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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:55
Habillement: l’armée n’externalisera pas mais devra faire des économies

05 juin 2013 par Romain Mielcarek - ActuDéfense

 

La fonction habillement des armées restera en interne. Il faudra pourtant certainement réduire effectifs et lieux de stockages pour assurer une économie de quelques 50 millions d’euros par an.

 

Après des mois de réflexion, le ministre de la Défense et la Dicod ont finalement annoncé que la fonction habillement des armées ne serait pas externalisée. Cette piste, un temps étudiée, suscitait des craintes au sein des syndicats et des entreprises du secteur. C’est finalement une logique de Régie rationalisée optimisée (ROO) qui sera mise en oeuvre.

 

Cette solution permet de maintenir la fonction habillement au sein des armées. Elle doit assurer aux militaires une réponse de qualité réactive en cas de besoins opérationnels. La ROO assure enfin au tissu d’entreprises impliquées dans la production de l’habillement de maintenir son activité dans un contexte économique précaire.

 

Elle doit surtout permettre, et c’était tout l’enjeu de cette réflexion, de réaliser des économies. Le ministère espère réduire de 50 millions d’euros par an les dépenses dans ce domaine. Des économies qui passeront certainement pas une réorganisation intégrale des services. Déjà, dans certaines unités, plusieurs fonctions avaient été rationalisées. Dans les mois qui viennent, le secrétariat général aux armées (SGA) devra mettre en oeuvre cette réforme qui devrait impliquer une réduction des effectifs et des centres de stockages.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:50
Rafale et Super Etandard français encadrent des F-18 Suisse pendant la Air Defense Week 2013 - photo Cyril Davesne / Marine Nationale

Rafale et Super Etandard français encadrent des F-18 Suisse pendant la Air Defense Week 2013 - photo Cyril Davesne / Marine Nationale

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:45
Serval : Dans la peau d’un chef de section du 25e régiment du génie de l’air

04.06.2013 ECPAD

 

Le lieutenant Edouard est en mission depuis quatre mois au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Depuis septembre 2010, il est chef de section travaux au 25e régiment du génie de l’air (25ème RGA) basé à Istres.

 

Saint-cyrien, il s’est engagé en 2006 et a décidé de servir dans un régiment de l’armée de Terre qui travaille au profit d’une autre armée, en l’occurrence l’armée de l’Air : « Je voulais faire quelque chose de concret et avoir la possibilité d’être engagé sur des missions qui s’inscrivent dans le temps et qui laissent une trace de notre passage. Le fait de pouvoir travailler pour deux armées est une chance, cela permet de multiplier les expériences et de diversifier les missions sur lesquelles nous pouvons être employés. » En effet, le 25e RGA est capable de conduire des travaux partout dans le monde grâce ses engins aérotransportables.

 

Le lieutenant Edouard a déjà été engagé deux fois au cours de l’année 2011. Au titre de l’opération Harmattan en Libye, en appui au déploiement de la force depuis la Corse, et au Tadjikistan, dans le cadre de l’opération Pamir pour réaliser des travaux  sur le taxiway de l’aéroport International de Douchambé. « Pendant cette première opération extérieure (OPEX) au Tadjikistan, j’ai commandé un détachement d’une soixantaine de sapeurs sur un chantier qui a duré plus de six mois. Ceci m’a permis de me conforter dans mon rôle de chef. Le plus délicat dans le commandement est de gérer l’aspect humain du fait de la durée de l’engagement et de l’éloignement des familles. »

 

Au Mali, le détachement du 25e RGA est commandé par le capitaine Mathieu. Les sapeurs sont répartis sur 4 sites différents : Gao, Kidal, Tessalit et Bamako. Le lieutenant Edouard commande la partie déployée à Bamako.

 

À peine a-t-il posé le pied sur le sol malien, qu’il a été chargé avec sa section de définir et d’aménager sur l’aéroport de débarquement (APOD) de Bamako les zones sur lesquelles les militaires de la force Serval seraient déployés leurs quartiers. A partir dule 20 janvier dernier, une quinzaine de jours, soit 2700 heures de travail, ont été nécessaires pour effectuer les travaux. « Dans un pays où la saison des pluies dure quatre mois, il  est  impératif de s’assurer que les zones ne soient pas inondables et que le sol résiste aux fortes précipitations. Toutes ces opérations d’aménagement ont été menées en relation étroite avec le détachement du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) de Bamako. »

 

Une fois l’aménagement finalisé et les troupes de l’opération Serval déployées, le plus grand chantier réalisé par le détachement du lieutenant a été la construction du dépôt de munitions du théâtre installé à Bamako. D’une surface de plus de 39 000m², le chantier a nécessité un peu plus de deux mois de travaux au cours desquels 25 000m3 de terre ont été déplacés et 3500 bastion wall ont été installés. Il s’agit de structures métalliques déployables que l’on remplit de terre afin de construire des murs de protection.

 

La rapidité des opérations et la nécessité de fournir très vite un appui dans le domaine de la protection des installations de la force Serval ont entrainé le déploiement des sapeurs  du 25e RGA dans différentes zones du Mali : « La principale contrainte rencontrée sur le territoire est la distance entre les zones de déploiement. Certains sites sur lesquels nous étions employés, situés à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, étaient inaccessibles par la route.  C’est pourquoi tous nos matériels ont été transportés par voie aérienne ce qui nous a permis d’être au plus tôt sur les sites pour pouvoir commencer très rapidement les travaux demandés. » 

 

Le lieutenant et ses hommes ont participé à des missions d’expertise de pistes sommaires. Ce type de piste est utilisée par les forces aériennes et le groupement aéromobile (GAM) sur plusieurs zones du Mali : «  Nous (le 25e RGA) avons également eu à mettre en place les systèmes de protection des forces à Bamako, Gao, Tessalit et Kidal et à maintenir en condition opérationnelle les pistes d’atterrissage. Nous avons également installé des check point et des postes de combat tout autour des zones d’installations françaises. Plus de 1000 Bastion wall ont été utilisés pour mettre en place un dispositif de protection mobile mais efficace. »

 

Au début du mois de février, le détachement du 25e RGA a également été au plus près des zones de combat lors de la réhabilitation d’une piste sommaire à Tessalit, au Nord du Mali. Cette action a été déterminante et a très fortement contribuée au déploiement rapide de la force Serval : « Pour moi, c’est le moment fort de notre mandat au Mali, avec un déploiement du détachement au cœur de la zone de combat. » souligne le lieutenant Edouard

 

Les sapeurs du 25e RGA ont également mené des missions de reconnaissance de zone, actions qui visent à détecter, dans tous les types d’infrastructures, la présence d’engins explosifs.

 

 « Après quatre mois passés au Mali, je suis pleinement satisfait de toutes les missions, riches, mais aussi exigeantes, que j’ai pu mener à la tête de mon détachement car tous les objectifs qui m’ont été fixés ont été atteints. Intégrés au cœur de la mission opérationnelle, nous faisions parti des premiers à être arrivés sur les différentes villes du Nord. Pour la première fois de son histoire, le régiment a été intégré dans une manœuvre opérationnelle offensive. En tant que chef, c’est une fierté d’avoir pu contribuer, en partie, à l’installation d’une force ayant compté jusqu’à 4500 hommes. »

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:35
Un casa de l’armée de l’air survole la Nouvelle Calédonie. photo Sirpa air.

Un casa de l’armée de l’air survole la Nouvelle Calédonie. photo Sirpa air.

04 juin 2013 par Romain Mielcarek - ActuDéfense

 

Que peut faire la France en Asie et dans le Pacifique ? Si ses installations militaires ne sont pas majeures dans cette région, Paris peut profiter de partenariats solides et d’une influence forte pour défendre des enjeux sécuritaires qui concernent directement les Européens.

 

De vendredi à dimanche dernier, les pays asiatiques se sont réunis au désormais traditionnel dialogue de Shangri-La . Cette rencontre autour des problématiques de sécurité dans la région Asie-Pacifique a accueilli des délégations (ministres de la Défense, responsables diplomatiques, experts militaires) de la plupart des pays concernés ainsi que de quelques partenaires occidentaux. Côté Européens, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Suède et la France avaient fait le déplacement.

Dimanche, Jean-Yves Le Drian a d’ailleurs pu prendre la parole pour exprimer l’intérêt de l’hexagone pour cette partie du monde. «La France entend résolument rester engagée en faveur de la sécurité de la zone Asie-Pacifique, a déclaré le ministre de la Défense. Vos intérêts de sécurité sont nos intérêts de sécurité.» Les océans Indien et Pacifique, voies maritimes primordiales, sont en effet directement menacés par une piraterie qui a amené l’ensemble des armées nationales à mobiliser des moyens. La mission européenne Atalante en est un exemple. Plus largement, à l’échelle continentale asiatique, ce sont les problématiques de grande criminalité et de terrorisme qui font se rencontrer l’ensemble des préoccupations.

Reste la question de la stabilité régionale. Le Livre blanc pour la défense et la sécurité nationale (LBDSN) remarque que «l’équilibre de l’Asie orientale a été modifié en profondeur par la montée en puissance de la Chine». Jean-Yves Le Drian a fait lui aussi allusion aux conflictualités qui persistent «dans cette région où des contentieux géopolitiques, parfois anciens, nourrissent des tensions». Les puissances asiatiques se livrent en effet à de véritables batailles diplomatiques, lorsqu’il s’agit de réclamer les Kouriles (Russie/Japon), de contester les détentions d’îles en mer de Chine (Chine, Japon, Taïwan, Corée du Sud), de revenir sur la conquête d’un territoire perdu dans l’Himalaya (Inde/Chine) ou encore de ne pas admettre le tracé d’une frontière (Cambodge/Thaïlande). L’appréhension du risque avec des pays incontrôlables, comme la Corée du Nord, ne fait qu’amplifier l’incertitude dans cette partie du monde.

D’autant plus que plusieurs de ces acteurs investissent massivement dans le domaine militaire. La Chine et l’Inde, notamment, enregistrent des progressions considérables dans ce secteur. Les marines, exposées en première ligne dans cette région, gagnent en taille. La multiplication des navires risque d’entraîner une croissance du nombre d’accrochages. Là aussi, le ministre de la Défense a appelé à la mise en oeuvre de dialogues accrus pour trouver les fondements d’une confiance mutuelle.

 

Petite France

 

Toutes ces évolutions amènent les Etats-Unis à réorienter leur stratégie de défense vers la région Asie-Pacifique. Constat du LBDSN : «Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région peut contribuer à la maîtrise des tensions en Asie et faciliter la mise en place d’instruments de stabilité visant à assurer une gestion pacifique des différends.» Ce document de préciser que «l’engagement américain ne décharge pas la France [...] de ses responsabilités».

De par la présence de plusieurs territoires et départements d’outre-mer dans cette région, la France continue en effet de maintenir quelques installations stratégiques. La Réunion ou encore la Nouvelle-Calédonie offrent de maigres ports d’attache qui restent éloignés des coeurs des océans Indien et Pacifique. Elles restent néanmoins primordiales et justifient à elles seules la légitimité de la France à se préoccuper de cette partie du monde.

Reste que les réductions de moyens qu’implique le nouveau Livre blanc imposent une hiérarchisation des priorités. Le sommaire du document le montre : l’Asie et la Pacifique n’arrivent qu’en fin des enjeux stratégiques, après l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. A l’inverse, les Américains disposent d’un imposant réseau d’installations militaires à travers tout le Pacifique. Les Chinois, puisqu’ils sont au coeur des préoccupations, sont également parvenus à mettre en oeuvre un maillage maritime conséquent dans la région.

La France compte sur ses partenariats stratégiques pour accroître sa présence à moindre frais. Plusieurs accords viennent ainsi d’être signés avec l’Australie. D’autres, plus historiques, lient Paris au Vietnam ou à la Malaisie, notamment au travers de transferts d’armements. Une coopération que Jean-Yves Le Drian entend plébisciter.

C’est enfin et surtout sur la diplomatie que la France compte utiliser, en encourageant la promotion d’une architecture de sécurité régionale et un meilleur dialogue politique et militaire entre les pays. Pour cela, Paris aimerait pouvoir impliquer plus largement l’Europe. La Haute-représentante aux Affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, a d’ailleurs pris la parole au cours de ce dialogue de Shangri-La. Défendant le modèle en trois axes de son service (diplomatie / défense / développement), la patrone de la diplomatie européenne a insisté sur le fait que l’intérêt de l’Europe n’est pas de «projeter de la puissance mais de responsabiliser».

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:55
Cérémonie des 80 ans du centre d'expériences aériennes militaires (CEAM)

Cérémonie des 80 ans du centre d'expériences aériennes militaires (CEAM)

05/06/2013  Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Lundi 3 juin 2013, le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) a fêté dignement ses 80 ans sur la base aérienne 118 de Mont-Marsan. Présidé par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), cet événement a notamment été marqué par la présence d’un A400M.

 

Cérémonie d’ouverture

 

Sous un soleil radieux, une cérémonie militaire a ouvert les festivités en présence de nombreuses autorités civiles et militaires. Sur le tarmac, face aux tribunes, un dispositif comprenant le drapeau et les équipes de marque du CEAM ainsi qu’une délégation de la Multi Entry Service Team d’Orléans (unité qui recevra très prochainement le premier A400M estampillé « armée de l’air » ) ont fait honneur à l’unité montoise. Après la revue des troupes et une remise de décorations, le général Denis Mercier, CEMAA, a procédé à la lecture de l’ordre du jour. Il a naturellement rappelé les moments forts du CEAM, de sa création en 1933, à Reims, jusqu’à nos jours, en passant par son implantation définitive en 1945 à Mont-de-Marsan. « Vous pouvez être fiers de vos aînés qui depuis 80 ans ont toujours su faire preuve d’une grande ténacité et d’un très haut niveau d’expertise tant dans la conduite des expérimentations que dans la participation directe aux opérations », a t-il souligné.

Revue des troupes par le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air

Revue des troupes par le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air

80 ans de technologies

 

Le CEAM a pour principale mission de définir les règles d’emplois des matériels de l’armée de l’air avant leurs livraisons aux unités. Ses premiers travaux  ont alors concerné des avions hérités de la Seconde Guerre mondiale avant de s’atteler aux premiers aéronefs nationaux tels que le Noratlas ou encore l’Ouragan. «S’enchaînent alors de nombreux modèles d’avions toujours plus performants», a expliqué le CEMAA. Pour n’en citer que quelques uns : le Vautour, le Mirage VI, le Transall, ou encore le Jaguar. Mais le CEAM, c’est aussi les expérimentations sur Mirage F1 et Mirage 2000, sans oublier la mise en service opérationnel du Rafale, des armements embarqués, des drones et du développement de l’A400M. «Le CEAM est de tous ces programmes tout en s’impliquant dans l’intégration des armements sur les aéronefs», a mis en évidence le général Mercier.

Défilé aérien en clôture de la cérémonie des 80 ans du CEAM

Défilé aérien en clôture de la cérémonie des 80 ans du CEAM

Des expositions statique et dynamique, preuves du savoir-faire du CEAM

 

Et pour prolonger cet anniversaire, le CEAM a offert au public venu en masse, une exposition statique mettant à l’honneur un large éventail des matériels sur lesquels travaille l’unité. Parmi les aéronefs exposés, un Rafale, un Mirage F1CR, un Mirage 2000, un Caracal, un C160 Transall du «Poitou» et pour la première fois, un A400M déployé depuis Toulouse. Pendant plus de deux heures, les équipes de marques et le général Joël Rode, commandant le CEAM, ont présenté au public les équipements (armements, technologies, équipements) utilisés dans les dernières opérations telles que Serval, au Mali. Puis, une mission de Personnel Recovery (récupération de personnel) a été présentée de manière dynamique afin d’illustrer l’ensemble des systèmes testés et conçus par le CEAM pour une telle opération. Cette journée a également été marquée par le passage au-dessus de la base de Mont-de-Marsan, de l’A400M, futur transporteur de l’armée de l’air.

L'A400M survole la base aérienne de Mont-de-Marsan

L'A400M survole la base aérienne de Mont-de-Marsan

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:50
Air Defense Week - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Air Defense Week - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

04/06/2013 Marine nationale

 

Après dix jours d’exercice, l’entraînement Air Defense Week s’est achevé le 31 mai 2013. Cet entraînement interallié et interarmées organisé par le Groupe aérien embarqué et mis en œuvre par la Marine nationale s’est déroulé depuis la Base d’Aéronautique Navale de Landivisiau.

 

Du 21 au 31 mai 2013, Français, Suisses et Britanniques ont eu l’opportunité de développer leurs capacités à évoluer ensemble dans le domaine de la défense aérienne, en particulier dans la défense de forces navales. De nombreux moyens ont ainsi été mis en œuvre dans le cadre de cet entraînement opérationnel qui n’avait pu être organisé depuis 2008 en raison de l’activité du groupe aérien embarqué (GAé).

photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Au terme de l’entraînement, l’heure est au bilan et de nombreuses satisfactions ont été retirées des dix jours d’entraînement opérationnel.

 

Les britanniques ont pu accélérer la formation de leurs équipages, puisque 4 contrôleurs aériens ont été brevetés à l’issue des vols d’entraînement des deux Seaking. Dans le même temps, les aviateurs suisses ont dépassé leurs objectifs d’entraînement et ont su tirer parti des missions réalisées avec les forces maritimes et terrestres. Les unités françaises ont quant à elles su combiner leur expertise et leur savoir-faire avec les nations alliées pour maintenir à haut niveau leur qualification opérationnelle.

Les F18 suisses stationnés sur de la BAN de Landivisiau durant l’exercice Air Defense Week 2013 - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Les F18 suisses stationnés sur de la BAN de Landivisiau durant l’exercice Air Defense Week 2013 - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Air Defense Week démontre la capacité des forces participantes à conduire des opérations en coalition, tout en intégrant les composantes Air, Mer et Terre au travers de missions complexes et variées, de jour comme de nuit. Cela démontre la nécessité de la coordination et l’interopérabilité des forces et des équipements dans un environnement stratégique où la coopération interalliée et interarmées est de plus en plus importante.

 

Les vols ont donné lieu à beaucoup d’échanges entre Français, Britanniques et Suisses. Les pilotes suisses ont pu apporter une expertise forte concernant la défense aérienne, leur domaine de prédilection, et retirer beaucoup d’expérience lors des exercices maritimes.

Hawkeye au décollage de Landivisau durant l’exercice l’Air Defense Week 2013 - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Hawkeye au décollage de Landivisau durant l’exercice l’Air Defense Week 2013 - photo Frederic Duplouich - Marine Nationale

Témoignages du CV Eric Aymard, commandant du Groupe aérien embarqué et de "Teddy", chef des opérations du détachement Suisse

 

«Réaliser un exercice de cette ampleur permet  une richesse et une variété importante des thèmes tactiques et de complexifier les scénarii d’entraînement. Nous avions programmé 350 sorties et en avons effectué 330, ce qui est un taux de réalisation particulièrement satisfaisant.»

 

«Les vols ont donné lieu à beaucoup d’échanges entre Français, Britanniques et Suisses. Les pilotes suisses ont pu apporter une expertise forte concernant la défense aérienne, leur domaine de prédilection, et retirer beaucoup d’expérience lors des exercices maritimes.»

Air Defense Week - photo Cyril Davesne - Marine Nationale

Air Defense Week - photo Cyril Davesne - Marine Nationale

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:45
Serval : Visite d’une délégation parlementaire

04/06/2013 Sources : EMA

 

Les 2 et 3 juin 2013, Monsieur Pierre Lellouche et Monsieur François Loncle, respectivement président et rapporteur du groupe Sahel à la commission parlementaire des affaires étrangères, se sont rendus à Gao et à Bamako.

 

La délégation a été accueillie à l’aéroport de Gao par le général Laurent Kolodziej, commandant la brigade Serval. Elle a d’abord assisté à un point de situation sur l’activité de la force Serval, suite à quoi elle s’est rendue dans la ville de Gao pour rencontrer les autorités locales.

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

De retour à l’aéroport de Gao, les députés ont rencontré les militaires de la force Serval, des forces armées malienne et de la MISMA.

 

Le 3 juin, la délégation s’est rendue à Bamako où elle a été accueillie par le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant la force Serval (COMANFOR Serval) au poste de commandement interarmées de théâtres (PCIAT).

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

Une visite du Joint Operations Center (JOC) du PC, centre névralgique de l’opération, leur a permis de toucher au plus près le suivi et la coordination des actions conduites dans l’opération Serval.

Serval : Visite d’une délégation parlementaire

Les opérations de la force Serval continuent d’accompagner la montée en puissance des forces de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), ainsi que des forces armées maliennes accompagnées par la mission de formation de l’Union européenne (EUTM).

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:45
Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

05/06/2013 Sources : EMA

 

Le 27 mai 2013, un convoi de véhicules parti de Bamako est arrivé à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire (RCI), pour embarquer sur un affrété à destination de la France.

 

Le convoi, composé d’une centaine de véhicules répartis en deux rames, a quitté Bamako le 25 mai après un contrôle technique effectué par le détachement logistique (DETLOG). Les éléments désengagés étaient issus des unités du groupement tactique interarmes 2 (GTIA2), des sous groupements logistiques et du sous-groupement du matériel adapté au théâtre.

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Pour assurer l’escorte du convoi, le DETLOG a mis à la disposition de chaque rame quatre véhicules P4, deux camions citernes polyvalents (CCP) et un porte-engins blindé d’évacuation (PEB)

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Le convoi, lancé sur un itinéraire de 1 200 kilomètres, a exigé une coordination permanente entre le chef opérations (CO) de la force Serval et celui de la force Licorne, stationnée en RCI.

A son arrivée à Abidjan, le convoi a été pris en charge par le détachement de liaison (DL) Serval auprès de la force Licorne, dont la mission est de faciliter les opérations de transit du matériel sur une zone de regroupement et d’attente.

Serval : convoi de désengagement entre Bamako et Abidjan

Lancé le 8 avril 2013, conformément à la décision du Président de la République, le désengagement de la force Serval se poursuit, de façon progressive et coordonnée avec les forces en présence (forces armées maliennes (FAM), MISMA, MINUSMA).

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:30
Liban : Exercice d’alerte QRF

05/06/2013 Sources : EMA

 

Les 14 et 28 mai 2013, la Quick Reaction Force (QRF) de la Force Commander Reserve (FCR) a effectué deux exercices d’alerte à Dayr Kifa dans le but de tester sa capacité de réaction.

 

Ce type d’exercice permet de contrôler la réactivité des éléments d’intervention de la FCR. La QRF peut être déclenchée sur ordre du chef de corps ou du chef opérations au profit d’un élément français ou en premier échelon de la FCR (ensemble du contingent français). Elle peut intervenir en renfort d’une patrouille en difficulté, peut participer à un bouclage de zone lors d’activités hostiles, ou bien encore intervenir en appui d’un contingent des Forces Intérimaires des Nations Unies (FINUL) qui aurait besoin d’un renfort immédiat.

Liban : Exercice d’alerte QRF

Armée par une centaine militaires et plus d’une vingtaine de véhicules, elle est composée : d’un poste de commandement d’unité élémentaire, d’une section d’infanterie, d’un peloton d’éclairage et d’investigation, d’un véhicule de l’avant blindé (VAB) sanitaire, d’un groupe du génie, et d’un élément léger d’intervention. Elle est en mesure de quitter Dayr Kifa en moins de 30 minutes, suivie du poste de commandement tactique en alerte à 1 heure.

 

En cas de besoin, la Quick Reaction Team (QRT) composée d’une dizaine de personnels du Peloton de Circulation Routière (PCR), peut être déployée pour assurer la sécurisation d’axes routiers ou en reconnaissance d’itinéraire au profit de la QRF. La QRT est en mesure de quitter le camp en moins de 15 minutes afin de faciliter le mouvement de l’élément d’intervention

Liban : Exercice d’alerte QRF

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la FCR est susceptible d’appuyer les autres contingents, pour éviter toute escalade de la violence. La FCR est le principal moyen de dissuasion, de réaction et de coercition de la FINUL. Robuste, souple, réactive, elle constitue une véritable force au service de la paix au Sud Liban.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:00
Livre Blanc 2013 : le chef d'état-major de l'armée de l'air s'exprime

05/06/2013 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté  - Actus Air

 

Comme promis, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, a souhaité s’adresser aux aviateurs suite à la sortie du nouveau Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, le 29 avril 2013. Échanges en toute franchise sur l’avenir de l’institution.

 

Mon général, vous avez participé à la commission en charge de rédiger le nouveau Livre blanc. Quel a été votre rôle et quels ont été vos objectifs durant cette rédaction ?

Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air - Comme tous les membres de la commission, mon rôle a été d’apporter ma réflexion aux travaux du Livre blanc. Nous sommes satisfaits de constater qu’un grand nombre de nos propositions ont été reprises dans ce document qui fixe les grandes orientations en matière de Défense. Cette considération est d’autant plus importante pour notre institution qu’elle établit une cohérence entre le projet de l’armée de l’air, récemment présenté aux aviateurs, et les grands principes retenus dans le Livre blanc.

Justement, quels sont selon vous les points clés, les orientations qu’il faut retenir de ce nouveau Livre blanc pour l’armée de l’air ? 

Je retiens principalement que les orientations que j’ai souhaitées pour l’armée de l’air sont parfaitement cohérentes avec les quatre principes directeurs annoncés par le ministre de la Défense. Le premier point concerne la question de l’autonomie nationale pour laquelle l’armée de l’air est fortement impliquée à travers sa participation très active aux missions permanentes (dissuasion, protection) ainsi que par sa  capacité à réagir immédiatement à une décision. Le deuxième point est axé sur la cohérence du modèle et des missions que nous sommes amenés à réaliser. Cette cohérence nous oblige à adapter en permanence notre dispositif en fonction de nos engagements. Elle s’exprime dans notre capacité à avoir des forces adaptées à toutes les phases d’une opération. C’est pourquoi nous devons aller vers une différenciation de l’entraînement, entre les forces capables d’entrer en premier avec une très grande réactivité et celles capables de durer. Cette différenciation des forces est d’ailleurs le troisième point mis en évidence par le ministre. Une nécessité qui entraîne également une différenciation de certains équipements. Pour passer la période budgétairement difficile, nous allons donc utiliser encore quelques temps des flottes plus anciennes, en ralentissant la modernisation de certains équipements sans l’interrompre. Nous l’avons réalisé au Mali, lorsque nous avons remplacé les Rafale de la permanence opérationnelle par des Mirage 2000 pour les envoyer en intervention. Enfin, le ministre de la Défense met en avant le principe mutualisation C’est un processus qui guide depuis longtemps notre action, notamment avec nos partenaires européens au sein de l’’EATC (1) et que nous poursuivrons avec des projets phares tels que celui de l’A400M, du MRTT ou des drones.

Avec ce Livre blanc, l’armée de l’air s’apprête à subir de nouvelles modifications. On parle de 34 000 postes supprimés pour la Défense, d’équipements revus à la baisse… Quelle réalité pour l’institution ?

Oui, nous allons vers un format plus réduit avec des diminutions qui seront conséquentes. Nous avons déjà fait des efforts entre 2008 et 2013 et nous devrons de nouveau en fournir. Mais dans ce format revu à la baisse, il est également question de projet et donc de modernisation. J’ai deux objectifs pour l’armée de l’air de demain. Tout d’abord, celui de continuer à moderniser ses capacités dans les domaines qui ont été présentés dans le projet « unis pour faire face ». D’autre part, celui de remonter son niveau d’activité aérienne en baisse actuellement de 20%, ce que je ne peux accepter. Ainsi, les  cinq priorités de l’armée de l’air, que j’ai annoncées dans le projet s’inscrivent parfaitement avec les objectifs affichés dans le Livre blanc. L’armée de l’air devra poursuivre sa capacité à commander et à conduire des opérations avec notamment la modernisation des outils de détection sur le territoire national. Elle devra toujours contribuer à notre autonomie nationale dans l’appréciation des  situations et garantir l’acquisition du renseignement nécessaire pour une opération au travers d’une différenciation de ses capteurs de renseignement, et de l’acquisition de systèmes de drones de type MALE (2). De plus, l’armée de l’air poursuivra sa mise en œuvre de structures adaptées garantes de notre capacité de réaction immédiate. En parallèle, elle développera ses moyens de projection avec l’arrivée de l’A4000M et le remplacement des tankers (ravitailleurs), avec le futur avion multirôle MRTT (3). Enfin, nous moderniserons nos capacités de formation et d’entraînement pour répondre aux nouvelles orientations.

Comment conserver la performance de l’armée de l’air dans un contexte de restructurations et de réorientations ?

Aujourd’hui, l’opération Serval, au Mali, a démontré le potentiel et le niveau extraordinaire acquis par l’armée de l’air. Pour la première fois depuis très longtemps, nous avons mené une opération sous notre propre commandement et contrôle. Le format capacitaire retenu dans le Livre blanc est un format, certes, plus ramassé, mais qui nous permet de maintenir le niveau atteint par l’armée de l’air, au Mali. Nous arrivons toutefois à un seuil limite, en-dessous duquel il faudrait sûrement réaliser des choix impactant la capacité des armées à s’engager dans une opération extérieure. Actuellement, le format annoncé dans le Livre blanc nous permet bien heureusement de conserver notre superbe armée de l’air, sa réactivité et sa performance, même si le court terme sera très difficile.

 

"Soyons unis pour faire face"

 

Après le Livre blanc de 2008, les aviateurs ont su faire face à des restructurations importantes. Quel message voulez-vous leur adresser aujourd’hui en cette période annonciatrice de nouvelles réformes ?

Il faut continuer à travailler sur le projet de l’armée de l’air « Unis pour faire face ». D’autre part, il ne faut pas se focaliser sur les formats. C’est bien la cohérence que nous construisons qui nous fera avancer. Le projet de l’armée de l’air nous fixe plusieurs objectifs clairs dont celui de se recentrer sur des valeurs qui nous sont essentielles. Il a également vocation à redonner des responsabilités aux différents niveaux de commandement par une adaptation de nos structures militaires, la création d’escadres de nouvelle génération, le tout étayé par la mise en œuvre attendue de stages de formation au profit des officiers et des sous-officiers supérieurs appelés à exercer des responsabilités. Tout ceci va nous donner l’opportunité de préparer au mieux le futur de l’armée de l’air.

Avez vous déjà des échéances programmées dans la mise en œuvre du Livre blanc ?

La prochaine échéance extrêmement importante concerne la loi de programmation militaire. Elle va traduire l’ambition du Livre blanc et fixer le cap pour les six prochaines années. La deuxième échéance concerne, quant à elle, la traduction physique du projet de l’armée de l’air « Unis pour faire face ». En effet, nous allons très bientôt mettre en œuvre ce que nous avions annoncé. Le comité stratégique reviendra sur les bases aériennes le moment venu présenter aux aviateurs la mise en exécution de la loi de programmation militaire et celle du projet de l’armée de l’air, qui sont étroitement liées.

Le nouveau projet de l’armée de l’air « unis pour faire face » que vous avez présenté est-il une anticipation des réformes à mener suite au Livre blanc ? Constitue-t-il une mesure fédératrice pour aider les aviateurs à intégrer au mieux le nouveau visage de la Défense ?

Le nouveau projet n’était pas une anticipation mais un besoin de remise en cohérence globale des différentes réformes qui se sont télescopées jusqu’à présent. Dans cette remise en cohérence, plusieurs grands objectifs se dessinaient naturellement et je savais, étant un membre de la commission du Livre blanc, qu’ils étaient en accord avec les nouvelles orientations à venir. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons souhaité présenter le projet de l’armée de l’air avant la sortie du Livre blanc. Dans le projet « Unis pour faire face », nous avons mis en évidence le principe de différenciation des forces ou encore les efforts que nous souhaitions porter sur les moyens de renseignement et de surveillance. Des objectifs confortés dans le nouveau Livre blanc avec notamment l’acquisition de douze drones, et de moyens ISR (4) léger. Ce projet offre des objectifs clairs, qui démontrent que nous ne subissons pas notre avenir mais que nous le maîtrisons. Pour cela, il est très important d’expliquer les nouvelles orientations aux aviateurs, qu’ils puissent comprendre ce que nous faisons, qu’ils puissent y adhérer, et surtout en être les acteurs principaux. Je ne peux commander l’armée de l’air seul. Elle appartient à tous les aviateurs.

(1) EATC : European Air Transport - commandement européen du transport aérien

(2) MALE : moyenne altitude longue distance 

(3) MRTT : Multirole Transport Tanker - avion multirôle de ravitaillement en vol et de transport

(4) ISR : Intelligence Surveillance and Reconnaissance

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 15:55
Allocution du CEMA à la commission de Défense et des forces armées

 

 

04/06/2013 Sources : EMA

 

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, s'est présenté devant la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale le 22 mai.

 

"La date de cette audition est d’autant mieux choisie que ce matin même le général Barrera est venu me rendre compte de la fin de son mandat, le général Laurent Kolodziej lui succédant à la tête de la brigade Serval, et que j’ai reçu hier le général Foucaud, qui prendra dans trois semaines la relève du général de Saint-Quentin comme commandant de l’opération.

 

En tout état de cause, quatre mois et demi après son déclenchement et un mois après le vote du Parlement autorisant sa poursuite, il est intéressant de faire le point, avant de s’interroger sur les perspectives à court, à moyen et à long termes.

 

Des membres de la commission et vous-même, Madame la présidente, vous êtes rendus sur place et vous avez pu constater les particularités de la bande sahélo-saharienne. Vous avez aussi pu mesurer les conditions extrêmes auxquelles nos hommes sont confrontés – aujourd’hui, à Gao, il fait 45° à l’ombre !

 

Ces déplacements de parlementaires sur les théâtres d’opération sont nécessaires, je dirais même essentiels, non seulement pour vous, élus de la Nation, mais aussi pour nos troupes sur place. Votre présence témoigne en effet de l’attachement que vous leur portez et de la reconnaissance de la communauté nationale. Je tiens à ce propos à rendre hommage aux six militaires français morts au combat et à nos blessés – un peu plus de deux cents depuis le début de l’opération, étant entendu que j’inclus dans ce nombre les quelque 150 qui ont été victimes d’un « coup de chaleur ».

 

Mon propos s’articulera en trois parties. Je vous donnerai d’abord mon appréciation sur la situation en ce 22 mai et sur les perspectives immédiates qui s’en dégagent. Je vous indiquerai ensuite les premiers enseignements tirés de cette opération, avant d’évoquer pour finir les enjeux de nos futures interventions telles qu’on peut les envisager à la lumière du Livre blanc.

 

Il me faut commencer par rappeler quelques éléments de contexte ainsi que les objectifs fixés par le Président de la République. Vous le savez, notre intervention a été décidée au profit d’un État malien en situation de fragilité, qui ne contrôlait plus ses frontières depuis longtemps, laissant libre cours à toutes sortes de trafics. Les Nations unies estiment ainsi à treize milliards de dollars la valeur marchande de la drogue ayant transité en 2012 par le bassin sahélo-saharien, soit huit fois le budget de l’État malien. La situation politique laissée par Amadou Toumani Touré mêlait complaisance et corruption. L’État se montrait incapable d’apporter la moindre réponse aux attentes des populations du Nord, au moment même où de nombreux mercenaires touaregs rentraient chez eux après la chute du régime libyen.

 

C’est dans ce cadre que l’armée malienne a subi deux déroutes successives, au premier semestre de 2012, puis à partir de décembre dernier. Confrontée à des combattants aguerris, elle était mal commandée, rarement payée, mal équipée et affaiblie par des clivages internes. Elle s’est révélée dans ces conditions incapable de défendre la souveraineté de l’État, en dépit des actions de coopération menées de longue date, par nous-mêmes et par nos alliés.

 

Il faut également se souvenir que cette zone retenait notre attention depuis 2007, à cause des prises d’otages qui s’y sont produites – dix-huit en 2011 et six autres en 2012 –, dont onze ont concerné des Français. Face à cette situation, nous avons procédé à de nombreuses planifications de précaution, pour être à même de faire face à tous les cas de figure – sans pour autant envisager ce qui s’est passé précisément en janvier. Nous avons également mené des actions ponctuelles, avec un déploiement préventif de forces spéciales dans l’ensemble de la zone pour instruire les forces africaines. Enfin, dès 2009, le Gouvernement a établi un plan interministériel, dit « Plan Sahel », comprenant coopération, soutien militaire, aide à la justice et aide au développement.

 

Mais, de façon générale, jusqu’au 11 janvier, la France a privilégié l’action indirecte dans un cadre multilatéral où étaient mis en avant les Africains et leurs organisations régionales, au premier rang desquelles la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine, notre pays intervenant essentiellement en soutien.

 

Ce qui a déclenché notre engagement, c’est le « pas de trop » franchi par les groupes armés djihadistes – qui s’est révélé une erreur stratégique – lorsqu’ils ont cherché à sortir de l’Azawad « historique » et tenté de s’emparer de la ville de Mopti et, surtout, de la piste de Sévaré.

 

Les objectifs fixés par le Président de la République lors des conseils restreints de janvier étaient parfaitement clairs : stopper l’offensive vers Bamako et ainsi préserver l’existence d’un État malien ; détruire – ce qui signifie en langage militaire neutraliser 60 % des forces ennemies – et désorganiser la nébuleuse terroriste ; aider au rétablissement de l’intégrité et l’unité territoriales du Mali ; enfin, rechercher les otages, les nôtres en particulier.

 

Je vous rappelle brièvement l’enchaînement des opérations. L’avancée des groupes armés djihadistes a été bloquée dès le 11 janvier, premier jour de l’opération ; Gao a été reprise le 26 janvier, Tombouctou le lendemain, de sorte que les djihadistes ont été repoussés au nord du fleuve Niger ; à la fin de février, nous avons atteint la frontière algérienne avec la libération de la ville frontalière d’In Khalil ; le sanctuaire d’Al-Qaïda de l’Adrar des Ifhogas a été pris début mars, après des affrontements dont vous avez tous vu des images et qui se sont déroulés notamment dans la vallée de l’Amettetaï.

 

En quatre mois donc, l’offensive a été brisée. Il n’y a plus de sanctuaire djihadiste au Mali : 80 % de la logistique des terroristes a été détruite et ils ont été chassés des zones de peuplement. L’État malien a commencé à réinvestir le Nord. Enfin, il n’y a plus dans le Nord-Mali de zone où nous ne soyons allés, seuls ou accompagnés des forces africaines, au premier rang desquelles les Tchadiens et les Nigériens, mais sans oublier les Mauritaniens avec lesquels nous avons coopéré dans le Nord-ouest, en plein accord avec les autorités de Bamako.

 

Les nombreux défis que nous avons relevés méritent d’être soulignés, notamment ceux du temps, de l’espace – ou plutôt des espaces – et du climat.

 

Le temps tout d’abord. Notre réaction au déclenchement de l’opération a été, j’oserai le mot, fulgurante. En l’espace de quelques heures, nous avons traduit la volonté politique de la France en action militaire. La cadence de l’opération a également été extrêmement rapide : nous avons toujours conservé l’initiative sur l’adversaire ; nous avons pu reprendre leurs principaux points stratégiques avant la saison chaude, évitant ainsi l’enlisement que prédisaient certains.

 

L’espace a également constitué un défi, d’abord en raison de l’éloignement du Mali puisque Bamako se trouve à quatre mille kilomètres de Paris, ensuite en raison de la diversité d’un territoire où coexistent désert de sable au Nord-ouest, désert montagneux au Nord-est et savane désertique au Sud-est, le Sud-ouest étant mi-désertique mi-marécageux. Il s’agit enfin d’un espace immense : la distance de Bamako à Gao équivaut à celle de Paris à Brest mais, sans voie ferrée ni autoroute et par plus de 40 degrés, il faut dans le meilleur des cas trois jours pour la parcourir en l’absence de toute opposition.

 

Le troisième défi est celui du climat. Vous avez pu constater lors de votre déplacement à quelles conditions extrêmes nos troupes doivent faire face. Les combats de l’Adrar ont été livrés par une température de 45°. Chargé de trente kilos, chaque homme avait besoin de dix litres d’eau par jour. Comme ils étaient deux mille, ce sont donc vingt tonnes d’eau qu’il fallait acheminer quotidiennement, soit la capacité de deux avions C-130. D’autre part, dans les conditions météorologiques actuelles, un C-160 Transall ne peut transporter que vingt-huit passagers au maximum, contre soixante en plein hiver. Nos soldats ont tenu, non seulement parce qu’ils étaient bien entraînés, mais aussi parce que nous avons pu relever ce défi logistique.

 

Les actions politiques, diplomatiques et militaires ont toujours été en phase. Je voudrais mettre en exergue deux points en particulier. Le premier est connu et reconnu, et je l’avais déjà évoqué à propos de l’opération Harmattan : le processus décisionnel politico-militaire français est réactif grâce à une chaîne aussi courte que possible. Deuxièmement, nous avons bénéficié du soutien quasi immédiat de certains de nos alliés et partenaires.

 

J’en viens aux perspectives immédiates.

 

Conformément à la volonté exprimée par le Président de la République, nous avons commencé à réduire notre empreinte sur le théâtre. En effet, la poursuite des opérations ne nécessite plus le même niveau de forces ; d’autre part, la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) a commencé à déployer ses 6 000 hommes, y compris dans le Nord, en attendant de se transformer, à partir du 1er juillet, en mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), d’effectif double, soit plus de 12 000 hommes.

 

L’État malien, quant à lui, s’est engagé dans un processus de réconciliation nationale : les administrations commencent à revenir dans le Nord du pays ; un médiateur agréé par toutes les parties a été désigné pour discuter avec toutes les populations, touarègues comme arabes, qui ne sont pas plus unies les unes que les autres. Enfin, il est maintenant quasiment certain qu’une élection présidentielle se tiendra le 28 juillet et le 11 août, juste après le ramadan. Comme l’a indiqué le Président de la République, c’est la vitesse à laquelle se déroulera ce processus qui dictera le niveau et la nature de notre présence.

 

La réconciliation a aussi besoin du financement de la communauté internationale et de l’implication des acteurs régionaux. De ce point de vue, on ne peut que se réjouir du succès de la conférence des donateurs de Bruxelles qui, le 15 mai, s’est achevée sur la promesse de 3,2 milliards d’euros de dons. Comme je vous l’ai dit, l’intervention au Mali n’a pas constitué une surprise en elle-même : seule la date et le facteur déclenchant nous étaient inconnus. Nous avions envisagé toutes les hypothèses, excepté que les trois groupes djihadistes lanceraient ensemble une offensive militaire en bonne et due forme.

 

Il est d’ores et déjà possible d’en tirer quelques enseignements militaires.

 

Tout d’abord, les forces armées françaises ont atteint un niveau d’efficacité exceptionnel, reconnu dans le monde entier : fortes de leurs engagements précédents, en Afghanistan, en Libye et en Côte d’Ivoire, où nous avions testé des modes d’action un peu nouveaux, elles ont démontré l’étendue de leur savoir-faire. Notre objectif est de le préserver dans le cadre de la future loi de programmation militaire.

 

Trois points ont été améliorés, et d’abord l’intégration interarmées jusqu’à un niveau élémentaire – ce que j’appelle les opérations combinées : lors de la bataille de l’Adrar des Ifoghas, les drones et des avions Atlantique 2 de la marine ont permis aux troupes au sol de bénéficier des appuis combinés de la chasse, des hélicoptères de l’aviation légère de l’armée de terre, l’ALAT, et de l’artillerie. Deuxièmement, le partage du renseignement « inter-agences », aussi bien entre nos services qu’avec nos alliés, est devenu plus fluide. Enfin, le processus de ciblage a été plus efficace, comme le prouve l’absence de dommages collatéraux.

 

Mais certaines lacunes capacitaires demeurent et n’ont pu être que partiellement comblées par l’aide de nos alliés. Le transport stratégique militaire tout comme le transport tactique ont été sous forte tension alors que c’est un élément clé sur ce type de théâtre. En matière de drones, nous avons certes déployé nos deux Harfang beaucoup plus tôt que prévu – alors qu’il était programmé de les faire venir à Niamey à partir de la fin de février, c’est-à-dire après l’aménagement d’une aire de stationnement en dur, ils ont été disponibles dès le 20 janvier –, mais cette capacité s’est révélée insuffisante, de sorte que le soutien de drones américains a été le bienvenu. Pour le ravitaillement en vol aussi, nous avons bénéficié de l’aide des États-Unis qui, aujourd’hui encore, mettent à notre disposition, en moyenne, trois avions par jour. Nous avons également eu recours à des ravitailleurs espagnols, britanniques et allemands. Enfin, je relève que nous ne disposons toujours pas d’hélicoptères lourds. En Europe, seuls les Allemands et les Britanniques en possèdent et ils sont tous d’origine américaine. Les Britanniques les mobilisent en Afghanistan tandis que les Allemands demeurent contraints par leurs règles d’engagement des forces. Ces appareils présentent l’avantage de conserver par forte chaleur une capacité de charge équivalente à celle d’un hélicoptère de type Cougar, ce qui nous suffirait.

 

Au-delà de ces enseignements strictement militaires, je tirerai trois leçons sur le plan stratégique.

 

La France conserve en Afrique une forte capacité d’influence, que nous devons et pouvons faire prospérer. C’est le général de Saint-Quentin, commandant de l’opération Serval, qui était responsable de la cellule de coordination avec les différents contingents africains. Cette responsabilité était attendue et même réclamée par nos partenaires africains, à tel point que les forces tchadiennes, dont je dois saluer l’engagement et le courage, ont demandé à être placées sous commandement français, comme les forces nigériennes d’ailleurs.

 

La capacité des forces africaines à se mobiliser est le second enseignement, et une heureuse surprise. En l’espace de deux mois, 6 000 hommes ont été déployés sur le territoire malien. Leur niveau opérationnel est certes hétérogène, leur équipement et la logistique associée sont défaillants, mais cet engagement rapide est une première et cette manifestation de bonne volonté doit être encouragée.

 

Enfin, l’aide militaire européenne a été globalement tardive. Des soutiens importants ont certes été obtenus, mais souvent dans un cadre bilatéral. Comme pour la Libye, les Britanniques, les Danois et les Belges ont répondu présents en moins de vingt-quatre heures et sans aucune restriction d’emploi. Le général Barrera me disait ce matin à quel point il avait été « bluffé » par le courage des pilotes danois, qui ont été envoyés jusqu’à Tessalit ou Kidal, ou des pilotes belges, qui ont fait du transport tactique dans des zones de combat. L’European Union Training Mission in Mali (EUTM Mali), la mission européenne de formation de l’armée malienne, forte de ses 550 hommes, est à pied d’œuvre depuis le 1er mars, et aura formé d’ici au 8 juin le premier bataillon malien, l’objectif étant d’en former quatre au cours d’une première phase de douze mois.

 

Les combats d’ampleur terminés, les sanctuaires terroristes durablement détruits, s’ouvre aujourd’hui le temps de la stabilisation, tant militaire que politique, ce qui exige une approche globale, du point de vue géographique comme en ce qui concerne les domaines d’action.

 

Il faut « penser Sahel », et non pas se limiter au Mali. Le Tchad, le Niger et la Mauritanie doivent rester mobilisés, de même que l’Algérie, qui a fait preuve de bonne volonté – j’irai jusqu’à dire qu’une étape a été franchie. Enfin, nous ne devons pas oublier le Sud libyen.

 

Il faut également « penser réconciliation », et non pas uniquement élections, présidentielle en juillet et août, puis parlementaires en septembre et octobre. Enfin, il faut « penser développement » et non pas uniquement subventions. Le Mali ne doit pas devenir un trou noir comme l’est aujourd’hui le Sud libyen.

 

Cette intervention doit contribuer à notre réflexion sur les perspectives opérationnelles telles que les dessine le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

 

Celui-ci prend acte de la diversité des opérations. Le Mali est, comme l’ont été nos interventions en Afghanistan et en Libye ou encore la lutte contre la piraterie, l’une des manifestations de cette diversité. L’opération Serval entre aussi dans la catégorie de ce que le Livre blanc a appelé les engagements « probables ». Je note également que le volume des forces engagées au lancement de l’opération correspondait à celui de la future force interarmées de réaction immédiate, la FIRI.

 

D’autre part, pour cette opération malienne, la France a systématiquement recherché l’appui des forces locales et régionales, nécessité soulignée par le Livre blanc, afin d’éviter un engagement strictement national dans la durée, selon le principe « Premier entré, premier sorti ».

 

Troisièmement, l’opération Serval s’est appuyée sur une gestion dynamique des efforts et sur une certaine porosité entre les différentes fonctions stratégiques, ce qui est conforme aux principes de différenciation et de mutualisation prônés par le Livre blanc.

 

En revanche, si la combinaison de nos forces en interarmées a bien fonctionné, ce ne sera sans doute pas une mince affaire de réaliser la même chose avec nos alliés. En effet, j’ai pu constater la semaine dernière à Bruxelles que, si nos partenaires de l’OTAN et de l’Union européenne sont très admiratifs de ce que nous avons réalisé, ils doutent de pouvoir nous imiter. Il est vrai que ce savoir-faire qui est le nôtre est le fruit d’une expérience acquise au fil des années, depuis l’implosion de l’empire soviétique et le début des conflits balkaniques dans lesquels nous sommes intervenus.

 

Dans le Livre blanc de 2013, l’Afrique a retrouvé sa place. Nos partenaires européens commencent enfin à prendre en compte les enjeux de la stabilité de la zone sahélienne pour leurs intérêts de défense et de sécurité. Les Pays-Bas, par exemple, ont annoncé hier qu’ils participeraient à la deuxième génération de forces destinée à pourvoir aux effectifs de l’EUTM Mali, tant pour la protection des forces que pour l’équipe d’instructeurs. Une initiative aussi nouvelle de ce pays est bien la manifestation d’une prise de conscience. Je souhaite que le conseil européen de décembre, qui sera consacré à la défense, soit l’occasion d’une avancée sur le sujet.

 

Je voudrais enfin noter que nous avons dû notre rapidité d’action à deux atouts : le dispositif d’alerte Guépard, qui permet de disposer en permanence d’une compagnie pouvant être projetée en urgence immédiatement, et nos forces prépositionnées. Sans ces dernières, il aurait été impossible, même avec d’importantes capacités de transport stratégique, d’agir aussi vite, aussi fort et donc aussi efficacement. Le Livre blanc prend acte de cette nécessité de conserver plusieurs points d’appui en Afrique, sans indiquer combien, de façon à laisser assez de souplesse pour que nous puissions nous déployer aux endroits nécessaires.

 

Notre liberté d’action politique est directement liée à l’effort que nous consentirons en matière de préparation opérationnelle de nos forces. C’est en effet le niveau de cette préparation opérationnelle qui détermine notre rapidité de montée en puissance. Le maintien du niveau d’activité sera donc l’un des enjeux de la future loi de programmation militaire.

 

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, quatre mois et demi après son déclenchement, nous pouvons dire que l’opération Serval est un succès militaire. C’est l’exploitation de ce succès qui permettra de restaurer la paix dans un Sahel enfin stable."

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
Japan, France to start talks to jointly develop military equipment

June 03, 2013 By KOJI SONODA- Asahi Shimbun

 

SINGAPORE--Despite Japanese objections to France's military equipment sales to China and Russia, Japan has agreed to hold official talks on joint weapons development with France.

 

Defense Minister Itsunori Onodera on June 2 met with his French counterpart on the sidelines of the Asia Security Summit here. French Defense Minister Jean-Yves Le Drian showed a strong interest in Japanese weapons-related technology, and proposed that the two nations jointly develop military weapons and equipment.

 

Onodera and Le Drian agreed that Japan and France will begin talks aimed at hammering out an agreement to carry out joint arms development, beginning with the bilateral summit scheduled for June 7 in Tokyo.

 

“I think there is no difference with France in our thinking on this,” Onodera told reporters after the meeting with Le Drian, showing his support for joint arms development efforts.

 

However, France’s recent arms exports to China and planned sales to Russia, upset Japan and prompted Onodera to question his French counterpart.

Grille d'appontage sur une frégate française DCNS

Grille d'appontage sur une frégate française DCNS

France has sold to China defense contractor DCNS SA’s landing grid, which allows helicopters to land on or take off from ships without crew assistance even in bad weather.

 

Japan has expressed concerns to France that the equipment will be used on Chinese ships intruding into Japanese waters around the disputed Senkaku Islands in the East China Sea.

 

“If the equipment is installed on the (Chinese marine surveillance vessel) Haijian, that will fuel tensions in the East China Sea,” Onodera said at the meeting.

 

But Le Drian reiterated his country’s stance that the sales cannot be regulated because the system will not be used for military purposes in China and is not subject to a European Union ban on arms exports.

BPC russe Vladivostok

BPC russe Vladivostok

Russia also plans to purchase amphibious assault ships from France and station them at its marine bases in the Far East. This purchase has raised Japanese concerns that the Russian military will increasingly exert its influence in the Far East.

 

“It will upset the military balance,” Onodera said on June 2. But Le Drian replied that there are no problems with the export to Russia.

 

One past stumbling block to an arms development collaboration, the Japanese government's three principles on arms exports, established in 1967, is apparently not a concern.

 

The government banned the exports of weapons to communist block countries, countries subject to arms exports embargo under the U.N. Security Council’s resolutions and countries involved in or likely to be involved in international conflicts.

 

But since the government at the end of 2011 eased the ban on arms exports, Japan has been able to develop weapons jointly with other countries in addition to the United States. France has made informal proposals to conduct joint development.

 

If the two nations reach an agreement, France will become the second country to engage in collaborative arms development with Japan, following Britain, since Tokyo relaxed the ban.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
photo Ouest-France

photo Ouest-France

04 juin 2013 Édouard MARET – Ouest-France

 

Le ministre de la Défense l'a annoncé hier. La Bretagne pourrait accueillir une filière d'excellence afin de protéger notre pays des attaques provenant d'Internet.

 

Lundi matin, à Rennes, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la nomination de l'ingénieur général des armées-armement Jean-Bernard Pène pour montrer « la faisabilité académique et la viabilité économique d'un projet de centre de formation à la cyberdéfense. Et, du même coup, engager un dialogue avec tous les acteurs intéressés - les écoles, la DGA, les laboratoires, les entreprises... - et constituer un club de partenaires ».

 

« Une nouvelle filière »

 

Le ministre de la Défense, qui est venu ouvrir le colloque cybersécurité de l'École des Transmissions de Cesson-Sévigné a, par ailleurs, indiqué que « tous les ingrédients sont réunis pour que la Bretagne accueille ce projet de centre de formation à la cyberdéfense. ».

« Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux qui pourrait naître ici parce que, en matière de défense, nous avons deux creusets qui y contribueront de manière significative - et c'est la mission que je leur donne - je veux parler des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et l'École des Transmissions » a poursuivi le ministre.

Jean-Yves Le Drian a esquissé le profil identitaire de ce que pourrait être ce pôle au sein duquel les compétences des armées et de la DGA pourraient se rapprocher de celles des écoles d'ingénieurs (Supelec, Telecom Bretagne...) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l'Université de Bretagne Sud).

Et puis le ministre a noté les volontés locales, celle de la Région Bretagne mais aussi celle des élus de la communauté de communes du pays de Guer. Il a souligné l'enjeu de ce projet qui peut être « un enjeu de développement et d'innovation considérable pour la Bretagne. Ce peut être une force, une nouvelle filière, à condition que de grands groupes s'y intéressent et que des PME puissent s'y accrocher ».

Le ministre a assuré que le ministère est déterminé à y contribuer avant de souhaiter un aboutissement rapide à cette « aventure audacieuse » car « il y a urgence ».

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
VBCI - photo ECPAD

VBCI - photo ECPAD

04/06/2013 ministre de la Défense

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rendra à Bourges lundi 10 juin 2013 pour son premier déplacement dans les industries d’armement depuis la présentation du nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Il réaffirmera la place des industries de défense dans l’économie française et le soutien apporté par l’État aux 4 000 entreprises du secteur.

 

Le Livre blanc présenté le 29 avril dernier reconnaît l’industrie de défense comme une composante essentielle de l’autonomie stratégique de la France. Le maintien d’un volume significatif de crédits publics est stratégique pour préserver les compétences indispensables dans les secteurs clés identifiés et suivis par le ministère de la Défense.

 

Les industries de défense jouent un rôle moteur pour la compétitivité de l’économie française et l’emploi industriel. Elles concernent 4 000 entreprises, près de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaire, et emploient 165 000 personnes dont 20 000 hautement qualifiées. Elles exportent entre 25% et 40% de leur production et contribuent significativement à la balance commerciale de notre pays.

 

L’impératif industriel se traduit notamment par le haut niveau des crédits accordés aux études et recherches qui conditionnent l’avenir technologique (750 millions d’euros en 2013), et l’utilisation par l’État actionnaire et client de tous ses moyens pour faciliter les évolutions nécessaires et veiller à ses intérêts stratégiques et économiques.

photo MBDA

photo MBDA

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
04.06.2013 Par Marine-Nationale
 
Après dix jours d’exercice, l’entraînement Air Defense Week s’est achevé le 31 mai 2013. Cet entraînement interallié et interarmées organisé par le Groupe aérien embarqué et mis en œuvre par la Marine nationale s’est déroulé depuis la Base d’Aéronautique Navale de Landivisiau.
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
photo MinDefFR

photo MinDefFR

05/06/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon nos informations, la ministre en charge de l'espace, Geneviève Fioraso, et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, vont installer le 11 juin un comité de concertation État-industrie, le Cospace. Ce comité aura pour objectif principal d'élaborer des feuilles de routes technologiques pour l'industrie spatiale. Un événement qui va permettre à la ministre de reprendre la main sur le dossier Ariane 6, qui rencontre une nouvelle fois une forte opposition.

 

Après une petite éclipse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, reprend la main sur le dossier spatial. Avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, elle va installer le 11 juin prochain le comité de concertation État-industrie, le Cospace, à l'image de celui qui existe dans le domaine de la recherche aéronautique civile, le Corac. "Ce comité aura pour objectif principal d'élaborer des feuilles de routes technologiques permettant la convergence des efforts de l'ensemble des acteurs nationaux", avait expliqué fin mars au Sénat Geneviève Fioraso. Il n'est que temps qu'elle revienne aux affaires... du spatial, très souvent animé par des débats idéologiques, qui dérapent en guerre de religion. C'est aujourd'hui un peu le cas avec à nouveau le dossier Ariane 6, qui agite le petit monde spatial. Un dossier qui avait été pourtant déjà pacifié l'été dernier par la ministre lors de la préparation de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui s'est tenue en novembre dernier à Naples.

 

Mais le feu couvait visiblement encore. Signé par douze anciens hauts responsables dans le domaine spatial, dont Fredrik Engström, un ancien directeur des lanceurs à l'Agence spatiale européenne (ESA) et Yves Sillard, qui a été Délégué général pour l'armement (DGA), la prestigieuse Académie de l'air et de l'espace a adressé le 17 mai dernier un courrier au directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain, dans lequel elle expirme de sérieuses inquiétudes sur les "décisions en cours de préparation pour le développement de la nouvelle génération de lanceurs Ariane". Selon l'Académie, "une configuration Ariane 6 de type PPH a été retenue sans prise en considération sérieuse de solutions alternatives. Elle remplace la propulsion liquide par la propulsion solide pour les deux premiers étages du lanceur. Ceci ne revient pas seulement à préjuger du résultat - c'est surtout le mauvais choix". Les auteurs de ce courrier assurent par ailleurs sur la foi d'une analyse préliminaire que "les coûts sont similaires" entre une Ariane 6 utilisant la propulsion solide de type PPH et une Ariane 6 utilisant la propulsion liquide. Les promoteurs, notamment le CNES, du projet Ariane 6 assurent que la propulsion solide est la solution la moins chère.

 

Une Ariane 6 aurait des conséquences industrielles "irréparables"

 

Les auteurs de ce courrier estiment également qu'une Ariane 6 basée sur la configuration PPH "n'aura pas la souplesse nécessaire pour desservir à la fois le marché des satellites de télécommunications moyens et celui des satellites lourds". Et de regretter "l'idée d'éliminer a priori les lancements doubles dans les objectifs de conception". Selon eux, c'est "pour le moins surprenant quand on connait les économies drastiques générées par cette possibilité, sans parler du fait que tous les concurrents d'Arianespace entreprennent des développements dans ce sens. Le bouleversement de l'industrie européenne des lanceurs qui résulterait du développement d'Ariane 6 sur la base d'une configuration PPH serait irréparable". Car "il serait extrêmement difficile de maintenir le caractère européen d'un tel programme et de rassembler autour de lui un large support des Etats membres".

 

Clairement, les auteurs du courrier redoutent que l'Allemagne ne monte pas à bord in fine d'Ariane 6. Pourquoi ? Parce que les Allemands ont développé un savoir-faire dans la propulsion liquide, rappelle un observateur fin connaisseur des affaires spatiales. Cette compétence permet à Berlin de revendiquer un tiers de la charge de travail environ de la filière lanceur en Europe. C'est pour cela que l'Académie de l'air et de l'espace réclame "de toute urgence" la réouverture des "études de configuration d'Ariane 6". "Les études actuelles d'Ariane 6 ne répondent pas aux questions qui se posent au niveau technique et au niveau du programme. Un projet Ariane 6 véritablement européen avec un financement européen nécessite un accord politique entre les Etats", expliquent-ils.

 

Un débat déjà tranché par Geneviève Fioraso

 

En plein coeur de l'été 2012, Geneviève Fioraso avait réussi à remettre les industriels (Astrium et Safran) et le CNES, qui divergeaient gravement sur l'avenir de la filière lanceur, autour d'une table pour partir unis à la conférence ministérielle de l'ESA à Naples. "C'était ma condition. Si on y allait en ordre dispersé, on s'affaiblissait", avait-elle alors expliqué à La Tribune. Notamment face aux Allemands. Elle était finalement parvenue à arracher un accord aux industriels et au CNES avant de partir à Naples. A la conférence ministérielle de l'ESA, Paris avait ainsi réussi un joli tour de force en imposant dans le calendrier de l'ESA, face à une Allemagne très réticente, le programme Ariane 6. "Avant la ministérielle, l'Allemagne voulait Ariane 5 ME et une forte contribution à la Station spatiale internationale (ISS), expliquait un très bon observateur du dossier. Après, il y a Ariane 6 dotée d'un budget, Ariane 5 ME, qui reste et, enfin, un accord plus équilibré sur l'ISS". Du coup, l'ESA se retrouve avec deux programmes lanceurs en développement. "Après des discussions intenses, la France et l'Allemagne sont aujourd'hui unies dans une vision commune de l'espace pour les 10 ans à venir, avec des engagements précis, de moyen et long terme", avait expliqué le ministère dans un communiqué.

 

Après la ministérielle, Geneviève Fioraso n'a pas lâché les industriels. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a institué des rendez-vous réguliers avec le CNES et les industriels du spatial afin de fluidifier les relations entre les grands patrons de cette filière. Elle a également demandé aux industriels de travailler sur une feuille de route pour Ariane 6. C'est dans ce contexte qu'elle avait convié le 10 décembre au ministère pour un déjeuner les grands patrons du CNES et des principaux industriels de la filière spatiale (Astrium, Safran, Thales Alenia Space, Air Liquide et Arianespace) pour échanger sur les résultats de Naples et établir la feuille de route jusqu'au prochain conseil ministériel de 2014. Elle souhaitait instituer des rendez-vous réguliers tous les semestres environ avec les mêmes participants. Elle les verra à nouveau le 11 juin.

 

Création du Cospace

 

Pour relever les défis industriels dans le domaine spatial, Geneviève Fioraso a décidé avec l'accord du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, "d'instituer un comité de concertation État-industrie, le Cospace, à l'image de celui qui existe dans le domaine de la recherche aéronautique civile, le Corac". Une idée qui avait été lancée par son prédécesseur, Laurent Wauquiez, qui préconisait la création d'un comité de concertation de la politique spatiale. Il verra finalement le jour sous la responsabilité de Geneviève Fioraso. Elle a rappelé lors de son discours "à quel point l'espace représente un objectif stratégique pour la France et pour l'Europe, du fait des enjeux de défense et de sécurité qu'il recouvre et de la diversité de ses applications. Ces dernières concernent de nombreux secteurs de la vie du pays, qu'il s'agisse de l'observation de la Terre et de l'environnement, des télécommunications ou encore du triptyque : localisation, navigation, datation par satellite". Et de souligner que "l'espace est à la fois un outil de développement économique et une composante essentielle de l'autonomie de décision et d'action de la France et de l'Europe".

 

Face au "retour en force" de l'industrie américaine dans le domaine des télécommunications que dans celui des lancements associés "mais aussi, à terme plus ou moins rapproché, des pays émergents", le Cospace devrait permettre de resserrer les liens entre les industriels et l'Etat. Car, selon elle, "la politique spatiale française doit pouvoir s'appuyer sur des capacités industrielles nationales techniquement performantes et compétitives. Le modèle économique de notre industrie repose notamment sur une présence importante du secteur commercial, ce qui conditionne les emplois". Mais aujourd'hui, Geneviève Fioraso pourrait avoir l'impression d'avoir reculé de plusieurs cases avec le courrier de l'Académie de l'air et de l'espace.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:35
JASDF F-15J air superiority fighters. Creative Commons photo, Flickr user Delta16v.

JASDF F-15J air superiority fighters. Creative Commons photo, Flickr user Delta16v.

Jun 3, 2013 by Kyle Mizokami - Japan Security Watch.

 

For more than forty years, as part of an alliance with the United States, Japan was allowed access to some of the very best fighters in the world. A string of American fighters, starting with the F-86 Sabre, then the F-104 Starfighter, F-4 Phantom and finally the F-15 provided the mainstay of the Air Self Defense Forces. Offering Japan first-rate fighters only nine years after World War II may sound odd, but America was convinced that postwar Japan was a vital strategic ally. The doors of the Arsenal of Democracy swung open wide and Japan (and America) benefitted enormously.

Of course, Japan didn’t realize that, forty years later, those doors would close a little bit and the F-15 would be the final first rank fighter it would have access to. In 1998, the so-called “Obey Amendment” to the U.S. defense budget prohibited the U.S. from exporting the F-22 Raptor abroad. Although practically nobody comes out and says it, the Obey Amendment is likely the result of transfers of U.S. technology from Israel to the People’s Republic of China, which resulted in aircraft such as the J-10. Realistically the likelihood of an arms transfer ban specifically targeting Israel is exactly zero, and as a result the F-22 was banned from export to any country, no matter how loyal to the United States.

Separated at birth? IAI Lavi and J-10 fighters, comparison.

Separated at birth? IAI Lavi and J-10 fighters, comparison.

Since the passage of the act the official line has been that the F-35 is the American fighter reserved for Japan. Various efforts, some led by members of Congress have tried to overturn the F-22 ban, but those have run into the reality that nobody could promise that F-22 technology would ever be leaked again…especially by a certain country. So the F-22 remained the sole ward of the United States Air Force, and when the production line ended, the tooling was put into storage in the unlikely event the aircraft would be resurrected.

 

Now, imagine you’re Japan. You’ve enjoyed cozy relationship with the American Military-Industrial Complex for decades, getting the very best fighters, and even the right to produce those fighters, under license, in Japan. You’ve held up your end of the bargain, and you expect the relationship to continue. You limit your own fighter production program to licensed builds, not bothering to develop indigenous designs. Why should you?

 

Along comes the Obey Amendment…and you’re screwed. You have an aging fleet of F-4EJ Phantom fighters you expected to replace with F-22s, and that’s not going to happen. America instead offers you the F-35 Lightning II, a multi-role fighter over budget, behind schedule, and worst of all, it doesn’t suit your requirements. You wanted a two engine air superiority fighter ? You can’t have it. Why? Because you can’t be trusted with the technology. Why now? Because we said so.

Do you know anyone excited about this plane? Neither do I.

Do you know anyone excited about this plane? Neither do I.

If you were Japan, would that not make you more than a little uneasy about your access to future weapons systems? Especially with China breathing down your neck?

 

The answer is yes, that is making Japan very  uneasy. And it is taking steps. Consider this article that came out just today.

Japan, France to start talks to jointly develop military equipment

SINGAPORE–Despite Japanese objections to France’s military equipment sales to China and Russia, Japan has agreed to hold official talks on joint weapons development with France.

Defense Minister Itsunori Onodera on June 2 met with his French counterpart on the sidelines of the Asia Security Summit here. French Defense Minister Jean-Yves Le Drian showed a strong interest in Japanese weapons-related technology, and proposed that the two nations jointly develop military weapons and equipment.

Onodera and Le Drian agreed that Japan and France will begin talks aimed at hammering out an agreement to carry out joint arms development, beginning with the bilateral summit scheduled for June 7 in Tokyo.

“I think there is no difference with France in our thinking on this,” Onodera told reporters after the meeting with Le Drian, showing his support for joint arms development efforts.

(Asahi Shimbun, June 3rd, 2013. Link)

A little more than a year ago, Japan signed a similar deal with the U.K.

Japan, U.K. agree on arms development

Prime Minister Yoshihiko Noda and British leader David Cameron agreed Tuesday in Tokyo to strengthen bilateral defense cooperation, including joint weapons development, in what will be the first such case since Japan eased its de facto ban on arms exports.

It is also the first time Japan has agreed to develop weapons with a country other than the United States.

Noda and Cameron agreed to launch at least one joint weapons program, according to a joint statement released after their 30-minute-long summit and one-hour working dinner at the prime minister’s office.

Japanese officials said the two leaders did not discuss specific weapons systems for development. But they did mention Rolls-Royce engine technology for helicopters during their talks, the officials said.

(The Japan Times, April 11, 2012. Link)

If you wanted partners in defense technology who have something to offer Japan, and who aren’t the United States, then France and the United Kingdom are your ideal choices. Japan is very clearly beginning to diversify its arms connections as a hedge against future technology bans from any one supplier. Who can say what the Americans are going to ban next?

Yes, these initial reports are vague. Yes Japan is indecisive, but when it pushes in a direction, it does so decisively. The F-35 Lightning II won the F-X fighter competition in part because of the U.S. – Japan alliance and the presence of American troops in Japan. The Eurofighter Typhoon lost because Japan has few, if any, concrete defense agreements with the Europeans and the closest European troops are in French Micronesia. But if the rules of the game have changed, that Japan no longer has a tacit guarantee of the best weapons on the market, then it is in Japan’s interests to ensure that foreign industry, or even domestic industry, can provide a substitute. With the relaxing of Japanese arms export laws, Japan may even jointly develop and sell abroad weapons systems that compete with American designs.

The blanket ban of the Obey Amendment may prove both a tactical and strategic mistake for the American Military-Industrial Complex and its gilded array of weapons systems.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:35
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4 June 2013, Pierre Riant - radioaustralia.net.au

 

Le livre blanc du ministère de la Défense, publié au début de l'année, ne fait aucune référence à la France en matière de coopération militaire.

 

Une universitaire spécialisée dans les études européennes, Denise Fisher, s'interroge.

Avec trois collectivités françaises dans le Pacifique, l'enjeu militaire et économique de la France dans cette région est pour le moins important.

Le livre blanc de la défense fait référence aux États-Unis, à la Chine, mais la France est absente.

Les explications de Denise Fisher qui a récemment publié un livre : « France in the South Pacific : Power and Politics. » ( La France dans le Pacifique Sud : Pouvoir et Politiques]

FISHER : « Depuis les jours difficiles des années 80, la France a vraiment travaillé pour rétablir son image et être acceptée dans la région. Ils ont mis fin aux essais nucléaires en 1996. Ils ont négocié un accord avec les dirigeants indépendantistes de Nouvelle-Calédonie en leur proposant une période de transition. En clair, ils ont commencé à solutionner les deux questions au centre des tensions dans la région.
 

Et depuis, la France a investi des ressources financières pour aider la région ainsi que pas mal de ressources politiques et humaines pour encourager les relations et notamment les relations entre ses territoires et le Pacifique, avec les voisins. »

Beaucoup de chemin a donc été parcouru depuis les années 80. La France est désormais un partenaire actif dans la région, un fait qui aurait échappé au ministère de la Défense australien.

FISHER : « En fait il n'y a pas eu de petite référence, il n'y a pas une seule référence à la France dans le document, et c'est vraiment surprenant.  Surprenant par que la France est dans le Pacifique est qu'elle est l'un de nos partenaires dans le Pacifique.

C'est une alliée occidentale dans le Pacifique, c'est donc un avantage stratégique pour les États-Unis et l'Australie. Je dirais aussi un avantage pour les îles de la région que de pouvoir compter sur la France. Je pense à Tonga, à la Papouasie Nouvelle-Guinée, au Vanuatu, je pense à toutes les activités constructives comme l'accord FRANZ entre la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui permet à ces trois pays de prêter main forte aux nations insulaires dans la surveillance maritime ou le partage de renseignements.

Il y a toutes ces choses et toutes ces activités ne sont pas même mentionnées.
»

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:55
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4 juin 2013 -    Carole André – LeTelegramme.fr

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, est venu hier dans ses terres bretonnes pour ouvrir le colloque sur la cybersécurité organisé dans le cadre du 40e anniversaire de l'école des transmissions de Rennes. Il a insisté sur les capacités de la Bretagne à devenir pôle d'excellence en matière de cybersécurité.

 

Les annonces avaient déjà été faites début mai, à l'occasion de la sortie du Livre blanc de la Défense 2013. La France investit dans la cyberdéfense et compte bien se doter d'un outil puissant pour lutter contre l'ennemi invisible du «cyberespace». Outre la capacité de riposte, le ministère investit massivement dans la recherche afin de rester à la pointe des technologies dans un monde électronique en constante évolution.

 

Le site de Bruz de la DGA-MI, près de Rennes, bénéficie de ces crédits. Le ministre a confirmé, hier, la création de 200 emplois sur le site. Fort de cette base militaire, il a aussi indiqué que la Bretagne «doit saisir cette opportunité de développement et d'innovation considérable qu'est le domaine de la cybersécurité. Cela doit devenir une force de la région, une véritable filière appuyée par des grands groupes et des PME innovantes».

 

Pour ce faire, les crédits accordés à la R&D des entreprises de défense et de sécurité vont être multipliés par trois (de 10 à 30 millions d'euros par an) avec un soutien accru aux start-up.

 

«Un projet ambitieux»

 

«La formation est essentielle pour maintenir un niveau constant», a rappelé le ministre. Grâce aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et à l'école des transmissions, la formation militaire est déjà bien présente sur le territoire. «Il doit se créer des partenariats avec les écoles d'ingénieurs, les universités et les IUT, poursuit le ministre. Un projet ambitieux d'un pôle d'excellence de la cybersécurité pourrait naître ici».

 

Pour aboutir à un projet concret le plus rapidement possible, le ministre a nommé Jean-Bernard Pène, inspecteur général de l'armement du ministère de la Défense, afin qu'il réunisse les différents acteurs de la formation. «La création d'une filière d'excellence pourrait donner une image de marque considérable à la Bretagne», a conclu Jean-Yves Le Drian.

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:55
La cyberdéfense élevée au rang de priorité nationale

04/06/2013 La rédaction  - DICOD

 

En ouverture d'un colloque consacré à la cybersécurité et organisé à l'occasion du 40e anniversaire de l'école des transmissions de Rennes, lundi 3 juin, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est exprimé sur la nouvelle donne stratégique que constitue la cyberdéfense. A cette occasion, il a précisé l'ampleur de l'effort financier et humain prévu dans ce domaine par le Livre blanc, paru fin avril.

 

« Le cyberespace possède un potentiel riche en opportunités, mais aussi lourd de risques et de menaces », a indiqué le ministre de la Défense lors de son intervention au colloque cybersécurité du 3 juin, à l'école des transmissions de Rennes. Outre la question du cyber-espionnage, les atteintes aux systèmes d'information peuvent poser une question de souveraineté majeure en cas de prise de contrôle ou de paralysie de secteurs vitaux pour l’État. C'est pourquoi, le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a pris toute la mesure de ce qui se présente comme une nouvelle donne stratégique et développe une doctrine alliant prévention, réaction et capacité offensive.

L'ambition de la politique de sécurité est d'être en mesure d'identifier l'origine des attaques, d'évaluer les capacités offensives des adversaires potentiels et l'architecture de leurs systèmes, et de pouvoir ainsi les contrer. Le modèle d'armée sera donc adapté à cet enjeu, à travers la mise en place d'une chaîne de commandement opérationnelle spécifique, unique, centralisée et intégrée au commandement interarmées des opérations. Les capacités et les moyens humains consacrés à la cyberdéfense seront renforcés (plusieurs centaines de postes supplémentaires d'ici 2019) au sein du ministère de la Défense et une capacité de réserve, à la fois opérationnelle et citoyenne, mobilisable pour traiter une crise informatique majeure sera inscrite dans la prochaine loi de programmation militaire.

Le ministre de la Défense a rappelé, lors de son intervention, sa volonté de constituer en Bretagne, "un pôle d'excellence" de formation à la cyberdéfense, autour des écoles de Sain-Cyr-Coëtquidan.

Il a également précisé que la base industrielle de technologies de défense et de sécurité nationale serait renforcée par la mise en place d'une politique industrielle coordonnée (les crédits consacrés notamment aux études en amont dans le domaine de la cyberdéfense passeront de 10 à 30 millions d'euros par an) et par un accompagnement à l'innovation technologique.

Enfin, Jean-Yves Le Drian a salué les efforts de l'Union européenne de se doter d'une stratégie en la matière, cette démarche venant en juste complémentarité des efforts de l'Otan dont le ministre aura l'occasion de s'entretenir lors de la réunion des ministres de la Défense à Bruxelles, le 5 juin prochain.

 

Retrouvez le discours d'ouverture du ministre de la Défense dans son intégralité

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:30
Paris confirme l'utilisation de gaz sarin en Syrie

05/06/201 Par Thierry Oberlé – LeFigaro.fr

 

VIDÉO - Des analyses ont été effectuées sur des échantillons rapportés par deux journalistes du Monde de retour de la région de Damas. Selon le chef de la diplomatie Laurent Fabius, face à cette «ligne franchie», «toutes les options sont sur la table».

 

La France a «la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée», a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, dans un communiqué. Les analyses effectuées par un laboratoire français sur des échantillons en possession de Paris «démontrent la présence de sarin», précise le texte.

Sur le plateau du JT de France 2 mardi soir, le chef de la diplomatie a confirmé ces informations: «Nous n'avons aucun doute sur le fait que les gaz ont été utilisés» et «il ne fait aucun doute que c'est le régime et ses complices» qui ont utilisé ces armes chimiques. «Il y a une ligne qui est franchie, incontestablement», a-t-il poursuivi, indiquant être en contact être avec ses partenaires britanniques et américains pour décider quelle réponse donner. «Nous discutons avec nos partenaires - les États-Unis, les Anglais, etc. - de ce qu'il va falloir faire comme réaction éventuelle. Toutes les options sont sur la table», y compris une action militaire contre les stocks de gaz.

Des échantillons provenant de Jobar

Selon une source diplomatique, les échantillons en question proviennent de Jobar, dans la banlieue de Damas, où deux envoyés spéciaux du journal Le Monde, le journaliste Jean-Philippe Rémy et le photographe Laurent Van der Stockt, ont été témoins mi-avril de l'utilisation de gaz toxiques et ont rapporté des échantillons aux autorités françaises, et de Saraqeb, au sud de Homs (Centre), où une attaque a été signalée fin avril.

Laurent Fabius indique qu'il a remis les résultats des analyses mardi matin au Pr Ake Sellström, chef de la mission d'enquête mise en place par le secrétaire général des Nations unies et chargée d'établir les faits sur les allégations d'emploi d'armes chimiques en Syrie. Les constats ont été réalisés par un laboratoire français désigné par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques pour l'identification des toxiques de guerre.

«Nous avons décidé de communiquer aussitôt à la mission compétente des Nations unies et publiquement les éléments en notre possession. Il serait inacceptable que les coupables de ces crimes puissent bénéficier de l'impunité», selon le communiqué du ministre. Mardi soir, la Maison-Blanche a cependant estimé que «davantage de preuves sont nécessaires».

Par ailleurs, la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a, dans un rapport publié mardi, répertorié l'usage d'agents chimiques à au moins quatre occasions en Syrie, en mars et avril.

 

Un gaz neurotoxique mortel

Le sarin est un puissant gaz neurotoxique mortel, inodore et invisible, découvert en 1938 en Allemagne. Outre son inhalation, le simple contact avec la peau de ce gaz organophosphoré bloque la transmission de l'influx nerveux et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. La dose létale est d'un demi-milligramme pour un adulte. Les victimes se plaignent d'abord de maux de tête violents et présentent des pupilles dilatées. Surviennent ensuite convulsions, arrêts respiratoires et coma précédant la mort.

Il peut être utilisé en aérosol, notamment à partir de l'explosion de munitions, mais également servir à empoisonner l'eau ou la nourriture, selon le Center for Disease and Control Prevention (CDC) d'Atlanta (États-Unis). Des vêtements entrés en contact avec des vapeurs de sarin de façon continue peuvent contaminer d'autres personnes pendant encore une demi-heure après l'exposition, selon le CDC, qui précise que des antidotes existent.

Il a été utilisé comme arme chimique lors du conflit Iran-Irak. Saddam Hussein avait fait bombarder en 1988 la ville de Halabja, au Kurdistan irakien, avec un mélange de gaz tuant quelque 5000 habitants. Puis la secte Aum Vérité Suprême avait perpétré un attentat le 20 mars 1995 dans le métro de Tokyo. Des membres de la secte, équipés de sacs remplis de sarin sous forme liquide qu'ils avaient percés avec un parapluie, avaient ainsi tué 12 personnes et blessé des milliers d'autres.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:55
Tir opérationnel sur le système d’arme "Mamba"

Tir opérationnel sur le système d’arme "Mamba"

04/06/2013 Armée de l'air

 

Le 3 juin 2013, l’escadron de défense sol-air (EDSA) 2/95 «Sancerre» d’Avord a validé son premier tir opérationnel sur le système d’arme «Mamba», lors d’une campagne de tir multi-système sur le site d’essais missile des Landes, à Biscarosse.

 

Après une année de préparation et de prise en main du système sol-air moyenne portée "Mamba", l’EDSA 2/95 «Sancerre» et l’escadron de soutien technique sol-air 2E950 d’Avord ont validé à 11h30, leur 1er tir ASTER à partir du "Mamba". Ce tir a été réalisé dans un environnement complet mettant en œuvre l’ensemble de la chaine de commandement de théâtre avec le déploiement, à côté de la section Mamba, d’un centre de détection et de contrôle déployable (CDC/D) d’Évreux et d’un centre de management de la défense dans la troisième dimension (CMD3D), tous communicant par liaison 16 (L16).

 

Validation du tir au cœur d’un scénario complexe

 

Le scénario d’engagement reposait sur les capacités de discrimination ami-ennemi du système. La séquence mettait alors en œuvre deux cibles simulant un chasseur «ami» menacé par un chasseur «ennemi», les deux évoluant à une altitude de 2000 mètres et à 450 nœuds (environ 230 mètres par seconde). L’identification et la classification des cibles ont été transmises du CDC/D au CMD3D, lequel ordonna le tir. Au départ du missile, la cible ennemie se trouve à 50km. Elle sera interceptée à 40 km. Le tir est validé.

Système sol-air moyenne portée (SAMP) "Mamba"

Système sol-air moyenne portée (SAMP) "Mamba"

L’EDSA 2/95 «Sancerre» d’Avord est donc le nouvel escadron opérationnel sur "Mamba". Il a démontré le parfait fonctionnement du système dans une chaine de commandement complète sous L16.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:55
L’armée de Terre est maintenant équipée d’un hélicoptère Tigre version appui-destruction - Crédits EFA

L’armée de Terre est maintenant équipée d’un hélicoptère Tigre version appui-destruction - Crédits EFA

05/06/2013 Armée de Terre - Economie et technologie

 

Le premier hélicoptère Tigre version HAD (pour Hélicoptère d’Appui Destruction), a été livré à la base de l’aviation légère de l’armée de Terre au Cannet des Maures dans le Var. A cette occasion, le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’Etat-major de l’armée de Terre, a embarqué à bord du nouveau Tigre et s’est félicité de cet évènement important : « l’hélicoptère de combat est un partenaire indissociable de l’infanterie et de la cavalerie au contact de l’adversaire ».

 

Le Tigre HAD est le second standard de l’hélicoptère de l’armée de Terre après le désormais bien connu Tigre HAP (appui protection) dont l’armement repose essentiellement sur un canon de 30 mm et des roquettes de 68 mm.

 

Destiné au remplacement des hélicoptères Gazelle Viviane dans la mission d’attaque et de lutte antichar, le Tigre HAD est équipé avec des missiles air-air Mistral et air-sol AGM-114 Hellfire. La variante HAD du Tigre comporte également une protection balistique améliorée contre les tirs d’armes légères ainsi qu’un nouveau système de visée optronique.

 

Les premiers HAD devraient être affectés au 1errégiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg à partir de 2014.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 18:45
Le thème de l’exercice Longoni 2013 était l’éclatement d’un accident chimique majeur à Mayotte.

Le thème de l’exercice Longoni 2013 était l’éclatement d’un accident chimique majeur à Mayotte.

03/06/2013 Armée de l'air

 

Les 29 et 30 mai 2013, l’état-major de zone et de protection civile de l’océan Indien (EMZPCOI) a organisé l’exercice «Longoni 2013» à l'occasion de la mise en œuvre du plan zonal NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).

 

Le thème de l’exercice "Longoni 2013" était l’éclatement d’un accident chimique majeur à Mayotte, nécessitant la projection de moyens à partir de la Réunion (cellule mobile d’intervention chimique, chaîne de décontamination du SAMU, etc). Les moyens des FAZSOI (forces armées en zone sud de l'océan Indien) ont été mis à contribution lors de l’exercice de projection le 30 mai

Une fois vérifiés, les lots de projection ont été amenés auprès d’un Transall de l’escadron de transport 50 « Réunion ».

Une fois vérifiés, les lots de projection ont été amenés auprès d’un Transall de l’escadron de transport 50 « Réunion ».

L’objectif était d’acheminer les moyens sur le détachement «air» 181, basé sur l’île de la Réunion, de contrôler la conformité des documents et listes de colisage, puis de conditionner ces matériels pour un transport aérien. Les spécialistes du transit aérien de l’escale aérienne militaire ont également apporté leur aide et surtout leur savoir-faire au personnel de la protection civile durant toute la matinée.

En plein coeur de l'exercice "Longoni 2013".

En plein coeur de l'exercice "Longoni 2013".

Une fois vérifiés puis «palettisés», les lots de projection ont été amenés auprès d’un Transall de l’escadron de transport 50 «Réunion». L’exercice étant alors considéré comme terminé, l’avion n’a pas décollé mais a été présenté à tous les intervenants qui le découvraient pour l’occasion.

Les 29 et 30 mai 2013, l'EMZPCOI a organisé l'exercice "Longoni 2013".

Les 29 et 30 mai 2013, l'EMZPCOI a organisé l'exercice "Longoni 2013".

"Longoni 2013" aura permis au personnel de la protection civile et des FAZSOI d’apprendre à mieux se connaître et à travailler ensemble, gage d’une meilleure efficacité dans le cas d’un événement majeur réel où ils seraient conjointement engagés.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 18:30
Préparation de l’exercice «Green Shield 2014»

03/06/2013 Armée de l'air

 

Une réunion préparatoire (Initial planning conference) de l’exercice «Green Shield» qui aura lien en 2014 s’est déroulée, les 22 et 23 mai 2013, au CDAOA (commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes) sur la base de Balard à Paris, en présence d’une délégation saoudienne.  

 

Depuis sa première édition en 2007, l’exercice franco-saoudien air-air "Green Shield" est biannuel. Il s’inscrit dans le cadre de l’activité de coopération bilatérale entre l’armée de l’air française et la Royal Saoudi Air Force. En 2012, l’exercice, qui comportait un

 

volet air-sol avec des missions de type Close Air Support (CAS - appui aérien rapproché),  s’est déroulé dans l’espace aérien saoudien. Mais, lors de la prochaine édition en 2014, l’Arabie Saoudite sera l’hôte de la France. 

L’exercice "Green Shield" a vocation à entraîner au combat aérien les pilotes de chasse des deux pays.

 

En avril 2014, des avions de chasse saoudiens et plus d’une vingtaine d’avions français seront engagés depuis la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Ainsi, 16 chasseurs français (dix Mirage 2000, quatre Rafale et deux Alphajet) évolueront aux côtés de six F15 saoudiens. Pour compléter le dispositif aérien français, un E-3F et deux hélicoptères Caracal participeront à l’exercice.

Une délégation Saoudienne s'est rendue à Paris dans le cadre du futur exercice "Green Shield".

Une délégation Saoudienne s'est rendue à Paris dans le cadre du futur exercice "Green Shield".

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