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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:40
Le BPC russe Vladivostok sera bien mis à l'eau à la mi-octobre à Saint-Nazaire

06.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

En dépit de sa légendaire discrétion, le chantier naval nazairien a confirmé à mes collègues de la rédaction local d'Ouest-France que le premier des deux BPC russes sera mis à l'eau vers le 15 octobre.

Le 26 juillet, ce BPC, le Vladivostok, a été "jumboïsé" aux chantiers STX (cliquer ici pour lire mon post d'alors). C'est-à-dire que les deux tronçons: celui réalisé sur place et l'autre acheminé par mer depuis la Russie et arrivé à Saint-Nazaire trois jours avant (cliquer ici pour lire un post sur ce sujet), ont été "collés" pour constituer la coque.

Une fois mis à l'eau, ce BPC sera aménagé et équipé de ses systèmes d'armes. Sa livraison interviendra au troisième trimestre 2014.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:56
Crédits S. Lafargue ECPAD

Crédits S. Lafargue ECPAD

09/09/2013 Par Bertrand Lerossignol - aquitaine.france3.fr

 

La 11ème université d'été de la Défense Nationale se déroule ce lundi, et mardi, à Pau, au Palais Beaumont. A l'initiative des Commissions de la Défense et des Forces Armées des Parlements, tous les députés et sénateurs seront présents ainsi que de nombreux intervenants spécialistes de la question.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Sept. 10, 2013 defense-aerospace.com

(Source: French Navy; issued Sept. 6, 2013)

(Issued in French only; unofficial translation by defense-aerospace.com)

 

First Flight of the Navy NH90 Caiman with MU90 Torpedo

 

A new milestone has been reached in the framework of the operational introduction of the NH90 Cayman Step B into the French Navy: the first flight-test with an MU90 training torpedo.

 

This flight was carried out on September 5 by the NH90 detachment CEPA/10S, and marks the beginning of the technical and operational evaluation of this new capability, from land bases and from frigates at sea. Full system qualification by the manufacturer is scheduled for mid-November, allowing the CEPA/10S to finalize this assessment by firing a real torpedo by the end of the year.

 

The MU90 is a lightweight torpedo [1] for engaging the most powerful nuclear and conventional submarines, whether in deep water or near the coast. It can also be launched by F70 anti-submarine frigates, multi-mission frigates (FREMM), Horizon frigates, Atlantic 2 (ATL2) maritime patrol aircraft, Lynx helicopters and now the NH90 Cayman Marine.

 

The Cayman is a shipboard naval helicopter whose primary mission is to conduct anti-submarine and anti-surface warfare missions from the Aquitaine-class frigates (FREMM) and Forbin (FDA). It can also conduct maritime missions against terrorism, and support of a naval and maritime rescue.

 

 

[1] Mass of torpedo: 299kg, 317kg at launch with accessories; diameter: 324mm; length 2920mm.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
photo Livefist

photo Livefist

09/09 LesEchos.fr (AFP)

 

Le président socialiste de la commission sénatoriale de la Défense a estimé lundi que si l'avion de combat Rafale tardait à être exporté, il faudrait revoir le projet de loi de programmation militaire qui prévoit de ralentir les commandes nationales d'ici à 2016.

 

Le projet de loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'achat de 26 Rafale. L'avion étant livré jusqu'à présent à une cadence de onze par an pour maintenir la chaîne de production du constructeur Dassault Aviation, cela pourrait signifier l'arrêt des commandes en 2016.

 

Dassault poursuit des négociations pour vendre 126 exemplaires à l'Inde. L'avionneur considère qu'il faudra trois ans à partir de la signature du contrat pour produire le Rafale biplace qu'attend l'Inde. Le contrat avec New Delhi devrait donc être signé cette année pour que le premier appareil soit livré en 2016.

 

"Si le contrat avec un pays comme l'Inde ou d'autres, était signé, ce serait très bien pour que la loi n'ait pas besoin d'être révisée de ce point de vue", a déclaré Jean-Louis Carrère, président de la commission sénatoriale de la défense et des affaires étrangères. "Il est évident que si ce n'est pas le cas, on aura besoin de revoir" la loi, a-t-il ajouté lors de l'Université d'été de la défense, réunie lundi et mardi à Pau (Pyrénées atlantiques).

 

Outre l'Inde, le Qatar et les Emirats Arabes Unis figurent parmi les pays intéressés par le Rafale.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
11e université de la Défense à Pau : la LPM sur toutes les lèvres

10/09/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

La Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, en cours d'arbitrage, est un sujet en vogue à la 11e université de la Défense qui se déroule à Pau. Patricia Adam, la présidente de la Commission de la Défense et des Forces armées de l'Assemblée nationale, et Jean-Louis Carrère, son homologue des Affaires étrangères et de la Défense au Sénat, n'ont pas caché toutes leurs inquiétudes. Même si le credo reste de bâtir " une LPM cohérente et réaliste ".

 

Avec sa faconde landaise, Jean-Louis Carrère ne va jamais par quatre chemins : " La sécurisation des ressources exceptionnelles (pour arriver à boucler le budget de la Défense) ne nous convient pas totalement. Nous avons besoin d'un fléchage. " Le sénateur souhaite même qu'un "codicille" précise que " si d'aventure une difficulté apparaissait lors des réalisations, les crédits budgétaires amènent la différence ". Le ministère de la Défense suivrait sur ce point.

 

Pour les trois prochaines années, le budget se maintient légèrement au-dessus de 1,5 % du PIB (31,4 milliards d'euros). Il augmenterait un peu les trois suivantes pour passer à 32-32,5 milliards. Pour réaliser un total d'environ 190 milliards d'euros sur la période 2014-2019. Le postulat n'interdit pas de rêver estime Jean-Louis Carrère : " Nous avons demandé à indiquer dans la LPM que si nous retournions à une meilleure fortune économique, nous pressions le pas vers les 2 points du PIB pour la Défense. " Une renégociation vers une nouvelle trajectoire serait possible en cours de période. " Nous avons une satisfaction raisonnée sur les arbitrages de cette loi de programmation militaire ", juge Jean-Louis Carrère.

 

La vente des bijoux de famille

 

L'esprit qui domine lors de ces arbitrages correspond évidemment au contexte budgétaire. " Je fais toujours très attention à la vente des bijoux de famille, illustre le sénateur. En même temps, on est dans un trou d'air. Et si on en sort, retrouvera-t-on, la croissance des années 60, je ne le crois pas. Tous ces éléments mis bout à bout, entre la cession des actifs et ne plus avoir un outil de défense digne de ce nom, il faut faire ce choix. " A quel prix ?

 

Patricia Adam semble plus inquiète : " D'abord, il va falloir réussir les recettes exceptionnelles. La deuxième variable, ce sont les Rafale. " Autrement dit, si Dassault Aviation ne conclut pas la vente de ses avions de chasse en Inde ou ailleurs, le budget national pourrait en pâtir. D'un point de vue économique et industrielle, la France ne peut laisser tomber ce fleuron de l'aviation et sa chaîne de construction. En 2019, au lieu d'acheter quatre Rafale, il faudrait en acquérir onze, à 100 millions d'euros l'unité. Faut-il vous faire un dessin ?

 

Sur le budget, la présidente de la Commission de l'Assemblée est claire : " Les autorisations d'engagement, c'est bien. mais il faut les crédits de paiement. La pression mise sur le gouvernement pour les arbitrages, on va la maintenir, notamment lors des débats en session dans l'hémicycle. "

 

Car la Défense part d'un constat accablant : " Les LPM précédentes n'ont jamais été respectées quelque soit le gouvernement. Fin 2014, il manquera 5 milliards d'euros. A chaque LPM, on perd une année et ça se répercute sur la suivante. C'est cela qu'il faut éviter. Nous voulons d'abord une LPM sincère, comme le dit Jean-Yves Le Drian. Pas un LPM qui fasse rêver les militaires et les industriels mais une LPM cohérente et réaliste. "

 

On tient aussi du côté des parlementaires au maintien en condition opérationnel et de la préparation des forces. Qui ne doivent " plus servir de variable d'ajustement " comme par le passé. Le ministère devrait prochainement annoncer la création d'une seule direction des ressources humaines, pour les militaires et les civils, pour contrôler au mieux la suppression de 24 000 postes (a priori 1/3 dans les forces et le reste dans l'administration).

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
Comsat NG : un contrat espéré en 2015

Les deux satellites Syracuse 3 devront être remplacés au tournant de la décennie.

 

10/09/2013 Par Guillaume Steuer  air-cosmos.com

 

"Afin de pouvoir assurer correctement la transition avec la capacité actuelle, il faudrait pouvoir notifier le lancement de Comsat NG en 2015", expliquait ce matin au salon Euroconsult le capitaine de vaisseau Alexis Latty, reponsable des programmes de commandement et maîtrise de l'information (CMI) à l'Etat-major des armées. L'officier s'exprimait dans le cadre d'une table ronde consacrée aux satellites de télécommunication militaires (Satcom).

Pour les armées, l'objectif est de remplacer la capacité que représentent aujourd'hui les deux satellites Syracuse 3 en orbite. Le projet de loi de programmation militaire confirme le lancement de l'opération Comsat NG sur la période 2014-2019, "éventuellement sous forme non patrimoniale".

 

Suite de l'article

 

 

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
photo MP MAUPILE Marine Nationale

photo MP MAUPILE Marine Nationale

Salon DSEI, Londres, le 10 septembre 2013 - Sagem (Safran)

 

Leader européen des technologies et systèmes de navigation, Sagem (Safran) vient de se voir confier par la DGA le marché de modernisation du Système Inertiel de Navigation et d’Alignement (SINA) du porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

Conduit sous la maîtrise d’œuvre de Sagem, ce programme de modernisation prévoit le remplacement des centrales inertielles d’origine à cardans (MiniCIN) par de nouvelles centrales à très haute précision de type SIGMA 40 à gyrolaser.

 

Sagem (Safran) modernise le système de navigation et d’alignement du porte-avions Charles-de-Gaulle

Sagem fera évoluer progressivement le système de navigation Charles-de-Gaulle, en fournissant :

    les données de navigation, de guidage et d’attitude, en temps réel aux nombreux systèmes du bord ;

    les données permettant aux avions Rafale d’aligner leurs centrales de navigation à gyrolaser, également fournies par Sagem.

 

Sagem poursuit ainsi sa coopération avec DCNS en matière d’intégration d’équipements de navigation à hautes performances valorisant les capacités de ses systèmes d’armes et de combat embarqués. Ce savoir-faire repose sur la validation de fonctions nouvelles, la garantie de performances tout au long du cycle de développement et de production, le tout dans le respect impératif des délais octroyées par les périodes d’entretien du Charles-de-Gaulle.

 

A l’issue de ce programme, le Charles-de-Gaulle disposera d’un système de navigation équivalent à ceux de bâtiments neufs déjà équipés de SIGMA 40 de Sagem : bâtiments de projection et de commandement Mistral, frégates Horizon et Aquitaine (programme FREMM) et futurs sous-marins nucléaires d’attaque classe Suffren du programme Barracuda.

* * * *

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:50
Le Groupe Nexter sera présent au salon DSEI 2013

10.09.2013 Nexter Group

 

… et dévoilera la nouvelle référence en termes de mobilité du soldat

 

Héritier d'une industrie nationale multiséculaire, Nexter est un des leaders européens de la défense terrestre. Le groupe Nexter propose aujourd'hui une vaste gamme de systèmes de défense terrestre et équipe plus d'une centaine d'armées à travers le monde.

 

Du 10 au 13 septembre 2013, le Groupe Nexter dévoilera sur son stand (N8-160) une multitude de produits dont des véhicules blindés (VBCI) ainsi que l'ensemble de son offre de munitions et d'équipements produits par ses filiales (N7-460).

 

Véritable atout de l'Armée française lors des conflits en Afghanistan, au Liban et au Mali, le Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie (VBCI) 8x8 sera à l'honneur sur le stand Nexter (N8-160), mais également dans l'aire d'exposition statique des forces françaises où aura lieu une conférence sur le RETEX Mali. Nexter Munitions présentera également sa gamme complète de produits (munitions du moyen au gros calibre).

 

Sur le stand N7-460, les équipements Nexter seront à l'honneur et les filiales du groupe présenteront quelques-uns de leurs produits les plus novateurs : notamment Nexter Mechanics avec son système centralisé de gonflage de pneumatiques Syegon® et son siège anti-mines Safepro® ; NBC-Sys avec ses systèmes de protection contre les menaces nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques (NRBC) ; Nexter Robotics (robots terrestres et aéroterrestres) avec le robot NERVA® ; Optsys (systèmes optomécaniques et optoélectroniques) qui dévoilera pour la première fois son tout dernier démonstrateur technologique « Optsee » ; et enfin Nexter Systems avec son Système d’Information Terminal FINDERS C2®.

 

Parce que l'innovation est notre moteur et que le Groupe Nexter ne cesse de développer de nouvelles références dans le secteur de la défense, Nexter Systems vous invite le second jour du salon, mercredi à 10h, sur son stand pour découvrir en avant-première son tout nouveau système.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:50
Nexter Robotics dévoile son nouveau robot NERVA S

t annonce le lancement commercial du système NERVA® LG lors du salon DSEI 2013

 

DSEI, Londres, le 10 septembre 2013 – Nexter Group

 

A l'occasion du salon de la défense et de la sécurité DSEI 2013 à Londres, Nexter Robotics, la filiale du Groupe Nexter entièrement consacrée aux systèmes robotiques, a dévoilé NERVA® S, un robot plus petit que le NERVA® LG, dédié à l'observation. Avec NERVA® S, Nexter Robotics enrichit sa gamme de produits en introduisant des robots très abordables tout en continuant à proposer le même niveau de résistance opérationnelle et de facilité de manœuvre sur le terrain.

 

Nexter Robotics a également annoncé le lancement commercial de son système robotique NERVA® LG. Fruit d'une approche itérative combinant étroitement des essais opérationnels et des ajustements techniques, le NERVA® LG répond exactement aux exigences opérationnelles et propose une technologie aboutie à un prix extrêmement abordable. Outre une résistance à toute épreuve (jetable, complètement résistant à l'eau, etc.), le robot peut être commandé par un PC, une tablette ou un smartphone standard et propose des fonctionnalités semi-autonomes pour diminuer la charge de travail de l'opérateur (navigation par points de cheminement ou retour à la base automatique une fois la mission achevée). La plate-forme NERVA® LG peut être équipée d'un grand choix de charges utiles standard ou dédiées. Par exemple, la version de reconnaissance est proposée avec une caméra infrarouge thermique (8-12 µ), la vision diurne panoramique (360°) et un bloc d'interconnexion général (Ethernet, USB, vidéo, etc.) qui permet d'équiper la plate-forme robotique de n'importe quel type d'équipement conforme aux standards les plus répandus.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:50
OPTSYS présente OPTSee, son nouveau démonstrateur de savoir-faire,

et annonce son partenariat avec SCHOTT pendant DSEI

 

DSEI, Londres, le 10 septembre 2013 – Nexter Group

 

Acteur français reconnu de la vision protégée à bord de véhicules blindés, la société OPTSYS, filiale du Groupe Nexter, propose à l'occasion du salon DSEI un démonstrateur innovant, OPTSee, pour la présentation de ses produits. De manière dynamique et interactive, la cellule de démonstration permet de découvrir l'ensemble de la gamme produit OPTSYS.

 

Le démonstrateur sera équipé de sa gamme DVE (Driver Vision Enhancement) et notamment de deux innovations phares, et uniques sur le marché, répondant aux contraintes d'encombrement et d'intégration à bord d'un véhicule militaire. D'abord, le ViDOK, module vidéo indépendant, compact et économique permettant d'ajouter une voie vidéo à n'importe quel épiscope grâce à son système d'attache innovant : une solution intéressante économiquement pour la modernisation d'un véhicule type M113. Ensuite, RuDi, un écran de recopie tactile et durci qui s'intègre facilement dans n'importe quelle configuration de véhicule grâce à ses connecteurs orientables.

 

Par ailleurs, OPTSYS confirme sa position d'acteur reconnu sur le marché LSAS puisqu'il produit en série depuis 2012 son système ViPer (Vision 360°) dont vous pourrez découvrir la dernière évolution ViPER 361° sur le démonstrateur.

 

Enfin, OPTSYS poursuit sa volonté d'être un partenaire solide et une référence dans la vision protégée. Dans ce sens, OPTSYS vient de conclure un accord de partenariat avec SCHOTT, s'affichant ainsi en tant qu'intégrateur de solution complète de vitrage blindé à forte valeur ajoutée.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:50
Une initiative franco-allemande au conseil européen en décembre

10.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

Une initiative franco-allemande en matière de défense verra le jour au Conseil européen à Bruxelles en décembre, a annoncé le secrétaire d'Etat à la Défense allemand, Stéphane Beemelmans, lors de l'université d'été de la Défense à Pau.

 

Pour le Conseil européen, consacré aux questions de défense et de sécurité les 19 et 20 décembre 2013 à Bruxelles, le secrétaire d'Etat allemand cherche " une nouvelle efficacité et une visibilité commune ". L'initiative franco-allemande de décembre s'articulera autour de plusieurs points :

- Qualification de partenaires de confiance (la base).

- Développement de battlegroups (au niveau d'une force de réaction rapide) dans des perspectives nouvelles sur l'engagement.

- Plus de transparence et de coopération dans le développement des capacités et le processus de planification.

- Intensification du pooling and sharing (mutualisation et partage de moyens).

- Poursuite de l'augmentation de la coopération en matière de cybersécurité.

- Renforcement du marché intérieur de la Défense - " mais là, je suis plutôt pessimiste ".

- Une des priorités qui nécessitera " un travail énorme ", " la normalisation et la certification à l'échelle européenne " en matière industrielle mais aussi capacitaire.

 

Stéphane Beemelmans ne se rengorge pas : " Tout cela peut paraître pas très ambitieux. Mais c'est toujours un bon départ quand la France et l'Allemagne font une proposition commune. "

 

Les responsables envisagent une complémentarité européenne, notamment dans le domaine des actions civilo-militaires, à l'influence de l'OTAN.

 

Autant vous dire que l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Peter Ricketts, n'est pas aussi angélique ou constructif (tout dépendant de quel côté on se place). En bon Britannique, il se veut plutôt pragmatique : " La coopération en Europe a toujours été plus difficile dans son principe que dans la pratique. " Puis, séducteur : " Il y a toujours des malentendus sur les intentions britanniques. "

 

Cela dit, Peter Ricketts " ne peut imaginer des structures opérationnelles européennes. L'Europe n'est pas adaptée, par exemple, pour conduire des opérations de haute intensité. Il faut se concentrer sur ce que l'Europe sait faire et peut refaire. Comme les opérations civilo-militaires. C'est peut-être moins ambitieux mais ça peut être très utile ". Prévention, assistance, consolidation de la paix, voilà pour l'ambition britannique pour l'Europe. Qui n'a pas parlé de coopération industrielle une seule seconde.

 

Claude-France Arnould, directrice de l'Agence de défense européenne, se débat pour chercher des convergences essentielles : des normes (par exemple, dans le secteur des drones). Et esquisse des pistes de coopération en cyberdéfense, dans les domaines des satellites, de l'énergie, de la surveillance du territoire européen et de la sécurité maritime.

 

Avec une méthode communautaire, " en mettant au clair qui fait quoi et en proposant des incitations. Evidemment, dans un domaine de souveraineté comme celui-ci, la coopération n'est pas naturelle. "

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 07:55
 11e édition de l’Université d’été de la Défense

09.09.2013 Ministère de la Défense
 

La 11e édition de l’Université d’été de la Défense se tient à Pau. Cette manifestation, organisée conjointement par les présidents, des commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat, permet de réunir plus de 400 hauts responsables politiques, civils et militaires, français et européens ainsi que des représentants de l’administration, du secteur industriel et de la presse afin de participer à la réflexion sur la Défense de demain. Cet événement donne l'occasion aux participants de découvrir les armées françaises, leurs missions et leurs capacités. Cette année, c'est l'armée de Terre qui organise, les démonstrations dynamiques et statiques, sur les sites de l’école des troupes aéroportées (ETAP) et du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC).

 

Le reportage photos

Démonstration dynamique (Crédits S. Lafarge ECPAD)

Démonstration dynamique (Crédits S. Lafarge ECPAD)

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:55
Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Eloge funèbre prononcé le vendredi 30 août aux obsèques d’Hélie de Saint Marc en la cathédrale Saint-Jean de Lyon par le général Bruno Dary, ancien commandant de la Légion étrangère, ancien gouverneur militaire de Paris, président de l’association des Légionnaires parachutistes.

 

Mon commandant, mon ancien,

 

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre.

 

Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste !

 

Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ?

 

C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !

Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !

 

Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !

 

10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » !

 

Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion.

 

Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau.

 

Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.

 

Mais, Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés !

 

Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »

 

Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?

Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?

Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ?

Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi-même ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?

Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ?

 

Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » !

 

Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité !

 

 

A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! »

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 18:45
Corymbe : Deuxième escale au Gabon pour le Germinal

09/09/2013 Sources : EMA / Marine Nationale

 

Du 4 au 7 septembre 2013, la frégate de surveillance « Germinal » a fait escale à Libreville. Une occasion pour l’équipage de travailler en interaction avec les forces françaises au Gabon (FFG) et la Marine gabonaise.

 

Dès le 4 septembre au matin, un hélicoptère Puma de l’armée de Terre appartenant aux FFG est venu livrer du matériel, alors que le Germinal était à la mer. La présence de cet hélicoptère a été l’occasion de réaliser une série de « touch and go » (TAG). Cet exercice de « posé-décollé » est utile aux équipages du navire comme de l’hélicoptère, pour s’entrainer dans un environnement particulier. Poser un hélicoptère sur une plateforme en mouvement (vitesse, tangage, gite) dans un environnement en perpétuelle évolution (force de la mer, force et direction du vent, etc.) reste un savoir-faire délicat qui demande à être entretenu régulièrement.

 

Un exercice de treuillage, cette fois avec un hélicoptère Fennec de l’armée de l’air appartenant aux FFG, a aussi été conduit sur la plateforme hélicoptère du « Germinal ». Il s’agissait de s’entrainer à soulever ou déposer une charge dans les mêmes conditions qu’avec le Puma.

 

Une fois à quai à Libreville, les spécialistes « Transmission » du bord ont reçus leurs homologues des FFG pour effectuer quelques mises à jour ainsi que des dépannages techniques. Les médecins du Germinal ont quant à eux accueillis ceux des FFG pour échanger sur les problématiques médicales courantes rencontrées en zone tropicale.

Avant de quitter l’estuaire de Libreville pour reprendre sa patrouille dans le Golfe de Guinée, l’équipage a reçu la visite d’une délégation d’autorités civiles et militaires, dont le Ministre de la défense Gabonais, pour une réunion de travail. Ensemble, ils ont balayé les différents volets de l’action de l’Etat en mer et notamment les actions possibles pour la lutte contre la piraterie.

 

Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués.

Corymbe : Deuxième escale au Gabon pour le GerminalCorymbe : Deuxième escale au Gabon pour le Germinal
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:55
Vidéo - 11e Université d’été de la Défense à Pau

 

Les 9 et 10 septembre 2013, l’armée de Terre accueille la 11eédition des universités d’été de la Défense à Pau. Un millier de militaires et plus de 200 véhicules ont été mobilisés pour présenter aux 400 universitaires, sénateurs, députés, industriels ou journalistes, les capacités de l’armée de Terre. Le volet dynamique des démonstrations reproduit les différentes phases des opérations récentes conduites par les armées sur les théâtres d’opérations extérieures. Quant au volet statique, il a pour objectif de permettre aux invités d’échanger avec les militaires qui mettent en œuvre des matériels essentiels comme le véhicule blindé du combat de l’infanterie (VBCI), le Tigre ou le camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR)…

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:55
Vidéo - 11e Université d’été de la Défense à Pau

 

Les 9 et 10 septembre 2013, l’armée de Terre accueille la 11eédition des universités d’été de la Défense à Pau. Un millier de militaires et plus de 200 véhicules ont été mobilisés pour présenter aux 400 universitaires, sénateurs, députés, industriels ou journalistes, les capacités de l’armée de Terre. Le volet dynamique des démonstrations reproduit les différentes phases des opérations récentes conduites par les armées sur les théâtres d’opérations extérieures. Quant au volet statique, il a pour objectif de permettre aux invités d’échanger avec les militaires qui mettent en œuvre des matériels essentiels comme le véhicule blindé du combat de l’infanterie (VBCI), le Tigre ou le camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR)…

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:45
Tchad : exercice de largage par le 1er RTP

09/09/2013 Sources : EMA / armée de l'Air

 

Le 4 septembre 2013, la force Epervier a effectué un exercice de livraison par air sur la zone du rocher des éléphants.

 

La livraison par air (LPA) permet de faciliter le ravitaillement des unités isolées ou éloignées. Cette capacité opérationnelle est très technique, ce qui nécessite qu’elle soit régulièrement entretenue.

 

Au Tchad, le détachement de transit aérien de la force Epervier est armé par des militaires de l’armée de l’air et du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP/armée de Terre). Ces derniers sont les spécialistes de la livraison par air (LPA). En cas de crash d’avion ou d’éjection d’équipage, il s’agirait de faire décoller un avion Transall ou un Hercules afin de larguer le matériel nécessaire à la survie de l’équipage (alerte sauvetage terrestre ou « SATER »). Les exercices de LPA font partie intégrante du maintien en condition opérationnelle des militaires sur le théâtre.

 

Le 4 septembre, en début d’après-midi, une section de la compagnie motorisée (COMOTO) de la Force Épervier armée par le 1er régiment de Tirailleurs (1er RTir) s’est positionnée à proximité du « Rocher des éléphants » pour marquer la zone de mise à terre (ZMT). Cette dernière a été matérialisée par des panneaux de couleur disposés sur le sol. Une fois la ZMT installée, un message météo a été envoyé à la base aérienne indiquant les coordonnées de la position, la direction, la force du vent ainsi que la visibilité.

 

Simultanément, les militaires du 1er RTP ont conditionné et embarqué quatre colis de 180 kg chacun, dans un C130 Hercules du groupement de transport opérationnel (GTO). La livraison par air s’est déroulée en deux temps : dans un premier temps, en liaison radio avec la section au sol, l’aéronef a survolé la zone pour effectuer une reconnaissance à vue. En effet, le Rocher des éléphants se situe dans une zone inondable pendant la saison des pluies. De plus, elle est régulièrement balayée par des vents forts, ce qui rend la précision du largage très délicate. C’est donc lors du deuxième passage effectué à 100 mètres d’altitude, que les colis ont été largués. Tous les colis se sont posés dans la ZMT et ont pu être récupérés par la section.

 

Les militaires de la force Épervier assurent deux missions permanentes : ils garantissent la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad et apportent un soutien aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad.

Tchad : exercice de largage par le 1er RTP
Tchad : exercice de largage par le 1er RTP
Tchad : exercice de largage par le 1er RTP
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:25
Défense : la France sur le point de vendre un satellite espion au Pérou

07/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Astrium pourrait signer dans les prochaines semaines un contrat évalué à 200 millions de dollars avec le Pérou. Sélectionnée par l'armée péruvienne, la filiale satellitaire d'EADS devrait fournir un satellite d'observation de haute résolution dual.

 

C'est un bel été pour l'industrie satellitaire tricolore. Après avoir remporté des contrats à l'exportation importants aux Emirats Arabes Unis (Astrium et Thales Alenia Space-TAS) et au Brésil (TAS), la filiale satellitaire d'EADS, Astrium, est sur le point de remporter un joli contrat au Pérou pour un satellite d'observation de haute résolution dual pour un montant estimé autour de 200 millions de dollars, selon des sources concordantes.

Le Pérou, qui a sélectionné le constructeur français, souhaite un accord d'Etat à Etat. « On remet les pieds en Amérique latine, se réjouit-on à Paris. Il faut rebâtir une relation avec ces pays ». Et si le contrat est signé dans les prochaines semaines, Astrium pourra remercier… le ministre délégué chargé des Anciens combattants, Kader Arif, qui s'est beaucoup investi sur ce projet.

 

Vers un bon cru annuel pour la vente d'armements tricolores

 

Ces derniers mois, la France a conclu une série de contrats d'armement d'importance, notamment aux Emirats Arabes Unis (deux contrats estimés autour du milliard d'euros) et en Arabie saoudite (1 milliard). Des commandes qui augurent de bon cru pour les exportations d'armements françaises. En juillet, Astrium et Thales Alenia Space se sont engagés à fournir aux Emirats arabes unis deux satellites militaires d'observation (700 millions d'euros), signe selon Paris du rétablissement de la confiance entre deux partenaires stratégiques. Dans la foulée, Thales avait remporté une compétition pour la fourniture de 17 radars Ground Master 200 pour un montant estimé à environ 250 millions d'euros.

Puis en août, selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente les intérêts français en Arabie saoudite, a signé un contrat d'Etat à Etat avec Ryad d'un montant de plus de 1 milliard d'euros portant sur la modernisation d'une partie de la flotte militaire du Royaume (frégates Sawari 1 et pétroliers ravitailleurs). DCNS, Thales et le missilier MBDA ainsi que ODAS se partagent la commande.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 16:55
Loi de programmation militaire : le cri d'alarme des PME

09.09.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

L'examen de la loi vient de démarrer au Parlement. Les petites entreprises du secteur souffrent déjà des gels des crédits.

 

Alors que le Parlement démarre l'examen de la loi de programmation militaire, les PME et les ETI de défense constatent depuis plusieurs mois déjà que l'argent se fait rare. Entre annulations brutales de contrats, réduction des cadences, et menaces sur des crédits de recherche, les témoignages se multiplient qui montrent que la rigueur s'est abattue sur le ministère. « La situation est préoccupante », s'alarme Thierry Gaiffe, président de la commission défense du Comité Richelieu, qui fédère des entreprises innovantes.

 

Bertin technologies en sait quelque chose. Ses prises de commandes auprès de la DGA ont fondu comme neige au soleil : elles sont passées en un an de 17 à 3 millions d'euros. Le programme Syfral de ponts de franchissement a été renvoyé aux calendes grecques. Etant donné son expertise sur le sujet, l'entreprise avait de grandes chances de remporter l'appel d'offres. Au-delà de la perte potentielle de chiffre d'affaires, au moins 100 millions d'euros, c'est celle du savoir faire de ses ingénieurs qui préoccupe le PDG, Philippe Demigné. Entre 50 et 80 personnes sont concernées.

 

La PME nourrit aussi des inquiétudes sur l'avenir d'un programme de détection biologique, dont le lancement, toujours selon son dirigeant, permettrait de consolider la filière industrielle française dans ce domaine très pointu. Même la dissuasion est touchée puisque des crédits prévus pour le laser Mégajoule sont étalés. Pour la société, filiale du groupe Cnim, le remède passe par l'exportation ou des nouveaux débouchés, dans l'énergie particulièrement. Mais tout cela prend du temps.

 

Pessimisme ambiant

 

Même échappatoire pour Sofradir, une PME de 180 millions d'euros, leader mondial des technologies de détection infrarouge. Le ralentissement, Philippe Bensussan l'a constaté aux Etats-Unis depuis quelque temps. Il a donc eu le temps de réagir, d'autant qu'en France, l'impact des baisses des commandes militaires ne se fera véritablement sentir qu'à compter de l'année prochaine. Ce sera probablement le cas dans le domaine de l'alerte avancée, craint-il : au lieu d'une commande ferme de plusieurs millions, la PME s'attend désormais à plusieurs tranches conditionnelles. Au mieux.

 

« Ce n'est pas facile et il faut s'adapter », confie Philippe Bensussan aux « Echos ». Dans le cas de Sofradir, cela passe notamment par le développement de détecteurs refroidis à bas coût pour des caméras de moyen de gamme. La PME mise également sur l'automobile, la domotique et peut encore compter sur le dynamisme du marché des satellites d'observation.

 

Sous couvert d'anonymat, le PDG d'une autre PME de défense, en passe de perdre un quart de ses revenus, confirme le pessimisme ambiant. La DGA lui a signifié l'arrêt du jour au lendemain d'un contrat pluriannuel de casques qui rapportait 3 à 4 millions par an. Et ce n'est pas fini. Craignant d'importantes réductions de volumes sur un grand programme en cours d'équipements du fantassin, un des grands fournisseurs de l'armée a demandé à cette PME d'estimer l'impact d'une baisse. Histoire de mieux défendre sa cause auprès du ministère…

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 16:55
Thales Alenia Space : la menace d'un plan de restructuration s'éloigne

09/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La filiale spatiale de Thales et du groupe italien Finmeccanica a engrangé pour environ 1,2 milliard d'euros de commandes cet été. Des succès commerciaux qui renforce le plan de charge du constructeur de satellites et éloigne la menace d'un plan de restructuration.

 

Thales Alenia Space (TAS) respire. Le PDG de la filiale de Thales et du groupe Finmeccanica, Jean-Loïc Galle, redoutait fin juin dans une interview accordée aux « Echos » un problème de charge début 2014. Cette menace s'éloigne grâce au très bel été commercial de TAS, qui a engrangé une série de commandes salutaires d'un montant de près de 1,2 milliard d'euros entre juin et début septembre . « Nous n'avons plus de problème de charge », a d'ailleurs confirmé à La Tribune Jean-Loïc Galle lors de l'installation mercredi dernier du nouveau Comité de concertation État-Industrie sur l'espace (Cospace).

 

Une nouvelle commande dans les télécoms ?

 

Chez les salariés, l'inquiétude est également retombée. « Les idées noires du printemps se sont envolées, on repart pour de nouvelles aventures », estime-t-on en interne. Avec un petit bémol, Thales Alenia Space aimerait bien engranger une commande supplémentaire d'un satellite de télécoms - une troisième après Arabsat et le Brésil - pour sa plateforme Spacebus afin de sécuriser complètement son plan de charge, notamment pour ses salariés dédiés aux télécoms. « C'est vrai, nous visons une nouvelle commande pour la plateforme Spacebus mais si nous ne l'avons pas, ce ne sera pas dramatique. On transfèrera certains salariés vers d'autres programmes. On sait faire », précise-t-on à La Tribune.

 

TAS a plusieurs satellites de télécoms dans son viseur. Le constructeur participe à plusieurs compétitions lancées par les opérateurs : Immarsat, SES, Gazprom et Eutelsat. Ils devraient se décider avant la fin de l'année. Chez les syndicats, on parle déjà d'embauches si d'autres commandes venaient à tomber…

 

Un bel été commercial

 

Deux contrats export très importants sont venus gonfler le carnet de commandes de la filiale de Thales et Finmeccanica. C'est d'abord les Emirats Arabes Unis (EAU) qui ont signé en juillet un contrat pour l'acquisition de deux satellites d'observation. Ils seront fabriqués par Astrium (groupe EADS) et TAS, qui se partagent à 50-50 ce contrat d'un peu plus de 700 millions d'euros gagné de haute lutte face aux américains. Puis le Brésil a choisi en août TAS pour la fourniture d'un satellite télécoms civil (bande ka) et militaire (bande x) estimé entre 250 et 300 millions d'euros - même si TAS doit encore finaliser le contrat, qui pourrait faire des petits. L'enjeu de ce contrat est "considérable", avait-il confié aux « Echos », car il ouvrira la porte à l'ensemble du programme spatial du Brésil qui prévoit "douze satellites de météorologie et d'observation sur les dix ans à venir, et deux ou trois satellites de télécoms supplémentaires".

 

TAS a également engrangé des commandes institutionnelles, notamment en remportant le nouveau satellite de cosmologie Euclid confié par l'Agence spatiale européenne (322,5 millions d'euros). En juin au salon du Bourget, le constructeur avait également signé en tant que maître d'œuvre le contrat relatif au développement d'ExoMars (643 millions d'euros). Le contrat signé correspond au versement de 2 tranches additionnelles : l'une, d'un montant de 146 millions, va permettre de compléter la mission de 2016 ; la seconde, d'un montant de 70 millions, couvrira une partie significative de la mission suivante, en 2018. Enfin, la direction générale de l'armement (DGA) a confié à TAS une étude sur les liaisons de données aéroportées à haut débit, sans préciser le montant de la commande.

 

Des commandes aussi pour Telespazio

 

Telespazio, l'autre filiale de Finmeccanica et Thales, n'est pas en reste. Elle a remporté en juillet un contrat de 216 millions d'euros auprès de l'opérateur European Satellite Service Provider (ESSP), dans le cadre du programme de navigation par satellites Egnos (European Geostationary Navigation Overlay Service).

 

La filiale, basée en Italie, a également gagné en juillet un contrat pour la mise en œuvre d'un des plus importants réseaux VSAT - une technique de communication par satellite bidirectionnelle qui utilise des antennes paraboliques dont le diamètre est inférieur à 3 mètres -. d'Europe pour le Groupement des Mousquetaires.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 16:30
Syrie : les militaires freinent l'ardeur des diplomates

08/09/2013 Par Isabelle Lasserre – LeFigaro.fr

 

Depuis le début de la crise syrienne, la Défense est en retrait sur le dossier, accaparé par les diplomates du Quai d'Orsay qui poussent avec énergie et conviction vers des frappes militaires contre le régime de Bachar el-Assad.

 

Du Mali à la Syrie: les deux crises majeures dont s'est emparée la France en 2013 sont vécues à fronts renversés dans les ministères. Gérée avec brio, dynamisme et enthousiasme par le ministère de la Défense et les armées françaises, l'intervention déclenchée au début de l'année contre les groupes islamistes au Mali avait suscité des réticences et même parfois, au début, une certaine indifférence au Quai d'Orsay. Vis-à-vis de la Syrie, c'est l'inverse: depuis le début de la crise, la Défense est en retrait sur le dossier, accaparé par les diplomates du Quai d'Orsay, qui poussent avec énergie et conviction vers des frappes militaires contre le régime de Bachar el-Assad.

 

Effacé au Mali, Laurent Fabius s'est transformé en chef de guerre avec la crise syrienne. «C'est lui le véritable va-t-en-guerre du gouvernement. Il a convaincu François Hollande et imposé la ligne des durs et des faucons», explique un officier général proche des cercles de pouvoir. Pourquoi? Certains évoquent un désir de revanche. «Écrasé» par le ministère de la Défense pendant la crise malienne, le ministre des Affaires étrangères aurait voulu «reprendre la main» en Syrie. Ceux qui le côtoient dans les réunions évoquent aussi son «approche humanitaire» du dossier, la nécessité de défendre à tout prix les droits de l'homme lorsqu'ils sont bafoués.

 

Paris met aussi en avant la lutte contre la prolifération et l'impératif de restaurer «la dissuasion», mise à mal par l'utilisation d'armes chimiques. Avec, derrière le rideau syrien, une autre crise, qui se profile à l'horizon, celle de la bombe nucléaire iranienne.

 

Enfin, la détermination du chef de la diplomatie française s'appuie sur un impératif de «cohérence». «C'est un dossier que nous avons hérité de la présidence Sarkozy, mais dont Laurent Fabius s'est tout de suite emparé. Depuis le début, c'est lui qui pousse les Américains à agir. Que sa prise de position soit courageuse ou imprudente, elle a au moins le mérite d'exister. Nous nous sommes mis en avant très tôt sur ce dossier. La crédibilité de la France était en jeu», rappelle un diplomate.

 

Le ministre a toujours été à l'avant-garde sur le dossier: d'abord en reconnaissant la coalition nationale de l'opposition, ensuite en proposant d'armer les rebelles. Le «basculement» constitué par l'attaque chimique du 21 août à Damas aurait fait naître chez lui la conviction qu'il ne peut désormais y avoir reprise du processus politique sans imposer un «coup d'arrêt» à Bachar el-Assad.

 

Manque de visibilité

 

Au ministère de la Défense, la prudence est davantage de mise sur cette affaire, depuis le début. La proposition d'armer les rebelles avait déjà, lorsqu'elle avait été faite, suscité des interrogations. Aujourd'hui, certains regrettent que d'autres solutions, notamment des sanctions supplémentaires vis-à-vis du régime syrien, n'aient pas été suffisamment explorées par les Affaires étrangères.

 

À peine sorti de la crise malienne, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a repris son bâton de pèlerin pour tenter de rallier ses partenaires européens à la position officielle de la France. Comme il l'avait fait un an plus tôt à Chypre, il a multiplié les contacts avec ses homologues lors de la réunion de l'Union européenne à Vilnius, le week-end dernier. Mais cette partie est plus difficile à jouer. «Depuis deux semaines, Laurent Fabius ne prône qu'un discours de guerre. Comment s'étonner que les pays européens non interventionnistes soient réticents? On aurait peut-être pu faire autrement, davantage mobiliser nos alliés autour d'une solution diplomatique», analyse un responsable proche du dossier.

 

Les mêmes divisions se perçoivent dans les armées. Certains estiment qu'il n'y a d'autre solution que de réagir au franchissement de la «ligne rouge» constituée par l'utilisation d'armes chimiques. D'autres redoutent «le jour d'après» les frappes militaires. «La prudence et la réticence de certains sont nourries par le manque de visibilité politique pour la suite. Mais aussi par la peur que la France, en soutenant les rebelles, se fasse l'allié du démon», commente un officier général.

 

Malgré les doutes, les états majors se préparent à l'intervention, afin d'être opérationnels si des frappes sont ordonnées par le pouvoir politique. La participation de la France aux côtés des Américains devrait être, prédit un général, «un peu plus que symbolique», basée sur l'action des Rafale, équipés de missiles de croisière Scalp. François Hollande a affirmé que seules des «cibles militaires» seraient visées. L'action des armées françaises aux côtés des Américains devrait par ailleurs être menée de manière «autonome et souveraine». De quoi, espère-t-on à Paris, réconcilier tout le monde.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 15:55
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

La plus grosse base européenne d'hélicoptères de combat est basée à Pau. Ils sont souvent mobilisés, comme ici en Afghanistan.

 

09.09.2013 Par Gérard Cayron - larepubliquedespyrenees.fr

 

Pau est, jusqu'à demain, promu au rang de capitale européenne de la Défense. Les projecteurs se braquent sur la ville royale qui, en servant de cadre à la 11e Université de la Défense organisée par les commissions de l'Assemblée et du Sénat, abrite pour quelques heures un important contingent de personnalités politiques, économiques et militaires.

 

Bastion historique de nos armées, la préfecture béarnaise n'a pas été choisie au hasard pour accueillir ce sommet de très haut niveau, unique en son genre sur le continent. Chef depuis juillet du 5e régiment d'hélicoptères de combat, le colonel Stéphane Richou rappelle que "Pau est devenue la plus grosse base européenne d'hélicoptères avec - ce n'est pas rien - 90 appareils". "C'est en tout cas", assure-t-il "une chance et un motif de fierté d'accueillir un tel événement dans une ville importante aussi aux yeux des paras, des forces spéciales et de l'armée de terre. On peut parler de symbole".

 

"Fil rouge" de l'Université, l'opération Serval (Mali) et l'actualité syrienne vont forcément nourrir les discussions entre responsables de haut niveau qui sont là "pour appréhender des problématiques essentielles". En d'autres termes, il s'agit, notamment, "de réfléchir à l'avenir de l'Europe de la Défense" souffle le général Liot de Nortbecourt.

 

Pour autant, aucune annonce de portée internationale ne sera faite depuis le palais Beaumont. "Sous une apparence décontractée, l'exercice se révèle en fait guindé et très formel. Il n'en sort pas grand-chose", regrette le journaliste Jean Guisnel.

 

Qui y participe ? Une centaine d'invités, qu'il s'agisse de parlementaires, ministre, secrétaires d'Etat, chefs d'état-major où représentants du "lobby" économico-industriel qui sponsorise ce sommet. "C'est la plus importante réunion annuelle avec des élus à la fois de l'Assemblée et du Sénat. Aucune autre commission parlementaire ne peut se prévaloir d'un tel niveau", souligne le directeur général de l'Université, Eric Schmidt. Pour divers observateurs, une telle concentration de VIP nuit toutefois un peu à cet événement qui s'apparente de plus en plus "à une grande messe".

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 15:55
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 15:55
Thierry Gaiffe : « La situation des entreprises est préoccupante »

09/09/2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Président de la commission défense du comité Richelieu, une association de PME innovantes, Thierry Gaiffe, également PDG d'Elno, tire la sonnette d'alarme sur la situation : l'effet des mesures du pacte PME défense, annoncé par Jean-Yves Le Drian, se fait attendre et les conventions signés par les grands donneurs d'ordre brillent pas leur opacité...

 

Quelle est la situation des 4.000 PME et ETI de défense ?

 

Elle est préoccupante. Le Comité Richelieu a recensé plusieurs cas de fournisseurs historiques et réguliers du ministère de la Défense qui ont vu leurs commandes se réduire significativement et même stopper. De la même manière, les marchés de maintien en condition opérationnelle sont touchés, les entreprises titulaires faisant face à une décrue des budgets. Enfin, sur les programmes du futur, la tendance est à l'allongement des calendriers et les sous-traitants potentiels et équipementiers ne sont plus sollicités pour présenter les résultats de leur recherche et leurs innovations.

 

Les défaillances sont-elles en hausse ?

 

Fort heureusement, pas pour le moment. Il faut cependant rester très prudent dans notre analyse : les cycles économiques liés à la défense restent longs, typiquement entre douze et dix-huit mois. L'effet d'une baisse du carnet de commandes ne se fait donc sentir sur le chiffre d'affaires puis la trésorerie des entreprises qu'après plusieurs mois.

 

Jean-Yves Le Drian a pourtant fait du soutien des PME un des axes forts de son action, avec l'annonce d'un pacte de 40 mesures...

 

Le pacte PME, annoncé en novembre 2012, a pour vocation d'assurer la pérennité du tissu industriel qui travaille pour le ministère de la Défense. Parmi les 40 mesures de ce pacte, certaines sont spécifiques aux entreprises innovantes. Aujourd'hui, on constate que les effets de ces mesures se font attendre et que la situation de ces entreprises est inquiétante. Il est urgent que tous les acteurs se mobilisent, afin de mettre concrètement en place ces 40 mesures. Une concertation qui permettrait d'identifier des indicateurs de suivi est également nécessaire. Il en va de la survie de l'industrie de défense française.

 

Les grands maîtres d'oeuvre de la DGA ont signé des conventions par lesquelles ils s'engagent à mieux travailler avec leurs sous-traitants. Avez-vous constaté une amélioration ?

 

Je vous avoue que nous sommes tous assez circonspects et attentistes vis-à-vis de ces conventions : elles restent incroyablement opaques et secrètes, leurs tenants et aboutissants totalement inconnus des PME sous-traitantes des donneurs d'ordre signataires. Comment dès lors pouvoir en mesurer leurs éventuels impacts ?

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:56
Présentation de l'Armée de Terre aux UED de Pau

photo P.B. - DICoD

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