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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 14:09
RIP - Commandant Hélie de Saint Marc 1922-2013

26.08.2013 Par Frédéric Lert (FOB)
 

L’ancien officier de la Légion, écrivain prolixe et respecté, est mort ce matin à l’âge de 91 ans. C’est une grande figure du monde militaire qui s’éteint, au terme d’une vie forgée dans les tourments du 20ème siècle. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Hélie de Saint Marc aura affronté les plus grandes épreuves du siècle passé en première ligne, sans jamais baisser la tête. Putschiste contre le général de Gaulle dont il n’acceptait pas la politique algérienne, il connaitra les prisons françaises de 1961 à 1966. Un demi-siècle après son embastillement, il avait été fait grand-croix de la Légion d’honneur en novembre 2011 par le président Sarkozy. Très affaibli, il avait tenu a se tenir debout pour recevoir sa distinction. Ainsi était l’homme.

 

On lira ici avec bonheur l’excellent portrait que signe Etienne de Montety dans le Figaro.

RIP - Commandant Hélie de Saint Marc 1922-2013

Après les combats de Nghia-lo le CNE Hélie Denoix de Saint Marc, chef de la 2e CIPLE du 2e BEP est décoré par général de Lattre de Tassigny au cours d'une prise d'armes à Ninh-Giang. photo ECPAD

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:55
Deux Reaper pour l'armée de l'air: ce n'est plus "imminent", c'est fait... (23.08.2013)

23.08.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Hier, c'était "imminent (voir mon post mis en ligne ce matin). Ce vendredi, c'est fait!

La France a bien acquis un premier système de deux drones Reaper fabriqués par la société américaine General Atomics. "La procédure d'acquisition du premier système de deux drones MQ-9 Reaper a été notifiée. Il est commandé", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Défense.

L'achat de Reaper avait été annoncé en mai, mais plus de trois mois de discussions ont été nécessaires pour boucler l'opération. Ce premier système - les deux vecteurs aériens "non armés" et leur dispositif de guidage au sol - sera livré "à compter de fin 2013".

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 06:55
Francophonie et profondeur stratégique

 23/08/2013 Niagalé Bagayoko et Frédéric Ramel (dir)15:31

 

La profondeur stratégique correspond à un ensemble de ressources (territoriales, matérielles et humaines) sur la base desquelles un acteur international peut s’appuyer en vue de mener à bien sa mission. Cette quête de profondeur demeure une des préoccupations constantes en période de guerre. Cependant, une posture stratégique en période de paix ne néglige pas non plus cette recherche de la profondeur, qui exerce une fonction non négligeable dans la constitution ou le renforcement d’un espace de défense et de sécurité. Il ne s’agit pas alors de contrôler directement un territoire mais de tisser un ensemble de relations et de partenariats à l’étranger afin de garantir protection et paix..

 

L’objectif de la présente recherche consiste à réhabiliter un point aveugle de la profondeur stratégique : sa composante francophone. En effet, la profondeur stratégique ne se limite pas à l’accès à un territoire. Elle intègre également des composants immatériels et institutionnels, aspects que la Francophonie comme organisation intergouvernementale permet d’illustrer. En effet, la dynamique institutionnelle de l’OIF depuis le sommet d’Hanoï   de1997   lui a ouvert l’accès à la scène diplomatique et stratégique, notamment par le biais des prérogatives attribuées au Secrétaire général de l’Organisation.

 

Outre l’analyse de ces transformations, cette étude propose tout d’abord une redéfinition du concept  de  profondeur  stratégique  en  élargissant  ses  dimensions  initiales.  Ensuite,  le concept de profondeur est appliqué à la fois à la francophonie (c’est-à-dire l’espace des populations ayant le français en partage) et à la Francophonie (espace politique en partie subsumé au sein de l’organisation internationale), ce volet mettant notamment en relief la contribution de l’OIF  à la consolidation d’un continuum stratégique qui s’étire de la prévention des conflits à la consolidation de la paix en passant par la réaction aux crises et aux conflits internes à ses Etats membres.

 

Etude de l'IRSEM n°26-2013

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 06:55
Remise de diplôme aux nouveaux officiers de réserve spécialistes d’état-major

Cours des ORSEM - crédits : MCH A.Perret/CESAT

 

23/08/2013 Laura Bataille- Armée de Terre

 

Le vendredi 23 août 2013 a eu lieu la cérémonie de remise des diplômes aux nouveaux officiers de réserve spécialistes d’état-major (ORSEM), après trois semaines de stage.

 

Ce stage s’est déroulé à l’école militaire (Paris) du lundi 5 août au vendredi 23 août 2013. Il a pour objectif de former des responsables civils de haut niveau à des responsabilités d’officiers supérieurs. Il s’agit du troisième niveau de formation de cursus des officiers de réserve. La réussite au stage est sanctionnée par l’attribution du diplôme d’officier de réserve spécialiste d’état-major par le général commandant le collège de l’enseignement supérieur de l’armée de Terre (CESAT).

 

« Ils s’instruisent pour mieux servir » est leur devise

 

Au-delà des conférences et exercices dispensés par les professeurs du CESAT, ce stage est l’occasion, pour des officiers d’origines et d’expériences variées, de tisser entre eux des liens solides. Un atout important puisqu’aujourd’hui les opérations sont presque toutes multinationales.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 06:50
Baltic : Visite de l’ambassadrice de France en Lituanie

23/08/2013 Sources : EMA

 

Le 21 août 2013, l’ambassadrice de France en Lituanie s’est rendue sur la base aérienne de Šiauliai en Lituanie afin de rendre visite au détachement français de la mission Baltic.

 

Madame Maryse Berniau, accompagnée d’une délégation de l’ambassade, a été accueillie par le lieutenant-colonel Jérôme Colombani, commandant le détachement français et par le  lieutenant-colonel Vidmantas Raklevicius, commandant la base aérienne de Šiauliai.

 

Au cours de cette visite, l’ambassadrice a rencontré les militaires français qui assurent une mission de police du ciel dans l’espace aérien des 3 pays baltes ; Lituanie, Lettonie et Estonie.  Après un passage dans la salle des opérations où elle a pu découvrir l’ensemble des services assurant la permanence de la posture opérationnelle, le lieutenant-colonel Benjamin Souberbielle, commandant le détachement chasse, lui a présenté le Mirage F1-CR ainsi que les particularités liées à l’exécution des missions dans les trois pays Baltes. La visite s’est achevé par une présentation du détachement des systèmes d’informations et de communications (SIC) qui assure l’ensemble des télécommunications.

 

Avant son départ, madame Berniau a assisté au décollage d’une patrouille de Mirage F1-CR. Quotidiennement, les pilotes effectuent des vols d’entraînement afin de maintenir les capacités opérationnelles du détachement.

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 80 militaires français et 4 Mirage F1-CR, sous mandat de l'OTAN, sont présents sur la base aérienne de Šiaulai (Lituanie). Durant 4 mois, le détachement français conduit des missions d'assistance et de police du ciel dans l'espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie.

Baltic : Visite de l’ambassadrice de France en Lituanie
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 05:53
Kosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting Hill

23/08/2013 Sources : EMA

 

Le 23 août 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français a relevé la compagnie ukrainienne au camp de Nothing Hill, au nord du Kosovo.

 

Depuis le 2 août, l’EEI avait déployé trois pelotons sur le poste frontière de « Gate 1 », la position la plus au nord de la KFOR. A partir de cette position, l’escadron a conduit des patrouilles quotidiennes en véhicule et à pied. Il a effectué des missions de contrôle de véhicules à l'aide de « check-point »  et des missions de surveillance, notamment des axes secondaires qui permettent de circuler entre le Kosovo et la Serbie sans passer par le poste frontière. Ces missions ont pour but de maintenir un environnement sûr et sécurisé, et de garantir la liberté de mouvement des habitants sur tout le territoire.

 

L’ensemble de l’escadron est désormais déployé à Nothing Hill où il domine l'axe routier entre Mitrovica et « Gate 1 ». Il remplit les mêmes missions qu’à « Dog 31 » ou « Gate 1 ». Sur « Gate 1 », il a été relevé par une compagnie polonaise. Sur Nothing Hill, il succède à une compagnie ukrainienne. Les unités de manœuvre française, polonaise et ukrainienne sont toutes placées sous le commandement tactique du Multinational Battle Group East (MNBG-E) de la KFOR.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 300 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

Kosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting HillKosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting Hill
Kosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting HillKosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting Hill
Kosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting HillKosovo : Déploiement de l’EEI au camp de Nohting Hill
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 07:45
Atalante : coopération avec la Marine tanzanienne

30/07/2013 Sources : EMA

 

Le 23 juillet 2013, lors de son escale en Tanzanie, à Dar-es-Salaam, le commandant de la frégate Guépratte a effectué des rencontres avec des autorités locales et européennes dans le cadre de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

 

Il a dans un premier temps rencontré le général de brigade Abdullah Mwemjudi, commandant les opérations et l’entraînement de la Marine tanzanienne, ainsi que son état-major, à la base navale de Dar-es-Salaam dans le cadre du programme LMCB, Local Maritime Capability Building, de l’opération Atalante. Lors d’une précédente escale, le général Mwemjudi s’était rendu à bord du Guépratte suite à une action de coopération dans le cadre du LMCB.

 

Dans un deuxième temps, le commandant a accueilli à bord monsieur Marcel Escure, ambassadeur de France en Tanzanie et madame Marie Keller, première conseillère de l’ambassade de France. En présence du capitaine de frégate François Marescaux, officier de liaison de l’état-major de l’opération, les enjeux de l’opération Atalante leur ont été présentés et ils ont pu mesurer l’importance de la présence européenne en océan Indien dans le cadre de la lutte contre la piraterie.

 

Le 26 juillet, une délégation de marins tanzaniens a été accueillie à bord pour un échange d’expérience sur le thème de la plongée, suivie d’une visite du bâtiment.

 

Ce type d’interactions et de rencontres contribue au développement des capacités d’intervention des marines régionales engagées contre la piraterie et au service de la sécurité maritime dans la région.

 

La frégate Guépratte est déployée depuis le 14 mai au sein de l’opération Atalante. Cette opération a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

 

La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2), de surveillance maritime Falcon 50, ou par un avion de commandement et de détection E3F.

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 07:45
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)

31/07/2013 Sources : EMA

 

Le 25 juillet 2013, la force Serval a conduit une opération aéroterrestre dans la région de Djebock, à environ 40 kilomètres au Nord Est de Gao.

 

Déployant une centaine de soldats français, cette opération avait pour objectif de marquer la présence des forces concourantes dans la zone. Pour ce faire, une compagnie renforcée accompagnés de deux gendarmes maliens étaient appuyés par un Tigre, une Gazelle et un détachement de renseignement. Sur la base de renseignements obtenus auprès de la population, la compagnie du groupement Désert a effectuée en véhicule une infiltration de nuit jusqu’à une vingtaine de kilomètres de l’objectif. Les éléments ont ensuite privilégié une approche discrète à pied sur une dizaine de kilomètres pour boucler l’objectif avant le lever du jour. Vers 5h30 du matin,  le dispositif a été complété par l’héliportage d’une section en deux rotations.

 

Les militaires français et les gendarmes maliens ont ensuite procédé à la fouille minutieuse du village de Chetaouadi tandis qu’une patrouille mixte d’hélicoptères composée de deux Gazelle et d’un Tigre assurait leur couverture.

 

Au bilan, les militaires de la force Serval ont saisi quelques armes tout en maintenant la pression sur les terroristes avec une présence dissuasive permanente.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant désormais de la MINUSMA.

Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
Opération Météorite à l’Est de GAO (25/07/2013)
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 13:49
Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013

23/08/2013 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 15 août 18h00 jusqu’au jeudi 22 août, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec une soixantaine de sorties dont la moitié consacrées aux opérations de reconnaissance ou d’appui au sol.  Une dizaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement, une dizaine d’autres ont été consacrées à des missions de renseignement et une dizaine consacrées à des missions de transport.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger et dans le Nord du pays.

 

Le 21 août, la force Serval a achevé l’opération Centaure, débutée le 21 juillet. Conduite avec près de 800 militaires français, une centaine de véhicules, les hélicoptères du GAM et l’appui des Rafale en provenance du Tchad, Centaure avait pour but de dissuader toute tentative de déstabilisation du processus électoral dans le Nord du Pays entre Kidal, Tessalit et Aghuelok. Placée en soutien de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), elle-même en appui des forces armées maliennes, la force Serval a effectué des patrouilles dans les villes, fouillé des habitations, des camps et des grottes réputées ou susceptibles d’être ou d’abriter des caches d’armes. Près de 4 000 cartouches de tous calibres, des obus de mortiers, des roquettes, de l’explosif et du matériel de guerre ont ainsi pu être saisies. Parallèlement, la force Serval a participé à l’organisation logistique des deux tours de scrutins en soutenant l’installation des bureaux de vote (appui au transport du matériel électoral) et en assurant la sécurisation des bureaux de vote (vérification de non-pollution par moyen cynotechnique). Les élections se sont déroulées sans entrave.

 

Le 18 août, la force Serval a déployé un système radar GIRAFFE sur la plateforme opérationnelle désert de Gao. Le rétablissement sécuritaire de la zone ayant entraîné un accroissement de l’activité aérienne civile (ONU) et militaire dans la zone, ce système va permettre d’élargir les capacités actuelles de surveillance de l’espace aérien et d’accroitre la coordination des vols de l’ensemble des moyens aéronautiques de la force.

 

Enfin, sur le plan du soutien au développement, la brigade Serval a distribué du matériel informatique aux radios communautaires de Gao. Ces équipements informatiques serviront à la production de programmes culturels et d’information. Elle a par ailleurs livré un cinquième puits dans un hameau en périphérie de la ville, qui était l’un des plus  mal desservi en eau potable.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013
Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013
Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013
Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013Opération Serval : point de situation du jeudi 22 août 2013
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:55
Italian air force Lt. Col. Filippo Grosoli, 29th Attack Squadron MQ-9 Reaper pilot, and Italian air force Chief Master Sgt. Francesco Bitondi, 29th ATKS MQ-9 sensor operator, stand in front of an MQ-9 at Holloman Air Force Base, N.M., May 29. Grosoli and Bitondi are part of an exchange program between United States and Italy. (U.S. Air Force photo by Senior Airman Kasey Close/Released)

Italian air force Lt. Col. Filippo Grosoli, 29th Attack Squadron MQ-9 Reaper pilot, and Italian air force Chief Master Sgt. Francesco Bitondi, 29th ATKS MQ-9 sensor operator, stand in front of an MQ-9 at Holloman Air Force Base, N.M., May 29. Grosoli and Bitondi are part of an exchange program between United States and Italy. (U.S. Air Force photo by Senior Airman Kasey Close/Released)

23.08.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Selon le ministère français de la Défense, la conclusion de l'achat par la DGA de drones Reaper est "imminente" suite au feu vert du Congrès pour une FMS (Foreign military sales) à la France. Voir ici un document US du 27 juin confirmant cette FMS.

 

Air et Cosmos annonce pour sa part que "la Direction générale de l'armement (DGA) aurait attribué au cours des derniers jours un contrat d'un montant encore indéterminé à la société américaine General Atomics pour la fourniture "en urgence" d'un système de drones MQ-9 Reaper composé d'un "cockpit" et de deux vecteurs aériens".

 

Formation. C'est sur la base d'Holloman que les pilotes de l'escadron Belfort vont s'initier au pilotage du drone Reaper. Cette base de l'US Air Force accueille déjà leurs collègues italiens qui s'entraînent depuis 2003 (cliquer ici pour lire un article sur ce sujet) sur MQ-1 et MQ-9.

 

Holloman AFB, à 90 minutes d'El Paso (Texas) abrite le 29 Attack Squadron (49e escadre). Cet escadron forme depuis 2009 les pilotes de drone Reaper (voir les deux photos ci-dessous). C'est aussi sur cette base que CAE USA va bientôt commencer à former les pilotes de drones de l'Air Force (cliquer ici pour lire le communiqué de presse).

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:45
Serval : déploiement d’un radar GIRAFFE à Gao

23/08/2013 Sources : EMA

 

Le 18 août 2013, la force Serval a déployé un radar GIRAFFE sur l’aéroport de Gao. Il permet d’optimiser et de coordonner tous les mouvements aériens, civils et militaires, dans un cylindre de 7 850 km2.

 

L’aéroport de Gao accueille chaque jour de multiples aéronefs militaires ou civils. Pour gérer ce trafic, la France a décidé de déployer un radar mobile en appui des forces maliennes et de la MINUSMA. Il vient en complément de la vigie mobile déjà déployée par l’Aviation Légère de l’Armée de Terre, un système permettant d’assurer les services de la circulation aérienne sur l’aéroport international de Gao.

 

Le système radar GIRAFFE, nommé ainsi par ressemblance à son homonyme animal, fonctionne 24 heures sur 24 grâce à l’intervention de 15 militaires de l’armée de l’air. Il permet de visualiser l’activité tridimensionnelle dans un cône de 100 kilomètres de diamètre autour de Gao et jusqu’à 20000 mètres de hauteur. Il permet ainsi de détecter une présence, de déterminer une position sur le terrain, une distance ou l’altitude d’éléments volants, de créer des couloirs d’interdiction de vol et d’établir " une situation aérienne ".

 

Cette situation est transmise à la chaine de commandement de l’armée de l’air (CAOC à N’Djamena et JFAC à Lyon) ainsi qu’à la brigade Serval. elles permettent de gérer les modules  qui pourraient intervenir dans l’espace aérien (avions militaires et civils, hélicoptères, obus) et procéder à une identification.

 

Le GIRAFFE permet en outre de mettre à la disposition des équipages des données météorologiques indispensables à l’aviation : températures, pression, visibilité, plafond.

Serval : déploiement d’un radar GIRAFFE à Gao
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:45
Serval : Instruction au profit des gendarmes maliens

23/08/2013 Sources : EMA

 

Le 19 août 2013, deux gendarmes de la brigade Serval ont réalisé une séance d’instruction à la prise d’empreintes digitales au profit de leurs homologues maliens. Une quinzaine de gendarmes maliens ont assisté à la formation dans les locaux de la gendarmerie départementale à Gao.

 

Initiée par le sergent-chef Steve, adjoint au commandant de la brigade prévôtale de la Force Serval et titulaire d’une formation de technicien d’identification criminelle de proximité, l’instruction s’est déroulée en deux parties : « une première, théorique, pour assimiler l’utilité et l’importance du relevé d’empreintes digitales dans le cadre d’une enquête judiciaire et une seconde, plus pratique, pour relever proprement des empreintes digitales ».

 

L’atelier pratique a eu un franc succès et a permis à chacun de voir ou de revoir la technique particulière du relevé « décadactylaire ». « Le geste peut paraître simple mais on se rend compte que la manière dont défile le doigt sur le papier est très importante pour obtenir un relevé de bonne qualité. » Parmi les élèves du jour, se trouvait l’adjudant-chef Tounkara, commandant la brigade de l’aéroport de Gao et officier de police judiciaire : « Je suis content, cette instruction me rafraîchit la mémoire. Cela permet aux plus jeunes d’apprendre et à nous qui connaissions la technique de corriger quelques défaillances. Grâce aux tampons encreurs fournis par la force Serval, nous serons mieux équipés dans le cadre des affaires à venir ».

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents relevant désormais de la MINUSMA.

Serval : Instruction au profit des gendarmes maliensServal : Instruction au profit des gendarmes maliens
Serval : Instruction au profit des gendarmes maliensServal : Instruction au profit des gendarmes maliens
Serval : Instruction au profit des gendarmes maliensServal : Instruction au profit des gendarmes maliens
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 08:55
Drones : la France commande deux Reaper aux Etats-Unis

 22/08/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Enfin ! Après des mois d'attente, la Direction générale de l'armement (DGA) aurait attribué au cours des derniers jours un contrat d'un montant encore indéterminé à la société américaine General Atomics pour la fourniture "en urgence" d'un système de drones MQ-9 Reaper composé d'un "cockpit" et de deux vecteurs aériens. Ces engins devraient être déployés dès la fin de l'année sur la base de Niamey, au Niger, afin de renforcer les capacités de drones moyenne altitude longue endurance (Male) de l'armée de l'Air qui y déploie déjà trois de ses Harfang.

 

Contactées, l'armée de l'Air et la DGA n'ont pas souhaité commenter cette information.

 

Suite de l’article

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 19:45
Tchad : exercice de guidage au profit des Rafale

22/08/2013 Sources : EMA

 

Le 15 août 2013, une équipe TAC-P (tactical air control party) du CPA 20, a réalisé un exercice de CAS (Close air support) au profit des Rafale de la force Epervier. La mission s’est déroulée sur le champ de tir de Massaguet, situé à une soixantaine de kilomètres au nord-est de N’Djamena.

 

L’exercice avait pour objectif d’entraîner et d’aguerrir en milieu désertique un détachement de six commandos parachutistes de l’air. En cas de demande d’appui feu rapproché, ces derniers ont pour responsabilité d’assurer l’acquisition de cibles, de gérer l’environnement proche, de guider les avions de combat et d’autoriser le tir.

 

Le scénario de l’exercice simulait un accrochage avec des insurgés. Après une phase de déploiement puis d’observation des mouvements de l’ennemi, les équipes TAC-P ont guidé les Rafale jusqu’à leur objectif. Différents modes opératoires ont été réalisés : la désignation de cible par coordonnées et la description de cible par radio. Une fois dans la zone d’opération, les avions Rafale sont intervenus en effectuant des démonstrations de force (show of force), des poursuites de cible au sol ou des simulations de tir.

 

Les militaires de la force Épervier assurent deux missions permanentes : ils garantissent la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad et apportent un soutien aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad.

Tchad : exercice de guidage au profit des RafaleTchad : exercice de guidage au profit des Rafale
Tchad : exercice de guidage au profit des Rafale
Tchad : exercice de guidage au profit des RafaleTchad : exercice de guidage au profit des Rafale
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 16:30
La France donne des équipements à l’armée libanaise - cérémonie à la base aérienne de Beyrouth.

13 août 2013 Ambassade de France à Beyrouth

 

Dans le cadre de sa coopération bilatérale avec le Liban, la France contribue au renforcement des capacités opérationnelles de l’armée libanaise. Un soutien accru a été annoncé par le Président François Hollande, lors de sa visite au Liban en novembre 2012, puis réitéré à l’occasion du déplacement officiel à Paris du commandant en chef, le général Jean Kahwaji, en début d’année 2013. Ce soutien s’est concrétisé dernièrement par une cession gracieuse d’équipements militaires à l’armée libanaise.

 

Ce don, qui comprend des gilets pare-balles, du matériel optique et des missiles HOT, a donné lieu à une cérémonie de remise officielle, le 13 août 2013, à la base aérienne de Beyrouth. Le général Abou Haidar, sous-chef équipements de l’état-major de l’armée libanaise et représentant du commandant en chef, le général Jean Kahwaji, et le Chargé d’affaires a.i. de l’ambassade de France, M. Jérôme Cauchard, représentant l’Ambassadeur Patrice Paoli, ont présidé cette cérémonie. Le général Chahine, commandant des forces aériennes libanaises ainsi que l’attaché de défense adjoint, le Capitaine de Corvette Trouche, et divers officiers libanais ont également participé à cette cérémonie.

 

Le soutien ancien de la France à l’armée libanaise, prend la forme d’une coopération militaire bilatérale riche et diversifiée. Outre des cessions d’équipements, cette coopération passe principalement par des actions de formation au profit des personnels de l’armée libanaise. Chaque année, environ quatre-vingt stagiaires libanais sont ainsi envoyés en formation dans les écoles militaires françaises, tandis que des détachements français se rendent régulièrement au Liban pour y dispenser des instructions, notamment dans les domaines du déminage ou du combat en montagne.

 

De même, le contingent français de la FINUL effectue des activités régulières de coopération opérationnelle avec les brigades de l’armée libanaise implantées au Sud Liban, par le biais de patrouilles communes, ainsi que d’exercices et d’entraînements mutuels dans les domaines tactique et logistique.

 

Lors de son discours, M. Cauchard a rappelé que « cette action de coopération concrétise l’engagement politique de la France aux côtés du Liban, aux côtés de l’armée libanaise, pour aider à l’accomplissement de leur difficile et noble mission au service de la stabilité et de la paix du Liban ».

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 15:00
Direction du renseignement militaire.

Direction du renseignement militaire.

20.08.2013 Par ministere de la defense

Au sommaire de ce numéro spécial d’août 2013 un reportage de 26 minutes intitulé « Le renseignement militaire »

Les plateaux de ce numéro d’août 2013 ont été réalisés la Direction du renseignement militaire.

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:55
C. Bigot, nouveau directeur de la stratégie de la DGSE

22 août 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Il est comme Bernard Bajolet arabisant. Tous deux sont également énarques et ont assumé des responsabilités de chefs de poste dans des pays sensibles.

 

Suite ICI

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:40
Briefing franco-russe avant le départ en mission

Briefing franco-russe avant le départ en mission

22/08/2013 CNE Karim Djemai - armée de l'air

 

Un détachement d’avions de combat français est déployé, du 18 au 23 aout 2013, sur la base aérienne de Savasleyka (district de Nijni-Novgorod, à 400 km à l’est de Moscou), pour le premier entraînement tactique commun organisé au profit de la coopération opérationnelle bilatérale. Cet exercice vise à renforcer la connaissance mutuelle et l’interopérabilité de nos forces dans le domaine des opérations aériennes. Trois Mirage F1 de l’escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie » sont ainsi arrivés sur le territoire russe, dimanche 18 août 2013, en provenance de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

 

En plus des avions de chasse français, trois avions de transport tactique (deux C160 Transall et un C130 Hercules) ont été mobilisés afin d’acheminer le fret et le personnel jusqu’à la base aérienne de Savasleyka.

 

« Cet exercice constitue une grande première, déclare le lieutenant-colonel Benjamin Vinot-Préfontaine, directeur de l’exercice. Par le passé, des avions de chasse français avaient déjà été accueillis sur une base aérienne russe. Je pense en particulier à ceux du régiment de chasse « Normandie-Niemen », unité qui entretient depuis sa création en 1942 des liens puissants avec les forces aériennes russes. Ces échanges étaient l’occasion de rencontres nourries autour de traditions communes. Ils se traduisaient notamment par des vols d’échanges en place arrière d’avions de chasse. Pourtant, jamais encore les pilotes français n’avaient pris part à un exercice tactique articulé autour d’un véritable scénario opérationnel élaboré en commun. »

 

Durant cette semaine, plusieurs vols en patrouilles mixtes sont programmés. Pour les besoins de l’exercice, les forces aériennes russes ont ainsi mobilisé quatre avions de chasse MIG 29. « Nous allons notamment simuler des passes d’attaques air-sol aux côtés de nos homologues russes, détaille le directeur de l’exercice. Le fait de réaliser ce type de vol ne coule pas de source. D’autant plus que nous ne parlons pas la même langue. Nous avons dû établir ensemble des procédures spécifiques, afin de garantir une sécurité des vols permanente. »

 

Pour que tout fonctionne selon le plan défini, une préparation minutieuse a été menée pendant plusieurs mois. Une première réunion, appelée Initial Planning Conference s’est tenue en Russie du 18 au 21 mars 2013, suivie d’une seconde réunion (Medium Planning Conference) menée en France du 8 au 11 avril 2013. « Ce premier entraînement aérien tactique constitue un jalon important dans le développement de la coopération opérationnelle entre nos deux pays, estime le lieutenant-colonel Matthieu Évain, attaché de l’air auprès de l’ambassade de France à Moscou. Il permet sans aucun doute de renforcer nos liens de confiance mutuelle. »

 

La soixantaine d’aviateurs français, présents sur le sol russe jusqu’à vendredi 23 août 2013, dispose donc encore de quelques jours pour renforcer les liens d’amitié les unissant à leurs homologues russes.

Mirage F1 sur le tarmac de la base aérienne russe

Mirage F1 sur le tarmac de la base aérienne russe

Un C130 Hercules a participé au déploiement des Français sur la base aérienne russe

Un C130 Hercules a participé au déploiement des Français sur la base aérienne russe

Les aviateurs français et russes renforcent leurs liens de coopération

Les aviateurs français et russes renforcent leurs liens de coopération

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:55
Baltic: exercice d’interception avec un C160

05/08/2013 Sources : EMA

 

Le 29 juillet 2013, à l’occasion d’une livraison de matériel par un C160 Transall, une patrouille de deux Mirage F1-CR déployée dans le cadre de la mission Baltic a effectué un entraînement d’interception.

 

Le C160 Transall de l’Escadrille d’Instruction des Equipages (EIE) de la base aérienne 105 d’Evreux s’est rendu sur la base aérienne de Šiauliai (Lituanie), afin d’effectuer une livraison de matériel nécessaire à la mise en œuvre des Mirage F1-CR et la relève intermédiaire du personnel navigant, provenant de l’Escadron de Reconnaissance (ER) 2/33 Savoie.

 

Lors du vol aller, et dès son entrée dans l’espace aérien lituanien, le Transall a été intercepté par une patrouille de Mirage F1-CR, qui a ainsi pu conduire un entrainement complet depuis l’interception jusqu’aux mesures d’arraisonnement. Le C160  a ainsi été accompagné jusqu’à son atterrissage sur le terrain de Šiauliai.

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 80 militaires français et 4 Mirage F1-CR, sous mandat de l'OTAN, sont présents sur la base aérienne de Šiaulai (Lituanie). Durant 4 mois, le détachement français conduit des missions d'assistance et de police du ciel dans l'espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie.

Baltic: exercice d’interception avec un C160
Baltic: exercice d’interception avec un C160
Baltic: exercice d’interception avec un C160
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:55
Le groupe aéronaval prêt au combat

01/08/2013 Marine Nationale

 

Au terme d’un entraînement complet conduit en Méditerranée et qui s’est achevé le 1er août 2013, le groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaullea recouvré sa pleine qualification opérationnelle. Il est ainsi à la disposition du chef d’état-major des Armées, prêt à être projeté pour conduire des opérations de projection de puissance en mer et en profondeur contre la terre. 

 

Cette période d’entrainement en force navale constituée a permis de réunir à la mer les principaux acteurs du groupe aéronaval (GAN) français que sont le porte-avions et son escorte de bâtiments de combat, les avions de chasse du groupe aérien embarqué et l’état-major de planification et de conduite des opérations du groupe aéronaval. Les unités engagées ont validé ensemble chacune des capacités fondamentales qu’elles apportent au groupe aéronaval : planification et exécution de missions de projection de puissance dans la profondeur par les avions du Charles de Gaulle, défense des unités de la force contre les actions ennemies, attaque d’une force navale hostile.

 

Autour du Charles de Gaulle et ses 19 aéronefs (8 Rafale, 7 Super-Etendard, 2 Hawkeye et 2 hélicoptères Pedro Dauphin et Alouette III) escortés par la frégate de défense aérienne Forbin, un sous-marin d’attaque, le pétrolier-ravitailleur Var, la frégate anti-sous-marine Dupleix, l’aviso Enseigne de Vaisseau Jacoubetet un avion de patrouille maritime ATL2 ont contribué activement à sa remise en condition opérationnelle.

« A raison de trois à quatre pontées par jour, nous avons catapulté les avions Rafale, Super Etendard et Hawkeye du porte-avions, simulé des attaques d’objectifs terrestres situés à plusieurs centaines de nautiques du porte-avions » précise le CF Stanislas Delatte, officier chargé de la planification des opérations aériennes depuis le Charles de Gaulle. « Le concours d’avions de chasse de l’Armée de l’Air en tant que force d’opposition a rehaussé le réalisme de l’exercice et ainsi accéléré  le cycle de qualification de l’ensemble ».

 

L’entraînement du GAN (ENTGAN) a mobilisé les 60 marins de l’état-major du groupe aéronaval (EMGAN) à la tête des unités déployées au sein de la force. « Pour nous, ENTGAN marque la fin du processus de remontée en puissance du porte-avions après une période d’entretien » ajoute le CV Emmanuel Slaars, chef d’état-major du groupe aéronaval. « L’aboutissement de cet entraînement à la mer sonne le retour sur le devant de la scène du porte-avions. Il a été rendu possible grâce aux processus de qualification de chacune des composantes du groupe aéronaval : porte-avions, groupe aérien embarqué, état-major projetable et escorte. L’équipe qui compose l’état-major est désormais apte à planifier et conduire des opérations de haute intensité, inscrites dans la durée ».

 

Le stage MECO (mise en condition opérationnelle)

 

Un sésame pour le porte-avions

A l’issue de 4 semaines d’exercices intensifs, marqués par une forte progressivité et un engagement soutenu de l’ensemble de l’équipage, sous l’égide des entraîneurs de la force d’action navale et de l’état-major de la force de l’aéronautique navale, le Charles de Gaulle et son groupe aérien embarqué ont obtenu le 28 juillet dernier leur qualification opérationnelle. Les 1700 marins embarqués sur le porte-avions ont ainsi retrouvé les automatismes et revu les fondamentaux nécessaires pour la mise en œuvre de toutes les fonctions qui concourent au bon déroulement d’une opération militaire en haute mer. Tour à tour ont été validées les aptitudes à la manœuvre et à la navigation dans toutes les configurations, la mise en œuvre des aéronefs sur le pont d’envol et les hangars, la gestion de l’armement et la projection des avions, les capacités de lutte contre les sinistres et avaries de combat et enfin la capacité à durer dans l’action par l’entretien du matériel et le soutien de l’équipage.

 

Au terme de la MECO, le nouveau commandant du Charles de Gaulle le capitaine de vaisseau Pierre Vandier a félicité son équipage pour sa performance et sa combativité, ce que n’a pas manqué de souligner également par ces mots le capitaine de vaisseau Thierry Meillour, chef de la division entraînement d’Alfan « l’équipage du Charles de Gaulle a débuté ce stage dans des conditions difficiles, mais est parvenu à se mobiliser pour acquérir la qualification opérationnelle. L’état d’esprit de cet équipage est remarquable ! »  

 

« Les pilotes entraînés et qualifiés »

Après les entraînements opérationnels Gallic Marauder, Joint Warrior 13.1 et Air Defense Week, cet embarquement de trois semaines a permis de qualifier un Groupe Aérien Embarqué (GAé) opérationnel, apte à conduire pleinement les missions qui lui sont confiées.

 

« A l’issue d’une première phase ayant permis la qualification à l’appontage jour et/ou nuit de 12 pilotes, l’ensemble des équipages des flottilles 4F (E2C), 11F (RFM), 17F (SEM) et 35F (PEDRO) est réentrainé »  Le Groupe Aérien Embarqué est à présent opérationnel et peut répondre depuis le porte-avions Charles de Gaulle au sein du groupe aéronaval à tous les engagements qui lui seraient ordonnés. » souligne le CV Eric Aymard, commandant du Groupe Aérien Embarqué.

 Cette sortie à la mer a ainsi contribué à la validation d’un certain nombre d’actions ciblées, gages de la maîtrise du savoir-faire spécifique aux opérations aéronavales depuis le porte-avions Charles de Gaulle.

 

« La TF 473 prête à l’emploi ». 3 questions au CA Jean-Baptiste Dupuis, commandant  la Task Force 473.

  

Quel sens donnez-vous à ENTGAN pour la préparation au combat de la TF 473 ?

La période d’entraînement du groupe aéronaval permet de fédérer les trois éléments constitutifs du GAN : le porte-avions et ses unités d’escorte, les flottilles du groupe aérien embarqué et l’état-major du groupe aéronaval, l’EMGAN, auquel incombe la tâche de planifier et conduire les opérations de l’ensemble de la force.  L’intégration de ces trois entités prend un tour particulier en 2013 car elle marque la fin du cycle de remontée en puissance du Charles de Gaulle au terme d’une période d’entretien planifiée de plusieurs mois.

 

Quel bilan dressez-vous de cette période à la mer ?

Le bilan d’ENTGAN est très positif car chaque élément de la force a préalablement suivi un cycle d’entraînement individuel adapté, sous contrôle de son autorité organique.  Après cette période d’entraînement, je considère que le groupe aéronaval a retrouvé l’ensemble de son savoir-faire et qu’il est au meilleur niveau de préparation opérationnelle.

 

Quelle est la traduction concrète de la qualification opérationnelle du groupe aéronaval ?

Le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle n’offre pas seulement l’avantage d’un outil militaire très puissant : la qualification opérationnelle du groupe aéronaval permet également à la France de disposer d’un outil stratégique crédible et prêt à remplir l’ensemble des missions qui lui seront confiées dans un cadre national, international ou de coalition.

Le groupe aéronaval prêt au combatLe groupe aéronaval prêt au combat
Le groupe aéronaval prêt au combat
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:35
Afghanistan : destruction de 6 tonnes de munitions

21/08/2013 Sources : EMA

 

Le 11 août 2013, le détachement munition français basé dans la zone militaire de l’aéroport international de Kaboul (KAIA) a procédé à une destruction de munitions sur un site de l’armée nationale afghane, le Kabul Military Training Center (KMTC) de l’armée nationale afghane.

 

Cette destruction visait à éliminer 600 kilos de munitions déclassées. Transmises de mandat en mandat, portées sur les militaires, transportées dans les véhicules, approvisionnant directement sur l’arme de bord (7,62 mm ou 12,7 mm), les munitions s’abîment au fil du temps et deviennent inutilisables voire dangereuses. Plutôt que de les rapatrier, il convient alors de les détruire.

 

Depuis le mois de mars, le détachement munition (DETMUN) a ainsi détruit plus de 6 tonnes de munitions soit 1/8 du stock total à désengager.

 

Le 11 août, le DETMUN a ainsi procédé à la destruction de près de 3 000 cartouches de 12,7 mm, une centaine de grenades (à main et à fusil), ainsi que quelques roquettes, par le biais d’un fourneau. Un fourneau de destruction est comparable à une sorte de « mille-feuilles » pyramidale. Sur la couche la plus basse sont déposées les munitions difficiles à détruire car elles contiennent peu de matière active.

 

Au-dessus, le reste des munitions en terminant par l’explosif servant à la destruction. Lors de l’explosion, l’ensemble du fourneau est écrasé contre le sol.

 

Placé sous les ordres de l’adjoint interarmées du soutien munition (AISM), le DETMUN est aujourd’hui composé de deux sous-officiers : un comptable munitions, expert technique qui est responsable de l’inventaire du suivi et du stock et un artificier, chef de la partie française du dépôt de KAIA et responsable des perceptions et du reversement des munitions auprès des unités soutenues.

 

Dans le cadre du désengagement, les militaires français du service interarmées des munitions (SIMu) assurent une gestion contrôlée et organisée des stocks : approvisionnement, comptabilité, rapatriement, destruction. Cette gestion centralisée permet d’établir une traçabilité précise des différents types de munitions appartenant aux forces françaises sur les théâtres d’opérations extérieures.

Afghanistan : destruction de 6 tonnes de munitionsAfghanistan : destruction de 6 tonnes de munitions
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:55
BEAD-air : les experts mènent l’enquête

13/08/2013 CNE Laetitia Périer

 

Situé sur la base aérienne 107 de Villacoublay, le bureau enquêtes accidents Défense-air (BEAD-air) a pour mission d’enquêter sur tous les accidents ou incidents aériens graves des aéronefs d’Etat. Objectif : comprendre ce qui s’est passé et émettre des recommandations de sécurité pour que cela ne se reproduise plus.

 

Mars 2012, aéroport d’Angoulême-Cognac. Au cours d’un vol d’instruction, un Grob 120 de l’école de pilotage de l’armée de l’Air se pose train rentré. L’équipage est indemne mais l’aéronef est endommagé. Que s’est-il passé ? C’est la question que se posent les enquêteurs du bureau enquêtes accidents Défense-air (BEAD-air) après chaque accident ou incident aérien grave concernant un aéronef d’Etat, qu’il appartienne à l’armée de Terre, à l’armée de l’Air, à la Marine nationale, à la Direction générale de l’armement (DGA), à la douane, à la sécurité civile ou encore à la gendarmerie nationale. Leur objectif : « Comprendre ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et émettre des recommandations de sécurité pour que cela n’arrive plus,  résume le lieutenant-colonel Pierre-Yves Martin, adjoint au chef de la division investigations. Notre but est de faire de la prévention, pas de trouver des coupables. »

 

 

Un coup de téléphone et l’enquête est déclenchée. Informé d’un événement qui vient de se produire en métropole ou sur un théâtre d’opérations extérieures, le BEAD-air envoie sur le lieu de l’accident une équipe  dirigée par un directeur d’enquête technique et un enquêteur adjoint. Afin de préserver les indices de toute nature et recueillir les tous premiers éléments, un enquêteur de première information (EPI), susceptible d’appartenir à n’importe quel organisme d’Etat et proche du lieu de l’accident est choisi parmi la centaine d’EPI couvrant le territoire pour se rendre au plus tôt sur place. Quarante huit heures après l’événement, un « message de premières informations » est rédigé, exposant les éléments déjà recueillis et éventuellement les premières recommandations de sécurité. La phase d’expertise et d’analyse commence alors. « Nous abordons une enquête sans a priori, explique le lieutenant-colonel Martin. Nous étudions d’abord l’environnement de l’aéronef, puis l’appareil – ou l’épave, si c’est ce qu’il reste. S’il y en a, nous récupérons les enregistreurs de vol, nous recueillons les témoignages, voire des photos prises par des gens qui se trouvaient à proximité. »

 

A partir de ces éléments et des relevés techniques, les enquêteurs vont s’orienter vers un ou plusieurs domaines d’analyses pouvant expliquer les causes de l’accident. Parmi eux, l’environnemental (météo, infrastructure). En mai 2012, deux secouristes sont blessés par des chutes d’arbres au cours d’une opération de secours menée à l’aide d’un hélicoptère de la sécurité civile. L’enquête conclut que ces chutes ont été provoquées par le souffle du rotor, mais que l’équipage ne pouvait pas soupçonner que les arbres de la zone étaient fragilisés par des chutes récurrentes de cailloux.

 

L'environnement, l'aspect technique et les facteurs humains et organisationnels au cœur des analyses

 

Autre domaine d’analyse : l’aspect technique (pannes, défauts de conception, matériel inadapté). En mai 2004, à Fort-de-France, un C-160 de l’armée de l’Air en début de roulage s’enflamme. L’équipage évacue sans dommage l’appareil. L’enquête conclut que l’incendie a été déclenché par un arc électrique au niveau de câbles d’ancienne génération de la pompe avant du réservoir.

 

Enfin le domaine des facteurs humains et organisationnels. Beaucoup plus vaste que les deux précédents, il englobe à la fois les actes dangereux, mais également toutes les conditions ayant pu influencer ces actes : charge de travail trop élevée, formation inadéquate, planification incomplète de la mission ou encore stress ayant conduit à un déficit d’attention…

 

 

Précisions avec le lieutenant-colonel Jean-Marc Imbault de la cellule instruction-standardisation : « Lorsque nous suspectons un facteur humain et organisationnel d’être la cause d’un accident, nous utilisonsla grille  HFACS (Human Factor Analysis and Classification System – système de classification et d’analyses des facteurs humains). Mise au point par deux chercheurs américains, Shappell et Wiegmann, elle nous permet de classer tel ou tel facteur dans des cases bien précises – actes dangereux, conditions préalables aux actes dangereux, supervision et influences de l’organisation. »

 

Même si les onze enquêteurs du BEAD-air possèdent des compétences avérées en tant que pilotes, contrôleurs aériens ou ingénieurs, ils font régulièrement appel à des aides extérieures : trois experts (pilote, mécanicien et médecin) désignés par l’organisme dont relève l’aéronef, puis, en fonction des besoins, des spécialistes. Ces derniers peuvent être des chercheurs de l’Institut de recherche biomédicale des armées de Brétigny-sur-Orge, appelés en renfort pour comprendre le comportement des acteurs ou l’ergonomie de l’appareil, ou des spécialistes de la motorisation et des fluides de la DGA. Il leur est même possible de créer des films d’animation en 3D, comme l’explique Christian Le Bouche, de la cellule expertises-logistique : « Si l’on a la chance de disposer des enregistreurs de vol, le CVR (cockpit voice recorder – enregistreur des conversations dans le cockpit) et le FDR (flight data recorder – enregistreur des paramètres de vol), nous pouvons reproduire la séquence et nous faire une meilleure idée de l’enchaînement des événements. Avec le CVR, nous pouvons connaître les échanges entre les membres d’équipage et l’environnement sonore de la cabine. »

 

 

Au terme de chaque enquête, un rapport en quatre parties est publié. Il présente les faits relatifs à l’événement ; la formulation d’hypothèses pour l’expliquer et la démonstration qui permet de les rejeter ou de les juger possibles, probables ou certaines ; les conclusions de l’enquête  et, enfin, les recommandations de sécurité. Pour une seule et même investigation, plusieurs causes peuvent être identifiées. Ainsi,  en 2009, une panne technique, une mauvaise météo et des procédures partiellement bien appliquées par le pilote entraînèrent la sortie de piste d’un Super Etendard modernisé de la Marine. Aujourd’hui, 6 % seulement des causes recensées relèvent de l’environnement, 14 % sont dues à des défaillances techniques alors que 80 % entrent dans la catégorie facteurs humains et organisationnels. En dépit de cette prépondérance, les nombreuses procédures mises en place pour éviter les erreurs et le contrôle croisé des membres d’équipage permettent de réduire les erreurs humaines et d’obtenir un niveau de sécurité particulièrement élevé. 

Comment devenir enquêteur de première information ?

Sur la base du volontariat au sein des organismes étatiques,  le candidat suit une formation à l’issue de laquelle il reçoit l’agrément du directeur du BEAD-air. Au cours de ce stage, l’EPI (enquêteur de première information) aborde le contexte juridique et règlementaire des enquêtes techniques, la méthodologie des investigations (examen du site, de l’épave, des systèmes et du poste de pilotage…)  et les techniques d’entretien des témoins. Une vingtaine d’EPI est ainsi formée chaque année.

Qualités requises : forte motivation, capacité d’organisation et aptitude certaine à l’intelligence des situations. L’EPI doit également pouvoir se dégager rapidement de ses obligations, sur une période qui peut atteindre plusieurs semaines.

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:55
La cyberdéfense, le nouveau champ stratégique de la France

02/08/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le projet de loi de programmation militaire, présenté ce vendredi en conseil des ministres, donne le cadre juridique à la France pour neutraliser des sites soupçonnés d'attaques informatiques.

 

 La France prend la mesure de la cyberguerre, ce nouveau champ de bataille très secret. Elle avait notamment besoin d'une souplesse pour lutter à armes égales avec les Etats, voire des individus, prêts à lancer des attaques informatiques. Dans ce cadre, le projet de la loi de programmation (LPM) offre à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) les outils juridiques indispensables pour lui permettre de défendre efficacement les systèmes d'information stratégiques contre des attaques informatiques sans risquer d'entrer dans le champ des incriminations prévues 323-1 à 323-3 du code pénal. Ils pourront ainsi étudier l'action de logiciels malveillants ou accéder à un serveur informatique à l'origine d'une attaque afin d'en neutraliser les effets. « Nous nous dotons le droit de détecter puis de neutraliser des sites malveillants », explique-t-on dans l'entourage du ministre.

 

En outre, la LPM permettra aux services français de ne pas tomber dans le champ de deux incriminations pénales prévues en cas de fabrication, de détention ou d'utilisation de matériels pouvant servir à enregistrer des conversations privées, à capter des données informatiques ou à intercepter des correspondances. « L'extension consiste à couvrir non plus seulement les seuls matériels conçus pour commettre des atteintes à la vie privée mais également ceux qui sont susceptibles d'être utilisés à ces fins », précise le projet de LPM.

 

Priorité de la stratégie de défense

 

Le Livre blanc de 2013 a fait de la cybersécurité l'une des priorités de notre stratégie de défense et de sécurité nationale pour se protéger d'une attaque informatique majeure « pouvant désormais constituer un véritable acte de guerre. « Le projet de loi traduit la nouvelle donne stratégique que constitue, pour le présent et pour l'avenir, la cyberdéfense », explique le projet de LPM. Outre une adaptation du droit, il prévoit notamment le renforcement des capacités militaires dans ce domaine, notamment à travers le recrutement de plusieurs centaines de spécialistes, la mise en place d'une organisation et d'une chaîne opérationnelle centralisée et un effort important dans le cadre des études amont, pour développer les instruments de pilotage de la cyberdéfense dont doit disposer le gouvernement et pour permettre une protection plus efficace des opérateurs d'importance vitale (OIV).

 

Le Premier ministre pourra imposer aux opérateurs d'importance vitale des obligations en matière de sécurisation de leur réseau, de qualification de leurs systèmes de détection, d'information sur les attaques qu'ils peuvent subir et de soumission à des contrôles de leur niveau de sécurité informatique ou de l'application des règles édictées. « Des sanctions pénales sont prévues par le projet de loi en cas de non-respect de ces obligations », explique-t-on dans l'entourage du ministre. Des amendes, voire des poursuites.

 

Capacités offensives

 

Le projet de loi de programmation militaire prévoit un effort marqué dans le développement des capacités de cyberdéfense militaires. Soit la mise en place d'un dispositif, étroitement intégrée aux forces et en relation avec le domaine du renseignement. Ce dispositif comprend notamment des capacités défensives et offensives pour préparer ou accompagner les opérations militaires. Il s'appuiera sur une chaîne opérationnelle de cyberdéfense cohérente avec l'organisation et la structure opérationnelles des armées et sur une composante technique confiée à la direction générale de l'armement (DGA). Cette dernière sera chargée de connaître et d'anticiper la menace, de développer la recherche amont et d'apporter son expertise en cas de crise informatique touchant le ministère de la Défense.

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 12:55
De 1980 à 1996 : la genèse de l’A400M

par LTT GOLFIER Patricia, chargée de recherche au CESA /DERc

 

Dans les années 1980, la France et ses proches voisins européens prennent conscience de la vétusté de leurs transporteurs. En 1982, au cours d’une coopération transatlantique entre BAe (Royaume-Uni), Aérospatiale (France), Messerschmitt-Bölkow-Blohm (Allemagne) et Lockheed (USA), le projet FIMA (Futur International Military Airlifter) est lancé. En 1987, CASA (Espagne) et Aeritalia (Italie) gonflent les rangs du consortium désormais dénommé FLAEG (Future Large Aircraft Exploratory Group). Le but est de développer un remplaçant pour le Lockheed C-130 Hercules et le Transall C-160. Mais en 1989 Lockheed trouvant que le projet n’avance pas, quitte la coopération pour développer la seconde génération d’Hercules : le C-130J.

 

Télécharger l’intégralité de l’article au format pdf

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 11:55
Les poids lourds de l'industrie de défense

20.08.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale


Voici une nouvelle étape de notre parcours dans l'annuaire statistiques de la Défense 2012-2013. Une mine d'or d'informations brutes que nous vous livrons par petites touches ici dans le calme relatif du mois d'août.

 

Aujourd'hui, les principaux acteurs de l'industrie de défense (photo de la Fremm Aquitaine construite par DCNS)... Un excellent début de catalogue de nos poids lourds du secteur fourni par la DGA. Un regret, on aurait aimé voir plus loin dans un secteur économique qui représente environ 165 000 emplois directs et indirects, et un chiffre d'affaires de l'ordre de 15 milliards d'euros, dont le tiers environ est réalisé à l'exportation, la France se plaçant au quatrième rang mondial des exportateurs.

 

Rafale.jpg- Groupe Dassault aviation : les avions militaires représentent 23 % du chiffre d'affaires 2010, soit près d'1 milliard d'euros (4,187 milliards au total).

Employés : 11 491.

Programmes en cours : ATL2, Mirage 2000, Mirage F1, Alphajet, Rafale (photo), drone démonstrateur nEUROn.

 

BPCMistral.jpg- DCNS : le CA est à 98 % consacré à la défense, soit 2,5 milliards d'euros en 2010. 50 % pour des navires armées, 30 % pour du maintien en condition opérationnelle, 20 % d'équipements.

Employés : 12 266.

Programmes en cours : BPC (bâtiment de projection et de commandement, photo), frégates FREMM (France et Maroc), frégate Horizon, Gowind, IPER Charles-de-Gaulle, IPER adaptation M51, Prosub (Brésil), sous-marins Agosta (Pakistan), sous-marins Scorpène (Chili, Malaisie, Inde, Brésil), sous-marins SNA Barracuda, sous-marins SNLE nouvelle génération Le Terrible, torpilles MU 90 et F21, Sylver, Artémis, patrouilleurs Skjold (Norvège).

 

68e-regiment-d-artillerie-d-afrique.jpg- Nexter : l'intégralité du chiffre d'affaires de Nexter est consacré à l'industrie de défense, soit 1,076 milliard d'euros. 84 % pour des systèmes, 14 % pour des munitions, 2 % pour du maintien en condition opérationnelle.

Employés : 2 688.

Programmes en cours. Artillerie et équipement : Caesar 155 mm (photo), canon léger tracté de 105 mm LG1 MkII, canons et tourelles de moyen calibre, équipement Félin notamment le FAMAS surbaissé, systèmes d'autoprotection pour véhicules blindés, tourelle ARX20. Véhicules blindés et génie : char Leclerc, valorisation AMX-10 RC, VBCI versions VPC et VCI, Aravis de transport blindé, dépanneur Leclerc, char de déminage AMX-30B2 DT téléopéré, disperseur de mines antichars Minotaur et engins du génie. Munitions : moyen calibre (20 mm, 5 mm, 30 et 40 mm), gros calibre (90 mm, 100 mm, 105 mm et 120 mm), artillerie (155 mm), obus Bonus, munitions intelligentes et insensibles. Systèmes d'information : terminaux SIT et FINDERS d'aide au commandement.

 

DroneSDTI61eRAGAmex9~1.jpg- Safran : la défense ne représente que 11 % du chiffre d'affaires en 2010 pour un total de 10,76 milliards d'euros.

Employés : 54 256.

Programmes en cours : système de navigation SIGMA, armement sol-air modulaire (AASM), drones SDTI (photo), système du combattant Félin, participation au laser mégajoule, viseurs Strix, système de communication SITEL, jumelles multifonctions JIM LR... Moteurs militaires pour Mirage 2000, Rafale, A400M, propulsion spatiale avec le Vulcain d'Ariane, HM7, Mistral, Vinci, le propulseurs des missiles balistiques M51.

 

Mica.jpg- SNPE : le spécialiste de la propulsion, des poudres et des explosifs ne travaille qu'à 46 % pour la défense sur un CA total de 543 M€.

Employés : 2 912.

Programmes en cours. Propulsion stratégique : M45, M51. Propulsion tactique : ASMP-A, Aster, Mica (photo), GM LRS, Exocet, MdCN. Poudres : Leclerc, Caesar, moyens calibres, douilles combustibles. Explosifs : Mica, Exocet, Scalp EG, 76 mm marine, bombes aéroportées.

 

DronesWatchkeeper.jpg

- Groupe Thales : 57,5 % de son CA 2010 fait référence à la défense et à la sécurité, soit 7,5 milliards d'euros sur un total de 13,125.

Employés : 63 734.

Programmes en cours : Plus de 600 M€ : frégates FREMM (France, Italie), Rafale (France). Entre 400 et 600 M€ : systèmes de défense aérienne FSAF (France, Italie). Entre 200 et 400 M€ : hélicoptère NH90, porte-avions CVF (Royaume-Uni), satellites Sentinel 3, Syracuse 3 (France), système de défense aérienne ADAPT (Royaume-Uni), système de drones Watchkeeper (Royaume-Uni, photo).

 

SherpaRange.jpg- Renault Trucks Defense : Le chiffre d'affaires 2010 s'élève à 309 millions d'euros, intégralement consacrés à la défense comme l'indique le nom de la société filiale de Renault.

Employés : 526.

Programmes en cours : cabines blindés SEA et armée de terre, CAESAR, VAB, commission gestion configuration et mise en condition opérationnelle VAB, Otan Namsa (agence de soutien), Syracuse 3, VBCI, Sherpa range.

Les épisodes statistiques précédents :

Les salaires moyens dans les arméesles principaux équipements de l'armée de terreceux de l'armée de l'air et de la Marine nationalele personnel militaire en activité, les effectifs de la défense par région.

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