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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:45
Mali: Serval se désengage peu à peu du Nord

12.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de D éfense

 

Les forces françaises ont commencé cette semaine à alléger leur dispositif dans le nord du Mali, selon l'état-major des armées. Une vingtaine de chars légers AMX 10, de VBL et de VAB ont ainsi été retirés de Tessalit, près de la frontière algérienne.

 

Le nombre de soldats français au Mali est toujours de 3 200, l'objectif de la Défense étant de le ramener à un millier fin 2013.

 

Par ailleurs, la 9e brigade d'infanterie de marine se prépare à être déployée au Mali dans le cadre du GTIA Désert. Les marsouins succéderont à leurs camarades de la 6e BLB.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:45
Mali army, rebels clash for first time since peace deal

12 September 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Three Malian soldiers were wounded in clashes with separatist Tuareg rebels on Wednesday, the army said, the first clashes since the two sides signed a ceasefire deal in June.

 

The fighting took place near the western town of Lere and comes a week after President Ibrahim Boubacar Keita was sworn in, highlighting simmering tensions as he seeks to secure an end cycles of uprisings by northern rebels.

 

Last year's rebellion triggered a coup and was then hijacked by better-armed al Qaeda-linked Islamists, who seized northern Mali. France sent thousands of soldiers to its former colony in January to halt the Islamists' march southward.

 

A United Nations peacekeeping mission is now rolling out to ensure stability as French troops gradually withdraw.

 

"An army patrol came across some gunmen in four-wheel drives. They refused to follow the army's orders and opened fire on the troops," said army spokesman Captain Modibo Naman Traore.

 

Traore said three soldiers were wounded.

 

Attaye Ag Mohamed, one of the founders of the Tuareg-led MNLA rebellion, accused the army of starting the fighting by surrounding their position. He did not give any toll.

 

According to the ceasefire deal signed to allow elections to take place in July and August, Keita has 60 days from the naming of his government last Sunday to start talks over a final deal with the rebels.

 

Keita has promised national reconciliation but will be under pressure from southern Malians not to make major concessions to the Tuareg, whom many blame for sparking their country's collapse last year.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:55
Nécrologie: le commandement interarmées des hélicoptères nous a quittés

12.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Laconique, cet arrêté paru au JO du 12 septembre: "L’arrêté du 11 août 2009 portant création du commandement interarmées des hélicoptères est abrogé" (cliquer ici pour accéder au texte).

 

On relira ici l'instruction d'août 2009 sur les prérogatives de cet organisme interarmées, chargé des "arbitrages" entre l'armée de l'Air, l'Alat et la Marine. Mais dont les jours étaient comptés.

 

On mettra sa dissolution sur le compte de la rationalisation, des mesures de réductions de postes (une quinzaine), de la diminution du parc à gérer et donc à arbitrer, ou tout simplement de son (in)utilité... Ou sur la volonté de réduire la voilure à l'état-major des armées. On lira d'ailleurs le commentaire du député François Cornut-Gentille:
 

"La suppression du CIH est un échec et un recul pour l’interarmisation. Il est regrettable que l’arrêté portant la suppression du CIH ne soit pas motivé par un bilan. A moins qu’il faille y voir une première conséquence de la volonté du ministre de réduire les attributions du chef d’état-major des armées au profit des chefs d’état-major d’armée. Or chacun sait que les réformes d’organigramme n’ont jamais réglé les problèmes liés aux compétences des hommes."

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:22
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013

12/09/2013 20:57 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 5 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 12 septembre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 90 sorties, dont 50 effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une vingtaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA.


Succédant à l’opération Centaure qui a vu le Groupement Désert engagé dans les « Ifoghas » du 22 juillet au 21 août, l’opération Dragon a débuté le 31 août 2013 et va s’achever dans les jours à venir. Conduite entre Gao et Aguelhok, cette opération a engagé 400 militaires de la force Serval, principalement répartis entre un sous groupement tactique inter-armes (SGTIA) Infanterie, un SGTIA blindé et leurs soutiens ; environ 150 militaires nigériens et sénégalais de la MINUSMA ainsi que des gendarmes maliens. L’opération visait à sécuriser l’axe Tessalit-Gao, en vue du passage d’un important convoi logistique vers Gao, ainsi qu’à poursuivre le travail de contrôle de zones et d'exploitation de renseignements. Le SGTIA Infanterie a fouillé plusieurs objectifs et découvert dès le 1er septembre, de l’armement, des munitions et divers matériels.

 

Le SGTIA blindé, engagé dans une zone située à l’ouest de Tabenkort, vers Mediadilet, a quant à lui découvert une nouvelle zone dans laquelle se trouvait des postes de combat valorisés.

 

Son travail d'investigation lui a permis de retrouver des munitions, des réserves d'eau et d'essence ainsi que des équipements.

 

Enfin, le 7 septembre, les légionnaires du SGTIA blindé ont découvert un véhicule piégé contenant de l'explosif en grande quantité et des systèmes de mise à feu et de piégeage. Face à l'importance de la menace, une équipe de démineurs a été héliportée depuis Gao pour réaliser sa destruction.

 

Du 4 au 11 septembre, le déploiement d’une compagnie du BATNIGER de la MINUSMA, appuyé par son DLA, a permis la sécurisation du tronçon Sud de la « trans-saharienne » a l’approche d’un mouvement logistique d’allègement de la force à Tessalit.

 

La force Serval a par ailleurs conduit plusieurs actions civilo-militaires. Le 6 septembre, la force a remis 5 tonnes de farine de blé au profit de 5 associations de femmes en situation de grande précarité. Le 7 septembre, ce sont des moulins à mil qui ont été donnés à l’association des anciens combattants, veuves et victimes de guerre de Gao. Le 10 septembre, c’est une passerelle reliant les deux rives d’un quartier pauvre de Gao que les sapeurs de la force ont livré à la population.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
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Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
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Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:55
Visite au CENZUB de J-Y Le Drian, ministre de la Défense

12/09/2013 Ministère de la Défense

 

Discours de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense lors de sa visite au CENZUB à Sissonne (Aisne), jeudi 12 septembre 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les officiers généraux,

Officiers, sous-officiers, chasseurs, cavaliers et soldats,

Mesdames et Messieurs,

 

Même si l’armée de Terre fut à l’honneur aux Universités d’été de la Défense de Pau, où je me trouvais avant-hier, c’est aujourd’hui ma première visite dans les forces terrestres depuis la rentrée de septembre, et je suis très heureux d’être avec vous à cette occasion. Cette première visite, j’ai tenu à la faire ici, au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine de Sissonne.

 

Vous savez que nous sommes dans une année de préparation de l’avenir, avec un nouveau Livre blanc et un projet de loi de programmation militaire qui sera débattu cet automne au Parlement. Dans ce contexte, je suis venu voir au CENZUB comment l’armée de Terre se prépare à l’avenir, mais je suis venu dire, aussi, comment nous préparons son avenir.

 

La préparation opérationnelle, qui est la raison d’être du CENZUB, est au cœur de la future programmation. Il ne faut pas cacher que c’est un sujet sensible. Sensible, tout simplement parce que l’excellence de nos armées est très directement liée aux heures d’entraînement, comme celles qui sont dispensées ici. Sans préparation opérationnelle efficace, il n’est pas d’armée professionnelle ni de capacité militaire crédible. C’est un sujet sensible, aussi parce que nous avons constaté ces dernières années un fléchissement des activités opérationnelles – c’est un constat que j’ai fait dès mon arrivée. Ce fléchissement a plusieurs raisons : l’épuisement des stocks, que nos armées ont utilisés sans que le financement de leur complètement ne soit prévu ; le vieillissement des parcs ; mais également l’arrivée de matériels de nouvelle génération, dont le coût moyen d’utilisation et d’entretien est considérablement plus élevé. L’ensemble des facteurs se cumule. D’une façon générale, c’est le contexte financier qui a pesé sur l’activité et l’entraînement. Au regard du caractère prioritaire qu’ils revêtent, j’ai estimé que ce n’était pas acceptable.

 

C’est pour cette raison que nous avons fait de la préparation opérationnelle, malgré un contexte financier difficile, l’une des grandes priorités de la future programmation. Sur la période 2014-2015, nous allons donc stabiliser l’activité globale pour travailler ensuite à relever, peu à peu, les taux d’activité opérationnelle. Ce ne sera pas facile, mais c’est notre priorité, et je suis déterminé à la faire respecter.

 

Effort sur la préparation opérationnelle, effort aussi sur les équipements. Le programme SCORPION a été au cœur de la présentation qui nous a été faite, et je suis heureux que nous ayons su marquer, là encore, une priorité forte, malgré un contexte de crise. Mais c’est loin d’être le seul exemple. Je pense ainsi à la livraison des livraisons des derniers VBCI dès cette année. Je pense à la rénovation programmée des chars Leclerc. Je pense au lancement cette année du programme du missile MMP. Je pense à l’acquisition de drones tactiques, à l’arrivée des hélicoptères Tigre et NH90. Je pense aussi au programme de radio tactique Contact, à l’achat d’une nouvelle série de véhicules logistique de type PPT. Et je pense encore au programme emblématique de renouvellement des FAMAS. Ces quelques exemples suffisent à le montrer : l’armée de Terre va directement bénéficier de la hausse des crédits d’équipement à laquelle nous sommes parvenus sur la durée de la programmation.

 

On le comprend, le CENZUB est au cœur de ces enjeux de préparation de l’avenir. Il l’est sur le volet de la préparation opérationnelle, sur le volet capacitaire, mais il l’est aussi sur le plan de la stratégie. Le CENZUB, c’est en effet un lieu dédié à l’entraînement des forces terrestres dans l’un des milieux les plus probables d’engagement, l’un des plus difficiles aussi.

 

C’est un pôle d’excellence européenne. Si sa création en 2004 a bénéficié d’une étude approfondie des lieux équivalents en Europe, et s’est donc inspirée de ce qui se faisait de mieux, c’est aujourd’hui un centre d’entraînement que toute l’Europe nous envie, puisque nous avons le plaisir d’accueillir nos partenaires britanniques qui viennent s’entraîner ici.

 

Vous me permettrez donc d’adresser mes chaleureuses félicitations à l’encadrement du CENZUB, à tous ceux qui conçoivent et conduisent ces exercices dont nous venons d’avoir un très bel aperçu. Ils n’ont pas seulement l’art de conduire des opérations dans ce milieu si difficile. Ils ont aussi la manière, c’est-à-dire la pédagogie, d’en transmettre les subtilités aux unités qui passent par Sissonne.

 

Aujourd’hui, sans oublier les chars Leclerc du 12e régiment de Cuirassiers d’Olivet et du 501e régiment de Chars de combat de Mourmelon, c’est le 16e bataillon de chasseurs de Bitche que nous avons pu admirer. Je voudrais leur adresser un salut particulier, parce que c’est une unité que j’ai croisée dans un autre contexte, à des milliers de kilomètres d’ici. « Bataillon d’acier », j’ai pris la mesure d’une réputation qui n’est pas usurpée. Dans la province de Kapisa, vous avez pris part à une manœuvre de retrait particulièrement sensible. Cette manœuvre, vous l’avez réussie. Que ce soit sur le théâtre afghan, ici, en situation d’entraînement au combat en zone urbaine, ailleurs encore – je pense en particulier à la République centrafricaine où une compagnie du 16e BC se trouve actuellement –, à chaque fois, votre excellence vous distingue. Elle est, pour moi qui vous retrouve aujourd’hui, un motif de légitime fierté.

 

Je sais que le CENZUB a une autre compétence, autour de l’entraînement au contact des populations. Il couvre ainsi toute la palette des interventions auxquelles nous pouvons être conduits à faire face, depuis la gestion de crise jusqu’à des conflits de haute intensité. De la sorte, c’est, avec les autres centres spécialisés – je pense notamment au CENTAC , au CEPC , au CEITO , au CEB –, un élément-clé de la préparation opérationnelle et de la préparation de l’avenir.

 

Cette vocation est d’ailleurs plus ancienne qu’on ne l’imagine. Créé en 2004, le CENZUB est depuis cet été le gardien des traditions et du drapeau du 94e régiment d’infanterie, c’est-à-dire du « 94e de ligne », qui était à la fin du XIXe siècle spécialiste de la défense des villages ! Le CENZUB s’inscrit ainsi dans la longue durée d’un défi particulièrement complexe, celui du combat en zone urbaine, qui a de l’avenir.

 

Voilà le message que je voulais vous porter aujourd’hui. Ministre de la défense, je suis heureux et fier de ce que j’ai vu aujourd’hui. Vous avez toute ma confiance.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:55
Le 1er Falcon 50 gouvernemental transformé pour la surveillance maritime

Le 1er Falcon 50 gouvernemental transformé pour la surveillance maritime

 

 

12/09/2013 DGA

 

La direction générale de l'armement (DGA) a réceptionné le 6 septembre 2013 le premier d’une série de quatre Falcon 50B gouvernementaux transformés en avions de surveillance maritime. Ce Falcon, devenu 50 MS, va désormais rejoindre la flotte de quatre Falcon 50 MI et de cinq Falcon 200 Gardian de la marine nationale dédiée à la recherche et au sauvetage en mer, au contrôle des zones de pêche et à la lutte contre les trafics clandestins.

 

Avec une autonomie de plus de 6 000 kilomètres et une vitesse de 850 km/h, le Falcon 50 est complètement adapté aux missions de surveillance maritime. Afin de renforcer la flotte dédiée, il a été décidé que quatre de ces appareils initialement en service dans l’escadron gouvernemental de transport, d’entrainement et de calibration (Etec) seraient modifiés par Dassault Aviation et reversés à la marine nationale. C’est donc le premier de ces aéronefs reconvertis que la DGA vient de réceptionner au début du mois de septembre.

 

La transformation opérée par l’industriel a notamment consisté en l’installation de baies d’observation, d’un système de mission principalement constitué d’un radar « Ocean Master », d’un dispositif rétractable de vision nocturne par imagerie infrarouge et d’une console opérateur en cabine. 

 

L’appareil s’est également vu doté du matériel de communication adapté et identique à celui équipant les autres avions de surveillance maritime. Les trois autres Falcon 50Ms seront livrés d’ici 2015.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:55
Exercice d'aérocordage avec les TACP de la force Epervier (Tchad)

12.09.2013 photo EMA

le reportage photo

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:55
Réorganisation du ministère de la Défense : bien mais…

12.09.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

La Commission de la défense de l’assemblée nationale a présenté hier son rapport sur la mise en œuvre et le suivi de la réorganisation du ministère de la Défense. Un bilan globalement positif ont souligné les deux rapporteurs, Geneviève Gosselin Fleury et Damien Meslot : les armées ont été au rendez-vous de la réforme engagée en 2008. Les chantiers étudiés font apparaître les résultats suivants :

 

-       les déflations prévues des effectifs sont réalisées, avec même une avance de 3000 postes sur le cadre prévu. L’objectif est pourtant ambitieux puisqu’il s’agit de supprimer 54000 postes sur la période 2009-2014.

 

-       La nouvelle chaîne du soutien technique a été très remaniée et commence à entrer dans les mœurs, avec comme mesure clef la mutualisation des soutiens de proximité au sein des bases de défense (BdD) et l’instauration d’une relation client fournisseur entre soutenus et soutenants en lieu et place d’une relation purement hiérarchique.

 

-       La modernisation des pratiques de gestion et l’emploi de méthodes et d’outils issus du secteur privé ont permis de dégager des économies substantielles. Le rapport cite en exemple la professionnalisation de la fonction achat qui fait économiser environ 230 M€ par an, soit environ 10% des contrats gérés suivant les nouvelles méthodes.

 

« Le choc culturel de la réforme est en voie d’être surmonté » notent les députés. « Les militaires avaient une culture du commandement et non du management, mais c’est en train de changer pour ce qui touche au soutien ».

 

Le dispositif de pilotage et d’accompagnement de la réforme aurait lui aussi plutôt bien fonctionne (hormis Louvois). Les outils financiers, principalement le pécule et l’indemnité de départ volontaire, ont été largement utilisés. « Mais, notent les rapporteurs, les économies réalisées par les départs financés par le pécule ne semblent pas avérées. Le coût annuel des pécules est de 140 M€, ce qui est jugé élevé par rapport aux économies réalisées, évaluées à 220 M€ par an (…). On soupçonne un effet d’aubaine ou en tous cas un manque de ciblage des aides ».

 

Les dispositifs d’accompagnement territorial ont eux aussi débouchés sur certains effets d’aubaine, les rapporteurs notant que le tramway de Metz a été financé en partie par les fonds de restructuration. Mais les opérations financées ont tout de même eu un impact favorable sur les créations d’emploi. Les 30M€ d’aides directes versées à 240 entreprises investissant dans les territoires touchés par les restructurations auraient  généré 5800 emplois.

 

Si le bilan est globalement bon, des échecs sont tout de même pointés du doigt, avec en premier lieu la difficulté du ministère pour tenir l’équation financière. Les recettes exceptionnelles ont suivi un parcours chaotiques et se sont révélées supérieures aux prévisions pour les cessions de fréquence mais inférieures pour les cessions immobilières. Un paradoxe a également été noté : la baisse des effectifs s’est accompagnée d’une augmentation des dépenses de personnel. L’explication tient au « repyramidage » consécutif à la suppression des emplois les moins payés, la hiérarchie étant peu touchée par les réductions d’effectifs. Dans le même temps le transfert vers des emplois civils avançait moins vite que prévu et les études montrent qu’un emploi militaire revient toujours plus cher que son équivalent civil en raison des contraintes particulières qu’il génère.  « Pour des postes strictement administratifs dans la chaîne de soutien, des marges de manœuvres pourraient être dégagées en accélérant la civilianisation » notent les rapporteurs. Autre ombre au tableau, la crise des finances publiques qui s’est ajoutée aux contraintes nées de la réforme. Les bases de défense sont aujourd’hui paupérisées et il est difficile pour les personnels de faire la part des choses entre les contraintes nées de la réforme et le tour de vis budgétaire. Les députés ont également insisté sur les incohérences de la réforme, évoquant l’utilité toute relative des cinq états-majors régionaux de soutien qui viennent s’intercaler entre le Centre de pilotage de la conduite du soutien (CPCS) et les Groupements de soutien des bases de défense (GSBdD). Reste enfin le grand ratage de la réforme : Louvois. FOB reviendra prochainement sur le constat dressé par les rapporteurs et les pistes proposées pour sortir de l’impasse actuelle.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:40
Chasseurs et Spahis font bon ménage

Publiée le 12 sept. 2013 belgiandefence

 

Un exercice conjoint mené par le Bataillon belge des Chasseurs à Cheval et le 1er Régiment français de Spahis vient de se terminer dans le sud-est de la Belgique. Après plusieurs jours, ces troupes de reconnaissance ont renforcé les liens qui les unissent depuis des décennies.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:55
Thales : une offre pour blindés avec Renault Trucks Defense

11/09/13 Challenges.fr

 

Renault Trucks Défense (RTD) et Thales présentent une offre commune pour l'équipement des unités blindées interarmes ou de sécurité. Ces deux industriels, leader dans leur domaine d'activité respectif, ont décidé de s'associer pour proposer "une offre complète sur étagère".

 

Cette offre permet ainsi à un client de s'équiper avec des unités du niveau compagnie ou bataillon, comprenant les blindés VAB Mk3 et Sherpa de Renault Trucks Defense et un système de mission réalisé par Thales et adapté à chaque variante de véhicule. Ce package permet ainsi, dans le cas d'un bataillon, de disposer d'une force de 85 blindés numérisés, dont des VAB Mk3 en configuration Véhicule Transport de Troupes (VTT) ou Véhicule de Combat d'Infanterie (VCI), disposant de la même architecture électronique (Battlenet Inside de RTD), et bénéficiant de Comm@nder Battlegroup, "un système de commandement Thales éprouvé". Les deux industriels s'engagent à fournir au client un système opérationnel clé en main.

 

Cette offre packagée s'étend également aux unités de reconnaissance et de surveillance du champ de bataille. L'offre comprend ainsi des Bastion et des ALTV d'ACMAT, qui servent de plates-formes pour la mise en oeuvre des capteurs du groupe Thales : optronique jour/nuit, radar de surveillance du champ de bataille, intercepteurs de communications ou capteurs NRBC. Cette offre s'adresse également à des ministères de l'Intérieur car ces unités peuvent également être employées dans des missions de contrôle des frontières ou de protection d'infrastructures critiques.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:55
La Défense de demain - 11e Université d’été de la défense

09/2013 Ministère de la Défense

 

Organisés par l’armée de Terre, ces deux jours ont pour objectif de sensibiliser les participants à la réalité des armées et à la complexité de leurs missions. La formation et la simulation constituent deux pivots fondamentaux qui permettent aux armées d’avoir une réactivité plus forte en opérations extérieures. Le mot clef de ces universités demeure le dialogue entre les 1000 soldats déployés au cours de ces deux jours et les responsables de la société civile.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:55
Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude en entraînement à Calvi

12/09/2013 Marine nationale

 

Le 10 septembre 2013, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude a organisé, dans le port de Calvi, un entraînement d’évacuation de ressortissants. La mise en œuvre de cet exercice, mené régulièrement par les BPC, révèle toutes les facettes de ces bâtiments, mobilisant leurs quatre grandes fonctions: amphibie, aéromobilité, hospitalière et commandement.

 

La mission, qui nécessite l’implication totale de l’équipage, a été menée avec l’appui de la flottille amphibie et la collaboration avec le 2eREP de Calvi. Aux aurores, les plongeurs de la légion sécurisent les abords du port, aussitôt suivi du débarquement du « dispositif à terre », rapidement déployé par les marins. Le point d’évacuation est immédiatement sécurisé par la brigade de protection du bord qui, parée à contenir tout débordement, assure la sûreté du périmètre et des populations civiles. Au même moment, depuis le pont d’envol du Dixmude, deux Gazelles se tiennent prêtes à décoller à la moindre alerte pour faire face à toute attaque ou conduire une évacuation d’urgence. Dès lors, par vagues successives, plus de deux cents figurants, incarnés par des habitants et des collégiens de la région de Calvi, sont accueillis et pris en charge. Dans le cadre de l’exercice, pour des raisons de sécurité, chaque personne fait l’objet d’une identification minutieuse et d’un enregistrement rigoureux. En parallèle, le médecin et son équipe se tiennent parés, recensant les suivis médicaux, et, le cas échéant, assurant l’évacuation de blessés graves. Après une collation rapide, les réfugiés embarquent en direction du Dixmude, dans deux chalands de transport de matériel (CTM) et un engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R).

 

Exercice d'évacuation de ressortissants

Exercice d'évacuation de ressortissants

 

Une fois à bord, les bagages sont enregistrés et stockés, les identités et les cartes d’embarquement vérifiées, les consignes de sécurité détaillées. Les nouveaux arrivants découvrent également l’environnement et les spécificités de la vie d’un bâtiment de combat, à travers leurs échanges avec les marins accompagnant les visiteurs, expliquant la nature de leurs missions et leur quotidien en mer. Très impliqué dans l’exercice, les collégiens de quatrième "Défense" de la ville de Calvi, ont ainsi découvert, avec intérêt et curiosité, les nombreux métiers et spécialités qui composent la Marine. Après cette journée, les figurants ont réembarqué dans les chalands pour être déposés à Calvi.  Double mission accomplie pour l’équipage du Dixmude qui, en plus de la mise en œuvre réussie de son exercice d'évacuation (validation de sa qualification), a contribué avec succès au développement du lien armées/nation.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:55
Le chef d'état-major de la marine aux universités d’été de la défense

12/09/2013 Marine nationale

 

Le chef d’état-major de la Marine a participé aux 11ième universités d’été de la Défense, qui se tenaient à Pau le 9 et 10 septembre 2013. L’objectif de ces universités est de mettre en lumière l’actualité du secteur de la défense et de préparer la rentrée parlementaire. Ces échanges entre représentants de l’Assemblée et du Sénat, autorités civiles et militaires françaises et étrangères, ont été riches et fructueux.

 

Les réflexions menées ont pris un relief tout particulier cette année, véritable année stratégique, alors que le projet de loi de programmation militaire sera examiné prochainement. Dans un contexte d’engagements nombreux et de contraintes budgétaires tendues, les thèmes retenus étaient ceux de la coopération européenne, des nouveaux enjeux économiques et géopolitiques.

 

Pour la Marine nationale, qui mène l’essentiel de ses missions en coalitions avec les marines alliées et qui prend une part significative dans les engagements de l’union européenne, ce choix était riche d’expériences à partager. En effet, 365 jours par an, 24h sur 24, sur tous les océans et mers du globe, la Marine nationale met en œuvre environ 35 bâtiments, au moins 1 sous-marin nucléaire lanceur d’engins à la mer, 5 aéronefs en vol, soit plus de 5 000 marins déployés pour servir les intérêts de la France et des français.

 

 

Le chef d'état-major de la marine aux universités d’été de la défense

Afin d’illustrer cette dimension maritime des opérations, des démonstrations et expositions étaient proposées aux participants grâce à la présence d’un détachement de la 21F et d’un Atlantique 2, d’un détachement de la 4F et d’un Hawkeye, de commandos marine avec un tracteur sous-marin et d’un stand frégate.

 

Ces manifestations ont fait l’objet de l’intérêt non démenti de nos représentants par la visite de plus 800 participants.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:45
Algeria : The Terrorist Who Would Not Die

September 12, 2013: Strategy Page

 

Over the last four months some 12,000 troops have been sent to the Tunisian border. There, sixty new outposts and small bases were established and have apparently succeeded in preventing any of the Islamic terrorists active just across the border from entering Algeria. Tunisian forces have been searching for this group (of at least 30 armed men) but have only encountered them a few times since January. The terrorists have staged some bombings and ambushes but have apparently devoted most of their efforts to not getting found. Algeria fears that if the Tunisian forces get too close the Islamic terrorists will try to escape via Algeria. Some of the Tunisian terrorists are believed to have been men who were in northern Mali and fled the French-led January offensive.

 

The government has come out in opposition to any foreign intervention in the Syrian civil war. Algeria has long called for an end to violence in Syria, but only through negotiation. While many members of the Algerian dictatorship would like to see the Assad family retain power in Syria, it is more important to keep the "Arab Spring" movement out of Algeria. So far, the "old revolutionaries" (the families that led the 1950s war against the French colonial government) continue to run Algeria, and exploit it for their own benefit. This has been going on since the French left in the early 1960s. They do this via rigged elections and a very efficient security force. Using government power to cripple opposition parties does not always work. For example, in 1992 Islamic parties won an election that would have given them control of the government. The military staged a coup to halt that, which triggered fifteen years of Islamic terrorism. Although the Islamic terrorists were defeated, they were not destroyed, and a few hundred terrorists and supporters keep the killing going, if just barely. While the government has the edge, as long as the nation is run by an unpopular dictatorship, there will continue to be unrest.

 

September 10, 2013: Algerian Islamic terrorist Mokhtar Belmokhtar has shown up in a new video, refuting claims that he was killed. Belmokhtar is infamous for organizing the January raid on a natural gas facility in southern Algeria that got 70 people killed (including all the attackers). Last month he announced the formation of a new Islamic terrorist group ( Al Mourabitoun) that merged African Islamic terrorists (mostly from Mauritania) with the largely Algerian and other Arab men Belmokhtar had been leading. Belmokhtar likes to let people believe he is invincible. That began when Belmokhtar survived fighting Russians in Afghanistan during the 1980s. After that he fought, and lost, an Islamic terrorist uprising in Algeria during the 1990s. After that he joined al Qaeda and carried out several attacks. Last year he split from al Qaeda and formed another Islamic terror group in Mali. He soon had to flee the French-led invasion of northern Mali and is now believed to be in Niger or Libya.

 

September 8, 2013: In two incidents 110 and 50 kilometers east of the capital security forces killed two Islamic terrorists. Weapons and ammo were seized in both incidents.

 

September 5, 2013: In a rural village 300 kilometers east of the capital some 300 people demonstrated about water shortages outside a government building. Police were called and 19 people were arrested while breaking up the crowd. There are more demonstrations like this as people demand more from their corrupt and often incompetent government.

 

August 31, 2013: Tunisia announced restrictions on border crossings with Algeria and Libya. Local authorities would have to vouch for anyone coming in or going out. This is all about preventing Islamic terrorists up north in the Atlas Mountains from getting out and for stopping anyone from Libya coming to the aid of these terrorists.

 

August 28, 2013: Three soldiers were killed and four wounded west of the capital (Ain Defla province) by a roadside bomb. The army patrol was searching the coastal hills for Islamic terrorists believed hiding there.

 

August 25, 2013: Just across the border in Mali French troops arrested a senior al Qaeda leader (Mousbaa Nadir) who was thought to be hiding in Algeria.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:55
Rafale : des sous-traitants au bord de la crise de nerf...

12 septembre 2013 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Devant la commission de la Défense, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a mis les pieds dans le plat. Il renvoie les politiques à leurs responsabilités.

 

Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, était auditionné hier par la commission de la Défense, présidée par la député du Finistère Patrica Adam. Pendant un peu plus d’une heure, les questions, et les réponses, ont porté sur la question des drones mais aussi et surtout sur le programme Rafale. Et c’est dans les dernières secondes de son audition, qu’Eric Trappier a lâché cette confidence étonnante, alors qu’il était interrogé sur les modalités d’implantation d’une chaine de fabrication et d’une partie de la sous-traitance en Inde :

« Je connais beaucoup de sous-traitants qui viennent me dire : si on gagne le contrat indien, on ne pourrait pas tout faire là bas ? Comme ça on serait débarassé du Rafale… (NDA sous-entendu en France) »

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le tissu de sous-traitants commence à être sérieusement démotivé par les atermoiements français et les aléas du programme Rafale. Quand Dassault se bat pour assurer la fabrication d’un avion par mois, Airbus affiche quant à lui des cadences cinquante fois supérieures. Le choix est vite fait pour les sous-traitants qui savent de quel côté regarder pour faire tourner leurs ateliers et gérer leurs boutiques…

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:55
Défense : pourquoi les industriels la jouent profil bas

12/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industriels de la défense ont accueilli la loi de programmation militaire avec une certaine mesure. Même si certains avancent 20.000 suppressions d'emplois en raison de la baisse programmé des crédits budgétaires. Explications.

 

Les industriels de la défense sont partagés. Tout au long de l'université d'été de la défense, qui s'est tenue lundi et mardi à Pau, ils ont été très mesurés dans leur propos pour commenter la loi de programmation militaire (LPM), qui prévoit 190 milliards d'euros sur la période 2014-2019 pour les forces armées, dont 6,1 milliards de ressources exceptionnelles (REX). Pourquoi une telle prudence? Parce qu'ils ne peuvent pas occulter le contexte général budgétaire très contraint en France et en Europe et concomitamment l'effort réalisé et arbitré par le président François Hollande pour les armées... alors que les scénarii les plus cauchemardesques avaient circulé au printemps.« On s'en sort bien », estime même un militaire haut gradé. Et c'est peu de le dire. Aussi, tous s'accordent ou presque à reconnaitre sur les bouts des lèvres que cette LPM est la moins mauvaise.

 

Pas question de passer pour des enfants gâtés

C'est bien ce qui gêne les industriels de critiquer beaucoup plus ouvertement la baisse des crédits budgétaires - on les a connus plus combattifs par le passé - en faveur de la défense. Car c'est indéniable que la trajectoire financière s'est bien réorientée par rapport à celle de l'actuelle LPM construite par l'ancien gouvernement de François Fillon. Mais comme l'a rappelé mardi à Pau le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l'université d'été de la défense, « le renouvellement de nos équipements sera assuré, même si cela ne peut se faire au rythme, irréaliste, préconisé avant la crise par la précédente loi ».

Pas question de passer pour des enfants gâtés qui quémandent un peu plus d'argent en dépit de la crise qui frappe tous les Français. Et surtout, ils savent combien le ministre, bien aidé par les présidents PS des commissions de la défense de l'Assemblée nationale et du Sénat, Patricia Adam et Jean-Louis Carrère, s'est battu comme un beau diable pour obtenir le niveau de crédits arbitré par François Hollande. Soit 31,4 milliards d'euros les trois premières années.

 

Le point clé : l'exécution de la loi,

Une prudence certes. Mais une exigence. Les industriels - tout comme le ministre d'ailleurs pour qui « l'enjeu, c'est la sincérité de cette programmation » - veulent une LPM exécutée dans sa totalité en dépit de certains paris plus ou moins difficiles. C'est le cas des fameuses REX (6,1 milliards sur six ans), de l'exportation du Rafale notamment, et des économies sur la masse salariale (4,4 milliards d'euros). « L'exécution est le point clé de cette LPM », souligne le numéro deux de Thales, Patrice Caine.

C'est aussi tout le sens de la tribune publiée dans le journal « Le Monde » par les PDG de sept plus grands groupes d'armement français (1). « Le défi est immense pour la prochaine programmation, expliquent-ils, puisqu'elle devra ni plus ni moins être la première à être intégralement exécutée. Elle devra recréer une relation de confiance avec l'industrie qui passera par le respect des engagements pris et par une sincérité budgétaire, corollaire d'une visibilité à moyen et long terme indispensable à la survie de nos outils de production, et des emplois qui y sont associés ». Pas un mot en revanche sur la baisse des crédits et leurs conséquences.

 

20.000 suppressions d'emplois

Pour autant, cette retenue, certains s'en démarquent. Non par provocation mais pour rappeler que les crédits budgétaires destinés à la défense font vivre tout un tissu industriel et donc des salariés (165.000 emplois dans la filière). Le président du Conseil des industries de défense françaises (Cidef), Christian Mons, estime que dans cette LPM par rapport à la précédente, « il y a un déficit de l'ordre d'un milliard d'euros par an sur les premières années et la perte de l'inflation ». Soit une conséquence sur l'emploi qu'il chiffre à 20.000 suppressions de postes, dont 15.000 dans les 4.000 PME, qui vivent sur le marché de l'armement.

Dans la filière navale, chère à Jean-Yves Le Drian, certains évaluent à 1.600 les pertes d'emplois (hors DCNS) en raison de l'étalement de deux programmes emblématiques, les sous-marins Barracuda (600 emplois menacés) et les frégates FREMM (entre 800 et 1.000). Des suppressions d'emplois qui toucheront la sous-traitance à Cherbourg, à Lorient et au niveau national ...et qui ne se verront pas forcément visibles pour l'opinion publique. Car il n'y aura pas forcément de grands plans sociaux. Christian Mons estime enfin que les grandes entreprises vont mieux s'en tirer car elle vont rapatrier la sous-traitance une fois les contrats achevés.

(1) Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation), Patrick Boissier (PDG de DCNS), Marwan Lahoud (président d'EADS France), Antoine Bouvier (PDG de MBDA), Philippe Burtin (Directeur général de Nexter Systems), Jean-Paul Herteman (PDG de Safran) et Jean-Bernard Lévy (PDG de Thales)

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:55
RTD and Thales present packaged solutions for digitised armoured units

11 September 2013 Thales

 

DSEI, London, 11 September 2013 – Renault Trucks Defense (RTD) and Thales are proud to present a new range of solutions for combined arms armoured units and security agencies. The two companies are leaders in their respective fields and have partnered up to propose a complete range of packaged "off-the-shelf" solutions to customers.

 

Each package for company or battalion level units includes VAB Mk3 and Sherpa armoured vehicles from Renault Trucks Defense with mission systems developed by Thales and tailored to each vehicle variant. At battalion level, for example, a fleet of up to 85 digitised vehicles, including VAB Mk3 armoured vehicle in APC (Armoured Personal Carrier) or IFV (Infantry Fighting Vehicle) configurations, can be delivered with the same electronic architecture (Battlenet Inside from RTD) and the field-proven Comm@nder Battlegroup command system from Thales. RTD and Thales committo providing a fully operational system on a turnkey basis.

 

Other packaged solutions are available for battlefield reconnaissance and surveillance units, based on the Bastion and ALTV platforms from ACMAT (a subsidiary of RTD), with sensor suites from Thales including day/night optronics, battlefield surveillance radars, COMINT systems and CBRN sensors. These solutions are also suitable for domestic security agencies deploying the same units on border control and critical infrastructure protection missions.

 

RTD and Thales are long-term partners and the packaged solutions available today are based on well-developed technologies. The two companies presented an ALTV vehicle configured for border surveillance at Milipol 2011 and a digitised version of the VAB Mk3 at Eurosatory 2012. A Special Forces version of the Sherpa equipped with Thales sensors was presented at the Sofins special operations event in 2013.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:55
Blindé à six roues motrices Titus - Nexter

Blindé à six roues motrices Titus - Nexter

11/09 Par Alain Ruello - lesechos.fr

 

Le groupe d’armement a dévoilé un véhicule de moins de 1 million d’euros pour l’exportation

 

Dans le marché très encombré des blindés à six roues motrices, Nexter a fait sensation ce mercredi au salon DSEI de Londres. Le numéro un français de l’armement terrestre a dévoilé Titus, un projet secret sur lequel il travaillait depuis 2010. Avec ce nouveau véhicule, l’industriel s’engage dans le low cost, pour mieux se ­frotter à ses concurrents des pays émergents, comme le turc Ottokar. Prix de départ : 700.000 euros.

 

Titus revendique la capacité de mener un grand nombre de missions de basse, moyenne ou haute intensité : transport de troupes, combat, ou encore logistique. Fortement protégé, armé de n’importe quelle tourelle téléopérée de 7,62 à 20 mm, dotée d’une électronique, dernier cri, il peut emporter jusqu’à 12 soldats, en plus de l’équipage.

 

« Le maître mot c’est la modularité », explique Michel Lautier, expert opérationnel véhicule blindé chez Nexter. En moins de six heures, on doit pouvoir reconfigurer le véhicule sans repasser au garage, à deux ou trois exceptions près, comme pour la version mortier. Pour en arriver là, Philippe Burtin, le PDG, a donné liberté totale à ses équipes pour se fournir au meilleur rapport coût­-efficacité. D’où un châssis fabriqué par le tchèque Tatra et un moteur pioché chez l’américain Cummins. Le projet a aussi bénéficié des apports du chantier « grand large » de chasse aux coûts internes et récupère des développements déjà financés. Ainsi, les sièges sont ceux de l’Aravis,.

 

Appel d’offres de l’armée

 

Stratégiquement, il s’agit d’un développement important. Char lourd Leclerc, canon Caesar ou blindé d’infanterie VBCI : fournisseur historique de l’armée française, Nexter a toujours fait dans le haut de gamme. Titus rencontrera-t-il le même succès que le Duster de Renault ? Au prix annoncé, Michel Lautier assure que le blindé n’a rien à envier à ses concurrents. De quoi intéresser la France, qui prévoit de remplacer ses VAB dans le cadre du programme Scorpion ? L’armée de terre a beau être exigeante sur le prix, Titus n’est pas éligible pour des raisons techniques. On en reste donc au schéma prévu : une alliance Nexter-Renault Trucks Defense pour répondre au futur appel d’offres. A condition que les deux industriels renouvellent leur accord, qui arrive prochainement à expiration.

Blindés : Nexter s’engage dans le low cost

TITUS®, le véhicule 6x6 blindé polyvalent du XXIème siècle

 

Grâce à un niveau de modularité exceptionnel reposant sur des kits missions, des kits environnements opérationnels ainsi que de nombreuses variantes, TITUS® est capable d'accomplir un large éventail de missions (transport de troupe, missions de combat, appui au combat et fonctions de soutien logistique) dans n'importe quel type d'engagements susceptibles de se produire dans un conflit hybride.

 

Equipé d'un châssis Tatra 6x6 combiné à un moteur de 440 ch, TITUS® se distingue par une extrême mobilité. La protection est également au cœur de la conception de TITUS®. Le véhicule est ainsi doté d'un blindage modulaire nouvelle génération qui lui confère une protection balistique (niveaux 2 à 4), une protection aux mines (niveaux 4a et 4b) ainsi qu'une protection contre les attaques d'engins explosifs improvisés (IED) de 150 kg maximum, renforcées par la conception Nexter SAFEPRO® d'origine. Pour permettre à l'équipage de 2 ou 3 hommes et au groupe de combat de 12 hommes maximum de rester longtemps au sol, Nexter a accompli un énorme travail d'intégration du facteur humain. La puissance de feu n'a pas été négligée puisque TITUS® peut être équipé de n'importe quel type de tourelle téléopérée de 7,62 à 20 mm, ainsi que des lance-grenades de 40 mm, selon le niveau de menace et le type de mission. TITUS® est totalement intégré au réseau C4I grâce à une vétronique nouvelle génération. Baptisé FINDERS®C2, le Système d’Information Terminal de Nexter optimise la connaissance de l’environnement autour du véhicule, et est optimisé grâce à un système de caméras périmétriques et un robot de reconnaissance (NERVA® LG) permettant un débarquement sûr.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:45
Exercice de synthèse du bataillon Elou

11 septembre 2013 eutmmali.eu

 

Du 10 au 12 septembre, le bataillon malien « Elou » est engagé dans l’exercice de synthèse « Doumba », marquant la fin de sa formation par la mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM Mali).

 

L’exercice « Doumba » (du nom de la localité constituant l’épicentre de la zone de manœuvre)  se déroule dans la région située au nord de Koulikoro, dans un quadrilatère de 50/40 km. Il a pour objectif d’évaluer la capacité opérationnelle du bataillon Elou à conduire de façon autonome une manœuvre coordonnée de niveau GTIA (groupement tactique interarmes), dans le cadre d’un scénario le mettant aux prises avec des éléments armés menant une offensive vers le sud du pays. Il comprend quatre phases : reconnaissance offensive, réduction de résistance, contrôle de zone, coup d’arrêt. Deux avions de combat Mirage 2000 de la force française Serval participent également à cet exercice au travers de deux créneaux d’une heure de vol, dans le cadre de l’évaluation des équipes TACP (tactical air control patrols) du bataillon Elou.

 

Final exercise for the “Elou” battalion

 

From September 10 to 12, the Malian battalion « Elou » is involved in the « Doumba » final exercise, marking the end of its training by the European Union training mission in Mali (EUTM Mali).

 

The « Doumba » exercise (the name of the locality forming the epicenter of the maneuvering area) takes place in the northern region of Koulikoro, in a quadrangle from 50/40 km. It aims to assess the operational capability of the Elou battalion to conduct an autonomous coordinated maneuver at combined arms battle group level, in the frame of the scenario of an attack led by armed elements, leading an offensive towards the South. It consists of four phases: recce in force, reduction of enemy resistance, area control, blocking action. Two Mirage 2000 fighter aircrafts of the Serval French force are also involved in this exercise, through two slots an hour’s flight, as part of the evaluation of TACP (tactical air control patrols) teams Elou battalion.

Exercice de synthèse du bataillon Elou
Exercice de synthèse du bataillon Elou
Exercice de synthèse du bataillon Elou
Exercice de synthèse du bataillon Elou
Exercice de synthèse du bataillon Elou
Exercice de synthèse du bataillon Elou
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 06:55
Présentation du rapport d'exportation d'armement

11 sept. 2013 ministeredeladefense

 

Mercredi 11 septembre 2013 à 17h30, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté le rapport sur les exportations d'armement en 2012 devant les parlementaires des trois commissions Défense et Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat, à l'Hôtel de Brienne.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 06:55
Nexter TITUS Tactical Infantry Transport and Utility System 6x6 armoured vehicle DSEI 2013

11 sept. 2013 Army Recognition

United Kingdom, London. At DSEI 2013, French manufacturer Nexter unveils its new 6x6 armoured vehicle TITUS (Tactical Infantry Transport & Utility System).

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:01
Syrie : Hollande contraint de gérer la reculade d'Obama

11/09/2013 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

Le chef de l'État a réaffirmé qu'il restera «mobilisé» pour sanctionner l'usage de gaz chimiques. Son homologue américain a indiqué que sa priorité était la diplomatie.

Si la diplomatie est aussi l'art de s'adapter aux circonstances, la crise syrienne nous confirme que l'Élysée héberge un virtuose. Mardi matin, recevant quelques journalistes, François Hollande a attaqué bille en tête sur la Syrie, saisissant la perche tendue par la Russie, certes, mais avec la plus grande prudence et conservant clairement en main l'épée de Damoclès de frappes militaires. Mercredi, à écouter l'entourage présidentiel, le ton est descendu d'un bon cran. Entre-temps, il est vrai, le président de la République s'est entretenu avec Barack Obama. Ce dernier, dans un discours solennel, a réaffirmé mardi que sa priorité était la diplomatie et demandé au Congrès de retarder son vote.

Alors, les frappes? «Si on peut les éviter… Elles restent sur la table, mais leur probabilité est moins forte», ce qui signifie qu'elles ne sont plus d'actualité. En début de matinée, le chef de l'État a réuni un conseil de défense autour de Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls et le patron des armées, l'amiral Édouard Guillaud. Devant cet aréopage, le président a fixé la ligne sur la proposition des Russes de mettre les armes chimiques de Damas sous contrôle: «Les prendre au mot et passer aux actes». Un conseiller décrypte: «Il faut explorer à fond l'accord des Syriens de renoncer à leurs armes chimique», en clair, tout mettre en œuvre pour aboutir à une résolution à l'ONU. C'est là que, pour une bonne part, la partie syrienne se jouera dans les jours à venir.

 

Projet français torpillé

 

Et sur ce terrain, la France a également dû en rabattre. Réagissant au quart de tour, la France a fait circuler, mardi à New York, un projet de résolution, sous chapitre VII. Un texte menaçant de sanctions le régime de Bachar s'il ne faisait pas sans délai la transparence sur son arsenal chimique. Quant aux auteurs des attaques aux gaz du 21 août près de Damas, ils devraient être traduits devant la justice internationale, ainsi que l'avait exigé Laurent Fabius.

Las, le projet français a immédiatement été torpillé par les Russes qui l'ont jugé «inacceptable». Des négociations se sont engagées, d'abord au sein du P3 (France, États-Unis, Grande-Bretagne), avec l'idée de les élargir aux autres membres du Conseil de sécurité. Le rapport des inspecteurs de l'ONU sur le bombardement chimique du mois d'août est attendu lundi. Mais personne ne se risque à fixer une échéance pour le vote. À New York aussi, le principe de réalité s'impose déjà. Le chapitre VII prévoyant la force? «Un objectif souhaitable», cisèle un diplomate. Chacun sait que toute notion de «sanctions» ou même de «pression» vis-à-vis de la Syrie donne de l'urticaire aux Russes. La justice internationale pour les assassins? «Pas si simple…» Que reste-t-il, dans ces conditions, de la fermeté française? À l'Élysée, on explique que le cœur de la résolution doit porter sur la possibilité pour l'ONU d'accéder aux stocks d'armes chimiques. Le délai de mise en œuvre se compterait «en petites semaines», indique-t-on. Mais quelle serait l'effectivité d'une résolution qui ne comporterait pas la menace de sanctions? Plus question de tester la mauvaise foi des Russes, quitte à provoquer de leur part un veto. La priorité serait plutôt de l'éviter.

Car une considération domine, ce dont on est bien conscient à Paris: «Obama va rechercher le compromis avec les Russes.» Bien sûr, renchérit-on aussitôt, «il faudra que ce soit un bon compromis». Sinon? «Sinon, c'est eux (les Américains et les Russes, NDLR) qui en porteront la responsabilité.» Pas de quoi, manifestement, faire ciller Obama. Et dire que, «jusqu'à la fin août, il disait, “the sooner the better” (le plus tôt sera le mieux), en parlant des frappes», lâche un diplomate avec une pointe de dépit.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 22:55
Armement : la France a perdu du terrain à l'exportation

11/09/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Les ventes de matériels militaires ont reculé de 26 %, à 4,8 milliards d'euros, en 2012.

 

Un millésime moyen mais qui reste honorable. Faute de contrats majeurs, les exportations françaises d'armement ont reculé de 26 % en 2012, à 4,8 milliards d'euros, par rapport aux 6,5 milliards de 2011.

 

Depuis le plus haut de 2009 (8,16 milliards), les ventes de matériels militaires évoluent en dents de scie. Elles restent encore loin de l'objectif affiché depuis plusieurs années, 10 milliards à l'export, qui permettrait aux industriels de compenser les décalages de livraison donc de paiement qui affecteront tous les programmes dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire 2014-2019. Malgré cela, «la France s'est maintenue parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de défense», a souligné Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, en présentant, mercredi 11 septembre, le rapport au Parlement sur les exportations d'armement françaises en 2012. Contrairement à l'habitude, le rang précis de la France n'est pas mentionné. Car il semble se confirmer qu'elle a perdu sa 4e place au profit d'Israël, dont les exportations auraient dépassé les 5 milliards d'euros l'an dernier.

 

Israël dépasse la France

 

«Nous ne pouvons pas le confirmer car il est difficile d'obtenir des chiffres homologués et comparables, mais ce serait bien le cas», dit-on à l'Hôtel de Brienne. «Notre classement repose sur des sources ouvertes. Or, certaines données sont classifiées, comme par exemple les exportations de systèmes en Inde par Israël», explique Paul Burton, directeur des analyses du cabinet IHS, qui a classé la France au 3e rang mondial en 2012, avec 4,5 milliards de dollars, soit 3,3 milliards d'euros de matériels militaires exportés… derrière la Russie (10 milliards) et les États-Unis (28,5 milliards).

 

Le recul de la France, tel qu'il ressort du rapport français, doit être nuancé. «Les exportations d'armement doivent s'apprécier sur la durée», souligne Jean-Yves Le Drian. Ce sont en effet les très gros contrats, par nature complexes et très longs à négocier, qui peuvent propulser ou faire glisser la France au sein du top 5 mondial. «2013 s'annonce meilleur que 2012», note le ministère. cet été, Astrium et Thales ont signé un contrat de 800 millions d'euros pour fournir deux satellites de renseignement militaire aux Émirats arabes unis. «Paris est proche d'un accord avec l'Arabie saoudite pour le maintien en condition opérationnelle de Sawari 1 (2 pétroliers et 4 patrouilleurs). On parle de 1 milliard d'euros de contrat», confie une source proche de l'affaire. Autre dossier que la France espère finaliser d'ici la fin 2013, la vente de 126 avions de combats Rafale à l'Inde estimée à quelque 10 milliards d'euros.

 

«La France restera un membre clé des pays exportateurs d'armement même si la compétition est de plus en plus dure avec l'entrée en scène de nouveaux acteurs», estime Paul Burton en citant l'impressionnante progression de la Corée du Sud, passée du 27e au 11e rang mondial entre 2008 et 2012. Parmi les atouts français, une gamme diversifiée de très haute technologie ainsi qu'un savoir-faire reconnu en matière de transfert de technologie - devenu une condition sine qua non pour décrocher des contrats.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:25
Pourquoi l'affaire Snowden relance les chances du Rafale de Dassault au Brésil

11-09-2013 Par Vincent Lamigeon - challenges.fr

 

Les révélations de l'ancien sous-traitant de la NSA sur les écoutes des conversations de leur présidente ont poussé les Brésiliens à stopper les négociations avec Boeing. Une chance pour l'avion français.


 

Le coup semblait pourtant parfait. Après avoir longtemps fait figure de challenger face au Rafale de Dassault sur la compétition brésilienne pour 36 avions de chasse, le F-18 de Boeing, soutenu par la surpuissante machine de guerre diplomatique américaine, semblait bien parti pour emporter la décision ces prochains mois. Une dépêche de Reuters évoquait même en juin une décision officielle en octobre prochain  sur ce contrat estimé à quatre milliards de dollars, lors de la visite de la présidente Dilma Rousseff aux Etats-Unis.

Et là, coup de théâtre: les révélations de la chaîne brésilienne Globo cette semaine, après celles d’août dernier, sont en train de rebattre totalement les cartes. La chaîne, sur la foi de documents transmis par l’ancien sous-traitant de la NSA (National Security Agency) Edward Snowden, a révélé que la NSA avait espionné les communications de Dilma Rousseff elle-même, de ses proches collaborateurs mais aussi de millions de Brésiliens et du fleuron pétrolier national Petrobras.

De quoi déclencher l’ire de la présidente brésilienne, qui conditionne désormais sa visite aux Etats-Unis à la réponse des Etats-Unis sur ces accusations d’espionnage: "Si les faits sont avérés, il est évident que le motif de cet espionnage n’est pas la sécurité nationale ou la lutte contre le terrorisme, mais des intérêts économiques et stratégiques, assure Dilma Rousseff. Ces tentatives de violation et d’espionnage de données et d'informations sont incompatibles avec la cohabitation démocratique entre des pays amis."

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:55
le Titus (crédits Nexter)

le Titus (crédits Nexter)

11.09.2013 ParGuillaume Belan (FOB)

 

Surprise ! Savamment entretenu par une campagne de communication originale, le suspens agitait le petit monde de la défense depuis quelques semaines, avec une question en tête :  quel est ce nouveau véhicule dont Nexter s’attache précieusement à garder le secret. Le voile vient d’être levé ce matin au salon DSEI sur le stand du constructeur français. Et oui, pour cette édition 2013, la grande nouveauté de ce salon anglais est française !

 

Titus: une famille

 

Il s’appelle Titus et c’est un beau bébé de 20 tonnes, haut perché sur un châssis 6X6. Véhicule de transport de troupe blindé, le Titus affiche une haute mobilité grâce au châssis performant du tchèque Tatra (rayon de braquage de 6 ,5 mètres) et à un moteur développant 440 chevaux (vitesse max de 110 km/h, autonomie de 700 km). Spacieux avec un volume interne unique de plus de 14 m3, moteur à l’avant, le Titus peut accueillir dix fantassins en plus de son équipage de 3 soldats.

le Titus (crédits Nexter)

le Titus (crédits Nexter)

Très protégé, jusqu’au niveau 4 normes selon les standards OTAN (résistant à un IED de 150 kg d’explosif) , il peut recevoir un armement téléopéré, comme l’ARX20 (20 mm) du constructeur. Pourvu d’un système moderne de vétronique, le Titus se veut également modulaire et adaptable à la mission. Il se décline ainsi en plusieurs versions formant une famille de véhicules : transport ; PC (4 radios et 3 postes opérateurs) ; acquisition d’objectif (mat d’observation et kit de transmission de données) ; support médical ; version zone urbaine (grillage ; échelle…) ; version mortier embarquée ; soutien ou dépannage.

 

Objectif  export

 

Présentation du Titus par Philippe Burtin à DSEI (crédits: G Belan)

Présentation du Titus par Philippe Burtin à DSEI (crédits: G Belan)

Depuis quelques jours certaines rumeurs annonçaient que Nexter allait dévoiler sa solution pour le programme VBMR (Véhicule Blindé Multirôles) qui doit venir remplacer le vénérable VAB, mais en réalité le Titus ne correspond pas aux spécifications françaises. Trop haut, roues trop grosses, non félinisé. Décidément non, le Titus est exclusivement tourné vers l’export. Son origine est d’ailleurs là « nous nous sommes rendu compte du besoin pour un tel véhicule à travers nos clients, notamment ceux qui ont choisi l’Aravis » confiait Philippe Burtin, PDG de Nexter à FOB ce matin. Les marchés visés par le Titus se situent donc au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, pays du Golfe) et en Asie du sud. Le Titus vient donc utilement compléter la gamme de Nexter entre le VBCI et l’Aravis. Il confirme les ambitions du groupe terrestre français pour l’export. Tout en explorant le besoin français. Pour l’instant un seul prototype a été développé, mais un second devrait voir le jour l’année prochaine.

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