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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 15:55
Crédits Thales

Crédits Thales

04/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec le nouveau contrat remporté dans le domaine des systèmes biométriques en France, le groupe d'électronique s'impose comme l'un des leaders du marché de la sécurité. Si Thales est bien armé pour s'ouvrir les marchés multiformes de la sécurité, la plupart des clients sont loin d'être matures pour s'offrir des systèmes trop complexes.

 

Sécurité des Etats, sécurité urbaine, sécurité des infrastructures critiques (aéroports, énergie...) et cybersécurité... Thales est partout sur les marchés de la sécurité à forte valeur ajoutée. Fort de tous ses savoir-faire et de ses compétences dans le domaine de la défense, le groupe d'électronique veut profiter, comme la plupart des groupes de défense mondiaux, de la croissance des marchés de sécurité dans les pays émergents et... dans les pays occidentaux. D'où un changement de stratégie radical avec la création en juillet 2011 de Thales Communications & Security, qui rapproche au sein du groupe d'électronique deux activités (deux mondes ?) jusqu'ici séparées, la défense (Thales Communications) et la sécurité (Thales Security Solutions & Services). Soit une entité qui réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de trois milliards d'euros et qui emploie 7.000 personnes réparties sur neuf sites. Objectif, simplifier la complexité pour fournir à celui qui prend des décisions, qu'il soit civil ou militaire, une information pertinente et immédiate.

Pourquoi un tel changement de stratégie ? Parce que le rapprochement des deux sociétés s'inscrit dans une tendance naturelle, à savoir une convergence croissante des enjeux de maîtrise de l'information aussi bien dans la sécurité - ce qui est assez récent - que dans la défense, où ce concept est depuis longtemps bien assimilé car vital pour prendre les bonnes décisions sur les théâtres d'opération. Ce qui est vrai au niveau du concept - maîtrise de l'information - dans la défense et dans la sécurité l'est également pour les solutions techniques et technologiques performantes aujourd'hui exigées par les autorités civiles. En outre, le groupe dispose des compétences de maîtrise d'oeuvre pour remporter des appels d'offre portant sur de grands projets tels que la sécurisation du terminal 3 de l'aéroport de Dubaï où 300 personnes de Thales ont été envoyées surplace. Enfin, le groupe, qui a senti comme beaucoup d'autres le vent tourné dans la défense, cherche de nouveaux relais de croissance pour compenser la baisse des budgets de défense des pays occidentaux. C'est particulièrement vrai pour le marché de la sécurité estimé dans sa globalité à 100 milliards d'euros, en augmentation de 5 % par an.

 

Thales bien armé pour la sécurité

Sur le papier, Thales est donc bien armé pour affronter le marché de la sécurité. D'autant comme l'assure le directeur général adjoint de Thales, en charge de l'activité Systèmes d'information et de communication sécurisés, Marc Darmon, le groupe dispose de toutes les technologies pour forcer les portes des marchés de la sécurité. "Nous n'avons pas de manque dans les technologies", précise-t-il. Et il est particulièrement fier de TEOPAD, une solution de sécurisation des applications professionnelles pour smartphones et tablettes, qui sont très vulnérables aux cyberattaques. Thales revendique également une première dans le domaine de la PMR (Professional Mobile Radio) avec la mise en oeuvre en Jordanie d'une solution pilote Nexium Wireless, la solution réseau de Thales LTE (ou 4G). Ce projet a pour objectif de démontrer les nouvelles capacités très hautes débit (notamment transferts de vidéos en temps réel) de ce programme dans le cadre de missions critiques pour les forces de sécurité jordaniennes.

En outre, le marché de la sécurité est très fragmenté et est grignoté par des acteurs d'origine diverse (opérateurs de télécoms, IT, groupe de défense...). Thales a une belle carte à jouer en se positionnant comme intégrateur de solutions complètes. C'est bien pour cela qu'il est capable de concourrir sur tant de marchés différents. Et de gagner des contrats emblématiques comme celui obtenu en 2009 avec l'opérateur télécoms Telmex du contrat de vidéo surveillance de Mexico (plus de 8.000 caméras équipés de capteurs pour détecter d'où les coups de feu ont été tirés), considérée comme l'une des villes les plus dangereuses du monde. Thales revendique une baisse du taux de criminalité et une division par trois du temps de réponse des secours depuis la mise en place de son système.

 

Le marché de la sécurité pas toujours mature

Sauf que le marché de la sécurité n'est pas toujours aussi bien organisé que les industriels le voudraient. "On a toujours des clients qui achètent des systèmes par petits bouts, un jour des caméras puis un jour autre chose. Avoir des clients matures dans ce domaine-là, c'est assez rare", soulignait à l'agence Reuters en début d'année, Marc Darmon. Et puis, il y a des marchés prometteurs, qui ne le sont pas. C'est le cas du marché de surveillance des frontières, qui était pourtant promis à un bel avenir notamment avec le programme Miksa en Arabie saoudite, finalement remporté par Cassidian (groupe EADS). "Ce marché est un peu retombé", reconnaît Marc Darmon, qui précise qu'il est "difficile de convaincre les clients de se doter de programmes aussi compliqués". 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:55
Révélations sur le Big Brother français

04.07.2013 Par Le Monde.fr

 

La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications. Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. Les politiques le savent, mais le secret est la règle : ce Big Brother français est clandestin. Il échappe à tout contrôle.

 

Ce que cherchent les services de renseignement, ce sont les "métadonnées" : non pas le contenu des messages, mais leur contenant. Le but est de savoir qui parle à qui pour reconstituer les liens entre les cibles, identifier des "cellules". La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés, les mails, les SMS, les fax... Et toute l'activité Internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo... Le dispositif est précieux pour lutter contre le terrorisme. Mais il permet d'espionner n'importe qui, n'importe quand.

 

"AUTORISATION VIRTUELLE"

 

La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE. Le service de renseignement dispose d'un supercalculateur capable de gérer des dizaines de millions de gigaoctets.

Les autres services de renseignement français ont accès en toute discrétion à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée "infrastructure de mutualisation". Certaines informations peuvent même être utilisées par la police judiciaire sous couvert de "renseignements anonymes".

Le dispositif est pourtant parfaitement illégal – "a-légal", corrige l'un des patrons d'une des agences de renseignement. "Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism", assure la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

La loi n'a en rien prévu un stockage massif de données techniques par les services secrets. "Voilà des années que nous sommes dans l'autorisation virtuelle, confie l'un des anciens patrons des services. Et chaque agence s'en satisfait." Un parlementaire confirme "qu'une grande part des connexions électroniques en France est effectivement interceptée et stockée par la DGSE".

Mais officiellement, "l'infrastructure de mutualisation" n'existe pas.

Lire l'intégralité de notre enquête en zone Abonnés

Regarder nos explications en vidéo

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
Le Rapport Urvoas : quel contrôle des services de renseignement ? Mercredi 10 Juillet 2013

Source HCFDC

 

 

Le Rapport Urvoas : quel contrôle des services de renseignement ? Mercredi 10 Juillet 2013
IMG10/07 Intervenant : Jean-Jacques URVOAS Député du Finistère, Président de la Commission des lois de l'Assemblée Nationale Clôture des inscriptions : 8 Juillet 2013 • Téléchargez le bulletin d'inscription • S'inscrire en ligne à ce petit-déjeuner • S'inscrire au cycle des petits-déjeuners

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
photo DDM

photo DDM

 

 

3 juillet 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Il s'agit du colonel Jean-Luc Mercury, jusqu'ici commandant de la base de défense de Toulouse. Il  remplace le colonel Vincent Le Cour Grandmaison qui devient adjoint interarmées des Forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU). Le nouveau colonel adjoint, a dans son parcours d'officier servant à la Légion étrangère, effectué plusieurs passages au 2ème REP.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:35
Polynésie française : ALPACI participe au Transnational Security Cooperation Course

04/07/2013 Sources : EMA

 

Le Contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue du 17 au 20 juin 2013 à Hawaï, aux Etats-Unis, afin de participer au séminaire de réflexion stratégique Transnational Security Cooperation Course, organisé par l’Asia Pacific Center for Security Studies (APCSS).

 

Organisé deux fois par an,  ce séminaire s’adresse aux décideurs de haut niveau, civils et militaires, de la zone Asie-Pacifique. Cette session a réuni 26 participants représentant 25 pays de la zone Asie-Pacifique pour aborder les questions relatives à l’évolution de la situation sécuritaire et à ses impacts dans la région. A cette occasion, les pays partenaires de la zone ont étudié les réponses collectives apportées dans le cadre de la coopération régionale et ses perspectives d’évolution.

 

Initié en 1995 par PACOM (le commandement américain interarmées de la zone Pacifique), l’APCSS est spécialisé dans les études de sécurité appliquées à la zone Asie-Pacifique. Il a pour vocation de former les décideurs militaires et civils des différentes instances de sécurité de la région et de participer au rapprochement entre les Etats en organisant des activités multilatérales relatives à la sécurité régionale. Depuis son ouverture en 1995, l’APCSS a formé plus de 7500 militaires et civils représentants une centaine de pays et de territoires.

 

Depuis 2009, les forces armées en Polynésie française (FAPF) et les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) participent à ces formations afin d’entretenir le rapprochement mis en œuvre dans le cadre de la coopération régionale. Engagées de longue date dans des opérations relevant de la sécurité des espaces maritimes, de l’assistance humanitaire et du secours aux populations victimes de catastrophes naturelles, les FANC et les FAPF interviennent régulièrement en coordination étroite avec les autorités civiles et les organisations compétentes de la région ainsi qu’avec les forces armées des pays partenaires.

 

La France est le seul pays d’Europe à maintenir un niveau de forces significatif dans le Pacifique pour assurer la protection de ses communautés et la préservation de ses intérêts outre-mer. Cette présence s’inscrit dans la dynamique de ré-articulation des forces pré-positionnées conformément à une logique de « théâtre ». Ainsi, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française constituent nos principaux points d’appui militaires dans cette région du monde. Dans ce cadre, les FANC et les FAPF contribuent à la défense et à la sécurité sur le « théâtre » Pacifique et constituent des acteurs à part entière de la coopération militaire et de défense régionale. En temps qu’ALPACI, le COMSUP FAPF a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de  la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
L'Etat revient au capital de Dassault Aviation grâce à un pacte d'actionnaire avec EADS

03 juillet 2013 Usinenouvelle.com (avec Reuters)

 

Grâce à son acquisition d'une action de Dassault Aviation, l'Etat français va peser plus directement sur les décisions stratégiques de l'avionneur, et ce en vertu d'un pacte d'actionnaires conclu avec le groupe EADS.

 

Ce pacte d'actionnaires, révélé par un avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a été conclu le 21 juin avec EADS, qui détient 46,32 % du constructeur du Rafale.

 

L'Etat était déjà indirectement actionnaire de Dassault Aviation, puisqu'il détient 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il avait déjà obtenu un droit de préemption sur la participation d'EADS dans Dassault Aviation lors de la réorganisation de la gouvernance du groupe européen entrée en vigueur début avril.

 

Dans son avis publié le 2 juillet, l'AMF souligne que l'Etat n'envisage pas de prendre le contrôle de Dassault Aviation, ni même d'acquérir des actions supplémentaires du groupe ou d'obtenir des changements dans la stratégie de l'avionneur.

 

Dassault Aviation n'a fait aucun commentaire sur cette opération.

 

La Cour des Comptes avait estimé en avril que l'Etat devait réfléchir au rôle que doit jouer Dassault Aviation, dont le poids dans le secteur français de la défense s'est renforcé au fil des ans.

 

Dassault Aviation, dont l'actionnaire majoritaire est la holding familiale Groupe industriel Marcel Dassault (GIMD), avec 50,55 % du capital, est le premier actionnaire industriel de l'équipementier aéronautique Thales, qui détient lui-même 35 % du constructeur naval DCNS.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
FREMM Aquitaine à NY - photo frenchmorning.com

FREMM Aquitaine à NY - photo frenchmorning.com

02.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lues dans le JO du 2 juillet une question de François Cornut-Gentille et la réponse du ministre de la Défense sur le coût des escales des navires français dans des ports étrangers et sur l'externalisation de la gestion de ces escales.

Le coût:
cout escale.jpg

Pour 2013, le montant maximal des dépenses prévues pour les escales à l'étranger sur le budget opérationnel de programme (BOP) "marine" a été fixé à 9,8 M€.

L'externalisation:
Ainsi que le répond le ministre, "afin d'assurer l'accueil logistique de ses bâtiments en escale dans les ports étrangers, la marine nationale s'appuie sur le réseau des missions militaires françaises à l'étranger placées sous la responsabilité d'attachés de défense et d'attachés navals qui externalisent déjà plus de 90 % de la fonction auprès des fournisseurs portuaires locaux."

Aller plus loin? Le ministère estime, sur la base d'une étude de 2008, "d'une part, que l'hypothèse d'une externalisation de cette activité par recours à un agent maritime régional risquait d'aboutir à de nombreux surcoûts, d'autre part, que les approvisionnements en combustibles (service des essences des armées) et en devises (autorités consulaires) devaient stratégiquement demeurer hors marché.
Par conséquent, à l'aune de la complexité que pourrait revêtir la mise en oeuvre de ce type de marché et des risques de déboucher sur une prestation insatisfaisante, l'état-major de la marine n'a pas donné suite à ce projet en considérant que ses bâtiments devaient conserver une marge d'initiative quant au choix de ses prestataires parmi l'ensemble des offres disponibles, incluant celles des fournisseurs locaux."
"Néanmoins, poursuit le ministre, ce projet de marché pourrait éventuellement être relancé dans l'hypothèse où le système actuel ne donnerait plus satisfaction."

Pour lire l'intégralité de la réponse, cliquer ici.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
photo GIGN

photo GIGN

01 juillet Par Jean-Dominique Merchet, Journaliste – lopinion.fr

 

Les gendarmes d'élite changent leurs modes d'action avec l'obsession d'aller plus vite face aux nouvelles formes de terrorisme

 

Les faits - Réorganisé et renforcé en 2007, le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale développe aujourd'hui un nouveau concept : le "shorter battle process", en tirant les leçons des grandes actions terroristes de ces dernières années, de la Russie à l'Algérie en passant par le massacre perpétré en 2011 en Norvège par Anders Breivik. Pour être capable de fournir des solutions au pouvoir politique face à des prises d'otages massives.

 

A la caserne Pasquier, sur le plateau de Satory à Versailles, le GIGN invente très discrètement le contre-terrorisme de demain. Celui-ci tient en un concept : « la guerre du temps ». Ou selon la formule anglaise, co-inventée avec l’unité spéciale israélienne Yamam, le « shorter battle process », le raccourcissement de la bataille. L’Opinion a pu avoir un accès détaillé à ses réflexions, qui vont changer en profondeur les modes d’action du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale – et, à sa suite, de ses homologues à l’étranger.

 

Pour en comprendre tout l’enjeu, il faut revenir au 22 juillet 2011. Ce jour-là, le néo-nazi norvégien Anders Breivik attaque une université d'été de jeunes sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya. Déguisé en policier, il tue 69 personnes, pour la plupart des adolescents. Une unité de la police est arrivée rapidement en face de l’île, mais elle met 50 minutes avant de franchir le bras d’eau, le temps de s’organiser et de comprendre contre qui elle va aller combattre : un commando d’al-Qaida ? Un tueur solitaire ? « Pendant ce laps de temps, chaque minute, plus d’une personne a été tuée », constate le général Thierry Orosco, qui a pris le commandement du GIGN quelques mois avant le massacre d’Utoya. Quel dirigeant politique peut accepter cela ?

 

« Face à une situation qui nous échappe, on ne peut pas rester les deux pieds dans le même sabot. Nous devons pouvoir offrir une solution immédiate et intervenir dans des délais très restreints. On ne peut pas dire aux responsables politiques : attendez un peu qu’on installe notre état-major bien organisé et qu’on comprenne ce qui se passe. Si le contexte l’oblige, notre mode d’action doit être : on arrive et on pénètre.»

 

Au fil des ans, le temps des prises d’otages terroristes raccourcit. En 2002, à Moscou, il avait fallu attendre 52 heures avant que l’assaut soit donné contre les Tchétchènes du théâtre de la Doubrovka. En janvier dernier, les Algériens n’ont mis que 24 heures pour passer à l’action contre le commando d’AQMI retranché sur le site gazier d’In Amenas. En dix ans, cette durée a été divisée par deux. « Les terroristes savent parfaitement qu’ils ne peuvent pas s’en sortir. Leur préoccupation est médiatique : donner le maximum d’impact à leur action, explique-t-on au GIGN. Leur problème est de savoir combien de temps ils peuvent tenir à la Une de la presse et des télés mondiales. On pense aujourd’hui qu’après 24 heures, les médias passent à autre chose et on entre alors dans une zone de vulnérabilité. Du coup, cela peut accélérer la liquidation des otages et le suicide collectif des terroristes. Ceux-ci ont compris que leur faiblesse, c’est de durer. Ils mèneront donc de plus en plus des opérations flash…»

 

Aller plus vite, gagner du temps, c’est la nouvelle obsession des gendarmes du GIGN. « Si on discute et si on négocie avec les terroristes, c’est aussi pour “acheter“ du temps. Parce qu’eux aussi en ont besoin. Même Mohammed Merah discutait avec la police afin de pouvoir se reposer avant de mener le combat final auquel il se préparait ».

 

Depuis sa création en 1974, la réactivité a toujours été dans le code génétique du GIGN. « Montre en main, la première vague quitte la caserne en moins de 30 minutes, » raconte un gendarme. Il faut voir rouler un convoi de monospace Mercedes à plus de 200 km/h pour comprendre ce que la vitesse peut signifier… Des hélicoptères de l’armée sont en alerte permanente sur la base voisine de Villacoublay et le « groupe » - c’est ainsi que les hommes du GIGN parlent de leur unité – peut également utiliser des avions Transall pour les plus longues distances. Mais cela ne suffit pas : « Nous en sommes aujourd’hui à tenir nos briefings dans les véhicules, par radio. Et nos spécialistes confectionnent même les explosifs en roulant », assure-t-on à Satory.

 

Si l’urgence de la situation l’exigeait, la première vague doit pouvoir passer à l’action dès son arrivée sur le terrain. Après ce premier « dard », les vagues suivantes débarqueraient en pleine zone de combat. C’est ce que l’on appelle en langage maison un PAI, un plan d’action d’immédiat. « Nos plans doivent être validés par le pouvoir politique, explique le général Orosco. C’est lui qui donne le feu vert ». Des moyens de transmission exceptionnels ont été spécialement développés, comme un système de visioconférence mobile permettant de faire de lien, en mode secret-défense, avec le président de la République et la cellule interministérielle de crise, place Beauvau.

 

Ces modes d’action obligent le GIGN à se réorganiser : les hommes chargés du soutien, par exemple l’approvisionnement en munitions, doivent aussi être en alerte quasi-permanente. Car, ce à quoi se préparent les gendarmes du contre-terrorisme depuis quelques années, ce n’est pas à gérer un forcené ou un terroriste isolé, comme Merah. Leur défi, c’est aujourd’hui la prise d’otage massive, la POM comme on dit à Satory. Le théâtre de la Doubrovka à Moscou, Beslan dans le Caucase russe (2004), les attentats de Bombay (2008), In Amenas en janvier 2013, sans oublier la tuerie de Breivik.

photo GIGN

photo GIGN

En 2007, le GIGN avait été réorganisé en profondeur, pour lui permettre de répondre à des menaces de grande ampleur, avec plusieurs dizaines de terroristes impliqués dans des actions massives et simultanées. Ses effectifs – aujourd’hui 380, dont une vingtaine de femmes – et ses capacités ont été renforcées, sous la houlette du général Denis Favier. Cet officier, qui avait conduit l’assaut de l’Airbus de Marignane (1994), a été nommé directeur général de la gendarmerie en avril. Depuis six ans, afin de pouvoir mobiliser de gros effectifs, les différents métiers du GIGN (protection, observation, appui opérationnel) ont appris à mieux travailler avec la Force d’intervention – la plus connue et la plus spectaculaire. La coopération avec les forces d’intervention de la police (Raid, GIPN, BRI) reste, en revanche, assez difficile.

Force-Observation-Recherche - photo GIGN

Force-Observation-Recherche - photo GIGN

Revers de la médaille : le GIGN renforcé risquait d’être moins réactif. « On devenait plus lourd, plus lent. C’était un peu ceinture et bretelles », reconnaît-on à l'état-major. D’où la nouvelle étape avec ce « shorter battle process».

 

« Si nous calquons le scénario Bombay sur Paris, à quoi devrions-nous faire face ? », explique un officier. « Une voiture piégée explose à Barbès, puis une autre à Saint-Michel. Pendant que la police est sur les dents, un commando prend l’Hôtel du Crillon et commence à tuer les clients.». Effet médiatique garanti. « Un grand hôtel comporte des centaines de chambres : on serait peut-être obligé de faire sauter les portes une à une pour y rechercher les dizaines de terroristes retranchés… Chaque opérateur transporte des charges explosives avec lui. Mais il faudra vite en apporter d’autres… » Parmi les autres scénarios, le GIGN se prépare toujours, à raison d’un entrainement chaque mois, à reprendre de vive force un avion civil sur une piste d’aéroport, comme à Marignane. Les centrales nucléaires font l’objet d’une attention toute particulière (plan Piratom). Les grands navires, aussi. Le GIGN s’entraine à les prendre d’assaut en pleine mer dans le cadre des exercices Esterel avec la Marine nationale.

 

Cette approche du contre-terrorisme suscite l’intérêt de nombreux pays, dont les représentants se pressent presque chaque semaine à Satory. Mais au royaume des groupes d’intervention, il y a peu d’élus. Si les Américains se tiennent à distance, les gendarmes français ne tarissent pas d’éloges techniques sur quelques pays, qui, tous, ont été confrontés au terrorisme. Hors de toute implication politique, les Israéliens du Yamam sont, au plan de la réflexion, très proches du GIGN. Les Algériens du Détachement spécial d’intervention (DSI) sont jugés « très bons » ainsi que les Russes des groupes Alpha ou Vympel. En Europe, une coopération étroite existe avec les Allemands et les Belges. Mais, dans la guerre du temps, le GIGN a aujourd’hui une vraie longueur d’avance. « Nous sommes leaders » finit par lâcher le général Orosco, l’homme qui bat plus vite le tempo du contre-terrorisme.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
Les actes du colloque du 28 mai sur les ESSD francaises sont en ligne

02.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

Le CDSE et le CSFRS ont organisé le 28 mai dernier une matinée de travail relative aux ESSD (entreprises de services de sécurité et de défense), suite au rapport d’informations des députés Christian Ménard et Jean-Claude Viollet. Les actes de ce colloque sont disponibles ci-joint.

J'engage tous ceux que le sujet intéresse à les lire. Les interventions ont l'avantage d'être courtes, franches, provocantes et réalistes. Je ne dis pas ça parce j'ai animé ces débats mais parce que la teneur des interventions et des échanges a démontré une maturation de la question des ESSD.

On se souviendra aussi des propos du CEMA devant les parlementaires sur cette thématique (cliquer ici pour lire mon post).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:50
Europe de la Défense : le Sénat appelle à un sursaut

03/07 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La commission des Affaires étrangères et de la défense dresse un constat sans fard du blocage actuel. Elle préconise la création d’un groupe pionnier sur la base du couple franco-britannique.

 

L’Europe de la défense est morte, vive la défense européenne ! C’est en substance le principal message du rapport présenté ce mercredi sur le sujet par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Enième rapport sur un thème éculé qui intéresse surtout les cénacles militaro-industriels franco-français ? Oui en grande partie, même si le texte a le mérite de dresser un constat sans fard de la situation.

 

« Expression ambigüe », « impasse conceptuelle », ou « situation désormais contre-productive » : malgré quelques résultats encourageants à ses débuts, les sénateurs reconnaissent que l’Europe de la défense est figée. Sur le plan industriel par exemple, on compte 17 programmes nationaux de blindés et sept de frégates. La volonté politique est quasi nulle. « Depuis dix ans l’Europe de la défense n’avance plus. Elle reste sur ses acquis », résume Jacques Gautier, sénateur UMP des Hauts-de-Seine. Daniel Reiner, son collègue de Meurthe-et-Moselle va plus loin : l’Europe de la défense ? « Elle est morte ».

 

A cela, trois raisons principales : faute de menaces aux frontières la mobilisation ne prend plus ; l’Otan et l’Union Européenne n’arrivent pas à accorder leurs violons ; surtout, la politique des « petits pas » montre ses limites. Prônée par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, et avant lui par Hervé Morin, cette politique privilégie les avancées concrètes, fussent-elles modestes, aux ambitions irréalistes de type « grand soir ».

 

Arrêter de tourner en rond

 

Et pourtant, les sénateurs continuent de croire en une défense européenne, afin d’éviter aux 28 pays membres de l’Union de connaître un déclin stratégique. Seulement voilà, pour la plupart de leurs recommandations, certaines usées à force d’avoir été rebattues, on a du mal à voir ce qui permettrait de relancer la machine, les mêmes causes risquant de produire les mêmes effets.

 

Ainsi de la création d’un Etat-major européen, véritable chiffon rouge pour les Britanniques. Ou encore de l’établissement d’une feuille de route entre Etats pour partager des équipements militaires. Cela fait des années qu’on y réfléchit, sans beaucoup de résultat. Le regroupement entre industriels doit être « encouragé », sur la base du « volontariat » pour créer des grands groupes pan-européens notamment. On a vu le résultat entre EADS et BAE Systems... Que penser enfin d’un rapprochement entre l’Agence Européenne de défense (l’AED) et l’Organisme conjoint de coopération en matière d’armement (Occar) pour donner naissance à une « Agence européenne de l’armement » ? Certains y sont favorables, mais faute de programmes d’armement, cette Agence risque de tourner autant au ralenti que l’AED.

 

Groupe pionnier

 

La véritable nouveauté concerne la mise sur pied d’un « Eurogroupe de défense» composé de pays « pionniers », seule solution pour que le vieux Continent se dote d’une « capacité militaire autonome » et assume ses responsabilités au sein de l’Alliance Atlantique. Le règlement intérieur de ce groupe reste à écrire. Ce qui n’empêche pas les sénateurs d’avoir une idée précise de ses membres : la France et le Royaume-Uni évidemment, associés à l’Allemagne, voire à l’Italie.

 

Les deux premiers ont déjà formé un groupe pionnier depuis les traités de Lancaster House de novembre 2010 qui, dans l’esprit des sénateurs, doivent servir de « nucleus » à cet Eurogroupe (pour tout ce qui est hors nucléaire évidemment). Le hic c’est que Lancaster House avance déjà cahin caha, même si Paris et Londres sont très proches sur le plan militaire. Ajouter un ou deux pays, c’est prendre le risque de ralentir les choses, d’autant que l’Allemagne tient la guerre en aversion. Qui plus est, la mode à Paris ces derniers mois était plutôt au renforcement de la coopération avec Varsovie...

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:35
IL-76 Phalcon AWACS aircraft photo StratPost

IL-76 Phalcon AWACS aircraft photo StratPost

July 3, 2013 idrw.org (INDRUS)

 

Russia remains India’s largest defence supplier but the United States is slowly catching up with a string of major deals in the recent past. Russian experts are, however, confident that Moscow’s long-term strategic relationship with New Delhi will keep the defence equation in Russia’s favour

 

India is among the leaders in terms of defence purchases. New Delhi is expected to increase its defence budget by 54 percent by 2021 to $200 billion, according to IHS Jane’s.  New Delhi wants its domestic defence industry to be able to produce the full range of advanced high-tech weaponry that its armed forces might require.

 

It is no secret that New Delhi and Beijing have long regarded themselves as not only regional but global leaders. That is why they want to measure up to the United States as opposed to their regional neighbours in terms of their defence capability. Witness, for example, their energetic efforts to develop an aircraft-carrying capability and strategic nuclear forces, as well as their ambitious space militarisation programmes.

 

Given the fact that India has a big defence budget, the country has become a strategically important market for the global arms and ammunition industry. This has made America bend over backwards to win important contracts in India. In 2011, Washington went as far as dropping several Indian defence companies and institutions – including the Defence Research and Development Organization (DRDO) and the Indian Space Research Organization (ISRO) – from its weapons export control list.

 

The United States hopes the move will help it to forge closer defence industry cooperation with India. It is even prepared to invite New Delhi to take part in the development of the F-35 light 5th-generation fighter, and to share the technology for the Apache, its most advanced attack helicopter. Washington hopes that these inducements will be enough to wrest a large chunk of the Indian defence market from Moscow, which has long been India’s strategic partner.

 

photo Livefist

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The Europeans, meanwhile, have not been idle, either. France’s Dassault Aviation has won a $12 billion Indian tender for 126 light fighter jets, and agreed to launch their production under licence in India. European companies are also bidding for a South Korean Air Force contract, offering similar terms.

 

“This was only to be expected,” says Ruslan Pukhov, head of the Center for Analysis of Strategic and Technologies (CAST). “We have grown used to the idea that India buys lots of cheap Russian weaponry. But Indian GDP has been growing at a 9 percent rate in recent years; the country now has the money to spend, and it wants to buy advanced systems. We have many gaps in our high-tech product range. As a result, the Indians are turning to European and American suppliers.”

 

Moscow has already lost the Indian tender for transport aircraft. It offered the Il-76 model, but the Indians opted instead for the C-130J-30 Super Hercules. New Delhi has paid almost $1 billion for a batch of six planes; the figure is astronomical, especially given that the Il-76 would have cost them a lot less. But it appears that price was not the only consideration; the Indians must have taken into account the outcome of the Russian-Chinese contract for 40 Il-76 transports signed back in 2005.

 

Russia promised to supply the aircraft for a total of $1 billion, but never managed to build them. None of the Russian aerospace companies has actually managed to launch mass production of the Il-76 model. Moscow probably hoped to use the deposit paid by China to move the existing Il-76 production facilities from the Tashkent plant in neighbouring Uzbekistan to its own aerospace production complex in Voronezh, and then to Ulyanovsk – but it appears that the plan fell through for some reason.

 

Russia has also lost several other foreign contracts for fighter jets and attack helicopters, and for similar reasons. Its Mig-35 fighter and Mi-28N helicopter are superior to anything Russia’s competitors have to offer in terms of sheer performance. But there is only a single existing prototype of the MiG-35. The Mi-28N has entered mass production, but the new model is still struggling with teething technical problems. Clearly, India does not want to pay for a product that is not quite ready for prime time. It has already made that mistake, and on more than one occasion; suffice is to recall the contracts for the Uragan SAM systems, which are used on India’s Talwar-class frigates; the Smerch multiple-launch rocket systems; and the Vikramaditya aircraft carrier.  Another example is the Nerpa nuclear-powered submarine. Moscow agreed a lease deal for the sub with the Indians several years ago, but the delivery date was pushed back on several occasions [before the submarine was finally delivered in 2012].

INS Chakra II photo Livefist

INS Chakra II photo Livefist

Anatoliy Isaykin, head of the Russian defence export intermediary Rosoboronexport, insists, however, that things are not all that dire. He says that the Asia-Pacific now accounts for more than half of the company’s deliveries. In recent years Russia approved about $7 billion worth of export loans under weapons contracts. This has enabled Rosoboronexport to sign new deals with Myanmar, Malaysia, Indonesia, Sri Lanka and Vietnam.

 

Moscow is determined to keep its share of the Indian defence market and to retain its status as the world’s second-largest defence exporter. Last year Rosoboronexport signed $17.6 billion worth of new contracts, which represents an increase of 150 percent compared to 2011. The company’s portfolio of contracts has reached an impressive $37.3 billion.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:30
Iran importing missile-grade ore from Germany, France

07/02/2013 By Maytaal Angel and Jonathan Saul - thereporter.com (Reuters)

 

LONDON — Exploiting a loophole in Western sanctions, Iran is importing a high grade of refined alumina ore from several European countries including Germany and France that Tehran could be using to make armor parts and missile components.

 

Western measures imposed on Iran over its disputed nuclear program have hit many sectors of its economy including steel and other metals, where it is heavily dependent on imports. Tehran says its atomic work is peaceful.

 

The refined ore has been excluded from European Union sanctions, but tightened U.S. sanctions that came into effect on July 1 seek to close the loophole. According to a U.S. Treasury briefing, the latest measures will cover "raw or semi-finished metals" that include aluminum.

 

"After July 1, new sanctions will blacklist metals trade with Iran including aluminum, coal, steel, gold, silver and platinum amongst others, and should include alumina," said Mark Dubowitz, who has advised President Barack Obama's administration and U.S. lawmakers on sanctions.

 

Alumina is a refined version of the raw ore bauxite. It is typically used to make aluminum, but in its high purity or 'chemical grade' form, it has non-metal applications that have sensitive military uses.

 

Export data from independent firm Global Trade Information Services showed that between January 2012 and March 2013, around 4,000 metric tons of alumina had been sold to Iran mostly from Germany and France, but also from Slovenia, Italy, Hungary and Belgium.

 

Experts and traders say the high price paid of $700-$1,000 a metric ton (1.1023 tons) and relatively low amounts involved indicated the exports were most likely high purity chemical grade alumina.

 

Mark Gorwitz, previously with the U.S. Department of Defense and now a consultant specializing in nuclear and missile-related technologies, says Iran is able to manufacture weapons grade ceramic composites using chemical alumina.

 

"Iran definitely has the ability to manufacture missile parts locally. They've done quite a bit of work on ceramic composites made with alumina, and used for manufacturing armor parts and missile components like nozzles and radomes," he said.

 

Gorwitz cited an academic paper seen by Reuters on the scientific properties of alumina armor, published in 2011 by researchers at Malek Ashtar University, an entity listed by the EU in 2008 as linked to Iran's nuclear activities.

 

Chemical alumina, a powder, has to be combined with other materials to make ceramic composites for missiles and armor.

 

David Albright, a former UN weapons inspector now president of U.S.-based think-tank the Institute for Science and International Security, said Iran had been studying the use of chemical alumina for years, citing three scientific journal papers published by Iranian academics between 2008 and 2009.

 

"The documents show that there's an interest in mastering the use of chemical alumina for a broad set of uses which include military," he said.

 

Chemical alumina can also be used to make transparent ceramics used in lasers and night vision devices. But its use in protective cones for missiles potentially links it to Iran's nuclear program.

 

"In general, Iran has been trying for three decades to develop ballistic missiles," said Michael Elleman with the London-based International Institute for Strategic Studies.

 

"Transparent ceramics are a type of sapphire made using chemical alumina. Sapphire can be used as a missile component. Whether the missile carries explosive or nuclear warheads is not the point; most missiles are dual capable."

 

A spokesman for Tehran's UN mission in New York said sanctions were "counterproductive in terms of confidence building between Iran and some members of the Security Council who level some allegations against my country".

 

"Iran has never violated its international commitment and always remains committed to its obligations," he said.

 

Data from the International Aluminum Institute showed Europe produced 2.38 million metric tons of chemical grade alumina between January and June 2013, accounting for about a third of the total chemical alumina produced globally.

 

"None of the military and defense-related applications use particularly large tonnages of alumina," a Western specialist familiar with alumina processes said.

 

Iranian military commanders regularly announce what they say is significant progress in the manufacture of defense systems and missiles, which are tested during regular drills and war games. But western analysts say their real capabilities cannot be independently verified.

 

A spokesman for EU foreign policy chief Catherine Ashton said the export of all forms of crude aluminum products as well as other aluminum products were prohibited under EU sanctions.

 

"Whereas the export of aluminum ore - alumina - is not," the spokesman said. "It is an area that may be looked at in the future."

 

As of July 1, however, the tightened U.S. sanctions might hamper the alumina trade with Iran as companies involved, who also have U.S. interests could be targeted by Washington.

 

"Any European companies found selling alumina, for example, will face the full weight of U.S. law. Alumina previously has sailed past the radar under previous U.S. and EU sanctions and should not be overlooked again as an important target of pressure," Dubowitz said.

 

New president

 

Earlier this year, Switzerland-based commodities giant Glencore Xstrata said it had done nothing wrong when they engaged in alumina-for-aluminum swap deals with Iran. Another Swiss group Trafigura was involved in similar deals.

 

One industry source said at present alumina made in Europe was reaching Iran via middlemen operating from the Middle East Gulf who transport the cargoes on barges from the United Arab Emirates. Alumina can be shipped in general cargo vessels.

 

"There's a number of small-time traders in Dubai dealing with alumina from Europe. They buy it from Europe and ship it to (Iran's major cargo port) Bandar Abbas," said a Europe-based alumina player familiar with the trade.

 

"It's a lucrative market ... these small guys have not got that much reputation to lose even if they get caught."

 

The surprise victory of moderate cleric Hassan Rouhani in Iran's presidential election last month has raised hopes for an easing of tension in the decade-old nuclear dispute, although he is not expected to opt for dramatic change, given his ties with the religious leadership.

 

"It seems unlikely that the presidential elections will have a significant effect on Iran's military program - at least in the short term," said Hannah Poppy at consultancy Risk Advisory.

 

"Military spending is a long-term budgetary issue, and the President's control over the military is limited. Also, Iran has invested a considerable amount to support its regional allies Syria and Hezbollah, so a major reduction in military aid or rhetorical support would be counter-intuitive."

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 17:50
général Eric Margail - photo 2e REI

général Eric Margail - photo 2e REI

03/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 3 juillet communique la nomination du général Éric Margail (photo légion étrangère en 2010)au commandement du quartier général du Corps de réaction rapide France à la citadelle Vauban à Lille.

 

Il remplace à compter du 1er août le général Fugier, qui part en deuxième section. Le général Margail prend le commandement du quartier général à un moment important pour le CRR-FR qui assurera l'alerte NRF (Nato Response Force) de l'OTAN EN 2014.

 

Le général Margail, 54 ans, est à cette occasion élevé au rang de général de corps d'armée. Il sort en 1979 de Saint-Cyr Coëtquidan avant d'intégrer l'école d'application de l'infanterie. Il sert à deux reprises au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes. Entre deux, il passe au 5e RE, régiment d'infanterie de la légion étrangère, basé en Polynésie et dissous en 2000. Il poursuit sa carrière au commandement de la légion étrangère en 1995, puis à l'état-major de l'armée de terre au bureau de planification des ressources humaines, en charge des sous-officiers et des militaires du rang.

 

Nommé général de brigade en 2008, il commande la 6e brigade légère blindée à Nîmes. Il était dernièrement sous-chef emploi soutien de l'état-major de l'armée de terre.

 

La passation de commandement se déroulera le 17 juillet à la Citadelle Vauban à Lille en présence du lieutenant général Frederick Ben Hodges, commandant des forces terrestres de l'OTAN à Izmir.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:55
Quand les sénateurs français proposent d'abandonner l'Europe de la défense

03.07.2013 Par Nathalie Guibert Le Monde.fr

 

Il faut " abandonner l'Europe de la défense". La proposition sonne fort ! En vue du prochain Conseil européen sur la défense du mois de décembre, le Sénat français tente de relancer le débat, éculé, sur les insuccès de l'Union européenne (UE) dans cette matière souveraine. Dans un des quatre rapports d'information préparatoires au Conseil, la commission des affaires étrangères et des forces armées dénonce "l'impasse conceptuelle" dans laquelle ces sujets sont englués depuis dix ans.

 

Pour en sortir, les sénateurs Daniel Reiner, Jacques Gautier, André Vallini et Xavier Pintat suggèrent que la France propose à ses partenaires de créer "un Eurogroupe de défense", conçu "en dehors des institutions européennes actuelles" : la démarche à 28 étant jugée "ni réaliste, ni réalisable", ce noyau de pays volontaires comprendrait les quatre nations qui comptent encore en matière militaire et qui possèdent une industrie nationale : la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie.

 

Il ne s'agit pas, selon M. Reiner, de se contenter du discours alternatif du "pragmatisme", martelé par le ministère de la défense, celui-ci étant contraint de s'appuyer sur les seuls résultats nouveaux du partenariat militaire franco-britannique : "Pragmatique, c'est le mot que nous avons en horreur, c'est le pas à pas, la méthode historique de construction européenne qui a manifestement atteint ses limites", a indiqué ce parlementaire socialiste devant la presse mercredi 3 juillet.

 

 17 PROGRAMMES DE VÉHICULES BLINDÉS DIFFÉRENTS DANS L'UE

 

Ainsi, même le programme phare du moment (lancé en 2003), l'avion de transport stratégique A400M qui arrive enfin dans les armées, nourrit des aigreurs : les Européens n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur la mutualisation du soutien de l'avion, qui représente les deux tiers des coûts du programme. En Libye, "les Européens n'ont même pas été capables d'assurer l'embargo maritime alors que les Etats-Unis et l'OTAN étaient prêts à nous le concéder", a précisé M. Gautier.

 

Autre exemple, on compte 17 programmes de véhicules blindés et 7 programmes de navires de surface différents dans l'UE et plus de 10 milliards d'euros d'économies pourraient être réalisés si la coopération était meilleure, a estimé l'Agence européenne de défense.

 

"Les seuls programmes structurants pour l'industrie européenne, en cours ou à venir, sont américains, l'avion de combat Joint Strike Fighter ou la défense antimissile balistique", note ce rapport sénatorial. Le Conseil de décembre devra, selon les sénateurs, adopter une feuille de route pour avancer sur des "capacités critiques" européennes : ravitaillement en vol, drones de combat, espace militaire, cyberdéfense.

 

LA PÉRIODE EST PROPICE À DES CLARIFICATIONS

 

L'Eurogroupe de défense contiendrait par ailleurs le projet de quartier général européen permanent, dont ne veulent toujours pas entendre parler les Britanniques mais qui permettrait de mieux planifier des opérations militaires ensemble. La période est propice à des clarifications, entre la crise des budgets de défense, le "pivot" ("rééquilibrage") américain vers l'Asie et les révélations de l'ampleur de la surveillance mise en place par Washington auprès de ses alliés, convient M. Reiner : "Les circonstances sont favorables et il y a une demande pressante des Américains pour que les Européens prennent leur défense en main ; il faut constituer un noyau dur pour parler d'égal à égal."

 

Les sénateurs conviennent qu'ils font preuve d'un certain optimisme. Mais les pays de l'UE consacrent encore 175 milliards d'euros à leur défense et ont 1,5 millions d'hommes sous les drapeaux. Et aujourd'hui, en pleine crise politique et économique, ne s'agit-il pas de sauver le soldat Europe ?

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

03/07/2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

Tous fliqués par la NSA ? C’est bien l’impression qui prévaut après les révélations de l’informaticien Edward Snowden et les révélations du Guardian et du Spiegel sur les écoutes de l’UE, de la France et de l’Italie par les services américains. La France peut-elle lutter ? A cette échelle – la NSA aurait un budget de 10 milliards de dollars, la DGSE, malgré son rôle plus large, se contente de 650 millions d’euros – la réponse est clairement non. Ce qui n’empêche pas Paris de disposer d’un arsenal relativement complet de moyens d’écoutes.

De quoi parle-t-on ? Le renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) consiste en l’exploitation de communications utilisant des ondes : téléphone, mail, échanges internet etc. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont été précurseurs en la matière, quand la France misait traditionnellement plus sur le renseignement d’origine humaine (ROU). La DGSE, convertie sur le tard dans les années 80, mais aussi la direction du renseignement militaire (DRM), tentent actuellement de rattraper leur retard sur les immenses capacités de la National Security Agency (NSA) américaine, ou du Government Communications Headquarters britannique (GCHQ). Voici les moyens français.

 

Les stations d’écoute françaises (DGSE, DRM, DCRI, armées)


Afficher Stations d'écoute françaises sur une carte plus grande

Impossible, par définition, de savoir leur nombre et la situation exacte de chacune d’entre elles. Mais en se basant sur des sources ouvertes, donc sujettes à caution, on peut avoir une idée du dispositif, résumé sur la Google Map ci-dessus, concoctée par votre serviteur : un grand centre à Domme, en Dordogne, auquel France 3 consacrait ce reportage il y a quelques années, et plusieurs autres sites en métropole, outre-mer (Kourou, Nouvelle-Calédonie, Mayotte…), et dans un certain nombre de bases françaises à l’étranger.

 

Le Transall Gabriel

 

snowden,espionnage,nsa,prism,echelon,dgse,frenchelon,satellites-espions,ceres,elisa,dupuy-de-lômeDeux avions de transports C-160 Transall ont été transformés à la fin des années 80 en avions destinés au renseignement d'origine électromagnétique (ROEM). Ces deux C-160G "Gabriel", rénovés en 2009 et 2011, permettent l'inteception, l'analyse et le décodage des signaux captés.

L'escadron électronique aéroporté "Dunkerque" est basé sur la base aérienne 105 d'Evreux depuis l'été 2011. Les missions des Transall Gabriel avaient longtemps été confiées aux Noratlas 2501.

 

Le Dupuy-de-Lôme, bâtiment collecteur de renseignement

 

dupuy-de-lome.jpgC’est l’un des fleurons de la Royale. Un bâtiment de plus de 100 mètres de long, tout blanc, équipés de deux impressionnants radômes et d’une énorme antenne d’écoute. Le Dupuy-de-Lôme, conçu par Thales, est le navire collecteur de renseignements des forces françaises, travaillant pour la Direction du renseignement militaire (DRM). Il a succédé au Bougainville, qui était un navire de transport modifié pour servir au renseignement. Le gros avantage de ce navire, c’est qu’il peut se poster à loisir dans les eaux internationales à proximité des zones surveillées. Le site Mer et Marine indiquait en 2005 que « l’ensemble des données recueillies [sont] traitées et analysées en salles d’opérations par 78 spécialistes civilset militaires, issus de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, avec panachage des services suivant les missions. »

(photo Marine nationale)

 

De Cerise et Clémentine à CERES, les satellites-espions

 

P35489_HD.jpgLes deux satellites Cerise et Clémentine avaient ouvert la voie aux satellites d’écoute militaire dans les années 90. Près de vingt ans plus tard, la France dispose d’une grappe de quatre satellites d’environ 150kg, lancé fin 2011 par une fusée –russe…- Soyouz. Ce système dit Elisa, conçu par Astrium et Thales Sytèmes Aéroportés, sert de démonstrateur technologique pour le futur système satellitaire CERES, prévu d’ici à 2020, qui pourra « localiser et identifier des signaux émis par les systèmes adverses notamment pour cartographier les centres de télécommunications et les radars dans les zones de crise », et « déterminer l’architecture des réseaux de communication adverses », selon la Direction générale de l’armement (DGA). 

Avec cet équipement, dont le ministère de la défense a confirmé le caractère prioritaire dans la foulée du Livre blanc, la France rejoindrait le club très fermé des puissances dotées d’une capacité d’écoute spatiale, aux côtés des Etats-Unis et de la Russie, et peut-être de la Chine.

(photo © CNES/PHOTON/REGY Michel, 2009)

 

La surveillance d'internet par la DGSE

 

Le Monde l'évoquait le 12 juin : la DGSE « examine, chaque jour, le flux du trafic internet entre la France et l'étranger en dehors de tout cadre légal.» Le quotidien évoquait un service «doté de moyens techniques très puissants qui sont, notamment, hébergés dans le sous-sol du siège de la DGSE, boulevard Mortier à Paris ». L'ancien patron de la DGSE évoquait déjà ce système devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale le 20 février : « A la suite des préconisations du Livre blanc de 2008, nous avons pu développer un important dispositif d'interception des flux internet », assurait-il sans fard.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:55
Jean-Yves Le Drian photo Elysee

Jean-Yves Le Drian photo Elysee

02/07/2013 Michel Cabirol et Delphine Cuny - La Tribune

 

Selon des sources concordantes, le ministère de la Défense travaille en étroite relation avec Matignon et Bercy, sur des recettes exceptionnelles provenant du programme d'investissement d'avenir (PIA) pour compléter le budget 2014. Mais "les discussions se poursuivent" pour caler également la prochaine loi de programmation militaire (LPM), qui court sur la période 2014-2019.

 

Le ministre de la Défense avait été clair, très clair même. "Les recettes exceptionnelles seront au rendez-vous", avait assuré en dépit d'une contrainte budgétaire de plus en plus forte Jean-Yves Le Drian, un peu avant le salon aéronautique du Bourget (17-23 juin). "J'ai besoin de 1,3 milliard en 2013, je les ai, et j'ai besoin de 1,8 milliard en 2014, je les aurai". Car l'élaboration du projet de budget de la défense à hauteur de 31,4 milliards d'euros reste très liée à l'obtention de recettes exceptionnelles, les fameuses REX. En revanche, il n'avait pas été très disert sur la provenance de ces REX. Tout au plus, avait-il bien voulu préciser, elles proviendraient pour partie de la vente de biens immobiliers appartenant à l'Etat et du produit restant de la vente de fréquences télécoms. Car les recettes générées par de nouvelles cessions de fréquences n'arrivera au mieux que fin 2014, voire en 2015.

Or, selon des sources concordantes, le ministère de la Défense travaille en étroite relation avec Matignon et Bercy, sur des recettes exceptionnelles provenant du programme d'investissement d'avenir (PIA). Mais "les discussions se poursuivent" pour caler la prochaine loi de programmation militaire (LPM), qui court sur la période 2014-2019. Au 1er janvier 2013, sur les 35 milliards d'euros de dotation initiale du PIA, 28 milliards d'euros sont déjà affectés à des projets et 4,4 milliards d'euros étaient en cours d'attribution ou destinés à financer des priorités majeures du gouvernement comme la rénovation thermique des logements et le déploiement du très haut débit (THD).

 

Cessions de participations de l'Etat ?

Enfin, Jean-Yves Le Drian travaille sur une autre piste, des cessions de participations dans des entreprises détenues tout ou partie par l'Etat. "Qu'il y ait des cessions d'actifs potentielles dans les recettes exceptionnelles, cela me semble une hypothèse possible mais c'est complètement indépendant", avait souligné le ministre, faisant référence à d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans des groupes publics. L'Etat, qui détient 27 % des groupes Thales et Safran, 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus, 74 % du groupe naval DCNS et, enfin, 100 % de Nexter, le constructeur du char Leclerc, vient de céder une partie de sa participation dans Aéroports de Paris (ADP), à Vinci et à Predica, filiale du groupe Crédit Agricole. Sans oublier les cessions de blocs de participations dans certaines entreprises comme EDF, GDF Suez...

Pour autant, la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) interdit le transfert direct du produit des ventes de participations de l'Etat vers le budget général. Ces recettes passent par le compte d'affectation spécial (CAS), qui a des règles de redistribution très précises et très restreintes. Donc à oublier. Il existe une technique pour passer au-delà de la LOLF, à savoir mettre les participations de l'Etat sous une holding, de type SOGEPA, qui détient la participation de la France dans EADS. "Ce n'est plus l'Etat qui vend", observe un bon connaisseur de ces dossiers. La holding peut alors redistribuer à l'Etat le produit de la vente sous forme de réduction de capital ou de versements de dividendes. 

 

5,4 milliards de recettes exceptionnelles sur les trois prochaines années

Tout en rappelant que le président de la République s'était engagé sur le montant de ces REX, le ministre de la Défense avait souligné qu'il n'y avait pas de plan B si ces recettes n'étaient pas au rendez-vous. Car pour le ministre, c'est inenvisageable. Et pour maintenir le niveau du budget de la défense à 31,4 milliards, Jean-Yves Le Drian demande 1,8 milliard d'euros de recettes extra-budgétaires en 2014, puis 2015 et 2016. Soit 5,4 milliards pour les trois prochaines années.

L'objectif pour le gouvernement est de présenter le projet de la LPM lors du dernier conseil des ministres, le 2 août. Un conseil de défense devrait se réunir dans la foulée du 14 juillet pour décider des derniers arbitrages avant un examen du projet de la LPM par le conseil d'Etat.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:50
Gripen equipped with the Meteor missile taking off from Vidsel for a test firing. Photo Kristofer Sjöström, FMV Vidsel Test Range

Gripen equipped with the Meteor missile taking off from Vidsel for a test firing. Photo Kristofer Sjöström, FMV Vidsel Test Range

3 juillet 2013 par DSI

 

La question de la survie des industriels européens actifs dans le domaine des avions de combat se pose depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant et nombre d’analystes estiment que les réductions budgétaires couplées à l’accroissement du coût des matériels va condamner nombre d’entre-eux. Reste que l’avenir de l’aviation de combat n’est sans doute pas aussi clair qu’il n’y paraît.

 

Pour preuve, Saab considère toujours qu’il sera en mesure de produire des avions de combat après 2040. Au-delà du développement des Gripen E et F, à présent sanctuarisés par la Suède, il est question de développer une nouvelle évolution de l’appareil. Il serait cette fois optionnellement piloté, ce qui permettrait de réduire les coûts humains et politiques face à la densification des défenses aériennes.

 

D’un point de vue industriel, l’investissement serait relativement réduit, la plateforme en tant que telle étant considérée comme viable. Reste que ce qui n’est pour l’heure qu’un ballon d’essai lancé afin de voir les réactions du marché n’est pas sans intérêt, dès lors qu’il permettrait à l’avionneur de conserver des compétences dans le domaine des appareils pilotés, y compris la « transition au piloté à distance » effectuée.

 

 

Le premier vol du demonstrateur nEuron - photo Dassault Aviation

Le premier vol du demonstrateur nEuron - photo Dassault Aviation

Boeing, dans ses travaux pour le FA-XX, raisonne d’une manière proche, cette fois en travaillant sur des versions pilotées et pilotées à distance de son futur appareil de sixième génération : la plateforme est identique mais est déclinée en deux versions. A n’en pas douter, il y a là un réel enjeu, notamment pour Dassault : si le domaine des UCAV est convoité en tant que voie d’avenir, est-il nécessaire – et prudent – d’abandonner le secteur des appareils de combat pilotés ?

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:50
Photo: Archives/iStock

Photo: Archives/iStock

02/07/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Pour plusieurs experts du renseignement, il est clair que tout le monde espionne tout le monde et que les cris poussés par l’Union européenne ne sont qu’un «jeu» auquel les dirigeants européens semblent exceller en s’indignant de quelque chose qu’ils savaient déjà.

 

Alors qu’il se trouvait en Tanzanie, le président américain Barack Obama a rappelé – en étant le plus diplomate possible – que l’Europe a des pratiques similaires. Tout en tentant de calmer la «colère» des Européens en promettant de fournir toutes les informations sur les activités de la NSA à l’encontre de l’Union européenne le président a déclaré qu’il y avait «des gens intéressés [dans les capitales européennes], si ce n’est par ce que je mange au petit déjeuner, du moins par ce que seraient mes propos si je parlais à leurs dirigeants».

 

Un ancien responsable américain du renseignement a affirmé à l’AFP que «les Français nous espionnent comme ils espionnent l’Angleterre. [...] Les Israéliens, les Russes, les Britanniques, les États-Unis, les Chinois… tous les grands pays dotés de services de renseignement sérieux espionnent les gouvernements des autres pays», a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

 

Même constat pour l’ancien directeur de la NSA (de 1999 à 2005), le général Michael Hayden. Ce dernier oppose même une fin de non-recevoir aux critiques venues d’outre-Atlantique. «Tout Européen qui se lamente à propos de l’espionnage international ferait bien de d’abord regarder ce à quoi se livre son propre gouvernement», a-t-il conseillé dimanche sur les ondes de CBS.

 

L’expert en cybersécurité au Center for Strategic and International Studies (CSIS), James Lewis, pense qu’«une partie des protestations sonne un peu creux», car il est «évident que les grands pays européens ont des pratiques très similaires» à celles mises en place par les États-Unis.

 

Finalement, «l’hypocrisie fait partie du jeu», résume Michael Scheuer, professeur à l’université Georgetown de Washington après 22 ans passés à la CIA.

 

Même si les États-Unis et l’Union européenne sont des alliés, il n’existe pas vraiment d’interdits dans l’univers du renseignement, selon le chercheur.

 

Les seuls lignes rouges qui existent concernent les alliés anglo-saxons, les «five eyes» américain, britannique, australien, néo-zélandais et canadiens, liés par un traité et partenaires du réseau Échelon dénoncé à la fin des années 1990.

 

Parmi les alliés des États-Unis, c’est la France et Israël qui sont particulièrement soupçonnées de se se livrer au cyberespionnage à des fins économiques.

 

Dans un rapport classifié du début 2013 représentant le consensus de leur avis, les 16 agences de renseignement américaines les considèrent dans le peloton de tête avec la Russie, derrière la Chine, a révélé en février le Washington Post.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:50
USA/UE: Merkel pour un démarrage maintenant des négociations sur le libre-échange

03 juillet 2013 romandie.com (AFP)

 

BERLIN - La chancelière allemande Angela Merkel soutient la Commission européenne dans sa volonté de démarrer le 8 juillet des négociations entre l'UE et les Etats-Unis sur un accord de libre-échange, a annoncé mercredi son porte-parole à Berlin.

 

La Commission veut démarrer les négociations le 8 juillet. Et en cela, le gouvernement (allemand) la soutient. Nous voulons cet accord de libre-échange et nous voulons aussi démarrer maintenant les négociations, a déclaré le porte-parole Steffen Seibert, alors que la France venait de demander une suspension temporaire des négociations en raison des soupçons d'espionnage pesant sur les Etats-Unis.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:45
27.06.2013, Pilatus PC-6 aéroport de Gao  Crédits photo EMA armée de Terre

27.06.2013, Pilatus PC-6 aéroport de Gao Crédits photo EMA armée de Terre

03.07.2013 ECPAD

 

Le 27 juin 2013, un avion Pilatus PC-6 s’est posé sur la piste de l’aéroport de Gao, rejoignant le groupement aéromobile (GAM) de la force Serval en relève de son prédécesseur.

 

Le nouvel appareil et son équipage se sont posés le 26 juin, en fin de matinée, sur l’aéroport international de Bamako. Ils ont effectué le trajet mythique de la « transpostale » et sont passés depuis Montauban par les villes d’Agadir, de Dakar et de Bamako. Après une halte de 24 heures à Bamako, le Pilatus a finalement atterri le matin du 27 juin à Gao, lieu final de sa destination. Pour ce trajet, il a effectué plus de 27h de vol et parcouru près de 6500km.

 

Le 9e BSAM est l’organisme de l’armée de Terre qui détient les 5 avions Pilatus PC-6 dont la mission prioritaire est l’acheminement des pièces de rechanges des hélicoptères de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air.

 

Bien qu’ayant déjà été employé dans des exercices en milieu désertique, la projection de cet avion robuste multi-rôle, intégré dans un dispositif opérationnel tel que l’opération SERVAL, n’avait jamais été encore réalisée. Mis en œuvre par les pilotes de l’ALAT, ce Pilatus PC-6 a une autonomie moyenne de 3h30. Ayant une vitesse en vol proche de celle du PUMA, il offre au GAM un outil permettant d’économiser le potentiel des hélicoptères de manœuvre. Pour cette mission, il constitue ainsi une alternative intéressante à l’hélicoptère.

 

« Cet outil bénéficie d’une grande souplesse de mise en œuvre. Il a une capacité de transport de 3 personnes ou l’équivalent en fret. Il peut intervenir à distance sans ravitaillement et aller réparer des hélicoptères sur les différentes plateformes aéroportuaires présentes sur le théâtre malien » explique le lieutenant Patrick, chef du détachement Pilatus.

Opération Serval : Relève de l’avion Pilatus

L’aéronef désengagé a été acheminé vers Bamako, où il été a embarqué à bord d’un avion Antonov 124 pour rejoindre la base aérienne 125 d’Istres. Il a effectué plus de 150 heures de vol depuis son arrivée sur le théâtre malien le 1er avril. Il est intervenu sur les sites de Tessalit, Kidal, Tombouctou et Bamako.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 11:45
Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

02/07/2013 Sources : EMA

 

Le maréchal des logis Alphonse est opérateur nucléaire biologique et chimique (NBC) au sein du 2e Régiment de Dragons (2eRD) basé à Fontevraud l’Abbaye. Il est en mission depuis le 2 mai 2013 au sein de la force Licorne, sur le camp de Port Bouët à Abidjan.

 

Le chef Alphonse a pour mission de désinfecter les véhicules désengagés de la force Serval. La désinfection sert à détruire les bactéries qui peuvent se trouver sur le sol et donc sur les véhicules de la force. Il assure le traitement chimique en appliquant du Virkon, un virucide à large spectre, sur toute la surface des véhicules et des conteneurs.

 

Cette opération s’effectue au moyen d’un véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA) spécifiquement configuré pour les opérations de désinfection : « Nous traitons plus généralement toutes les surfaces, matériels, circuits d’eau des véhicules, sans oublier les remorques et les conteneurs avant leur montée dans le bateau. En fonction des besoins, nous traitons l’ensemble des véhicules à désinfecter sur une journée. A l’issue, on entretient notre propre matériel de désinfection ».

 

Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

Lors de l’arrivée d’un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) de Bamako, l’opérateur Alphonse procède immédiatement à sa désinfection. Il s’équipe d’une tenue légère de désinfection (TLD) complètement étanche, de sur-bottes, d’un masque respiratoire, de lunettes de protection et de gants butyle non corrosifs : « Le tenue est très élaborée et vous remarquerez qu’un opérateur se fait généralement aider par une autre personne pour s’équiper. Le port de la tenue est éprouvant physiquement, la température extérieure ressentie est de 50°C ! Les membres de mon équipe, composée de six opérateurs, se relayent régulièrement afin de durer aussi longtemps que nécessaire. Il faut une bonne condition physique et être très endurant. »

Dans la peau d’un opérateur NBC en RCI

Une fois équipé et protégé, il pulvérise à l’aide d’une lance le Virkon sur toute la surface du VBCI :« Entre l’application du produit, la phase d’attente pour que le virucide agisse et le rinçage, il faut compter une trentaine de minutes de traitement pour un VBCI ».

 

Le 2eRD est la seule unité spécialisée de défense NBC de l’armée de Terre. Il a pour vocation de mettre sur pied des modules de défense NBC du volume de l’équipe à l’escadron. Le régiment peut intervenir en appui des forces terrestres engagées sur un théâtre d’opération extérieure (OPEX) ainsi qu’au profit du territoire national en renfort des moyens de la sécurité civile.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:55
Création du bataillon de réserve Ile-de-France

28/06/2013 GMP Armée de terre

 

Jeudi 27 juin 2013, s’est tenue la cérémonie officielle de création du bataillon de réserve Ile de France. Ce bataillon a entamé sa montée en puissance depuis maintenant 10 mois. Il a été créé pour répondre au besoin du Gouverneur militaire de Paris de disposer d’une réserve opérationnelle d’hommes et de femmes capables d’être mobilisés et déployés, sur court préavis, pour répondre à des missions de sécurisation, de soutien logistique ou d’appui en zone Ile de France.

 

La décision de créer cette unité est intervenue en juillet 2012. Le bataillon a commencé sa montée en puissance à l’automne avec l’objectif de mettre sur pied cette année son état-major ainsi que sa première unité élémentaire. Il a atteint cet objectif au printemps et va pouvoir se consacrer à la montée en puissance d’une seconde unité élémentaire à compter du mois de septembre prochain.

 

Le 12 juin 2013, le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), a décidé de confier les traditions du 24erégiment d’infanterie* à cette unité. C’est son drapeau qu’il remettra donc jeudi 27 juin 2013 à 18h00 au lieutenant-colonel Gérald Orlik, premier chef de corps du bataillon.

 

L’état-major et la première unité sont installés au fort neuf de Vincennes. La seconde unité élémentaire montera en puissance sur le camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye. A terme, deux autres unités verront le jour au camp des matelots à Versailles et à l’Ecole militaire à Paris. Il est envisagé par ailleurs la mise sur pied d’une unité élémentaire « air » à Villacoublay, pour donner un caractère interarmées au bataillon de réserve.

 

Le bataillon de réserve Ile de France - 24erégiment d’infanterie est la première unité composée uniquement de réservistes à être mise sur pied. Elle s’appuie, pour son recrutement, à la fois sur les cadres et militaires du rang de réserve demeurant en Ile de France et ayant appartenu aux unités d’intervention de réserve des régiments qui ont quitté le territoire francilien, et sur un recrutement important de jeunes gens n’ayant aucune formation militaire. Le défi à relever est donc avant tout de structurer l’unité autour d’un noyau de réservistes expérimentés, en créant l’âme du bataillon et de former ensuite les jeunes recrues.

 

L’armée de Terre a, depuis 2011, mené des études afin de donner à la réserve opérationnelle, une capacité d’intervention accrue et rapide sur le territoire national au profit de la population. Dans ce cadre, le dispositif du Guépard Réserve qui s’ajoute aux autres postures opérationnelles des unités de réserve (notamment Vigipirate), permet de disposer d’environ 1000 hommes. La création de ce bataillon participe ainsi à une meilleure réactivité de la réserve.

 

* Le 24e régiment d’infanterie, dont l’origine remonte à 1656, date de création du régiment royal, devint en 1775, régiment de Brie, dont les couleurs et la croix seront reprises par l’insigne du Régiment. La nef parisienne symbolise l’implantation historique et les missions du régiment dont le sort est lié à la capitale. S’étant illustré dans l’armée de Turenne, en Amérique, il se couvre de gloire à la bataille de Hondschoote, puis dans les campagnes de l’Empire. Il fait une très belle guerre 14/18 et prend une part importante en 1940, lors de la campagne de France, qui vaudront à son drapeau de recevoir la croix de guerre 14/18 avec 2 palmes et une étoile et celle de 39/45 avec une palme. Dans les plis de son drapeau, sont mentionnés 8 noms de batailles : Valmy 1792, Hondschoote 1793, Gènes 1800, Iéna 1806, Friedland 1807, Les Deux Morins 1914, Artois 1915, l’Aisne 1918. Le 24e régiment d’infanterie était le régiment de tradition de la défense de Paris, qu’il incarnera jusqu’à sa dissolution en 1997.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:55
SKREO 2013 : Les forces avancées en action

03/07/2013 Marine nationale

 

SKREO 2013 est un exercice amphibie majeur, qui s’est déroulé début juin au large des côtes sud de Bretagne. Il a mobilisé plusieurs composantes de la Marine nationale.

 

Lors de l’exercice amphibie SKREO 2013, plusieurs unités de la Marine sont ainsi intervenues dont  les éléments de la Force d’Action Navale (FAN), des éléments d’ALFAN, d’ALAVIA,  d’ALFUSCO et de l’armée de l’Air. Des nageurs de combat des Emirats Arabes Unis (EAU) et des plongeurs du génie ont complété le dispositif embarqué à bord du TCD Siroco, dans le cadre de cet exercice centré sur les opérations des forces avancées, les opérations de lutte contre les mines et le commandement d’un groupement de forces spéciales à terre.

 

La Marine au cœur de l’amphibie.

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

La Marine nationale profite de ce type d’exercices pour entretenir sa maitrise du domaine amphibie et pour en faire évoluer la doctrine. La mission est exigeante, car elle combine les difficultés des trois milieux, maritime, aérien et terrestre, accrues par les problèmes d’interface. La maîtrise de l’environnement maritime est bien sûr primordiale, afin de garantir la sécurité des forces et la coordination des manœuvres. En particulier «L’appréhension des conditions météorologiques est un facteur clé de la réussite d’une action amphibie», rappelle d’ailleurs le CV Le Quilliec, commandant le TCD Siroco et les forces navales sur cet exercice. Mais il faut aussi tenir compte des paramètres tactiques et terrestres du contexte stratégique actuel, comme le durcissement des menaces asymétriques, la forte densité de population et l’urbanisation des littoraux, qui compliqueraient sérieusement un débarquement sur une côte défendue (1). Pour percer le dispositif ennemi au meilleur endroit, et au meilleur moment, la force amphibie doit donc exploiter au mieux ses atouts, furtivité, mobilité, endurance et puissance de feu, en étroite synergie avec les moyens terrestres à débarquer.

 

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

Kieffer, pilote des forces avancées.

 

L’effet de surprise est capital. Il dépend en grande partie de l’action des forces avancées, insérées en avance de la force amphibie pour effectuer le «shaping» (2). Leur état-major est constitué d’une quinzaine d’hommes du Commando Kieffer, renforcés d’officiers des commandos marine et de la guerre des mines, ainsi que des renforts nécessaires de l’armée de Terre.

 

Embarqués à bord du TCD Siroco pendant la première phase de SKREO, commandos et démineurs planifient et conduisent ainsi chaque nuit des raids de reconnaissance offensive pour donner au commandant du groupe amphibie (CATG) une solution de débarquement sur la plage de Suscinio, dans une zone quadrillée par un plastron vigilant. Une fois la plage ouverte et les troupes du Landing Group (LG) lancées vers leur objectif, situé à Vannes-Meucon, les commandos se réarticulent alors rapidement autour d’un PC de forces spéciales à terre, en vue de poursuivre les actions de poursuite et de ciblage sur l’ennemi en appui à la manœuvre générale.

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

Bilan de l’opération : une plage reconnue en vue du débarquement de la force amphibie, un chef insurgé, pisté discrètement depuis le début de l’opération par les capteurs de la marine et de l’armée de l’air, et finalement capturé sur sa vedette par un assaut de vive force, un camp de miliciens détruit par un raid motorisé et des embarcations hostiles neutralisées par nageurs de combat. Et « cerise sur le gâteau », un groupement de Forces Spéciales profondément inséré au cœur du dispositif ennemi en mesure d’appuyer la force amphibie pour la conquête de ses objectifs. 

 

(1) Réduction des effets collatéraux

 

(2) Renseigner sur l’ENI, reconnaitre des itinéraires pour des points clé, déminer, neutraliser des défenses, des dispositifs ou tout type de « high value targets »

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

02.07.2013 Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 

La révélation d'activités présumées d'espionnage des Etats-Unis contre l'Union européenne et la France, dimanche 31 juin, a suscité de violentes critiques dans la classe politique française. En contrepoint, certains se disaient peu surpris, et notaient que ces pratiques étaient classiques, la nouveauté étant que les services américains s'étaient fait prendre.

Cependant, ces révélations posent la question des capacités du contre-espionnage français. "Il s'agit de savoir si nous avons les moyens de nous protéger" contre de telles pratiques, notamment contre les attaques informatiques, qui en forment une part importante, note Eduardo Rihan Cypel, député PS de Seine-et-Marne et spécialiste des questions de cyberdéfense.

 

"PAS ENCORE LES PLEINS MOYENS"

 

Selon Patricia Adam, présidente (PS) de la commission de la défense à l'Assemblée nationale, la France a "commencé à se doter de moyens de cyberdéfense adaptés, mais elle n'a pas encore les pleins moyens". Ainsi, le "cyber" figure en bonne place dans le nouveau livre blanc sur la défense, présenté fin avril et marqué dans les domaines plus traditionnels par des coupes de budget.

Le livre blanc confirme le rôle de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Créée en 2009, cette agence dépend du secrétariat général de la défense nationale, rattaché au bureau du premier ministre. Cette structure interministérielle coordonne notamment la lutte contre les cyberattaques. Elle compte environ 300 employés et recrute à un rythme régulier. L'Agence dispose d'une équipe de veille et d'alertes (Certa), qui travaille pour les institutions publiques, les opérateurs d'infrastructures vitales (énergie, transport), comme avec les grandes entreprises privées.

Ses moyens doivent être encore augmentés par la loi de programmation découlant du livre blanc, qui doit passer en conseil des ministre à la fin du mois, et être débattue au Parlement en novembre. Y sera notamment discutée la question de rendre obligatoire la déclaration des attaques dans les secteurs sensibles. La plupart des entreprises privées tendent en effet à cacher les attaques dont elles ont été victimes, privant les spécialistes de la sécurité publique d'informations sur les méthodes et techniques employées par les attaquants.

 

CAPACITÉS D'ATTAQUE

 

De plus, début juin, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que la France allait se doter de capacités "offensives" en matière de cyberdéfense, et sortir ainsi d'une doctrine officiellement uniquement défensive. Si les services de renseignement français n'ont pas attendu pour agir, en toute discrétion, sur ce terrain, le volet offensif en matière de cyberdéfense concerne désormais l'armée.

"Cela nous donne des capacités de dissuasion, dit Jean-Marie Bockel, membre de la commission de défense du Sénat. Cela permettra d'établir un rapport de force au moment où s'établira un droit international en matière de cyberespionnage. Pour l'instant, c'est un Far West."

De façon plus générale, "la solution ne peut être qu'européenne", soulignait en juin M. Le Drian, ajoutant qu'"il appartient aux Européens de prendre en charge leurs propres infrastructures vitales", en trouvant une "juste complémentarité avec l'OTAN".

 

L'EUROPE BALBUTIANTE

 

"Les méthodes et les technologies employées pour ces attaques sont globales, et la France n'a pas les moyens d'y répondre par elle-même", dit Yogi Chandiramani, directeur technique Europe de la société de sécurité informatique privée Fire Eye, en évoquant les activités présumées d'espionnage américain révélées dimanche et le programme de surveillance Prism, plus large. "Il n'y a pas d'autre choix que de partager les informations au niveau européen, pour mieux les comprendre et les parer. Nous avons besoin d'un effet de levier", affirme-t-il.

Lire l'interview : Urvoas : "Je n'ai pas rencontré de programme de surveillance similaire en France"

Cependant, le président UMP de la commission de la défense au Parlement européen, Arnaud Danjean, constate que l'Europe en est encore à "balbutier" en termes de cyberdéfense. "Chaque pays a développé ses propres protocoles et ses capacités. Celui qui s'avance pour les rassembler est immédiatement suspect", explique-t-il. "Or, nous avons besoin d'un programme qui ne soit pas dépendant de l'OTAN" et du parrain américain, dit-il.

Le bureau de la haute représentante pour les affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, doit produire dans les mois qui viennent un premier cadre stratégique pour la cyberdéfense européenne. Un premier document a été partagé en février. La question figurera à l'agenda du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens consacré à la défense et à la sécurité, en décembre

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:20
Pacific Partnership 2013 - Au Revoir!

6/29/2013 Strategy Page

 

PACIFIC OCEAN (June 28, 2013) U.S. Navy Boatswain's Mate 2nd Class Cassandra Collier signals to a French Armee De L'Air Puma helicopter as it takes off from the amphibious dock landing ship USS Pearl Harbor (LSD 52). Pearl Harbor, underway for Pacific Partnership 2013, conducted flight deck qualifications with the helicopter while departing Noumea, New Caledonia. A French helicopter detachment will be joining Pacific Partnership in the Solomon Islands. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Carlos M. Vazquez II)

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