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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Challenge national pour les tireurs d’élite

06/07/2013 Sources : EI Armée de Terre

 

Du 24 au 27 juin 2013, l’école de l’infanterie, en partenariat avec le CEITO (Centre d’Entraînement de l’Infanterie au Tir Opérationnel), a organisé pour la première fois un challenge national de tireur d’élite longue distance (TELD) du niveau groupe.

 

L’objectif de ce challenge tactique était d’évaluer les groupes TELD de différentes unités dans un environnement tactique, dans des conditions proches du combat. 9 ateliers de jour et 3 ateliers de nuit ont permis aux groupes de se mesurer les uns aux autres dans une saine émulation : tirs longues distances après effort entre 600 et 1650m, course d’orientation avec tirs entre 250 et 950m, tir aux points à 500m, déplacement tactique avec tirs entre 600 et 1800m, test d’identification, etc. Au terme de ces 4 jours et 3 nuits, le 126erégiment d’infanterie (126eRI) s’est distingué en remportant la 1eplace.

 

Ce premier challenge a été un franc succès, grâce à la motivation et au bon esprit qui animaient les 17 groupes issus de 15 régiments d’infanterie, mais aussi grâce à l’implication du personnel du CEITO et à la disponibilité de ses infrastructures de tir (le camp dans son intégralité était dédié au challenge).

 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

07/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, suite aux reconnaissances effectuées dès les premiers jours qui ont suivi les intempéries, une section de sapeurs parachutistes du 17e RGP a terminé l’installation d’un pont Bailey dans les environs de la ville de Cauterets (Hautes-Pyrennées). En coordination avec les autorités civiles de Cauterets, l’équipement et le Centre National des Ponts de Secours (CNPS), les sapeurs parachutistes ont construit un pont de type Bailey à la place d’une précédente passerelle, emportée par les eaux.

 

Arrivés le 4 juillet, les sapeurs du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) ont participé au déchargement et à la préparation du chantier en étroite collaboration avec un responsable du Centre national des ponts de secours (CNPS). L'assemblage, démarré le vendredi 5 juillet, s’est poursuivi le samedi 6 juillet avec en particulier le passage du pont au dessus du gave de Cauterets. Dans la matinée du dimanche 7 juillet, il ne restait plus que quelques finitions à effectuer : l’ancrage du pont sur la culée et la pose du platelage de bois. Reste à la DDE et au CNPS de raccorder ce pont au réseau routier pour terminer définitivement le chantier.

 

Depuis le 18 juin, sous la houlette de l’Organisation Territoriale Inter-Armées de Défense (OTIAD), les armées ont mis au fil des jours leurs moyens et 150 soldats à disposition des préfets des départements de Haute-Garonne (31) et de Hautes-Pyrénées (65) pour venir en aide aux populations touchées par les inondations qui ont frappé le sud-ouest de la France. Tout d’abord comme mesures d’urgence, puis comme aides à la reconstruction, cet appui des armées s’est matérialisé par plusieurs types d’interventions :

 

Missions d'appui au secours. Les aéronefs des armées ont été utilisés pour effectuer diverses rotations. Des équipes de secours ont été héliportées depuis Saint-Gaudens à bord d’un hélicoptère de type Cougar du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau vers deux villages isolés en vue d’évaluer les travaux d’aide à la population nécessaires. Ces interventions ont été effectuées dans  l'urgence et dans des conditions météorologiques difficiles

 

Missions d’aide matérielle. Déclinées en plusieurs actions, elles se caractérisent principalement par les interventions du 3e régiment du matériel de l’armée de terre (3e RMAT) de Muret pour acheminer des lits par camion dans trois villages isolés, ainsi que par l’aide d’un hélicoptère Caracal de l’escadron d’hélicoptères « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux, qui a héliporté deux groupes électrogènes de 2,5 tonnes chacun dans les villages de Barèges et de Sers. Ces missions ont été effectuées dans des conditions techniques difficiles.

 

Missions d’appui en essence. Elément clef des dispositifs mis en place, le détachement du service des essences des armées (SEA) de Pau a été fortement sollicité. Outre le camion-citerne de carburant pour improviser un plot de ravitaillement carburant à Saint-Gaudens au profit des hélicoptères du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et de la gendarmerie, il a également mis en place un camion citerne de carburant de 10m3 sur la commune de Pierrefitte-Nespalas pour assurer le soutien de l’aéronef de l’armée de l’air. Enfin, le service des essences devrait être à nouveau mis à disposition pour étudier la mise en place d'un « mini pipeline » qui permettrait le ravitaillement de Cauterets en carburant, solution finalement non mise en oeuvre.

 

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Missions d’expertise. Au vu des dégâts occasionnés par les crues destructrices, des études ont été réalisées en plusieurs temps sur le réseau routier accédant aux villages de Barèges et de Cauterets, ce dernier fortement endommagé en trois points. Le 31e régiment du génie (31e RG) de Castelsarrasin a ainsi été mobilisé pour une expertise en relation avec les services du conseil général, de l’équipement et des entreprises civiles, renforcé par le 17e RGP, puis avec le centre national des ponts de secours et enfin, avec la compagnie opérationnelle du génie de l’air de Mont-de-Marsan. L’objectif était de définir les solutions potentielles pour rétablir des itinéraires, trouver des axes de contournement (particulièrement pour Cauterets) et ainsi désenclaver des villages isolés de part et d’autre de la route menant à Barèges. D'autres reconnaissances ont également été effectuées dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission de solidarité. Le personnel des armées s’est également spontanément mobilisé pour venir en aide aux populations en détresse. Le détachement du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) de Toulouse et du groupement de soutien de la base de défense de Pau Bayonne Tarbes, présent au centre militaire de Barèges pendant les inondations, s’est immédiatement mis à la disposition du maire pour aider à évacuer et mettre en sécurité les habitants. D'autres actions de solidarité ont également été menées par les militaires du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes, ou encore bénévolement par du personnel civil du 3e RMAT.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission d'appui au rétablissement d'itinéraire. Un détachement du 17e RGP de Montauban a renforcé le centre national des ponts de secours pour décharger, assembler, positionner et poser un pont Bailey de 15 mètres de long. Le pont aura été livré 3 jours de chantier

La chaîne OTIAD est un acteur majeur dans la coordination des moyens mis en œuvre en collaboration avec les préfectures, les conseils généraux, les services d'équipement ou encore les entreprises mais également les services de secours : état-major interarmées de la zone de défense sud ouest (EMIAZD SO), délégués militaires départementaux (DMD) de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrennées et des Pyrennées-Atlantiques.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:45
TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

05/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis début mai, l’enseigne de vaisseau djiboutien Saad Boulahed a embarqué  sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, lors d’une escale à Djibouti. A bord, cet officier a apporté pendant plus de deux mois son soutien à l’état-major de la TF 150 et au BCR Somme, dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (OEF).

 

Il y a assuré la fonction d’interprète grâce à sa maîtrise du français, de la langue arabe, du somali et de l’anglais. Il a ainsi apporté sa collaboration dans divers entrainements, notamment lors d’une phase de coopération avec la marine yéménite (lien vers brève) et dans différentes opérations.

 

L’équipe de visite du BCR Somme a ainsi pu profiter, à l’occasion de plusieurs friendly approaches, des capacités de traducteur de l’officier djiboutien. Ces opérations de contrôle permettent à la fois d’expliquer et de promouvoir les missions de la CTF 150 auprès de la communauté maritime, de recueillir des informations sur le trafic local, et si nécessaire, d’apporter un soutien matériel aux équipages en difficulté (eau ou soutien médical notamment).

 

Il a également été intégré durant deux jours à bord de la frégate australienne HMSA Newcastle. Il y a assuré la fonction d’interprète lors de deux friendly approaches, conduites par l’équipe de visite de la frégate, sur deux boutres suspects.

 

TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

Actuellement, quatre bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme et le patrouilleur d’expérimentation Adroit, ainsi que les deux bâtiments qui composent la mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial y transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 11:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 22 au 28 juin 2013, la force Licorne a appuyé la manœuvre logistique de l’opération Serval en assurant le stockage et l’embarquement de matériels à destination de la France tout en réceptionnant du matériel destiné à être engagé au Mali.

 

Le pôle ASIA (Adjoint Soutien Interarmées) de la force Licorne a participé à une nouvelle opération de soutien aux flux logistiques de l’opération Serval. Renforcé du peloton portuaire du 519e GTM (Groupe de Transit Maritime) et de conducteurs spécialisés, il s’est chargé de réceptionner quelques 200 véhicules et 65 containers désengagés du Mali à destination de la France. Après avoir été déconditionnés, désinfectés par les dragons du 2eRD, acheminés vers le port d’Abidjan par le peloton de circulation du 516e RT (Régiment du Train) sous escorte de la gendarmerie ivoirienne, les véhicules et containers ont pu être embarqués à bord d’un navire affrété.

 

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

De cet affrété avaient été préalablement débarqués une cinquante de véhicules provenant de France (AMX10RC, PVP, véhicules de transport logistique, engins du génie et moyens de levage) et plusieurs containers venant de Dakar, à destination du Mali. Les logisticiens de la force Licorne ont effectué la manœuvre inverse : acheminement vers le camp de Port Bouët, conditionnement des véhicules et formation des rames en vue d’un mouvement vers le Mali.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

Dès les premières heures du déploiement au Mali, la force Licorne a apporté une contribution opérationnelle et logistique conséquente au profit de Serval. Aujourd’hui, tout en poursuivant les missions qui lui sont normalement dévolues, elle poursuit ce soutien en mettant à disposition de l’opération Serval une base opérationnelle avancée facilitant l’acheminement et le désengagement des hommes et des matériels depuis Bamako.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires. Elle est par ailleurs en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:45
Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

 

06/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, l’avion Casa médicalisé stationné sur l’aéroport de Gao est intervenu au profit d’un militaire français souffrant d’une appendicite sur le camp de Tessalit. L’équipage du « Casa nurse » revient sur cette évacuation sanitaire.

 

« J’ai été contacté à 13h40 par le PECC (Patient Evacuation Coordination Cell) pour une demande d’évacuation sanitaire à Tessalit. Il s’agissait d’aller récupérer un patient souffrant d’une appendicite aigue. 30 minutes plus tard nous avons décollé de Gao, emmenant pour l’occasion du fret destiné aux soldats installés dans le nord du Mali ». Le « Casa nurse » profite en effet de ses missions ponctuelles pour acheminer du matériel, rationalisant ainsi les flux logistiques caractérisés par des élongations importantes entre les différentes emprises de Serval.

 

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« Après 1h25 de vol, nous avons atterri à Tessalit, dans l’Adrar des Ifoghas. Nous avons immédiatement pris en charge le patient qui était en bon état général, avec un peu de température mais une bonne tension, un bon pouls et une bonne tolérance à la douleur ».

Une fois le patient installé le plus confortablement possible sur sa couchette, « ce qui dans l’avion n’est finalement pas une évidence » avoue le médecin, l’équipe médicale composée de ce dernier, d’un infirmier et d’une convoyeuse de l’air, assure une surveillance et un relevé des paramètres de l’état du malade. Dans ce cas précis toutes les 30 minutes, un diagnostic est réalisé.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« La plus-value du « Casa nurse » est d’apporter le maximum de confort possible à l’évacuation sanitaire. Mais surtout, sur le plan médical, cela nous permet de bien surveiller le patient et éventuellement d’ajouter un traitement à la douleur si cela s’avère nécessaire » précise le médecin principal Isabelle.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

A 17h30, l’avion a atterri à l’aéroport de Gao, soit un peu moins de 4 heures après le déclenchement de l’intervention : « Le fait de gagner des délais au départ est très important car cela conditionne l’arrivée du patient au bloc opératoire. Plus nous partons rapidement et plus nous sommes utiles et efficaces. Le contrat est d’être prêt en moins d’une heure, donc un départ en 30 minutes c’est plutôt bien » note le médecin Isabelle avant de conclure : « Je suis allée voir le patient ce matin, il va très bien. L’opération réalisée à l’antenne chirurgical avancée (ACA) une heure après l’atterrissage s’est parfaitement déroulée. Un peu triste de laisser ses camarades derrière lui mais en bonne santé, il prépare désormais son retour en France dans les jours à venir ».

 

Seul avion médicalisé de ce type déployé sur un théâtre d’opérations, le « Casa Nurse » de Gao a effectué 18 missions médicales depuis le 20 mai, dont 4 en moins d’une heure. A l’équipe médicale s’ajoute un pilote, un co-pilote, un mécanicien navigant et un mécanicien.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:24
14 juillet : une armée d’avant-garde, fière de son histoire

05/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

« Une armée d’avant-garde, fière de son histoire » est le thème du défilé du 14 juillet 2013. Fête nationale, c’est aussi un grand rendez-vous entre les français et leur armée.

« Pour moi, le défilé du 14 juillet représente une tradition. Il est aussi un moment unique pour approcher de près le matériel militaire qu’on ne croise pas tous les jours », explique Paul, 26 ans. Eléonore, 38 ans, reprend : « c’est un hymne aux armées, une reconnaissance du travail effectué. En plus, ils sont beaux à regarder ! » conclut-elle.

Aujourd’hui, le défilé du 14 juillet revêt une dimension internationale. « Il mettra en avant l’engagement opérationnel et la modernité de notre défense.  Cette année est aussi riche en anniversaires  d’unités qui seront mises à l’honneur», indique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

Dès janvier 2013, la France a montré sa capacité à réagir efficacement sur le territoire malien face à l’avancé des islamistes. Les soldats français ont mené des opérations de lutte contre le terrorisme aux côtés des soldats maliens permettant le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et de la mission de formation de l’union Européenne au Mali (EUTM).

De la place de l’Etoile à la celle de la Concorde, des détachements africains de la MISMA et de la mission des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ouvriront le défilé à pied, suivis par près de 400 militaires français engagés dans l’opération Serval. 

Pour le 50ème anniversaire du traité de l’Elysée, la brigade franco-allemande, qui œuvre pour la défense européenne, sera mise à l’honneur.

Depuis le 1er juillet 2013, la Croatie est le 28ème état membre de l’Union Européenne (UE). La France, membre fondateur de l’UE, a souhaité célébrer cet événement avec la présence de militaires croates dans le défilé.

L’accent sera également mis sur les nouveaux matériels comme l’A400M et la part considérable accordée à la préparation opérationnelle des forces, avant projection.

A partir du lundi 8 juillet 2013, retrouvez les actualités autour du 14 juillet dans notre dossier.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:09
Liban : coopération avec le bataillon coréen

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 25 au 28 juin2013, une section de la Force Commander Reserve (FCR) était intégrée ausein du bataillon coréen, déployé dans le secteur Ouest de la zone d’opérationde la FINUL (ForcesIntérimaires des Nations Unies au Liban).

 

Une section d’infanterie de la FCR armée par les fantassins du 152e régiment d’infanterie de Colmar, a vécu pendant plus de 72 heures aux côtés des soldats corréens du ROKBATT (Republic of Korea Batallion) déployés dans la région de Tyr, dans l’Ouest de la zone d’action de la FINUL.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cette coopération fut l’occasion pour la section de parfaire sa connaissance de la zone d’opération en effectuant des patrouilles conjointes avec les soldats coréens. Cette immersion dans le bataillon a également permis de renforcer leurs connaissances mutuelles en cas d’engagement de la FCR dans cette zone. Dans le même temps, les diables rouges ont effectué des instructions techniques, des activités sportives conjointes, et des présentations de matériel aux forces coréennes.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cet échange, tant opérationnel que culturel, a permis de renforcer l’autonomie, la réactivité et l’expérience des unités de la FCR, tout en développant l’interopérabilité avec les bataillons du secteur.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la force. Basée à Dayr Kifa, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis (moins de trois heures) dans tout le Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:55
Armées : les chefs d'état-major en réflexion et au combat (et surtout, bonnes vacances !)

05/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Au moment de prendre de menus congés estivaux mais néanmoins réparateurs, je n'allais pas placer ce blog sous cloche durant un mois (reprise des activités le lundi 5 août) sans m'atteler à des projections capacitaires, alors que de sourdes négociations et d'intenses batailles en coulisses s'opèrent. Je n'allais pas non plus vous abandonner un mois sans provoquer un abîme de réflexions contradictoires.

Ministres, élus, conseillers, états-majors sont en pleine réflexion sur une revue capacitaire complète des armées et un nouvelle déflation de 24 000 personnels en plus des 10 000 restant à accomplir.

Nous profitons des auditions en juin de tous les chefs des états-majors, devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, pour tirer des constats et des enseignements en attendant le juge de paix (si elle est enfin réaliste), la Loi de programmation militaire (LPM) de l'automne...

Par ordre d'entrée en scène avant le défilé du 14-Juillet, le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, le CEMAT, le général Bertrand Ract-Madoux, le CEMAA, le général Denis Mercier, et pour finir, le CEMM, l'amiral Bernard Rogel.

 

CEMAGuillaud.jpgLe chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud (photo AFP), a lancé les hostilités. Ou disons plus poliment, a sonné le tocsin. " Les travaux, qui se conduisent sous forte contrainte budgétaire, suscitent dans les armées des inquiétudes majeures dans le domaine des ressources humaines, de l'équipement et de l'activité des forces. " Il martèle le maître-mot des chefs d'état-major : " Le fondement de l'efficacité opérationnelle, c'est la cohérence. "

Le CEMA convient que le Livre blanc est enfin un exercice de vérité mais reste lucide : " Notre capacité à agir en masse, dans la durée et la simultanéité, ne sera plus la même. Il faudra faire des choix et parfois se résoudre à intervenir plus modestement. "

Conséquence : " Nous devrons donc revoir nos concepts d'emploi, dans le sens d'une plus grande porosité des capacités entre les fonctions stratégiques, entre les missions, entre les théâtres. C'est ce que je traduis sous le vocable " gestion dynamique des efforts " en fonction des besoins. "

L'inquiétude majeure de l'amiral Guillaud se situe autour de la sécurisation du budget de la Défense... L'enveloppe identifiée pour la LPM 2014-2019 (179,2 milliards d'euros en valeur 2013) et 31,4 milliards pour le budget 2014 (c'est-à-dire 30,9 milliards d'euros avec l'inflation) reste " à un seuil suffisant ". Mais les 6 milliards d'euros prévus en recettes exceptionnelles doivent intégrer un mécanisme de sauvegarde pour éviter le crash. " Ce sont les fameux « 20% des investissements » qui peuvent avoir un impact sur « 80% du modèle » ! "

Voyons ça dans le détail...

TERRE

VBMRNexter.jpgLe constat est rude mais clair. De 2008 à 2019, l'armée de Terre aura subi 35 000 suppressions de postes et 22 000 transferts. Au-delà de cette colossale déflation humaine, le général Ract-Madoux regrette aussi des reports d'opérations de rénovations des infrastructures. Le plan de réhabilitation de l'hébergement, lancé il y a quinze ans, ne concerne que la moitié des régiments. La diminution des cibles et les reports de livraisons (environ 20 % de 2008 à 2013) amène le CEMAT à ne prendre aucun gant : " Contrairement, à ce qui est écrit dans le Livre blanc de 2008, l'armée de Terre n'a bénéficié d'aucune priorité. "

- Réductions. La force projetable va passer de huit à sept brigades, perdre entre 5 et 6 000 hommes et de six à huit régiments, nous disait récemment le commandant de la force terrestre, le général Clément-Bollée. Cela implique " un resserrement de la force terrestre projetable de 71 000 à 66 000 hommes ". " Je préfère des dissolutions à des saupoudrages ", affirme le CEMAT. En tout, la brigade comprise, l'armée de Terre doit supprimer près de 10 000 postes supplémentaires.

CEMATGalRact-Madoux.jpg- Limites. Le général Ract-Madoux (photo ministère de la Défense) discerne des fragilités : " Avec une brigade interarmes en moins, le modèle à 66 000 conditionne à un seuil de stricte suffisance la faisabilité de ce nouveau contrat. " L'armée de Terre a également grand besoin de nouveaux camions et de véhicules légers tactiques. " Le contrat opérationnel et la préparation pourraient être obérés dès 2018 ", s'alarme le CEMAT. Il manque en 2013 23 millions d'euros pour l'entretien du matériel terrestre et 19 millions d'euros pour l'aéronautique.

- Projections. Le nouveau contrat opérationnel passe pour une opération de coercition majeure de 30 000 à 15 000 soldats, plus 10 000 hommes pour intervenir sur le territoire national et un échelon national d'urgence en alerte de 5 000 hommes. Les perspectives de JPO (journées de préparation opérationnelle) en 2013 sont mauvaises, 83 jours au lieu de 90.  " Le niveau de 120 jours d'engagement opérationnel ne pourra être atteint qu'avec 30 jours d'OPEX. "

Sur le plan du matériel, le programme Scorpion est préservé par le Livre blanc. Mais l'arrivée du VBMR (véhicule blindé multirôle, photo Nexter) à partir de 2018 et celle de l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) en 2020 va entraîner la prolongation des AMX-10 RC et des VAB jusqu'en 2030... La livraison du véhicule blindé d'aide à l'engagement (VBAE), repoussé de 2025 à 2030, implique également la prolongation de la durée de vie des VBL (véhicules blindés légers), non budgetée à ce jour selon le CEMAT.

" L'armée de Terre, aux côtés des autres armées, a démontré son efficience, bâtie sur un niveau de ressources devenu " juste insuffisant " et dont l'excellent ratio coût-efficacité demeure un atout incomparable pour notre pays. " Le CEMAT considère que l'armée de Terre est à " un seuil plancher pour un pays de 65 millions d'habitants ".

AIR

air_a330-mrtt.jpgComme les autres chefs d'état-major, le général Denis Mercier entend surtout préserver " le maintien de notre cohérence ". L'armée de l'Air, avec ses deux missions permanentes, la défense aérienne et la dissuasion, reste une arme de poids : "Aujourd'hui, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, nous disposons d'au moins un millier d'aviateurs qui sont en permanence en train d'armer des postes nous permettant de basculer instantanément du temps de paix au temps de crise. " Derniers exemples éclatants des atouts et des fragilités : la Libye et le Mali.

- Réductions. Passage à 225 avions de chasse, marine comprise (320 en 2008), plus une cinquantaine d'avions de transport tactique, sept avions de détection et de surveillance aérienne, douze ravitailleurs multirôles (MRTT, photo ministère de la Défense) et douze drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Ajoutons des avions légers de surveillance et de reconnaissance et huit systèmes sol-air de moyenne portée SAMP/T. Après la perte de 16 000 aviateurs, la fermeture de douze bases aériennes et une contraction globale de 30 %, l'armée de l'Air devrait perdre encore 2 400 hommes.

- Fragilités. 

1. La protection réclame une rénovation des radars. Le système ACCS (Air Command and Control System) doit se trouver dans la LPM. Le programme SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aériennes) accuse un retard de trois ans avec le décalage d'une quatrième étape.

2. Nécessité de l'amélioration du réseau des systèmes d'information et de communication.

3. L'arrivée " maintes fois décalée " des MRTT implique que le ravitaillement est en déficit et en coûteuse surmaintenance après cinquante ans de service (les éternels C-135). " Si cette flotte reste clouée au sol, la composante aéroportée serait inutilisable et nous ne disposerions plus de capacités à intervenir à distance. C'est-à-dire qu'en fait, nous ne ferions plus grande-chose. " Voilà au moins une priorité claire.

CEMAAGalMercier.jpg- Projections. Si l'armée de l'Air ne pratiquait pas la différenciation du matériel, en pérennisant des Mirage 2000, pendant la montée en puissance du Rafale, elle n'atteindrait pas le contrat de 225 avions de chasse. Le même esprit prédomine du côté des hommes. Les aviateurs ont adopté " une nouvelle organisation de notre capacité à durer ", indique le général Mercier (photo ministère de la Défense). En clair, deux cercles sont mis en place : un s'entraînant sur tout le spectre et un second pratiquant sur les avions de complément comme les avions d'instruction. Figurez-vous que le tableau de bord du petit Pilatus PC-21 peut être configuré comme celui d'un Rafale. Ce qui permet à ce second cercle de s'entraîner 40 h sur Rafale et 140 h sur d'autres moyens pour atteindre les 180 h annuelles... Pire, il s'agit désormais de maintenir un entraînement diminué de 20 %.

L'armée de l'Air se débrouille. Les Mirage 2000-5 vont passer de 7 000 h à 9 000 heures de vol, " une première " glisse le général Mercier. Les Mirage 2000 D seront rénovés (obsolescence des radars et des calculateurs de missiles). " Nous avons besoin d'une nouvelle tranche Rafale... dans un volume à définir ", s'inquiète le CEMAA. Les douze MRTT prévus au lieu de quatorze impliqueront le maintien de C-135.

MER

fremm-aquitaine.jpgAvec 11 millions de km² de zone économique exclusive et sa mission majeure d'instrument de la dissuasion nucléaire, la France ne peut décemment pas trop tirer sur sa Marine et ses coûteux équipements... Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel,  assure : " Il est essentiel que la notion de déploiement naval permanent soit reprise (dans le Livre blanc) car elle constitue le fondement de notre action et une des clefs de notre réactivité. " Du coup, " je considère que le résultat pour la Marine est acceptable au vu des données d'entrée. "

- Réductions. Abandon d'un deuxième porte-avions au moins jusqu'en 2025 ; suppression d'un BPC (bâtiment de projection et de commandement) sur quatre ; suppression de trois frégates sur dix-huit (en plus des sept de la LPM précédente). Les décisions vont entraîner la suppression de la permanence de la Marine nationale dans une zone d'opération extérieure

- Tensions. Quatre fragilités apparaissent aux yeux de l'amiral Rogel.

1. Tension sur les effectifs (limite organisationnelle et une limite de gestion, la Marine comptant plus de mille qualifications différentes) ;

2. Tension sur le volume d'activités des forces (l'emploi opérationnel permanent réduit les crédits OPEX pour la Marine) ;

3. Fragilité liée au renouvellement des équipements à l'horizon 2025. Le Livre blanc reste flou sur les patrouilleurs, les avions de chasse marine et n'évoque pas le cas des bâtiments logistiques, la patrouille maritime et les hélicoptères. Un impératif pour le CEMM : " La réduction du format doit s'accompagner du respect strict du calendrier de livraison des équipements. "

4. Tension sur le soutien et le maintien en condition opérationnel.

CEMMAmiralRogel.jpeg- Projections.  Le déploiement permanent d'une frégate ne pourra plus se faire en Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie dans l'océan indien) et en Méditerranée orientale " mais en Atalanta ou en Méditerranée orientale ". Même conséquence pour la force d'avions de patrouille maritime " non plus en Atlantique et en Afrique mais en Atlantique ou en Afrique ". L'Atlantique reste " une zone naturelle " et la sécurité dans le golfe de Guinée (mission Corymbe) est appelée à prendre de l'importance.

Les frégates sont réduites de 18 à 15, dont quatre de défense aérienne. Le reste sera un panachage entre les FREMM (photo Marine nationale de la FREMM Aquitaine) et les frégates type Lafayette. En outre-mer, la Marine maintient six bâtiments (deux à la Réunion, deux aux Antilles, un en Nouvelle-Calédonie et un dans le Pacifique). Elle travaille toujours sur la construction des B2M (bâtiments multimissions) faiblement armés pour remplacer les bateaux de transports légers (BATRA). Les patrouilleurs P400 devront être prolongés puisque le programme BATSIMAR (patrouilleur littoraux) a déjà été repoussé une fois.

"Il ne faudra pas être surpris dans dix ans que le chef d'état-major de la Marine réponde qu'il ne peut que remplir imparfaitement l'une ou l'autre de ses missions ", évalue le CEMM (photo ministère de la Défense).

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:55
La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA

La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA



 

Le 4 juillet 2013 - ONERA

 

Aujourd’hui, au centre ONERA du Fauga-Mauzac, est inaugurée LIMA, une plateforme qui offre aux laboratoires et entreprises des services pour développer l’utilisation des nouvelles technologies d'imagerie aéroportée et faciliter l’innovation dans le traitement de l’information. Cette inauguration a lieu en présence des partenaires notamment institutionnels qui ont permis cet investissement clé pour la région Midi-Pyrénées : Henri-Michel Comet, Préfet de la Région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne, Jean Tkaczuk, représentant Martin Malvy, ancien ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées et Thierry Cotelle, représentant Pierre Cohen, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole. Ils étaient accueillis par le Président de l’ONERA, Denis Maugars. « L’ONERA est heureux d’inaugurer aujourd’hui la plateforme régionale LIMA en présence de l’ensemble des acteurs de ce projet. Je tiens tout particulièrement à remercier la Préfecture de la Haute-Garonne, la Région Midi-Pyrénées et Toulouse Métropole de leur confiance et de leur engagement dans ce projet, et de permettre ainsi à l’ONERA de démontrer son aptitude à mettre la science et l’innovation au service de l’industrie, des grands groupes comme des PME», a déclaré Denis Maugars, Président Directeur Général de l’ONERA.

LIMA, le Laboratoire d’ Imagerie Multicapteurs Aéroportée, est une plateforme de moyens de mesure multicapteurs – aéroportés et au sol – et de moyens informatiques d’exploitation associés. LIMA est financé à hauteur de 6,85 millions d’euros dont 4,12 millions par le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Contrat de Projets Etat Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole et 2.7 millions d’euros par l’ONERA.


La plateforme LIMA est appelée à jouer un rôle structurant dans la région, à travers un double objectif.

Celui de faciliter l’accès aux nouvelles technologies d'imagerie aéroportée, en particulier l’imagerie spectrale ou 3D à très haute résolution spatiale (décimétrique), par des actions de formation et la mise en place de partenariats avec d’autres acteurs de la recherche ou des industriels. Mais également de développer les usages de ces nouvelles technologies d'imagerie aéroportée  et favoriser ainsi le passage de la recherche amont au niveau applicatif.


Un vecteur d’innovation pour les PME régionales

Plusieurs PME régionales, dont Magellium et Leosphere, présentes lors de l’inauguration, sont déjà intéressées par ces domaines à fort potentiel technologique.

Cette plateforme s’adresse à de nombreux secteurs d’activité, comme :
 

  • l’agriculture, la foresterie, la gestion de l’eau
  • le développement durable (efficacité énergétique des bâtiments, impact anthropique)
  • le développement urbain (cartographies thématiques, optimisation du trafic ou de l’éclairage urbain, biodiversité)
  • l’environnement (qualité de l'air et des eaux, caractérisation des émissions polluantes)
  • les risques (accidents industriels, inondations, feux de forêt)
  • la défense et la sécurité (surveillance de site, de frontières, renseignement...)
  • les sciences de l'univers, la météorologie.
     

La plateforme LIMA : une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée

LIMA et ses partenaires du monde de la recherche et de l'industrie mettent à disposition une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée, de la définition amont d'une application au transfert industriel, en passant par les étapes de démonstration théorique et expérimentale.

  • Campagnes de télédétection : mesures aéroportées, mesures de validation sur le terrain, fourniture des produits et aide à l'exploitation des résultats.
  • Aide au développement et à la validation théorique et expérimentale d’outils d’exploitation de l’imagerie aéroportée.
  • Support à l'industrialisation de chaînes d'exploitation et développement de services.
  • Formation et expertise en imagerie embarquée hyperspectrale et Infrarouge, imagerie laser 3D, lidar atmosphériques.


A propos de LIMA

LIMA est une plateforme de recherche qui comprend :

  • une infrastructure mobile de moyens de mesure de terrain pour la validation expérimentale. Elle intègre un sondeur micro-onde et trois lidars à balayage 3D - pour la mesure des champs de vent, d’humidité, d’aérosols, de température- des capteurs pour caractériser les propriétés optiques et thermiques des surfaces, des outils de relevé 3D d’un site. A LIMA, l’ONERA adjoint des capacités aéroportées de mesure hyperspectrale à la pointe de la technologie, allant du visible à l’infrarouge thermique.
  • Un centre informatique d’exploitation des données pour constituer un catalogue de bases de données de mesures, une base de traitements de références et des outils de modélisation.
  • Un site expérimental de 70 hectares, instrumenté pour la télédétection aéroportée, et localisé sur le centre Onera du Fauga-Mauzac.

 

À propos de l’ONERA

L’ONERA est le premier acteur français de la R&T aéronautique, spatiale et de défense (ASD). Etablissement public (EPIC), créé en 1946, sous tutelle du Ministère de la Défense, L’ONERA compte 2 109 salariés dont 263 doctorants. Il est le seul acteur en France à s’être doté des compétences scientifiques nécessaires pour traiter des problématiques complexes propres au secteur ASD. Avec un parc de moyens d’expérimentation unique en Europe, il met ses compétences au service des agences de programmes, des institutionnels, des grands industriels et des PME-PMI. Son modèle atypique de recherche partenariale, labellisé Carnot, lui a permis de réaliser un volume d’activités de 243 millions d’euros en 2012 dont 53% d’activités sur contrat. Force d’innovation, d’expertise et de prospective, l’ONERA a contribué aux plus grands succès de l’aérospatial : Ariane5, gammes Airbus et Eurocopter, Rafale, Falcon 7X, le radar de veille spatiale Graves, le Very Large Telescope, etc. www.onera.fr

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
FFDj : un nouveau COMFOR

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 30 juin 2013, la cérémonie de prise de commandement du nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) s’est déroulée sur la base aérienne 188 de Djibouti. Le général de brigade aérienne Joël Rode succède ainsi au général de brigade aérienne William Kurtz.

 

Cette prise d’armes a rassemblé de nombreux invités sous la présidence du général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie représentant à cette occasion l’amiral Edouard Guillaud chef d’état-major des armées (CEMA) (et aussi COMFOR FFDj de2009 à 2011),. Son Excellence Monsieur René Forceville, ambassadeur de France,des membres du gouvernement djiboutien, ainsi que des autorités civiles et militaires djiboutiennes étaient également présents.

 

FFDj : un nouveau COMFOR

Lors de son ordre du jour, le nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti a souhaité rendre hommage au fort engagement de son prédécesseur sur le territoire djiboutien et plus largement au sein de la corne de l’Afrique, et a indiqué que son action se placerait dans la continuité des efforts déjà menés.

 

Le général de brigade aérienne Rode a été breveté pilote de chasse en 1986. En 2001, il a occupé les fonctions d’aide de camp du Président de la République Jacques Chirac. En 2005, il était attaché de l’air auprès de l’ambassade de France à Washington. De 2008 à 2011, il a tenu successivement les fonctions de chef du bureau « plans » à l’état-major de l’armée de l’Air ; d’inspecteur Emploi à l’inspection de l’armée de l’Air puis de chef du détachement de conduite des opérations aériennes françaises en Libye. Jusqu’à ce jour, il commandait le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) à Mont de Marsan (2011 à 2013).

FFDj : un nouveau COMFOR

La prise d’armes de passation de commandement fut également celle de l’adieu aux armes du général Kurtz. Il quitte l’institution militaire après 31 ans au service des armées de la France.

FFDj : un nouveau COMFOR

Les Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français prépositionné, permettant de disposer de réservoirs de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre desa mobilisation contre la piraterie. Les FFDj bénéficient également d’une capacité d’entrainement permanente avec le centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD). Régulièrement, le CECAD accueille des unités permanents ou en mission de courte durée des FFDj, les unités ou écoles de métropole ainsi que les forces armées djiboutiennes et étrangères.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 1er  juillet 2013, la cérémonie de transfert d’autorité entre les forces de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est déroulée à Bamako.

 

C’est au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre malien de la Défense que les unités militaires et de police de la MISMA ont symboliquement échangé leur béret pour porter le béret bleu des Nations Unies.

 

Placée sous l’autorité de M. Bert Koenders, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la mission, ainsi que du général rwandais Kazura, la MINUSMA a notamment pour mission de contribuer à stabiliser le pays et d’accompagner les autorités maliennes dans le processus de transition politique. Ceci inclut l’appui de la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin ainsi que l’appui à l’organisation et à la conduite d’élections présidentielles et législatives.

 

Comme l’a décidé le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2100 du 25 avril 2013, la MINUSMA comptera au maximum 11200 militaires et 1440 policiers ainsi qu’une structure civile adéquate. La montée en puissance de la MINUSMA se poursuivra au cours des prochains mois.

 

Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

La MINUSMA compte aujourd’hui près de 6200 casques bleus d’ores et déjà déployés au Mali, y compris dans toutes les grandes villes du Nord, de Tombouctou à Tessalit.

 

La France participe à la MINUSMA à hauteur d’une quinzaine de militaires déployés dans son état-major, dont le général Vianney Pillet assure la fonction de chef d’état-major.

 

La force Serval a mis en place des détachements de liaison et d’appui au sein de ces bataillons. Ils sont sous commandement français et ont pour mission de veiller à la coordination tactique des forces engagées dans une même zone. Ils appuient également les forces africaines dans le domaine du commandement, de la logistique, du renseignement, des appuis feux.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

05/07/2013 Marine nationale

 

L’amiral Bernard Rogel s’est rendu en Russie, à Saint-Pétersbourg, du 1er au 4 juillet dernier. Il s’est entretenu avec son homologue, l’amiral Viktor Viktorovich Tchirkof, sur les actions de coopération en cours.

 

Le CEMM a d’ailleurs évoqué avec l’amiral Maksimov, directeur de l’Académie navale Kuznetsov, l’accueil par cette école d’un lieutenant de vaisseau français en septembre prochain.

 

L’amiral Rogel a également visité des bâtiments russes et des entreprises exposantes dans le cadre du salon naval russe International Maritime Defence Show(IMDS).

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:20
Philippe Duhamel nommé CEO de ThalesRaytheonSystems

5 juillet Aerobuzz.fr

 

A compter du 17 juillet 2013, Philippe Duhamel (51 ans) est nommé Chief Executive Officer de ThalesRaytheonSystems. Il succède à Jack Harrington à la tête de l’entreprise (1.400 salariés) détenue à parts égales par Thales et Raytheon.

 

Diplômé de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, Philippe Duhamel a rejoint Thales en 1987, en tant que responsable de l’ingénierie d’un système de défense anti-aérienne. En 2010, il a été nommé Président de Thales Raytheon Systems SAS, entité française de la société commune entre Thales et Raytheon dédiée aux systèmes de défense aérienne pour les armées dans tous les pays.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:35
Exercice Tactical La Fayette Week dans le sud de la France

05/07/2013 Armée de l'air

 

Du 20 au 27 juin 2103, l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette» a participé à l’exercice Tactical La Fayette Week (TLW) organisé par le centre opérationnel des forces aériennes stratégiques (COFAS).

 

Cet exercice vise à entraîner dans un environnement réaliste les équipages aux différentes phases tactiques d’une mission aérienne complexe. Au programme, des phases de ravitaillement en vol, de pénétration basse et moyenne altitudes, et de combat aérien en vol dans le respect le plus strict des règles de sécurité aérienne du temps de paix.

 

Les avions ont évolué dans la zone d’entraînement aérienne la plus étendue de France, qui couvre tout l’espace maritime entre Perpignan et Solenzara, en Corse. Cette zone, l’une des plus grandes en Europe, offre de très belles possibilités d’entraînement (vitesse supersonique, vol très basse altitude…). L’emploi de moyens de conduite modernes tels Stradivarius (outil de visualisation en temps réel de la situation aérienne) a favorisé l’optimisation des moyens aériens dédiés à TLW.

 

Au bilan, l’exercice a totalisé 137 sorties en 9 raids aériens composés de 15 à 25 chasseurs. Le nombre des acteurs révèle également le succès de TLW : Mirage 2000N, Rafale, Mirage 2000-5, Mirage 2000D, Mirage F1, Alphajet, avions ravitailleurs C135 et un avion radar E3-F. TLW se caractérise aussi par sa dimension interarmées avec la participation de Rafale de la flotille 11F de la marine nationale, mais également une dimension interalliée avec la présence d’Eurofighter espagnols et italiens, de F18 espagnols et de Tornado britanniques. Enfin, par son action, le centre de détection et de contrôle de Lyon Mont-Verdun a permis de donner toute sa dimension à cet exercice.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:32
Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

05/07/2013 Armée de l'air

 

Mardi 2 juillet 2013, deux hélicoptères Puma et leurs équipages de l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées», sont rentrés sur la base aérienne 120 de Cazaux après plusieurs mois d’opération au Mali.

 

Une quarantaine d'aviateurs de l’escadron girondin ont été déployés au profit de l’opération Serval depuis le 11 janvier 2013. Travaillant en étroite collaboration avec les aviateurs du commando parachutiste de l’air n°30 (CPA 30), les équipages avaient pour mission d’armer le plot de recherche et sauvetage au combat (RESCO). Au total, près de 60 évacuations médicalisées (Medevac) ont été réalisées au profit de 190 militaires (français et africains) déployés dans les  zones de combat. Du matériel de première nécessité a également été livré par les équipages des Puma.

 

Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

Pour rappel, l’EH 1/67 «Pyrénées» était engagé il y a encore quelques mois en Afghanistan dans le cadre de l’opération Pamir. Présents du 29 novembre 2006 au 15 mars 2013, les Caracal de l’escadron ont été les premiers hélicoptères français engagés dans la lutte contre les talibans au profit de la coalition. Au total, plus de 3300 heures de vol et 3400 missions de guerre ont été réalisées, permettant de procéder à 229 évacuations médicalisées pour 300 blessés pris en charge.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir de qualification du missile de croisière naval (MDCN), le 1er juillet 2013. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le thème de tir retenu était particulièrement exigeant puisque, outre les objectifs de portée, il a contribué à valider les performances de navigation autonome et de guidage terminal par reconnaissance infrarouge. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité de la DGA et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MDCN équipera à terme les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MDCN à la société MBDA fin 2006.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
La DGA réceptionne le 500e VBCI

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le 28 juin 2013 le 500e véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Produit par le groupement d’entreprises constitué par les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense, le VBCI a été commandé par la DGA à 630 exemplaires.

 

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l’AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d’infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d'une tourelle de 25 mm et permet l'emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d’être livré à l’armée de terre en mai 2013, est équipée du système d’informations régimentaire (SIR).

 

Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h. Véritable "base vie" pour le fantassin, il offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres et amène d’excellentes capacités d’observation et de feu.

 

Le VBCI a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d’année 2013 où il a à chaque fois parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Jacques Desclaux named Chief Executive Officer of Roxel

03/07/2013 MBDA

 

Jacques Desclaux was named Chief Executive Officer of Roxel at the Board of Directors meeting held yesterday. He replaces David Quancard, who is moving to a new position within Safran.

 

Jacques Desclaux, 57, graduated from the Ecole Centrale de Paris engineering school.

 

He started his career with Alsthom-Atlantique, working on industrial turbomachinery, then joined Snecma in 1984, taking part in the development of the Vulcain cryogenic engine (which powers the main stage of Ariane 5) at the Vernon plant west of Paris. In 1993 he moved to Snecma Propulsion Solide in Bordeaux, where he was first head of the MPS program (solid rocket booster for Ariane 5), then head of the M51 program (solid propulsion systems for France's strategic ballistic missile). In 1999 he was named Vice President, Production and Engineering at G2P (joint venture between Snecma and SNPE).

 

Jacques Desclaux moved to Snecma's Military Engine division in 2000 as director of operations for the M88, powerplant of the Dassault Aviation Rafale multirole fighter, leading to the engine's qualification. He joined Europrop International (EPI)* in October 2003 as Vice president, Programs and Operations, and was then named Executive Vice President, a position he held until the certification of the TP400.

 

From February 2011 until this latest appointment, he was Chairman and CEO of PowerJet, the joint venture between Snecma (Safran, France) and NPO Saturn (Russia) in charge of the production and marketing of the SaM146 regional jet engine.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Cyberdéfense : les Rafale, Tigre, Leclerc sont-ils vulnérables aux cyber-attaques ?

05/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Bourrés de systèmes d'information, les systèmes d'armes modernes - avions de combat Rafale, hélicoptères Tigre et NH90, chars Leclerc, porte-avions Charles-de-Gaulle - pourraient être vulnérables aux cyber-attaques. C'est ce que laissent supposer les déclarations du patron de la cyberdéfense du ministère de la défense.

 

La guerre dans la guerre. La montée en puissance des dispositifs de cyberdéfense oblige toutes les armées du monde à réfléchir sur les nouvelles menaces et de trouver comment les contrer et les maîtriser. Comme par exemple comment protéger un système d'arme bourré de technologies reliées à un ou plusieurs systèmes de communications. C'est d'ailleurs l'une des craintes actuelles du ministère de la Défense. "Actuellement, les exigences de la protection des réseaux sont bien perçues et l'on sait comment renforcer très rapidement leur sécurité. Ce que l'on connaît moins bien réside davantage dans les systèmes d'armes et les automatismes embarqués dans les systèmes automatisés", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière, patron en charge de la cyberdéfense au ministère.

 

Car, comme le rappelle le contre-amiral, une frégate mutlmissions FREMM "rassemble 2.400 systèmes d'information", qui pourraient faire l'objet de cyber-attaques avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. "Comment encapsuler ces systèmes ?", s'interroge le patron de la cyberdéfense au ministère. Ce sera l'un des objectifs des années 2014-2015, selon lui. Selon nos informations, l'armée de Terre a déjà réagi en nommant un responsable chargé de vérifier si les systèmes d'armes sont sains et hors d'atteinte. Une mission vitale car après avoir développé des logiciels libres, les industriels tricolores ont ensuite modernisé les matériels avec des logiciels... fournis par des groupes américains.

 

Retard de la France

 

Pour autant, la France a pris conscience, certes tardivement, des problématiques de cyberdéfense. "Nous avions constaté au cours d'incidents en 2009 que nous ne disposions pas d'une structure capable de gérer la défense réactive face à des infections informatiques de grande ampleur, chaque grande direction agissant de façon pas assez coordonnée", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière. "Il faut bien convenir que nous avons encore du retard sur nos partenaires anglo-saxons", reconnaît-il. Après les cyberattaques subies par Bercy,  l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a fait intervenir, dans un premier temps un groupe d'intervention rapide composé de quelques spécialistes et ingénieurs de très haut niveau pour l'audit et le diagnostic. Puis, dans un deuxième temps, elle a envoyé une trentaine d'ingénieurs de haut niveau pour mettre en place les plans de reprise et de reconquête du réseau. Cette dernière a mobilisé environ 300 administrateurs de réseau.

 

En dépit des contraintes budgétaires actuelles, le ministère de la Défense tente donc de rattraper son retard aussi bien dans son organisation que dans ses moyens en personnels. L'ANSSI est l'autorité gouvernementale sur l'ensemble des ministères et des 200 opérateurs d'importance vitale (OIV) publics et privés. Pour sa part, le contre-amiral Arnaud Coustillière cumule deux casquettes. Il est l'officier général en charge de la montée en puissance des capacités de cyberdéfense des armées françaises et il est chef cyber du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Le ministère de la Défense entretient par ailleurs "une relation particulièrement étroite avec l'ANSSI, dans le cadre d'un protocole qui nous lie à l'agence. Elle nous alimente en renseignement d'alerte et nous l'appuyons notamment dans son travail de sensibilisation".

 

Montée en puissance des effectifs

 

Le plan de montée en puissance des capacités cyber se poursuit, précise le contre-amiral. Le ministère compte actuellement 1.600 personnels investis dans cette mission, dont 1.200 relevant de l'Etat-major des armées (EMA) : 300 personnes en charge des équipements de chiffrement et 900 du seul périmètre cyber, pour la chaine de protection/prévention et à présent celle plus récente de défense des systèmes. Sur ces 900 personnes, environ 60 s'occupent des métiers très pointus de l'expertise et de l'audit, 70 de la lutte informatique défensive et tous les autres s'occupent de prévention, de l'exploitation, ou de l'architecture des systèmes.

 

"Aujourd'hui au sein des armées, le vivier d'ingénieurs de très haut niveau capables d'intervenir en premier est de l'ordre de 200 personnes, sur les 6.000 personnels des SIC (systèmes d'informations et de communciations) que comprend la DIRISI (Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information)", précise le patron cyber des armées. Et de rappeler que "c'est une compétence rare, que seul l'État et quelques grandes entreprises sont capables de posséder, et surtout de mobiliser rapidement en les faisant rapidement basculer de priorité d'emploi. Au deuxième niveau de l'intervention, nous avons besoin d'un personnel très nombreux pour redéployer un réseau. Le vivier est là de l'ordre de 700 à 800 personnes". La prochaine loi de programmation militaire (LPM) devrait confirmer le plan d'augmentation des effectifs à hauteur de 350 personnels, notamment pour assurer des missions de prévention et de défense.

 

Enfin, s'agissant des crédits de Rercherche & Développement (R&D), une progression très significative a été annoncée par le ministre, les crédits devant tripler, pour atteindre un montant total de 30 millions d'euros... contre 3 millions en 2009.

 

Problème de recrutement

 

Pour autant, le ministère rencontre des difficultés de recrutement. "Les insuffisances sont davantage liées à un problème général de disponibilité de la ressource humaine au bon niveau de compétence, précise le contre-amiral. On observe qu'il est difficile d'attirer des étudiants vers les formations sur ce sujet et que de surcroît, une bonne part des élèves qui y sont formés sont de nationalité étrangère, ce qui limite les possibilités ultérieures de recrutement par des intervenants dans les domaines régaliens, tandis qu'environ 15 % des diplômés d'écoles spécialisées sont très rapidement recrutés par des sociétés américaines. La ressource reste en conséquence nettement inférieure aux besoins et un effort d'ampleur doit être organisé".

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:50
Pour en finir avec "l'Europe de la défense" - Vers une défense européenne

3 juillet 2013 Sénat.fr

 

Rapport d'information de MM. Daniel REINER, Jacques GAUTIER, André VALLINI et Xavier PINTAT, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 713 (2012-2013) - 3 juillet 2013

 

« L'Europe de la défense » est morte. Il faut cesser d'en prononcer le nom. L'expression était destinée à nous permettre de contourner l'obstacle de la souveraineté et à nous dispenser d'une clarification des relations entre l'Union européenne et l'OTAN. Mais c'était une « chimère » qui a conduit la défense européenne dans l'impasse où elle se trouve.

 

Lors du Conseil européen de décembre 2013, il est essentiel que les chefs d'Etat et de gouvernement adoptent une « feuille de route » dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel, voire institutionnel. Ce rapport leur propose des mesures concrètes. Mais nous savons que cela ne suffira pas. Des mesures pragmatiques ne remplaceront pas une vision et une ambition. Il faut aujourd'hui relancer le projet politique européen et réconcilier l'Europe avec ses citoyens. L'Europe ne peut pas se résumer à un grand marché. Elle doit pouvoir compter sur une défense autonome si elle souhaite devenir une puissance et rester dans l'histoire.

 

Sans attendre cette relance, les sénateurs proposent la création d'un groupe pionnier, un « Eurogroupe de défense », ouvert à tous les pays européens qui le souhaitent et le peuvent désirant d'aller plus vite et plus loin vers une défense commune européenne. Ce groupe pionnier, destiné à permettre à l'Europe d'intervenir militairement hors de ses frontières de manière autonome et à prendre sa part à la défense collective de son territoire, serait formé du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, et de l'ensemble de ceux qui veulent y participer. Il servirait de passerelle pour franchir le fossé entre « l'Europe de la défense » et la « défense européenne », entre la souveraineté des nations et le projet fédéral, comme l'ont fait jadis l'euro pour la monnaie unique ou Schengen pour l'abolition des contrôles aux frontières.

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:45
Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

04/07/2013 21:06 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 27 juin 18h00 jusqu’au 4 juillet 18h00

 

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 90 sorties, principalement consacrées à l’appui feu des opérations terrestres avec 40 sorties des Mirage 2000 D stationnés à Bamako ou des Rafale depuis N’Djamena au Tchad. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement et de renseignement et 30 autres consacrées aux missions de transport

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Au sol, la force Serval poursuit les opérations dans la boucle du Niger et dans le Nord du pays, principalement dans la région Est de Gao et dans les environs de Tessalit. Le 28 juin, la force a réalisé un chantier d’aide à la population dans la ville de Tessalit en réparant une pompe à eau. Les militaires français accomplissent ces missions de reconnaissance et de sécurisation dans des conditions météorologiques très contraignantes : les tempêtes de sable réduisent considérablement la visibilité. Par ailleurs, des orages violents rendent impraticables certaines pistes : les itinéraires sont inondés ou coupés par des « waddis » (rivières éphémères créées par les pluies). En outre, la température est très élevée et atteint régulièrement 60°C dans les VAB.

 

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013
Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Le 1er juillet, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a pris le relais de la MISMA, conformément à la résolution 2 100 adoptée par les Nations Unies le 25 avril 2013. La cérémonie de transfert d’autorité donnant les pleines prérogatives à la mission de l’ONU et mettant fin à la MISMA s’est déroulée à Bamako. Cette étape confirme le soutien de la communauté internationale à la stabilisation du Mali.

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

L’état-major de la MINUSMA est stationné à Bamako. Il est commandé par le général rwandais Jean-Bosco Kazura. Son chef d’état-major, le général français Vianney Pillet compte parmi la dizaine de français déjà insérés au sein de cet état-major. La MINUSMA représente actuellement une vingtaine de contingents africains déployés sur l’ensemble du territoire soit près de 6200 soldats répartis dans l’ensemble du Mali. Elle a pour mission de contribuer à stabiliser le pays et d’accompagner les autorités maliennes dans le processus de transition politique. Ceci inclut l’appui de la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin ainsi que l’appui à l’organisation et à la conduite d’élections présidentielles et législatives. A terme, la MINUSMA doit comprendre près de 12000 militaires.

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

La force Serval conserve ses 7 détachements de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA. Ils contribuent à la bonne coordination entre les forces françaises et celles de la MINUSMA opérant dans une même zone, mais sont également en mesure de mettre en place un appui au profit des forces africaines dans différents domaines : renseignement, logistique, appui feu, et appuis spécialisés éventuellement.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:55
Un battlelab à l'Onera. Avec R. Cuisinier, expert simulation de défense

03.07.2013 Podcasts ONERA

 

Pour s'assurer qu'un système de défense sera efficace sur les théâtres d'opérations, il existe une solution: le battlelab. C'est un moyen informatique capable de simuler le champ de bataille avec le réalisme le plus poussé qu'on puisse imaginer.

 

à écouter ICI

 

Conception et évaluation des performances des systèmes - DCPS

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:45
Deux POC, trois BOA et des nénuphars: les sénateurs détaillent la stratégie en Afrique

04.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

On lira en cliquant sur  ce lien le "Rapport d'information de MM. Jean-Pierre CHEVÈNEMENT et Gérard LARCHER, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 720 (2012-2013) - 3 juillet 2013".

Je suggère de lire les pages consacrées à notre positionnement en Afrique (de la page 164 à la page 177). Une Afrique qui, finalement, se limite aux anciennes AOF et AEF et qui lorgne vers l'océan Indien (nos bases de l'océan Indien ne sont même pas mentionnées!).

Les rédacteurs du rapport suggère que la présence militaire française en Afrique pourrait s’articuler autour de
- 2 pôles opérationnels de coopération (désignés POC sur la carte ci-dessus) spécifiquement dédiés à la coopération avec les organisations régionales africaines (CEEAC1 et CEDEAO), à, respectivement, Libreville (allégé) et Dakar (renforcé).

- 3 bases opérationnelles avancées: Abidjan, Djibouti et les Émirats.
Côte d’Ivoire. Abidjan, port en eaux profondes stratégiquement situé, pourrait être un point d’appui (commandement- logistique- réservoir de forces) permettant de concourir à la sécurité de l’Afrique de l’Ouest et de la bande sahélo saharienne.
Émirats Arabes Unis. Cette base participerait à la défense du golfe arabo-persique et à la protection de nos ressortissants. Le niveau de forces serait redimensionné pour permettre un strict maintien en condition opérationnelle des matériels. Elle pourrait être renforcée le cas échéant par les moyens de Djibouti.
Djibouti. Cette base serait un point d’appui pour des opérations dans le golfe et l’océan Indien, ainsi qu’un pôle d’influence et coopération avec l’Afrique de l’Est. Les moyens terrestres et aériens conserveraient un niveau suffisant compte tenu de nos accords de défense et pour pouvoir renforcer rapidement le dispositif des Émirats Arabes Unis.

- Un réseau de « nénuphars » (en vert sur la carte ci-de"ssus) autour de la zone de crise que constitue aujourd’hui la bande sahélo-saharienne (reposant sur les dispositifs Épervier, Sabre et Serval).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:55
Cyberespionnage : quatre ordinateurs disparaissent toutes les heures à Roissy-Charles-de-Gaulle

03/07/2013, Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

21 % des utilisateurs d'ordinateurs volés à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle estiment qu'ils contenaient des informations confidentielles qui ne sont pour la plupart pas chiffrées (93 %). Autre vulnérabilité pour les entreprises, les smartphones utilisés de façon quotidienne pour des usages professionnels et personnels.

 

La méthode est vieille comme le micro-processeur et reste toujours aussi efficace pour s'approprier les données confidentielles : voler l'ordinateur dans lequel elles sont stockées. Le lieu idéal pour le faire ? Les aéroports où transitent... tous les grands dirigeants et les hauts cadres des sociétés du CAC 40, leurs sous-traitants ainsi que leurs réseaux de PME-PMI. "Quatre ordinateurs disparaissent toutes les heures à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, dont la moitié environ seulement est récupérée", a expliqué lors d'une récente audition à l'Assemblée nationale le sous-directeur adjoint de la protection économique à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Parmi les victimes de perte ou de vol de matériels informatiques, 56 % indiquent que ceux-ci ne comportent pas d'informations sensibles, 23 % n'en savent rien - "ce qui est inadmissible s'agissant d'informations professionnelles figurant sur des appareils professionnels", a-t-il constaté  - et 21 % ont conscience d'en détenir. Pour 93 % de ceux-ci, "les informations ne sont pas chiffrées, a regretté cet officier de la DCRI. Nous espérons notamment que grâce aux conférences de sensibilisation que nous effectuons, ce taux va descendre au-dessous de 50 %".

 

La vulnérabilité des smartphones...

Les smartphones ( 24 millions en usage en France en 2012)  sont "l'objet de menaces particulières", a-t-il également relevé. Et de rappeler que "plus ils sont présents sur le marché, plus ils sont attaqués. 45 milliards d'applications étaient téléchargées en 2012 contre 18 milliards en 2011 !" Et la DCRI constate à regret que 53 % des utilisateurs de smartphones s'en servent quotidiennement pour des usages professionnels. Par ailleurs, il existait 8.000 virus ou logiciels malveillants destinés à ces appareils en 2012, selon cet officier.

"La progression des attaques auxquelles dont ils ont été la victime en trois ans correspond à ce qui s'est passé en quatorze ans sur les ordinateurs. Mais, à la différence de ceux-ci, les smartphones comportent peu d'antivirus", a-t-il expliqué. Et de conclure que "cette précaution va devenir essentielle, faute de quoi on s'exposera à des attaques dont on n'aura même pas conscience et qui sortiront des frontières nationales. On en verra les conséquences sans pouvoir en déterminer les causes".

Enfin, en cas de vol de smartphone par exemple, la DCRI explique qu'il est important d'avoir les réactions appropriées : "essayer de le géolocaliser, tenter d'effacer les données à distance, s'abstenir d'utiliser l'appareil s'il est retrouvé et le remettre au responsable compétent qui diligentera une analyse. L'existence d'un code d'accès est évidemment un élément de protection essentiel".

 

Les clés USB restent une "porte d'entrée" très vulnérable

Attention aussi aux clés USB que l'on peut pirater en quelques secondes. Comment ? On trouve gratuitement et légalement sur Internet des keyloggers, des logiciels que l'on peut placer directement sur un ordinateur ou une clé USB et qui permettent de récupérer les premières frappes sur le clavier, à savoir le login ou mot de passe ou d'accès à l'appareil. La DCRI rappelle que "tout ce qui traite, stocke et transmet de l'information est vulnérable. Une clé USB de 4 gigaoctets correspond, en volume d'informations, à une pile de papier de 400 mètres de haut, et une clé de 500 gigaoctets à des dizaines de kilomètres".

L'officier de la DCRI regrette que "les personnes emploient souvent une clé USB pour différents usages, professionnels et personnels, ce qui constitue une vulnérabilité importante". Et de rappeler qu'il est "préférable de disposer de clés dédiées, de même qu'il convient de bien réfléchir à la façon de connecter tous les outils informatiques".

Et ce n'est pas tout. Les moyens de récupération d'informations confidentielles légaux ou illégaaux sont innombrables :  rapports de stage figurant sur certains sites de partage comme Oodoc.com, reproduction d'informations contenues dans un ordinateur utilisé dans un train par le biais d'un smartphone, exploitation des données d'un disque dur de photocopieuses dont le contrat de location n'a pas prévu expressément le maintien sur place de celui-ci, les risques liés à l'utilisation de Bluetooth, et bien sûr le scanning des réseaux sociaux qui demeurent une mine d'informations.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:55
SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

04/07/2013 Marine nationale

 

Le vice amiral d’escadre (VAE) Charles-Edouard de Coriolis, amiral commandant les forces sous marines et la force océanique stratégique (Alfost), a fait reconnaître le jeudi 4 juillet le capitaine de vaisseau (CV) Stéphan Meunier comme nouveau commandant de l’Escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque.

 

 

Biographie du Capitaine de vaisseau Stephan Meunier

 

Entré à l’ École navale en 1988, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier rejoint les forces sous-marines en 1992 après une affectation de chef de service à bord de l’aviso Commandant Blaison à Brest. Il navigue ensuite sur les sous-marins nucléaires d’attaque Saphir et Casabianca basés à Toulon.

 

Diplômé de l’école des systèmes de combat et armes navales, il occupe de 1996 à 1999 les fonctions d’officier chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude puis d’expert du système de combat tactique à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins L’Indomptable.

 

En juillet 1999, il prend le commandement du patrouilleur La Boudeuse à la Réunion. Au cours de cette affectation, il participe à la surveillance maritime de la zone sud de l’océan Indien et à des actions de coopération en Afrique australe et à Madagascar.

 

De retour en métropole, il est chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste. Breveté atomicien en 2001, il est nommé commandant en second du sous-marin Saphir en 2002 et participe aux missions Héraclès et Enduring Freedom en Océan Indien.

 

Il dirige ensuite le bureau «Systèmes en Expérimentation» de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque, responsable de l’intégration et du suivi de nouveaux équipements. De mai 2004 à juin 2006, le capitaine de frégate Stephan Meunier commande l’équipage rouge du sous-marin nucléaire d’attaque Rubis.

 

Admis au Collège Interarmées de Défense (École de Guerre), il se perfectionne dans les domaines de la préparation de l’avenir et de la prolifération des armes de destruction massives. En 2007, il est affecté au secrétariat permanent du conseil des systèmes de force au sein de l’état-major des armées en charge de l’arbitrage capacitaire des grands programmes d’armement. De 2008 à 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est officier de programme du sous-marin nucléaire d’attaque de type Barracuda destiné à remplacer les sous-marins de la classe «Rubis».

 

Depuis l’été 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est le chef d’état-major de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque basés à Toulon.

 

Chevalier de la légion d’honneur et titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, il est marié et père de trois enfants.

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