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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 07:55
L'Association française de droit de la sécurité et de la défense organise son 1er colloque en septembre

30.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Le 1er octobre dernier, a été créée, à la Faculté de droit de Paris V, une Association française de droit de la sécurité et de la défense, déclarée le 15 mars 2013 en Préfecture de police.

Cette association a pour objet
- de regrouper la connaissance du droit de la sécurité et de la défense grâce notamment aux publications qu'elle assurera ;
- de favoriser le développement de la recherche et de l'enseignement en droit de la sécurité et de la défense ;
- de favoriser l'échange d'expériences et d'analyses entre juristes de sécurité et de défense.

L’association tient, en principe, un colloque annuel, à l’occasion de son assemblée générale ordinaire. Son premier colloque se tiendra à la Faculté de droit de Nice, les 27 et 28 septembre 2013. Il portera sur "Le droit de la sécurité et de la défense en 2013".

Clôture des inscriptions: le 20 septembre
Inscrptions auprès de Nicolas PREVOST - Secrétariat CERDACFF
Tél. 04-92-15-70-41/70-22
Courriel : cerdacff@unice.fr

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:25
M51 perdu en mer: la pêche aux débris continue

30.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Mon confrère de Brest, Sébastien Panou, est revenu, dans l'édition brestoise de samedi sur le M51 perdu en mer en mai.

"Plusieurs bâtiments de la Marine nationale et de la Direction générale de l'armement sillonnent toujours le large de Penmarc'h : le Jif Explorer, l'Argonaute, un aviso pour la police et deux chasseurs de mines. Ils relèvent ponctuellement des éléments de missile M51, coulés par 100 m de fond.

Cette petite fusée de 50 tonnes destinée à transporter l'arme atomique, s'était autodétruite en vol, peu après son tir d'essai (sans ogive nucléaire) depuis le sous-marin Le Vigilant, le 5 mai dernier. La zone de recherches est d'environ 200 km2 et son point le plus proche est à 20 km de la pointe de Penmarc'h.

Selon le dernier arrêté de la Préfecture maritime (14 juin), dans cette zone, « le stationnement et le mouillage de tout navire, ainsi que toute activité de pêche et de plongée sous-marine sont interdits ». La navigation est autorisée en dehors de la zone de recherches en cours. La cause de l'accident reste mystérieuse. Elle pourrait retarder l'entrée en service actif du Vigilant, immobilisé depuis deux ans pour son adaptation à ce nouveau missile. Le Triomphant devrait suivre, dans le bassin 8, à Brest. Ce chantier, qui emploie au plus fort plus de 1 000 salariés, pourrait donc lui aussi être retardé. À moins que la seule cause reconnue provienne du missile, construit par Astrium (groupe EADS).

Fin mai, le journal Le Monde avait relayé l'hypothèse selon laquelle « des éléments, dits « parasites » dans la terminologie militaire, auraient été placés sur le missile, en vue de réaliser des tests scientifiques. Ces éléments pourraient avoir légèrement déséquilibré l'engin, rendant sa trajectoire non conforme, ce qui aurait déclenché sa procédure d'autodestruction ». Mais depuis, la Défense reste plus que jamais la grande muette. Les résultats de l'enquête seront classés secrets."

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:55
Agenda de l'industrie / Défense du 1er au 7 juillet

30 juin 2013 Par Astrid Gouzik - Usinenouvelle.com

 

02.07 Défense - Dans le cadre de la XIème université d'été de la Défense, une table-ronde est organisée sur le thème "PME et investissements de défense".

 

03.07 Défense - La commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, présidée par Patricia Adam (SRC, Finistère), doit procèder à l’examen du rapport d’information relatif à une revue capacitaire des armées.

 

04.07 Défense - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tient une conférence de presse à l'occasion de la signature d'une convention entre le Ministère de la Défense et DCNS dans le cadre du pacte Défense PME.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:35
La France prépare l’après 2014 en Afghanistan

30 juin 2013 Par Olivier Fourt - RFI

 

Lors de sa visite à Kaboul en début de semaine, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a plaidé pour le développement de la coopération franco-afghane alors qu'il restera à l'été un demi-millier de soldats français dans le pays.

30/06 Défense France-Afghanistan
(02:27)
 
 
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 22:45
Opération Serval : relève du détachement chasse

29/06/2013 21:28 Sources : EMA

 

Le 24 juin 2013, les trois avions Mirage 2000 D du détachement chasse (DETCHASSE) de Bamako ont été relevés et ont quitté le Mali pour rejoindre la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.

 

Déployés sur le tarmac de Bamako le 17 janvier 2013, les trois avions de chasse relevés ont tous participé, de jour comme de nuit, à des missions d’appui aux opérations au sol de la force Serval. Ils ont également pour mission de conduire des frappes au sol sur des objectifs ennemis identifiés et validés, comme des dépôts logistiques, des véhicules ou des centres d'entrainement utilisés par des groupes terroristes. [lien vers la brève du 18 février : focus sur le DETCHASSE de Bamako]. Depuis le début de l’opération Serval, les avions Mirage 2000 D du DETCHASSE de Bamako ont effectué 435 missions et totalisent près de 2 200 heures de vol.

 

Les trois Mirage 2000 D en provenance de Nancy ont atterri le 22 juin sur le tarmac de Bamako.  Un avion C135 du groupement de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne » de la base aérienne 125 d’Istres a assuré la mission de ravitaillement sur le vol aller puis retour. Les trois équipages ayant convoyé les nouveaux avions sont repartis avec les trois autres aéronefs désengagés du Mali.  

 

Immédiatement, les trois Mirage 2000 D ont été pris en main par la quarantaine de mécaniciens du DETCHASSE. En moins de trente heures, les hommes et les femmes du soutien technique se sont relayés pour configurer un à un les trois avions.  Ainsi, le dispositif de permanence opérationnelle a été maintenu et permet à de deux aéronefs de décoller dans l’heure qui suit le déclenchement d’une l’alerte.

 

Les trois avions Mirage 2000 D désengagés ont été déséquipés en vue de constituer le nouveau parc : opérations de maintenance aéronautique, descente puis remontage des bombes et autres équipements inhérents à la mission.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Opération Serval : relève du détachement chasse
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:55
photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

28/06/2013 Par Véronique Guillermard  - LeFigaro.fr

 

Le Pentagone demande toutefois au Congrès son feu vert pour vendre un maximum de 16 avions de surveillance.

 

Un mois après sa décision d'acheter des drones de surveillance (MALE) américains, la France franchit une nouvelle étape en vue d'obtenir le feu vert du Congrès aux États-Unis. C'est lui qui autorise ou non l'exportation de matériels militaires. Vendredi 28  juin, l'Agence de coopération de sécurité et de défense, qui dépend du Pentagone, a publié un avis dans lequel elle annonce avoir notifié au Congrès la demande de Paris. Elle porte sur l'acquisition de 16 drones Reaper (le MQ9, une version qui peut être armée), pour 1,1 milliard d'euros. Selon ce document, on est au-dessus du besoin exprimé dans le livre blanc de la défense publié fin avril, qui le chiffrait à 12 appareils. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, avait précisé que le budget alloué tournait autour de 670 millions d'euros, «francisation» de 10 des 12 drones incluses.

 

L'achat doit en effet se réaliser en deux temps. À court terme, la France veut «traiter l'urgence capacitaire» en déployant d'ici à la fin 2013 deux Reaper au-dessus du Mali pour surveiller la vaste région sahélienne. Ces deux appareils doivent être prélevés sur le quota de l'US Air Force produit par General Atomics. Ensuite, la France a conditionné l'achat de 10 autres Reaper à l'accès de leurs «codes sources» afin de pouvoir les reprogrammer. Objectif: les faire certifier et voler dans l'espace aérien européen.

 

Vive émotion

 

D'où vient l'écart entre la demande transmise au Congrès et le besoin exprimé par Jean-Yves Le Drian? De la procédure américaine, appelée «Foreign Military Sales» (FMS). Ces demandes d'exportation de matériels militaires sont traditionnellement présentées a maxima par le Pentagone afin d'éviter de «repasser» devant le Congrès. «C'est classique. Tout est maximisé, que ce soit le besoin capacitaire, les équipements annexes tels que les capteurs, la maintenance ou le prix. Or, dans la demande transmise au Congrès, il y a des composants et prestations que nous n'achèterons pas», explique-t-on au ministère de la Défense. D'où l'écart de prix. Paris n'a aucune intention d'acheter plus de 12 drones Reaper. «Notre carnet de chèque, c'est la prochaine loi de programmation militaire 2014-2019. On n'ira pas au-delà de notre enveloppe de 670 millions d'euros», ajoute-t-on. La décision française a suscité une très vive émotion parmi les industriels de l'armement tels qu'EADS ou Dassault Aviation (*) qui travaillent sur des drones de surveillance depuis plus de dix ans. Le 16 juin, ces deux groupes, rejoints par l'italien Finmeccanica, ont affirmé leur volonté de coopérer et appelé les politiques à lancer un programme afin que l'Europe ne rate pas le virage des drones de surveillance de nouvelle génération.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:45
Mali : l’amiral Guillaud rencontre la force Serval et les autorités maliennes

29/06/2013 Sources : EMA

 

Le 25 juin 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), a rendu visite aux militaires engagés au sein de la force Serval dans le cadre de ses visites régulières sur les théâtres d’opération.

 

L’amiral Guillaud a effectué deux étapes au cours de son déplacement au Mali. Accompagné du chef d’état-major général des armées maliennes, le général Ibrahima Dembélé, il s’est tout d’abord rendu à Gao pour rencontrer les militaires français déployés sur la base opérationnelle avancée et visiter la plate-forme de la brigade en cours de déploiement aux abords de l’aéroport. Il s’est ensuite rendu à Bamako pour s’entretenir avec les militaires français déployés dans le cadre de la mission européenne EUTM Mali commandée par le général François Lecointre et pour rencontrer les cadres français qui seront insérés au sein du futur poste de commandement de la MINUSMA. La fonction de chef d’état-major de la MINUSMA est occupé par le général français Vianney Pillet. LA MINUSMA prendra le relais de la mission africaine de stabilisation au Mali (MISMA) à partir du 1erjuillet 2013.

Mali : l’amiral Guillaud rencontre la force Serval et les autorités maliennes

A tous, l’amiral Guillaud a rappelé que la première phase de l’opération Serval avait été un succès et que la deuxième phase était désormais bien engagée. Il en a précisé les contours en affirmant que la France, par l’action de la force Serval et par la présence des militaires français au sein d’EUTM et de la MINUSMA soutient activement les autorités maliennes et les forces internationales engagées au Mali.

 

Le CEMA  a également été reçu par le Premier ministre et le ministre de la défense maliens ainsi que par Mr Bert Koenders, représentant spécial des Nations Unies au Mali.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 18:55
Livre - "Dans les griffes du Tigre" primé par la Saint-Cyrienne

29.06.2013 RP Defense

 

Le Capitaine Brice Erbland a reçu cet après-midi le prix spécial de la Saint-Cyrienne pour son livre "Dans les griffes du Tigre".

 

Rappel : 25/01/2013 Armée de Terre

 

Le capitaine Brice Erbland nous livre dans son premier livre paru ce mercredi 16 janvier 2013 le témoignage de ses nombreuses missions à l’étranger en tant que pilote d’hélicoptère.

 

Embarquez sans perdre une seconde dans le cockpit du Tigre, aux côtés du capitaine Brice Erbland, pilote de cet hélicoptère de combat ! Vous partagerez avec lui l’intensité de ses engagements, en Afghanistan, en Lybie. Vous vivrez des moments intimes face au danger « la peur viscérale, celle qui provient du plus profond de l’âme, qui noue le ventre et transperce le cœur, qui fragilise l’esprit et marque d’un voile noir chaque pensée ». Cet arrêt sur images, cette mise en lumière d’instants dramatiques, où l’homme engagé est nourri par la fierté d’appartenir à une communauté d’armes et par le sens du devoir au service de la Nation, restituent avec réalisme les terribles secondes d’interrogations, avant l’ouverture du feu  « l’homme en opération n’est pas une machine. Il doit faire face avec les forces et les faiblesses de son état d’homme : courage, grandeur d’âme, combativité, mais aussi doute, peur de mourir et sacrifice personnel». Vous découvrirez aussi l’importance vitale de la camaraderie, «  la fraternité, éternelle dans le souvenir (…) qui devient même la source première où puiser le courage d’avancer dans les moments difficiles ».

 

Dans ce premier témoignage exceptionnel d’un officier français dont la plume talentueuse est la prolongation naturelle de son activité opérationnelle, le capitaine Brice Erbland vous entraîne au cœur même des combats et vous fait réfléchir sur le sens de la vie « qui, aujourd’hui vit intensément, non pas au travers d’un écran mais en ressentant les choses réellement ? Qui est prêt à accepter la peur, le contact avec la mort le sacrifice de sa famille, pour la simple gloire personnelle qu’est la fierté de servir son pays ? »

 

Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d’hélicoptère d’attaque dans l'Aviation Légère de l'Armée de Terre, il est tout d’abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'Honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique. »

Dans les griffes du tigre, édition les belles lettres, capitaine Brice Erbland

 

Extraits :

 

Du cockpit du Tigre à l’écriture…c’est un drôle de parcours, non ?

 

Au départ, c’était juste pour laisser une trace écrite à mes enfants, pour transmettre à ma descendance un témoignage sensible et vivant des combats menés en Afghanistan et en Libye. En écrivant, peu à peu, j’ai pris conscience que mon texte allait bien au-delà d’une simple lettre familiale ! C’est ainsi que grâce à des rencontres fortuites avec des journalistes que je me suis laissé entraîner sur le chemin de l’édition d’un ouvrage.

 

Aujourd’hui c’est la sortie en librairie de votre livre, premier témoignage grand public, il faut le souligner, d’un pilote d’hélicoptère de combat, que ressentez-vous ?

 

C'est en tout cas le premier témoignage contemporain de retour d’opérations extérieures et le premier témoignage d'un pilote Tigre !

 

Alors, oui, beaucoup d’excitation et aussi un peu d’anxiété : se mettre ainsi à nu, dévoiler ses moments les plus forts, souvent cachés d’ailleurs, mettre en mots les maux du combat, ce n’est pas évident ! J’espère simplement que l'accueil sera bon. Le but de ce livre est de montrer au grand public ce que nos équipages, nos soldats, vivent et réalisent en opérations de guerre, de nos jours. J'espère y être parvenu de façon intéressante.

 

>>> Retrouvez l’intégralité de l’interview du capitaine Erbland

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 16:25
Antilles : inauguration du nouveau bâtiment du groupe régional d’intervention NEDEX

28/06/2013 Sources : EMA

 

Le 21 juin 2013, le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles (COMSUP FAA), a inauguré le nouveau local du groupe régional d’intervention NEDEX, situé à Fort-de-France en Martinique.

 

En Martinique, le groupe régional d’intervention NEDEX (Neutralisation, Enlèvement et Destruction d’Explosifs) des FAA est le seul service à détenir des capacités de reconnaissance d'engins non identifiés et des capacités d'intervention sur les munitions, les explosifs conventionnels, les engins explosifs improvisés et les matériels NBC. Dans le cadre d’un protocole signé avec la préfecture de la région Martinique, s’inscrivant dans les prérogatives de l’OTIAD, le groupe NEDEX peut être amené à intervenir en milieu civil, sur réquisition ou demande de concours du Préfet. De façon symétrique, en Guadeloupe, les démineurs de la sécurité civile sont les seuls à disposer de ce type de compétences. Sur demande des autorités militaires, ils peuvent être amenés à intervenir sur des terrains appartenant au ministère de la Défense.

 

Le groupe régional NEDEX des FAA comprend cinq spécialistes de l’armée de Terre qualifiés NEDEX ainsi qu’un plongeur démineur de la Marine nationale. Le groupe réalise en moyenne une quinzaine d’interventions par an en Martinique et assure une permanence 24h/24.

 

Le nouveau bâtiment du groupe d’intervention NEDEX porte le nom d’un gendarme artificier, le Maréchal des logis chef Bruno Soisse,décédé en Guadeloupe le 17 novembre 1980 suite à l’explosion de l’engin qu’il essayait de neutraliser sur un avion, à l’aéroport du Raizet en Guadeloupe. La cérémonie d’inauguration a été suivie d’une démonstration dynamique de neutralisation de colis piégé et d’une présentation de matériels NEDEX.

 

Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent le dispositif interarmées à dominante maritime du théâtre « Antilles-Guyane », tandis que les FAG arment le dispositif interarmées à dominante aéroterrestre. En cas de crise sur le territoire national ou à l’étranger, elles ont notamment pour mission de conduire ou participer à une opération militaire et de mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophe naturelle).

Antilles : inauguration du nouveau bâtiment du groupe régional d’intervention NEDEX
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 11:45
Piraterie : fin de mission pour le Nivôse

28/06/2013 Sources : EMA

 

Le 14 juin 2013, la frégate de surveillance (FS) Nivôse a achevé sa participation à l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante entamée le 10 avril 2013.

 

Durant ces deux mois, le Nivôse a patrouillé le long des côtes de la Corne de l’Afrique. Son hélicoptère embarqué Panther a effectué des missions de recueil de renseignement lors de vols ISR (Identification, Surveillance, Reconnaissance), de jour comme de nuit. Le Nivôse a régulièrement procédé à des friendly approach : opérations de contrôle qui ont pour but d’expliquer et de faire comprendre le rôle des moyens militaires déployés dans la zone aux bateaux et équipages transitant au large de la Corne de l’Afrique. La présence à bord d’un officier djiboutien a permis de créer plus facilement le contact afin de recueillir des informations sur le trafic local. Du 1er  au 10 mai, la FS Nivôse a escorté de Djibouti à Mombassa au Kenya, un cargo philippin affrété par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le Yakima Princess.

 

Durant cette mission, l’équipage du Nivôse a également mené des actions de coopération au profit de marins ou garde-côtes des pays où la frégate a effectué des escales. Le 29 avril, lors de son escale à Djibouti, l’équipage de la frégate a mené une action de formation au profit des garde-côtes djiboutiens en soutien de la mission civile européenne EUCAP Nestor. Lancée par l’Union européenne en 2012, cette mission civile a pour but d’assister et de conseiller l’ensemble des pays de la région, notamment la république de Djibouti sur des problématiques juridiques, stratégiques et opérationnelles en matière de piraterie.

Piraterie : fin de mission pour le Nivôse

Le 17 mai, à Diégo Suarez, au Nord de Madagascar, le Nivôse a conduit une action de formation au profit de dix marins malgaches dans le cadre de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. En escale en Tanzanie, l’équipage de la frégate a mené le 3 juin une action de formation au profit d’une douzaine de garde-côtes tanzaniens. Cette formation s’est déroulée dans le cadre du programme LMCB, Local Maritime Capability Building, de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

Piraterie : fin de mission pour le Nivôse

Avant de rejoindre La Réunion, la frégate de surveillance a réalisé, pour entraînement, le tir de deux missiles MM38 avec succès. Au bilan, la frégate de surveillance Nivôse aura parcouru en deux mois plus de 13 000 nautiques soit 24 000 kilomètres. Pour assurer ses missions de renseignement lors des vols de surveillance, l’hélicoptère Panther a volé plus de 80 heures.

 

La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement quasi permanent d’une frégate de la Marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2), de surveillance maritime Falcon 50, ou par un avion de commandement et de détection E3F.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 07:50
photo RP Defense

photo RP Defense

28.06.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

L’industriel américain General Atomics a annoncé le 26 juin qu’il allait développer – sur fonds propres – une variante de son drone MALE MQ-9 Reaper (Predator B), afin de pouvoir en offrir une version pleinement compatible avec les exigences de navigabilité de l’US Air Force, mais surtout de futurs potentiels acheteurs membres de l’OTAN.

 

Il s’agit principalement pour General Atomics de travailler sur des capacités accrues d’intégration dans l’espace aérien du pays acheteur, pour offrir une configuration permettant au drone d’obtenir facilement ses certificats de navigabilité. Une initiative calculée de General Atomics, au vu des récentes polémiques ayant eu trait à la certification de navigabilité des drones dans l’espace aérien européen – l’EuroHawk pour ne pas le nommer.

 

Le drone MALE MQ-9 Reaper est destiné aux missions ISR ainsi qu’au ciblage d’objectifs précis. Motorisé par un TPE331-10 d’Honneywell, il peut voler jusqu’à une altitude de 50 000 pieds et rester un maximum de 27 heures dans les airs. Il est actuellement utilisé par l’US Air Force, la Royal Air Force et l’Italie. La France attend elle le feu vert du congrès américain pour pouvoir en acquérir deux d’ici la fin de l’année 2013.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:45

19 juin 2013

En dépit des conditions climatiques extrêmes et les premières tempêtes de sable, le GTIA Désert a mené l'opération Ceuze du 26 au 28 mai, à 70 km au Nord-Est de Gao.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:20
La DARPA : un modèle d’innovation dans le secteur de la défense aux U.S.A

28 juin 2013 par Léonard Lifar - ifrap.org

 

En plein débat sur l’incapacité des européens ou non à produire certains drones, l’Amérique poursuit sa course à l’excellence technologique avec l’édition du Darpa Robotic Challenge actuellement en cours. La célèbre Defense Advanced Research Projets Agency (DARPA) lance un appel à la création du robot du futur dans les armées.

 

Cette agence, très célèbre aux États-Unis, a été créée en 1958 en réplique à Spoutnik. Le but affirmé était que la technologie américaine devait être toujours supérieure à celle de ses ennemis. Depuis, cette agence du département de la Défense, très indépendante, a contribué à la création d’inventions qui ont révolutionné la technologie dans le monde militaire et civil comme l’Arpanet qui est devenu Internet ou encore le GPS.

 

Aujourd’hui, cette agence cherche à positionner les Américains au 1er rang dans le développement technologique des armes de demain dans les domaines de la cyberguerre, de la robotique, des nanotechnologies, du spatial.

 

Une structure dédiée à l’innovation de rupture

 

C’est une structure avec un fonctionnement horizontal très souple (2 niveaux hiérarchiques seulement) composée d’un petit effectif (environ 120 personnes) avec un turn-over de 5 ans environ. Mais plus que la structure, c’est véritablement le personnel qui la compose qui en fait une agence performante. Une ancienne directrice de la DARPA, Regina Dugan, avait décrit son organisation comme une « armée d’élite de geeks technophiles futuristes ».

 

Composé de scientifiques de très haut niveau, on exige de leur part une culture entrepreneuriale forte. Ce qui peut paraître un détail ne l’est pas du tout. En France, la direction générale de l’armement (DGA) est composée de personnes ayant quasiment passé toute leur carrière dans le secteur public, n’ayant jamais connu la stimulation du secteur privé poussant à l’impératif de concurrence et d’innovation permanentes. À la DARPA, on leur demande d’avoir cette envie de changer le monde, en s’investissant par tous les moyens nécessaires.

 

Ils reprennent le « catéchisme de Heilmeir » (du nom d’un ancien directeur) afin de favoriser l’innovation de rupture :

  • Quels problèmes résolvez-vous et comment ?
  • Comment le problème est-il traité aujourd’hui et quelles sont les limites de ce traitement ?
  • Quelle est votre différence et qu’est-ce qui vous prouve que votre projet va réussir ?
  • En cas de réussite : quel impact et comment le mesurer ?
  • Comment organiserez-vous le développement du programme ?

 

Les gestionnaires de programmes pour la DARPA doivent donc répondre à des critères mêlant excellence technique et grande confiance en l’avenir. Le caractère de ces personnes définit donc la culture de cette agence du département de la Défense (DoD) : la recherche d’innovation révolutionnaire (pas incrémentale), la collaboration et la multidisciplinarité, un goût développé du risque et une forte tolérance à l’échec.

 

Disposant d’un budget élevé (environ 3 milliards de dollars), la DARPA, par sa structure, consacre une très faible part de son budget à ses coûts de fonctionnement. L’essentiel est donc consacré à ses études et programmes. Néanmoins, la DARPA ne fait quasiment rien elle-même. Elle sous-traite à de multiples laboratoires universitaires et entreprises. Dans la possibilité des clauses de leurs contrats, la reprise d’applications dans la technologie civile est possible. Cela permet à ces entreprises d’avoir un grand avantage en termes de financement de leurs recherches. Ce processus permet de favoriser l’innovation duale, aux retombées militaires et civiles.

 

Le système français de R&T de défense : une amorce d’évolution ?

 

La France n’a plus les moyens de se lancer dans de grands programmes d’équipements comme dans les années 1960. Dans un contexte de fin de guerre froide et de baisse du budget de la Défense, Jean-Yves Helmer a réformé la DGA en 1996 en l’orientant vers de la recherche incrémentale, et en diminuant de 30% les budgets en R&T. Il a également supprimé la DRET (Direction de la Recherche et des Études Techniques), qui était la structure chargée de l’innovation de rupture au sein de la DGA.

 

La France n’est pas un pays très dynamique en termes d’innovation. Ce problème n’est évidemment pas spécifique à la Défense. L’innovation en France reste avant tout un problème culturel et structurel. Nous avons un État trop centralisateur, avec une résistance des structures dirigeantes au changement, peu favorable au brassage des compétences.

 

De plus, notre modèle de marché n’est pas du tout favorable aux PME innovantes. La structure économique favorise les grands groupes, et brime les PME. Les PME font face à de nombreuses difficultés : obstacles administratifs, relations difficiles avec les banques, liens de sous-traitance avec les grands groupes. Sans compter qu’au final, les grands groupes en France ont tendance à absorber rapidement toute PME qui émerge par son dynamisme et son innovation.

 

Différents freins à l’innovation ont également été identifiés dans un rapport des ingénieurs et scientifiques de France (« Les Cahiers ») : l’impératif de maîtrise des coûts et des délais ; une faible tolérance à l’échec dans notre culture française ; la recherche de rationalité et d’efficacité empêchant la naissance de réelles innovations.

 

Récemment, on a néanmoins vu une nouvelle forme d’approche par la DGA de cette question de l’innovation. Le 27 novembre 2012, celle-ci a lancé son premier « Forum Innovation » ayant pour objet la rencontre entre les experts de la DGA, les entreprises (particulièrement les PME) et les laboratoires de recherche. Le but était de permettre le dialogue entre ces différents milieux, la découverte des outils de financement de l’innovation de la DGA et la présentation d’une centaine de projets d’acteurs de l’innovation.

 

Le ministère de la Défense a également mis en place en novembre 2012 le « Pacte Défense ». Ce pacte a 4 axes principaux : la prise en compte des PME et ETI dans la stratégie d’achat du ministère, un soutien financier accru et consolidé aux PME pour la R&D, des conventions bilatérales pour favoriser la croissance des PME par un dialogue amélioré entre les industriels et le ministère, et le développement de l’action en région.

 

Il faut donc continuer dans cette voie-là en favorisant le développement de l’innovation duale (mode de gestion de l’innovation de Défense qui permet de faire des économies d’échelle et des externalités dans le secteur civil), procéder au rapprochement des normes civiles et militaires, continuer à décentraliser les structures d’innovation pour favoriser l’innovation en réseau.

 

Conclusion

 

Les récentes prises d’orientations du ministère dans la Défense vont dans le bon sens : remise au centre des préoccupations de l’innovation par la DGA (bien qu’elle ne soit pas particulièrement centrée sur l’innovation de rupture), un « pacte Défense » en faveur des PME.

 

Toutefois, il manque encore une structure avec cette ambition qu’à la DARPA de réellement révolutionner la technologie militaire. Deux grands défauts persistent encore dans l’approche de l’innovation de la défense française : un manque d’ouverture vers le secteur privé dans ces structures, un poids bureaucratique et centralisateur nuisant à l’innovation.

 

Si l’État doit apporter son concours financier à la R&D, il doit laisser aux structures en charge de l’innovation une grande autonomie et indépendance, avec des règles de fonctionnement souples. La rigidité des structures administratives françaises nuit à l’innovation. Le lancement de compétitions scientifiques par la DGA pourrait être un premier signe d’ouverture vers le secteur privé, annonçant le début d’une forme d’utilisation de « crowdsourcing » à la française.

La DARPA : un modèle d’innovation dans le secteur de la défense aux U.S.A

DARPA Grand Challenge

 

Les Américains sont de grands amateurs de compétitions scientifiques. Ils sont persuadés de l’efficacité de la méthode dite de « crowdsourcing » (« les ressources de la foule ») : on part du principe que la solution peut venir de n’importe qui autour de nous et qu’il faut donc solliciter le plus grand nombre de personnes, car la diversité des contributeurs est source de qualité et d’innovation.

 

La première édition a eu lieu en 2004 : les équipes devaient concevoir un véhicule sans pilote, capable de parcourir un circuit dans le désert des Mojaves en moins de 10 heures. Puis l’édition a été rééditée en 2005.

 

En 2007, changement de décor : la compétition a eu lieu en ville, donnant le nouveau nom de DARPA Urban Challenge. Les trois premières équipes recevaient successivement 2 millions de dollars, 1 million et 500 mille dollars.

 

L’édition 2012 se nomme cette fois la DARPA Robotic Challenge où il s’agit de créer un robot de forme humaine capable d’exécuter de multiples tâches dans un environnement dangereux.

 

La prochaine édition sera le DARPA Spectrum Challenge

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:45
Un VBCI du 92RI entame une reconnaissance d'axe d'In Delimane vers Gao

28.06.2013 - Crédits MTE J. Peschel Marine nationale-EMA

Serval au Mali : un véhicule blindé de combat de l'infanterie (VBCI) du 92eRI entame une reconnaissance d'axe d'In Delimane vers Gao

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:50
Un Belge à la tête de l'Eurocorps

28 juin 2013 belgiandefence

À Strasbourg, le lieutenant-général Guy Buchsenschmidt est devenu ce vendredi 28 juin 2013 le chef de l'Eurocorps, structure militaire multinationale fondée en 1992 par la France et l'Allemagne. Il est le troisième Belge à accéder à cette prestigieuse fonction.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:45

28 juin 2013 FORCESFRANCAISES

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 15:55
Un drone Air Force MQ-9 Reaper

Un drone Air Force MQ-9 Reaper

28/06/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le Pentagone a notifié jeudi une possible vente à la France de 16 Reaper MQ-9, fabriqués par General Atomics Aeronautical Systems, au Congrès, qui doit donner son feu vert à l'opération. Une vente estimée à 1,14 milliard d'euros. Bien loin des estimations du ministère de la Défense français, qui évaluait cette opération à 670 millions d'euros, achat et développements ultérieurs compris.

 

Ce n'est pas 12 drones MALE Reaper pour un montant de 670 millions d'euros que la France veut acheter aux Etats-Unis, comme l'avait récemment expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, mais finalement 16 Reaper MQ-9 et 8 stations sol mobile pour une enveloppe de 1,5 milliard de dollars (1,14 milliard d'euros), un prix qui intègre les coûts d'entraînement et de logistique. Bien loin donc des estimations du ministère de la Défense français, qui subit une cure d'austérité même si le budget de la défense est maintenu à 31,4 milliards d'euros. Dans les 670 millions, le coût de la francisation des drones MALE américains était compris. C'est le Pentagone, ou plus exactement la Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l'agence dédiée aux ventes d'armes à l'international, qui a vendu la mèche. La DSCA a effet notifié jeudi au Congrès une possible vente à la France de 16 Reaper MQ-9, fabriqués par General Atomics Aeronautical Systems. Ce type d'opération doit recevoir l'aval du Congrès avant de pouvoir être réalisée.

Selon la DSCA, très favorable à cette vente,"la France est l'un des pays politiques et économiques majeurs en Europe et de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)". Elle est également "un allié des États-Unis dans la poursuite de la paix et de la stabilité"dans le monde. En conséquence, la DSCA considère que cette vente de 16 drones Reaper "est essentielle à l'intérêt national américain d'aider la France à développer et maintenir une solide capacité d'autodéfense. Cette vente potentielle améliorera les capacités ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) de l'armée française" dans le cadre des opérations nationales, de l'OTAN, des Nations unies (ONU) et dans d'autres opérations au sein d'une coalition". Cettte vente augmentera "énormément l'interopérabilité" entre les armées américaine et française ainsi que les forces de maintien de la paix.

La France considérée comme un bon élève

La DSCA a expliqué que la France demandait cette capacité opérationnelle pour renforcer la défense de ses troupes déployées, la sécurité régionale et améliorer l'interopérabilité avec les États-Unis. Selon la DSCA, cette vente augmentera "la capacité de la France à faire face à des menaces actuelles et futures". La France, "qui a déjà piloté à distance ce type d'appareil, n'aura aucune difficulté à maîtriser cette capacité supplémentaire", estime la DSCA. Enfin, cette dernière estime que cette vente ne changera pas l'équilibre militaire dans la région. "Il n'y aura aucun impact défavorable sur la sécurité de la défense américaine", assure-t-elle au Congrès.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé le 11 juin dernier son intention d'acheter douze drones d'observation Reaper aux Etats-Unis. Il avait précisé lors d'un déjeuner de presse que, dans un premier temps, il voulait acquérir deux Reaper ainsi qu'une station sol fabriqués par General Atomics, pour parer aux besoins urgents des forces armées françaises au Mali et dans la région du Sahel. "Il y a une nécessité opérationnelle immédiate", avait-il précisé. La France a également besoin de dix autres drones Reaper qui puissent opérer dans l'espace aérien français et européen, ce qui suppose que leurs moyens de transmission soient adaptés par des industriels européens. Là aussi, le Congrès devra donner son accord pour que la France ait accès aux "codes sources", codes informatiques de ce matériel militaire soumis à de strictes règles d'exportation, afin de le modifier.

Le Pentagone est favorable et "si on s'y prend dans le bon sens, ça devrait se débloquer"', avait alors estimé Jean-Yves Le Drian. On l'a senti moins optimiste sur cette deuxième phase. "J'espère que cela ira", a-t-il avoué. A défaut d'accord du Congrès, la France pourrait se tourner vers un drone israélien, a cependant ajouté le ministre. Le coût total de l'acquisition de ces 12 drones MALE (pour moyenne altitude, longue endurance, soit 24 heures de vol), soit le prix d'achat et le coût de leur "francisation", est évalué par les services du ministère à 670 millions d'euros. Elle doit être inscrite dans la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019 qui sera présentée au parlement à l'automne.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:55
MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

28/06 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le Pentagone a notifié au Congrès la possible vente de 16 drones Reaper à la France pour 1,5 milliard de dollars. « Une borne haute non engageante » , indique-t-on dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian.

Surprise : alors que le livre blanc de la défense a fixé à 12 le nombre de drones d’observation dont l’armée doit disposer à terme, la demande officielle de la France aux Etats-Unis pour acheter des Reaper à General Atomics porte sur... 16 exemplaires. Si l’on ajoute les stations au sol, la formation ou encore les pièces détachées, la facture atteint 1,5 milliard de dollars, là encore bien plus que le chiffre avancé jusque-là.

C’est ce qui ressort de la notification du Pentagone au Congrès , en application directe de la procédure dite « Foreign military sales) qui veut que les parlementaires américains doivent donner leur feu vert à toute vente d’armement à un pays étranger.

Renseignements pris dans l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, on assure qu’il n’y a pas de changement. Avec le « FMS », le Pentagone notifie un nombre maximal d’exemplaires de l’équipement en question, et donc la fourchette haute de prix qui en découle. Sans que cela soit définitif. « On a pas le choix, c’est comme cela, et ça n’engage en rien », assure-t-on.

On en reste donc au plan A qui prévoit que la France achète rapidement deux drones Reaper MQ-9 identique à ceux qui servent dans l’armée américaine. Cela pour les envoyer rapidement traquer les rebelles dans le Sahel. La deuxième étape consiste à négocier l’achat et la possibilité de modifier 10 exemplaires supplémentaires (au maximum si la cible du livre blanc est respectée).

La modification doit porter notamment sur l’ajout d’équipements permettant aux aéronefs de voler dans l’espace aérien français. Si cette « francisation » s’avérait impossible où trop coûteuse, le ministère de la Défense négocie en parallèle avec l’israélien IAI.

Pour tenter de contrer ce qu’ils considèrent comme une menace grave pour la souveraineté industrielle de l’Europe, Dassault, EADS et Finmeccanica ont profité du Bourget pour affirmer qu’ils étaient prêts à concevoir un drone en commun si plusieurs Etats leur passent commande. On en prend pas vraiment le chemin...

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:55
Le NH90 d'Eurocopter, l'un des atouts de la filiale d'EADS à l'export - (NHI photo)

Le NH90 d'Eurocopter, l'un des atouts de la filiale d'EADS à l'export - (NHI photo)

27/06/2013 Michel Cabirol, - LaTribune.fr

 

La filiale hélicoptériste d'EADS est sur la piste de mégacontrats dans la défense. Elle mène des campagnes commerciales au Qatar, en Pologne, aux Etats-Unis, en Inde, en Malaisie et, enfin, en Norvège.

 

Et si Eurocopter touchait le jackpot en 2013, voire en 2014. Car la filiale hélicoptériste d'EADS est sur la piste d'éléphants blancs - très grands contrats - dans le domaine de la défense. La filiale hélicoptériste d'EADS a d'ailleurs plusieurs mégacontrats dans sa ligne de mire au Qatar, en Pologne, aux Etats-Unis, en Inde, en Malaisie et, enfin, en Norvège. Des campagnes qui concernent notamment l'hélicoptère de combat Tigre mais surtout sa gamme d'hélicoptères de transport NH90 (versions terrestre -TTH - et navale) et EC725. Eurocopter a déjà remporté une très belle commande auprès du ministère de la Défense français, qui a signé fin mai un contrat portant sur l'acquisition de 34 hélicoptères de transport NH90. Une commande pour Eurocopter qui approche 1 milliard d'euros

 

NH90 et Tigre au Qatar

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.Gillis

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.Gillis

Quatre milliards d'euros à ramasser pour Eurocopter sous le soleil du Qatar, qui s'intéresse au NH90 dans ses deux versions TTH et NFH ainsi qu'au Tigre. Lors de sa visite à Doha le week-end dernier, François Hollande a "fait de nouvelles propositions en matière de défense aérienne, terrestre et navale" et a assuré avoir "toute confiance que nous avancerons dans chacun de ces domaines" avec l'émirat, à qui la France fournit 75 % de son matériel .Si Eurocopter joue sur les deux tableaux (NH90 et Tigre), les autorités françaises préfèrent quant à elles mettre en avant le NH90 plutôt que le Tigre. Histoire de ne pas faire trop d'ombre au Rafale de Dassault Aviation, qui a lui aussi ses chances au Qatar (24 à 36 appareils). Mais pas que... Car les Qataris préféreraient pour le renouvelement de leur flotte d'hélicoptères de combat (une douzaine d'appareils) l'Apache de Boeing au Tigre. "L'Apache est plus gros, donc plus dissuasif pour les Qataris", explique-t-on à La Tribune.

En revanche, l'évaluation de l'hélicoptère TTH de l'armée de Terre, en pleine tempête de sable, a impressionné à Doha, qui ont encore une douzaine de vieux Sea King d'AgustaWestland. En octobre dernier, un comité d'évaluation qatari est également venu en France et en Italie pour visiter les sites de fabrication du NH90 chez Eurocopter à Marignane et d'AgustaWestland en Italie. Les pilotes qataris ont volé sur du TTH. Pour l'heure, la France travaille sur deux propositions, l'une étant de panacher la version terrestre (12 modèles TTH) et navale (10 NFH), l'autre étant de proposer que du NFH (22 exemplaires). Face au NH90, les Américains proposent le Seahawk de Sikorsky. A noter que les Qataris n'ont pas eu la même profondeur d'évaluation sur le Tigre, note-t-on dans le groupe EADS.

 

L'EC725 séduit Varsovie

Défense : les neuf grands contrats qui font rêver Eurocopter

A défaut du NH90 mis hors course par les Italiens d'AgustaWestland, Eurocopter a réussi à rebatrre les cartes en Pologne avec l'EC725... qui a complètement séduit les militaires polonais. En Pologne, l'hélicoptériste est en compétition face à l'italien AgustaWestland et l'américain Sikorsky, pour remporter un appel d'offre de 70 appareils, un contrat estimé à 3 milliards d'euros environ. Si Eurocopter remporte cette campagne, le constructeur européen et le motoriste Turbomeca installeront respectivement deux chaînes d'assemblage pour l'EC725 chez l'industriel polonais WZL 1 basé à Lodz. "C'est le contrat de la décennie en Europe", explique-t-on chez Eurocopter. Un appel d'offre pourrait être lancé à la fin du second semestre 2013 et Varsovie pourrait choisir son fournisseur vers la mi-2014.

Eurocopter, qui a le soutien des autorités françaises, cherche également l'appui de Berlin. Ce qui n'est pas gagné. Car l'Allemagne vise plutôt un contrat de sous-marins en Pologne pour ThyssenKrupp... face à DCNS. Pour autant la filiale d'EADS garde bon espoir et déploit toute une stratégie de séduction pour convaincre les Polonais. Ainsi, en avril dernier, le ministre de la Défense polonais Tomasz Siemoniak, lors d'une visite en France, a volé dans un EC225 de la Marine nationale en compagnie de son homologue français, Jean-Yves Le Drian, pour rallier la base sous-marine L'Ile Longue.

 

En Inde, Eurocopter doit s'armer... de patience

 

source Livefist

source Livefist

Quoi de neuf en Inde ? Eurocopter, qui a répondu à un nouvel appel d'offre en 2008, attend... depuis 2010 l'ouverture des enveloppes commerciales par New Delhi pour savoir si il est à nouveau sélectionné par l'armée indienne. Elle souhaite renouveler sa flotte d'hélicoptères Cheetah et Chetak dans le cadre du  programme Light Utility Helicopters (LUH). Une décision était pourtant attendue fin mars. Le contrat, qui porte sur 197 hélicoptères de reconnaissance pour les armées de l'air et de terre destinés notamment aux troupes stationnées en altitude près de la frontière avec la Chine, est estimé à 400 millions d'euros. Il peut s'élever jusqu'à 1,5 milliard d'euros avec l'achat au total de 600 appareils. Eurocopter propose le Fennec (AS350 C3), le seul hélicoptère à s'être posé sur le mont Everest, face au KA-226 du russe Kamov.

En parallèle il existe plusieurs campagnes commerciales représentant environ 10 milliards d'euros, dont deux ont déjà été gagnées en décembre par Boeing (15 Chinook Ch-47F et 22 AH-64D Block-III Apache) pour un montant de deux milliards d'euros environ. Eurocopter vise deux autres programmes de renouvellement de la flotte indienne. Outre les 197 Fennec, la version militaire de l'Ecureuil, le constructeur européen vise un appel d'offre lancé en août 2012 portant sur la fourniture d'hélicoptères pour la Marine (56 appareils) dans le cadre du programme NUH (hélicoptères utilitaires navals) dont le montant est évalué à plus de 500 millions d'euros et un autre lancé en novembre 2012 portant sur l'équipement des Coast Guard (14 appareils, soit un contrat estimé à plus de 400 millions). Eurocopter propose respectivement l'AS565 MB Panther, la version militarisée du Dauphin, et le NH90. Soupçonné de corruption, AgustaWestland (groupe Finmeccanica), le seul rival d'Eurocopter sur ces campagnes, est pour l'heure autorisé à poursuivre les deux compétitions.

 

Douche écossaise aux Etats-Unis

 

UH-72A Lakota Helicopter photo US Army

UH-72A Lakota Helicopter photo US Army

Après avoir interrompu brutalement le programme d'hélicoptères légers LUH-Lakota (LUH) fourni par Eurocopter, les Etats-Unis pourrait lancer dans le courant du second semestre 2013 un appel d'offre en vue de renouveler la flotte d'hélicoptères de reconnaissance OH-58 Kiowa du constructeur américain Bell dans le cadre du programme AAS (Aerial armed scout). Ce programme, qui a déjà glissé dans le temps, est actuellement gelé (séquestration) en raison des nouvelles contraintes budgétaires américaines. Le contrat pourrait porter sur 500 machines, soit un contrat évalué entre 6 et 8 milliards de dollars.

"On sera dans la compétition", a affirmé, avant le salon aéronautique du Bourget, le nouveau PDG d'Eurocopter, Guillaume Faury. Le constructeur présentera l'EC645, qui a été présenté pour la première fois lors du salon Eurosatory de 2010. De son côté, Bell fait le siège de l'administration américaine en argumentant qu'il vaut mieux rénover les OH-58 pour économiser des crédits. En revanchen Eurocopter ne participera pas à la compétition Joint Multi-Role (JMR) en vue de remplacer les célèbres Black Hawk.

 

Le Tigre en Malaisie ?

 

hélicoptère Tigre version HAD appui-destruction - Crédits EFA

hélicoptère Tigre version HAD appui-destruction - Crédits EFA

Depuis 2005, Eurocopter toujours a l'espoir de vendre son produit vedette, le Tigre (entre 12 et 20 exemplaires), qui a été présenté au salon aéronautique de Langkawi cette année-là. Bien que le Premier ministre malaisien Najib Razak, un ancien ministre de la défense, qui vient de gagner les élections législatives, apprécie particulièrement cet appareil, il n'en a pas fait encore sa priorité. Le Tigre pourrait faire partie des prochaines à l'occasion du 11e plan pluriannuel, qui débutera à partir de 2015. En tout cas, les élections législatives, qui ont neutralisé tout achat d'armements pendant de longues semaines, étant passées, les entreprises d'armement vont à nouveau pouvoir se presser à Kuala Lumpur.

 

La Norvège veut des hélicoptères de recherche et de secours (SAR)

 

Défense : les neuf grands contrats qui font rêver Eurocopter

Enfin, le ministère de la Justice norvégien veut s'équiper d'hélicoptères de recherche et de secours (SAR, search and rescue) lourdement équipés dans le cadre du programme NAWSARH. Soit 16 appareils (plus six en option) pour un montant évalué à moins de 2 milliards d'euros. L'Islande pourrait rejoindre ce projet en commandant un appareil ferme (plus deux en option). Eurocopter présente le EC725, AgustaWestland l'EH101 tandis que le consortium NHI (Eurocopter, AgustaWestland et Fokker) propose le NH90. Enfin Sikorsky est en compétition avec le S92. La Norvège pourrait présélectionner cet été deux appareils.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:55
Atterrissage du Rafale Marine - photo Armée de l'air Nicolas-Singier

Atterrissage du Rafale Marine - photo Armée de l'air Nicolas-Singier

28/06/20 Par lefigaro.fr

 

VIDÉO - Les économies de plusieurs centaines de milliers d'euros vont modifier l'organisation de la parade militaire.

 

Temps de crise oblige: le défilé du 14 Juillet va réduire ses coûts cette année, tout en essayant de ne pas décevoir le public. «Comme tous nos concitoyens, nous faisons attention à nos dépenses», justifie le gouverneur militaire de Paris, le général Hervé Charpentier. Une économie de l'ordre de 10% à 15%, entre 400.000 et 600.000 euros est attendue par rapport à l'année dernière. En 2012, le défilé à coûté environ 4 millions d'euros à la Défense, notamment en frais d'acheminement du matériel.

Le 14 juillet au matin, quelque 4800 hommes et femmes sont tout de même attendus sur les Champs-Élysées. La défilé motorisé rassemblera près de 265 véhicules - soit 35% de moins qu'en 2012 -, à quoi s'ajoutent 58 avions et 35 hélicoptères - ce qui représente une baisse de 12% par rapport à l'an passé. Pour limiter les coûts sans appauvrir le défilé, seuls les véhicules opérationnels et les équipement les plus modernes des armées seront présentés: l'hélicoptère Tigre, le système lance-missiles sol-air Mamba, et surtout l'A400M, le nouvel avion de transport militaire d'Airbus.

 

Le Mali à l'honneur

L'opération française Serval au Mali sera à l'honneur cette année. Une soixantaine de soldats maliens accompagnés d'un détachement de casques bleus de la Minusma, qui prendra ses fonctions début juillet au Mali, défileront aux côtés de militaires français dont les unités ont été engagées sur ce théâtre d'opérations. L'Europe de la défense, que la France tente de relancer, sera également représentée, avec une unité de la Brigade franco-allemande. Plusieurs appareils allemands, belges et danois, participeront au défilé aérien. La présence d'un détachement de l'armée croate marquera l'entrée de la Croatie début juillet dans l'Union européenne.

Le défilé du 14-Juillet sera en outre l'occasion de nombreuses commémorations, dont le 50e anniversaire du Traité de l'Élysée ou le 60e anniversaire de la Patrouille de France. L'an dernier, un parachutiste, le lieutenant Jean-Michel Poulet, qui effectuait un saut devant la tribune présidentielle en clôture du défilé, s'était blessé à l'atterrissage. Il sera cette année dans les tribunes.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:55
DCI et Chalair Aviation prennent le contrôle de Vigie Aviation

27 juin Aerobuzz.fr

 

DCI, entreprise de services (dont l’Etat est actionnaire de référence) qui intervient sur tout le spectre de la défense et de la sécurité nationale, et Chalair Aviation, compagnie aérienne française, annoncent avoir pris une participation majoritaire dans la société Vigie Aviation. Ce rapprochement vient renforcer le lien entre DCI et Vigie Aviation. Les deux entreprises avaient signé un partenariat de coopération il y a 2 ans afin de développer des formations de personnels navigants dans le domaine de la patrouille maritime et d’exécuter des prestations de surveillance aérienne à des coûts réduits. Avec l’arrivée de Chalair Aviation, le partenariat permettra à l’entreprise de disposer d’une gamme élargie d’avions (Beechcraft série KingAir, 1900 C/D et ATR) pour ses missions de surveillance des espaces maritimes et terrestres.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

27 juin 2013 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Aerobuzz revient sur la rencontre organisée, au salon du Bourget, par l’association des journalistes de défense avec le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air. Cohérence, compétence et réactivité sont les mots clef à retenir...

 

Le dernier Livre Blanc sur la défense et la Loi de Programmation Militaire (LPM) qui va en découler entraineront une réduction globale du format des armées à laquelle l’armée de l’Air n’échappera pas. Mais pour le général Mercier, Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’air, plus que le format, c’est avant tout la cohérence globale de l’outil aérien qui compte : « A quoi bon avoir des centaines d’avions si l’on ne dispose pas d’une cohérence globale ?  » s’interrogeait-il. L’opération Serval a montré cette cohérence dont l’armée de l’Air peut encore se féliciter.

 

Pour la première fois depuis longtemps, la France a été engagée dans une opération aérienne à 100% sous commandement national. L’armée de l’Air y a démontré sa capacité à agréger des moyens très différents (chasse, transport, renseignement…) décollant de sept bases séparées les unes des autres par plusieurs milliers de kilomètres. « L’opération Serval nous a également conduit à utiliser l’ensemble de nos savoir-faire, depuis le bombardement de précision jusqu’à la reconnaissance et la surveillance, en passant par le « command & control », les poser d’assaut, le parachutage de charges lourdes etc. (…) Mon objectif à l’avenir est que l’on puisse préserver et moderniser cette cohérence  ».

 

La cohérence est aussi une affaire d’hommes et de femmes. L’armée de l’Air maintient en permanence environ un millier de personnes sur le pied de guerre, prêtes à partir en mission au coup de sifflet bref. Les équipages ne représentent qu’une petite part de ce chiffre. Serval l’a encore montré, les spécialistes des réseaux prennent aujourd’hui une importance majeure dans la conduite des opérations. « Nos spécialistes des systèmes d’information et de commandement, qui sont des gens clef pour nos opérations, ont toujours la valise à la main…  » soulignait le général Mercier. « Ce qui fait de nous une grande armée de l’Air (…), ce qui impressionne le plus nos homologues, c’est notre capacité à monter des réseaux complexes  ». Faire communiquer les bases, les détachements, les aéronefs, planifier les opérations, organiser les centres de commandement et de contrôle et assurer la transmission des ordres et des informations, le tout dans des conditions de sécurité et de fluidité essentielles aux opérations militaires : le défi n’est pas simple.

 

Autre point évoqué, celui de l’entrainement des équipages et la disponibilité des appareils. Les deux sont intimement liés. « Le format de nos armées est plus conditionné par la capacité à entretenir le matériel plutôt qu’à l’acheter » rappelait le général Mercier. Faute de budgets suffisants, l’entretien programmé des matériels est devenu une variable d’ajustement au cours des années passées, ce qui c’est traduit par un appauvrissement des stocks et une capacité insuffisante à régénérer l’activité. « Notre activité a été réduite de 20%. C’est une situation que l’on peut maintenir deux ou trois ans mais pas plus. Je suis prêt à diminuer notre format mais à condition que cela nous permette de remonter le niveau d’activité des unités de première ligne, pour qu’elles gardent cette capacité à « entrer en premier » sur un théâtre d’opération  ».

Armée de l’Air : la quadrature du cercle

Car si la réduction du nombre d’appareils est rendue acceptable par la polyvalence des avions entrant en service (le meilleur exemple étant celui du Rafale), elle se traduit également par une exigence de formation accrue pour les équipages. Dans un monde idéal, et afin d’exploiter au mieux les capacités de son avion, un pilote de Rafale devrait voler 250 heures par an. La norme affichée est actuellement de 180 heures. Mais même ce chiffre est difficile à atteindre, l’armée de l’Air reconnaissant que ses pilotes de combat sont aujourd’hui plus près de 150 heures annuelles… Un déficit que l’on retrouve également chez les transporteurs et les pilotes d’hélicoptères.

 

Il n’y a pourtant pas de miracle : en 2011 en Libye, en 2013 au Mali, les interventions décisives de l’armée de l’Air se sont faites avec des préavis très courts, quelques jours tout au plus. Impensable dans ces conditions de s’accorder quelques semaines de remise à niveau : aéronefs et équipages devaient être prêts, immédiatement. Avec la compétence et la cohérence évoquées plus haut, cette réactivité est une qualité essentielle que l’armée de l’Air devra à tout prix conserver dans les années à venir pour garder toute sa crédibilité.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 08:55
photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

28.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

C'est une facture de 1,5 milliard de dollars (1,15 milliard d'euros) que les Etats-Unis présenteront à la France si le Congrès donne son feu vert à l'achat de drones Reaper. Dans un communiqué de presse, la Defense Security Cooperation Agency a précisé la (longue) liste des équipements demandés par Paris:

france reaper.jpg

Pour lire le communiqué, cliquer ici.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:55
Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

27/06/2013 Armée de l'air

 

Ces trois dernières semaines, les Forces aériennes stratégiques ont mené deux exercices en France, un premier de montée en puissance des forces nucléaires appelé « Banco » et un second de raid aérien nucléaire avec armement inerte appelé « Poker ».

 

Après l’étape de planification exécutée par le centre opérationnel des FAS (COFAS), les équipages et le personnel mécanicien se sont déployés sur l’ensemble du territoire national. Une fois les Rafale et les Mirage 2000N armés de leur missile nucléaire air sol moyenne portée amélioré (ASMP A), et les C135 mis en configuration pour la mission, tous les équipages ont pris l’alerte à bord de leurs avions respectifs. Cet exercice Banco terminé, les armes nucléaires étaient rapportées dans leur zone de stockage car en France, en temps de paix, le vol avec une arme nucléaire réelle est interdit.

 

A l’issue, toujours sous la conduite permanente du général commandant les FAS, l’ensemble de la flotte a décollé pour un raid aérien de plusieurs heures au-dessus du territoire national dont les phases principales sont le ravitaillement en vol, la pénétration basse altitude et le tir fictif mais restitué du missile (dépourvu de la charge nucléaire).

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air

 De nombreux moyens de l’armée de l’air ont participé à cette exercice aérien d’envergure appelé Poker pour endosser le rôle soit de protection du raid soit d’adversaire. Rafale, Mirage 2000D, Mirage 2000-5, Alphajet, E-3F, déploiement d’escadrons de défense sol-air, contrôleurs aériens, fusiliers-commandos pour protéger les zones d’alerte… Le général commandant les FAS dirigeait la manœuvre aérienne à partir du COFAS « Général Dubroca » situé à Taverny tandis que le centre national des opérations aériennes (CNOA) situé à Lyon-Mont-Verdun conduisait la manœuvre défensive.

 

Des moyens de la marine nationale (Rafale Marine, Hawkeye) ont aussi été engagés. Cette opération aérienne majeure est aussi l’occasion de tester toute la chaîne de transmission pour apporter l’assurance au président de la République qu’il pourrait, si les circonstances l’exigeaient, transmettre l’ordre d’engagement aux avions placés en alerte en vol.

 

Cet exercice s’est effectué sous les yeux du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et de ses invités, madame Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale accompagnée de M. Jean-Jacques Bridey, rapporteur du budget équipement-dissuasion, de M. Carrère, président de la commission des Affaires étrangères et des forces armées au Sénat, de M. Delon, secrétaire général de la sécurité et de la Défense nationales, accompagné du général de division aérienne Steininger, et du général de division de Courrèges, chef du cabinet militaire du Premier ministre, accompagné de M. Verclytte.

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air
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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:45
République Centrafricaine: transfert d’autorité du détachement BOALI

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 25 juin 2013, au cours d’une cérémonie présidée par le général de brigade Jean-Jacques Toutous, commandant les forces françaises au Gabon (FFG), le colonel Yvan Gouriou, chef de corps du 27e bataillon de chasseurs alpins (27e BCA), a pris le commandement du détachement BOALI. Il succède au colonel Bruno Paravisini, chef de corps du 6e bataillon d’infanterie de marine (6e BIMa).

 

Le mandat BOALI 32 a été marqué fin mars par une dégradation de la situation sécuritaire dans la ville de Bangui ayant abouti à un renfort des moyens militaires sur place. Armé initialement par le 1er régiment d’infanterie (1er RI), il a reçu entre le 22 et le 24 mars, à partir du Gabon, le renfort de deux compagnies et de l’état-major tactique (EMT) du 6e BIMa en provenance des FFG, portant ses effectifs de 240 à 550 militaires.

République Centrafricaine: transfert d’autorité du détachement BOALI

Pendant cette période instable, les militaires français ont contrôlé et sécurisé l’aéroport et les points d’intérêt français. Parallèlement et conformément à la mission qu’ils assurent depuis 2003, au déclenchement de l’opération BOALI, le soutien de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) s’est poursuivi.

République Centrafricaine: transfert d’autorité du détachement BOALI

Le 6 juin, compte tenu de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays, le dispositif militaire français a été adapté avec le désengagement de l’une des deux compagnies déployées en renfort, la compagnie parachutiste du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (8e RPIMa) qui est retournée à Libreville tandis que la seconde, la compagnie motorisée (COMOTO) , armée par le 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa), a été relevée à Bangui par une unité élémentaire du 16e bataillon de chasseurs (16e BC). Depuis cette date, le détachement BOALI compte près de 400 militaires qui assurent toujours la mission de protection des ressortissants et des intérêts français. A ce titre, le contrôle de l’aéroport et des sites d’intérêts se poursuit.

République Centrafricaine: transfert d’autorité du détachement BOALI

Le colonel Yvan Gouriou est accompagné d'un état-major tactique, d’une compagnie de combat d’infanterie de son régiment, ainsi que de militaires issus de divers entités, principalement du domaine soutien. Avec ses hommes, il a débuté la relève des éléments du 1er régiment d’infanterie qui devrait s’achever début juillet.

République Centrafricaine: transfert d’autorité du détachement BOALI

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2003. Cette opération vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX). Si la situation l’exige, la force est en mesure d’assurer la protection des ressortissants français.

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