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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

13/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis le1er juillet 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a pris le relais de la MISMA. La force Serval a maintenu ses 7 détachements de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA.

 

Depuis deux mois, un DLA est déployé auprès de la Force Armée Tchadienne d’Intervention au Mali (FATIM) basé à Tessalit. Composé d’une vingtaine de militaires français appartenant principalement aux commandos parachutistes de l’Air (CPA 30), le DLA poursuit ses missions aux côtés du bataillon Tchadien dans le nord du Mali.

 

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Leur mission est de contribuer à la bonne coordination entre les forces françaises et celles de la MINUSMA opérant dans une même zone. Ils sont également en mesure de mettre en place un appui au profit des forces africaines dans différents domaines : renseignement, logistique, appui feu, et appuis spécialisés éventuellement.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Le DLA FATIM est composé d’une équipe commandement et logistique, d’une équipe opérationnelle de déminage (EOD), d’une équipe de guidage aérien, d’une équipe médicale et d’un élément de liaison et de contact. Ils sont donc en mesure de délivrer et de coordonner les appuis feux au profit du bataillon Tchadien de la MINUSMA et de fournir un appui spécialisé avec une équipe de démineurs composée d’un spécialiste cynophile et de son chien.

Mali : Le DLA de Tessalit poursuit ses missions

Ainsi, les commandos de l’armée de l’air du CPA 30 mènent régulièrement des patrouilles conjointes dans Tessalit et ses alentours ainsi que des opérations de fouille en coordination avec les prévôts tchadiens. Ensemble, ils participent aussi à la garde de la plateforme militaire de Tessalit.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Des mauvais chiffres pour l’industrie française de l’armement

23 juillet 2013 Par Myriam Berber - RFI

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse.

 

Les exportations d'armes françaises en 2012 sont en nette baisse par rapport à l'année précédente. Résultat : la France perd sa place de quatrième exportateur mondial, dépassée par Israël. C'est ce que révèle le rapport au Parlement du ministère de la Défense, publié le lundi 22 juillet 2013.

 

Depuis le record de 2009, avec plus de huit milliards d'euros d'exportations, les entreprises françaises de défense ont vu leurs ventes à l'étranger divisées par deux. L'année dernière, ces exportations sont passées sous la barre des cinq milliards d’euros. Un chiffre en baisse de 26% par rapport à l'année précédente.

 

La France se maintient dans le « Top cinq » des exportateurs mondiaux, mais très loin derrière les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et Israël. En 2012, la région Asie-Pacifique est la principale destination des exportations françaises, avec plus de la moitié des prises de commandes.

 

Missiles air-air et corvettes

 

Avec 1,2 milliard d'euros de commandes, l'Inde est devenue en 2012 le premier partenaire commercial de la France. Viennent ensuite l'Arabie saoudite avec 636 millions, la Malaisie avec 461 millions, les Etats-Unis avec 208 millions et la Russie avec 185 millions.

 

En 2012, les principales commandes ont concerné des missiles air-air pour l'armée indienne, des corvettes pour la Malaisie et des équipements pour l'Arabie saoudite. En dehors de cela, les gros contrats sont de plus en plus difficiles à décrocher pour l'industrie française d'armement.

 

De nombreux petits contrats

 

Plusieurs facteurs expliquent ce recul. D’abord, le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d’euros, au profit des petits contrats de 50 millions d'euros. Ensuite, la forte concurrence des Etats-Unis qui essaient de compenser les baisses de commandes nationales en décrochant des marchés à l'exportation. Enfin, la montée en puissance des pays émergents, et notamment de la Chine, de la Corée du Sud et de la Turquie.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:55
Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers

Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers

23/07/2013 Marine nationale

 

Actuellement, la Marine procède à des essais sur l’Autonomous Underwater Vehicles (AUV) légers dans la perspective d’en recevoir 6 dans les mois à venir. À ce stade, les essais sont concluants.

 

2 mètres et 70 Kilos, voici les mensurations de l’AUV Alister 100. Ce seront bientôt les premiers drones sous-marins de guerre des mines dans la Marine nationale. Ils seront utilisés par les GPD en priorité dans le cadre d’opérations avancées (de type Very Shallow Water ou chenal d’assaut) et de déminage portuaire, et dans des tâches de levés de fonds et de reconnaissance.

ALISTER 100 - ECA Robotics

ALISTER 100 - ECA Robotics

Fin 2010, un marché avait été notifié par La Direction Générale de l'Armement afin d’en approvisionner six au profit des Groupes de Plongeurs Démineur. Techniquement, deux marins, positionnés sur une cale ou à bord d'une embarcation pneumatique, suffisent à le mettre en œuvre. Composé de matériel de pointe, ce véhicule sous-marin aura une très grande précision de navigation. Cette dernière facilitera le travail dans des milieux étroits comme les chenaux ou bras de mer. Cette même précision sera un atout majeur lors  des échanges d’informations avec d’autres systèmes de combat guerre des mines. Quant au sonar de type Klein, il permettra de travailler selon différentes fréquences afin de privilégier au choix, la distance de détection ou la définition des images obtenues.

 

Le marché prévoit la livraison échelonnée des six premiers AUV Alister 100 d’ici la fin de l’année 2013. Après l’actuelle phase de recette, l’état-major de la Marine devra prononcer l’admission au service actif de ce matériel avant de pouvoir l’utiliser en mission.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:30
Radar Ground Master 200 fabriqué par Thales

Radar Ground Master 200 fabriqué par Thales

23/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Un jour après la signature de deux satellites d'observation hyper sophistiqués, la France est à nouveau à l'honneur aux Emirats Arabes Unis. Thales remporte une compétition pour la fourniture de 17 radars Ground Master 200 pour un montant estimé à environ 250 millions d'euros.

 

La France est vraiment à nouveau en cour aux Emirats Arabes Unis (EAU). Après avoir remporté de haute lutte face à l'américain Lockheed Martin un contrat pour deux satellites d'observation de type Pléiades (Astrium et Thales Alenia Space), qui a été signé lundi, la France a gagné mardi une nouvelle belle commande aux Emirats, selon des sources concordantes. Thales a été retenu pour la fourniture de 17 radars de défense aérienne Ground master 200 (GM200). Le montant du contrat est estimé à environ 250 millions d'euros. Ce qui fait au total en deux jours un volume de contrats de l'ordre d'un 1 milliard d'euros pour la France aux Emirats.

 

Un signe vraiment tangible que la relation de confiance est rétablie entre la France et les Emirats. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est démené pour obtenir le contrat des satellites d'observation, a expliqué avoir pris le temps d'établir un "dialogue serein et respectueux des intérêts des deux parties", où l'on admet que l'autre puisse avoir d'autres partenaires et fournisseurs. Et de préciser qu'il avait trouvé à sa prise de fonction en mai 2012 une relation "cassée: il y avait une rupture de confiance, il ne se passait plus rien".

 

Une compétition très dure

 

C'est une belle victoire pour Thales. Car à l'image du contrat des satellites, la compétition pour les radars a été tout sauf un long fleuve tranquille pour le groupe d'électronique. Les Emirats avaient lancé la compétition en 2009 à laquelle ont participé, outre Thales, le suédois Saab, l'italien Selex et EADS. En 2011, Abu Dhabi élimine Saab et Selex, puis au printemps 2012, EADS. Thales a gagné. Le groupe négocie le contrat et est tout près de le signer - le contrat est même paraphé - quand Saab resurgit avec une offre très compétitive (trop ?), qui séduit les Emiratis. Le groupe suédois propose de fabriquer un nouveau radar de défense aérienne localement avec l'industriel local Tawazun.

 

A l'été 2012, les négociations entre Abu Dhabi et Thales sont rompues. Les Emirats entament alors un nouveau round de négociations avec Saab et Tawazun. Mais au fil des discussions, ils découvrent que la proposition des deux partenaires est plus un coup de poker qu'un dossier bien établi. Surtout le devis proposé serait trois fois plus cher que celui de Thales. La coupe est pleine. En février, au salon de l'armement d'Abu Dhabi, IDEX), les Emiratis reviennent voir Thales après avoir rejeté la proposition de Saab et Tawazun. Cinq mois plus tard, Thales remporte une seconde fois la compétition.   

 

Limours et Ymare, esl deux sites principaux qui fabriquent le GM200

 

Le Ground Master 200 (GM200) est un radar de défense aérienne base couche, 3D tactique multi-missions à moyenne portée (200 kilomètres). Ce radar mobile est dédié à la protection des ressources clés et des forces déployées. Il est notamment fabriqué à Limours (Essonne) et à Ymare, près de Rouen (Seine-Maritime).

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:24
photo EMA

photo EMA

18/07/2013 Par Christian Bélingard – France3

 

Philippe Nauche, député-maire de Brive, a présenté mercredi 17 juillet, devant la commission de la Défense et des forces armées, son rapport réalisé conjointement avec Christophe Guilloteau, député du Rhône

 

Les deux députés ont tenu à rendre hommage aux six soldats morts pour la France dans cette opération ainsi qu'aux blessés et à leurs proches. Et ils précisent:

"la victoire indéniable et légitime de la France dans une zone instable, qui a démontré, à l'initiative du Président de la République, sa détermination à combattre le terrorisme en maitrisant son intervention et en évitant les dommages collatéraux élevés".

Environ 3000 soldats Français demeurent sur place jusqu'à la fin du mois d'Août en vue de l'élection présidentielle des 28 juillet et 11 août prochains. La première place sera ensuite tenue par les forces maliennes et africaines dans le cadre de l'ONU.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Les effectifs de la défense en baisse de 2,8%

23.07.2013 Mariama Diallo  journal-aviation.com

 

En 2012, le ministère de la Défense (MINDEF), en pleine restructuration, a réduit de 2,8 % ses effectifs soit 19 660 militaires et 3 538 civils. Désormais, le MINDEF compte 288 066 personnels militaires et civils, selon les chiffres du bilan social 2012.

 

Ces réductions des effectifs s’inscrivent dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM), dont l’ambition est de supprimer 54 000 emplois sur la période 2009/2014. Selon les statuts, les suppressions se traduisent notamment par des départs à la retraite, des départs volontaires, des reconversions dans le civil…

 

Malgré ces objectifs de réduction des personnels, le ministère de la Défense continue de recruter. En effet, 17 683 personnes ont rejoint la défense l’année dernière (15 364 militaires et 2 319 civils), principalement au sein de l’armée de terre (65 %).

 

Par ailleurs, le ministère de la Défense a investi 104,2 millions d’euros dans le cadre de sa politique sociale (mobilité-logement, aides individuelles…).

 

Les armées françaises sont les plus féminisées d’Europe

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Avec 15 % de femmes dans leurs effectifs globaux, les armées françaises sont les plus féminisées du Vieux Continent, devant l’Italie (12,4 %) et l’Espagne (12,3 %). Au sein des trois armées, c’est l’armée de l’air qui compte le plus de femmes dans ses rangs avec 21,4 % contre 13,7 % dans la Marine et 10,1 % dans l’armée de Terre.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Manurhin en quête de munitions pour grandir

23/07 Christian Lienhardt, Correspondant à Strasbourg – LesEchos.fr

 

Le producteur français de machines à fabriquer les cartouches repart et embauche. Le groupe, sauvé de la faillite l’an dernier, envisage de lancer un emprunt obligataire.

 

Avec 800.000 euros de résultat net au premier semestre et un chiffre d’affaires de 15,5 millions en hausse de 120 %, Manurhin récolte les premiers fruits de sa restructuration. « Nous entrons dans un cercle vertueux », se réjouit le président du conseil de surveillance, Rémy Thannberger, qui avait participé à la reprise en 2011 d’une société au bord du gouffre dont le chiffre d’affaires ne dépassait pas 7 millions d’euros.

 

Depuis janvier, l’homme d’affaires originaire de Mulhouse a cédé la direction opérationnelle à Gabriel Horvath, qui représente l’actionnaire slovaque Delta Defence (34 %). Il reste au capital, à côté de salariés, d’investisseurs divers et des actionnaires publics français Nexter et Sofired, qui détiennent 45 % de l’entreprise.

 

Exportateur à 100 %

 

Au rythme actuel, le groupe coté en Bourse devrait terminer 2013 sur un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et dégager un résultat proche de 3 millions, estime le dirigeant. Et pour 2014, il table sur 50 à 60 millions d’euros. Les commandes de lignes de production de munitions de petits et moyens calibres affluent devront quasiment doubler cette année. Au total, le carnet d’ordres avoisinnera près de 200 millions.

 

La totalité des ventes est faite aujourd’hui à l’export vers trois zones principales : le Moyen-Orient avec notamment les pays du Golfe, qui prennent le relais de l’Egypte, jusque-là premier client, l’Asie centrale et l’Amérique latine.

 

Coopération européenne

 

Pour faire face à cette montée en puissance, le groupe vient de lancer un plan d’embauche de 40 personnes pour porter les effectifs à 150 salariés. Il crée aussi un réseau d’une demi-douzaine de sous-traitants en France. Rémy Thannberger travaille également sur un projet de consolidation de l’entreprise au dernier trimestre 2013 par le biais d’un emprunt obligataire sur les places de Paris et de Francfort. Il estime les besoins de financement à 10 millions d’euros.

 

Parallèlement, des tractations sont menées au plan européen avec le belge New Lachaussée et l’allemand Fritz Werner en vue d’une consolidation du secteur des industriels de la cartoucherie. « Un tel rapprochement ferait sens sur un marché mondial de plus en plus ­concurrentiel, d’autant que nous avons des offres très complémentaires », reconnaît Rémy Thannberger. Mais il évoque également d’autres pistes avec des acteurs plus importants de l’industrie de la défense, y compris français.

 

A cet égard, on sait que les deux actionnaires publics de Manurhin ont été approchés et que des propositions de rachat auraient même été présentées. Reste à savoir, dans ce secteur forcément sensible de la défense, quelle sera la marge de manœuvre laissée par le gouvernement.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:08
Tir raté du Missile M51. Fin des recherches

23 juillet 2013 LeTelegramme.fr

 

La pêche au missile M51 qui a explosé en vol début mai lors d'un tir d'essai, est donc terminée. La Préfecture maritime par arrêté n°2013-098 a décidé de mettre fin aux opérations militaire concernant la recherche d'éléments du missile M51. La zone est donc réouverte à la pêche et à la navigation.

Ce ratage avait entrainé la colère des pêcheurs et l'indignation des écologistes.  Et les recherches avaient surtout fermé à la pêche une large zone maritime. 

Plus récemment, les tentatives pour retrouver les débris avaient également fait l'objet d'une parodie désopilante. Mais pas pour tout le monde car l'enjeu financier et militaire est d'importance.

Rien ne filtrera sur le résultat de la pêche aux débris : l'opération a été classée secret défense

Tous nos articles sur l'explosion et la perte de l'engin militaire

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:20
Photo Lockheed Martin

Photo Lockheed Martin

22/07/2013 lexpress.fr (Cercle Finance)

 

Saft a signé un contrat de 6,5 millions de dollars pour équiper de la batterie Li-ion l'avion de combat de 5ème génération : le F?35 Lightning II de Lockheed Martin. Le groupe a récemment signé un contrat avec General Electric Aviation, dans le cadre de la phase de production initiale à faible cadence (LRIP 6) du F-35.

 

Les trois variantes distinctes du F-35 remplaceront les avions de chasse A-10 et F-16 de l'U.S. Air Force, le F/A-18 de l'U.S. Navy, le F/A-18 et l'AV-8B Harrier du Corps des Marines, ainsi qu'une variété d'avions de chasse pour au moins dix autres pays ' précise le groupe.

 

Saft produira une batterie haute puissance à la pointe de la technologie qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol. La batterie fournira une alimentation de secours en vol aux systèmes critiques de l'appareil.

 

 Travailler sur le programme F-35 donne à Saft une opportunité exceptionnelle de promouvoir les solutions Li-ion dans les avions de combat de dernière génération ', a déclaré Thomas Alcide, directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:30
Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

23/07/2013 Michel Cabirol, à Abu Dhabi – LaTribune.fr

 

La France a conclu lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros pour fournir aux Emirats arabes unis deux satellites militaires d'observation, signe selon Paris du rétablissement de la confiance entre deux partenaires stratégiques. Retour sur une négociation qui a connu des hauts et des bas pour les Français.

 

La France est enfin de retour dans les contrats d'armement aux Emirats Arabes Unis. Après une longue période d'abstinence d'environ six ans, elle a remporté lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros portant sur la vente de deux satellites d'observation de la classe des Pléiades, qui seront en service dans cinq ans. Les deux constructeurs, Astrium, maître d'œuvre du projet, et Thales Alenia Space (TAS), qui se partagent ce contrat à parité, ont réussi à arracher ce contrat pourtant promis en début de l'année à l'américain Lockheed Martin.

 

Mais c'était sans compter sur la ténacité du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a su construire en peu de temps une très bonne relation de confiance avec l'homme fort des Emirats, le prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Surtout « Jean-Yves Le Drian y a cru jusqu'au bout », confie-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense même quand la France était au creux de la vague. Retour sur une négociation, qui est passée par des hauts et des bas lors des sept derniers mois.

 

Sérénité dans le camp français

 

Fin 2012, les industriels français - Astrium et TAS - sont confiants dans la compétition qu'ils livrent depuis 2008 aux Emirats désireux de s'équiper de deux satellites d'observation ayant une résolution de 50 cm - à l'époque les Emiratis ne veulent pas plus. C'est le projet Falcon Eye. Les Français ont fait une meilleure proposition que l'américain Raytheon, qui est 20 % plus cher. Ils sont favoris et attendent fin 2012 un geste du prince héritier pour terminer à Abu Dhabi la négociation du contrat. Car c'est lui, et lui seul, qui décide des investissements en matière de défense et des coopérations militaires aux EAU. Début décembre, une délégation émiratie de haut niveau assiste à Kourou au lancement du satellite d'observation français Pléiades 1B par le lanceur russe Soyuz. Il règne encore dans le camp français un optimisme raisonnable. Même si les discussions trainent comme souvent dans le Golfe, cela ne provoque pas plus d'inquiétude que cela en France.

 

Un nouveau compétiteur redoutable, Lockheed Martin

 

Pourtant ce que ne savent pas encore les deux groupes français, c'est que les Américains, et plus précisément, Lockheed Martin, ont contre-attaqué et obligé les Emirats à considérer une proposition non sollicitée très intéressante, notamment sur le plan technique. Le groupe américain propose un satellite dont la commande a été annulée par la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), une agence du département de la défense des Etats-Unis qui a pour fonction de collecter, analyser et diffuser du renseignement géospatial en utilisant l'imagerie satellite. Avec un satellite sur les bras, Lockheed Martin saute sur l'opportunité de le proposer aux EAU. Ce satellite - Digital Globe - a une résolution de 34 cm, bien supérieure à celle proposée dans le cadre de l'appel d'offre. Washington s'est également mis au service de son industrie en signant avec Abu Dhabi un accord intergouvernemental régissant les conditions d'utilisation du satellite. Bref, la machine américaine déroule toute sa puissance face à des petits "Frenchies", qui n'ont pas encore senti la menace.

 

En février, au salon de l'armement d'IDEX à Abu Dhabi, douche glacée pour les Français. Les Emiratis les informent de la proposition de Lockheed Martin qu'ils ne semblent pas pouvoir refuser. Abu Dhabi est alors très près d'accepter l'offre américaine. Pourtant, de façon très opportune, cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, qui a noué des relations de confiance avec Jean-Yves Le Drian, accepte d'attendre une nouvelle offre des deux constructeurs tricolores. Sonné par cette mauvaise surprise, le camp français « cornaqué » par le ministre repart au combat et décide de réagir face à cette nouvelle proposition venue d'ailleurs, qui rebat toutes les cartes de cette compétition.

 

Une nouvelle offre française

 

Demandé par les deux constructeurs depuis plusieurs mois, un accord intergouvernemental, exigé par les Emiratis, est finalement signé par la France. Lors de son passage au salon de défense IDEX, le ministre de la Défense paraphe à la satisfaction des Emiratis cet accord avec le prince héritier. Et il assure qu'il reviendra aux Emirats avec une nouvelle offre française définitive et engageante six semaines après. Ce qui a été fait même si Jean-Yves Le Drian n'est pas revenu aux Emirats. « Nous devions rétablir un cadre de confiance et un dialogue respectueux entre la France et les Emirats Arabes Unis, explique Jean-Yves Le Drian. Je ne viens pas aux Emirats avec un catalogue d'armements mais pour avoir une relation de confiance dans la compréhension de l'un et de l'autre ».

 

A son retour en France, Jean-Yves Le Drian est très clair. Pas question pour les industriels de partir en ordre dispersé. Astrium et TAS, qui se chamaillent pour tirer les prix au plus bas, doivent coopérer - l'Etat a été très clair, il veut une offre commune. Les deux constructeurs travaillent sur une nouvelle offre technique améliorée pour la mettre au niveau de celle de Lockheed Martin. Ce qui n'est irréalisable pour les deux partenaires. Deux solutions sont étudiées. Soit dégrader une version d'un satellite de type Helios, soit augmenter la performance d'un satellite de type Pléiades. C'est la deuxième solution qui est retenue, ce qui exige quelques petits développements à réaliser par rapport aux satellites français en service. Cette solution permet en revanche de proposer par la suite un nouvel équipement de très haute résolution à l'export. « Astrium et Thales ont bien travaillé », souligne le ministre.

 

Signature du contrat en juillet ?

 

La France n'a pas encore perdu la compétition... mais elle ne l'a pas non plus gagné. Loin de là. L'offre française est au moins au même niveau que celle de Lockheed Martin. Elle peut faire la différence sur les conditions d'utilisation des satellites, qui sont plus souples que celles régissant les satellites américains beaucoup plus strictes. Mais surtout grâce à la nouvelle relation de confiance tissée entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed. Début juillet, le camp français, qui a travaillé et maintenu la pression sur le client, sent à nouveau les choses tournées en sa faveur. Entre mars et juin, Jean-Yves Le Drian n'a pas lâché l'affaire et a passé plusieurs coups de téléphone à cheikh Mohamed. La Direction générale de l'armement fournit également un travail colossal et contribue à la réussite du camp français. Tout comme l'ambassade de France à Abu Dhabi.

 

Le cabinet de Jean-Yves Le Drian songe dès le mois de juin à préparer une visite aux Emirats. Une visite est finalement programmée début juillet, Jean-Yves Le Drian y va notamment pour convaincre le prince héritier. Mais les Emiratis, qui sont de bons négociateurs, soufflent le chaud et le froid. Durant toute la semaine qui précède cette visite, l'hôtel de Brienne a été soumis à rude épreuve par les Emiratis, experts en la matière, et est passé par des hauts et des bas : du succès des négociations au report du voyage. Le ministre de la Défense prend toutefois la décision de s'envoler le dimanche 7 juillet pour les Emirats. Sans certitude aucune, le ministre, qui s'est beaucoup démené pour ce projet, a finalement décidé d'y aller et d'emmener avec lui le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, ainsi que celui d'Astrium, François Auque, pour tenter d'arracher une décision d'Abu Dhabi. Objectif du camp français, terminer les négociations. Il reste notamment à négocier le prix des deux satellites.

 

Une négociation marathon

 

Une fois sur place, les Français ont dû continuer à batailler dans le bon sens terme avec des Emiratis toujours très exigeants. Et le ministre a pris plus que sa part dans les discussions. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan se sont croisés plusieurs fois par jour lors du séjour de la délégation française à Abu Dhabi. Lundi, le round des négociations s'est même terminé au petit matin sans pouvoir toper. Mais les négociateurs, qui avaient réussi à lever un à un les derniers obstacles, semblaient alors convaincus d'une signature le mardi. En dépit d'une intense négociation, qui a duré trois jours à Abu Dhabi, Jean-Yves Le Drian, n'a pu obtenir du prince héritier la signature du contrat. Partie remise ? Certainement car cheikh Mohamed promet plusieurs fois pendant la négociation à la France ce contrat.

 

Frustration et déception

 

De retour à Paris, c'est pourtant la frustration et la déception qui dominent. Mais également l'incompréhension. Certains estiment qu'ils ont laissé passer leur chance. D'autres pensent que les Américains ont fait pression sur Abu Dhabi pour ne pas signer. Car une nouvelle exigence émiratie de dernière minute a fait capoter le mardi les négociations, selon des sources concordantes. Abu Dhabi souhaitait raccourcir le délai de livraison des deux satellites. Résultat, pas de contrat signé comme attendu. Et pourtant les Français ont fait le forcing. A la demande des industriels, le ministre est même resté mardi sur place - il devait rentrer lundi à Paris - pour convaincre l'homme fort de signer lors d'une négociation marathon et plutôt bien maîtrisée jusqu'à la rupture des discussions. Las, cette dernière exigence a eu raison de la volonté des industriels de signer. Ce ne sera finalement pas le cas. La France ne conclura pas cette fois-ci.

 

Pourquoi un tel échec ? "La France a encore oublié que l'on n'impose pas un calendrier de signature aux Emiratis, qui n'aiment pas être mis sous la pression d'un Etat étranger dans une négociation", explique un bon connaisseur de ces dossiers à La Tribune. Aussi simple que cela... Et très certainement vrai au vu de la nouvelle tournure des événements. Très vite le prince héritier donne de nouveaux gages à la France. Il promet d'envoyer son équipe de négociateurs de trois, quatre personnes à Paris. Il tient parole. Très vite d'ailleurs. La délégation émiratie arrive discrètement à Paris le lundi 15. Entre les Emirats et la France, c'est à nouveau très, très chaud... L'échec du premier round est à ranger au rayon des péripéties d'une négociation. Finalement les deux camps topent le mardi, Astrium (maître d'oeuvre) et TAS ayant fait une partie du chemin en réduisant un peu les délais de livraison des deux satellites comme exigé par les Emiratis. Un accord est paraphé dans la foulée à Paris.

 

Organiser la cérémonie de la signature

 

Une fois l'accord en poche, la France et les Emirats doivent organiser la cérémonie de la signature. Un événement arrangé entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Ce sera lundi 22 juillet à Abu Dhabi. C'est le premier gros contrat militaire conclu par la France depuis l'arrivée du gouvernement Ayrault en mai dernier. Arrivé lundi en fin d'après-midi, Jean-Yves Le Drian, qui a beaucoup, beaucoup mouillé la chemise sur ce projet, descend de l'avion et assiste à la signature en présence du PDG d'Astrium François Auque et du PDG de TAS, Jean-Loïc Galle ainsi que du directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'EADS, Marwan Lahoud, et du patron des ventes d'EADS, Jean-Pierre Talamoni.

 

Concrètement, le contrat Falcon Eye prévoit la fourniture et le lancement de deux satellites d'observation, une station de contrôle et la formation d'une vingtaine d'ingénieurs émiratis. La commande est accompagnée d'un accord d'Etat à Etat qui prévoit une aide des militaires français à leurs homologues afin d'interpréter les images et partager les renseignements recueillis, indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Les deux satellites devraient être lancés en 2019, indique-t-on de source industrielle. "Ce soir on franchit un cap, c'est l'établissement de la confiance", a estimé Jean-Yves Le Drian dans l'avion qui l'emmenait vers Abu Dhabi. Il a expliqué qu'il avait trouvé à sa prise de fonction en mai 2012 une relation "cassée : il y avait une rupture de confiance, il ne se passait plus rien".

 

Dernières commandes en 2007

 

Les dernières commandes militaires significatives de ce client traditionnel de la France remontaient à 2007, avec le contrat Yahsat portant sur la livraison de deux satellites de communication, et l'achat de trois avions ravitailleurs MRTT à Airbus Military. La France a cependant établi en 2009 aux Emirats sa seule base militaire en dehors d'Afrique où 700 hommes sont stationnés en permanence et est liée avec ce pays par un partenariat unique, souligne-t-on au cabinet du ministre. Les responsables français attribuent cette mauvaise passe à l'insistance du gouvernement précédent à vendre des Rafale à Abu Dhabi, déjà équipé de Mirage 2000-9 très modernes, sans assez d'égards envers ses interlocuteurs.

 

Outre les satellites d'observation, la France compte également vendre 60 avions de combat Rafale (Dassault Aviation), 700 Véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter ainsi que des radars de défense aérienne 3D tactique multimissions à moyenne portée, le Ground Master 200 (GM200) fabriqués par Thales. La France et les Emirats entretiennent de longue date une coopération de défense, notamment dans le domaine de l'armement. Entre 2007 et 2011, les prises de commandes se sont élevées à 2,1 milliards tandis que les livraisons de matériels ont atteint 1,9 milliard d'euros, selon le rapport au Parlement de 2012 sur les exportations d'armement de la France.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

23/07/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Avec 4,8 milliards de prises de commandes en 2012, l'industrie française de l'armement réalise sa moins bonne année depuis 2006. Et manque de gros contrats.

 

La France a encore vu le montant des prises de commandes pour ses matériels militaires baisser en 2012, à 4,8 milliards d'euros. C'est même sa moins bonne année depuis 2006 (5,8 milliards d'euros), qui avait marqué une rupture avec cinq années de ventes particulièrement basses. Les meilleures prises de commandes récentes demeurent celles de l'année 2009 (7,95 milliards d'euros - ventes de sous-marins et d'hélicoptères au Brésil). La France est aujourd'hui en cinquième position mondiale pour les ventes d'armes, avec 8,6 % de part de marché, derrière les États-Unis (48 %), la Russie (12 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). Avec 5 % des ventes mondiales d'armement, Israël arrive en sixième position.

 

Consolidation de l'industrie française

 

Ces chiffres concernant l'année 2012 sont tirés du traditionnel rapport au Parlement sur les exportations d'armes de la France, qui était habituellement publié à l'automne mais dont la parution a été avancée cette année, non pas "avant l'été", comme l'annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans sa présentation du document, mais plus tôt que d'habitude... Le ministre présentera le texte officiellement le 11 septembre prochain devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Dans le communiqué accompagnant cette publication, le ministère de la Défense précise que les ventes d'armes "participent directement au développement et à la consolidation de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l'outil de production et les efforts de recherche et développement".

 

Moins de gros contrats

 

Ce rapport confirme les grandes tendances déjà connues : les premiers clients des industriels français de l'armement sur la période 2003-2012 demeurent l'Arabie saoudite, suivie de l'Inde, du Brésil, des Émirats, des États-Unis, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Mais, sauf au Brésil ou en Inde qui ont acquis des sous-marins, les contrats demeurent marqués par leur relative modicité : ils sont le plus souvent inférieurs à 200 millions d'euros, ce qui illustre une faiblesse française. Car ce sont justement les ventes de ces "plateformes" que sont les navires ou les avions de combat, ou les matériels terrestres lourds, qui garantissent d'énormes contrats de maintenance, de munitions, de formation ou de modernisation pouvant aller jusqu'à multiplier par trois la valeur du contrat initial ! C'est ainsi que les prises de commandes de l'année 2011 avaient intégré la modernisation de 51 Mirage 2000 vendus à l'Inde au début des années 1980. Montant de la rénovation bénéficiant aux industriels Thales et Dassault Aviation : 1,4 milliard d'euros, auxquels se sont ajoutés plus de 950 millions d'euros pour des missiles achetés à MBDA. Trente ans après la vente des avions ! Mais ces temps-là semblent bien compromis : la France n'a toujours pas vendu d'avions de combat depuis 13 ans, ses dernières ventes en la matière remontant à l'an 2000, marqué par la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce. Certes, un contrat pour la vente de 126 Rafale à l'Inde est dans les tuyaux depuis janvier 2012, mais la concrétisation tarde...

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Armement : Israël double la France à l'export

23/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


 

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

 

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet. Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

 

Armement : Israël double la France à l'export

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.

 

Les grands contrats sont plus sophistiqués

 

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

 

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

 

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:50
Le Diamond DA42MPP équipé du radar Thales I-Master – photo Thales

Le Diamond DA42MPP équipé du radar Thales I-Master – photo Thales

22 juillet 2013 Aerobuzz.fr

 

Le radar I-Master de Thales a réalisé avec succès ses vols d’essai à bord d’un avion Diamond DA42MPP Guardian.

 

Réalisé en partenariat avec Diamond Aircraft Industries et Diamond Airborne Sensing sur le site de celui-ci à Wiener Neustadt, en Autriche, cet essai d’une semaine (juin 2013) portait sur différents modes de fonctionnement du radar à diverses altitudes et vitesses. Il consistait notamment à utiliser l’appareil embarqué pour transmettre des images radar à pleine résolution et des images électro-optiques/infrarouges (EO/IR) aux contrôleurs de la station au sol au moyen d’une liaison de données de ligne de visée à large bande.

 

Grâce à sa protection TKS de dégivrage, le DA42MPP NG peut voler par tous les temps, ce qui permet d’utiliser le radar I-Master de Thales pour détecter les cibles. Une fois détectées, les cibles peuvent être identifiées par la tourelle EO/IR, également montée sur la plate-forme, avant d’envoyer les images au quartier général en visibilité directe.

Le système de radar I-Master à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). Photo Thales

Le système de radar I-Master à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). Photo Thales

Le radar I-Master est un système tout-temps, léger, facile à installer sur un châssis gyrostabilisé classique de 15 pouces. Son système de radar à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). L’imagerie GMTI sert à détecter les cibles mouvantes, qu’il s’agisse de véhicules rapides ou de cibles marchant au pas. Son champ de 360° couvre de larges étendues (déserts, savane, frontières, réseaux routiers...) et son utilisation prolongée permet d’obtenir une image des « présences vivantes  ».

 

L’imagerie SAR sert, quant à elle, à l’acquisition d’images fixes à longue portée, aussi bien des images focalisées à haute résolution que des « cartes en bandes  » étendues. Elle peut se substituer à l’acquisition par caméra. Sa longue portée permet aux avions d’éviter les situations dangereuses et son efficacité n’est altérée ni par les intempéries, ni par le manque de lumière.

Le Diamond DA42MPP s’impose comme une plate-forme économique – photo Thales

Le Diamond DA42MPP s’impose comme une plate-forme économique – photo Thales

Le Diamond DA42MPP (Multi-Purpose Platform) Guardian est un bimoteur innovant, spécialement conçu pour être équipé de capteurs multifonctions interchangeables. L’appareil utilisé pour l’essai du I- Master était configuré pour des missions aériennes de 7 à 9 heures avec deux membres d’équipage.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
4 Questions au LCL T. Valles, Commandant en second du 68ème Régiment d’Artillerie d’Afrique

23/07/2013 Propos recueillis par Alain Establier – SBBR n°88

 

SDBR : Colonel, quelle est la particularité du 68ème RAA ?

 

T V : La particularité de ce régiment est d’être l’héritier des régiments d’artillerie d’Afrique (RAA). A ce titre, il est le dépositaire du patrimoine de ces régiments aujourd’hui disparus, comme le sont d’autres : le 1er régiment de spahis pour l’arme blindée-cavalerie, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique pour la cavalerie, le 1er régiment de tirailleurs pour l’infanterie mécanisée…Créé en 1941 à Tlemcen (Algérie), il a participé à l’offensive en Afrique du Nord et notamment à la victoire de Djebel Zaghouan en mai 1943. Grace à l’implication et à la ténacité du colonel Tregou, actuel commandant de l’Ecole d’Artillerie, le régiment a retrouvé son appellation d’origine le 1er juillet 2004. En 2008, six inscriptions supplémentaires, héritées des anciens RAA, sont venues se rajouter dans les plis de son étendard. Après avoir été longtemps rattaché à la Force de Réaction Rapide, depuis 1999 le 68ème RAA fait partie de la 3ème brigade mécanisée, dont le commandement est situé à Clermont-Ferrand ; il est le régiment d’artillerie, d’appui et polyvalent de cette brigade. Le 68ème RAA est basé au camp de La Valbonne (Ain) depuis 1984.

 

Quel est la taille du régiment, après les cures successives d’amaigrissement que l’Armée a subi ?

 

A ce jour, le régiment compte 777 personnels (47 officiers, 233 sous-officiers, 485 militaires du rang et 12 personnels civils), auxquels il faut rajouter une unité de réserve opérationnelle de 133 personnes composant la 5ème batterie. Cette unité de réserve participe à des missions de type Vigipirate dans l’Hexagone. Sinon, le régiment comprend 4 unités de combat : 2 unités d’artillerie sol-sol, qui servent alternativement le canon Caesar ou le mortier de 120 mm, une unité sol-air, qui sert le système d’armes Mistral ou le canon anti-aérien de 20 mm monté sur VAB, et une unité dédiée au renseignement « dans la main » du général commandant la 3ème Brigade mécanisée (batterie de renseignement brigade), qui utilise des moyens de guerre électronique, des radars (systèmes Rasit et Ratac*) et des drones de type Drac** pour faire entre autre du ROIM (renseignement d’origine image). Cette unité dispose également d’une section à capacité ROHUM (renseignement d’origine humaine). Le régiment comporte aussi une unité de soutien, la batterie de commandement et de logistique, qui met en œuvre la chaine de commandement régimentaire avec ses postes de commandement, mais aussi  la mission ravitaillement en munitions, l’approvisionnement en carburant et vivres. Cette unité c’est le « nerf de la guerre », car sans logistique il ne peut y avoir de manœuvre.

 

Vous disposez de 2 unités de Caesar. Quel est le retour d’opérations que vous en faites ?

 

Nous disposons en effet de 2 unités équipées de canons Caesar automoteurs. 10 canons sont suivis au parc de service permanent (PSP). Nous avons une batterie de tir qui est rentrée récemment du Mali, après y avoir passé 3 mois, et en octobre prochain une batterie de 4 pièces mortiers (et d’une soixantaine de personnels) partira au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier. Le binôme VBCI / canon Caesar s’est très bien comporté pendant l’opération Serval et, malgré les fortes chaleurs, l’électronique embarquée et la masse artillerie ont très bien résisté. Le Caesar a rempli parfaitement son rôle opérationnel : neutraliser, détruire, aveugler, éclairer. L’unité engagée a effectué des tirs entre 12 kms et 30 kms.

 

Est-ce qu’un régiment d’artillerie attire aujourd’hui des vocations ?

 

Oui, car un régiment d’artillerie est constitué de micro-capacités et micro-parcs humains et matériels.

Nous avons 22 types de matériels spécifiques et métiers différents. Cela se concrétise par 11 types de sections, ce qui laisse un choix varié de parcours professionnels pour nos jeunes. Lorsque vous faites de l’artillerie, vous combinez de la technique, du commandement et une palette de fonctions ou métiers opérationnels, qui peuvent même amener nos jeunes à basculer d’un métier sol-sol vers un métier sol-air. Certains personnels sont à l’avant pour l’observation des coups sur le terrain, d’autres sont à l’arrière et servent la pièce d’artillerie, d’autres encore sont dans la batterie de renseignement brigade et mettent en œuvre des savoir faire particuliers de la fonction renseignement, d’autres encore opèrent au sein de la batterie sol-air avec des emplois qui nécessitent l’acquisition de savoir-faire pointus ; nous avons aussi les métiers du soutien et de la logistique, sans parler des compétences nécessaires à certains de nos Africains dans les domaines de la gestion des personnels et des ressources humaines. En fait, il y a une palette de métiers qui permettent au soldat de « se sentir bien » au sein d'un régiment à fortes traditions, de pouvoir évoluer et progresser selon un cursus de carrière défini, dans un métier qu’il a quasi choisi. Pour un régiment d’artillerie d’Afrique nous sommes, au gré des programmations, effectivement souvent en Afrique, soit dans le cadre de détachement d’instruction opérationnelle au profit des pays africains, soit dans le cadre des opérations de maintien de la paix ou d’accord de défense. Cela nous permet de cultiver et d'entretenir les traditions du régiment, en quelques sortes nos racines…

 

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

A lire dans le même numéro : Interview du GBA Hubert Trégou, Commandant l’Ecole d’Artillerie de l’armée de Terre de Draguignan

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
Les annonces de la LPM, possibles victimes des élections municipales

22.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est dans les détails que se cache le diable, on le sait. C'est dans les détails de la LPM que se cacherait un péril politique?

 

Le 2 août, lors de l'ultime conseil des ministres avant la pause estivale, le ministre de la Défense doit présenter la loi de programmation militaire, déclinaison du Livre blanc. Jean-Yves Le Drian maintient que la loi sera présentée au Parlement dès la rentrée.

 

Sous quelle forme? La question est en effet posée puisque des élus de gauche militent pour un report des annonces détaillées de suppressions, fermetures et autres coupes dans les formations militaires. Un report qui leur permettrait d'envisager plus sereinement les élections municipales des 9 et 16 mars et de ne pas devoir prêter le flanc à la critique. L'objectif étant bien d'éviter un contre-coup politique dévastateur.

 

François Hollande avait, devant l'IHEDN, exprimé sa volonté de ne pas dépouiller les territoires et Jean-Yves Le Drian précise toujours qu’aucune décision n’a été prise quant au choix des sites à fermer.

 

Découvrira-t-on, le 2 août, un texte qui détaillera la masse (24 000 postes concernées), les armées concernées, les armes concernées, mais ni les unités ni les sites?

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:40
Le BPC Vladivostok a fait une sortie en Loire vendredi

20.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Selon mes camarades du Marin, le BPC russe Vladivostok en cours de construction, pour sa partie avant, au chantier naval nazairien STX, est dans l’attente de la partie arrière. Partie voici quelques semaines d’un chantier russe, elle doit arriver à Saint-Nazaire, mardi 23 ou mercredi 24 juillet. Vendredi 19 juillet, dans l’après-midi, la partie avant du BPC russe est sortie dans la Loire, escortée par quatre remorqueurs, pour effectuer une manœuvre de retournement. Désormais, la proue du BPC pointe vers l’intérieur des terres, ce qui va permettre à l’autre partie de se positionner juste derrière afin de faciliter la jonction des deux. Le navire doit être livré au dernier trimestre 2014.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:35
Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan

17/07/2013 sources EMA

 

Le commandant Sébastien est en mission depuis peu de temps, avec son équipe sur le camp Mike Spann au nord de l’Afghanistan.

 

Le commandant est formateur C-IED (contre – IED). Autrement dit, il a pour mission de former les membres de la coalition mais aussi les forces afghanes contre la menace IED (Improvised Explosive Devices) ou EEC (Engins Explosifs de Circonstance) : « Je donne aux chefs de convoi les techniques qui leur permettront de détecter la présence d’un IED. Ils sont souvent placés aux mêmes endroits, appelés « hot spot », comme les passages à gué ou les zones sablonneuses. En cas de doute, je leur apprends les méthodes pour placer le convoi en sécurité et prévenir ainsi un second piège. En aucun cas ils ne doivent toucher à un IED » explique le commandant Sébastien.

 

Le commandant Sébastien n’appartient pas à l’arme du génie, l’arme des démineurs. Chef de la section opérations du bureau maintenance, opération, instruction (BMOI) du 3e régiment du matériel (3e RMAT) de Muret, il a suivi, en 2010, une formation d’instructeur contre-IED délivrée par l’OTAN.

 

Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan

Lors de sa première mission en Afghanistan en 2009 au sein des Operational Mentoring Liaison Team (OMLT), il prend conscience de la menace IED. C’est donc tout naturellement qu’il effectue la formation récemment créee par l’OTAN. Aujourd’hui il dirige une équipe de formateurs composée d’un polonais et d’une anglaise. « Les équipes changent souvent et il faut s’adapter en permanence. Je profite de l’expérience et de la façon d’enseigner de chacun. Sur cette mission je dispose de la rigueur polonaise et du flegme britannique ». L’anglais est la langue de travail. Après plusieurs mois, Sébastien la maitrise parfaitement mais son accent fait toujours autant sourire les anglophones. « Travailler dans un milieu Otanien est très enrichissant. On découvre les particularismes des autres nations, on échange des mots dans toutes les langues et l’on tisse rapidement un réseau de contacts dans des dizaines de pays »

Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan

Sur le camp Mike Spann, Sébastien et son équipe doivent assurer une formation de 5 jours au profit des officiers et des sous-officiers du 209e Kandak de l’armée Afghane. Lorsque tous les élèves sont présents, l’équipe débute sa présentation par quelques mots en Dari pour détendre l’atmosphère. «J’aime travailler avec eux, ils sont sensibles au fait qu’on essaie de créer de bonnes relations avec eux. En fin de stage, si je suis invité à prendre le thé et qu’ils me demandent quand je reviens, c’est qu’ils sont content de mon travail ».

Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan

Après le Nord de l’Afghanistan, le commandant Sébastien partira dans l’est, à Herat, pour assurer une formation au profit de l’armée italienne et espagnole. « J’adore ce travail. J’ai horreur de rester derrière mon bureau à Bagram et ne loupe pas une occasion de partir sur le terrain » ajoute-t-il.

Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan

L’emploi du temps du commandant Sébastien est complet pour les 2 prochains mois. Homme de relations, il profite de chaque mission pour créer de nouveaux contacts et promouvoir la formation CIED. Du coup, les demandes de nouvelles formations s’accumulent, venant aussi bien de la coalition que des forces afghanes. « Si cette formation permet de sauver la vie d’un soldat, alors j’aurai rempli ma mission ».

Dans la peau d’un Formateur C-IED en Afghanistan
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:30
Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

 

 

23/07 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats. Mais pour y arriver, elle devra améliorer son offre sur le plan de la coopération industrielle.

 

Même si elle n’a pas réussi à le faire sous l’ère Sarkozy, la France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats, en surfant sur la relation de confiance retrouvée entre les deux pays. Face à l’Eurofighter poussé par BAE Systems et Londres, Dassault peut arguer de performances supérieures. Pour ce qui est du prix, là encore, le match apparaît favorable à l’avion tricolore comme l’a démontré sa victoire sur son concurrent européen en finale de l’appel d’offres indien.

 

Sur le plan diplomatique, les jeux sont plus équilibrés. Paris est un allié historique du royaume du golfe au point de d’avoir conclu un accord d’auto défense en 2007 assorti de l’implantation d’une base militaire sur place. Mais Londres n’est pas en reste et négocierait un important accord de défense avec son ancien protectorat.

 

Dernier critère qui permettra de départager les deux camps : la coopération industrielle. Sur ce volet, les Britanniques semblent avoir pris une longueur d’avance. « Ils ont beaucoup proposé », reconnaît-on dans le camp français. Lorsque le Rafale était seul en lice, l’avionneur et la DGA avait mis sur la table la possibilité pour les deux pays de partager le coût de certaines améliorations techniques du Rafale. Il va sans doute falloir aller plus loin en associant les industriels locaux.

 

La reprise des 60 Mirage 2000-9

 

In fine, Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. A ce stade, Abou Dhabi a fixé la règle suivante, explique-t-on aux « Echos » : celui qui emportera l’affaire devra se charger de revendre ces appareils, dont la moitié va sur ses 30 ans. Comme il s’agit d’un matériel d’armement français, Paris a un droit de veto sur leur réexportation.

 

Pour satisfaire cette règle, BAE a donc besoin d’informations précises – ne serait-ce que pour évaluer le prix de reprise - que Paris refuse évidemment de fournir pour ne pas favoriser le concurrent de Dassault. C’est de bonne guerre. Mais quid si Abou Dhabi devait in fine trancher en faveur de l’Eurofighter ? La France irait-elle jusqu’à bloquer la revente des Mirage et donc tout l’affaire quitte à casser la relation de confiance patiemment retissée ?

 

Pendant ce temps-là, les Américains ne restent pas inactifs. Ils négocient la vente d’une vingtaine de F-16 pour remplacer une partie des 80 exemplaires hors de service, ainsi que l’installation sur toute cette flotte de la liaison de donnée tactique L16 de l’Otan. Il semble également que tout cela s’accompagne d’un gros paquet de missiles air-sol. Avec le bon espoir, qu’à terme, les Emirats remplacent tous ces appareils par des F-35.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 19:55
Défense : l'A400M va bientôt atterrir dans l'armée de l'air française

20/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'A400M a obtenu sa certification militaire, une étape à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Aucune date n'a été en revanche précisée pour la remise du premier appareil de transport militaire à la France.

 

La première livraison de l'A400M à la France vient de franchir un jalon important. Le comité d'experts rassemblant les sept pays du programme, le CQC (certification and qualification committee), a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire, qui vient de participer à son premier défilé du 14-Juillet. "L'autorité technique, c'est-à-dire la Direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié vendredi soir. Le comité d'experts, qui comprend un représentant de chaque nation, est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. "Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military", a expliqué le ministère. Il s'appuie sur 15 groupes de travail dans tous les domaines concernés : avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc...

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA. Pour EADS, c'est la fin d'un long chemin de croix pour ce programme très coûteux (6,2 milliards de dépassements de coûts). « Ce programme ne sera jamais rentable », reconnaît-on au sein du groupe EADS. Mais, en excluant les provisions supportées par EADS (plus de 4 milliards d'euros), les commandes des sept pays membres du programme vont permettre au programme d'être à l'équilibre vers la fin de 2022, explique-t-on dans le groupe. Avec les premières livraisons, en principe entre trois et quatre appareils seront remis en 2013 - trois à la France (juillet, mi-août et peut-être fin décembre, voire début janvier) et un à la Turquie (fin septembre-début octobre) -, l'A400M devrait avoir le potentiel de séduire de nouveaux clients à l'export. « Nous avons déjà un avion mature, assure le président d'Airbus Military, Domingo Urena. Il est prêt, ce n'est plus un projet de papier. Nous avons le bon avion au bon moment ».

 

Entre 50 et 100 appareils vendus dans les dix prochaines années

 

L'avionneur européen compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. « Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil », estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite. "Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:55
Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

22/07/2013 Sources : DICOD

 

Le CQC (Certification and Dualification Committee), comité d'experts rassemblant les sept pays partenaires du programme, a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire A400M. L'autorité technique, c'est-à-dire la direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire.

 

Le comité d'experts comprend un représentant de chaque nation, il est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military. Il s'appuie sur 15 groupes de travail, dans tous les domaines concernés (avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc.)

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:55
La Fasm Georges Leygues et le BPC Tonnerre arrivent à Toulon après 5 mois de mission

La Fasm Georges Leygues et le BPC Tonnerre arrivent à Toulon après 5 mois de mission

22/07/2013 Marine Nationale

 

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine Georges Leygues ont accosté à Toulon lundi 22 juillet. La mission Jeanne d’Arc 2013 s’achève après cinq mois de déploiement opérationnel. Les familles ont accueilli les marins en fin d’après-midi.

Exemple de projection de forces en mars 2013, sur les plages du Liban, à l’occasion de l’exercice amphibie Cèdre Bleu - SM Chenal MN

Exemple de projection de forces en mars 2013, sur les plages du Liban, à l’occasion de l’exercice amphibie Cèdre Bleu - SM Chenal MN

Parti de Brest le 6 mars dernier, le groupe a parcouru près de 25400 nautiques et navigué pendant 103 jours. Le groupe a ainsi commencé son déploiement par une série d’entraînements à la projection de forces, durant laquelle il a conduit plusieurs exercices interarmées et interalliés.

Un détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) est venu compléter le dispositif aérien du groupe amphibie. - S Pedot MN

Un détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) est venu compléter le dispositif aérien du groupe amphibie. - S Pedot MN

Il a ensuite poursuivi ses activités en participant aux opérations de lutte contre la piraterie maritime, dans le cadre de l’opération européenne « Atalante » en océan Indien. Plus à l’Est, les deux bâtiments de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont apporté leur soutien à la diplomatie navale et à l’industrie française, ainsi qu’à des actions de coopération régionale avec l’Inde, Singapour, le Vietnam et la Malaisie.

Retour de la mission Jeanne d’Arc à Toulon

Enfin, avant son retour à Toulon, le groupe a soutenu des opérations de lutte contre le terrorisme de la mer Rouge au golfe d’Oman (Opération Enduring Freedom) puis en Mer

Un officier-élève mis en situation dans le rôle de directeur d’intervention à l’occasion d’un exercice de sécurité (incendie ou voie d’eau) - P Ghigou MN

Un officier-élève mis en situation dans le rôle de directeur d’intervention à l’occasion d’un exercice de sécurité (incendie ou voie d’eau) - P Ghigou MN

Aux activités opérationnelles de ce déploiement longue durée, vient se superposer la formation d’officiers-élèves. La mission Jeanne d’Arc donne ainsi l’occasion aux futurs officiers d’être confrontés à des situations réelles et à être responsabilisés. Tout au long de cette mission, 133 officiers-élèves issus de différents corps d’officiers étaient intégrés à cette mission afin d’y achever leur formation par un stage d’application à la mer. Ils étaient mis en situation et intégrés au plus près des réalités opérationnelles, diplomatiques et maritimes, dans la perspective des responsabilités qu’ils auront à honorer d’ici quelques semaines pour leur première affectation dans les forces.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:30
L’opération CHEVESNE (1984) : une opération de projection de puissance aérienne

15.07.2013 LTT Patricia Golfier Chargée d’étude

Le général de Gaulle déclarait en 1941 : « Les Libanais ont été le seul peuple dont jamais aucun jour le coeur n’a cessé de battre au rythme du coeur de la France ». La France et le Liban partagent une histoire multiséculaire et à travers cet article nous mettrons en lumière une journée très peu évoquée au coeur de la guerre au Liban où la France a su démontrer toute la puissance de son arme aérienne.

Télécharger l’intégralité de l’article au format pdf

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:55
Publication du rapport au parlement sur les exportations d’armement 2013

22/07/2013 DICoD

 

Le 19 juillet dernier, députés et sénateurs ont reçu le rapport au parlement sur les exportations d’armement pour l’année 2012. Une publication qui intervient avant la fin de la session parlementaire, conformément à l’engagement du ministre de la Défense et qui confirme la place de la France parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériel de Défense.

 

"Une démarche de transparence prolongée et renforcée". C'est à la rentrée, en 11 septembre que Jean-Yves Le Drian présentera personnellement à la Représentation nationale, les conclusions de ce rapport. A cette occasion, le ministre réunira pour la première fois, les membres de la commission des Affaires étrangères et de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ainsi que ceux de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
Au menu de cette édition rénovée et enrichie : la généralisation de la présentation des données sur une base pluriannuelle ou encore la création de deux nouvelles annexes avec une synthèse par pays des commandes et livraisons des vingt principaux clients de la France et un récapitulatif des autorisations de réexportation délivrées en 2012. 

 

Une offre française très compétitive

Malgré une baisse des prises de commandes qui s’élèvent à 4,8 milliards en 2012, la France figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de Défense. Ces exportations doivent s’apprécier dans la durée : au-delà d’un socle consolidé de contrats inférieurs à 200 millions d’euros, le poids des contrats majeurs est prépondérant d’une année sur l’autre. L’offre française reste très présente et compétitive sur une grande partie des segments de marché de l’industrie d’armement.

 

Vers un dispositif de contrôle moderne

Ces exportations sont une base fondamentale pour le développement de notre outil de défense et pour l’équipement de nos forces qui assurent en France ou à l’étranger la protection de la Nation. Elles participent directement au développement et à la consolidation de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l’outil de production et les efforts de recherche et développement. La France doit en retour en assurer un contrôle rigoureux : la transition vers un dispositif de contrôle moderne, simplifié et préventif se poursuit. Ainsi, les dispositions instaurant la licence unique de transfert et d’exportation entreront en vigueur en 2014.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 13:55
Un nouveau chef de corps pour les Hussards du 3e régiment de Hussards

17/07/2013 republicain-lorrain.fr

 

Le colonel Cyril Bourdeau de Fontenay a pris le commandement du 3e régiment de Hussards, le 16 juillet, à la caserne Séré-de-Rivières de Metz

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:55
le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

16/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Mêmes usines, mêmes produits, mêmes compétences. Beaucoup de doublons qui augurent d'une casse industrielle et sociale importante. Pour autant, ne pas se rapprocher pourrait condamner à longue échéance Nexter face à l'arrivée de nouveaux acteurs venus des pays émergents.

 

C'est un véritable serpent de mer... même si cela concerne l'industrie de l'armement terrestre. Quoi donc ? Le dossier de la restructuration européenne que l'ancien patron de Nexter, Luc Vigneron, avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il poursuit sa route tout seul. Mais cela fait près de dix ans qu'une opération avec le groupe allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) est envisagée selon les humeurs des uns et des autres.

 

Aujourd'hui, les deux entreprises reparlent de mariage. Il faut toutefois rester prudent car cela fait quand même deux-trois ans, selon nos informations, que les discussions sont commencées et ont traversé des hauts et des bas. Les négociations avaient d'ailleurs été interrompues avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France. Elles ont ensuite sérieusement repris depuis le début de l'année. Cela reste toutefois une opération à très haut risque sur le plan industriel et social. Sans compter qu'il faudra passer par une loi de privatisation.

 

L'Aravis face au Dingo allemand

 

Pourquoi une telle opération est-elle très risquée ? Parce que, comme le notent tous les observateurs, la fabricant du char de combat Leclerc et celui du Leopard sont en concurrence sur l'ensemble de la gamme des blindés. Ce qui n'est pas le cas dans les munitions, un domaine où n'est pas présent KMW contrairement à Nexter, et dans l'artillerie, à l'exception notable du PzH 2000 allemand, le redoutable rival du Caesar. La grand majorité des produits de Nexter doit néanmoins se battre sur tous les marchés export contre ceux de Krauss Maffei.

 

C'est notamment vrai pour le véhicule blindé de combat d'infanterie VBCI, sur lequel fonde beaucoup d'espoir Nexter au Canada, au Danemark, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis notamment. Mais le Boxer de KMW se dresse très souvent sur sa route. C'est le cas aussi pour le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices hautement protégé, l'Aravis, qui doit convaincre les éventuels pays clients face au Dingo allemand. L'Aravis a d'ailleurs été choisi en 2011 par l'Arabie Saoudite.

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup (trop ?)

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Trop ? Mêmes usines, mêmes produits et mêmes compétence, rappelle un bon connaisseur des deux groupes. Jusqu'aux chiffres d'affaires qui sont quasi identiques. Si Nexter a bouclé l'année 2011 à 851 millions d'euros (1,07 milliard en 2010), Le groupe public emploie 2.700 salariés sur neuf sites de production. KMW (3.500 personnes, sept sites en Allemagne, dont le siège social à Munich) a quant à lui enregistré un chiffre d'affaire de 1 milliard en 2011, le dernier chiffre connu pour l'entreprise familiale, qui ne publie pas ses comptes (915 millions en 2010).

 

Seule différence notable, les prises de commandes de KMW surfent sur le succès actuel du char Lepoard à l'exportation en dépit de la claque subie en Arabie saoudite. Une telle opération ne se fera pas sans une casse industrielle et sociale si les deux groupes se rapprochaient. Comme le notent certains observateurs, l'idéal pour créer le troisième acteur européen (derrière General Dynamics et BAE Systems) serait de passer par une étape nationale pour renforcer Nexter. Pas sûr que les Allemands voient d'un bon oeil ce tour de passe-passe pour muscler le groupe public.

 

Plus question de faire entrer Thales au capital de Nexter

 

Que peut espérer Nexter en France ? Deux projets, dont l'un est très avancé, restent possibles. L'acquisition du fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui a réalisé 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés), est en très bonne voie. Elle suit son cours dans le cadre des modalités classiques pour une telle opération. Elle devrait se concrétiser avant la fin de l'année. Cette opération va notamment permettre à Nexter d'internaliser la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

 

Le dossier est en revanche beaucoup plus difficile avec TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. Si en 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter, cela ne semble plus être le cas. Le nouveau PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, n'a pas l'air très intéressé. "Je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes", avait-il expliqué en juin dans une interview accordée à La Tribune.

 

Et si Nexter reste seul ?

 

Si Nexter reste seul, pour certains observateurs, il est voué à disparaitre lentement face à la montée en puissance sur les marchés de l'armement terrestre des nouveaux entrants, qui sont très compétitifs. Pour Nexter, ils constituent « la vraie menace », selon le PDG de Nexter, Philippe Burtin. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre », avait-il expliqué en début d'année. C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Une opération qui  peut délivrer "beaucoup de valeurs"

 

Nexter doit donc choisir... entre la peste et le choléra. Se rapprocher de KMW ou s'exposer à un lent déclin. Ce qui vaut également pour KMW, qui peut choisir son compatriote et rival Rheinmetall - une opération qui n'a jamais pu se faire... "Les Etats vont avoir de plus en plus de difficultés à justifier une préférence nationale pour acheter des blindés", explique un bon connaisseur du dossier, qui estime que l'opération Nexter/KMW a "potentiellement pas mal de sens". A condition, précise-t-il, que cela aille au-delà d'un simple rapprochement capitalistique.

 

Car cette opération peut délivrer "beaucoup de valeurs". Surtout un rapprochement permettra de "disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose, avait expliqué Philippe Burtin. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ».

 

Nexter majoritaire ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont le portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen "permettant l'autonomie des choix et des actions" de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, "l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe" et de "préserver sa liberté de systémier". Enfin, l'ambition de Nexter "vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces".

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