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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 19:55
L'Elysée crée une inspection des services du renseignement

10/06 lesechos.fr

 

L'Elysée a annoncé lundi la création d'une inspection des services de renseignement, à l'issue d'une réunion du Conseil national du renseignement présidée par François Hollande. « La création d'une inspection des services de renseignement permettra au gouvernement de consolider le contrôle et l'évaluation sur la politique du renseignement et les services qui en ont la charge », a indiqué la présidence dans un communiqué .

 

Cette mesure avait été proposée à la mi-mai par une mission parlementaire alors que le fonctionnement des services de renseignement avait soulevé de nombreuses interrogations, notamment dans l’affaire Merah. Fin mai, après la violente agression d’un militaire à la Défense, le président Hollande avait lui-même souhaité « une meilleure coopération » et un meilleur échange d’informations entre les services, jugeant qu’il avait pu être « défaillant » dans le passé.

 

Par ailleurs, ajoute l’Elysée, « le contrôle parlementaire des services de renseignement sera renforcé à travers l’élargissement des prérogatives de la délégation parlementaire au renseignement », sans davantage de précisions également sur la nature de ces nouvelles compétences. « Une stratégie nationale du renseignement, dont une partie sera rendue publique, sera préparée par le coordonnateur national du renseignement », poursuit la présidence, qui souligne que « la modernisation des ressources humaines des services de renseignement, l’adaptation de leurs effectifs à leurs missions et leurs capacités techniques, revêtiront un caractère prioritaire ».

 

Selon l’Elysée, le Conseil national du renseignement réuni lundi était le premier depuis la création de cette instance fin décembre 2009. Celle-ci a pour mission de définir les orientations stratégiques et les priorités en la matière, mais aussi de planifier les moyens humains et techniques des « services ». Elle se réunit sous la présidence du président de la République, en présence du Premier ministre, des ministres concernés, des directeurs de ces services et du coordonnateur national du renseignement.

 

Toujours selon l’Elysée, le conseil réuni lundi « avait notamment pour objectif d’examiner les mesures proposées dans le cadre des travaux d’élaboration du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale » dont François Hollande a « confirmé les orientations annoncées le 17 avril aux membres de la délégation parlementaire au renseignement, lors de la remise de leur rapport pour l’année 2012 ».

 

« Face à la montée de la menace terroriste, le président de la République a salué l’action des services de renseignement et remercié le coordonnateur national du renseignement, (le préfet Ange Mancini, ndlr) pour le travail mené depuis deux ans », conclut l’Elysée.

 

La communauté française du renseignement compte près de 11.000 personnes. Les principaux services sont la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la Direction du renseignement militaire (DRM) et la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD).

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:35
Grille d'appontage sur une frégate française DCNS

Grille d'appontage sur une frégate française DCNS

10 juin 2013 par: Romain Mielcarek – ActuDéfense

 

Tout au long de la visite de François Hollande, la semaine dernière, les médias japonais sont revenus sur l’affaire des grilles d’appontage pour hélicoptères de DCNS livrées à Pékin. Ils accusent la France de ne pas respecter l’embargo sur les livraisons d’armes à la Chine. Retour sur le difficile commerce militaire avec Pékin.

 

C’est un Arnaud Montebourg gêné, que décrit l’ancien correspondant à Paris de l’Asahi Shimbun, Norito Kunisue. Le 22 avril 2013, le ministre du Redressement a du faire face à un afflux plus important qu’à l’accoutumée de journalistes japonais lors d’une conférence de presse à l’ambassade de France de Tokyo. Les médias nippons s’inquiètent alors depuis un mois de la livraison de grilles d’appontage pour hélicoptères à Pékin par le constructeur tricolore DCNS. De simples équipements à usage civil, assure le ministre, qui jure que le contrat n’enfreint pas l’embargo européen sur les armes à destination de la Chine.

Les grilles en question, au nombre de deux, viendront s’ajouter à onze autres qui équipent déjà des navires appartenant à la Zhōngguó Hǎijiǎn. La Surveillance maritime chinoise – littéralement – est effectivement une agence civile, sous tutelle du ministère de la Sécurité publique. Au moins neuf de ses bâtiments ont pourtant fait l’objet de signalements par les autorités japonaises au cours des deux derniers mois.

La semaine dernière, le sujet est revenu sur la table au cours du dialogue Shangri-La, sommet régional sur la sécurité en Asie. Le ministre de la Défense japonais, Itsunori Onodera, a exprimé son inquiétude à son homologue français en marge de la rencontre, comme le rapporte l’Asahi Shimbun : «Si cet équipement est installé sur les Haijan [les navires de surveillance côtière chinois], cela ne fera que nourrir les tensions en mer de Chine», assure-t-il. Réponse de Jean-Yves Le Drian : la vente ne peut pas être empêchée car il s’agit d’une application civile… qui n’est pas soumise à l’embargo européen.

 

Un respect de l’embargo tout en hypocrisie

Des équipements destinés au marché civil relevant d’autorisations propres à l’industrie de l’armement, on en compte 180 rien qu’en 2011. La commission chargée d’autoriser les exportations de «matériels de guerre, assimilés ou liés à la défense» a ainsi accordé aux producteurs de technologies militaires de signer pour 283,6 millions d’euros de contrats cette année là. En tout, entre 2007 et 2012, cela représente, selon le ministère de la Défense, un chiffre d’affaire de 466 millions d’euros.

La moitié de ce volume concerne des équipements relevant de l’aéronautique (150 millions), des radars de surveillance aérienne et des moteurs d’hélicoptères, par exemple. Viennent ensuite des équipements d’imagerie ou de capteurs (66,6 millions) et des pièces de fonderie (51,8 millions). Enfin, et dans une moindre mesure, différents contrats ont été autorisés concernant des systèmes d’alerte, des savoirs technologiques ou encore des produits chimiques de type anti-émeute.

La France, comme le reste de l’Europe, respecte pourtant un embargo sur les livraisons d’armes à destination de la Chine. Adopté suite à une déclaration du Conseil européen le 27 juin 1989, il visait à sanctionner le régime chinois après le drame de Tian’anmen, le 4 juin de la même année. Depuis, Paris demande à Pékin de mieux respecter les droits de l’homme et de garantir que ses moyens militaires ne puissent jamais être utilisés contre des populations civiles ou contre des alliés ou amis de la France et de l’Europe.

Au ministère de la Défense, on nous assure que «la France n’est pas favorable à une levée de l’embargo». Pourtant, «nous sommes parjures», analyse Daniel Schaeffer, ancien attaché de défense dans plusieurs pays asiatiques et membre du groupe de réflexion Asie21. «Nous respectons l’embargo, admet-t-il, mais en trouvant des moyens d’exporter malgré tout: nous aidons ici la Chine à poursuivre ses revendications» sur les îles Senkaku.

C'est dans le secteur de l'aéronautique qu'il y a le plus d'autorisations d'exportations de matériels sensibles (150 millions d'euros en 2011). ©DR

C’est dans le secteur de l’aéronautique qu’il y a le plus d’autorisations d’exportations de matériels sensibles (150 millions d’euros en 2011). ©DR

 

Contourner l’embargo, un sujet «délicat»

Les industriels sont en effet bien obligés de respecter l’interdiction de vendre de l’armement à la Chine. Ils peuvent par contre proposer des technologies duales, à savoir des éléments qui puissent servir aussi bien à une application civile que militaire. C’est le cas par exemple d’un moteur d’hélicoptère qui reste très semblable selon la version militarisée ou non de l’appareil. Les Chinois disposent de compétences techniques pour adapter ce type de matériels.

Une autre solution consiste à vendre des pièces détachées. C’est le cas de la grille d’appontage de DCNS : le fabricant ne pourrait pas vendre un navire de surveillance maritime complet, il peut cependant livrer différents sous-ensembles qui permettront de moderniser les bâtiments chinois.

Enfin, des matériels livrés à un pays tiers moins regardant sur le respect des droits de l’homme peuvent servir à fournir, in fine, la Chine. «Une fois que les matériels sont sur place, difficile de surveiller», souligne un fin connaisseur des fonctionnements de l’industrie de défense. «Il y a une vraie hypocrisie, admet un cadre d’un grand groupe français, mais si l’on s’interdit ce type de livraisons, on ne peut plus rien vendre.»

L’embargo européen reste principalement défendu par les pays du Nord. La France, la Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne militent pour sa révision : ces Etats disposent d’industries militaires fortes qui craignent de voir échapper des contrats alors que la Chine investit massivement dans l’armement.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:25
Une section de l’avant du premier sous-marin classique brésilien -  Marine Brésilienne

Une section de l’avant du premier sous-marin classique brésilien - Marine Brésilienne

10 juin 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le 1er juin, des sections avant, construites en France, du 1er sous-marin classique brésilien, sont arrivées à Rio de Janeiro. Les pièces, d’un poids de 220 t, 25 m de long et 12 m de haut, ont été transportées du port de Sepetiba, vers les installations de Nuclebrás Equipamentos Pesados (Nuclep).

 

Ensuite, elles ont été transportées par la route vers l’Unidade de Fabricação de Estruturas Metálicas (UFEM), où les sections 1 et 2 de ce sous-marin seront fabriquées. Le contre-amiral Sydney dos Santos Neves, gestionnaire du programme, a indiqué que cela marquait la matérialisation du transfert de technologies de la France vers le Brésil.

 

« Rien ne sera plus construit en France. Le reste de la construction des coques des sous-marins sera effectué au Brésil. Les sections 1 et 2 ont déjà commencé à être construites. La section de qualification, qui habilite à la fabrication, est déjà en phase finale de conclusion à Nuclep, » a affirmé l’amiral Neves.

 

Les sections 3 et 4 du premier sous-marin classique, fabriquées en partenariat avec la France, a été construites en 3 ans. 255 stagiaires de différentes entreprises brésiliennes ont participé à la construction : Itaguaí Construções Navais (ICN) et Nuclebrás Equipamentos Pesados (Nuclep), ainsi que des ingénieurs, des techniciens et des opérateurs de la marine brésilienne. Pendant cette période, 140 cours de formation ont été administrés dans les différents domaines de connaissance.

 

« C’est un événement marquant : grâce à ce transfert de technologie, il sera possible de construire au Brésil les coques des sous-marins 2, 3 et 4, » souligne l’amiral Neves.

 

Le 28 juin, le ministre brésilien de la défense, Celso Amorim, accompagné du commandant de la marine, l’amiral d’escadre Julio Soares de Moura Neto, visitera l’UFEM pour voir une section avant du premier sous-marin classique construit en partenariat avec la France.

 

Référence : Marine Brésilienne

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 15:55
Deux nouvelles Fiches de l'IRSEM

10/06/2013 IRSEM

 

Le futur stratégique de la Grande-Bretagne, les évolutions que le terrain imposent aux opérations de maintien de la paix font l'objet ce mois-ci de deux analyses de chercheuses attachées à l'IRSEM, Alice Pannier et Lucile Maertens.

 
Deux nouvelles Fiches de l'IRSEM

Fiche de l'IRSEM n°29
La défense britannique en 2013 : une posture incertaine
Alice Pannier

Deux nouvelles Fiches de l'IRSEM

Fiche de l'IRSEM n°30
Les opérations de maintien de la paix de l’ONU : doctrine et pratiques en constante évolution
Lucile Maertens

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:55

7 juin 2013 Armée de Terre

Marne 2013 est l'exercice tactique régimentaire (GAMEX) annuel du 3e régiment d'hélicoptères de combat basé à Etain (55). Il se déroule dans la région de Chaumont du lundi 27 au vendredi 31 mai 2013.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:55
L’équipage A de L’Adroit pose pour la postérité

L’équipage A de L’Adroit pose pour la postérité

10/06/2013 Marine nationale

 

L’Adroit a passé près de deux mois en soutien direct à l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie en océan Indien. Les missions classiques dédiées aux unités de la force sont l’escorte des navires du programme alimentaire mondial (PAM) vers la Somalie, les patrouilles dans le corridor de transit sous escorte (IRTC) à l’ouvert du golfe d’Aden et l’interception des skiffs ou navires supports des pirates en haute mer.

 

L’Adroit a principalement opéré en surveillance des camps de pirates. Sa présence au côté des autres navires de l’UE a renforcé la pression pour les dissuader de reprendre la mer.

 

Grâce au traducteur embarqué, de bons contacts ont été établis en mer avec les pêcheurs locaux soumis à une forte désinformation. Certains appréhendent désormais mieux la raison de la présence des navires de guerre européens dans la zone et pourront en informer leurs homologues.

L’Adroit en patrouille dans le bassin somalien

L’Adroit en patrouille dans le bassin somalien

Le patrouilleur de haute mer a profité de ce contexte opérationnel pour continuer à mener ses expérimentations sur les nombreux systèmes dont il est équipé (optronique, communication, drone, drome etc.). Les conclusions partielles qui ont pu être tirées sont très positives.

 

Avant de quitter définitivement l’opération européenne, l’équipage de L’Adroit a effectué une passation de commandement à l’île Maurice : le capitaine de frégate Loïc Guyot, après plus d’un an et demi à la tête de l’équipage A, a passé le flambeau à son second, le capitaine de frégate Luc Regnier.

Exercice d’évacuation sanitaire à bord de L’Adroit

Exercice d’évacuation sanitaire à bord de L’Adroit

L’Adroit opère à présent en mer de Chine méridionale. Il poursuit son déploiement de six mois hors de métropole en se consacrant à nouveau à la deuxième dimension de sa mission, le soutien à l’industrie de Défense. Il a ainsi participé au salon international de défense IMDEX qui s’est tenu à Singapour du 13 au 18 mai, en représentant la France et son savoir-faire en matière de défense et de sécurité. La présence d’un bâtiment de la Marine en mer de Chine méridionale, zone de tensions territoriales et de revendications croissantes sur les espaces maritimes, permet de marquer l’attachement de la France à l’application de la convention de Montego Bay sur le droit de la mer.

 

Le retour en océan Indien lui permettra de renouer avec les opérations en intégrant la CTF 150, force de l’OTAN chargée de lutter contre le terrorisme, en particulier en coupant ses sources de financement (trafic d’armes et de drogue).

 

Le retour de L’Adroit à Toulon est prévu à la fin de la première quinzaine de juillet.

Passation de commandement entre le CF Guyot et le CF Régnier

Passation de commandement entre le CF Guyot et le CF Régnier

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:55
La mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout de l'orpaillage illégal en Guyane - Crédits : G. Gesquière/SIRPA Terre

La mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout de l'orpaillage illégal en Guyane - Crédits : G. Gesquière/SIRPA Terre

10/06/2013 LTN M. Simonnot-Virbel/TIM

 

Débutée en février 2008 et devenue permanente en 2010, la mission intérieure Harpie a pour objectif de venir à bout du pillage des sols guyanais par les orpailleurs et d’empêcher les pollutions au mercure et les déforestations, générées par ces activités illégales. Elle est menée conjointement par les forces armées et les forces de gendarmerie en Guyane.

 

Plusieurs éléments sont engagés au côté du 9e RIMa, stationné à Cayenne. Les douanes, la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), la gendarmerie, le 3e Régiment étranger d’infanterie (3e REI), lui-aussi stationné en Guyane, à Kourou, des hélicoptères et des avions de l’armée de l’Air, ainsi que des agents de l’office national des forêts (ONF) sont régulièrement appuyés par de nombreuses unités d’infanterie et de génie envoyés de métropole pour des missions de courte durée.

 

Au total, près d’un millier de militaires participent à la mission intérieure Harpie.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:50
EATT13: Second European Air Transport Training Started
Zaragoza | Jun 10, 2013 European Defence Agency
 
 

350 aircrew and ground personnel and thirteen transport aircraft from eight countries arrived yesterday in Zaragoza, Spain for the second European Air Transport Training (EATT13). The two week flying event (9-21 June 2013), which is coordinated by the European Defence Agency in close cooperation with the European Air Transport Command and hosted by Spain, allows crews to train different tactical airlift missions in an international environment. 

 

The aim is to increase interoperability in the air transport area. Participating Member States are Belgium, the Czech Republic, France, Germany, Italy, the Netherlands, Spain and Sweden. Bulgaria, Finland, Greece, Luxembourg, Norway, Portugal, UK and the US participate in the event as observers. 

 

More information:
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:55
MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

MQ-9 Reaper flies above Creech AFB - photo USAF

June 10, 2013: Strategy Page

 

France is apparently not pleased with the performance of its locally developed Harfang UAV and is buying two American RQ-9 Reapers with the intention getting more and standardizing on this proven UAV design. Currently two Harfang UAVs are present in Mali (operating from neighboring Niger) and some American RQ-9s are helping out as well. France wants the RQ-9s as quickly as possible and apparently this sale is dependent on the U.S. being able to deliver the RQ-9s before the end of the year.

 

The MQ-9 Reaper is a 4.7 ton, 11.6 meters (36 foot) long aircraft with a 21.3 meters (66 foot) wingspan that looks like the MQ-1 Predator. It has six hard points and can carry 682 kg (1,500 pounds) of weapons. These include Hellfire missiles (up to eight), two Sidewinder or two AMRAAM air-to-air missiles, two Maverick missiles, or two 227 kg (500 pound) smart bombs (laser or GPS guided). Max speed is 400 kilometers an hour, and max endurance is 15 hours. The Reaper is considered a combat aircraft, to replace F-16s or A-10s in many situations.

Hargfang photo Armee de l Air

Hargfang photo Armee de l Air

The Harfang was based on the Israeli Heron Shoval UAV which in turn is very similar to the MQ-1 and is selling well to foreign customers who cannot obtain the MQ-1. In addition to being one of the primary UAVs for many armed forces (Israel, India, Turkey, Russia, France, Brazil, El Salvador) the United States, Canada, and Australia have either bought, leased, or licensed manufacture of the Heron. Meanwhile France has bought four Harfang ("Eagle") UAVs and used them in Afghanistan, Libya and Mali over the last four years.

The Shoval weighs about the same (1.2 tons) as the Predator and has similar endurance (40 hours). Shoval has a slightly higher ceiling (10 kilometers/30,000 feet, versus 8 kilometers) and software which allows it to automatically take off, carry out a mission, and land automatically. Not all American large UAVs can do this. Both Predator and Shoval cost about the same ($5 million), although the Israelis are willing to be more flexible on price. Shoval does have a larger wingspan (16.5 meters/51 feet) than the Predator (13.2 meters/41 feet) and a payload of about 137 kg (300 pounds). The French version costs about $25 million each (including sensors and development costs).

 

Israel also developed a larger version of the Heron, the 4.6 ton Heron TP. This is similar to the American RQ-9, but with a lot less combat experience, and more expensive. Some Heron TP tech was incorporated into Harfang and France was going to buy some Heron TPs, even though MQ-9s were offered for more than 20 percent less. Now France plans to switch to the RQ-9 because they are seen as more reliable and capable.

Eitan (Heron TP) drone source Defense Update

Eitan (Heron TP) drone source Defense Update

The Heron TP entered squadron service in the Israeli Air Force four years ago. The UAV's first combat service was three years ago, when it was used off the coast of Gaza, keeping an eye on ships seeking to run the blockade. For that kind of work the aircraft was well suited. But so are smaller and cheaper UAVs.

 

Development of the Heron TP was largely completed six years ago, mainly for the export market, and the Israeli military was in no rush to buy it. There have been some export sales and the Israeli air force eventually realized that this was an ideal UAV for long range operations or for maritime patrol. But it turned out there were few missions like that.

 

Equipped with a powerful (1,200 horsepower) turboprop engine, the Heron TP can operate at 14,500 meters (45,000 feet). That is above commercial air traffic and all the air-traffic-control regulations that discourage, and often forbid, UAVs fly at the same altitude as commercial aircraft. The Heron TP has a one ton payload, enabling it to carry sensors that can give a detailed view of what's on the ground, even from that high up. The endurance of 36 hours makes the Heron TP a competitor for the U.S. MQ-9. The big difference between the two is that Reaper is designed to be a combat aircraft, operating at a lower altitude, with less endurance, and able to carry a ton of smart bombs or missiles. Heron TP is meant mainly for reconnaissance and surveillance, and Israel wants to keep a closer, and more persistent, eye on Syria and southern Lebanon. But the Heron TP has since been rigged to carry a wide variety of missiles and smart bombs.

 

The U.S. will not provide Predators or Reapers weapons ready, forcing foreign users to develop their own equipment for arming the UAVs. France also, like other Predator and Reaper users, has to spend a lot of money to develop satellite link technology and set up a ground control facility (or pay to use the American one in the United States or, possibly, the new control center just opened in Britain)

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:55
Boulava, M51, Trident II : un petit club très fermé…

10/06/2013 Jean-Dominique Merchet

 

L'échec du tir d'un missile stratégique français, le 5 mai dernier, depuis un sous-marin nucléaire lanceurs d’engins (SNLE) Le Vigilant en plongée au large du Finistère, confirme, si besoin était, que cette technologie reste bien l’une des plus complexes du monde.

 

Les Russes en savent quelque chose, avec le missile RSM-56 Boulava qu’ils ont eu beaucoup de mal à mettre au point, après avoir essuyé de nombreux échecs : 7 sur  20 tirs depuis 2004.

 

Avec la Russie et la France, seuls les Etats-Unis avec le Trident II - et le Royaume-Uni, qui utilise toutefois le savoir-faire américain-  sont aujourd’hui capables de lancer des missiles depuis un sous-marin en plongée. Les Chinois possèdent, eux aussi, des SNLE, mais beaucoup d’experts doutent du fait qu’ils maîtrisent complètement cette technologie. Les Russes, eux-mêmes, semblent changer d’univers avec le missile Boulava, à carburant solide, et le sous-marin Dmitri Donskoï de nouvelle génération, qui permet réellement de tirer en plongée et non après fait surface…

 

L’échec du tir français est "embêtant", reconnait-on dans les hautes sphères de la Défense. "Embêtant", mais pas plus, car on assure qu'il ne s'agit pas d'un problème systémique, qui remettrait en cause la technologie même du missile ou de son lanceur.

 

Une commission a été chargée d'analyser les causes de cet échec. Elle épluche toutes les données enregistrées alors que la Marine nationale tente de recueillir les restes du missile M51 au large de la Bretagne. La commission devrait rendre ses conclusions, fin juin ou début juillet, mais l’essentiel du rapport d’enquête devrait rester secret-défense.  Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que des éléments jugés plutôt rassurants ont déjà été communiqué aux autorités françaises. "On ne sait pas ce qu'il s'est passé, mais on sait déjà ce qu'il ne s'est pas passé" explique-t-on dans ces milieux.

 

Que s’est-il passé ? Le tir s'est déroulé de manière nominale. Le SNLE Le Vigilant est venu à son immersion de lancement, proche de la surface, et a réduit sa vitesse au minimum pour éviter l'effet de cisaillement à la sortie du tube. Le missile M51 de 56 tonnes a été éjecté par un système de chasse  - de l'eau vaporisée sous l'engin - et il a allumé son moteur-fusée juste avant d'atteindre la surface.

 

Dès son lancement, le missile est entièrement autonome et le sous-marin n'a plus aucun contrôle sur lui.

 

"Moins de cinquante secondes" après le tir, le missile s'est "autodétruit", selon le mot employé par le ministère de la Défense. Dans la dissuasion nucléaire, chaque mot compte : "autodétruit" ne signifie pas qu'il a  explosé en vol pour une cause inconnue, mais que le missile a activé son propre système d'autodestruction. "On sait que ça, au moins, ça a marché..." reconnait une source bien informée.

 

Pourquoi le missile a-t-il pris cette décision de s'autodétruire ? C'est la question que la commission d'enquête doit résoudre. Il existe, globalement, deux possibilités. Soit la décision est irrationnelle, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un bug informatique. Soit elle est rationnelle, parce que le missile déviait de sa trajectoire programmée, pour une raison inconnue, par exemple une panne d'un système de navigation très sophistiqué.  Lors des tirs d'essais, le missile est équipé de plusieurs équipements spécifiques dont il ne dispose pas dans sa version opérationnelle, notamment un système d'autodestruction et des différents capteurs pour récolter des données au cours du vol.

 

En France, ces tirs de missile stratégiques sont relativement rares. Ils sont évidemment réalisés sans les têtes nucléaires, qui peuvent être jusqu’à six. Début mai, il s'agissait du sixième tir d'un M51 depuis 2006, les cinq premiers s'étant déroulés avec succès et quatre d'entre eux étaient consacrés à la validation de ce nouvel engin d’une portée d’environ 10.000 km, qui permet d’atteindre des cibles plus lointaines que son prédécesseur M45.

 

Chaque SNLE tire un missile à la sortie de son grand carénage (période d’entretien) - ce qui globalement, pour les 4 SNLE, signifie environ un tir tous les deux ans. Les lancements se font toujours depuis le sud Finistère au large de Penmarc'h.

 

La législation internationale oblige la France à annoncer un créneau de date pour ses tirs d'essais, afin de ne pas perturber la circulation aérienne au dessus de l'Atlantique, via les Notam (Notice to Airmen). Les tirs se font en direction de la Guyane française et du Brésil. Quelques lancements, effectués depuis le sol au centre d'essais des Landes, ont eu lieu plus au nord, en direction du Canada, afin d'éviter le survol du nord-ouest de l'Espagne, mais cela avait alors provoqué des protestations de la part d’élus canadiens.

 

Les vols durent une vingtaine de minutes, le temps de parcourir plusieurs milliers de kilomètres.   Les Russes, eux, tirent depuis la Mer Blanche en direction du Kamtchatka, sur le polygone de Kura.

 

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

 

* Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialisé dans les affaires de Défense. Auteur du blog français le plus lu sur ces questions, créé en 2007. Ancien de l’Institut des hautes études de défense nationale. Auteur de nombreux ouvrages dont : « Mourir pour l’Afghanistan » (2008), « Défense européenne : la grande illusion » (2009), « Une histoire des forces spéciales » (2010), « La mort de Ben Laden » (2012).

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:55
Exercice militaire à Canjuers. Les chars Leclerc sont en première ligne. (SIPA)

Exercice militaire à Canjuers. Les chars Leclerc sont en première ligne. (SIPA)

10-06-2013 Hubert Levet pour Challenges.fr

 

EXCLUSIF Le ministère de la Défense s'apprête à annoncer d’importantes commandes de munitions auprès de MBDA et Nexter.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement dans la région Centre ce lundi 10 juin, devrait dévoiler un important programme d’acquisitions de munitions pour les armées françaises. Sont concernés les groupes industriels Nexter et le missilier MBDA, filiale d’EADS, qui tous les deux possèdent des sites dans la région Centre.

 

MBDA va être retenu pour fournir aux frégates FREMM de la Marine Nationale, mais aussi aux futurs sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, des missiles Scalp Naval. Toujours pour les frégates, des missiles anti-missiles Aster vont aussi être commandés à MBDA. La filiale munitions de Nexter va de son côté se voir confier une seconde commande pluriannuelle d’obus de gros calibre (155mm, 120mm et 105mm) pour les systèmes d’armes de l’armée de terre. Cette commande, qui va apporter deux exercices d’activité à Nexter Munitions, va générer vingt embauches dans la filiale.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:37
MSN8 First Flight 10.06.2013 photo Airbus Military

MSN8 First Flight 10.06.2013 photo Airbus Military

Second production Airbus Military A400M makes maiden flight - photo Airbus Military

 

Madrid,  10 June 2013 Airbus Military

 

The second production Airbus Military A400M new generation airlifter has made its maiden flight.

 

Known as MSN8, the aircraft made its first flight from Seville, Spain, the location of the A400M final assembly line on 7 June.

 

It is scheduled for delivery to the French Air Force in the third quarter of the year. MSN7, which flew for the first time at the beginning of March this year, will be delivered to the French Air Force in the coming weeks.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:55
BEM Monge en route vers Rouen photo G. Rueda 2013-06-07 Source Mer et Marine

BEM Monge en route vers Rouen photo G. Rueda 2013-06-07 Source Mer et Marine

10.06.2013 Mer et Marine

Une imposante masse blanche et d’imposantes paraboles pointées vers le ciel… Vendredi dernier, c’est un peu comme si une station d’observation spatiale avait traversé la campagne normande. Les promeneurs présents sur les bords de Seine ont pu observer un navire aussi étonnant qu’impressionnant. Exceptionnellement, dans le cadre de l’Armada de Rouen, le bâtiment d’essais et de mesures Monge, de la Marine nationale, a remonté le fleuve pour rejoindre le port normand, où il sera ouvert au public tout au long du plus grand évènement maritime de l’année, qui se déroule jusqu’au 16 juin.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:45
crédits : Benoit Floch - Mer et Marine

crédits : Benoit Floch - Mer et Marine

10.06.2013 Mer et Marine

Les deux vedettes du type RPB 20 vendues par Raidco Marine à la Libye ont quitté Lorient jeudi dernier. Le Janzour et l’Akrma sont attendus à Tripoli autour du 18 juin, des escales à Tanger, au Maroc, et à Bizerte, en Tunisie, étant prévues d'ici là. A bord de chaque bâtiment, 9 personnes, soit 2 officiers et 3 officiers-mariniers libyens, ainsi que 3 personnels de Raidco marine et un interprète. En plus de la livraison des vedettes, Raidco Marine a, en effet, assuré la formation des équipages, ainsi que des équipes qui assureront la maintenance des bâtiments.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:45
Les soldats de la MISMA et du Mali aux côtés de ceux de Serval sur les Champs-Elysées

09.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Petite phrase de François Hollande, cet après-midi à Tulle alors qu'il rencontrait des soldats de Brive-la-Gaillarde de retour du Mali: "Le 14 juillet, une partie du 126e RI sera appelé à défiler sur les Champs. J'ai invité les armées de la MISMA, et des représentants de l'armée malienne."

Le 3 mai, dans un post, j'avais annoncé la présence de soldats africains. Puisque c'est désormais présidentiellement confirmé, les communicants vont pouvoir communiquer.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:55
Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

03/06/2013 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

Discours d’ouverture du colloque sur la cyberdéfense

 

A Rennes, lundi 3 juin 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

I)     Introduction

 

Monsieur le Président, cher Pierrick,

 

Messieurs les officiers généraux,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux d’être avec vous ce matin, pour ouvrir ce colloque sur la cyberdéfense. Au moment où l’Ecole des transmissions fête ses quarante ans, c’est une grande satisfaction que de la voir se tourner ainsi vers l’avenir. Et notre plaisir est vif de voir, dans le même mouvement, la région Bretagne se distinguer par son excellence dans le domaine de la cyberdéfense.

 

II) Cybersécurité et livre blanc : le contexte

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

a)    Le cyber espace : riche d’opportunités mais lourd de menaces

 

La cyberdéfense est une nouvelle donne stratégique. C’est d’abord un nouvel espace, riche d’opportunités mais aussi lourd de risques et de menaces. C’est ensuite un champ de recherche et d’action qui dépasse en effet les schémas classiques et qui nous incite à repenser globalement certains de nos modes de fonctionnement. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République vient d’approuver, prend toute la mesure de cette nouvelle donne stratégique. En la considérant dans sa globalité, il porte la cybersécurité au rang de priorité nationale. Le mouvement initié par le Livre blanc de 2008 est donc accéléré ; un cap ambitieux est désormais fixé.

 

b)   Un enjeu sous-estimé : un effort considérable est nécessaire afin de sécuriser les systèmes d’importance vitale de la nation

 

Le constat est simple. L’interconnexion des systèmes d’information qui marque notre société, a généré des vulnérabilités nouvelles, qui n’ont pas été suffisamment accompagnées d’un effort simultané de protection. Les atteintes aux systèmes d’informations résultant d’actes hostiles intentionnels ou de ruptures accidentelles pourraient dès lors engendrer des dysfonctionnements, voire une paralysie de l’Etat ou de secteurs d’importance vitale pour la Nation. Je crois qu’il faut le reconnaître. Avons-nous été naïfs, trop confiants dans le développement de l’Internet et, plus largement, des systèmes d’information ? Comprendre le caractère stratégique de cet enjeu, reconnaître sa globalité est un défi majeur, que certains de nos grands partenaires ont bien compris.

 

Le temps passe et les évolutions s’accélèrent. L’hypothèse d’attaques informatiques majeures s’est renforcée depuis 2008, et le cyberespace est devenu un champ de confrontations à part entière. A titre d’exemple, le nombre d’attaques traitées par le ministère de la Défense, à travers le centre CALID, est en très forte augmentation : 420 en 2012, contre 196 en 2011.

 

 L’enjeu n’est plus seulement le risque de déni d’accès ou de pénétration des réseaux à des fins d’espionnage, alors même que ce risque est déjà considérable et avéré. Ce qui est désormais en jeu, c’est la capacité de prise de contrôle à distance ou bien de destruction d’infrastructures vitales pour notre pays, reposant sur des réseaux numérisés ; c’est désormais l’atteinte aux intérêts stratégiques de l’Etat et à notre autonomie d’appréciation, de décision et d’action, par la menace cyber. C’est un enjeu majeur de défense et de souveraineté de la Nation.

 

Au-delà de la dépendance accrue de la Nation aux systèmes d’information, les cyberattaques constituent donc, dès aujourd’hui et plus encore à l’horizon du Livre blanc, une menace majeure, à forte probabilité et à fort impact potentiel. De fait, chaque nouveau conflit comporte un volet cybersécurité, qui est de plus en plus global : il touche aussi bien les individus, comme au début des révolutions arabes, que le cœur d’un sanctuaire national avec l’épisode Stuxnet en Iran, ou encore des acteurs économiques majeurs, comme l’illustrent les attaques de l’été 2012 contre la société Aramco, le principal exportateur saoudien.

 

Mais le cyber est aussi investi par des groupes non étatiques, qui y trouvent une arme idéale. Que leurs motivations soient politiques, idéologiques ou mafieuses, ils développent ainsi la capacité d’affronter à distance un Etat, avec une facilité qui leur était auparavant interdite. Bien plus, l'ordre international qui fixe les frontières et régit les rapports entre les Etats, se retourne à l’avantage de ces groupes en gênant les poursuites contre eux,  par une série d’obstacles juridiques et politiques qui, pour l’heure, n’ont pas été levés.

 

c) Ne peut que s’appréhender en multinational (union européenne et OTAN)

 

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

Ce défi majeur, chaque nation européenne y fait face aujourd’hui ; chacune en est consciente et développe ses propres stratégies ; mais pour peser, je veux le dire d’entrée, la solution, notre solution, ne peut être qu’européenne. Je salue les efforts récents de l’Union Européenne pour se doter d’une stratégie en la matière. C’est une première étape. La prochaine, avec un Conseil européen en décembre consacré aux questions de défense, devra approfondir cette ambition. Il appartient aux Européens de prendre en charge leurs propres infrastructures vitales ; il leur revient de trouver une juste complémentarité avec l’OTAN. De ce point de vue, il faut valoriser les centres d’excellence dont ces organisations disposent d’ores et déjà. Je pense notamment au centre de Tallinn, en Estonie, pays qui fut la première victime d’une attaque cybernétique de grande ampleur. C’était en 2007. Aujourd’hui, la France rallie ce centre avec une volonté, celle de rapprocher l’Union et l’Alliance dans le domaine de la cyberdéfense.

 

III) Cybersécurité et livre blanc : la réponse

 

a)    Le Livre Blanc 2013 précise la doctrine nationale qui associe prévention et réaction

 

Pour cet ensemble de raisons, le Livre blanc de 2013 élabore une doctrine nationale de réponse aux agressions informatiques majeures. Une politique de sécurité ambitieuse sera ainsi mise en œuvre, afin d’identifier l’origine des attaques, d’évaluer les capacités offensives des adversaires potentiels et l’architecture de leurs systèmes, et de pouvoir ainsi les contrer. Cette politique sera globale, avec deux volets complémentaires.

 

D’une part, la montée en puissance d’une posture robuste et résiliente pour protéger les systèmes d’information de l’État, les opérateurs d’importance vitale et les industries stratégiques. Cette posture repose sur une organisation opérationnelle de défense de ces systèmes, qui est coordonnée sous l’autorité du Premier ministre et qui associe étroitement les différents services de l’Etat. C’est le premier volet.

 

D’autre part, une capacité de réponse gouvernementale devant des agressions qui sont de nature et d’ampleur variées. Cette capacité de réponse fera en premier lieu appel à l’ensemble des moyens diplomatiques, juridiques ou policiers, sans s’interdire l’emploi gradué de moyens relevant du ministère de la défense, si les intérêts stratégiques nationaux sont menacés.

 

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs axes d’effort ont été identifiés, et vous me permettrez d’en dire un mot.

 

b)   Une capacité offensive viendra compléter les moyens d’action de l’Etat

 

En premier lieu, au sein de cette doctrine nationale, la capacité informatique offensive, associée à des capacités de renseignement, concourt de façon significative à notre posture de cybersécurité. Elle contribue notamment à caractériser la menace et à identifier son origine. Elle permet, en outre, d’anticiper certaines attaques et de configurer nos moyens de défense en conséquence. La capacité offensive enrichit la palette des options qui sont à la disposition de l’Etat. Elle comporte elle-même différents stades, qui sont plus ou moins réversibles, plus ou moins discrets, mais toujours proportionnés à l’ampleur et à la gravité de la situation.

 

c)    Plus spécifiquement au sein du Ministère de la Défense, la posture de cybersécurité monte en puissance et concerne l’ensemble des milieux classiques (terre, air, mer)

 

La démarche est donc globale, mais elle concerne spécifiquement la défense, et je voudrais à présent m’y attarder. Le nouveau modèle d’armée comprend des capacités de cyberdéfense militaire, en relation étroite, d’abord, avec le domaine du renseignement. Dans le cyberespace en particulier, où les frontières sont floutées et où le brouillard du monde virtuel permet toute sorte de manipulation, le renseignement joue en effet un rôle majeur, pour connaître et anticiper la menace. Dans ce contexte, on comprend que l’imputation des attaques ne saurait se limiter à des preuves de nature juridique, mais doit intégrer l’intime conviction que permettent des faisceaux d’indices convergents.

 

Ces dernières années, des attaques ont pour la première fois explicitement visé la neutralisation de systèmes critiques, même non connectés à Internet. Ces attaques sont de plus en plus sophistiquées et ciblées. Outre la protection des informations, la fiabilité et la résilience des systèmes d’armes comme des porteurs représentent donc aujourd’hui un enjeu majeur pour nos armées. De nombreuses mesures ont été déjà prises, à la fois pour fortement renforcer notre posture de cybersécurité, qui repose sur un volet préventif de protection et un volet actif de défense des systèmes, mais aussi pour développer une capacité offensive.

 

Ainsi, les moyens humains qui sont consacrés à la cyberdéfense seront sensiblement renforcés, à la hauteur des efforts consentis par nos principaux partenaires européens. Ils vont ainsi augmenter de 350 personnes d’ici 2019. Ensuite, un renforcement de la sécurité des systèmes d’information de l’État est nécessaire. Au-delà, l’État doit soutenir les compétences scientifiques et technologiques performantes du domaine cyber, car la capacité à produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité, notamment en matière de cryptologie et de détection d'attaque, est une composante essentielle de la souveraineté nationale. Enfin, le développement de relations étroites avec nos principaux partenaires étrangers devra être soutenu.

 

d)   La chaîne opérationnelle de commandement intègrera dorénavant l’ensemble des aspects cyber

 

Vous comprenez ainsi que le cyberespace est désormais considéré comme un milieu à part entière par les armées ; il fait l’objet d’une approche semblable à celle adoptée pour les milieux aérien, terrestre et maritime. Une chaine de commandement opérationnel de la cyberdéfense est ainsi déployée depuis 2011. Pleinement intégrée au commandement interarmées des opérations, elle traite de l’ensemble des volets de la cyberdéfense. Un schéma directeur, à l’horizon 2020, a été réalisé et validé il y a un an.

 

Cette chaine opérationnelle de cyberdéfense est donc en voie de consolidation. Elle permettra d’offrir une vision globale et une mobilisation rapide des moyens en cas de besoin, tout en s’intégrant pleinement aux autres chaines de conduite des opérations maritimes, aériennes, terrestre ou spéciales. Car il ne s’agit pas de greffer un nouveau service qui serait autonome, mais au contraire d’irriguer, sous un commandement unifié, l’ensemble des actions menées. Le cyberespace est partout ; il est consubstantiel des autres milieux. L’enjeu est donc de travailler autrement, d’adapter la façon de commander, de coopérer étroitement, et le cas échéant de mutualiser les équipements. C’est dans cette logique que les centres de surveillance relevant de l’ANSSI et de la chaine cyber des armées seront co-localisés à partir de cet été. Dans le même esprit de rapprochement des acteurs et des modes de travail, des experts opérationnels des armées sont d’ores et déjà intégrés au sein des équipes techniques de la DGA, pour bénéficier d’une boucle très courte entre les besoins opérationnels et l’expertise technique.

 

Au-delà de cette organisation, une nouvelle doctrine de cyberdéfense militaire est en préparation, dix-huit mois après la précédente. C’est dire si cette nouvelle donne stratégique évolue rapidement, et combien nous devons nous-mêmes savoir nous y adapter.

 

e)    La base industrielle (grands groupes et PME) sera renforcée par un soutien à la R&D et la mise en place d’une politique industrielle coordonnée

 

Dans la même perspective, le renforcement de la base industrielle de technologies de défense et de sécurité nationale est indispensable, car elle demeure fragile, malgré un véritable potentiel. La cybersécurité est une question de spécialistes, mais elle est en même temps l’affaire de tous, et je pense ici en particulier aux acteurs économiques. Nous bénéficions de la présence en France de grands industriels de défense, capables de réaliser des systèmes complexes et performants, ainsi que de grands opérateurs. Nous disposons également de nombreuses PME innovantes, que nous devons soutenir et protéger. Mais il faut encore accroître notre effort et développer les synergies.

 

A cette fin, une politique industrielle est en cours d’élaboration, depuis le financement de la R&D au soutien à l’exportation, en passant par d’importants programmes d’équipement en moyens de cyberdéfense et de sécurisation de nos grands systèmes d’information. Ce ne sont pas seulement des mots : les crédits consacrés aux études amont sont en train d’être triplés, de 10 à 30M€ par an. Ces études sont cruciales ; en levant des verrous technologiques, et en développant des compétences techniques très pointues au sein des équipes étatiques et industrielles, elles préparent l’avenir à court, moyen et long terme. Pour compléter cette politique, la recherche académique est encouragée, notamment au travers de contrats d’étude et de co-financement de thèses de doctorat.

 

f)     La réserve citoyenne et opérationnelle doit être développée

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

 

Elaboration d’une doctrine, renforcement de la chaîne de commandement opérationnelle, définition d’une politique industrielle… Le développement de nos capacités militaires de cyberdéfense s’insère dans une démarche globale, qui doit faire l’objet d’une haute priorité, pour rester en phase avec la croissance très rapide de la menace que j’évoquais il y a un instant.

 

Cet effort considérable que nous devons fournir, pour ne pas nous laisser distancer, reposera avant tout sur les hommes et les femmes qui vont être les acteurs de la cybersécurité de notre société numérique. C’est toute la question de la réserve. A côté de la réserve citoyenne qui a été créée pour sensibiliser la société à ces problématiques et créer un esprit de cyberdéfense, il semble important d’étudier la mise en place d’une réserve opérationnelle, qui serait adaptée à traiter une crise informatique majeure touchant l’ensemble du territoire, cela en appui des différents services de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

IV) Cybersécurité et Bretagne

 

Mais c’est aussi et surtout vers la formation que notre effort doit se porter, et j’en viens aux lieux qui nous rassemblent aujourd’hui.

 

a)    La formation est un sujet majeur qui doit se développer notamment en Bretagne autour de Coëtquidan avec la participation des acteurs étatiques, académiques et industriels

 

Avec plusieurs grands partenaires du monde des technologies de l’information, le ministère de la défense soutient l’idée d’un pôle d’excellence de cyberdéfense. Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux, avec un centre de cyberdéfense associant les compétences des armées et de la DGA, à celles des écoles d’ingénieurs (SUPELEC, TELECOM Bretagne…) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l’Université de Bretagne Sud avec la mise en place d’une formation originale par alternance en apprentissage). Cet ensemble bénéficierait de l’image des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, autant que du soutien avisé des grands maîtres d’œuvre des systèmes de défense.

 

Vous l’aurez deviné, c’est là une vision qui me tient à cœur. Elle porte certes une part d’inconnues, mais devant la multiplication des enjeux cyber, je crois qu’il devient urgent d’être ambitieux. Coëtquidan, où la première chaire de cyberdéfense et cybersécurité a été inauguré en novembre 2012 en partenariat avec Sogeti et Thalès, est le creuset où peut se forger cette capacité dont notre nation a besoin. La DGA soutiendra la démarche en apportant son expertise technique en termes de connaissance de la menace, de maîtrise et de simulation des systèmes complexes. L’Ecole des transmissions sera également fortement associée, en particulier dans le cadre de la formation à la technique, aux modes opératoires et aux doctrines, mais aussi à l’éthique, qui est un autre enjeu essentiel dans un espace où la technologie permet toutes les manipulations.

 

C’est une aventure audacieuse, une vision à laquelle il convient de donner vie. Tous les ingrédients sont réunis pour que la Bretagne accueille ce projet de centre de formation à la cyberdéfense, et j’appelle dans cette perspective nos grands partenaires à rejoindre l’élan qui est déjà celui de nos amis de la communauté de communes du pays de Guer. J’ai d’ailleurs, dans cette perspective, missionné l’inspecteur général des armées-armement Jean-Bernard Pène, pour montrer la faisabilité académique et la viabilité économique de ce projet et, du même coup, engager un dialogue avec tous les acteurs intéressés – les écoles, la DGA, les laboratoires, les entreprises… La constitution d’un club de partenaires me semble à cet égard une perspective intéressante.

 

Mais nous ne devons pas seulement nous cantonner à la formation d’experts et de techniciens. Un effort de sensibilisation doit être fait à l’égard des collégiens et des lycéens, et là encore, la région Bretagne, à travers son projet Bretagne numérique, a un rôle à jouer.

 

Enfin et surtout, l’activité dans ce domaine doit se nourrir de collaborations avec tous les acteurs comme les écoles, la DGA, les laboratoires des universités, les entreprises.

 

b)   Le soutien à l’innovation est l’autre priorité, notamment à destination des PME, et particulièrement en Bretagne

 

A côté de la formation, une autre urgence concerne le développement et l’innovation, qu’il faut encourager. Nous le faisons, et c’est notre force. Mais il y a une difficulté, qui tient un peu de la lutte entre glaive et le bouclier. L’enjeu est d’un côté de savoir détecter les attaques qui visent les systèmes d’information, et de l’autre côté, de rester en capacité de fournir le système le plus robuste possible, cela au meilleur rapport coût-efficacité. Cet équilibre n’est pas simple à trouver. Dans ce domaine de l’innovation, deux acteurs se distinguent au profit de la cyberdéfense, et je veux les saluer : les opérateurs, ou systémiers, qui sont les seuls à maîtriser de bout en bout la complexité croissante de la mise en œuvre des réseaux et des grands systèmes, mais également les PME, nombreuses dans notre région, qui constituent ensemble un creuset sans pareil de l’innovation technologique.

 

Dans ce domaine également, la Bretagne est appelée à jouer un rôle important. Le 7 septembre dernier, j’ai signé avec Pierrick Massiot un partenariat de développement des activités de recherche duale, qui va tout à fait dans ce sens. Cette convention favorise le développement des PME. Elle permet le cofinancement et l’accompagnement, par la DGA et la région Bretagne, de projets innovants proposés par des industriels. L’expertise de la Bretagne en matière de cyberdéfense se distingue par son excellence ; elle doit le demeurer. Comme je l’avais annoncé en septembre 2012, deux cents emplois vont être créés au sein de DGA Maîtrise de l’Information, au profit du centre d’expertise technique pour la cyberdéfense du ministère de la défense. En 2017, nous aurons ainsi 400 experts de très haut niveau couvrant l’ensemble des domaines d’expertises technique de la cybersécurité : cryptologie, microélectronique, architecture d’équipements de sécurité et de systèmes, analyse de composants logiciels et matériels…

 

V) Conclusion

 

 Mesdames et Messieurs,

 

Le cyberespace, dont nous ne faisons encore qu’effleurer les aspects les plus déstabilisants, est de toute évidence l’une des clés de notre défense et de notre souveraineté. Avec le Livre blanc de 2013, nous venons de poser la pierre d’angle de l’ambition nationale en matière de cyberdéfense. Pour présenter cette ambition, je tenais à m’exprimer devant vous, car je sais l’excellence que la Bretagne représente déjà dans ce domaine et, en même temps, tout le potentiel qui est encore le sien.

 

En ouvrant cette journée, je forme donc le vœu qu’elle soit fructueuse pour vous tous, et qu’à travers elle, vous fassiez vôtre l’ambition que je tenais à partager avec vous ce matin.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:55
EDA-R : Le nouveau moyen de connecter la mer et la terre

07/06/2013 Marine nationale

 

En novembre 2011, la flottille amphibie accueillait son premier Engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R). En un an et demi, le connecteur terre-mer de nouvelle génération a fait ses preuves à la mer, depuis les bâtiments de projection et de commandement (BPC) français comme lors d’interactions avec les moyens d’autres marines, américaine et britannique notamment.

Tour à tour catamaran ou chaland, c’est sa capacité de mutation qui fait de l’EDA-R un engin atypique et novateur. A l’instar de tout bâtiment de la Marine, l’admission au service actif marque le point de départ de la montée en puissance. Celle des EDA-R peut commencer…

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:50
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:50
Entraînement franco-suisse, deux Super Puma sur la base de Payerne

Entraînement franco-suisse, deux Super Puma sur la base de Payerne

07/06/2013 Armée de l'air

 

Du 3 au 7 juin 2013, l’escadron de transport, d'entraînement et de calibration (ETEC 65) de Villacoublay s’est rendu sur la base aérienne de Payerne, en Suisse. L’occasion de réaliser des entraînements conjoints avec leurs homologues suisses sur leur hélicoptère de prédilection, le Super Puma.

 

Cet échange franco-suisse est une opportunité pour l’équipage du Super Puma français déployé de s’aguerrir au vol en montagnes. «Nos collègues suisses évoluent sur le même hélicoptère que notre escadron, explique le capitaine F., pilote et chef du détachement. Nous avons eu la possibilité de croiser les équipages des deux nations et d’apprendre de nos techniques respectives». Peu habitué à évoluer dans ces conditions, les pilotes d’hélicoptères de l’ETEC ont profité de cet exercice pour réaliser des posers jusqu’à 12 000 pieds.

 

Pour la première fois, les Super Puma de l’ETEC ont intégré le dispositif de l’exercice Joint Warrior, organisé en Écosse, en avril 2013. L’escadron participera de nouveau à la deuxième édition de cet entraînement britannique, en octobre prochain.

Un Super-Puma suisse de la base aérienne de Payerne

Un Super-Puma suisse de la base aérienne de Payerne

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:50
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:45
République Centrafricaine : réarticulation du dispositif

07/06/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 6 juin, compte tenu de l’évolution de la situation en République de Centrafrique (RCA), le dispositif militaire a été réarticulé avec le désengagement de la compagnie parachutiste du 8e RPIMa vers Libreville, d’où elle reste toutefois en alerte.

République Centrafricaine : réarticulation du dispositif

Entre le 22 et le 24 mars, 300 militaires en provenance de Libreville (une compagnie du 8eRPIMa et une compagnie du 3eRIMa, en mission de courte durée au Gabon (FFG)) avaient été déployés à Bangui en renfort des 250 militaires du détachement Boali, afin d’être en mesure d’assurer la sécurité des ressortissants français si la situation l’éxigeait.

 

La compagnie du 8eRPIMa est retournée au Gabon le 6 juin. 400 militaires français restent actuellement déployés en RCA.

 

Par ailleurs, dans le cadre classique des relèves, la compagnie motorisée du 3eRIMa a été relevée le 6 juin par le 16eBC de Bitche à Bangui. La compagnie parachutiste du 8eRPIMa sera quant à elle relevée à Libreville dans les prochaines semaines par le 1erRCP de Pamiers.

 

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2002. Cette opération vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la MICOPAX (Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine). Les militaires français restent en mesure d’assurer la sécurité des ressortissants français si la situation l’exige.

République Centrafricaine : réarticulation du dispositif
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:55
Mission Jeanne d’Arc 2013 : Bilan à mi-parcours avant une nouvelle phase du déploiement

07.06.2013 Marine nationale

 

Le groupe amphibie composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues, arrive à mi-parcours et entame une nouvelle phase de la mission Jeanne d’Arc 2013. Retour sur les actions conduites par le groupe auquel sont intégrés 133 officiers-élèves, dont dix médecins, onze commissaires, huit administrateurs et dix-huit élèves étrangers, qui effectuent leur premier déploiement opérationnel de longue durée avec les enseignes de la promotion École navale 2010.

Coopérations bilatérales et projection de force interarmées

Parti de Brest le 6 mars dernier, le groupe a conduit des actions de coopération bilatérale significatives au travers de manœuvres amphibies mettant en œuvre, outre les deux bâtiments, le groupe tactique embarqué (300 militaires de la 6ème BLB et du 2èmeREI), un détachement de la flottille amphibie, un sous-groupement aéromobile (ALAT) et un détachement de l’aéronautique navale (22S). Cette capacité amphibie interarmées a été mise en œuvre à Portsmouth dans le cadre de l’exercice Gant de fer, lors de l’exercice franco-libanais Cèdre Bleuau nord de Beyrouth, à l’occasion encore de l’exercice franco-jordanien Mercy au nord d’Aqaba et de Tonnerre d’Acier, un exercice amphibie mené conjointement avec les Forces Françaises stationnées à DJibouti (FFDJ), en collaboration avec l’US Air Force et les Forces Armées Djiboutiennes (FAD). Ces actions conjointes ont permis de mettre en avant, outre toute la valeur du concept d’emploi des BPC, le savoir-faire du groupe dans le domaine des opérations amphibies et sa capacité à œuvrer efficacement en interarmées et en coopération avec des armées étrangères. Ces interactions constituent parallèlement un terrain de formation privilégié pour les officiers-élèves embarqués. C’est dans ce contexte interarmées, interallié et international qu’ils auront à conduire leurs missions demain.

Action européenne 

À l’ouvert de l’océan Indien, le groupe amphibie a basculé dans une nouvelle phase de son déploiement en rejoignant le 12 avril l’opération européenne de lutte anti-piraterie Atalante, aux côtés de la frégate de surveillance (FS) Nivôse et du patrouilleur de surveillance océanique (PSO) L’Adroit. Ce deuxième temps de la mission s’est inscrit dans les objectifs de sécurisation du trafic maritime, de dissuasion et de répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. En particulier, quatre « friendly approachs » (approches amicales) ont été conduites sur des boutres au large de la Somalie. Ces interventions permettent d’expliquer aux pêcheurs et marins de commerce de la zone, la raison d’une présence militaire et de sensibiliser les équipages aux attaques de pirates qui y sévissent. A cette occasion sont ainsi rappelées les bonnes conduites à appliquer (« Best Management Practices ») au titre du volet prévention de la mission Atalante.

Avec 3 attaques à ce jour en 2013 contre 35 attaques en 2012, 176 en 2011 et 174 en 2010. La baisse des chiffres de la piraterie traduit le succès de l’action de la force européenne, conjointement à celles engagées sous d’autres mandats (OTAN, nationaux, …).

L’action maritime du groupe a trouvé son prolongement en escale à Port-Victoria lors de sa relâche opérationnelle. Le BPC Tonnerre a notamment apporté son concours au premier exercice de lutte contre la piraterie organisé avec les gardes-côtes seychellois par l’antenne locale d’EUCAP NESTOR, inaugurée à l’occasion de l’escale du groupe. Par cette antenne, EUCAP NESTOR contribue au développement des capacités maritimes seychelloises. Cette mission de l’UE, moins connue qu’Atalante, est placée sous la direction de l’Amiral (2s)  Launay et complète, avec la mission EUTM Somalia, l’approche globale qu’adopte l’Union Européenne pour la corne de l’Afrique. Là encore, les officiers-élèves ont pu tirer profit de leur pleine intégration aux équipages des deux bâtiments pour appréhender in situ l’action de la force européenne, au plus proche des réalités opérationnelles.

À mi- parcours : même mission, nouvelle phase

À présent, le groupe amphibie poursuit son déploiement de l’océan Indien jusqu’à la mer de Chine méridionale afin d’honorer deux missions. La première vise à développer nos partenariats et à mener des actions de coopérations bilatérales afin d’appuyer l’action diplomatique française. La seconde consiste à apporter un concours au soutien à l’exportation des industries de défense grâce à la démonstration ou à la présentation in situ de nos matériels militaires.

Ce volet du déploiement met en exergue une fonction inhérente aux bâtiments hauturiers de la marine nationale, celle d’ambassadeur[1]. Il s’inscrit également dans la fonction connaissance et anticipation, reprise et appuyée dans le nouveau Livre blanc de 2013, en ouvrant un accès géographique à cette région du globe vers lequel le centre de gravité s’est déplacé. Plus que jamais, les officiers-élèves sont au cœur du sujet.

[1] Le meilleur des ambassadeurs,  Hervé Couteau-Bégarie.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:50
remorquage par Guyno et les italiens

remorquage par Guyno et les italiens

07/06/2013 Marine nationale

 

Un détachement du Groupe de plongeurs démineurs de la Méditerranée (GPD Méd) a participé à l’entraînement annuel Italian Minex dans la baie de La Spézia (Italie) du 12 au 24 mai 2013.

 

La première semaine a été dédiée principalement à des actions de recherche par sonar remorqué par zodiac, au traitement et exploitation des données, à des plongées d’expertises pour lever le doute sur les interprétations des échos et à la récupération des mines lors des identifications par les plongeurs. La deuxième semaine était axée sur l’échange entre les nations, complété par la présentation du «NEW SUIT» modernisé (système de plongée atmosphérique). Une brève présentation du drone sous-marin REMUS 100 a été dispensée aux plongeurs français qui ont par la suite été accueillis sur les chasseurs de mines Italiens Chocchia et Rimini

 

«Au-delà de l’intérêt d’entretenir des liens forts avec les pays situés autour de la Méditerranée, l’entraînement Italian Minex 2013 est une occasion intéressante de mettre en avant le savoir-faire et les méthodes de travail de la guerre des mines française et de les comparer avec les nations représentées. Cette occasion de travail et d’échange est d’autant plus importante que l’arrivée prochaine dans les GPD du drone sous-marin Alister modifiera sensiblement notre approche de la menace mine. Enfin, cet entraînement permettra à l’unité de confirmer sa capacité de projection par voie routière et à l’étranger d’une équipe mixte constituée d’experts dans les domaines de la recherche par sonar et de la plongée» témoigne le capitaine de corvette Deroide, commandant du GPD Méditerranée.

 

 

Chasseur de mine italien

Chasseur de mine italien

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 12:35
Le représentant de la CNIM présente l’EDAR au CV Sharma, directeur des besoins opérationnels de la marine indienne

Le représentant de la CNIM présente l’EDAR au CV Sharma, directeur des besoins opérationnels de la marine indienne

07/06/2013 Marine nationale

 

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, en relâche opérationnelle à Goa (Inde) le 31 mai 2013, a mis à disposition ses installations pour permettre à des industriels français d’exposer leurs matériels et savoir-faire aux décideurs indiens.

 

Le groupe Jeanne d’Arc 2013 entame la troisième phase de son déploiement dans un objectif de soutien à la diplomatie navale et aux exportations de défense. Le BPC Tonnerre et la FASM Georges Leygues effectueront plusieurs escales, de l’océan Indien jusqu’à la mer de Chine dans cet objectif.

 

À Goa, le salon a rassemblé quatre industriels de défense: Cassidian, SAGEM, CNIM et DCNS. Les représentants de ces entreprises ont pu notamment rencontrer le vice-amiral Parhar, commandant la région maritime de Goa et l’aéronautique navale. Les autorités de la Marine Indienne ont ainsi pu observer en situation le matériel des industriels français équipant le BPC et présenté par les marins du bord qui l’utilisent en opérations. Ces prises de contact entre marines sont essentielles pour les industries françaises qui souhaitent collaborer avec les marines étrangères.

 

Le soutien à l’exportation des industries de défense françaises est une mission à part entière du ministère de la Défense, et donc de la Marine. L’objectif de ces manifestations est de garantir aux décideurs étrangers, susceptibles de les acquérir la qualité, la fiabilité et la pérennité des équipements français qui équipent les bâtiments de la Marine nationale. A ce titre la Marine nationale, en collaboration avec le Groupement des industries de constructions et activités navales (GICAN), organise des « salons » pendant lesquels exposent des industriels qui ont participé à l’équipement du Tonnerre.

 

Le prochain «salon» se déroulera le 13 juin, le groupe Jeanne d’Arc sera alors en relâche opérationnelle à Singapour.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 11:50
Kosovo : visite du nouveau SACEUR à DOG 31

08/06/2013 Sources : EMA

 

Le 6 juin 2013, le général américain Philip Breedlove, nouveau commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) a visité la Kosovo Force (KFOR) dans le cadre de sa tournée des théâtres d’opérations sur lesquels est engagée l’OTAN.

 

Le général Breedlove a été accueilli à Novo-Selo par le colonel Woods, commandant le Battle Group multinational  Est (MNBG-E) et par le lieutenant-colonel Crider, commandant le poste de commandement avancé (Forward Command Post, FCP) du MNBG-E, où il a assisté à un point de situation complet de cette zone de responsabilité.

 

Après avoir visité plusieurs emprises de la KFOR en compagnie du général allemand Volker Halbauer, commandant la KFOR (COMKFOR), il s’est rendu au poste administratif de Brnjak (DOG 31), poste frontière entre la Serbie et le Kosovo, actuellement sécurisé par l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français. Le général Breedlove a effectué le tour des installations (postes de garde, d’observation, de contrôle de véhicule, zone de vie) et a tenu à féliciter les soldats français de l’EEI pour la remarquable qualité du travail accompli.

 

Actuellement armé par le 4e escadron du 1errégiment de chasseurs (1e RCH) de Thierville-sur-Meuse, l’EEI est placé sous le commandement tactique du MNBG-E. Il effectue des rotations sur l’ensemble des postes de la zone de responsabilité du BMNG-E, dans le but de surveiller, d’interdire et dissuader tout trafic illégal à travers cette frontière.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en collaboration avec la mission des Nations unies au Kosovo (MINUK), la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont actuellement engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR.

Kosovo : visite du nouveau SACEUR à DOG 31
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