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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:55
photo USAF

photo USAF

11/06/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le coût total de l'acquisition de ces 12 drones d'observation Reaper - soit le prix d'achat et le coût de leur "francisation" - est évalué par le ministère de la Défense à 670 millions d'euros. Deux Reaper pourraient entrer en service au Sahel d'ici à la fin de l'année.

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi son intention d'acheter douze drones d'observation Reaper aux Etats-Unis, acquisition évaluée par ses services à 670 millions d'euros. Il a précisé lors d'un déjeuner de presse que, dans un premier temps, il voulait acheter deux Reaper ainsi qu'une station sol fabriqués par General Atomics, pour parer aux besoins urgents des forces armées françaises au Mali et dans la région du Sahel. "Il y a une nécessité opérationnelle immédiate", a-t-il précisé.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

C'est pourquoi le ministre souhaite disposer de ces appareils avant la fin de l'année pour remplacer les drones Harfang technologiquement dépassés, notamment dans le domaine de la précision. "Nous sommes en train de passer un accord avec les Américains pour l'acquisition de deux Reaper d'observation pour les positionner sur l'espace sahélien", a-t-il expliqué. Cet accord reste cependant soumis à l'approbation du Congrès américain, a-t-il ajouté. Et de s'avouer serein sur le feu vert du Congrès. D'autant que le secrétaire d'Etat à la Défense américain Chuck Hagel, dont les services instruisant le dossier, est favorable à cette opération, a expliqué Jean-Yves Le Drian.

 

Francisation des Reaper ?

 

La France a également besoin de dix autres drones Reaper qui puissent opérer dans l'espace aérien français et européen, ce qui suppose que leurs moyens de transmission soient adaptés par des industriels européens. Là aussi, le Congrès devra donner son accord pour que la France ait accès aux "codes sources", codes informatiques de ce matériel militaire soumis à de strictes règles d'exportation, afin de le modifier. Le Pentagone est favorable et "si on s'y prend dans le bon sens, ça devrait se débloquer"', a estimé Jean-Yves Le Drian. On a senti moins optimiste sur cette deuxième phase. "J'espère que cela ira", a-t-il avoué. A défaut d'accord du Congrès, la France pourrait se tourner vers un drone israélien, a cependant ajouté le ministre.

 

Le coût total de l'acquisition de ces 12 drones MALE (pour moyenne altitude, longue endurance, soit 24 heures de vol), soit le prix d'achat et le coût de leur "francisation", est évalué par les services du ministère à 670 millions d'euros. Elle doit être inscrite dans la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019 qui sera présentée au parlement à l'automne.

 

Une filière européenne ?

 

A plus longue échéance, "il faut préparer avec les Européens le drone MALE de troisième génération", a estimé Jean-Yves Le Drian, qui évalue le marché à 30 ou 40 drones en Europe. Selon lui, la Pologne pourrait à terme avoir besoin de ce type de drones, qu'utilisent déjà l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie. Pour autant, certains observateurs restent sceptiques sur la constitution d'une filière industrielle : le marché européen, déjà difficile à unifier, reste trop étroit et un drone MALE est un programme relativement modeste pour accepter de nombreux partenaires.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:45
Djibouti : stage multinational au CECAD

11/06/2013 Sources : EMA

 

Du 26 mai au 5 juin 2013, une centaine de stagiaire français, américains et éthiopiens ont effectué un stage au Centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD), armé par les Forces française stationnées à Djibouti (FFDj).

Djibouti : stage multinational au CECAD

Aux côtés des 90 stagiaires du 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM), 4 militaires américains de la 26e MEU (Marine expeditionary unit) et sept militaires éthiopiens ont effectué ce stage.

 

Dirigé par 12 instructeurs du 5e RIAOM, l’objectif de cet entrainement est de renforcer les capacités opérationnelles au combat en zone désertique. Les stagiaires acquièrent durant leur séjour au CECAD des savoir-faire tactiques et techniques, individuels et collectifs.

 

L'aguerrissement au CECAD s'appuie sur 3 piliers : la connaissance du milieu, comprenant la capacité à vivre et survivre en zone semi-désertique (nomadisation), le combat en zone semi-désertique, et notamment le combat de contre-rébellion, et l’entraînement de type commando.

 

Ce stage, d’une durée de 12 jours, débute par une acclimatation de 3 jours durant laquelle les stagiaires sont évalués sur leur condition physique et apprennent les premiers savoir-faire spécifiques au combat en zone désertique.

 

Les stagiaires se rendent ensuite durant 8 jours à Arta plage, à une quarantaine de kilomètres à l’Ouest de Djibouti, pour suivre deux phases d’instructions de 4 jours. Durant la première phase, les stagiaires suivent une instruction tactique et mènent des exercices de jour et de nuit. Au cours de la deuxième phase, l’instruction est axée sur l’aguerrissement avec l’apprentissage de techniques particulières de progression et d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR).

 

Le 9e jour du stage, les stagiaires effectuent un exercice tactique, au cours duquel ils mènent des missions de combat spécifiques et adaptées en zone désertique.

 

Le 5 juin, au cours d’une cérémonie à Arta plage, le lieutenant-colonel Malard et les instructeurs ont remis aux stagiaires français et étrangers le brevet d’aguerrissement zone désertique.

 

Le CECAD accueille les unités permanentes ou en mission de courte durée des FFDj, les unités ou écoles de métropole, les forces djiboutiennes et étrangères.

 

Les forces françaises sont stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée (BOA) française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDJ participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer de réservoirs de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre de sa mobilisation contre la piraterie.

Djibouti : stage multinational au CECAD
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:58
Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

11/06/2013 Sources : EMA

 

Le 6 juin 2013, une cérémonie de remises de décorations maliennes aux militaires français de la force Serval s’est tenue au Palais Présidentiel de Koulouba, à Bamako.

 

A l’occasion de cette cérémonie, le Président de la République du Mali était représenté par le ministre de la Défense et des anciens combattants, aux côtés duquel assistaient également des ministres du gouvernement, le chef d’état-major général des armées et l’ambassadeur de France.

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Par décret du Président de la République du Mali, 101 militaires français de la force Serval ont été décorés à titre étranger. Ils ont été nommés dans l’Ordre National du Mali ou décorés de l’Etoile d’Argent du Mérite National du Mali - Effigie Lion Debout.

Onze militaires encore présents sur le théâtre malien ont été décorés au palais présidentiel par le ministre de la Défense. Le général de Saint-Quentin, commandant la force Serval (COMANFOR SERVAL), a été nommé au grade de Commandeur de l’Ordre National du Mali. Un militaire a été promu au grade d’Officier et cinq militaires au grade de Chevalier. Enfin, quatre officiers ont été décorés de l’Etoile d’Argent du Mérite National - Effigie Lion Debout.

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Le ministre de la Défense et des anciens combattants malien a adressé aux récipiendaires français un message de vifs remerciements : « Veuillez accepter l’immense reconnaissance du gouvernement Malien pour votre intervention au moment où notre pays traversait les plus grandes difficultés. Grâce à votre action, la peur a changé de camp. Je rends hommage à l’ensemble de vos morts et souhaite un prompt rétablissement à vos blessés. » Le ministre s’est ensuite tourné plus personnellement vers le général de Saint-Quentin pour saluer sa clairvoyance et sa détermination : « Le Mali se souviendra éternellement de vous ».

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Au cours de son allocution, le COMANFOR s’est fait le porte-parole de tous les militaires français décorés ainsi que tous ceux, absents de la cérémonie, qui ont été distingués : « nous sommes fiers et profondément touchés de l’honneur qui nous a été fait aujourd’hui. Ces décorations symbolisent l’estime mutuelle et la fraternité d’armes qui se sont créées entre les militaires français et maliens au cours de cette opération. Alors que certains d’entre nous s’apprêtent à rentrer au pays retrouver leurs familles, c’est véritablement une partie du Mali qu’ils nous emportent avec eux. »

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:55
Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

11/06/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2013,  le drone Harfang a effectué sa centième sortie en soutien de l’opération Serval.

 

Engagé depuis le 17 janvier en soutien des opérations françaises au Mali, le détachement Harfang de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » a effectué un peu plus de 1600 heures de vol, de jour comme de nuit.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Depuis le début des opérations au Mali, le drone Harfang est régulièrement engagé en soutien des opérations de forces françaises au sol . Apportant une contribution conséquente au recueil de renseignement sur le théâtre grâce à ses capteurs et à sa persistance sur zone, le Harfang contribue également à l’acquisition de cibles au profit des aéronefs de l’armée de l’Air et de la Marine nationale. Grâce à l’illuminateur laser embarqué sur le drone, les équipages ont ainsi guidé sur leur objectif des bombes de précision tirées par d’autres vecteurs.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Le détachement Harfang a été engagé dans toutes les phases de l’opération et sur tout le théâtre. Il a couvert en une centaine de vols opérationnels un large spectre de missions et a ainsi nettement contribué aux succès tactiques de l’opération Serval.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:55
La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

29/12/2010 Marine nationale

 

L’Ile Longue est, depuis 1970, c'est-à-dire depuis le début de leur existence, le port base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français. C’est là qu’ils subissent, au retour de chaque patrouille, une indisponibilité pour entretien (IE) de quelques semaines. Mais la mission essentielle de l’Ile Longue est de fournir à chaque SNLE, lorsqu’il vient d’être construit à Cherbourg où lorsqu’il revient d’une période de grand carénage de deux ans, à Brest, ses seize missiles intercontinentaux pouvant emporter chacun six armes nucléaires. C’est donc à l’Ile Longue que sont réalisés les assemblages finaux des armes nucléaires et des fusées qui les transportent à plusieurs milliers de kilomètres de leur point de lancement. Depuis quarante ans la base a dû, tout en assurant le soutien des SNLE, s’adapter à la permanente évolution des sous-marins, des armes nucléaires et des missiles.

La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

Pour d’évidentes raisons de sécurité les armes nucléaires arrivent à l’Ile Longue en éléments séparés qui sont assemblés sur place par une équipe permanente d’ingénieurs et de techniciens de la direction des applications militaires de commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA/DAM). Les « têtes » ainsi achevées sont alors livrées à une équipe de DCNS, entreprise de droit privé, émanation de l’ex-direction des constructions navales, qui constitue les parties hautes des missiles, c'est-à-dire des assemblages pouvant contenir jusqu’à six têtes nucléaires.

 

Les étages de propulsion des missiles sont fabriqués par le groupe EADS Astrium dans la région bordelaise puis transportés vers la pyrotechnie annexe de Guenvénez, à quelques kilomètres de l’Ile Longue où ils sont achevés : collage des protections thermiques, mise en place des vérins électriques d’orientation des tuyères, installation des boîtiers électroniques de pilotage et des dispositifs pyrotechniques de séparation d’étages. Achevé, l’étage est placé sur un banc de contrôle simulant toutes les parties manquantes du missile. Lorsque les trois étages constitutifs du missile sont achevés, ils sont assemblés, à Guenvénez, pour constituer un « vecteur ». Le vecteur est alors acheminé par voie routière à l’Ile Longue. Aucune activité nucléaire n’a lieu sur le site de Guenvénez où travaillent environ 250 personnes de la société EADS Astrium.

 

Une fois arrivé à l’Ile Longue le vecteur reçoit sa « partie haute », c'est-à-dire ses armes nucléaires et devient missile. Il est alors acheminé vers celle des deux cales sèches de l’Ile Longue où est échoué le sous-marin auquel il est destiné. Inversement, sitôt le missile est débarqué d’un sous-marin – les missiles sont examinés en atelier à intervalles réguliers pour des contrôles périodiques – sitôt la partie haute est séparée de la partie pyrotechnique.

L'arrivée du Triomphant à L'île longue le 1er juillet 1995

L'arrivée du Triomphant à L'île longue le 1er juillet 1995

C’est également à l’Ile Longue que chaque sous-marin subit, lorsqu’il rentre de patrouille, une période d’entretien d’une quarantaine de jours. Pour cela il est systématiquement échoué dans l’une des deux cales sèches. Tous les sept ans environ chaque SNLE subit un grand carénage qui dure deux ans : ses missiles et son combustible nucléaire sont déchargés à l’Ile Longue puis il est remorqué vers le bassin numéro huit de la base navale de Brest, spécialement équipé pour ces opérations. Au moment où cet article est publié le « Vigilant » se trouve justement dans cette phase de déchargement. Il partira début 2011 vers Brest où ses tubes lance-missiles seront modifiés pour pouvoir recevoir le missile M 51, d’un diamètre et d’une longueur supérieurs à ceux du M 45. Il reviendra à l’Ile Longue en 2012. Les opérations de maintenance sont menées sous la maîtrise d’ouvrage du service de soutien de la flotte et réalisées principalement par la société DCNS qui compte environ 650 personnes sur le site.

La base opérationnelle de l’Ile Longue, à quoi ça sert ? Comment ça marche ?

Toutes ces opérations doivent impérativement être menées dans les meilleures conditions de sécurité du travail, de sécurité nucléaire, de sécurité pyrotechnique, de protection de l’environnement et de protection du secret de la défense nationale. L’Ile Longue est donc un lieu où s’appliquent de multiples réglementations relatives à chacun des aspects de la sécurité cités précédemment. L’application de ces réglementations est contrôlée en permanence par la direction de la qualité et de la sûreté du commandant de la base (COMILO), par les inspecteurs de la marine et par des autorités de contrôle extérieures à la marine et parfois même au ministère de la défense. Pour assurer tous ces aspects de la sécurité, une bonne coordination des activités est primordiale. D’autant plus que les travaux exécutés sur le site peuvent avoir été contractualisés par cinq maîtrise d’ouvrage différentes. Cette coordination incombe également à COMILO, chef d’organisme d’accueil au sens du Code du travail. Il dispose pour cela d’un plateau technique de coordination armé par une quinzaine de personnes et dont l’ossature permanente est constituée par une équipe d’ingénieurs et techniciens de la société Assystem. Ce plateau planifie les travaux avec plusieurs échéances temporelles : quinquennales, triennales et trimestrielles. D’autres cellules de coordination réalisent un travail similaires mais avec un maillage temporel beaucoup plus serré : la journée ou même l’heure. Enfin le poste de commandement de l’Ile Longue, véritable tour de contrôle de ce système complexe, suit l’activité en temps réel. C’est lui qui, finalement, autorise une opération sensible au sens de la sécurité, après avoir contrôlé que toutes les conditions initiales, notamment l’achèvement des autres opérations sensibles incompatibles avec celle qui doit débuter.

 

Il va de soi que, malgré l’ampleur des travaux d’adaptation des infrastructures de l’Ile Longue au nouveau missile M 51 et de rénovation des installations, les sous-marins, raison d’être de la base, bénéficient de l’absolue priorité. Toute planification découle de leur programme d’emploi. Au bilan toutes ces activités sont réalisées par les quelque  2 400 personnes, civiles ou militaires, fonctionnaires ou salariées d’une entreprise privée, qui franchissent quotidiennement l’unique entrée du site. Depuis maintenant quarante ans, c’est grâce à leur professionnalisme, à leur enthousiasme et à leur engagement que tout a été possible.

Note RP Défense : merci à Jean-Dominique Merchet pour le lien.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:55
CEMA : séminaire des OGZDS, CZM et CDAOA

11/06/2013 Sources : EMA

 

Le 6 juin 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), a accueilli à sa résidence des armées les officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), les commandants de zones maritimes (CZM) et le commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

 

L’allocution de l’amiral Guillaud était centrée sur le nouveau Livre blanc sur la sécurité et la défense nationale (LBDSN). Après avoir salué l’implication des armées dans les travaux préparatoires, le CEMA a détaillé le cap qui leur était fixé à l’horizon 2025. Il s’agit de poursuivre dans la voie engagée par le précédent LBDSN et de « rester dans la continuité des ambitions historiques de notre pays » tout en tenant compte des limites imposées par les contraintes budgétaires. Le CEMA a ainsi rappelé que l’action des armées restait dictée par les cinq fonctions stratégiques (Connaissance-Anticipation, Dissuasion, Protection, Prévention, Intervention), tout en intégrant de nouveaux enjeux comme la cyber défense. Concernant le volet capacitaire, l’amiral Guillaud a rappelé la nécessité de renforcer les mutualisations interalliées afin, non seulement, d’optimiser la disponibilité de nos capacités mais, également, de renforcer notre interopérabilité avec nos partenaires. Il a également rappelé l’importance de notre engagement au sein de l’Alliance Atlantique dans l’Europe de la Défense.

 

En métropole, les COMIA se répartissent entre les OGZDS, les CZM et le CDAOA. Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les autorités préfectorales, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones. Enfin, les OGZDS exercent des responsabilités au titre de l’organisation interarmées du soutien (OIAS) à l’exception de l’OGZDS Sud et Nord. Dans ces dernières deux zones, le soutien est respectivement pris en compte par l’OGZDS Sud-Est et Nord-Est. Les commandants de zone maritime sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg). Le COM DAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national,  ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne de Balard ; son état-major est basé à Lyon.

 

 

CEMA : séminaire des OGZDS, CZM et CDAOA

CEMA : séminaire des OGZDS, CZM et CDAOA

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:50
EADS: 'massivement' présent au salon du Bourget.

10/06/2013 (CercleFinance.com)

 

EADS annonce qu'il sera 'massivement présent' au 50ème salon aéronautique du Bourget, qui débutera la semaine prochaine.

 

EADS et ses filiales Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter comptent présenter leurs produits vedettes et leurs dernières innovations à l'occasion de l'événement.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Au programme des démonstrations en vol, l'avion de transport militaire A400M et le premier A380 en passe d'être livré à British Airways seront dévoilés dès les premiers jours du salon.

 

EADS présentera également une section complète grandeur nature de la cabine et du poste de pilotage de l'Airbus A350 XWB, ainsi qu'une maquette de l'avion de transport et de ravitaillement A330 MRTT d'Airbus Military.

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

Le géant européen de l'aéronautique - qui compte recruter 5000 personnes cette année - animera une vingtaine d'ateliers à cet effet.

 

EADS Innovation Works, la division de recherche et technologie du groupe, présentera de son côté l'avion-école tout-électrique E-Fan dédié à l'aviation générale.

 

Le groupe tiendra plusieurs conférences pendant la semaine.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:55
Turbomeca et HeliDax célèbrent les 50 000 heures de vol de l’Arrius 2F

Dax, 22 mai 2013 turbomeca.com

 

A l’occasion d’une cérémonie organisée par HeliDax, Turbomeca (Safran) annonce que ses moteurs Arrius 2F ont atteint 50 000 heures de vol sur les 36 hélicoptères monomoteurs EC120 exploités par HeliDax. Mis à disposition de l’EALAT (Ecole d’Application de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre), ces appareils sont destinés à la formation initiale des futurs pilotes des hélicoptères (Tigre, Caracal, NH90 et Cougar rénovés) des trois armées (Terre, Marine, Air) et de la Gendarmerie.

 

« HeliDax a atteint un nouvel objectif en réalisant 50 000 heures de vol en moins de trois ans d’exploitation, » déclare Jean-Louis Rotrubin, Président d’HeliDax. « Ce résultat a été possible grâce à une très grande disponibilité de nos appareils et a une relation étroite avec Turbomeca pour la fourniture des moteurs. »

 

Les moteurs Arrius 2F, sont sous contrat à l’heure vol SBH® (Support by the Hour), contribuant à la disponibilité de la flotte EC120 et assurant la performance de la prestation de Turbomeca dans le support de ses moteurs.

 

L’Arrius 2F est silencieux et de conception opérationnelle. Moteur à consommation réduite et donc moins polluant, l’Arrius 2F possède un potentiel entre deux révisions (Time Between Overhaul, TBO) de 3 000 heures. Depuis 1981, plus de 2 700 moteurs Arrius ont été fabriqués par Turbomeca, totalisant plus de six millions d’heures de vol chez 430 clients dans 60 pays.

 

. * * * * *

 

HeliDax est, depuis janvier 2008, le premier contrat de partenariat lancé par le ministère français de la Défense (PPP : Partenariat Public-Privé). La société est basée au sein de l’Ecole de l’Aviation Légère de l’Armée de terre (EALAT) à Dax, au sud-ouest de la France. HeliDax est né de l’association d’INAER Helicopter France et de DCI, toutes les deux actionnaires d’HeliDax à 50 %.Le but de cette externalisation est la fourniture à l’EALAT (école de formation de pilotes d’hélicoptères à vocation interarmées et internationale) des heures de vol requises pour la formation de base des pilotes des Armées (terre, mer, air), de la Gendarmerie Nationale, entre autres bénéficiaires. Le contrat prévoit la mise à disposition d’appareils modernes et les services de maintenance qui y sont associés. Signé pour une durée de 22 ans, ce PPP permet l’exploitation de 36 hélicoptères EC120B modifiés en configuration NHE (Nouvel Hélicoptère Ecole) baptisé CALLIOPE. Chaque année, une moyenne de 20 000 heures de vol est réalisée à bord de la flotte des NHE.

 

Turbomeca (Safran) est le motoriste leader pour hélicoptères, avec la plus large gamme de moteurs au monde et 70 000 turbines de sa conception produites depuis l’origine de la société. Pour 2 500 clients répartis dans 155 pays, Turbomeca assure un service de proximité grâce à 17 établissements, 28 centres de maintenance certifiés et 18 centres de réparation & révision, et 90 représentants commerciaux et techniques. Le siège social est basé à Bordes (Pyrénées-Atlantiques). Microturbo, la filiale de Turbomeca, est leader européen des turboréacteurs pour missiles, engins-cibles et groupes auxiliaires de puissance. Plus d’informations sur www.turbomeca.fr et www.safran-group.com Contacts Presse :

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:55
Du 100 au 155: une commande d'obus d'une valeur de 175 millions d'euros

10.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Il faut bien recompléter les soutes à munitions (et remplir les carnets de commandes des industriels de la défense et donner du travail à leurs ouvriers)! D'où la commande passée à Nexter et annoncée par Jean-Yves Le Drian ce lundi aprés-midi.

Cette commande d'une valeur de 175 millions d'euros porte à 313 millions d'euros le montant des munitions achetées à Nexter Munitions depuis le 30 décembre 2011, date à laquelle la Direction générale de l'armement (DGA) avait notifié un contrat pluriannuel de munitions de gros calibre.

Le contrat initial concernait le développement, la qualification et la production de munitions de calibre 100 mm pour la marine et de calibres 105, 120 et 155 mm destinées à l'armée de terre.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:55
10.06.2013 Par ministere de la defense
 
Au sommaire de ce numéro de juin 2013 :

SUJETS :

- « La Préparation Militaire Marine de Dijon »,
- « La mission EUTM Mali »,
- « Les industriels et les forces spéciales se rencontrent au salon du SOFINS ».

GRAND ANGLE :

- « L’armée de l’Air se prépare à recevoir l’A400M ».

Les plateaux de ce numéro de juin 2013 ont été réalisés à bord de l’Aviso « Commandant Ducuing »
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:55
Sud-Ouest :Commandes militaires à confirmer

11/06/2013 Jean-Bernard Gilles - sudouest.fr

 

Jean-Marie Pontois, patron de Dassault à Mérignac, est le président de Bordeaux Aquitaine aéronautique et espace (Baas), l’association qui réunit tous les industriels du secteur. Il témoignera ce matin, au petit-déjeuner « Sud Ouest » Eco, de la conjoncture aéronautique civile et militaire. Les carnets de commandes de l’aviation civile sont pleins pour des années mais cette embellie profite d’abord à Toulouse, puis aux Pyrénées-Atlantiques, enfin aux sous-traitants girondins. On note des frémissements sur l’aviation d’affaires mais le rythme annuel de production des jets privés de Dassault, produits à Mérignac, est de 70 par an, contre plus de 100 en 2008. L’industrie militaire (Astrium, Thales…) vit encore l’incertitude des arbitrages de la future loi de programmation militaire. Le danger serait que l’État anticipe un éventuel contrat à l’export avec l’Inde pour baisser ses commandes à Dassault, qui assemble un Rafale par mois. L’impact serait alors délicat pour Mérignac, qui ne baisse pas la garde.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:55
Jean-Jacques Urvoas : "L'efficacité du renseignement n'est pas dissociable de son contrôle"

10/06/2013 Propos recueillis par Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Alors que François Hollande vient d'annoncer plusieurs mesures issues d'un rapport parlementaire, son auteur revient sur les motifs de ces changements, qui n'étaient pas attendus aussi vite.

 

Député du Finistère et président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, le socialiste Jean-Jacques Urvoas est un chaud partisan d'une réforme des services de renseignements, et notamment de leur contrôle. Récent auteur d'un rapport sur "l'évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignements", il est l'un des inspirateurs des mesures annoncées lundi par l'Élysée. Interview.

 

 

Le Point.fr : Le chef de l'État vient d'annoncer une série de mesures que vous préconisez dans votre rapport sur les services de renseignements. Qu'en pensez-vous ?

 

Jean-Jacques Urvoas : Je n'ai pas évoqué ce sujet avec le président de la République, mais j'ai pris soin d'adresser le rapport au coordonnateur national du renseignement, son collaborateur direct selon le décret de 2009. Je crois que nos préconisations ont été examinées avec bienveillance, dans la mesure où le chef de l'État a réuni pour la première fois le conseil national du renseignement pour annoncer une extension des prérogatives de la délégation parlementaire au renseignement, la publication partielle de la stratégie nationale du renseignement, la modernisation des ressources humaines et techniques des services de renseignements et la création d'une inspection du renseignement, autant de propositions formulées dans le rapport. François Hollande marque donc son intérêt pour la thématique, et je suis heureux d'avoir apporté ma pierre à l'édifice qu'il commence à bâtir.

 

Quel accueil votre rapport avait-t-il reçu de la part des services de renseignements ?

 

À l'origine, la démarche n'avait pas recueilli un assentiment unanime. J'avais même noté une prudence inquiète dans la composante militaire du monde du renseignement. On s'y demandait, en substance, comment un béotien pouvait se risquer à traiter un tel sujet. Le caractère néophyte des rapporteurs suscitait une certaine réserve. Notre travail, la dimension consciencieuse de nos travaux ont cependant permis de faire tomber des barrières. Ce rapport était attendu. Il a été reçu par les services comme un point d'appui utile. Les directeurs des trois principaux services (DGSE, DCRI, DRM) ont eu l'amabilité de nous faire savoir que notre travail recelait des pistes dont ils souhaitaient la concrétisation.

 

Et quelles ont été les réactions au gouvernement ?

 

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont manifesté leur intérêt pour nos propositions. Du côté de la défense nationale, le silence a prévalu. Les organisations syndicales de policiers ont manifesté une forme de consensus. À ce stade, le rapport apparaît comme un élément du débat. C'est un premier succès pour une démarche nouvelle.

 

Dois-je comprendre que, du côté de la défense, l'accueil a été mitigé ?

 

Il est vrai que, dans les armées, l'accueil, sans être mitigé, s'est révélé plus prudent. Je trouve cohérent que les acteurs du renseignement extérieur se montrent inquiets lorsqu'on parle loi, contrôle, régulation. Au début, on m'avait dit que le renseignement extérieur ne pouvait être touché par cette démarche de légalisation. Ce qui est évident... Nous écrivons bien dans le texte que le cadre national est concerné par nos propositions. Mais la DGSE peut trouver une indéniable légitimation dans la reconnaissance législative de la spécificité de ses missions mais également dans le contrôle que nous proposons de mettre en place, et notamment le contrôle parlementaire.

 

Dans l'éternel équilibre à définir entre la sécurité de l'État et la liberté des citoyens, n'avez-vous pas privilégié le premier de ces enjeux ?

 

Ma position est très claire : aucun moyen ne peut être octroyé aux services de renseignements sans qu'un contrôle démocratique s'assure de son usage démocratique, légal et proportionnel. Certes, le rapport préconise de doter les services de nombreux nouveaux outils (assortis d'une pluralité de contrôle,) car ma principale principale découverte en conduisant ces travaux a résidé dans la découverte de l'incroyable faiblesse des moyens des services face aux menaces dantesques auxquelles ils sont confrontés. Alors même que les citoyens les imaginent tout-puissants, potentiellement liberticides, fondamentalement intrusifs et dénués de tout respect pour la vie privée, j'ai découvert une réalité bien différente ! On attend des services, notamment intérieurs, la sanctuarisation du territoire national. L'un des objectifs du rapport consiste à faire prendre conscience de la fragilité des outils actuels, de la nécessité de les renforcer, tout en instituant un contre-pouvoir performant. On entend parfois que, pour ce qui touche à l'encadrement des services, l'alternative se situe entre l'illégalité et le contrôle par les juges. Je persiste à penser que, par le biais d'une autorité administrative indépendante, on peut parvenir à concilier la protection de la vie privée et une efficacité accrue des organisations.

 

Notre entretien se déroule alors qu'aux États-Unis la polémique fait de nouveau rage sur les intrusions de la NSA dans la vie des citoyens. Qu'en pensez-vous ?

 

Ce débat est sain, et je me félicite qu'il existe. Le pire serait l'absence de toute confrontation ou enquête. Il faut tout faire pour éviter qu'un sentiment d'ivresse s'empare de ceux qui sont pourvus de larges moyens d'action en matière de surveillance électronique. L'efficacité du renseignement n'est pas dissociable de son contrôle. Toutefois, je serais, pour ma part, hostile à ce que l'on se contente de considérer que la solution réside dans un accroissement du contrôle parlementaire. Ce serait un alibi, car le Parlement ne pourra jamais encadrer les outils techniques du renseignement. Ceux-là même qui permettent aux services américains de se montrer de plus en plus intrusifs, tandis que les moyens de contrôle ne suivent pas : le droit court toujours après la technique.

 

C'est pourquoi vous proposez la mise en place en France d'une CCAR (commission de contrôle des activités de renseignements) ?

 

Mais bien sûr ! Nous avons un modèle unique au monde : l'autorité administrative indépendante. J'ai le plaisir et le privilège de siéger dans l'une d'entre elles : la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Elle démontre au quotidien une efficacité reconnue par tous les services. Je ne comprendrais pas que l'on ne tente pas de s'inspirer de ce modèle pour éviter de tomber dans les dérives que connaissent les États-Unis aujourd'hui.

 

Dans votre rapport, vous parlez peu de l'utilisation frauduleuse par des officines d'espionnage privé des moyens détenus légitimement par l'État. N'est-ce pas pourtant un grave souci ?

 

Le rapport contient deux éléments de réponse à votre question. Le premier réside dans le rappel que le renseignement est un monopole d'État. Avec l'adoption d'une loi, cette mention restreindrait considérablement l'éventail des moyens déployés par ces officines qui aujourd'hui ne sont pas suffisamment encadrées. Par ailleurs, il est indispensable de construire un véritable contrôle hiérarchique au sein de notre appareil de renseignements. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'existent la "tricoche" et d'autres procédés frauduleux assimilés. Tout cela pourrait d'ores et déjà être sévèrement sanctionné, pour peu que quelqu'un veuille se donner la peine de s'y intéresser d'un peu plus près. Il n'est rien besoin d'inventer ! On peut même trouver aisément les traces et les origines de ces fraudes grâce à l'informatique. Simplement, il n'existe pas dans les services de moyens humains suffisamment rompus aux procédures et détachés de l'institution pour ne pas être juges et parties. L'inspection des services de renseignements, que nous proposons, aurait aussi pour mission de traquer ces déviances ! La création d'un canal d'audit et d'enquête me paraîtrait fort utile par les temps qui courent.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

11 juin 2013 Stanislas du Guerny Usinenouvelle.com

 

Dix entreprises seront sous la bannière du cluster IEF Aéro qui présente sur un même stand les compétences bretonnes dans l'aéronautique.

 

La Bretagne concentre sa présence au salon du Bourget sur un même site. Dix entreprises régionales parmi lesquelles Le Guellec, Stacem, Otima et Novatech Industrie vont être réunies sur le stand du cluster IEF Aéro. Créé en 2009 par l'association Investir en Finistère qui fédère les principaux chefs d'entreprises de ce département, IEF Aéro est chargé de booster la filière afin d'ouvrir de nouvelles perspectives aux industriels de la région. Installé à Brest, "ce cluster réunit, explique Eric Melguen, son directeur, un total de 25 entreprises et centres de recherche dont l'école Télécom Bretagne. L'ensemble représente 4 000 salariés". Si l'on y ajoute les sociétés qui n'adhèrent pas à IEF Aéro, la Bretagne compte une cinquantaine de sociétés spécialisées dans l'aéronautique pour un effectif global composé de 6 000 salariés.

 

20% du chiffre d'affaires de Novatech Industries dans l'aéronautique

 

Ce sous-traitant de l'électronique installé à Pont-de-Buis dans le département du Finistère ne cesse de renforcer ses positions commerciales dans l'aéronautique, secteur pour lequel il fabrique des cartes électroniques et plus globalement des sous-ensembles complets notamment pour l'avion Le Rafale. "Le business est complexe, mais les investissements que nous engageons dans l'aéronautique sont rentables", signale Jean-Yves Bonnet, le directeur général de Novatech qui emploie 550 personnes réparties sur trois sites industriels. Le groupe réalise désormais 20 % de ses 70 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel dans l'aéronautique. Des commandes qui émanent de la plupart des équipementiers comme Thalès l'un de ses bons clients.

 

D'importantes ambitions pour Otima

 

La tôlerie fine Otima fait son entrée dans l'aéronautique où elle ambitionne d'y réaliser 10 % de ses activités "d'ici à 18 mois", confie son président Nicolas Pailloncy. Installée La Selle-en-Luitré, en Ille-et-Vilaine mais aussi à Casablanca au Maroc, cette entreprise (220 salariés, 30 millions d'euros de chiffre d'affaires) estime qu'elle dispose de l'expérience et des technologies suffisantes pour répondre aux attentes de l'aéronautique. Elle a décroché ses premiers contrats notamment pour Zodiac Aérospace. "Nous lui fabriquons, explique Nicolas Pailloncy, des sous-ensembles complets pour les systèmes électriques."

 

Les joints d'étanchéité de Stacem chez Airbus et Boeing

 

La Stacem (Société technique armoricaine de caoutchouc, élastomères manufacturés) a progressivement acquis une sérieuse réputation dans la conception et la fabrication sur plans de joints d'étanchéité pour les trains d'atterrissage et les moteurs d'avions. Airbus, Dassault, Safran mais aussi Boeing font désormais partie des principaux donneurs d'ordre de Stacem basée à Grand-Champ (Morbihan). Forte de ses quelque 150 salariés pour un chiffre d'affaires annuel de près de 13 millions d'euros, elle réalise plus de la moitié de ses activités dans l'aéronautique. Elle fabrique des petites séries mais peut aussi accepter des commandes pouvant aller jusqu'à un total de 10 000 pièces.

 

Les tubes métalliques de Le Guellec utilisés pour la climatisation des avions

 

Les échangeurs thermiques installés dans les appareils sont dotés de tubes métalliques de haute précision comme ceux fabriqués par l'entreprise Le Guellec. Basée à Grand-Champ dans le département du Morbihan, cette entreprise (8 millions d'euros de chiffre d'affaires, 70 salariés) réalise 45 % de ses activités dans l'aéronautique. Dassault, Airbus... utilisent les tubes métalliques de Le Guellec pour les échangeurs thermiques dédiés à la climatisation des cabines mais aussi aux appareils de contrôle.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:55
source LeTelegramme

source LeTelegramme

le 11/06/2013 Le Point.fr

 

Une enquête du "Télégramme" fait état de "nombreuses failles de sécurité" sur le site qui abrite les sous-marins nucléaires français.

 

"La sécurité de notre dissuasion" nucléaire "n'est pas en défaut", a assuré mardi Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense. "Je tiens à rassurer tous ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion, celle-ci n'est pas en défaut", a déclaré lors d'un point de presse Pierre Bayle, après la publication par le quotidien Le Télégramme d'une enquête faisant état de "nombreuses failles de sécurité" sur le site de l'île Longue qui abrite les sous-marins nucléaires français, en rade de Brest.

 

Dans son édition de mardi, le quotidien breton souligne notamment que sur la base, il n'y a "pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil". L'identification des personnels autorisés à y pénétrer "s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo", explique le journaliste qui signe l'enquête, Hervé Chambonnière, en ajoutant que "ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée". Quant aux véhicules, le sésame consiste en "un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques", selon le quotidien.

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:55
Le général Bouquin, inspecteur de l'armée de terre

6 juin 2013 par Henri Weill - ainsi-va-le-monde.blogspot.fr

 

Le général de division Alain Bouquin deviendra le 1er août prochain, inspecteur de l'armée de terre. Il succède au général (CA) Nicolas de Lardemelle. Il occupait depuis la fin de l'été 2011, à la DGA, les fonctions de chef du service d'architecture des systèmes de forces. Auparavant, commandant la Légion étrangère (2009-2011), cet homme discret avait eu à gérer quelques faits divers, un environnement médiatique "sensible", comme l'avait décrit alors l'un de ses proches, et des relations "pas toujours simples" selon la même source, avec le chef d'état-major de l'armée de terre de l'époque, le général Elrick Irastorza. Alain Bouquin avait alors négocié en diplomate et contribué à sortir de cette période de crispation.

 

Cette nomination est accompagnée d'une quatrième étoile. Le 1er août, il deviendra donc général de corps d'armée.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:55
Manoir Aerospace investit 52 millions d’euros dans ses usines françaises

10 juin 2013 Par Philippe SCHILDE - Usinenouvelle.com

 

Depuis qu’il a pris il y a quatre mois son indépendance vis-à-vis de Manoir Industries, le groupe concentre l’essentiel de son activité sur les marchés porteurs de l’aéronautique. Il fournit directement en pièces métalliques de haute technologie les plus grands donneurs d’ordres et annonce des investissements lourds dans des outils de production en France, pour continuer son ascension.

 

"Pour poursuivre notre croissance, nous allons réaliser des investissements capacitaires importants dans nos différentes usines, sur la période 2013-2016", annonce Alain-Jory Barthe, président de Manoir Aerospace, propriété du fonds Sun Capital Partners. Il avance le chiffre de 52 millions d’euros qui devrait bénéficier aux trois sites français du groupe, principalement : Bologne, en Haute-Marne (750 salariés), Bar-sur-Aube, dans l’Aube (250 salariés), et Parthenay, dans les Deux-Sèvres (150 salariés). Il possède en outre une usine employant 150 personnes à Seneffe en Belgique et un atelier à Chihuahua (40 salariés), au Mexique, destiné à alimenter (après finitions d’usinage et de peinture sur place) le marché américain en pièces ayant été forgées en France.

 

Un "maillon solide" au sein de la filière aéronautique hexagonale

 

"Nous sommes sur un modèle de développement en France, en y maintenant le savoir-faire essentiel", insiste le président ne cachant pas les ambitions de son groupe pour l’avenir, sûr de constituer un "maillon solide" au sein de la filière aéronautique hexagonale. Manoir Aerospace a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros en 2012, en hausse de 20 % par rapport à 2011. "Nous devrions dépasser les 170 millions d’euros de ventes fin 2013 et nous prévoyons d’atteindre les 200 millions d’euros en 2020", révèle le dirigeant.

 

Pièces critiques, très sollicitées

 

photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

Fournisseur de rang 1, Manoir Aerospace fond, forge et usine des pièces de métal pour les ensembles les plus sensibles et les plus sollicités d’appareils tels que l’A320, l’A380, le B757, le Rafale et la fusée Ariane. Ses clients s’appellent Airbus, Boeing, Bombardier, Dassault, Eurocopter, Safran, pour ne citer qu’eux. "Nous produisons des pièces critiques tant pour les avionneurs que les motoristes et les équipementiers : on parle ici d’attaches des ailes ou de moteurs, de pièces de train d’atterrissage, de renforts de structures, de rotors d’hélicoptères… Nous réalisons ces différentes pièces sur mesure, de bout en bout, depuis les opérations de forge jusqu’au traitement de surface, en passant par l’usinage pour livrer des éléments entièrement terminés, livrés bord de chaîne d’assemblage chez nos clients", argumente Alain-Jory Barthe, en espérant d’ailleurs signer bientôt un marché qui permettrait le doublement de la ligne de production de Parthenay, laquelle réalise des usinages à géométrie particulièrement complexes (pièces moteurs).

 

"Sur nos autres sites, nous allons intégrer de nouveaux procédés, notamment en matière de traitements thermiques pour améliorer encore les caractéristiques mécaniques de nos matériaux. Par ailleurs, nous mettons en application les techniques du lean manufacturing pour une mise en ligne de nos différentes familles de produits", détaille le président de Manoir Aerospace soucieux d’optimiser la production, mais également bien décidé à créer de l’emploi en France. "Nous avons recruté entre décembre 2010 et juin 2013, 300 personnes sur des postes très qualifiés. Nous formons en interne les opérateurs, en particulier les forgerons, mais nous avons le projet de participer à la création d’un centre de formation sur le site de Parthenay pour pallier le déficit de jeunes formés aux métiers de la mécanique."

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
photo leberry.fr

photo leberry.fr

11.06.2013 Frank Simon - leberry.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a profité de sa visite à MBDA et Nexter munitions pour confirmer deux programmes très attendus par les deux industriels.

 

La visite d’une journée du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est déjà un événement en soi. Le fait qu’il vienne dans l’agglomération berruyère pour signer deux conventions liant MBDA et Nexter munitions aux PME locales, sources de sous-traitance, est également un geste à saluer. Mais que Jean-Yves Le Drian vienne dans le Cher pour notifier à ces deux groupes d’importance pour le tissu local la concrétisation de deux programmes majeurs est assurément à marquer d’une pierre blanche dans un contexte industriel de la défense pour le moins tendu à la veille des discussions autour de la future loi de programmation militaire.

 

Missile anti-navire léger

 

Une visite ministérielle entamée chez MBDA Aéroport avec un ministre de la Défense accueilli par le président du groupe industriel, Antoine Bouvier. Le temps d’une visite au pas de charge des ateliers des lignes de production mécanique et de production composite et les deux hommes, accompagnés par les élus départementaux, s’isolent pour ressortir quelques instants plus tard. Antoine Bouvier a le sourire des bons jours. Il faut dire que le ministre vient enfin de lui confirmer l’engagement de la France dans la poursuite du programme de développement du missile anti-navire léger développé depuis plusieurs mois par MBDA sur fonds propres. Un soulagement pour le président du groupe qui ne cachait pas ses craintes, il y a encore peu de temps, de voir l’État Français revenir sur un engagement pris en 2010 dans le cadre des accords de Lancaster House, signés par Paris et Londres, qui s’étaient mis d’accord pour lancer en commun le développement du missile anti-navire léger, pour un coût estimé à 500 millions d’euros.

 

Un missile qui doit équiper à terme les hélicoptères Lynx Wildcat de la Royal Navy ainsi que les NH-90 Caïman et Panther de la marine nationale. Mais le changement de gouvernement avait quelque peu retardé les décisions de lancement de programme. Au point tel qu’Antoine Bouvier avait déclaré à nos confrères de la Tribune : « Si les Français ne prennent pas de décision sur l’ANL, nous ferons ce programme quoi qu’il arrive mais ce sera alors un programme britannique. » MBDA ayant déjà initié les études sans attendre la décision étatique. Un risque qui a payé, semble-t-il, et qui a même été salué, hier, par le ministre.

 

Munitions de gros calibres

 

Autre entreprise de la défense et autre annonce attendue : Jean-Yves Le Drian s’est en effet ensuite rendu sur le site de Nexter munitions à La Chapelle- Saint-Ursin où il a été, là encore, accueilli par le président du groupe Nexter, Philippe Burtin. Une visite sur le même rythme que précédemment, avec une découverte du travail, réalisé dans les ateliers gros et moyens calibres, un passage par la case apprentissage avec une rencontre entre le ministre et plusieurs apprentis notamment en pyrotechnie et une présentation du système d’arme à munitions télescopées 40 millimètres, développé par la filiale franco-britannique CTA International. Et si là encore, le ministre a signé une convention entre Nexter et les PME locales, la nouvelle du jour tenait assurément dans la confirmation de la commande pour 175 millions d’euros de munitions de gros calibres à Nexter. Une annonce, on l’imagine, attendue dans le cadre des commandes pluriannuelles de l’État. Une commande qui permet de conforter le plan de charge pour Nexter munitions pour les années à venir.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
Le Bourget 2013 : la Russie en embuscade

10 juin 2013 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

A quelques jours de l'ouverture du salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget (17-23 juin), la Russie ne compte pas laisser le duopole américano-européen Boeing-Airbus continuer de s'octroyer l'exclusivité su marché aéronautique mondial.

 

A une semaine de l'ouverture du Bourget 2013, Airbus et Boeing sont sur les starting-blocks. Le premier espère pouvoir créer l'événement en procédant au premier vol de son nouveau long-courrier, l'A350 XWB, avant le 17 juin, pour gratifier les visiteurs du salon d'un passage surprise aux alentours du 21. Le deuxième, lui, va tout faire pour redorer un blason terni par les déboires du 787 Dreamliner en début d'année en lançant une nouvelle version allongée de son gros porteur, le 787-10X.

 

Mais le duopole est suivi de près par un outsider, certes encore discret, mais qui pourrait leur faire de l'ombre dans les années à venir. Il s'agit d'OAK, le consortium aéronautique russe qui réunit d'illustres constructeurs tels que Sukhoï, MiG, Tupolev ou encore Irkout.

 

Dans une interview accordée au site internet de La Tribune, Mikhaïl Pogossian, le directeur général d'OAK, fait le point sur les programmes aéronautiques civils et militaires russes. Avec, en ligne de mire, la ferme intention d'imposer le MS-21, un futur concurrent du Boeing 737 et de l'Airbus A320.

 

Objectif : écouler un millier de ms-21

 

"Beaucoup de compagnies ont besoin de nouveaux appareils dans des délais plus courts. C'est pourquoi nous avons estimé que nous pouvons vendre autour de 1 000 MS-21 toutes versions confondues. Grâce à l'expérience acquise avec le Superjet (l'avion régional de Sukhoi, ndlr), nous tablons sur des premiers essais dès 2015 et des livraisons en 2017", assure l'industriel.

 

Pogossian revient sur la décision d'OAK de rapprocher les programmes Superjet 100 et MS-21. "Nous venons de doubler la surface de travail à l'usine de Komsomolsk et de presque doubler le personnel Cela va permettre d'augmenter la cadence de production, qui atteindra quatre appareils par mois à la fin de l'année. L'unification consiste à commercialiser non pas deux produits séparés mais une famille d'avions Superjet et MS-21", explique-t-il à La Tribune.

 

Au Bourget, la Russie entend bien marquer les esprits. Avec la première présentation à l'étranger de son avion de combat Su-35 de Sukhoi, le lancement du nouvel intérieur cabine du Superjet 100, et les démonstrations de l'avion d'entraînement Yak-130, l'aviation russe veut montrer qu'elle est, plus que jamais, de retour sur la scène aéronautique mondiale.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
Les ateliers de l’armée de l’air : « l’armée de l’air en action »

10/06/2013 Armée de l'air

 

Le mercredi 12 juin 2013, de 8h à 13h, le centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) organise les ateliers de l’armée de l’air, à l’École militaire (Amphithéâtre Foch, 1 place Joffre, 75007 Paris).

 

Revenant sur une année particulièrement exigeante pour l’armée de l’air, cette demi-journée d’études et d’échanges mettra à l’honneur les aviateurs à travers une série de témoignages et l’intervention d’experts ou de journalistes qui éclaireront le contexte dans lequel les forces aériennes sont engagées.

 

 Pierre Servent (journaliste Défense), Alfred de Montesquiou (grand reporter à Paris Match), Vincent Hugeux (grand reporter à L’Express), le général Jean-Jacques Borel (commandant des opérations aériennes de l’opération Serval, au Mali), le général Patrick Charaix (commandant des forces aériennes stratégiques) et de nombreux autres intervenants animeront les débats autour de deux tables rondes.

 

Ces Ateliers permettront de mieux appréhender les enjeux diplomatiques et politiques des opérations, les réalités stratégiques et opérationnelles auxquelles les aviateurs font face et les enseignements à en tirer pour se préparer aux engagements futurs.

 

Programme

 

•      07 h 45 : accueil du public et des journalistes

•      08 h 30 : ouverture des débats

•      09 h 00 : tables rondes (l’armée de l’air, instrument de puissance et les aviateurs en action)

•     12 h 10 : clôture des débats par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.

 

 Les journalistes souhaitant assister à cette journée sont priés de s’accréditer auprès des contacts ci-dessous :

 

CESA – Division études et rayonnement

Adjudant David FLOCH : 01 44 42 46 91

Lieutenant Christelle HINGANT : 01 44 42 80 53

air.cesa.manifestation.lst@intradef.gouv.fr

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

11.06.2013 Helen Chachaty à Bourges - .journal-aviation.com

 

Lors de son déplacement à Bourges sur le site de MBDA le 10 juin, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé le programme de missile anti-navire léger (ANL), qui doit à terme équiper les hélicoptères maritimes français et britanniques tels que les AW159 Wildcat, les NH90 ou les Panther.

Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

Le programme était plus ou moins en suspens, attendant l’aval du gouvernent français. C’est à présent chose faite, l’ANL sera bien intégré à la LPM et lancé « prochainement », sans toutefois de calendrier plus précis. MBDA table sur une mise en service qui pourrait intervenir à partir de 2015.

 

En janvier dernier, le CEO de MBDA Antoine Bouvier avait qualifié le programme d’urgent et l’avait jugé absolument nécessaire, en particulier pour la Grande-Bretagne, forcée de prolonger la durée de vie de ses actuels Sea Skua.

 

L’ANL (FASGW – Future Anti-Surface Guided Weapon) est un missile de 100 kg, dont la portée doit atteindre 20 kilomètres.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00
Nexter munitions reçoit une commande de 175 millions d’euros

11 juin 2013 Patrick Déniel et Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

La filiale du groupe Nexter va développer sept types de munitions pour la Direction général de l’Armement (DGA).

 

Lors de sa visite, ce lundi 10 juin, sur le site de Nexter, à La Chapelle Saint-Ursin, près de Bourges (Cher), le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a annoncé que la Direction générale de l’Armement (DGA) vient de notifier une commande de 175 millions d’euros au groupe Nexter Munitions.

 

Il s’agit de la suite du contrat de 313 millions d’euros de munitions de gros calibres (105, 120 et 150 millimètres) dont la première partie avait été contractualisée fin 2011. Le contrat regroupe la production et le développement de sept types de munitions, notamment utilisées au Mali.

 

Cinq à six ans d’activité

 

"Ce contrat va nous assurer 20 % d’activité sur les cinq ou six prochaines années" assure Jean-Patrick Baillet, le PDG de Nexter Munitions. La filiale du groupe Nexter réalise environ 130 milliond d’euros de chiffre d’affaires, c’est dire l’importance de cette commande.

 

Le ministre de la Défense a également visité les locaux du missilier MBDA, où il a signé avec Antoine Bouvier, son PDG, une convention bilatérale dans le cadre du Pacte Défense PME afin de favoriser la croissance des PME sous-traitantes du missilier.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55
UniversiTERRE - journal de la 11e Université d'Eté de la Défense

Vendredi 7 juin - universite-defense.org

 

A chaque Université, son Journal. En 2013, il a pour titre UniversiTERRE. Le n°1 vient de paraître.

 

Vendredi 7 juin - Dans ce premier numéro, vous découvrirez les noms des journalistes qui animeront les Ateliers de cette 11ème Université. Didier FRANCOIS, grand reporter à Europe 1, avait très amicalement et avec enthousiasme accepté d'animer l'Atelier consacré à l'opération Serval. Ce matin, nous apprenons son enlèvement quelque part en Syrie. Toutes nos pensées accompagnent Didier. Nous espérons qu'il sera parmi nous en septembre pour remplir son engagement, comme il l'a toujours fait.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55
PME et investissements de Défense - 2 Juillet 2013

11.06.2013 Université d'été de la Défense

 

En amont de la 11ème Université qui se tiendra à Pau, l'Université permanente est l'occasion chaque année de renouer le dialogue entre tous les participants autour de thèmatiques d'actualité sans les dissocier d'un travail de fond. La première réunion se tiendra le 2 juillet de 17 à 20 heures sur le thème "PME et investissements de Défense" (amphi Victor Hugo - 101 rue de l'Université), présidée par Jean-Jacques BRIDEY, député du Val-de-Marne, et Daniel REINER, sénateur de la Meurthe-et-Moselle, Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55
Carte nationale des bases de défense (MinDef 2011)

Carte nationale des bases de défense (MinDef 2011)

11/06 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

François Hollande ne veut pas de fermeture de régiments ou de bases aériennes. Un casse-tête.

 

Le passage du discours n'a pas eu les honneurs des médias, mais il a fait grand bruit dans les rangs. Le 24 mai dernier, dans le cadre de l'Institut des hautes études de la défense nationale, l'IHEDN, François Hollande a confirmé les 24.000 suppressions de postes prévues par le Livre blanc de la défense entre 2016 et 2019. Pour ajouter aussitôt qu'elles se feraient sans… fermer de sites. Stupeur à l'état-major, obligé depuis de revoir sa copie, ce qui ne va pas sans poser de gros problèmes.

 

« Par rapport aux sites d'implantations militaires dans l'Hexagone, un sujet toujours sensible pour les personnels concernés, pour les élus des territoires, j'ai demandé qu'une attention particulière soit portée pour que nous puissions maintenir une présence partout sur le territoire et éviter des fermetures de sites », a déclaré le chef de l'Etat. Ajout improvisé pour essayer de faire passer la pilule dans une communauté militaire dont le moral est au plus bas ? Même pas : les phrases prononcées figurant dans le texte écrit du discours, il s'agit bien d'une volonté affirmée.

 

Il n'en a pas fallu plus pour que le ministère de la Défense gèle les plans dans les cartons et que les propos de François Hollande soient analysés à l'aune des municipales de mars 2014. Dit autrement : pas de vagues avec les élus locaux avant un rendez-vous politique qui s'annonce très difficile pour la majorité.

 

La pire des solutions

 

Le hic, c'est que personne au sein de la Grande Muette ne voit comment supprimer 24.000 postes autrement qu'en fermant des régiments ou des bases aériennes. « C'est irréaliste sans cela », confie un bon connaisseur du dossier. C'est d'ailleurs le schéma qui prévalait jusqu'au discours du 24 mai à l'IHEDN. A ce stade, rien n'ayant filtré sur les implantations sur la sellette, chacun y va de sa supputation : côté armée de terre, on cite le plus souvent Charleville-Mézières, Bitche, Gap ou encore Valence. Pour les aviateurs, les bases de Luxeuil, Orange, Dijon, Rochefort ou encore Saintes…

 

On en est là. Bien obligé d'obéir à son chef suprême, l'état-major réfléchirait selon nos informations, à un plan B. Puisqu'il ne faut rien fermer, alors on va réduire les effectifs unité par unité : une compagnie en moins par ci, une autre par là… Les militaires appellent cela de « l'échenillage », mais ils sont bien décidés à faire que cela ne se produise pas car pour eux cela serait la pire des solutions. Non seulement l'effort porterait en majorité sur les troupes opérationnelles, alors que la volonté est de dégraisser le soutien. Mais qui plus est, les unités combattantes en sortiraient affaiblies. « C'est sûr que cela pose des difficultés supplémentaires », reconnaît laconiquement un cadre du ministère. Bien décidé à ne pas rendre les armes comme cela, Jean-Yves Le Drian compte mettre le sujet au menue du prochain conseil de Défense, arguments à l'appui. « Evidemment qu'il faudra fermer quelques sites », abonde un officier général. A condition que François Hollande change d'avis.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:55
Général d'armée Bruno Dary, Bastille Day 2012, Paris

Général d'armée Bruno Dary, Bastille Day 2012, Paris

 10 juin à 19h47 via Jean-Dominique Merchet
 
L'ancien Gouverneur militaire de Paris réagit à l'article sur le Lys Noir dans lequel il était cité.
 

Suite à la parution dans L'Opinion et sur ce blog d'un article consacré à l'appel au coup d'Etat militaire de la part du groupuscule d'extrême-droite Le Lys Noir, le général Bruno Dary, cité par Le Lys Noir, et de ce fait, repris dans mon article, a souhaité réagir et j'accueille bien volontiers la réaction d'un homme dont j'apprécie les qualités personnelles.  Je tiens à rappeller que dans l'article incriminé, j'écrivais que "ces trois officiers (Dary, Villiers, Puga) n'ont évidemment rien à voir avec le groupuscule du Lys Noir." C'est mon entière conviction, concernant ces trois généraux, qui ne sont en rien suspect des "fantasmes" - c'est également le mot que j'employais - d'une certaine extrême-droite. Rapporter n'est pas approuver. Voici sa lettre intégrale.

 

"J’ai pris connaissance avec stupéfaction de l’article paru dans votre blog et reproduit dans le quotidien « L’Opinion » daté du 6 juin. Je dois vous faire part de mon indignation. Cet article porte atteinte à mon honneur de soldat et d’officier général, comme à celui de mes deux camarades que vous citez dans le même article. Il porte aussi atteinte à notre armée, car on ne devient pas général par hasard, encore moins général d’armée !

 

Il m’est difficile de comprendre comment un journaliste de votre autorité au sein de l’institution militaire ait pu accorder le moindre crédit à des rumeurs et affabulations répandues par des publications jusque là inconnues du public comme de moi-même ! Plus encore, car en leur accordant une telle importance, vous en faîtes à la fois la promotion, puis, par une série d’amalgames et de sous-entendus, vous discréditez des officiers généraux et à travers eux, la hiérarchie militaire.

 

Votre article procède par différents amalgames qui ne résistent pas à l’examen, mais qui me mettent directement en cause. Aussi, pour clarifier ma position personnelle, tout en respectant le devoir de réserve et les fonctions sensibles tenues actuellement par mes deux camarades, je crois nécessaire de vous faire part de mes propres observations qui n’engagent donc que moi.

 

Je ne puis accepter une telle présentation formelle : associer sur une même page, un titre racoleur évoquant des fantasmes de coups d’état et une photo officielle du chef de l’Etat passant en revue des troupes en tenue, laisse planer un doute évident sur la fidélité au sein de l’institution, et notamment des chefs qui sont cités dans l’article et dont je fais partie.

 

Je refuse de la même manière le procès d’intention qui repose sur des liens familiaux. Il n’est ni anormal, ni illégal d’avoir un de ses proches religieux, quand bien même serait-il dans un monastère, curé de paroisse ou même rabbin ! Il n’est ni anormal, ni illégal d’avoir dans sa famille un homme politique, quand bien même serait-il de droite, de gauche ou du centre ! Et puis, pour celui qui n’est, a priori fils ou frère de personne, mais qui a retrouvé sa libertéd’expression - à laquelle il a librement renoncé durant 40 ans en embrassant la carrière militaire - il ne semble ni anormal, ni illégal de pouvoir enfin s’exprimer sur des sujets de société. C’est même l’honneur de notre pays et de son armée d’élever au plus haut niveau de sa hiérarchie, des cadres sur leur seul mérite !

 

Cet amalgame continue en mêlant indistinctement l’appartenance religieuse, alors que nous sommes dans une armée laïque, comme la participation éventuelle de cadres ou de leurs enfants à la Manif pour tous, alors que cette participation relève du domaine privé, tant que les lois de la République sont respectées. L’amalgame que vous faites avec nos armées est tout aussi inacceptable, pour des soldats et officiers qui ont consenti de tels sacrifices sur les théâtres d’opérations, et qui n’ont pas vraiment de leçon de fidélité à la République à recevoir !

 

Je ne sais pas si mes deux camarades également nommés vous diront, officiellement ou non, ce qu’ils pensent de votre article, mais je puis vous dire que, personnellement, je ne me suis pas du tout reconnu dans votre écrit et que, bien au contraire, celui-ci tend à salir l’image de notre armée, de votre armée ! Quant à moi, engagé dans ce mouvement par conviction personnelle, je peux simplement ajouter que je ne regrette rien !

 

Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris. 

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