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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:55
La Marine nationale au salon du Bourget

12.06.2013 Marine Nationale
 

Pendant une semaine, du 17 au 23 juin 2013, la Marine nationale sera présente sur l'espace du Ministère de la Défense au 50ème Salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget. Dans le cadre de la thématique «opérationnels ensemble», les marins participeront à ce rendez-vous incontournable de l’aéronautique, aux côtés des autres armées, afin d’assurer le soutien à l’exportation des entreprises d’armement. Ils témoigneront de l’usage opérationnel qu’ils font de ces matériels en expliquant leurs mission aéronavales.

 

La participation de la Marine à cette manifestation prévoit pour la zone «projeter vite et loin» une maquette du bâtiment de projection et de commandement (BPC) avec un expert du BPC Dixmude et pour la zone «protection d’une force», un officier expert provenant de la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul. Sur l’espace extérieur, une maquette Exocet sera exposée et en marge du stand Défense, un Rafale Marine sera présenté au public.

 

Inscription et renseignements sur le site officiel du Salon du Bourget

http://www.salon-du-bourget.fr/

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:40
Salon du Bourget 2013: l’armée de l’air veille en coulisses

12/06/2013 Actus Air

 

L’armée de l’air assure la sûreté aérienne du 50ème salon international de l’aéronautique et de l’espace qui se tient du 17 au 23 juin 2013 au Bourget.

 

Pour sa 50ème édition, le salon du Bourget accueillera au total plus de 150 aéronefs en présentation dynamique et statique. De nombreux chefs d’État et personnalités de haut rang se retrouveront également dans les allées de cette célèbre plateforme aéronautique tout au long de la semaine. Mais, derrière le show international, se cache une organisation complexe où l’armée de l’air joue un rôle invariable et indispensable : assurer la protection de l’espace aérien autour du salon aéronautique du Bourget.

Zones de survol interdites !

 

Garant de l’intégrité de l’espace aérien français, le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) active ainsi un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA). Celui-ci s’appuie notamment sur la création de zones interdites et règlementées temporaires. L’accès au terrain du Bourget est soumis à la délivrance d’une accréditation du préfet de la Seine-Saint-Denis, après enquête administrative interministérielle. La police aux frontières enquête notamment sur l’identité du personnel et la direction générale de l’aviation civile est en charge de l’étude des licences des pilotes et des certificats de navigabilité des aéronefs. Lors de la dernière édition en 2011, plus de 1500 équipages et 800 avions ont ainsi été autorisés à pénétrer ces zones règlementées. 

L’activité aérienne sous l’œil de l’armée de l’air

 

Pendant la semaine de l’évènement, le suivi des mouvements aériens dans les zones est particulièrement renforcé. L’armée de l’air met en place une cellule de coordination de l’activité aérienne (C2A2) au sein du salon du Bourget afin d’instruire les demandes impromptues de vol à l’intérieur de ces zones. Des détachements de liaison sur les différentes plateformes aéronautiques de la région parisienne assurent le suivi de l’activité aérienne locale et informent la C2A2 et le centre national des opérations aériennes basé à Lyon.

 

Aviateurs en poste sur le terrain

Tout autour du salon en région parisienne, des centaines d’aviateurs se tiennent prêts à intervenir en cas de menace. Ils activent des postes de guet à vue en région parisienne et déploient du matériel de défense sol-air comme le Crotale de nouvelle génération. Des hélicoptères Fennec à bord desquels des tireurs d’élite appliquent les mesures actives de sureté aérienne (MASA) sont en alerte dans les airs et au sol. Sans oublier les avions de chasse de la permanence opérationnelle qui sont également sur le pont pour faire de cette 50ème édition du salon du Bourget une réussite et un événement à la hauteur de sa réputation. Visiteurs, rêvez tranquille, l’armée de l’air veille !

 

Retrouvez toute l’actualité de l’événement sur le blog de l’armée de l’air au salon du Bourget !

 

Suivez notre fil d’informations en continue sur notre compte Twitter @Armee_de_lair

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:19
BEM Le Monge, sous le soleil du Havre - photo YLM

BEM Le Monge, sous le soleil du Havre - photo YLM

ROUEN, 12 juin 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Fleuron méconnu de la Marine nationale, le Monge, un navire-radar géant intégré au programme français de dissuasion nucléaire, et qui à ce titre avait jusqu'à présent cultivé la discrétion, ouvre pour la première fois ses portes au grand public à l'occasion de l'Armada de Rouen.

 

Amarré tout au bout des quais de Seine qui accueillent jusqu'à dimanche une quarantaine de bateaux de prestige, ce gigantesque "bâtiment d'essais et de mesures" tout blanc ne passe pas inaperçu avec ses trois grands radars et ses 230 mètres de long, qui en font le deuxième plus long bâtiment de la flotte militaire française après le porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

"Le Monge est un bateau un peu mystérieux. C'était le moment de le faire découvrir, d'autant plus que c'est une vitrine technologique", confie le commandant du bâtiment, Jacques Rivière, qui reçoit les visiteurs dans son luxueux carré à la poupe du navire.

 

Mis en service en 1992 et construit spécialement par les chantiers navals de Saint-Nazaire, le Monge répond à une mission très spécifique : enregistrer des données sur la trajectoire des missiles nucléaires stratégiques et tactiques français lors des essais, en collaboration avec des industriels comme Thalès ou Astrium.

 

"Notre rôle est d'être à l'arrivée du missile pour analyser la trajectoire finale", à plusieurs milliers de kilomètres du point de lancement, précise l'officier. Le Monge n'a ainsi pas recueilli de données lors de l'essai raté d'un missile balistique M51 début mai, celui-ci ayant explosé peu après son lancement, au large du Finistère.

 

Doté de "trois des quatre radars les plus puissants d'Europe" ainsi que d'une tourelle optronique, "le Monge est capable de détecter une pièce de 2 euros à 800 kilomètres", assure Jacques Rivière. "A ma connaissance, c'est le seul bateau au monde doté de telles capacités, seuls les Américains et les Chinois disposant de bâtiments approchants".

 

L'extrême précision des mesures requises explique la taille impressionnante du bateau, gage de stabilité, et sa couleur. "Le blanc permet de limiter les risques de dilatation du bâtiment à la chaleur, qui pourrait fausser les mesures", indique l'officier.

 

Clé à molette en orbite

 

Les essais de missiles stratégiques n'intervenant que tous les deux ans en moyenne, le Monge, qui compte un équipage de 200 personnes dont 80 dédiées aux mesures, a parallèlement diversifié ses missions. "Il serait dommage de se priver de ses capacités", souligne Jacques Rivière.

 

Le bâtiment sert ainsi, pour le compte du Centre national d'études spatiales ou de l'Agence spatiale européenne, à la surveillance des débris orbitaux susceptibles de tomber sur terre ou d'endommager des satellites, voire la station spatiale internationale ISS.

 

"A une époque, on nous a régulièrement demandé de repérer une clé à molette perdue en orbite par un astronaute américain", explique le maître-principal Daniel O., l'un des spécialistes chargés des mesures. "C'était très sérieux : elle pouvait mettre en danger certains satellites".

 

Basé à Brest, le Monge passe en moyenne quatre mois par an en mer et dispose d'une autonomie de 60 jours et de 15.000 milles nautiques. Il est ponctuellement mobilisé pour des tirs de fusée Ariane. En septembre 2011, il avait activement participé à la traque du satellite UARS, qui s'était écrasé dans le Pacifique.

 

En début d'année, plusieurs voix, dont celles des anciens ministres de la Défense Paul Quilès (PS) et Hervé Morin (UDI) ainsi que du général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées, avaient préconisé une réflexion sur la force de dissuasion nucléaire française à l'heure des réductions budgétaires. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a toutefois jugé fin mai celle-ci "plus que jamais indispensable".

 

Le Monge, dont les installations les plus sensibles restent fermées au public - et à la presse - est visible à Rouen jusqu'à dimanche, lorsqu'il fermera la "grande parade" des voiliers géants descendant la Seine jusqu'à la mer.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 21:55
Philippe Meunier, député du Rhône et secrétaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées

Philippe Meunier, député du Rhône et secrétaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées

12/06/2013 Armée de l'air

 

Philippe Meunier, député du Rhône et secrétaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées, a visité la base aérienne 120 de Cazaux, jeudi 6 juin 2013. Il a également effectué un vol en place arrière à bord d’un Alphajet de l’école de transition opérationnelle.

 

Monsieur Philippe Meunier, député du Rhône et secrétaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées, a été accueilli par le colonel Thierry Gouaichault, commandant la base aérienne de Cazaux. Il s’est d’abord rendu au sein de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» pour assister à une présentation générale de la base aérienne et de la base de Défense. 

Philippe Meunier, député du Rhône, visite la base de Cazaux

Ensuite, le parlementaire a découvert de plus près l’hélicoptère EC 725 Caracal et s’est entretenu avec un équipage ayant servi en Afghanistan et en Libye lors de l’opération Harmattan. Les échanges se sont poursuivis avec un pilote d’hélicoptère Puma de retour du Mali pour l’opération Serval.

Philippe Meunier, député du Rhône, visite la base de Cazaux

Dans l’après-midi, monsieur Meunier a pu toucher du doigt le métier de pilote de chasse à l’occasion d’un vol à bord d’un Alphajet, avant de s’entretenir avec le commandant de l’école de transition opérationnelle sur le cursus de formation des pilotes de chasse français et belges.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:45
Mali : la France ralentit le retrait de ses soldats

12 juin 2013 Guysen News International

 

Initialement, l’armée française avait prévu de ne plus compter que 2000 hommes au Mali à partir du 1er juillet, mais ils devraient finalement être entre 3 000 et 3 500, d’après un porte-parole de l’armée française à Bamako : « Il s’agit d’un ordre de grandeur, précise cette source, il n’y a aucun objectif chiffré précis ». L’effectif des soldats français est ainsi passé de 4800, au plus fort du dispositif de l’opération Serval, à 3 500 hommes actuellement. «On ne va pas trop baisser dans les semaines à venir, poursuit le porte-parole de l’armée française, cela va dépendre des besoins. Si on utilise des avions, par exemple, il faut qu’on mobilise tous les hommes nécessaires pour les faire fonctionner.»

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:24
La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. - photo S. Fort

La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. - photo S. Fort

11/06 Par Alain Ruello – LesEchos..fr

 

La loi de programmation militaire intègre des livraisons à l’Inde dès 2016. Cela suppose qu’un contrat soit signé dès cette année.

 

Excès d’optimisme ? En cours d’élaboration, la prochaine loi de programmation militaire intègre des hypothèses d’exportation du Rafale pour le moins optimistes. La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. Ce qui suppose que le contrat soit signé cette année, car, selon l’avionneur, il faut trois ans et demi pour en produire un. Pas impossible, sauf que la fenêtre va vite se refermer à l’approche des élections législatives de 2014 en Inde.

 

Interrogé ce mardi lors d’une rencontre informelle avec quelques journalistes, Jean-Yves Le Drian a évoqué « 2016 ou 2017 ». Le ministre prévoit d’ailleurs de se rendre à New Delhi en juillet pour pousser le dossier, parmi d’autres. Selon nos informations, c’est bien 2016 qui a été retenu dans la loi de programmation. Cette année là, la DGA et l’Etat major prévoient de n’acheter que quatre Rafale, sur les onze produits par an, ce qui soulagera d’autant la trésorerie de l’armée.

Rafale Fighter  Head Up Display - photo S. Fort

Rafale Fighter Head Up Display - photo S. Fort

Une cadence de onze Rafale défendue bec et ongle par Dassault

 

Cette cadence de onze Rafale, Dassault continue de la défendre bec et ongle. Pour l’avionneur, impossible de descendre en deçà, au risque sinon de casser l’équation économique du programme, voire de prendre le risque de ruptures irréversibles dans la chaîne de sous-traitance. « Nous ne descendrons pas en dessous », affirme-t-on en interne. Bien qu’il évoque une « rente » de situation, Jean-Yves Le Drian semble n’y trouver rien à redire. « C’est étayé », a-t-il indiqué.

 

C’est d’ailleurs ce qui se profile pour 2014 et 2015, les deux premières années de la loi de programmation. Alors que les calendriers de quasiment tous les grands programmes d’armement vont être étalés, le Rafale, lui, continuera à être livré comme actuellement. « C’est l’hypothèse sur laquelle on est, on va continuer dans l’immédiat », poursuit Jean-Yves Le Drian.

 

Quand on sait que l’armée débourse 1,2 milliard d’euros par an pour obtenir ses onze Rafale, que le budget à venir pour les grands programmes d’armement va tourner autour des 5,7 milliards, toujours par an, un ou deux exemplaires payés en moins et c’est une bouffée d’oxygène bienvenue pour financer les autres programmes, navals par exemple. Sans compter qu’il va falloir trouver de l’argent pour de nouveaux programmes, drones et avions ravitailleurs notamment. Compte tenu du délai de fabrication d’un Rafale, il est de toute façon trop tard pour remettre en cause les livraisons de 2014 et 2015, fait savoir Dassault.

 

La sécurité de la dissuation nucléaire mise en cause

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Après l’échec d’un tir d’essais du missile de nouvelle génération M51, l’aura de fiabilité de la dissuasion nucléaire française vient de subir un nouvel accroc. Une enquête du « Télégramme de Brest » a révélé hier des trous inquiétants dans le dispositif de sécurité de l’Ile Longue, port d’attache dans la rade de Brest des quatre sous-marins lanceurs d’engins de la force océanique stratégique. Badge d’accès obsolètes, absence de chicane, clôture en mauvais état, procédures d’alertes ignorées des vigiles… il n’est pas très difficile de pénétrer le saint du saint de la dissuasion, même si cela semble limité au premier rideau de la base. La Défense a indiqué que Jean-Yves Le Drian avait aussitôt confié une enquête à l’inspection générale des armées. Et ce alors même que le ministère affirme n’avoir rien appris de l’article du « Télégramme de Brest » ! Lors d’une rencontre avec la presse, Jean-Yves le Drian a précisé qu’il souhaitait clarifier deux points : celui des badgeuses et le fait qu’un commando ait pu approcher d’un sous-marin lors d’un test de sécurité.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
La base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue est située près de Brest - photo Marine Nationale

La base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue est située près de Brest - photo Marine Nationale

11/06 LesEchos.fr

 

Selon le « Télégramme », la base qui est au coeur de la dissuasion nucléaire française, offre de « nombreuses failles de sécurité », notamment sur le contrôle d’accès au site. Le ministre de la Défense demande une enquête.

 

Badgeuses à bout de souffle, clôtures en mauvais état, absence de chicanes, de scanner pour véhicules et même de batterie de missiles sol-air, personnel inexpérimenté : ultrasensible, la base des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue (Finistère), en rade de Brest, compte pourtant de « nombreuses failles de sécurité », selon une enquête publiée mardi par le quotidien Le Télégramme .

 

La base abrite quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Ils sont entretenus, entre deux patrouilles, dans cette base où sont également assemblés les missiles intercontinentaux, pouvant emporter chacun six têtes nucléaires, qui arment ces sous-marins. « Sur la base, pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d’authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l’iris de l’oeil », note le quotidien, qui affirme que la base, coeur de la dissuasion nucléaire française, va renforcer ses mesures de sécurité.

 

Mais pour l’instant, l’identification des personnels autorisés à y pénétrer « s’effectue au moyen de badges nominatifs équipés d’une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d’une photo », explique le journaliste qui signe l’enquête, Hervé Chambonnière, en ajoutant que « ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s’ils ont bien quitté la base en fin de journée ». Quant aux véhicules, le sésame consiste en « un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques », selon le quotidien.

 

« Parfaitement accessible »

 

« Alors que le site est en travaux depuis 2006 (aménagements liés au nouveau missile M51), pourquoi les nombreux camions-bennes et toupies qui y pénètrent, et qui peuvent cacher de grandes quantités d’explosifs ou de nombreuses personnes, ne sont-ils pas systématiquement inspectés, comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises à l’entrée de la base? », questionne le journaliste.

 

Son enquête souligne également d’autres failles, comme la vulnérabilité des « transrades » - des bateaux qui effectuent la navette entre Brest et l’Ile-Longue et transportent la moitié des effectifs (1.200 personnes) travaillant sur le site; ou la ligne électrique desservant l’Ile-Longue, « parfaitement accessible ». « Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l’impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits? ».

 

Enquête approfondie

 

« À noter, également, l’absence de chicane devant l’entrée de la base et dans la base. Impossible d’empêcher un camion-suicide de parvenir jusqu’à la +cathédrale+, principal sas d’accès au coeur du site, où plusieurs centaines de personnes se pressent aux heures de pointe », affirme le quotidien, qui relève aussi qu’« une bonne partie des 115 gendarmes maritimes » affectés à la surveillance « sont gendarmes adjoints volontaires, donc débutants, très jeunes, peu formés (...) et peu payés ».

 

En réaction à ces informations, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a demandé une « enquête approfondie sur la sécurité » du site de l’Ile longue, a annoncé son entourage. M. Le Drian « confie à l’inspection générale des armées une enquête approfondie sur la sécurité terrestre, maritime et aérienne de l’Ile Longue », a-t-on précisé de même source.

 

« La sécurité de notre dissuasion » nucléaire « n’est pas en défaut », a assuré par ailleurs Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense. « Je tiens à rassurer tous ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion, celle-ci n’est pas en défaut », a déclaré lors d’un point de presse M. Bayle.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
670 millions d’euros pour les futurs Reapers français

12.06.2013 Helen Chachaty - .journal-aviation.com

 

Selon la presse invitée à un déjeuner avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian mardi 11 juin, la France achètera bien douze drones MALE MQ-9 Reaper, pour un total de 670 millions d’euros.

 

La commande initiale porterait d’abord sur deux appareils, qui devraient être déployés dans la région du Sahel d’ici la fin de l’année 2013, afin de pallier aux manques constatés des moyens de renseignement sur la zone. Les drones de General Atomics devraient également être francisés. Le Congrès américain doit toutefois donner son accord pour cette transaction.

 

Par ailleurs, le ministre de la Défense aurait également évalué le marché des drones de « troisième génération » à 30 ou 40 appareils, à l’échelle européenne. Reste toutefois l’épineuse question de la coopération industrielle des différents pays, tout comme la mise en commun des besoins capacitaires.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
Les données de vol peuvent être désormais consultées sur tablette numérique - photo Sagem

Les données de vol peuvent être désormais consultées sur tablette numérique - photo Sagem

12.06.2013 Safran

 

Ergonomiques, tactiles, fonctionnelles : les tablettes séduisent de plus en plus le grand public. Elles rendent également de nouveaux services au monde de l’industrie aéronautique et de défense. Démonstration avec deux offres de Sagem (Safran).

 

Sécurité des vols, gestion des risques, optimisation des coûts d’exploitation ou encore assistance à la maintenance des aéronefs… Commercialisée par Sagem, l’offre Cassiopée propose aux compagnies aériennes ainsi qu’aux opérateurs d’aviation d’affaires et d’hélicoptères une large palette de services. Des prestations qui s’appuient sur les informations enregistrées par un boitier d’acquisition, l’ACMS* (Aircraft Condition Monitoring System). Régulièrement, ces informations sont récupérées pour être traitées par Sagem. « La valeur ajoutée du service Cassiopée « Flight data monitoring » porte surtout sur l’interprétation des données de vol qui permet d’avoir une vision juste sur le fonctionnement des aéronefs en opération, souligne Caroline Arlotto, responsable marketing de l’offre Cassiopée. Les analyses, réalisées dès la réception des données sont livrées via un service web sécurisé disponible 24h / 24 et 7 jours / 7. » Les pilotes comme les responsables de la maintenance ou de la sécurité peuvent ainsi disposer d’un ensemble de rapports statistiques et de tendances basés sur les données de vol.

 

Gagner en réactivité

 

Désormais, ces données peuvent être consultées simultanément sur tablette numérique. « Si nous avons choisi de développer une application iPad, c’est avant tout dans un souci de réactivité, souligne Carole Arlotto. Nous avons en effet constaté que les différents utilisateurs n’avaient pas forcément un accès immédiat à un ordinateur. L’application est utilisable très simplement dans un atelier ou sur le tarmac. S’il faut, par exemple, faire des investigations supplémentaires suite à un problème survenu en vol, le responsable de la maintenance en sera informé plus rapidement. Il pourra ainsi éviter une éventuelle et coûteuse immobilisation d’un appareil en programmant les réparations en amont. » L’application est tout aussi utile aux pilotes qui peuvent accéder à une simulation en 3D de leur vol, en vue d’affiner, par exemple, leurs manœuvres d’approche. Pour gagner encore en réactivité, Sagem développe actuellement un ACMS sans fil qui permettra de récupérer les données quotidiennement.

Disposer d’informations en temps réel en situation de mobilité photo Sagem

Disposer d’informations en temps réel en situation de mobilité photo Sagem

Complémentarité drone-tablette

 

Disposer d’informations en temps réel en situation de mobilité : c’est également ce qui a incité Patrick Durieux, directeur commercial de l’activité Drones chez Sagem, à développer plusieurs applications pour tablettes. « Sagem travaille actuellement sur un drone de longue endurance, le Patroller, explique Patrick Durieux. Ce drone, capable de voler trente heures d’affilée, peut embarquer une grande variété de capteurs : optroniques, dont une caméra infrarouge, radar, ainsi que des moyens de transmission de données sécurisés. Les informations du capteur sont transmises en temps réel dans la station-sol qui gère la mission. Grâce à la tablette tactile, d’autres utilisateurs peuvent désormais accéder en direct au flux vidéo généré par la caméra du drone, à sa position ou encore au plan de vol. » Mais l’application possède d’autres atouts. Utilisée sur le terrain par un groupe d’intervention, elle permettrait de contrôler la caméra du drone, par exemple pour observer plus en détail un objectif. D’autant que sa compacité et sa qualité d’affichage la rendent particulièrement adaptée à ce type d’opérations.

Tablettes tactiles : l’atout mobilité de Sagem

« Gestion de la maintenance de la flotte, accès et reporting d’informations suite à un vol, simulation de pannes pour la formation des opérateurs… Le champ d’application des tablettes pour nos drones est immense. Nous avons de nombreux projets à mettre en œuvre », confie Patrick Durieux. Si le pilotage du drone Patroller via une tablette tactile n’est pas envisagé, une réflexion est déjà en cours chez Sagem pour le développement de projets de mini-drones, moins complexes, et pouvant être manœuvrés via une tablette.

 

*Les systèmes d’aide à la maintenance (ACMS - Aircraft Condition Monitoring Systems) enregistrent les données et informations en provenance des systèmes de l’avion : paramètres au décollage, vitesse de vol, température des moteurs, etc.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
Défense : impossible de supprimer 24 000 postes sans fermer de bases militaires

11 juin 2013 Par Jean-Baptiste Le Roux - economiematin.fr

 

Il s'agit là du dilemme cornélien de François Hollande. Il voudrait supprimer des postes au sein des armées françaises, mais sans dissoudre aucun régiment ni base aérienne. Une impossibilité mathématique, voire un vrai casse-tête pour le chef des armées.

 

Le Livre blanc et la suppression de 24 000 postes

 

Ainsi l'armée verra 24 000 de ses effectifs être supprimés entre 2016 et 2019. C'est ce qu'a indiqué François Hollande lors de son discours devant les autorités de l'IHEDN, l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale. La conséquence d'un livre blanc fort décrié dans le monde militaire, et pour cause.

 

François Hollande ne veut pas fermer de sites militaires

 

Cependant François Hollande a également affirmé, au cours de ce même discours, que ces suppressions de postes se feraient sans fermer aucun site militaire. Il est vrai que les autorités militaires, et les observateurs de la chose militaire n'ont en revanche pas bien compris. Il ne s'agit en aucun cas d'une manoeuvre politicienne, ni d'une improvisation du chef de l'Etat. Tout cela était bien écrit dans son discours.

 

Une équation impossible à résoudre pour le ministère de la Défense

 

Le problème c'est que personne aujourd'hui ne voit comment supprimer 24 000 postes sans fermer les portes de certaines bases. Evidemment, il faut analyser le discours du président de la République à travers le prisme des municipales de 2014. C'est d'ailleurs pour cela que les projets de fermeture de certains régiments pressentis ont été remis au grenier par le ministère de la Défense. Des noms : Charleville-Mézières, Bitche, Gap, Valence, Luxeuil, Orange, Dijon, Rochefort ou Saintes.

 

On a beau retourner le problème dans tous les sens au ministère de la Défense, on ne trouve pas la solution. On pourrait pourtant supprimer des effectifs sans fermer de sites militaires, mais cela reviendrait à effacer une compagnie par ci, une division par là, et on taperait forcément dans les forces opérationnelles sans élaguer les unités de soutien comme prévu initialement. François Hollande doit prendre une décision car on ne peut faire d'omelettes sans casser d'oeufs...

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
Le Bourget 2013 : le drone Neuron de Dassault en vedette

12/06/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Le Neuron n'avait jusqu'alors été présenté au Bourget que sous forme de maquette.

 

Ce devrait être l'une des vedettes de cette nouvelle édition du salon du Bourget, qui ouvrira ses portes dès lundi prochain pour les professionnels. Le démonstrateur de drone de combat européen Neuron, qui a fait son vol inaugural le 1er décembre 2012, devrait en effet être présent "en chair et en os" au salon alors qu'il n'avait jusqu'alors été présenté que sous forme de maquette. Dassault Aviation, maître d'oeuvre du programme, n'a pas encore officiellement confirmé cette présence mais pourrait le faire dès la fin de cette semaine à l'occasion d'une conférence de presse pré-Bourget.

 

Cette présence symbolique permettra de marquer l'entrée de l'Europe (et de Dassault) dans le club très fermé des concepteurs d'aéronefs de combat furtifs. Elle offrira aussi aux industriels partenaires du programme une occasion de montrer le fruit de leurs travaux aux délégations des différentes nations (France, mais aussi Italie, Espagne, Grèce, Suisse et Suède) ayant financé les 405 millions d'euros qui ont été nécessaires pour lancer le projet en 2006. La présence du drone au Bourget aura sans doute un petit impact sur le calendrier d'essais prévu à l'origine mais, à l'aube d'une nouvelle loi de programmation militaire qui déterminera l'avenir de l'industrie de l'aviation de combat française, le jeu en vaut certainement la chandelle.

 

Avant de rejoindre le Bourget, le drone Neuron a passé plusieurs semaines dans la chambre anéchoïque "Solange" mise en oeuvre par la DGA sur son site de Bruz, en Bretagne. Des essais qui ont permis de mesurer avec précision la signature équivalente radar (SER) de l'engin avant de pouvoir enchaîner sur une campagne d'essais en vol qui devrait avoir lieu depuis Istres, mais aussi en Sardaigne et en Suède.

photo dassault-aviation.com

photo dassault-aviation.com

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:50
Entente-cordiale reaches a new high level

11/06/2013 Royal Navy

 

With a keen eye on the future HMS Queen Elizabeth Carrier Programme, a Fleet Air Arm Airborne Surveillance and Control Squadron, working with the French Navy’s Carrier Air Group, (CAG) on a major French Navy Air Defence exercise has proved an outstanding success.

 

The 849 Naval Air Squadron deployment of two Sea King Mk7 Airborne Surveillance and Control (SKASaC) helicopters facilitated participation in a multi-national Air Defence exercise with the French Navy Carrier Air Group (CAG) and a Squadron of Swiss Air Force F /A-18 D Hornet fighters.

 

Four Squadrons make up the French CAG: two of Rafale fighters, (11F & 12F), one of Super Étendard fighters (17F) and a E2-C Hawkeye squadron (4F) which provide carrier strike and airborne early warning for the Flagship of the French Navy, the French nuclear-powered aircraft carrier, FS Charles de Gaulle.

 

Operating from the French Naval Air Station at Landivisiau in Brittany the pair of Sea Kings from Royal Naval Air Station Culdrose cemented further, long-established links in Anglo-French relations.

 

The deployment was fully integrated within the Air Defence Exercise and supported by not only the superb logistical support with host nation infrastructure, but also from the French CAG Operational Planning Staff, who planned and executed the joint exercise.

 

Integration was fundamental between the two nations and the employment of the SKASaC in the core role was a key enabler. This included fighter control training missions for the CAG strike assets on their way to attack naval surface vessels from France and the UK, providing some of the highlights during the training.

 

The Air Defence Week exercise is part of the operational work-up that the French CAG has to complete before joining up with the FS Charles De Gaulle and being declared ready to deploy.

 

Entente-cordiale reaches a new high level

“This exercise proved an excellent opportunity for SKASaC and its air surveillance and fighter control capabilities,” said Lieutenant Commander Jim Hall, Senior Observer of 849 NAS.

 

“We achieved a significant amount on so many levels.

 

"A comprehensive Airborne Surveillance and Control training programme provided the basis for the mission profiles, as well as continuation training for 854 NAS and the achievement of the Operational Conversion Phase for three ab-initio aircrew students who will be deploying in the near future on Operations.

 

"It also proved an excellent chance to re-establish links with the E2-C Hawkeye Squadron who are affiliated to 849 NAS.”

 

Overall the Sea Kings achieved over 40 hours flying and completed 16 mission sorties conducting control of the Carrier strike (CS) assets, with mission profiles including Maritime Strike missions and Composite Air Operations (COMAO) against ground targets.

 

Captain Mark Garratt, Commanding Officer of RNAS Culdrose, took the opportunity to visit the detachment and secure closer links with his French counterpart at the French Naval Air Station Landivisiau

 

"We can learn a great deal from each other. This exercise has proved the mutual benefit to be gained from working closely together in challenging operational scenarios.”

Entente-cordiale reaches a new high level
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:55
La guerre vue du ciel: un "mud" lâche le manche et prend la plume

12.06.2013 par P. Chapleau – Lignes de Défense

Les éditions Nimrod viennent de publier un excellent récit écrit par un pilote de chasseurs-bombardier Mirage 2000D. Un "mud" dans le jargon.

 

Après Brice Erbland, dans son récent ouvrage sur Dans les griffes du Tigre (cliquer ici pour lire mon post à ce sujet), voici "Marco", en fait le commandant Marc Scheffler (indicatif Claudia), qui raconte quelques-unes de ses 150 missions de guerre, effectuées en compagnie de NOSA (Navigateur Officier Système d’Arme) à qui il rend un hommage appuyé et mérité.

 

Marc Scheffler a été breveté pilote de chasse en 1998; il est actuellement affecté à l'école de pilotage de Cognac. Il compte aujourd’hui plus de 3 800 heures de vol, dont près de 2 200 heures sur Mirage 2000D. Il a participé à dix détachements opérationnels (dont cinq en Afghanistan) et effectué plus de 150 missions de guerre en Afghanistan, en RDC et en Libye.

 

Missions d’appui feu au profit des troupes au sol, shows of force, bombardements de jour comme de nuit... tout y passe, dans la sincérité et dans un sabir otano-militaire qui fera râler ceux qui n'aiment pas les anglicismes mais qui y trouveront de très belles pages dignes du "Grand cirque".

 

La guerre vue du ciel, de Marc Scheffler (avec Frédéric Lert), Nimrod, 480 pages, 23 €.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:55
« Scorpion sera dans la LPM »

12.06.2013 Par: Guillaume Belan (FOB)

 

Dans le cadre de la présentation du Livre Blanc aux industries de défense, la deuxième partie de la journée de lundi dernier a été consacrée à la visite de Nexter Munitions. Le ministre s’est attardé devant les impressionnantes machines robotisées de ceinturage, entièrement automatisées, notamment celle pour les gros calibres, capable de produire pas moins de 30 000 obus par an. Un investissement important et récent pour le site de La Chapelle.« Depuis quelques années, Nexter a repris un temps d’avance » répond le directeur de l’activité Munitions du groupe français à une question du Ministre sur la place de Nexter dans la compétition internationale. Puis c’est la rencontre avec quelques apprentis un peu impressionnés, rappelant l’engagement du groupe terrestre français pour la politique d’apprentissage sur des métiers rares et hautement qualifiés. La visite s’est achevée par la rencontre de l’équipe de CTA International, joint venture franco-britannique avec BAE pour le développement et la production du futur calibre innovant de 40 mm, qui équipera les véhicules des programmes FRES en Angleterre et EBRC en France.

 

« Soyez persuadé que tous, nous avons apprécié votre engagement dont nous vous remercions. Ceci conforte  notre confiance sur la suite de la construction budgétaire, sans toutefois éteindre notre vigilance sur la déclinaison programmatique en cours » a déclaré à Jean-Yves Le Drian, Philippe Burtin, PDG de Nexter.

 

« Vigilant, je le suis aussi ! » répondu le Ministre, assurant qu’il le serait dans « la préservation des compétences terrestres »

 

« Je crois en l’avenir de Nexter »

 

 La phrase est du ministre de la défense, qui a ajouté « j’y crois encore plus après ce que j’ai vu aujourd’hui ».

 

Et le site de la Chapelle Saint-Ursin était l’endroit particulièrement approprié pour l’annonce d’un contrat de 175 millions d’euros d’une deuxième tranche d’une notification pour des munitions de gros calibre. En clair, il s’agit de la partie production d’un contrat précédent qui finançait le développement de nouveaux types de munitions (éclairant, fumigène…) éssentiellement pour du calibre de 155 (canon Caesar) mais aussi du 120 mm (char Leclerc), ainsi que quelques commandes de moyen calibres (25 mm ; 30 mm sur Tigre, Rafale, VBCI).

 

« Scorpion sera dans la LPM »

 

Alors de sérieux doutes planaient sur le financement du programme Scorpion dans cette période budgétaire tendue, le ministre de la Défense s’est voulu rassurant : « Scorpion sera dans la LPM 2014-2019, ce n’est plus un sujet », mentionnant explicitement les programmes VBMR et EBRC, programmes importants « pour l’avenir de Nexter ». C’est donc un « ouf » de soulagement pour l’industriel terrestre mais aussi l’armée de terre, alors que Nexter vient de dévoiler des solutions pour le futur de la cavalerie française. Rappelons que l’objectif de ces programmes est le remplacement des vieillissants VAB, ERC-90 et AMX10RC. « Les ambitieux programmes futurs VBMR et EBRC sont des enjeux majeurs qui doivent se concrétiser dans la prochaine décennie » a  affirmé Jean-Yves Le Drian.

 

Photos: JYLD en visite chez Nexter lundi 10 juin (crédits: G Belan)

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:55
Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

12.06.2013 Par: Guillaume Belan (FOB)

 

Le ministre continue son « service après-vente » du Livre blanc sur la défense présenté début mai. Jean-Yves Le Drian, était à Bourges lundi pour une présentation aux industriels de défense. Au centre de la France, Bourges est historiquement un des grands bassins d’emplois défense, vivier de hautes technologies de l’armement. Jean-Yves Le Drian s’est rendu sur le site de MBDA avant de visiter l’activité munitionnaire de Nexter à la Chapelle-Saint Ursin (sur laquelle FOB reviendra). Avec près de 6000 emplois, l’activité défense dans la région centre est très importante et de nombreux élus locaux étaient là pour le faire savoir au ministère de la défense, premier investisseur public de l’Etat.

 

« Les contraintes financières sont fortes et les décisions difficiles » a prévenu le ministre de la défense, « mais l’industrie de défense est un atout économique, pour l’emploi, pour la technologie, pour la balance commerciale. Les dépenses publiques de défense sont un investissement pour l’avenir. »

 

« Le maintien d’une industrie de défense en pointe est l’une des ambitions fortes du Livre blanc que le Président de la République vient d’approuver et de la Loi de programmation militaire que nous sommes en train de préparer et qui doit être votée à l’automne. L’industrie française de défense doit demeurer l’une des deux premières en Europe, car c’est l’une des clés de notre autonomie stratégique, » a précisé Jean-Yves Le Drian

 

Le MMP et One MBDA confirmé

 

« One MBDA » bientôt une réalité

Reconnaissant que MBDA a « un rôle particulier » dans cette industrie de souveraineté, et participe à « l’autonomie française dans l’armement, outil essentiel de défense », le ministre a confirmé le lancement de plusieurs programmes de missiles dans la future LPM (Loi de programmation militaire) en préparation. Le premier, le MMP (missile moyenne portée) dont la phase de levée de risque pour donner un successeur au missile antichar Milan a déjà été financé. C’est donc le lancement du programme du prochain missile antichar de l’armée de terre qui est attendu « et peut se faire rapidement, dès 2014 » a précisé le ministre, saluant au passage les études auto-financées du missilier européen (Milan ER notamment). C’est donc une bonne nouvelle pour l’armée de terre et MBDA, qui attendaient depuis un certain temps la confirmation de ce programme.

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

« Obligatoire » aussi le MDCN, le programme français de missile de croisière naval, qui sera mis en œuvre depuis les navires de surface mais aussi sous-marins.

« One MBDA » bientôt une réalité

Dernier programme confirmé, l’ANL, missile antinavire léger, mis en œuvre depuis hélicoptères. « Même si son choix ne s’impose pas, il y a nécessité d’anticiper d’autres développements pour MBDA, notamment dans le cadre du partenariat franco-britannique ». Traduction : si l’ANL ne répond pas à un besoin impérieux en France, son lancement est important pour la relation avec Londres, dont la Marine en a un besoin criant, et participera à conforter MBDA comme la seule filière missile en Europe, l’objectif étant d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le domaine, poussé par Paris et Londres. « Décision complexe, L’ANL va être lancé pour que « One Complex Weapon » devienne une réalité » a confirmé le ministre, assurant de la pérennité de la R&T missile franco-britannique.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:45
FREMM Mohammed VI sortie d'essai en mer le 22 - 05 - 2013 PH FARMaroc - Hatoup

FREMM Mohammed VI sortie d'essai en mer le 22 - 05 - 2013 PH FARMaroc - Hatoup

 

12 Juin 2013 Adam Sfali – Lemag

 

 

Lemag : Le destroyer Mohammed VI, classe FREMM, de la marine royale, encore en construction aux chantiers du groupe français, DCNS, a effectué récemment une sortie d'essai en mer.

 

Le destroyer Mohammed VI, sera le navire de guerre le plus lourd (6000 tonnes de déplacement) et le plus évolué d'Afrique.

 

La FREMM Mohammed VI de la marine royale, en sortie d’essai en France

Il a été commandé par la marine royale au groupe français DCNS, en 2007, pour un montant de 470 millions d'euros.

Destroyer ou frégate lourde, selon les dénominations par pays, la FREMM Mohammed VI, est un navire de guerre furtif de 2ème génération.

La FREMM Mohammed VI de la marine royale, en sortie d’essai en France

Bien qu'ayant capacité opérationnelle multi-rôle, le destroyer Mohammed VI aura un rôle de lute anti-sous-marin plus accentué.

 

Cela n’empêche, qu'il garde toutes ses capacités anti-aériennes, grâce à ses systèmes d'armes MICA VL et ASTER 15.

La FREMM Mohammed VI de la marine royale, en sortie d’essai en France

Le Mohammed VI pourra aussi lutter contre les navires adverses grâce à ses missiles mer - mer MM40 - Exocet Block III.

Il est prévu que le destroyer Mohammed VI soit livré à la marine royale à fin 2013.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:35
Témoignage d’un engagé volontaire - L’Afghanistan en feu

12/06/2013 Armée de Terre
 

Préfacé par le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d'Etat-major de l'armée de Terre (CEMAT), qui rend hommage à « ces  88 soldats qui ont perdu la vie sur ces contreforts de l’Himalaya pour assurer, loin des leurs, la sécurité de nos concitoyens » ce livre est le premier témoignage écrit par un militaire du rang de retour de mission en Afghanistan, un«petit fragment de cette aventure militaire ».

S’appuyant sur les notes de son journal de bord, l’auteur nous immerge dans la vie sur la base, sur le terrain. Il nous fait partager les jours sans répit, les tours de garde dans ce pays de l’insolence. C’est pour honorer la mémoire de son camarade Hervé dont le véhicule a sauté sur un IED le 8 janvier 2011, à quelques mètres de lui, que l’auteur a publié ce récit qu’il dédie à tous ses camarades. Avec une liberté de ton, une franchise non dénuée de pudeur, il livre son ressenti et ses réflexions sur le sens de la mission des militaires qu’illustre, en exergue, la citation magnifique de Jean Lartéguy :« les hommes de guerre sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la force physique et la belle gueule, s’offrant le luxe des réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue. »

 

« Cette citation m’avait été transmise en 1995 par mon premier chef de peloton, et m’a marqué à vie. Pour moi, elle résume l’engagement du soldat. » Le caporal-chef est actuellement au camp de Fontevraud pour une prochaine projection au Mali. Entre deux exercices d’entraînement intensif, il évoque son incursion dans le monde de l’écriture.  « J’écrivais d’abord pour mes enfants afin que plus tard, devenus grands, ils comprennent mes absences et le sens de mes missions. J’écrivais aussi pour mes camarades de l’escadron afin de ne pas oublier les moments forts que nous avions partagés. J’écrivais enfin pour honorer la mémoire de tous ceux qui ont disparu. » Etonné de retrouver son nom sur la couverture d’un livre « même si j’ai passé 3 mois à réécrire mes notes, de retour d’Afghanistan, un vrai travail, ce n’était pas destiné à être publié ! »  C’est au cours d’une journée rencontre avec un auteur organisée par la FNAC en mai dernier qu’il a fait son baptême du feu au contact du grand public. « On me posait plein de questions sur la vie quotidienne en mission, sur les liens qu’on avait avec la population, sur le mode de vie des Afghans, sur l’évolution du pays, des questions plus personnelles sur la manière dont ma famille avait appréhendé mes missions, mes absences. » Si écrire demeure aussi un exutoire, le caporal-chef Gargoullaud mesure à sa juste portée ces moments où il peut, à son niveau, témoigner auprès du grand public : « Prochain rendez-vous au Festival international du livre militaire, à Coëtquidan, le 19 juillet. Encore une occasion de rencontrer d’autres auteurs et le public ! »

 

>>> Plus d'information sur le Festival international du livre militaire

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:55
Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino

12/06/2013 Loïc Picard -  Economie et technologie

 

Lundi 10 juin 2013, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s'est rendu à Bourges sur les sites industriels de MBDA et Nexter, deux grands groupes liés à la défense. Une visite durant laquelle il a notamment signé une convention bilatérale "Défense-PME", avec les PDG des entreprises françaises.

 

En première partie de journée, le ministre a visité les locaux berruyers du complexe de MBDA, une entreprise française spécialisée dans la production de missiles tactiques. Au cours de cette visite, il s'est adressé au personnel du site ainsi qu'aux responsables, et a confirmé le lancement du programme de production de missiles anti-navires légers (ANL), en coopération avec la Grande-Bretagne, qui équiperont à terme les hélicoptères de combat français et britanniques. Les productions de la version Marine du missile de croisière Scalp et du nouveau missile moyenne portée (MMP), remplaçant l'actuel Milan, ont également été confirmées.

 

Jean-Yves Le Drian s'est ensuite rendu à La Chapelle Saint-Ursin, sur le site du groupe Nexter --principal fournisseur des munitions de gros calibre, véhicules blindés et systèmes d'artillerie de l'Armée française--, où il a annoncé la prolongation du contrat de production d'obus de gros calibre, pour un montant 175 millions d'euros d'ici à 2020.

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino / ECPAD

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino / ECPAD

Les engagements annoncés par le ministre seront précisés et délimités par la Loi de programmation militaire (LPM) prévue pour la fin du mois de juillet. Elle reprendra les principaux axes délimités par le Livre Blanc et précisera les délais de livraison ainsi que le nombre d'équipements retenus pour les différents programmes.

 

Conformément aux engagements pris par le ministre, le 27 novembre dernier lors du lancement du Pacte Défense-PME, une convention bilatérale a été établie avec MBDA et Nexter, avec pour objectif de favoriser le développement des PME du secteur de la défense. Un enjeu important, le secteur comptant près de 4000 entreprises.

 

À l'issue de chacune de ses visites, Jean-Yves Le Drian a souligné l'importance qu'occupent les industries de défense dans l'économie française, et a rappelé l'engagement de l'Etat auprès de ce secteur clé pour l'autonomie stratégique de la France, avec un budget annuel pour la défense inchangé de 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016.

Industrie de défense : le ministre de la Défense s'engage
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:55
Défense : le budget des armées est gravé dans le marbre, selon Jean-Yves Le Drian

12/06/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est convaincu que le budget de la défense pour les trois prochaines années sera maintenu à 31,4 milliards d'euros. Et assure que les recettes exceptionnelles seront au rendez-vous.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en est convaincu. Et ne veut pas en démordre. Le budget de la défense pour les trois prochaines années sera maintenu au niveau actuel de 31,4 milliards d'euros. Le ministre a précisé avoir "obtenu de haute lutte" cet effort en faveur de la défense lors des discussions budgétaires. "En clair, a-t-il résumé, la participation de la Défense à l'effort de redressement des comptes publics égale l'inflation". Le ministre a rappelé que la loi de programmation militaire (LPM), qui échelonnera les crédits de défense pour les années 2014-2019, contiendrait une clause de révision à l'été 2016, pour tenir compte de l'évolution des perspectives économiques. Il espère que cette clause lui permettra d'obtenir de nouveaux crédits si l'économie se redresse mais concède qu'il "y a un risque" dans le cas contraire. La LPM sera examinée en conseil des ministres "fin juillet" et devrait être déposée au Parlement "à l'automne", a-t-il averti.

 

Pour autant, le budget de la défense reste aussi très lié à l'obtention de recettes exceptionnelles, les fameuses REX.  "Les recettes exceptionnelles seront au rendez-vous", a assuré à plusieurs reprises Jean-Yves Le Drian, très déterminé. "J'ai besoin de 1,3 milliard en 2013, je les ai, et j'ai besoin de 1,8 milliard en 2014, je les aurai". Sachant toutefois que la construction du budget 2014 arrive dans trois mois. Tout en rappelant que le président de la République s'était engagé sur ces REX, il a souligné qu'il n'y avait pas de plan B si elles n'étaient pas au rendez-vous. Car pour le ministre, c'est inenvisageable. Dont acte. Pour maintenir ce niveau de 31,4 milliards, Jean-Yves Le Drian avait demandé 1,3 milliard de recettes extra-budgétaires en 2013, et 1,8 milliard en 2014, puis 2015 et 2016. Soit 6,7 milliards d'euros au total, dont 5,4 milliards pour les trois prochaines années.

 

Quelles recettes exceptionnelles ?

 

Sans entrer dans le détail de ces recettes, le ministre a indiqué qu'elles proviendraient encore en 2013 et l'année prochaine de la vente de biens immobiliers appartenant à l'Etat et de fréquences de transmission restantes. Il n'a pas été très disert. Tout au plus, a-t-il précisé, il y aura des cessions d'actifs.  "Qu'il y ait des cessions d'actifs potentielles dans les recettes exceptionnelles, cela me semble une hypothèse possible mais c'est complètement indépendant", a souligné Jean-Yves Le Drian, faisant référence à d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans des groupes publics. L'Etat détient 27 % des groupes rs Thales et Safran, 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus, 74 % du groupe naval DCNS et, enfin, 100 % de Nexter, le constructeur du char Leclerc. Pour autant, Jean-Yves Le Drian a réfuté tout lien entre ces recettes exceptionnelles et une éventuelle consolidation du secteur. Dans le passé, le ministère de la Défense n'a pas toujours réussi à recueillir le produit de telles ventes à temps pour boucler son budget. Et a été récemment sermonné par la Cour des comptes, qui regrette la construction d'un budget à partir de recettes exceptionnelles aléatoires.

 

L'heure des arbitrages

 

L'heure des arbitrages a sonné. Jean-Yves Le Drian a révélé qu'il n'avait pas encore procédé aux arbitrages exigés par la LPM. "Je n'ai pas commencé les arbitrages lourds, nous sommes dans la phase préparatoire des arbitrages", a-t-il expliqué. Une fois les décisions prises, il ira présenter la LPM au Premier ministre, puis en conseil de défense dans "quelques semaines". Il a cependant réaffirmé qu'aucun des grands programmes, comme l'acquisition de frégates Fremm ou la modernisation de l'armée de terre, ne seraient supprimés. "Aucun programme majeur ne sera supprimé, dans l'état de mes informations, j'espère que je n'aurais pas à arbitrer autrement", a indiqué Jean-Yves Le Drian. Des discussions sont en cours avec les entreprises concernées qui opposent leurs plans de charge de production aux impératifs budgétaires du gouvernement.

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

L'enveloppe pour ces grands programmes est de l'ordre de 5,7 à 5,9 milliards d'euros par an. Mais les commandes devront être étalées pour tenir compte des contraintes budgétaires et de l'acquisition de capacités nouvelles, comme des drones MALE et des ravitailleurs MRTT, qui ont cruellement manqué lors des opérations Harmattan en Libye et Serval au Mali. Le ministre a annoncé qu'il était en train d'acheter douze drones d'observation Reaper aux Etats-Unis. En outre, l'Etat a prévu l'acquisition de 12 avions ravitailleurs multirôles dans son Livre blanc de la défense publié fin avril et le ministre a précisé que des discussions étaient déjà en cours avec leur constructeur Airbus Military. Pour autant, il n'est pas sûr que les douze appareils soient mis en service lors de la prochaine LPM.

 

11 Rafale seront livrés en 2014, 2015 et 2016

 

photo Armée de l Air

photo Armée de l Air

Il a par ailleurs estimé qu'à l'échéance 2016/2017, l'avionneur Dassault Aviation devrait compter sur les exportations pour soutenir la production de son avion de combat multirôle Rafale. "Dassault est installé sur un concept de rente (...) On va continuer le rythme de livraison dans l'immédiat et, après, il faut que l'exportation joue son rôle", a-t-il expliqué. En d'autres termes, des commandes à l'exportation devront permettre à la Défense de ralentir les livraisons de Rafale qui pèsent lourd sur son budget. L'hypothèse privilégiée est de poursuivre la livraison de 11 Rafale en 2014, puis 2015 et enfin en 2016. "Ce n'est pas arbitré, a expliqué le ministre. Nous n'avons pas fini de discuter avec Dassault Aviation".

 

Des discussions "dans un bon état d'esprit" qui portent également sur la commande de la cinquième tranche de Rafale. L'armée de l'air l'espère à l'horizon 2016-2017. Jusqu'à présent, 180 Rafale ont fait l'objet d'une commande ferme par l'État français, sur un besoin exprimé avant la publication du Livre blanc de la défense par les forces armées françaises de 286 (228 pour l'armée de l'air et 58 pour la marine). Quelque 118 appareils ont été livrés à fin décembre 2012. A raison d'une livraison de 11 Rafale par an entre 2013-2016, Dassault Aviation aura livré 162 appareils fin 2016. Il sera alors temps de passer la commande de la cinquième tranche. Reste à savoir combien car le livre blanc s'appuie sur un modèle d'armée comprenant 225 avions de combat (air et marine) sans aucune autre précision.

 

Jean-Yves Le Drian s'est montré confiant dans les perspectives d'exportation du Rafale. L'Inde a engagé en janvier 2012 des négociations exclusives avec Dassault Aviation en vue d'équiper son armée de l'air. Dassault espère conclure les négociations pour la vente de 126 appareils cette année, avant que les élections législatives de 2014 ne gèlent le processus de décision en Inde. Pas sûr qu'il y parvienne, selon plusieurs observateurs, en dépit de la volonté de New Delhi de signer avant al fin de l'année.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Jun. 11, 2013 Defense news (AFP)

 

PARIS — France on Tuesday ordered an inquiry into security at a nuclear submarine base off its western coast following a report that the ultra-sensitive site could easily be targeted by terrorists.

 

Defense Minister Jean-Yves Le Drian has ordered an immediate review of the ground, maritime and aerial security of the base on Ile Longue, an island off the Britanny coast, officials said.

 

The move follows a report in the regional daily Telegramme de Brest detailing a string of shortcomings in security at the base.

 

According to the newspaper, it can be accessed by anyone who has an easy-to-copy identity badge, and there is no system of biometric identification of staff via their irises or fingerprints.

 

For vehicles, a simple piece of paper with a few basic details is sufficient to get past checkpoints and, as a result of ongoing upgrading work, trucks entering the site have not been subject to systematic checks.

 

The paper also noted that a large number of the 115 military police deployed to protect the site were part-time volunteers, many of whom were young, inexperienced and poorly paid.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 11:55
Des officiers de différentes nationalités arborent un écusson pendant "Deployex 13"

Des officiers de différentes nationalités arborent un écusson pendant "Deployex 13"

 

12/06/2013 Armée de l'air

 

Du 10 au 21 juin 2013, la base aérienne 126 de Solenzara en Corse accueille l’exercice «Deployex 13». L’objectif est d’entraîner les officiers d’un état-major de l’Otan en cas de projection d’une force de réaction rapide dans un pays de l’alliance.

 

Premier d’une série d’exercices programmés par l’Otan, «Deployex 13» vise à entraîner une partie de l’Allied Rapid Reaction Corps(corps de réaction rapide alliés - ARRC), un état-major multinational de composante terrestre, stationné à Gloucester, en Angleterre. L’une de ses missions consiste à prendre contact avec une nation hôte en cas de projection d’une force.

 

Concrètement, des petites équipes d’officiers de différentes nations quadrillent la Corse pendant 10 jours à la rencontre d’autorités et de personnes en mesure de les aider dans le recueil de données en préalable au déploiement d’une force de réaction. À noter que seule cette première phase est jouée puisque l’exercice n’engage aucune troupe de manœuvre, ni aucun espace règlementé.

 

Selon le lieutenant-colonel Loïc Kerihuel, un officier français du ARRC, parmi les différentes options envisagées à travers l’Europe, la Corse a été choisie car elle possède de nombreux atouts pour ce type d’entraînement. «Du fait de l’insularité, elle force à relever le défi de la projection à une distance pragmatique d’exercice, explique-t-il. En outre, l’île concentre tous les types d’infrastructures civiles et militaires. Enfin, elle bénéficie d’une identité et d’une culture fortes.» Et de poursuivre : «Il est acquis que cet exercice n’aurait pas eu le même réalisme sans l’adhésion immédiate des autorités nationales, régionales et locales, qui ont déjà réservé le meilleur accueil à l’échelon précurseur.»

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 11:55
X3 photo Pierre Bayle

X3 photo Pierre Bayle

11 juin 2013 Par Elodie Vallerey - usinenouvelle.com

 

Dans un communiqué, la filiale d'EADS Eurocopter annonce que son démonstrateur d’hélicoptère hybride a atteint la vitesse record de 472 km/h en palier le 7 juin.

 

Une nouvelle performance pour le démonstrateur d'hélicoptère X3, conçu par Eurocopter, qui devient le plus rapide du monde. La firme de Marignane, filiale hélicoptériste d'EADS, a annoncé le 11 juin dans un communiqué la vitesse record de 472 km/h (255 noeuds) en palier atteinte le 7 juin dernier par son concept.

 

"Plusieurs jours avant cette performance, le X3 a atteint une vitesse de 487 km/h (263 noeuds) en descente. Fort de ces deux succès, le X3 a dépassé le record de vitesse non homologué pour un hélicoptère", précise le communiqué.

 

Le jalon historique de 472 km/h a été atteint par le X3 à une altitude d’environ 10 000 pieds (3 048 m) pendant un vol de 40 mn dans la région d’Istres (Bouches-du-Rhône).

 

"A 472 km/h, le comportement du X3 est resté identique à celui expérimenté dans son enveloppe de vol, démontrant une stabilité exceptionnelle, et un niveau de vibrations faible sans avoir recours à un système anti-vibrations", a assuré Hervé Jammayrac, pilote d’essai d’Eurocopter, cité dans le communiqué.

 

L'été dernier, Eurocopter a exhibé son nouveau fleuron aux Etats-Unis lors d'une tournée destinée à séduire le marché civil et militaire américain.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:55
Le Maj Gen Omar et le CV Martinet

Le Maj Gen Omar et le CV Martinet

11/06/2013 Sources : EMA

 

Les 3 au 4 juin 2013, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme et la frégate de surveillance (FS) Nivôse, respectivement engagés dans le volet maritime de l’opération Enduring Freedomde l’OTAN (OEF /TF 150) et dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante (TF 465), étaient simultanément en escale à Dar Es Salaam, en Tanzanie.

 

Ces deux escales ont été effectuées dans le cadre de la coopération régionale qu’entretiennent les deux bâtiments pour lutter contre le terrorisme (TF 150)  et la piraterie(TF 465).

 

Le 3 juin, à son arrivée à Dar Es Salaam, le commandant de la TF 150, le capitaine de vaisseau Martinet, a rencontré le major général Omar, commandant de la marine tanzanienne. Cette visite fut l’occasion d’aborder les différents objectifs de la TF 150, dont la France exerce le commandement depuis le 14 avril 2013, et de rappeler l’importance de la coordination entre la coalition et les Etats riverains de la zone.

 

En escale en Tanzanie depuis le 1er juin, l’équipage du Nivôse a mené le 3 juin une action de formation au profit d’une douzaine de garde-côtes tanzaniens. Cette formation s’est déroulée dans le cadre du programme LMCB, Local Maritime Capability Building, de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. Elle s’inscrivait dans la continuité de celle effectuée par la frégate Guépratte les 30 et 31 mai derniers.

OEF / piraterie : TF150 et TF465 en Tanzanie

Au cours de cette formation pratique et dynamique, les militaires tanzaniens ont pu découvrir les méthodes employées par les équipes de visite. Ils ont pu s’approprier les techniques d’investigation d’un navire. Guidés par les marins du Nivôse, ils se sont en particulier entraînés aux palpations de sécurité, à la prise en compte d’une arme sur un membre d’équipage, ainsi qu’à la progression tactique à bord d’un bâtiment visité. Organisée par l’officier de liaison de la force navale européenne EUNAVFOR au Kenya et en Tanzanie, cette formation contribue au développement des capacités d’intervention des marines régionales engagées au service de la sécurité maritime de la corne de l’Afrique.

 

Lors de cette escale simultanée, les marins des deux bâtiments ainsi que l’état-major embarqué de la TF 150 ont pu échanger sur leurs missions et rencontrer les différents acteurs diplomatiques et militaires tanzaniens.

OEF / piraterie : TF150 et TF465 en Tanzanie

La France engage actuellement deux bâtiments dans chacune de ces opérations. Le BCR Somme et la frégate anti-sous-marine (FASM) Montcalm participent au volet maritime d’OEF. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la Corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

 

Dans le cadre d’Atalante, les frégates Guépratte et Nivôse participent à cette opération qui a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la Marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2), de surveillance maritime Falcon 50, ou par un avion de commandement et de détection E3F.

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:55
Conformément aux engagements du Pacte Défense PME annoncé le 27 novembre dernier, une convention bilatérale a en outre été signée par Jean-Yves Le Drian et Philippe Burtin, président-directeur général de Nexter. Cette convention a pour but de favoriser la croissance des PME sous-traitantes de ce groupe industriel. (Crédits R. Pellegrino/ECPAD)

Conformément aux engagements du Pacte Défense PME annoncé le 27 novembre dernier, une convention bilatérale a en outre été signée par Jean-Yves Le Drian et Philippe Burtin, président-directeur général de Nexter. Cette convention a pour but de favoriser la croissance des PME sous-traitantes de ce groupe industriel. (Crédits R. Pellegrino/ECPAD)

11.06.2013 Ministère de la Défense


Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu à Bourges le 10 juin 2013, sur les sites de NEXTER et MBDA, pour son premier déplacement dans les industries d’armement depuis la présentation du nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Il a réaffirmé la place des industries de défense dans l’économie française et le soutien apporté par l’État aux 4 000 entreprises du secteur. Le Livre blanc présenté le 29 avril dernier reconnaît l’industrie de défense comme une composante essentielle de l’autonomie stratégique de la France.

 

Reportage

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:55
La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

29/12/2010 Marine nationale

 

L’Ile Longue est, depuis 1970, c'est-à-dire depuis le début de leur existence, le port base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français. C’est là qu’ils subissent, au retour de chaque patrouille, une indisponibilité pour entretien (IE) de quelques semaines. Mais la mission essentielle de l’Ile Longue est de fournir à chaque SNLE, lorsqu’il vient d’être construit à Cherbourg où lorsqu’il revient d’une période de grand carénage de deux ans, à Brest, ses seize missiles intercontinentaux pouvant emporter chacun six armes nucléaires. C’est donc à l’Ile Longue que sont réalisés les assemblages finaux des armes nucléaires et des fusées qui les transportent à plusieurs milliers de kilomètres de leur point de lancement. Depuis quarante ans la base a dû, tout en assurant le soutien des SNLE, s’adapter à la permanente évolution des sous-marins, des armes nucléaires et des missiles.

La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

Pour d’évidentes raisons de sécurité les armes nucléaires arrivent à l’Ile Longue en éléments séparés qui sont assemblés sur place par une équipe permanente d’ingénieurs et de techniciens de la direction des applications militaires de commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA/DAM). Les « têtes » ainsi achevées sont alors livrées à une équipe de DCNS, entreprise de droit privé, émanation de l’ex-direction des constructions navales, qui constitue les parties hautes des missiles, c'est-à-dire des assemblages pouvant contenir jusqu’à six têtes nucléaires.

 

Les étages de propulsion des missiles sont fabriqués par le groupe EADS Astrium dans la région bordelaise puis transportés vers la pyrotechnie annexe de Guenvénez, à quelques kilomètres de l’Ile Longue où ils sont achevés : collage des protections thermiques, mise en place des vérins électriques d’orientation des tuyères, installation des boîtiers électroniques de pilotage et des dispositifs pyrotechniques de séparation d’étages. Achevé, l’étage est placé sur un banc de contrôle simulant toutes les parties manquantes du missile. Lorsque les trois étages constitutifs du missile sont achevés, ils sont assemblés, à Guenvénez, pour constituer un « vecteur ». Le vecteur est alors acheminé par voie routière à l’Ile Longue. Aucune activité nucléaire n’a lieu sur le site de Guenvénez où travaillent environ 250 personnes de la société EADS Astrium.

 

Une fois arrivé à l’Ile Longue le vecteur reçoit sa « partie haute », c'est-à-dire ses armes nucléaires et devient missile. Il est alors acheminé vers celle des deux cales sèches de l’Ile Longue où est échoué le sous-marin auquel il est destiné. Inversement, sitôt le missile est débarqué d’un sous-marin – les missiles sont examinés en atelier à intervalles réguliers pour des contrôles périodiques – sitôt la partie haute est séparée de la partie pyrotechnique.

L'arrivée du Triomphant à L'île longue le 1er juillet 1995

L'arrivée du Triomphant à L'île longue le 1er juillet 1995

C’est également à l’Ile Longue que chaque sous-marin subit, lorsqu’il rentre de patrouille, une période d’entretien d’une quarantaine de jours. Pour cela il est systématiquement échoué dans l’une des deux cales sèches. Tous les sept ans environ chaque SNLE subit un grand carénage qui dure deux ans : ses missiles et son combustible nucléaire sont déchargés à l’Ile Longue puis il est remorqué vers le bassin numéro huit de la base navale de Brest, spécialement équipé pour ces opérations. Au moment où cet article est publié le « Vigilant » se trouve justement dans cette phase de déchargement. Il partira début 2011 vers Brest où ses tubes lance-missiles seront modifiés pour pouvoir recevoir le missile M 51, d’un diamètre et d’une longueur supérieurs à ceux du M 45. Il reviendra à l’Ile Longue en 2012. Les opérations de maintenance sont menées sous la maîtrise d’ouvrage du service de soutien de la flotte et réalisées principalement par la société DCNS qui compte environ 650 personnes sur le site.

La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

Toutes ces opérations doivent impérativement être menées dans les meilleures conditions de sécurité du travail, de sécurité nucléaire, de sécurité pyrotechnique, de protection de l’environnement et de protection du secret de la défense nationale. L’Ile Longue est donc un lieu où s’appliquent de multiples réglementations relatives à chacun des aspects de la sécurité cités précédemment. L’application de ces réglementations est contrôlée en permanence par la direction de la qualité et de la sûreté du commandant de la base (COMILO), par les inspecteurs de la marine et par des autorités de contrôle extérieures à la marine et parfois même au ministère de la défense. Pour assurer tous ces aspects de la sécurité, une bonne coordination des activités est primordiale. D’autant plus que les travaux exécutés sur le site peuvent avoir été contractualisés par cinq maîtrise d’ouvrage différentes. Cette coordination incombe également à COMILO, chef d’organisme d’accueil au sens du Code du travail. Il dispose pour cela d’un plateau technique de coordination armé par une quinzaine de personnes et dont l’ossature permanente est constituée par une équipe d’ingénieurs et techniciens de la société Assystem. Ce plateau planifie les travaux avec plusieurs échéances temporelles : quinquennales, triennales et trimestrielles. D’autres cellules de coordination réalisent un travail similaires mais avec un maillage temporel beaucoup plus serré : la journée ou même l’heure. Enfin le poste de commandement de l’Ile Longue, véritable tour de contrôle de ce système complexe, suit l’activité en temps réel. C’est lui qui, finalement, autorise une opération sensible au sens de la sécurité, après avoir contrôlé que toutes les conditions initiales, notamment l’achèvement des autres opérations sensibles incompatibles avec celle qui doit débuter.

 

Il va de soi que, malgré l’ampleur des travaux d’adaptation des infrastructures de l’Ile Longue au nouveau missile M 51 et de rénovation des installations, les sous-marins, raison d’être de la base, bénéficient de l’absolue priorité. Toute planification découle de leur programme d’emploi. Au bilan toutes ces activités sont réalisées par les quelque  2 400 personnes, civiles ou militaires, fonctionnaires ou salariées d’une entreprise privée, qui franchissent quotidiennement l’unique entrée du site. Depuis maintenant quarante ans, c’est grâce à leur professionnalisme, à leur enthousiasme et à leur engagement que tout a été possible.

Note RP Défense : merci à Jean-Dominique Merchet pour le lien.

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