Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 18:55
Thales Alenia Space se penche sur les liaisons de données aéroportées à haut débit

27.06.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

La DGA a notifié à Thales l’étude KALB (Kit Aéro Large Bande), concernant un « nœud de communication aéroporté haut débit et longue distance ». Il s’agit notamment afin d’améliorer les liaisons de communication entre le sol et les aéronefs militaires tels que l’A400M, le futur MRTT ou encore les ATL2, par un terminal Satcom aéroporté haut débit.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 17:45
Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00

27/06/2013 18:07 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le 20 juin 18 h jusqu’au 27 juin 18h.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 80 sorties. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement et de renseignement, tandis qu’une trentaine ont été consacrées à l’appui feu des opérations terrestres, et autant aux missions de transport.

 

La force Serval poursuit la sécurisation du nord du Mali et les opérations de contrôle au Nord du fleuve Niger.

 

Dans la région de Gao, des missions de reconnaissance sont régulièrement menées sur divers axes par les militaires français et maliens et permettent ainsi de maintenir la sécurisation autour de la ville. L’une de ces missions, grâce au renseignement fourni par la population, a abouti à la découverte d’environ 350 obus, majoritairement de calibre 82 mm, et de deux lance-roquettes de 122 mm, dans la région d’Amakouladji, au nord de Gao.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00

Le 24 juin 2013, les trois avions Mirage 2000 D du détachement chasse (DETCHASSE) de Bamako ont été relevé et ont quitté le Mali pour rejoindre la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Déployés sur le tarmac de Bamako le 17 janvier 2013, les trois avions de chasse relevés ont tous participé, de jour comme de nuit, à des missions d’appui aux opérations au sol de la force Serval. Ils ont également été amenés à cibler des objectifs ennemis identifiés et validés, comme des dépôts logistiques, des véhicules ou des centres d'entrainement utilisés par des groupes terroristes. Depuis le début de l’opération Serval, les avions Mirage 2000 D du DETCHASSE de Bamako ont effectué près de 450 missions et totalisent près de 2.200 heures de vol.

 

Le 24 juin 2013, la force Serval a transféré aux forces armées maliennes la responsabilité du poste de filtrage de l’aéroport de Gao. La force Serval est déployée sur l’aéroport de Gao depuis le 26 janvier 2013. En mai, les soldats français ont été redéployés sur la partie militaire de la plateforme aéroportuaire afin que les Maliens puissent accéder aux infrastructures civiles. Le redéploiement de la force Serval sur la partie militaire de l’aéroport de Gao est accompagné d’une redéfinition des rôles en matière de défense et de protection du site. Ces deux dernières semaines, les FAMA ont assuré de façon conjointe le contrôle du poste de filtrage avec la force Serval. Après une phase progressive de consignes auprès des militaires français, les soldats maliens assurent de manière autonome le filtrage de l’entrée principale de la zone aéroportuaire.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00

Le 25 juin 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu au Mali pour rendre visite aux militaires français de la force Serval et rencontrer les autorités maliennes dans le cadre du déploiement progressif de la MINUSMA. Accompagné du chef d’état-major général des armées maliennes, le général Ibrahima Dembélé, le CEMA s’est rendu à Gao pour rencontrer les militaires français déployés sur l’aéroport. Il s’est ensuite rendu à Bamako pour s’entretenir avec les militaires français déployés dans le cadre de la mission européenne d’entrainement au Mali (EUTM). Il a également rencontré les insérés français au sein du poste de commandement de la MINUSMA, dont le poste de chef d’état-major est occupé par le général français Vianney Pillet. LA MINUSMA prendra le relais de la mission africaine de stabilisation au Mali (MISMA) à partir du 1er juillet 2013. Le CEMA a également été reçu par le Premier ministre et le ministre de la défense maliens ainsi que par Mr Bert Koenders, représentant spécial des Nations Unies au Mali.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00

Depuis le 25 juin 2013, les 700 militaires du 1er bataillon malien « Waraba » sont arrivés à Gao. Ils avaient quitté quatre jours plus tôt par la route l’école militaire d’administration de Koulikoro. Sur la route, à Sévaré, le bataillon a été pris en compte par la vingtaine de militaires français qui composent le détachement d’appui opérationnel (DAO). Ces derniers les accompagneront durant leur déploiement opérationnel, pour coordonner leur action avec la force Serval si nécessaire d’une part, faciliter la mise en place des appuis auprès de ces forces d’autre part, et enfin pour les conseiller sur le terrain. Cette présence militaire à leurs côtés vise à ce que leur montée en puissance se déroule de façon progressive et le plus efficacement possible. Le départ du bataillon de Koulikoro marque la fin de cette première action de formation conduite par la mission EUTM Mali et symbolise le déploiement opérationnel du bataillon « Waraba ». Il est aujourd’hui autonome et capable de mener des actions de combat en autonomie ou avec d’autres forces. Les militaires français, insérés dans ce GTIA, ont profité de cette rencontre pour nouer avec leurs homologues maliens les premiers liens.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Opération Serval : Point de situation du jeudi 27 juin 18h00
Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:55
Notes de Recherche Stratégique

27/06/2013 IRSEM

 

Cette rubrique rassemble les travaux de différents chercheurs de l'IRSEM comme de personnalités extérieures, sur des thématiques d'actualité stratégique contemporaine.

 

Notes de Recherche Stratégique n°1 - 2013 : Vers une nouvelle équation stratégique en Méditerranée

Auteur : Pierre RAZOUX

Présentation - Document

Notes de Recherche Stratégique n°2 - 2013 : Quelle stratégie internationale de la Chine à l’ère XI Jinping?

Auteur : Dr Leïla CHOUKROUNE

Présentation - Document

Notes de Recherche Stratégique n°3 - 2013 : La pensée stratégique chinoise : développement d’un smart power sur les bases de concepts millénaires

Auteur : Alice GRANDSERRE

Présentation - Document

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:55
AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

27.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

L’EBRC, Engin Blindé de Reconnaissance au Combat, est un élément essentiel du programme Scorpion, lui-même placé au cœur de l’armée de Terre pour les trente années à venir. Une armée de Terre à présent bien fixée sur ce qu’elle attend de son futur véhicule de combat, destiné à remplacer les ERC-90 (Panhard) et autres AMX-10RC (GIAT/Nexter) à l’horizon 2020. Des véhicules qui ont montré au cours des dernières décennies  l’excellence de leur choix techniques, et en particulier tout l’intérêt qu’il pouvait y avoir à marier la roue et le canon. Mais les dernières opérations, et en particulier Serval au Mali, ont également rappelé les limites de ces véhicules datant des années 70.

photo Sirpa Terre

photo Sirpa Terre

On le sait bien, l’ERC90 Sagaie n’a bénéficié que d’une remotorisation depuis son entrée en service. Le véhicule reste inapte au combat de nuit et ne garantit à ses occupants qu’une protection contre les lance-pierres, soft gun autres fusils de chasse.

Photo Sirpa-Terre

Photo Sirpa-Terre

L’AMX 10RC offre un plus grand pouvoir de destruction et une meilleure protection pour son équipage depuis qu’il a bénéficié des kits de protections développés pour le théâtre afghan. Mais ses optiques sont vieillissantes et si les équipages soulignent qu’ils peuvent « vivre et durer » dans la tourelle, ils sont également prompts à rappeler les températures supérieures à 60°C qui y ont été enregistrées pendant Serval… Pour l’ ERC-90 comme pour l’ AMX-10RC, la conclusion qui s’impose est donc la même : le blindé de moyen tonnage sur roues présente donc un excellent compromis en terme de mobilité et de puissance de feu. Mais il est plus que jamais nécessaire de préparer l’avenir en tenant compte des contraintes opérationnelles nouvelles et en tirant profit des technologies actuelles.

Les grandes lignes de l’EBRC sont aujourd’hui figées : il s’agira d’un 6×6 avec un équipage de trois hommes dont deux en tourelle. La masse maximale ne devra pas dépasser 25 tonnes pour préserver la mobilité tactique et la capacité à être transporté facilement par un A400M. Comme pour tout programme de véhicule, la masse et le gabarit imposé par l’aérotransport entrent bien évidemment en conflit avec les ambitions du cahier des charges : l’armée de Terre veut un véhicule offrant plus de protection, de mobilité et de puissance de feu que les engins actuels. L’EBRC devra être capable de parcourir de longues distances en totale autonomie, tout en restant discret, polyvalent et capable de « réversibilité ». Derrière ce mot barbare se cache la capacité de répondre indifféremment à des situations de combat ou de maintien de la paix.

la tourelle T40 (photo G. Belan)

la tourelle T40 (photo G. Belan)

Une quadrature du cercle qui trouve un début de réponse dans le choix de l’armement principal : un canon automatique de 40mm développé par CTAI (co-entreprise entre Nexter et BAE). Compacte et très puissante, la munition télescopée de 40mm développée pour la nouvelle arme pourra engager la plupart des cibles blindées. Les engins les plus lourds seront traités par les missiles emportés en tourelle, offrant une capacité anti-char à longue portée (4000m). En étant visuellement moins agressif que le 90mm ou 105mm, le canon de 40mm est également vu comme une bonne réponse à la question de la réversibilité. Il contribuera également fortement au respect du devis de masse. FOB détaillera prochainement quelques-unes des solutions présentées par Nexter, pour qui l’EBRC constitue un enjeu industriel majeur.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:55
L’ECPAD, partenaire de « Saumur En Uniformes »

27.06.2013 ECPAD

 

Les samedi 29 et dimanche 30 juin 2013, l’ECPAD participera à la manifestation « Saumur en uniformes », grand rassemblement de reconstitution militaire organisé par l’association Histoire & Patrimoine militaire.

Le temps d’un week-end, l’immense place du Chardonnet à Saumur, lieu mythique de la Cavalerie française, accueillera sur une surface de plus de 6 hectares près de 500 “reconstitueurs” qui proposeront au public des animations reconstituant la vie des soldats de la Grande Armée, les Poilus de la Grande Guerre, les Gi’s de 1944, les paras français de Diên Biên Phu et même les Marines du Vietnam.

Plus de 30 associations viendront de l’Europe entière pour présenter plus de 200 ans d’histoire militaire de l’Empire à nos jours. Des camps seront reconstitués comme à l’époque et offriront au public des animations de la vie des soldats. Plus d’une centaine de véhicules et de blindés seront également déployés en statique et en dynamique pour donner encore plus de vie aux reconstitutions de batailles. Des effets pyrotechniques permettront aux chars de tirer en toute sécurité, rendant le spectacle encore plus réaliste.

Le but de cette manifestation est de faire découvrir deux siècles d’histoire militaire qui ont façonné l’Europe d’aujourd’hui. Les équipes de l’ECPAD ont été mobilisées sur place pour réaliser un film autour de cet événement exceptionnel. Un DVD sera ensuite produit et commercialisé pour que chacun garde une trace de cette manifestation ou pour que ceux qui ne pourront y assister puissent prendre la mesure de cette manifestation sans précédent.

LE DETAIL DU PROGRAMME

Samedi 29 juin 2013

-          Différentes fanfares militaires seront présentes tout au long du week-end en faisant une aubade sur la grande carrière.

-          10 h 00 : Ouverture au public ; parcours autour de la place du Chardonnet où seront installés les différents camps militaires, suivant un ordre chronologique (du 1er Empire à la guerre d’Algérie). Les visiteurs pourront également observer différents véhicules militaires disposés en statique tout le long du parcours.

-          10 h 00 : Ouverture du salon aux antiquités militaires dans le bâtiment Kellermann.

-          11 h 30 : Spectacle sur la grande carrière : Présentation et combats des troupes à pied et cheval du 1er Empire.

-          14 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats de la Grande Guerre avec un char FT17.

-          15 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats des cadets de Saumur en juin 1940 avec un Char R35 et un Panzer II.

-          15 h 00 : Grande vente aux enchères au Musée de la Cavalerie organisée par Aiolfi & Partners spécialisé dans l’antiquité militaire.

-          16 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats Front de l’Est avec un char soviétique T34 et un char allemand Panther.

-          17 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Présentation des différents groupes de reconstitution.

-          18 h 00 : Fermeture du salon aux antiquités militaires.

-          21 h 00 : Fermeture au public du camp.

 

Dimanche 30 juin 2013

-          10 h 00 : Ouverture du camp et du salon aux antiquités militaires au public.

-          10 h 30 : Défilé dans la ville de Saumur des différents groupes de reconstitution et des véhicules militaires en partenariat avec le festival des musiques militaires.

-          11 h 30 : Spectacle sur la grande carrière : Présentation des différents groupes de reconstitution avec quelques démonstrations de tir.

-          14 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats de la Grande Guerre avec un char FT17.

-          15 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats des cadets de Saumur en juin 1940 avec un Char R35 et un Panzer II.

-          16 h 00 : Spectacle sur la grande carrière : Combats de la bataille de Normandie avec un char allemand Panther et un Tank Destroyer américain.

-          14 h 00/16 h 00 : Projection du film «Le Sacrifice», conférence sur la guerre d’Indochine avec le colonel Jacques Allaire, ancien lieutenant à Dien Bien Phu.

-            18h00 : Fermeture du salon aux antiquités militaires et du camp au public.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:45
Côte d’Ivoire : interaction avec la FASM Latouche-Tréville

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 22 juin 2013, le détachement Fennec (DET FENNEC) de l’opération Licorne a réalisé, au large des côtes ivoiriennes, des manœuvres aviation avec la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville.

 

Cet entrainement avait pour objectif d’entretenir les qualifications des pilotes et treuillistes du DET Fennec et d’entrainer le médecin spécialisé MEDEVAC (évacuation médicale) de la force Licorne à l’évacuation en mer.

Côte d’Ivoire : interaction avec la FASM Latouche-Tréville

L’hélicoptère Fennec de la force Licorne a effectué une série d’hélitreuillages sur la plate-forme hélicoptère de la FASM et une dizaine d’appontages. Les pilotes se sont également entraîner à l’approche d’un bâtiment par mauvaise visibilité en mettant en œuvre des procédures adaptées.

Côte d’Ivoire : interaction avec la FASM Latouche-Tréville

L’entrainement régulier du DET Fennec avec les bâtiments de la Marine nationale déployés dans le golfe de Guinée dans le cadre de l’opération Corymbe, permet d’entretenir les capacités des pilotes à intervenir en mer et à réaliser d’éventuelles évacuations médicales vers l’antenne chirurgicale de la force Licorne.

 

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires. Elle est par ailleurs en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin est.

Côte d’Ivoire : interaction avec la FASM Latouche-Tréville

La FASM Latouche-Tréville est, quant à elle, déployée dans l’opération Corymbe. Cette opération est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par au moins un bâtiment de la marine Nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués. Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération, en cours ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. Corymbe permet également la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:40
Iliouchine-20 COOT A photo Armée de l'Air

Iliouchine-20 COOT A photo Armée de l'Air

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 27 juin 2013, une patrouille de deux Mirage F1 CR du dispositif français de l’opération Baltic 2013 a identifié puis escorté un aéronef russe.

 

A 8h54, moins de dix minutes après le retentissement de la sirène d’alerte, deux Mirage F1 CR ont décollé de la base de Šiauliai, en Lituanie, pour intercepter un  appareil survolant la mer Baltique. A 9h12, les Mirage F1 CR ont intercepté un aéronef russe de type Iliouchine-20 COOT A. Dix minutes plus tard, après vérification de tous les critères de l’aéronef, ils ont rejoint leur base.

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français et 4 Mirage F1CR assurent la mission Baltic, sous mandat de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel dans l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 15:55
Flows between the ports and daily dynamics of activities in the ports - by Natalia Andrienko and Gennady Andrienko

Flows between the ports and daily dynamics of activities in the ports - by Natalia Andrienko and Gennady Andrienko

27.06.2013 Ecole Navale

 

Moving Objects : systèmes de surveillance et de contrôle du trafic maritime - Ecole Navale

Dans le cadre du programme COST (European Cooperation in Sciences and Technology) financé par la communauté européenne, l’Institut de Recherche de l’Ecole Navale (IRENav) accueille du 27 au 28 juin 2013, la rencontre des partenaires de l’action MOVE (Moving Objects) sur le thème des systèmes de surveillance et de contrôle du trafic maritime.

 

Cette rencontre, qui se déroule dans les locaux du foyer du Marin à Brest sous la responsabilité de Cyril Ray et Christophe Claramunt de l’IRENav, regroupe une trentaine de participants de 8 nationalités différentes, représentant des laboratoires de recherche et des organismes institutionnels (EU, OTAN, CETMEF) du domaine.

L’objectif de cette rencontre : confronter les résultats de recherche et interagir sur les méthodes et outils de caractérisation et d’analyse des comportements de navires. Les aspects abordés traitent des domaines de l’informatique et des bases de données, de la gestion de connaissances, de la fouille de données et de la géovisualisation.

 

Au sein de l’IRENav et du groupe de recherche MOTIM (Modélisation et Traitement de l’Information Maritime), plusieurs thèses de doctorat et programmes de recherche sont en cours sur la problématique des systèmes d’informations et de la modélisation de l’espace maritime pour la navigation, assurant à l’École Navale une position reconnue dans la communauté scientifique et institutionnelle.

 

- contact : Abdel BOUDRAA, HdR.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:55
Après un développement difficile, le V-22 a fait la preuve de ses capacités au combat. - photo USMC

Après un développement difficile, le V-22 a fait la preuve de ses capacités au combat. - photo USMC

26 juin 2013 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Une carte présentée au salon du Bourget sème le trouble : la France serait-elle intéressée par le V-22 ?

 

Après ses troubles de jeunesse et une scolarité difficile, l’appareil à rotors basculants a finalement trouvé un bon boulot au Pentagone et semble donner toute satisfaction à son employeur. 214 V-22 sont déjà en service au sein de l’US Marines Corps (USMC) et de l’Air Force et les premiers déploiements opérationnels ont semble-t-il pleinement comblé les « nuques de cuir ».

 

« Nous avons réalisé en Afghanistan des missions hors de portée pour tout autre appareils » expliquent les Marines, qui citent volontiers la récupération de 32 soldats au terme d’une mission de 800 miles (1300 km) aller-retour en quatre heures de vol non-stop. Les Marines ont exprimé un besoin total pour 360 de ces appareils et signe de la confiance qu’ils leurs accordent, deux MV-22 sont déjà en service au sein de l’escadron chargé de la logistique des déplacements présidentiels. Si le MV-22 n’est pas encore « Marine One », le rôle reste dévolu aux hélicoptères « traditionnels », on lui confie tout de même la mission de trimbaler les médias, ce qui peut être encore plus risqué…

 

L’an dernier à Farnborough, une douzaine de chefs d’état-major de différentes armées de l’air ont volé à bord de l’appareil en présentation. A ce jour, on sait qu’Israël est en négociation directe avec Washington pour l’achat du V-22.

Un C-2 Greyhound à l’appontage sur le PA Charles de Gaulle. La mise en œuvre d’un tel avion par la marine française se heurte à un obstacle financier.

Un C-2 Greyhound à l’appontage sur le PA Charles de Gaulle. La mise en œuvre d’un tel avion par la marine française se heurte à un obstacle financier.

« Une centaine de V-22 pourraient être vendus à l’international » expliquait pendant le salon du Bourget le colonel Gregory Masiello, co-directeur du programme pour l’USMC. Et c’est là que ça devient intéressant : Pour appuyer son discours, le colonel présentait pendant son briefing aux médias une carte du monde intitulée « International engagement ». Une quinzaine de pays y étaient nommés, parmi lesquels des prospects commerciaux bien connus, mais aussi la France. Paris pourrait donc être intéressé par l’appareil à rotors basculants ? C’est peu probable, mais si ce n’est pas illogique…

 

On sait que l’US Navy considère l’achat de V-22 pour remplacer ses actuels C-2 Greyhound : des avions cargo aptes au catapultage et à l’appontage, et qui servent au ravitaillement à longue distance des porte-avions. Appelés « COD » dans la nomenclature US (pour Carrier Onboard Delivery), les C-2 disposent d’une soute assez vaste pour emporter un réacteur, du fret en vrac ou encore une vingtaine de passagers. Ces C-2 (39 fabriqués au cours des années 80, en remplacement d’appareils de première génération) vieillissent et demanderont bientôt d’être remplacés. Bell Boeing verrait bien le V-22 tenir le rôle de COD. Il y a deux semaines dernière, deux convertibles ont opéré comme COD à partir de l’USS Trumman.

MV-22 Ospreys à l'appontage sur l' USS Bonhomme Richard. Le V-22 est en lice pour remplacer les Greyhound dans la mission "COD" (Carrier Onboard Delivery)

MV-22 Ospreys à l'appontage sur l' USS Bonhomme Richard. Le V-22 est en lice pour remplacer les Greyhound dans la mission "COD" (Carrier Onboard Delivery)

La France aurait elle aussi bien besoin d’un « COD » au service du Charles de Gaulle. Pendant l’opération Harmattan en 2011, la marine avait d’ailleurs « emprunté » deux Greyhound à l’US Navy pendant 16 jours, pour le ravitaillement de son porte-avions. Alors pourquoi ne pas imaginer des V-22 porteurs de la cocarde à hameçons ? Pour les mêmes raisons qui ont fait renoncer à l’achat de C-2 : l’oseille. A 70M$ pièce, le V-22 est un beau jouet un peu cher. Donc interrogé sur la place de la France sur la carte des « engagements internationaux », le colonel Masiello expliquait qu’elle se justifiait par les essais à venir du V-22 sur les BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) de la classe Mistral. Des essais qui se feront quand navire et aéronef seront disponibles simultanément. Rien que de très classique avec ces essais, le V-22 réalisant, comme tout nouvel appareil, la tournée des popotes sur les navires du monde entier pour valider sa compatibilité. Début juin, des appareils basés dans le Pacifique avaient pu pour la première fois se poser sur les porte-hélicoptères japonais Shimokita et Hyuga.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:45
Présentation de l'équipement Félin par le groupement terre

Présentation de l'équipement Félin par le groupement terre

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 21 juin 2013, son Excellence madame Evelyne Decorps, ambassadrice de France au Tchad accompagnée d’une délégation de l’ambassade, a rendu visite aux militaires de la force Epervier, sur la base aérienne Kosseï, de N’Djamena.

 

La délégation a été accueillie par le colonel Laurent Rataud, commandant de la force Epervier (COMANFOR) qui leur a présenté les missions des éléments français au Tchad (EFT) et leurs capacités d’action.

 

Lors de cette visite, le groupement terre de la force Epervier a présenté le dispositif susceptible d’être mis en place pour assurer, en coordination avec l’ambassade de France, la protection et l’évacuation de ressortissant.

 

La délégation s’est ensuite rendue au centre médical interarmées et auprès de l’antenne chirurgicale. Elle a également visité le JFACC AFCO, Joint Forces Air Component Command de l’Afrique centrale et de l’Ouest implanté à N’Djamena. Réparti sur les sites de Lyon-Mont-Verdun et la capitale tchadienne, le JFAC AFCO, permet la coordination et une conduite optimales des opérations aériennes, notamment au profit de l’opération Serval.

 

La visite s’est achevée par une présentation du groupement air de la force Epervier. Une partie de ces capacités a été présenté : le détachement chasse, le détachement ALAT et l’équipe TAC-P (tactical air control party) du CPA 20.

 

Les éléments français au Tchad (EFT) de la Force Epervier assurent deux missions permanentes : conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, ils apportent un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) ainsi qu’un appui renseignement aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes. Ils garantissent également la protection des intérêts français et, tout particulièrement, la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad. Parallèlement à leurs missions permanentes, les EFT assurent également l’intégralité du soutien aux moyens de la composante Air (chasse et transport) stationnés à N’Djamena et engagés dans l’opération Serval.

Tchad: visite de l’ambassadrice de France à la force Epervier
Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:45
C130 Hercules de l’U.S Air Force

C130 Hercules de l’U.S Air Force

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 21 juin 2013, un avion C130 Hercules de l’U.S Air Force, transportant des soldats français dans le cadre d’une relève, s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Bamako, après une première rotation entre Dakar et Gao.

 

Depuis le début de l’opération Serval, une dizaine de nations alliées ont apporté leur soutien à la force Serval en mettant à disposition des avions de transport tactiques (ATT) et stratégiques (ATS).

 

Depuis le début de l’opération Serval, les Etats-Unis fournissent des avions ravitailleurs KC135 au profit des avions de chasse français et des avions C-17. D’autres nations alliées ont contribué de manière significative aux opérations au Mali, que ce soit directement pour l’opération Serval ou dans le cadre du soutien à la MISMA. Ainsi, la Belgique a fourni deux avions C 130 Hercules et deux hélicoptères A109 Medevac. Les Danois ont quant à eux envoyé un avion C 130 Hercules. Le Canada, la Grande-Bretagne et la Suède ont engagé des avions C-17. Les Pays-Bas ont mis à disposition 2 avions KDC 10 ainsi que 4 C130 et 1 DC10. L’Espagne a fourni dans un premier temps un avion C 130 Hercules puis un avion Casa qui terminera sa mission fin juillet. Enfin, l’Allemagne a fourni 3 avions C 160 Transall et un avion A 310 multi-rôle de ravitaillement en vol et de transport.

C 130 Hercules - Danemark

C 130 Hercules - Danemark

hélicoptères A109 Medevac - Belgique

hélicoptères A109 Medevac - Belgique

C 130 Hercules - Belgique

C 130 Hercules - Belgique

C 160 Transall - Allemagne

C 160 Transall - Allemagne

C 130 Hercules - Espagne

C 130 Hercules - Espagne

Opération Serval : contribution alliée au transport tactique intra-théâtre
C-17 - Canada

C-17 - Canada

Les moyens néerlandais engagés en soutien de l’opération Serval – Crédit : EMA / ECPAD

Les moyens néerlandais engagés en soutien de l’opération Serval – Crédit : EMA / ECPAD

C-17 - Royal Air Force

C-17 - Royal Air Force

Les moyens mis à disposition par les pays alliés en soutien de l’opération Serval ont permis de renforcer les capacités de transport et de ravitaillement. Cette complémentarité et cette interopérabilité sont le fruit d’une coopération régulière développée notamment au cours d’exercices interalliés.

Le 21 juin 2013, un avion C 130 Hercules de l'U.S Air Force, transportant des soldats français dans le cadre d'une relève, s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Bamako, après une première rotation entre Dakar et Gao.

Le 21 juin 2013, un avion C 130 Hercules de l'U.S Air Force, transportant des soldats français dans le cadre d'une relève, s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Bamako, après une première rotation entre Dakar et Gao.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:45
Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

27/06/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 25 juin 2013, les 700 militaires du 1erbataillon malien « Waraba » sont arrivés à Gao. Ils avaient quitté quatre jours plus tôt par la route l’école militaire d’administration de Koulikoro.

 

Durant ce déplacement, ils ont été accompagnés par une vingtaine d’instructeurs français, allemands et belges de la mission européenne de formation (EUTM) jusqu’à Sévaré. Escorté par une section de gendarmerie malienne, ce convoi était composé de près d’une centaine de véhicules, de quatre véhicules semi-remorques et de trois port engins blindés (PEB) appartenant au bataillon malien.

 

Une fois à Sévaré, le bataillon a été pris en compte par la vingtaine de militaires français qui composent le Détachement d’appui opérationnel (DAO). Ces derniers les accompagneront tout au long de leur déploiement opérationnel, pour les conseiller et coordonner leur action avec la Force Serval si nécessaire.

 

Au début du mois de juin, ce 1erbataillon a été déployé sur Koulikoro pour effectuer, pendant sept jours, son exercice opérationnel de synthèse. Ce dernier clôturait les dix semaines de formation dispensées par les instructeurs européens aux militaires. A cette occasion, les soldats maliens ont réalisé de manière autonome un exercice de synthèse sous l’œil attentif de leurs instructeurs et de trois éléments précurseurs du DAO venus spécialement pour l’occasion. L’objectif était pour eux de se rendre compte du niveau atteint par les militaires maliens.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Le départ du bataillon de Koulikoro marque la fin de cette première mission de formation européenne et symbolise le déploiement opérationnel du bataillon « Waraba ». Il est aujourd’hui autonome et capable de mener seul, une manœuvre de niveau GTIA, dans le cadre d’un combat interarmes.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Depuis l’arrivée du bataillon, les éléments du DAO ont pris le relais de l’EUTM et accompagnent désormais le GTIA malien « Waraba » sur le terrain afin d’une part d’assurer la coordination du GTIA « Waraba » avec la force Serval, d’autre part de faciliter la mise en place des appuis auprès de ces forces, et enfin de les accompagner et conseiller dans l’accomplissement de leur mission afin que leur montée en puissance se déroule le plus efficacement possible. Les militaires français, insérés dans ce GTIA, ont profité de cette rencontre pour nouer avec leurs homologues maliens les premiers liens.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:45
Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

27/06/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 25 juin 2013, les 700 militaires du 1erbataillon malien « Waraba » sont arrivés à Gao. Ils avaient quitté quatre jours plus tôt par la route l’école militaire d’administration de Koulikoro.

 

Durant ce déplacement, ils ont été accompagnés par une vingtaine d’instructeurs français, allemands et belges de la mission européenne de formation (EUTM) jusqu’à Sévaré. Escorté par une section de gendarmerie malienne, ce convoi était composé de près d’une centaine de véhicules, de quatre véhicules semi-remorques et de trois port engins blindés (PEB) appartenant au bataillon malien.

 

Une fois à Sévaré, le bataillon a été pris en compte par la vingtaine de militaires français qui composent le Détachement d’appui opérationnel (DAO). Ces derniers les accompagneront tout au long de leur déploiement opérationnel, pour les conseiller et coordonner leur action avec la Force Serval si nécessaire.

 

Au début du mois de juin, ce 1erbataillon a été déployé sur Koulikoro pour effectuer, pendant sept jours, son exercice opérationnel de synthèse. Ce dernier clôturait les dix semaines de formation dispensées par les instructeurs européens aux militaires. A cette occasion, les soldats maliens ont réalisé de manière autonome un exercice de synthèse sous l’œil attentif de leurs instructeurs et de trois éléments précurseurs du DAO venus spécialement pour l’occasion. L’objectif était pour eux de se rendre compte du niveau atteint par les militaires maliens.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Le départ du bataillon de Koulikoro marque la fin de cette première mission de formation européenne et symbolise le déploiement opérationnel du bataillon « Waraba ». Il est aujourd’hui autonome et capable de mener seul, une manœuvre de niveau GTIA, dans le cadre d’un combat interarmes.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Depuis l’arrivée du bataillon, les éléments du DAO ont pris le relais de l’EUTM et accompagnent désormais le GTIA malien « Waraba » sur le terrain afin d’une part d’assurer la coordination du GTIA « Waraba » avec la force Serval, d’autre part de faciliter la mise en place des appuis auprès de ces forces, et enfin de les accompagner et conseiller dans l’accomplissement de leur mission afin que leur montée en puissance se déroule le plus efficacement possible. Les militaires français, insérés dans ce GTIA, ont profité de cette rencontre pour nouer avec leurs homologues maliens les premiers liens.

Arrivée du convoi du 1er bataillon malien « Waraba » à Gao

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:55
Formation ravitailleur, Rafale, Mirage F1

Formation ravitailleur, Rafale, Mirage F1

26/06/2013 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Mardi 25 juin 2013, la première répétition du défilé aérien du 14 Juillet a été organisée sur la base aérienne 279 de Châteaudun. Un passage des aéronefs dans des conditions dignes du Jour J.

 

Chaque année, un entraînement au défilé aérien du 14 Juillet est organisé sur la base aérienne 279 de Châteaudun au plus proche des conditions parisiennes. « Ici, les circuits d’attente et  l’axe de la piste  sont positionnés exactement comme au 14 Juillet », explique le général Jean-Jacques Borel, chef d’état-major du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, directeur du défilé aérien. Tout le dispositif est au plus près de celui établi à Paris ».  Sur place, une tente abritant le poste de commandement, de conduite et de coordination (P3C) a été installée. Ce même poste que l’on retrouvera au sommet de l’Arc de Triomphe le jour de la fête nationale. S'y trouveront plusieurs contrôleurs aériens et pilotes dont le capitaine Pierre Coudray, plus connu pour cet événement sous l’indicatif radio « Étoile ».

 

43 aéronefs et 20 hélicoptères en entraînement

 

Pour cette répétition, une grande partie du dispositif aérien prévu pour le 14 Juillet a fait le déplacement. Au total, ce sont 43 avions (sur 53) dont chaque leader de plot et 20 hélicoptères qui ont réalisé un passage au-dessus de la piste de Châteaudun. Même l’A 400M est venu répéter. «  Notre objectif est de vérifier la tenue des formations et le respect du timing », confie le lieutenant-colonel Nicolas Berjon, coordinateur du défilé aérien. Positionnés en bout de piste, comme en tribune présidentielle, le général  Borel et les officiers projet vont alors contrôler chacun des passages.

Le poste de commandement, de conduite et de coordination (P3C)

Le poste de commandement, de conduite et de coordination (P3C)

Formation Ravitailleur C135, deux Rafale et deux Mirage

Formation Ravitailleur C135, deux Rafale et deux Mirage

Top départ à 11h03 et 30s

 

«Étoile » annonce le top départ à 11h03 et 30 secondes. Chaque patrouille calcule alors son temps de passage en respectant un écart de 30 secondes entre chaque formation. « La difficulté repose sur le fait qu’à Châteaudun tous les aéronefs ne pouvaient pas se poser », souligne le général Borel. « Les transporteurs ont rejoint les axes d’attente depuis leurs bases aériennes tandis que les autres ont décollé de Châteaudun. »  Après la première partie du défilé aérien, les hélicoptères ont, quant à eux, décollé et réalisé la deuxième partie du défilé à 11h45.

 

Débriefing précis

 

À la fin de cette répétition grandeur nature,  chaque leader (chasse, hélicoptère et petit aéronef) s’est posé sur la piste pour un débriefing du défilé revu à la loupe. Les leaders des formations transport se sont posés sur les bases alentour avant de rejoindre en véhicule la BA 279. « Bravo », a souligné le général Borel. « Dans l’ensemble, cette répétition s’est bien déroulée malgré quelques petits détails à corriger pour atteindre la perfection visée ». Cette répétition étant filmée, les pilotes ont pu voir leurs positions et prendre en compte les quelques remarques annoncées par l’officier projet. Le prochain rendez-vous est fixé au 9 juillet, cette fois-ci sur les Champs-Élysées avec la présence indispensable des leaders et Deputy (remplaçant) de chaque formation.

Contrôle du passage des aéronefs par le directeur du défilé aérien

Contrôle du passage des aéronefs par le directeur du défilé aérien

Débriefing des leaders de patrouille

Débriefing des leaders de patrouille

Suivez la préparation d’un pilote de Casa

 

 Pilote de CN 235 Casa à l’escadron de transport 1/62 « Vercors » de Creil,  le sous-lieutenant Anthony Marchand va participer à son premier défilé aérien, à l’occasion du 14 Juillet. Après une première étape de sa préparation réalisée à Villacoublay, il nous embarque à bord de son avion pour sa répétition à Châteaudun.

 

 Pour la répétition à Châteaudun, la formation composée de trois Casa est partie directement de la base de Creil. « Nous ne pouvons pas nous poser sur la base aérienne 279, explique le sous-lieutenant Anthony Marchand. Nous avons décollé à 9 h 40 locales de notre base et rejoint en basse altitude la zone règlementée temporaire (ZRT)  créée pour l’occasion ».Cette ZRT est indispensable pour éviter le passage d’autres aéronefs lors de l’entraînement.

 

Avant le top « départ », les aéronefs rejoignent les circuits d’attentes qui leur sont consacrés. « Pour les Casa, nous étions regroupés avec les autres transporteurs, Hercules et Transall, dans un même circuit », ajoute le pilote.  « Étoile » annonce alors l’heure de passage, le H1, comme on dit. « Dès lors, le leader de notre patrouille fait le calcul pour savoir très exactement à quel moment nous devons quitter l’attente, explique Anthony. Nous sommes les derniers de notre box à devoir passer, seulement 30 secondes après les Transall et en même temps, nous devons être 30 secondes devant les Xingu situés dans un autre circuit d’attente ».

 

Le temps d’un passage, d’un seul essai,  et les Casa repartent déjà à Creil. Malgré le trafic aérien conséquent et une radio à utiliser au minimum, Anthony a manœuvré habilement. Au débriefing, la formation Casa est dite « symétrique », aucun ailier n’étant trop écarté par rapport au leader. Et le timing a été respecté. Situé à gauche du Casa leader, le sous-lieutenant Marchand est plutôt satisfait. Il avoue cependant en toute humilité « Ce n’est pas encore parfait, il faut qu’on affine notre travail et nos positions par rapport au leader pour le meilleur passage possible le Jour J».

Formation des trois Casa pour la répétition de Châteaudun

Formation des trois Casa pour la répétition de Châteaudun

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:55
Photo Marine nationale Thibaut Claisse

Photo Marine nationale Thibaut Claisse

26/06/2013 Marine nationale

 

La flottille 11F (Rafale Marine) est déployée du 18 juin au 2 juillet 2013 sur la base aérienne 125 d’Istres pour son entraînement annuel à la simulation d’appontage sur piste (ASSP). 120 techniciens, 15 pilotes, 8 Rafale Marine et 2 officiers d’appontage sont mobilisés pour cette campagne sur une base de l’armée de l’Air.

 

Ces séances d’appontage simulé sur piste constituent une manœuvre importante dans la préparation des pilotes de la Marine nationale. Durant deux semaines, et à raison de deux créneaux d’ASSP quotidiens, les pilotes de la flottille 11F vont se ré entraîner, de jour comme de nuit dans la perspective d’un prochain déploiement sur le porte-avions Charles de Gaulle.

 

À Istres, un miroir d’appontage est installé et une piste est dessinée le temps de ces entraînements. Ce dispositif, appuyé par les officiers d’appontage, permet aux pilotes de la Marine d’évaluer et de corriger si nécessaire, leur position à l’approche et au moment d’atterrir.

 

La Marine nationale se déploie sur la BA 125 depuis 2009. Cette mesure correspond à l’engagement pris par le ministère de la Défense lors de la fermeture de la base d’aéronautique navale de Nîmes-Garons, où ces ASSP avaient précédemment lieu.

 

Le déploiement sur la base aérienne d’Istres de la flottille finistérienne a par ailleurs été l’occasion pour les pilotes et les techniciens de participer à l’entraînement «Tactical La Fayette Weeks».

 

Tactical La Fayette Weeks a pour objectif l’entraînement, dans un environnement réaliste, des équipages aux différentes phases tactiques d’une mission aérienne complexe avec, des phases de ravitaillement en vol, de pénétration basse et moyenne altitude et de combat aérien.

Photo Marine nationale – Jacques Tonard

Photo Marine nationale – Jacques Tonard

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:55
SMP/ESSD: quand l'amiral Guillaud met les points sur les "i"

27.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'amiral Édouard Guillaud, le chef d'état-major des armées, s'est exprimé le 3 juin devant la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Sénat. On lira plus bas sa réponse à une question de Michel Boutant. Cliquer ici pour accéder à l'intégralité de son audition.

 

La réponse du CEMA, je dois l'avouer, m'a réjoui et elle prouve que le réalisme peut l'emporter. Pendant que nous tergiversions sur l'éthique des SMP/ESSD, nos concurrents (car ces activités relèvent avant tout d'un échange marchand) nous taillaient des croupières, renforçaient leur monopole, apprenaient (en faisant des erreurs, parfois graves) à réguler le milieu et favorisaient l'émergence de sociétés fortes, éprouvées, légitimes et fières. En France, nous avons fait du surplace en considérant le recours à des prestataires privés comme une maladie honteuse et expliquant pudiquement que, lorsque nous devions nous résigner à le faire, c'était dans le cadre d'expérimentations. En 15 ans, depuis le premier livre que j'ai écrit sur ce sujet en 1997, je confirme: "nous n'avons pas avancé"!

"Les sociétés militaires privées (SMP) sont un sujet qui m'exaspère. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage, et pour des raisons d'angélisme idéologique, malgré des rapports sur la situation, nous n'avons pas avancé.

Mon point de vue est qu'il faut encore travailler sur la question des SMP à terre car celles-ci posent des problèmes de droit international. La situation est plus simple pour les SMP à la mer : le droit de la mer est simple, dès lors que vous êtes sorti des eaux territoriales, le droit applicable est celui du pavillon, quelle que soit la nationalité de l'équipage, de l'affréteur, ou du propriétaire de la cargaison !

Nous avons les moyens, en passant par la loi, de dire que nous acceptons des équipes de protection embarquées, si elles sont de droit français employant des nationaux et réservées aux pavillons français. Le risque, si nous n'agissons pas, outre le fait de voir nos anciens militaires employés par des SMP étrangères, est surtout que des armateurs sont prêts à se dépavillonner, avec les conséquences économiques qui en résulteraient !

Il est contre-productif de faire l'amalgame avec une SMP qu'on emmènerait lors d'une OPEX faire de la protection. Cette question des SMP a été évoquée lors des discussions sur le Livre Blanc, puis le débat a été refermé. Il est nécessaire de régler ceci par une loi. Le vrai problème est que ça réveille une peur du mercenariat, alors même que ça n'a rien à voir !

Sur ce même sujet, je ne résiste pas à donner le texte de l'intervention d'Alain Juillet qui a ouvert les débats lors du colloque sur les ESSD du 28 mai dernier:

"Le premier aspect de ce problème apparaît lorsque l’on envisage le côté militaire. Indiscutablement, nos troupes, et en particulier les forces spéciales, sont des militaires dont l’excellence technique est reconnue au niveau international. D’un autre côté, le Livre blanc prévoit des réductions d’effectifs telles que les armées n’auront plus la capacité de remplir un certain nombre de missions qu’elles assument aujourd’hui. Il faudra donc bien trouver des solutions. C’est un aspect. L’autre aspect concerne ce qui se passe à l’extérieur. Quand on est une grande entreprise française qui travaille sur des sites à l’étranger impliquant des salariés, on s’interroge nécessairement sur les mesures à prendre pour évoluer dans des zones difficiles ou dangereuses. Depuis la loi de 2003, la situation est très simple : on ne peut pas travailler avec des sociétés de sécurité françaises car c’est interdit par la loi. On ne peut pas non plus utiliser les services de sociétés d’assurance françaises parce qu’elles seraient mêlées à des situations qui ne sont pas prévues par la loi. Les grandes entreprises françaises sont donc obligées de passer des contrats avec des ESSD ou des sociétés d’assurance étrangères pour accomplir des missions qui pourraient parfaitement être réalisées par des sociétés françaises. Le constat est encore plus alarmant quand vous regardez ce qui se passe actuellement au large de la Somalie en matière de piraterie où l’on a été obligé de mettre en place des systèmes de protection des bateaux. Les Français ont investi, via la Marine nationale, avec les commandos marine essentiellement. Ce qui est étonnant, c’est de voir comment font les autres pays. A part les Français, il n’y a aucune unité militaire étrangère qui assure ce type de missions. Tout ceci est pris en charge par des sociétés privées. Tout le monde y est, les Français sont les seuls à investir au niveau militaire. Pourquoi pas diriez-vous, mais il faut alors regarder le coût d’une telle opération pour l’Etat, alors même que ses dépenses doivent être contrôlées. Par ailleurs, Il est attristant de constater que les entreprises françaises doivent recourir à des ESSD étrangères, que ce soit en matière de sécurité ou d’assurance, et ainsi transférer une partie de leurs moyens financiers et de leurs exigences de sécurité à l’étranger. Ce point constitue la raison profonde de notre soutien au rapport des députés Ménard et Viollet auxquels nous avons tout de suite dit : « il faut absolument que vous arriviez à changer le système actuel ». Car le système actuel est basé sur une vision idéologique et historique des activités couvertes par le terme d’entreprises de services de sécurité et de défense, appelées autrefois SMP. Il est certain qu’en France, la période de la France-Afrique et du mercenariat reste présente dans les mémoires et nous pénalise par rapport à tous les autres pays du monde. Aux États-Unis, les grandes ESSD n’ont aucun problème et possèdent une image correcte au sein de la population et ce, tant qu’elles ne commettent pas de dérapages. Mais cela relève d’une affaire de contrôle. Elles travaillent également étroitement avec l’État. Les techniciens français de grandes sociétés françaises qui travaillent en Afghanistan actuellement doivent recourir à des sociétés étrangères lorsque l’armée française ne peut pas assurer leur sécurité. Je rappelle que depuis l’arrêt Karachi, les entreprises sont « sécuritairement » responsables de tous leurs salariés à l’étranger, que ce soit pendant ou hors les heures de travail. Une responsabilité importante pèse donc sur les entreprises et nous préférerions que la protection de ces salariés soit assurée par des sociétés françaises. Je vous dis ceci afin de bien faire comprendre que notre volonté est d’assurer, dans les meilleures conditions possibles, la sécurité de nos employés, la défense et la sûreté de nos sites en recourant à des personnels français. Si je reprends l’exemple somalien, il est à la fois fascinant et affligeant de voir que parmi les personnels qui travaillent dans les sociétés étrangères, il y a une grande majorité d’anciens soldats français. En effet, les anciens commandos marine y sont largement représentés parce qu’ont leur reconnaît de grandes qualités. Il est tout de même lamentable que l’on ne soit pas capable, en France, de reconnaître nous-mêmes concrètement leurs qualités. Arrêtons de nous tirer une balle dans le pied et soyons raisonnables. Vous allez suivre aujourd’hui un programme qui va permettre de couvrir un grand nombre d’éléments du thème étudié. D’une part, il faut être bien conscient que nous sommes entrés dans un monde de plus en plus dangereux et de plus en plus agressif au quotidien. Je vais peut-être choquer les militaires, surtout dans cette salle, mais je fais partie de ceux qui sont convaincus que le combat militaire aura de moins en moins d’importance à l’avenir par rapport au combat économique et que, dans le même temps, le combat économique va utiliser des moyens militaires ou de sécurité de plus en plus importants. On ne peut pas comprendre, par exemple, la guerre en Ituri, au Congo, sans se souvenir qu’en réalité ce n’est pas une guerre entre Hutus et Tutsis, c’est une guerre pour des raisons minières. Il s’agit de contrôler le Coltan dans la zone, parce que ce minerai est indispensable à la fabrication des téléphones portables. Ce n’est pas autre chose. On voit bien l’interpénétration des intérêts. Dans cette approche, Il est nécessaire de pouvoir protéger nos sites et nos personnels. Tout à l’heure, vous allez écouter une intervention du général Jean-Michel Chéreau, directeur de la sécurité d’AREVA, qui se trouve actuellement au cœur de problèmes importants. Mais derrière lui, il y a d’autres sociétés, d’autres problèmes du même genre. On ne peut pas continuer à accepter de ne pas être capable de faire face à la concurrence internationale et on ne peut pas non plus accepter d’être obligé de faire systématiquement appel à l’armée française alors qu’elle a à peine les moyens d’assurer ses propres missions. Il est donc nécessaire de trouver des équilibres. La question de l’assurance, qui sera évoqué ultérieurement, est très importante car les assureurs jouent un rôle essentiel dans le monde moderne. Ce sont eux qui font disparaître une grande partie de la prise de risque. C’est également eux qui vont compenser financièrement cette prise de risque de manière à l’éliminer lorsque quelque chose se passe. Je ne rentrerai pas dans les détails car cette question recouvre certains domaines sensibles, mais indiscutablement les assureurs ont un rôle important aujourd’hui. Regardez la Lloyd qui a pris, de ce côté-là, un rôle non négligeable dans tous les domaines et en particulier concernant la problématique des rançons demandés par les pirates au large de la Somalie Nous nous intéresserons ensuite aux problèmes juridiques qui apparaissent quand on parle de sécurité privée. Dès que l’on parle des ESSD, se pose la question des modifications ou du changement de la fameuse loi qui a tout bloqué en France, loi indiscutablement régressive par rapport à ce qui existe ailleurs. Il faut en effet se souvenir que pendant que l’on votait cette loi en France, les Américains de MPRI étaient en train de former les résistants kosovars qui devaient ensuite prendre le pouvoir. Les Américains avaient en effet envoyé là-bas une ESSD américaine. Cet épisode montre qu’il est important de disposer de textes de loi extrêmement précis afin éviter les dérives. Il faudra aussi, et c’est une des questions à ne pas oublier, intégrer correctement le fait que lorsque l’on prévoit le recours à des ESSD, surgissent les questions de l’ouverture du feu et de la réciprocité. Ici encore existent des problèmes juridiques très importants puisque l’on ne peut pas faire ni laisser faire n’importe quoi. Il importe donc de mettre en place une loi et des modalités d’application qui permettent de contrôler très étroitement les ESSD pour empêcher les dérives l’on a pu connaître, notamment en Irak avec la société Blackwater. Les actions incontrôlées d’une entreprise de sécurité sont inacceptables et inadmissibles. Mais ce n’est pas parce que une société a complètement dérivé en Irak qu’il faut, pour autant, « jeter le bébé avec l’eau du bain ». L’État aura un rôle très important dans cette exigence de contrôle et de sécurité. J’ajouterai pour ma part qu’en ce qui concerne les militaires que nous avons surentraînés pour remplir un certain nombre de missions, ils se retrouveront de plus en plus jeunes en fin de service sur le marché du travail. Ces ex-soldats d’élite seraient avantageusement accueillis dans des entreprises spécialisées. Cela permettrait aussi de contrôler la fiabilité et la qualité du personnel en évitant l’embauche « d‘enfants perdus » risquant d’être à l’origine de dérives inacceptables. Il faut garder la tête froide et se poser les questions objectivement. C’est l’intérêt de colloques et de réflexions comme celle qui vient d’être menée par le CSFRS. Cela permet de se dire : « On à un problème, il faut que l’on en considère toutes les facettes sans passion, sans idéologie et que l’on essaye d’analyser rationnellement la situation afin de faire des propositions concrètes ». C’est le but aussi des échanges que vous allez avoir, parce que l’on va pouvoir sentir la sensibilité des uns et des autres, comprendre les problèmes posés par les uns et les autres, puis arriver, ensemble, à bâtir un projet acceptable par l’Etat. Cela devra nous permettre de rebondir de manière efficace par rapport à tous nos concurrents internationaux. "

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:45
Mali : opération Sirius

26/06/2013 Sources : EMA

 

Du 13 au 18 juin 2013, environ 150 militaires de la force Serval ont mené l’opération Sirius dans la région de l’Adrar. Cette opération a permis de reconnaître différents secteurs au Sud de Tessalit.

 

Le 13 juin, trois pelotons sur AMX 10 RC et 1 section d’infanterie sur VAB, appuyés par un groupe mortier de 120 mm et des éléments de génie, ont été mis en place au sud d’Aguelhok afin de reconnaître la vallée d’Assamalmal. Les 150 militaires étaient issus du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC), du 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), du 1er régiment étranger de génie (1er REG), du 3e régiment d’artillerie de Marine (3e RAMa) et de la 6e compagnie de commandement et de transmissions (6e CCT). Ils étaient appuyés par des patrouilles d’avions Rafale et renseignés par des avions de patrouille maritime Atlantique 2 et des drones Harfang.

Mali : opération Sirius

Au fur et à mesure de leur avancée, les militaires français ont réorienté leur action en exploitant immédiatement les renseignements obtenus auprès de la population. De nombreux témoignages faisaient état de l’existence de caches dans le secteur d’Aguerba, un village situé à une dizaine de kilomètres au nord d’Issouran. Parvenus aux abords de ce village le 15 juin, les patrouilles blindés et l’infanterie ont immédiatement débuté le ratissage et fouillé un ancien camp de terroristes. Le lendemain, en début de matinée, une cache a été localisée au fond d’une anfractuosité. Une deuxième est découverte peu de temps après à une centaine de mètres. Immédiatement, une équipe EOD du détachement a sécurisé la zone et établit un premier bilan des fouilles. La première renfermait 19 roquettes de 122 mm, la deuxième près d’une tonne de munitions de petit calibre. En fin d’après-midi, les sapeurs ont effectué la destruction des 1.6 tonnes de munitions trouvées.

Mali : opération Sirius

Le 17 juin, le détachement a repris la route vers Assamalmal. Aux abords du village d’Eracher, un camp de terroristes abandonné a été fouillé et deux canons de 37 mm y ont été découverts. Deux autres caches ont ensuite été fouillées au Nord-Est du village contenant une dizaine de roquettes de 122 mm, une dizaine de grenades à main, une dizaine d’obus de mortier de 82 mm et des cartouches de petits calibres. A nouveau, les 1,7 tonnes de munitions ont immédiatement été détruites.

Mali : opération Sirius

Le 18 juin, toujours sur la base de renseignements obtenus auprès de la population, deux autres caches ont été trouvées au Sud du village d’Assamalmal. Les deux dissimulaient des sacs de 25 et 50 kilos de nitrate de potassium. Au total, une quinzaine de tonnes de ce produit permettant la fabrication d’engins explosifs improvisés a été découverte et immédiatement neutralisée.

Au bilan, aucune attaque de groupes terroristes n’a été reportée au cours de ces six jours d’opération, ces derniers poursuivant manifestement leur stratégie d’évitement. Les contacts entretenus avec la population locale ont permis de collecter des informations qui ont pu être exploitées rapidement et aboutir à la découverte et à la destruction de plusieurs tonnes de munitions et de matière active, poursuivant la destruction du potentiel logistique ennemi.

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:35
Le général Éric Law De Lauriston, commandant en second le CSFA avec le CEMAA singapourien.

Le général Éric Law De Lauriston, commandant en second le CSFA avec le CEMAA singapourien.

26/06/2013 Armée de l'air

 

Le chef d’état-major de l’armée de l’air de Singapour, le général Hoo Cher Mou, s’est rendu sur la base aérienne 120 de Cazaux les 20 et 21 juin 2013. Cette haute autorité militaire a mis à profit sa présence au Salon du Bourget à Paris pour rendre visite au personnel du 150° escadron de la Republic of Singapour Air Force (RSAF) et à leurs familles, implantés sur la base de Cazaux depuis 1998.

 

Le général Éric Law De Lauriston, commandant en second le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA), avait fait le déplacement à cette occasion pour représenter le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA).

 

Après avoir visité l’unité singapourienne, le général Hoo Cher Mou s’est rendu dans l’école testerine Brémontier qui accueille une grande partie des enfants des familles du personnel de l’escadron. Cette visite, en présence d’autorités politiques locales, a permis au général de constater la parfaite intégration des Singapouriens dans le tissu local du sud Bassin d’Arcachon.

Le chef d’état-major de l’armée de l’air de Singapour, le général Hoo Cher Mou, s’est rendu sur la base de Cazaux.

Le chef d’état-major de l’armée de l’air de Singapour, le général Hoo Cher Mou, s’est rendu sur la base de Cazaux.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:55
photo EMA

photo EMA

25.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Pendant un peu plus de quatre mois, entre le 19 janvier et le 26 mai dernier, le 92ème Régiment d’Infanterie a été lourdement engagé dans l’opération Serval. FOB revient aujourd’hui sur cette opération au cours de laquelle les « Gaulois » de Clermont Ferrand on remarquablement manœuvré.

 

Quelle a été précisément la participation du 92ème RI à Serval ?

 

Le régiment a fourni deux unités élémentaires (compagnies) et une partie commandement qui ont servi de colonne vertébrale au GTIA 2. J’étais moi-même chef du GTIA qui s’est constitué avec l’apport d’autres unités de la 3ème brigade mécanisée : je peux citer par exemple les moyens du génie fournis pour l’essentiel par le 31ème RG de Castelsarrasin, des éléments d’artillerie du 68ème RAA de la Valbonne ou encore des éléments blindés du 1er RIMa d’Angoulême. Pour compléter notre dispositif, le 126ème RI nous a également fourni des renforcements, notamment au niveau de la compagnie de commandement et de logistique.

 

Comment s’est fait le déploiement vers le Mali ?

 

Nos matériels et une partie des hommes sont partis par la mer en utilisant le BPC Dixmude de la marine nationale. D’autres hommes sont arrivés sur place directement en avion. L’embarquement s’est fait à Toulon et certains matériels ont rejoint le port par la route tandis que d’autres arrivaient en train. Cela a notamment été le cas des VBCI qui étaient déjà embarqués sur les wagons plats puisque nous devions partir en manœuvre…

 

Quel préavis avez-vous eu ?

 

Quelques heures à peine, avec une alerte déclenchée en plein week end. Nous étions d’alerte Guépard depuis septembre dernier et ce pour une période de six mois. Notre capacité à réagir à la surprise est un point clef à retenir de notre engagement.

 

Combien de VBCI  avez-vous amené au Mali ?

 

De quoi équiper deux compagnies de combat. Nous avons été un des premiers régiments à recevoir ce véhicule en 2009 et nous le maîtrisons à présent parfaitement.

 

Le 92ème RI était-il « félinisé » à son départ pour Serval ?

 

Non, nous ne l’étions pas. Nous commençons la « félinisation » maintenant.

 

Vous êtes parti de Toulon le 21 janvier 2013, quand êtes-vous arrivé au Mali ?

 

Nous avons débarqué à Dakar le 28 janvier. Nous avons reconditionné le matériel et nous sommes partis par la route vers le Mali 48 heures plus tard. Nous sommes enfin arrivés à Gao le 8 février, après un saut de 2500 kilomètres ! Les VBCI ont voyagé sur porte-chars ou par leurs propres moyens suivant les étapes. Les élongations importantes ont été une caractéristique essentielle et constante de cette opération.

 

Sur place, quel a été votre secteur d’activité ?

 

Le GTIA 2 travaillait dans le secteur du grand Gao, avec des éléments envoyés vers Tombouctou et Ménaka.

FOB Interview : colonel Bruno Bert, chef de corps du 92ème Régiment d’infanterie

Comment se sont comportés vos VBCI pendant l’opération ?

 

Ce véhicule de combat m’a impressionné ! Nos soldats ont pu en utiliser toutes les capacités, dans des conditions très difficiles. Le bilan est remarquable ! Le VBCI a une fois de plus fait la preuve de sa très grande mobilité sur tous les types de terrains rencontrés : les zones roulantes où il peut aller très vite, les zones rocailleuses dans les oueds, les zones sablonneuses… Le VBCI passe partout ! J’ajoute que le gabarit du véhicule n’a pas été gênant, y compris dans Gao. Le VBCI se pilote de façon très précise…

 

Quelle a été la fiabilité de l’engin ?

 

Nous avons accumulé environ 6000 kilomètres par véhicule et nous n’avons rencontré que peu de pannes importantes. Les petites pannes étaient très rapidement réparées et ne nous ont jamais arrêtés… Nous avons redécouvert à cette occasion que l’avantage du 8×8 est que l’on peut rouler de nombreux kilomètres avec un pneu crevé, ce n’est pas un souci…

 

La fiabilité des matériels ne doit-elle pas aussi beaucoup au soutien technique et logistique dont vous avez pu bénéficier ?

 

Absolument… la constitution d’un train de combat adapté nous a permis de tenir dans la durée et de mener des opérations longues au départ de Gao. La dernière a par exemple duré dix jours pour 600 kilomètres parcourus. A chacune de nos opérations, nous pouvions dimensionner précisément nos besoins logistiques. Ce soutien régimentaire, qui fait partie de la manœuvre d’ensemble et représente un vrai défi à lui tout seul, a toujours été particulièrement efficace.

 

Vous avez évoqué précédemment la mobilité du VBCI. Quel a été son impact au combat ?

 

Nous avons utilisé toutes ses capacités, nous avons beaucoup tiré à la 7,62mm et au canon de 25mm. Certains véhicules ont reçu des impacts, essentiellement des tirs d’armes d’infanterie. Mais aucun véhicule n’a été endommagé. Dans le feu de l’action, nous avons également enregistré des tirs de RPG7 contre nous, mais nous n’avons pas eu à subir d’explosions directes sur les véhicules.

 

Les accrochages ont été nombreux ?

 

Les tirs ont été assez fréquents en effet, que ce soit au niveau de Gao ou tout autour, dans les oueds… Mises à part quelques zones désertiques où nos moyens optroniques nous permettaient de voir loin, la plupart des engagements se sont faits à très courtes distances, parfois guère plus de dix mètres, dans des sous-bois ou en ville, dans des zones cloisonnées. L’infanterie débarquée a fait face à de nombreux engagements. L’entrainement et notre savoir-faire d’infanterie mécanisée ont joué à plein…

FOB Interview : colonel Bruno Bert, chef de corps du 92ème Régiment d’infanterie

Quel jugement portez-vous sur l’entrainement et l’expérience acquis par le régiment en préalable à Serval ?

 

Le régiment était d’Afghanistan en novembre 2012, deux mois avant le déclenchement de Serval. Il était donc parfaitement aguerri. Pour Serval, nous nous sommes fortement appuyés sur l’expérience afghane mais pas seulement : l’entrainement « générique », et notamment au Cenzub, a également prouvé toute sa valeur. Les hommes ont appliqué précisément ce qu’ils avaient appris en entrainement, les réflexes ont parfaitement joué.

 

Que retenez-vous de la prestation de vos hommes sur le terrain ?

 

Mes Gaulois se sont remarquablement comportés au feu, dans des conditions difficiles. Nous avons mesuré des températures de 63°C. Les hommes se sont révélés très rustiques et adaptables. On doute parfois de la jeune génération, accro à internet et au confort de la vie moderne… Eh bien j’ai été épaté par leur comportement au combat, dans la durée, avec des conditions de vie très dures, très exigeantes. Les soldats du 92ème RI étaient au rendez-vous et j’en suis très fier.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:55
Sherpa medium pour le SEA

19.06.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Appel d’offres remporté par Renault Trucks Défense (RTD) fin 2011 pour le Service des Essences des Armées (SEA), l’industriel a livré les deux premiers camions citernes polyvalent tactique aérotransportables (CCPTA), qui ont débuté leurs essais de qualification. Basé sur le Sherpa Medium 6X6, ces camions destinés a assurer le ravitaillement des hélicoptères (et drones) en zones difficiles subiront leurs essais jusqu’à la fin de l’année, pour des livraisons prévue en 2014. Le contrat prévoit la livraison de 30 CCPTA plus 20 en tranche conditionnelle. Doté d’un moteur de 350 chevaux, le châssis est celui du Caesar doté de suspension renforcée, offrant une forte mobilité. Le véhicule est actuellement présenté au salon du Bourget sur le stand du constructeur.

 

Par ailleurs, toujours pour le SEA, RTD a livré en juin les dernier la livraison des 30 tracteurs citerne Kerax, achetés en 2008a, avec des cabines blindées. Point faible des forces de la coalition en Afghanistan, les convois logistiques étaient des cibles faciles car peu ou pas protégés. Le blindage (protection balistique et anti-mines) des cabines des camions citernes (30 000 litres ) du constructeur français avait fait l’objet d’un crash programme lancé en 2010. A noter que ces camions Kerax ont été déployés au Mali.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:55
Salon du Bourget : MBDA présente Hoplite

17.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Dans le cadre de sa démarche « Concept Vision », MBDA présente pendant le salon du Bourget son étude de missile surface-sol à longue portée « Hoplite ». Morgan Ossola, chef de projet, explique le pourquoi et le comment de cet exercice de style.

 

Quelle est l’origine de la démarche Concept Visions ?

 

Nous en sommes cette année à la quatrième édition de ce qui peut être comparé, dans son esprit, au « concept car » des constructeurs automobiles. L’idée est de promouvoir des technologies et d’interroger les utilisateurs finaux sur notre interprétation des besoins futurs à une échéance relativement lointaine, 30 ans et plus. Concept Visions n’est pas un programme et ne donnera pas lieu à un développement : c’est une initiative qui doit nous permettre de développer notre créativité.

 

 

CVS HOPLITE L open©Master Image

CVS HOPLITE L open©Master Image

Quels ont été les projets des années précédentes ?

 

En 2010 nous avons présenté au salon de Farnborough un travail sur l’armement du fantassin. L’année suivante, au salon du Bourget, nous avions le missile Perseus de frappe stratégique à très longue portée. L’an dernier, nous avons présenté le concept Vigilus d’armement des drones.

 

Quand avez-vous commencé à travailler sur Hoplite ?

 

Nous avons commencé les études en début d’année, avec une équipe de six ingénieurs à temps plein.

 

Qui a choisi le sujet d’étude ?

 

Le sujet est choisi par le secteur des études amont de MBDA, en accord avec l’équipe de « business development ». Le projet nous est ensuite transmis avec pour mission de trouver des réponses aux questions techniques soulevées.

 

Les visiteurs du salon peuvent voir de belles maquettes sur le stand MBDA. Hoplite ne serait il pas avant tout un exercice de communication ?

 

La maquette sur le stand, c’est la partie émergée de l’iceberg. Hoplite reste avant tout un travail d’ingénieur qui va bien au-delà d’un simple exercice de communication. Comme pour un vrai programme, on passe des revues internes avec des feuilles de route, pour être certain d’avoir un concept qui tient la route. C’est un travail financé à 100% par les quatre entités nationales de MBDA.

 

Pourquoi avoir choisi le thème du missile surface-sol ?

 

On pense qu’en 2035, des missiles complexes seront nécessaires pour fournir une capacité d’appui nécessaire dans une large gamme de scénario opérationnels : appui feu, contre-batterie, suppression de défense aérienne…  Le champ  de bataille de 2035 sera sans doute plus encombré, moins « net » et plus disputé qu’aujourd’hui. Le besoin d’armements de précision se fera sentir pour garantir le temps de réaction et traiter la déconfliction 3D en offrant des trajectoires plus évoluées. Il y aura également besoin d’un vrai saut capacitaire pour faire face aux tentatives de brouillage GPS et d’autoprotections des véhicules.

 

Quelles capacités opérationnelles prêtez-vous à Hoplite ?

 

Nous avons imaginé deux missiles distincts, le Hoplite S et le Hoplite L. Mais les deux auront le même gabarit, des masses comparables et pourront être intégrés indifféremment sur un même lanceur. Le Hoplite S sera relativement basique et pourra être tiré dans des engagements simples ou supportés par une tierce partie (JTAC, drone, avion…).  Avec le Hoplite L, on offrira une capacité d’imagerie autonome avancée, avec une liaison de données bidirectionnelles permettant de garder l’homme « dans la boucle » sous certaines conditions. Et en plus des deux missiles, on a imaginé un système de contrôle de mission perfectionné permettant d’optimiser l’emploi des missiles.

 

Quelle sera la portée du missile ?

 

Les deux missiles, S et L, seront disponibles pour des applications terrestre ou marine, avec des portées équivalentes : 70 km en suivi de terrain ou 160 km en altitude, si l’espace aérien le permet.

 

Pourquoi 70 kilomètres en basse altitude ?

 

Des différents scénarios d’emploi envisagés, le plus dimensionnant est le tir de contre-batterie. On nous a donc demandé cette portée pour dépasser largement l’allonge des canons « classiques » de 2035. Les 60 km devant être parcourus en moins de 2 minutes, le missile sera supersonique pendant son vol. Les 160 km en altitude doivent permettre aux navires de tirer contre des sites sol-air ennemis en restant hors de vue des systèmes de défense côtière.

 

Quel système de propulsion envisagez-vous pour obtenir une vitesse supersonique et une telle portée ?

 

L’éjection du tube se fera avec un piston et nous avons privilégié le concept de « turbo fusée » pour le vol de croisière. C’est un système hybride, aérobie mais à propergol solide, qui comprend une chambre de combustion intégrant un accélérateur à poudre. La puissance est pilotable pour permettre une croisière supersonique mais avec une arrivée sur la cible en subsonique pour laisser éventuellement le temps d’intervenir à un  opérateur.

 

Et pour la charge militaire ?

 

On veut pouvoir viser des cibles très différentes comme un blindé ou une équipe mortier. Nous pensons utiliser un pénétrateur cinétique accéléré : une bonne maitrise de la hauteur d’impact donne un cône létal très resserré, limitant les risques de dommages collatéraux.

 

Quelles autres technologies mettez-vous en avant pour Hoplite ?

 

Le missile sera équipé d’un Ladar (NDA : radar fonctionnant avec un laser plutôt qu’avec les ondes radio) permettant de remplir plusieurs fonctions : altimétrie, désignation de la cible, fusée de proximité et même imagerie très basique pour le Hoplite S, de manière à compenser les erreurs de navigation. Le Hoplite L disposera d’un senseur trimode très robuste pour la désignation d’objectif.

 

A quoi vous sert aujourd’hui ce projet ?

 

Notre premier objectif est de le présenter au salon du Bourget, en particulier pour avoir des retours de ses utilisateurs potentiels. D’un point de vue purement technologique, nous avons pu identifier certaines choses qui vont entrer dans les feuilles de route technologiques de MBDA. Les études pourront se poursuivre sur certaines idées…

 

L’exercice est-il à présent terminé pour vous ?

 

Non ! Après le salon du Bourget, nous allons communiquer en interne sur Hoplite. Puis nous allons capitaliser sur les connaissances acquises au profit des études amont et des responsables des prochains « Concept Visions », pour les aider à mener à bien leurs projets.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:55
drone Patroller - photo RP Defense

drone Patroller - photo RP Defense

24.06.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Le salon du Bourget qui vient de fermer ses portes a été l’occasion pour Sagem Défense (Groupe Safran) de présenter son drone « made in France ». Le drone Patroller a la semaine dernière réalisé des essais en vol avec une charge guerre électronique (charge COMINT de Thales) depuis Pontoise. Et Sagem porte de grandes ambitions sur son Patroller qui a déjà mené plusieurs campagnes d’essais en vol, dont une notamment au Qatar en mai dernier. Les qataris réfléchissent à l’acquisition d’un drone de surveillance. Et Sagem porte de forts espoirs sur le marché de la sécurité civile. Mais pas seulement ! Car le groupe français compte bien présenter son dernier-né pour succéder au drone Sperwer de l’armée de terre, lui-même fabriqué par Sagem. En clair, Sagem veut offrir une alternative au Watchkeeper britannique de Thales, en cours d’évaluation par l’armée de terre.

 

Le groupe espère ainsi conserver le segment des drones tactiques de l’armée de terre français. Ses atoûts ? Conserver la maîtrise d’œuvre complète sur le système. Alors que le Watchkeeper est basé sur un drone israélien (Elbit) , « le Patroller est une cellule allemande, produite en série, certifiée, présentant des qualités aérodynamiques robustes » selon son directeur commercial Patrick Durieux. Tandis que l’ensemble du système, charges utiles, segment sol, systèmes de missions ou avionique sont entièrement françaises  (boule optronique Euroflir qui équipe également l’hélicoptère Caiman) et permettront une maîtrise complète sur le système ainsi qu’une forte réactivité et une évolution plus facile. Autres avantages : une charge utile maximum de 250 kg, jusqu’à  20 heures d’autonomie, des trains rentrant, ainsi que la possibilité de le doter d’armement air-sol léger type Brimstone.

 

« Un savoir-faire et une solution 100% française » insiste le directeur commercial. Pour Sagem, l’enjeux est important, puisque il s’agit de conserver son savoir-faire et son outils de production avec l’usine de Montluçon qui emploie une centaine de personnes sur le Sperwer.  « Avec le MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) nous avons une charge de travail jusqu’à 2017 » précise Patrick Durieux. S’il est difficile d’évaluer les chances du Patroller face à la coopération franco-britannique, qui a le vent en poupe, autour du Watchkeeper, Sagem mise aussi sur l’export. Avec un poids d’une tonne, le Patroller n’est pas soumis à la réglementation contraignante qui ne concerne que les drones supérieurs à 1,5 tonnes. Les prospects les plus imminents seraient du côté des pays du Golfe.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 15:55
La première journée des aviateurs

25/06/2013 Actus Air

 

Afin de renforcer l’identité des aviateurs, l’armée de l’air a décidé de célébrer, une journée par an, sa naissance. Le mercredi précédent le 2 juillet de chaque année, l’ensemble des militaires arborant des charognards, qu’ils soient en France ou à l’étranger, fêteront ensemble cette journée des aviateurs !

 

« Tout personnel de l’armée de l’air, quelle que soit sa catégorie, son statut, son lieu d’affectation, doit se sentir fier d’appartenir à notre armée. Cette journée doit créer un élan de solidarité (…) les initiatives devront en particulier s’appuyer sur les valeurs de l’armée de l’air qui seront développées dans le prochain carnet de l’aviateur », écrivait sur son blog en mars dernier le général Denis Mercier, chef d’État-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Le mercredi 26 juin 2013 est donc officiellement la première journée des aviateurs. Chaque base aérienne en France mais aussi en outre-mer organise l’événement.

Parmi les festivités organisées, la base aérienne (BA) 125 d’Istres a mis en place un challenge sportif et propose même un tirage au sort avec 25 places à gagner pour réaliser un vol en C135 ravitailleur. Du côté de Bordeaux, la BA 106 ouvre ses portes aux familles afin de visiter les différentes unités avant un barbecue géant. À Mont-de-Marsan, sur la BA 118, les visiteurs pourront suivre des conférences notamment une sur le régiment de chasse « Normandie-Niemen » avant de se balader autour de l’exposition statique d’aéronefs et de matériels roulants.

Dans cette dynamique de rendre ses couleurs à l’identité des aviateurs, le CEMAA a décidé la création d’une devise : « Unis pour faire face ». Une reprise de la réplique du célèbre As de l’aviation, Georges Guynemer, avec l’ajout du verbe « Unir ». Ce 26 juin 2013 sera donc l’occasion pour les aviateurs de se réunir en famille, entre collègues, entre passionnés afin de célébrer ensemble la naissance de l’armée de l’air. 

Pour lire l'ordre du jour du général Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 15:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

26.06.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Le chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), le général Denis Mercier, a été auditionné le 11 juin dernier par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, sur la thématique du nouveau Livre blanc et des implications que celui-ci aura sur l’armée de l’air, couplé à la future Loi de programmation militaire (LPM).

 

Le général Mercier s’est ainsi exprimé sur plusieurs points importants au cœur des préoccupations actuelles : les équipements à renouveler, la rénovation des Mirage 2000, les drones, le MCO, ainsi que la formation et l’entraînement des aviateurs.

 

Il a également rappelé que l’armée de l’air était une des rares – avec l’US Air Force et la Royal Air Force – à posséder cette capacité d’entrer en premier sur un théâtre et de monter rapidement en puissance, une composante essentielle pour la capacité d’autonomie stratégique soutenue par le Livre blanc.

 

Le CEMAA appelle également à considérer la cohérence de l’armée de l’air et à ne pas se focaliser uniquement sur les formats réduits : « même si les formats comptent, le maintien de notre cohérence, qui est au cœur de notre projet, est encore plus importante », ajoutant « mon souci principal est de maintenir la cohérence d’ensemble ».

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 13:55
Création du bataillon de réserve Île-de-France – 24e Régiment d’Infanterie, 27 Juin 2013

26.06.2013 SIRPA Terre - Gouverneur militaire de Paris

 

La création d’un bataillon de réserve opérationnelle en Île-de-France offrira une capacité supplémentaire de gestion de crise. Le jeudi 27 juin, une cérémonie officialisera la naissance de cette nouvelle unité au service de la collectivité.

 

Afin de répondre aux besoins spécifiques en région Ile-de-France, les femmes et les hommes de la réserve opérationnelle représentent le complément indispensable de l’armée de Terre d’active, concourant par leurs actions à l’exécution des différentes missions assignées aux forces armées (interventions lors de crises, Vigipirate, manifestations militaires, etc.) dont elle fait partie intégrante.

 

Le jeudi 27 juin à 18h00, une cérémonie officialisera la création du bataillon de réserve Îlede- France - 24e régiment d’infanterie au Fort neuf de Vincennes, marquant ainsi de façon concrète la montée en puissance de la réserve opérationnelle au sein de l’armée de Terre.

 

La prise d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’Etatmajor de l’armée de Terre (CEMAT), qui remettra au premier chef de corps de cette unité le drapeau du 24e régiment d’infanterie, dont les traditions seront confiées au bataillon.

 

La cérémonie de jeudi marquera la création officielle du bataillon de réserve île de France, qui a entamé sa montée en puissance depuis maintenant 10 mois. Ce bataillon a été créé pour pallier au manque d’unités militaires opérationnelles en île de France et pour répondre au besoin du Gouverneur militaire de Paris / Officier général de Zone de défense et de sécurité de disposer d’une réserve d’hommes et de femmes capables d’être mobilisés et déployés, sur court préavis pour répondre à des missions de sécurisation, de soutien logistique ou d’appui en zone île de France.

 

La décision de créer cette unité est intervenue en juillet 2012. Le bataillon a commencé sa montée en puissance à l’automne avec pour objectif de mettre sur pied cette année son état-major ainsi que sa première unité élémentaire. Il a atteint cet objectif au printemps et va pouvoir se consacrer à la montée en puissance d’une seconde unité élémentaire à compter de septembre prochain.

 

Le 12 juin dernier, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état major de l’armée de Terre a décidé de confier les traditions du 24ème régiment d’infanterie à cette unité. C’est son drapeau que le CEMAT remettra donc jeudi 27 juin à 18h00 au lieutenant-colonel Gérald ORLIK, premier chef de corps du bataillon. L’état-major et la première unité sont installés au fort neuf de Vincennes. La seconde unité élémentaire montera en puissance sur le camp des Loges à Saint germain en Laye. A terme, deux autres unités verront le jour au camp des matelots à Versailles et à l’Ecole militaire à Paris.

 

Le 24ème régiment d’infanterie, dont l’origine remonte à 1656, date de création du régiment royal devint en 1775, le régiment de Brie, dont les couleurs et la croix seront reprises par l’insigne du Régiment. La nef parisienne symbolise l’implantation historique et les missions du régiment dont le sort est lié à la capitale. S’étant illustré dans l’armée de Turenne, puis en Amérique, il se couvre de gloire à la bataille de Hondschoote, puis dans les campagnes de l’Empire. Il fait une très belle guerre 14/18 et prend une part importante en 1940 à la campagne de France, qui vaudront à son drapeau de recevoir la croix de guerre 14/18 avec 2 palmes et une étoile et celle de 39/45 avec une palme. Dans les plis de son drapeau sont mentionnés 8 noms de batailles : Valmy 1792, Hondschoote 1793, Gènes 1800, Iéna 1806, Friedland 1807, Les Deux Morins 1914, Artois 1915, l’Aisne 1918. Le 24ème RI est le régiment de tradition de la défense de Paris, qu’il incarnera jusqu’à sa dissolution en 1997.

 

Le bataillon de réserve île de France -24ème régiment d’infanterie est la première unité composée uniquement de personnel de réserve à être mise sur pied. Elle s’appuie, pour son recrutement à la fois sur les cadres et militaires du rang de réserve demeurant en île de France et ayant appartenu aux unités d’intervention de réserve des régiments qui ont quitté le territoire francilien, comme sur un recrutement important de jeunes gens et de jeunes femmes n’ayant aucune formation militaire. Le défi à relever est donc avant tout de structurer l’unité autour d’un noyau de réservistes expérimentés, en créant l’âme du bataillon et de former les jeunes recrues.

Création du bataillon de réserve Île-de-France – 24e Régiment d’Infanterie, 27 Juin 2013

Note RP Defense : historique du 24e RI

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories