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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:55
14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

09/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

Lors de la fête nationale du 14 juillet, les familles des morts au combat, les blessés et leurs proches sont invités à participer aux différentes cérémonies et activités. C’est l’occasion pour la France de les honorer, de se souvenir de ceux qui ne défileront pas, qui ont donné leur vie ou qui souffrent au quotidien des blessures subies au service de leur pays.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Fin 2004, le bombardement du camp français de Bouaké en Côte d’Ivoire fait 9 morts et une quarantaine de blessés parmi la force Licorne. Un plan Hommage est mis en place pour prendre en charge les soldats tués, blessés ainsi que leurs proches. Quatre ans plus tard, 10 soldats français meurent au combat dans l’embuscade d’Uzbeen, en Afghanistan. Le plan Hommage prend une nouvelle forme. Validé en 2009, il répond à la nécessité de mettre en place un dispositif d’honneurs aux défunts et de solidarité vis-à-vis de leurs familles. Il structure les diverses cérémonies (familiale, militaire, nationale) lors du rapatriement des dépouilles de soldats morts en opérations depuis ces quatre dernières années. C’est aussi une procédure administrative et financière d’urgence déclenchée sur décision du ministre de la Défense.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Ce mode opératoire exceptionnel est mis en place pour régler les rigidités administratives : déblocage et engagement de fonds, autorisations d’embarquement de civils dans des aéronefs de la Défense, etc. Si le plan Hommage a été activé pour les soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ou encore au Mali à partir de janvier 2013, il a également été mis en œuvre lors de la mort, par noyade, du caporal Julien Giffard, survenue en Guyane en 2010 dans le cadre de l’opération Harpie. Il en a été de même pour l’adjudant-chef Stéphane Moralia et le sergent Sébastien Pissot, assassinés par des orpailleurs illégaux en Guyane. « Le plan Hommage est déclenché pour tous les soldats tombés, quelque soit la nature de la mission à laquelle ils participaient. Il n’y a pas de distinction particulière », explique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

14 juillet: hommage à nos soldats blessés et tués

Lors de la fête nationale du 14 juillet, les familles des morts au combat, les blessés et leurs proches sont invités à participer aux cérémonies. C’est l’occasion de les honorer, sur les Champs-Elysées d’abord, où ils assistent au défilé dans une tribune face à celle du président de la République qui vient les saluer, puis lors de la traditionnelle réception des défilants à l’Hôtel de Brienne. Ils sont également reçus par le chef d’état-major de l’armée de Terre et par le gouverneur militaire de Paris lors d’autres réceptions.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:50
Ariane 6 - source CNES

Ariane 6 - source CNES

09/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en charge de l'espace, Geneviève Fioraso, dévoile ce mardi en présence du président du CNES Jean-Yves Le Gall, la configuration retenue pour Ariane 6, le futur lanceur low cost européen. Car l'Europe veut à tout prix calquer le modèle économique d'Ariane 6 sur celui développé par SpaceX pour Falcon 9, à la différence que ce dernier bénéficie d'énormes subventions de la Nasa.

 

Pour l'Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d'études spatiales (CNES), le lanceur américain Falcon 9, développé par SpaceX et surtout par la Nasa, est un cauchemar, qui a hanté ces derniers mois les nuits et les jours des responsables de la filière spatiale européenne. Un cauchemar en passe d'ailleurs de devenir un modèle pour l'Europe spatiale, qui souhaite à tout prix calquer l'organisation économique d'Ariane 6 sur celle développée par SpaceX pour le lanceur américain Falcon 9... qui est pourtant complètement biaisée par les énormes subventions de la Nasa.

C'est le nouveau patron d'Arianespace, Stéphane Israël, qui a vendu la mèche lors d'une conférence de presse au salon aéronautique du Bourget (17-23 juin). Selon ce dernier, qui s'appuyait sur un rapport secret, le coût de revient de Falcon 9 s'élève à 140 millions d'euros mais SpaceX du célèbre milliardaire Elon Musk propose un prix de lancement à... 50 millions de dollars. Un modèle économique complètement bancal, qui n'est donc possible que par le soutien inconditionnel et pérenne de la Nasa. Un modèle pas si vertueux que cela et qui finalement fausse la concurrence.

 

Fondateur d'une nouvelle Europe spatiale

Et c'est pourtant sur ce modèle économique sur lequel l'Europe veut s'appuyer... mais sans les subventions de l'Europe, qui sera finalement plus vertueuse (mais à quel prix ?) que les Etats-Unis. Du coup, l'expression à la mode chez les responsables européen du spatial, c'est le concept "cost driven" décliné sur tous les tons. Ce sera le modèle "fondateur d'une nouvelle Europe spatiale", a assuré lors du salon du Bourget le président du CNES, Jean-Yves Le Gall. Cela veut surtout dire que la la filière spatiale européenne, qui emploie environ 10.000 personnes, va être passée à une paille de fer très décapante. Objectif, faire reculer les coûts opérationnels de 40 % par rapport à Ariane 5, ce qui est "ambitieux", fait-on valoir au CNES. Le coût de développement du lanceur est quant à lui estimé à 4 milliards d'euros, en incluant les coûts de management et 20 % de marges liées aux éventuels aléas.

Ce sera donc une Ariane 6 dite PPH avec quatre boosters à propergol solide en nombre variable (deux étages à propergols solides - à poudre - et le moteur Vinci pour le troisième étage à propulsion liquide - hydrogène-oxygène). Selon le patron de la direction des lanceurs du CNES, Michel Eymard, cité dans CNES Mag, "le concept le plus prometteur comporte quatre moteurs identiques P135 au niveau du composite inférieur, permettant de bénéficier  d'une cadence exceptionnelle". Objectif, assurer une cadence d'au moins 12 lancements par an "afin de trouver un cycle d'exploitation vertueux, sans soutien financier des Etats".

 

Débat au sein de la communauté spatiale

Un choix qui fait d'alleurs débat au sein de la communauté spatiale. Selon la prestigieuse Académie de l'air et de l'espace a adressé le 17 mai dernier un courrier au directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain, dans lequel elle exprime de sérieuses inquiétudes sur les "décisions en cours de préparation pour le développement de la nouvelle génération de lanceurs Ariane". "une configuration Ariane 6 de type PPH a été retenue sans prise en considération sérieuse de solutions alternatives, explique-t-elle. Elle remplace la propulsion liquide par la propulsion solide pour les deux premiers étages du lanceur. Ceci ne revient pas seulement à préjuger du résultat - c'est surtout le mauvais choix". Réponse de Jean-Yves Le Gall : "la solution PPH n'est pas tombée du ciel. Elle a été choisie parmi une "short list" de 130 versions différentes. Si on veut réduire le coût d'exploitation d'Ariane 6, c'est elle qui tient la corde d'assez loin.".

 

Réduire les coûts, c'est réduire l'emploi partout

Le CNES veut proposer un lancement Ariane 6 à 70 millions d'euros pour une charge utile pesant jusqu'à sept tonnes, contre 150/160 millions pour Ariane 5 dans le cadre d'un lancement double. "Nous avons repris les fondamentaux de SpaceX (la société qui fabrique le lanceur Falcon 9, ndlr), souligne-t-on au CNES. On va rationaliser la production qui sera concentrée sur quelques sites". Comment ? L'ESA souhaite impulser un processus de mise en compétition des industriels européens afin de sélectionner ses partenaires "au meilleur rapport qualité-prix", explique le directeur des lanceurs de l'ESA, Antonio Fabrizi dans CNES Mag. Chez Astrium, on réfléchit ainsi à localiser la quasi totalité de la réalisation d'Ariane 6 sur un site unique, c'est-à-dire aux Mureaux (à l'exception des pièces primaires). L'intégration finale s'effectuerait à Kourou. "Réduire les coûts, c'est réduire l'emploi chez tout le monde, y compris dans les agences qui ne bougent pas", explique un grand patron de la filière.

De toute façon, expliquait le président d'Astrium Space Transportation, Alain Charmeau, au salon du Bourget, "à 100 millions, on ne vendra pas d'Ariane 6 et de préciser que pour l'emploi c'est catastrophique". Et e préciser que "s'il faut réduire les coûts d'Ariane de 40 %, à nombre de lanceurs égal, il faudra réduire aussi le nombre de personnes, dans la mesure où la main d'œuvre représente plus de 80 % des coûts dans notre industrie. Tout l'enjeu pour nous est d'arriver à construire avec nos partenaires industriels un lanceur suffisamment compétitif pour faire quinze à seize lancements par an au lieu de six actuellement avec Ariane 5".

 

Les Etats-Unis ont-ils réussi à tuer l'innovation dans le spatial en Europe ?

Et pour l'innovation ? C'est sûr que le "cost driven" ne le favorise pas. Et l'Europe est bien loin du concept "Technology driven" qui avait pourtant prévalu pour le développement d'Ariane 5. "Pour être compétitif et ne pas pas dépasser 70 millions d'euros par lancement, la solution n'est pas que technologique", rappelle Antonio Fabrizi. Les Etats-Unis, qui ont en outre développé les familles de lanceurs Atlas 5 et Delta 4, ont-ils tué l'innovation dans le spatial en Europe ? Non, estime-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en charge de l'espace, Geneviève Fioraso : "on peut faire de l'innovation à moindre coût". Au CNES, on assure que de nombreuses innovations ont été introduites sur le concept Ariane 6, avec notamment une nouvelle avionique ainsi que la miniaturisation et le développement de la puissance de calcul.

Et  Geneviève Fioraso, veut aller vite pour concurrencer au plus vite Falcon 9.  "Le plus vite possible", avait-elle expliqué au salon du Bourget. Soit gagner quelques mois sur le premier tir qui était prévu en 2021. Pourquoi pas en 2020 ? Mais d'ici là, la France devra convaincre Berlin de l'utilité pour l'Allemagne de lancer le programme Ariane 6... Un soutien qui devra passer par de la charge de travail aux sites outre-Rhin. La nouvelle organisation industrielle et les règles de gouvernance seront au coeur des enjeux de la prochaine conférence ministérielle des pays membres de l'ESA qui aura lieu en 2014 à Luxembourg.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:30
Artemis Trident 2013 : coup d'envoi d'une coopération future

9/07/2013 Marine nationale

 

À l’occasion du déploiement actuel du groupe de guerre des mines dans le golfe arabo-persique, l’état-major de conduite des opérations de guerre des mines, les chasseurs de mines Sagittaireet Pégase, ainsi qu’un détachement de douze plongeurs démineurs ont participé à l’entraînement tripartite Artémis Trident 2013. Cet exercice anglo-franco-américain s’est déroulé au large des côtes bahreinies, du 18 au 27 juin 2013.

 

Le principal enjeu était de tester, voire d’augmenter, interopérabilité de ces trois marines dans le domaine de la guerre des mines. Outre les moyens français, deux aéronefs (NH 53), deux chasseurs de mines et un détachement de plongeurs démineurs américains, ainsi que quatre chasseurs de mines anglais ont pris part à l’entraînement.

 

Les États-Unis sont en effet une des deux seules nations au monde (avec le Japon) à opérer les trois composantes de guerre des mines : air (dragage et chasse par hélicoptères), surface (chasseurs de mines) et sous marin (mise en oeuvre d’AUV  1). Fruit d’un travail de longue haleine, la concrétisation d’une telle coopération permet de construire des bases solides pour la conduite d’opérations futures de guerre des mines communes dans le golfe arabo-persique et semble vitale pour garantir les accès maritimes des points d’intérêts nationaux.

 

Ces neufs jours d’entraînement ont également permis d’échanger sur les méthodes de travail et procédures de chaque nation.

Artemis Trident 2013 : coup d'envoi d'une coopération future

Le capitaine de vaisseau Benon a commandé le groupe de guerre des mines français ainsi que la force tripartite constituée pour Artémis Trident. Rapide retour d’expérience (Retex).

 

« Quel bilan pouvez-vous dresser d’Artemis Trident 2013 ?

 

- Ça a été une coopération opérationnelle étroite, dans cette région du monde, avec nos alliés naturels que sont les États-Unis et le Royaume-Uni a beaucoup de sens. D’une part, nos intérêts stratégiques sont largement partagés et d’autre part, il est évident qu’une opération de guerre des mines, dans le golfe arabo-persique comme ailleurs, ne peut être envisagée qu’en coalition.

 

Par ailleurs, pour les forces de guerre des mines françaises, les déploiements périodiques réalisés dans cette région du monde correspondent à un besoin de diversification de nos zones habituelles de travail.

 

Ils constituent un complément indispensable aux opérations contingentes conduites très régulièrement depuis trente ans sur les côtes françaises et européennes en général, que ce soit en Atlantique ou en Méditerranée. Dans le golfe arabo persique, l’environnement marin est exigeant (il fait très chaud et la température de l’eau oscille entre 28°C et 33 °C), l’environnement opérationnel également. C’est au travers d’entraînement comme Artemis Trident que nous améliorons nos propres modes d’action mais surtout notre capacité à travailler mieux et plus vite en coalition ».

 

Artemis Trident 2013 : coup d'envoi d'une coopération future

REGARDS CROISÉS

 

Le CC Roussel est le commandant le chasseur de mines  Pégase. Sa réaction

 

« L’équipage du Pégase a relevé le défi Artemis Trident avec enthousiasme, impatient d’éprouver le savoir-faire français, acquis davantage sur les fonds chaotiques de la mer d’Iroise que sur les fonds sablonneux du golfe. Depuis les principes généraux jusqu’aux procédures les plus techniques, chaque action, menée en parallèle par chacun des chasseurs de mines engagés, a été évaluée et comparée avec précision. Par ailleurs, les riches échanges entre participants ont activement participé à la définition d’un socle de connaissances techniques communes, premier pas vers l’intégration en cas d’engagement multinational. ».

 

1 Autonomous Unmanned Vehicule

Artemis Trident 2013 : coup d'envoi d'une coopération future
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 17:50
BFA 14 juillet - Crédits ADC F. Chesneau SIRPA Terre

BFA 14 juillet - Crédits ADC F. Chesneau SIRPA Terre

09/07/2013 Laura Bataille - Armée de Terre

 

Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle et le chancelier allemand Adenauer signaient le traité de l’Elysée, marquant ainsi le début de la réconciliation entre les deux peuples entrés en conflit à trois reprises.  En 2013, cinquante ans après cette signature symbolique, la brigade franco-allemande (BFA), qui œuvre pour la défense européenne, participe au défilé du 14 juillet.

 

Destiné à sceller l’amitié entre la France et l’Allemagne, le traité de l'Élysée est devenu le symbole de la coopération entre ces deux pays. C’est pourquoi, pour son cinquantième anniversaire, il est à l’honneur lors de l’événement national. Pour cela, des unités allemandes et françaises, qui appartiennent à la BFA, sont présentes lors du défilé.

 

La BFA, emblème de la coopération militaire

 

Cette brigade, créée le 2 octobre 1989, est née de la volonté de montrer que les relations franco-allemandes pouvaient s’étendre au domaine militaire. Elle répond aux quatre principes fondateurs du traité de l’Elysée : réconciliation, solidarité, amitié et coopération. Composée de 4 800 hommes et femmes, elle a, entre autre, permis des progrès considérables en matière d’armement et d’harmonisation des méthodes et des modes d’action. Cette brigade consacre l’engagement pour la paix et l’amitié de leurs peuples et de l’Europe.

 

Présente sur les Champs-Elysées pour le 14 juillet, la brigade défile à pied (3e régiment de hussards, Jagerbataillon 292 et bataillon de commandement et de soutien) et les aéronefs allemands survolent les Champs-Elysées lors des défilés aériens d’ouverture et de clôture (Typhoon et Tigre).

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:55
Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

09/07/2013 Armée de Terre

 

Fin juin 2013, les forces spéciales de l’armée de Terre ont suivi pendant une semaine la campagne d’entraînement à l’infiltration sous voile (ISV) Albatros dans le sud-ouest de la France.

 

Organisée par la brigade des forces spéciales Terre (BFST), cet entraînement a rassemblé une vingtaines de soldats de toutes les composantes du commandement des opérations spéciales (COS). Ces unités sont les seules en France à détenir l’expertise OXY c'est-à-dire d’infiltration sous voile à très grande hauteur (TGH).

 

Cette technique pointue consiste à effectuer de jour comme de nuit des sauts en parachute sous oxygène (d’où le terme de capacité OXY), dans la plus grande discrétion. Le largage peut aller jusqu’à près de 10 000m d’altitude. Le parachute s’ouvre peu après la sortie de l’avion et les soldats dérivent sous voile sur plusieurs dizaines de kilomètres en fonction des conditions météo et de la situation au sol. Le posé de nuit se fait sans balisage, dans des zones non reconnues et souvent exiguës.

 

Ce procédé de mise en place est particulièrement efficace et adapté aux exigences des opérations spéciales car il permet d’assurer à la fois la sûreté de l’aéronef volant à très grande hauteur et une totale furtivité dans l’infiltration des opérateurs.

 

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

Saut en parachute à très grande hauteur sous oxygène par les forces spéciales Terre - Crédits : MDL Martinez/BFST

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 14:55
Nexter participe à l’inauguration du nouveau musée de l’Artillerie de Draguignan

03.07.2013 Nexter Group
 

A l’occasion des journées Wagram, et après plusieurs mois de travaux de réaménagement et de modernisation, le nouveau musée de l’Artillerie de Draguignan a été inauguré ce mercredi 3 juillet en présence notamment du Général Ract-Madoux, Chef d’Etat-Major de l’armée de Terre, et d’Olivier Audibert-Troin, Député du Var et membre de la Commission de Défense de l’Assemblée Nationale. Le Groupe Nexter, partenaire historique du musée et principal acteur de l’artillerie, était bien entendu présent à l’évènement, représenté par Philippe Burtin, Président Directeur Général, et du Général Jacques Grenier, conseiller militaire du Groupe.

 

Grâce à une surface portée à plus de 2 500 mètres carrés, contre 1 800 auparavant, et une muséographie retravaillée, le nouveau site pourra exposer une collection plus importante et valorisée. L’accès est également facilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite. En effet, une passerelle de 100m de long assurera une entrée directe depuis l’avenue de la Grande Armée.

 

Ce soutien confirme l’engagement de Nexter auprès de la communauté des artilleurs et de son patrimoine historique, et plus globalement du domaine terrestre.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
Le 4é Régiment d'hélicoptères des Forces spéciales de Pau est l'un des rares au monde à maîtriser la technique de la grappe

Le 4é Régiment d'hélicoptères des Forces spéciales de Pau est l'un des rares au monde à maîtriser la technique de la grappe

08/07/2013 Par Hélène Chauwin

 

Ces commandos d'élites agissent dans l'ombre. Ils transportent et appuient les opérations les plus délicates. Ils interviennent  sur tous les fronts, au Mali ou en Somalie récemment. Des années d'entraînement, des talents de pilotes hors normes. Ce sont des militaires d'exception.

 

Une équipe de France 2 a pu suivre, en exercice, le 4é régiment d'hélicoptères des forces spéciales de Pau. Un reportage étonnant de J. de la Mornais, JS. Monier et S. Malin.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
photo A. Monot - Marine Nationale

photo A. Monot - Marine Nationale

08 juillet 2013 Ouest-France

 

Samedi 13 et dimanche 14, la frégate multimissions (Fremm) Aquitaine sera ouverte au public au 3e éperon du port de commerce de Brest. Un événement exceptionnel qui permettra au public de découvrir le fleuron de la Marine nationale. Livrée à l'automne dernier et construite par DCNS Lorient, ce bâtiment de 140 m devrait entrer en service actif dans les prochains mois. Très automatisé, il a permis de diviser par 2,5 le nombre de marins embarqués sur ce genre de frégate.

 

Visites samedi de 10 h à 12 h et de 14 à 18 h. Dimanche de 15 à 18 h. Modalités : Accès déconseillé aux personnes à mobilité réduite. Tenue appropriée conseillée (chaussures plates...). Sacs et poussettes interdits. Se munir d'une pièce d'identité.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
MdCN Naval Cruise Missile In First Sea-Launched Trial

08/07/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

French defence officials have carried out the MdCN (Missile de Croisière Naval - Naval Cruise Missile) weapon's first simulated ship-borne launch, with successful results.

 

While this was a land-based trial, the missile was launched from infrastructure designed to replicate a French Navy frigate at sea. According to MdCN's developer, MBDA, it was a rigorous trial as, beyond the launch phase, the missile's navigation and infrared target recognition capabilities were also put to the test.

 

Once in French Navy service, the MdCN will be part of the armament carried by its FREMM (multi-mission frigate) vessels and Barracuda submarines.

 

The joint French/Italian FREMM design is an anti-submarine, anti-ship and anti-aircraft frigate now being supplied to each nation's navy. The Barracuda submarine is still in development. It is expected that six will be built, joining the French Navy between 2017 and 2027.

 

Sea-Launched Naval Cruise Missile

 

The MBDA sea-launched Naval Cruise Missile has an extensive range and is designed to strike targets well inside national boundaries. Based on the air-launched SCALP missile, the Naval Cruise Missile is compatible with a range of different ship types and MBDA has been working on this technology since 2006.

 

The SCALP (or Storm Shadow, in other air arms' service) has more than a decade's operational use behind it. It has a 250 mile range and a maximum speed of Mach 0.8, while it weighs 1,400 kilograms and is around 6.5 metres in length.

 

According to MBDA: 'Carried on combat vessels positioned for lengthy periods at a safe distance in international waters, either overtly (on frigates) or discretely (on submarines), MdCN is designed to carry out missions calling for the destruction of high value strategic targets'.

 

The new weapon is due to enter service next year but won't be twinned-up with the Barracudas until 2017, according to current scheduling.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
Quand Valls planche sur la cyberguerre

04/07/2013 Par Jean Guisnel - Point.fr

 

En pleine crise sur les interceptions électroniques massives conduites par la NSA sur les communications des Américains et des étrangers, le premier forum Technology Against Crime se tient les 8 et 9 juillet à Lyon. Dans cette rencontre, que ses promoteurs souhaitent voir devenir un Davos de la sécurité, 500 personnalités et industriels se retrouveront autour de Manuel Valls, de la présidente d'Interpol, Mireille Ballestrazzi, et de son secrétaire général, Ronald Noble. Alors que les questions autour des technologies de la sécurité se multiplient, le forum traitera de leurs relations avec les grands sujets de l'heure : criminalité organisée transnationale, tranquillité de l'espace public, protection du droit à l'identité, respect des libertés fondamentales.

 

Le livre blanc de la défense et de la sécurité nationale récemment publié s'est penché sur l'univers de la sécurité électronique et de la cyberguerre en France. Il a confié la défense des réseaux d'Etat et des entreprises sensibles à l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information. "Le ministère de la Défense a pris en main la protection de ses propres systèmes et celle de plusieurs grandes entreprises qui se font attaquer et ne se défendent pas, confie au Point un haut fonctionnaire.Nous voulons les obliger à prendre en compte les impératifs de sécurité, en les menaçant de rompre avec celles qui ne s'y soumettraient pas !"

 

Nicolas Sarkozy avait annoncé, en 2008, que la France entendait se doter de capacités informatiques offensives. C'est chose faite ! A l'état-major des armées, le contre-amiral Arnaud Coustillière est chargé de la lutte informatique active. "Le volume des forces, leur organisation et les ambitions fixées sont des informations qui relèvent du secret défense, mais je suis en mesure de vous dire que nous ne sommes pas dépourvus ", déclarait-il récemment devant les députés. La Direction générale pour l'armement recrute et forme près de Rennes, à Bruz, les nouveaux cyberguerriers chargés de pénétrer les ordinateurs distants. Et la DGSE n'est pas en reste. Dans la bataille administrative autour de la cybersécurité, la défense a pris le pouvoir. A l'Intérieur, on veut désormais revenir dans le jeu !

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:55
Cinq nouveaux Laboratoires de l'IRSEM

08.07.2013 IRSEM
 

Cinq nouveaux Laboratoires de l'IRSEM sont désormais disponibles sur notre site.

Laboratoire de l’IRSEM n°14-2013 : La paix par le commerce, de l’époque moderne à nos jours – mythe et réalité

Benjamin BRICE

Laboratoire de l’IRSEM n°15-2013  : De l’asymétrie capacitaire à l’asymétrie des buts de guerre – repenser le rapport de force dans les conflits irréguliers

Sarah GUILLET

Laboratoire de l’IRSEM n°16-2013 : La coopération internationale et bilatérale en matière de cybersécurité : enjeux et rivalités

Alix DESFORGES

Laboratoire de l’IRSEM n°17-2013 : Environmental Securitization within the United Nations : a Political Ecology perspective

Lucile MAERTENS

Laboratoire de l’IRSEM n°19-2013 : Penser le sentiment de confiance dans l’armée : pour un programme de recherche

Olivia LEBOYER

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:55
Bilan social 2012: une radiographie des personnels, salaires, dépenses, conditions de travail

08.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense


Le Bilan social 2012 qui présente les grandes orientations du ministère de la Défense en matière RH est désormais disponible en cliquant ici. Pour résumer, et en attendant d'avoir épluché le lourd document, voici les têtes de chapitre:

 

Chapitre 1 – Le personnel de la Défense
L’évolution des effectifs liée à la réduction pluriannuelle des emplois, amorcée en 2008, se poursuit en 2012, conformément aux objectifs fixés au ministère de la Défense par la loi de programmation militaire 2009-2014. En 2012, l’effectif du ministère sous plafond ministériel des emplois autorisés (PMEA), exprimé en équivalent temps plein travaillé (ETPT), est de 288 066 personnes, soit une réduction de 2,8 % par rapport à 2011. Il se compose de 77,1 % de militaires (222 215 ETPT) et de 22,9 % de civils (65 851 ETPT). Le taux de féminisation du personnel militaire s’élève à 15 % et celui du personnel civil à 38 %.

 

Chapitre 2 – Les mouvements de personnel
En 2012, malgré la baisse des effectifs militaires et civils, le ministère de la Défense conserve un fort niveau de recrutement. Pour le personnel militaire, 15 364 recrutements sont effectués principalement dans l’armée de terre (65 %). Les recrutements concernant les militaires du rang représentent 63,7 % de l’ensemble des catégories. A l’inverse, 19 660 militaires ont quitté définitivement les armées. S’agissant du personnel civil, 2 319 recrutements sont réalisés, dont 53,6 % de personnels de catégorie C ou de niveau III. Parallèlement, 3 538 civils ont quitté définitivement le ministère.

Chapitre 3 – Les dépenses liées au personnel
Les dépenses de personnel, imputées sur le titre 2, s’élèvent en 2012 à 20,1 Md€, soit une augmentation de 2,3 % par rapport à 2011, du fait de l’accroissement des contributions au compte d’affectation spécial (CAS) pensions (6 127 M€ pour le personnel militaire et 562,3 M€ pour le personnel civil) et au fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’Etat (FSPOEIE), soit 1 045,6 M€ (en hausse de 42,5 M€ par rapport à 2011). Outre les dépenses salariales, 374,6 M€ sont consacrés à l’accompagnement de la politique des ressources humaines (action sociale, reconversion, etc.).

 

Chapitre 4 – La formation
La formation du personnel au ministère de la Défense est en constante évolution afin de garantir la capacité opérationnelle des unités, tout en s’adaptant aux réformes ministérielles en cours au sein du ministère et aux évolutions des métiers et des matériels. En 2012, 4 326 742 journées de formation ont été conduites pour le personnel militaire, correspondant à 83 259 actions de formation, réparties entre les actions de formation d’adaptation à l’emploi (48 923), les actions de formation initiale (21 296) et les actions de formation donnant accès au grade supérieur (13 040). S’agissant du personnel civil, 48 468 actions de formation ont été réalisées au cours de l’année 2012, au profit de 30 410 agents. En outre, 276 personnes handicapées au sein du ministère de la Défense ont pu bénéficier d’une action de formation.

 

Chapitre 5 – La reconversion
En 2012, 22 310 militaires (hors gendarmerie et hors décès) quittent l’état militaire. Dans le même temps, le nombre de candidats inscrits auprès de l’agence de reconversion "Défense mobilité" atteint 16 512 personnes, en diminution de 3,1 % par rapport à 2011. Le nombre global des prestations de reconversion dispensées (orientation, accompagnement direct vers l’emploi et formation professionnelle) diminue de 11,1 %, alors que celui des congés de reconversion acceptés augment de 2,2 %. Par ailleurs, 9 784 militaires ont été reclassés dans le secteur privé et 2 174 ont accédé à la fonction publique.

 

Chapitre 6 – Les conditions de travail
Le nombre d’accidents de service et de trajet du personnel militaire a augmenté de 33,5 % en 2012 par rapport à 2011. Il en est de même pour celui des maladies professionnelles (+ 2,5 %). S’agissant du personnel civil, la diminution du nombre d’accidents du travail avec arrêt amorcée depuis 2009 se poursuit de manière accrue en 2011 (- 19 % par rapport à 2010), ainsi que le nombre des accidents de trajet (- 23,5 %), et plus particulièrement ceux ayant entraîné un arrêt de travail (- 31,7 %). Le nombre de maladies professionnelles reconnues enregistre également une forte baisse en 2011 par rapport à 2010 (- 31,2 %).

 

Chapitre 7 – Les relations professionnelles
Un groupe de liaison permanent entre le Ministre de la Défense et le conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) a été créé en décembre 2012. Il est destiné à entretenir un lien continu avec le Ministre de la Défense sur des sujets concernant directement les militaires. Le CSFM est composé de 85 membres titulaires dont 16 femmes (18,8 % des effectifs). S’agissant du personnel civil, 2012 est la première année de mise en œuvre de la réforme relative à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique. Au cours de l’année, plusieurs projets de textes visant à valoriser la carrière des agents de l’Etat et à améliorer leurs conditions d’emploi ont été examinés par le comité technique ministériel (CTM). Le CTM est composé de 15 membres titulaires dont 4 femmes (26,7 % des effectifs).

 

Chapitre 8 – La politique sociale
Le budget de l’action sociale s’élève en 2012 à 203,3 M€, dont 104,2 M€ consacrés aux prestations sociales. La petite enfance a de nouveau constitué une priorité de la politique sociale avec l’ouverture de trois nouvelles structures d’accueil de jeunes enfants pour un total de 112 places supplémentaires en 2012. Par ailleurs, le soutien des militaires en opérations extérieures (OPEX) a été renforcé par la mise en place du dispositif "dossier unique blessé en OPEX", visant à assurer un meilleur suivi des blessés en OPEX et à coordonner l’action des différents intervenants institutionnels, afin de permettre le paiement plus rapide des indemnités et réparations financières.

 

Chapitre 9 – La réserve
Au 31 décembre 2012, la réserve opérationnelle compte 56 328 volontaires (y compris gendarmerie) ayant souscrit un engagement de service dans la réserve (ESR). Pendant cette période, les volontaires servant sous ESR ont accompli en moyenne 20,6 jours d’activité de réserve (contre 22,9 en 2011), pour un total de 1 158 271 jours d’activité. La part des jours d’ESR effectués dans le cadre des opérations extérieures (OPEX), soit 18 778, représente 1,6 % des jours d’ESR réalisés, soit une baisse 0,8 point par rapport à 2011. Fin 2012, le nombre de réservistes citoyens s’élevait à 3 001 contre 2 660 en 2011 marquant ainsi une progression de 12,8 %.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:55
Trois anciens chefs de corps du 2ème REI
Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Le premier Eric Margail qui a commandé le régiment entre 2002 et 2004, va recevoir sa quatrième étoile le 1er août prochain alors qu’il prendra le commandement du quartier général du corps de réaction rapide à Lille (QG CRR-FR).

Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Il aura pour chef d’état-major, le général de division Philippe Bras qui fut son prédécesseur (2000-2002) à Nîmes.

Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Le troisième, le général de brigade Hubert de Reviers de Mauny chef de corps du 2ème REI (Régiment étranger d'infanterie) entre 2004 et 2006, vient d’être nommé nous apprend également le Journal officiel de ce dimanche, chef de la division affaires générales de l’état-major des armées (EMA) et chef de cabinet du CEMA. Il était jusqu’ici adjoint au coordinateur national du renseignement. Il devrait être remplacé à ce poste par un autre officier Légion.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:55
Les E-3F d'Avord ont passé les 50 000 heures de vol

Les E-3F d'Avord ont passé les 50 000 heures de vol

09/07/2013 Armée de l'air

 

Le 26 juin 2013, le passage des 50 000 heures de vol des avions E-3F, connus sous le nom d’Awacs, a été célébré sur la base aérienne 702 d’Avord, en présence du général Lafond, commandant la brigade aérienne du contrôle et de l’espace (BACE). 

 

Pour cet événement, une cérémonie était organisée avec le 36e escadron de détection et de contrôle aéroportés (EDCA), l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) et l’équipe de marque du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM). Un Awacs a d’ailleurs été repeint, arborant fièrement sur le tarmac le chiffre symbolique de ses engagements.

 

Un maillon tactique central

 

Véritable trait d’union entre le décideur politique ou militaire et les moyens tactiques des trois armées employés sur les théâtres d’opérations, l’E-3F est un maillon essentiel de la Défense nationale. Il permet aux plus hautes autorités de l’État de disposer d’une lecture souveraine de l’évolution du contexte stratégique mondial et d’une anticipation indispensable sur l’échiquier international. L’E-3F est également un bel exemple d’interopérabilité. Toutes ses capacités s’expriment aussi bien dans les opérations interarmées nationales, internationales que dans des opérations interministérielles telles que la lutte contre le narcotrafic, le terrorisme, ou pour des besoins de coordination des moyens de secours en intervention suite à une catastrophe naturelle.

 

Programme de rénovation

 

Ces 50 000 heures marquent l’entrée de l’Awacs dans son programme de rénovation à mi- vie « MidLife-Upgrade ». L’armée de l’air disposera, très prochainement, d’un outil parfaitement adapté aux exigences des opérations modernes. Le premier avion sortira des ateliers d’Air France Industrie, au Bourget, en début d’année 2014 et le quatrième en 2016. Pour cette amélioration, la France a choisi le système américain « block 40-45 ». Les E-3F resteront ainsi parfaitement interopérables avec leurs alliés.

 

Opérationnels depuis 21 ans

 

Implantés sur la base d’Avord depuis leur arrivée en France, le 17 décembre 1990, les quatre Awacs de l’armée de l’air sont déclarés opérationnels en juin 1992. La flotte d’E-3F et le personnel les mettant en œuvre vont dès lors participer à toutes les opérations contribuant à la réussite des engagements militaires de notre histoire moderne. Ainsi, dès le mois d’août 1992, les Awacs sont engagés dans les opérations menées en ex-Yougoslavie sous l’égide de l’organisation des Nations Unies.

 

Les 50 000 heures marquent l’entrée de l’Awacs dans son programme de rénovation à mi- vie « MidLife-Upgrade »

Les 50 000 heures marquent l’entrée de l’Awacs dans son programme de rénovation à mi- vie « MidLife-Upgrade »

Quelques chiffres significatifs

 

Les premiers vols opérationnels d’E3-F sont réalisés au-dessus de la Bosnie en 1992. Aujourd’hui, ils totalisent 13 000 heures de vol en opérations :

 

2400 heures, au Kosovo, entre 1998 et 2003,

22500 heures, en Libye, opération Harmattan, en 2011

600 heures, au Mali, opération Serval, durant le premier semestre 2013.

 

De l’opération Serval, en passant par Salamandre, Trident ou encore Harmattan, l’Awacs n’a cessé de confirmer son rôle primordial dans la chaîne de commandement et de contrôle des opérations aériennes ces vingt dernières années.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:45
Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

08/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, un phénomène météorologique exceptionnel et rarissime s’est abattu sur la région de Gao. Les éléments français stationnés sur l’aéroport ont été touchés, sans déplorer  de victimes.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Une cellule orageuse formée au Nord Est de la ville de Gao a généré, selon l’expression des experts une véritable « explosion météorologique », due au passage brutal d’un vent allant jusqu’à 140 km/h. Elle s’est abattue sur la plateforme, dans une partie de la zone vie et près de la piste, au niveau du parking aéronefs. « Le phénomène a duré peu de temps et était très localisé sur la plateforme mais pas dans la ville de Gao » précise le spécialiste météo de la brigade Serval. Les pluies qui ont suivi ont duré environ une heure.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Ce phénomène météorologique rarissime, d’une ampleur imprévisible, n’a fait aucun blessé mais a causé des dégâts matériels importants. Certaines infrastructures de la force ainsi que des aéronefs, pourtant bien arrimés dans le sens des vents dominants, ont été endommagés. Par ailleurs, quelques véhicules P4 ont été touchés, une douzaine de tentes se sont envolées, un abri déployable servant d’atelier s’est littéralement disloqué sous l’effet de la violence de vent et un conteneur de vingt pieds (KC 20) a été déplacé sur quatre-vingt centimètres.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Le contrôle des matériels est en cours et la remise en condition du camp se poursuit. Les opérations de la force Serval ne sont pas impactées et se poursuivent, notamment dans la région Est de Gao.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

Opération Serval : conditions météo extrêmes à Gao
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:30
photo EMA

photo EMA

08 juillet 2013 Ouest -France

 

Le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane, s’est entretenu lundi avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en visite à Abou Dhabi, de la coopération militaire entre les deux pays.

 

Cheikh Mohamed, commandant en chef adjoint des forces armées de la fédération des Emirats arabes unis,et Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, ont examiné « plusieurs secteurs de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines militaire et de défense, et les moyens de les développer dans l’intérêt » des deux pays.

 

Promouvoir la Défense française

 

Selon le journal économique français La Tribune, M. Le Drian devait notamment tenter de convaincre cheikh Mohamed Ben Zayed d’acquérir deux satellites d’observation proposés conjointement par Astrium (groupe EADS) et Thales Alenia Space (TAS), soit un contrat de plus de 500 millions d’euros.

 

Défense. En visite, Le Drian veut convaincre Abou Dhabi d’acheter Français

Outre les deux satellites, la France compte également vendre 60 avions de combat Rafale (Dassault Aviation), 700 véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) de Nexter ainsi que des radars de défense aérienne 3D tactique multimissions à moyenne portée, des Ground Master 200 (GM200) fabriqués par Thales, a rappelé le journal.

Défense. En visite, Le Drian veut convaincre Abou Dhabi d’acheter Français
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 07:55
Face aux «nouveaux risques», Valls veut une industrie de la sécurité plus structurée

8 juillet 2013 Liberation.fr (AFP)

 

Face aux «nouveaux risques» liés aux technologies, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a plaidé lundi pour une filière de la sécurité plus structurée, aux «enjeux de compétitivité considérables», lors de sa visite au forum Technologies contre le crime, à Lyon.

 

Le ministre a annoncé l’installation à l’automne par le Premier ministre du comité de filière de l’industrie de la sécurité, dont la création était prévue dans le récent Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale.

 

Les industries de la sécurité génèrent en France un chiffre d’affaires estimé à 10 milliards d’euros - en croissance annuelle de 7% - et emploient 50.000 personnes dans des PME et des grandes entreprises travaillant principalement à l’export, a précisé M. Valls lors de son discours d’ouverture de ce premier forum mondial dédié aux technologies de la sécurité qui se déroule jusqu’à mardi.

 

Contrairement aux industries de l’aéronautique et de la défense, la filière industrielle de la sécurité, disséminée, souffre d’une «insuffisante structuration», a jugé le ministre de l’Intérieur, assurant que les «enjeux de compétitivité et de sécurité sont considérables».

 

«Les technologies font, en effet, naître de nouveaux risques», a-t-il affirmé en citant la cybercriminalité, le détournement des identités, la diffusion de messages de haine...

 

Faute de dialogue entre pouvoirs publics, organismes de recherche et entreprises, les industriels ont une «visibilité insuffisante (...) sur les besoins des acteurs de la sécurité», a-t-il ensuite expliqué lors d’un point de presse, estimant qu'«il y a une certaine réticence de la part des industriels à se lancer dans des projets».

 

En ce qui concerne la police et la gendarmerie, M. Valls a identifié «trois défis majeurs pour les prochaines années»: modernisation des radiocommunications avec la transmission d’images à haut débit, nouvelle génération de vidéoprotection intégrant l’intelligence artificielle, et modernisation des équipements de protection des forces de sécurité qui pourront être dotés de capteurs intelligents.

 

Le premier Forum Tac (Technology against crime), sous l’égide d’Interpol et du ministère de l’Intérieur, réunit institutions, représentants d’Etats, PME innovantes et industriels de poids tels que EADS, Safran et Thalès, avec l’ambition de devenir un «Davos de la sécurité».

 

à suivre @ForumTAC

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:55
En plein dans le mille (Diaporama)

08/07/2013 defense.gouv.fr

 

Du 24 au 28 juin 2013, le challenge TELD (tireur d'élite longue distance) s'est déroulé au CEITO. 17 groupes provenant de régiments d'infanterie ont répondu à l'invitation.

En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
En plein dans le mille (Diaporama)
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 19:55
Infrastructure nationale partageable des transmissions (INPT) - source Gicat

Infrastructure nationale partageable des transmissions (INPT) - source Gicat

08/07/13 Alain Clapaud - 01Business

 

Associé à Inéo Infracom et Aviat Networks, Cassidian vient de décrocher un nouveau contrat majeur auprès du ministère de l’Intérieur. La filiale d’EADS va moderniser le réseau radio hertzien de la Police Française. Ce réseau fait partie de l’Infrastructure nationale partageable des transmissions (INPT) qui le lie à Antares, le réseau de la sécurité civile. La solution retenue est à base de faisceaux hertziens TDM (multiplexage numérique) et IP, une technologie utilisée par le réseau Rubis des gendarmes.

 

Cassidian était déjà présent auprès du ministère de l’Intérieur pour l’équiper des éléments d’infrastructure Tetrapol, le réseau des radios portatives utilisés par les forces de l’ordre. Avec ce nouveau marché, Cassidian fournira à la place Beauveau de nouvelles stations de liaison hertzienne pour renforcer le réseau actuel et remplacer les équipements plus anciens. Le montant de ce marché est de dix millions d’euros.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 18:55
Istres - Maquette CMM projet Dassault Aviation - Ouest Provence

Istres - Maquette CMM projet Dassault Aviation - Ouest Provence

08 juillet 2013 Par Jean-Christophe Barla (Provence-Alpes-Côte d'Azur) - Usinenouvelle.com

 

La structuration de la filière aéronautique provençale se poursuit. Après le projet Henri Fabre, à Marignane, autour d'Eurocopter, un nouveau pôle émerge à Istres (Bouches-du-Rhône), grâce à Dassault Aviation.

 

C’est un nouveau projet ambitieux pour la filière aéronautique de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui s'apprête à voir le jour. Le 5 juillet, Dassault Aviation a signé une promesse de vente sur son Centre de montage Mercure (CMM) avec le Syndicat d’agglomération nouvelle Ouest Provence. Hugues Chambonnière, directeur de l’établissement istréen de Dassault Aviation, a paraphé le document. L’acquisition représente pour la collectivité publique un cout de 13,156 millions d'euros. Elle concerne un ensemble de 45 000 mètres carrés de bâtiments de production et de locaux à vocation tertiaire sur un terrain de 33 hectares.

 

Après le projet Henri Fabre, sur Marignane, Saint-Victoret et Vitrolles (Bouches-du-Rhône), impulsé par Eurocopter et l’Etat pour renforcer la filière, après la pépinière qui prendra son envol cet été sur l'aéroport d'Avignon (Vaucluse), le projet Mercure vise à accueillir de nouvelles entreprises dans différents secteurs de l’aéronautique : les essais, simulation et mesures, spécialité du site d’Istres (Bouches-du-Rhône) avec le centre d’essais en vol de la DGA-EV, Dassault Aviation, EADS, Snecma, Thalès, les services de maintenance et réparation pour des prestataires existants ou à venir de la base aérienne 125, et enfin, la formation, en lien avec le Centre régional de formation de l'industrie, à Istres, où des formations en alternance sont proposées pour répondre spécifiquement aux besoins de croissance et de recrutement de l'aéronautique régionale.

 

Selon Ouest Provence, plusieurs projets d'implantation sont à l'étude, de grands groupes comme de PME innovantes. L'acte d'achat qui marquera le lancement opérationnel du projet sera signé dans les prochains mois. A long terme, le site devrait générer un millier d'emplois directs.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 12:55

2 juil. 2013  Armée de Terre

 

le 27 juin 2013 s'est déroulé la cérémonie de création du Bataillon de réserve Ile de France - 24 régiment d'infanterie à Vincennes. Présidée par le chef
d'état-major de l'armée de terre cette cérémonie marque le début d'une aventure pour tous ses personnels volontaires et déterminés à remplir des missions opérationnelles dans un avenir proche.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:20
14 juillet 2013 - Déroulement du défilé en détails

 

Message du ministre de la Défense

 

Aujourd’hui comme chaque année, à l’occasion de la fête nationale, il y a de la fierté dans le regard des Français rassemblés autour de nos soldats.

 

Fierté pour chacune des actions conduites par nos armées tout au long de l’année, au plus loin de nos frontières ou au plus près de nos foyers. Le plus souvent, leur éloignement les dissimule à nos regards ; mais en ce jour de fête, où la Nation contemple ceux-là même qui veillent au quotidien sur sa tranquillité, nous leur témoignons toute notre reconnaissance.

 

Fierté pour le désengagement de nos forces combattantes d’Afghanistan, après onze années d’une action courageuse, exemplaire, qui a permis de porter des coups décisifs contre le terrorisme international et de contribuer à restaurer la souveraineté de l’État afghan.

 

Aujourd’hui, d’autres soldats français ont pris la relève, pour assumer des activités de formation, mais aussi prendre en charge l’hôpital et l’aéroport international de Kaboul, et faire vivre ainsi dans la durée la solidarité et l’amitié qui nous lient désormais au peuple afghan.

 

Fierté bien sûr pour notre intervention militaire au Mali. Avec un courage qui impose le respect, avec une détermination qui force l’admiration, nos soldats sont intervenus au Mali le 11 janvier dernier parce que des groupes terroristes s’en prenaient à des populations entières, mettaient en péril l’existence même d’un État ami, et faisaient peser sur notre propre sécurité, celle de la France et celle de l’Europe, des menaces qui n’étaient pas acceptables.

 

Par cette action déterminante, nos armées ont une fois de plus fait la preuve de leur immense valeur, au service de la France et de tous nos concitoyens.

 

La fête nationale est un moment de fierté collective. C’est un moment de recueillement aussi. À l’instant où leurs camarades dé filent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France. Nous pensons aussi à leurs familles, qui sentent la chaleur d’un pays rassemblé autour d’elles. Le 14 Juillet est ainsi l’occasion d’un hommage, inscrit dans tous les cœurs, aux hommes et aux femmes qui veillent sur notre sécurité commune et garantissent, parfois au péril de leur vie, le respect de notre souveraineté.

 

Plus que jamais, leur mission continue. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République a approuvé au printemps, permet de conforter notre Défense dans un contexte difficile. Les mois qui viennent vont permettre de préciser ces orientations, dans l’intérêt de la France et le respect de tous ceux qui la servent.

 

Aujourd’hui, nous nous retrouvons donc pour célébrer un destin commun autour de nos armées. À leurs côtés, défilent cette année des soldats africains et européens, mais aussi des casques bleus des Nations unies. Leur présence est davantage qu’un symbole. C’est la marque d’une solidarité concrète, qui s’est exprimée au Mali, et d’une communauté de destin, au-delà même des continents, dont nous avons toutes les raisons d’être fiers.

 

Bravo à nos soldats. Ils méritent toute la confiance que les Français placent en eux.

 

Jean-Yves Le Drian

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:55
un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

05.07.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA annonce la livraison, la semaine dernière, du 500ème VBCI destiné à l’armée de Terre. Le 8×8 a été commandé par la France à 630 exemplaires en deux versions : poste de commandement (VPC) pour 110 exemplaires et combat d’infanterie (VCI) avec un canon de 25mm en tourelle pour les 520 autres. Après l’Afghanistan et le Liban, le VBCI a connu son engagement le plus dur cette année avec l’opération Serval au Mali. Toute la palette de ses capacités ont été rudement mises à contribution : déplacements routiers rapides, tout-terrain dans les zones les plus dures, protection des fantassins, puissance de feu, moyens d’observation etc. Le tout sous une chaleur accablante, à 4000 km des bases françaises… Les 34 véhicules engagés s’en sont sortis haut la main, recueillant des avis unanimes de la part de leurs utilisateurs.  Après l’épreuve malienne, les évaluations techniques à venir dans le cadre des compétitions internationales paraitront sans doute bien fades.

 

L’international justement…

 

Il ne reste donc à ce jour que 130 véhicules à construire pour l’usine de Roanne avant la fin du contrat français. Au rythme de production actuel, une dizaine de véhicules par mois, la chaîne devra donc être mise en sommeil en fin d’année 2014 si aucun contrat export n’est décroché d’ici là. Certes, le contrat de production actuel sera prolongé par quelques travaux complémentaires permettant notamment le passage à un tonnage supérieur (sans doute 32 tonnes pour faire face à l’augmentation des charges emportées en opération) et le développement de nouveaux aménagements. Mais il ne s’agirait bien là que de lots de consolation, l’objectif principal et indépassable de Nexter étant bien de placer le VBCI à l’exportation. Dans la mesure où l’engin représente 50% du business plan de l’industriel pour les années à venir, il en va tout simplement de sa survie…

 

Nexter se veut toutefois confiant : le VBCI a très largement fait la preuve de ses capacités au combat et la ligne de production tient son rythme de croisière avec un portfolio de fournisseurs stable. « Le VBCI est techniquement fiable et éprouvé, sans risque technologique ni industriel » martèle-t-on à Roanne.

 

Face à lui, la concurrence la plus sérieuse vient du Boxer de KMW et du Piranha V de General Dynamics. Le premier est déjà en production et offre de belles performances sur le papier. Mais sa conception modulaire, sur laquelle communique volontiers KMW, serait aussi son talon d’Achille : la présence de différents modules interchangeables (un concept dont l’intérêt reste à démontrer en opération) impose sur le véhicule des interfaces complexes, lourdes et coûteuses. C’est d’ailleurs son coût élevé qui aurait valu au Boxer d’être éliminé de la compétition danoise, où le VBCI reste seul en lice face au Piranha V. Le défaut de ce dernier est de ne pas encore être en production. Or on sait que tout autant que la conception du véhicule, le passage à l’industrialisation constitue un écueil redoutable pour ce type de programme complexe.

 

Le Danemark, qui annonce un besoin pour 260 véhicules est donc le premier contrat sur lequel compte fortement Nexter. Une annonce est attendue avant la fin de l’année. Le Canada est également dans le viseur, avec un besoin exprimé pour 138 véhicules. Mais à court et moyen terme, le véritable pays de cocagne se situe au Moyen-Orient, où Nexter chiffre à 15 milliards de dollars son marché potentiel (toutes activités confondues) pour les cinq ou six ans à venir. Pour ce qui est des VCI, le Qatar a exprimé un besoin pour 446 véhicules et le Koweït pour une centaine. Mais c’est bien aux Emirats Arabes Unis que se focalisent tous les efforts actuels, avec un marché annoncé pour 700 véhicules. La France et Nexter n’ont pas ménagé leurs efforts pour décrocher ce contrat, avec notamment le déploiement dans le pays de deux pelotons de VBCI de l’armée de Terre (8 VCI accompagnés de 3 VPC) depuis novembre 2011. Jean Yves le Drian sera par ailleurs présent aux Emirats ce week-end, et rien n’indique que sa venue soit motivée par les courses de dromadaires…

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:35
Mission Jeanne d’Arc 2013 : interactions inédites avec les forces armées malaisiennes

05/07/2013 Sources Marine nationale

 

À l’occasion de l’escale à Port-Kelang (port de Kuala Lumpur) du 25 au 28 juin, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ont mené différentes activités de coopération avec les forces armées malaisiennes.

Du 16 au 24 juin, un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) composé d’un PUMA et de deux GAZELLE, a participé à un exercice bilatéral intitulé Helang Gagah.

Organisé par le 881ème régiment d'hélicoptères de combat de l'armée de Terre malaisienne dans la région de Kluang, il a commencé par la projection du détachement parti du BPC Tonnerre pour rallier la base des Malaisiens, aux abords de la jungle.

Deux phases distinctes ont rythmé l’exercice. Du 17 au 19 juin 2013, les aéronefs de l’ALAT ont participé à des entraînements et à des vols de reconnaissance à partir de la base de Kluang. Le détachement ALAT a ensuite participé à une phase tactique du 20 au 24 juin 2013 aux côtés de leurs homologues.

Parallèlement le 22 juin, la FASM Georges Leygues a procédé à un entrainement de lutte anti-sous-marine avec la frégate malaisienne Leiku en mer de Chine méridionale, au nord de Kota Kinabalu (Malaisie). Cet exercice marquait ainsi la qualité de la coopération dans ce domaine entre nos deux pays.

Enfin, le 23 juin, les deux bâtiments déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont réalisé une interaction amphibie sur la côte orientale de la Malaisie. Dans le même temps, cinq officiers du 9ème Royal Malaisian Regiment ont été accueillis à bord du «Tonnerre». Après avoir visité le bâtiment, les militaires malaisiens ont présenté les spécificités du combat dans la jungle aux officiers-élèves avant de rester à bord jusqu’à l’accostage.

Quelques actions ont du être annulées en raison de la réduction de la visibilité sur zone. En effet, la Malaisie souffre en cette période de l’année du phénomène du « Haze », forte pollution atmosphérique dû aux brulis pratiqués sur l’île indonésienne de Sumatra. L’épais brouillard qui en résulte affecte, outre la santé et l’environnement, les conditions de mise en œuvre des hélicoptères.

Ces différentes coopérations avec les forces armées malaisiennes ont suscité l’intérêt des médias locaux qui sont venus à bord du BPC Tonnerre. A cette occasion, l’officier-élève malaisien Muammar Bin Yakuub a été mis à l’honneur en étant de quart lors du chenalage vers Port Kelang et répondu par la suite aux questions des journalistes sur son parcours de formation au sein des armées françaises et son intégration parmi les officiers-élèves.

 

Ces activités s’inscrivent dans le sillage de la venue récente en Malaisie du chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Bernard Rogel, à l’occasion de laquelle il a évoqué avec son homologue malaisien l’importance de la coopération navale franco-malaisienne, ainsi que les enjeux maritimes de cette région stratégique d’Asie du Sud Est.

Le passage du groupe a ainsi permis de concrétiser la force d’une des coopérations bilatérales de premier plan dans cette région.

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:20
Comment l'Amérique nous espionne

05/07/2013 Par Jean-Marc Gonin, Vincent Nouzille – LeFigaro.fr

 

En révélant l'existence d'un programme nommé Prism, l'analyste Edward Snowden a provoqué un coup de tonnerre. Ce sésame ouvre toutes les portes d'internet à la puissante National Security Agency (NSA). Mais sa panoplie et ses capacités d'espionnage vont bien au-delà. Révélations sur la pieuvre américaine.

 

Le web. La toile. Cette image d'un réseau tissé tout autour de la planète où, chaque seconde, circulent des milliards d'informations - textes, photos, sons, vidéos - peut aussi ressembler à un filet, une nasse, voire un chalut aux capacités infinies. La révélation de l'existence du système Prism par l'analyste américain Edward Snowden, un système mis au point et utilisé par la National Security Agency (NSA), en donne l'impression. En se branchant directement sur les principaux câbles, en puisant continuellement dans les informations qui y circulent, en se ménageant un accès aux serveurs des acteurs majeurs d'internet, l'agence de renseignement américaine s'est dotée d'un passe-partout auquel rien ne résiste. Comme si les agents de la NSA pouvaient à tout moment, et comme bon leur semble, perquisitionner dans la correspondance, la sphère personnelle, voire privée, de chaque internaute sans mandat officiel, et sans que l'intéressé s'en aperçoive. Pour un espion, Prism est un rêve devenu réalité, le nec plus ultra du renseignement, le paradis de la surveillance. D'un coup, grâce à une porte dérobée, on peut fouiller, lire, copier des informations de première main que l'internaute a lui-même écrites, envoyées, stockées. Pour la liberté de chacun, en revanche, Prism est un cauchemar. Aucun d'entre nous, surtout s'il n'est pas citoyen des Etats-Unis, n'est à l'abri de ce «cyberregard» inquisiteur.

Si Edward Snowden, 30 ans, employé depuis trois mois à la société Booz Allen Hamilton, basée à Hawaï, a tiré le signal d'alarme, c'est au nom de la liberté. Ce virtuose de l'informatique était chargé par son employeur, lui-même sous-traitant de la NSA, d'exploiter et d'analyser les informations siphonnées par l'agence de renseignements sur le réseau internet. Il n'a pas supporté. Et il a provoqué une affaire d'Etat qui embarrasse Barack Obama.

En prenant la fuite, d'abord à Hongkong, avant de poursuivre sa cavale par Moscou, le jeune homme a emporté avec lui quatre ordinateurs portables où il a stocké des données sur les activités de la NSA dont il a eu connaissance. Quand il nous apprend via la presse - les quotidiens Washington Post et TheGuardian, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel - que des ambassades de France, d'Italie ou de Grèce, ou des représentations de l'Union européenne, voire le siège de la Commission à Bruxelles, ont été mis sur écoute par l'espionnage américain, l'affaire ne surprend guère. Les coups fourrés entre alliés ne datent pas d'hier (voir page 40). En revanche, ses révélations sur Prism retentissent comme un coup de tonnerre. Le document majeur constitue une présentation de type Power Point (une série de visuels expliquant le fonctionnement du système espion) destinée aux analystes. Selon cet élément ultraconfidentiel, la NSA disposerait d'accès aux serveurs des plus grands noms de l'internet: Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Skype, YouTube, Apple… Excusez du peu. Rares sont les internautes dans le monde qui n'ont pas au moins un lien avec un de ces fournisseurs d'accès ou de messagerie. En d'autres termes, la NSA a le pouvoir de fouiller dans la vie de chacun d'entre nous.

 

Pour pratiquer cette quête sans entrave, la NSA s'appuie sur des législations adoptées en 2007 et 2008 sous George W. Bush dans la foulée des lois antiterroristes postérieures aux attentats du 11 septembre 2001. Une législation reconduite par Obama en décembre 2012. En garantissant une immunité aux sociétés privées qui coopéreraient avec les agences de renseignement, donc en les abritant des poursuites judiciaires, les autorités fédérales américaines ont circonvenu les géants du web. Selon le document révélé par Edward Snowden, Microsoft a été le premier à franchir le pas il y a six ans. Les autres ont suivi. Le cadre légal est suffisamment flou pour permettre aux agences de renseignement de ratisser le plus large possible: il leur suffirait d'évoquer les soupçons de terrorisme et d'espionnage pour justifier la collecte d'informations. Selon les textes, la Foreign Intelligence Surveillance Court (cour de surveillance du renseignement étranger) , qui est un tribunal ad hoc et ultrasecret, chargé de veiller à l'application de la loi sur l'espionnage étranger (Fisa), doit donner un feu vert à chaque demande. En fait, les analystes de la NSA ne se heurtent qu'à un obstacle majeur: les citoyens américains. La cour veille aux droits des citoyens américains, ce qui oblige les agents de la NSA à effectuer un signalement chaque fois qu'ils tombent sur un compatriote. Les autres nationalités n'ont pas ce privilège.

Dès que les documents sur Prism ont été révélés, les sociétés privées en cause ont publié une rafale de communiqués. Tous ont nié avec la plus grande fermeté avoir connaissance du système Prism. Tous ont contesté avoir concédé à la NSA un accès direct à leurs serveurs. Et chacun de déclarer qu'il se conformait à la loi et ne divulguait aux agences fédérales que les informations réclamées par un mandat légal ou une assignation de la justice. Pour démontrer leur bonne foi, les stars d'internet ont dévoilé combien de demandes d'information ont été satisfaites à la demande de la NSA. Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2012, Facebook a déclaré avoir reçu entre 9 000 et 10 000 requêtes de l'agence fédérale portant sur 18 000 à 19 000 comptes. Durant la même période, Microsoft dit avoir reçu entre 6 000 et 7 000 mandats concernant entre 31 000 et 32 000 comptes clients. De son côté Yahoo! a fait part de 12 000 à 13 000 demandes entre le 1er janvier et le 31 mai dernier. Apple, lui, a signalé entre 4 000 et 5 000 requêtes portant sur 9 000 à 10 000 comptes et appareils. Google n'a pas voulu se plier à cet exercice. Ses dirigeants entendent intégrer ces chiffres à son «rapport de transparence» publié chaque année.

Derrière la levée de boucliers des acteurs d'internet se cache l'avenir même de la Silicon Valley (voir encadré page 37). La crainte est d'autant plus forte que Snowden a fait des émules. Dans le G2 Bulletin, une lettre spécialisée sur le renseignement publiée aux Etats-Unis, on apprend que tous les logiciels Windows depuis la version 95 comportent deux clés de cryptage ; la première se nomme KEY, la seconde NSAKEY. Un curieux acronyme qui laisse deviner que l'agence fédérale dispose d'un formidable passe-partout pour accéder à tous les PC équipés de ce système d'exploitation.

Ce n'est pas le seul moyen de la NSA pour surveiller tout ce qui se passe. Grâce à ses propres crawlers, des robots d'indexation et de recherche, l'agence a la capacité de procéder à des recoupements très fins. «L'analyse des métadonnées permet de cibler certains numéros, des flux de messages vers des suspects, des profils types de personnes dangereuses», explique un vétéran de la lutte antiterroriste de la CIA, très admiratif de ces nouveaux outils techniques. Mais cet usage justifié masque d'autres objectifs. Les robots peuvent s'avérer très utiles pour repérer des «cibles» potentielles d'actions clandestines d'une autre nature. Les données recueillies sur les recherches menées via Google permettent, par exemple, de remonter dans le temps, de manière indéfinie, traquant ainsi le moindre comportement «anormal». La visite, même occasionnelle, de sites pornographiques, pédophiles, violents, racistes ou extrémistes est détectable. Les internautes peuvent ainsi être classés et «tracés» selon leur degré de déviance. Même les échanges de mails avec une maîtresse cachée, des messages ambigus sur Facebook ou un penchant masqué pour les forums gays servent d'élément déclencheur. «Les services américains risquent d'utiliser ces infos pour faire pression sur un internaute qui les intéresse, par exemple, le cadre d'un grand groupe bancaire ou aéronautique qu'ils veulent espionner, raconte un ancien expert de la DGSE. L'un des secrets du renseignement, c'est justement de pouvoir connaître les vulnérabilités des cibles et de savoir, le jour venu, s'en servir.» Naguère, le KGB était réputé maître dans l'art de piéger des cibles, avec l'argent, le sexe ou l'alcool. Aujourd'hui, les Américains sont capables de faire de même avec ce qu'ils savent des petites faiblesses de tout internaute. «Ce qui relève, a priori, de la vie privée peut servir, demain, dans la compétition économique», renchérit Franck Bulinge, professeur de management de l'information à l'ISC Paris et auteur du livre De l'espionnage au renseignement. La France à l'âge de l'information (Vuibert).

 

Car la NSA ne se contente pas de «lutter contre le terrorisme». «C'est une excuse pour accroître son pouvoir», explique James Bamford, historien et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la NSA. Car la notion de «sécurité nationale», qui a donné son nom à l'agence, est élastique. D'abord centrée sur l'URSS durant la guerre froide, la NSA a rapidement étendu ses grandes oreilles tous azimuts. Les stations d'écoute de son réseau d'interceptions Echelon, fruit de l'alliance des services de renseignement de cinq pays anglo-saxons (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande) drainent des milliards d'informations chaque jour vers le quartier général de Fort Meade, dans le Maryland. Dès le milieu des années 90, le président Bill Clinton et son bras droit Al Gore ont donné comme consigne aux services secrets, NSA et CIA, de s'orienter vers le renseignement économique, afin de conquérir tous les marchés. Et de ne pas rater la révolution numérique. «Nous savions dès cette époque qu'ils s'étaient branchés sur les réseaux internet, à partir de trois centres d'interception, situés sur la côte Est, à Chicago et en Californie», raconte un ancien expert du secrétariat général à la Défense nationale. «Depuis la chute du mur de Berlin, en réalité, la NSA se concentre à 80 % sur le renseignement économique», poursuit un haut gradé français, qui se souvient d'avoir été reçu plusieurs fois à Fort Meade. «Chaque fois, nous étions accueillis très poliment par le grand patron de l'époque, le général Michael Hayden, mais ce dernier restait peu bavard sur ses programmes!»

Son successeur, le général Keith Alexander, nommé en 2005 par le président Bush, a repris le flambeau. «Ce n'est pas un dictateur, ni le Dr Folamour, confie un ancien dirigeant de la DGSE qui a pu le rencontrer. Mais il m'a dit plusieurs fois, sur le ton de la plaisanterie qu'il voulait tout intercepter sur tout, partout. Je ne savais comment le prendre, mais je crois, en fait, que c'était de la franchise!» Et, en bon militaire, Alexander défend strictement les intérêts des Etats-Unis, sans trop se soucier de ses alliés.

 

Pour mener sa guerre numérique, le grand patron de la NSA ne recule devant aucune démesure. Outre ses dizaines de stations d'écoute, ses 40 000 employés, ses centaines de superordinateurs Cray, son centre géant de stockage de données, dont le chantier de 2 milliard de dollars est en cours de finition à Bluffdale, dans l'Utah, il dispose d'outils complémentaires qui lui donnent une vue d'ensemble des mouvements financiers planétaires. D'après plusieurs sources concordantes, la NSA a été l'un des parrains officieux du système de virements bancaires Swift, né en 1973 et basé à Bruxelles, devenu une sorte de passage obligé pour les mouvements de fonds des plus grandes banques et courtiers mondiaux, puisqu'il voit passer plus de 20 millions de transactions par jour. Les députés européens Verts ont d'ailleurs réclamé en début de semaine le blocage de l'accès aux données bancaires de ce système pour faire pression sur le gouvernement américain. La NSA appuie également discrètement les programmes de The Advocacy Group, une association parapublique de lobbying qui soutient les entreprises américaines partout dans le monde.

Par ailleurs, son puissant réseau de sous-traitants constitue une armée supplémentaire de cerveaux et un moyen de collecter d'autres renseignements. Près de 500 000 de leurs salariés sont accrédités «Top secret», avec des accès aux programmes de renseignement. Parmi eux, on trouve naturellement des équipes des plus grands groupes du complexe militaro-industriel, de Boeing à Lockheed-Martin, de Raytheon à Endgame. Mais aussi quelques milliers d'experts et scientifiques de SAIC, une discrète société d'ingénierie basée près de San Diego, en Californie, ainsi que des milliers de consultants de la firme Booz Allen & Hamilton, chez qui travaillait Edward Snowden. Le concepteur de la cyberstratégie de cette société n'est autre que Mike McConnell, l'un des anciens patrons de la NSA. La nébuleuse NSA comprend également des sociétés informatiques amies comme IBM, grand spécialiste du cloud computing, qui permet de délocaliser ses données, ou Intel, premier fabricant de microprocesseurs, et sa filiale de sécurité McAfee. Spécialisée dans la cyberdéfense et les antivirus, cette dernière reconnaît qu'elle travaille, comme Intel, «avec la NSA», mais «ne veut pas en dire plus sur la nature de ses relations avec l'agence», même si elle dément tout accès direct à ses serveurs. En réalité, elle participe au dispositif de cyberguerre mis en place depuis quelques années par la NSA et les autorités américaines.

 

En 2009, McAfee a ainsi rédigé un rapport alarmiste sur les cybermenaces, établi par Paul Kurtz, ancien membre du Conseil de sécurité nationale et du Comité pour la sécurité intérieure sous les présidences de Bill Clinton et George W. Bush. Car, le 4 juillet 2009, jour de la fête de l'Indépendance américaine, une série d'attaques informatiques provenant de 50 000 ordinateurs a pris pour cible la Maison-Blanche, le ministère de la Sécurité intérieure, celui du Trésor et de la Défense, la NSA, ainsi que la Bourse de New York, le Nasdaq ou les sites d'Amazon et Yahoo! Quelques jours après, les sites web du gouvernement sud-coréen étaient visés, tout comme des communications de l'armée américaine dans le pays. Les attaques étaient attribuées à la Corée du Nord et rappelaient d'amers souvenirs aux vétérans de la guerre de Corée. «C'est justement parce que les services de renseignement américains n'avaient pas anticipé l'attaque nord-coréenne de 1950 que la NSA a été créée en 1952», explique Philippe Hayez, coordonnateur des études sur le renseignement à Sciences-Po Paris.

Dès la mi-2009, le secrétaire à la Défense Robert Gates a annoncé la création d'un «cybercommandement» rattaché directement à celui des armées. Sa mission: défendre les réseaux stratégiques américains, qu'ils soient privés ou publics. A sa tête, le général Alexander, désormais surnommé «l'empereur Alexandre», qui ajoute cette casquette à celle de patron de la NSA, laquelle était déjà autorisée, selon des documents déclassifiés obtenus par l'association National Security Archive, à mener des attaques cybernétiques. «Mais ce cumul de fonction à la NSA et au cyber-commandement, tout à fait inhabituel, donne au général Alexander un pouvoir considérable», commente James Bamford. Dans ce contexte de paranoïa aiguë, où la collecte des informations est une arme, tous les coups sont permis, y compris l'attaque . Le général Alexander dispose à sa guise d'une armée de plusieurs milliers de hackers, capables de pénétrer les sites officiels de pays alliés comme la France, de pirater les universités chinoises, de propager des virus comme Stuxnet dans les centres nucléaires iraniens, ou de bloquer des communications. «On ne voit que la partie visible de l'iceberg et il n'y a aucune règle, ni aucune législation puisque internet est une zone de non-droit international», précise un expert en sécurité. «De la même façon que les Etats-Unis se sont abstraits de certaines contraintes juridiques dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit à Guantanamo ou via leurs drones tueurs, ils peuvent s'autoriser tout type d'attaque et d'intrusion informatique au nom de leur sécurité nationale», regrette Franck Bulinge. Nous voilà prévenus: plus rien n'échappe à la pieuvre NSA. Et elle n'a pas que des intentions amicales.

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