux entreprises et au grand public, mais pas seulement. En réalité, le vrai gros client de la société française n'est autre que la communauté américaine du renseignement. Et d'abord la désormais fameuse NSA (National Security Agency), qui a littéralement mis la planète sur écoutes. Elle veut tout traduire en anglais, que ce soit (entre autres) des emails, de la presse, des sites web qu'elle siphonne en permanence. Dans pratiquement tous les services américains, donc, ce sont des logiciels français qui tournent à plein pour traduire toutes les langues imaginables.

 

Enfin, presque... Pour le commun des mortels, qui peuvent acheter ses logiciels dans le commerce, Systran propose 52 "paires" de langues, comprenant aussi bien le chinois que le japonais ou le serbo-croate, ce qui revient à dire que l'on traduit 52 langues dans 51 autres. En réalité, pour les services de renseignement américains, Systran fait des efforts qui demeurent confidentiels. Combien de langues ? Mystère... Comme le rappelait un dossier récemment paru dans le magazine scientifique La Recherche, la planète ne compte pas moins de 7 000 langues. 274 d'entre elles sont parlées par un milliard d'hommes, les six autres milliards s'exprimant en 6 700 langages différents ! Mais seulement 74 langues sont parlées par plus de 10 millions de locuteurs. Et parmi celles-ci le russe.

 

D'abord le russe, puis le français

 

Dans les années 1950, qui voyaient naître l'informatique balbutiante, seule la langue de Pouchkine et de Lénine intéressait les espions de l'Oncle Sam. Ils doivent traduire des tonnes de journaux et de documents techniques et entreprennent très vite de les automatiser. Non sans difficulté, l'US Air Force et divers laboratoires liés aux services parviennent en 1964 à mettre au point une machine IBM Mark II opérationnelle pour traduire le russe en anglais. Comme c'est souvent le cas dans les technologies de l'information aux États-Unis, les services de renseignement ne veulent que les technologies les plus en pointe et acceptent souvent que celles qu'ils ont financées au départ soient proposées dans le commerce.

 

C'est exactement ce qui se produit en 1968 : l'un des chercheurs les plus en vue dans le domaine de la traduction automatique, Peter Toma, du California Institute of Technology, lance son entreprise Systran avec pour objectif d'améliorer la traduction du russe en anglais. Systran devient dès lors un fournisseur exclusif de systèmes de traduction pour les espions américains, et se lance rapidement dans d'autres langues que le russe. Ce seront d'abord le français et l'espagnol. Mais les scientifiques ne sont pas toujours de bons gestionnaires, les succès techniques de Systran ne sont pas longtemps accompagnés par la réussite économique.

 

Leader mondial

 

Parallèlement à cette histoire américaine, un industriel français spécialisé dans la robinetterie, Jean Gachot, s'intéresse vivement à l'informatique au début des années 1980. Il croit discerner des perspectives dans la traduction automatique et commence par acquérir auprès de Systran une licence pour traduire l'arabe vers l'anglais. Puis il décide d'acheter Systran en 1985 à son fondateur Peter Toma. La société conserve tous ses contrats aux États-Unis, engage d'importants efforts de recherche et de développement, mais la réussite financière n'est toujours pas au rendez-vous. Rachetée en 1993 par son actuel P-DG, Dimitris Sabatakakis, la société emploie 75 personnes et réalise environ 10 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Elle est aujourd'hui leader mondial dans son domaine. Un petit joyau de ce qu'on appelle en France la BITD, ou base industrielle et technologique de défense, et qui dans ce monde cruel a pris pour slogan la formule camusienne "ma patrie, c'est la langue française".

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 18:50
L'OTAN et le général Paloméros : " Les Etats-Unis et l'Europe sont d'accord pour une Alliance Atlantique plus équilibrée "

18.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

Le général Jean-Paul Paloméros, commandant suprême allié Transformation (SACT) à Norfolk depuis un an (le 25 septembre 2012), en remplacement du général Abrial, était ce mercredi l'invité de l'association des journalistes de défense à Paris.

 

Seulement, le numéro 2 militaire de l'OTAN est resté la main sur le frein de l'actualité, notamment syrienne et française (au grand dam des journalistes), se contentant de dresser les chantiers d'avenir de l'Alliance Atlantique. Ce qui est, après tout, son métier.

 

Transformation

 

" Le commandement allié Transformation n'est pas chargé de prédire l'avenir mais essaie de le rendre possible. D'être bien préparé face aux nouvelles menaces. C'est sa principale mission avec la sécurité coopérative et les retours d'expérience. "

 

Sommet de l'OTAN 2014

 

" Un des débats au prochain sommet de l'OTAN en 2014 sera la question du partage des tâches et des charges au sein de l'Alliance Atlantique. Les Etats-Unis et l'Europe sont d'accord pour une Alliance plus équilibrée. Equilibrée des deux côtés de l'Atlantique et au sein de l'Europe au sens large, de l'Islande à la Turquie. C'est comme ça que nous construirons l'Alliance de demain avec la volonté de construire une défense européenne, à l'exemple des accords de LancasterHouse entre la France et la Grande-Bretagne. Il faut un équilibre entre les pays, une harmonisation capacitaire pour qu'il y ait le moins de trous possible dans la raquette. Concernant l'Europe, quelle part de la tâche veut-elle remplir ? "

 

Conseil européen de décembre consacré à la Défense

 

" Nous le suivrons avec attention. On verra si l'Europe, dont 22 pays sont membres de l'OTAN, construit une défense européenne pour rééquilibrer le partage des charges et des responsabilités, comme le souhaitent les Américains qui se recentrent sur le Pacifique. "

 

La place de la France dans l'OTAN

 

" La France a pris toute sa place au sein de l'Alliance. Une mise au clair qui a repositionné notre pays et les événements, en Libye et en Afghanistan, ont prouvé sa pertinence. La France a montré sa volonté et ses capacités, marquées par l'attribution du commandement que j'assume. La France ne montre pas de déficits capacitaires importants. Mais ce déficit ne peut que s'accroître. "

 

Budgets contraints et préparation des forces

 

" Il faut apporter une réponse budgéraire. 2% (du PIB consacré à la Défense), c'est un Graal pour la plupart des pays. Il faut donc regarder les budgets des uns et des autres et tenter de rééquilibrer en faveur de la préparation des forces. Comment convaincre les dirigeants qu'une partie des dépenses moindres en opérations soit réinvestie pour l'avenir et l'entraînement ? C'est ça l'enjeu. Il faut donc voir ce que les pays sont prêts à apporter dans la corbeille de l'Alliance. Quels sont les pays qui pourront et voudront. La France a montré une attitude souveraine au Mali. C'est une réponse. Mais tous les pays de l'Alliance ne peuvent avoir la même démarche. C'est ce qu'on prépare au travers de la smart defence à l'OTAN et du pooling and sharing de l'Union européenne. On travaille avec l'Agence européenne de défense pour mettre en place des synergies. "

 

Afghanistan

 

" Nous sommes en train de faire un tour de force extraordinaire avec la formation de l'armée nationale afghane. Certes, on ne peut pas être hyper optimiste. Il reste d'énormes problèmes, les forces d'opposition sont toujours très fortes. D'un autre côté, il y a des progrès. On donne une chance à ce pays, à la paix. On réfléchit au rôle des forces alliés, 50 pays bien au-delà de l'OTAN, pour le futur. Quel niveau de forces garde-t-on ? Il faut assurer une continuité pour ne pas perdre tous les bénéfices. Nos pays partenaires sont prêts à continuer. "

 

Mali

 

" J'ai d'abord ressenti la fierté d'être français dans un pays qui peut décider une action pareille et a les moyens adaptés même s'il faut les moderniser. Cette très belle action illustre aussi l'importance de la coopération internationale qui a apporté plus qu'un complément, mais un véritable soutien militaire. "

 

Syrie

 

" L'OTAN n'intervient dans la gestion des crises que si on lui demande et en vertu d'engagements internationaux. En revanche, l'OTAN a un devoir de protection de ses alliés. C'est ce qu'on fait en Turquie avec le déploiement de batteries américaines et néerlandaises de missiles Patriot. "

 

Projet Joint ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance)

 

Le général Paloméros a évoqué le projet otanien Joint ISR de surveillance combinée, basé entre autres sur le développement de drones AGS (Alliance Ground Surveillance), basé sur le Global Hawk HALE (haute altitude, longue endurance) de la firme américaine Northrop Grumman.

 

" Les informations de ces systèmes seront précieuses avec radar aéroporté, informations par tout temps et résolution assez précise pour donner du renseignement. Le centre opérationnel au sud de la Sicile (Sigonella) permettra de surveiller le bassin méditerranéen. Ce ne sera pas le seul. Ce projet AGS est un pilier mais pas l'unique. La France et la Grande-Bretagne proposent une autre composante drone. On peut récuser les moyens mais à un moment, il sont tellement évidents (allusion de l'ancien CEMAA au retard français en matière de drones...). Il faut aussi intégrer dans ce programme les avions de patrouilles maritimes, les capacités satellitaires, la reconnaissance à distance, les capacités humaines... "

 

L'avenir de l'Alliance atlantique

 

" Je viens de présenter à Bruxelles une analyse stratégique pour le futur, une réflexion entre les pays membres, les organisations internationales, pas otano-centrée. L'axe de travail de demain, ce sont les forces connectées comme je l'imagine.

 

Comment faire prendre conscience à nos peuples ce qu'est l'Alliance et ce qu'elle peut apporter à la sécurité collective ? Nos sociétés vivent peut-être dans le sentiment d'une paix durable et éternelle, qui me semble être un mythe. "

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

18/09/2013 Michel Cabirol – Latribune.fr

 

Le plan de relance de l'économie du gouvernement Fillon lancé en 2009 pour limiter les effets de la crise a eu un effet intéressant pour le ministère de la Défense. Sa réalisation est dans l'ensemble satisfaisante, estime un rapport du ministère de la Défense.

 

Quel bilan pour le secteur de la défense du plan de relance de l'économie (PRE) du gouvernement Fillon lancé en 2009 pour limiter les effets de la crise, notamment en préservant l'emploi ? Personne n'avait fait un bilan, le Comité des prix de revient des fabrications d'armement (CPRA), un organisme du ministère de la Défense, l'a fait. Le volet Défense du PRE a joué, pour les quelque 25 entreprises maîtres d'œuvre qui ont contribué à sa réalisation, « le rôle qui lui avait été dévolu de soutien de l'activité et de l'emploi ». Finalement, une bonne vieille politique keynésienne a toujours des effets positifs non négligeables.

 

« Un impact a pu être constaté en matière d'emploi, puisque 5.600 emplois équivalents temps pleins ont été identifiés chez les industriels majeurs pour répondre au plan de charge créé par le PRE », constate ainsi le CPRA, pourtant très critique dans la plupart de ses rapports. Sans compter l'emploi pour les sous-traitants, qui n'a pas été pris en compte par le CPRA.

 

28 opérations lancées par le ministère de la Défense

 

Défense : le plan de relance de 2009 a sauvé au moins 5.600 emplois chez les industriels de l'armement

Dans le cadre du PRE, le ministère avait décidé du choix de 28 opérations, dont six d'entre elles (3e BPC, cinq hélicoptères Caracal, dernières livraisons du VBCI, livraison avancée de trois Rafale, satellite Syracuse et quatre engins de débarquement amphibie-EDA-R) ont bénéficié des trois quarts des crédits. Trois opérations n'étaient même pas prévues dans l'actuelle loi de programmation militaire 2009-2014 (Caracal et blindés Aravis), ou étaient seulement programmée en fin de LPM suivante (BPC).

 

Défense : le plan de relance de 2009 a sauvé au moins 5.600 emplois chez les industriels de l'armement

Certains programmes ont connu soit une accélération de leur production (Rafale, VBCI, petits véhicules protégés-PVP), soit une anticipation de commandes (BPC et EDA). Certains ont permis d'équiper les troupes en opérations extérieures, notamment en Afghanistan. Près d'une dizaine d'opérations relevaient d'un programme à effet majeur (BPC, Rafale, Caracal, PVP, VBCI, pré-développement de Musis, rétrofit du Falcon AUG…) tandis que les autres étaient de plus petites opérations.

 

Un bilan « intéressant »

 

Selon le CPRA, le plan de relance a eu « un effet intéressant pour le ministère de la défense et sa réalisation est dans l'ensemble satisfaisante ». Il a également « bénéficié d'une bonne complémentarité entre les structures chargées de son animation et de son déroulement, notamment le comité de pilotage interministériel et la direction générale de l'armement ». Toutefois, étant donné son caractère exceptionnel, estime le CPRA, « il est difficile d'en tirer des enseignements pour la conduite des programmes d'armement classiques ».

 

Défense : le plan de relance de 2009 a sauvé au moins 5.600 emplois chez les industriels de l'armement

Pour un tiers des opérations, il a conforté un financement qui aurait été insuffisant, pour le Rafale et le VBCI notamment. Pour les deux tiers restants, il a servi à des opérations nouvelles, utiles notamment pour l'Afghanistan, l'Aravis ayant remplacé l'AMX 10P. En outre, « l'exigence de rapidité d'exécution a été respectée », estime le CPRA. Mais, bémol, « dans certains cas elle a conduit à ne pas prévoir le maintien en condition opérationnelle des équipements acquis grâce au PRE, alors que ce dernier aura un poids financier important dans le futur ».

 

Moins de concurrence

 

La recherche de concurrence a été « volontairement restreinte dans certaines opérations » pour respecter les délais. « Ce qui a pu entraîner une moins bonne maîtrise des coûts », fait observer le CPRA.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:55
Conférence « Comment vit-on à bord d’un sous-marin ? »

18.09.2013 ANAJ-IHEDN

 

L’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à une conférence exceptionnelle sur le thème :

Comment vit-on à bord d’un sous-marin ?

 

Amiral François DUPONT
Président de Défense Conseil International (DCI)
Premier commandant du SNLE « Le Triomphant »

&

Lieutenant de vaisseau Benjamin DOUTEAU
Officier sous-marinier sur SNA et SNLE

 

Mercredi 2 octobre 2013
19h30 à 21h00

Amphithéâtre Desvallières
Ecole militaire

 

Qui sont les hommes de la bombe atomique ? Si la dissuasion nucléaire, pilier de notre système de défense depuis maintenant plus de quarante ans, est relativement bien connue, le quotidien des hommes qui la servent l’est moins.

 

De tous horizons et de toutes les spécialités, ils ont décidé de servir, ensemble, sur les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE): ce sera d’abord l’entraînement, la sélection draconienne, accepter d’être mis à l’épreuve, inlassablement, ses compétences avant de se voir confier le fleuron de la défense. Puis ce sera la mission, relié aux siens par le fil fragile des quarante mots hebdomadaires reçus au compte-goutte et auxquels on ne peut répondre, discrétion oblige… Puis les concessions indispensables, le quotidien d’un huis-clos unique à l’heure de l’hyper-communication, la nécessité de compléter l’autre au sein d’un équipage à l’heure de l’individualisme. Une vie hors du commun, insolite. Et pourtant, il faudra bien réussir sa mission car, l’espace d’une patrouille, ils sont le fer de lance de la puissance de notre pays.

 

Vie à bord, contraintes, traditions, anecdotes … Cette conférence exceptionnelle est une occasion unique de pouvoir échanger avec nos deux intervenants sur cette vie singulière de sous-marinier.

 

Informations : conference-renseignement@anaj-ihedn.org

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:55
L'Innovation Permanente (Colloque CESM)

18/09/2013 CESM

 

Retrouvez ci-dessous le compte-rendu intégral du colloque du 27 juin 2013. Les interventions des experts ne sont en revanche pas reproduites. Toute opinion exprimée n'engage que son auteur. 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:50
Le ministre de la Défense belge se rend à Avord

18/09/2013 Armée de l'air

 

Lundi 16 septembre 2013, monsieur Pieter De Crem, vice-premier ministre et ministre de la Défense belge, s’est rendu sur la base aérienne 702 d’Avord pour visiter l’école qui forme des pilotes de transport belges.

 

Accueilli par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, le ministre de la Défense a rencontré le personnel militaire belge affecté à l’école de l’aviation de transport (EAT) située à Avord. Depuis plusieurs années, l’armée de l’air française forme des pilotes belges au sein de ses écoles. À Avord, c’est en avril 2005 qu’ils ont commencé leur instruction. Depuis, huit aviateurs belges en moyenne passent dans les murs de l’EAT chaque année et 64 d’entre eux ont reçu leur macaron depuis 2005.

 

Au cours de sa visite, monsieur Pieter De Crem a également rencontré les cadres de l’école et notamment le commandant Philippe Hadad, chef du détachement belge à l’EAT, pour participer à une mission à bord d’un simulateur de vol.

 

Le ministre de la Défense s’est ensuite dirigé vers la base aérienne 120 de Cazaux, base phare dans le domaine de l’instruction des pilotes de chasse français et belges avec l’école de transition opérationnelle (ETO).

Le ministre de la Défense belge se rend à Avord
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