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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:55
Syrie: les armées françaises prêtes à répondre aux demandes du président Hollande

PARIS, 29 août 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Les armées françaises sont "en capacité" de répondre aux instructions du président de la République si une décision était prise d'engager les forces françaises dans le cadre de la crise syrienne, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

 

"Les armées se sont mises en capacité de répondre aux instructions du Président de la République, s'il prenait la décision d'engager les forces françaises", a déclaré le porte-parole de la Défense, Pierre Bayle, lors du point de presse du ministère.

 

Le porte-parole a indiqué qu'il ne donnerait pas de précisions sur ce sujet.

 

Les armées, notamment la marine et l'armée de l'air, se préparent depuis plusieurs jours pour parer à toute éventualité, dans l'attente d'une décision politique sur une éventuelle participation française à une intervention militaire en Syrie. François Hollande a affirmé jeudi que la communauté internationale devait "marquer un coup d'arrêt par rapport à l'escalade de la violence" en Syrie.

 

Le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, a déclaré pour sa part que les armées se mettaient "en capacité de" répondre aux instructions qui lui seront données. "Nous ne donnons pas de détail pour éviter les spéculations", a-t-il ajouté.

 

"La flotte bouge en permanence, les avions aussi", a aussi dit Pierre Bayle, alors qu'on l'interrogeait sur d'éventuels mouvements des bâtiments français en Méditerranée, notamment de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, actuellement basée à Toulon

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:55
Missile Scalp-EG sur son berceau de chargement, devant un Mirage 2000D du CEAM.

Missile Scalp-EG sur son berceau de chargement, devant un Mirage 2000D du CEAM.

29.08.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Pour deviner ce qui peut se passer sur la Syrie, rien de tel qu’un coup d’oeil dans le rétroviseur de l’Histoire. Direction 2011 et la Libye… Dès le premier soir de leur intervention contre le colonel Kadhafi, réputé armé jusqu’aux dents, les Occidentaux font un large usage de missiles de croisière. La Royal Air Force britannique lance un raid de quatre Tornado GR4 armés chacun de deux missiles Storm Shadow (version britannique du Scalp-EG français, l’un comme l’autre étant signés MBDA). Quelques heures plus tard, pas moins de 124 missiles Tomahawk sont tirés depuis les navires de surface de l’US Navy mais aussi depuis un sous-marin britannique en maraude au large des côtes libyennes. Il aurait alors été logique que la France utilise également ses propres missiles de croisière, qui n’avaient alors jamais servi en opération. Ce ne sera pas le cas, du moins dans l’immédiat. Et c’est ainsi que dans le cadre de l’opération Harmattan, l’armée de l’Air entra en première dans l’espace aérien libyen (dont les défenses anti-aériennes n’avaient pas encore été neutralisées) pour stopper à la bombe guidée une colonne blindée menaçant Benghazi. Tout se termina bien pour les ailes françaises, mais la prise de risque avait été considérable et il semble hors de question aujourd’hui de la renouveler au-dessus de la Syrie. Celle-ci fait figure d’adversaire autrement plus coriace que la Libye : les Américains en 1983 (deux appareils abattus au-dessus du Liban par l’armée syrienne) puis les Turcs l’an dernier (un appareil abattu après être venu renifler les défenses syriennes) ont pu en faire l’enrichissante expérience.

 

Après quelques jours de retard sur ses Alliés, la France a finalement tiré 15 missiles de croisière Scalp-EG pendant l’opération Harmattan en 2011. Dix ont été tirés par les Rafale de l’armée de l’Air, quatre par ceux de la Marine et un seul par un Mirage 2000D de l’armée de l’Air. Petits bras les Français et sans doute près de leurs sous, parce que dans le même temps les Italiens en tiraient une trentaine et les Britanniques une soixantaine ! Reste que cette volonté louable de faire des économies pourrait bien tomber à plat dans la guerre qui se prépare. D’abord parce qu’on l’a dit, l’adversaire semble être plus coriace que précédemment. Ensuite parce que si les avions sont dans l’impossibilité d’utiliser des bombes guidées dans une guerre punitive qui promet d’être limitée, l’engagement des uns et des autres ne pourra se faire qu’en comptant le nombre de missiles de croisière tirés. Il faudra faire bonne figure…

 

Mais les missiles sont comme les hamsters, ils ont une durée de vie inférieure à celle de l’être humain. Après dix ou douze ans de stockage (le Scalp est entré en service en 2004 en France), le temps viendra rapidement de leur redonner du potentiel, mais cette opération exigera des sous… Or comme chacun le sait les temps sont durs. La loi de programmation militaire ne prévoit à ce jour que la rénovation d’une centaine de missiles de croisière air-sol pour les années à venir sur les 500 livrés. Cela signifie-t-il que les 385 autres encore en stock devront être consommés avant d’être démantelés ? Ce qui ouvrirait des horizons nouveaux aux armées, pour peu qu’elles disposent encore des avions pour les porter…

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:55
NPO Vysokotochnie Komplexy et Safran signent un accord dans le domaine des caméras thermiques

Salon MAKS, Aéroport de Joukovsky (région de Moscou), le 28 août 2013. Safran

 

A l’occasion du salon MAKS, Vysokotochnie Komplexy (High Precision Systems), société de la corporation d’Etat Rostechnologies et Safran viennent de signer ce jour un accord de coopération.

 

Cet accord a été signé par Mr. Jean-Paul Herteman, président directeur général de Safran et par Mr. Alexander Denisov, président directeur général de Vysokotochnye Kompleksy.

 

Confirmant la confiance de NPO Vysokotochnie Komplexy dans les capteurs thermiques à hautes performances de Sagem, cet accord prévoit la commande de caméras thermiques pour cet automne.

 

Ce partenariat entre Safran et NPO Vysokotochnie Komplexy est le fruit d’une coopération de plus de dix ans fondée sur la complémentarité des savoir-faire et de l’excellence des technologies de leurs deux sociétés : Sagem et Instrument Design Bureau (KBP). Le haut degré de compétitivité des solutions proposées par KBP et Sagem a permis de remporter en Russie, comme à l’international, de nombreux succès commerciaux, et de créer plusieurs opportunités attestant du potentiel de leur coopération.

* * * *

 

Sagem (Safran), société de haute technologie, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:55
30 janvier 2013, Golfe Arabo-Persique, la FDA Chevalier Paul au côté du PA John C. Stennis

30 janvier 2013, Golfe Arabo-Persique, la FDA Chevalier Paul au côté du PA John C. Stennis

29.08.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale



La préfecture maritime de la Méditerranée a confirmé à l'agence Reuters que la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier-Paul a quitté ce jeudi matin le port militaire de Toulon, où elle attendait son heure en compagnie de son " bateau sœur ", le Forbin.

 

Officiellement, elle se rend sur une zone non spécifiée de la mer Méditerranée et cette sortie était programmée de longue date. 

 

La frégate Chevalier-Paul est un habituel ange gardien du porte-avions Charles-de-Gaulle, toujours à quai, lui, à Toulon. Mais c'est le Forbin qui avait rempli ce rôle de défense aérienne du groupe aéronaval lors des entraînements et des qualifications opérationnelles de juillet.

 

Première mission en Libye

Cette FDA de classe Horizon (immat D621), lancé le 12 juillet 2006 et mise en service le 10 juin 2011, n'avait pas traîné en mer en se rendant illico aux larges des côtes libyennes pour l'opération Harmattan. Le Chevalier-Paul avait assuré la maîtrise des opérations aériennes, tout en assurant la protection des bâtiments de projection et de combat Mistral et Tonnerre. Ses canons de 76 mm avaient aussi frappé des objectifs sur la côte libyenne mais ce n'est pas le cœur de son métier. Il avait été chargé un moment de la protection du porte-hélicoptères d'assaut USS Kearsage, qui accueillait alors l'état-major de la flotte américaine. C'est dire si ses performances et sa polyvalence sont reconnues.

 

Ultra-moderne et furtif, le Chevalier-Paul peut protéger un convoi ou surveiller une zone. Ses 180 marins (plus un état-major) comptent sur 32 missiles Aster 30 et 16 missiles Aster 15, capables d'intercepter des avions ou des missiles de croisière au-delà de 100 km. La frégate est équipée d'un radar de longue portée (jusqu'à 400 km), d'un radar de détection des cibles et de guidage des missiles antiaériens. Sans oublier ses systèmes d'interceptions des signaux électromagnétiques et ses brouilleurs.

 

La frégate serait donc capable d'assurer la défense aérienne des navires américains et britanniques en poste au large de la Syrie ou de préparer le terrain pour le groupe aéronaval. Ce mouvement montre aussi la volonté française. C'est un barreau de plus franchi sur l'échelle de la gesticulation politique. Un signal pas anodin et même utile, tant les marges de manœuvres occidentales sont réduites dans le guêpier syrien.

 

Le Chevalier-Paul a changé de commandant en juillet. Il est désormais mené par le capitaine de vaisseau Nicolas Vaujour, qui était depuis deux ans adjoint de l'amiral commandant la force d'action navale à Toulon.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:55
Le Chevalier Paul : une frégate à la pointe du progrès

25 avril 2012 ministeredeladefense

 

Avec le programme *Horizon*, mené en coopération avec l'Italie, la Marine nationale effectue un bond technologique majeur.
Dotée d'un système de combat ultra-perfectionné, la frégate antiaérienne "Chevalier Paul" est capable de pister des centaines d'échos, de les identifier et si nécessaire, de traiter plusieurs cibles simultanément. Visite à bord de ce bâtiment dernier cri.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:35
France Helps The Philippines Get Respectable Against China

August 29, 2013: Strategy Page

 

The Philippines has turned to France to obtain more offshore patrol ships for its coast guard. The first to arrive (in 2014) is a recently retired P400 class patrol boat. The 373 ton, 54.8 meter (180 foot) long vessel has a crew of up to 29 and two ten-seat small power boats on board.  Top speed is 44 kilometers an hour and can stay out up to 20 days at a time. Armament consists of a 40mm and 20mm autocannon plus two heavy machine-guns plus small arms. The 26 year old P400 will be refurbished before delivery to the Philippines. Total cost to the Philippines will be about $8 million.

 

Separately the Philippines is buying a newly built 82 meter (271-foot) patrol ship and four 24 meter (79-foot) patrol boats from France for $120 million. The larger ship is similar to the P400 and meant to patrol hundreds of kilometers off the coast while the smaller boats are for coastal patrols. The larger vessels will be dealing with even larger ships China is building for patrols off the coast of neighboring countries. China claims all of the South China Sea, including areas very close to the Filipino coast.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 07:55
Prism : la France enquête sur le programme américain

28/08/2013 Par lefigaro.fr

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après la plainte de deux associations des droits de l'homme qui espèrent déterminer le rôle qu'ont pu jouer des entreprises dans le cadre de l'affaire d'espionnage.

 

La justice française s'empare des révélations d'Edward Snowden. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après la plainte de deux associations de défense des droits de l'homme contre le programme américain Prism de surveillance des données personnelles supervisé par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA). L'enquête, confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), a été ouverte le 16 juillet pour accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, collecte illicite de données à caractère personnel, atteinte à l'intimité de la vie privée et violation du secret des correspondances, a précisé une source judiciaire.

 

Selon les révélations de l'ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, l'agence nationale de sécurité américaine est accusée d'avoir espionné les communications électroniques mondiales échangées sur les services en ligne comme Facebook, Google ou Skype. Au nom de la défense des libertés individuelles, une plainte contre X a été déposée le 11 juillet par la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH), afin de déterminer le rôle qu'ont pu jouer des entreprises dans cette affaire.

 

Les associations se félicitent de l'ouverture de l'enquête

 

Selon la plainte, «des experts estiment que (ces fournisseurs d'accès) ne pouvaient ignorer la collecte des données matérielles hébergées sur leurs serveurs et auraient même été tenus de mettre en place les moyens techniques nécessaires pour permettre cette collecte». Entre décembre 2012 et janvier 2013, 2 millions de télécommunications (appels téléphoniques, SMS, mails) ont été interceptées en France par les agences américaines au travers de Prism, estime Me Daoud, l'un des avocats de la Fédération internationale de la Ligue des droits de l'homme. «Je me félicite de l'ouverture de cette enquête. J'espère que cette ouverture n'est pas seulement de circonstance et qu'elle donnera lieu à des investigations aussi approfondies que possible, avec la volonté d'élucider les atteintes à la vie privée commises par la NSA», a réagi Me Patrick Baudouin, un autre avocat de la FIDH.

 

Selon les plaignants, ces sociétés «devaient assurer un niveau de protection suffisant des données hébergées sur leurs serveurs». Or, elles «ont pu mettre en place les moyens techniques nécessaires pour permettre l'utilisation de données portant atteinte à l'intimité de la vie privée». L'organisme européen chargé de la protection des données et de la vie privée (G29), dont fait partie la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), a, lui, récemment saisi la Commission européenne et a entamé une évaluation indépendante du programme de cybersurveillance.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 07:30
Syrie : Paris envoie une frégate en Méditerranée orientale

29/08/2013 à 07:22 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

L'une des frégates françaises les plus modernes, le Chevalier Paul, quitte Toulon pour le large de la Syrie. Sans tirer contre Damas, elle pourrait protéger des bombardiers français et alliés.

 

À toutes fins utiles, Paris a décidé dans le plus grand secret, selon nos sources, l'envoi au large de la Syrie, depuis Toulon, d'un navire de la force d'action navale, la frégate antiaérienne Chevalier Paul. Au ministère de la Défense, on se refuse à évoquer quelque dispositif militaire que ce soit, en parlant d'"activités habituelles" pour les forces françaises. Il n'en reste pas moins que le Chevalier Paul rejoindra la flotte internationale actuellement déployée face aux côtes syriennes, qui compte notamment quatre frégates lance-missiles de l'US Navy, ainsi qu'un certain nombre de sous-marins nucléaires d'attaque américains et britanniques, dont les déplacements ne sont pas annoncés. Hormis la frégate française, tous ces navires sont susceptibles de tirer des missiles de croisière Tomahawk. Le Chevalier Paul, l'un des navires français les plus modernes et les plus puissants, serait extrêmement utile si le régime syrien tentait d'envoyer ses avions contre les navires des marines occidentales.

 

Des frappes contre le régime de Damas semblent de plus inéluctables, qui seraient menées par les forces armées appartenant à au moins trois pays : les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Si l'on en croit des sources informées à Paris, ces frappes ne pourraient pas se produire avant le départ des observateurs de l'ONU à Damas et la publication des résultats de leur enquête sur le massacre de civils par des armes chimiques, le 21 août dernier. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré mercredi qu'il faudrait encore quatre jours avant que les experts aient terminé leur mission, ce qui ne laisse pas augurer de frappes avant le lundi 2 septembre au plus tôt.

 

Urgence humanitaire

 

Autre contrainte : le Conseil de sécurité de l'ONU ne pourra pas donner son aval à une attaque, en raison notamment de l'opposition ferme de deux de ses membres permanents, la Russie et la Chine, à une telle initiative. Une initiative comparable à celle qui avait permis l'opération de l'Otan au Kosovo en 1999, au nom de l'urgence humanitaire et de la nécessité de protéger les populations victimes de crimes de guerre, serait alors possible. On entend dire de bonne source à Paris qu'il serait nécessaire que les premières phases d'une opération militaire se produisent avant que ne commence le 4 septembre le sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. Entre le 2 et le 4 septembre, la "fenêtre de tir" paraît bien courte. D'autres options sont-elles sur la table ?

 

À Paris, les consignes sont extrêmement strictes, et personne n'évoque les hypothèses sur lesquelles les plus hautes autorités de l'État travaillent et qui ont été abordées mardi au conseil de défense restreint auquel ont participé 14 personnes, selon l'AFP : le chef de l'État François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense), Manuel Valls (Intérieur). Étaient également présents le directeur de cabinet du Premier ministre Christophe Chantepy, le conseiller diplomatique de François Hollande Paul Jean-Ortiz, Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Élysée, l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées, le chef d'état-major particulier du président de la République le général Benoît Puga et son "adjoint terre" le colonel Pierre Schill, ainsi que Francis Delon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Bernard Bajolet (DGSE), Patrick Calvar (DCRI) et Alain Zabulon, coordonnateur national du renseignement. À ce stade, la nature de la participation française à des frappes ou à toute autre opération visant à adresser à Bachar el-Assad le "coup de semonce" qui le dissuaderait de recourir à nouveau aux armes chimiques n'est pas connue.

 

L'option du Charles de Gaulle

 

L'éventualité d'un envoi dans la zone du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle a été évoquée ces derniers jours, avant même la tenue du conseil de défense. Alors que le navire est prêt, son équipage et ses flottilles entraînés après une longue période d'entretien, son programme actuellement prévu n'a finalement pas été modifié. À ce stade, le navire amiral de la flotte française et son groupe aéronaval d'escorte doivent entamer fin novembre une mission de plusieurs mois qui les mènera dans l'océan Indien. En revanche, le départ du Chevalier Paul de Toulon n'est qu'une question d'heures, s'il n'est déjà effectif.

 

La France ne dispose pas encore du missile de croisière naval ou "SCALP naval", qui doit équiper les frégates FREMM à partir de l'an prochain et qui sera également embarqué à bord des sous-marins nucléaires d'attaque de nouvelle génération Barracuda, dont le premier exemplaire, le Suffren, doit entrer en service en 2017. Ce missile d'environ 1 000 kilomètres de portée est au point, plusieurs tirs ont permis d'en qualifier les performances, dont le dernier le 13 juillet 2013, et les premières commandes ont été passées à l'industriel MBDA.

 

Distance de sécurité

 

En l'absence de cet engin, les Français disposent d'un autre missile de croisière, le SALP-EG, que peuvent tirer les Mirage 2000, ainsi que les Rafale de l'armée de l'air et de la marine. Ce missile a été tiré pour la première fois par les Français contre des cibles libyennes en 2011 et il serait susceptible d'être utilisé contre Damas depuis une distance supérieure à 250 kilomètres, c'est-à-dire en principe hors de portée des défenses antiaériennes syriennes. À supposer que Paris décide formellement de faire le coup de feu contre Damas, ce serait possible avec des avions équipés de missiles SCALP, sans entrer dans l'espace aérien syrien. Sans doute une option parmi d'autres...

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 20:32
Piraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranée

28/08/2013 Sources : EMA

 

Le 26 août 2013, la frégate Aconit, en transit vers la zone de déploiement de l’opération Atalante, a effectué un exercice de lutte au-dessus de la surface avec deux frégates américaines.

 

Cet exercice en pleine mer entre la Crète et Chypre avait pour objectif d’entraîner les équipages à échanger leurs savoir-faire. Basé sur un scénario réaliste, les frégates Aconit, USS Gravely et USS Barry (deux frégates type Arleigh Burke) se sont coordonnées pour recueillir des informations sur une menace de surface et mettre en œuvre une réponse adaptée pour la traiter. Une équipe de visite interalliée a également été constituée pour aller appréhender au plus près la menace. Cette équipe a ainsi conduit un raid nautique, embarqué sur le navire identifié comme suspect et lancé l’investigation et les recherche de preuves.

 

La frégate Aconit a quitté Toulon le 10 août dernier pour rejoindre l’opération Atalante, au large des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement quasi-permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2), de surveillance maritime Falcon 50, ou par un avion de commandement et de détection E3F.

Piraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranéePiraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranée
Piraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranéePiraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranéePiraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranée
Piraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranéePiraterie: Interaction franco-américaine en mer méditerranée
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 20:13
Technologies hypersoniques: Moscou coopère avec Pékin, Paris et New Delhi

JOUKOVSKI (région de Moscou), 28 août - RIA Novosti

 

La Russie collabore déjà avec la France et la Chine et compte poursuivre sa coopération avec l'Inde dans la mise au point de technologies hypersoniques, a annoncé mercredi Boris Obnossov, directeur général de la société russe "Missiles tactiques", lors du Salon aérospatial international MAKS-2013.

 

"Nous coopérons avec la France sur les technologies hypersoniques, avec la Chine sur la création d'un moteur et nous sommes prêts à coopérer avec l'Inde. Un seul pays a du mal à concevoir de tels systèmes à lui seul", a indiqué M.Obnossov devant les journalistes.

 

Celui qui aura le contrôle des technologies hypersoniques, sera le maître du monde, selon M.Obnossov. "Mais il faut être cohérents. Commencer par concevoir un missile avant de s'attaquer à la création d'un engin capable de transporter des humains et de mettre une charge utile en orbite", a conclu le responsable.

 

En septembre 2012, le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine a annoncé que Moscou mettrait en place un "superholding" chargé de maîtriser les technologies hypersoniques sur la base des groupes "Missiles tactiques" (KTRV) et "Constructions mécaniques" (NPO Machinostroenie). NPO Machinostroenie a des partenaires indiens dans le cadre du projet bilatéral BrahMos qui porte sur la création de missiles de croisière supersoniques.

 

M.Obnossov a déclaré au printemps dernier que son consortium "Missiles tactiques" avait formé un groupe de travail spécial consacré aux techniques hypersoniques qui devait élaborer un programme de conception d'une arme hypersonique en été 2013.

 

La possibilité d'effectuer un vol prolongé à des vitesses hypersoniques (cinq à six fois la vitesse du son) permettrait de créer des armes aux propriétés inédites. La Russie a lancé les recherches dans le domaine de l'arme hypersonique dans les années 1960, mais les a interrompues avec la "perestroïka". Ces travaux n'ont repris qu'en 2009. En mai 2012, M.Rogozine a déploré le retard que la Russie accusait sur les Etats-Unis dans ce secteur.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 19:40
Le porte-avion Charles-de-Gaulle est pour l'instant à quai à Toulon 28.08.2013 photo France 3 Provence-Alpes

Le porte-avion Charles-de-Gaulle est pour l'instant à quai à Toulon 28.08.2013 photo France 3 Provence-Alpes

28/08/2013 16h21 Par Olivia Malongo - France 3
 

Le porte-avions Charles-de-Gaulle pourrait bientôt quitter Toulon pour la Syrie. Il est pour l'instant toujours à quai et n'a reçu aucun ordre de mission. Mais dès que l'intervention française en Syrie se précise, il pourrait rejoindre le théâtre des opérations pour une démonstration de force.

 

Suite de l'article

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 19:30
Le scénario syrien - by Forces Operations Blog

28 août Par Guillaume Belan (FOB)

 

La question n’est plus « si » mais « quand ». Hors du cadre international de l’ONU (dû à l’opposition affichée de la Russie et de la Chine), une coalition multinationale, Royaume-Uni et USA en tête, s’apprête donc à sanctionner le franchissement de la « ligne rouge » par le régime de Bachar al-Assad, fixée par le président Obama sur l’utilisation d’armes chimiques contre sa population. « Le conflit a déjà fait plus de 100.000 morts et il se propage désormais à l’ensemble de la région : Au Liban, par des attentats, en Jordanie et en Turquie par l’afflux de réfugiés, en Irak par le déclenchement de violences meurtrières. Cette guerre civile menace aujourd’hui la paix dans le monde » a annoncé hier François Hollande lors de la conférence des ambassadeurs, justifiant ainsi la participation française dans cette action à venir.

 

Quels objectifs ?

 

L’objectif premier est donc de « punir » le régime syrien en place pour son utilisation d’armes chimiques contre sa population. Les premiers objectifs militaires des missiles de croisière américains devraient donc logiquement viser les moyens de production de ces armes ainsi que les unités les mettant en œuvre.

 

Mais tout comme la France, qui avait outrepassé le mandat de l’ONU pour renverser Kadhafi, la coalition internationale pourrait vouloir aller plus loin… Dans ce cas, les Tomahawk américains devraient viser d’avantage d’objectifs militaires comme les centres de communication, de commandements, états-majors, voire des bases de l’armée syriennes et ses parcs de blindés contre lesquels l’armée syrienne libre (ALS) se casse les dents. Les États-Unis pourraient également en profiter pour frapper les bases des Pasdarans iraniens situées en Syrie. Une « no-fly-zone » pourrait éventuellement être imposée, notamment dans le sud du pays afin de permettre l’entraînement et la fourniture d’armes à l’opposition. Chose qui se ferait déjà en toute discrétion depuis quelques mois à partir de la Jordanie. Se profile là, un scénario « à la libyenne » : renforcer et appuyer l’opposition syrienne tout en contraignant le régime à négocier une transition. Avec une différence importante : alors que Kadhafi était un homme seul et entêté, le régime syrien visé est un État constitué et composé de plusieurs clans. Sans compter l’Iran… Une solution négociée apparaît plus probable.

 

Quels moyens ?

 

Les Etats-Unis mèneront la danse, les autres pays de la coalition ne disposant pas de leurs moyens, à savoir des stock impressionnants de missiles de croisière Tomahawk, mis en œuvre depuis les navires de surface et sous-marins (Le Missile de Croisière Naval ou MdCN n’est pas opérationnel sur les navires français avant 2017). Tout comme pour la Libye, une première salve de 100 à 200 Tomahawk devrait s’abattre sur le territoire syrien. De quoi déjouer les leurres (« base de desserrement » par exemple) probablement mis en place grâce aux conseillers russes sur zone.  Les cibles de cette première salve viseront sans aucun doute les moyens de défense aériens syriens, afin dans un second temps de faire intervenir les aéronefs. On se retrouve là dans un scénario libyen. Les Rafales français pourraient intervenir, mettant en œuvre les missiles de croisière Scalp (plus de 300 km de portée), restant loin des défenses syriennes. Mais aussi les aéronefs britanniques (munis du Scalp également). Le groupe aéronaval autour du Charles de Gaulle sera très probablement envoyé au large de la Syrie. Le PAN a achevé sa remise en condition fin juillet et est donc opérationnel avec ses aéronefs. A l’heure qu’il est il est toujours à quai à Toulon mais la 12F serait en alerte. Il faudrait toutefois compter plusieurs jours pour préparer le bateau pour une opération militaire (et notamment chargement des missiles de croisière à bord…)

 

Il rejoindra la flotte de destroyers américains en Méditerranée, entouré de frégates (défense aérienne notamment) et d’un sous-marin. Sans doute les « grandes oreilles » françaises sont-elles déjà sur place, à savoir le Dupuy de Lôme, récoltant du renseignement… Les Rafale seront donc ceux des marins mais aussi ceux de l’armée de l’air, avec peut-être une localisation proche (base britannique de Chypre, ou accueillis par un pays ami comme la Turquie ou la Jordanie). Les bases françaises de Djibouti et d’Al Dhafra aux EAU sont les plus proches et seraient en état d’alerte. Même si l’armée de l’Air sait frapper loin et l’a déjà montré dans la région : le 19 janvier 1984 elle avait lancé un raid de quatre Jaguar (opération Chevesne) qui était parti de Solenzara pour aller survoler Beyrouth où étaient déployés les casques bleus français.

 

« Boots on the ground » ?

 

Il est fort peu probable que la coalition envoie des troupes régulières au sol, les Américains les premiers y sont réticents, vus les précédents irakien et afghan et l’opposition clairement affichée de l’opinion publique. Par contre, quelques forces spéciales pourraient êtres envoyées sur place (si ce n’est pas déjà le cas…), tout comme pour la Lybie, afin de guider les frappes depuis le sol, d’encadrer les forces de l’ALS et de faire la liaison avec la coalition internationale.

 

Quelle coalition ?

 

L’élément moteur est bien évidemment les Etat-Unis, le seul véritablement capable militairement. Avec ses alliés traditionnels, Royaume-Uni et France en tête. Ainsi qu’avec un soutien arabe absolument nécessaires pour le verni régional, en l’espèce tous les pays du Golfe et la Jordanie soutiennent cette action. Seuls l’Égypte et le Liban sont hésitants. La participation de la Turquie est également essentielle, une grande puissance militaire, très intéressée par le devenir son voisin. Ankara a déjà fait feu sur le territoire syrien et a déclaré qu’il en était. Les chefs d’états-majors de ces pays se sont d’ailleurs rencontrés le week-end dernier en Jordanie afin de se mettre d’accord sur les aspects logistiques. Même si Israël ne prendra pas part à cette action internationale, une participation politiquement bien trop sensible contre un pays arabe, il est pourtant évident que Tel Aviv apportera renseignement et expertise sur un pays qu’il observe à la loupe et que ses avions ont déjà bombardés à plusieurs reprises, en déjouant les systèmes de défense anti aériens syriens…

 

Le grand absent sera encore une fois l’Europe, les pays membres étant incapables de s’entendre militairement. L’Allemagne pourrait toutefois soutenir du bout des lèvres l’initiative… diplomatiquement s’entend.

 

Quelle résistance ?

 

L’armée syrienne est sur le papier une armée nombreuse (plus de 400 000 militaires) et puissante, mais quelle est la réalité ? La Syrie est équipée quasi exclusivement de matériels d’origine soviético-russes. La plupart des équipements sont dépassés (systèmes de défense SA-2, SA-3, aéronefs Mig-21, Mig-23, corvette Petya 2, chars T-54…). Cependant quelques systèmes d’armes récemment livrés par la Russie pourraient donner du fil à retordre à la coalition. Avec une question : Damas a-t-il reçu les systèmes de défense anti-aérienne russes mobiles S-300 ? Une arme absolument redoutable contre les aéronefs à plus d’une centaine de kilomètres et contre des missiles jusqu’à quarante kilomètres, plus efficace que le système Patriot américain. Mais on peut également penser aux missiles Bulk (SA-11), système de défense moyenne portée avec un vol supersonique. Ainsi que des systèmes très courte portée SA-13 et surtout le plus récent SA-18. Systèmes d’armes légers, donc indétectables, ils sont très récents et efficaces. Les premiers aéronefs qui survoleront le territoire syrien rencontreront certainement des difficultés… L’expertise israélienne sera ici précieuse. A n’en pas douter, Tsahal a trouvé la parade pour déjouer la défense syrienne (systèmes de guerre électronique, localisation ?) et devrait fournir là un appui non négligeable. Les américains peuvent aussi compter sur des armements adaptés, comme les avions de guerre électronique Growler, mis en œuvre depuis porte-avions pour ouvrir un passage à des bombardiers ou des missiles anti-radars AGM-88, voir des ADM-160 Mald pour leurrer les défenses syriennes. Côté air, le fleuron de l’armée de l’air syrienne est constitué de Mig-29 et Mig-31, avions très efficaces mais qui ne devraient cependant pas poser trop de difficultés face aux systèmes occidentaux très modernes .

 

Le conflit pourrait-il se propager sur la mer ? Pas impossible. La Syrie dispose d’une flotte de navires, cependant vieillissants, pas de quoi inquiéter une coalition bien équipée. Excepté peut-être les missiles russes Yakhont, très modernes et puissants. Cependant Israël aurait détruit l’essentiel des stocks de Yakhont lors d’un bombardement en mai dernier.

 

Reste à savoir quelle aide la Russie, voire la Chine pourraient apporter discrètement au régime de Bachar El Assad. Moscou est un allié indéfectible de Damas, qui constitue son dernier point d’ancrage dans la zone Méditerranéenne.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 18:13

28 août 2013 Crédit : EMA / armée de Terre
 

Le 21 août, la force Serval a achevé l'opération Centaure, débutée le 21 juillet. Conduite avec près de 800 militaires français, une centaine de véhicules, les hélicoptères du GAM et l'appui des Rafale en provenance du Tchad, Centaure avait pour but de dissuader toute tentative de déstabilisation du processus électoral dans le Nord du Pays entre Kidal, Tessalit et Aghuelok. Placée en soutien de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), elle-même en appui des forces armées maliennes, la force Serval a effectué des patrouilles dans les villes, fouillé des habitations, des camps et des grottes réputées ou susceptibles d'être ou d'abriter des caches d'armes. Près de 4 000 cartouches de tous calibres, des obus de mortiers, des roquettes, de l'explosif et du matériel de guerre ont ainsi pu être saisies. Parallèlement, la force Serval a participé à l'organisation logistique des deux tours de scrutins en soutenant l'installation des bureaux de vote (appui au transport du matériel électoral) et en assurant la sécurisation des bureaux de vote (vérification de non-pollution par moyen cynotechnique). Les élections se sont déroulées sans entrave.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:55
Enquête à Paris sur le programme Prism

28/08/2013 JDD

 

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris après la plainte de deux associations de défense des droits de l'Homme contre le programme américain Prism d'espionnage des communications électroniques mondiales, a annoncé à l'AFP une source proche du dossier.

 

Cette enquête a été ouverte le 16 juillet pour "accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données", "collecte illicite de données à caractère personnel", "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "violation du secret des correspondances", a précisé une source judiciaire

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:55
Diplomatie : F. Hollande n'oublie pas la défense et les armées

28/08/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Dans son discours fleuve (plus de trois quarts d'heure) sur sa vision de l'action diplomatique française, en ouverture de la Conférence des ambassadeurs mardi 27 août à Paris, le président de la République n'a pas oublié de parler de Défense et de forces armées (photo AFP). François Hollande y a même fait référence tout au long de sa revue des problèmes du monde.

Pour conclure, " ce n'est pas sur l'outil de défense que nous pouvons faire des économies. Car c'est un outil indispensable pour assurer notre crédibilité ".

 

- Syrie

Le président de la République est clair quand il avance : "Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse (...) La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme (effroyable était écrit sur son texte) de gazer les innocents. " François Hollande a tenu ce mercredi matin un conseil de défense à l'Elysée. Un débat parlementaire se déroulera le 4 septembre. Ce qui ne dit rien d'un éventuel déclenchement. Pour le Mali, l'opération avait débuté le 11 janvier et le débat avait eu lieu le 16... ".

sortie de bassin du porte-avions Charles de Gaulle 3 juin photo DCNS

sortie de bassin du porte-avions Charles de Gaulle 3 juin photo DCNS

Quelle sera l'action de la France ? Le mystère reste entier. On évoque un départ dans quelques jours du du porte-avions Charles-de-Gaulle et du groupe aéronaval. Des frappes aériennes peuvent être aussi menés depuis la base d'Al Dhafra (six Rafale en permanence) et même de France (mais les ravitailleurs restent le point faible français).

 

Un élément tangible annoncé par François Hollande : " J'ai décidé d'accroître notre soutien militaire à la Coalition nationale syrienne, dans le respect de nos engagements européens. " Par la Turquie, la Jordanie ? La DGSE est sur place pour organiser une filière. La DRM sans doute aussi pour aider à envisager toutes les solutions de planifications militaires. C'est le boulot du CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations), dans les entrailles du ministère de la Défense, de proposer au président les différentes options.

 

Après le retrait d'Afghanistan, l'opération Serval au Mali, la France ne sera qu'une force d'appoint, symbolique et politique, auprès des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne. Il ne semble pas que le but imminent soit de faire tomber directement Bachar El Assad mais de sanctionner l'utilisation de gaz toxiques. D'où l'option de frappes ciblées sur des objectifs militaires (on ne joue pas avec des dépôts chimiques). Ce qui aiderait les rebelles au passage... Tout dépend de la volonté politique.

 

Suite de l'article

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:45
Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération

28/08/2013 Sources : EMA

 

Entre le 20 et le 23 août, le général de division Marc Foucaud, COMANFOR Serval, s’est rendu auprès de toutes les unités et détachements de la force Serval stationnés au Mali. Ces déplacements ont aussi été l’occasion de rencontrer un certain nombre d’autorités locales.

 

Pour ouvrir cette revue du théâtre, le général de division Foucaud s’est tout d’abord rendu à Tombouctou où stationnent un détachement de liaison et d’appui (DLA) français auprès du bataillon burkinabé de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) et un bataillon malien. Accompagné du général Jean-Bosco Kazura, « Force Commander » de la MINUSMA, il a pu rencontrer les deux principaux chefs militaires de la zone, responsables de la situation sécuritaire dans la 5e zone de défense malienne.

 

A l’issue d’un point sur la situation, les deux commandeurs sont allés rendre visite au gouverneur de la ville qui les a invités à visiter la Grande Mosquée et l’Institut Ahmed Baba. Cet institut s’est lancé dans la collecte et la numérisation du plus grand nombre possible de manuscrits de la ville afin de conserver les restes d’un patrimoine déjà bien abimé par les terroristes.

 

L’étape dans la « ville aux 333 saints » s’est achevée sur le bivouac du détachement de liaison et d’appui (DLA), armé par le 8e RPIMa, détaché auprès du bataillon burkinabé. Il a ainsi pu découvrir la réalité du quotidien de ces modules qui, au niveau tactique, sont la clé de la bonne coopération entre Serval et la MINUSMA. S’exprimant face au DLA sur l’évolution de la situation au Mali, il a rappelé que « Serval » est devenue une force concourante, qui continue à appuyer les contingents de la MINUSMA et des FAMA, notamment à travers les détachements de liaison dont il a salué la mission essentielle.

 

Le 21 août, le COMANFOR s’est déplacé à Gao où il a été reçu par le  général Kolodziej, commandant la brigade Serval. Après une présentation des opérations en cours dans la zone de responsabilité de la brigade, le COMANFOR, en compagnie du ComBrig, s’est rendu auprès des différentes composantes de la plateforme opérationnelle Désert (PfOD). A cette occasion, il a exprimé devant la troupe sa fierté d’être à sa tête, elle qui depuis plusieurs mois déjà construit une campagne exemplaire en tout point, dans des conditions extrêmes, avec une efficacité qui fait la fierté des armées françaises. »

 

Enfin, le 23 août, le général Foucaud s’est rendu successivement à Tessalit et Kidal accompagné du général Dembelé, le chef d’état-major général de l’armée malienne. A Tessalit, ils sont d’abord allés à la rencontre du détachement français, avant d’aller rendre visite au bataillon tchadien commandé par le général Moussa. Le général Foucaud souhaitait lui rendre hommage, car il s’agit du bataillon tchadien qui a payé le prix le plus lourd dans les combats de libération du Nord Mali. A Kidal enfin, il a principalement rencontré les autorités civiles dont l’ « amenokal », l’autorité morale et traditionnelle chez les touaregs. Les deux officiers généraux ont enfin achevé cette journée an allant à la rencontre du bataillon sénégalais de la MINUSMA et des militaires français du DLA.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à appuyer le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération
Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération
Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération
Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération
Serval : Le COMANFOR en visite sur le théâtre d’opération
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:40
Kamov Ka-52

Kamov Ka-52

Salon MAKS, aéroport de Joukovsky (Région de Moscou), le 28 août 2013. Safran

 

Kamov, société de la holding Hélicoptères de Russie et Sagem (Safran) vont mettre en synergie leurs complémentarités technologiques et industrielles en proposant une version améliorée du Ka-52 Alligator destinée à répondre aux besoins de plusieurs pays.

 

Lancée en 2011, cette coopération entre les deux sociétés porte sur la proposition et l’intégration sur les hélicoptères développés et produits par Kamov d’équipements optroniques de Sagem et de systèmes de navigation inertielle LINS 100 (*). Elles envisagent les travaux d’intégration d’un nouvel ensemble optronique début 2014 sur le Ka-52.

 

Cette coopération dans le domaine des hélicoptères contribue à la stratégie de Sagem consistant à établir des partenariats industriels durables avec les sociétés russes leaders sur leur secteur. Dans cette coopération, Sagem apportera son expérience acquise avec le viseur le Strix en production pour l’hélicoptère de combat Franco-allemand Tigre. Ce viseur a contribué, de jour comme de nuit, au succès des opérations militaires conduites par les armées françaises sur plusieurs théâtres, dont l’opération Serval au Mali en 2013.

 

(*) Système de navigation inertielle à gyrolaser, la centrale LINS-100 est produite en Russie dans le cadre de la joint venture RS Alliance créée à Ramenskoie par la société russe ZAO-ITT et Sagem.

* * * *

 

Sagem (Safran), société de haute technologie, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:30
frégate de la classe Al Medinah

frégate de la classe Al Medinah

28/08/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente les intérêts français en Arabie saoudite, a signé un contrat d'Etat à Etat au mois d'août avec Ryad d'un montant de plus de 1 milliard d'euros portant sur la modernisation d'une partie de la flotte militaire du Royaume. DCNS, Thales et MBDA ainsi que ODAS se partagent la commande.

 

C'est un bel été pour l'industrie française de l'armement, qui engrange enfin des gros contrats export. Après les deux contrats gagnés d'une valeur totale de près de 1 milliard d'euros par EADS et Thales aux Emirats arabes unis (deux satellites espions et 17 radars de défense aérienne), c'est au tour de l'Arabie Saoudite de débloquer un contrat longtemps attendu. Selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente dans le royaume les intérêts des industriels français DCNS, Thales et MBDA, a signé en août avec Ryad un contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I).

 

Le contrat pourrait être mis en vigueur dès le 1er septembre. Quatre sociétés se partagent cette commande : DCNS avec son partenaire saoudien Zamil (700 millions d'euros), Thales (moins de 200 millions), MBDA, qui va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (entre 40 et 50 millions d'euros), et ODAS (infrastructures). ODAS a été créée à la demande de l'État français pour contribuer à développer les exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies. ODAS intervient essentiellement en Arabie saoudite dans le cadre de contrats d'État à État ou de contrats commerciaux. Son actionnariat rassemble, aux côtés de l'État français, une dizaine de grandes entreprises, dont DCNS, MBDA France et Thales.

 

Plus de cinq ans de négociations

 

DCNS attendait depuis longtemps la signature de ce contrat espéré depuis près de deux ans (les négociations ont commencé il y plus de cinq ans) pour moderniser une partie de la flotte saoudienne. Le contrat LEX sera réalisé en partie par un chantier naval saoudien, le groupe Zamil. Pour DCNS, un contrat de ce type est une première en Arabie Saoudite. Le chantier naval français va devoir créer une structure industrielle à Djeddah sur les bords de la Mer Rouge. En outre, la remise en état des navires peu entretenus sera compliquée. Du coup, l'enjeu pour DCNS sera de maîtriser les coûts de production et les délais dans un environnement peu connu par le groupe... et de satisfaire le client dans ce domaine pour remporter un nouveau contrat de modernisation (Sawari 2).

 

Selon nos informations, DCNS aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d'euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 dans le cadre d'un accord-cadre global. Soit 850 millions engrangés au total par le chantier naval.

 

Des frégates multimissions Fremm en Arabie saoudite ?

 

Mais surtout DCNS compte à plus long terme beaucoup sur la vente d'au moins six frégates multimissions Fremm (Sawari III). "Le contrat Lex est important pour la vente des Fremm", assurait-on il y a plus d'un an à "latribune.fr". D'autant que DCNS et Paris, via la structure ODAS, proposent une coopération industrielle globale aux Saoudiens avec l'assemblage à terme des Fremm en Arabie saoudite, assorti de transferts de technologies (aussi bien sur la tôle que sur l'électronique) et d'un volet formation. Mais les premières Fremm seraient réalisées à Lorient, expliquait-on à "latribune.fr".

 

François Hollande en Arabie saoudite cet automne

 

Le président François Hollande, qui a déjà effectué une visite express en Arabie Saoudite en novembre 2012, comptait s'y rendre cet été mais le roi était parti se reposer à l'étranger. Les Saoudiens ont donc repoussé cette visite d'Etat, qui est désormais prévue cet automne. La convergence de vue entre Paris et Ryad sur le dossier syrien n'est pas étranger au réchauffement des relations franco-saoudiennes après la période glaciale du quinquennat de Nicolas Sarkozy, comme le démontre la signature de LEX. "Ryad a pris le temps de se faire une idée des nouveaux responsables politiques français", explique un connaisseur du royaume.

 

Désormais, les industriels français, notamment Thales, attendent la signature du mégacontrat Mark 3 portant sur la livraison de nouveaux missiles Crotale (défense aérienne). « Les discussions se sont accélérées », explique-t-on à La Tribune.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 11:55
Assemblée Nationale photo defense.gouv.fr

Assemblée Nationale photo defense.gouv.fr

le 28/08/2013 à 12:34 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a annoncé aujourd'hui sur iTélé que le Parlement serait convoqué "en session extraordinaire pour un débat" sur la Syrie le 4 septembre.

 

Cette annonce intervient alors que la France et ses alliés envisagent une riposte militaire contre le régime de Bachar el-Assad, qui aurait employé des armes chimiques contre sa population.

 

"Nous allons convoquer le Parlement en session extraordinaire pour un débat sur la situation en Syrie mercredi prochain, l'après-midi", a déclaré le ministre. "Il y aura un débat exceptionnel à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat", a-t-il ajouté, précisant que François Hollande en avait fait l'annonce le matin-même en Conseil des ministres.

 

Selon Alain Vidalies, il est "vraisemblable que ce travail soit précédé d'une information un peu plus précise, comme cela avait été fait dans d'autres circonstances, dans une réunion qui pourrait avoir lieu autour du premier ministre en début de semaine prochaine". "Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense seront auditionnés par les commissions dès cette semaine à l'Assemblée nationale", a ajouté le ministre des Relations avec le Parlement.

 

Cette convocation du Parlement "ne préjuge aucunement" d'une intervention française en Syrie, a pour sa part ajoutée la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem

 

» La menace d'une intervention militaire en Syrie en direct

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 11:35
GSat-7 military satellite source CSG CNES

GSat-7 military satellite source CSG CNES

28 August 2013 naval-technology.com

 

The Indian Space Research Organisation (ISRO) will launch its first 2.5t military satellite called GSat-7 on 30 August 2013, to improve communication network among Indian navy vessels.

 

On the condition of anonymity, officials said it is the space agency's first dedicated military satellite, even though officially ISRO has called GSat-7 a communication satellite.

 

The Times of India quotes an official as saying that "this is the first time we are launching a satellite with a specifically military role."

 

The satellite, which will be positioned at 74oE, will be launched on the Ariane Flight VA215 from the European spaceport near Kourou in French Guiana.

 

According to ISRO, GSAT-7 is a multi-band satellite carrying payloads in UHF, S-band, C-band and Ku-band and employs 2,000kg class bus (I-2K) platform with a power handling capability of around 3,000W and lift-off mass of 2,550kg.

 

After the launch of GSat-7, India is also planning to launch one satellite each for the air force and the army.

 

Earlier, the Indian space agency allotted a space on its satellite's transponder for classified communication for the armed forces, however, GSat-7 is designed specifically to cater the communication needs of navy.

 

In October 2001, ISRO had launched its Technology Experiment Satellite aimed for spying purposes.

 

French space transportation firm Arianespace has launched 16 Indian satellites so far.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:55
L’exercice «Brillant Arrow» et NRF14 en Norvège

Un E-3F Awacs de l’escadron de détection et contrôle aéroportés 00.036 «Berry» de la base aérienne d’Avord.

 

28/08/2013 Armée de l'air

 

Du 24 août au 6 septembre 2013 se déroule l’exercice Brillant Arrow en Norvège sur la base aérienne d’Oerlan, située dans le centre du pays. Ces exercices internationaux ont vocation à préparer la France à la prise d’alerte de la NRF en 2014 (Nato response Force – Force de réaction rapide de l’Otan).

 

Cinq Mirage 2000 D de l’escadron de chasse 1/3 «Navarre» de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey participent à cet exercice aux côtés d’un E-3F Awacs de l’escadron de détection et de contrôle aéroportés 00.036 « Berry » de la base aérienne 702 d’Avord. Réalistes et évolutifs, les multiples scénarios élaborés pour la 3e dimension sont associés à de nombreuses menaces air-air et sol-air. Les équipages s’entraînent à la préparation et à la réalisation de missions complexes de type COMAO (composite air operation), CAS (close air support), extraction de ressortissants, en intégrant des forces spéciales et des moyens de CSAR (combat search and rescue).

 

D’un haut niveau tactique, l’exercice est actuellement mené dans un contexte multinational avec la participation de différents pays de l’Alliance (Allemagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Turquie).

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:55
Le livre blanc sur la défense 2013 : consolidation et contradiction (3/3)

27/08/2013 François Charles Economiste, Conseil en stratégie et management

 

LE CERCLE. Suite et fin Le livre blanc sur la défense est sorti. La loi de programmation militaire désormais aussi et qui en suit comme prévu les grandes lignes en annonçant la réduction des forces et confirmant les orientations d’investissement sur le renseignement et la protection contre les cyberattaques Dommage qu’il n’y ait pas eu de logique de segmentation européenne confirmant ces choix.

 

VIII – industrie de défense et de sécurité

 

La partie sur les entreprises est bien présente  mais aurait pu aussi faire partie des réalités initiales plutôt que finales pour voir les choses autrement. N’oublions pas que le ministère de la défense assure la tutelle de l’industrie de défense, dont certaines PME jugées  stratégique en la mettant sous la coupe de la Direction Générale de l’Armement (DGA) qui tente de détecter et maintenir les entreprises innovantes et doit en permanence prouver qu’elle ne représente pas un surcout en veillant aux bonnes options prises, à la meilleure adéquation et l’interdépendance entre le besoin exprimé par les forces et le besoin spécifique, mesurable, accessible, réaliste, réalisable  et déterminé dans le temps (GROW et SMART) en fonction de multiples réalités, laissant ainsi aux Etats-Majors le soin de faire la guerre mais aussi de s’occuper d’entretenir le soutien après un exercice de gestion de configuration amont.

 

Même si les choix de défense sont des choix politiques, la défense c’est aussi de l’économie. Il est fait état de 4 000 entreprises pour 15 G€ et 150 000 personnes. Souvenons-nous qu’en 1993, déjà pour un chiffre d’affaires voisin, il s’agissait directement de 238 000 personnes, 192 000 en 1995 et 166 000 en 2002 (chiffres DGA). La productivité, la technicité et peut-être d’autres réalités sont passées par là.

 

Je lis qu’il « faut conduire une analyse des activités de maintenance pour séparer le maintien pris en charge par l’industrie » mais sans dire vraiment que nous tâtonnons encore entre plusieurs modèles. Nos premières réflexions et actions structurelles datent de 2002 et n’ont toujours pas apparemment conduit à des décisions efficaces sur le modèle économique de la face immergée de l’iceberg qui est vite oublié en temps de crise où il faut « mettre le paquet » en misant sur une guerre rapide sous peine d’asphyxie de surcout, de manque d’approvisionnement et de remontée des problèmes quotidiens. Sommes-nous disposés à travailler à « livres ouverts », à « couts objectifs » et à « bonus et malus » pour un objectif commun ?  Les industriels le sont sans doute davantage que l’Etat comme je l’avais fait remarquer il y a quelques années. La thèse sur le modèle de maintenance aéronautique militaire européen poursuit son chemin et est plus que jamais attendue. A-t-on valorisé que le soutien européen au Mali s’est fait par la logistique et que les personnels sont largement dépendants du matériel ? Et donc ne conviendrait-il pas de donner désormais une place stratégique au Maintien en Condition Opérationnelle ?  La maintenance a aussi besoin d’ingénierie et d’identité et les salons en Aquitaine en 2012 ou le symposium en Bourgogne en 2013 ont été des vecteurs de valorisation et de prise de conscience qu’il convient d’entretenir au-delà des clivages. Selon un des gestionnaires de crises de l’A400M, le dossier a été bouclé en trouvant le meilleur compromis. Je rajouterais « parcellaire ». La face cachée de ce bel avion devient une vraie problématique, comme pour le NH-90. Ils sont pourtant des vecteurs d’intégration européens. Mais tenons-nous vraiment à en sortir quand les propositions de chaire de recherche en maintenance ne sont pas considérées ? Enfin, la sempiternelle vraie question reste le risque humain et économique de  l’implication ou non de civils au plus près des combats et qui perturbe l’unicité d’un modèle économique.

 

Les nouveaux passages sur l’AED et l’OCCAR ne sont pas reliés à la maintenance alors que l’on sait que la réussite passera dans le maintien de la gestion de configuration et du parc de maintenance. Mais le plus gros effort sera sans doute mental pour certains militaires : celui d’accepter de se servir d’un moteur ou d’une pièce quelque soit son origine du moment où elle a été revalidée, comme dans le civil.

 

Une nouvelle incohérence avec d’autres paragraphes, mais plaisante cette fois, est le rôle économique et stratégique donné désormais à l’OTAN. Il est sous-entendu le rôle croissant de la  NSPA (Nato Support & Procurement Agency, ex NAMSA) où, une fois n’est pas coutume, l’acquisition rejoint le soutien, tel un modèle, enfin, nouveau.

 

Puis vient un paragraphe sur les exportations avec une  demande de « simplifier et hiérarchiser les procédures, notamment afin de réduire les délais de traitement des demandes. Les contrôles des transferts entre les pays européens engagés dans des programmes de coopération devront être abolis » en notant que les transferts intracommunautaires ne représentent plus vraiment de risque majeur pour la sécurité nationale, comme l'illustre le très faible nombre de refus de licences. Notons que la France a été à l'origine, en 1998, avec le Royaume-Uni, de l'adoption d'un code de conduite européen en matière d'exportation d'armements transformé en décembre 2008 en une « position commune » du Conseil de l'Union européenne. Donc élan européen mais hélas consolidation et contradiction quand le livre, puis d’ailleurs ensuite le Sénat, se félicitent que la délivrance des autorisations restera sous le contrôle de chaque État membre et quand on souligne que la directive ne s'accompagne pas d'un transfert de compétence au niveau européen du contrôle des exportations d'armements, comme si la France ne voulait céder son pouvoir d’arbitrage ni accéder au consensus. Il est souhaitable qu’elle conduise à des interventions « européennes » et au Buy European Act plutôt qu’à des contrôles de ce que fait tel ou tel Etat, tout en reprenant « l’interdiction sauf » à la française.

 

On parle enfin de la Directive « marché interne » 2009/81/CE alors que c’est cette dernière qui pourra faire évoluer les coutumes et mentalités au sein de l’Union pour être plus forts à l’extérieur en cassant les protectionnismes de certaines nations qui seront bientôt portés à la connaissance des instances européennes pour ne pas décourager nos entreprises.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:55
Article SIAE PARIS LE BOURGET 2013 - by SITTA

28/08/2013 SITTA

 

La 50ème édition du salon international « SIAE » consacré à l’aéronautique et à l’espace, s’est déroulée à Paris , du 17 au 23 juin 2013, sur le site d’exposition du Bourget.

 

Su-35S l’invité de marque du salon du Bourget (Sukhoï). 

Cette année la 50ème édition du salon du Bourget a été marqué par le grand retour des constructeurs d’avion de combat  russes. Sukhoi, après une absence prolongée,  a présenté, pour la première fois à l’étranger, son chasseur multirôle Su-35S. Particulièrement remarqué lors des présentations en vol du pilote d’essai Sergey Bogdan, l’appareil a démontré sa grande manœuvrabilité. Ces manœuvres très spectaculaires sont rendues possibles grâce à la poussée vectorielle de ses moteurs 117SSaturn.

L’avion, présente de nombreuses avancées technologiques dont son radar Irbis E, qui a la particularité d’associer une antenne à balayage électronique avec un balayage mécanique. Ce système ingénieux permet d’étendre le domaine de détection du radar. Les équipements qui équipent le Su-35S sont largement repris sur le T-50, dernier né du constructeur Sukhoi. Le Su-35S devrait assurer la transition avec le chasseur russe de cinquième génération. Le seul client potentiel, connu à ce jour, est la Chine.

Su-35S au roulage 

 

Beechcraft présente son AT-6 

Beechcraft a profité du salon du Bourget pour présenter son avion de combat AT-6B au public. Bien qu’ayant perdu une commande de l’USAF au profit de l’Afghanistan, face à son rival le Super Tucano, qui pour l’anecdote était situé sur le stand voisin, Beechcraft semble revenir en force. En effet, une commande de 24 appareils serait sur le point d’aboutir avec un client qui reste secret à ce stade. L’appareil offrirait des capacités, pour un coût inférieur à celui du Super Tucano, qui semble plutôt intéressantes. On peut citer une avionique moderne grâce à un cockpit CMC 4000 d’Esterline, un calculateur de combat similaire à celui de l’A-10 Thunderbolt II, un ensemble électro-optique MX-15DI et un armement guidé de dernière génération. A cela, il faut ajouter une cellule fiable, l’AT-6 est basé sur l’appareil d’entrainement T-6C dont la fiabilité n’est plus à prouver. Il est propulsé par un moteur Pratt et Wittney PT6A-68D.

   

 Le prochain défi, annoncé par Russ Bartlett président de Beechraft Défense, sera de remporter le contrat sur le futur avion d’entrainement  de l’USAF : le T-X.

 

  

Russ Bartlett, président de Beechcraft, devant l’AT-6   

 

L’An-70, le retour (Antonov). 

Après un développement mouvementé et un crash en 2001, retour en force de l’An-70.Ventant les capacités de décollage court de l’appareil, à savoir 600 m pour 20 tonnes de charge, l’utilisation de pistes sommaires et les possibilités de chargement de son imposante soute, le constructeur ukrainien  désirerait s’afficher comme le rival de l’A400M.

 Avion de transport An-70  

Outre un cockpit relooké doté d’écrans MFD en tête moyenne, de nombreux équipements ont été remplacés. Malgré ces améliorations, l’appareil affiche un standard inférieur çà celui de l’A400M. Avec 35 tonnes de charge utile, le maximum étant de 47 tonnes, l’appareil possèderait une distance franchissable de 5 100 km.Ce projet russo-ukrainien semble enfin se finalisé et l’évaluation prochaine par les pilotes russes devrait normalement déboucher sur les premières commandes. 

 

MC-27J Spartan, campagne d’essais réussie (Alenia Aermacchi).

Ce projet, Alenia Aermacchi, développé avec la société américaine ATK, consiste à offrir au C-27J une capacité de feu en l’équipant d’un canon GAU-23 monté, sur palette, en sabord. Présenté pour la première fois lors du salon Farnborough 2012, ce projet a évolué de la théorie vers la pratique. En effet, les campagnes d’essais au sol et en vol, ont permis de valider la phase une des essais. Des tirs ont été effectués avec succès. A ce stade, seule une caméra est installée sur l’affut  du canon pour assurer la visée.

 

 Gunship MC-27J Spartan  

La prochaine phase consiste en l’intégration d’un ou deux ensembles électro-optiques sur le fuselage du MC-27J Spartan. Ce projet d’intégration devrait certainement évoluer rapidement et  ATK semble disposer à proposer cette solution à d’autres constructeurs.

 

M-345, une solution d’entrainement low cost (Alenia Aermacchi).

Alenia Aermacchi présente sa nouvelle proposition en matière d’avion d’entrainement avancé : le M-345,déclinaison de l’avion M-311.

 Avion d’entraînement M-345 

Selon le constructeur, il existe un marché potentiel pour un appareil d’entrainement à réaction « low cost ». En effet, de plus en plus de forces aériennes choisissent, pour assurer la formation des pilotes, des avions équipés de turbopropulseur, PC-21 ou T-6Cen sont des exemples. L’argument principal d’Alenia Aermacchi concerne le turbopropulseur qui  n’offre pas les mêmes capacités, ni les mêmes sensations de vol. Il faut alors augmenter le nombre d’heures sur appareil de combat, le coût engendré serait alors supérieur à la solution du M-345. La principale évolution reste le cockpit, basé sur une solution CMC 4000 d’Esterline. Le projet est soutenu par l’armée de l’air italienne, et le M-345devrait entrer en service en 2017. Le marché potentiel serait d’environ 200 appareils.

 

La nouvelle version « Guardian » du DA‑42MPP (Diamond Aircraft).

La société autrichienne Diamond Aircraft a encore innové cette année avec, et parmi les nouveautés présentée sur son stand du salon du Bourget 2013, la présentation de la version dénommée « Guardian » de son célèbre bimoteur DA‑42MPP (MultiPurpose Platform).

 Avion multi-missions DA-42MPP Guardian 

Surnommé par son constructeur en tant que véritable « couteau suisse », cette nouvelle version d’appareil léger de surveillance et multi-missions est basée sur le fameux bimoteur diesel  tout en composite DA-42NG.

D’une envergure de 13,4 m, l’avion quatre places est propulsé par deux moteurs turbo diesel Austro Engines AE-300 de 2 litres de cylindrée pour 170 hp chacun et équipés d’hélices tripales MT-Propeller. Certifié pour voler jusqu’au niveau FL 180, cet appareil est capable d’embarquer de nombreux équipements de surveillance dans ses nacelles nasales et ventrales, ainsi que dans la cabine passagers.

Outre la présence des capteurs rajoutés à l’avion, la version DA-42MPPse distingue par une verrière bombée permettant au pilote le port d’un casque militaire ainsi que la présence de wingletsinversés sur le plan horizontal de l’empennage en T.

Dans cette nouvelle version Guardian, la charge offerte de l’avion d’environ 1,9 tonne au décollage a été augmentée de 95 kg, ce au profit de l’emport en  charges utiles. Les signatures sonores et visibles de l’appareil d’origine ont encore été diminuées par l’installation d’une nouvelle ligne d’échappements moteurs ainsi que l’application d’une peinture gris clair mât. Cette dernière permet d’amoindrir en particulier les reflets du soleil sur la cellule de l’aéronef pouvant être perçus d’un observateur au sol lors du vol en hippodrome réalisé pour des missions de surveillance dans sa zone de travail.

Les équipements installés sur l’avion de présentation consistent en une boule optronique gyrostabilisée nasale (caméras TV et IR), d’un radar SARi-Master de Thales, en position ventrale ainsi qu’un système de liaison de données d’une portée de 180 km pour la retransmission au sol des informations issues des capteurs.

 

Le Ka-52 Alligator (Kamov)

Une des principales nouveautés de ce salon 100ème salon aéronautique du Bourget 2013, était le retour d’appareils militaires russes en présentation statique et en démonstration aérienne.

Dernièrement rentré en service dans les forces armées russes, le Ka-52 Alligator se présente comme un hélicoptère de dernière génération, alliant modernisme et rusticité. Son unité de puissance auxiliaire lui confère une grande souplesse d’utilisation, aussi bien sur des terrains dotés d’infrastructures qu’en terrain isolé. Ses deux rotors principaux contrarotatifs apportent une grande maniabilité et optimisent le rendement des deux nouvelles turbines VK-2500 développées par Klimov. Il peut emporter 2 500 kg d’armement ou de carburant sur l’un de ces six points d’emport sous-voilures.

L’armement principal du Ka-52 Alligator se compose :

-d’un canon 2A42 de 30 mm latéral droit à faible débattement vertical ;

-de missiles air-sol 9M120 Ataka-V ou 9K121 Vikr ;

-de nacelles roquettes B8V20-A chargées de 20 roquettes S-8 ;

-ou encore de missiles air-air Igla.

-Le radar multifonction Arbalet de Phazotron, positionné sous l’avant hémisphérique de l’appareil, permet :

-la recherche, la détection, l’identification et l’acquisition de toute menace aérienne et terrestre ;

-la détection et l’examen de tout phénomène météorologique ;

-le positionnement terrestre de l’appareil et le suivi de terrain.

 

 Hélicoptère Ka-52 Alligator  

L’autoprotection du Ka-52 Alligator se compose de la suite President-S de NII Ekran. Destiné principalement aux hélicoptères, ce système permet la détection la détection de l'illumination de l'appareil par un système de pointage ou de visée laser et alerte l'équipage de la proximité d'une menace missile. Le dispositif de contremesures est constitué de séquenceurs de leurres électromagnétiques et infrarouges intégrés dans les nacelles positionnées en bout de voilures latérales et de deux brouilleurs infrarouges multidirectionnels ventraux.

En plus de tous ces systèmes précités, il dispose également :

- d’un dispositif optronique GEOS-451 de Urals Optical and Mechanical Plantimplanté sous l’avant de la cabine offrant une capacité d’observation, de désignation, de guidage et de tir dans le visible et dans l’infrarouge ainsi qu’une télémétrie et un désignateur laser ;

- d’un Viseur « Tête haute » pilote ILS-28 Head-Up displays de ELARA.

Il convient toutefois de signaler que cet appareil pourra également intégrer d’autres systèmes de missions ou d’armement occidentaux.

 

Le Model 407GT (Bell Helicopter - Textron)

Le Model 407GT est un hélicoptère militaire dérivé de l’appareil civil 407GX de Bell Helicopter Textron. Comme son homologue, il dispose d’un poste de pilotage de dernière génération à écrans multifonctions 1000HTM Flight Deck de Garmin. Appareil léger, d'une masse totale en mission de combat avoisinant les 2 200 kg, il est équipé d’une turbine Rolls-Royce 250-C47B de 674 shp au décollage. Doté d’un d'une capacité standard de carburant de 380 kilogrammes, il dispose d’une autonomie de 2,5 heures lui conférant un rayon d'action de 300 km en mission de combat. Principalement destiné à l'exportation, il reprend de nombreuses caractéristiques de la version civile Bell 407 afin d'en réduire les coûts d'acquisition.

 Hélicoptère Model 407GT 

La vocation principale de cet hélicoptère étant la reconnaissance offensive, il dispose d'un dispositif optronique MX-15D de L3 Wescam lui conférant une grande capacité opérationnelle et une large variété d'armements :

● Nacelles M260destinées aux roquettes de 2.75-inch/70 mm

● Mitrailleuses en sabord M134D type Galting (6 tubes de 7,62 mm)

● Rampes M310destinées aux missiles air-sol AGM-114 Hellfire

 

L’ AW159 (Agustawestland / Finmeccanica)

Le groupe italien présentait sur son stand extérieur l’hélicoptère AW159, version améliorée de l’hélicoptère de type Lynx Wildcat.

L’AW159 est équipé d’un moteur biturbine et d’un train d’atterrissage rétractable. Le nez de l’appareil est également équipé de capteurs et d’un radar de surveillance à 360 degrés.

 Hélicoptère AW159 

 Cet hélicoptère a la particularité de pouvoir exécuter différents types de missions aussi bien pour l’armée de terre que pour la marine (missions de surveillance et de reconnaissance, de lutte anti-sous-marine, missions SAR, etc.). Grâce à son stabilisateur horizontal, il peut facilement apponter sur de petits bâtiments de la marine. Son poste de pilotage, entièrement numérisé, est équipé de quatre grands écrans multifonctions. En fonction des missions qui lui sont dévolues, il peut embarquer des missiles  antinavires, des torpilles, des roquettes, une mitrailleuse et également un sonar trempé pour les missions de lutte anti-sous-marine. Sa large cabine peut accueillir jusqu’à six soldats. Cet hélicoptère a déjà effectué ses essais en vol et devrait prochainement équiper l’armée de terre ainsi que la marine britannique.

 

Le projet de drone P.1HH dévoilé (Piaggio-Selex)

L’Italien Piaggio Aero Industries a dévoilé le second jour du Salon du Bourget son projet de drone dénommé P.1HH « Hammerhead ». Pour ce faire, le constructeur aéronautique a utilisé comme plateforme son célèbre avion de transport biturbopropulseurs Piaggio P‑180 Avanti‑II pour concevoir ce nouveau drone de type MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance).

  Maquette échelle 1 du drone Piaggio P.1HH 

Pour ce faire, Piaggio s’est allié à son collègue italien Selex Es, acteur bien connu dans le domaine des drones en Europe, pour proposer une réponse rapide au besoin actuel en matière de drones MALE. 

Conçu pour voler 16 heures en mission ISR de surveillance et de reconnaissance, le drone serait capable de se rendre dans sa zone de travail à plus de 700 km/h. Avec ses 4 tonnes de masse maximale au décollage et ses 14 m de long, ce devrait être le plus imposant drone Européen actuellement en cours de développement. Il pourra atteindre une altitude de 45.000 pieds (13.700 mètres) et offrira une autonomie de 16 heures de vol.L'engin, dont le fuselage et l’envergure de l’aile ont été retouchées, a été réalisé en 12 mois ; les délais de conception ayant été réduits du fait de la « dronisation » de l’aéronef de base P‑180 Avanti‑II qui est déjà largement éprouvé. Par ailleurs, les sous-ensembles et systèmes propres à la partie drone seraient déjà prêts selon Selex puisque issus de systèmes déjà opérationnels (drone Falco notamment). Tout ceci devrait permettre la réalisation du premier vol du prototype à la fin 2013.

 

Le prototype de drone convertible électrique Projet zero (AgustaWestLand)

On pourrait le croire tout droit sorti du film « Avatar », et pourtant le projet de drone convertible de la société italo-britannique est bien réel.

Plus connue pour la fabrication d’hélicoptères, la société AgustaWestlanda présenté pour la première fois en salon son prototype de drone convertible dénommé « Project Zero ».

 Prototype de drone Project Zero 

Conçu et fabriqué en à peine six mois, ce drone possède donc la particularité d’être équipé de deux rotors basculants à 90° intégrés à la voilure. Equipé d’une motorisation entièrement électrique, ses rotors basculent pour passer de la sustentation (phases de décollage, vol stationnaire et atterrissage) à la propulsion (vol classique en croisière). L’engin a déjà commencé ses premiers essais en vol, le premier décollage en mode « captif » (relié au sol par des câbles pour éviter son basculement en cas de problème) ayant été réalisé en juin 2011. Et si le principe des rotors basculants, c'est-à-dire du convertible (ou tilt rotor), n’est pas nouveau, à l’image de l’appareil de transport américain V-22 Osprey, c’est néanmoins la première fois qu’un constructeur s’attaque à la réalisation d’un drone de cette taille, de plus tout électrique.Bien qu’inconnues pour l’instant, gageons que les performances de ce nouveau type de drone seront en rapport à l’aspect futuriste de la cellule.

 

La bombe guidée Spice 250 (Rafael)

A l’occasion du salon aéronautique du Bourget, la société  Rafael présentait la nouvelle version de sa gamme de bombe guidée baptisée « Spice 250 » : Plus légère que les deux versions précédentes, les Spice 1000 et 2000, la Spice250 dispose d’un nouveau système de guidage (GPS, vidéo et laser) et d’une datalink avec l’aéronef lui permettant désormais de frapper non seulement des objectifs statiques, mais également dynamiques.

Maquette de Spice 250 

La Spice 250 a également été conçue afin de diminuer les dommages collatéraux, en particulier dans le cadre des engagements en zone urbaine. Créditée d’une portée maximale de 100 kilomètres, la Spice 250dispose ainsi d’une marge d’erreur maximale de 3 mètres. Compte tenu de ses dimensions et de son poids réduits par rapport aux Spice 1000/2000, jusqu’à 16 munitions peuvent être embarquées par un F-16 (28 sur un F-15), augmentant ainsi considérablement la capacité de frappe air-sol de ces appareils. Facile et rapide à mettre en œuvre, polyvalente, disposant d’un système de guidage performant, la nouvelle version de la gamme Spicedevrait être opérationnelle dans les deux ans.

 

Le pod FN RMP (FN Herstal)

 Sur le stand FN Herstal était présenté le pod FN RMP. Il contient une mitrailleuse de calibre .50 (12.7 mm) avec 250 coups et 3 roquettes de 70 mm (ex: Mk-40et Mk-66) dans une rampe sous la partie mitrailleuse. Une extension est proposée afin de pouvoir y placer des roquettes plus longues, car munies d'un système de guidage.

 Pod FN RMP 

Son faible poids, 160 kg (mitrailleuse, munitions et roquettes comprises) permet d'en équiper   tout appareil, avion ou hélicoptère, doté du système de fixation standard Otan de 14''. Il peut supporter une vitesse maximale de mach 0.75.

 

Les boules SPEED-A et STAMP (CONTROP)

A l’occasion du salon du Bourget, Controp, société israélienne spécialisée dans le développement et la production de systèmes optroniques, présentait plusieurs nouveautés.

Parmi celles-ci, la charge utile SPEED-Adestinée aux aérostats et ballons était disponible (pour la première fois sur un salon) en démonstration dynamique. Cette charge utile développée spécifiquement pour une intégration sur des ballons/aérostats tactiques, bénéficie d’une gyro-stabilisation sur les trois axes. En effet, en plus des axes traditionnels de tangage et de lacet, les mouvements du mobile autour de l’axe de roulis sont également compensés. La caméra thermique, dotée d’un zoom optique continu performant, autorise une vision permanente de la cible quels que soient les mouvements de zoom en éloignement et en grossissement. Cette optique permet également une optimisation de la qualité d’image en conditions de basse visibilité. De plus, un télémètre laser peut-être ajouté en option, à la charge utile. Disposant du label "Field proven", la SPEED-A est utilisée par Israël et équipe aussi les aérostats de surveillance de type Skystar 300 de l’armée canadienne.

 Stand Controp  

Controp présentait également sa nouvelle gamme de charges utiles miniatures STAMP (Stabilized Miniature Payloads) destinées aux UAV de petites tailles. La famille STAMP est composée de systèmes modulaires comprenant des supports de base et différents senseurs offrant un vaste choix de configurations. Les senseurs sont soit de type caméra CCD couleur dotée d’un  zoom optique, soit de type caméra thermique, non refroidie avec ou sans zoom optique. Ces charges utiles gyro-stabilisées, sur deux axes, et miniaturisées représentent des solutions combinant coût réduit et faible poids pour une utilisation opérationnelle nécessitant de courte portée de détection (de l’ordre de 1 000 mètres).

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:55
MBDA réinvente la poudre…

Réglage de la puissance de la munition par l’équipage du chasseur-bombardier en fonction de la cible visée (document non contractuel MBDA)

 

27.08.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Par l’intermédiaire de sa filiale allemande TDW, MBDA annonce avoir fait la démonstration d’une charge militaire dont la puissance pourrait être régulée. En d’autres termes, un projectile donné pourrait adapter son pouvoir de destruction à la cible visée, au niveau de destruction recherché et à la situation tactique. La démonstration a été fait sur un terrain d’essais de la Bundeswehr en utilisant une enveloppe de bombe Mk82. Il s’agit d’une bombe très classique de 250kg utilisée par les avions de combat en version « lisse » ou bien à guidage laser, la GBU-12 étant la plus répandue dans cette dernière catégorie.

 

Chargée de 100kg d’explosifs, la bombe n’aurait délivré qu’une explosion équivalente à 10 kg d’explosif grâce à la modulation précise de son niveau de puissance. MBDA est avare en détail sur la combine permettant d’obtenir ce résultat. D’autant que la difficulté est double, le dosage précis de l’effet militaire recherché devant se faire simultanément à la neutralisation de l’explosif restant dans la munition. On peut imaginer que chaque mot aura été soigneusement soupesé dans le communiqué de presse du missilier qui explique que « (l’explosif non utilisé) est empêché de détonner et il est modifié pour garantir l’absence d’explosif résiduel ».

 

Si le procédé utilisé est encore entouré d’une voile de secret épais comme un rapport de la Cour des Comptes, l’utilité est elle limpide. En contrôlant précisément l’effet militaire délivrée par une munition, on détruit la cible en limitant les dommages collatéraux au strict nécessaire. Un véritable Graal qui n’est atteint à ce jour qu’en panachant les armements emportés sous les avions.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:45
Africa Sahara trafficking routes source BBCAfrica

Africa Sahara trafficking routes source BBCAfrica

August 24, 2013: Strategy Page

 

Border police in Western Algeria are intercepting more drug smugglers bringing in hashish and cocaine via Morocco. This indicates that the al Qaeda controlled drug smuggling operation from tropical Africa (south of the Sahara desert) is recovering from the disruption inflicted by the French-led intervention in northern Mali last January. This operation led to increased security on all of Mali’s borders and the entire southern Algeria frontier. Al Qaeda lost a lot of people in Mali this year and this hurt the drug smuggling operation al Qaeda was running via Mali.

 

August 22, 2013: There was a rare terrorist attack in the mountains of Western Algeria, which left three of four hunters dead and beheaded. Police are seeking the killers, who may not be Islamic terrorists but probably are.

 

August 21, 2013: A notorious Algerian Islamic terrorist (Mokhtar Belmokhtar) has merged his al Qaeda splinter group with a Mauritanian Islamic terror group to form a new group: Al Mourabitoun. The Mauritanian component of Al Mourabitoun is the MOJWA (Movement for Oneness and Jihad in West Africa, largely composed of black African Islamic radicals and led by Mauritanians). MOJWA is unique among Islamic terrorist groups because its leadership is black African. Mauritanian security forces have made it very difficult for MOJWA to operate in Mauritania, and that’s why so many MOJWA members moved to Mali in the last year. Since France intervened in Mali this year, MOJWA and the Belmokhtar group have moved. The new group has already been operating, largely in Niger where it recently carried out several daring attacks (including a prison break in June and twin bombings in May).

 

Mokhtar Belmokhtar was also the planner of the January natural gas facility attack in southern Algeria that got 37 workers killed. Belmokhtar has a reputation for always escaping the many efforts to kill or capture him, and the U.S. is offering a $5 million reward for him dead or alive. Belmokhtar was number two or three in the North African al Qaeda organization (Al Qaeda in the Islamic Maghreb or AQIM) but formed his own splinter group in late 2012. AQIM and the Belmokhtar splinter group had members from all over North Africa but mostly from Algeria, and while defeated in Mali, it was not destroyed there. Al Mourabitoun has announced that it is planning attacks against French citizens and businesses in Africa, as well as targets in Egypt (to support the recently deposed Moslem Brotherhood government there). Al Mourabitoun will probably not try to carry out more attacks in Algeria, where the security forces are eager to nail Belmokhtar for the many attacks he has previously carried out in his homeland. Belmokhtar appears to be moving around in Niger and southern Libya.

 

August 19, 2013: In the far south, around the town of Bordj Badji Mokhtar on the Mali border, the government is trying to quell growing violence between armed members of the Arab Brabiche and Tuareg Idnan tribes. This is all about tribal politics and long-standing tribal feuds, not Islamic radicalism. In the last week at least 23 people have died in a series of skirmishes. The conflict area is 2,200 kilometers from the coast and the government is also sending 1,500 elite army troops to help restore order.

 

August 12, 2013: Tunisian warplanes attacked a terrorist base in the Atlas Mountains just across the Tunisian border. Tunisian police and soldiers have spent over four months hunting for up to fifty Islamic terrorists who are operating near the Kasserine Pass and Mount Chaambi area . Tunisian security personnel have been searching a hundred square kilometers of sparsely populated forests and mountains without much success. A few terrorists have been killed or captured and cell phones captured containing videos of attacks on soldiers and police. The fleeing terrorists are having a hard time sustaining themselves but they are armed and not inclined to surrender. Algeria has reinforced its border security with Tunisia and blocked several attempts by the Tunisian terrorists to slip into Algeria. This is the first time Tunisia has had to deal with armed Islamic terrorists since 2007. These armed men have been active in the area since January. Some of these terrorists recently fled Mali and others are from Algeria. These were joined by a smaller group (a dozen or so) of Tunisian Islamic terrorists who had apparently not been active until joined by all these new men and a few additional local recruits. There has been a lot of evidence that Tunisia is providing more Islamic radicals for terrorist groups. Eleven of the 32 terrorists killed in the attack on an Algerian natural gas field in January were Tunisian, which provided a hint that there were a lot more Islamic terrorists in Tunisia than the government wants to admit.

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