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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:55
Du livre blanc au Conseil européen de décembre: comment relancer l'Europe de la Défense ?

23.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense



(Encore) une (autre) conférence parlementaire intitulée "Du livre blanc au Conseil européen de décembre: comment relancer l'Europe de la Défense ?" se tiendra le jeudi 11 juillet, de 9h à 16h30, à la Maison de la chimie, 28 rue Saint-Dominique à Paris.

 

Organisée en collaboration avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques et en amont de la LPM, cette conférence réunira le 11 juillet prochain des députés (dont Jacques Gautier sénateur des Hauts-de-Seine, Vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Elisabeth Guigou députée de la Seine-Saint-Denis, présidente de la Commission des affaires étrangères et Gwendal Rouillard député du Morbihan, secrétaire de la Commission de la défense nationale et des forces armées), le chef d'état-major des armées, des analystes, des représentants militaires et d'autres acteurs de la défense, ainsi que Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Cette conférence abordera trois axes :
- L'Europe face aux crises futures,
- Quelles capacités militaires pour des opérations européennes ?, avec une question impertinente: "Quels abandons de souveraineté faut-il consentir ?" (la réponse, je le parie, le sera beaucoup moins...),
- Comment conserver une industrie de défense en Europe ? etc...

 

Programme complet en cliquant ici.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:45
Serval : Transfert d’autorité du bataillon logistique

17/06/2013 Sources : EMA

 

Le 17 juin 2013, sur l’aéroport de Gao, a eu lieu le transfert d’autorité du bataillon logistique (BATLOG) de la force Serval. Lors d’une cérémonie, présidée par le général Laurent Kolodziedj commandant de la brigade Serval, le colonel Christophe Barbe du 515e Régiment du Train (515eRT) de La Braconne a succédé au colonel Jean-Louis Velut du 511eRégiment du Train (511eRT) d’Auxonne.

 

Déployé au Mali depuis le 21 janvier 2013, le BATLOG est composé d’environ 600 militaires. Il est réparti en deux escadrons logistiques, un sous groupement du matériel, un détachement de munitions, un détachement du service essence des armées (SEA) et un détachement du soutien du combattant. Le bataillon est armé par le 515e RT, par le 8eRégiment du Matériel (8eRT) de Mourmelon et par le Régiment de Soutien du Combattant (RSC) de Toulouse.

 

Depuis son arrivée sur le théâtre, le BATLOG a parcouru près de 2 millions de kilomètres, livré plus de 2 millions de litres de carburants ou encore transporté plus d’un millier de containers. Au total, il a acheminé près de 85 % du matériel déployé sur les différentes emprises de la force Serval.

 

Pour le colonel Velut, le principal défi a été de s’affranchir des distances : « entre Bamako et Tessalit il y a 2000 km soit à peu près 2 fois la France. Le premier obstacle était donc kilométrique et le fait de parcourir en convoi de telles distances de manière totalement autonome a été un challenge permanent ».

 

Conscient des résultats obtenus par son prédécesseur, le colonel Barbe souhaite humblement « reconduire l’excellent travail réalisé par le BATLOG du premier mandat à savoir soutenir la force Serval du mieux possible avec rigueur, professionnalisme et ce malgré des moyens comptés ».

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Serval : Transfert d’autorité du bataillon logistique

Serval : Transfert d’autorité du bataillon logistique

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:45
photo EMA

photo EMA

20/06/2013 19:13 Sources : EMA

 

Du 14 au 16 juin 2013, un convoi logistique composé d’une trentaine de véhicules s’est rendu de Gao à Kidal.

 

Ce convoi avait pour objectif de ravitailler les quelques 200 militaires présents à Kidal en équipements permettant d’améliorer les infrastructures  (groupes électrogènes, tentes climatisées...), en vivres et en pièces de rechange.

photo EMA

photo EMA

Le 14 juin, après le briefing, le convoi a pris la route dans un ordre précis, les véhicules de transport étant accompagnés par les véhicules d'escorte. Le trajet de plus de 400 kilomètres s’est effectué sur une piste difficilement praticable et sous de fortes chaleurs. Arrivé à Kidal, les éléments du bataillon logistique (BATLOG) ont effectué le déchargement des équipements. Le lendemain, le convoi a repris la route vers Gao. Une longue route ponctuée par un bivouac de nuit près d’Anéfis. Le 16 juin, le convoi a regagné la base de Gao.

photo EMA

photo EMA

Le BATLOG effectue régulièrement des convois logistiques vers différentes destinations au Mali (Tessalit, Bourem, Menaka) afin de ravitailler la force Serval.

photo EMA

photo EMA

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:55
Exercice Chamborant 2013 : au cœur du renseignement

21/06/2013 Sources : 2e RH Armée de Terre

 

Du 27 mai au 06 juin 2013, le 2e Régiment de Hussards s’est entraîné dans la région de Chaumont à l’occasion de l’exercice Chamborant. 160 militaires regroupés dans deux détachements de recherche humaine (DETREHUM) étaient présents. Composés de patrouilles de recherche profonde et d’équipes de recueil de l’information, renforcés d’une Field Humint Team Néerlandaise et d’une patrouille d’appui électronique, ils ont renseigné sur la manœuvre et les intentions d’un adversaire non conventionnel constitué de 135 militaires et civils.

 

« Au travers d’un scénario d’une grande richesse, l’exercice Chamborant a mis nos patrouilles de recherche profonde et nos équipes de recueil de l’information à rude épreuve en les confrontant à un rythme d’engagement très soutenu et à des situations complexes mais réalistes. Elles en ressortent grandies et confirmées dans leur aptitude à être déployées très prochainement en opérations extérieures », nous précise le chef renseignement du bureau organisation instruction (CRBOI)

 

A l’instar de nombreux théâtres sur lesquels le régiment est projeté, les deux DETREHUM, commandés par un poste de commandement BRM (Bataillon de Renseignement Multicapteurs), avaient pour mission d’appuyer une brigade interarmes française, intégrée à une force internationale de stabilisation. Agissant dans le cadre d’une résolution de l’ONU, à la demande d’un état allié, cette force avait pour mandat de contrôler l’une de ses provinces, ayant fait l’objet d’une invasion par les troupes d’un état voisin belliqueux et de préparer son engagement dans une seconde province toujours occupée par ce dernier.

 

Ayant le possibilité d’agir à la fois dans une province relativement permissive et dans une autre tenue par l’ennemi, les DETREHUM ont ainsi mis en application l’ensemble des modes d’action maîtrisés par les patrouilles de recherche profonde et les équipes de recueil de l’information de manière furtive, discrète et ouverte. Plus d’une quarantaine de missions de reconnaissance et de surveillance furent ainsi effectuées sur des camps d’entrainement, des positions d’artillerie ou encore des sites servant à des facilitateurs. Certaines de ces missions donnèrent lieu à des actions de désignation dans la profondeur au profit d’avions de chasse. Cent cinquante entretiens furent également réalisés auprès d’une quarantaine de sources. En outre, les équipes de recueil mirent en pratique leurs savoir-faire en matière d’interrogation de personnes capturés.

 

Cet exercice permis d’intégrer pour la première fois des personnels issus de quatre batteries de renseignement de brigade.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:50
EADS Flags LBG 2013 - photo EADS

EADS Flags LBG 2013 - photo EADS

22 juin 2013 LesEchos.fr

 

PARIS, 22 juin (Reuters) - La faiblesse du dollar par rapport à l'euro est une situation qui n'est plus tenable pour l'industrie aéronautique européenne, dit Marwan Lahoud, directeur général délégué d'EADS, dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche.

 

Le dirigeant s'exprime dans cet entretien à l'issue du Salon aéronautique du Bourget, près de Paris, où Airbus a signé en quatre jours la vente de 466 appareils, dont 20 A380.

 

"Notre objectif de 800 commandes sur l'année sera tenu", explique-t-il en estimant que, sur le long terme, Airbus et Boeing resteront "à 50-50".

 

Prié de dire ce qu'il a conseillé aux dirigeants politiques qui ont visité le salon, il répond : "De se battre contre un dollar beaucoup trop faible face à l'euro et de veiller à la compétitivité européenne. La situation n'est plus tenable."

 

"Tout le monde a compris que c'est l'industrie qui va régler les problèmes de l'Europe et non les services. Quand vous regardez les créations d'emploi ou les chiffres du commerce extérieur, vous voyez que l'économie tient grâce à l'aéronautique", ajoute-t-il.

 

Il exhorte également le gouvernement français à arrêter la dégradation de la compétitivité de la France par rapport à l'Allemagne pour assurer la survie de l'industrie française.

 

"Notre chance est d'être dans une industrie en croissance, sur le long terme, qui va embaucher 13.000 salariés cette année", souligne-t-il. "Elle peut amortir des chocs mais elle ne résistera pas éternellement à un coût du travail toujours plus pénalisant vis-à-vis de la concurrence internationale, voire européenne."

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:50
EADS Flags LBG 2013 - photo EADS

EADS Flags LBG 2013 - photo EADS

22 juin 2013 LesEchos.fr

 

PARIS, 22 juin (Reuters) - La faiblesse du dollar par rapport à l'euro est une situation qui n'est plus tenable pour l'industrie aéronautique européenne, dit Marwan Lahoud, directeur général délégué d'EADS, dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche.

 

Le dirigeant s'exprime dans cet entretien à l'issue du Salon aéronautique du Bourget, près de Paris, où Airbus a signé en quatre jours la vente de 466 appareils, dont 20 A380.

 

"Notre objectif de 800 commandes sur l'année sera tenu", explique-t-il en estimant que, sur le long terme, Airbus et Boeing resteront "à 50-50".

 

Prié de dire ce qu'il a conseillé aux dirigeants politiques qui ont visité le salon, il répond : "De se battre contre un dollar beaucoup trop faible face à l'euro et de veiller à la compétitivité européenne. La situation n'est plus tenable."

 

"Tout le monde a compris que c'est l'industrie qui va régler les problèmes de l'Europe et non les services. Quand vous regardez les créations d'emploi ou les chiffres du commerce extérieur, vous voyez que l'économie tient grâce à l'aéronautique", ajoute-t-il.

 

Il exhorte également le gouvernement français à arrêter la dégradation de la compétitivité de la France par rapport à l'Allemagne pour assurer la survie de l'industrie française.

 

"Notre chance est d'être dans une industrie en croissance, sur le long terme, qui va embaucher 13.000 salariés cette année", souligne-t-il. "Elle peut amortir des chocs mais elle ne résistera pas éternellement à un coût du travail toujours plus pénalisant vis-à-vis de la concurrence internationale, voire européenne."

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 16:55
Exosquelette Hercule : bientôt une version civile

18/06/2013 Actualité DGA

 

A l’occasion du 50e salon de l’aéronautique et de l’espace, sur le stand du ministère de la Défense, le fonds d’investissement Financière de Brienne, Inocap, Alto Invest et la société RB3D ont signé une convention de levée de fonds pour l’exosquelette Hercule.

 

Ce financement permettra notamment le développement de la PME et l’industrialisation de l’exosquelette  en vue de sa commercialisation pour des usages civils à partir de 2015.

 

Hercule a été développé avec le soutien du ministère de la Défense, à travers le dispositif RAPID de la Direction générale de l’armement (DGA). Le Régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID), doté d’une enveloppe annuelle de 40 M€, qui sera portée progressivement à 50 M€ d’ici 2015 conformément à la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

Hercule est le premier exosquelette européen. A l’origine, l’objectif de cette innovation est d’assister le soldat pour le port et la manipulation de charges lourdes, décuplant ainsi son endurance. Trois atouts majeurs distinguent Hercule des prototypes concurrents d’exosquelettes : une grande autonomie, la fluidité des gestes qu’il autorise et l’absence de capteurs ce qui facilite sa mise en place sur l’utilisateur. Le potentiel de l'innovation a dès le début été repéré par la DGA, qui n'a pas hésité à soutenir le projet.

 

Ces caractéristiques techniques permettent d’utiliser Hercule aussi bien dans le domaine militaire, au profit des fantassins et des artilleurs par exemple, que pour des applications civiles dans le secteur médical, le BTP, la sécurité, la logistique…

 

L’exosquelette HERCULE est présenté sur le stand Défense n° ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 16:55
Détail de la micromécanique ChronoMEMs

Détail de la micromécanique ChronoMEMs

18/06/2013 Actualité DGA

 

Développé par la PME française SilMach en partenariat et avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), ChronoMEMS assure la détection et le comptage d'évènements subis par une structure dans trois domaines distincts : chocs, vibrations et déformations d’origine mécanique ou thermique.

 

Il s’agit d’un microcapteur de haute technologie, de type « installe et oublie », fonctionnant sans aucune énergie. Il permet désormais de suivre précisément l’état de fatigue d’un équipement ou système opérationnel, au jour le jour et sans contrainte. C’est une avancée considérable pour la sécurité de fonctionnement de tout type de plateforme, terrestre, navale, aéronautique ou spatiale.

 

ChronoMEMS est fabriqué sur substrat de silicium au moyen de procédés dérivés de la microélectronique. Entièrement mécanique et donc extrêmement robuste, inviolable, insensible aux environnements électromagnétiques, pratiquement perpétuel, il est totalement fiable car, à moins d’être détruit, il ne perd jamais l’historique affiché sur sa roue codeuse. Très compact, sans entretien, facile à poser et exploiter, n’exigeant aucune opération de câblage ni branchement et pourtant accessible et consultable en permanence par lecture directe ou à distance, ChronoMEMS n'a besoin d'aucune source d'énergie pour fonctionner car il est conçu pour réagir à l'apparition d’un événement en exploitant uniquement l'apport énergétique de celui-ci, aussi infime soit-il.

 

Adaptable à tout type de support, déjà utilisé sur un véhicule militaire terrestre et en expérimentation sur des remontées mécaniques de stations de ski, ChronoMEMS est actuellement testé pour des avions civils et son emploi est envisagé dans une large gamme d’applications à caractère industriel ou scientifique.

 

ChonoMEMS est présenté pour la première fois sur le stand Défense ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 15:55
Salon du Bourget 2013 : le renseignement, une capacité majeure

18/06/2013 Economie et technologie

Le Salon du Bourget se poursuit sous un ciel plus clément ce mardi 18 juin 2013. Au menu du jour, le renseignement : une capacité-clé des armées françaises. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur l’espace institutionnel Défense, pour aller à la rencontre des personnels et voir les matériels.

 

Après un premier jour orageux, c’est sous un soleil de plomb que s’est ouverte la deuxième journée du Salon de l’aéronautique et de l’espace, au Bourget. L’occasion pour Jean-Yves Le Drian de revenir sur l’espace Défense.

 

Entre deux vrombissements d’A400M et de Rafale, la rédaction a choisi aujourd’hui de vous faire plonger dans le renseignement, l’une des thématiques-clés mise en valeur cette année sur l’espace institutionnel Défense.

 

Le renseignement est central dans la planification et conduite d’une opération militaire. Cette année sur l’espace Défense, le renseignement est abordé depuis le niveau stratégique, avec notamment le système Athos (’imagerie spatiale en opération) et le Pod RECO NG (qui équipe le chasseur Rafale) jusqu’au niveau tactique, avec le drone du génie ( DroGen). Le DroGen est un drone à voilure tournante et à décollage vertical, qui peut réaliser plusieurs types de missions. De la reconnaissance rapprochée à l’escorte de convoi en passant par la détection d’engins explosifs improvisés (EEI), le DroGen est un drone polyvalent. Il est d’autant plus remarquable qu’il ne nécessite qu’un opérateur. La première livraison du système DroGen a eu lieu en octobre 2012, et à ce jour, huit systèmes sur les douze prévus ont été livrés aux unités. Le vecteur aérien du DroGen est fabriqué par la PME Infotron, tandis que l’interface homme-machine (IHM) qui permet de le télépiloter est construit par Thales.

 

L’espace institutionnel Défense présente une maquette du DroGen, équipée de sa caméra.

 

Du vendredi 21 jusqu’au dimanche 23 juin, vous pourrez assister à une animation dynamique ainsi qu’à une simulation de pilotage du drone sur le stand Défense.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:50
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

17 June 2013 Ministry of Defence

 

Troops assigned to NATO's Allied Rapid Reaction Corps completed the first part of a rapid deployment exercise in Corsica this weekend.

 

Close to 40 multinational troops took part in Exercise Arrcade Deployex 13 at the weekend, but the exercise is far from over however, as more than 100 troops from Gloucestershire-based Headquarters Allied Rapid Reaction Corps (HQ ARRC) continue their training at Solenzara Air Base throughout the rest of this week, returning home to the UK on 21 June.

Remaining in Corsica are troops assigned to HQ ARRC’s enabling command (EC) and forward main elements, who will continue the work begun by the command’s Operational Liaison and Reconnaissance Teams (OLRTs), most of whom deployed to Corsica on 10 June.

One OLRT leader, Lieutenant Colonel Dag Bjornerud, an army officer from Norway, expressed his satisfaction with the exercise. He said:

We’ve had a very successful experience in Corsica. The local authorities and people have been very friendly, open-minded and easy to co-ordinate with. We’ve experienced and learned a lot.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

HQ ARRC has 4 OLRTs consisting of 6 personnel, including a team leader, 2 communications officers and 3 specialists (engineers, logistics experts, etc); each team has been augmented in Corsica with interpreters, either from the local area or from the French Foreign Legion.

Designed to deploy in advance of the rest of the headquarters, the OLRTs are given a set of requests for information, or RFIs, before they depart. Upon arriving in theatre, they must find answers to all of these questions, particularly those that involve the movement of troops, equipment and supplies into the country.

Using state-of-the-art satellite communications kit, the OLRTs travel around the area, completing recces of sea and air ports and roads, as well as meeting with administrative and political leaders. They then make assessments that are forwarded directly back to HQ ARRC’s commander and his staff.

In Corsica, this has meant many long days driving around the mountainous Mediterranean island for OLRT personnel.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

Lieutenant Colonel Bjornerud explained:

The terrain and roads have been challenging. Corsica has given us a good awareness of potential challenges we could find on a real operational deployment.

Ultimately, the OLRTs complete the commander’s picture of the country and/or region his troops are preparing to deploy to, ensuring that no detail is left to assumption.

Lieutenant Colonel Bjornerud said:

It’s critical that we make the right conclusions. You have to be on the ground in order to gain that kind of knowledge – you can’t read about it in a book.

Exercise Arrcade Deployex 13 is being directed by Supreme Headquarters Allied Powers Europe, the military arm of NATO.

The exercise is designed to simulate a real NATO Response Force (NRF) deployment, at the beginning of which HQ ARRC would traditionally deploy its OLRT and EC elements in advance of the rest of the headquarters in order to get everything ready and co-ordinate logistics and transportation needs before the rest of the multinational headquarters deploys.

This exercise mirrors what HQ ARRC would do if called on by NATO to deploy in a real-world scenario.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

HQ ARRC is a NATO rapid deployment corps headquarters which was founded in 1992 in Germany; it has been headquartered in Gloucestershire since August 2010.

Although HQ ARRC’s ‘framework nation’ is the United Kingdom, comprising approximately 60% of the overall staff, the ARRC is fully multinational in nature and organisation, with 15 partner nations contributing the remaining complement of personnel (Belgium, Canada, the Czech Republic, France, Denmark, Germany, Greece, Italy, the Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Spain, Turkey and the United States).

HQ ARRC is now on standby for short-notice call-up and subsequent rapid deployment in support of any potential NATO NRF missions that may develop.

As an NRF Land Component Command, or LCC, HQ ARRC would essentially be in command of all land combat troops on the ground during an NRF deployment.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:45
Serval : visite de l’agence nationale de l’aviation civile à GAO

20/06/2013 Sources : EMA

 

Du 17 au 18 juin 2013, une délégation malienne composée d’une dizaine d’experts de l’aviation civile (ANAC) s’est rendue auprès de la force Serval à Gao.

Cette visite avait pour objectif d’évaluer les travaux nécessaires pour la réhabilitation de l’aéroport de Gao, qui sera pilotée par l’ANAC malienne.

La délégation était accompagnée du commandant de région aérienne et de deux officiers de l’état-major de l’armée de l’Air malienne. Lors de la visite, ils ont pu prendre la mesure du dispositif de sécurité aéronautique mis en place par la force Serval. Ils ont également constaté l’état des installations maliennes désaffectées : tour de contrôle, comptoir d’enregistrement, hall passagers, parking aviation civile et antenne météo. A cette occasion, les experts maliens ont échangé leurs points de vue avec les spécialistes de la force Serval : officiers de l’état-major de la brigade, opérationnels et contrôleurs du groupement aéromobile (GAM), sapeurs du génie de l’air et du service d’infrastructure de la défense, et aviateurs du détachement Air (DETAIR).

De nombreux travaux seront nécessaires avant que la partie civile de la zone aéroportuaire de Gao soit de nouveau exploitée.

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:55
Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

18/06/2013 Sources : EMA

 

L’exercice MESOS-ARSENIA a eu lieu en région Rhône-Alpes du 10 au 14 juin. Dirigé par la préfecture du Rhône, cet exercice mixte civil et militaire  a été conduit autour d’un scénario de gestion d’une crise Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique (NRBC) sur fond de menace terroriste. Pour sa partie civile (MESOS), cet exercice a été joué à tous les niveaux de l’organisation préfectorale, y compris sur le terrain. Pour sa partie militaire (ARSENIA), il a engagé la chaîne de commandement zonal, plus particulièrement les volets planification et conduite de l’engagement de la chaîne OTIAD, en coordination avec les moyens civils placés sous autorité du ministère de l’Intérieur.

 

Au total, l’exercice MESOS a impliqué 2000 personnes sous la direction du préfet de zone de défense et de sécurité (PZDS), dont une composante européenne de 300 personnes (Portugal, Belgique, Espagne, Allemagne, Italie). Pour sa part, le volet militaire (ARSENIA) a engagé une centaine de militaires des cinq départements relevant de la zone de défense et de sécurité sud-est (ZDS SE : départements du Rhône, de l’Isère, de l’Ain, de la Drôme et de l’Ardèche) qui ont armé ou renforcé les structures de commandement nécessaires à l’engagement militaire. A cette occasion, le Centre Opérationnel Interarmées de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-est (COIAZDS SE) a été évalué dans sa capacité à armer, planifier et conduire les actions militaires de gestion de crise.

 

Dans le scénario de l’exercice se déroule une succession d’attentats dans le monde : à Rome (31 mai), Sydney (3 juin), Londres (7 juin), la Haye (8 juin) Paris (9 juin), Saint Etienne (11 juin) et Lyon (12 juin). Un sommet économique européen se tenant à Lyon, le Préfet de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est – M. Jean-François Carenco - décide la réquisition de moyens militaires en soutien des forces de sécurité civile et intérieures.

 

La réquisition préfectorale est adressée au général de corps d’armée Martial de Braquilanges, officier général de zone de défense et de sécurité de la zone Sud-Est (OGZDS-SE) qui évalue les besoins requis et la manœuvre opérationnelle à mener en coordination avec les autorités civiles, et reçoit l’ordre d’intervenir du Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO). Il engage alors les moyens militaires dans des délais très brefs. Grâce à leurs structures, leurs savoir-faire et aux moyens très spécifiques dont elles disposent (capacités génie, héliportée, NRBC, transport lourd, etc.), les armées sont associées très tôt au déclenchement de l’alerte par la préfecture.  Dans le cadre de l’Organisation Territoriale InterArmées de Défense (l’OTIAD), les armées peuvent en permanence déployer jusqu’à 10 000 hommes en quelques jours dans le cas d’une crise majeure. Le maintien de cette capacité est confirmé par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dans le cadre de la fonction stratégique «protection».

 

Dans les crises liées à la sécurité civile, les moyens militaires sont placés pour emploi sous l’autorité du Directeur des Opérations de Secours, qui est en principe le préfet de département. Ils restent sous le commandement opérationnel (OPCOM) du chef d’état-major des armées, via l’officier général de la zone de défense et de sécurité qui en assure le contrôle opérationnel (OPCON). Dès les premières heures de la crise, l’évaluation des moyens militaires disponibles est réalisée par le centre opérationnel interarmées de zone de Défense et de sécurité sud-est (COIAZDS-SE), également en charge de planifier et conduire leur engagement. Pour assurer ses missions, le COIAZDS est renforcé par des militaires d’active et de réserve. Il peut également être armé par des renforts spécialisés, comme la cellule d’aide à la gestion de crise (CAGEC). Afin de garantir la bonne coordination avec l’action des moyens civils, un détachement de liaison militaire est inséré auprès du préfet en charge des opérations.

 

L’Organisation territoriale interarmées de Défense (OTIAD) assure des missions opérationnelles au titre de la sauvegarde et en vue de la participation des forces armées à la défense sur le territoire national, y compris dans les DOM-COM. L’engagement des armées sur le territoire national dans le cadre des missions intérieures intervient en soutien, en accompagnement ou en complément de l’action civile de l’État dans les milieux terrestre, maritime et aérien. La chaîne OTIAD couvre ainsi un large spectre de missions : missions de sécurité civile (par exemple en cas de catastrophe naturelle), missions de sécurité intérieure (telles que VIGIPIRATE ou Harpie), missions de sécurité publique (comme Héphaïstos : mission de lutte contre les feux de forêts dans le Sud et en Corse), engagement des équipes de neutralisation et destruction d’engins explosifs (NEDEX), etc. Par ailleurs, son personnel assure une veille opérationnelle permanente dans sa zone de défense et de sécurité, au bénéfice de ses concitoyens.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

Exercice MESOS-ARSENIA : La chaîne OTIAD en action dans la ZDS sud-est.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:50
CEMA : rencontre avec le DSACEUR

17/06/2013 Sources : EMA

 

Le 07 juin 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), a rencontré le Commandant suprême adjoint des forces alliées en Europe (DSACEUR), le général britannique Richard Shirreff. Le DSACEUR est plus particulièrement chargé de recenser les forces requises pour les opérations de l’Alliance et d’organiser la génération de force auprès des pays membres. Il est également le commandant stratégique des opérations de l’Union européenne menées dans le cadre de l’arrangement de « Berlin + », notamment l’opération ALTHEA.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la dernière réunion des chefs d’état-major de l’OTAN organisée trois semaines auparavant et centrée sur trois thèmes principaux : la mission de la force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan (FIAS), la coopération au sein de l’Alliance et la transformation de l’OTAN.

 

Le CEMA et le DSACEUR ont abordé l’avenir de l’engagement de l’Alliance dans le cadre de la mission Resolute support qui succèdera à la FIAS à l’horizon 2014.

 

CEMA : rencontre avec le DSACEUR

Les deux autorités se sont ensuite entretenues sur les engagements opérationnels de l’OTAN et de l’Union européenne (UE) dans les Balkans. Evoquant l’engagement de la France au Kosovo dans le cadre de la KFOR, et en Bosnie Herzégovine dans l’opération de l’Union européenne (UE) ALTHEA, le CEMA a rappelé la nécessité de veiller à maintenir l’équilibre et la complémentarité de ces deux opérations. La question de la complémentarité des actions conduites par l’UE et l’OTAN a également été soulignée dans le domaine de la sécurité maritime.

 

Cet entretien a également été l’occasion pour le CEMA de rappeler le soutien de la France à une plus grande interopérabilité au sein de l’Alliance, conformément au principe de la Connected forces initiative (CFI). Les deux autorités ont plus précisément évoqué le partage de renseignement, pièce maîtresse de l’efficacité opérationnelle dans le cadre d’un engagement interallié et enjeu de coopération essentiel.

 

Cette rencontre a confirmé la qualité des relations que les armées françaises entretiennent avec l’OTAN et du rôle majeur que la France tient au sein de l’Alliance.

CEMA : rencontre avec le DSACEUR
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:45
Serval : Opération Orion

19/06/2013 Sources : EMA

 

Du 8 au 13 juin 2013, près de 400 militaires de la force Serval avec une centaine de véhicules et un détachement de gendarmes maliens ont conduit l’opération Orion, dans la région de Bourem, sur la rive Nord du fleuve Niger.

 

Cette opération, qui s’est déroulée en deux phases, visait à reconnaitre des points d’intérêts identifiés et à poursuivre les actions de fouilles conduites régulièrement sur la boucle du Niger.

 

Durant la première phase, du 8 au 9 juin, l’objectif était de s’emparer de la zone d’action et de neutraliser les groupes terroristes qui pourraient encore s’y trouver. Deux compagnies du groupement tactique interarmes (GTIA) ont quitté Gao par la route aux moyens de véhicules de l’avant blindés (VAB) et véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI). Dans le même temps, deux sections d’infanterie ont été héliportées au moyen de 3 hélicoptères Puma, appuyés par 4 hélicoptères Gazelle et un hélicoptère Tigre du groupement aéromobile (GAM) afin de boucler la zone d’In Melach par l’Ouest.

 

Serval : Opération Orion

Durant la seconde phase, du 9 au 13 juin, les opérations de reconnaissance et de fouille ont permis la découverte de plusieurs caches d’armes, comprenant notamment une trentaine d’armes de tout type (AK-47, HK G3, fusils MAUSER, calibre 12 mm), plus de 5000 munitions, du matériel optique, du matériel de transmission, des véhicules (5 pick up et 1 camion) et du matériel logistique (futs de gasoil). Par ailleurs, un atelier de confection de gilets explosifs a été démantelé.

 

Au bilan, aucune attaque de groupes terroristes n’a été reportée, ces derniers poursuivant leur stratégie d’évitement. Les contacts entretenus avec la population locale ont permis de collecter des informations qui ont pu être exploitées rapidement, en particulier du fait de la capacité des troupes à mener des opérations dans la durée, malgré des conditions météorologiques éprouvantes.

 

Serval : Opération Orion

Par ailleurs, le colonel Ozane, chef de corps du GTIA, a rencontré le préfet et le maire de Bourem pour leur remettre un lot de matériels destiné à préparer les élections. La force Serval participe à l’acheminement de ces équipements en vue des échéances électorales du mois de juillet.        

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Serval : Opération Orion
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:55
Salon du Bourget 2013 : l’A400M fait son show

20/06/2013  DICoD - Economie et technologie

 

Quatrième jour du Salon du Bourget. La rédaction vous emmène au cœur de l’aéronautique militaire au travers de grandes thématiques de la Défense. Aujourd’hui, focus sur la capacité à projeter, avec l’A400 M.

 

C’est une des attractions principales du Bourget. Conçu par Airbus Military, l’A400 M est le nouvel avion de transport tactique, stratégique et logistique destiné à équiper l’armée de l’Air française. De la dimension d’un Hercule C-130, son prédécesseur, il est riche d’innovations et repousse les limites de la polyvalence. L’A400M ou « Atlas », son nom de guerre, sera tout aussi bien employé pour larguer des parachutistes, transporter du matériel lourd et volumineux, évacuer des blessés ou encore, ravitailler des aéronefs et des hélicoptères en vol.

Comme pour l'intervention française au Mali, la projection des forces et du matériel se fait souvent sur un théâtre d’opération éloigné du territoire national. L’A400M est capable de transporter 30 tonnes sur 4 500 km. « C’est un des premiers avions de transport militaire au monde avec de telles capacités » assure le capitaine Thierry Feuillet, pilote de la base aérienne d’Orléans-Bricy, avec à son actif 23h de vol et une trentaine d’atterrissages sur cet appareil. « Sa détectabilité et sa vulnérabilité sont réduites. C’est d’autre part, un avion à hélices d’une extrême manœuvrabilité avec par exemple, une inclinaison jusqu’à 120° commente le capitaine Feuillet, le pilote peut ainsi se concentrer sur sa mission sans se soucier des paramètres de vols ». Enfin, l’Atlas possède une très grande soute de 340 m3 et est capable de décoller et atterrir sur des pistes sommaires très courtes.

La démonstration, à la fois lente et sportive dans le ciel du Bourget a conquis les spectateurs. L'A400M est le fruit d'un consensus entre les ministères de la Défense de sept pays européens - France, Allemagne, Royaume-Unis, Espagne, Belgique, Luxembourg et Turquie. Les français auront le privilège de revoir l'A400M très prochainement : il  défilera lors de la fête nationale, le 14 juillet.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:45
Mali : relève du détachement génie de la force Serval
20/06/2013 Sources : EMA
 

Le 15 juin 2013, à Gao, a eu lieu la relève du détachement génie de la force Serval. 

Déployé sur le théâtre malien depuis février 2013, ce détachement était armé par des éléments du 31e régiment du génie (31e RG), du 13e régiment du génie (13e RG), d’un groupe cynophile du 132e bataillon cynophile de l’armée de terre (132e  BCAT), d’une équipe WIT (weapons intelligence team) du centre interarmées MUNEX (CIAM) et de la gendarmerie.

Le détachement effectue tout le panel des missions du génie à savoir la participation au combat de contact, l’appui à la mobilité, l’aide au déploiement d’urgence et la participation à

la sauvegarde protection.

Ainsi, fin mars 2013, le détachement a mené d’importants travaux de protection et a participé à la dépollution de la ville de Tombouctou. Le 31 mars, lors de l’attaque d’une quinzaine de terroristes en ville, le détachement à participé à la sécurisation des sites en neutralisant des ceintures explosives.  Du 2 au 7 avril, le détachement génie a parcouru 500 km de piste de sable et de dunes pour rejoindre Araouane, au Nord-Ouest de Tombouctou, dans le cadre d’une opération de reconnaissance offensive conduite par la force Serval. L’objectif était de sécuriser les zones de poser d’hélicoptères, d’être en appui de la progression et d’apporter une aide lors des manœuvres nécessitant de dégager les véhicules ensablés.

Du 17 au 20 mai, une trentaine de sapeurs de la 2e compagnie du 31e régiment du génie (31e RG) et les engins du 511e régiment du train (511e RT) ont installé un pont « Bailey », long de 24 mètres et large de 9 mètres, à Tassiga, dans l’Est du pays, situé sur un axe majeur entre le Niger et le Nord Mali. Cette opération a permis de rétablir la circulation et par la même occasion les échanges commerciaux avant le début de la saison des pluies.

Le détachement génie d’aide au déploiement (DGAD) est dorénavant armé par le 1er régiment étranger du génie (1er REG), le 31e et le 19e régiment du génie (31e et 19e RG). Il comprend un groupe de commandement, une section de combat du génie, une section énergie, un groupe appui, un groupe fouille opérationnelle spécialisée (FOS), un groupe cynophile, deux équipes EOD (Explosive Ordnance Disposal), une équipe WIT (Weapons Intelligence Team) une section d’aide au déploiement opérationnel et un groupe d’aide au déploiement lourd.

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:31

20.06.2013 Par ministere de la defense

Venez découvrir, présentés par notre reporter, les matériels majeurs exposés sur le stand institutionnel du ministère de la Défense au salon du Bourget 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:19
Serval : La PATMAR au combat

20/06/2013 Capitaine de corvette Olivier Roussille, commandant en second de la flottille 23F - Marine nationale

 

Le 8 janvier 2013, les flottilles 23F et 21F reçoivent l’ordre d’activer leur plan d’alerte. Une semaine plus tard, les deux tiers des équipages opérationnels de la composante des Atlantique 2 (ATL II) sont à Dakar pour opérer à l’opération Serval. Récit par le premier commandant de ce qui constitue, à ce jour, l’un des plus importants détachements extérieurs de la patrouille maritime. Au plus fort de l’opération, près de la moitié des aéronefs en ligne étaient engagés et plus de 220 marins du ciel déployés.

 

08 janvier. 15h00. Le commandant adjoint opérations de la flottille m’informe que le plan d’alerte est activé. Étant justement d’alerte comme commandant du détachement (COMDET), je cherche à obtenir davantage d’informations. Les flottilles sont en effervescence, tout le personnel s’active. Chacun sait ce qu’il lui reste à faire et déroule sa check-list. L’heure de décollage du premier ATL2 est définie, la deuxième vague du personnel, dont je fais partie, décollera le lendemain matin en Transall.

 

09 janvier matin. Nous sommes une trentaine de marins à embarquer dans le Transall, direction Dakar. Un premier ATL2 a décollé dans la nuit et est déjà posé sur le tarmac sénégalais. À bord, la pression monte, tous les scénarios sont envisagés.

09 janvier, en fin de journée. Le Transall se pose à Dakar et je prends mes marques dans les locaux «opérations» du détachement. Les vols et les briefings s’enchaînent à un rythme soutenu. Décision est prise de renforcer de manière significative le détachement. Les équipages et techniciens arrivent progressivement. Je mets un point d’honneur à briefer les nouveaux arrivés sur les spécificités du théâtre. Nous sommes au cœur des opérations.

Les missions de l’ATL2 sont multiples et se cumulent au cours du même vol : renseignement, appui des forces au sol, guidage d’avions de chasse sur des objectifs terrestres, commandement et contrôle. Les équipages sont tous rompus à ce genre de missions, qu’ils ont déjà menées, pour certaines, lors de l’opération Harmattan. Les ATL2 deviennent peu à peu les anges gardiens des forces engagées au sol. Les échanges radio témoignent d’une tension palpable lors des progressions vers les territoires aux mains des terroristes. 

12 janvier. Après l’annonce du chef d’état-major des Armées de renforcer significativement les moyens aériens vers le théâtre d'opérations Serval, le commandant de la flottille vient prêter main forte au détachement. Après un cours briefing, il prend le commandement du détachement. Je deviens alors le "deputy COMDET", chargé de la conduite des opérations.

Parallèlement au renforcement de la composante terrestre, les missions de l’ATL2 évoluent et l’utilisation de sa capacité de tir de bombes GBU12 est envisagée. Nous sommes parés en seulement quelques jours, malgré les contraintes de tous ordres. La chaine armement a fait, là encore, une performance remarquable. La première mission armée est ordonnée dans le cadre de la reprise de la ville de Gao. C’est l’équipage Ulysse Charlie de la flottille 21F qui effectuera la mission dont je suis désigné Mission commander.

26 janvier. 03h00. Briefing, puis nous partons vers l’avion. Il fait nuit, la température est encore supportable. Sous l’avion, les «boums»[1]s’affairent. Deux bombes GBU12 sont gréées dans la soute armement. Une fois sur zone, nous renseignons les forces au sol. La situation est complexe : l’imbrication des forces amies et ennemies et la proximité des habitations rendent délicates les options de tir. Après plus de 11 heures de vols, nous nous posons pour refaire les pleins et rentrer sur Dakar, cinq heures de vol plus tard. Nous venons d’effectuer le premier vol opérationnel armé de GBU12 de l’histoire de la PATMAR.

29 janvier : La veille, j’ai reçu un appel du centre de planification et de commandement des opérations (CPCO): une mission offensive de bombardement d’un bâtiment logistique ennemi est planifiée pour l’ATL2. L’équipage désigné est Wallaby Echo de la flottille 23F. Le commandant de la flottille assumera les responsabilités de Mission commander. Toutes les procédures sont révisées et le jour J, l’ensemble de l’équipage est prêt. Il arrive sur zone. Les conditions météo sont difficiles, mais la cible est identifiée et confirmée par le CPCO. Le dialogue s’engage entre l’aéronef et le pilote du drone français déjà présent, en charge de pointer la cible avec son illuminateur à notre profit. L’autorisation de tir est alors donnée. Une première bombe est larguée, puis une deuxième. La cible est détruite. Après douze heures de vol, l’aéronef est de retour. Les boums sont fiers et certains d’entre eux ne dissimulent pas leur émotion… La patrouille maritime vient de faire un grand pas en avant, récompensant des années de préparations et d’entraînements opérationnels indispensables.

D’autres missions similaires seront réalisées par la suite, notamment sur des cibles d’opportunité.

Le rythme des vols est toujours aussi intense et malgré la fatigue accumulée, les équipes sont mobilisées, de plus en plus rôdées et aguerries. Les premières relèves des équipages ayant atteint 120 heures de vol en moins de 30 jours s’effectuent progressivement.

2 Février. Je reprends le commandement. Nous avons vécu des moments forts, intenses, pendant lesquels nous étions fiers de commander nos équipages au combat. C’est une expérience unique en patrouille maritime d’avoir réuni le commandant et son commandant en second sur un théâtre d’opérations, à l’image de ce qui se pratique en flottille de chasse embarquée.

7 Février. J’ai l’honneur d’accueillir l’amiral commandant la force d’aéronautique navale (Alavia) venus appuyer l'action des équipages. Au programme, entretiens avec le personnel et compte rendu notamment sur l'emploi de l’aéronef équipé d'un nouveau senseur (caméra WESCAM) et des ateliers. Lors de son adresse, le CA de Bonnaventure a souligné la polyvalence de cet avion de combat aéromaritime, ainsi que le professionnalisme et la combattivité des marins de la patrouille maritime. L’amiral a pu mesurer les spécificités d’un détachement ATL2 comme celui-là en mission non permanente et son esprit d’équipage. Il résume la journée en inscrivant sur le tableau de tradition du détachement SERVAL les mots suivants: «vous êtes magnifiques!»

10 Février. L’heure de la relève a sonné pour moi. Je transmets mes responsabilités au commandant de la flottille 21F.

              

[1]Armuriers.

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:55
photo RP Defense

photo RP Defense

Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, Paris, le 17 juin 2013. - Sagem

 

Sagem (Safran) vient d’effectuer entre le 10 et le 13 juin 2013 une nouvelle campagne d’essais en vol de son système de drone Patroller™ en configuration multi-capteur multi-mission intégrant à son bord un système de recueil du renseignement d’origine électromagnétique (Roem) Comint (1).

 

Conçu pour les missions militaires, ce système de guerre électronique Comint, intégré par Sagem dans une nacelle sous voilure, apporte une fonction d’interception, de localisation et d’analyse des communications V/UHF, y compris des postes à évasion de fréquences.

 

Au cours de cette campagne de sept vols, le Patroller a démontré sa capacité à accueillir aisément un système de guerre électronique Comint en nacelle, complétant ainsi le système optronique jour-nuit Euroflir 410 de Sagem. Opéré depuis la station sol, le système Comint permet d’orienter en temps réel l’emploi des capteurs optroniques du Patroller pour l’identification visuelle de cibles et leur localisation rapide et précise sur de larges zones d’intérêt.

GCS Patroler - Intelligence post - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

GCS Patroler - Intelligence post - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

Conduite depuis le centre R&D drones de Sagem à Eragny (région parisienne), ces essais font suite à une campagne en environnement désertique en mai 2013, au cours de laquelle le système Patroller s’est intégré à un exercice aéroterrestre et aéromaritime.

 

Développé par Sagem, le Patroller est un système de drones de la classe 1 tonne, basé sur un aéronef de type Stemme S15 certifié EASA pour répondre aux besoins des forces armée ou de sécurité. Il tire partie du savoir-faire acquis par Sagem sur le système de drones tactiques Sperwer et du retour d’expérience de neuf années d’utilisation en Afghanistan.

 

Opérant à coûts maîtrisés, le système Patroller s’appuie sur des technologies françaises et européennes, notamment pour la cellule et les capteurs. Grâce à sa conception modulaire, le Patroller peut recevoir une charge utile en cellule ou en pods pour des vols de 20 à 30 heures et jusqu’à 25 000 ft.

 

Le système de drone Patroller en configuration multi-capteur / multi-mission avec une charge utile optronique et Comint, ainsi que son segment sol associé, sont présentés au salon du Bourget sur l’espace ST B59 de l’exposition statique.

 

(1) Communication Intelligence.

* * * *

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:55
Allocution du CEMA - Clôture de la session nationale de l’IHEDN 14 juin 2013

20/06/2013 Sources : EMA

 

Allocution de l’amiral Édouard Guillaud - Clôture de la session nationale de l’IHEDN 14 juin 2013

 

Mon général,

 

Mesdames, messieurs les auditeurs,

 

Vous voici donc arrivés au terme d’un parcours qui, j’en suis convaincu, vous aura beaucoup apporté.

 

Vous connaissiez la défense, les armées, certaines de leurs missions. Aujourd’hui, cette connaissance est aiguisée. Vous avez réfléchi au rôle des armées dans la Nation, à leur positionnement vis-à-vis de nos alliés et partenaires stratégiques.

 

Vous maîtrisez leurs atouts, leurs défis, leurs succès mais aussi leurs contraintes et leurs fragilités. Vous avez aussi compris que le métier militaire ne se résume pas à un combat dans la verte, une interception à haute altitude ou la chasse au boutre somalien – et j’en passe.

 

C’est pour cela que la clôture d’une session de l’IHEDN n’est pas une conclusion mais une invitation à aller de l’avant, à entretenir vos relations, à poursuivre vos échanges, à approfondir vos réflexions et, surtout, à témoigner. C’est ce que j’attends de vous désormais.

 

Je compte sur vous pour dire ce que vous avez partagé ici. Je compte sur vous pour être nos relais dans vos cercles professionnels, associatifs et amicaux. C’est pour cela que vous avez été choisis. C’est ainsi que votre réseau, vos réseaux trouvent tout leur sens et prennent toute leur dimension.

 

Je compte sur vos analyses, sur vos retours d’expérience pour nous enrichir à votre tour. Mais je ne compte pas sur vous pour être des admirateurs béats de la défense en général, de l’institution militaire en particulier. Au pays de Rabelais, Descartes et Voltaire, la liberté de pensée et d’expression doit aussi être mise à profit dans le champ couvert par la défense nationale !

 

Vous savez les grands sujets qui nous intéressent aujourd’hui, sur le front des opérations comme sur celui de la préparation de l’avenir. Nous en avions parlé en début d’année. Depuis, vous avez entendu les grands responsables de l’État et même, occasion rare à l’IHEDN, le Président de la République : statistiquement, c’est une à deux fois par mandat. Pas plus.

 

A ce moment de bilan, je vais vous donner mon appréciation des défis qui se profilent, quelques semaines après la publication du nouveau Livre blanc, qui fixe le cap pour nos armées à l’horizon 2025, et alors que nous sommes engagés dans la préparation de la Loi de programmation militaire, qui en sera la première déclinaison pour la période 2014-2019.

 

***

 

Mon point de vue est bien sûr celui du chef militaire, responsable de la définition de la stratégie militaire et de la conduite des opérations.

 

Ce sont des tâches de plus en plus exigeantes pour les armées, avec un niveau d’engagement qui reste très élevé et des moyens de plus en plus comptés, et avec la complexité qui caractérise les opérations modernes.

 

C’est pourtant l’honneur de nos armées de relever ces défis ! Votre année à l’IHEDN vous aura permis de le mesurer : la réactivité, l’efficacité et la discipline au feu de  nos forces sont exemplaires, il faut le dire !

 

Au-delà de ces qualités opérationnelles de notre outil de défense, vous aurez noté ses atouts au plan politico-militaire.

 

C’est grâce à la qualité de nos forces que nous pouvons être moteurs dans les instances internationales, à l’ONU, à l’OTAN comme à l’UE ou ailleurs. Sans notre engagement résolu, hier en Afghanistan, en Côte-d’Ivoire, en Libye et aujourd’hui, au large de la Somalie et au Mali, nous n’aurions pas le même crédit auprès de nos grands partenaires : je peux en témoigner !

 

Sans ces engagements militaires, nous ne pourrions accompagner ces mouvements de fond que sont la volonté des organisations régionales d’assumer davantage leurs responsabilités, à l’instar de la CEDEAO : cela aussi, je peux en témoigner !

 

Nous sommes ainsi membres du club très fermé des nations qui veulent et qui peuvent. Vouloir et pouvoir, voilà les deux conditions indispensables de toute action internationale ! Et ces deux conditions sont de plus en plus rarement réunies, notamment en Europe : c’est même, vis-à-vis des désordres du monde, la principale limite de nos démocraties. Nous sommes parmi les pays qui ont encore conscience que l’histoire est tragique !

 

***

 

C’est une lourde responsabilité, pour aujourd’hui comme pour demain : il faut être ambitieux et volontaire pour s’imposer dans le temps long des relations internationales, avec ses aléas géopolitiques et économiques.

 

Ambitieux et volontaire, mais réaliste.

 

Notre présent est celui d’un monde où les termes de sûreté, de stabilité et de sécurité sont plus fuyants, plus difficiles à définir dans l’absolu. Dans le choix de nos interventions, dans la formulation des buts de guerre, les circonstances sont souvent plus fortes que les principes !

 

Notre présent est celui d’un monde toujours plus ouvert et poreux, où les risques et les menaces se diversifient, s’interpénètrent et sont plus difficiles à détecter et à identifier. Le domaine cybernétique en est la meilleure illustration, lui qui brouille les frontières entre risque et menace, entre civil et militaire, entre public et privé, et qui se joue de la géographie. A l’heure de la mondialisation, l’échelle d’analyse n’est plus seulement l’État ou les alliances mais aussi l’individu, le groupe et leurs valeurs propres. Les réponses s’en trouvent compliquées. Le militaire doit adapter constamment sa grille de lecture et ses moyens d’action ; la finalité – et, parfois, le principe même – de son action sont moins évidents.

 

Notre présent est également celui d’un monde où les instruments traditionnels de régulation des désordres internationaux traversent une crise de légitimité. L’ONU est toujours prisonnière de ses contraintes et en particulier de son côté Tour de Babel. L’OTAN connaît des doutes existentiels, avec la fin annoncée de sa présence en Afghanistan. L’Union européenne veut être un acteur global de la résolution des crises, mais minore systématiquement leur volet militaire. Il faut toujours composer avec ce contexte international !

 

Ce présent, il est enfin celui d’une crise économique et financière persistante, une crise qui impose une pression croissante sur les dépenses de l’Etat, et donc sur les budgets de défense, du moins en Europe. Avec cela aussi, il faut composer : l’ambition est indissociable des moyens permettant de la concrétiser !

 

C’est tout l’enjeu de la définition d’une stratégie de défense et de sécurité nationale, tout l’enjeu de l’expression de notre ambition nationale. C’est tout l’enjeu de l’adaptation de notre outil de défense, tout l’enjeu de la préservation d’un capital précieux mais d’ores et déjà fragilisé.

 

Vous le savez, la réduction continue des budgets de défense conjuguée à l’inflation des coûts exerce une tension sur les moyens, qu’il est de plus en plus difficile de maîtriser. Dans ces conditions, définir le chemin qui va des moyens aux fins implique : penser autrement, imaginer d’autres voies.

 

***

 

Le Livre blanc 2013 se veut une réponse à la fois volontariste et réaliste.

 

Réponse volontariste parce qu’il réaffirme l’ambition d’une France souveraine et engagée, maîtresse de son destin et soucieuse d’assumer ses responsabilités internationales.

C’est une ambition cohérente avec notre Histoire, avec notre façon de percevoir le monde, avec la conscience du rôle que nous entendons y jouer, avec les attentes de nos alliés et de nos partenaires stratégiques.

 

Elle se concrétise par la volonté de conserver des capacités autonomes d’appréciation de situation, de commandement et d’action. Elle se concrétise par le maintien de notre force de dissuasion dans ses deux composantes. Elle est celle d’une France motrice à l’ONU, au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, d’une France volontaire et capable.

 

Une France volontaire et capable, c’est une France dotée d’un outil militaire complet ! C’est une France dotée d’un outil militaire cohérent, d’un outil militaire apte à remplir les missions assignées, dans chaque milieu, en combinant les atouts de chacune des composantes !

 

Mais le Livre blanc 2013 se veut aussi une réponse réaliste. Il ne dessine pas un monde rêvé, ajusté à nos moyens nationaux d’y peser. Il n’idéalise pas la réalité difficile de nos coopérations internationales, comme s’il suffisait de vouloir plus d’OTAN ou plus de PSDC pour les rendre plus volontaires et plus capables. Il assume le grand écart de notre outil de défense, entre des priorités confirmées – comme le renforcement du renseignement, de nos capacités de lutte informatique –, et l’entretien d’un outil pointu, sous forte contrainte budgétaire.

 

***

 

Je l’ai dit, faire aussi bien avec moins impose de faire autrement, de trouver de nouvelles marges de manœuvre.

 

A partir du Livre blanc, j’identifie 3 leviers.

 

Le premier levier concerne les contrats opérationnels et donc les formats : il s’agit d’afficher une ambition militaire correspondant mieux à la réalité de nos armées, celle de nos capacités, celle de nos engagements.

 

C’est vrai, le contrat majeur d’intervention – le plus visible – affiche un chiffre réduit de moitié par rapport à 2008, dont nous savions qu’il était déjà irréalisable ! Et dans sa définition actuelle, 15 000 hommes, ce contrat majeur peut être tenu et reste compatible avec nos autres grandes missions : la protection, la dissuasion et la gestion de crise.

 

Il est bien évident que, dans ces conditions, l’outil complet et cohérent dont j’ai parlé est plus ramassé, avec une conséquence immédiate et assumée : nous ne pourrons plus faire autant, c’est-à-dire que la simultanéité des engagements sera la première variable d’ajustement.

 

Nos zones potentielles d’intervention ont beau être hiérarchisées plus clairement, en partant du territoire national, de l’Europe et de ses approches, il faudra faire des choix et parfois se résoudre à intervenir plus modestement.

 

Il faudra être plus agiles pour redistribuer les moyens engagés sur nos théâtres et transférer l’effort vers d’autres forces. Nos concepts d’emploi seront adaptés, dans le sens d’une plus grande porosité des capacités entre les fonctions stratégiques, entre les missions, entre les théâtres.

 

Le deuxième levier concerne la structure même de nos forces.

 

La polyvalence appliquée à toutes nos unités a un coût de plus en plus élevé. Il est même insoutenable aujourd’hui !

 

Cette polyvalence se justifie-t-elle d’ailleurs encore sous cette forme ? La réalité du terrain, celle des opérations que nous menons, démontre le contraire, avec des équipements parfois sur spécifiés, des savoir-faire entretenus à coût élevé et non mobilisés.

 

Certaines unités doivent « savoir tout faire », maîtriser les matériels les plus performants, les compétences les plus pointues. Mais certaines unités seulement, celles qui « entreront en premier » et, d’emblée, feront face aux milieux les plus hostiles, aux adversaires les plus coriaces !

 

La question n’est plus aujourd’hui celle de la dialectique entre quantité et qualité. Équation insoluble : il faut les deux ! Il faut de la quantité pour durer. Il faut de la qualité pour répondre de la bonne manière. Aujourd’hui, le juste besoin en termes d’équipement, de formation et d’entraînement est celui d’une qualité mieux différenciée. Ce juste besoin ne se traduit pas de la même manière dans chacune de nos armées, dont le milieu physique d’emploi, les logiques de montée en puissance et de soutien sont spécifiques. Mais il s’impose. Partout.

 

Ici encore, à vouloir tout faire, c’est l’ensemble qui est fragilisé !

 

Le troisième levier est lié au précédent. Il est celui d’une poursuite des logiques de mutualisation.

 

Il est possible de mieux faire encore en interarmées, et surtout en interministériel.

 

Il est possible de mieux faire avec nos partenaires de l’OTAN et de l’UE. Le travail est immense mais nous ne partons pas d’une feuille blanche : il faudra mieux capitaliser ! Je pense à des organisations de type EATC ou des structures de type CJEF entre autres. Je pense aussi aux GTUE, qu’il faudrait enfin utiliser !

 

***

 

Le modèle complet défini par le Livre blanc a donc sa cohérence sur le papier, mais à l’heure de la construction budgétaire, sa réalisation est un pari, et je dirais même que c’est un pari risqué, parce que nous avons une très faible visibilité sur l’avenir !

 

Aujourd’hui, j’entrevois quatre risques majeurs.

 

Le premier, qui englobe tous les autres, est bien sûr budgétaire.

 

L’enveloppe identifiée pour la LPM 2014-2019, et les premiers éléments de la construction budgétaire pour les prochaines années sont au seuil critique. Et ces enveloppes budgétaires ne tiennent pas compte de l’inflation : c’est pour nous une perte de pouvoir d’achat année après année, alors que le coût des grandes masses augmente beaucoup plus vite que l’inflation !

 

Il faudra garantir le respect de l’exécution budgétaire, notamment pour les ressources exceptionnelles dont le niveau – 6 Md€ – est totalement inédit !

 

Enfin et peut-être surtout, la réalisation du modèle est conditionnée par les perspectives économiques après 2016. Elle parie sur un retour à meilleure fortune après une phase en mode « survie ». Qui saurait le garantir ?

 

Le deuxième risque porte sur les ressources humaines.

 

Les déflations à réaliser sont encore considérables, 34 000 postes : les 10 000 restants de la précédente LPM et les 24 000 de ce Livre blanc. Ceci représente, sur la période 2014-2018, l’équivalent d’une section de combat ou d’un équipage d’AWACS supprimé par jour ouvrable, ou encore l’équipage d’une FREMM tous les 5 jours !

Il faudra identifier ces postes, en préservant l’équilibre toujours délicat entre capacités de combat et de soutien et en conduisant les restructurations nécessaires, le tout sans rupture de service !

 

Le troisième risque concerne l’équipement des forces.

 

Son niveau est déjà, depuis plusieurs années, celui du juste besoin.

 

Je le disais, il faudra différencier nos capacités mais en partant de l’outil d’aujourd’hui, en intégrant le temps long des programmes, le temps tout aussi long des ressources humaines, et des enjeux industriels parfois prépondérants.

 

Mutualiser en interarmées ? On a déjà fait beaucoup, dans des domaines comme le renseignement, le commandement et la formation. Il faudra être imaginatifs pour identifier d’autres voies, et prudents dans nos réorganisations !

 

En interministériel, la mutualisation des capacités « dures » est toujours plus délicate : les ministères civils ont d’autres priorités !

 

A l’international enfin, notre volontarisme est peu ou insuffisamment partagé. Ce n’est pas facile : on ne force pas des partenaires qui ne veulent pas ! Là aussi, il faudra être imaginatifs, et assumer les « interdépendances librement consenties » !

 

Mais soyons clairs : la différenciation et la mutualisation ne résoudront pas à elles seules nos problèmes !

 

Dernier élément induit par le Livre blanc : le vieillissement assumé de nos matériels. Cumulé avec les déflations à venir et la révision des cibles des programmes, il pèsera de plus en plus sur l’activité des forces.

 

Ce qui me conduit au dernier facteur de risque : l’activité opérationnelle.

 

Dans ce domaine aussi, nous sommes déjà en dessous des normes, et parfois clairement en dessous ! Vouloir gagner sur les coûts d’entretien du matériel, de masse salariale, de carburant et de fonctionnement en diminuant encore l’activité des forces entraînerait des réductions de capacités, temporaires voire définitives. Avec le risque de ne plus pouvoir remplir certaines missions. Avec, aussi, des effets évidents sur le moral et la cohésion du personnel.

 

***

 

Le moral et la cohésion sont les clés de nos succès opérationnels et de la réussite des réformes à venir.

 

Le modèle du Livre blanc 2013 dessine une armée transformée dans son organisation, dans ses modes de fonctionnement, dans ses moyens et dans ses mentalités. Il faudra préparer ces adaptations, les conduire, maîtriser les aléas. Il faudra être innovant, volontaire, endurant. Le personnel des armées, civil et militaire, sera à la fois cœur de cible et acteur du changement.

 

Au plan opérationnel, moins de moyens signifient des tensions capacitaires accrues. Au plan organisationnel, les déflations dont j’ai parlé signifieront : incitation au départ pour certains, restructuration pour beaucoup, réduction des avancements pour tous. Dans ce paysage exigeant, maussade et tourmenté, il sera plus difficile d’attirer et de fidéliser. Il sera plus difficile de susciter l’envie.

Or le personnel aspire naturellement à une certaine forme de reconnaissance. Le considérer comme il se doit, c’est d’abord lui donner les moyens de bien remplir sa mission. C’est aussi lui donner la possibilité de progresser. C’est enfin l’éclairer sur l’avenir.

 

***

 

En conclusion, les défis de notre défense sont nombreux. Le Livre blanc 2013 esquisse une armée ramassée mais encore capable et cohérente. Sa traduction concrète s’annonce difficile, très difficile.

 

Elle nécessitera une forte implication des armées. Elle nécessitera des investissements élevés dans la durée, alors que l’avenir économique est incertain. Elle nécessitera le soutien de la Nation dans son ensemble : en période de crise et en l’absence de menace militaire immédiatement perceptible, la défense n’est plus un sujet de préoccupation majeure.

 

Baisser la garde serait irresponsable, sauf à accepter d’être démunis. Il nous appartient de le dire. Il vous appartient de le dire, haut et fort !

 

Je vous remercie.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:55
ASAP : une innovation, en première européenne au salon du Bourget

Asap, alternative aux systèmes d'actionnement pyrotechniques

 

18/06/2013 Actualité DGA

 

ASAP est une alternative aux systèmes d’actionnement pyrotechniques utilisés dans la défense, l’aéronautique et le spatial. C’est une avancée significative pour l’allègement et la sécurité des plateformes et des personnels qui les mettent en oeuvre et les entretiennent.

 

Système électromécanique, ASAP a été développé par deux PME françaises Soterem et Conseil&Technique avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA) dans le cadre du dispositif d’aide à l’innovation duale RAPID. Le Régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID), doté d’une enveloppe annuelle de 40 M€ qui sera portée progressivement à 50 M€ d’ici 2015 conformément à la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils

 

Il s’agit d’un mécanisme innovant de séparation, d’éjection et de déclenchement sans pyrotechnie, ce qui facilite le stockage et la manipulation des équipements sur lesquels il est installé

 

D’un coût et d’un poids inférieurs aux dispositifs pyrotechniques, ASAP permet d’effectuer des séparations de très fortes charges avec un très faible niveau de choc, ce qui supprime les risques d’endommagement ou de perturbation générés par la charge explosive de séparation. Compatible des interfaces électriques et mécaniques existantes, le système peut être aisément réarmé, une caractéristique intéressante pour réduire les coûts des essais lors de répétition de tir par exemple.

 

Les perspectives d’applications pour ASAP sont nombreuses, tant dans le domaine militaire que civil. Pour les missiles et les lanceurs, il peut être utilisé pour le largage d’un missile, la séparation d’étages, l’ouverture de coiffe, la libération de charges, de propulseurs, de réservoirs, etc. Sur les systèmes d’armes pour l’ouverture de trappes, les éjections de sièges ou de verrières, les actionneurs de mise à feu et les dispositifs de déconnexion de harnais. Sur les satellites pour le déploiement d’antennes, de panneaux solaires, réflecteurs ou plateformes.

 

ASAP est présenté pour la première fois sur le stand Défense ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:50
Cassidian CyberSecurity presents innovative cyber defense offering at the 50th Paris Air Show

Paris Air Show,  17 June 2013 - eads.com

 

        Innovative global cyber defense offering combining trusted security solutions and services with high-level human expertise.

        Cassidian CyberSecurity supports governments, critical national infrastructures and industries

        Cassidian CyberSecurity aims at becoming a European leader providing trusted high grade cyber security products and solutions

 

Cyber attacks today affect all sectors, especially those with high added value, including aeronautics. All organizations are threatened by the risk of intrusion into their systems by viruses or malwares; with these weapons, attackers can alter the data transmitted, steal confidential information or disrupt the activity of their target.

 

Given the growing number and diversity of cyber attacks, Cassidian CyberSecurity has been created to support governments, critical national infrastructures and industries in their daily fight against cyber threats. Cassidian CyberSecurity's expert teams are based in France, the UK and Germany where they work closely with the respective government authorities in order to put in place dynamic solutions needed to detect and combat these threats.

 

Cassidian CyberSecurity has developed a comprehensive approach. Combining high-level human expertise with innovative security solutions and services to effectively combat the attacks, this approach comprises seven steps ranging from awareness raising to post-recovery remote-monitoring.

 

On the occasion of Paris Air Show, Cassidian CyberSecurity presents these tools, in particular Cymerius®, which is a key component of real-time supervision of the most sensitive networks, providing the operators with a detailed reaction plan.

 

Jean-Micel Orozco, CEO of Cassidian CyberSecurity declares: “Paris Air show is a major opportunity to present our cyber security competences. Cassidian CyberSecurity aims at becoming a European leader providing high grade trusted cyber security products and solutions to its customers"

 

To achieve this goal, the company relies on an ambitious growth strategy. On 29 April, Cassidian CyberSecurity announced the acquisition of Arkoon Network Security, one of the key players in network security, information systems protection and data confidentiality. Six months after the acquisition of Netasq, this buyout is an additional step in Cassidian CyberSecurity's growth.

 

About CASSIDIAN

 

Cassidian, the defence division of EADS, is a worldwide leader in defence and security solutions. The company delivers advanced defence systems along the whole action chain from sensors through command & control systems to combat aircraft and unmanned air systems. In the area of security, Cassidian provides customers worldwide with border surveillance systems, cyber security solutions and secure communications. In 2012, Cassidian – with around 23,000 employees – achieved revenues of € 5.7 billion.

 

About Cassidian CyberSecurity

 

Cassidian CyberSecurity is a 100% Cassidian company entirely devoted to addressing the cyber security market across Europe and the Middle-East, operating from France, the United Kingdom and Germany. Cassidian CyberSecurity’s high-grade expertise includes “Cyber Defence & Professional Services” focusing on high-grade professional services and establishing Security Operation Centres; “Trusted infrastructure” aiming at cryptography, digital identity management and high-security national solutions, and “Secure Mobility”, focused on services for mobile device security. To reinforce its solutions and establish a European cluster for cyber-security products and services, Cassidian CyberSecurity took over Netasq in 2012 and of Arkoon Network Security in 2013. Cassidian CyberSecurity generated revenues of 80 million euros in 2012, with a workforce of 600 people, which it plans to double by 2017.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:50
Flight Lieutenant Ian Abson [Picture: Senior Aircraftman Connor Payne, Crown copyright]

Flight Lieutenant Ian Abson [Picture: Senior Aircraftman Connor Payne, Crown copyright]

19 June 2013 Ministry of Defence

 

An RAF navigator has been awarded for heroism under fire while protecting civilians from attack by Gaddafi-regime forces in Libya in 2011.

 

Flight Lieutenant Ian ‘Abbo’ Abson was attached to the Armée de l’Air, the French Air Force, when he took part in the dangerous night-time missions near Tripoli that won him the Croix de la Valeur Militaire avec Etoile de Bronze (Cross of Military Valour with Bronze Star).

French Mirage 2000D aircraft
Flight Lieutenant Ian Abson, left, in the navigator's seat of a French Mirage 2000D aircraft [Picture: Crown copyright]

It is the second time the airman, now serving with the RAF’s iconic 617 ‘Dambusters’ Squadron, has received the honour from the French government; 2 years ago he received the same decoration for bravery on operations in Afghanistan when flying on a 3-year exchange posting with the French Air Force, operating the 2-seat Mirage 2000D attack fighter aircraft.

Flight Lieutenant Abson said:

I am honoured and humbled to be recognised in this way, although at the time I was just doing my job. In a way it’s a tribute to the close bonds formed between the RAF and the French Air Force in Libya and Afghanistan where we were, literally for me, fighting side-by-side.

It was a tremendous experience for me to serve with our French allies. I think we all learned a lot from each other which can only benefit both nations if we are called on to conduct future joint operations.

Flight Lieutentant Ian Abson being presented with his medal
Antoine Anfré (left) presents the French Cross of Military Valour with Bronze Star to RAF Flight Lieutentant Ian Abson [Picture: Petty Officer (Photographer) Derek Wade, Crown copyright]

He was presented with the award at a ceremony in London’s exclusive Carlton Gardens, a former residence of France’s wartime leader-in-exile General Charles de Gaulle.

The award was bestowed by Antoine Anfré, the Ministre Conseiller of the French Embassy, at a ceremony 73 years to the day from that on which de Gaulle made his historic appeal to the French people to fight on in a speech broadcast by the BBC on 18 June 1940.

Monsieur Anfré said:

I am delighted to be awarding Flight Lieutenant Abson the Cross of Military Valour with Bronze Star. This prestigious decoration was created in 1956 to honour individual defence personnel who have accomplished brilliant feats outside national territory in overseas missions and operations.

In 2011, Flight Lieutenant Abson took part in the Libya campaign. It was his feat of arms during this campaign which has earned him this decoration today. It is a pleasure and honour for me to award him this insignia, which testifies to the gratitude of the French Republic, which he served with courage.

French Air Force Mirage 2000D over Afghanistan
Flight Lieutenant Ian Abson in a French Air Force Mirage 2000D over Afghanistan (library image) [Picture: Senior Aircraftman Ben Tritta, Crown copyright]

In the citation for the medal, Flight Lieutenant Abson’s French Air Force superiors praise his ‘superb military qualities’.

It goes on to say:

On 28th March, Flight Lieutenant Abson led a patrol of 4 Mirage 2000D and 2 Rafale aircraft with distinction. During a night-time bombing mission south of the Libyan capital, Tripoli, he successfully destroyed high priority enemy buildings with several laser-guided bombs while under intense threat from ground-to-air defences.

He further showed his skill on reconnaissance missions on the 14th and 17th June when he destroyed 6 Libyan military vehicles that were about to harm the civilian population.

Thanks to his great tenacity and remarkable determination under enemy fire he directly contributed to the success of the coalition forces.

Because of his courage, his sense of responsibility and his selfless acts, he should be held as an example for our nation and he merits the award of the Cross of Military Valour with Bronze Star.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:50
Claude-France Arnould, Chief Executive of the European Defence Agency

Claude-France Arnould, Chief Executive of the European Defence Agency

Brussels | Jun 20, 2013 European Defence Agency
 

In view of the recent publication of the Cyber Security Strategy for the European Union, the Irish Presidency, in association with the Estonian Ministry of Defence and the European Defence Agency, organised a high-level EU Cyber Security conference in Brussels on 20 June.

The conference aimed to advance the debate on European Union Member States’ preparedness to face cyber threats at national level and across the EU as a whole. The growth of cyber attacks on critical private, government and defence networks requires a coordinated response at the EU level and across Member States. To successfully counter this emerging cyber threat, cooperation between national security, defence, law enforcement and technical incident response organisations within and between Member States needs to be encouraged to identify and exploit synergies. The conference brought together key policy-makers across the EU cyber community to highlight preventative measures, the need for cooperation and crisis response procedures to the mounting cyber security challenge.

After keynote speeches delivered by Mr Alan Shatter, Ireland’s Minister for Justice, Equality and Defence and Mr Jaak Aaviksoo, Estonia’s Minister for Education and Research, as well as Commissioner Cecilia Malmström, the first panel concentrated on a strategic view as to how the EU can protect itself against cyber threats. Mr Maciej Popowski (EEAS), Amb Gabor Iklody (NATO), Mme Claude-France Arnould (EDA) and Amb Jean-François Blarel (French Ministry of Foreign Affairs) discussed how to develop increased information sharing, early warning, and crisis response as well as closer cooperation between EU and NATO. While the second panel looked at crisis response systems, the third panel discussed cyber resilience in the EU with a view to public and private cooperation. Looking ahead to the European Council in December including defence topics, the final session of the conference dealt with requirements and capability development in cyber security and cyber defence. Topics discussed were cyber defence requirements for CSDP operations, synergies between civil R&D and military R&T as well as cyber security/defence “Dual-Use” capabilities.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:45
Serval : Cérémonie de cession de matériel

19/06/2013 Sources : EMA

 

Le 13 mai 2013, une cérémonie de cession de matériel s’est déroulée au sein du ministère de la Défense et des anciens combattants malien.

 

Cette cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Défense et des anciens combattants malien, du chef d’état-major général des armées maliennes, du premier conseiller de l’ambassadeur de France, du Général de Saint Quentin commandant la force Serval, et de nombreuses autorités militaires et civiles maliennes.

 

Au cours de la cérémonie, le ministre a décoré trois coopérants militaires techniques français engagés depuis trois ans, auprès du ministère de la Défense malien. Ils ont été faits chevalier de l’ordre national du Mali. Lors de son allocution, le ministre a félicité les récipiendaires et a tenu à rendre hommage aux morts tombés au combat pour défendre l’intégrité du Mali.

 

Le premier conseiller de l’ambassadeur de France a ensuite procédé à une remise de matériel au ministre de la Défense malienne. Près de 1000 gilets pare-balle, du matériel de transmission de 3egénération, soit une cinquantaine de TRVP (transmetteur récepteur véhicule phonie) dont une dizaine adaptables sur véhicules blindés, plus de 200 TRPP 11 (transmetteur radio portatif phonique) et TRVP 13, près de 130 boussoles, plus de 90 GPS, une centaine de paires de jumelles, et enfin une trentaine de postes de transmission VHF ont été remis.

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Serval : Cérémonie de cession de matériel
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