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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 19:30
Défense: Le Drian promet un nombre limité de sites fermés

13.06.2013, leparisien.fr (AFP)

 

La réduction du format des armées annoncée dans le Livre blanc se traduira par la suppression d'un nombre limité de sites militaires sur le territoire national, a confirmé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur la base aérienne de Saint-Dizier.

 

"L'essentiel est de sauvegarder les unités opérationnelles, à la différence de la déflation antérieure qui avait procédé à des coupes brutales.

 

Néanmoins, ça se traduira par un certain nombre de suppressions de sites", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec les personnels de l'armée de l'Air.

 

Le ministre a précisé n'avoir jusqu'à présent "rien décidé" quant aux sites susceptibles d'être concernés, mais assuré que leur nombre ne sera "pas considérable".

 

La Loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019 en cours d'élaboration, qui concrétisera les orientations du Livre blanc rendues publiques fin avril, doit être présentée en juillet en Conseil des ministres.

 

Le Livre blanc fixe le nouveau modèle d'armée, avec notamment la suppression de 24.000 postes supplémentaires d'ici 2019, après les 54.000 suppressions d'emplois dans les armées déjà décidées en 2008. La LPM répartira notamment les suppression de postes dans les trois armées (Terre, Air, Marine).

 

"Certes, il y a des efforts, mais il y a un vrai projet, cohérent, équilibré, complet", a affirmé le ministre, en soulignant que des capacités en matière de drones -les appareils de surveillance sans pilote- ou d'avions ravitailleurs, attendues depuis longtemps par l'armée de l'Air, "seront au rendez-vous".

 

Inquiétude d'une partie de l'armée

 

"La montée en puissance de la flotte de Rafale va se poursuivre" et des avions ravitailleurs MRTT seront commandés "dans les plus brefs délais", a-t-il fait valoir. Renouvellement également en matière d'avions de transports militaires, puisque le nouvel A400M "sera en service dès cet été".

 

Le ministre a souligné devant les aviateurs "l'effort significatif" en matière de défense décidé par le chef de l'Etat, qui a opté pour le maintien du budget de la défense à hauteur de 31,4 milliards d'euros par an jusqu'en 2016.

 

"L'effort de participation de la défense au redressement des comptes publics, c'est le coût de l'inflation", a-t-il résumé, en soulignant que d'autres pays européens, mais aussi les Etats-Unis, procèdent dans le même temps à "des coupes drastiques" dans leurs budgets défense.

 

Jean-Yves Le Drian, qui a déjà présenté le Livre blanc en mai à l'armée de Terre, doit faire face à l'inquiétude d'une partie des personnels dans l'attente de la nouvelle LPM. Saint-Dizier, où sont basés une cinquantaine de Rafale, doit rester l'un des piliers du dispositif de l'armée de l'Air, a-t-il assuré.

 

Mais le ministre a indiqué qu'il veillerait à ce que les territoires touchés par les réductions d'effectifs ou fermetures de sites - casernes, implantations logistiques, bases aériennes... - "soient accompagnés de manière efficace".

 

La LPM doit être discutée à l'automne par le Parlement.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:55
CAESAR firing in Afghanistan photo US Army

CAESAR firing in Afghanistan photo US Army

13 juin 2013 par Julien Derouetteau - ActuDéfense

 

Dans les esprits, l’artillerie est avant tout l’arme de la destruction d’objectifs : infanterie, chars, aéronefs, fortitifations. L’évolution des approches stratégiques amène pourtant à la montée en puissance d’un autre rôle de celle-ci : dissuader l’adversaire d’entreprendre certaines manoeuvres.

 

 

A l’heure où certains mettent en concurrence les appuis sol-sol et air-sol, il est nécessaire de ne pas limiter l’emploi de l’artillerie aux seules destructions sur le champ de bataille. Cette question est d’autant plus prégnante que les engagements contemporains sont fondés sur la limitation des dommages à l’environnement en vue de préparer le processus de normalisation. Le rôle dissuasif de l’artillerie dans la prise de l’ascendant psychologique sur le commandement adverse et les populations hostiles ou indécises constitue donc une piste de réflexion essentielle pour optimiser son emploi sur les théâtres d’opérations actuels.

 

Il convient donc de s’interroger sur les moyens et les méthodes dont dispose l’artillerie pour influer sur la volonté de combattre de l’adversaire et influencer sa perception de la puissance amie, tout en limitant le recours aux feux classiques et les destructions.

 

Par définition arme des appuis par les feux indirects, l’artillerie peut accroître ses effets immatériels par une manœuvre moins conventionnelle, portant au plus loin une menace diffuse, et par une protection accrue de la force en facilitant l’utilisation de la 3e dimension par le chef interarmes.

 

En effet, le déploiement de certains capteurs et « effecteurs » de l’artillerie peut avoir un réel effet dissuasif pour l’adversaire. Si la confrontation ne peut toutefois pas être évitée, une mise en œuvre originale des moyens classiques et l’emploi de nouvelles capacités peuvent alors imposer des contraintes supplémentaires à l’ennemi et offrir une liberté d’action supérieure à la force.

 

Etre plus dissuasif

 

Le feu pour interdire : si l'artillerie peut détruire, alors elle peut dissuader de déployer des moyens ou de les déplacer dans certaines zones. ©Sirpa terre / Jean-Baptiste Tabone.

Le feu pour interdire : si l’artillerie peut détruire, alors elle peut dissuader de déployer des moyens ou de les déplacer dans certaines zones. ©Sirpa terre / Jean-Baptiste Tabone.

 

L’artillerie est au cœur de la guerre des perceptions qui caractérise les conflits limités actuels. Dès lors, le déploiement de moyens dédiés à la protection tend à créer une « forteresse technologique », dont l’effet dissuasif vient s’ajouter à la possibilité de réaliser des manœuvres de feux à caractère préventif.

 

L’effet dissuasif de l’artillerie au niveau stratégique n’est pas uniquement créé par la puissance de feu déployée. En particulier, l’engagement de moyens de défense sol-air, même limités, sur un théâtre d’opérations est un signe politique fort, notamment dans le cadre des opérations d’interposition. Dans ce contexte, outre la capacité d’interception des vecteurs aériens ennemis, la mise en œuvre de centres MARTHA (Maillage des radars tactiques pour la lutte contre les hélicoptères et les aéronefs à voilure fixe) est significative par la «maîtrise» offerte de la 3e dimension dans la zone de responsabilité.

 

Pour autant, cette capacité est menacée par ce que le général Desportes appelle la « stratégisation » de la tactique. L’absence de délégation dans l’ouverture du feu jusqu’au plus petit niveau tactique rend inopérant ce dispositif puisque la liberté d’action des parties concernées n’est pas entravée. Ainsi, du fait de l’absence de réponse cinétique aux provocations sur le dispositif sol-air de l’opération Daman en novembre 2006, l’aviation israélienne a acquis un sentiment d’impunité qui lui permet de violer régulièrement l’espace aérien libanais. La crédibilité du déploiement tient donc à la nature des moyens et à la capacité « juridique » à répondre avec force, sans forcément détruire le vecteur, à d’éventuelles manœuvres d’intimidation.

 

Face aux attaques indirectes, la force de dissuasion peut également se décliner au niveau tactique par la réalisation de forteresses grâce aux capteurs et « effecteurs » de l’artillerie. En premier lieu, cet effet repose sur l’inutilité des attaques indirectes par la construction de « remparts technologiques » grâce au déploiement des moyens CRAM (système d’alerte et d’interception de roquettes et tirs mortiers) tels que le PHALANX américain.

 

Le concept de forteresse trouve une nouvelle pertinence en abandonnant le caractère passif du « rempart traditionnel » exposé dans « Artillerie et fortification » au profit d’une logique d’action pour affaiblir la volonté ennemie d’attaquer. En second lieu, il s’agit de disposer d’une capacité d’agression sur les « effecteurs » adverse grâce à une supériorité technologique. A cette fin, le déploiement de radar COBRA constitue un message sans équivoque adressé à l’adversaire qui sera donc moins enclin à risquer ces « effecteurs » de premier rang dans les zones couvertes par ce radar. Il en résultera l’utilisation de lanceurs plus rudimentaires et donc moins efficaces. Dès lors, ces attaques auront un poids médiatique insuffisant pour être exploité par des mouvements de rébellion. Cette réponse technologique affectera également le moral des combattants adverses par la disproportion entre les risques assumés et les résultats minimes obtenus.

 

Par ailleurs, l’artillerie peut dissuader l’ennemi d’engager certaines forces par des manœuvres de feux destinées à frapper plutôt la tête que le corps de la troupe. Dans ce procédé à caractère plus offensif, l’objectif recherché est d’annihiler toute velléité de l’adversaire de renforcer une unité sur le point d’être engagée par une force terrestre. Ceci suppose de démontrer à l’ennemi que la force amie dispose d’une capacité à frapper les avenues d’approche qu’emprunteraient les renforts  : l’attrition portée sur ces unités les rendrait alors incapables de faire basculer le rapport de force local. Si les obus explosifs peuvent être utilisés pour ces tirs « préventifs », les munitions fumigènes et éclairantes seront à privilégier pour agir sur la psychologie de cet adversaire tout en préservant une population dont il faut « gagner les cœurs ». De plus, cet effet dissuasif s’étend au-delà de la seule zone battue par les feux car la réalisation des tirs révèle également la présence d’un dispositif d’observation dont l’ennemi ne pourra pas estimer les capacités exactes. Si ce procédé n’engendre pas d’attrition chez l’adversaire, il permet de concilier l’objectif d’isoler une zone de terrain ou un adversaire sans causer de destruction, dans une logique de dislocation de l’ennemi plutôt que d’annihilation.

 

L’artillerie dispose donc d’une réelle capacité à dissuader l’adversaire en actualisant le concept de fortification autours de la complémentarité entre protection et agression. Pour autant, ces capacités techniques atteignent leur pleine efficacité à condition d’être illustrées par une communication opérationnelle atteignant vers le commandement et la troupe adverses.

 

Cet article a été initialement publié dans la revue Doctrine tactique du CDEF. La seconde partie sera publiée demain sur ActuDéfense.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:55
Pierre Gattaz sera le prochain président du Medef

13/6/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS,

 

Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi, les deux seuls candidats qui étaient en mesure de l'inquiéter, viennent de se rallier à sa candidature.

 

C'est désormais une certitude. Pierre Gattaz, bien connu de l'industrie électronique, puisqu'il est président de la Fieec depuis octobre 2007, sera le prochain président du Medef. Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi, les deux seuls candidats qui étaient en mesure de l'inquiéter, viennent en effet de se rallier à sa candidature. Le seul candidat restant en lice est Hervé Lambel, co-fondateur du CERF (Créateurs d'emplois et de richesse en France), qui s'est lui même autobaptisé "l'inconnu" et "le petit patron".

 

Le patron du groupe Radiall succédera donc le 3 juillet prochain, à 53 ans, à Laurence Parisot. "L'urgence de la situation et la nécessité d'une union du patronat nous ont convaincus de nous rassembler afin de relever ensemble les défis qui se posent aujourd'hui à notre pays et à ses entreprises", ont expliqué dans un communiqué les trois hommes qui ont tenu ce jour une conférence de presse.

 

Un triumvirat sera constitué à la tête du Medef. Avec, au sommet, Pierre Gattaz, fils d'Yvon Gattaz, qui fût président du CNPF entre 1981 et 1986 (lors du premier septennat de François Mitterrand).

 

Il sera secondé par deux vice-présidents délégués : Geoffroy Roux de Bézieux en charge de l'économie, de la fiscalité, de l'innovation et du numérique (il sera aussi trésorier), et Patrick Bernasconi, en charge des mandats, ainsi que des branches et des territoires.

 

"L'équipe que nous constituerons tous les trois s'appuiera sur un conseil exécutif représentatif, notre instance de gouvernance, et sur la mobilisation des branches et des territoires, qui sont les composantes essentielles de notre mouvement", ont indiqué les trois dirigeants dans un communiqué commun, appelant à une "union pour les entreprises de France".

 

Créateur du Club Rodin, think-tank de la filière des industries électroniques, Pierre Gattaz a initié les Assises de l'Electronique et les Assises franco-allemandes des industries électriques, électroniques et de communication.

 

Le groupe Agir pour l'Industrie Electronique, qui regroupe six syndicats de l'électronique, a soutenu, lui aussi, naturellement, la candidature de Pierre Gattaz à la présidence du Medef.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:18
Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

13.06.2013 ECPAD

 

Les 8 et 11 juin 2013, les Mirage F1 CR déployés en Lituanie, dans le cadre de la mission Baltic, ont intercepté et contrôlé des aéronefs russes qui transitaient vers l’enclave russe de Kaliningrad.

 

Le 8 juin, « taskés » à 12 h 26, deux Mirage F1 CR ont décollé en moins de dix minutes de la base de Šiauliai, en Lituanie, pour rechercher l’identification de deux groupes d’aéronefs. Ils ont rejoint une première patrouille d’aéronefs russes composée de deux chasseurs de défense aérienne Sukhoi-27 « Flanker » et de deux chasseurs d’assaut Sukhoi-24 « Fencer » au-dessus de la mer Baltique, près du golfe de Riga (Lettonie). Deux chasseurs JAS-39 Grippen suédois étaient déjà présents. Après identification visuelle, ils ont mis le cap vers le deuxième groupe situé à une trentaine de nautiques. Deux nouveaux intercepteurs armés, de type Sukhoi-27 «Flanker», escortaient un avion de détection aéroporté Iliouchine A-50 «Mainstay». L’A-50 « Mainstay » est un avion russe d’alerte et de contrôle aérien avancé. Grâce à son radar embarqué, il peut conduire des missions complexes de défense aérienne. La patrouille française a escorté ce groupe avant de rompre le contact à l’approche de l’espace aérien de Kaliningrad.

 

Le 11 juin, une patrouille de 2 Mirage F1 CR a décollé à 9h25 pour contrôler des aéronefs survolant la mer Baltique. Guidés par le centre de contrôle de Karmelava, en Lituanie, ils ont dans un premier temps identifié un avion de reconnaissance russe de type A50 « Mainstay ». Dans un deuxième temps, ils ont rejoint une formation russe composée de deux bombardiers Tupolev 22M3 « Backfire », escortés par deux intercepteurs  Sukhoi-27 « Fencer ». Après identification et surveillance du groupe, les deux Mirage F1 CR ont regagnés la base de Šiauliai à 10 h 15.   Quelques heures plus tard, à 13h28, une patrouille de Mirage F1 CR est à nouveau taskée pour intercepter et contrôler un contact inconnu. Il s’agit d’un aéronef de recueil électromagnétique de type Iliouchine-20 COOT A qui survole la mer Baltique. Après identification, la patrouille a rejoint le terrain de Šiauliai.

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français et 4 Mirage F1CR assurent la mission Baltic, sous mandat de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

 

Reportage photos

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. De G à D bombardiers Tupolev 22M3 Backfire et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. De G à D bombardiers Tupolev 22M3 Backfire et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 17:55
MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

13 Juin 2013 par Frédéric Pons  - V.A.

 

Salon du Bourget. Nos armées ont tardé à se décider en faveur de ces armes et les politiques à les financer. Les impasses d’hier obligent à acheter du matériel américain. Mais avec quelles contraintes ?

 

Le Mali l’a démontré. La panoplie française souffre d’un vide inquiétant en matière de drones dits “Male” (moyenne altitude, longue endurance). Notre armée de l’air n’en possède que quatre, des Harfang (EADS, sur une plate-forme israélienne), faute d’avoir su mobiliser ses ingénieurs et ses militaires voilà quinze ou vingt ans. « L’ensemble de la communauté de défense, le ministère autant que l’industrie, a manqué le virage de ce type d’équipement, regrette Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Et ce qui est vrai en France l’est aussi en Europe. » Il faut reconnaître aussi que ces avions sans pilote n’étaient pas la priorité des décideurs de l’armée de l’air, pour la plupart pilotes de chasse…

 

La France court derrière ses drones

Après l’Afghanistan et la Libye, les Harfang ont prouvé leur utilité au Sahel, à partir du Niger. En quatre mois, ils ont réalisé 90 sorties, 1 600 heures de mission au-dessus du Mali, un territoire grand comme deux fois et demie la France. Mais ces machines, surexploitées, sont en fin de vie, avec des capteurs vieillissants. « Nous avons besoin d’une solution de court terme et d’une vision de long terme », expliquait l’an dernier le général Paloméros, alors chef d’état-major de l’armée de l’air.

 

Les besoins sont tels et la demande si pressante que la France se voit obligée d’acheter du matériel américain, après des années d’hésitations : Jean-Yves Le Drian et son homologue américain Chuck Hagel se sont mis d’accord, le 17 mai à Washington, sur l’achat de deux drones Reaper. Fabriqué par General Atomics, cet engin de 4,5 tonnes (quatre fois plus lourd qu’un Harfang) est capable de voler vingt-quatre heures. « Il fallait sortir d’une impasse opérationnelle et industrielle pour enfin doter la France de drones, pièces maîtresses du renseignement et de la guerre de demain », dit le ministre de la Défense.

 

Cette bonne nouvelle pour les opérations ne l’est pas vraiment pour les industriels européens. L’achat se fait au seul profit de l’industrie américaine, au détriment des laboratoires et des usines d’Europe. « À force d’avoir raté trop de rendez-vous cruciaux sur ce dossier, on achète sur étagère aux États-Unis, aux conditions du Pentagone », résume un familier du dossier.

 

Le constat de carence en drones est en réalité fait depuis longtemps. Mais la nécessité de s’en doter est longtemps restée une incantation, vide de sens sans les investissements nécessaires. Le livre blanc de la défense 2013 ne déroge pas à la règle : il annonce douze « drones de sur veillance de théâtre » d’ici à 2019. Mais avec quels moyens ?

 

Euro Hawk décollage de la BA De de Manching 11.01.2013 photo EADS - Cassidian

Euro Hawk décollage de la BA De de Manching 11.01.2013 photo EADS - Cassidian

En Europe, aucun programme n’est prêt. Les pays européens ont renoncé à toute production autonome, sauf pour les drones tactiques, avec le programme Watchkeeper de l’armée britannique, en cours d’essai. L’Allemagne vient de faire une croix sur son Euro Hawk, la version européanisée par EADS Cassidian du “vieux” et puissant Global Hawk de l’américain Northrop Grumman, trois fois plus lourd que le Reaper.

 

source lefigaro.fr

source lefigaro.fr

La dernière perspective de drone européen reste l’ambitieux Neuron de Dassault Aviation, en coopération avec Alenia (Italie), Saab (Suède), EADS-Casa (Espagne), HAI (Grèce) et Ruag (Suisse). Son premier vol a eu lieu en décembre dernier à Istres. Dassault travaille aussi avec Israël, l’autre producteur mondial de drones Male, sur un programme dérivé du Heron-TP israélien.

 

Le contrat Reaper n’est pas idéal. La France en achète deux, avec une station au sol. Aucune technologie française ne devrait être embarquée et les Américains ont sans doute posé des conditions à leur emploi, comme ils l’ont fait pour le Royaume-Uni et l’Italie, privés de toute autonomie : l’escadron des drones anglais est stationné… sur la base aérienne de Creech, au Nevada !

 

L’enjeu pour la France sera de rester autonome, avec des capteurs et des systèmes de communication par satellite placés sous le contrôle des seuls opérateurs français. Ce n’est pas gagné car les Américains sont d’une grande vigilance sur leurs technologies sensibles, d’autant que la polémique ternit le blason de ces armes réputées “non éthiques” (lire ci-contre).

 

La CIA a effectué des centaines de frappes entre 2008 et cette année, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen. Près de 4 700 personnes auraient été tuées, dont des centaines de cibles terroristes, dites “à haute valeur ajoutée”. Barack Obama promet plus de contrôle et de transparence sur les drones armés, transmettant leur responsabilité de la CIA au Pentagone.

 

Pour la France, les drones de combat ne sont envisagés qu’à l’horizon 2030. Ils viendront compléter voire remplacer les avions de chasse. « Ce rendez-vous, nous ne le manquerons pas », promet Le Drian, annonçant « les moyens nécessaires ». Pour l’instant, l’état-major français exclut toute intention de posséder des drones armés pour des bombardements ciblés. Pour l’instant…

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

13/06/2013 Michel Cabirol,- LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian conteste à demi-mots la rente que constituerait le programme Rafale pour l'avionneur. Mais ses marges de maoeuvre restent très limitées compte tenu du poids de ce programme pour l'ensemble de la filière aéronautique tricolore.
 

Le dossier n'est pas simple pour le ministère de la Défense. Il demande de la finesse... et surtout un coup de pouce - un premier contrat export - pour régler en douceur et sans casse le dossier Rafale,  certes un des bijoux technologiques de l'industrie française, mais qui pèse toutefois lourdement sur le budget de la Défense dans un contexte financier tendu. Et surtout il doit être géré sans dogmatisme. Car le Rafale fait vivre toute une filière de hautes technologies avec des savoir-faire uniques. Soit plus de 7.000 emplois répartis parmi les grands sous-traitants de Dassault Aviation, Thales et Safran en tête, ainsi que 500 PME. Faut-il rappeler également que la France, même si c'est un choix risqué, demeure l'un des rares pays à pouvoir fabriquer seul un avion de combat...

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit prochainement entrer dans une période d'arbitrages pour construire la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Selon l'hypothèse de travail privilégiée, il devrait continuer à prendre livraison de 11 Rafale par an jusqu'en 2016 inclus (2014, 2015 et 2016), a-t-il expliqué lors d'un déjeuner avec quelques journalistes. "Je ne peux pas vous le confirmer définitivement. On n'a pas fini la discussion avec eux", précise-t-il cependant. "C'est l'hypothèse sur laquelle nous travaillons, mais après on espère que l'exportation prendra le relais". L'avion de combat, qui fait l'objet d'une commande ferme de 180 exemplaires devant courir au rythme actuel jusqu'en 2019, échapperait ainsi aux étalements de livraisons qui risquent de frapper d'autres grands programmes dans le cadre de la LPM, prévue pour être votée au Parlement cet automne.

 

Le Rafale bloque des marges de manoeuvre

Mais le ministre aimerait s'émanciper de cet échéancier très contraignant. Il regrette que "Dassault soit installé sur un concept de rente  qui assure un nombre d'avions à livrer pendant un certain temps", mais parallèlement, il juge "étayé" le niveau de 11 livraisons par an, en deçà duquel Dassault Aviation estime que la production du programme relèverait de la mission impossible. "C'est la cadence minimale fixée au regard de la continuité industrielle et de la capacité des fournisseurs de Dassault à produire les équipements nécessaires", avait expliqué à l'automne 2012 le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. Les cadences de la production de Rafale ont déjà été beaucoup ralenties. Ainsi, le 137e Rafale qui devait être livré fin 2000 à l'origine, ne le sera que fin 2014.

Mais le Rafale pèse sur les marges de manoeuvre financières du ministère, qui aimerait dégager des crédits pour des programmes jugés urgents par la nouvelle équipe, notamment les drones et les avions multi-rôles MRTT. Pour l'heure, le Rafale pèse sur les programmes à effet majeur (PEM), autrement dit les grands programmes. Pour l'heure, le ministère a ainsi prévu 1,11 milliard d'euros de crédits de paiements en 2013 pour les 11 Rafale livrés, 1,01 milliard en 2014 et, enfin, 762,4 millions en 2015. A cela, il faut ajouter l'opération de rétrofit des 10 Rafale F1 livrés à la Marine avant 2003  en vue de les mettre au standard F3. Soit un investissement d'environ 113 millions d'euros répartis sur 2013-2015.

En outre, le ministère poursuit les travaux d'intégration du futur missile air-air Meteor sous le Rafale pour un montant de 146 millions d'euros sur la même période. Au total, l'avion de combat monopolise en crédits de paiements 1,31 milliard d'euros en 2013, 1,2 milliard en 2014 et, enfin, 891 millions en 2015. Bref, des montants importants sur une enveloppe de 5,7 à 5,9 milliards d'euros par an destinée aux grands programmes des armées.

 

L'export, le miroir aux alouettes ?

Seul espoir de Jean-Yves Le Drian, l'export. Cela permettrait de réduire la cadence de production des Rafale France. Comment ? En remplaçant un Rafale France par un Rafale exporté. Encore faut-il conclure un premier contrat à l'export. Ce qui est dans le domaine du possible en Inde. Mais quand ? L'idée de remplacer un pour un n'est pas nouvelle - le gouvernement Fillon l'envisageait déjà - mais elle permettrait cette fois-ci de faire des économies... à moyen terme. Et pour ceux qui pensaient qu'un contrat export du Rafale pouvait desserrer à court terme la contrainte budgétaire pesant sur le ministère de la Défense, c'est raté. Ce ne sera pas avant 2017. Les déclarations à l'automne 2012 de Laurent Collet-Billon avait jeté un froid. "Si elle se produit, l'exportation du Rafale permettra d'alléger la charge à partir de 2017", avait-il expliqué. Il faut en moyenne trois ans pour fabriquer un exemplaire. Soit à la fin du quinquennat de François Hollande.

Jean-Yves Le Drian, qui multiplie les déplacements dans les pays à la recherche d'avions de combat, comme la Malaisie, le Qatar ou les Emirats arabes unis, dit ne pas pouvoir imaginer que le Rafale échoue à s'exporter. "On me parle du Rafale partout", souligne-t-il. Paris, qui essaie depuis des années de vendre l'avion militaire à l'étranger pour soulager ses finances, espère décrocher un méga-contrat de 126 unités auprès de l'Inde pour un total évalué à environ 18 milliards d'euros. Mais c'est loin d'être conclu. Certains observateurs, sans remettre en cause le travail effectué, estiment que la finalisation du contrat interviendra après les élections législatives du printemps 2014

Concernant le Brésil, à qui la France espère vendre au moins 36 Rafale, Jean-Yves Le Drian n'a pas souhaité faire de commentaires sur la préférence supposée du pays sud-américain pour le F-18 de l'américain Boeing, évoquée par des responsables brésiliens début juin. Le gouvernement brésilien, qui semble avoir d'autres priorités que le renouvellement de sa flotte d'avions de combat, a cependant fait savoir lundi que le Rafale faisait toujours partie de ses choix potentiels. A Paris, on estime que Brasilia préfère investir dans des bâtiments pour sa marine en vue de protéger ses réserves de pétrole.

 

Le Drian a un moyen de pression sur Dassault

L'Etat dispose néanmoins d''un moyen de pression sur Dassault car des discussions vont s'engager sur la commande de la cinquième tranche de Rafale. L'armée de l'air espère qu'elle sera conclue à l'horizon 2016-2017. Jusqu'à présent, 180 Rafale ont fait l'objet d'une commande ferme par l'État français, sur un besoin exprimé avant la publication du Livre blanc de la Défense par les forces armées françaises de 286 unités (228 pour l'armée de l'air et 58 pour la marine). Quelque 118 appareils ont été livrés à fin décembre 2012. A raison d'une livraison de 11 Rafale par an entre 2013-2016, Dassault Aviation aura livré 162 appareils fin 2016. Il sera alors temps de passer la commande de la cinquième tranche. Reste à savoir combien car le nouveau Livre blanc s'appuie sur un modèle d'armée comprenant 225 avions de combat (air et marine) sans préciser s'il s'agit d'une configuration tout Rafale ou d'un mix Rafale-Mirage 2000.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 12:55
Autour de l'aéronef, des hommes (webdocumentaire)

13/06/2013 Armée de l'Air

 

À l’occasion de la 50e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget qui se tiendra du 17 au 23 juin 2013, un  webdocumentaire vous propose d’aller à la rencontre d’hommes et femmes que le métier lie aux aéronefs de la Défense : avions radar, de chasse ou de transport, ravitailleurs, hélicoptères légers ou de manœuvre.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:55
BA 125 d’Istres, les Rafale Marine arrivent !!

11 juin 2013 Par Rédacteur en chef.PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Dimanche soir, une dizaine de Rafale Marine va arriver à Istres sur la BA 125. Comme l’an dernier, les ’’marins’’ viennent à Istres s’entraîner à l’appontage. Une semaine durant la plus longue piste d’europe va se transformer en porte-avion !

 

Référence : Maritima.info

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:55
Entraînement GABIAN en Méditerranée

12.06.2013 source Marine Nationale

 

Du 10 au 14 juin 2013, l’entraînement Gabian réunira en Méditerranée 10 bâtiments français ainsi que le bâtiment-plastron Rebel de la société V.Navy. Durant quatre jours, des manœuvres aéronavales seront effectuées par l’ensemble des bâtiments, elles seront ponctuées d’actions dans l’ensemble des domaines de lutte anti-aérienne, au-dessus de la surface, anti-sous-marine.

 

Planifié plusieurs fois par an, l’entraînement Gabian permet à plusieurs bâtiments de combat non-déployés et basés à Toulon de s’entraîner mutuellement à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à toute activité leur permettant d’élever rapidement et de manière combinée leur niveau de qualification opérationnelle.

 

À l’occasion de cet entraînement, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul  occupe les fonctions d’Officier Tactical Command (OTC) chargé de la planification et de la coordination de l’ensemble des phases tactiques de l’entraînement.

 

Unités participantes :

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:55
BEM Monge en route vers Rouen photo G. Rueda 2013-06-07 Source Mer et Marine

BEM Monge en route vers Rouen photo G. Rueda 2013-06-07 Source Mer et Marine

8 juin 2013 Par Rédacteur en chef.PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le Monge est un bâtiment d’Essais de la Marine Nationale. Il est spécialisé dans la dissuasion nucléaire. Le public peut le découvrir pendant l’Armada. on vous propose en avant-première, une rencontre avec l’équipage.

 

Référence : France 3

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:55
Notes de veille "Armement et économie de défense"

13.06.2013 Economie et technologie

 

Rédigées par Aude-Emmanuelle Fleurant, directrice du domaine  "Armement et économie de défense" de l'IRSEM.

 

Les questions liées à l’économie de défense ont pris une grande place au sein de l’actualité stratégique et politico-économique mondiale, notamment sous les aspects budgétaires, industriels et technologiques.

 

C’est pourquoi le domaine de recherche de l’IRSEM Armement et économie de défense, dirigé par Aude-Emmanuelle Fleurant, vient de créer une Note de veille bimestrielle, entièrement dédiée à ce domaine, à partir du mois de juin 2013.

 

L’objectif est double :

  • fournir une information sur des dossiers, des débats et des articles d’actualité qui ont mobilisé l’attention du monde de l’économie de défense dans la période écoulée ;
  • éclairer les problématiques propres au champ d’études, en analysant quelques livres et articles de fond publiés dans des revues à comité de lecture.

 

Les lecteurs sont invités à faire part de leurs commentaires ou suggestions sur cette initiative.

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 11:35
Le groupe amphibie traverse le détroit de Malacca

12.06.2013 source Marine Nationale
 

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues, déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013, ont embouqué le détroit de Malacca, le 12 juin 2013.

 

Situé dans la zone de compétence du contre-amiral Cullerre, commandant la région maritime de l’océan Pacifique (ALPACI), ce détroit constitue aujourd’hui - avec Ormuz, Bab El-Mandeb, le Bosphore, Suez et Panama - une voie de passage privilégiée, voire incontournable pour le transport maritime mondial.

 

Cette artère maritime, dont le trafic ne cesse de croître, fait l’objet de tensions entre les pays riverains qui veulent asseoir leur autorité et la légitimité de leur contrôle aux abords de cette route. Au regard de l’essor du trafic, les risques sont nombreux : collisions, dégradations environnementales, risques d’engorgement, brigandage. Ces enjeux environnementaux, économiques et stratégiques nécessitent la mise en place d’une politique de coopération internationale afin de garantir une exploitation durable et protectrice de ces espaces. C’est donc dans le cadre de la dynamique de coopération multilatérale mise en œuvre dans la zone «Asie-Pacifique-Océan Indien» - comprenant les États-Unis, Singapour, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et l’Inde - que s’inscrit l’action française.

 

L’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine, rappelait en 2012: «la mer est désormais une des bases de la richesse et de la prospérité, qu’il faut défendre et protéger». La présence du groupe amphibie Jeanne d’Arc, composé du BPC Tonnerre et de son escorte dans le détroit de Malacca, permet ainsi à la France de défendre ses intérêts stratégiques et de marquer sa participation à la politique de coopération dans cette zone

Le groupe amphibie traverse le détroit de Malacca
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Pour Jean-Marie Bockel, "il faut établir des règles internationales au cyberespionnage"

11 juin 2013 Propos recueillis par Ridha Loukil - Usine Digitale

 

Le scandale Prism de cyberespionnage américain fait couler beaucoup d’encre. Quel en est l’impact sur la cyberdéfense française ? Comment les entreprises hexagonales doivent-elles appréhender le problème ? Réponses à L’Usine Nouvelle de Jean-Marie Bockel, Sénateur et auteur du rapport "Cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale" publié en juillet 2012.

 

L’Usine Nouvelle - Votre rapport n’évoque pas Prism. Est-ce que vous étiez néanmoins au courant de ce programme de cyberespionnage ?

 

Jean-Marie Bockel - Non. Quand je me suis présenté à la NSA, qui constitue les grandes oreilles des États-Unis dans le monde, les portes m’ont été fermées. J’ai compris alors l’importance de la cyberdéfense outre-Atlantique. C’est une machine qui dispose de moyens autrement plus conséquents qu’en Europe. Cette politique est assumée jusqu’au sommet de l’État. Le président Obama lui-même s’est exprimé sur Prism en le justifiant par des impératifs de sécurité nationale. Il a toutefois tenté d’en minimiser le risque pour les citoyens américains en disant le réserver à l’étranger. Qui va le croire ? Nous avons bel et bien affaire à un problème international. La question est de savoir jusqu’où on va aller dans le cyberespionnage.

 

Est-ce que vous êtes surpris par la révélation de ce programme ?

 

Pas vraiment. Il est dans la logique de la montée en puissance des cybermenaces. Les Américains parlent d’un possible Pearl Harbor cyber, l’équivalent dans le cyberespace de l’attaque japonaise contre leur base navale Pearl Harbor en décembre 1941. Ils veulent éviter un traumatisme similaire dans le cyberespace. Ce qui justifie les gros moyens qu’ils consacrent à la cyberdéfense et à des programmes comme Prism.

 

Que peut faire l’Europe et tout particulièrement la France ?

 

Il est important d’établir des règles internationales. Tout le monde le demande : l’Europe, la Chine, le Japon, etc. Seuls les Américains sont réticents à entrer dans ce jeu. La souveraineté dans ce domaine est essentielle. Pour pouvoir s’asseoir autour de la table et négocier avec eux des règles de jeu, il faut d’abord exister en maîtrisant les technologies clés de cyberdéfense. La France dispose dans ce domaine de fleurons comme Thales, Cassidian, Bull ou Alcatel-Lucent. Ce qui manque c’est une vraie stratégie industrielle. Il faut construire l’Europe de la cyberdéfense, tout en gardant certains équipements de souveraineté comme ceux de la cryptologie dans une compétence strictement nationale. Comme je l’ai dit dans mon rapport, il faut aussi que nous nous dotions de capacités offensives suffisantes pour être dissuasives et d’une vraie doctrine en matière de cyberdéfence.

 

Apple, Google, Microsoft et d’autres géants américains de l’internet sont touchés, à leur insu semble-t-il, par Prism. Comment les entreprises françaises, qui utilisent leurs services, peuvent-elles se protéger ?

 

C’est une question importante. Car ces entreprises américaines fournissent leurs services non seulement à des sociétés françaises, mais aussi à des administrations et autres services de l’État. Il n’y a aucune raison de ne pas travailler avec elles. Il faut juste mettre en place un dispositif de contrôle pour garantir qu’il n’y a aucun risque de fuite d’informations. C’est faisable techniquement comme le montre l’exemple britannique de contrôle de la sécurité des routeurs chinois. Et ces entreprises américaines ont tout intérêt à collaborer. Leur réputation est en jeu. Elles n’ont pas envie d’apparaître comme le cheval de Troyes des grandes oreilles de l’Amérique.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Eurosatory 2014

Eurosatory 2014

Every 2 years the entire Land and Air-Land Defence and Security industry come together at the Eurosatory exhibition.


In 5 days you can:

- Make new business contacts
- Foster B to B opportunities
- Compare the global products offering
- Discover new solutions and systems
- Identify current trends
- Benchmark the competition
- Discuss and exchange ideas
- Strengthen your network

Enjoy exclusive interactive benefits:

- All the Land and Air-Land Defence and Security industry
- Technology clusters
- Live demonstrations
- Conferences and Think Tanks
- Eurosatory one-to-one Business Meetings
- Exhibitor – Visitor contact service

Trade and Industry Sectors

- All types of land vehicles
- Weapons, turrets and weapon systems
- Helicopters – Air-land systems
- Command and Information systems
- Homeland security and Peacekeeping
- Antiterrorism, anti-IED solutions, CBNRe
- Individual and protective equipment
- Infrastructure protection
- Engineer field works
- Civil Security and Emergency Response
- Training and Simulation
- Operational electronics and IT
- Optics and Optronics
- Services, industrial and technical support
- Measurements, tests and testing centres

Eurosatory key figures*

- 1 432 exhibitors from 5 continents
- 53 480 professional Visitors from
130 countries
- 684 accredited journalists
- 152 Official Delegations from 87
countries
- 8 393 members of the armed and
international security forces from
111 countries
- 163 523 m² of indoor and outdoor
exhibition space with 20 000 m²
for live demonstrations
- 450 innovations presented
for the first time at the exhibition


*2012 statistics

Contact:

65, rue de Courcelles
75008 Paris FRANCE
Phone: +33 (0) 1 44 14 58 10
Mail: visit@eurosatory.com

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Sous-marin Scorpene photo  DCNS

Sous-marin Scorpene photo DCNS

04/06/2013 DCNS

 

DCNS s’engage en faveur du développement des PME. L’accord signé entre les deux sociétés établit un cadre pour des développements communs.

 

L’ambition de DCNS, au delà de sa croissance sur ses marchés, est d’être une entreprise responsable. En effet, le Groupe considère que sa réussite n’a de sens que si elle favorise le développement de toutes ses parties prenantes.

 

Les PME représentent les deux tiers du panel de fournisseurs de DCNS. ALCEN, entreprise de taille intermédiaire (ETI), est composée d’une trentaine de PME.

 

En application directe de cet accord de coopération, DCNS et BMTI, PME filiale du groupe ALCEN, lancent un premier co-développement dans le domaine des communications des sous-marins. Il s’agit de concevoir un système innovant permettant d’accroître les capacités d’émission et de réception des sous-marins en plongée. Cela représente un challenge difficile car les ondes radio pénètrent très peu dans l’eau.

 

L’accord de coopération entre ALCEN et DCNS comporte ainsi deux volets : – le premier vise à renforcer la coopération entre les deux parties en matière de recherche et développement à travers la co-conception de produits et systèmes innovants ; – le second porte sur le développement d’une dynamique commerciale conjointe favorisant l’identification de débouchés sur les marchés français et internationaux.

 

L’accord de coopération entre ALCEN et DCNS s’inscrit dans le cadre du plan de DCNS en faveur du développement des PME. Ce plan favorise notamment l’intégration des PME au panel de fournisseurs stratégiques de DCNS avec lesquels le Groupe établit des relations durables.

 

L’engagement du Groupe contribue au Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi présenté le 6 novembre dernier par le Premier ministre.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

11/06 LesEchos.fr (Reuters)

 

La France devrait continuer à réceptionner 11 Rafale par an jusqu'en 2016.

Le Drian espère qu'une vente à l'export prendra le relais en 2017

 

La France devrait continuer à prendre livraison de 11 Rafale par an jusqu'en 2016 inclus, avant que les ventes à l'export tant attendues de l'avion de combat de Dassault Aviation ne prennent le relais, a déclaré mardi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

L'avion de combat tricolore, qui fait l'objet d'une commande ferme de 180 unités devant courir au rythme actuel jusqu'en 2019, échapperait ainsi aux étalements de livraisons qui risquent de frapper d'autres grands programmes dans le cadre de la loi de programmation militaire pour 2014-2019, prévue pour être votée au Parlement cet automne. (Voir : )

 

Paris, qui essaie depuis des années de vendre le Rafale à l'étranger pour soulager ses finances, espère décrocher enfin d'ici décembre un méga-contrat de 126 unités auprès de l'Inde pour un total estimé à environ 15 milliards de dollars.

 

"Dassault est installé sur un concept de rente qui indique qu'il y a un certain nombre d'avions pendant un certain temps", a résumé Jean-Yves Le Drian, lors d'une rencontre avec des journalistes.

 

Il a jugé "étayé" le niveau de 11 livraisons par an, en deçà duquel Dassault Aviation estime que la production du programme relèverait de la mission impossible et il a souligné que ce rythme devrait être maintenu jusqu'en 2016 inclus.

 

"Je ne peux pas vous le confirmer définitivement. On n'a pas fini la discussion avec eux", a-t-il cependant précisé.

 

"C'est l'hypothèse sur laquelle nous sommes, mais après on espère que l'exportation prendra le relais".

 

MALAISIE, EMIRATS, QATAR...

 

Jean-Yves Le Drian, qui multiplie les déplacements dans les pays à la recherche d'avions de combat, comme la Malaisie, le Qatar ou les Emirats arabes unis, dit ne pas pouvoir imaginer que le Rafale échoue à s'exporter.

 

"On me parle du Rafale partout", a-t-il noté.

 

Concernant le Brésil, à qui la France espère vendre au moins 36 Rafale, Jean-Yves Le Drian n'a pas souhaité faire de commentaire sur la préférence supposée du pays sud-américain pour le F-18 de l'américain Boeing, évoquée par des responsables brésiliens début juin.

 

Le gouvernement brésilien a cependant fait savoir lundi que le Rafale faisait toujours partie de ses choix potentiels.

 

Dassault Aviation reste d'ailleurs dans la course pour la perspective, certes lointaine, du futur drone de combat, envisagé pour les années 2030, avec son prototype Neuron qui a effectué son premier vol en décembre dernier.

 

Mais dans l'immédiat, Paris négocie avec l'américain General Atomics une commande potentielle de 12 drones de surveillance Reaper pour un coût total estimé à environ 670 millions d'euros, sous réserve de l'aval du Congrès américain.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Le Drian tire la sonnette d'alarme sur le Rafale

11 juin 2013 Par Elodie Vallerey – Usine Nouvelle

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a rappelé à Dassault Aviation, le constructeur français de l'avion de combat Rafale, qu'à partir de 2017, l'avionneur devra compter sur les exportations pour vendre son chasseur.

 

C'est écrit noir sur blanc dans le Livre blanc de la défense dévoilé le 29 avril dernier. L'équipement de l'armée française en avions de combat Rafale va se poursuivre mais la cible sera réduite à 225 appareils au lieu de 286 prévus au début du programme.

 

En commande ferme, cela représente 180 appareils (armée de l'air et Marine), dont près de 120 ont déjà été réceptionnés par l'armée. Il ne reste donc qu'une poignée d'années (tout au plus jusqu'en 2019) avant que la France ne soit plus un client - l'unique à ce jour - pour le Rafale.

 

Lors d'un déjeuner avec la presse spécialisée le 11 juin, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a prévenu Dassault Aviation : l'exportation de l'avion de combat reste la seule issue pour continuer à produire le Rafale.

 

"Dassault est installé sur un concept de rente (...) On va continuer le rythme de livraison dans l'immédiat et après il faut que l'exportation joue son rôle", a déclaré le ministre, comme le rapporte l'AFP.

 

D'après ses calculs, à un rythme de 11 Rafale livrés par an, l'armée continuera à en recevoir "jusqu'en 2016 ou 2017", même si cette date n'est pas "gravée dans le marbre", a assuré Le Drian. Le seuil de 11 appareils annuels a toujours été brandi par Dassault comme un minimum pour sa cadence de production.

 

L'exportation du Rafale reste l'une des priorités de Dassault, avait confié Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, en avril. En Inde, les négociations exclusives se poursuivent, mais pourront prendre encore des années. De son côté, le Brésil hésiterait encore entre le Rafale français et le F-18 Super Hornet de l'américain Boeing. Aux Emirats arabes unis, le Rafale est bien placé, mais sans appel d'offres, le processus décisionnaire reste un chemin tortueux.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan FOB)

Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan FOB)

Jun. 10, 2013 - By Andrew Chuter in Paris. – Defense News

 

Europe’s top missile maker emerged from the recent publication of the French government’s austerity-driven defense white paper with three big development programs intact — and an endorsement from the administration of President François Hollande that the company’s strategy to restructure its French and UK capabilities in France toward specialization and mutual dependency could be a model for the defense sector.

 

The white paper’s support for Europe, and particularly the 2010 Anglo-French defense treaty, would have been music to the ears of MBDA Chief Executive Antoine Bouvier, whose company has assets and shareholders in Britain, France, Italy, Spain and Germany.

 

Challenges remain, though. MBDA has to nail down contracts for the three programs confirmed by the white paper: a longer-range Aster air defense system, a new medium-range anti-tank missile and the anti-ship missile that France is launching with Britain. It also must resolve the future of the Medium Extended Air Defense System (MEADS) missile program in the wake of the US decision to pull the plug on funding.

 

Outside of Europe, a big deal to develop a short-range surface-to-air missile with India awaits approval from New Delhi, and Bouvier admits efforts to make a significant breakthrough into the US market are taking longer than expected.

 

Q. What was the strategic message you took from the French government’s decision to approve three key missile programs in its recent defense white paper?

 

A. As a company with shareholders and assets across Europe, it was very important for MBDA that when the white paper was published, it was Euro-minded, and it was. Clearly, the French government has a focus and vision about Europe at the industrial and strategic level. That was clear in the missile decision taken in its support of the defense treaty with the UK. The missile sector that MBDA leads in France and in the UK is specifically referred to in the document as the model for integrating the defense industry in Europe. What is also key for us was the white paper’s recognition that the defense industry is an essential component of France’s wider strategic policy.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. How crucial to your integration aims was the French decision to go ahead with the launch of the anti-ship missile program with the British?

 

A. It’s provided confirmation of the decision made in the 2010 Anglo-French defense treaty to use the missile sector, and ANL/FASGW [anti-navire léger/future air-to-surface guided weapon] in particular, as the test case to prove the feasibility of a specialization and a policy of mutually agreed dependency. Our model is now confirmed as a possible template for further integration in Europe, and this was taken into account in the French decision to move ahead with the program in spite of difficult economic conditions and very difficult timing. France also confirmed through this program its commitment to Anglo-French cooperation.

 

Q. What happens now to test the mutual dependency and specialization model between France and the UK?

 

A. The ANL/FASGW launch will trigger implementation of our centers-of-excellence strategy. We have identified 12 centers in the Anglo-French context. The most optimized capability in the two countries will be used, depending on the requirement. This is something new in Europe. Previously, we have had cooperation through programs. Now, we will remove duplication with the integration of capabilities across two of our countries.

 

Four of the centers will offer specialized capabilities supplying French and British collaborative and national programs. France will be responsible for test benches and onboard computers; in the UK, it’s actuators and data links. It means each time we have a new program or a significant evolution of an existing program, we allocate activities in line with this.

 

Q. With Anglo-French operations working to one policy, and your German and Italian partners adhering to another set of rules, isn’t this an imperfect model on which to base European restructuring?

 

A. I would say it is a model in the making rather than an imperfect model, but it is taking time. The history of MBDA has been step-by-step consolidation into a European group. We make progress where we can, but we have to be pragmatic. We have an opportunity with the Anglo-French sector through the defense treaty and the initiative on the centers of excellence to move forward, and we are having discussions to extend what has been agreed to the other MBDA operations in Europe.

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. When do you expect to get the new missile programs under contract?

 

A. The objective is to sign the ANL/FASGW anti-ship missile contract in the next few months, certainly by the end of this year. The higher-performance, new-technology version of the Aster 30 Block 1 [B1NT] will be 2014 at the earliest. B1NT is not just the development of a new missile, it is part of the global Aster evolutionary map, which now explicitly includes naval capability improvements. The missile moyenne portee [MMP] battlefield weapon has been confirmed as a priority, and we are setting out to get the program under contract by the end of the year.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. Is the MMP a French national program, or are you looking for partners?

 

A. For the moment, it’s a French program. But we also see that for other versions of the weapon, like a long-range model, we could open the program to cooperation from Europe and elsewhere.

 

MEADS launcher in the integration hall. (Photo MBDA)

MEADS launcher in the integration hall. (Photo MBDA)

Q. Will you be able to rescue anything from the MEADS program now that the US government has decided to end funding?

 

A. Cooperation between Italy and Germany on MEADS has allowed us to build high-level capabilities in this sector of extended air defense, and our plan is to build on these assets and propose to the two governments a follow-on to MEADS. US funding will continue up to 2014, and beyond that, we have to agree [on] the way forward with the German and Italian defense ministries. We are currently discussing several options, including finding new partners [identified as Poland by Italian government officials], and Lockheed Martin retaining participation in the next phase of the program.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. The Joint Strike Fighter program continues to mature, but so far, you have only the advanced, short-range, air-to-air missile (ASRAAM) signed up for integration. What progress are you making with other weapons for the F-35?

 

A. The feasibility of getting the Meteor air-to-air missile integrated on the platform has been confirmed by a UK Ministry of Defence study, and we are making good progress on having our weapon included as part of the upcoming Block 4 improvements on the F-35. We are having discussions with several F-35 partners to take the Meteor on the platform. Very positive discussions are ongoing with Lockheed Martin on integrating weapons like Brimstone, Storm Shadow and Spear.

 

SPEAR high precision surface attack weapon for combat aircraft

SPEAR high precision surface attack weapon for combat aircraft

Q. Does becoming a significant player in the US market remain a priority?

 

A. We may adjust our plans, but the US remains an important part of our strategy. It is taking more time than expected and is even more challenging in this time of budget restrictions. The constraints could bring with them opportunities if the customer is seeking more competition, combat-proven equipment and mature technologies.

 

Q. You have had a deal on the table with India since 2011 to develop short-range air defense missiles. What’s the position on that?

 

A. It’s our objective to get a decision this year on the short-range surface-to-air missile (SRSAM) program agreed with the Indian Defence Research and Development Organisation [DRDO]. You have to keep in mind this cooperation is just part of a much larger scheme involving radars [and] command-and-control [systems] which are 100 percent Indian, so the decision is not just on the missile, but the whole system. We have offered a significant amount of tech transfer for long-term cooperation on short-range air defense with DRDO.

 

ASRAAM photo MBDA

ASRAAM photo MBDA

We have other opportunities in India, including the Air Force’s down-selection of ASRAAM for their Jaguar strike aircraft. Those negotiations are continuing. Overall, MBDA, supported by our governments, is prepared to enter into large-scale, very ambitious, long-term technical cooperation with Indian partners. Foreign ownership limitations are certainly restricting the type of technology transfer that we could implement for this type of joint venture, but we think in the medium term, this will evolve into a more open scheme.

 

Q. What sort of company will MBDA look like in five years?

 

A. I want MBDA to be an even more global player with an extended product range and greater market coverage. We are looking for a strong position in India, as well as more partners and cooperations elsewhere outside Europe. It is also about strengthening our position inside Europe, starting with Spain. Poland also is very important.

 

In terms of integration of the company, we want to move further along the lines we are implementing on the Anglo-French defense treaty.

 

Q. What do you want your legacy to be when you leave MBDA?

 

A. Leaving MBDA is not on my agenda today, but when I do, it would be to depart having reinforced the company’s position as a global player and an industrial leader in Europe. ■

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Hélicoptères Caracal: toute la flotte bientôt regroupée à Cazaux?

12.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Voici une information sur laquelle, l’armée de Terre "ne souhaite pas communiquer". Et pour laquelle l'armée de l'Air répond: "Nous ne pouvons vous fournir de réponse à ce niveau".

 

Le ministère de la Défense a décidé de rassembler tous les hélicoptères Caracal sur la base de Cazaux (BA 120) où est implanté l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées. D'où l'annonce récente de ce transfert aux militaires du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de Pau, dont l'EOS3 est équipée de EC-725.

 

Tous les détails de ce transfert ne sont pas encore connus (voire négociés entre l'AT et l'AA); il s'inscrit dans le cadre d'un effort de mutualisation de la maintenance.

 

14+5 Caracal. En 1999 et en 2002, la DGA a commandé respectivement 4 et 10 Caracal qui ont été livrés dans la période 2005-2007 à l’armée de l’air et à l’armée de terre. Dans le cadre du plan de relance, une commande additionnelle de 5 Caracal a été notifiée le 20 avril 2009 pour renforcer la flotte existante (le dernier a été livré à l’armée de l’air le 8 février 2013).

 

L’armée de l’Air dispose de 13 EC-725 Caracal et elle met en œuvre une flotte de six Caracal depuis le 10 mai 2006 au sein de l’escadron d’hélicoptère 1/67 Pyrénées, implanté sur la BA 120 de Cazaux.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Deux EDA-R dans le radier du bâtiment de projection et de commandement Dixmude

07/06/2013 Marine Nationale

 

 

Après avoir réalisé les premiers essais dans le radier du bâtiment de projection et de commandement Mistral, les EDA-R n°1 et n°2 ont enradié dans le Dixmude le 6 juin 2013 en rade des Vignettes (83).

 

La manœuvre s’est déroulée en marche avant, la porte arrière de l’EDA-R n° 1 posée sur la cuve de l’EDA-R n° 2. Une fois les problèmes d'alimentation électrique des engins résolus, le transfert des véhicules d’un EDA-R à l’autre s’est fait en abaissant leur plateforme, et sans utiliser les groupes électriques pour la production d'énergie.

 

Cette nouvelle illustre les belles perspectives d’emploi opérationnel que la Marine nationale réserve à l’EDA-R. Ce nouvel engin a été admis au service actif en avril dernier.

 

Retrouvez un dossier complet sur les EDA-R

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
MQ-9 Reaper photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

MQ-9 Reaper photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

11/06/2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique


Cette fois, l’affaire semble entendue. Après des années d’atermoiements et de fausses pistes des différents gouvernements, qui ont abouti à la marginalisation de l’Europe sur le marché des drones, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a confirmé ce midi la très probable commande d’une douzaine de drones MALE (moyenne altitude, longue endurance) Reaper, de l’américain General Atomics. Le montant estimé de cette commande de Reaper, en version non armée et qui reste soumise à l’approbation du Congrès américain, est de 670 millions d’euros.

 

C’était un secret de Polichinelle, c’est désormais une certitude : la solution israélienne, basée sur le Heron TP de l’industriel IAI, est clairement écartée. « Nous avons abouti à un accord avec les Etats-Unis sur une première commande de deux machines, avant une deuxième tranche de 10 appareils, indique le ministre. L’opérabilité globale, notamment dans le cadre de l’OTAN, est plus facile avec le drone américain. » Les discussions avec le Pentagone sur le premier lot de deux drones avaient été révélées par Challenges le 11 avril.

 

La France espère la livraison de ces deux premiers drones d’ici à la fin de l’année pour couvrir la zone sahélienne. La seconde tranche de dix drones serait francisée selon des modalités à définir, pour leur permettre de voler dans le ciel européen. L’accord du Congrès sur cette deuxième tranche s’annonce plus difficile, la francisation supposant l’accès au code-source de l’appareil. « Cela devrait pouvoir se débloquer, assure Jean-Yves Le Drian. Mon homologue américain Chuck Hagel est positif sur la question. »

 

Les industriels européens, à l’évidence, le sont beaucoup moins. « Nous sommes inquiets. Voir acheter des drones américains sans avoir au même moment un réel lancement de programme européen ou franco-britannique ou franco-allemand, cela ne peut pas nous réjouir », assurait le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier à l’AFP au salon de l’aviation d’affaires EBACE, à Genève, le 20 mai. Un industriel français assure même qu’une commande de Reaper signifie l’abandon de toute offre européenne sur le segment des drones MALE.

 

Jean-Yves Le Drian, lui, n’a pas varié d’un iota : s’il appelle à la constitution d’un « club Reaper » pour mieux s’organiser entre clients européens du drone américain (Royaume-Uni, Italie, et peut-être bientôt Allemagne et France), il assure toujours croire en un programme européen de drone MALE « de troisième génération », qui rassemblerait les industriels européens sur une machine plus performante que le Reaper. Et tant pis si le marché potentiel ne dépasse pas 30 à 40 appareils en Europe, avec des ventes export hautement hypothétique vu la machine de guerre américaine et la puissance des acteurs israéliens : « Il faut garder la capacité d’innovation européenne sur ce segment », assure le ministre.

 

Que penser de cette commande de Reaper, au moment où les armées se doivent à nouveau se serrer leur ceinture ? Foin de mauvaise foi : il n’y avait pas de solution européenne de drone MALE dans les délais imposés par le besoin opérationnel. Le seul choix qui s’offre à la France à court terme, c’est de choisir sa dépendance : vis-à-vis des Etats-Unis en choisissant le Reaper ; vis-à-vis d’Israël si la solution de Dassault (une francisation du Heron TP) était retenue. « Nous dépendons déjà des drones américains au Mali, qui nous fournissent des images », souligne Jean-Yves Le Drian.

 

Acheter américain, ce n'est pas la solution idéale, mais c'est la solution la plus rapide, et quelque part la plus logique si l'on veut équiper les forces au plus vite. Tout l’enjeu est désormais de voir si gouvernements et industriels européens se mettront d’accord pour lancer un programme européen de drones MALE. Les Etats doivent accepter d’investir dans ce secteur stratégique malgré la pression budgétaire ; les industriels doivent accepter de mettre en veilleuse leur désastreuse concurrence intra-européenne, et de travailler ensemble, un peu à l’image du démonstrateur de drone de combat nEUROn. Pour résumer le sentiment général, ce n’est pas gagné.

 

Concernant le prix estimé de la commande, il est assez cohérent avec l’offre américaine que dévoilait la commission de défense du Sénat en novembre 2011 : la commission estimait à 297 millions d’euros le coût de 7 drones francisés, plus deux stations-sols et 10 ans de maintien en condition opérationnelle. Dans le détail, les drones étaient estimés à 209 millions, et la francisation à 88 millions. 670 millions d’euros pour douze drones, c’est un peu plus cher, mais dans le même ordre de grandeur.  C’est surtout le prix de près de deux décennies d’errements stratégiques des militaires, de la DGA, des industriels et des politiques.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:45
Tchad : relève du groupement Terre et des détachements de Faya et Abéché

12/06/2013 Sources : EMA

 

Le 4 juin 2013, le colonel du Gardin, chef de corps du 1e régiment de Tirailleurs (1e RTir) d’Epinal a pris le commandement du groupement Terre de la force Epervier. Il succède au colonel Waché, chef de corps du 110e régiment d’infanterie (110e RI) de Donaueschingen, en Allemagne.

 

Le groupement Terre, composé du 110e RI, du 3e régiment de Hussards (3e RH) de Metz et du 8e régiment d’artillerie (8e RA) de Commercy a réalisé un mandat alliant exercices, opérations de nomadisation, détachements d’instruction opérationnelles (DIO) au profit des forces armées tchadiennes et actions civilo-militaires (ACM) auprès de la population.

 

Tchad : relève du groupement Terre et des détachements de Faya et Abéché

Le 1er RTir arme désormais pour 4 mois l’état-major du groupement Terre ainsi que la compagnie motorisée ; le 1er régiment de Spahis (1er RS) de Valence arme l’escadron blindé et le 1er régiment d’artillerie de marine (1er RAMa) de Laon-Couvron l’unité élémentaire de protection terrestre détachée à Abéché.

 

Le 10 juin 2013, le lieutenant-colonel Fabrice Chapuy et le chef de bataillon Yann Begue ont pris respectivement le commandement du détachement de l’opération Epervier stationné à Abéché et à Faya-Largeau.

 

Le lieutenant-colonel Fabrice Chapuy du 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) succède ainsi au lieutenant-colonel Bruno Hotier. Pendant les six prochains mois, il commandera plus d’une centaine de militaires qui assureront tous les jours des missions opérationnelles et de soutien au profit de l’ensemble de la force Epervier. Le détachement est stationné sur le camp « capitaine Michel Croci ».

 

Le chef de bataillon Begue, du 1er régiment d’artillerie de marine (1er RAMA), succède au lieutenant-colonel Jacques Urlacher du 110e RI. Il exerce le commandement tactique sur les moyens humains et matériels positionnés à Faya-Largeau et les renforts éventuels mis en place.

 

Le groupement Terre constitue près de la moitié de l’effectif du dispositif Epervier. Avec le groupement Air et la base de soutien à vocation interarmées (BSVIA), il assure deux missions permanentes : la protection des intérêts français (tout particulièrement la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad), et conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, il apporte un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) ainsi qu’un appui renseignement aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:35
le BPC Tonnerre et le George Leygues - photo Marine Nationale

le BPC Tonnerre et le George Leygues - photo Marine Nationale

10 juin 2013 Par Rédacteur en chef.PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Deux bâtiments de la marine nationale, dont la mission est de former les officiers-élèves de plusieurs pays, vont faire escale au Vietnam du 18 au 21 juin.

Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre accostera à Vung Tau pendant que la frégate anti-sous-marine Georges Leygues fera escale à Ho Chi Minh Ville, indique le consulat de France d’Ho Chi Minh Ville.

Une délégation de la ville et des environs de Brest arrivera au Vietnam au même moment pour promouvoir la coopération économique et scientifique.

Référence :

Thanh Nien Daily (Vietnam)

Escales :

18/06/2013 au 21/06/2013 : Georges Leygues D 640 à Ho Chi Minh Ville (Vietnam)

18/06/2013 au 21/06/2013 : Tonnerre L 9014 à Vung Tau (Vietnam)

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:35
Le Tonnerre et le Georges Leygues passent sous le contrôle opérationnel de la zone Pacifique

12.06.2013 source Marine Nationale

 

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues, déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013, sont passés sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Anne Cullerre, commandant la région maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), le 10 juin 2013.

 

Placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées, le contre-amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de la Polynésie française et du Pacifique, de préserver la sécurité de nos ressortissants et de contribuer à la stabilité régionale. À ce titre, ALPACI participe aux activités de coopération et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes dans sa zone de compétence.

 

La France est présente sur tous les océans, notamment grâce à ses territoires d’outre-mer. Au-delà de son importance économique et stratégique, cette présence permet à notre pays d’entretenir des relations bilatérales approfondies avec des pays éloignés de l’hexagone et d’y affirmer, en permanence, notre capacité d’intervention. De même, les déploiements comme celui du groupe amphibie Jeanne d’Arc participent à la mission de surveillance, de contrôle et d’alerte exercées par les commandements supérieurs des forces armées françaises sur leurs zones de responsabilité permanente.

 

La mission Jeanne d’Arc 2013 s’inscrit pleinement dans les cinq fonctions stratégiques confirmées par le nouveau Livre blanc de 2013. Vecteur de connaissance et anticipation, elle participe également aux capacités de dissuasion, de protection, de prévention et d’intervention de nos armées dans l’océan Indien et en Asie Pacifique. La phase vécue par les 133 officiers-élèves du groupe amphibie au moment du passage du Tonnerre et du Georges Leygues sous commandement opérationnel d’ALPACI constitue un moment clef dans leur apprentissage.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:30
Liban : inspection du chef conduite du CPCO

12/06/2013 Sources : EMA

 

Les 10 et 11 juin 2013, une délégation du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) s’est rendue au Liban pour inspecter les militaires français engagés au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL).

 

Le général Bréthous, chef conduite au CPCO, a été accueilli à Naqurah par le général Hugues Delort-Laval. Il a rencontré les militaires français insérés au sein de l’état-major de la FINUL. Il a ensuite rendu visite à la Force Commander Reserve (FCR) située à Dayr Kifa, au cœur de la zone des opérations.

 

Accompagné du colonel Christophe Baudouin, chef de corps du mandat DAMAN XIX et du général Delort-Laval, le général Bréthous a assisté à un point de situation sur l’organisation de la FCR. A cette occasion, il lui a été présenté l’ensemble des moyens dont dispose le contingent français pour remplir ses missions.

Liban : inspection du chef conduite du CPCO

La visite s’est achevée par un déplacement le long de la « Blue Line » qui matérialise la ligne de retrait israélien, zone particulièrement surveillée par les soldats de la FINUL en coopération avec les Forces armées libanaises (FAL), conformément à la résolution 1701 du conseil de sécurité des Nations-Unies.

 

Les visites d’inspections effectuées par le CPCO au Liban comme sur tous les autres théâtres d’opération permettent au commandement de toujours mieux appréhender les réalités opérationnelles sur zone.

Liban : inspection du chef conduite du CPCO

Dans le cadre de la résolution 1701, la Force Commander Reserve (FCR) participe à la montée en puissance des Forces Armées Libanaises (FAL), au cours d’exercices, de patrouilles et d’entraînements communs réguliers.

 

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la FCR est susceptible d’appuyer les autres contingents, pour éviter toute escalade de la violence. La FCR est le principal moyen de dissuasion, de réaction et de coercition de la FINUL. Robuste, souple, réactive, elle constitue une véritable force au service de la paix au Sud Liban.

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